C2RAMIQUE
C2RAMIQUE
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de
MASTER
Filière : Génie Mécanique
Spécialité : Fabrication mécanique
Par :
HANI Walid
MAROUF Djilali
Thème
Etude des propriétés mécanique de céramique -Carrelage
HANI Walid
MAROUF Djilali
i
Je dédie ce travail du fin d’études :
A mes très chers parents qui sans eux je ne suis rien aujourd’hui
A ma famille,mes chers frères Riad , Laala et mes chers sœurs
A tous mes amis : Ramous, Marican, Bosghir, Yahya, Naim, Brams, Abass ,
Amar, Fares, Faycel, Zargo, Sonia, kikass, sabri, touhami.
Enfin pour tous les gens qui m’estiment espirant bien que je n’ai oublier
Personne dans cette courte page.
HANI Walid
i
Je dédie ce travail du fin d’études :
A mes très chers parents qui sans eux je ne suis rien aujourd’hui
A ma famille,mes chers frères et mes chers sœurs
Enfin pour tous les gens qui m’estiment espirant bien que je n’ai oublier
Personne dans cette courte page.
MAROUF Djilali
i
Sommaire
Sommaire
Sommaire
Figure I.1: Exemple de céramiques traditionnelles : (a)-Les porcelaines, (b)-Les poteries, .... 4
(c)-Les faïences, (d)-Le grés. ..................................................................................................... 4
Figure I.2 : Quelques exemples de céramiques technique ........................................................ 5
Figure I.3 : Kaolin ..................................................................................................................... 6
Figure I.4 : Feldspath et quartz ................................................................................................. 7
Figure I.5 : Schéma du pressage axial et pressage isostatique. ................................................. 9
Figure I.6 : Schéma de principe de l’extrusion ....................................................................... 10
Figure I.7 : Les étapes de fabrication de céramique ............................................................... 12
Figure I.8 : Première étape de fabrication de céramique ........................................................ 13
Figure I.9 : Deuxième étape de fabrication de céramique ...................................................... 13
Figure I.10 : Troisième étape de fabrication de céramique .................................................... 14
Figure I.11 : Le frittage des particules de céramiques............................................................. 15
Figure I.12 : Les revêtements en pierres naturelles ................................................................ 18
Figure I.13 : Les carreaux de terre cuite ................................................................................. 19
Figure I.14 : Les produits verriers ........................................................................................... 19
Figure I.15 : Les carreaux de ciment ...................................................................................... 20
Figure I.16 : Les grès céramespleine masse ............................................................................ 20
Figure I.17 : Les grès cérames émaillés ................................................................................. 21
Figure I.18 Les grès étirés ....................................................................................................... 21
Figure I.19 : Les grès pressés émaillés .................................................................................. 22
Figure I.20 : Les carreaux de faïence ...................................................................................... 22
Figure I.21: Les types de pose de carrelage. ........................................................................... 23
Figure II.1 : Traction simple : a) force et allongement. b) Déformations dans les trois
directions ................................................................................................................................. 30
Figure II.2 : Eprouvette de traction : a) cylindrique, b) prismatique ...................................... 31
Figure II.3 : Machine d’essai de traction ................................................................................ 32
Figure II.4 : Courbe contrainte-déformation. Comportement fragile ..................................... 33
Figure II.5 : Courbe contrainte-déformation. Comportement ductile .................................... 33
Figure II.6 : Courbe contrainte-déformation. Comportement élastique non linéaire ............. 34
Liste des figures
Figure II.7 : Courbe contrainte-déformation. Deux matériaux avec des rigidités et des
ductilités différentes ................................................................................................................. 36
Figure II.8 : Courbe contrainte-déformation. Ténacité = surface sous la courbe ................... 36
Figure II.9 : Duromètre universel ........................................................................................... 37
Figure II.10 : Essai de brinell ................................................................................................. 38
Figure II.11 : Principe de l'essai de dureté VICKERS............................................................ 39
Figure II.12 : Principe de l’essai de dureté ROCKWELL b et ROCKWELL c ..................... 40
Figure II.13 : Une machine de Charpy ................................................................................... 41
Figure II.14 : Eprouvettes Charpy standardisées .................................................................... 41
Figure II.16 : Essai de flexion « trois points » d'une poutre ................................................... 43
Figure III.1 : L’éprouvette en céramique. .............................................................................. 46
Figure III.2 : Mouton pendule de Charpy ............................................................................... 46
Figure III.3 : Résilience pour les éprouvettes en céramique trempé dans l’eau ..................... 47
Figure III.4 : Résilience pour les éprouvettes en céramique à sec ......................................... 48
Figure III.5 : Mouton pendule Charpy de 25joule. ................................................................. 49
Figure III.6 : L’éprouvette en ciment. .................................................................................... 50
Figure III.7 : Résilience pour les éprouvettes en Ciment trempées dans l’eau ...................... 51
Figure III.8 : Résilience pour les éprouvettes en Ciment à sec .............................................. 52
Figure III.9 : Duromètre universel.......................................................................................... 53
Figure III.10 : Microscope optique. ........................................................................................ 53
Figure. III.12 : Dureté Rockwell des éprouvettes de carreau en céramique. .......................... 54
Figure III.11 : L’empreinte de pénétration ............................................................................. 55
Figure II.13 : Appareil de mesure Philips PW 1710 ............................................................... 55
Figure III.14 : 1. Spectre de diffraction X obtenu pour l’éprouvette en ciment ..................... 56
Figure III.15 : Spectre de diffraction X obtenu pour l’éprouvette en céramique ................... 56
Figure III.16 : Identification de la poudre de céramique par Highscore muni de la base de
données PDF 2 ......................................................................................................................... 57
Figure III.17 : Identification de la poudre de carrelage en ciment par Highscore muni de la
base de données PDF 2 ............................................................................................................. 57
Liste des tableaux
Introduction générale
Les propriétés caractéristiques des céramiques sont leur grande résistance mécanique, leur
résistance à l'usure et leur longévité. Chimiquement inertes, elles sont non toxiques, résistent à
la chaleur et au feu. Ils ont généralement des propriétés isolantes et parfois une porosité
spécifique.
Le but de notre travail de recherche est de déterminer les propriétés mécaniques de carrelage
(les carreaux de sol), par des essais mécaniques.
1
Chapitre I :
Généralité sur
les céramiques
Chapitre I Généralités sur les céramiques
I.1. Introduction
Le mot céramique vient du grec keramikos est signifie argile ou terre à potier.
L’académie des sciences des Etats-Unis a pour sa part, donné une définition des céramiques
qui nous semble a la vérité que sont des matériaux non organique, non métalliques, formés ou
consolidés à haute température. Les céramiques doivent leurs qualités distinctives tant à leur
composition qu’à leur modalités d’élaboration. Les premières céramiques employées étaient
les silicates, utilisées pour la réalisation des poteries émaillées. Elles ont connu ensuite une
utilisation plus étendue allant de la porcelaine culinaire aux appareils sanitaires. Les oxydes
purs, les carbures, les borures, les nitrures, les siliciures, les sulfures ont été successivement
inclus dans la catégorie des céramiques. Deux grandes catégories de céramiques peuvent tout
de même être distinguées :
Les céramiques traditionnelles, issues de matières premières naturelles (argile,
Feldspath, kaolin, quartz) et généralement mises en œuvre par coulée (barbotine) suivi
d’une cuisson.
Les céramiques techniques, mises en forme à partir d’une poudre synthétisée ou
modifiée par voie chimique. La densification et la consolidation de la céramique sont
obtenues par un traitement thermique appelé frittage.
On peut considérer que les matériaux minéraux mise en forme par prise hydraulique (plâtre,
ciment, etc.) font partie des céramiques. [1]
Il est plus que probable que les premières céramiques sont apparues dès que l’homme a
su maitriser le [Link] archéologue estiment à 30000 ans l’âge des premières terres cuites que
l’on a retrouvées un peut partout dans le monde. Le plus vieux site archéologue est connu est
situé en Tchéquie et été daté 27000 ans avant Jésus-Christ. Des poteries peintes datant de
5000 ans avant Jésus-Christ, Ont été découvertes en Asie mineure, consistant en des tessons
de terres cuites poreuses peu colorées, décorée après cuisson par un pigment brun-rouge. On a
ainsi trouvé des poteries, des tuiles et des briques recouvertes d’un émail bleu réalisées vers
2000 ans avant Jésus-Christ en Asie mineure, en Mésopotamie et en Egypte. [1]
2
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Elles sont issues de matières premières naturelles (argile, feldspath, kaolin, quartz) et
généralement mises en œuvre par coulée (barbotine). Les céramiques "traditionnelles" sont
présentes dans de nombreux secteurs d'activités tels que les matériaux de construction
(briques, tuiles, …), les sanitaires, le culinaire, le revêtement (carrelages, faïences), les
réfractaires (fours,…). Leur fabrication s'effectue à partir de matières premières minérales
silicatées naturelles [7].
3
Chapitre I Généralités sur les céramiques
(a) (b)
(c) (d)
4
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Les céramiques techniques sont présentes dans des secteurs nouveaux et en pleine
expansion comme l'électronique, l'aérospatiale, l'automobile, le biomédical. Leurs composés
sont essentiellement non silicatés et les matières premières employées sont synthétiques
(oxydes, carbures, nitrures, …) [10].
5
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Les argiles : on distingue par exemple les argiles sableuse, argiles siliceuses et
les argiles et argiles calcaires.
La kaolinite (Argile kaolin) : La kaolinite de couleur blanche neigée grasse
au toucher, savonneuse, plastique. [7] le kaolin est composé de cristaux qui ont
une forme feuilletée, ce type de structure cristalline est à l'origine des
propriétés (comme la viscosité) du kaolin. Le kaolin fond à des températures
élevées; par conséquent, on l'utilise comme isolant thermique. En raison de sa
plasticité, de sa couleur pâle et de sa résistance, le kaolin est utilisé dans la
fabrication de porcelaine.
Montmorillonite (Argile bentonite) : Par rapport aux autres argiles, la
bentonite a la propriété de gonfler au contact de l’eau en donnant un gel plus
ou moins épais [7].
6
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Les matières premières principales des vernis sont la silice sous forme de sable
très purs, la craie et la chaux.
Les couleurs céramiques peuvent être réalisées par la mise en œuvre de sorte
de vernis colorés par de composantes métallique, ou des pigments colorés
recouverts d’un vernis transparent.
I. 6. Secteurs de la céramique :
Les principaux secteurs, qui sont définis par les produits céramiques fabriqués, sont les
suivant [2] :
les carreaux pour sols et murs (carrelages) : Les carreaux céramiques pour sols et
murs sont d'importants produits de revêtement pour sols et murs qui sont utilisés dans
l'industrie du bâtiment et du logement.
7
Chapitre I Généralités sur les céramiques
les briques et les tuiles : Le plus souvent, les briques et les tuiles ont une appellation
qui désigne non pas la technique de façonnage utilisée, mais l'usage auquel elles sont
destinées
les céramiques ornementales (céramiques domestiques) : La fabrication des
céramiques domestiques englobe la vaisselle, les objets artificiels et de fantaisie en
porcelaine, en faïence et en grès fin. Les produits types sont les assiettes, les plats, les
tasses, les coupes, les carafes et les vases.
les produits réfractaires : Les produits réfractaires s'utilisent généralement dans les
industries les plus consommatrices d'énergie, comme la métallurgie, l'industrie
cimentière, la pétrochimie et l'industrie verrière.
les appareils sanitaires : Des produits céramiques types sont les cuvettes pour
sanitaires, les lavabos, les citernes et les bornes-fontaines. Ces produits sont
principalement en porcelaine vitreuse (imitation de porcelaine) ou en faïence.
les céramiques techniques : Les céramiques techniques s'utilisent dans de
nombreuses industries et concernent à la fois les produits établis, comme les isolants,
et les nouvelles applications.
les tuyaux en grès : Les tuyaux et raccords en grès sont utilisés pour les canaux de
drainage et les égouts, mais aussi pour les réservoirs à acides et pour les produits
destinés aux bâtiments pour animaux.
les granulats d'argile expansée : Ils s'utilisent comme matériau meuble pour
l'aménagement paysager ou comme matériau lié par ciment dans l'industrie de la
construction.
les abrasifs inorganiques : Les produits abrasifs qui sont des outils couramment
utilisés pour travailler toutes sortes de matières : non seulement pour le broyage, mais
aussi pour le tronçonnage, le polissage, le dressage, l'affûtage etc. de métaux,
plastiques, bois, verre, pierres etc.
Les produits céramiques traditionnels ont toujours été façonnés à partir de matières
premières à l'état plastique et cette opération, pendant des millénaires, a été manuelle. La
méthode utilisée pour façonner les produits peut influer de manière considérable sur les
propriétés définitives de ceux-ci, et la gamme des techniques de façonnage s'est
considérablement développée entre les différents secteurs de l'industrie céramique. [3]
8
Chapitre I Généralités sur les céramiques
I.7.1. Pressage
Le pressage mécanique s'emploie encore dans la briqueterie (par ex. pressage par voie
semi-sèche) et la fabrication des produits réfractaires. On charge les moules avec un volume
prédéfini de granulés d'argile et l’on applique une pression généralement par le haut et par le
bas, les pistons étant entraînés par l'action des cames et aidés par de lourds volant.
Les presses hydrauliques actuelles disposent d'une force de compactage élevée, d'une forte
productivité, de cohérence et sont faciles à régler 2014/2015 [7].
[Link]
L'extrusion s'utilise couramment pour la fabrication des briques et blocs d'argile, des
tuyaux en grès et des carreaux céramiques pour sols et murs. Ce procédé sert également à
fabriquer des « dalles » semi-finies qui seront ensuite pressées pour former des tuiles, des
réfractaires etc. L'extrusion exige une matière première plastique, donc une teneur en argile
généralement importante [7].
9
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Ce procédé est très largement utilisé dans la fabrication des appareils sanitaires, de la
vaisselle et des objets décoratifs ainsi que pour la fabrication des céramiques techniques et des
produits réfractaires spéciaux et complexes. On mélange la matière minérale finement broyée
avec de l'eau pour produire une barbotine d'argile (suspension aqueuse stable) que l'on verse
dans un moule poreux traditionnellement en plâtre à gypse durci. La capillarité du moule
extrait le liquide de la suspension pour former une coulée extrêmement solide sur la surface
interne du moule. Les appareils sanitaires sont de relativement grande taille et sont formés par
un coulage classique en barbotine ou (plus directement) dans des machines de coulage sous
pression [7].
10
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Tableau I.2 : Les modes de façonnages d’après Schaller, & al. (1981) [7]
12
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Apres la matière première subit une dernière étape de cuisson (frittage) au four avant
d'être conditionné pour la vente (figure I.9).
13
Chapitre I Généralités sur les céramiques
[Link] Frittage
Le frittage est un procédé (thermique) qui consiste à chauffer une poudre sans atteindre
la fusion. Sous l'effet de la chaleur, les grains sont soudés, ce qui forme la cohésion de la
pièce. Généralement, on distingue trois types de frittage [6] :
En phase solide : tous les constituants restent à l'état solide tout le long du frittage. La
densification passe par un changement de forme des grains. Le transport de matière se
fait par diffusion en phase solide et aux joints de grains.
En phase liquide : formation d'un liquide visqueux qui remplit plus ou moins
complètement les espaces poreux du compact initial. La densification se produit
principalement par mise en solution et précipitation du solide, permettant un transport
de matière rapide.
Réactif : Deux ou plusieurs constituants entrent en réaction pendant le frittage. La
densification se fait par précipitation du nouveau composé.
Les paramètres qui influent sur la microstructure et par conséquent les propriétés finales
du matériau céramique, sont:
14
Chapitre I Généralités sur les céramiques
la composition du système
la granulométrie de la poudre
la densité de mélange cru
le cycle thermique (T, dT/dt, t)
la pression
I.10.1. Définition
Les carreaux céramiques sont des dalles minces faites d'argiles et/ou d'autres matières
inorganiques et généralement utilisées pour recouvrir des sols et des murs. Les carreaux
céramiques sont usuellement façonnés par extrusion ou par pressage à sec à température
ambiante, puis séchés et enfin cuits à des températures suffisantes pour développer les
15
Chapitre I Généralités sur les céramiques
propriétés requises. Les formes de carreaux les plus répandues sont le carré et le rectangle,
mais on trouve également d'autres formes polygonales (hexagone, octogone etc.). Quant aux
dimensions, elles vont de quelques centimètres de côté (mosaïques) à des dalles de 60 à 100
cm de côté. L'épaisseur varie d'environ 5 mm pour du carrelage mural à plus de 25 mm pour
certains carreaux extrudés. Il existe sur le marché plusieurs types de carreaux céramiques :
façonnés par pressage à sec ou par extrusion ; à pâte poreuse, compacte ou vitrifiée ; à pâte
blanche (blanchâtre) ou colorée (rougeâtre) ; émaillés ou non émaillés. Le terme de carrelage
désigne à l'origine l'action de poser des carreaux, puis, par métonymie, le résultat de cette
action. [2]
Le procédé de fabrication des carreaux pour sols et murs consiste en une série d'étapes
successives qui se résume aux étapes suivantes [2] :
Argile ou terre.
Quartz.
feldspath qui se vitrifie sous la chaleur.
kaolin qui est un adjuvant.
La chamotte.
le carbonate de calcium (calcite).
la dolomite et le talc.
16
Chapitre I Généralités sur les céramiques
I.10.4. L’émaillage
Dans l'émaillage des carreaux céramiques pour sols et murs, on emploie des matières
premières de nature vitreuse (frittés). Les frittés sont des composés vitreux, insolubles dans
l'eau, qui sont préparés à partir de matières cristallines fabriquées par une fusion à haute
température (1500 °C) suivie d'un refroidissement rapide. Les frittes sont fournies à l'industrie
du carrelage par des fabricants de frittés. A part les frittés, les principaux composants de
l’émail sont la silice (vitrifiant) ainsi que les additifs qui servent de fondants et d’agents
colorants (bases, terres alcalines, bore, plomb etc.), d'opacifiants (zirconium, titane etc.) et
d'agents colorants (fer, chrome, cobalt, manganèse etc.). Dans le procédé de préparation de
l’émail, on broie généralement les frittés et les additifs dans un broyeur discontinu à boulets et
à tambour jusqu'à obtention d'un rejet prédéfini. On fait passer cet émail à travers des tamis
vibrants. On règle ensuite les conditions de la suspension aqueuse. Les caractéristiques de la
suspension vont dépendre de la méthode d'application à utiliser. On peut formuler toutes
sortes d’émaux, en fonction du type de produit, de la température de cuisson, et des effets et
propriétés souhaités pour le produit fini. Matières premières de l’émail sont frittes, kaolin,
sable, pigments, opacifiants. [2]
Les matières premières sont mélangées et broyées de manière à former une pâte fine et
homogène appelée barbotine. Cette barbotine est ensuite séchée via un atomiseur qui permet
d'en extraire l'eau pour n'en retenir que la poudre. Cette poudre est ensuite injectée dans un
moule de la taille et de la forme recherchée du carreau, puis est enfin pressée. Après pressage,
le carreau est nettoyé puis soumis à plusieurs étapes de séchage pour faire tomber son taux
d'humidité de 5-6 % à environ 0,5 %. Le carreau sera ensuite émaillé. Afin de lui donner
l'aspect recherché, il existe trois types d’émaillage : l’émaillage à sec, l’émaillage humide et la
sérigraphie. Le zircon (ou silicate de zirconium ZrSiO 4) est utilisé pour l'opacification des
émaux. Le carreau subit une dernière étape de cuisson au four avant d'être conditionné pour la
vente [2].
17
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Le carrelage est un terme générique qui englobe plusieurs types de matériaux [4]:
La pierre naturelle :
La pierre naturelle, carreaux ou dalles est utilisée depuis des siècles comme revêtement
de sol. Elle apporte du cachet, de l’originalité et un charme incomparable du fait de son
esthétique unique, avec une riche variété de nuances du blanc au noir en passant par des bleus,
des gris et bruns et des états de surface bruts ou lisses. Elle convient aux murs, aux sols, à
l’intérieur comme à l’extérieur. La pierre naturelle est résistante, peu sensible à l’usure et elle
conserve son coloris dans le temps. En revanche, selon sa porosité, elle nécessite souvent un
traitement après la pose pour résister à l’eau (hydrofuge), aux diverses agressions et aux
taches comme la graisse. Elle doit être entretenue régulièrement.
La terre cuite :
Les carreaux de terre cuite sont souvent issus de fabrications artisanales. Ils sont
fabriqués à partir d’argile et de sable. L’argile extraite du gisement est mise à sécher, puis
débarrassée de ses impuretés, puis broyée et mélangée avec de l’eau pour la rendre plastique.
Elle est ensuite calibrée dans des moules, pressée (ou étirée puis découpée), remise en
séchage dans une étuve, puis cuite dans des fours entre 1 000 et 1 200 °C. Selon l’argile
utilisée ou le mélange de terres, la gamme de couleurs s’étend du jaune pâle au brun foncé en
18
Chapitre I Généralités sur les céramiques
passant par des nuances d’orange et de rouge. Le moulage permet de réaliser de nombreuses
formes (carré, rectangle, octogone…) dont la plus connue est le carreau hexagonal, très utilisé
dans les immeubles haussmanniens du XIXe siècle.
Les pâtes de verre sont de petits carreaux destinés aux mosaïques. Elles sont
généralement collées sur des trames, sous forme de dalles. Leur aspect décoratif est
incontestable, le verre apportant de la profondeur. Les carreaux peuvent être unis, irisés ou
présenter un aspect métallique, avec des rendus mats, brillants ou satinés. Ils sont composés
d’un mélange de verre et de pigments colorés. Les formats individuels sont compris entre 15
× 15 mm et 50 × 50 mm environ, avec une épaisseur de 4 à 10 mm.
19
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Ces carreaux sont réputés de grande qualité. Le terme plein masse signifie que le biscuit
est de même couleur que la surface.
20
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Ce sont des grès cérames pleine masse recouverts d’une couche d’émail à chaud
permettant la parfaite fusion entre l’émail et le biscuit. Ce dernier peut être teinté pour se
rapprocher de la couleur de la couche d’émail.
Les carreaux de grès émaillé se composent d’un biscuit en grès (argile et feldspaths)
pressé. Ils sont recouverts d’un émaillage de surface qui les rend résistants à l’usure,
parfaitement étanche. La résistance est fonction de la nature de l’émail. Ce sont les carreaux
21
Chapitre I Généralités sur les céramiques
de céramique les plus répandus. Ils peuvent être utilisés à l’intérieur pour les sols, les murs ou
les plans de travail. Les teintes et les décors sont très variés.
La faïence :
Les carreaux en faïence sont des céramiques composées d’un biscuit poreux pressé à
base de kaolin. Ils sont recouverts d’un émail qui peut être opaque, transparent, mat, brillant
ou nuage. Les faïences offrent les décors les plus riches, parfois réalisés à la main, et les plus
nombreux (figure 7).
Les carreaux s'utilisent aussi bien en intérieur qu'en extérieur, mais il est vrai qu'à
l'extérieur la pose de carrelage rencontre de nombreuses contraintes (intempéries, gel,
22
Chapitre I Généralités sur les céramiques
amplitude thermique). En théorie le grès cérame qui est plus adapté aux extérieurs qu'un grès
classique. Il existe des mortiers et des solutions de drainage spécifiques pour l'extérieur .Il
existe plusieurs types de pose, les principaux sont les suivants [17] :
la pose droite (au carrément) qui comme son nom l'indique vise à poser le carrelage de
manière rectiligne ;
la pose diagonale qui vise à poser le carrelage de manière rectiligne, les joints formant
un quadrillage parfait avec un angle à 45 degrés par rapport au mur ;
la pose décalée ;
la pose en pipe composée de deux formats de carreaux ;
le multi format ou opus qui comme son nom l'indique est composé de plusieurs
formats de carreaux ;
la pose à bâton rompus qui, comme un parquet, s'utilise avec des formats
rectangulaires posés en équerre ;
la pose en chevrons qui nécessite des carreaux spécifiquement créés à cet effet ;
l'opus insert un qui vise à poser des carreaux cassés, donc informes, afin de créer un
motif.
23
Chapitre I Généralités sur les céramiques
Techniques de pose :
Ces lettres sont suivies d'indices croissants correspondant à des niveaux de résistance
croissante: nivaux 1 à 4, par exemple : U2 P3 E3 C1. Plus l'indice est élevé, plus le
comportement aux critères correspondants est bon. [17]
24
Chapitre I Généralités sur les céramiques
En plus du classement UPEC qui définit des normes de résistance mécanique, une
norme définit la résistance au glissement. En fonction de son utilisation, le carrelage devra
répondre à ce critère et s'adapter aux contraintes lieu. Il définit deux types distincts de
glissement
A noter que nous utilisons couramment le classement R, plus que le A-B-C. Par ailleurs,
pour les R élevés, il y a des déclinaisons en R…V… pour indiquer l’angle du micro sur la
surface. Cet indice en V déterminera fortement la performance de glissance sur un sol en
pente: un V élevé donnera un carrelage avec "bonne accroche", mais la saleté elle aussi s'y
accrochera plus que bien d'où des difficultés de nettoyage. En fait ces préconisations
découlent de la norme allemande DIN 51130. Il est d'usage en France de la respecter au
minimum dans les établissements recevant du public (les ERP), les piscines, les restaurants,
les douches collectives... [17]
Par défaut, on trouve du 1er choix, il faut savoir que ces carreaux sont réputés sans
défauts apparent à hauteur d'homme, d'un calibrage correct c'est à dire tous de la même
dimension dans le même lot et ne dépassant pas +/- 5% de la mesure de l'étalon (mesure écrite
sur les boite) on appelle cela le calibre. A partir du 2ème choix, vous avez des carreaux avec
des défauts mineurs, de surface ou de calibre, on les pose avec des joints plus gros et triage
des carreaux pour poser les "mauvais" dans les endroits moins visibles. L'avantage est
d'environ 30% du prix. Les choix inférieurs concernent les défauts importants, carreaux tordus
ou hors nuance voire tâchés. [17]
25
Chapitre II :
Généralité sur
les propriétés
mécaniques
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
[Link]
Tous les matériaux interagissent avec des agents extérieurs lorsqu'ils sont utilisés. Les
Propriétés mécaniques concernent la déformation d’un matériau soumis à une force. Les
propriétés mécaniques dépendent de la température d’utilisation, de l’état de surface, des
conditions d’application des efforts, de la vitesse de déformation. Elles sont déterminées, avec
un certain intervalle de précision, au moyen d’essais normalisés. Les essais mécaniques sont
des expériences dont le but est de caractériser les lois de comportement des matériaux.
La science des matériaux est l’étude des relations qui existent entre leur structure et
leurs propriétés générales. La structure d’un matériau correspond à la façon dont s’agencent
ses éléments constitutifs dans plusieurs échelles :
Mécaniques
Électriques
Thermiques
Magnétiques
Optiques
Chimiques
Tous les matériaux interagissent avec des agents extérieurs lorsqu'ils sont utilisés. Les
Propriétés mécaniques concernent la déformation d’un matériau soumis à une force. On ne
peut pas calculer ni déterminer les charges admissibles sans connaitre les caractéristiques
26
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
mécaniques du matériau à utiliser. Les propriétés mécaniques courantes des métaux sont liées
aux concepts usuels d’élasticité et de plasticité. Elles résultent des différentes orientations des
cristaux et de la présence des joints.
L’effet des forces sur différents matériaux est expliqué par Robert HOOKE (1635-
1703), de façon empirique à l’échelle macroscopique : un matériau à l’état solide ne résiste à
une force appliquée qu’en se déformant sous l’action de cette force. Les matériaux sont
élastiques. Il établit une règle, la loi de HOOKE, selon laquelle l’allongement est toujours
27
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
proportionnel à la force appliquée. Cette loi n’est rigoureusement vraie que pour les
céramiques, le verre, la plupart des minéraux et les métaux les plus durs.
La considération des conditions qui règnent en chaque point d’un matériau soumis à des
forces mécaniques conduit aux notions de contrainte et de déformation. La définition claire et
utilisable de ces deux notions est due à Augustin CAUCHY (1789-1857). Quand on soumet
un corps à l’action de forces extérieures, des contraintes s’établissent par réaction, à l’intérieur
de ce corps. À ces contraintes sont associées des déformations.
II.4.1. La contrainte
La contrainte est détermine avec quelle intensité les atomes du matériau sont écartés les
uns des autres ou comprimés les uns sur les autres. Cette contrainte est, pour une traction
simple, la force qui agit sur une unité de surface du matériau [10].
F
σ= (II.1)
S
II.4.2. La déformation
La déformation indique dans quelles proportions les liaisons inter atomiques (à l’échelle
microscopique) et la structure elle-même (l’objet, à l’échelle macroscopique) ont été
déformées. La déformation, pour une traction simple, est le rapport de l’allongement à la
longueur initiale [10].
(𝐋−𝐋𝟎 )
ε= (II.2)
𝐋𝟎
28
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Ces essais mécaniques doivent mettre en jeu des états de contrainte simples et connus,
d’interprétation facile et non équivoque. De plus ils doivent être reproductibles. C’est
pourquoi des organismes nationaux et internationaux normalisent ces essais (AFNOR, ISO,
CEN).
Les essais mécaniques sont des expériences dont le but est de caractériser les lois de
comportement des matériaux.
[Link] de traction
Parmi tous les essais mécaniques, l'essai de traction est certainement l'essai le plus
fondamental. Il consiste à placer une éprouvette du matériau à étudier à deux efforts F de
tension de sens opposés et de même valeurs absolues entre les mâchoires d'une machine de
traction qui tire sur le matériau jusqu'à sa rupture. On enregistre la force et l’allongement, que
l'on peut convertir en contrainte déformation. Son exécution est facile et les résultats obtenus
29
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
servent à dimensionner toutes sortes des pièces allant d'un pignon microscopique jusqu'à la
structure métallique d’un grand hall. Dans la recherche on l'applique pour la caractérisation de
nouveaux matériaux et dans industrie pour les contrôles périodiques servant à surveiller la
qualité des alliages, des polymères et des céramiques [10].
(a) (b)
Figure II.1 : Traction simple : a) force et allongement. b) Déformations dans les trois
directions [10]
30
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
L’essai est le plus souvent normalisé. La forme de l'éprouvette est soit cylindrique, soit
prismatique. L'éprouvette fixée par ses têtes entre les mâchoires d'une machine de traction,
est soumise à un effort de traction suivant son axe. Une longueur de base L est définie par la
distance séparant les deux repères que constituent les points d'attache de l'extensomètre. Les
repères sont à tracer très finement, afin qu'ils ne puissent pas constituer des amorces de
rupture.
Une machine de traction est constituée d'un bâti portant une traverse mobile.
L'éprouvette de traction, vissée ou enserrée entre des mors, selon sa géométrie, est amarrée à
sa partie inférieure (dans le cas d'une machine mécanique) ou au vérin de traction (dans le cas
d'une machine hydraulique) . Le déplacement de la traverse vers le haut réalise la traction.
Une machine de traction comporte une cellule de charge, qui permet de mesurer l'effort
appliqué à l'éprouvette et le déplacement de l'éprouvette peut être suivi de diverses façons.
Les dispositifs expériment aux sont généralement asservis et peuvent être pilotés à vitesse de
montée en charge, à charge constante, à vitesse de déformation constante, etc. selon ce qui
peut être proposé par le système de pilotage [17].
31
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Si l’on analyse les courbes de traction de l’ensemble des matériaux on retrouve trois
comportements possibles.
Dans le cas des céramiques dentaires, la phase cristalline dans sa matrice vitreuse
constitue l'obstacle majeur aux dislocations. La limite élastique de ces matériaux est très
élevée car le déplacement des dislocations est très difficile à température ambiante. Cela est
dû à la présence de liaisons covalentes et à l'alternance du signe des ions qui entraîne une
modification des plans de glissement. [10]
32
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Dans les métaux, les liaisons interatomiques ne constituent pas un obstacle majeur à la
propagation des dislocations. Les métaux sont donc des matériaux ductiles avec de faibles
limites d'élasticité. Aussi, divers procédés permettent d'élever la limite élastique des métaux
par blocage des dislocations. Parmi les obstacles qui permettent un durcissement des métaux
on distingue : les atomes étrangers, les autres dislocations, les particules précipités et les joints
de grains. [10]
33
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
La force de rétraction élastique est engendrée par des mouvements browniens (agitation
thermique des molécules) qui agitent les segments de chaînes macromoléculaires et cette
force est très faible. [10]
𝐹𝑒
𝑅𝑒 = (II.3)
𝑆0
34
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
𝐹𝑚
𝑅𝑚 = (II.4)
𝑆0
Allongement à la rupture :
𝐿−𝐿0
A% = 100 × (II.5)
𝐿0
Dans cette expression, 𝐿0 et L sont respectivement les longueurs initiale et finale après
rupture en mm.
Striction à la rupture :
𝑆−𝑆0
Z% =100 × (II.6)
𝑆0
Dans cette expression, 𝑆0 et S sont respectivement les sections initiale et finale après
rupture en 𝑚𝑚2 .
Module d'Young en MPa, représenté par la pente de la courbe dans sa partie linéaire :
𝑑𝜎
E= (II.7)
𝑑𝜀
o la rigidité : est fonction de l’énergie des liaisons entre les atomes ou les molécules
constituant le matériau. On mesure la rigidité principalement par le module
d’YOUNG. Plus ce module est élevé, plus le matériau est rigide.
o la résistance : caractérise la contrainte maximale qu’un matériau supporte avant de se
rompre. Cette résistance est fonction de l’intensité des liaisons mais également de la
forme des pièces ou de ses défauts.
o la ductilité : correspond à la capacité d’un matériau à se déformer de façon
permanente avant de se rompre. Plus l’allongement à la rupture est élevé, plus le
matériau est considéré comme ductile. A l’opposé, lorsque la déformation permanent
est très réduite ou nulle, on parle d’un matériau fragile. Un matériau fragile peut
présenter une résistance très élevée (figure 6).
35
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Figure II.7 : Courbe contrainte-déformation. Deux matériaux avec des rigidités et des
ductilités différentes [10]
36
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
2𝐹
HB = (II.8)
𝜋𝐷(𝐷−√𝐷2 −𝑑2 )
Avec :
37
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
𝑑1 +𝑑2
d= (II.9)
2
SMITH et SANDLAND, ingénieurs chez VICKERS Ltd GB ont besoin de tester des
matériaux trop durs pour le test BRINELL. En 1925, ils conçoivent une pyramide diamant.
Cette pyramide de diamant à base carrée a un angle au sommet de 136°. Après l’indentation,
on mesure la moyenne des diagonales d1 et d2 de l'empreinte en microscopie optique. L’essai
VICKERS est adapté pour les alliages durs et les céramiques.
1.8454𝐹
HV= (II.10)
𝑑2
38
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Le Pénétrateur :
o soit bille en acier de diamètre 1,59 mm = Rockwell b pour les matériaux mous comme
les alliages de cuivre
o soit cône en diamant d'angle au sommet 120° et dont l'extrémité est une calotte
sphérique de rayon 0,1mm = Rockwell c, pour les matériaux plus durs comme l’acier.
39
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
L’essai de flexion par choc sur éprouvette entaillée Charpy a pour but de mesurer la
résistance d'un matériau à la rupture. Il est fréquemment appelé essai de résilience Charpy ou
même essai Charpy. Il porte le nom de l'ingénieur français Georges Charpy (1865-1945) qui
en fut un des principaux théoriciens et promoteurs. Il mit en particulier au point la machine
qui permet de réaliser l'essai et qui est appelée Mouton Charpy [12].
40
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Une éprouvette Charpy est un barreau de section 10×10 mm2 entaillée en son milieu.
Deux types d'éprouvettes existent, les éprouvettes KCU et KCV, selon que l'entaille a une
forme de U ou de V. Les différences essentielles entre ces types d'éprouvettes sont la surface
de matière testée et le rayon de courbure de l'entaille et donc la triaxialité des contraintes. Les
éprouvettes KCU ne sont pratiquement plus utilisée set ne servent plus qu'à des comparaisons
avec des résultats anciens (suivi de vieillissements thermiques, notamment) [11].
41
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
𝑊0 −𝑊1
K= (II.12)
𝑆
S= surface [𝑐𝑚2 ] ;
K = la résilience [𝐽⁄𝑐𝑚2 ].
42
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
43
Chapitre II généralité sur les propriétés mécaniques
Elle est directement liée au nombre et à la taille des défauts issus de la mise en œuvre,
du montage de la poudre de céramique, de la cuisson et du glaçage. [3]
Taux de porosité
Contraintes internes
Microstructure
44
Chapitre I :
Généralités
sur les
céramiques
Chapitre III partie expérimentale
[Link]
Tous les matériaux interagissent avec des agents extérieurs lorsqu'ils sont utilisés. Les
Propriétés mécaniques concernent la déformation d’un matériau soumis à une force.
L’ingénieur ne peut calculer ni déterminer les charges admissibles sans connaitre les
caractéristiques mécaniques du matériau à utiliser. Le but de notre travail c’est de déterminer
les propriétés mécaniques de carrelage en céramique et en ciment (les carreaux de sol et de
mur) dépendent des conditions d’application des efforts et l’absorption d’eau, par des essais
mécaniques.
Pour l’étude de nos carrelages, on a appliqués deux essais, essai de résilience et essai de
dureté.
Les éprouvettes sont de forme rectangulaire avec une longueur L, une largeur l et une
épaisseur e :
e = 8mm
L = 55 mm
l = 16 mm
45
Chapitre III partie expérimentale
La machine utilisée :
L’appareillage utilisé dans cet essai est une machine spéciale dite « mouton pendule de type
MT3016» disponible au niveau du hall technologie avec une énergie initiale de 15 joule.
La procédure de l’essai :
On a découpé dix (10) éprouvettes sans les entailles parce que le matériau est fragile. On a
trempé cinq éprouvettes dans l’eau pendant 24 Heures. L’éprouvette est disposé sur les
supports, elle doit être centré .on déclenche le marteau immédiatement et l’éprouvette est
frappée par le marteau. On remonte le marteau en position haute et on lie l’énergie de rupture.
Répéter l’opération pour toutes les éprouvettes.
46
Chapitre III partie expérimentale
Résultats obtenu :
On applique l’équation(II.12) :
𝑾𝟎 –𝑾𝟏
K=
𝑺
Les résultats obtenus pour les éprouvettes en céramique trempées dans l’eau sont donnés sur
le tableau III.1 et l’histogramme de la figure III.3 suivant:
Figure III.3 : Résilience pour les éprouvettes en céramique trempé dans l’eau
1
𝑥̅ = 5 [10.313+10.547+10.313+10.703+10.547]=10.485
47
Chapitre III partie expérimentale
1
s= √ ∑𝑛𝑖(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2 =0.151
𝑛
K=10.485±0.152 𝐽⁄𝑐𝑚2
Les résultats obtenus pour les éprouvettes en céramique sec sont donnés sur le tableau III.2 et
l’histogramme de la figure III.4 suivants :
1
𝑥̅ = 5 [10.547+10.703+10.469+10.313+10.547]=10.516
48
Chapitre III partie expérimentale
1
s= √𝑛 ∑𝑛 ̅ 2
𝑖 (𝑥𝑖 − 𝑥) =0.127
K=10.516±0.127 𝐽⁄𝑐𝑚2
La procédure de l’essai :
On a découpé dix (10) éprouvettes sans les entailles parce que le matériau est fragile. On a
trempé cinq éprouvettes dans l’eau pendant 24 Heures. L’éprouvette est disposé sur les
supports, elle doit être centré .on déclenche le marteau immédiatement et l’éprouvette est
frappée par le marteau. On remonte le marteau en position haute et on lie l’énergie de rupture.
Répéter l’opération pour toutes les éprouvettes.
La machine utilisée :
L’appareillage utilisé dans cet essai est une machine spéciale dite « mouton pendule DE
TYPE PHYWE 17558.01» disponible au niveau du hall technologie avec une énergie initiale
de 25 joule.
49
Chapitre III partie expérimentale
Les éprouvettes sont de forme rectangulaire avec une longueur L, une largeur l et une
épaisseur e :
e = 25 [mm]
L = 55[mm]
l = 16 [mm]
Les résultats obtenus pour les éprouvettes en ciment trempées dans l’eau, donnés dans le
tableau et le diagramme suivants :
Tableau III.3 : Résilience pour les éprouvettes en Ciment trempées dans l’eau
Eprouvette Surface (𝑐𝑚2 ) 𝑊0 (J) 𝑊1 (J) K ( 𝐽⁄𝑐𝑚2 )
𝑎1 4 25 8.5 4.125
𝑎2 4 25 7.5 4.375
𝑎3 4 25 6.5 4.625
𝑎4 4 25 7 4.5
𝑎5 4 25 8 4.25
50
Chapitre III partie expérimentale
Figure III.7 : Résilience pour les éprouvettes en Ciment trempées dans l’eau
1
𝑥̅ = 5 [4.125+4.375+4.625+4.5+4.25]= 4.375
1
s = √𝑛 ∑𝑛𝑖(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2 = 0.177
K=4.375±0.177 𝐽⁄𝑐𝑚2
Les résultats obtenus pour les éprouvettes en ciment sec sont donnés dans le tableau et le
diagramme suivants :
51
Chapitre III partie expérimentale
1
𝑥̅ = 5 [4.375+4.687+4.5+4.625+4.25]= 4.487
1
s= √𝑛 ∑𝑛𝑖(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2=0.160
K=4.487±0.160 𝐽⁄𝑐𝑚2
Discussion :
D’après les résultats obtenus, on remarque que la valeur de la résilience des en céramique
trempé dans l’eau et celle des carreaux sec sont relativement la même. La même remarque
qu’on puisse tirer des résultats de test de résilience sur les carreaux en ciment dans les deux
cas (sec et trempé dans l’eau).
Ce qui veut dire que les carrelage utilisé gardent leurs résiliences même si ils sont trempés
dans l’eau.
52
Chapitre III partie expérimentale
53
Chapitre III partie expérimentale
Procédure de l’essai :
On a réalisé les essais par un duromètre sur des surfaces lisses des éprouvettes en céramique,
avec une charge de 153 N, et un pénétrateur bille en diamant (essai C) de diamètre
[Link] 20 seconds d’application de la charge, on a lu le valeur de dureté de notre
matériau. On a répéter l’opération pendant cinq essais .
Ensuite, on a examiné une photographie l’empreinte de la bille par un microscope optique.
Résultats obtenus :
Calcule de moyenne arithmétique de dureté Rockwell (HRC) des carreaux en céramique sec :
1
𝑥̅ = 5 [9+11+13+14.5+14] = 12.3
54
Chapitre III partie expérimentale
1
s= √𝑛 ∑𝑛𝑖(𝑥𝑖 − 𝑥̅ )2=2.04
55
Chapitre III partie expérimentale
On a réduit nous échantillons en poudre pour être placé dans le porte échantillon de l’appareil.
Le diffractogramme donné par l’appareil DRX montré par les figures (III.14) et
(III.15) qui correspond au carreau céramique et carreau en ciment respectivement.
Intensity (counts)
25000
20000
15000
10000
5000
0
10 20 30 40 50 60 70
2Theta (°)
8000
6000
4000
2000
0
10 20 30 40 50 60 70
2Theta (°)
56
Chapitre III partie expérimentale
Diffractogramme est analysé à l’aide d’un logiciel High Score équipé d’une base de
données PDF 2 pour déterminer, les différentes phases présentes dans les échantillons en
ciment et en cé[Link] résultats de cette analyse sont données respectivement par les
figures (III.16) et (III.17)
57
Chapitre III partie expérimentale
58
Conclusion
générale
Conclusion générale
Conclusion générale
La matière première des céramiques est à base d’argile, transformés de façon permanente à
partir de poudres consolidées (mise en forme) et sont densifiées par un traitement thermique
(le frittage). les principaux secteurs, qui sont définis par les produits céramiques fabriqués,
notamment de tuiles, de briques, de pierres réfractaires, de grès ou de porcelaines, et de
carrelages.
Le terme de carrelage désigne à l'origine l'action de poser des carreaux, puis, par métonymie,
le résultat de cette action. L’utilisation des carrelages ont étés mise en évidence depuis
longtemps. Les carrelages sont des dalles minces faites d'argiles et/ou d'autres matières
inorganiques et généralement utilisées pour recouvrir des sols et des murs. Les sont
usuellement façonnés par coulage à barbotine, extrusion ou par pressage à sec à température
ambiante, puis séchés et enfin cuits à des températures suffisantes pour développer les
propriétés nécessaires.
Les propriétés caractéristiques des céramiques sont leur grande résistance mécanique, leur
résistance à l'usure et leur longévité. Chimiquement inertes, elles sont non toxiques, résistent à
la chaleur et au feu. Ils ont généralement des propriétés isolantes et parfois une porosité
spécifique. Les caractéristiques et les propriétés mécaniques des matériaux concernent la
déformation d’un matériau soumis à une force, qui est déterminé par des essais mécaniques
(dureté, résilience).
59
Références
bibliographiques
Chapitre I Généralité sur les céramiques
Bibliographies
[1] James-Mean-Marie Haussonne ; Claud Carry ; Paul Bowen ; James Barton. « Céramique
et verres » : université romandes, Lausanne.
[5] «[Link] ».
[6] Mr. SAFI Brahim, « Procédés et mise en forme des matériaux ; Les produits
céramiques », université Boumerdes
[7] BOUSSAK Hassina, « Effet de la température sur les performances des céramiques
contenant la bentonite de Maghnia » ; UNIVERSITE M’HAMED BOUGARA-BOUMERDES ;
2014/2015
[11] C. Dénéréaz, « Essai de flexion par choc sur un barreau entaillé (résilience) » ; février
2015
[14] Taâmallah Ouahiba, « Effet des traitements mécaniques de surface (TMS) sur
l’écrouissage et la ténacité d’un acier » ; Université BADJI Mokhtar Annaba ; 2012
[15] Sandrine Beauquis, Cécile Joulaud, Marc Lomello, Guillaume Poulet ; « propriétés
mécaniques des matériaux »
Chapitre I Généralité sur les céramiques
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[18] « [Link] »
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d_mine_quartzgold_vein.jpg&oldid=282998222»