Diabète Type 2 : Causes, Symptômes, Traitements
Diabète Type 2 : Causes, Symptômes, Traitements
DEPARTEMENT DE BIOLOGIE
Diabète de type 2
Présenté par
El GHZAOUI Salma
RABBOUJ Meryem
Juin 2021
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique, il est le plus fréquente des diabètes, elle
représente 90% des diabètes, il apparait souvent après l’âge de 40 ans, et se caractérise par une
hyperglycémie, une résistance à l’insuline ou une insulino-déficience.
Les sujets diabétiques présentent des signes cliniques comme la polyphagie, la polydipsie, la
polyurie et l’amaigrissement. Pour le diagnostic, plusieurs tests peuvent être réalisés : le test de
la glycémie a jeûne, l’hémoglobine glyquée, la tolérance au glucose par voie oral.
Le diabète de type 2 résulte d’une interaction entre les facteurs environnementaux et génétiques.
Les principaux facteurs de risque de diabète type 2 sont l’obésité androïde et les antécédents
familiaux.
Le diabète type 2 est associé à plusieurs complications notamment micro-vasculaires qui sont : la
rétinopathie diabétique, la néphropathie diabétique et la neuropathie diabétique. L'obtention d'un
contrôle glycémique satisfaisant dans le but de prévenir les complications liées au diabète
nécessite en général un traitement pharmacologique avec un traitement hygiéno-diététique. Les
médicaments oraux actuellement disponibles offrent un large spectre sur le plan de leur
mécanisme d'action. Il existe de nombreux moyens de prévenir ou d'en maîtriser l'évolution de
diabète. Pour lutter efficacement contre le diabète, il est important de sensibiliser le public sur
cette maladie et leurs complications.
Ce travail n’aurait pas pu aboutir à des résultats satisfaisants sans l’aide et les
encouragements de plusieurs personnes que nous remercions. Tous d’abord nous
remercions le Bon Dieu pour nous avoir donné le courage et la volonté pour
réaliser ce travail. On tient tout particulièrement à remercier Monsieur SALAH
DRISS, notre encadrant, professeur de la faculté des sciences de Rabat, qui n’a
pas ménagé le moindre effort pour nous assister dans la réalisation du mémoire,
notre profonde gratitude quant à sa patience, le temps et l’attention qu’il nous a
consacré.
Nous remercions également les membres de jury Monsieur BADAOUI
BOUABID et Madame BOURAIS ILHAM, d’avoir accepté d’évaluer notre
travail, et qui ont bien voulu nous honorer par leur présence.
On tient à remercier les professeurs qui nous ont assurées la formation de
méthodologie du projet, [Link], Mme SKALLI, Mme SBABOU, qui
nous ont fournies les outils nécessaires à la réussite des mémoires de tous les
étudiants de l’université.
Nous volons, également remercions [Link], le coordonnateur de la filière.
Finalement, Toute notre gratitude pour ceux et celles qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
DEDICACES
A nos chers parents, pour tous leurs sacrifices, leurs encouragements, leur
amour, leur soutien, leur patience, et leurs prières tout au long de nos études.
A nos amis et nos collègues pour leur soutien tout au long de la vie estudiantine.
A nos familles
A toute autre personne ayant participé de près ou de loin à la réalisation de ce
travail.
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Prévalence du diabète et les estimations du nombre de diabétiques chez les adultes
âgés de 20 à 79 ans pour les années 2010 et 2030.
Tableau 2 : Critères diagnostiques du diabète
Figure 3 : Les facteurs de risque de développement du diabète sucré de type 2 et les anomalies
métaboliques associés de résistance à l’insuline.
LISTE DES ABREVIATIONS
1
2. COMPLICATION MACRO -ANGIOPATHIQUE .............................................................................. 16
1. PREVENTION ............................................................................................................................. 16
2. TRAITEMENT ......................................................................................................................... 17
1.1 ANTIDIABETIQUES ORAUX ...................................................................................... 17
1.1.1 BIGUANIDES .......................................................................................................... 17
1.1.2 GLINIDES ................................................................................................................ 17
1.1.3 INHIBITEURS ALPHA-GLUCOSIDASES ............................................................. 17
1.1.4 SULFAMIDES HYPOGLYCEMIANTS ............................................................... 18
1.1.5 LES THIAZOLIDINEDIONES .............................................................................. 18
1.1.6 INHIBITEURS DU TRANSPORTEUR SODIUM-GLUCOSE-2 ........................ 18
1.1.7 INHIBITEURS DUDIPEPTIDYL PEPTIDASE-4 ................................................ 18
1.1.8 AGONISTES DES RECEPTEURS DU GLUCAGON LIKE PEPTIDE 1 ......................... 18
1.2 INSULINE ........................................................................................................................ 19
VIII. CONCLUSION ............................................................................................................ 20
RESUME ................................................................................................................................. 25
2
I. INTRODUCTION
Le diabète type 2 (DT2), précédemment appelé le diabète non insulinodépendant, DT2 est le plus
fréquent, il représente 90% des diabètes.
C’est une maladie métabolique qui apparait progressivement avec l’âge surtout chez les sujets
dépassant 40ans, il se caractérise par une résistance à l’insuline ou un défaut de la sécrétion de
l’insuline ou des deux à la fois (Fédération international diabète, 2016).
L’organisation mondiale de la santé a considéré le diabète comme une épidémie à cause de sa
prévalence qui ne cesse pas d’augmenter dans le monde. Le diabète est le résultat d’une
perturbation du métabolisme glucidique, il se caractérise par une hyperglycémie qui est le point
commun pour tous les types de diabète : le diabète type 1, le diabète type 2, le diabète
gestationnel, etc.
En 2015, la fédération internationale du diabète (IDF) a estimé qu’il y a une augmentation dans
le monde jusqu’à 5 millions de décès à cause du diabète mellitus et ses complications. Cette
maladie constitue une menace majeure pour la santé mondiale (International Diabetes
Federation, 2015).
En 2019, l’IDF a estimé qu’environ 463 millions d’adultes de l’âge 20-79 ans ayant le diabète.
D’ici 2045 cela passera à 700 millions des diabétiques dans le monde. Cette maladie a causé 4,2
millions de décès en 2019 (Fédération international diabète, 2019).
En Afrique, 19,8 millions d’adultes souffraient du diabète en 2016. La prévalence la plus élevée
de diabète dans la région d’Afrique se trouve dans le Gabon et la Zimbabwe (Fédération
international diabète, 2016).
Notre étude consiste à faire une étude bibliographique sur le diabète de type 2. Tout d’abord
nous allons présenter des estimations à l’échelle mondiale puis nous allons présenter certains
aspects biochimiques et physiopathologiques du diabète type 2.
Dans ce mémoire nous évoqueront également le diagnostic et les facteurs de risque impactant le
diabète de type 2 tels que les facteurs génétique, environnementaux. La dernière partie sera
consacrée aux complications micro et macro vasculaires et traitement de diabète type 2 avec
quelques mesures préventives pour lutter contre la maladie.
3
I. EPIDEMIOLOGIE
La prévalence du diabète type 2 (DT2) augmente régulièrement partout dans le monde, en raison
de cette tendance le diabète de type 2 est devenu une épidémie dans certains pays du monde car
le taux des personnes atteintes du diabète type 2 est très élevé, surtout dans les pays développés
en raison du vieillissement de la population (Olokoba et al, 2012). Cette maladie apparaît
progressivement avec l’âge puisqu’elle touche essentiellement les personnes dépassant 40ans
(Wild et al, 2004).
En 1980, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà estimé qu'il y’avait 108 millions de
personnes atteintes du diabète et ce nombre va être multiplier par quatre dans les estimations de
2014 (Worldwide trends in diabetes since, 2016).
En 2000, la fédération internationale du diabète (IDF) a estimé qu’environ 23 millions de jeunes
adultes de 20 à 39 ans souffraient du diabète type 2 dans le monde ce qui représente 13% du total
de 177 millions d’adultes atteintes du DT2, et en 2013 le nombre a dépassé 63 millions ce qui
représente 16% du total du 382 millions d’adultes atteints du DT2 dans le monde (International
Diabetes Federation, 2013). Le nombre de décès à cause du diabète mellitus est de 3,96 millions
ce qui représente 6,8 % de mortalité mondiale en 2010 (Roglic et Unwin, 2010).
D’ici 2030, le nombre des personnes diabétiques peut arriver à 439 millions (Chamnan et al,
2011).
En 2015, l’IDF a estimé que 415 millions d’adultes souffraient de diabète mellitus dans le monde
et environ 46,5 % d’entre eux vivaient dans trois pays : Chine, Inde et Etats-Unis (Figure 1).
Ces trois pays qui figurent dans la figure 1 sont les principaux épicentres de l’épidémie mondiale
de DT2 (International Diabetes Federation, 2015).
L’IDF a estimé que l’Inde avait 69,2 millions de patients atteints de diabète mellitus en 2015
avec une augmentation de 123,5 millions d’ici 2040.
4
Figure 1 : Les estimations du nombre total d’adultes âgés de 20 à 79 ans atteints du diabète
mellitus en 2015 dans la chine, inde et Etats-Unis (International Diabetes Federation, 2015).
La couleur du pays ou du territoire sur la carte représente nombre total d’adulte âgés de 20 à
79ans vivant avec diabète mellitus dans la région.
Les Etats-Unis considéré comme le troisième qui a le plus grand nombre de patients atteints de
diabète mellitus en 2015 (International Diabetes Federation, 2015).
Cette prévalence varie selon le sexe, l’âge, le groupe de revenu de la banque mondiale et la
région géographique. La prévalence dans les pays à revenu élevé atteint un sommet de 22% chez
les personnes âgées de 75 à 79 ans, 19% dans les pays à revenu intermédiaire chez les groupes
d’âges de 60 à 74 ans et 8% dans les pays à revenu faible dans une tranche d’âges de 55à 64 ans.
La prévalence du diabète chez les personnes âgées (65 à 69 ans) était 3 fois plus élevée dans les
pays à revenu élevé que dans les pays à revenu faible (Cho et al, 2018).
La prévalence du diabète de type 2 varie selon la zone géographique par une augmentation ou
une diminution, entre 2010 et 2030, il y aura une augmentation de 69% du nombre d'adultes
atteints de diabète dans les pays en voie de développement et une augmentation de 20% dans les
pays développés (Shaw et al, 2010).
En 2015, l'IDF a estimé 673 millions de dollars ce qui représente 12% des dépenses de santé
mondiale ont été consacrés au traitement du diabète mellitus et leur complications (International
Diabetes Federation, 2015).
5
En 2017, l’IDF a estimé 146 million de personnes dans le monde qui ont le diabète dans la zone
rurale et 279 million dans la zone urbaine (International Diabetes Federation,2017).
Les estimations prévoient que certains pays vont avoir une prévalence importante du DT2 entre
2010 et 2030 (Tableau 1).
Au cours des dernières décennies, l'incidence du diabète a augmenté dans le monde. Selon les
statistiques (International Diabetes League), il y avait 463 millions de personnes atteintes de
diabète dans le monde en 2019. Elle a été estimé que le nombre de personnes ayant le diabète
atteindra 700,2 millions d'ici 2045 (Ma et al, 2019).
6
II. DIAGNOSTIC
Les tests du diagnostic des diabètes type 2 sont toujours disponibles, leur détection a pour but de
minimiser le développement et la progression des complications micro et macro vasculaires. Il
existe 3 critères pour diagnostiquer un diabète sont les suivants :1) des symptômes de diabète (la
polyurie, la polydipsie et la perte de poids inexpliquée) et une glycémie plasmatique aléatoire≥
200 mg / dl, 2) la glycémie à jeun ≥ 126 mg / dl, et 3) une glycémie plasmatique de 2 heures ≥
200 mg / dl pendant un test de tolérance au glucose par voie oral (OGTT) de 75 g (Expert
Committee on the Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus, 1997).
En 2003, des comités d’experts ont baissé le diagnostic de concentration de glycémie à jeunpour
le diabète de 140 à 126 mg/dl craignant que le niveau précède ne soit insensible au diagnosticdu
diabète qui se manifeste par une hyperglycémie postprandiale (American Diabetes Association
: Tests of glycemia in diabetes, 2003).
Le test de la glycémie à jeun (FPG) est une simple mesure de la glycémie plasmatique grâce à un
prélèvement du sang obtenu après au moins 8 heures à jeun, il est facile, peu couteuse et sans
risque (Barr et al, 2002).
Le test de tolérance au glucose par voie orale est plus sensible que la glycémie à jeun car il
détecte environ 2% d’individus en plus que le FPG, aussi il est le seul moyen de diagnostiquer
formellement l’altération de la tolérance au glucose (IGT) qui représente le défaut
physiopathologique fondamental du diabète type 2.
D’ailleurs le test oral de tolérance au glucose consiste à faire ingérer une dose de 75g de glucose
au patient puis à doser sa glycémie toutes les 30 minutes pendant 3 ou 4 heures qui suivent la
prise du glucose (Sacks et al, 2002).
Parmi les principaux avantages du test HbA1cest d’évaluer la glycémie moyenne pendant 2 ou 3
mois qui précède le prélèvement, et il peut être obtenu à jeun et non à jeun aussi.
Chez les diabétiques HbA1c est mesuré 3 à 4 fois par an, il doit être pratiqué tous les 3 à 4 mois.
Ce test se fait au laboratoire grâce à un prélèvement sanguin, le taux normal d’hémoglobine
glyquée est de 4 à 6%.
7
En 2009, le comité international d’experts a proposé des critères de diagnostic supplémentaires
d’un résultat HbA1c≥ 6.5%. Pour le diabète et ils ont suggère que le terme pré diabète peut être
progressivement supprimé, au même temps ils ont identifié une gamme de taux d'HbA1c ≥ 6,0%
et <6,5 % pour déterminer ceux qui ont un risque de développer le diabète type 2(International
Expert Committee report on the role of the A1C assay in the diagnosis of diabetes, 2009).
Le lecteur de glycémie capillaire est une méthode populaire pour la détermination des mesures
ponctuelles du glucose, la glycémie capillaire fait partie des tests d’auto surveillance de la
glycémie chez les diabétiques. Ce test consiste à faire une piqûre au bout du doigt pour recueillir
une goutte de sang veineux qui sera déposée sur la bandelette pour la mesure de la glycémie.
Une étude a prouvé qu’un dépistage à l’aide d’une glycémie capillaire avec un seuil fixé ≥ 6,7
mmol/l (si possible à jeun), offrait une bonne sensibilité (84%) et spécificité (88%) (Rolka et al,
2001).
5. VALEURS DE REFERENCES
Normal <100mg/dL ou 5,5 mmol/L <140 mg/dL ou 7,8 mmol/L <5,7% ou 39 mmol/mol
Pré diabète ≥100 mg/dL ou 5,5 mmol/L ≥140 mg/dL ou 7,8 mmol/L ≥5,7% ou 39 mmol/mol
Diabète ≥126 mg/dL ou 7,0 mmol/L ≥200 mg/dL ou 11,1 mmol/L ≥6,5% ou 48 mmol/mol
*Test de la glycémie à jeun (FPG) : pas de prise de nourriture pendant 8h au minimum avant
le prélèvement du sang
**Test de la tolérance au glucose par voie orale (OGTT) : l’administration du 75g du
glucose par voie orale. La glycémie est déterminée après 2h de la charge.
***Hémoglobine glyquée (A1C)
8
III. ASPECT CLINIQUE
Les cliniciens doivent confirmer le diagnostic de DT2 chez les personnes avec des symptômes
classiques comme :
En plus d’autres symptômes comme la perte du poids, le manque d'énergie, la fatigue extrême,
les picotements ou l’engourdissement dans les mains et les pieds, les infections fongiques
récurrentes dans la peau et la cicatrisation lente des plaies (International Diabetes Federation,
2017).
L’obésité androïde peut conduire à la résistance à l’action de l’insuline libérée dans le sang. Une
quantité importante d’acides gras libérée dans le sang contribue à une perturbation de
l’homéostasie glucidique. Ceci conduit à une diminution d’absorption de glucose par le muscle
et une augmentation de la production hépatique du glucose (Guillausseau et Lalo-Michelin, 2003).
L’insulino-résistance peut conduire à la perte de la fonction des cellules bêta. En effet lors de
l’hyperglycémie le pancréas libère davantage l’insuline pour réguler la glycémie mais à un
moment donné le pancréas n’arrive plus à satisfaire les besoins en insuline pour rendre la
glycémie normale et ceci est à cause de dysfonctionnement des cellules bêta. Dans ce cas le
diabète type 2 se développe.
9
La perte de fonction des cellules bêta est associée à une diminution de masse de ces cellules qui
peut aller de 25 à 65% (Lyssenko et al, 2008).
La résistance à l’insuline peut conduire à une diminution de sécrétion de l’insuline (Prato et al,
2016).
1. PANCREAS
2. FOIE
Le foie est le principal organe responsable de la production et le stockage du glucose. Il reçoit le
glucose issu de l’alimentation via la veine porte hépatique. Cet organe a des rôles essentiels dans
l'homéostasie et la médiation du métabolisme du glucose et des lipides.
3. MUSCLE
Le transport du glucose stimulé par l'insuline dans le muscle squelettique est le mécanisme
principal de l'élimination d’excès du glucose sanguin. Le transporteur du glucose GLUT4 est le
principal transporteur impliqué dans l’absorption du glucose dans le muscle squelettique. Le
GLUT4 est également exprimé dans les adipocytes (Wallace et al, 2004). L’insuline stimule la
translocation de GLUT4 vers la membrane des cellules musculaires, entraînant une augmentation
de l'absorption du glucose. Chez les patients atteints de DT2, le muscle squelettique est résistant
10
aux actions de l’insuline, cela entraîne une diminution de l'absorption du glucose qui contribue
au développement de l'hyperglycémie (International Diabetes Federation, 2019).
4. TISSUSADIPEUX
Dans les tissus adipeux, l’insuline stimule l’entrée du glucose dans les adipocytes via GLUT4 et
stimule la lipogenèse, ce tissu adipeux stocke le glucose sous la forme de triglycérides plutôt que
sous la forme du glycogène, et le glucagon stimule la lipolyse (Defronzo, 2009).
5. SYSTEME NERVEUX
Le système neveux est un autre régulateur des processus métaboliques y compris le système
nerveux sympathique et parasympathique s’impliquent dans le contrôle du métabolisme
glucidique soit directement par entrée neuronale ou indirectement via la circulation pour
influencer la production hépatique du glucose et la libération des hormones : l’insuline et le
glucagon.
6. TUBE DIGESTIF
Le tractus gastro- intestinal produit une variété de peptides qui ne modulent pas tous directement
l’absorption des nutriments, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1) et le peptide insulinotrope
dépendant de glucose (GIP) sont appelés incrétines qui sont des hormones gastro-intestinales
(Freeman, 2009). Les incrétines stimulent la sécrétion de l’insuline lorsque la glycémie est trop
élevée et suppriment la sécrétion du glucagon.
Chez les personnes atteintes de DT2, il y a une sécrétion altérée de GLP-1 et une réponse réduite
au GIP, ceci explique le phénomène d’insulino-déficience chez les diabétiques (Nauck et al
,2004).
7. REINS
Plus de 99% du glucose filtré par les reins est réabsorbé dans le tubule proximal, la majeure
partie du glucose est réabsorbée par les transporteurs : la Protéine de transport sodium-glucose
2SGLT2 et le transporteur GLUT2 (Bakris et al, 2009).
12
VI. FACTEURS DE RISQUES DE DIABETE DE TYPE 2
Plusieurs facteurs de risques de diabète de type 2 ont été établis : l’âge, l’ethnicité, l’inactivité
physique, le diabète gestationnel et les antécédents familiaux (Figure3).
Remarque : le diabète peut être influencé par la génétique, mode de vie, résistance à l'insuline
ou une combinaison de ceux-ci.
1. L’AGE
La prévalence de diabète type 2 augmente avec l’âge, les personnes âgées de 65 ans représentent
18,4 % des diabétiques. Le diabète de type 2 touche essentiellement les personnes dépassant 40
ans.
Au cours de ces dernières années, il y a une augmentation très importante jusqu’à 70% de
diabète type 2 dans une tronche d’âge de 30 à 39 ans et 40 % pour un groupe d’âge de 40 à 49
ans.
13
2. REGION ETHNIQUE
La prévalence du diabète type 2 dans le monde ne cesse pas d’augmenter. Il existe une variabilité
d’une ethnie à l’autre expliquée par l’influence des facteurs génétiques et environnementaux.
Certains groupes ethniques sont plus touchés par le diabète, notamment les populations indigènes
(la Federation internationale du diabète, 2013). Chez les indiens pima en Arizona il y a environ 1
sur chaque 2 adultes souffrent de DT2 (Burrows et al,2000).
Les populations hispaniques, qui composent les groupes minoritaires, ont un plus grand taux de
prévalence du diabète de type 2 que blancs non hispaniques (Harris et al, 1998).
Le diabète gestationnel mellitus (GDM) est une intolérance au glucose, il apparait au cours de la
grossesse chez les femmes qui ne sont pas diabétiques auparavant, les femmes qui ont des
antécédents de GDM ont un risque accru d’être diabétique, aussi le risque de diabète de type 2
est plus grande chez une femme qui a développé un diabète gestationnel pendant sa grossesse
(Report of the Expert Committee on the Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus 1997).
4. LA RESISTANCE A L ’INSULINE
La résistance à l’insuline est grandement aggravée par l’obésité et l’inactivité physique. Lorsque
l’organisme ne peut pas maintenir une glycémie normale, il y a une progression vers le
développement de diabète type 2 (Reaven, 1988), ceci explique que cette résistance à l’insuline
est un facteur de risque important pour les diabétique type2.
5. INTOLERANCE AU GLUCOSE
L’intolérance au glucose (IGT) est une étape qui précède le diabète. L’individu n’arrive plus à
utiliser ou stocker convenablement le glucose issu de l’alimentation suite à une insuffisance ou
résistance à l’insuline.
Les personnes présentant une intolérance au glucose ont un risque important de progresser vers
le diabète de type 2 (Report of the Expert Committee on the Diagnosis and Classification of
Diabetes Mellitus1997).
14
aggravée par inactivité physique ce qui augmente le risque de l’apparition de diabète type 2
(Yamanouchi et al, 1995).
VII. COMPLICATIONS
1. COMPLICATIONS MICRO-ANGIOPATHIQUE
La néphropathie est une complication qui survient au niveau des reins. Les dommages subis par
les petits vaisseaux sanguins des reins dont la cause de cette maladie.
La néphropathie diabétique est un trouble évolutif défini par la diminution de la fonction rénale
due à une hyperglycémie (Martínez-Castelao et al, 2015).
Cette maladie est principalement diagnostiquée par des marqueurs cliniques : l’augmentation de
l’albuminurie et la diminution du débit de filtration glomérulaire estimé. La néphropathie
diabétique reste la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale. Elle est associée à une mortalité
accrue, cette insuffisance nécessite la dialyse ou la transplantation du rein pour assurer la survie
(Tuttle et al, 2014).
La rétinopathie diabétique est la complication la plus courante et parmi les graves complications
du diabète, elle touche fréquemment les patients diabétiques de type 2, une prévalence de 35 %
des personnes atteintes de diabète type 2développent une forme quelconque de maladie oculaire,
ceci provoque une baisse de vision et peut causer même de la cécité. L’hyperglycémie est la
principale cause de la rétinopathie.
L’hyperglycémie chronique fragilise la paroi des capillaires qui parcourent la rétine, et donc il y
a un éclatement des vaisseaux rétiniens puisque les yeux sont particulièrement sensibles à
l’atteinte des petits vaisseaux (International Diabetes Federation and The Fred Hollows
Foundation, 2015).
Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, une surveillance plus stricte de la glycémie
peut améliorer les résultats de santé des yeux de 13% et peut empêcher le développement d’une
rétinopathie (King et al, 1999).
15
1.3 NEUROPATHIE DIABETIQUE
La neuropathie diabétique est une complication très fréquente chez les diabétiques type 2, elle se
caractérise par une atteinte du système nerveux périphérique. Le diabète est l’une des principales
causes des lésions nerveuses, particulièrement au niveau périphérique.
Cette maladie est associée à un excès de douleur ; les personnes atteintes de diabète ont le risque
d’avoir des ulcérations de pieds. Les personnes diabétiques ont aussi risque accru d’amputation
des membres inférieurs par rapport aux personnes non diabétiques (Singh et al, 2005).
La neuropathie est une affection multifactorielle associée à plusieurs facteurs de risque tels que
les taux d’HbA1C, l’hypertension, le tabagisme et l’indice de masse corporelle (Tesfaye et al,
2005).
2. COMPLICATION MACRO-ANGIOPATHIQUE
L’incidence des maladies cardiovasculaires est plus élevée chez les patients diabétiques que les
non diabétiques, et ces sujets diabétiques de type 2 qui ont un taux d’HbA1c supérieur ont un
risque de décès élevé par les maladies cardiovasculaires par rapport aux sujets diabétiques avec
HbA1c plus faible (Kuusisto et al ,1994).
1. PREVENTION
Le diabète est associé à de graves complications telles que les infarctus, la cécité et l’amputation
s’il n’est pas pris en charge par des stratégies et des politiques efficaces de prévention et de
contrôle. En effet, la prévention constitue la meilleure stratégie pour lutter contre les facteurs de
risque de cette pathologie qui sont responsable de son apparition, ce qui permettra d’éviter ou de
retarder sa survenance chez les sujets présentant des facteurs de risque du diabète ou ayant des
prédispositions génétiques.
Un changement de mode de vie impliquant l'exercice et changement alimentaire chez les sujets
présentant une altération de la tolérance au glucose a réduit incidence de diabète de 58%
(DiabetesPrevention Program Research Group. 2002).
16
En effet le traitement dépend du stade de diabète, dans un premier temps, les mesures diététiques
c’est à dire une alimentation saine et activité physique régulière suffisent associés à une bonne
gestion du stress, mais si les mesures ne sont plus suffisantes, des médicaments antidiabétiques
sont nécessaires. Parfois un traitement par insuline sera introduit, lorsque les traitements
médicamenteux ne sont pas assez efficaces, ou en cas de complications. Donc l’efficacité du
traitement ne peut être optimale que s’il est associé à une alimentation équilibrée et activité
physique régulière. Un suivi médical régulier (yeux, reins...) évite les complications du diabète
qui sont très fréquentes à long terme en absence d’une prise en charge de la maladie.
2. TRAITEMENT
1.1.1 BIGUANIDES
Les biguanides représentent l’une des principales classes des antidiabétiques oraux. La
metformine est le médicament le plus utiliser actuellement pour le traitement de diabète de type
2, il réduit la production hépatique de glucose de 10% à 30%, et augmente l'activité tyrosine
kinase du récepteur de l'insuline dans les muscles au niveau cellulaire ce qui conduit à une
stimulation de la translocation de GLUT4 et de l'activité du glycogène synthase (Santos et al,
1995).
1.1.2 GLINIDES
Les glinides comprennent le répaglinide, le natéglinide et le mitiglinide ; les glinides sont des
dérivés de l'acide benzoïque et de l'acide aminé D-phénylalanine. Il s’agit d’une classe
thérapeutique qui a été approuvée en 2000 pour l’utilisation clinique chez les patients adultes
atteints de diabète type 2, elle favorise l’augmentation rapide de la sécrétion d'insuline par les
cellules β et affecter les taux de glucose postprandiaux, leur mécanisme d’action est similaire
à celui de sulfamides mais le site de fixation est différent. L’utilisation des glinides est
associées à un gain de poids modeste et aussi d’un faible risque d’hypoglycémie ; des études
ont montré que ces risques sont plus faibles avec les glinides que les sulfamides (Guardado-
Mendoza et al, 2013).
Les inhibiteurs des alpha-glucosidases tels que l'acarbose, le miglitol et le voglibose, inhibent
l'alpha-glucosidases intestinales, Ils diminuent l'absorption intestinale du glucose ainsi
17
l'absorption postprandiale qui module la sécrétion d'insuline. D’après une méta-analyse de
comparaison de traitement mixte, il n’y a pas d’augmentation significative du risque
d'hypoglycémie ou du poids corporel avec les inhibiteurs alpha-glucosidases (Vande Laar, 2008).
Les sulfamides représentent l’une des principales classes d'antidiabétiques oraux, Les sulfamides
agissent en secrétant de l’insuline, Leur action principale c’est la stimulation de la sécrétion de
l’insuline et la réduction de la concentration plasmatique de glucose, cette action est exercée sur
les cellules β des îlots. Ils sont utilisés lorsque le régime alimentaire seul ne suffit pas, ils
peuvent être prescrits seuls ou en association avec un autre médicament comme les biguanides
(Langtry et Balfour, 1998).
Les thiazolidinediones sont appelées aussi les glitazones. Leur action est l’augmentation de la
sensibilisation à l'action de l'insuline dans le foie, les muscles et les adipocytes, aussi ils
diminuent la résistance périphérique et ils inhibent la lipolyse périphérique dans les adipocytes et
diminuent les niveaux d'acides gras libres et de tissu adipeux viscéral, ce qui contribuent à une
bonification des paramètres glycémiques et métaboliques (Flier, 2001 ; Olokoba et al, 2012).
Les inhibiteurs du depeptidyl peptidase-4 (DPP-4) présente une nouvelle classe d’agents anti
hyperglycémiants oraux, ces inhibiteurs ralentissent l’inactivation des hormones incrétines
endogène par l’enzyme DPP-4 (Lecka-Czernik, 2010). De plus, les inhibiteurs de DPP-4 ont un
rôle d’amélioration du contrôle glycémique à jeun et post prandial sans hypoglycémie ou gain de
poids.
Les agonistes des récepteurs du glucagon like peptide-1 (GLP1) sont des médicaments pour le
traitement du diabète type 2, ce sont des hormones incrétines agissant via le récepteur GLP-1, ils
jouent un rôle dans le contrôle du glycémie en stimulant la sécrétion d’insuline dépendant du
glucose par les cellules bêta et en arrêtant la sécrétion de glucagon et en retardant ainsi la
18
vidange gastrique, dans ces médicaments il existe deux sous-classe sont : Exénatide et
Liraglutide (Nauck et al, 1997)
1.2 INSULINE
L’insuline est essentielle dans le traitement du diabète type 1 par contre au diabète type 2, il est
juste réservé aux patients présentant une hyperglycémie sévère avec cétonémie ou cétonurie, ou à
ceux qui ne répondent pas au traitement par régime, exercice, antidiabétiques oraux (Berger et al,
1999). Il existe plusieurs types d’insuline :
Insuline à action courte : l'insuline ordinaire est généralement prise par voie sous-cutanée,
surtout en association avec une insuline à action intermédiaire ou de longue durée.
Insuline intermédiaire : l’action de cet analogue débute environ 4 à 6 heures après
l’injection, et ensuite suivi d'une baisse constante des concentrations plasmatiques d'insuline
(Home et al, 2005).
L’analogue de l’insuline à action longue : cet analogue de l’insuline a été développé pour
but de favoriser les niveaux d'insuline basale sur 24 heures et peut être administré une fois
par jour (Vazquez-Carrera et Silvestre, 2004).
19
VIII. CONCLUSION
Le diabète type 2 (DT2), précédemment appelé le diabète non insulinodépendant, il est le plus
C’est une maladie chronique qui existe depuis longtemps, cette maladie se développe de plus
en plus partout dans le monde. Le diabète est considéré comme l’un des premières causes de
décès qui augmente significativement de 70% depuis 2000 ; les facteurs génétiques et
L’espérance de vie d’une personne atteinte du diabète type 2 est plus courte qu’une personne
non diabétique puisque les diabétiques ont un risque plus élevé notamment de développer des
maladies cardiovasculaires.
La prévention et le traitement du diabète type 2 reposent sur une bonne hygiène de vie comme
le maintien d’un poids santé, une alimentation saine et une activité physique régulière,
complétée par une prise de médicaments pour l’obtention d’un bon équilibre glycémique.
20
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24
RESUME
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique, il est le plus fréquente des diabètes, elle
représente 90% des diabétes, il apparait souvent après l’âge de 40 ans, et se caractérise par une
hyperglycémie, une résistance à l’insuline ou une insulinodéficience.
Les sujets diabétiques présentent des signes cliniques comme la polyphagie, la polydipsie, la
polyurie et l’amaigrissement. Pour le diagnostic, plusieurs tests peuvent être réalisés : le test de
la glycémie a jeûne, l’hémoglobine glyquée, la tolérance au glucose par voie oral.
Le diabète de type 2 résulte d’une interaction entre les facteurs environnementaux et génétiques.
les principales facteurs de risque de diabète type 2 sont l’obésité androïde et les antécédents
familiaux.
Le diabète type 2 est associé à plusieurs complications notamment micro-vasculaires qui sont : la
rétinopathie diabétique, la néphropathie diabétique et la neuropathie diabétique. L'obtention d'un
contrôle glycémique satisfaisant dans le but de prévenir les complications liées au diabète
nécessite en général un traitement pharmacologique avec un traitement hygiéno-diététique. Les
médicaments oraux actuellement disponibles offrent un large spectre sur le plan de leur
mécanisme d'action. Il existe de nombreux moyens de prévenir ou d'en maîtriser l'évolution de
diabète. Pour lutter efficacement contre le diabète, il est important de sensibiliser le public sur la
maladie.
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