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Soufisme

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EYROLLES PRATIQUE EYROLLES PRATIQUE

Religion Religion

Éric Geoffroy
Éric
PascalGeoffroy
Boniface
LE SOUFISME
Apparu dès l’aube de l’islam, le soufisme est la dimension spirituelle et
ésotérique de la révélation coranique. Il se fonde sur la contemplation
des réalités invisibles du monde et sur la recherche de la sagesse.
LE SOUFISME
Conçu par un spécialiste reconnu du sujet, ce guide propose une HISTOIRE, FONDEMENTS
introduction à l’histoire, aux fondements et aux pratiques du
ET PRATIQUES DE L’ISLAM SPIRITUEL
soufisme. Vivant et pédagogique, il commence par faire la chasse aux
idées reçues, pour présenter ensuite la démarche soufie dans ses divers
aspects.

Cette nouvelle édition est augmentée d’un chapitre sur l’actualité du soufisme

LE SOUFISME
et sur l’éclairage qu’il apporte aux problématiques contemporaines (mondiali-
sation, féminisme, écologie, etc.).

L’histoire L’expérience Les pratiques

Éric Geoffroy est un islamologue, spécialiste académique du soufisme.


Il est également un de ses représentants en France, et préside Conscience
Soufie. Plusieurs de ses ouvrages sont traduits en différentes langues.
Couverture : Studio Eyrolles © Éditions Eyrolles - © Izzet Keribar/getty images
© Abdou Diouri

ISBN : 978-2-212-57187-5
Code éditeur : G57187

12 E

57187-Le-Soufisme-CV_2019.indd 1 20/05/2019 15:15


EYROLLES PRATIQUE EYROLLES PRATIQUE
Religion Religion

Éric Geoffroy
Éric
PascalGeoffroy
Boniface
LE SOUFISME
Apparu dès l’aube de l’islam, le soufisme est la dimension spirituelle et
ésotérique de la révélation coranique. Il se fonde sur la contemplation
des réalités invisibles du monde et sur la recherche de la sagesse.
LE SOUFISME
Conçu par un spécialiste reconnu du sujet, ce guide propose une HISTOIRE, FONDEMENTS
introduction à l’histoire, aux fondements et aux pratiques du
ET PRATIQUES DE L’ISLAM SPIRITUEL
soufisme. Vivant et pédagogique, il commence par faire la chasse aux
idées reçues, pour présenter ensuite la démarche soufie dans ses divers
aspects.

Cette nouvelle édition est augmentée d’un chapitre sur l’actualité du soufisme

LE SOUFISME
et sur l’éclairage qu’il apporte aux problématiques contemporaines (mondiali-
sation, féminisme, écologie, etc.).

L’histoire L’expérience Les pratiques

Éric Geoffroy est un islamologue, spécialiste académique du soufisme.


Il est également un de ses représentants en France, et préside Conscience
Soufie. Plusieurs de ses ouvrages sont traduits en différentes langues.
© Abdou Diouri

57187-Le-Soufisme-CV_2019.indd 1 20/05/2019 15:15


LE SOUFISME
Éditions Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com

Mise en pages : Istria

En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiel-


lement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du
Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.

© Groupe Eyrolles 2013, 2015


© Éditions Eyrolles, 2019, pour la présente édition
ISBN : 978-2-212-57187-5
Éric Geoffroy

LE SOUFISME
Histoire, pratiques et spiritualité

Deuxième édition 2019


SOMMAIRE
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

Partie 1 Le soufisme d’hier à aujourd’hui. . . . . . . . . . . . . . . . . 13


Chapitre 1 Ce que le soufisme n’est pas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Le soufisme n’est pas une secte hors de l’islam. . . . . . . . . . . . . . . . 16
Le soufisme n’est pas une secte islamique hétérodoxe. . . . . . . . 17
Le célèbre « hadîth de Gabriel ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Islâm, îmân et ihsân . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Le soufisme n’est pas une « innovation blâmable » (bid‘a). . . . . . 19
Le soufisme n’est pas une secte qui adore un maître . . . . . . . . . . 20
Le cheikh, un serviteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Le soufisme n’est pas une recherche égoïste
du salut individuel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Le soufisme n’est pas du maraboutisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Le soufisme n’est pas un milieu de « collabos » . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Quelques études de cas. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Le soufisme n’est pas un ésotérisme chiite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Le soufisme n’est pas une philosophie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Le soufisme n’est pas un islam « light ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Chapitre 2 Expériences pionnières (viiie-xe s.)
et intégration dans l’espace sunnite (xe-xiie s.). . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Histoire d’un nom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Trois tendances spirituelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Le renoncement au monde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
La « voie du blâme » (malâma) : de l’occultation à la provocation. . 35
De l’ascèse à la mystique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
L’école de soufisme de Bagdad (ixe - xe siècles). . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Le clivage entre exotéristes et ésotéristes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Le processus de normalisation avec l’« orthodoxie » sunnite . . 45
Les manuels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Les madrasa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Ghazâlî : l’osmose entre sunnisme et soufisme. . . . . . . . . . . . . . . . 47
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Chapitre 3 Épanouissement doctrinal
et structuration sociale (xiiie siècle). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
La formulation de la doctrine soufie : prose et poésie. . . . . . . . . . 52
Ibn ‘Arabî, le « Grand Maître ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Ibn al-Fârid, « le prince des amoureux ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
‘Attâr, le conteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Rûmî, la musique et la danse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
La  formation des « voies initiatiques » (tarîqa), ou confréries. . . 60
Quelles sont les raisons de l’émergence des confréries ? . . . . . . . . . . . . . 61
Quelques « voies initiatiques » majeures, apparues à l’époque
médiévale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Comment fonctionne la transmission initiatique au sein
d’une confrérie ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
« Le soufisme, cœur de l’islam ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Jalâl al-Dîn Suyûtî. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
Ibn Taymiyya. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
Chapitre 4 Le soufisme dans la modernité : la critique. . . . . . . . . 77
Le wahhabisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
Les fondements soufis du réformisme musulman. . . . . . . . . . . . . 78
Ne pas confondre salafî et salafiste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
Quelques perspectives sur le soufisme contemporain. . . . . . . . . 81
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83

Partie 2 L’expérience  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
Chapitre 5 Les fondements de l’expérience : le Coran
et le Prophète. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Le « secret » coranique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Le soufi chemine dans le Livre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Une profusion de sens. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
Le modèle muhammadien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92

6 Le soufisme
La Réalité métaphysique du Prophète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
Le Maître des maîtres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
Chapitre 6 « Se connaître soi-même, c’est connaître
son Seigneur » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
Intériorité et extériorité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
Un processus d’introspection graduelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
Les méthodes cognitives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
La psychologie soufie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Polir le cœur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
Chapitre 7 Cheminer sur la voie de l’Unicité . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
Sharî‘a et Haqîqa. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
« Stations initiatiques » et « états spirituels ». . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
Connaissance et amour. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
L’expérience intérieure de l’Unicité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
L’immersion en Dieu (fanâ’) et le retour dans le monde (baqâ’). . 119
Les « propos extatiques » (shatahât). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
Vaincre l’illusion – Réaliser le Réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
Le fils de l’Instant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126

Partie 3 Le soufisme au quotidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127


Chapitre 8 Maître et disciple : l’affiliation à une confrérie . . . . . 129
La relation initiatique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
Quelques aspects de l’éducation spirituelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
Modalités et rites du rattachement initiatique. . . . . . . . . . . . . . . . . 133
« L’investiture du manteau » (khirqa) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
« L’enseignement secret de formules d’invocation » (talqîn). . . . . . . 135
La « prise du pacte » (‘ahd, bay‘a). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
L’initiation uwaysî. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
Chapitre 9 Les méthodes initiatiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
L’invocation (dhikr). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
Les modalités de l’invocation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142

Sommaire 7
Lâ ilaha illa Llâh. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
Les Noms divins. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
Allâh. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
L’oraison quotidienne (wird). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
La demande de pardon (al-istighfâr). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
La prière sur le Prophète (al-salât ‘alâ al-nabî) . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
L’affirmation de l’Unicité divine (tahlîl) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
Poésie et musique spirituelles (samâ‘) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150
La retraite (khalwa). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154
Une mort initiatique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
Règles de la retraite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156
Le piège des phénomènes surnaturels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158
La « retraite au milieu de la foule ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159
Chapitre 10 La vie d’une confrérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
La pratique collective du dhikr. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
La pérégrination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164
La juste attitude (adab). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165
L’alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
Le sommeil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
Le voyage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167
Entre frères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
La place de la femme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170
L’avenir du soufisme confrérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172
Les signes de sclérose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
Vers une époque « post-confrérique » ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175
Chapitre 11 Le soufisme dans le monde contemporain. . . . . . . 177
Le soufisme dans la modernité et la mondialisation. . . . . . . . . . . 178
La persistance du conflit entre soufis et salafistes. . . . . . . . . . . . 180
Les récentes mutations du monde soufi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183
La femme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184
L’écologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
Le dialogue interreligieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186

8 Le soufisme
Fin de l’ésotérisme et nouvelles modalités du soufisme . . . . . . 187
En résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189
Bibliographie essentielle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193

Sommaire 9
INTRODUCTION
À l’heure où l’extrémisme religieux, musulman notamment,
résonne dans tous nos médias, où une lecture sclérosée, litté-
raliste, des Textes fondateurs sévit le plus souvent  ; à l’heure
où, parallèlement, l’humanité est de plus en plus en quête de
sens face aux défis globaux qu’elle rencontre, où le techno-
scientisme et le matérialisme consumériste dévoilent leur
impasse, le soufisme apparaît comme une sagesse universelle,
une voie spirituelle vivante, en pays musulman comme en
Occident.
Le soufisme est la dimension spirituelle ou encore intérieure de
l’islam sunnite1 (l’islam chiite possède d’autres caractéristiques
dans ce domaine) :
• La dimension spirituelle : la spiritualité concerne les choses
de l’Esprit  ; elle envisage que le monde matériel, sensible,
doit être compris et régi à partir du monde spirituel ou méta-
physique. Toute religion véritable instaure donc la précel-
lence de l’esprit sur la matière.
• La dimension intérieure ou ésotérique (ce dernier terme
signifiant, en grec ancien, « de l’intérieur ») : pour les soufis,
la Réalité ne saurait se réduire à ses apparences. Dans le
Coran (57 : 3), Dieu se présente à la fois comme l’Extérieur,
l’Apparent (al-zâhir) et l’Intérieur, le Caché (al-bâtin). Or,
selon l’enseignement biblique comme islamique, l’homme et
le monde sont créés à l’image de Dieu. Nous ne sommes donc
pas faits que d’extériorité, et il nous faut, si l’on veut acquérir
un peu de sagesse, nous mettre en quête de notre intériorité.

1. L’islam contemporain est partagé schématiquement entre deux grandes tendances : le


sunnisme (environ 90 % des musulmans), qui se réunit autour de l’exemple du prophète
Muhammad (Sunna), et le chiisme, qui privilégie la lignée de ses descendants charnels,
les « Imams ».
L’extérieur procède donc de l’intérieur, comme l’écorce d’un
fruit enveloppe le noyau.
Le soufisme, à l’image de l’islam, est un monde complexe et
diversifié. « Il y a autant de voies menant à Dieu que de souf-
fles des fils d’Adam  », dit un adage soufi. De même que le
disciple soufi a besoin d’un maître spirituel pour cheminer sans
se fourvoyer sur la Voie, la personne qui désire comprendre le
soufisme, lequel repose sur une expérience subtile et souvent
paradoxale, a besoin d’un guide pratique.
Une première partie inscrit le soufisme dans l’histoire : une disci-
pline aussi volatile a en effet besoin de repères qui insèrent l’ex-
périence spirituelle dans ses différents contextes. Elle s’ouvre sur
un chapitre préliminaire, visant à dégager les principaux préjugés
concernant le soufisme, qu’ils émanent du public musulman ou
non musulman.
Une deuxième partie examine les différentes modalités de cette
expérience.
Enfin, une troisième partie rend compte de la pratique du
soufisme au quotidien, notamment dans ses aspects collectifs
et confrériques.
Le lecteur peut ainsi procéder à des lectures ciblées ou partielles ;
il sera aidé d’un index à la fin du livre. Toutefois, ce guide a été
conçu selon un plan graduel et logique.
Des résumés ponctuent la fin de chaque chapitre, sauf dans le
chapitre préliminaire.

12 Le soufisme

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