0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
215 vues31 pages

Diabète Type 2 : Causes, Symptômes, Traitements

Transféré par

MERYEM RABBOUJ
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
215 vues31 pages

Diabète Type 2 : Causes, Symptômes, Traitements

Transféré par

MERYEM RABBOUJ
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

N°d'ordre :1625SP21

DEPARTEMENT DE BIOLOGIE

FILIERE LICENCE EN SCIENCE DE LA VIE


MODULE PT

Diabète de type 2

Présenté par
El GHZAOUI Salma
RABBOUJ Meryem

Juin 2021

Devant le jury composé de :

Mr BADAOUI BOUABID Professeur à la Faculté des Sciences de Rabat Modérateur


Mr SALAH DRISS Professeur à la Faculté des Sciences de Rabat Encadrant
Mme BOURAIS ILHAM Professeur à la Faculté des Sciences de Rabat Examinatrice
RESUME

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique, il est le plus fréquente des diabètes, elle
représente 90% des diabètes, il apparait souvent après l’âge de 40 ans, et se caractérise par une
hyperglycémie, une résistance à l’insuline ou une insulino-déficience.

Les sujets diabétiques présentent des signes cliniques comme la polyphagie, la polydipsie, la
polyurie et l’amaigrissement. Pour le diagnostic, plusieurs tests peuvent être réalisés : le test de
la glycémie a jeûne, l’hémoglobine glyquée, la tolérance au glucose par voie oral.

Le foie et le pancréas interviennent dans la régulation de la glycémie ; le foie régule la glycémie


à travers des voies métaboliques et le pancréas à travers la sécrétion de l’insuline.

Le diabète de type 2 résulte d’une interaction entre les facteurs environnementaux et génétiques.
Les principaux facteurs de risque de diabète type 2 sont l’obésité androïde et les antécédents
familiaux.

Plusieurs organes et tissus sont impliqués dans la physiopathologie du diabète type 2 : le


pancréas, le foie, le muscle, le tissu adipeux, le système nerveux, le tube digestif et les reins.

Le diabète type 2 est associé à plusieurs complications notamment micro-vasculaires qui sont : la
rétinopathie diabétique, la néphropathie diabétique et la neuropathie diabétique. L'obtention d'un
contrôle glycémique satisfaisant dans le but de prévenir les complications liées au diabète
nécessite en général un traitement pharmacologique avec un traitement hygiéno-diététique. Les
médicaments oraux actuellement disponibles offrent un large spectre sur le plan de leur
mécanisme d'action. Il existe de nombreux moyens de prévenir ou d'en maîtriser l'évolution de
diabète. Pour lutter efficacement contre le diabète, il est important de sensibiliser le public sur
cette maladie et leurs complications.

Mots clés : diabète type 2, hyperglycémie, insulino-résistance, insulinodéficience, hémoglobine


glyquée.
REMERCIEMENTS

Ce travail n’aurait pas pu aboutir à des résultats satisfaisants sans l’aide et les
encouragements de plusieurs personnes que nous remercions. Tous d’abord nous
remercions le Bon Dieu pour nous avoir donné le courage et la volonté pour
réaliser ce travail. On tient tout particulièrement à remercier Monsieur SALAH
DRISS, notre encadrant, professeur de la faculté des sciences de Rabat, qui n’a
pas ménagé le moindre effort pour nous assister dans la réalisation du mémoire,
notre profonde gratitude quant à sa patience, le temps et l’attention qu’il nous a
consacré.
Nous remercions également les membres de jury Monsieur BADAOUI
BOUABID et Madame BOURAIS ILHAM, d’avoir accepté d’évaluer notre
travail, et qui ont bien voulu nous honorer par leur présence.
On tient à remercier les professeurs qui nous ont assurées la formation de
méthodologie du projet, [Link], Mme SKALLI, Mme SBABOU, qui
nous ont fournies les outils nécessaires à la réussite des mémoires de tous les
étudiants de l’université.
Nous volons, également remercions [Link], le coordonnateur de la filière.
Finalement, Toute notre gratitude pour ceux et celles qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
DEDICACES

A nos chers parents, pour tous leurs sacrifices, leurs encouragements, leur
amour, leur soutien, leur patience, et leurs prières tout au long de nos études.
A nos amis et nos collègues pour leur soutien tout au long de la vie estudiantine.
A nos familles
A toute autre personne ayant participé de près ou de loin à la réalisation de ce
travail.
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Prévalence du diabète et les estimations du nombre de diabétiques chez les adultes
âgés de 20 à 79 ans pour les années 2010 et 2030.
Tableau 2 : Critères diagnostiques du diabète

LISTES DES FIGURES


Figure 1 : Les estimations du nombre total d’adultes âgés de 20 à 79 ans atteints du diabète
mellitus en 2015 dans la chine, inde et Etats-Unis.

Figure 2 : Organes et tissus impliquées dans la physiopathologie du diabète de type 2.

Figure 3 : Les facteurs de risque de développement du diabète sucré de type 2 et les anomalies
métaboliques associés de résistance à l’insuline.
LISTE DES ABREVIATIONS

ADA : Association Américaine du Diabète


DT2 : Diabète type 2
FPG : Glycémie à jeun
GLUT 4 : Transporteur de glucose 4
GLUT2 : Transporteur de glucose 2
GLP-1: Le glucagon-like peptide-1
GIP : Peptide insulinotrope dépendant de glucose
GDM : Diabète gestationnel mellitus
HbA1C : Hémoglobine glyquée
IDF : Fédération international de diabète
IGT : Altération de la tolérance au glucose
OMS : Organisation mondiale de la santé
OGTT : Test de tolérance au glucose par voie orale
SOMMAIRE
I. INTRODUCTION ......................................................................................................... 3
I. EPIDEMIOLOGIE ....................................................................................................... 4
II. DIAGNOSTIC ............................................................................................................... 7
1. TEST DE GLYCEMIE A JEUN ................................................................................................. 7
2. TEST DE TOLERANCE AU GLUCOSE PAR VOIE ORALE ................................................. 7
3. TEST DE L’HEMOGLOBINE GLYQUEE ............................................................................... 7
4. LECTEURS DE GLYCEMIE CAPILLAIRE ............................................................................. 8
5. VALEURS DE REFERENCES .................................................................................................. 8
III. ASPECT CLINIQUE .................................................................................................... 9
IV. PROCESSUS CONDUISANT A L’HYPERGLYCEMIE CHRONIQUE .............. 9
V. ORGANES ET TISSUS IMPLIQUEES DANS LA PHYSIOPATHOLOGIE DU
DIABETE TYPE 2 .................................................................................................................. 10
1. PANCREAS .............................................................................................................................. 10
2. FOIE .......................................................................................................................................... 10
3. MUSCLE ................................................................................................................................... 10
4. TISSUSADIPEUX .................................................................................................................... 11
5. SYSTEME NERVEUX ............................................................................................................. 11
6. TUBE DIGESTIF ...................................................................................................................... 11
7. REINS ....................................................................................................................................... 11
VI. FACTEURS DE RISQUES DE DIABETE DE TYPE 2 ......................................... 13
1. L’AGE ....................................................................................................................................... 13
2. REGION E THNIQUE ................................................................................................................... 14
3. LE DIABETE GESTATIONNEL MELLITUS .................................................................................. 14
4. LA RESISTANCE A L’INSULINE ................................................................................................. 14
5. INTOLERANCE AU GLUCOSE .................................................................................................... 14
6. L’OBESITE ET L’INACTIVITE PHYSIQUE .................................................................................. 14
VII. COMPLICATIONS ................................................................................................... 15
1. COMPLICATIONS MICRO -ANGIOPATHIQUE ............................................................................. 15
1.1 NEPHROPATHIE DIABETIQUE ........................................................................................... 15
1.2 RETINOPATHIE DIABETIQUE ............................................................................................ 15
1.3 NEUROPATHIE DIABETIQUE ............................................................................................. 16

1
2. COMPLICATION MACRO -ANGIOPATHIQUE .............................................................................. 16
1. PREVENTION ............................................................................................................................. 16
2. TRAITEMENT ......................................................................................................................... 17
1.1 ANTIDIABETIQUES ORAUX ...................................................................................... 17
1.1.1 BIGUANIDES .......................................................................................................... 17
1.1.2 GLINIDES ................................................................................................................ 17
1.1.3 INHIBITEURS ALPHA-GLUCOSIDASES ............................................................. 17
1.1.4 SULFAMIDES HYPOGLYCEMIANTS ............................................................... 18
1.1.5 LES THIAZOLIDINEDIONES .............................................................................. 18
1.1.6 INHIBITEURS DU TRANSPORTEUR SODIUM-GLUCOSE-2 ........................ 18
1.1.7 INHIBITEURS DUDIPEPTIDYL PEPTIDASE-4 ................................................ 18
1.1.8 AGONISTES DES RECEPTEURS DU GLUCAGON LIKE PEPTIDE 1 ......................... 18
1.2 INSULINE ........................................................................................................................ 19
VIII. CONCLUSION ............................................................................................................ 20
RESUME ................................................................................................................................. 25

2
I. INTRODUCTION

Le diabète type 2 (DT2), précédemment appelé le diabète non insulinodépendant, DT2 est le plus
fréquent, il représente 90% des diabètes.
C’est une maladie métabolique qui apparait progressivement avec l’âge surtout chez les sujets
dépassant 40ans, il se caractérise par une résistance à l’insuline ou un défaut de la sécrétion de
l’insuline ou des deux à la fois (Fédération international diabète, 2016).
L’organisation mondiale de la santé a considéré le diabète comme une épidémie à cause de sa
prévalence qui ne cesse pas d’augmenter dans le monde. Le diabète est le résultat d’une
perturbation du métabolisme glucidique, il se caractérise par une hyperglycémie qui est le point
commun pour tous les types de diabète : le diabète type 1, le diabète type 2, le diabète
gestationnel, etc.
En 2015, la fédération internationale du diabète (IDF) a estimé qu’il y a une augmentation dans
le monde jusqu’à 5 millions de décès à cause du diabète mellitus et ses complications. Cette
maladie constitue une menace majeure pour la santé mondiale (International Diabetes
Federation, 2015).
En 2019, l’IDF a estimé qu’environ 463 millions d’adultes de l’âge 20-79 ans ayant le diabète.
D’ici 2045 cela passera à 700 millions des diabétiques dans le monde. Cette maladie a causé 4,2
millions de décès en 2019 (Fédération international diabète, 2019).
En Afrique, 19,8 millions d’adultes souffraient du diabète en 2016. La prévalence la plus élevée
de diabète dans la région d’Afrique se trouve dans le Gabon et la Zimbabwe (Fédération
international diabète, 2016).
Notre étude consiste à faire une étude bibliographique sur le diabète de type 2. Tout d’abord
nous allons présenter des estimations à l’échelle mondiale puis nous allons présenter certains
aspects biochimiques et physiopathologiques du diabète type 2.
Dans ce mémoire nous évoqueront également le diagnostic et les facteurs de risque impactant le
diabète de type 2 tels que les facteurs génétique, environnementaux. La dernière partie sera
consacrée aux complications micro et macro vasculaires et traitement de diabète type 2 avec
quelques mesures préventives pour lutter contre la maladie.

3
I. EPIDEMIOLOGIE

La prévalence du diabète type 2 (DT2) augmente régulièrement partout dans le monde, en raison
de cette tendance le diabète de type 2 est devenu une épidémie dans certains pays du monde car
le taux des personnes atteintes du diabète type 2 est très élevé, surtout dans les pays développés
en raison du vieillissement de la population (Olokoba et al, 2012). Cette maladie apparaît
progressivement avec l’âge puisqu’elle touche essentiellement les personnes dépassant 40ans
(Wild et al, 2004).

En 1980, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà estimé qu'il y’avait 108 millions de
personnes atteintes du diabète et ce nombre va être multiplier par quatre dans les estimations de
2014 (Worldwide trends in diabetes since, 2016).
En 2000, la fédération internationale du diabète (IDF) a estimé qu’environ 23 millions de jeunes
adultes de 20 à 39 ans souffraient du diabète type 2 dans le monde ce qui représente 13% du total
de 177 millions d’adultes atteintes du DT2, et en 2013 le nombre a dépassé 63 millions ce qui
représente 16% du total du 382 millions d’adultes atteints du DT2 dans le monde (International
Diabetes Federation, 2013). Le nombre de décès à cause du diabète mellitus est de 3,96 millions
ce qui représente 6,8 % de mortalité mondiale en 2010 (Roglic et Unwin, 2010).
D’ici 2030, le nombre des personnes diabétiques peut arriver à 439 millions (Chamnan et al,
2011).
En 2015, l’IDF a estimé que 415 millions d’adultes souffraient de diabète mellitus dans le monde
et environ 46,5 % d’entre eux vivaient dans trois pays : Chine, Inde et Etats-Unis (Figure 1).
Ces trois pays qui figurent dans la figure 1 sont les principaux épicentres de l’épidémie mondiale
de DT2 (International Diabetes Federation, 2015).
L’IDF a estimé que l’Inde avait 69,2 millions de patients atteints de diabète mellitus en 2015
avec une augmentation de 123,5 millions d’ici 2040.

4
Figure 1 : Les estimations du nombre total d’adultes âgés de 20 à 79 ans atteints du diabète
mellitus en 2015 dans la chine, inde et Etats-Unis (International Diabetes Federation, 2015).
La couleur du pays ou du territoire sur la carte représente nombre total d’adulte âgés de 20 à
79ans vivant avec diabète mellitus dans la région.
Les Etats-Unis considéré comme le troisième qui a le plus grand nombre de patients atteints de
diabète mellitus en 2015 (International Diabetes Federation, 2015).
Cette prévalence varie selon le sexe, l’âge, le groupe de revenu de la banque mondiale et la
région géographique. La prévalence dans les pays à revenu élevé atteint un sommet de 22% chez
les personnes âgées de 75 à 79 ans, 19% dans les pays à revenu intermédiaire chez les groupes
d’âges de 60 à 74 ans et 8% dans les pays à revenu faible dans une tranche d’âges de 55à 64 ans.
La prévalence du diabète chez les personnes âgées (65 à 69 ans) était 3 fois plus élevée dans les
pays à revenu élevé que dans les pays à revenu faible (Cho et al, 2018).
La prévalence du diabète de type 2 varie selon la zone géographique par une augmentation ou
une diminution, entre 2010 et 2030, il y aura une augmentation de 69% du nombre d'adultes
atteints de diabète dans les pays en voie de développement et une augmentation de 20% dans les
pays développés (Shaw et al, 2010).

En 2015, l'IDF a estimé 673 millions de dollars ce qui représente 12% des dépenses de santé
mondiale ont été consacrés au traitement du diabète mellitus et leur complications (International
Diabetes Federation, 2015).

5
En 2017, l’IDF a estimé 146 million de personnes dans le monde qui ont le diabète dans la zone
rurale et 279 million dans la zone urbaine (International Diabetes Federation,2017).

Les estimations prévoient que certains pays vont avoir une prévalence importante du DT2 entre
2010 et 2030 (Tableau 1).

Tableau 1 : La Prévalence du diabète et les estimations du nombre de diabétiques chez les


adultes âgés de 20 à 79 ans pour les années 2010 et 2030 (Shaw et al, 2010).

Prévalence du diabète type 2 en 2010 Prévalence du diabète type 2 en 2030

Pays Prévalence ajustée Pays Prévalence ajustée à la


à la population population mondiale (%)
mondiale (%)
Afrique du sud 4,5 Afrique du sud 5,6
Arabie saoudite 16,8 L'Arabie saoudite 18,9
Australie 5,7 Australie 6,8
Brésil 6,4 Brésil 7,7
Canada 9,2 Canada 10,9
Egypte 11,4 Egypte 13,7
Etat unis 10,3 Etat unis 12,0
France 6,7 France 8,3
Italie 5,9 Italie 7,2
Maroc 8,3 Maroc 9,8
Mexique 10,8 Mexique 12,9
Turquie 8,0 Turquie 9,4

Au cours des dernières décennies, l'incidence du diabète a augmenté dans le monde. Selon les
statistiques (International Diabetes League), il y avait 463 millions de personnes atteintes de
diabète dans le monde en 2019. Elle a été estimé que le nombre de personnes ayant le diabète
atteindra 700,2 millions d'ici 2045 (Ma et al, 2019).

6
II. DIAGNOSTIC

Les tests du diagnostic des diabètes type 2 sont toujours disponibles, leur détection a pour but de
minimiser le développement et la progression des complications micro et macro vasculaires. Il
existe 3 critères pour diagnostiquer un diabète sont les suivants :1) des symptômes de diabète (la
polyurie, la polydipsie et la perte de poids inexpliquée) et une glycémie plasmatique aléatoire≥
200 mg / dl, 2) la glycémie à jeun ≥ 126 mg / dl, et 3) une glycémie plasmatique de 2 heures ≥
200 mg / dl pendant un test de tolérance au glucose par voie oral (OGTT) de 75 g (Expert
Committee on the Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus, 1997).

En 2003, des comités d’experts ont baissé le diagnostic de concentration de glycémie à jeunpour
le diabète de 140 à 126 mg/dl craignant que le niveau précède ne soit insensible au diagnosticdu
diabète qui se manifeste par une hyperglycémie postprandiale (American Diabetes Association
: Tests of glycemia in diabetes, 2003).

1. TEST DE GLYCEMIE A JEUN

Le test de la glycémie à jeun (FPG) est une simple mesure de la glycémie plasmatique grâce à un
prélèvement du sang obtenu après au moins 8 heures à jeun, il est facile, peu couteuse et sans
risque (Barr et al, 2002).

2. TEST DE TOLERANCE AU GLUCOSE PAR VOIE ORALE

Le test de tolérance au glucose par voie orale est plus sensible que la glycémie à jeun car il
détecte environ 2% d’individus en plus que le FPG, aussi il est le seul moyen de diagnostiquer
formellement l’altération de la tolérance au glucose (IGT) qui représente le défaut
physiopathologique fondamental du diabète type 2.

D’ailleurs le test oral de tolérance au glucose consiste à faire ingérer une dose de 75g de glucose
au patient puis à doser sa glycémie toutes les 30 minutes pendant 3 ou 4 heures qui suivent la
prise du glucose (Sacks et al, 2002).

3. TEST DE L’HEMOGLOBINE GLYQUEE

Parmi les principaux avantages du test HbA1cest d’évaluer la glycémie moyenne pendant 2 ou 3
mois qui précède le prélèvement, et il peut être obtenu à jeun et non à jeun aussi.

Chez les diabétiques HbA1c est mesuré 3 à 4 fois par an, il doit être pratiqué tous les 3 à 4 mois.
Ce test se fait au laboratoire grâce à un prélèvement sanguin, le taux normal d’hémoglobine
glyquée est de 4 à 6%.

7
En 2009, le comité international d’experts a proposé des critères de diagnostic supplémentaires
d’un résultat HbA1c≥ 6.5%. Pour le diabète et ils ont suggère que le terme pré diabète peut être
progressivement supprimé, au même temps ils ont identifié une gamme de taux d'HbA1c ≥ 6,0%
et <6,5 % pour déterminer ceux qui ont un risque de développer le diabète type 2(International
Expert Committee report on the role of the A1C assay in the diagnosis of diabetes, 2009).

4. LECTEURS DE GLYCEMIE CAPILLAIRE

Le lecteur de glycémie capillaire est une méthode populaire pour la détermination des mesures
ponctuelles du glucose, la glycémie capillaire fait partie des tests d’auto surveillance de la
glycémie chez les diabétiques. Ce test consiste à faire une piqûre au bout du doigt pour recueillir
une goutte de sang veineux qui sera déposée sur la bandelette pour la mesure de la glycémie.

Une étude a prouvé qu’un dépistage à l’aide d’une glycémie capillaire avec un seuil fixé ≥ 6,7
mmol/l (si possible à jeun), offrait une bonne sensibilité (84%) et spécificité (88%) (Rolka et al,
2001).

5. VALEURS DE REFERENCES

Les valeurs de référence sont résumées dans le tableau ci-dessous (Tableau 2)

Tableau 2 : Critères diagnostiques du diabète.

Glycémie à jeun * Glycémie postprandiale ** HbA1c ***

Normal <100mg/dL ou 5,5 mmol/L <140 mg/dL ou 7,8 mmol/L <5,7% ou 39 mmol/mol

Pré diabète ≥100 mg/dL ou 5,5 mmol/L ≥140 mg/dL ou 7,8 mmol/L ≥5,7% ou 39 mmol/mol

Diabète ≥126 mg/dL ou 7,0 mmol/L ≥200 mg/dL ou 11,1 mmol/L ≥6,5% ou 48 mmol/mol

*Test de la glycémie à jeun (FPG) : pas de prise de nourriture pendant 8h au minimum avant
le prélèvement du sang
**Test de la tolérance au glucose par voie orale (OGTT) : l’administration du 75g du
glucose par voie orale. La glycémie est déterminée après 2h de la charge.
***Hémoglobine glyquée (A1C)

Chez un patient diabétique la glycémie aléatoire est ≥ à 200 mg/dL.

8
III. ASPECT CLINIQUE

Les cliniciens doivent confirmer le diagnostic de DT2 chez les personnes avec des symptômes
classiques comme :

 La polyphagie, ou la suralimentation qui est un symptôme de diabète caractérisé par une


faim excessive avec une absence de sensation de satiété.
 La polyurie est un symptôme caractérisé par des urines abondantes, fréquemment
rencontrée dans le cas du diabète.
 La polydipsie est un symptôme caractérisé par une soif excessive et une bouche sèche avec
augmentation de l'absorption de liquide, causée par la polyurie dans le cas du diabète.

En plus d’autres symptômes comme la perte du poids, le manque d'énergie, la fatigue extrême,
les picotements ou l’engourdissement dans les mains et les pieds, les infections fongiques
récurrentes dans la peau et la cicatrisation lente des plaies (International Diabetes Federation,
2017).

IV. PROCESSUS CONDUISANT A L’HYPERGLYCEMIE


CHRONIQUE

La résistance à l’insuline est un processus important qui conduit à l’hyperglycémie chronique.


L’insulino-résistance est l’incapacité de l’insuline de le faire entrer dans la cellule, par
conséquence les cellules deviennent moins sensible à cette hormone, et le glucose reste dans le
sang ce qui provoque une hyperglycémie et les cellules bêta continuent à produire de l’insuline
ce qui provoque une hyper-insulinémie (Reaven, 1999).

L’obésité androïde peut conduire à la résistance à l’action de l’insuline libérée dans le sang. Une
quantité importante d’acides gras libérée dans le sang contribue à une perturbation de
l’homéostasie glucidique. Ceci conduit à une diminution d’absorption de glucose par le muscle
et une augmentation de la production hépatique du glucose (Guillausseau et Lalo-Michelin, 2003).

L’insulino-résistance peut conduire à la perte de la fonction des cellules bêta. En effet lors de
l’hyperglycémie le pancréas libère davantage l’insuline pour réguler la glycémie mais à un
moment donné le pancréas n’arrive plus à satisfaire les besoins en insuline pour rendre la
glycémie normale et ceci est à cause de dysfonctionnement des cellules bêta. Dans ce cas le
diabète type 2 se développe.

9
La perte de fonction des cellules bêta est associée à une diminution de masse de ces cellules qui
peut aller de 25 à 65% (Lyssenko et al, 2008).

La résistance à l’insuline peut conduire à une diminution de sécrétion de l’insuline (Prato et al,
2016).

V. ORGANES ET TISSUS IMPLIQUEES DANS LA


PHYSIOPATHOLOGIE DU DIABETE TYPE 2

La physiopathologie du DT2 implique sept organes et tissus : le pancréas, le foie, le muscle


squelettique, le tissu adipeux, le cerveau, le tractus gastro-intestinal et le rein (Figure 2).

1. PANCREAS

Dans le diabète, il y a une altération de l'action de l'insuline et de la fonction des cellules β


(Fonseca, 2009). Lors du passage d’une intolérance au glucose jusqu’au développement du
diabète type 2 fait perde 80% de la fonction des cellules bêta (DeFronzo, 2009). Ce
dysfonctionnement précité dépend de plusieurs facteurs : la génétique, l’âge, la sédentarité, la
glucotoxicité et la lipotoxicité. L’augmentation de la concentration plasmatiques d’acides gras
libres altère la sécrétion de l’insuline (lipotoxicité) chez les patients à risque de développer le
diabète de type 2 (Ahlqvist et al, 2018).

2. FOIE
Le foie est le principal organe responsable de la production et le stockage du glucose. Il reçoit le
glucose issu de l’alimentation via la veine porte hépatique. Cet organe a des rôles essentiels dans
l'homéostasie et la médiation du métabolisme du glucose et des lipides.

La production et la libération hépatiques du glucose dans la circulation provient à la fois de la


néoglucogenèse et glycogénolyse.

3. MUSCLE
Le transport du glucose stimulé par l'insuline dans le muscle squelettique est le mécanisme
principal de l'élimination d’excès du glucose sanguin. Le transporteur du glucose GLUT4 est le
principal transporteur impliqué dans l’absorption du glucose dans le muscle squelettique. Le
GLUT4 est également exprimé dans les adipocytes (Wallace et al, 2004). L’insuline stimule la
translocation de GLUT4 vers la membrane des cellules musculaires, entraînant une augmentation
de l'absorption du glucose. Chez les patients atteints de DT2, le muscle squelettique est résistant

10
aux actions de l’insuline, cela entraîne une diminution de l'absorption du glucose qui contribue
au développement de l'hyperglycémie (International Diabetes Federation, 2019).

4. TISSUSADIPEUX
Dans les tissus adipeux, l’insuline stimule l’entrée du glucose dans les adipocytes via GLUT4 et
stimule la lipogenèse, ce tissu adipeux stocke le glucose sous la forme de triglycérides plutôt que
sous la forme du glycogène, et le glucagon stimule la lipolyse (Defronzo, 2009).

5. SYSTEME NERVEUX
Le système neveux est un autre régulateur des processus métaboliques y compris le système
nerveux sympathique et parasympathique s’impliquent dans le contrôle du métabolisme
glucidique soit directement par entrée neuronale ou indirectement via la circulation pour
influencer la production hépatique du glucose et la libération des hormones : l’insuline et le
glucagon.

Le système nerveux parasympathique a un effet hypoglycémiant par stimulation de la sécrétion


de l’insuline alors que le système nerveux sympathique a un effet hyperglycémiant par
stimulation de la sécrétion du glucagon (Miller, 1981).

6. TUBE DIGESTIF
Le tractus gastro- intestinal produit une variété de peptides qui ne modulent pas tous directement
l’absorption des nutriments, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1) et le peptide insulinotrope
dépendant de glucose (GIP) sont appelés incrétines qui sont des hormones gastro-intestinales
(Freeman, 2009). Les incrétines stimulent la sécrétion de l’insuline lorsque la glycémie est trop
élevée et suppriment la sécrétion du glucagon.

Chez les personnes atteintes de DT2, il y a une sécrétion altérée de GLP-1 et une réponse réduite
au GIP, ceci explique le phénomène d’insulino-déficience chez les diabétiques (Nauck et al
,2004).

7. REINS
Plus de 99% du glucose filtré par les reins est réabsorbé dans le tubule proximal, la majeure
partie du glucose est réabsorbée par les transporteurs : la Protéine de transport sodium-glucose
2SGLT2 et le transporteur GLUT2 (Bakris et al, 2009).

Si les concentrations plasmatiques dépassent le seuil rénal de 1,8g/l (180mg/dl), le glucose va


passer dans les urines. La capacité du rein à réabsorber la glycémie est augmentée chez les
patients atteints du DT2 par rapport aux individus sains (DeFronzo, 2013). Chez les personnes
11
atteintes du DT2, les reins réabsorbent le glucose en excès et le restituent à la circulation ce qui
aggrave l’hyperglycémie. Le foie et les reins sont les seuls organes qui possèdent les enzymes
nécessaires à la gluconéogenèse et donc il y aura une libération du glucose dans circulation
(Gerich et al, 2001).

Figure 2 : Organes et tissus impliquées dans la physiopathologie du diabète de type 2 (Cornell,


2015).

12
VI. FACTEURS DE RISQUES DE DIABETE DE TYPE 2

Plusieurs facteurs de risques de diabète de type 2 ont été établis : l’âge, l’ethnicité, l’inactivité
physique, le diabète gestationnel et les antécédents familiaux (Figure3).

Figure 3 : Les facteurs de risque de développement du diabète de type 2 et les anomalies


métaboliques associés de la résistance à l’insuline (Data from American Diabetes Association,
2001).

Remarque : le diabète peut être influencé par la génétique, mode de vie, résistance à l'insuline
ou une combinaison de ceux-ci.

1. L’AGE

La prévalence de diabète type 2 augmente avec l’âge, les personnes âgées de 65 ans représentent
18,4 % des diabétiques. Le diabète de type 2 touche essentiellement les personnes dépassant 40
ans.

Au cours de ces dernières années, il y a une augmentation très importante jusqu’à 70% de
diabète type 2 dans une tronche d’âge de 30 à 39 ans et 40 % pour un groupe d’âge de 40 à 49
ans.

13
2. REGION ETHNIQUE

La prévalence du diabète type 2 dans le monde ne cesse pas d’augmenter. Il existe une variabilité
d’une ethnie à l’autre expliquée par l’influence des facteurs génétiques et environnementaux.
Certains groupes ethniques sont plus touchés par le diabète, notamment les populations indigènes
(la Federation internationale du diabète, 2013). Chez les indiens pima en Arizona il y a environ 1
sur chaque 2 adultes souffrent de DT2 (Burrows et al,2000).

Les populations hispaniques, qui composent les groupes minoritaires, ont un plus grand taux de
prévalence du diabète de type 2 que blancs non hispaniques (Harris et al, 1998).

3. LE DIABETE GESTATIONNEL MELLITUS

Le diabète gestationnel mellitus (GDM) est une intolérance au glucose, il apparait au cours de la
grossesse chez les femmes qui ne sont pas diabétiques auparavant, les femmes qui ont des
antécédents de GDM ont un risque accru d’être diabétique, aussi le risque de diabète de type 2
est plus grande chez une femme qui a développé un diabète gestationnel pendant sa grossesse
(Report of the Expert Committee on the Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus 1997).

4. LA RESISTANCE A L ’INSULINE

La résistance à l’insuline est grandement aggravée par l’obésité et l’inactivité physique. Lorsque
l’organisme ne peut pas maintenir une glycémie normale, il y a une progression vers le
développement de diabète type 2 (Reaven, 1988), ceci explique que cette résistance à l’insuline
est un facteur de risque important pour les diabétique type2.

5. INTOLERANCE AU GLUCOSE

L’intolérance au glucose (IGT) est une étape qui précède le diabète. L’individu n’arrive plus à
utiliser ou stocker convenablement le glucose issu de l’alimentation suite à une insuffisance ou
résistance à l’insuline.

Les personnes présentant une intolérance au glucose ont un risque important de progresser vers
le diabète de type 2 (Report of the Expert Committee on the Diagnosis and Classification of
Diabetes Mellitus1997).

6. L’OBESITE ET L ’INACTIVITE PHYSIQUE

L’obésité, en particulier l’adiposité abdominale est un déterminant majeur du développement du


diabète type 2 provoquant son apparition à un âge plus précoce (Haffner, 2000). L’obésité est

14
aggravée par inactivité physique ce qui augmente le risque de l’apparition de diabète type 2
(Yamanouchi et al, 1995).

VII. COMPLICATIONS

1. COMPLICATIONS MICRO-ANGIOPATHIQUE

1.1 NEPHROPATHIE DIABETIQUE

La néphropathie est une complication qui survient au niveau des reins. Les dommages subis par
les petits vaisseaux sanguins des reins dont la cause de cette maladie.

La néphropathie diabétique est un trouble évolutif défini par la diminution de la fonction rénale
due à une hyperglycémie (Martínez-Castelao et al, 2015).

Cette maladie est principalement diagnostiquée par des marqueurs cliniques : l’augmentation de
l’albuminurie et la diminution du débit de filtration glomérulaire estimé. La néphropathie
diabétique reste la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale. Elle est associée à une mortalité
accrue, cette insuffisance nécessite la dialyse ou la transplantation du rein pour assurer la survie
(Tuttle et al, 2014).

Le maintien de la glycémie normale contribue à réduire le risque de la maladie rénale.

1.2 RETINOPATHIE DIABETIQUE

La rétinopathie diabétique est la complication la plus courante et parmi les graves complications
du diabète, elle touche fréquemment les patients diabétiques de type 2, une prévalence de 35 %
des personnes atteintes de diabète type 2développent une forme quelconque de maladie oculaire,
ceci provoque une baisse de vision et peut causer même de la cécité. L’hyperglycémie est la
principale cause de la rétinopathie.

L’hyperglycémie chronique fragilise la paroi des capillaires qui parcourent la rétine, et donc il y
a un éclatement des vaisseaux rétiniens puisque les yeux sont particulièrement sensibles à
l’atteinte des petits vaisseaux (International Diabetes Federation and The Fred Hollows
Foundation, 2015).

Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, une surveillance plus stricte de la glycémie
peut améliorer les résultats de santé des yeux de 13% et peut empêcher le développement d’une
rétinopathie (King et al, 1999).

15
1.3 NEUROPATHIE DIABETIQUE

La neuropathie diabétique est une complication très fréquente chez les diabétiques type 2, elle se
caractérise par une atteinte du système nerveux périphérique. Le diabète est l’une des principales
causes des lésions nerveuses, particulièrement au niveau périphérique.

Cette maladie est associée à un excès de douleur ; les personnes atteintes de diabète ont le risque
d’avoir des ulcérations de pieds. Les personnes diabétiques ont aussi risque accru d’amputation
des membres inférieurs par rapport aux personnes non diabétiques (Singh et al, 2005).

La neuropathie est une affection multifactorielle associée à plusieurs facteurs de risque tels que
les taux d’HbA1C, l’hypertension, le tabagisme et l’indice de masse corporelle (Tesfaye et al,
2005).

2. COMPLICATION MACRO-ANGIOPATHIQUE

Le diabète de type 2 est associé à plusieurs maladies cardiovasculaires.

L’incidence des maladies cardiovasculaires est plus élevée chez les patients diabétiques que les
non diabétiques, et ces sujets diabétiques de type 2 qui ont un taux d’HbA1c supérieur ont un
risque de décès élevé par les maladies cardiovasculaires par rapport aux sujets diabétiques avec
HbA1c plus faible (Kuusisto et al ,1994).

Le diabète contribue au vieillissement prématuré des artères et accélère le processus


d’athérosclérose.

VIII. MESURES HYGIENO-DIETETIQUE ET TRAITEMENT

1. PREVENTION

Le diabète est associé à de graves complications telles que les infarctus, la cécité et l’amputation
s’il n’est pas pris en charge par des stratégies et des politiques efficaces de prévention et de
contrôle. En effet, la prévention constitue la meilleure stratégie pour lutter contre les facteurs de
risque de cette pathologie qui sont responsable de son apparition, ce qui permettra d’éviter ou de
retarder sa survenance chez les sujets présentant des facteurs de risque du diabète ou ayant des
prédispositions génétiques.

Un changement de mode de vie impliquant l'exercice et changement alimentaire chez les sujets
présentant une altération de la tolérance au glucose a réduit incidence de diabète de 58%
(DiabetesPrevention Program Research Group. 2002).

16
En effet le traitement dépend du stade de diabète, dans un premier temps, les mesures diététiques
c’est à dire une alimentation saine et activité physique régulière suffisent associés à une bonne
gestion du stress, mais si les mesures ne sont plus suffisantes, des médicaments antidiabétiques
sont nécessaires. Parfois un traitement par insuline sera introduit, lorsque les traitements
médicamenteux ne sont pas assez efficaces, ou en cas de complications. Donc l’efficacité du
traitement ne peut être optimale que s’il est associé à une alimentation équilibrée et activité
physique régulière. Un suivi médical régulier (yeux, reins...) évite les complications du diabète
qui sont très fréquentes à long terme en absence d’une prise en charge de la maladie.

2. TRAITEMENT

1.1 ANTIDIABETIQUES ORAUX

1.1.1 BIGUANIDES

Les biguanides représentent l’une des principales classes des antidiabétiques oraux. La
metformine est le médicament le plus utiliser actuellement pour le traitement de diabète de type
2, il réduit la production hépatique de glucose de 10% à 30%, et augmente l'activité tyrosine
kinase du récepteur de l'insuline dans les muscles au niveau cellulaire ce qui conduit à une
stimulation de la translocation de GLUT4 et de l'activité du glycogène synthase (Santos et al,
1995).

1.1.2 GLINIDES

Les glinides comprennent le répaglinide, le natéglinide et le mitiglinide ; les glinides sont des
dérivés de l'acide benzoïque et de l'acide aminé D-phénylalanine. Il s’agit d’une classe
thérapeutique qui a été approuvée en 2000 pour l’utilisation clinique chez les patients adultes
atteints de diabète type 2, elle favorise l’augmentation rapide de la sécrétion d'insuline par les
cellules β et affecter les taux de glucose postprandiaux, leur mécanisme d’action est similaire
à celui de sulfamides mais le site de fixation est différent. L’utilisation des glinides est
associées à un gain de poids modeste et aussi d’un faible risque d’hypoglycémie ; des études
ont montré que ces risques sont plus faibles avec les glinides que les sulfamides (Guardado-
Mendoza et al, 2013).

1.1.3 INHIBITEURS ALPHA-GLUCOSIDASES

Les inhibiteurs des alpha-glucosidases tels que l'acarbose, le miglitol et le voglibose, inhibent
l'alpha-glucosidases intestinales, Ils diminuent l'absorption intestinale du glucose ainsi

17
l'absorption postprandiale qui module la sécrétion d'insuline. D’après une méta-analyse de
comparaison de traitement mixte, il n’y a pas d’augmentation significative du risque
d'hypoglycémie ou du poids corporel avec les inhibiteurs alpha-glucosidases (Vande Laar, 2008).

1.1.4 SULFAMIDES HYPOGLYCEMIANTS

Les sulfamides représentent l’une des principales classes d'antidiabétiques oraux, Les sulfamides
agissent en secrétant de l’insuline, Leur action principale c’est la stimulation de la sécrétion de
l’insuline et la réduction de la concentration plasmatique de glucose, cette action est exercée sur
les cellules β des îlots. Ils sont utilisés lorsque le régime alimentaire seul ne suffit pas, ils
peuvent être prescrits seuls ou en association avec un autre médicament comme les biguanides
(Langtry et Balfour, 1998).

1.1.5 LES THIAZOLIDINEDIONES

Les thiazolidinediones sont appelées aussi les glitazones. Leur action est l’augmentation de la
sensibilisation à l'action de l'insuline dans le foie, les muscles et les adipocytes, aussi ils
diminuent la résistance périphérique et ils inhibent la lipolyse périphérique dans les adipocytes et
diminuent les niveaux d'acides gras libres et de tissu adipeux viscéral, ce qui contribuent à une
bonification des paramètres glycémiques et métaboliques (Flier, 2001 ; Olokoba et al, 2012).

1.1.6 INHIBITEURS DU TRANSPORTEUR SODIUM-GLUCOSE-2

L’effet des inhibiteurs du transporteur sodium-glucose est une réduction de la réabsorption du


glucose au niveau tubule rénal proximal ce qui aboutit à une augmentation de l'excrétion urinaire
du glucose (List et Whaley, 2011).

1.1.7 INHIBITEURS DUDIPEPTIDYL PEPTIDASE-4

Les inhibiteurs du depeptidyl peptidase-4 (DPP-4) présente une nouvelle classe d’agents anti
hyperglycémiants oraux, ces inhibiteurs ralentissent l’inactivation des hormones incrétines
endogène par l’enzyme DPP-4 (Lecka-Czernik, 2010). De plus, les inhibiteurs de DPP-4 ont un
rôle d’amélioration du contrôle glycémique à jeun et post prandial sans hypoglycémie ou gain de
poids.

1.1.8 AGONISTES DES RECEPTEURS DU GLUCAGON LIKE PEPTIDE 1

Les agonistes des récepteurs du glucagon like peptide-1 (GLP1) sont des médicaments pour le
traitement du diabète type 2, ce sont des hormones incrétines agissant via le récepteur GLP-1, ils
jouent un rôle dans le contrôle du glycémie en stimulant la sécrétion d’insuline dépendant du
glucose par les cellules bêta et en arrêtant la sécrétion de glucagon et en retardant ainsi la

18
vidange gastrique, dans ces médicaments il existe deux sous-classe sont : Exénatide et
Liraglutide (Nauck et al, 1997)

1.2 INSULINE

L’insuline est essentielle dans le traitement du diabète type 1 par contre au diabète type 2, il est
juste réservé aux patients présentant une hyperglycémie sévère avec cétonémie ou cétonurie, ou à
ceux qui ne répondent pas au traitement par régime, exercice, antidiabétiques oraux (Berger et al,
1999). Il existe plusieurs types d’insuline :

 Insuline à action courte : l'insuline ordinaire est généralement prise par voie sous-cutanée,
surtout en association avec une insuline à action intermédiaire ou de longue durée.
 Insuline intermédiaire : l’action de cet analogue débute environ 4 à 6 heures après
l’injection, et ensuite suivi d'une baisse constante des concentrations plasmatiques d'insuline
(Home et al, 2005).
 L’analogue de l’insuline à action longue : cet analogue de l’insuline a été développé pour
but de favoriser les niveaux d'insuline basale sur 24 heures et peut être administré une fois
par jour (Vazquez-Carrera et Silvestre, 2004).

19
VIII. CONCLUSION

Le diabète type 2 (DT2), précédemment appelé le diabète non insulinodépendant, il est le plus

fréquent et représente 90% des diabètes.

C’est une maladie chronique qui existe depuis longtemps, cette maladie se développe de plus

en plus partout dans le monde. Le diabète est considéré comme l’un des premières causes de

décès qui augmente significativement de 70% depuis 2000 ; les facteurs génétiques et

environnementaux sont impliqués.

L’espérance de vie d’une personne atteinte du diabète type 2 est plus courte qu’une personne

non diabétique puisque les diabétiques ont un risque plus élevé notamment de développer des

maladies cardiovasculaires.

La prévention et le traitement du diabète type 2 reposent sur une bonne hygiène de vie comme

le maintien d’un poids santé, une alimentation saine et une activité physique régulière,

complétée par une prise de médicaments pour l’obtention d’un bon équilibre glycémique.

Les médicaments agissent par plusieurs modes d’actions : L’amélioration de la sensibilité à

l’insuline, l’amélioration de la sécrétion de l’insuline, La réduction de l’absorption du glucose

intestinal et l’augmentation de l’excrétion urinaire du glucose.

20
LES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

American Diabetes Association: Tests of glycemia in diabetes. Diabetes Care.2003 ;26 : 106-
108.
Ahlqvist E, Prasad RB, Tuomi T, Rosengren A, Groop L. Novel diabetes subgroups -
Authors’ reply. Lancet Diabetes Endocrinol.2018; 6: 440-441.
Barr RG, Nathan DM, Meigs JB, Singer DE: Tests of glycemia for the diagnosis of type 2
diabetes mellitus. Ann Intern Med.2002; 137: 263-272.
Bakris GL, Fonseca VA, Sharma K, Wright EM. Renal sodium-glucosetransport: role in
diabetes mellitus and potential clinical implications. Kidney Int. 2009; 75: 1272-1277.
Berger M, Jorgens V, Muhlhauser I. Rationale for the use of insulin therapy alone as the
pharmacological treatment of type 2 diabetes. Diabetes care. 1999; 22: 71-75.
Burrows NR, Geiss LS, Engelgau MM, Acton KJ. Prevalence of diabetes among Native
Americans and Alaska Natives, 1990–1997: an increasing burden. Diabetes Care. 2000; 23
:1786-1790.
Chamnan P, Simmons RK, Forouhi NG, Luben R. KhawKy, Wareham NJ, SJ Griffin.
Incidence of type 2 diabetes using proposed HbA1c diagnostic criteria in the EPIC-Norflok
cohort: Implication for preventive strategies. 2011; 34: 950-956.
Cho N H, Shaw J E, Karuranga S, Huang Y, da Rocha Fernandes J D, Ohlrogge A W,
Malanda B. IDF Diabetes Atlas: Global estimates of diabetes prevalence for 2017 and
projections for 2045. Diabetes Research and Clinical Practice. 2018; 138: 271-281.
Cornell S. Continual evolution of type 2 diabetes: an update on pathophysiology and
emerging treatment options Ther Clin Risk Manag. [Link]-632.
Data from American Diabetes Association, Clinical Practice Recommendations. 2001;24:
S21-S24.
DeFronzo RA. Banting Lecture. From the triumvirate to the ominous octet: a newparadigm
for the treatment of type 2 diabetes mellitus. Diabetes.2009; 58 :773-795.
DeFronzo RA, Hompesch M, Kasichayanula S, Liu X, Hong Y, Pfister M, Morrow AM,
Leslie BR, Boulton DW, Ching A, LaCreta FP, Griffen SC. Characterization of renal glucose
reabsorption in response to dapagliflozin in healthy subjects and subjects with type 2 diabetes.
Diabetes Care. 2013; 36: 3169-3176.
Diabetes Prevention Program Research Group. Reduction of the incidence of type 2 diabetes
with lifestyle intervention or metformin. N Engl J Med. 2002; 346: 393-403.
Expert Committee on the Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus: Report of the
Diabetes Care. 1997; 20: 1183-1197.
Fonseca VA. Defining and characterizing the progression of type 2 diabetes. Diabetes Care.
2009; 32: 151-156.
Freeman JS. Role of the incretin pathway in the pathogenesis of type 2 diabetes mellitus.
Cleve Clin J Med. 2009; 76: 12-19.
Flier JS. Diabetes. The missing link with obesity? Nature 18. 2001; 6818: 292-293.
Gerich JE, Meyer C, Woerle HJ, Stumvoll M. Renal gluconeogenesis: its importance in
human glucose homeostasis. Diabetes Care.2001 ;24 : 382-391.

21
Guillausseau P. J, Lalo-Michelin, M. Physiopathologie du diabète de type 2. La Revue de
Medicine Interne. 24. 2003; 11: 730-737.
Guardado-Mendoza R, A. Prioletta, L.M. Jiménez-Ceja,Sosale A, Folli F. The role of
nateglinide and repaglinide, derivatives of meglitinide, in the treatment of type 2 diabetes
mellitus, Arch. Med. Sci. 2013; 5: 936-943.
Haffner SM. Obesity and the metabolic syndrome: The San Antonio Heart Study.
BrJNutr.2000; 83: S67-S70.
Harris M I,Flegal K M, Cowie C C, Eberhardt M S, Goldstein D E, Little R R,
WIEDMEYER H,Byrd-Holt D D. Prevalence of Diabetes Impaired Fasting Glucose, and
Impaired Glucose Tolerance in U.S. Adults: The Third National Health and Nutrition
Examination Survey, 1988-1994. Diabetes Care. 1998; 21: 518-524.
Home PD, Rosskamp R, Forjanic-Klapproth J, Dressler A, Bartusch-Marrain P, Egger T. A
randomized multicentre trial of insulin glargine compared with NPH insulin inpeople with
type 1 diabetes. Diabetes/Metabolism Research and Reviews. 2005; 6: 545-553.
International Expert Committee. International Expert Committee report on the role of the
A1C assay in the diagnosis of diabetes. Diabetes Care.2009;32: 1-8.
International Diabetes Federation. IDF Diabetes Atlas, 9th edition. 2013.
International Diabetes Federation. IDF Diabetes Atlas, 9th edition. 2015.
International Diabetes Federation and The Fred Hollows Foundation. Diabetes Eye Health:
A Guide for Healthcare Professionals. Brussels, Belgium: International Diabetes
Federation. 2015.
International Diabetes Federation. IDF Diabetes Atlas, 9th edition. 2016.
International Diabetes Federation. IDF Diabetes Atlas, 9th edition. 2017.
International Diabetes Federation. IDF Diabetes Atlas, 9th edition. 2019..
King P, Peacock I, Donnelly R. The UK Prospective Diabetes Study (UKPDS): clinical
and therapeutic implications for type 2 diabetes. Br J Clin Pharmacol. 1999; 48: 643-648.
Kuusisto J, Mykkanen L, Pyorala K, Laakso M. NIDDM and its metabolic control predict
coronary heart disease in elderly subjects. Diabetes.1994; 43: 960-967.
Langtry HD, Balfour JA. Glimepiride. A review of its use in the management of type 2
diabetes mellitus. Drugs. 1998; 4 :563-584.
List JF, Whaley JM. Glucose dynamics and mechanistic implications of SGLT2 inhibitors
in animals and humans. Kidney international Supplement. 2011; 120: 20-27.
Lecka-Czernik B. Bone loss in diabetes: use of antidiabetic thiazolidinediones and
secondary osteoporosis. Curr. Osteoporos.2010;4: 178-184.
Lyssenko V, Jonsson A, Almgren P, et al. Clinical risk factors, DNA variants, and
thedevelopment of type 2 diabetes. N Engl J Med. 2008;359: 2220-2232.
Ma Q, Li Y, Li P, Wang M, Wang J, Tang Z, Wang T, Luo L, Wang C, Wang T, Zhao B.
Research progress in the relationship between type 2 diabetes mellitus and intestinal flora.
Biomed Pharmacother. 2019; 117: 109-138.
Martínez-CastelaoA, Navarro-González J,GórrizJ, de Alvaro F. The concept and the
epidemiology of diabetic nephropathy have changed in recent years. J. Clin. Med. 2015; 4:
1207-1216.

22
Miller RE. Pancreatic neuroendocrinology: peripheral neural mechanisms in the regulation
of the Islets of Langerhans. Endocr Rev. 1981; 2:471-494.
Nauck MA, Baller B, Meier JJ. Gastric inhibitory polypeptide and glucagon-like peptide-1
in the pathogenesis of type 2 diabetes. Diabetes.2004;53: 190-196.
Nauck MA, Niedereichholz U, Ettler R, Holst J.J, Orskov C, Ritzel R,
[Link]-like peptide 1 inhibition of gastric emptying outweighs its
insulinotropic effects in healthy humans. Am. J. Physiol. Endocrinol. Metab. 1997; 273:
981-988.
Olokoba AB, Obateru OA, Olokoba LB. Type 2 diabetes mellitus: a review of current
trends. Oman medical journal. 2012; 4: 269-273.
Prato SD, Bianchi C, Daniele G. Textbook of Diabetes, Fifth Edition. Hoboken, NJ:
Wiley-Blackwell. Abnormalities of insulin secretion and β-cell defects in type 2 diabetes.
2016; 5: 161-173.
Reaven G. Banting lecture 1988 the role of insulin resistance in human disease. Diabetes.
1988; 37: 1595-1607.
Reaven GM. Insulin resistance: a chicken that has come to roost. Ann N Y Acad Sci. 1999;
892:45-57.
Report of the Expert Committee on the Diagnosis and Classifification of Diabetes Mellitus.
Diabetes Care. 1997; 20: 1183-1197.
Roglic G. Unwin N. Mortality attributable to diabetes: estimates for the year 2010.
Diabetes Res. Clin. Pract. 2010;87: 15-19.
Rolka DB, Narayan KM, Thompson TJ, Performance of recommended screening tests for
undiagnosed diabetes and dysglycemia. Diabetes Care. 2001; 24: 1899-1903.
Sacks DB, Bruns DE, Goldstein DE, Maclaren NK, McDonald JM, Parrott M: Guidelines
and recommendations for laboratory analysis in the diagnosis and management of diabetes
mellitus. Clin Chem. 2002;48: 436-472.
Santos RF, Nomizo R, Wajhenberg BL, Reaven GM, Azhar S. Changes in insulin receptor
tyrosine kinase activity associated with metformin treatment of type 2 diabetes. Diabete &
metabolisme. 1995;4: 274-280.
Shaw J E, Sicree RA, Zimmet PZ. Global estimates of the prevalence of diabetes for 2010
and 2030. Diabetes Research and Clinical Practice. 2010; 87: 4-14.
Singh N, Armstrong D G, Lipsky B A. Preventing foot ulcers in patients with diabetes.
JAMA. 2005; 293: 217-228.
Tesfaye S , Chaturvedi N, Eaton S E M, Ward J D, Manes C, Ionescu-Tirgoviste C, Witte
D R, Fuller J H, Vascular risk factors and diabetic neuropathy. N. Engl. J. Med. 2005;
352:341-350.
Tuttle K R ,Bakris G L , Bilous R W , Chiang J L , de Boer I H , Goldstein-Fuchs J ,
Hirsch I B , Kalantar-Zadeh K , Narva A S, Navaneethan S D, Neumiller J J, Patel U D ,
Ratner R E , Whaley-Connell A T, Molitch M E. Diabetic kidney disease: a report from an
ADA consensus conference. Am. J. Kidney Dis. 2014; 64: 510-533.
Van de Laar FA. Alpha-glucosidase inhibitors in the early treatment of type 2 diabetes.
Vascular health and risk management. 2008;6: 1189-1195.

23
Vazquez-Carrera M, Silvestre JS. Insulin analogues in the management of diabetes.
Methods & Findings in Experimental & Clinical Pharmacology, 2004; 6: 445-461.
Wallace TM, Levy JC, Matthews DR. Use and abuse of HOMAmodeling. Diabetes Care.
2004; 27: 1487-1495.
Wild S, Roglic G, Green A, Sicree R, King H. Global prevalence of diabetes: estimate for
the year 2000 and projections for 2030. Diabetes Care. 2004;127: 1047-1053.
Worldwide trends in diabetes since 1980: a pooled analysis of 751 population-based
studies with 4·4 million participants. 2016; 387: 1513–1530.
YamanouchiK, Shinozaki T, Chikada K, Nishikawa T, Ito K, Shimizu S, Ozawa N, Suzuki
Y,Maeno H, Kato K, OshidaY, Sato Y. Daily Walking Combined with Diet Therapy Is a
Useful Means for Obese NIDDM Patients Not Only to Reduce Body Weight But Also to
Improve Insulin Sensitivity. Diabetes Care.1995 ;18 : 775–778.

24
RESUME

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique, il est le plus fréquente des diabètes, elle
représente 90% des diabétes, il apparait souvent après l’âge de 40 ans, et se caractérise par une
hyperglycémie, une résistance à l’insuline ou une insulinodéficience.

Les sujets diabétiques présentent des signes cliniques comme la polyphagie, la polydipsie, la
polyurie et l’amaigrissement. Pour le diagnostic, plusieurs tests peuvent être réalisés : le test de
la glycémie a jeûne, l’hémoglobine glyquée, la tolérance au glucose par voie oral.

Le foie et le pancréas interviennent dans le régulation de la glycémie ; le foie régule la glycémie


à travers des voies métaboliques et le pancréas à travers la sécrétion de l’insuline.

Le diabète de type 2 résulte d’une interaction entre les facteurs environnementaux et génétiques.
les principales facteurs de risque de diabète type 2 sont l’obésité androïde et les antécédents
familiaux.

Plusieurs organes et tissus sont impliqués dans la physiopathologie du diabète type 2 : le


pancréas, le foie, le muscle, le tissu adipeux, le système nerveux, le tube digestif et les reins.

Le diabète type 2 est associé à plusieurs complications notamment micro-vasculaires qui sont : la
rétinopathie diabétique, la néphropathie diabétique et la neuropathie diabétique. L'obtention d'un
contrôle glycémique satisfaisant dans le but de prévenir les complications liées au diabète
nécessite en général un traitement pharmacologique avec un traitement hygiéno-diététique. Les
médicaments oraux actuellement disponibles offrent un large spectre sur le plan de leur
mécanisme d'action. Il existe de nombreux moyens de prévenir ou d'en maîtriser l'évolution de
diabète. Pour lutter efficacement contre le diabète, il est important de sensibiliser le public sur la
maladie.

Mots clés : diabète type 2, hyperglycémie, insulino-résistance, insulinodéficience, hémoglobine


glyquée.

25

Vous aimerez peut-être aussi