Marketing Opérationnel Simplifié
Marketing Opérationnel Simplifié
2020 - 2021
MODULE DE MARKETING
OPERATIONNEL
LICENCE PROFESSIONNEL II FCGE
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CHAPITRE 1 : PLAN PRODUIT
1- DEFINITION DE LA NOTION DE PRODUIT
Un produit est toute entité répondant à une demande solvable et permettant de satisfaire
un besoin exprimé par le consommateur ou révélé par l'entreprise.
2- CLASSIFICATION DES PRODUITS
On distingue selon la tangibilité, les biens (tangibles) et les services (immatériels).
Les biens se décomposent en : biens d'équipement et biens de consommation.
On peut aussi les classer en fonction de leur durée de vie : biens durables (l’utilisation se
fait sur une période assez longue ; ex : voiture) ; biens non durables (l’utilisation se fait
sur une courte période ; ex : stylo) et biens périssables (détruits après leur première
utilisation ; ex : produits alimentaires).
Une classification est aussi possible en fonction des habitudes d'achat ou du degré
d’implication : achat permanent, achat anomal, achat réfléchi, achat affectif et achat
cognitif ;
On peut en outre les classer en fonction de leur nature économique : biens indépendants
(maison, voiture), biens complémentaires (piles électriques, sacs pour aspirateurs), ou
biens substituables (arômes naturels, arômes artificiels pour un yaourt).
Les services peuvent s'adresser : aux entreprises et institutions diverses, ou aux
ménages (assurances, transports, conseils divers. Ils peuvent être ponctuels (voyages,
conseil financier) ou successifs (contrat d’assurance, abonnement téléphonique).
3- LE CYCLE DE VIE DES PRODUITS
Tous les produits ne présentent pas un cycle de vie standard, avec les quatre phases :
lancement, croissance, maturité et déclin. Le schéma ci-dessous nous donne les différents
cycles possibles.
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Pas d'apprentissage : le téléphone mobile,
Feu de paille : les gadgets,
Feu de paille avec marché résiduel : les jeux, les objets à collectionner ;
Échec du produit : la Renault 14,
Cycle long ou produits mythiques : le disque vinyle et le tourne-disque, LEVIS 501,
COCA COLA,
Relance successive : la laine,
Nouveau départ : le dentifrice SIGNAL ;
Introduction manquée : la Mercedes Classe A
Mode ou cyclique : les vêtements en général.
4- LES COMPOSANTES STRATEGIQUES DU PRODUIT
4-1- La marque.
4-1-1- Définition.
C’est le nom, le signe, le symbole, le dessin ou la combinaison de ces éléments
permettant d’identifier les produits d’une entreprise et de les différencier de ceux des
concurrents.
4-1-2- Fonctions de la marque.
Pour l’entreprise Pour le consommateur
‐ À l’origine, signe de propriété (bétail) ou ‐ Identifier et repérer les produits
moyen pour authentifier un fabricant (surtout en libre-service),
(artisan), Communiquer (« Un Coca... »). À
‐ Distinguer les différents produits ou services, l’extrême, la marque devient un nom
‐ Segmenter un marché, proposer aux clients commun (rustine, klaxon, frigidaire...),
un signe de distinction pour favoriser la ‐ Garantir la qualité (Sony),
fidélité, ‐ Véhiculer une image (image
‐ Communiquer du consommateur portant les
‐ Positionner le produit vêtements Lacoste),
‐ Éliminer les contrefaçons en déposant la ‐ Représenter un style de vie (Nike)
marque.
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‐ Prononciation facile ;
‐ Facile mémorisation ;
‐ Évocation des qualités du produit ;
‐ Disponibilité (pas encore utilisé) ;
‐ Internationalisation possible
‐ Non générique : propre à une catégorie de produits ;
‐ Non déceptif : tromper les consommateurs
‐ Pas contraire à la morale.
4-1-4- Stratégies de marques.
En fonction de l’acteur de l’offre on peut distinguer différentes stratégies : les stratégies de
marques de fabricants et les stratégies de marques des distributeurs.
‐ Les stratégies de marques des fabricants : on a la stratégie de marque unique
ou marque ombrelle, dans laquelle l’entreprise vend tous ses produits sous la
même marque (ex : BIC avec stylo, rasoir et parfum), et la stratégie de marques
multiples l’entreprise propose une marque par produit avec un positionnement
particulier (ex : UNILEVER avec OMO, DINOR, CLOSE-UP)
‐ Les stratégies de marques distributeurs : les produits sont vendus sous la
marque du distributeur (ex : les biscuits Leader Price).
4-2- Le packaging.
4-2-1- Définitions.
Le packaging est l’ensemble que constituent l’emballage et le conditionnement.
Le conditionnement est la première enveloppe du produit (le contenant), il en contact
direct avec celui-ci. Ex : le tube de dentifrice Close-up
L’emballage quant à lui est l’ensemble des enveloppes successives ajoutées au
conditionnement. Ex : la boîte en carton qui contient le tube.
4-2-2- Les fonctions du packaging.
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4-3- La stylique.
4-3-1- Définition
C’est l’ensemble des techniques permettant d’adapter la forme et les couleurs à l’image
qu’une entreprise souhaite donner à un produit ou à un ensemble d’éléments physiques
qui la représentent (bâtiments, machines, locaux, etc.).
4-3-2- Rôle de la stylique
La stylique permet de :
‐ mettre en forme un produit, son emballage ;
‐ de positionner le produit ;
‐ une communication visuelle ;
‐ de lutter contre la concurrence ;
‐ de vendre ;
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‐ d’améliorer la cohérence du mix et la reconnaissance de l’entreprise.
4-3-3- Composantes du design
Le design doit jouer avec plusieurs « ingrédients » pour être efficace :
‐ la forme (nouvelle bouteilles Coca Cola) ;
‐ la couleur (flacon de parfum entièrement noir) ;
‐ l’ergonomie (forme d’un savon adaptée à la main) ;
‐ la culture (de l’entreprise, de l’utilisateur...).
‐ l’environnement (il faut tenir compte de l’environnement du produit pour déterminer
une forme, des couleurs...).
4-4- L’étiquette.
C’est l’ensemble des mentions obligatoires ou non figurant sur l’emballage d’un produit et
permettant au consommateur de l’identifier. C’est en d’autres termes la carte d’identité du
produit.
4-5- La qualité.
4-5-1- Définition
La qualité est l’aptitude d’un produit à satisfaire le besoin pour lequel il a été créé.
4-5-2- Les signes de qualité
Il existe plusieurs signes de qualités parmi lesquels on peut citer :
‐ les appellations d’origine (AOC : appellations d’origine contrôlée ; AOP :
appellations d’origine protégée) : la dénomination d’un pays, d’une région ou d’une
localité qui sert à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité ou les
caractères sont dus au milieu géographique, comprenant des facteurs naturels et
des facteurs humains ;
‐ les certificats de qualification : c’est toute inscription, signe distinctif, document
ou titre joint, qui tendent à attester, à des fins commerciales, qu’un produit
industriel présente des caractéristiques spécifiques qui ont fait l’objet d’un contrôle
par un organisme agréé ;
‐ le label : signe distinctif apposé sur un produit afin d’attester de sa qualité ;
‐ la norme : règle de référence, elle est facultative sauf lorsqu’elle concerne la
sécurité des biens et des personnes (ex : la norme A4 du papier).
4-6- La gamme de produits.
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4-6-1- Définitions.
Une gamme de produits est un ensemble de produits liés entre eux du fait qu’ils
fonctionnent de la même manière, s’adresse aux mêmes clients ou sont vendus dans les
mêmes points de vente ou zones de prix.
C’est aussi un ensemble de produits destinés à satisfaire le même besoin générique. Une
gamme est composée d’une ou plusieurs lignes.
Une ligne de produits est un ensemble de produits de la gamme ayant une
caractéristique essentielle commune.
4-6-2- Caractéristiques de la gamme.
Plusieurs caractéristiques permettent de décrire une gamme de produits.
‐ La structure d'une gamme : il ne faut pas confondre la structure d'une gamme de
produits (du plan marketing) avec la structure dans un magasin de l'assortiment
(qui est de l'ordre du merchandising).
‐ La largeur de la gamme : les différents produits répondent à des usages différents
; ils offrent les mêmes fonctions d'usage d'une façon différente. Une gamme se
compose de plusieurs lignes de produits. La largeur de gamme est constituée par
le nombre de lignes de la gamme.
‐ La profondeur de ligne : une ligne de produits comporte le plus souvent plusieurs
modèles afin de s’adapter aux besoins des consommateurs. Cela correspond
souvent à une déclinaison des options et des prix.
‐ Une clientèle cible : une clientèle cible est une catégorie de consommateurs à
laquelle le produit est destiné.
‐ Le cycle de vie économique : il est bon que la gamme de produits forme une
palette correspondant aux diverses étapes du cycle de vie et combinant rentabilité
(produits en rythme de croisière dont les coûts de lancement sont amortis) et
sécurité (relai des produits en déclin par lancement et croissance de produits
nouveaux).
‐ L'étendue de la gamme : l'étendue (la longueur) de la gamme est le nombre total
de produits différents. Elle peut être obtenue en multipliant la largeur de la gamme
par sa profondeur si les lignes ont une même profondeur ou en faisant la somme
des profondeurs des lignes.
‐ Le cahier des charges : le cahier des charges est un document destiné au
concepteur du nouveau produit. C'est un contrat écrit à respecter : il exprime les
besoins des consommateurs et les fonctions que le produit devra satisfaire.
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‐ Produits constitutifs d'une gamme :
On trouve dans une gamme des produits investis d’une fonction bien particulière :
les produits leaders, ceux qui permettent à l’entreprise de vivre, en volume
d’activité et/ou en marge ;
les produits d’attraction, dont le rôle est de faire connaître la gamme (par le bas)
; ce sera au vendeur d’essayer de tirer le client plus haut dans la gamme ;
les produits régulateurs, qui permettent de contre-balancer l’activité saisonnière
d’un produit ;
les produits tactiques, qui sont la réponse rapide à une innovation de la
concurrence ;
le produit d'avenir ou de remplacement : il est destiné à devenir le produit leader
à moyen ou long terme.
4-6-3- Politique de gamme
Le choix d’une politique de gamme (courte, étendue, située plutôt en haut, milieu ou
bas de gamme) est fonction de la politique générale de l’entreprise (produits situés en
haut de gamme, en bas de gamme, couverture totale des gammes), de sa politique sur le
marché considéré (volonté de prendre une part importante du marché ou non), et de la
structure de ce marché (segmentation importante ou non).
Une entreprise désirant prendre rapidement une part significative d’un marché aura
tendance à développer une gamme importante de produits.
Un marché peu segmenté va être occupé par des gammes de produits assez courtes et
inversement.
5- LES DIFFERENTES STRATEGIES DE PRODUITS
5-1-L’innovation
L’innovation consiste en la création d’un nouveau produit. Le degré de nouveauté d’un
produit varie en fonction de sa différenciation technologique. Il est déterminé par la
perception du produit qu’ont les individus confrontés à cette innovation.
5-2-L’adaptation
Tout produit présent sur un marché doit être modifié pour correspondre aux attentes de la
clientèle et pour lutter contre la concurrence. La stratégie d’adaptation est donc utilisée
pour un nombre très important de produits (automobiles, logiciels, lessives...).
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Elle se concrétise par des modifications apportées au produit : caractéristiques, méthodes
de fabrication, distribution, services... Un produit non modifié pendant quelques années
peut ne plus être adapté au marché et entrer en phase de déclin.
5-3-L’imitation
C’est la stratégie la plus utilisée. De nombreuses entreprises préfèrent attendre le succès
des produits lancés par la concurrence pour entrer sur le marché avec un produit similaire
(mee-too product).
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CHAPITRE 2 : PLAN PRIX
1- DEFINITIONS
Le prix est l’expression de la valeur monétaire d’un produit.
Le plan de prix consiste à prendre des décisions consistant à fixer le prix des produits
nouveaux ou à modifier celui de ceux déjà offerts par l’entreprise.
MC PVHT - CRHT
tm = x 100 = x 100
CRHT CRHT
MC PVHT - CRHT
TM = x 100 = x 100
PVHT PVHT
CRHT
PVHT =
1 - TM
3-1-2- Le coefficient multiplicateur (Cm).
Cette méthode consiste à fixer un coefficient multiplicateur permettant d’obtenir le prix
de vente TTC à partir du coût de revient HT.
PVTTC = CRHT x Cm
3-1-3- Le seuil de rentabilité (SR).
Il correspond au chiffre d’affaires minimum qui permet d’arriver à un résultat nul.
L’entreprise sera bénéficiaire pour tout chiffre d’affaires supérieur au seuil de rentabilité.
Ce niveau sera atteint lorsque la marge sur coûts variables (m/cv) sera égale aux coûts
fixes (CF). On le détermine de la façon suivante :
CA x CF
CF
SR = =
m/cv tm/cv
Connaissant le SR, l’entreprise peut déterminer les quantités à vendre au prix donné
pour réaliser des bénéfices.
3-3-Approche par la demande
3-3-1- Coefficient d’élasticité prix de la demande (e)
Le coefficient d’élasticité prix de la demande mesure la sensibilité de la demande d’un
produit suite à une variation de son prix. Il se calcule de la façon suivante :
Q1 – Q0
ΔQ/Q Q0
e= = avec P0, prix initial
ΔP/P P1 – P0
P1, prix modifié
P0 Q0, quantité demandée au prix P0
Q1, quantité demandée au prix P1
Quantités demandées et prix varient en sens inverse (plus le prix est élevé, moins la
demande est forte), ce qui fait que l’élasticité est négative. Cependant, on raisonne en
valeur absolue :
Si e = 0, la demande est inélastique (l’augmentation des prix n’a aucune incidence sur
la demande) ;
Si e < 1, la demande est peu élastique (une hausse des prix de 1 % entraînera une
diminution de la demande de moins de 1 %) ;
Si e = 1, la demande est élastique (une hausse des prix de 1 % entraînera une
diminution de la demande de 1 %) ;
Si e > 1, la demande est très élastique (une hausse des prix de 1 % entraînera une
diminution de la demande supérieure à 1 %).
Remarque : la demande d’un bien A peut varier avec le prix d’un bien B, on parle
d’élasticité croisée (ec) :
QA1 – QA0
ΔQA/QA QA0
ec = =
ΔPB/PB PB1 – PB0
PB0
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3-3-2- Le prix psychologique
C’est le prix auquel, le plus grand de consommateurs souhaite acheter le produit.
Pour le déterminer l’entreprise procède à une étude de marché, durant laquelle deux
questions sont posées aux consommateurs. Ces questions sont :
‐ Au-dessus de quel prix n'achèteriez-vous pas le produit car vous estimeriez qu'il est
trop cher ?
‐ En dessous de quel prix n'achèteriez-vous pas le produit car vous estimeriez qu'il
est de mauvaise qualité ?
NB : le prix psychologique ne garantit pas le chiffre d’affaires maximum à l’entreprise.
Application :
En vue de la fixation du prix de son nouveau produit, une entreprise a fait une enquête
auprès de 1000 personnes, et a obtenu les résultats suivants :
Cumul Cumul
% % % non % acheteurs
Réponses croissant % Réponses décroissant %
Prix réponses réponses acheteurs potentiels
prix maxi réponses prix prix mini réponses prix
prix maxi prix mini (1)+(2) =(3) 100- (3)
maxi. (1) mini (2)
10000 0 0 0 430 43 100 100 0
15000 0 0 0 280 28 57 57 43
20000 70 7 7 200 20 29 36 64
25000 110 11 18 70 7 9 27 73
30000 170 17 35 20 2 2 37 63
35000 240 24 59 0 0 0 59 41
40000 330 33 92 0 0 0 92 8
45000 80 8 100 0 0 0 100 0
Total 1000 100 1000 100
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Représentation graphique
Abs : 1 cm 5000 F
Ord : 1 cm 10 %
Le yieldmanagement, ou « management de rendement », a été mis au point aux États-
Unis et appliqué pour la première fois dans ce pays lors de la libéralisation du transport
aérien en 1978. Cette méthode consiste à moduler le prix en fonction de la demande d’un
produit en temps réel. Cette modulation peut se faire par :
‐ le produit lui-même (qualité) ;
‐ les canaux de distribution ;
‐ la nature de la clientèle ;
‐ la période d’achat ;
‐ les prestations connexes à l’achat (livraison, garantie, etc.).
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CHAPITRE 3 : PLAN DE DISTRIBUTION
1. DEFINITIONS
La distribution est l’ensemble des opérations qui assurent l’acheminement d’un produit
depuis son lieu de production jusqu’à son lieu de consommation ou d’utilisation finale.
Le plan de distribution est l’ensemble des décisions relatives au choix des canaux, des
circuits et différents intermédiaires, qui permettront la mise à la disposition des
consommateurs et des utilisateurs, des différents produits dont ils ont besoin.
2. FONCTIONS DE LA DISTRIBUTION
2.1. Les fonctions physiques
‐ L’achat : les distributeurs achètent des produits aux producteurs ou aux
importateurs.
‐ Le transport : cette activité consiste à acheminer les produits depuis leur lieu de
fabrication jusqu’au lieu où ils seront utilisés ou consommés.
‐ La manutention : elle concerne les opérations liées au transport, à la conservation
des produits et à la livraison des produits : chargement, déchargement, entreposage, etc.
‐ Le fractionnement : il consiste à découper, à fractionner des quantités importantes
fabriquées par les producteurs en ensemble (ou lots) plus petits adaptés aux besoins des
consommateurs.
‐ L’allotissement : il consiste à regrouper des lots de produits d’origines diverses
mais ayant la même destination de façon à faciliter le transport, le stockage, etc.
‐ Le stockage : conserver des produits en vue d’une utilisation future.
‐ L’assortiment : il consiste à la mise à disposition dans un même point de vente,
des produits variés correspondant aux besoins des consommateurs.
2.2. Les fonctions de services
Fonctions accompagnant les fonctions physiques, et permettant l’adaptation de l’offre à
la demande.
‐ Le financement : les intermédiaires assurent les frais et les risques commerciaux
liés au produit qu’ils distribuent. En outre les distributeurs financent la production en
achetant de grandes quantités aux producteurs sans que ceux-ci n’aient à attendre que
toute la production soit vendue aux consommateurs finaux.
‐ La communication : les distributeurs relayent la politique de communication du
producteur auprès des consommateurs, en participant à des opérations promotionnelles
(jeux, cadeaux, etc.) et publicitaires (publicité sur le lieu de vente PLV).
‐ L’information : le distributeur informe le producteur sur les tendances du marché,
les attentes des consommateurs, etc.
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‐ Les services annexes : services offerts aux consommateurs, accompagnant ou
facilitant l’achat ou l’utilisation du produit : services après-vente (SAV), garantie,
assistance, livraison, installation, maintenance, etc.
2.3. Les fonctions économiques
Les fonctions physiques et de services sont assurées par deux grands types de
fonctions, connues sous le nom de fonctions économiques : fonction de gros et fonction
de détail.
‐ La fonction de gros : cette fonction est assurée par les grossistes, qui sont des
intermédiaires entre le producteur et les détaillants. Elle consiste à acheter de grandes
quantités aux producteurs et aux importateurs, à les stocker et à approvisionner d’autres
intermédiaires (détaillants, demi-grossistes, collectivités, utilisateurs professionnels).
‐ La fonction de détail : elle a pour objet l’achat de produits pour la revente aux
consommateurs ou aux utilisateurs finaux, en général par petites quantités et sans
transformation. Elle est assurée par les détaillants dont les tâches essentielles sont la
vente, le conseil et l’information du consommateur final.
3. CANAL ET CIRCUIT DE DISTRIBUTION
3.1. Définitions
Un canal de distribution : voie d’acheminement de biens de même nature depuis le
producteur au consommateur final, et qui comprend éventuellement l’intervention de
commerçants intermédiaires.
Un circuit de distribution : ensemble des canaux de distribution par lesquels s’écoule
un bien ou une catégorie de biens entre le producteur et le consommateur.
3.2. Différents types de canaux
On peut distinguer selon le nom d’intermédiaires :
Le canal direct ou ultra-court (extra-court) : il n’existe pas d’intermédiaire entre
le producteur et le consommateur final.
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Le canal court : il existe un seul intermédiaire entre le producteur et le
consommateur final.
4. LA LOGISTIQUE
La logistique regroupe l’ensemble des processus et des moyens permettant d’acheminer
de façon optimale des produits de leur lieu de production aux points de vente.
Ces processus et ces moyens nécessitent une collaboration de plus en plus grande entre
producteurs et distributeurs pour à la fois réduire les coûts (transport, stockage), respecter
les délais de livraison et améliorer la qualité du service. Une bonne logistique a des
répercussions positives à la fois pour le producteur et pour le distributeur.
On distingue différentes méthodes de vente, que l’on peut regrouper au sein de trois
grandes parties.
5.1. Les méthodes de vente en magasin
‐ La vente traditionnelle : c’est la vente qui repose sur le contact humain direct
entre le vendeur et l’acheteur. Elle est pratiquée dans les petits commerces mais
aussi dans les « boutiques » à l’intérieur des grands magasins.
‐ La vente en libre-choix : elle permet au consommateur de choisir librement ses
produits, de demander éventuellement conseil à un vendeur et d’aller payer à la
caisse du rayon correspondant. Elle est encore utilisée dans les magasins
populaires.
‐ La vente en libre-service : le consommateur se sert seul, dispose ses achats
dans un chariot ou un panier, et paye l’ensemble de ses achats à une des caisses
situées à la sortie du magasin. Le produit doit se vendre seul, sans l’intervention
d’un vendeur. Les techniques du merchandising permettent de mettre en valeur le
produit dans les linéaires. Cette méthode de vente est utilisée dans les grandes et
moyennes surfaces (GMS) à dominante alimentaire.
‐ La vente assistée : c’est une forme de vente en libre-service donnant la possibilité
au consommateur de s’informer auprès de conseillers. Elle est utilisée dans les
grandes surfaces spécialisées (GSS).
5.2. Les méthodes de vente directe
La vente directe est caractérisée par la présence du vendeur au domicile de
l’acheteur. Elle regroupe deux méthodes de vente :
‐ La vente individuelle : le vendeur (le plus souvent exclusif et à temps complet) se
rend en prospection au domicile du consommateur pour lui présenter et lui vendre
ses produits.
‐ La vente par réunion : le vendeur est reçu au domicile d’une personne (l’hôte) qui
a invité un groupe d’amis intéressés par la présentation des produits. L’hôte reçoit
un cadeau en contrepartie de l’organisation de la petite réunion et de la distribution
des commandes (livrées chez elle).
5.3. Les méthodes de vente à distance (VAD)
La vente à distance se caractérise par l’absence de contact direct entre acheteur et
vendeur.
La vente à distance B to C (business to consumer, d’entreprise à particulier). Elle
regroupe différentes méthodes de vente :
‐ la Vente par correspondance (VPC) traditionnelle, qui consiste à choisir chez
soi, à partir d’un catalogue, un ou plusieurs produits et à passer commande par
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courrier, par téléphone ou par Minitel. Les produits sont alors envoyés directement
au domicile de l’acheteur ou bien dans des points-relais.
‐ le Supermarché à domicile, qui peut être assimilé à une forme de VPC assurée
par des entreprises de grande distribution pour leurs produits (alimentaires ou non)
: les clients peuvent commander les produits de leur choix par courrier, téléphone
ou Minitel, parmi un assortiment assez important. Les produits sont livrés chez eux
à domicile. Les prix correspondent à ceux d’un supermarché.
‐ Le Télé-achat, qui permet à des téléspectateurs de commander les produits vus au
cours d’une émission télévisée en utilisant le téléphone, le minitel ou Internet.
La vente à distance B to B (business to business, d’entreprise à entreprise) : les
modes de commande les plus utilisés sont le fax, le téléphone, le courrier et
internet.
Les produits les plus vendus en VAD B to B sont les équipements industriels, les
consommables de bureau, suivis des équipements de bureau et des produits
informatiques.
5.4. Les autres méthodes de vente
La vente par tournées : elle est assurée le plus souvent par des commerçants
possédant une camionnette aménagée réalisant des tournées (à la campagne, ou
parfois périphérie des villes). Les produits sont le plus souvent alimentaires (pain,
viande...).
La vente par distributeur automatique : l’offre du produit et l’acte de vente sont
automatisés, soit au moyen d’un distributeur automatique traditionnel (cassettes
vidéo, sandwiches frais, frites, plats préparés, photographies...), soit dans le cadre
d’un magasin automatisé : mini-supérette automatisée qui distribue
automatiquement sans aucune intervention humaine. Dans les deux cas, le
consommateur dispose du produit (ou service) immédiatement en contrepartie du
paiement (liquide ou carte bancaire).
6. LES STRATEGIES DE DISTRIBUTION
Une entreprise désirant distribuer ses produits sur un marché, en utilisant des
intermédiaires de la distribution, a le choix entre plusieurs stratégies.
6.1. La distribution intensive
Cette stratégie consiste à distribuer un produit dans le plus grand nombre de points de
vente possible. Elle convient aux produits de grande consommation, souvent en parallèle
avec une communication elle aussi intensive.
Le principal avantage de cette stratégie est qu’elle permet de générer un chiffre d’affaires
important et de faire connaître le produit assez rapidement.
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Par contre, elle entraîne des coûts de distribution également importants, ainsi que la
difficulté de bâtir une image de marque cohérente (puisqu’on peut trouver le produit
partout).
6.2. La distribution sélective
Elle est utilisée quand un fournisseur approvisionne seulement quelques commerçants,
qu’il doit choisir en fonction de critères qualitatifs (taille, compétence, services offerts à la
clientèle) sans discrimination ni limitation quantitative injustifiées.
La sélection d’un commerçant par un fabricant n’empêche pas ce commerçant de vendre
des produits concurrents.
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CHAPITRE IV : PLAN DE COMMUNICATION
1. DEFINITION
La communication de l'entreprise comprend tous les signaux émis par l'entreprise en
direction de son environnement et qui contribuent à forger l’image de l’entreprise et de ses
produits : publicité, promotion des ventes, communication institutionnelle (relations
publiques, parrainage et mécénat), mercatique directe, force de vente).
2. PROCESSUS DE COMMUNICATION
2.1. Les éléments du processus de communication
Codage Décodage
Bruit
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L’on distingue la communication institutionnelle (ou corporate) et la
communication commerciale. La communication institutionnelle a pour objet l’entreprise,
tandis que la communication commerciale s’applique au produit ou à la marque.
Communication Communication
corporate commerciale
Buts Faire connaître une Promouvoir des
entreprise marques, des produits
afin de les vendre
Cibles Collectivités, pouvoirs Acheteurs actuels et/ou
publics, monde financier, le potentiels, prescripteurs
public, etc.
Outils utilisés Publicité, Relations Produit (emballage,
publiques, Parrainage, design, étiquette),
Mécénat, etc. Publicité, Promotion des
ventes, Marketing direct.
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3-3- Types de communication selon les outils utilisés
Dans ce cas-ci on distingue la communication média qui se fait à travers les médias de
masse (Presse, Télévision, Radio, Affichage, Cinéma et Internet) et la communication hors
média qui n’utilise pas de média (Promotion des ventes, RP, Parrainage, Mécénat,
Marketing direct, Publicité sur le lieu de vente, etc.).
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5. FORMES DE COMMUNICATION
La publicité a pour objectif d'attirer le consommateur vers le produit ; stratégie "pull"
La promotion a pour objectif de pousser le produit vers le consommateur au moment
même de l'acte d’achat ; stratégie "push".
Le soutien promotionnel d'un fabricant donne des arguments efficaces à la force de vente
vis-à-vis des distributeurs, pour les convaincre d'accepter le produit et de le placer en un
bon emplacement.
5-2-3- Cibles et objectifs de la promotion des ventes
Il est indispensable de distinguer :
‐ la promotion "réseau" ou "distribution" : dirigées vers les forces de vente et les
distributeurs.
‐ la promotion "consommateur" : destinées à conquérir de nouveaux
consommateurs, à faire acheter de plus grandes quantités aux clients actuels.
Les objectifs sont différents en fonction des cibles visés :
5-3- Le marketing direct
5-3-1- Définition
Le marketing direct regroupe toutes les techniques de vente ou de communication qui
permettent de s’adresser directement au consommateur.
Contrairement à la publicité qui est destinée à un groupe plus ou moins ciblé, sans
prendre en considération les individus, le marketing direct vise à établir un contact direct
et personnel avec des individus identifiés.
5-3-2- Les types de marketing direct
Il existe deux types de marketing direct :
‐ Le marketing direct grand public (business to consumer ou « B to C ») qui
s’adresse aux particuliers en utilisant le téléphone, le minitel, le publipostage, la
télévision, la radio, internet, etc.
‐ Le marketing direct (business to business « B to B ») s’adressant aux entreprises
et artisans par le publipostage, le téléphone, etc.
5-6- Le parrainage
Le parrainage correspond à la participation financière matérielle et/ou technique d’une
entreprise à une manifestation sportive ou culturelle, en contrepartie de bénéfices en
termes d’image ou de notoriété.
Il peut avoir deux objectifs différents : développer la notoriété ou bien renforcer l’image.
‐ Le parrainage de notoriété : son but est de faire connaître le nom d’un
produit à travers une manifestation.
‐ Le parrainage d’image : son but est de renforcer l’image de marque d’un
produit en l’associant à une manifestation.
Les supports du parrainage sont nombreux : le sport, la culture, les opérations
humanitaires et sociales, la recherche scientifique, les programmes audiovisuels...
5-7- Le mécénat
Il consiste pour une entreprise à apporter son concours matériel ou financier, sans
contrepartie directe, à une œuvre, une association ou une personne, ou à créer une
fondation dans le cadre d’activités présentant un intérêt général.
Il permet à l’entreprise de manifester sa dimension citoyenne, de montrer son
implication dans la société, de se doter s’une image valorisante. Le mécène ne recherche
aucun profit publicitaire immédiat et son objet n’est pas strictement commercial.
Les supports du mécénat sont nombreux :
‐ le domaine éducatif
‐ le théâtre
‐ l’économie
‐ le social
‐ l’environnement
‐ l’art contemporain
‐ la solidarité
‐ le sport …
Les cibles sont très diverses : clients, prospects, milieu artistique, scientifiques, Éducation
nationale, journalistes, grand public...
Les retombées sont à long terme.
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CONCLUSION
Le marketing opérationnel correspond à la phase pratique de la démarche marketing de
l’entreprise. Sa réussite passe par une bonne réalisation des premières étapes informative
et stratégiques. Les éléments du marketing opérationnel forment un tout cohérent que
l’entreprise doit savoir manipuler, car un changement au niveau de l’un des quatre
éléments entraine de facto des changements au niveau des autres éléments. Dans ses
choix opérationnels l’entreprise ne doit non plus perdre de vue la satisfaction des
consommateurs et sa rentabilité.
La mise en œuvre de ces choix opérationnels, passe par la réponse à des questions
simples, mais fondamentales.
1. Qui ? : identifier les services ou unités qui seront chargés de mettre en œuvre les
différentes actions prédéterminées par les responsables des services marketing.
2. Quoi ? : la liste des actions à mener. Et pour chaque action, la liste des tâches à
réaliser. Sans oublier d'intégrer des contraintes d'antériorité.
3. Quand ? : programmation dans le temps de l'ensemble des actions et tâches,
permettant de vérifier leur déroulement dans les délais, et de prendre des mesures
d'ajustement à temps.
4. Comment ? : choix du mode d'organisation : une organisation "TASK FORCE" ou
commando (l'exécution de tout ou parties des actions du mix sera assurée par des
équipes inter-disciplinaires : vendeurs, techniciens de production, responsable financier…,
ayant des compétences complémentaires, mais détachées momentanément de leurs
services d'origine pour le besoin de la mission. A chaque nouvelle mission, les équipes
sont recomposées ; une organisation par projet (lors du lancement d'un nouveau
produit, un responsable de projet, peut se voir confier l'organisation de l'ensemble des
moyens humains, financiers et techniques, bien qu'il ne soit pas responsable hiérarchique)
ou une organisation classique (privilégiant la coopération entre les différents services de
l'entreprise, qui agissent de façon concertée).
5. Pourquoi ? : rappeler en permanence aux équipes l'objectif des actions menées, afin
d'augmenter leur degré d'implication dans le plan.
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TRAVAUX DIRIGES
EXERCICE 1
Le directeur de la société ALPHA souhaite valoriser son produit “Top jus’’ qui a du mal
à tenir la concurrence. Pour ce faire, il envisage de lancer une nouvelle marque de jus
qui sera conditionné en boîte de 1 litre. Ce produit sera vendu en supermarché et dans les
boutiques de quartier. Il devient donc nécessaire de trouver immédiatement un nom de
marque à ce nouveau produit et d’en déterminer son prix de vente consommateur.
1. Définissez les notions suivantes : concurrence, produit, prix et marque,
conditionnement, distribution et communication.
2. Schématiser et distinguer les canaux de distribution à utiliser pour la vente du
nouveau produit.
3. A partir de l’annexe 1, il vous est demandé de :
‐ Déterminer le prix psychologique par le calcul ;
‐ Le représenter.
‐ Si l’on considère que la taille de l’échantillon est le centième du marché
potentiel de l’entreprise, déterminer le chiffre d’affaires prévisionnel pour son
nouveau produit
Pour la fabrication du nouveau produit, d’autres données prévisionnelles vous sont
remises en annexe 2. Une étude de marché a montré qu’au prix psychologique,
l’entreprise peut compter sur un marché potentiel annuel de 200 000 litres. Elle compte
réaliser une marge d’environ 30 % de son chiffre d’affaires.
4. Faites l’analyse de la rentabilité du nouveau jus (seuil de rentabilité par calcul puis
par le graphique, point mort si l’entreprise reste fermée au mois de Février).
5. Combien de litres doit-elle vendre pour atteindre son seuil de rentabilité ?
6. Parviendra-t-elle à atteindre son objectif de marge avec le prix de vente
consommateur ?
ANNEXE 1 : Résultats de l’enquête
Prix de vente proposé % cumulé Réponses « Réponses « prix
prix minimum » maximum »
900 100 0
1000 75 0
1100 45 90
1200 10 210
1300 4 300
1400 1 450
1500 0 600
1600 0 750
30
1700 0 450
1800 0 90
1900 0 60
EXERCICE 2
Pour l’année 2021, une entreprise envisage mettre au point un nouveau sac. Son
lancement a nécessité une étude de marché afin de fixer le prix psychologique.
L’enquête qui a porté sur 300 personnes a donné les résultats ci-dessous dont un est
invisible.
Travail à faire 2:
1. Déterminez le prix psychologique par calcul et représentez-le graphiquement
2. Quelles sont les autres méthodes de fixation de prix que l’entreprise peut
adopter ?
3. Présentez le résultat d’exploitation.
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4. Déterminez le seuil de rentabilité en valeur et en quantité
5. Retrouvez ce seuil de rentabilité graphiquement.
6. Déterminez le point mort si l’entreprise désire commencer la vente de son
nouveau sac le 1er Février 2021.
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