Benchmarkinggroupe 14
Benchmarkinggroupe 14
ACRONYMES ............................................................................................................................................ 2
INTRODUCTION ...................................................................................................................................... 3
PARTIE I : PRESENTATION GENERALE DU BENCHMARKING.................................................................... 5
1 Généralités sur le benchmarking..................................................................................................... 5
1.1 Historique du benchmarking ................................................................................................... 5
1.2 Définitions ............................................................................................................................... 5
1.3 Présentation du benchmarking ............................................................................................... 6
1.4 Les objectifs du benchmarking ................................................................................................ 6
2 Les différents types de benchmarking ............................................................................................ 7
2.1 Le benchmarking externe ou benchmark concurrentiel ......................................................... 7
2.2 Le benchmarking interne......................................................................................................... 8
2.3 Le benchmarking générique .................................................................................................... 8
2.4 Le benchmarking fonctionnel .................................................................................................. 8
3 LES DIFFERENTES ETAPES DE MISE ŒUVRE D’UN BENCHMARKING ............................................... 9
3.1 Planification ............................................................................................................................. 9
3.2 Analyse .................................................................................................................................. 12
3.3 Intégration ............................................................................................................................. 14
3.4 Action .................................................................................................................................... 15
4 Les avantages et les limites du benchmarking .............................................................................. 16
4.1 Les avantages du benchmarking ........................................................................................... 16
4.2 Les Inconvénients du benchmarking ..................................................................................... 18
PARTIE II : Cas Pratique, Simulation d’un benchmarking en matière de transport aérien. .................. 20
5 DEMARCHE PROCEDURALE ........................................................................................................... 21
5.1 Planification ........................................................................................................................... 21
5.1.1 Indicateurs Clé de Performance (KPI)............................................................................ 21
5.1.2 Identifications et Présentation des compagnies aériennes liées à notre étude de
benchmarking ................................................................................................................................ 23
a) CAMAIR-CO........................................................................................................................ 23
b) Ethiopian Airlines............................................................................................................... 25
c) ASKY Airlines ...................................................................................................................... 30
d) RWAND’AIR ....................................................................................................................... 31
e) ROYAL AIR MAROC ............................................................................................................ 33
5.1.3 Collectes des données ................................................................................................... 41
5.2 Analyse .................................................................................................................................. 42
5.3 Intégration ............................................................................................................................. 42
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
ACRONYMES
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
INTRODUCTION
Autrefois, les schémas de développement du secteur des transports étaient conçus dans
le cadre des politiques nationales. Aujourd’hui, ils s’inscrivent dans la dynamique d’une
stratégie d’intégration régionale, voire continentale, afin de maximiser les effets des lourds
investissements requis. En effet, l’insuffisance de financement pour la réhabilitation des
infrastructures et pour le renouvellement des équipements constitue un handicap majeur
pour le secteur des transports sur le continent africain. Dans un contexte de mondialisation
où une grande part de la valeur des échanges mondiaux est attribuée aux transports, le
transport africain peut constituer un levier pour la croissance et le développement
économiques.
À cet effet, chaque pays doit pouvoir fournir, selon son niveau de développement
économique, une qualité de service, la meilleure possible ; la question qui demeure est
donc celle de savoir quels sont les instruments disponibles pour susciter une amélioration
continuelle vers le leadership et comment s’en servir pour fixer aux pays africains des
objectifs de performances infrastructurels réalisables à court et moyen terme ?
Dans la suite, nous allons d’une part présenter cette notion de façon globale, et d’autre
part, à l’aide d’un cas pratique simulé, nous allons essayer de permettre aux lecteurs de
toucher du doigt les différentes phases d’un benchmarking implémentées dans le cadre du
secteur de transport.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
1.2 Définitions
Un parangon ou benchmark est un indicateur-modèle chiffré de performance dans un
domaine donné (qualité, productivité, rapidité, délais, etc.) tiré de l'observation des
résultats de l'entreprise qui a réussi le mieux dans ce domaine. Cet indicateur peut servir à
définir les objectifs de l'entreprise qui cherche à rivaliser avec elle. C’est un repère
marquant une position et utilisée comme point de référence, norme selon laquelle quelque
chose peut être mesuré ou évalué.
Ecart de performance : encore appelé « tracking error » ; est définit comme l’écart type de
l’écart de performance d’un organisme par rapport à son indice de référence.
Input : ensemble des facteurs entrants dans une production donnée (matières premières,
énergie, main-d’œuvre.
En d’autres termes, il s’agit d’aller se comparer aux champions dans un domaine précis, de
s’inspirer de leurs idées et de leurs expériences pour se rapprocher de l’excellence.
objectifs fixées, puisqu’ils les déterminent sur des bases extérieures. Il mobilise des
ressources pour la résolution des problèmes de base qui font obstacles au succès. Quand de
nombreuses personnes de l’entreprise sont engagées dans le processus de benchmarking,
c’est l’entreprise toute entière qui se focalise sur des objectifs appropriés. Ce processus
l’oblige donc à se concentrer, de manière productive et planifiée sur ce qui la rendra plus
productive et plus concurrentielle.
Le benchmarking a pour objectif d’améliorer les performances d’une fonction, d’un métier ou
d’un processus de manière importante. Il permet en effet :
généralement les activités visibles par les clients : produits et services. La collecte
d’informations se révèle être généralement ardue. Elle repose sur une analyse concurrentielle
approfondie. Le repérage des compétiteurs peut se réaliser à travers une veille
concurrentielle, une étude de marché ou bien lors de l'élaboration d'une stratégie marketing
ou stratégie d'entreprise (par exemple lors d'un SWOT : outil d'analyse des Forces et Faiblesses
- Opportunités et Menaces). L'objectif est de les surpasser.
3.1 Planification
Cette première étape est la mise en place des objectifs fixés. Vous devez les identifier, les
formuler et les lister par ordre de priorité. Bien sûr, on ne le rappellera jamais assez, il faut
toujours avoir des objectifs atteignables ! Vous pouvez par exemple avoir pour objectif
d’améliorer votre place sur le marché ou encore d’impacter positivement les clients dans le
but d’augmenter votre chiffre d’affaires. Pendant cette première étape, vous devrez aussi
sélectionner les entreprises que vous intégrerez à votre analyse.
C'est le point de départ de tout benchmarking. Cette phase sert à identifier le thème du
benchmarking et les pratiques à améliorer. En général, un benchmark est centré sur une
stratégie, un produit, un outil ou un service. Cette étape correspond en quelque sorte à une
autocritique. Pour commencer, l'entreprise devra déterminer les éléments qui entreront en
jeu dans l'analyse. Les processus, les produits ou les services sont autant de possibilités. Après
avoir choisi l'angle d'attaque, c'est le moment de réaliser un état des lieux complet.
L'analyse SWOT est alors un outil pertinent pour mener à bien cette autoévaluation.
C’est le moment de se pencher d’une façon critique sur vos performances : achats, production,
logistique, vente, maintenance… Grâce à cette auto-analyse vous trouverez les points que
vous pouvez améliorer et donc benchmarker.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Pour cela, posez vous les bonnes questions : à quel niveau pensez-vous avoir du retard ? Sur
quels points pensez-vous avoir besoin d’amélioration ? Il est essentiel de bien cadrer et
délimiter son benchmark pour ne pas crouler sous les informations et s’éparpiller : que
souhaitez-vous comparer ? Un produit ? Un processus ? Un service ?
Pour collecter vos propres données, vous pouvez mettre en place des questionnaires afin de
faire remonter des informations pertinentes, à analyser ensuite sous forme de graphiques et
tableaux Excel dans votre benchmark. En somme, vous faites un inventaire de votre structure
: c’est une recherche approfondie de vos propres performances. Vous pourrez ainsi dégager
vos forces et vos faiblesses et délimiter les axes à améliorer.
Ce n’est pas le plus facile, loin de là… mais l’autocritique est une discipline toujours riche
d’enseignements !
Le but étant de trouver l'excellence, il est préférable de se tourner vers les meilleurs du
secteur pour la collecte des données. Puisqu’il s’agit d’une démarche d’amélioration, il faut
identifier les organismes qui excellent sur les points choisis lors de la précédente étape du
benchmark. C’est grâce à cela que vous allez situer votre entreprise sur le marché et avoir une
vision de votre compétitivité.
marché. Enfin, prendre le temps de lister et de quantifier les éléments de comparaison est
aussi intéressant. Là encore, cela permet d'éviter de s'éparpiller.
Méthodologie : attention à ne pas choisir trop de sociétés, l’idéal est d’en avoir entre 3 et 5
afin de ne pas vous noyer sous les informations, ce qui se révélerait contre-productif.
Comment les choisir alors ? Ne vous limitez pas à vos concurrents directs et variez le panel de
votre benchmark. Prenez par exemple une start-up, un grand groupe et une société qui
n’exercent pas dans le même secteur d’activité que le vôtre
Collecte d'information
Maintenant que les bases ont été posées, l'entreprise qui réalise le benchmark peut
passer à la collecte des informations. Ces dernières peuvent être obtenues via différents
canaux : les médias, les réseaux sociaux, les études, les questionnaires ou encore les sites
institutionnels. Il est essentiel d'utiliser des sources fiables. Les données récoltées devront
être sous forme de chiffres.
Pour avoir un support de comparaison, il faut réussir à collecter des données pertinentes par
rapport aux indicateurs choisis, mais surtout des données fiables !
Vous allez donc devoir échanger des informations sur des points forts avec les entreprises
sélectionnées pour la comparaison. Si aujourd’hui certaines entreprises se basent sur des
sources officielles (dans la presse par exemple) pour faire leur benchmark, il est fortement
conseillé de collaborer : les sources seront de fait, sûres et précises. Attention, le
benchmarking n’est pas de l’espionnage industriel !
L’idéal pour recueillir des données solides et fiables est d’établir un véritable partenariat de
benchmarking avec vos principaux concurrents, en installant un échange réciproque de bons
procédés vous aurez l’assurance de recueillir des données réalistes directement à la source !
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Le dicton populaire ne dit-il pas : sois proche de tes amis, mais sois plus proche encore de tes
ennemis ?
Si vous choisissez le benchmark concurrentiel en vous comparant aux entreprises leaders qui
sont en concurrence directe, les échanges d’informations en partenariat peuvent être très
compliqués. Il vous faudra alors certainement déterminer d’autres sources de collecte
d’informations. Voici quelques pistes pour votre benchmark :
Le site societe.com pour obtenir des informations sur la santé financière d’une
entreprise ;
Des outils d’analyse digitale pour étudier le référencement naturel et payant de vos
concurrents. On peut par exemple citer Yooda ou encore Majestic SEO ;
Les avis des clients, grâce à des questionnaires ou des enquêtes téléphoniques ;
La presse ;
Les informations collectées doivent être de type quantitatif : ce sont des données chiffrées ou
des réponses de questionnaires transformées en chiffres (exemple : nul- peu utilisé - utilisé -
intégré sont des réponses respectivement égales à : 0, 1, 2).
3.2 Analyse
Une fois les données collectées, il faut procéder à la visualisation des différences et des
écarts de performance entre l'entreprise et les concurrents observés en vue d'identifier les
points à améliorer.
Critère par critère, structure par structure, pour faire votre benchmark, vous devrez consigner
et analyse les informations. Cette étape requiert une bonne organisation de travail pour la
recherche, une capacité à bien structurer les contenus et à les analyser (via l’interprétation de
chiffres par exemple).
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
À la lumière des informations recueillies sur la concurrence, l'entreprise pourra alors les
comparer avec ses propres données internes. Cette étape se réalise simplement et
rapidement grâce à un tableau Excel. Les écarts de performance pourront ainsi être repérés.
Après ce constat, il convient d'en tirer les leçons nécessaires, d'identifier les causes de tels
écarts et de mettre en place de nouveaux objectifs. Cette démarche permet de montrer la
marge de progression d'une entreprise.
Elle vous permet de vous situer par rapport aux objectifs et surtout aux acteurs de l’étude,
autrement dit vos concurrents.
Vous pouvez ainsi définir qui sont les leaders, les meilleures méthodes utilisées ou encore les
erreurs de votre stratégie. L’idéal est d’exprimer ces résultats par des chiffres, ainsi vous
pourrez très facilement créer des schémas pour les visualiser.
La présentation est donc aussi importante que les chiffres eux-mêmes : plus le document de
présentation est impactant visuellement, plus il aura vocation à circuler entre les différentes
équipes de votre entreprise, et donc à influencer leurs pratiques.
Soyez inventif quant à ce document voué à circuler en interne, et n’hésitez pas à appliquer au
sein de votre entreprise les techniques qui font fureur pour capter l’attention de vos prospects
: des phrases choc, des schémas parlants, des présentations dynamiques, attractives et
interactives amenant vos interlocuteurs à se positionner par rapport à leurs propres pratiques
professionnelles.
Méthodologie : les chiffres récupérés doivent être regroupés dans un tableau Excel ou sous
forme de graphique. On compare alors les données obtenues aux données internes. Si l’écart
entre deux est négatif, c’est un benchmark fructueux : vous allez pouvoir identifier les écarts
de résultats et révéler les points faibles. Si l’on reprend l’exemple de l’étape 1, on va pouvoir
mettre en place une nouvelle stratégie afin de transformer les visites sur le site Internet en
achats.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Attention, il ne s’agit pas seulement de copier les processus d’autres entreprises mais de les
adapter à votre propre société. Le benchmark sert à comprendre et à apprendre des
organisations qu’on a analysées.
3.3 Intégration
Il s'agit ici de communiquer les résultats de l'analyse au personnel.
Pour faire votre benchmark, vous passerez nécessairement par une phase d’intégration.
L’objectif est de compiler les résultats de l’analyse de façon synthétique : SWOT des
concurrents, synthèse des bonnes pratiques, tableau concurrentiel qui positionne les acteurs
en fonction des critères sélectionnés.
Les services internes concernés par le benchmarking devront avoir accès aux résultats de
l'analyse. L'entreprise pourra fournir un résumé qui met en avant les principaux résultats, les
premières conclusions et les recommandations stratégiques. Pour autant, la précipitation
n'est pas de mise ici : introduire des changements en interne est une démarche qui prend du
temps et qui implique que chaque collaborateur soit volontaire et engagé.
Méthodologie : présentez votre rapport avec un résumé des résultats clés, des conclusions et
des recommandations. Vous pouvez y ajouter les grilles de comparaisons et des résultats
prévisionnels. Ainsi l’équipe n’ayant pas participé au benchmark aura une vision claire du
marché, du positionnement de l’entreprise et des processus à améliorer.
Une fois votre benchmark terminé… recommencez ! C’est l’un des meilleurs moyens pour
rester compétitif et s’améliorer de manière continue.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
À noter : d’un point vue juridique et éthique, il est totalement interdit de mentir pour avoir
des informations auxquelles vous ne devriez pas avoir accès, de soudoyer ou encore de révéler
des documents sous secret professionnel.
3.4 Action
Maintenant que vous avez les résultats de votre analyse, vous devez agir ! Voici quelques
actions à mettre en place :
Vous pouvez identifier les pratiques et les outils performants utilisés par vos
concurrents et instaurer dans votre entreprise. Bien sûr, n’appliquez pas tout !
Uniquement ce qui est pertinent. Cette notion de pertinence demande à elle seule une
fine connaissance de nombreux aspects de votre entreprise. En effet, toute bonne idée
aperçue ailleurs n’est pas forcément transférable chez vous en l’état. Il faut donc
réfléchir à comment elle peut être transposée, ou à tout le moins améliorer l’existant
déjà en place.
Identifiez les axes dans lesquels vous êtes performants, et essayez de comprendre
pourquoi, puis identifiez ceux qui doivent être améliorés.
L’essentiel est que le bilan que vous dressez de votre entreprise soit lucide et fécond :
reconnaître les points d’appui, dessiner des pistes réalistes et proposer des buts atteignables
pour améliorer ce qui doit l’être. Tout l’art est de situer des buts juste au-dessus des capacités
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
actuelles, de façon à amener votre entreprise à sortir de sa zone de confort, sans se mettre
toutefois dans une tension excessive vers un but hors de portée. Vous devrez définir une
stratégie adaptée à votre activité.
Vous devrez définir une stratégie adaptée à votre activité. En appliquant cette méthodologie
bien huilée, c’est peut-être votre entreprise qui sera prise comme modèle de référence pour
les futurs benchmarks de votre secteur.
Le benchmarking permet de :
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Cette méthodologie mobilise du temps mais aussi des ressources. Elle est donc
seulement abordable par les grandes entreprises et les PME quant à elles, doivent
avoir recours à d'autres méthodes. Une équipe entière doit généralement être dédiée
au projet : c'est synonyme de coûts importants pour l'entreprise. Il faut financer les
recherches et les analyses en internes ce qui demande beaucoup d'investissement. On
peut également faire appel à un prestataire mais cela ne fait qu'augmenter les coûts
du benchmarking.
Enfin, le dernier frein est le manque de perspective : La société n’est pas sûre d’obtenir
quelque chose en retour de ce benchmarking, ou du moins, elle n’est pas forcément
sûre que l’adapter à son organisation soit bénéfique.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Depuis des décennies, le transport aérien africain fait face à de nombreux défis. Au rang de
ces défis, on note la faiblesse de la desserte, les niveaux de sécurité et de
sûreté en dessous de la moyenne mondiale, des infrastructures pauvres qui ne correspondent
pas aux normes de l’OACI et l’insuffisance de personnel qualifié.
Face a ces nombreux défis, le marché du transport aérien offre une multitude d’opportunités
économiques et stratégiques, qui sont sous-exploités, que ce soit au niveau sous-régional
(Afrique centrale) ou même du point de vue de la desserte domestique.
Dans cette conjoncture, le Cameroun présente un marché du transport aérien presque vierge,
ainsi l’unique compagnie aérienne nationale CAMAIR-CO a tout intérêt à développer son offre
et son expertise nationale et internationale en termes de présence et d’image pour se
positionner de façon significative parmi les compagnies leader. Pour cela, elle doit revoir et
remettre en cause sa gestion stratégique, c’est la raison pour laquelle nous avons choisi
d’appliquer cette simulation de benchmarking sur CAMAIR-CO à côté des entreprises de
référence en Afrique (Ethiopian Airlines, Royal air Maroc) et en Afrique sub-saharienne (
Rwand’air , Asky)
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
La présente simulation aura pour objectif d’évaluer quelques aspects des compagnies
aériennes de référence en Afrique afin de proposer des solutions devant permettre à
CAMERCO d’ajuster sa gestion pour améliorer ses performances.
5 DEMARCHE PROCEDURALE
5.1 Planification
5.1.1 Indicateurs Clé de Performance (KPI)
Ce sont des indicateurs qui doivent permettre de mesurer le progrès réalisé ou à
réaliser par une compagnie aérienne pour atteindre un objectif stratégique. Ces indicateurs
de performance sont utilisés dans la présentation de tableau de bord de gestion et doivent
être régulièrement mis à jour (ils permettent de connaitre l’efficacité de la compagnie. - Ils
éclairent sur la qualité de la relation commerciale, du service clients. – Ils mesurent l’image
de la compagnie).
transport d’une
personne sur un
kilomètre
PC(000) Passenger carried C’est le nombre de
passagers transportés
durant toute l’année
Fleet size Le nombre total des entrés
aéronefs de compagnie
Accidents Le nombre total des Sortis
/Incidents accidents pendant les
dix dernières années
TOR(m Total operating Les produits Sortis
usd) revenue d’exploitation sont des
produits générés par
les activités
commerciales
principales
d’entreprise.
Net Revenus net de la En comptabilité ,le Net Income= Sortis
Income compagnie résultat net d’une Total revenu –
pendant toute entreprise ou d’une Total expansé
l’année entité est égal à la
différence constatée ,
sur une période
déterminée , entre
d’une part ,les produits
et, d’autres part, les
charges auxquelles
LCs’ajoute l’impôt sur
la société .
LC(m usd) Labor Cost Les couts de main Entrés
d’œuvre représentent
entre 11% à 42% de la
compagnie aérienne
totale frais. Les
variations du cout de la
main d’œuvre sont en
partie imputables aux
diff’rence de salaire en
vigueur niveaux et
conditions du march’
du travail dans les pays
d’origine des
transporteurs
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
En ce qui concerne notre cas pratique, à cause de la difficulté d’accès aux données,
nous nous sommes limités aux indicateurs ci-après à titre informatif : La flotte, le nombre
d’accidents, le nombres de destinations, le nombre d’employés, le revenu net, et le chiffre
d’affaires.
a) CAMAIR-CO
i. L’historique de la compagnie
ii. La vision
Être la compagnie aérienne leader qui relie la façade atlantique de l’Afrique au reste du
monde.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
• Assurer une activité rentable et fiable avec une passion pour l’innovation et
l’excellence centrée sur nos clients.
• Orienté Client : Offrir le meilleur service en relation avec les attentes de nos clients.
v. La Flotte
• Un Boeing 767-300 ER ‘Le Dja’ avec une configuration de 30 places business et 180
places en classe économique appartenant à Camair-Co.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
• Deux Boeing 737- 700 avec une configuration de 12 places business et 116 places en
classe économique. Utilisés en leasing au départ, désormais propriété de la compagnie
depuis le 19 avril 2017.
• Deux MA60 ‘The Mantung’ & ‘Le Logone’ avec une configuration de 45 places.
vi. Le Réseau
b) Ethiopian Airlines
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
L’historique
Ethiopian Airlines est la compagnie aérienne nationale éthiopienne, contrôlée à 100 % par
l'État éthiopien. Elle a été fondée en 1945 sous le nom d'Ethiopian Air Lines (EAL) et a
adopté son nom actuel en 1965. Son principal centre d'activités et son siège se trouvent à
l'aéroport international de Bole, à Addis-Abeba. Elle dessert actuellement 125 destinations
pour le transport de passagers (dont 20 en Éthiopie) et 44 pour le transport de fret ;
Ethiopian Airlines est la compagnie aérienne desservant le plus grand nombre de
destinations en Afrique. C'est une des compagnies aériennes mondiales dont l'activité a
connu la croissance la plus rapide au XXIe siècle1
Elle a fait de l'aéroport Bolé International d'Addis-Abeba (ADD), rénové en 2003, sa base
d'exploitation (centre technique, de pilotage) qui joue un rôle de hub entre l'Europe, le
Moyen-Orient et l'Afrique.
En juillet 2019, la société annonce son intention de lancer une compagnie aérienne au
Ghana et au Nigeria6.
Personnel
Au 30 septembre 2013, la compagnie employait 7 642 personnes réparties dans les secteurs
suivants :
1947 1951 1956 1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001 2010 2013 2014 2015
146 377 593 895 1 833 2 828 2 950 3 380 3 421 3 309 3 848 5 555 7 642 8 764 10 514
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Flotte
Flotte passagers
En
Modèle Commandés Notes
service
B737-700 7 —
B737-800 19 —
B767-
6 — 2 avec winglets
300ER
B777-
6 —
200LR
B777-
4 —
300ER
B787-8 19 —
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Flotte passagers
En
Modèle Commandés Notes
service
B787-9 5 3
DHC-8 23 10
Total 106 54
Flotte cargo
Boeing B737-800F 2 —
Boeing B777-200F 10 —
Total 12 —
Chiffres
Le trafic passager d'Ethiopian est en croissance continue. Pour l'exercice fiscal 2016, la
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Incidents et accidents
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
Les principaux accidents survenus impliquant des avions d'Ethiopian Airlines20 sont les
suivants:
Le 15 septembre 1988, les deux moteurs d'un Boeing 737 d'Ethiopian Airlines
décollant de Baher Dar ont happé de nombreux pigeons. Un des moteurs perdit presque
immédiatement sa force de poussée tandis que le second perdit sa poussée lors du retour
effectué d'urgence vers l'aéroport. À la suite d'un atterrissage forcé, 31 des 105 passagers
ont trouvé la mort21.
Le 23 novembre 1996, trois pirates de l'air détournèrent un Boeing 767
assurant le vol 961 d'Ethiopian Airlines22. Alors que le vol effectuait la première partie d'un
voyage Addis-Abeba-Nairobi-Brazzaville-Lagos-Abidjan, des pirates de l'air ordonnèrent au
pilote de se rendre en Australie et bien que l'avion n'avait pas une quantité de carburant
suffisante pour un tel trajet. Le pilote choisit alors de prendre la direction du sud en
longeant la côte africaine, l'avion se trouva à court de carburant et l'un des moteurs stoppa.
Lors de la phase d'approche de Moroni, capitale des Comores, pour atterrir l'avion se
trouva totalement à court de carburant et s'abîma en mer, à 500 mètres de la côte. 123 des
175 passagers ainsi qu'une partie de l'équipage du vol 961 y trouvèrent la mort. Tous les
pirates de l'air sont également présumés morts. Le pilote a survécu.
Le 25 janvier 2010, le vol 409 Ethiopian Airlines, assuré par un Boeing 737-800
(ET-409) reliant Beyrouth à Addis-Abeba s'abîma au large du Liban quelques minutes après
le décollage, faisant 90 victimes (mortes ou disparues), soit 83 passagers et 7 membres
d'équipage23,24.
Le 17 février 2014, un Boeing 767 en provenance d'Addis-Abeba avec près de
200 passagers et qui se rendait à Rome (vol ET702), a été détourné par son copilote vers
Genève. L’homme a été interpellé par la police aéroportuaire suisse. Tous les passagers et
membres d'équipage furent sains et saufs25.
Le 10 janvier 2015, un Boeing 737-400 cargo, en provenance de Lomé au Togo
avec 3 membres d'équipage, rata son atterrissage à l'aéroport d'Accra au Ghana et termina
sa course dans l'herbe. Les 3 membres d'équipage ne furent que légèrement blessés et
furent transportés à l'hôpital. L'avion, quant à lui ne prit pas feu mais subit des dommages
très importants26.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
c) ASKY Airlines
Historique
Elle a été fondée en 2007, sous l’impulsion de Charles Konan Banny et Yayi Boni, qui
démarchent pour ce faire Gervais Koffi Djondo1. Le vol inaugural de la compagnie Asky a eu
lieu le 14 janvier 2010, entre Lomé et Ouagadougou2. Sa création a pour but de remplacer
la compagnie Air Afrique, disparue en 20023. Elle a pour principale partenaire Ethiopian
Airlines qui détient 40 % du capital.
Destination
Brazzaville, Conakry, Cotonou, Dakar, Douala, Freetown, Kinshasa, Lagos, Libreville, Lomé,
Malabo Monrovia, N'Djamena, Niamey, Ouagadougou, Yaoundé.
Flotte
La flotte d'Asky est composée des appareils suivants au mois de décembre 2020
Passagers
En
Appareils Commandes Notes
Service
J Y Total
4 99 115
Boeing 737-700 — 16
1 102 118
2 16 138 154
1 Non renseigné
Total 09
d) RWAND’AIR
Rwand’Air est une compagnie aérienne rwandaise, basée dans l'aéroport de Kigali à Kigali,
la capitale du Rwanda. Elle exploite des vols à travers le Rwanda, l'Afrique australe,
l'Afrique orientale, l'Asie et l'Europe.
Historique
La compagnie a été créée en décembre 2002 sous le nom de RwandAir Express, à la suite
de la faillite d'Alliance Express (filiale du groupe sud Africain Alliance Air). Elle est possédée
à 77 % par le gouvernement rwandais et à 23 % par sa filiale cargo, Silverback Freighters.
LE BENCHMARKING EN MATIERES DE TRANSPORT
En avril 2003, Rwandair Express lance ses premiers vols vers Bujumbura, Entebbe, Nairobi
et Johannesburg. Une ligne vers Dubaï fut à l'étude, et elle eut lieu en 2010. En 2005, le
gouvernement rwandais annonce son intention de privatiser Rwandair Express. Au terme
de l'appel d'offres, Brussels Airlines et Meridiana sont les deux compagnies retenues2. En
janvier 2012, le gouvernement du Rwanda a nommé Girma Wake, qui fut pendant 15 ans
patron d'Ethiopian Airlines, à la tête de Rwandair4. En avril 2018, Yvonne Makolo a été
nommée Présidente Directrice Générale de RwandAir.
À ce jour, la compagnie n'a toujours pas été privatisée, à cause d'un désaccord au niveau
de la flotte. Brussels Airlines voudrait utiliser des BAE-146, inadaptés aux conditions
climatiques selon le gouvernement rwandais. Meridiana voudrait quant à elle exploiter des
MD-87, qui consommeraient beaucoup de kérosène et coûteraient cher à l'entretien.
Rwandair Express souhaiteraient utiliser des avions plus modernes, de type B737 Next
Generation.
Destinations
Rwandair propose des vols quotidiens ou hebdomadaires vers : Abidjan, Accra, Addis
Abeba, Brazzaville, Bruxelles-National, Bujumbura, Cotonou (Bénin), Dakar, Dar Es Salaam,
Douala, Dubaï, Entebbe, Harare, Johannesburg, Juba (Sud-Soudan), Kamembe, Kigali,
Kilimandjaro, Kinshasa, Lagos (Nigeria), Libreville, Le Cap, Londres-Gatwick, Lusaka,
Mombasa, Mumbai (en français Bombay), Nairobi, Harare (1er avril 2017)10, , Bamako (juin
2017)10
Flotte
Flotte de RwandAir
En
C W Y Total
Service
Airbus A330-900
— 2 Non renseigné
(A330neo)
Bombardier CRJ-900 2 — 6 — 69 75
Total 12 4
La Royal Air Maroc est issue de la première compagnie marocaine de transport aérien Air
Atlas qui est apparue au lendemain de la seconde guerre mondiale en 19464. Deux ans plus
tard, en 1948, la compagnie Air Maroc est créée. Le gouvernement marocain, par un décret
royal, décide de concéder l'exclusivité du transport public aérien à Air Atlas en 1951. La
compagnie prend le nom de Compagnie Chérifienne de Transport Aérien Air Atlas (CCTA).
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Le capital est alors partagé entre l’état marocain, Air France et la compagnie Air Maroc qui
s’occupe de la maintenance des appareils. Son réseau couvre alors le Maroc et le Maghreb.
Le 28 juin 1957 les compagnies CCTA et Air Maroc fusionnent sous le nom de Royal Air
Maroc. La nouvelle compagnie ainsi constituée a démarré avec une flotte de 8 avions pour
parcourir plusieurs étapes de son développement5.
La flotte
Nb. Sièges
Avion Commandes Notes
d'avions (Business/Economy)
ATR 72-
6 — 70 (Y70) Transport Régional : Royal Air Maroc Express
600
Embraer
4 — 96 (C12/Y84) 4 avions livrés entre fin 2014 et 2016
190
Total 1 2
Destinations
Francfort-sur-le-
Allemagne Aéroport de Francfort-sur-le-Main
Main
Arabie
Djeddah Aéroport international Roi-Abdelaziz
saoudite
Arabie
Riyad Aéroport international du roi Khaled
saoudite
Centre
Bangui Aéroport international de Bangui
Afrique
République
Brazzaville Aéroport international Maya-Maya
du Congo
République
Pointe-Noire Aéroport international Agostinho-Neto
du Congo
Rép démoc
Kinshasa Aéroport international de Ndjili
du Congo
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Guinée-
Bissau Aéroport international Osvaldo Vieira de Bissau
Bissau
Guinée
Conakry Conakry International Airport
Conakry
Guinée-
Malabo Aéroport de Malabo
Équatoriale
Chiffres clés
58 avions en exploitation
94 destinations dans le monde
54 pays desservis
3220 employés en 2016
7 500 000 passagers transportés en 201863
16,7 milliards de dirhams de chiffre d’affaires en 201863
Statistiques
1. Activités voyageuses
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De part la vision de Camair-co qui est celle d’ « être la compagnie aérienne leader
qui relie la façade atlantique de l’Afrique au reste du monde », nous avons opté pour le
choix de deux compagnies africaines de renommée mondiale à savoir Ethiopian Airlines et
Royal Air Maroc et deux autres compagnies de référence en Afrique subsaharienne à
savoir : Rwand’air et Asky.
5.2 Analyse
Etant donné que le chiffre d’affaires est un élément clé pour déterminer la performance
d’une entreprise, nous l’avons considéré comme notre variable dépendante et nous allons
utiliser les autres variables (indépendantes) pour expliquer celle-ci.
5.3 Intégration
Compte tenu de l'indisponibilité des données, nous n'avions pas fait une analyse poussée
mais plutôt littérale.
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CAMAIR-CO possède près de six avions et parmi ces avions, il existe encore certaines qui
sont défectueuse, ainsi le déficit d'avions dans cette compagnie peut entraîner un
ralentissement dans les services (voyage), concourant ainsi à la baisse du nombre de
voyageurs et par ricochet à la baisse du chiffre d'affaires et paluard à la faillite de la
compagnie.
Après analyse nous avons constaté que le nombre de destinations est un facteur important
pour la croissance du chiffre d'affaires, ainsi nous encourageons la compagnie de repenser la
carte de destination en privilégiant les vols domestiques. Le Cameroun est doté d'un nombre
considérable d'aéroports, en multipliant le nombre de destinations à l'intérieur du pays, il
sera plus facile pour nous, d’étendre vers l'extérieur. Par exemple si la compagnie réussie à
faire Douala- Maroua, il pourra facilement faire Douala- Ndjamena...
5.4 Actions
Les compagnies aériennes de références considérées dans notre étude à l’instar de ROYAL AIR
MAROC, ETHIOPIAN AIRLINE, ASKY et RWAND’AIR ont mis la barre assez haute. Les actions que nous
recommandons à la compagnie CAMAIR-CO d’adopter peut-être expliciter par :
L’amélioration de la Flote c’est à dire en réhabilitant les vieux avions et en investissant dans
l’achat et /ou la locations de nouveaux avions ;
L’élaboration d’une nouvelle carte des destinations ; en effet, étant donné que la compagnie
CAMAIR-CO est sans concurrent au niveau de la sous-région Afrique centrale elle pourrait
pour un début porter la majeure partie de son attention sur les vols domestiques, c’est-à-
dire des vols nationaux à travers les différents aéroports du pays et sur des vols dans la sous-
région de l’Afrique centrale. Ainsi elle pourrait rehausser son chiffre d’affaires et son revenu
net avant de s’étendre en Afrique tout entier.
L’implémentation des contrats de PPP (Partenariat Public Privé) dans ce secteur de type FOM
(Financement, Opération ou Exploitation et Maintenance). En effet, Les contrats de PPP
s’inscrivent dans une logique de gestion et de contrôle centrés sur les résultats et non plus
sur les ressources consommées, et dans la mise en place d’une organisation comptable
fondée sur le modèle privé. Donc il serait judicieux de repenser le mode de gestion de la
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compagnie en optant pour un mode plus regardant, recourir à des partenariats qui pourrait
soutenir l’Etat sur plusieurs plans parmi lesquels la finance, l’expertise, etc…
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Conclusion
Arrivée à l’orée de notre travail, nous avons vu premièrement que le benchmarking
consiste donc pour une entreprise de mettre en place de nouvelles méthodes qui
s'inspirent de celles des entreprises les plus performantes au niveau mondial. Il s’agit de se
comparer aux « leaders » qui se positionnent sur le marché, de s'inspirer de leurs idées, de
leurs pratiques, de leurs fonctionnements et de leurs expériences afin d'améliorer ceux en
interne. Par la suite, nous avons rencontré les différents types de benchmarking à savoir :
le benchmarking externe ou benchmark concurrentiel, le benchmarking interne, le
benchamarking fonctionnel et le benchmarking générique. Plus lion, nous avons abordé les
différentes étapes du benchmarking qui se déclinent comme suit : La planification, l’analyse,
l’intégration et l’action. Quant aux avantages et aux inconvénients, nous avons vu que le
principale avantage du benchmarking est d’améliorer l’utilisation et l’efficacité des ressource
de l’organisation tandis que le principal inconvénient est celui du cout et de la non fiabilité des
informations obtenues. A l’issue de la simulation du cas pratique d’un benchmarking en
matière du transport aérien rencontré , nous avons proposé au gouvernant du Cameroun les
différentes actions suivants à entreprendre dans le but d’améliorer la gestion de CAMAIR-CO
et de rehausser son niveau de référence tant dans la sous-région d’Afrique subsaharienne que
dans le continent Africain : l’acquisition d’une nouvelle flotte, replanifier la carte des
destinations et de songer aux contrats de partenariats de type FOM et plus tard de passer aux
contrats de type concession.
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Bibliographie
BENCHMARKING DES PERFORMANCES INFRASTRUCTURELLES DE L’AFRIQUE écrit par Babacar
Sarr
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