Bilan BAFD
Bilan BAFD
Jean-Mark Guérin
N° 85605-DCPA
2010-2012
TABLE DES MATIÈRES
I. De l'animation à la direction.............................................................................................................3
II. Ma formation BAFD........................................................................................................................5
A- Base BAFD................................................................................................................................5
A.1. Présentation de l'organisme.................................................................................................5
A.2. Déroulement du stage..........................................................................................................6
B- Stage en tant que directeur d'Accueil de Scoutisme..................................................................7
B.1. Présentation de l'organisme.................................................................................................7
B.2. Mes motivations..................................................................................................................7
B.3. Missions & Réalisation.......................................................................................................7
C- Stage en tant que directeur adjoint d'un accueil de loisir............................................................9
A.1. Présentation de l'organisme...............................................................................................10
A.2. Déroulement du stage........................................................................................................11
D – Stage d'Approfondissement...................................................................................................12
D.1. Présentation de l'organisme...............................................................................................12
D.2. Déroulement du stage........................................................................................................13
E – Stage pratique en tant que directeur de séjour de vacance.....................................................14
E.1. Présentation de l'organisme...............................................................................................14
E.2. Mes motivations................................................................................................................14
E.3. Mes missions.....................................................................................................................15
III. Les cinq fonctions du directeur....................................................................................................17
A. situer son engagement dans le contexte social culturel et éducatif...........................................17
B. Conduire un projet pédagogique en référence au projet éducatif.............................................20
C. Diriger les personnels ...............................................................................................................21
D. Assurer la gestion de l'accueil...................................................................................................24
D.1. : Gestion pédagogique.......................................................................................................24
D.2. : Gestion technique............................................................................................................25
E. Développer les partenariats et la communication......................................................................26
IV – Conclusion..................................................................................................................................29
Acronymes .........................................................................................................................................30
Annexes..............................................................................................................................................31
Les motivations qui m'ont amené à rentrer dans le milieu de l'animation, et à entamer un
cursus BAFD, sont nombreuses, mais je vais tenter d'y revenir de manière la plus synthétique
possible. Mes débuts dans l'animation ont eu lieu au sortir du Lycée et s'expliquent par une volonté
d’accéder à un poste rémunéré me permettant de m'émanciper en partie (premiers voyages seuls
hors du foyer familial, premiers revenus, etc.). Cette volonté s'est trouvée renforcée dès le stage
initial BAFA réalisé au sein de l'association Temps Jeunes par le plaisir que j'ai pu ressentir à
travailler en équipe et à animer des mineurs dans le cadre de cette formation.
L'association temps jeunes est autant une association de formation que d'encadrement
d'ACM, son projet éducatif met tout particulièrement l'accent sur les droits de l'enfant et
l'autonomisation de ceux-ci, notamment par l'existence de tribunes d'expression (mise en place
« d'agora »), il est à noter que l'association travaille tout particulièrement sur l'intégration de jeunes
en situation de handicap et à la rencontre entre les jeunes pour appréhender et s'enrichir des
différences. Je pense que les orientations spécifiques de l'association ont joué par la suite sur ma
vision de l'animation et le rôle de l'animateur à la fois comme force de propositions d'activités
ludiques et comme vecteur de dialogue et d'ouverte.
Mon engouement pour l'animation s'est trouvé conforté par mon embauche en Contrat
d'Engagement Educatif (CEE) avec la gestion de groupes divers de jeunes et d'enfants, en France et
en Allemagne dans les mois et les années suivantes (cf. C.V. en annexe). J'y ai pu découvrir
progressivement la richesse que représente le travail avec des enfants et l'exigence que celui-ci
requiert, tant en terme de sécurisation qu'en terme de qualité et d'apport pédagogique des activités.
J'insiste sur cette notion de progression, en effet dans un premier temps c'est d'abord le contact avec
les jeunes qui m'a paru intéressant et extrêmement enrichissant (l'autonomisation progressive du
jeune et de l'enfant, apprentissage de la vie en collectivité, mais également le partage d'une certaine
joie de vivre). Dans un second temps, j'ai pu mesurer combien l'animateur pouvait apporter en
construisant des activités de qualités et en tentant de prendre du recul sur ses pratiques (cela se fit en
parallèle de ma progression dans les études, l'un étant inextricablement lié à l'autre).
Un élément déclencheur dans mon parcours est la transition que j'ai pu faire d'un
engagement professionnel à un engagement bénévole. En effet, à l'appel d'un ami j'ai rejoint
l'association Scouts & Guides de France (S.G.D.F.) au début de l'année 2008. Les« Scouts & Guides
de France » sont une association Loi 1901 d'éducation populaire dont le projet éducatif repose sur la
méthode scoute telle que définit par l'Organisation Mondiale du Scoutisme et qui peut se décliner en
cinq dimensions bien distinctes (qui constituent les « fondamentaux du scoutisme ») : Vie en
équipe ; vie dans la nature ; progression personnelle ; symboles d'adhésion à des règles communes
de vie (Loi et promesse) ; autoéducation par l'action ; cadre symbolique (usage ludique, éducatif et
pédagogique de l'imaginaire) ; relation éducative entre l'adulte et le jeune. Plus particulièrement, les
S.G.D.F. ont comme objectif général de permettre à chaque jeune de devenir un « citoyen actif,
utile, heureux et artisan de paix ». En effet, si j'avais déjà réfléchi à mon positionnement
d'animateur et d'éducateur à travers les formations BAFA en tentant petit à petit d'améliorer
qualitativement mes activités, il m’apparaît que c'est véritablement lors de cette transition que j'ai
donné sens à mon action.
Prolongeant mon engagement, et après un long temps passé au sein d'un Groupe local
(structure de l'ACM) en tant qu'animateur (2008-2010), directeur adjoint (2009) et directeur (2011)
(j'ai entre-temps obtenu ma qualification de directeur du scoutisme français me permettant de
diriger un accueil de scoutisme), il m'est apparu comme logique -au vu de mon cursus- de
m'impliquer dans la formation des jeunes adultes au sein de l'association. Cela motiva ma décision
de me former au stage initial BAFD des S.G.D.F. (nommé « Cham »), mais également à suivre une
formation spécifique de formateur et à accepter un poste d'accompagnateur pédagogique aux
S.G.D.F. Dans ce rôle d'accompagnateur pédagogique, j'ai eu à accompagner, former et conseiller
les directeurs et les animateurs sur un nombre donné d'équipes pédagogiques (unités). Pour ma part,
il s'agit de 7 équipes différentes (20 à 30 animateurs) ayant en charge des enfants de 8 à 11 ans.
Il me semble important de signaler, bien que cela a été évoqué en filigrane et est visible sur
le C.V., que mon cursus s'inscrit à côté d'études très prenantes, d'engagements associatifs divers
(notamment sportifs) et d'un travail d'informaticien qui vise à financer mes études. Cela explique le
caractère discontinu de mon parcours.
Ma formation BAFD débuta en 2010 avec le passage du premier stage théorique bien qu'en
vérité un questionnement quant au rôle et à la place du directeur vint plus tôt, aux alentours de
2008-2009 avec mon entrée dans le scoutisme. Mon dernier stage pratique s'acheva à la fin de l'été
2012. Entre temps j’eus l'occasion de faire deux stages pratiques entre la base et le
perfectionnement, pour des raisons que je détaillerais plus bas. Il convient de noter, si cela n'est pas
encore apparu précédemment, que j'inclue très largement mes expériences dans le scoutisme, en
particulier celle d'accompagnateur pédagogique, dans ma formation bien que ces mandats ne fussent
pas directement formellement partie prenante de la formation BAFD. Je vais à présent détailler ce
parcours de formation.
A- Base BAFD
1. Situer son engagement dans le contexte social, culturel et 3. Diriger les personnels ;
éducatif ; 4. Assurer la gestion de l'accueil ;
2. Conduire un projet pédagogique en référence au projet 5. Développer les partenariats et la
éducatif ; communication.
Outre cela, les points d'attentions que j'avais relevés en fonction de mon observation sur
l'année, mais également du stage de base sont :
→ Mise sur pied d'une équipe d'animation ;
→ Plan d'accompagnement des animateurs, stagiaires ou non ;
→ Prise en charge de la communication avec les parents et réflexion à un plan de communication ;
→ Construction détaillée du projet pédagogique en lien avec le projet éducatif et selon les besoins
circonstanciés ;
→ Organisation administrative du camp.
Il m'a fallu prendre en compte un certain nombre d'éléments au cours de l'année, en
particulier le fait qu'un seul de mes deux animateurs sur l'année participerait au camp, mais
également l'intégration d'un groupe d'enfants venant d'un autre accueil et d'une partie de l'équipe
pédagogique de ce groupe. Ce groupe ne pouvait partir en séjour, en raison d'un nombre insuffisant
d'animateurs et de directeurs bénévoles. De cela résulte que j'ai dû recruter des animateurs
supplémentaires et adapter mon projet afin de permettre à tous les enfants de passer des vacances
sécurisantes et distrayantes. Dans un premier temps, cela fut difficile, car il me fallait prendre en
compte la situation spécifique et adapter mon action : j'y reviens en détail lorsque j'aborde les cinq
fonctions de l'animateur.
Concernant le recrutement, je l'ai réalisé par l'activation de mon réseau (recrutement d'un
ancien bénévole ayant déjà travaillé avec moi), mais également par la recherche dans le vivier que
constituent les jeunes adultes au sein de l'association. En effet, j’espérais très largement pouvoir
diversifier les profils afin de véritablement enrichir l'expérience réciproque des animateurs et la
mienne, mais également afin de proposer aux enfants un camp de qualité ou dynamise, créativité et
expérience conjuguée des animateurs seraient présent sans cesse. Il s’avère que cela fut plus
difficile que prévu en raison d'une pénurie de bénévoles. Dans un premier temps j'ai donc recruté,
durant l'année, une animatrice bénévole issue d'un autre mouvement scout. Ensuite, pour le camp,
j'ai fait appel à de jeunes adultes du mouvement, réalisant par ailleurs un projet de solidarité
internationale (les « compagnons »), fraîchement formés, mais sans avoir encore été en situation
d'animation5. Pour compléter l'équipe, il me semblait qu'il fallait un animateur chevronné afin
d'aider les animateurs stagiaires, j'ai donc fait appel à un animateur avec qui j'avais pu travailler
auparavant que j'ai pu placer en situation d'adjoint, avec comme mission spécifique d'aider à la
5 Ils étaient stagiaires BAFA
Mon équipe d'animation était donc constituée de deux jeunes stagiaires BAFA (18 et 19 ans),
d'une animatrice du scoutisme français avec de l'expérience (21 ans, 4 ans d'expérience d'animation
dans le scoutisme) et d'un animateur BAFA6 ayant également une grande expérience (4 ans
d'animation, 2 ans de direction au sein d'accueils de scoutisme). Cela m'a permis d'impliquer chacun
dans la réalisation du projet pédagogique à travers une évaluation de l'année (points positifs/points à
améliorer), une réflexion sur la spécificité du public (notamment le nombre important de filles
relativement au nombre de garçon) et une ébauche de priorisation en fonction du bilan effectué avec
les animateurs d'année des deux équipes pédagogiques. J'ai pour ma part essentiellement imposé la
verbalisation des priorités mise en exergue par les animateurs et proposé un canevas de vie
quotidienne que les animateurs ont pu largement amender et commenter. Je reviendrais dans la
seconde partie, détaillant les cinq fonctions du directeur, plus en détail là-dessus, mais j'ai
particulièrement été satisfait par l'implication des animateurs dont je pensais qu'elle serait moins
évidente à amorcer. Cela a été d'autant plus important que le projet pédagogique fut délicat à
réaliser en raison de la fusion de deux accueils et donc, comme je l'explique plus loin, de la prise en
compte de deux réalités spécifique.
Dans une volonté de diversifier mes approches pour enrichir mon cursus, j'ai voulu avoir deux
expériences différentes avant de passer l'approfondissement BAFD. Plus précisément, j'avais envie
d'avoir une expérience en Accueil de scoutisme en vue de mes projets et de mon inscription dans le
bénévolat et une expérience en Accueil de loisir afin d'obtenir une expérience que je n'avais encore
jamais eue. En raison de vacances réduites (rédaction du mémoire de master, travail pour financer
6 Cet animateur possédait également la qualification d'animateur du scoutisme français et la qualification de directeur
de scoutisme français : il avait lui-même déjà dirigé des accueils de scoutisme.
7 Il s'agit de sept points détaillés en sous-objectif opératoire : 1) participer à la mise en oeuvre du projet éducatif et de
la vie collective ; 2) Encadrer et animer les activités dans le cadre d’un projet d’activité ; 3) Assurer la sécurité et
veiller au bien ; 4) Encadrer et animer la vie quotidienne ; 5) Agir au sein d’une équipe d’animation ; 7) Prendre du
recul sur soi et sur son action. Il va de soi que l'auto-évaluation que je propose aux animateurs ne porte pas sur ces
points vagues, mais sur des points particuliers plus immédiatement saisissables et aux enjeux plus immédiats. Il me
semble important de mettre sans cesse en avant des points acquis en plus de ceux qui semblent à acquérir cela
amenant une réflexivité à la fois plus positive et plus nuancée.
8 Travers que j'espère compenser par une direction longue en second stage pratique.
9 cf. carte d'identité en annexe 6.
10 Ce jeu possède une popularité, immérité à mon sens, indéniable chez les animateurs que j'ai pu rencontrer : il s'agit
de mettre au centre de l'espace choisi un ballon avec une personne choisie pour le surveiller. Le but du jeu est de
parvenir à taper dans le ballon sans que la personne au centre n'ait dit votre nom. Si d'aventure quelqu'un touche le
ballon, toutes les personnes nommées sont « libérées » et il faut recommencer. Pour ma part j'encourage les
animateurs à diversifier les activités, mais également à introduire des règles supplémentaires à ce jeu afin de
supprimer la dimension victimaire (le jeune étant seul face aux autres et ayant, sans cesse, à recommencer son
labeur, comme Sisyphe menant son rocher sans fin) en mettant plusieurs personnes au centre ; en introduisant une
rotation. Ce jeu reste néanmoins intéressant en ce qu'il est plébiscité par les jeunes également et qu'il demeure un
jeu de connaissance.
D – Stage d'Approfondissement
11 Signifiant « Coordination pour Promouvoir Compétences et Volontariat », mais seul l'acronyme est utilisé, aussi
bien dans les statuts que dans leur communication.
12 Voir : http://www.cpcvidf.asso.fr/CPCV/Projet-Associatif
20 Cela renvoie très largement à des discussions que j'ai pu avoir avec les directrices au sein du centre social des
Barbière à propos du C.E.E. : étant pour une application stricte du Code du travail je souhaitais éviter de retenir les
animateurs en dehors des heures prévues (la réunion à la fin de la journée durant une heure). La rémunération
d'heure supplémentaire étant un sujet compliqué. À l'heure actuelle, il me semble que le meilleur moyen soit la mise
en place de demi-journée de préparation instituée en dehors des heures prévues d'animation.
21 cf. glossaire.
22 OFFICIELS Journaux, Restauration collective de plein air des accueils collectifs de mineurs - Guides de bonnes
pratiques d’hygiène - brochure 5940, Direction des (DJO), 2010, 80 p.
« Situer son engagement dans le contexte social, culturel et éducatif », renvoi tant à une
capacité à réfléchir sur son engagement (réflexivité) qu'à une capacité à percevoir les spécificités
structurelles ou conjoncturelles liées au contexte social, culturel et éducatif. C'est de la façon, dont
ces deux compétences (réflexivité ; évaluation) ont pu être acquise ou ont pu évoluer que je vais
développer dans cette sous-partie.
Au début de ma formation BAFD, il me semble que ma vision du rôle de directeur était
relativement étroite, ne me permettant pas de voir l'envergure que prend l'action du directeur. Ainsi,
si la réflexivité était chose acquise par ma formation universitaire de sociologue 23 -cela étant
largement souligné par mes évaluations BAFD, mais également par l'évaluation des pairs-, je
n'avais pas encore l'expérience ni la maturité pour pratiquer une évaluation complète et pertinente
du cadre de mon action. Ainsi, le stage de base m'apporta des connaissances théoriques qu'il m'a
fallu mettre en pratique.
De fait, mon premier stage pratique en accueil de scoutisme m'apporta une opportunité de
réfléchir à la mise en place d'un projet pédagogique particulièrement adapté à la réalité du terrain.
Ainsi, j'ai eu à prendre en compte une fusion entre deux groupes d'enfants issus de deux accueils de
scoutisme de quartiers différents avec des spécificités (mixité dans l'une, cadre non mixte dans
l'autre ; communication différente ; différence de niveau de vie de certains parents ; etc.) et des
contraintes de communication particulière. J'ai par exemple dû communiquer avec des parents qui
ne m'avaient jamais vu auparavant. Si l'on pense que ces parents ont l'habitude d'apprendre à
connaître le directeur durant toute l'année, qu'une partie des animateurs qu'ils connaissaient sont
partis, qu'ils me découvraient comme directeur, l'on comprend l'enjeu de la communication à leur
encontre. Ainsi j'ai dû me reposer sur l'animatrice que les parents connaissaient et en qui ils avaient
confiance afin de prendre contact et j'ai préparé la réunion avec elle afin d'organiser une transition
douce et d'obtenir leur confiance. Cette confiance fut notamment acquise par une transparence
totale du projet de camp et du projet pédagogique (j'ai ainsi pris le temps de présenter précisément
l'affectation de l'argent qui leur était demandé). Du reste, je me suis tout particulièrement appuyé
sur le projet éducatif des S.G.D.F. et des outils mis en place par le mouvement afin d'adapter le
projet pédagogique et le rendre le plus souple possible relativement à la situation. J'ai par exemple,
avec l'aide de l'équipe d'animation, mis en place des temps spécifiques pour les garçons qui n'étaient
que cinq sur vingt-quatre (une après-midi avec les animateurs, quelques petites activités aux temps
calmes s'ils le souhaitaient). Nous avons également organisé des conseils pléniers régulièrement
avec un carnet spécifiquement prévu pour évaluer l'humeur du groupe et son ressenti vis-à-vis des
activités. J'ai tenu à ce qu'avec les animateurs nous panachions les équipes (par tente) de manière à
favoriser l'entraide et la cohésion. Si cette imposition peut sembler discutable, il s'avère qu'elle fut
23 Le sociologue en tant que partie prenante de ses objets de recherches (p. ex., je travaille sur le rapport au vote des
étrangers en étant moi-même pour partie étranger) est largement amené à pratiquer une forme de « rupture
épistémologique » ou rupture avec les prénotions qui découle d'un positionnement réflexif, pour le dire plus
simplement, le sociologue sera amené à prendre en compte tous ses a priori, mais également à accepter la non-
neutralité de son positionnement dans ses réflexions. Ainsi, j'ai, pour ma part, un certain rapport au vote, mais il me
faut accepter que celui-ci me soit propre et n'est probablement pas celui des personnes que je vais questionner, mais
il faut également que j'aille plus loin encore : en quoi cela m'amène-t-il à interpréter de manière faussée les
réponses. Cela force à toujours se poser la question : pourquoi untel/unetelle dit-il/elle cela ? Quel est mon rapport à
cette affirmation/réponse ? Pourquoi ?
Cette première expérience m'a permis de voir comment situer son engagement, mais c'est
réellement lors de mon second stage en accueil de loisir que j'ai pu voir à l’œuvre l'importance de la
prise en compte du contexte social, culturel et éducatif. En effet, cela est au cœur de la mission d'un
centre social dont la fonction est de nouer le lien social. Cela était intéressant et instructif en ce que
l'inscription de l’accueil de loisir dans un contexte précis avait été bien plus largement réfléchie
(notamment pour les différentes demandes de subventions) et avait été davantage formalisé. J'y ai
pu apprendre cette formalisation et comprendre l'importance de cet ancrage. Ainsi, j'ai eu à
accompagner des animateurs qui venaient de milieux différents et/ou avaient connu des trajectoires
et des scolarités différentes. Ma façon de m'exprimer, tant en raison de ma socialisation que de mes
études, a pu ainsi passer pour une forme de violence symbolique pour les uns et pas pour les autres.
Il m'a donc fallu prendre conscience de cela, neutraliser la violence du discours par l'attention du
choix des mots. Cela va même plus loin, car ce problème se posait aussi avec les enfants et les
parents. Si dans un premier temps j'ai pu essuyer quelques remarques, il me semble que mon
ajustement fut efficace, car bientôt les remarques cessèrent et la gêne s'estompa. Je pense
notamment que cela est lié à une posture réciproque de confiance : j'ai tenté d'être le plus cohérent
possible sans non plus affirmer que j'étais ce que je n'étais pas (je ne me suis pas pris à reprendre un
argot que je ne maîtrisais pas, mais je n'entendais pas imposer ma façon de parler). Je pense
d'ailleurs que cela participe largement de cette première dimension : situer son engagement c'est se
situer vis-à-vis des autres, c'est accepter la différence et c'est s'enrichir à son contact.
Une autre expérience fut largement structurante pour moi : mon mandat d'accompagnateur
pédagogique chez les S.G.D.F.. Cela m'obligea à réfléchir, en concertation notamment avec les
différents membres du pôle développement25 de l'instance départementale, à la façon dont le
scoutisme répond aux besoins et aspirations de certains sans toutefois représenter une solution pour
beaucoup. En cela, j'ai pu apprécier la complémentarité de différents organismes de jeunesse et
d'éducation populaire à travers mes différentes expériences. Cela m’amène notamment à insister
sur mon positionnement qui est clairement scout et ancré dans le scoutisme. Par la méthode scoute,
par la mise en place et l'animation de cette méthode, j'espère pouvoir amener de manière ludique et
éducative des enfants et des jeunes à devenir des « citoyens actifs, utiles, heureux et artisans de
paix ». J'ai conscience, par la diversité de mes expériences, que cela ne répond pas aux besoins de
tous et que trop souvent le scoutisme s'adresse, s'agissant de Lyon, plutôt à une population de
centre-ville. J'ai pu aider et accompagner des propositions de scoutisme en milieu populaire et ai pu
voir, grâce à l'adaptation des principes pédagogiques classiques des S.G.D.F., de très intéressantes,
pertinentes et riches activités en ce sens. Par exemple, nous avons pu apprendre à des enfants qui
n'avaient jamais eu cette expérience, à s'orienter grâce à une boussole, à lire une carte, à déchiffrer
des codes dans le cadre d'un jeu de piste, etc. Il m’apparaît cependant que le centre social dans
lequel j'ai fait mon stage parvenait avec plus de facilité et, peut-être, d'efficacité à amener aux
24 Du type « météo » : concernant leurs équipes, mais également d'autres points, les enfants peuvent positionner
n'importe quand dans le séjour -en changeant également leur décision- un nuage, un éclair ou un soleil afin de
marquer leur « humeur ».
25 Le pôle développement est en charge de la politique de développement du mouvement au niveau d'un département,
consistant notamment en la mise en exergue des besoins et des aspirations des publics qui pourraient être intéressés
par le scoutisme.
Concernant le positionnement que j'ai pu avoir, j'insiste donc sur trois points qui me
semblent essentiels : lors de ces stages, j'ai pu développer la réflexivité nécessaire à la mise en
exergue désenchanté de mon positionnement ; j'ai également largement vu comment je pouvais me
positionner en fonction du contexte ; j'ai enfin largement conscience que mon positionnement reste
limité aux contextes que j'ai pu vivre et mon stage au CPCV m'a laissé entrevoir des contextes où le
positionnement est nécessairement bien plus complexe et différent. De cela je retire que je parviens
nettement à me positionner (ce que mes évaluations ont pu montrer) dans des contextes que je
maîtrise bien ou que j'ai appris à maîtriser, mais que mes expériences restent limité en allant au-delà
du scoutisme, mais moins loin que je ne le voudrais.
Si cela renvoie avant tout au positionnement relatif au contexte, il me semble , pour finir,
qu'il me faut dire quels sont les points importants du positionnement du directeur en toute
circonstance. Aujourd'hui, à l'issu de cette formation, il me semble que le directeur est celui qui : 1)
donne un cap et décide en dernier ressort ; 2) s'assure de l'accompagnement et de la formation
continue des animateurs ; 3) s'assure du cadre sécuritaire (au sens positif du terme) et de
l'application du projet pédagogique afin de permettre la mise en place de l'éducation populaire ; 4)
dialogue avec les personnels. Cela j'ai pu particulièrement m'en rendre compte lors de mon premier
stage pratique au sein du scoutisme. À la fois par la mise en place du projet pédagogique, mais
également par la gestion du dialogue avec une animatrice qui ne parvenait pas à surmonter un
blocage vis-à-vis de l'animation. Je me suis également forgé la conviction de l'importance de ce
quartet via mon second stage pratique en séjour de vacance : ayant à tout organiser j'ai eu à décider
en dernier ressort et prendre les responsabilités entières de l'accueil, ce qui n'était pas encore
parfaitement évident à travers les précédentes expériences (cela est précisé en partie C. : « Diriger
les personnels »).
Pour finir, j'aimerais revenir sur un positionnement absolu qui participe de cette formation
bien que ce ne soit pas celui de directeur : le positionnement de l'adjoint du directeur. Au vu de mon
expérience, il me semble que ses missions sont différentes, il lui revient en effet de : 1) coordonner
et accompagner la mise en place des activités ; 2) participer à l'évaluation des activités, mais
également du projet pédagogique et de l'administration de l'accueil ; 3) permet un dialogue
harmonieux avec entre animateurs et avec le directeur. Sans trop détaillé cela, ce positionnement fut
celui qui m'a été réclamé lors de mon premier stage pratique en accueil de loisir et il me semble
qu'il est distinct de celui du directeur en ce qu'il le complète. Par ailleurs il m'a fallu occuper tours à
tours, ou plutôt en même temps, ces deux positionnements lors de mon second stage pratique en
séjours de vacance : il me semble que c'est là quelque chose de normal sur de petites structures ou la
frontière entre les rôles est nécessaire plus poreuse et où il convient d'être plus « souple » sur ses
pratiques. Ce positionnement du directeur adjoint résulte enfin d'une négociation entre lui et le
directeur : il me semble que l'énumération que j'ai pu faire plus haut résulte de mon expérience,
mais peut s'écrire différemment. Ainsi, une amie directrice a confié à son adjoint la charge de
l'économat et de la comptabilité. De cela je retire que le fonctionnement que je suggère dépend
intrinsèquement de la négociation, réalisée en amont, formalisé dans le projet pédagogique entre le
directeur et son (ses) adjoint(s).
26 J'ai en tête cette définition à ce propos : « l'éducation populaire, c'est l'ensemble des moyens qui permettent de
donner à tous les hommes l'instruction et la formation nécessaires afin qu'ils deviennent des citoyens aptes à
participer activement à la vie du pays » (CACERES Benigno, Histoire de l'éducation populaire, Collection du
Seuil, 1964, 255 p. )
Situer son engagement ne sert à rien sans application pratique, ainsi la réflexivité et
l'évaluation27 sont au service du projet pédagogique dont la source est le projet éducatif de
l'organisateur de l'accueil. « Conduire un projet pédagogique en référence au projet éducatif »
découle donc de la compétence précédente et c'est donc assez naturellement que ma formation à ce
sujet a suivi une courbe similaire.
Ayant pris conscience de l'importance de la dimension programmatique du projet éducatif
lors du stage de base, j'ai mis particulièrement l'accent sur la conduite du projet pédagogique en lien
avec le projet éducatif lors du premier stage pratique, ayant mis cela en exergue à l'occasion du
premier entretien que je fis pour le stage en question. Sans rentrer dans tous les détails que j'ai pu
exposer précédemment (les projets pédagogiques étant en annexes 1 et 4), j'ai lors du premier stage
écrit le projet pédagogique à partir des constats de fin d'année des deux accueils faits par les
animateurs.
Mais ce ne fut pas la seule origine du projet pédagogique, il me semblait que je ne pouvais pas
réaliser le projet pédagogique sans les animateurs j'ai donc tenté de les impliquer au maximum en
les aidants à formaliser les buts et objectifs qui semblaient devoir découler des constats. Ainsi, nous
nous sommes rendu compte que certains des mineurs avaient un rapport mercantile à l'amitié,
essayant « d'acheter » les autres mineurs via des goûters par exemple. Nous avons également fait le
constat que les outils proposés par les S.G.D.F., et directement liés au projet éducatif, n'étaient que
peux utilisés.
Nous avons donc énormément utilisé les outils mis à disposition par l'association en adaptant
l'imaginaire de progression personnel aux enfants et à un imaginaire de séjour. In fine, nous avons
axé notre action autour de ces trois buts :
1. Permettre au jeune de s’affirmer par le choix de sa progression personnel
2. Réfléchir à la différence filles/garçons ; aux préjugés genrés et dépasser l’altérité sexuelle
pour entrevoir la nécessaire complémentarité entre louveteaux et jeannette
3. Vivre dans la nature : comprendre les atouts qu’offre la simplicité de la vie en camps ;
apprendre des techniques de vie en camp
L'idée étant, entre autres, d'amener de manière ludique les enfants à réfléchir aux différences
(fille/garçon ; pauvre/riche ; etc.). Cela passa par des discussions animées (jeux), mais également
par la vie quotidienne (par exemple, la vie dans la nature est une merveilleuse occasion d'amener les
mineurs à réfléchir à une certaine vacuité de la possession.) Répondant en cela au projet éducatif
des scouts et guides de France qui se décline en quatre axes :
1. Habiter autrement la planète
2. Vivre ensemble
3. Éduquer des garçons et des filles
4. Construire sa personnalité
De manière générale, nous avons largement dû adapter ce projet en raison des conditions
climatiques très défavorables (il a plu durant toute la durée du séjour), pourtant, nous avons pu
tenir ces buts et répondre à nos objectifs de manière satisfaisante. Ayant discuté de cela avec mes
animateurs, il est ressorti que la préparation en amont de ce projet et le fait que chacun ai fait sien
ce projet a permis d'être particulièrement flexible : chacun savait ce que nous voulions faire en fin
27 Que ce soit l'auto-évaluation ; l'évaluation des pairs ; l'évaluation des supérieurs hiérarchiques ; l'évaluation des
institutions prévues à cet effet ou, plus importantes encore, l'évaluation portée par les animateurs et les mineurs).
Ayant débuté ma direction au sein des S.G.D.F., j'en retire des méthodes de management
principalement axé sur la collégialité. Ainsi, j'ai d'abord eu à diriger des personnels bénévoles avec
une différence hiérarchique faible (chacun étant sur un pied d'égalité au sein de l'association). Mes
expériences dans le scoutisme m'ont donc largement permis d'expérimenter la négociation et la
discussion des décisions, mais également amener à discerner plus difficilement mes responsabilités
qui semblaient davantage diluées dans cette collégialité.
Mon recrutement à des postes rémunérés m'aura justement permis de discerner avec plus
d'acuité cette responsabilité vis-à-vis des animateurs. En effet, le fait d'être salarié met de manière
plus saillante en avant les rapports hiérarchiques et malgré ma volonté de mettre la collégialité, ou
du moins une protocollégialité, au cœur de ma pratique de direction, je me suis rendu compte que
cela n'allait pas de soi. J'ai notamment vécu cela, par exemple, lorsque j'ai voulu interroger des
28 En effet le projet éducatif chez les Scouts et Guides de France étant détaillé, cela conditionne de manière
relativement importante le projet pédagogique.
• Il organise la communication avant, pendant, Les animateurs auront pour missions principales de remplir
et après le séjour, entre toutes les personnes les engagements suivants (par ordre de priorité).
impliquées dans le fonctionnement des séjours.
• Sécuriser : Garantir la sécurité physique, morale et
• Il reste en relation avec les familles, Temps affective de l’enfant, ce qui renvoie notamment à
Jeunes, les prestataires et les autorités l’hygiène, à l’alimentation et à la sensibilité des
extérieures. jeunes.
• Outre la préparation des séjours, il est • Animer : garantir à l’enfant un bon séjour, riche en
responsable du bon déroulement des séjours et animations, sans moments creux où l’ennui peut
se doit d’assurer la cohésion et la motivation s’installer.
de l’équipe pédagogique, dans le respect du
• Éduquer : garantir le respect des règles de base de
projet éducatif de Temps Jeunes.
la vie en collectivité (politesse, respect de l’autre du
• Il est responsable des enfants dont il a la matériel et des règlements, etc.).
charge.
• Instruire : donner à l’enfant des connaissances et
• Il propose, coordonne voire met en place les des savoir-faire. Tout particulièrement dans le
activités afin de faciliter la tâche de ses domaine du campisme et de la vie en plein air.
animateurs afin de permettre aux jeunes de
profiter pleinement du séjour et aux adultes de
proposer des activités de qualité.
• Il a un rôle permanent de formateur et est tout
particulièrement à l'écoute des animateurs.
Cela montre bien à mon sens la porosité possible entre les rôles du directeur et de
l'animateur que j'ai pu mettre en place (petit séjour), mais également ma volonté de distinguer les
rôles et d'assumer le positionnement évoqué en « A ». Chaque animateur se doit de prendre la
responsabilité de certaines activités et doit rendre compte de l’exécution de ces activités, il revient
au directeur de s'assurer de cette exécution et du cadre dans lequel l'activité a lieue. D'autre part il
convient à mon sens de préciser et de responsabiliser les animateurs sur la vie quotidienne : cela
permet de montrer l'exemple, mais également d'amener les animateurs à s'investir dans la vie
quotidienne. Les mêmes choses sont demandées au directeur (ou son adjoint selon la taille du
centre) selon moi : à lui d'être exemplaire et de participer à la vie quotidienne voire à la préparation
des activités. Ainsi j'ai inscrit dans le projet pédagogique en Annexe 5 cette participation et je crois
que cela revêt une indéniable importance.
Somme toute, ma direction des équipes pédagogique a progressivement évolué, en raison
notamment de ma maturation et d'un positionnement progressivement plus clair. Cela est
probablement lié à mon mandat d'accompagnateur pédagogique chez les S.G.D.F. qui bien que ne
faisant pas partie d'un stage s'est déroulé en parallèle sur une année et m'apporta une réelle
expérience dans le management d'adulte ayant eu à accompagner plusieurs directeurs et animateurs.
Ainsi, j'ai eu parfois à accompagner des animateurs expérimentés qui n'entendaient pas nos
demandes insistantes de formalisation du projet pédagogique. J'ai eu par exemple, un accueil avec
un projet pédagogique quasi vierge et aucun questionnement de la part des animateurs. En fait, il
m'a fallu comprendre que cela résultait très largement du fait que ceux-ci ne comprenaient pas
l'intérêt d'un tel document en raison des habitudes (cela ne leur avait pas été reproché) et d'un
Le fait d'avoir été formateur BAFA fut utile à d'autres titres : il m'a permis de largement
décomplexer mon rapport au recrutement. En effet, le recrutement dans le scoutisme est d'une
redoutable complexité en raison de sa simplicité apparente : le bénévolat rend plus difficiles les
rapports de forces permettant de choisir ou non ses animateurs. J'ai par exemple eu à animer (en tant
qu'animateur) avec un animateur dont la pratique me semblait douteuse en ce qu'elle mettait en
danger la sécurité morale et affective des mineurs (blagues douteuses) voire parfois physique (jeux
de nuits par exemple) : le dialogue fut difficile et n’aboutis à rien. Le fait d'avoir été formateur
BAFA, mais également d'avoir suivi le premier stage BAFD donne ainsi une idée plus précise des
attendues du BAFA et une expérience qui permet de trouver les mots afin d'expliquer le problème
des actions ou du positionnement de l'animateur. De fait, ayant eu à diriger cet animateur par la
suite, il m'a été possible de lui dire que son manque de formation pouvait être préjudiciable, ce qu'il
a entendu et corrigé, aujourd'hui je parviens sans aucun problème à envisager de « renvoyer »
certains animateurs scouts et de dialoguer à ce sujet en expliquant mon positionnement lié non pas à
la personne, mais à sa pratique, ce qui était difficilement concevable avant le début de mon stage.
Ce problème du choix des animateurs se pose différemment avec des animateurs salariés : là il est
nécessaire de faire un choix parmi un nombre fini de candidatures avec parfois la cruelle nécessité
S'il est un point que je n'évoque pas, c'est la gestion des personnels salariés ne faisant pas
partie de l'équipe pédagogique. Cela tout simplement, car je n'ai pas eu cette expérience lors de mes
stages. Deux remarque cependant concernant ce point. D'une part, j'ai eu à gérer des personnels par
ailleurs dans le cadre de mes différents emplois (informaticien pour payer mes études, organisateurs
de journées d'étude, organisateurs d'événements, chargés de Travaux dirigés à l'université, membre
du bureau exécutif d'une Association Sportive, etc.). D'autre part, je n'ai pas l'ambition de diriger
particulièrement des accueils requérant la gestion de personnels de service, mon engagement étant
avant tout bénévole et mes projets futurs s’inscrivant principalement dans le scoutisme.
J'avais préparé une fiche d'activité type lors du premier stage pratique que j'ai modifié lors
du second en accueil de loisir et finalisé pour le dernier stage en séjour de vacance, il est disponible
en annexe 3. Concrètement, cela a bien marché lors du premier stage bien que de nombreuses
informations manquaient (notamment le lien avec l'imaginaire), mais il apparaît qu'il est
particulièrement dur d'expliquer à des animateurs salariés qu'il est nécessaire de faire une
préparation non rémunérée. Cela est très largement compréhensible et j'ai pour cela organisé (lors
du stage en séjour de vacance) des journées de préparation, mais l'usage de cette fiche fut fort limité
lors du séjour. Si les activités furent de bonne facture, il me semble que cela est encore perfectible et
que l'outil de la fiche d'activité est de qualité, 31 mais qu'il convient de le retravailler et de mieux
l'amener auprès des animateurs.
Concernant les deux stages où je fus directeur (et non pas directeur adjoint où je ne
m'occupais pas de la gestion technique), ce furent des accueils en camping. Lors du stage en accueil
de scoutisme, la charge de l'intendance était partagée, une animatrice ayant pour mission de faire les
30 Par exemple une distribution de « fleurs » en papier durant le repas avec un numéro d'équipe caché dans un pétale.
31 Cela est notamment visible par la réalisation de certaines activités complexes de très bonne qualité en terme de
filage, de sécurité, de participation des jeunes comme un cluedo « cold case » qui avait été entièrement rédigé et
préparé en amont par une animatrice.
32 Approximations et arrondis.
Une difficulté que j'identifie est la gestion des contrats et de la sécurité de vastes
installations et locaux (gros centres) : cela n’apparaît pas dans mes expériences. En effet, j'ai
toujours vérifié, le cas échéant lorsque j’étais directeur, les registres de sécurités, les contrats et
diplôme des employés du prestataire ; j'ai réalisé les affichages obligatoires (p. ex. interdiction de
fumer) ; etc. Mais cela va parfois beaucoup plus loin que ces simples précautions : notamment
lorsque le directeur à en charge des personnels de service et de grands centres dont il est
directement responsable (et non pas un prestataire).
Il me semble important de souligner cependant que cela ne renvoie pas à un besoin identifié dans
mon projet au sein de l'animation, en effet, comme évoqué précédemment, je n'entends pas diriger
d'ACM dans des centres importants. D'autre part, il me semble que ces lacunes peuvent être
comblées en ce qu'elles reposent davantage sur des connaissances théoriques (les normes de
sécurité, le droit du travail) que sur une nécessaire et indispensable expérience. En ce sens, il me
semble, et cela ressort des bilans que j'ai pu faire que ma gestion technique des accueils que j'ai eu à
diriger fut suffisante et satisfaisante.
Le stage initial m'aura permis de me rendre compte que la communication et les partenariats
participent également d'une planification plus large et pensée en fonction du projet pédagogique.
Ainsi, de mes précédentes pratiques (notamment) il m'est apparu que je devais formaliser davantage
mon plan de communication vis-à-vis des parents 34. En effet, j'ai vu à deux occasions des effectifs
de mineurs se déliter en raison d'un manque de communication ou d'une communication trop
anarchique, voire parcellaire. J'ai donc réfléchi à un plan de communication lors de mon premier
stage pratique, il se décompose comme suit :
33 OFFICIELS Journaux, Restauration collective de plein air des accueils collectifs de mineurs - Guides de bonnes
pratiques d’hygiène - brochure 5940, Direction des (DJO), 2010, 80 p.
34 Communication que je mettais déjà en place, mais de façon non réfléchie ou ordonnée
35 Via les documents obligatoires types projet pédagogique, mais également via des entretiens téléphoniques ou de
visu
Sans revenir globalement sur ce qui fut dit précédemment, il semble donc que ce cursus fut
pour moi l’occasion d’acquérir une connaissance théorique et pratique considérable dans le champ
des 5 domaines relatifs à la formation. Bien sûr, rien ne saurait être totalement terminé, rien ne l'est
jamais, et mes expériences sont incomplètes par endroits bien qu'il me semble qu'elles recouvrent
déjà un pan conséquent de la formation. Parmi les éléments qui me manquent, figure en réalité
principalement l'expérience relative aux « grands » centres et la gestion plus conséquente de
personnel (notamment des personnels de service) ainsi que la gestion de leur contrat. Comme dit
précédemment il me semble cependant que cela n'est pas central au vu de ma trajectoire et de ma
projection future.
De manière plus générale, le cursus BAFD m'a, sans doute possible, apporté énormément de
choses relatives à la direction des ACM. Pour autant, je m'attendais avant tout à acquérir des savoir-
faire et si j'en ai acquis certains, il me semble que c'est des savoir-être qui m'ont le plus été transmis.
Cela commence bien évidemment par une remise en question de mon parcours : quels sont mes
convictions, quels sont mes envies, quel est le sens de mon engagement dans l'animation en tant que
directeur ? Ainsi de stage théorique en stage pratique, j'ai profondément bouleversé mes façons de
faire et de verbaliser les choses et les actes sans toutefois que j'aie le sentiment d'avoir tant changé :
c'est probablement là tout le paradoxe de cette formation. En somme cette formation m'aura avant
tout amené à découvrir ce savoir-être qui accompagne nécessairement l'application des savoir-faire
(à quoi bon mettre en place le suivi des animateurs si l'on n’est pas convaincu que cela est utile).
Il me semble que j'ai ainsi, parfois de manière un peu brouillonne, développé des
compétences et affirmé mes choix dans les cinq dimensions de la formation. Cela m'amène à penser
que ces compétences et ces choix auraient pu être différents, si mon parcours l'avait été. Ainsi, la
spécificité de ce cursus en fait toute sa richesse et conforte le choix que j'ai fait de vouloir être
directeur : entre ce qui est nécessairement adaptable, car lié au contexte (il faut adapter) et ce qui ne
peut être immuable, car lié à une personnalité et changeant avec la vie (je veux changer), le rôle de
directeur présente l'intérêt de devoir constamment reconstruire et adapté ses positions.
Il me semble que voilà peut-être l'enseignement que je tire in fine de cette formation : être
directeur, c'est nécessairement être prêt à s'adapter et à rester attentif (le débat actuel sur le CEE le
prouve bien : même la législation bouge vite), c'est également savoir où l'on va et comment l'on y
va. En effet l'action de direction nécessite une finalité où elle ne mène qu'à une vacuité de mauvais
aloi. Pour ma part, je souhaite continuer, comme je l'ai dit plus haut à m'engager dans le scoutisme
comme mouvement d'éducation populaire dans le but d'apporter une forme de contribution,
tellement modeste, pourtant si effective, à la société. Je continuerais donc à la fois à vouloir associer
ambition éducative à l'égard des mineurs et formations de qualité à l'égard des jeunes adultes mêlant
sans cesse l'un et l'autre dans le projet pédagogique, étant convaincu que les uns conduisent les
autres à devenir « citoyens du monde, solidaires et responsables ». Ce dialogue entre l'animateur et
le mineur n'est possible que si le directeur s'assure de mettre en place un lieu pacifique et ludique où
l'on peut apprendre de l'autre et s'exprimer librement. Ces deux termes ont guidé ma pratique de
l'animation et je si je ne les verbalise plus dans ma pratique de directeur, ils demeurent en filigrane
tout au long de ce rapport.
Chaque jeune aura rencontré, au moins deux fois durant le → Mise en place de temps spécifiques pour rencontrer les Chaque jeune aura rencontré deux fois son
séjours, un animateur référent afin de discuter de sa animateurs référent animateur référent.
progression personnelle (atout) → Mise en place du contrat d’atout
Filles et garçon seront sans cesse mélangés lors des Aucune activité (hors temps en équipe de vie et
→ règles posée dès le départ
activités qui ne sont pas des temps spécifiques ou des temps spécifique) n’est sexuellement
→ Attention et dialogue accrue des animateurs
activités en équipe de vie. homogène.
Réfléchir à la différence filles/garçons ;
aux préjugés genrés et dépasser l’altérité Permettre à chaque jeune de vivre au moins un temps
→ Temps prévu à cet effet Un temps spécifique d’1/2 journée est
sexuelle pour entrevoir la nécessaire spécifique à son sexe (1/2 journée) dans la semaine de
→ Choix des activité en groupe de garçons ou de filles proposée.
complémentarité entre louveteaux et camps
jeannette
→ Temps de réflexion post-temps spécifique. Chaque jeune a exprimé au moins un avis sur le
Amener chaque jeune à s’exprimer sur sa conception de la
→ Écriture des conceptions (chacun exprime au moins un avis) sexe opposé et/ou sur la 1/2 journée vécue et
différence fille/garçon durant le séjour
→ Discussion sur les préjugés sur ce qu’une telle 1/2 journée change.
Vivre dans la nature : comprendre les Les jeunes auront tous exprimé ouvertement au moins un Chaque jeune aura partagé son positionnement
→ Temps de reflexion sur le jeu casino et sur l'appat du gain.
atouts qu’offre la simplicité de la vie en avis concernant leur rapport à la possession et/ou la par un carton (jaune ou vert) et expliqué celui-ci
→ positionnement personnel à l’issue du temps de reflexion
camps ; apprendre des techniques de vie consommation durant un temps spécifique prévu au cours du (« je pense que je consomme de tel façon et
(cartons jaune/vert) : positionnement des animateurs également
en camp séjours que je devrais porter attention à telles choses »)
33
Conditions de réalisation du projet
Ce projet pédagogique implique peu de matériel spécifique, mais une réflexion poussée, en amont
sur la façon dont se dérouleront les temps de réflexion prévus (2 principaux temps de réflexion) afin
de rendre ces moments riches et non stressants pour les enfants : afin de les amener à réfléchir et à
intervenir, sans se sentir jugé.
Il implique également un suivi continuel des jeunes dans leur progression tout au long du camp, ce
qui était un des points d'attention qui ressortait lors du bilan des deux unités. Cela sera rendu
possible par le nombre important d'animateurs qui seront disponibles et qui pourront être référent
des mêmes jeunes durant tout le séjour.
Enfin, il s'agira de permettre à chaque jeune de pouvoir montrer ce dont il est capable et d'exprimer
ses potentialités (temps de réflexion, veillée des veilleurs, stand "apprend moi...")
Les animateurs seront partie prenante du suivi des jeunes et participerons activement aux temps de
réflexions (ils seront amenés à se positionner lors de la réflexion p. ex.).
En ce qui concerne plus spécifiquement l'organisation de la maitrise, chaque animateur aura un rôle
de gestion (comptabilité, intendance, matériel, assistant sanitaire), mais aura également la
responsabilité de 4 à 5 activités dans la semaine et celle d'un temps de vie quotidienne par jours.
Cela permettra à tous de participer aux différents aspects de la vie du camp, permettant ainsi une
meilleure interconnaissance enfant/animateur et animateur/animateur, propice au suivi de la
progression personnelle des jeunes.
Moyens nécessaires
Le projet pédagogique ne prévoit pas spécifiquement de faire appel à des prestataires et ne prévoit
pas de matériel différent que le matériel pédagogique habituel. Une sortie sera programmée, mais
elle consistera essentiellement en une randonnée et/ou une visite culturelle.
Modalités d’évaluation
L’évaluation de la progression personnelle des jeunes se fait par lui-même avec l’animateur référent
à l’occasion de deux temps spécifiques (rencontre), mais également lors de temps informels.
L’évaluation des activités et de « l’humeur » globale du camp se fait par le truchement des
différents conseils, la mise en place d’une « humeur du jour » et éventuellement des agoras
(réunions de peuplades/plénières). Ces évaluations pourront donner lieu à un réajustement des
activités en fonction des envies et des besoins des jeunes. Une évaluation finale sera mise en place
en fin de camp.
L’évaluation des animateurs en formation se fera par eux lors de trois temps d’échanges formels
avec le directeur (un avant le camp, un pendant et un à la fin) et consisterons avant tout en un retour
sur leurs propres pratiques, mais également par la participation à toutes les étapes du camp, de la
création du projet pédagogique et de l’imaginaire à la réalisation d’un rôle de gestion.
8h40-9h15 Vaisselle 1/ Brossage de dent / Un animateur référent aide pour la vaisselle, un animateur
rangement tente est vigilant sur le brossage des dents. Le animateur
responsable de l'activité du matin se prépare
9h15-9h45 Temps spirituel / Agora
(éventuellement une humeur du
jour, dans ce cas prévoir 10
minutes de plus)
9h45-11h15 Temps d'activité n°1 Retour de l'intendant et rangement des provisions. Un
animateur se préparer à lancer le repas à 11h
11h15-12h Préparation repas / Services Un animateur est référent sur la préparation du repas,
d'eau et de bois / Préparation assisté éventuellement de l'intendant, un animateur
d'activité (veillée veilleurs ; s'occupe des services.
atout ; etc.)
12h-12h10 Rassemblement pour le repas/ Le animateur référents sur la toilette est également
lavage des mains référent sur le lavage de main.
12h10-13h Repas tous ensemble
13h-13h 20 vaisselle, rangement des tentes Un animateur référent aide pour la vaisselle, un animateur
veille au rangement du camp. L'animateur responsable de
l'activité de l'après-midi se prépare.
13h20-14h15 Temps calme Des activités libres sont éventuellement proposées durant
le temps calme (jeux de société ; atelier d'apprentissage ;
etc.) Réunion de l'équipe pédagogique si nécessaire
14h15-16h15 Temps d'activité n°2 Éventuellement, un animateur s'absente pour préparer le
gouter
16h15-16h45 Goûter en sizaine Les animateurs goutent à part sauf deux ou trois fois ou
chaque animateur goute dans une sizaine
16h45- 17h Conseil de cabane (dans la Les jeunes font leur conseil sans les animateurs (sauf
continuité du goûter) besoin contraire)
17h-18h15 Douche/ temps de progression Chaque jeune rencontre un animateur référent à ce
personnelle moment-là (deux fois par jeune dans le séjour). Un
animateur et une animatrice sont référents pour les
douches
18h15-19h 15 Services / préparation du repas / Un animateur est référent sur la préparation du repas,
Conseil des porte-paroles assisté éventuellement de l'intendant, un animateur
(18h30-19h) s'occupe des autres services. Comme pour chaque sizaine,
les animateurs changent lors des conseils de sizainier
19h15-19h45 Repas tous ensemble
21h45-22h Lecture d'un conte/chant/temps Animé et préparé par un animateur référent avec des
spi jeunes
22h-... Coucher des jeunes Deux animateurs s'occupent du coucher, les autres rangent
le lieu de camp, éventuellement un animateur peut
préparer l'activité du lendemain
22h30-22h45 Les jeunes dorment Conseil de maitrise : Débriefing, humeur du jour et
briefing de la journée à venir.
22h45-23h15 Les jeunes dorment Cinquième animateur/coucher des animateurs.
Planning prévisionnel
Date /Jours dim. 17 juil. 11 lun. 18 juil. 11 mar. 19 juil. 11 mer. 20 juil. 11 jeu. 21 juil. 11 ven. 22 juil. 11 sam. 23 juil. 11 dim. 24 juil. 11
Sensi imaginaire +
aménagement de Fin de démontage
Matinée « apprend Fin de l’imaginaire :
coins d’équipe + Préparation Débat sur le rapport rangement (temps
moi... » (stand de cérémonie de
Matin serment de la concours cuisine + à la possession et 2) // Messe +
savoir-faire, par les clôture/jeu de
peuplade et concours cuisine la consommation pique-nique avec
chefs et les jeunes) Rando + pique- clôture
explication des les parents
Atout nique + Visite à
Cluny (Abbaye ou
Haras selon
Temps spécifique prestataires)
Lancement de
Départ / Arrivée / GJ 2 : Stands (cf. garçon/fille + Démontage/rangem
Après-midi l’imaginaire + GJ 1 GJ 3 : Olympiade Départ
Montage des tentes imaginaire) réflexion sur ce ent temps 1
(jeu de piste)
moments
Veillée pour prendre Veillée musique (cf. Veillée contes & Veillée de feu (fin :
Soir Veillée Cluedo Veillée veilleurs Veillée Casino
connaissance imaginaire) chants 22h30)
Nom de l’activité :
Date : Durée : Lieu :
Thème de la journée :
Objectifs :
[quel est le but de l'activité (résultats concrets) ?] [Quel est l'intérêt de l'activité (intérêt pédagogique)?]
Lancement :
Déroulement :
Fin :
Matériel nécessaire :
B.A.F.D. Approfondissement
Conduite de réunion -
Atelier de travail - Rôle formateur du
Atelier de travail - information à l'attention
Administratif plan alimentaire de Bilan (travail perso) directeur : mises en
le recrutement des parents pour un mini
nutrition situation
séjour
Atelier de travail
Atelier de travail - Atelier de travail -
Attentes Bilan (travail perso) -Documents obligatoires Bilan (travail perso)
Norme HACCP Règlementation de base
Gestion/Administration
Démarche Appliquée
- groupe de travail
Bilan (travail perso) Bilan (travail perso) Bilan (travail perso) Gestion de conflits Entretiens individuels
- conduite de réunion
- Topo Formation
Profil du directeur
38
Annexe 4 : fiche promotionnelle du séjour Vivaventure
Vivaventure - Bords de l'Allier
Référence : 2170A
Dates : 6 au 19 juillet - 14 jours
Âges : 12/15 ans
Situation
Entre le parc des Volcans et le parc Livradois Forez, nous
séjournons en camping sur deux sites différents d'Auvergne.
Activités
Suite aux 4 séances de Quad, nous partons en randonnée au
coeur du Domaine du Dauphiné d'Auvergne. Toujours à la
recherche de sensations, nous laissons le Quad pour un Canoé.
Les animateurs de Crapa'Hutte nous initient à cette activité
d'eaux vives avant de nous «lâcher» pour un mini-raid sur
l'Allier. Nous installons, pour un soir, notre bivouac sauvage
au bord de la rivière. Une séance «Parcours d'Aventure» (stop
chute, pont de singe, tronc suspendu), une demi-journée de
randonnée, deux séances Via Ferrata et bien d'autres surprises
complètent ce cocktail d'activités explosif.
Logement
Le groupe participe à la préparation des repas, met la table et
fait la vaisselle. Nous bénéficions d'un espace cuisine. Nous
dormons en tente igloo de 2 places sans matelas fournis.
Encadrement
Un animateur pour 10 enfants avec des animateurs spécifiques
pour les activités.
Effectif du Séjour
16
1. descriptif
1ère semaine 2de semaine
Structure Moidas Ste Marguerite
Description Surplombant les gorges de l'Allier, le domaine de Moidas Pas de descriptif disponible
s'étend sur 100 hectares de coteaux et prairies verdoyantes.
Ses bosquets abritent les hôtes habituels : chevreuils,
sangliers, mais aussi les derniers survivants d'une race de
chevaux auvergnats. Le vieux village vigneron est restauré
dans la pure tradition architecturale. Il vous accueillera
dans son camping à la ferme situé à dix kilomètres
d'Issoire. L'aménagement y est simple et fonctionnel 5
emplacements 7 douches : 10 WC. L'accès aux bâtiments
est réglementé. Le camping accueille à plein 80 personnes
Prestataire Crapa'hutte
Animateurs - Severine Defrance (21 ans)
- Freddy Ferrero (20 ans)
Public 16 jeunes de 12 à 15 ans
Thèmes Sport et nature
Activités au • 1 séance mécanique QUAD (1h)
catalogue • 2 initiation QUAD sur circuit (1h, 1 engin/2pers)
• Randonnées sur domaine privé.
• 2 animations via-ferrata (2h)
• initiation tir à l'arc (1h)
• parcours tir à l'arc (2h)
• initiation canoë (1h)
• 2 ½ journées de randonnées en canoë
• Course d'orientation (2h)
• un parcours tyroliennes géantes
2.1 Le directeur
2.2 L’animateur
Les animateurs auront pour missions principales de remplir les engagements suivants (par ordre de
priorité).
• Sécuriser : Garantir la sécurité physique, morale et affective de l’enfant, ce qui renvoie
notamment à l’hygiène, à l’alimentation et à la sensibilité des jeunes.
• Animer : garantir à l’enfant un bon séjour, riche en animations, sans moments creux où
l’ennui peut s’installer.
• Éduquer : garantir le respect des règles de base de la vie en collectivité (politesse, respect
de l’autre du matériel et des règlements, etc.).
• Instruire : donner à l’enfant des connaissances et des savoir-faire. Tout particulièrement
dans le domaine du campisme et de la vie en plein air.
L’article 2 de l’arrêté du 20 février 2003 relatif au suivi sanitaire des mineurs précise :
« Sous l’autorité du directeur, un des membres de l’équipe d’encadrement est chargé du suivi
sanitaire. Dans les centres de vacances, il est titulaire de l’attestation de formation aux premiers
secours. Le suivi consiste notamment à :
2.4 Le prestataire
Il est chargé de permettre la réalisation des activités sportives au programme dans le respect des
lois, règles et réglementations. Il veille tout particulièrement à la sécurité et à la bonne conduite de
l'activité.
• être écouté, reconnu, respecté et réciproquement vis-à-vis des autres et de leurs différences
Ce projet éducatif se concrétise dans nos séjours par l'application de la Charte Pédagogique de
l'Association Nationale Temps Jeunes...
A) L'entraide et le respect
Réaliser un séjour avec un nombre réduit de jeunes est une chance formidable de souder un
groupe et de mettre en œuvre une réelle solidarité. Le sport, la vie dans la nature, la réalisation des
repas et des tâches afférentes sont autant de repères dans la vie quotidienne ou peux, ou doit, se
développer l'entraide et le respect de tous pour tous. Le possible accueil de jeunes en situation de
handicap est une chance de plus de mettre en place ces deux éléments dans le cadre de
l'apprentissage de la différence et de la richesse de chacun. C'est un véritable savoir-être que nous
proposons de développer et d'accompagner.
B) Le défi de l'autonomie
L'autonomie à l'âge des jeunes que nous accueillons est une autonomie qui se forge dans
l'échange, dans l'expérimentation en groupe. Entre 12 et 15 ans, les jeunes sont particulièrement
attentifs aux faits et gestes de leurs camarades du même âge. Notre rôle est donc de favoriser cet
échange pour qu'ensemble les jeunes acquièrent des savoir-faire. Cette autonomie si elle semble
indispensable ne doit cependant pas se faire au détriment de la sécurité physique affective ou morale
Voici plus spécifiquement les objectifs que se fixe l’équipe et les moyens qu'elle se donne
pour y répondre. Cela ne renvoie pas de manière exhaustive à tous les éléments qui organisent la
vie quotidienne ni à tout l'ensemble des moyens mis en œuvre dans le projet d'activité.
A) L'entraide et le respect
OBJECTIFS MOYENS
• S'assurer que chaque jeune pourra être écouté → En début de séjours : rédaction et adoption d'un
par tous lors de chaque prise de parole ; réglementent commun ; présentation de certains aspects
incontournables de la législation/réglementation
(conduites addictives, etc.).
• Avoir des équipes de jeunes qui ne sont pas les
mêmes d'une activité à une autre (vaisselles,
repas, grand jeu, etc.) ; → Application et effectivité des sanctions discutées,
choisies et acceptées par tous en amont.
• S'assurer que chaque jeune participe activement → Inscription du service (repas, vaisselle, rangement,
à la cuisine, au rangement et à la vaisselle etc.) comme obligatoire pour tous, animateurs et jeunes,
lorsque c'est son tour ; dans le règlement.
• Faire en sorte que les jeunes pourront, ensemble → Les animateurs seront particulièrement présents dans
réaliser les tâches de la vie quotidienne sans un premier temps afin de tout « faire avec », puis
l'aide directe d'un animateur ; tenterons -progressivement, en accord avec les jeunes-
de permettre aux jeunes de réaliser les tâches
quotidiennes en autonomie tout en réalisant tout de
• Permettre à chaque jeune d'apprendre à faire même une part de celles-ci.
quelque chose qu'il ne savait pas faire de
manière sécurisée ;
→ Il y aura une entrevue individuelle par semaine, avec
chaque jeune afin de discuter de ses attentes vis-à-vis du
• S'assurer que chaque jeune peut, à tout moment, séjour.
faire appel à un animateur s'il se sent en
difficulté.
→ Durant les temps calmes, les animateurs sont visibles
et disponibles en cas de besoin.
• Permettre à chaque jeune de prendre plus d'une → Mise en place d'un double système de consultation :
fois la parole au cours du séjour, pendant des d'abord en petit groupe de 4 puis en Agora avec un porte-
moments institués ; parolat tournant, mais également à l'aide d'un outil
visuel.
• Permettre, au moins deux fois durant le séjour, → Proposition de deux demi-journées « non
aux jeunes de choisir de manière significative déterminée » (l'une avec un budget, l'autre sans) avec un
une partie du programme. libre choix de l'activité ou du jeu en fonction du budget
et des envies, avec l'aide des animateurs. Les jeunes
auront également l'occasion de décider du menu pour au
moins deux repas durant le séjour.
5.1.4 Participation
Nous proposerons aux jeunes d'intégrer dans les règles de vie des éléments relatifs à la
participation de chacun lors des Agoras, mais également lors des services (cuisine, vaisselle, etc.).
Cela concerne également les animateurs qui bien qu'essayant de favoriser l'autonomie des jeunes
participeront aux tâches quotidiennes dans un souci d'exemplarité.
5.1.5 Hygiène
L'assistant sanitaire rappellera en début de séjour l'importance d'une hygiène corporelle
(douche, brossage de dents, etc.) et environnementale (rangement de tente, etc.) régulière et
scrupuleuse. Nous insisterons pour inscrire ces points sur les règles de vie. Une lessive sera prévue
en milieu de séjour. Un temps est prévu chaque jour pour le rangement des tentes et divers temps
4.1.6 Sanction
Le non-respect des règles entraîne des sanctions. Sanctionner n'est pas punir et la sanction a
une double vocation : pédagogique et réparatrice.
Ainsi la sanction est réfléchie avec les jeunes et visera toujours à réparer les torts causés et à
permettre au jeune qui a transgressé la règle à grandir en comprenant l'impact de sa transgression.
En cas de non-respect d'un texte légal, les sanctions relèvent des autorités compétentes
(tribunal, etc.). En cas de fautes graves, le directeur peut discuter de la sanction adéquate avec les
parents et/ou des membres référents de l'association Temps Jeunes.
La « journée type » est un canevas permettant de déterminer comme devrait se dérouler une
journée 'habituelle' durant le séjour. Elle permet également de déterminer les activités/rôles de
chacun durant cette journée.
Heure Activités des jeunes Ce que font les animateurs Ce que fait le directeur
Les jeunes dorment Lever de la personne référente (à tour de rôle)
7h30
Accueil d’éventuel lève-tôt Préparation du petit-déjeuner avec les lèves-tôt.
8h -9h Petit-déjeuner échelonné Départ du référent pour les courses*
Vaisselle
L'animateur responsable de l'activité du Inspection du lieu de camp
9h-9h30 Brossages de dents
matin se prépare Rangement
Rangement tente*
9h30-9h45 Une agora un jour sur deux Animation de l’Agora
Temps d'activité n°1 Retour des courses*
10h-11h15 OU
Activité Crapa'hutte Animation Rangement des courses
Traçabilité & suivi comptable
Un animateurs est référent sur la
Préparation repas Mise en place pour la préparation du
11h15-12h préparation du repas.
Temps libre repas
Rangement du matériel d’animation
12h-13h Repas tous ensemble
vaiselle
l'animateur responsable de l'activité de
13h-13h 20 Rangement Préparation de la réunion d'équipe
l'après-midi se prépare.
(Des tentes du lieu de camp* )
Temps calme : des activités libres sont
13h20-14h15 proposées durant le temps calme (jeux de Réunion d’équipe péda. : informations diverses ; suite de la journée
société ; atelier d'apprentissage ; etc.)
Activité Crapahutte
Animation Suivi administratif (1)
14h15-16h30 OU
Accompagnement Préparation/ fourniture du gouter
Grand Jeu
16h30-17h Goûter tous ensemble
Proposition d’activité au choix pour ce
Douches
17h-18h15 temps Suivi administratif (2)
Temps calme
Rangement du matériel d’animation*
Préparation du repas
Un animateurs est référent sur la Mise en place pour la préparation du
18h15-19h 15 Evaluation de la journée quatre par quatre
préparation du repas. repas
(2 tentes) pour l’agora suivante
19h15-19h45 Repas tous ensemble
Vaisselle
19h45-20h15 Le responsable de la veillé peut se préparer. Préparation de la réunion d'équipe
Brossage de dent
20h15-21h45 Veillée
Vers le sommeil : Les jeunes peuvent en Amènent les jeunes à se diriger vers les
Présentation aux jeunes (en fin de
21h45-22h profiter pour partager un chant, discuter tentes
veillée) de la journée du lendemain.
encore quelques minutes, etc... Rangement du matériel d’animation
Les animateurs s'occupent du coucher
22h Coucher des jeunes Le directeur range le lieu de vie.
Rangement du matériel d'animation
Réunion d'équipe pédagogique :
22h30 Sommeil/extinction des feux
Debrief ; Préparation de la journée suivante
23h45 Sommeil
* Si nécessaire, le cas échéant
Jours 1 Jours 2 Jours 3 Jours 4 Jours 5 Jours 6 Jours 7 Jours 9 Jours 10 Jours 11 Jours 12 Jours 13 Jours 14
Vendredi samedi dimanche Lundi mardi mercredi jeudi samedi Dimanche Lundi mardi mercredi jeudi
congés
Imaginaire
Matinée Démontage
Resp.
Arrivée QUAD g. 1 JEUX QUAD g. 2 JEUX Aprem au Aprem au QUAD g. 1 JEUX QUAD g. 2 JEUX
Rangement
Après-midi Installation GJ Canoë choix de GJ : piste Via ferrata choix de GJ Départ
Démontage
Présentation JEUX QUAD g. 2 JEUX QUAD g. 1 l'Agora l'Agora JEUX Quad g. 2 JEUX QUAD g. 1
Resp.
Bivouac
Jeu de Veillée
Veillée Veillée autour
connaissance d'adieu
du feu
Resp.
49
5.4 Communication
Les jeunes pourront contacter leurs parents en écrivant un courrier ou en téléphonant durant
les temps calmes, en dehors de ces temps spécifiques, tout téléphone est interdit afin de ne pas
déranger l'ensemble du groupe pendant les activités.
En règle générale, nous mettrons à jour un serveur vocal tous les deux, trois jours afin de
vous tenir informés du déroulement du séjour. Dans tous les cas, le serveur vocal sera mis à jour dès
l'arrivée sur place et dès avant le départ le dernier jour.
6. Recommandations
Type
Organisateur Lieu Dates Participant Fonction / Rôle
d'accueil
21/07/12 → 14 Mineurs
séjour de Domaine de Moidas Directeur &
Temps Jeunes au de 13 à 15 ans
vacance Orbeil, 63500 A.S.
03/08/12 → 2 anim.
2011-...
Doctorat de Science politique intitulé « Le vote des étranger en France et en Allemagne : une approche
comparée de la citoyenneté » sous la direction du Pr. Nathalie Dompnier.
Passage du Bafd (théorique 2 : approfondissement) au CPCV IdF.
2010-2011
Master 2 de Sociologie politique à SciencesPo Lyon pour l'Université Lyon II (AB).
Permis B.
2009-2010
Maîtrise de science des sociétés, mention science politique (AB) à l'Université Lyon II.
Formation à l'initiation aux premiers secours (Initiateurs de premiers secours).
Passage du Bafd (théorique 1 : Base/ »Cham ») au sein des Scouts & Guides de France (S.G.D.F.).
2008-2009
Licence science des sociétés, mention science politique (AB) à l'Université Lyon II.
TestDaf au sein du Goethe Institut (5/4/3/5, test de langue sur 5).
Formation à la direction de camp avec l'association Scouts & Guides de France.
2007-2008
Certificat de Langue des Études Supérieures, anglais, niveau 1 (CLES, université Lyon II).
2006-2007
Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur (BAFA).
Certification Internet et Informatique (C2I, université Lyon II).
Baccalauréat Scientifique, Sciences de l'Ingénieur mention AB.
Attestation de Formation aux Premiers Secours (AFPS).
2011-2012
Accompagnateur pédagogique chez S.G.D.F. d'animateurs d'enfant de 8 à 11 ans.
Préparation et animation d'actions de formations (notamment stage BAFA 1).
Juillet -Aout : direction d'un séjour pour temps jeunes ( 4 semaines avec des d'adolescents de 13 à 15 ans).
Formateur lors d'une session de base BAFA au sein des scouts et guides de France.
2010-2011
Scoutisme sur l'année : 2 après-midi par mois et 2 à 3 Week-ends par ans (13 jeunes, 8-11 ans).
Direction d'un camp Louveteaux-Jeannettes d'une semaine avec S.G.D.F. (25 jeunes, de 8 à 11 ans).
Animation en ACM chez croc' vacances (50 jeunes, de 6 à 13 ans) .
2009-2010
Scoutisme sur l'année : 2 après-midi par mois et 3 à 4 Week-ends par ans (14 jeunes, 14-17 ans).
Camp Scout de trois semaines avec S.G.D.F. (13 jeunes, de 14 à 17 ans).
2008-2009
Scoutisme sur l'année : 2 après-midi par mois et 3 à 4 Week-ends par ans (19 jeunes, 11-14 ans).
Directeur adjoint d'un Camp Scout de deux semaines avec S.G.D.F. (19 jeunes, de 11 à 14 ans).
Animation en colonie sur le thème « Robinson junior » (« Telligo », avec des 9-13 ans).
2007 -2008
Scoutisme sur l'année : 2 après-midi par mois et 3 à 4 Week-ends par ans (22 jeunes, 11-14 ans).
Camp Scout de deux semaines avec S.G.D.F. (22 jeunes, de 11 à 14 ans).
2006-2007
Animation en colonie « surf » pendant deux semaines (« Temps jeunes », 15 jeunes de 13-15 ans).
Animation en colonie « robotique » pendant dix jours en Allemagne avec « Erlebnis wissenschaft »
( filiale « d'Aventure Scientifique », aujourd'hui « Telligo ») (23 jeunes de 8-11).
Animation a la maison d’enfance de St Rambert les mercredis durant l’année scolaire ( 4-5 ans).
2005 -2006
Deux semaines de stage pratique et deux semaines d'animation au « centre A.L.F.A » à Barret-sur-méouge
(Responsabilité de 13 enfants de 8-11 ans).
2012-2013
Chargé de travaux dirigés à l'université Lyon 2 au premier semestre : « Science politique, Approches et
Terrains : les professionnels de la politique » (L2, 1 groupes).
Technicien à temps partiel (50%) en Service Informatique à SciencesPo Lyon.
2011-2012
Chargé de travaux dirigés à l'université Lyon 2 au premier semestre : « Introduction aux Sciences Sociales »
(L1, 2 groupes) et « Science politique, Approches et Terrains : les professionnels de la politique » (L2, 1
groupes).
Chargé de travaux dirigés à l'Université Lyon 2 au second semestre : « Introduction à l'Analyse Politique » (L1,
2 groupes) ; « Politique de l'Union Européenne » (L2, 3 groupes) et « Problèmes Politiques de la
Mondialisation » (L2, 1 groupe).
Technicien à temps partiel (60%) en Service Informatique à SciencesPo Lyon.
2010-2011
Technicien à temps partiel (70% puis 60 %) en Service Informatique à SciencesPo Lyon.
2009-2010
Technicien à temps partiel (70%) en Service Informatique à SciencesPo Lyon.
2009-2010
Technicien à temps partiel (70%) en Service Informatique à SciencesPo Lyon.
Moniteur vacataire en documentation à SciencesPo Lyon.
2008-2009
Moniteur vacataire en documentation à SciencesPo Lyon.
Contrat de tutorat pour une étudiante de première année en droit & science politique.
EXPÉRIENCES ASSOCIATIVES
Novembre 07 à ... : Responsable chez les Scouts et Guide de France (Animation, Accompagnement, Formation
& Webmestrie).
Septembre 06 à Juillet 09 : Membre du bureau du Tennis Club de Feyzin (webmestrie & conseil).
To foster a participative and autonomous environment, camp methodologies include drafting and adhering to communal life rules that encourage participation in various camp responsibilities. These tasks include meal preparations and clean-ups, with both animators and youth participating. Autonomy is encouraged through progressive involvement wherein animators initially guide youth through responsibilities and gradually allow them to take ownership. Structured activities such as discussions in Agoras and personal interviews with participants provide formal channels for feedback and personal development . Additionally, specific evaluation times allow for personal reflection and strategic adjustments to the camp's program based on participant preferences .
Recommended strategies for handling conflicts among animators in a camp environment involve open communication and structured mediation processes. The director or assistant director should facilitate discussions that allow each side to voice their perspectives and work collaboratively to find a resolution. Training in conflict management and regular team-building activities can also preemptively address potential tensions. Furthermore, establishing a transparent framework for discussing issues and an opportunity for feedback ensures animators feel supported and able to resolve disagreements constructively .
The hiring process for salaried animators in camp settings involves careful selection among a limited number of candidates. Important considerations include assessing whether candidates can maintain a safe, supportive environment for children. Specific interview questions might involve examining past experiences, conflict management skills, and activity planning capabilities. This process must strongly communicate non-negotiable expectations and assess whether candidates align with the camp's values and legal standards . Because candidatures are limited, the role entails making tough decisions, sometimes having to turn down interesting applications based on fit and particular needs of the camp .
Safety is a pivotal aspect of camp management, essential for protecting participants and maintaining trust with parents and the community. Measures to ensure safety include thorough training and continuous evaluation of animators, adhering to legal safety standards, implementing structured safety checks, and ensuring emergency procedures are in place and understood by staff. The director's role involves overseeing all safety protocols and ensuring they are actively implemented and reviewed. Specific focus on securing the environment against potential hazards, especially during activities like fire-making, is crucial .
A director in a camp setting is responsible for setting the direction and making final decisions as necessary. They ensure continuous training and support for animators and maintain a secure, positive environment that adheres to the educational project. Furthermore, the director fosters dialogue with staff, oversees the application of the educational project, coordinates activities, and addresses conflicts with team members . In smaller structures, the director may also need to coordinate closely with an assistant director to manage overlapping responsibilities effectively .
Active participation in daily tasks positively impacts the learning experience of young participants by fostering a sense of responsibility, cooperation, and autonomy. Tasks such as cooking, cleaning, and organizing camp activities allow participants to develop practical life skills, work collaboratively, and understand the significance of contributing to a communal environment. This involvement enhances their capability for self-management and peer interaction, promoting personal growth and engagement with the camp's educational objectives .
The role of a camp director aligns with that of a pedagogical accompanist in terms of supporting adults in their development and ensuring alignment with camp goals. Both roles involve dialogue, evaluation, and formative training to enhance the capabilities of animators. However, they differ in scope; the camp director focuses on the operational and strategic implementation of the camp's overall educational and logistical framework, while the pedagogical accompanist provides specialized support and mentorship, facilitating professional growth in adult learners. The director carries the responsibility for final decision-making and overall safety, whereas the accompanist operates as an advisor and trainer, specifically attending to pedagogical consistency .
Flexibility in the roles of director and assistant director is crucial in smaller summer camps due to the overlapping of duties and the need to adapt to fast-changing environments. Both roles must accommodate each other's responsibilities, with the assistant director often handling day-to-day operations and assisting in strategic coordination. This flexibility allows the camp to remain responsive to new challenges, ensure smooth operation, and maintain a supportive environment for animators and participants. The porous boundary between these roles requires both leaders to exercise adaptability in their approaches and collaboration to address any immediate needs of the camp .
In smaller camp structures, the role of an assistant director complements the director by coordinating and supporting the implementation of activities, evaluating activities and the educational project, and ensuring harmonious communication between animators and the director. This role allows for a more flexible approach to managing responsibilities, as the assistant director can address operational details while the director focuses on overall strategic direction .
A structured evaluation process enhances the camp experience by allowing both animators and participants to reflect on and improve their practices. For animators, regular assessments and feedback during formal and informal discussions help hone their skills and align activities with the camp's educational goals. For participants, evaluations focus on personal growth, achieved through dialogues with reference animators and peer feedback sessions. This transparent cycle of evaluation and feedback ensures the program remains responsive to the needs and satisfaction of all involved, fostering a dynamic educational environment .