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Gestion Fiscale et Sociale des Salaires

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Thèmes abordés

  • demande de moratoire,
  • assiette des cotisations,
  • impôts,
  • volet comptable,
  • taxation d'office,
  • volet juridique,
  • salaire,
  • taxes,
  • contrôle employeur,
  • plancher et plafond des cotisa…
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Gestion Fiscale et Sociale des Salaires

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Thèmes abordés

  • demande de moratoire,
  • assiette des cotisations,
  • impôts,
  • volet comptable,
  • taxation d'office,
  • volet juridique,
  • salaire,
  • taxes,
  • contrôle employeur,
  • plancher et plafond des cotisa…

FISCALITE DES SALAIRES.

Définition :

Le salaire est la rémunération de l’effort fournit par un individu ou une entité qui
contribue à la production des biens et services.
Le travail c’est tout effort physique ou intellectuel contribuant à la satisfaction d’un
besoin. Le salaire est également la rémunération d’un travail mettant au prise un employeur
qui est le bénéficiaire du travail et un employé qui fournit l’effort. Cette relation se fait sur la
base d’une convention appelée Contrat de Travail. Ce contrat peut être sous forme évolue
vers l’informel, il faut un reçu lorsqu’on donne le salaire (Bulletin de Paie)
Le salaire s’étudie sur plusieurs formes :
Volet Juridique, volet Comptable / Financier et volet Administratif.

1) Volet Juridique :

Il s’agit de définir le cadre juridique applicable aux relations et rémunération du


travail employé notamment :
- Le code du travail
- Les conventions collectives concernées par le secteur d’activité
- Le statut du personnel
- Le règlement intérieur
- Les décrets
- Les arrêtés
- Les décisions
- Note de service relative au salaire
- Le code des impôts
- Le code de sécurité sociale
- Les textes sur l’organisation syndicale

2) Volet Administratif :

Il s’agit de voir la procédure de recrutement du personnel, la politique de salaire


(motivation, grille de salaire, convention collective, …), la gestion des ressources humaine,
les dispositions statutaire et administratives relative aux diverses catégories d’emplois salarié.

3) Volet Comptable

Il s’agit des dispositions à mettre en place pour le bon calcul et le règlement des
rémunérations du personnel notamment :
- Les grilles de salaire
- Les fiches de renseignement
- Les feuilles de présence
- La loi de finance
- Le code général des impôts
- Les textes réglementaires organisant le régime de cotisation sociale, syndicale et
mutualiste.
- Les ordonnances judiciaires
- La grille de salaire, taux de rémunération ou barème des monuments, prime,
indemnité, appointement
- Grille ou barème des retenues pour impôt et cotisation sur salaire
- Les formules de calcul et d’évaluation des éléments de paie
- La procédure d’exécution de la paie ou description de processus de la paie
- Les dissolutions préparatoires de la paie
- Les outils de calculs de la paie (fiche récapitulative des éléments de paie et
l’acompte)
- Bulletin de paie
- Etat de paiement des salaires
- Journal de paie
- D.I.P.E. (Document d’Information sur le Personnel Employé)

4) Volet Financier :

- Les dispositions pratiques sur le règlement de salaire par banque (n° de compte de
l’employeur, n° des comptes des employés, les états de virements des salaires)
- Les dispositions pratiques sur le règlement de salaire par caisse (état de salaire
payé par billetage, l’ordre de sortie de salaire par caisse, etc.)
- Les dispositions pratiques pour le reversement des impôts, taxe sur salaire

PROCESSUS DE REALISATION DE LA PAIE

1° La préparation de la paie :

Il s’agit de rassembler tous les éléments ou documents permettant l’exécution de la paie.

2) Exécution de la paie :

Il s’agit d’appliquer les dispositions juridiques et administratives propre à chaque


employé, pour évaluer ou calculer sa rémunération. Il s’agit également d’appliquer les
barèmes et les formules permettant le calcul de chaque élément de la rémunération ou du
salaire. Ici, le logiciel de paie a un apport certain.

3) Le règlement des salaires :

Il s’agit de reverser effectivement par banque ou caisse les rémunérations dues à


chaque employé, synthétisées en net à payer.

4) Reversement du D.I.P.E :

Le D.I.P.E signifie Document d’Information sur le Personnel Employé, il comprend


d’une part les impôts et taxes sur salaire, les cotisations sociales, les prélèvements à reverser à
certains organismes (CNPS, CRTV, Crédit Foncier).

5) Le reversement des oppositions :


Il s’agit de la partie des salaires prélevés pour le compte des tiers consécutive à
l’acompte sur salaire, à l’avance sur salaire, à la décision du tribunal de saisie d’une partie de
votre salaire.

6) Comptabilisation de la paie :

Il s’agit de prendre en compte dans les états financiers de l’entreprise les éléments
relatifs à la paie (voir méthode de comptabilisation par étape).

7) Mise à jour du dossier paie et du dossier fiscal :

ECRITURES DE PAIE :
Schéma d’écriture de l’entreprise

31/01/…
6611 Salaires et appointements

422 Personnels rémunérations dues


431 Sécurité sociale
4471 Impôts taxes sur les salaires

(Paie janvier…)


6651 Charges sociales du personnel

431 Sécurité sociale

(Charges patronales janvier…)


422 Personnels rémunérations dues
431 Sécurité sociale
4471 Impôts taxes sur les salaires

571
Caisse principale

(Règlement paie et impôt janvier…)

Même écriture pour l’autre mois jusqu’en Décembre…

INTRODUCTION

Il n’existe aucun texte commun portant dispositions fiscale et sociale relatives aux
salaires.
Ainsi, nous ferons un regroupement cohérent des principales dispositions qui s’y
rattachent.
1) LES DISPOSITIONS A CARACTERE FISCAL

A – I.R.P.P
Les salaires constituent l’une des catégories des revenues (art. 68 et suivants). Par
conséquent, les salaires sont soumis à la :
- T.P. au taux de 6% avec abattement de 20% pour frais professionnels ;
- S.P. avec application du quotient familial. En principe, son calcul est annuel. Mais,
comme la paie est mensuelle, une approximation suffisante est faite tous les mois
(un barème indicatif existe). D’où la nécessité de procéder à des régularisations
lors de la déclaration annuelles des revenues.

L’I.R.P.P est un impôt assis sur le revenu annuel du salarié. C’est la contribution du salarié
qui figure sur le bulletin, conformément au barème préétablis par le législateur.

BASE TAUX
[0 à 50 000] 0
[50 001 à 100 000] 750
[100 001 à 200 000] 1 950
[200 001 à 300 000] 3 250
[300 001 à 400 000] 4 550
[400 001 à 500 000] 5 850
[500 001 à 600 000] 6 850
[600 001 à 700 000] 7 150
[700 001 à 800 000] 8 450
[800 001 à 900 000] 11 050
[900 001 à 1 000 000] 12 350
[1 000 001 et plus 13 000

B- REDEVANCE AUDIO-VISUEL (CRTV)

La quote-part de l’employeur est payée en même temps que la patente. Son montant
correspond au principal de la patente.
Il faut préciser que les redevances CRTV payées constituent un crédit d’impôt à valoir
sur l’impôt sur les revenus.

C- CREDIT FONCIER
Les cotisations au crédit foncier se calculent comme suit :
- Part salarial : 1%
- Part patronale : 1,5%

D- F.N.E
Le Fonds National de l’Emploi est à la charge de l’employeur. Le taux est de 1%.

E – TAXE SUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL


Les taux de contributions relativement faibles sont disponibles auprès de chaque
commune.
II- LES DISPOSITIONS A CARACTERE SOCIAL
A – C.N.P.S
Les cotisations sont assises sur l’ensemble des salaires, traitements, avantages en espèces
et en nature. Parmi les avantages en nature, seuls le logement et la nourriture font l’objet
d’une évaluation forfaitaire à savoir :
- Logement = une fois le taux horaire du salaire de l’échelon A de la première
catégorie de la zone du secteur considéré pour chaque jour de travail.
- La nourriture = deux fois le taux horaire du salaire de l’échelon A de la première
catégorie de la zone du secteur considéré pour chaque jour de travail.

Les cotisations CNPS sont subdivisées en 3 parties :

1° : Prestations Familiales


- Régime général et domestique : 7%
- Régime agricole : 5,65%
- Régime enseignement privé : 3,7%

2° : Pensions Vieillesses, invalidité et décès : le taux est de 7% dont


- 4,2% (part employeur)
- 4,2% (part salarié)

3° : Accident de travail et maladie professionnelle : le taux est fonction du degré de


risque :
- Risque faible (groupe A) : 1,75%
- Risque moyen (groupe B) : 2,5%
- Risque élevé (groupe C) : 5%

L’assiette des cotisations des pensions vieillesses et prestations familiales est plafonnée à
750 000 FCFA / mois. Les cotisations sont payables au plus tard le 15 du mois suivant.

B : COTISATIONS SYNDICALES


Elles sont à la charge de l’employé, si l’adhésion à un syndicat est libre, le paiement de la
cotisation est obligatoire.
Détermination de l’assiette
Éléments IRPP CRTV CF FNE CNPS OBS
Salaire de base X X X X X Il s’agit d’un
tableau indicatif
Indemnité :
- Déplacement X
- Logement X X X X X
- Licenciement Plafonné
- Congé X X X X X
- Représentation

Prime :
- Ancienneté X X X X X
- Panier X X X X X
- salissure X
Tableau récapitulatif
Eléments Salarié Employeur Comptabilité OBS
IRPP X RAS
CRTV X RAS Impôts = Part
CF X X RAS patronale
FNE X
CNPS X X RAS Cotisation =
TDL X RAS Part salariale
Cotisation Syndicale X RAS

Exercice

La société FGC emploi [Link] Bernard (marié, père de 3 enfants) comme chef usine, affilié
à la CNPS au N° 4879K et au fisc M192560047J. Il perçoit une rémunération de base de
FCFA 230 000 et à cela s’ajoutent :
- Une indemnité de fonction…………………………….. 40 000
- Une prime transport…………………………………….30 000
- Prime de logement………………………………………65 000
- Indemnité de représentation…………………………….60 000
- Heures supplémentaires……………………………….. 29 415

Pour le mois d’octobre2002, [Link] a perçu un acompte de FCFA 100 000.


En vue de permettre la réalisation du travail ci-dessus, on vous fournit en annexes les
informations nécessaires.

TAF :

1) Remplir le bulletin de paie au 31 octobre 2002


2) Comptabiliser les éléments du bulletin de paie
3) Passer également les écritures relatives aux charges patronales (fiscales & sociales).

N.B : - La paie se fait tous les 5 premiers jours du mois suivant en espèces.
- L’éclairage de la maison de [Link] 25 000 F / mois, est à la charge de la société.

Ecritures Comptables

6413 FNE & CFC…………………………………………….. 11 985


664 Charges Sociales…………………………………………40 939
4421 Taxes patronales / salaires…………………11 985
431 CNPS……………………………………...40 939

618 Autres frais de transport………………………………….60 000


663 Indemnité forfaitaire versée au personnel………………...65 000
661 Rémunération directe versée…………………………….329 415
422 Personnel rémunérations dues (voir bulletin) ………….454 415
422 Personnel rémunérations dues……………………………106 024
4472 Impôts /salaires………………………………………..57 624
431 CNPS…………………………………………………. 8 400
4212 Personnel, acomptes…………………………………100 000

6617 Avantage en nature…………………………………………………300 000

781 Transfert de charge (25 000 * 12 = 300 000……………….300 000

Détermination des différentes bases de calcul

- Salaire total :

Salaire de base……………………………………………………230 000
Indemnité …………………………………………………………40 000
Prime de transport
Prime de logement
Indemnité de représentation
Heures supplémentaires
Eclairage

- Salaire taxable :

Salaire de base
Prime de transport
Indemnité de fonction
Heures supplémentaires
Salaire taxable intermédiaire
Prime de logement (15%)
Eclairage (4%)

- Salaire cotisable :

Salaire de base
Indemnité de fonction
H.S
Prime de logement
Le salaire cotisable est plafonné à 300 000F, donc nous retenons cette valeur.

Calcul des impôts / cotisations :

TP
SP
CAC
CFC
TDL
RAV
CNPS
Charges patronales :
- Fiscales

FNE
CFC

- sociales

Pension vieillesse
Allocation familiale
Accident de travail
IRPP
CALCUL DE L’IMPOT
OBLIGATIONS DU CONTRIBUABLE

CALCUL DE L’IMPOT

L’impôt sur le Revenu des Personnes Physiques est obtenu en appliquant au revenu net global
le barème légal ci-dessous. Toutefois, certaines catégories de revenus sont soumises à des
taux spécifiques.

A- Barème de l’impôt

Il s’applique aux revenus salariaux, aux bénéfices industriels et commerciaux, aux revenus
fonciers, aux bénéfices agricoles et aux bénéfices non commerciaux.
- De 0 F à 2 000 000 de F…………………..10%
- De 2 000 001 à 3 000 000 de F………………..15%
- De 3 000 001 à 5 000 000 de F…………………25%
- Plus de 5 000 000 de F…………………………..35%
Avec un minimum de perception de 1,1% sur le chiffre d’affaires en ce qui concerne les BIB,
BA et BNC.

B- Taux spécifiques

1 – Revenus de capitaux mobiliers : 15% sur le revenu imposable.


2- Plus-values sur cession de titres : 10% sur le montant de la plus-value.
3- Plus-values sur immeubles bâtis ou non bâtis : - prélèvement libératoire au taux 25%

C- Application pratique

M. S…est salarié dans l’Entreprise CFCAM. Au cours de l’Exercice 2003, il a perçu : un


salaire de 5 400 000 F ; primes d’ancienneté 600 000 ; prime d’assiduité 300 000 et bénéficié
d’un logement dont le loyer annuel est de 1 200 000 F. En outre, il exerce une activité
commerciale dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 50 000 000 de F au cours du même
exercice. M. S… est également propriétaire d’un immeuble qui lui rapporte un loyer annuel
de 3 000 000 F.

1) Déterminons le revenu net global de M. S…

Pendant l’Exercice 2003, M.S…a disposé de 3 catégories de revenus : un salaire, des


bénéfices de son activités commerciales (BIC) et des loyers (revenus fonciers).

a) Détermination du salaire net.

- Salaire de base 5 40 000 F


- Prime d’ancienneté 600 000 F
- Prime d’assiduité 300 000 F

Salaire brut avant A.N 6 300 000 F

Avantage en nature imposable (Art. CGI)


- Logement 15% x 6 300 000 = 945 000 F

Revenu brut imposable : 7 245 000 (6 300 000 + 945 000).


Abattement pour frais professionnels : 20% du revenu brut annuel imposable, soit :
20% x 7 245 000 = 1 449 000 F
Salaire net : 7 245 000 – 1 449 000 = 5 769 000 F

b) Montant du revenu foncier imposable


Loyer annuel brut : 3 000 000 F abattement forfaitaire : 30% x 3 000 000 = 900 000 F (Art.48
CGI).
Revenu foncier net imposable : 2 100 000 F

c) Détermination des BIC imposables

N.B. S’agissant des contribuables dont le CA est inférieur à 60 millions, il est fait par
application des taux fixés par décret (7,5% CA pour les commerçants non importateurs). CA
réalisé : 50 000 000 de F
Bénéfice net : 7,5% x 50 000 000 = 3 750 000 F
Total des revenus nets catégoriels : 5 769 000 + 2 100 000 +3 750 000 = 11 619 000 F
Abattement général : 50 000 000 F (Art. 29 CGI)
Revenu net global : 11 619 000 - 500 000 = 11 190 000F

2) Calculons l’IRPP dont doit s’acquitter M. S…

Suivant la progressivité par tranche de revenus, l’impôt se calcule de la manière suivante :


- De 0 à 2 000 000 : 10% x 2 000 000 = 200 000 F
- De 2 000 001 à 3 000 000 : 15 % x 1 000 000 = 150 000 F
- De 3 000 001 à 5 000 000 : 25% x 2 000 000 = 500 000 F
- De 5 000 001 à 11 190 000 : 35% x 6 119 000 = 2 141 650 F
Total impôt en principal = 2 991 650 F
CAC (10% du principal = 299 165 F
Total IRPP brut : = 3 290 815 F
Retenus sur salaires : = 1 119 150 F
Acompte de 1,1% : 1,1% x 50 000 000 = 550  000 F
Précompte sur loyer (5%) : 5% x 3 000 000 = 150 000 F
Total des retenus : = 1 819 150 F
IRPP net à payer : 3 290 815 – 1 819 150 = 1 471 665 F
N.B. Nous supposons que l’abattement général de 500 000 n’a pas été opéré par l’employeur.
OBLIGATIONS DU CONTRIBUABLE

A - OBLIGATIONS DECLARATIVES
1- Obligations déclaratives des personnes imposables

- Obligation pour chaque contribuable de souscrire avant le 31 mars de chaque année,


une déclaration détaillée des revenus mis à sa disposition au cours de l’année fiscale
écoulée, auprès du Centre des impôts de rattachement.

2 – Obligations particulières des chefs d’entreprise personnes physiques ou morales.

En vue d’une imposition équitable de leurs personnels ou de leurs partenaires et avant le


31 janvier de chaque année ou dans un délai d’un mois avant le départ du personnel salarié en
fin de contrat, les chefs d’entreprises doivent produire des bulletins individuels retraçant pour
l’année fiscale écoulée, les sommes de quelque nature que ce soit versées à des tiers.

B- OBLIGATION COMPTABLES

Les obligations comptables varient suivant les régimes d’imposition et conformément au


système comptable défini par le Droit Comptable OHADA.

Régime de base : Les contribuables soumis à ce régime doivent tenir :

- Un livre de recettes
- Un livre de dépenses nécessaires à l’exploitation
- Un état de la variation des avoirs

Régime du simplifié : Les contribuables soumis à ce régime doivent produire des documents
conformes à ceux du système comptable allégé à savoir :

- Un bilan simplifié
- Un compte de résultat simplifié
- Un état annexe simplifié

Régime du réel : Les contribuables relevant de ce régime sont soumis aux obligations
correspondant au système comptable normal (SCN) du Droit Comptable OHADA. A cet effet,
ils doivent produire :

- Le bilan
- Le compte de résultat
- Le TAFIRE
- Un état annexé
- Un état supplémentaire statistique

C- OBLIGATIONS DE PAIEMENT

L’IRPP est acquitté au plus tard le 15 mars de chaque année, lors du dépôt de la
déclaration annuelle des revenus, déduction faite des acomptes et retenues à la source opéré
au cours de l’exercice.
Les modalités de paiement des acomptes et retenues à la source varient en fonction de
la catégorie du revenu.
Les retenues effectuées au titre d’un mois doivent être reversées au plus tard le 15 du mois
suivant à la Recette des Impôts de rattachement.
Ces modalités sont les suivantes :

Traitements, salaires, pensions


et rentes viagères
L’impôt dû est retenu à la source par l’employeur lors de chaque paiement des
sommes imposables à l’aide d’un bulletin tiré du Document d’Information sur le Personnel
Employé (DIPE). Une mention doit être faite sur la fiche de paie remise au salarié.
Cette retenue n’est pas opérée pour les salaires bruts inférieurs à 62 000 F CFA.
La retenue à la source dispense le salarié de la déclaration annuelle.

Revenus de capitaux mobiliers


L’impôt dû est retenu à la source par la personne qui effectue le paiement des produits,
et reversé à la Recette des Impôts du lieu du siège social dans les 15 jours qui suivent la date
de mise en paiement.

Revenus fonciers
L’IRPP est acquitté par voie de retenue à la source et par acomptes trimestriels suivant
le cas.
La retenue est égale à 5% du montant brut des loyers.
Elle est opérée par l’Etat et ses démembrements, ainsi que par les entreprises privées soumises
au régime du réel et du régime simplifié.
Pour ceux dont l’impôt n’est pas retenu à la source, les acomptes trimestriels doivent être
acquittés les 15 avril, 15 juillet, 15 octobre et 15 janvier de chaque année.
Les plus-values réalisées sur les immeubles acquis à titre onéreux ou gratuit subissent
un prélèvement libératoire de 25% effectué par le notaire pour le compte du vendeur, et
reversé lors de la formalité de l’enregistrement au Centre Provincial des Impôts de
rattachement.

Bénéfices industriels et commerciaux, Bénéfices


Agricoles et Bénéfices non commerciaux

S’agissant de ces revenus catégoriels, l’IRPP est acquitté par acompte de 1,1% sur le
chiffre d’affaires réalisé soit mensuellement, soit trimestriellement, selon le régime auquel
appartient le contribuable.
Cet acompte est retenu à la source par les comptables publics et assimilés lors du règlement
des factures payés sur le budget de l’Etat, des collectivités publiques locales, des
administrations dotées d’un budget annexe, des établissements publics, des entreprises du
secteur public et para-public.
Ceux qui ne subissent pas la retenue à la source doivent acquitter ledit acompte sur la base
d’une déclaration, à la caisse du Receveur des impôts compétent au plus tard :
- Le 15 du mois qui suit le mois de la réalisation du chiffre d’affaires
- Le 15 du mois qui suit la fin de chaque trimestre
Le solde le l’impôt définitivement dû à la fin de l’exercice est acquitté spontanément en un
versement unique au plus tard le 31 mars à l’aide d’une déclaration.
LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR
EN MATIERE DE DECLARATION
ET DE PAIEMENT DES COTISATIONS

En matière de cotisations sociales, l’employeur est soumis à deux obligations fondamentales :


déclarer son personnel et les salaires qu’il leur verse ; payer l’intégralité des cotisations
sociales dues à la CNPS.
1) L’obligation de déclarer les salaires versés au personnel
Pour déclarer les salaires versés à son personnel, l’employeur utilise l’un des deux supports de
déclaration suivants :
- Le DIPE (Document d’Information sur le Personnel Employé), pour les
employeurs de main d’œuvre professionnelle.
- La déclaration des salaires (M4) pour les employeurs de main-d’œuvre
domestique.
Le DIPE indique l’identité du personnel utilisé au cours de la période de référence et le
montant du salaire versé à chaque travailleur. L’employeur doit le retirer auprès de son Centre
des Impôts de rattachement au début de chaque exercice budgétaire. Ce retrait est obligatoire
pour tout ancien employeur. Par contre, tous les nouveaux employeurs peuvent le retirer à tout
moment et notamment, dès le démarrage de leurs activités.
La déclaration des salaires pour employeur de main d’œuvre domestique est éditée par
la CNPS chaque année à l’intention de cette catégorie d’employeurs pour leur permettre de
déclarer les salaires de leurs personnels de maison. L’employeur de main d’œuvre domestique
peut retirer cet imprimé auprès de son Centre ou son Agence de Prévoyance Sociale de
rattachement.

a) Les modalités de déclaration des salaires


L’employeur de main d’œuvre professionnelle est tenu de déposer mensuellement
auprès du Centre des Impôts de rattachement au plus tard le 15 du mois qui suit celui auquel
elle se rapporte, une déclaration nominative relative :
- aux salariés qu’il a employés
- aux périodes d’emploi
- aux salaires versé ou dus
Cette déclaration est faite soit sur un imprimé normalisé fourni par l’Administration
Fiscale (le DIPE) établi en trois exemplaires ; soit sur un support magnétique dont le format
arrêté par la CNPS est remis sur disquette aux employeurs justifiant d’un effectif d’au moins
50 salariés, or à ceux qui optent pour ce mode de déclaration.
La déclaration de salaires faite sur support magnétique doit toujours être accompagnée d’un
support papier établi en trois exemplaires et reprenant les données globales sur les salaires et
les effectifs déclarés. L’entreprise qui a des succursales ou des établissements secondaires doit
utiliser autant de déclarations de salaires qu’elle a de succursales, chaque déclaration portant
le numéro employeur de la succursale, même lorsque la gestion du personnel est centralisée.
L’employeur de main d’œuvre domestique est tenu d’adresser sa déclaration sur
imprimé M4 auprès de son Centre des Impôts de rattachement au plus tard le 15 du mois qui
suit le trimestre auquel elle se rapporte.

b) Les différents types de DIPE


L’employeur de main d’œuvre professionnelle doit produire plusieurs types de DIPE :

Au début de chaque exercice ; l’employeur est tenu de déposer auprès du


Centre des Impôts de rattachement au plus tar le quinze (15) du mois qui suit
le premier mois de l’exercice, une déclaration nominative du personnel
employé. C’est le DIPE de début d’exercice.
A la fin de chaque exercice, l’employeur doit déposer auprès de son Centre
des Impôts de rattachement au plus tard le quinze (15) du mois qui suit le
dernier mois de l’exercice, une déclaration récapitulative du personnel
employé et des salaires versé ou dus, au titre de l’exercice précédent. C’est le
DIPE de fin d’exercice.
Au cours de chaque mois, l’employeur est tenu de déposer auprès de son
Centre des Impôts de rattachement au plus tard le quinze (15) du mois qui suit
le mois auquel il se rapporte, une déclaration relative au personnel du mois
précédent c’est le DIPE mensuel.

c) Autres obligations en cas d’embauche ou


de cessation d’activité du personnel salarié

Cas d’embauche d’un salarié


L’employeur doit dans un délai de huit (8) jours, adresser simultanément à la CNPS et au
Centre des Impôts de rattachement, un avis d’embauche du salarié dans l’entreprise, celle-ci
étant identifiée par son numéro CNPS et son numéro contribuable. En plus, il doit mentionner
sur la déclaration du mois correspondant les informations sur l’embauche du nouveau salarié.
Cas de cessation d’emploi d’un salarié
L’employeur est tenu d’adresser dans un délai de huit (8) jours simultanément au Centre ou
Agence de Prévoyance Sociale et au Centre des Impôts de rattachement, un avis de cessation
d’emploi dans l’entreprise, celle-ci étant identifiée par son numéro employeur et son numéro
de contribuable. En plus, il doit porter sur la déclaration du mois correspondant, les
informations sur la cessation d’activité du salarié concerné.
Cas de non emploi du personnel au cours d’un mois
Lorsque l’employeur n’a pas occupé du personnel au cours d’un mois, la feuille de DIPE
correspondante doit être détachée et adressée au Centre des Impôts de rattachement, qui
prendra acte de la suspension d’activité. L’employeur doit simultanément en informer par
écrit le Centre ou Agence de Prévoyance Sociale de rattachement.

2) L’obligation de payer les cotisations


Les paiements des cotisations sociales s’effectuent en espèces par chèques certifiés ou par
mandat poste libellés à l’ordre de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. Seuls les
employeurs agrées au paiement par mandat poste peuvent utiliser ce dernier mode de
paiement. Les cotisations sociales dues par un employeur de main d’œuvre professionnelle au
titre d’un mois déterminé doivent être réglées dans les (15) premiers jours du mois suivant.
Celles dues par un employeur de main d’œuvre domestique doivent être réglées dans les (15)
premiers jours du mois qui suit le trimestre auquel elles se rapportent.
Le contentieux du recouvrement
des cotisations sociales

A – DU RECOURS DEVANT LE COMITE DE RECOURS GRACIEUX

Tout employeur ayant reçu notification d’un rapport de contrôle accompagné d’une mise en
demeure de payer adressée par la CNPS peut contester tout ou partie de la dette de cotisations
sociales ainsi notifiée, en exerçant un recours devant le Comité de Recours a un caractère
obligatoire, en ce sens qu’il doit être exercé préalablement à la saisie éventuelle de la
Chambre Administrative de la Cour Suprême.

1) Organe Compétent

La requête dit être adressée au Président du Comité de Recours Gracieux du Conseil


d’Administration de la CNPS B.P 441 Yaoundé, seul organe compétent pour connaître en
premier ressort des contestations liées à l’assujettissement, à l’assiette, à la liquidation et au
recouvrement des cotisations sociales. En revanche, le Comité de Recours Gracieux n’est pas
compétent pour connaître des contestations relatives aux poursuites initiées par
l’administration fiscale (taxation d’office, mise en demeure de déclarer et de payer les
cotisations, avis de mise en recouvrement).

2. Conditions à remplir sous peine d’irrecevabilité


La requête doit préciser clairement la partie contestée de la dette, et la partie non contestée de
celle-ci. Elle doit être accompagnée de la preuve du paiement de l’intégralité de la partie non
contestée de la dette et de celle du paiement d’un montant équivalent à 10% de la partie
contestée de la dette. Il est par ailleurs recommandé à l’employeur de faire accompagner sa
requête de la copie de la mise en demeure et du rapport de contrôle objet de la contestation,
ainsi que de toute autre pièce justifiant le bien fondé de la requête, pour permettre au Comité
de Recours Gracieux de statuer en toute connaissance de cause sur le recours, sans avoir à
solliciter la production d’autres pièces complémentaires.

3) Dépôt du dossier de contestation


Il est recommandé au requérant de déposer son dossier de contestation auprès de son Centre
ou de son Agence de Prévoyance sociale de rattachement qui se chargera de son
acheminement auprès du Secrétariat Permanent du Comité de Recours Gracieux à Yaoundé.
L’employé est cependant libre d’adresser directement son dossier de contestation au Président
du Comité de Recours Gracieux B.P.441 Yaoundé. Dans ce cas, il dépose sa requête au
Service du Courrier de l’immeuble siège de la CNPS cintre décharge.

4) Délai de dépôt du dossier


En tout état de cause, le dossier de contestation doit être déposé à la CNPS, sous décharge au
plus tard dans un délai réglementaire de 30 jours à compter de la date de notification de la
mise en demeure par la CNPS. Le dossier doit être déposé complet. Tout dépôt tardif entraîne
le rejet du recours pour cause d’irrecevabilité. Le dépôt d’un dossier complet dans le délai
réglementaire vaut saisine régulière du Comité de Recours Gracieux. A compter de la date de
notification de la décision de rejet du Comité de Recours Gracieux, ou en cas d’absence de
décision résultant du silence gardé par le Comité de Recours Gracieux à l’expiration du délai
de 30 jours, l’employeur dispose d’un délai de 2 mois pour se pourvoir devant la juridiction
compétence pour connaître du contentieux administratif (cf. art.18 (1) et suivants. La
notification à l’employeur de l’accusé de réception de sa requête par le Comité de Recours
Gracieux a pour effet de suspendre provisoirement les poursuites engagées contre
l’employeur, portant sur la partie contestée de la dette de cotisations sociales, jusqu’à
l’intervention de la décision du Comité de Recours Gracieux. A compter de la date de
réception du dossier de contestation au niveau de son Secrétariat Permanent, le Comité de
Recours Gracieux dispose de 30 jours pour rendre sa décision, l’accusé de réception adressé à
l’employeur faisant foi. (Arrêté conjoint METPS/MINFI n° 049 du 11/10/2002) Outre les
autres conditions de forme prévues par le texte précité, ce recours devant la Chambre
Administrative de la Cour Suprême n’est recevable qu’après le paiement supplémentaire d’un
montant équivalent à 20% de la partie contestée de la dette. La saisie du Comité de Recours
Gracieux n’arrête pas le cours des majorations de retard. Celles-ci sot comptées jusqu’à la
date de paiement de cette dette par l’employeur.

B—DU RECOURS CONTENTIEUX

Arrêté conjoint METPS/MINFI n° 049 du 11/10/2002)


Outre les autres conditions de forme prévues par le texte précité, ce recours devant la
Chambre Administrative de la Cour Suprême n’est recevable qu’après le paiement
supplémentaire d’un montant équivalent à 20% de la partie contestée de la dette.

D- DES DEMANDES DE MORATOIRE DE REMISE


GRACIEUSE DES MAJORATIONS ET PENALITES DE
RETARD ET DES DEMANDES D’ATTESTATIONS
POUR SOUMISSION
Les demandes de moratoire et de remises gracieuse des majorations et pénalités de retard
relèvent de la compétence exclusive de la Direction Générale de la Caisse Nationale de
Prévoyance Sociale. Des demandes doivent être déposées auprès du Centre ou de l’Agence de
Prévoyance Sociale de rattachement de l’employeur pour mise au point préalable de sa situation
débitrice. La simple formulation des demandes de moratoire ou de remise gracieuse des
majorations et des pénalités de retard par l’employeur ne suspend ni les poursuites engagées, ni
le cours des majorations de retard. Les attestations pour soumission sont des certificats délivrés
par la CNPS qui attestent que les employeurs sont en règle vis-à-vis de la CNPS en matière de
paiement des cotisations sociales ; ces attestations sont délivrées par les responsables habilités
de la CNPS, sur demandes des employeurs.

Références :
o Loi n° 2001/017 du 18/12/01 portant réaménagement des
procédures de recouvrement des cotisations sociales.
o Arrêté conjoint METPS/MINEFI n°035 du 12/07/02 fixant les
modalités d’application de la loi n° 2001/017 du 18/12/01
o Arrêté conjoint METPS/MINFI n° 049 du 11/10/02 modifiant et
complétant certaines dispositions de l’arrêté conjoint n° 035 du
12/07/02 fixant les modalités d’application de la loi n° 2001/017
du 18/12/01.
LE CALCUL DES COTISATIONS ET LE CONTROLE EMPLOYEURS

Le système de paiement des cotisations sociales au Cameroun est déclaratif. L’employeur est
responsable du calcul et de la liquidation des cotisations sociales. Il est soumis à la double
obligation de déclarer tout le personnel qu’il emploie et de verser l’intégralité des cotisations
sociales dues à la CNPS à ce titre dans les quinze (15) premiers jours du mois qui suit le
trimestre auquel elles se rapportent. La déclaration tardive des salaires expose l’employeur à
des pénalités de retard évaluées à 300 FCFA par employé et ne peuvent excéder 75 000
FCFA. Le défaut de paiement quant à lui entraîne l’application contre l’employeur d’une
majoration de retard de 10% qui est augmentée de 3% chaque trimestre ou fraction de
trimestre supplémentaire écoulé après trois mois à compter de la date d’échéance des
cotisations. Ces cotisations sont calculées sur une base appelée couramment « l’assiette des
cotisations ». L’employeur doit donc en maîtriser les règles de gestion.

L’assiette des cotisations

On appelle « assiette » le montant des sommes versées au travailleur en contrepartie ou à


l’occasion du travail y compris les avantages en nature qui, ensemble sont pris en compte
dans le calcul des parts patronales et salariales des cotisations. En règle générale, rentrent
dans l’assiette des cotisations, les rémunérations en espèces et les avantages en nature, à
l’exclusion des frais professionnels, c’est-à-dire des frais liés à l’emploi.

Les rémunérations en espèces

Les rémunérations en espèces se composent des salaires proprement dits, des indemnités et
primes de toute nature, des gratifications ainsi que de tous autres avantages en espèces.

Les avantages en nature

Certains salariés bénéficient de la nourriture et du logement qui constituent une partie de leur
rémunération. La valeur de ces avantages en nature doit être ajoutée à la rémunération en
espèces pour le calcul des cotisations, lorsque l’employeur les fournit à titre onéreux à ses
salariés et n’effectue aucune retenue à cet effet. L’évaluation de ces avantages en nature se
fait forfaitairement et par journée de travail dans les proportions suivantes :
Pour le logement : une fois le taux horaire du salaire minimum
interprofessionnel garanti
Pour la nourriture : deux fois et demi le taux horaire du même salaire que
pour le logement et pour la même durée de travail.

Les frais professionnels

Les frais professionnel ne sont pas en principe soumis à cotisation. Ils ne doivent pas être un
salaire déguisé, mais doivent constituer plutôt un remboursement des frais réellement engagés
par le travailleur, ils doivent être réels, spécifiques à la fonction, nécessaire pour l’exécution
du travail concerné et leurs montants doivent rester raisonnables.
Les frais professionnels comprennent :
Les indemnités : Ainsi que les primes :
- de déplacement - de transport
- de lait - de salissure
- de bicyclette ou cyclomoteur - d’outillage
- de représentation - de sécurité ou de risque
- de panier

L’employeur est tenu d’apporter la preuve que l’utilisation de ces indemnités et primes est
conforme à leur objet.

1-Le plancher et le plafond des cotisations sociales

Le calcul des cotisations tient compte d’un minimum (plancher) et d’un maximum (plafond)

Le plancher
Le plancher des salaires cotisables correspond au salaire minimum interprofessionnel garanti
(SMIG) soit 36246FCFA

Le plafond
Le plafond est le montant maximum des sommes versées à un travailleur et au dessus duquel
les gains qui constituent son assiette de cotisations sont exonérés. A l’exclusion des
cotisations de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles dont
l’assiette n’est pas plafonnée, le plafond des cotisations des autres branches de Prestations
familiales, de pensions vieillesse, d’invalidité et décès est de : 3 600 000 FCFA par an soit
300 000 FCFA par mois

2- Les taux de cotisations


Les taux de cotisation varient suivant les branches de prévoyance sociale, les régimes et les
groupes d’activités auxquels appartiennent les entreprises concernées.

a) Dans la branche des prestations familiales


Les taux de cotisations par régime se déterminent ainsi qu’il suit :
- 7% pour le régime général, les domestiques et employés
de maison
- 5,65% pour le régime agricole
- 3,70% pour le régime de l’enseignement privé.

b) Dans la branche des pensions de vieillesse, d’invalidité et décès

Le taux de cotisation est de 8.4% pour tous les régimes. Il est réparti de la manière suivante :
4,2% à la charge de l’employeur et 4,2% à la charge du travailleur.

c) Branche des accidents de travail et de maladies professionnelles

- Groupe A (risque faible) : 1,7%


- Groupe B (risque moyen) :2,5%
- Groupe C (risque élevé) : 5%

3- Le contrôle employeur
Le système de recouvrement étant essentiellement déclaratif, la CNPS doit périodiquement
contrôler l’exactitude ou la conformité du contenu des déclarations déposées par les
employeurs et des paiements effectués. A cet effet, elle dispose d’un corps de contrôle et
d’enquêtes dont la mission est de :
- Dépister ceux des employeurs qui ne sont pas encore affiliés à la Caisse
Nationale de Prévoyance Sociale et les amener à régulariser leur situation.
- Procéder à la vérification de la régularité et de l’exactitude des décomptes des
cotisations patronales et salariales dues à la Caisse Nationale de Prévoyance
Sociale
Ce corps de contrôle est constitué d’agents agrées par le Ministère du Travail et de la Sécurité
Sociale. Ces agents doivent prêter serment. Des obligations de l’employeur en matière de
Contrôle et d’enquête employeur.
L’employeur est tenu de se soumettre à tout moment à l’exigence de contrôle employeur de la
CNPS. A cet effet, il doit obtempérer à la notification de l’avis de passage qui lui est décerné,
rassembler tous les documents comptables et ceux concernant le personnel employé pour la
période de référence, rendre ses équipes disponibles dès le premier jour fixé pour le contrôle.
L’employeur est tenu de recevoir le contrôleur, l’enquêteur ou l’équipe de contrôle ou
d’enquête, de présenter tous les documents sollicités par ces derniers et de leur fournir toutes
les informations nécessaires à son travail. En cas de besoin, les agents de contrôle ou
d’enquête peuvent interroger les ouvriers et les employés de l’entreprise qui sont tenus de leur
répondre. Les éléments de l’assiette retenus par les agents du corps de contrôle et d’enquête
sont consignés dans un rapport de contrôle ou d’enquête. Seuls les premiers sont soumis à
l’Administration Fiscale pour validation préalable avant toute notification. A l’issue de cette
validation, la mise en demeure et le rapport de contrôle établissant la créance sont réputés
valables et doivent faire l’objet de notification à l’employeur. Les employeurs sont tenus de
contresigner les mises en demeure (en recto et verso) ainsi que les rapports de contrôles et
leurs annexes qui leur sont présentés, quitte à contester les résultats par les voies de recours
prévues par la loi. Les contribuables, les promoteurs des établissements, les entreprises et
sociétés qui n’utilisent pas encore un personnel salarié sont soumis à l’obligation de recevoir
et d’obtempérer aux exigences de contrôle et d’enquêtes des agents des corps spécialisés de la
CNPS au même titre que les employeurs.

4- Les sanctions applicables en cas de résistances et


obstructions au contrôle et enquête

L’obligation d’obtempérer à une demande de contrôle et d’enquête des équipes des corps
spécialisés de la CNPS s’impose à tout employeur. Toute résistance, obstruction ou tentative
de dissimulation d’information à ce niveau oblige l’enquêteur ou le contrôleur, à procéder à
une taxation d’office. De plus, cette attitude est considérée par le législateur camerounais
comme une manœuvre visant à se soustraire à ses obligations sociales, attitude qui est
assimilée aux obstructions à la visite des inspecteurs de travail et passible de poursuites
pénales.

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