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Cours Champignons

Ce document décrit les caractéristiques des champignons, notamment leur appareil végétatif appelé thalle, leur reproduction asexuée et sexuée, et leurs différents types d'hyphe et de spores. Le document contient de nombreuses informations sur l'anatomie et le cycle de vie des champignons.

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Cours Champignons

Ce document décrit les caractéristiques des champignons, notamment leur appareil végétatif appelé thalle, leur reproduction asexuée et sexuée, et leurs différents types d'hyphe et de spores. Le document contient de nombreuses informations sur l'anatomie et le cycle de vie des champignons.

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Caractères généraux 

:
I-Introduction :
Mycologie : étude des champignons
Mukes : champignon, Mycètes , Mycophytes , Fungus
Logie : étude
Fungus : pluriel de fungi ( funus : funerailles )
Les champignons étaient la cause de nombreuses morts accidentelles ou criminelles.

II-Intérêt de la mycologie :
* intérêts alimentaires :champignon de paris, truffes (ex terfes )
*Champignons pathogènes ( mycoses )
Ex : le genre ASPERGILLUS (aspergillose )
Le genre candida (candidose )
*Médicaments : Penicillium notatum , penicillium chrysogenum ( penicilline )
Totyplocladium inflatum (cyclosporine )
saccharomyces cerecisiae : géni génétique : fabrication de l’insuline.
*Champignins toxiques : Amanite phalloide

III-Définition d’un champignon :


*eucaryote, thallophyte, cryptogame
*heterotrophe pour le carbone , semi autotrophe pour l'azote et pour le soufre
*cystophyte
*noyau : spolle pol body

IV-Appareil végétatif : thalle


Thalle : ensemble de filaments très fins
Chaque filament est appelé : hyphe
Un ensemble d'hyphe est un mycélium
A l'œil nu le thalle apparaît sous forme d'un feutrage (poudre) qui couvre la matière organique
exemple : fruit pourri ou pain rassi.
Caractères morphologiques :
L'hyphe :
*Filament entouré d'une paroi chitineuse
*A l'intérieur on retrouve tous les éléments cellulaires sauf les plastes
*On peut trouver un ou plusieurs noyaux
Les articles sont des fragments de filaments
Les différents types de thalle :
1) thalle levuriforme : thalle unicellulaire capable de bourgeonner
Ex : saccaromyces ceverisiae (levure de bierre).
2) thalle mycélien Ou thalle filamenteux : siphoné, Septé

a) thalle siphoné : Les champignons a thalle siphonné sont appelés les Siphonomycètes.
Les hyphes ne sont pas cloisonnés, ils présentent une structure coenocytique ou myctoide
(structure à plusieurs noyaux), caractère archaïque

b) thalle septé : Les champignons a thalle septé sont appelés les : Septomycètes
(champignons supérieurs)

Les hyphes sont séparés par des cloisons appelés Septum, le cloisonnement délimite les
unités uni, bi ou plurinucléés.

-Les articles cellulaires communiquent entre eux grâce à des pores qui permettent le déplacement
des organites
-des obstructions peuvent s'observer : Corps de woronin qui sépare des cellules endommagées du
reste de l'hyphe .
-Les organelles de pores : qui isolent des cellules lors de la reproduction
-Le dolipore des basidiomycetes : De chaque coté du dolipore on trouve une membrane appelée
parenthosome ( en forme de parenthèses )

Les associations d'hyphes :


selon la complexité de l'association des hyphes :
- stroma
- le sclérote
- plectenchyme

1) Le plectenchyme : Faux tissu , les hyphes sont liées entre elles par une matière appelée ciment,
on distingue :
* le prosenchyme : Les filaments mycéliens sont lâches entre eux.
* le pseudoparenchyme : Les filaments mycéliens plus serrés
2) Le stroma :
masse de plectenchyme de forme irrégulière, sert de support à une fructification.
3) Le sclérote :
Forme de résistances de conservation dans des conditions défavorables du milieu ; masse de
plectenchyme dure organisé en deux couches :
*couche externe protectrice
*couche interne riche en matières de réserves
Exemple : claviceps purpurea

3) Cordons et rhizophorphes :
Agrégation d'hyphes disposés parallèlement
a) les rhizomorphes : de forme conique simule des racines pouvant atteindre plusieurs mètres.
b) les cordons : formés de deux parties :
- Un feutrage externe : plectenchyme dense absorbe l'eau et les sels minéraux
- Un feutrage interne : plectenchyme moins dense permet la circulation des gaz

V-Cytologie des champignons:


- absence de plastes
- les substances de réserve : globules lipidiques, glycogène , mannitol.
- la paroi cellulaire est de nature chitineuse
- membrane plasmique associée à la paroi par des fibrilles
- les pigments caroténoïdes sont associés a des vacuoles membranaires
- présence d'enzymes digestives.

- Composition de la paroi :
elle représente 30% du poids sec
Composition : glucides, chitine ! beta glucanes ,
Phosphopeptidomannane ,mannoproteine , lipides .
VI-Les variations morphologiques du thalle
a) structure du thalle adeptée aux substrats :
- la fixation d'un champignon sur une plante nécessite appressoria ( organe en forme d'ampoules
adhérant a la cuticule et qui caracterise les mycoses des plantes
- nutrition par les rhizoides
b) organes de conservation :
- cellules sclérotiques ou sclérote : ( résistance un stresse )
- chlamydospores : spore de resistance
c) différenciation du thalle : organe fructification
VII-Cycle de vie :
le cycle de vie est régi par deux modes de reproduction :
1) Reproduction asexuée
2) Reproduction sexuée

Notion d'angiophyte et de cystophyte :


des sporanges / gamétanges >> thallophytes
des sporocystes / gamétocyste >> cormophytes

*Cystophyte :
-les cellules reproductrices sont protégées par une seule assise de cellule qui provient de
la cellule mère.
-on voit apparaître la notion de sporocyste et de gamétocyste.

*Angiophyte :
-les cellules reproductrices sont protégées par la paroi qui dérive de la cellule mère plus
au moins une autre assise cellulaire.

Notion de sporange et de gamétange


Définition :
- Gamétange : appareil reproducteur des gamètes chez les angiophytes
- Sporange : appareil reproducteur des spores chez les angiophytes
- Gamétocyste : appareil reproducteur des gamètes chez les cystophytes
- Sporocyste : appareil reproducteur des spores chez les cystophytes
- Gamètes : cellules reproductrices males ou femelle a (N) chromosome qui s'unissent par
la phénomène de la fécondation pour donner un zygote a (2N) chromosome.
- Spore : élément uni ou pluricellulaire a (N) ou a (2N) chromosome capable de germer
pour donner un individu adulte.
- Sporophyte : individu adulte possédant un appareil reproducteur de type sporocyste ou
sporange
- Gamétophyte : individu adulte possédant un appareil reproducteur de type gamétange ou
gamétocyste.
1) La reproduction asexuée :
- condition du milieu favorable
- répandue
- simple
- prédominante
- favorable
- rapide
- donne un nombre important d’individus
- deux moyens :
>> Fragmentation du thalle
>> Sporulation.

a-Fragmentation :
Le thalle initial se scinde et donne deux thalles identiques.

b-Sporulation :
- c'est la production de spores
- les spores peuvent être produites par deux manières : endogène ou exogène.

*Spores endogènes:
Formées a l'intérieur d'un sporocyste, libérées après éclatement de celui-ci.

*Spores exogènes:
Résultent soit :
-Par fragmentation du thalle : thallospores.
-Par fonctionnement d'un appareil sporifère.

>>>Les thallospores :
-chlamydospores
-arthrospores
-dictyspores
-blastospores

*Arthrospore: résultent de la fragmentation du filament mycélien en élément unicellulaire


ou bicellulaires.

*blastospore: Spores issues du bourgeonnement d'un thalle unicellulaire


Exemple : saccaromyces ceriviae (levure de bierre )

*dictyospore:
- Cellules terminales ou intercalaires.
- pluricellulaires
- résultant des cloisonnements transversaux et longitudinaux.

*chlamydospore :
- cellules, terminales ou intercalaires ! A paroi très épaisse, à cytoplasme dense et riche
en matière de réserve
- Ce sont des spores de résistance et de conservation de l'espèce
- Elles apparaissent quand les conditions du milieu deviennent défavorables.

>>>Appareil sporifère:
Sporocyste
Exemple : appareil conidiogene , produisant des spores appelées conidies .
Composé de :
-tige : conidiophore
-renflement : columelle
-filaments courts : phialides qui produisent les spores appelées conidies.

2) La reproduction sexuée :
- Rare : condition de vie difficile
- Brassage chromosomique donne de nouveaux individus
- Préserve de l'espèce
- Elle se fait grâce à la fécondation de deux gamètes -> brassage chromosomique
*phase haploïde + phase diploïde
*notion d'homothallisme et d'heterothallisme .

Homothallisme :
*les gamètes males d'un thalle donné sont capables de féconder indifféremment tous les gamètes
femelles d'un thalle d’une même espèce
*on dit que les gamètes sont compatibles

Hétérothallisme :
Les gamètes d'un thalle possèdent des allèles sur leur gènes.
La fusion des gamètes ne peut se faire que si les allèles sont de signe opposés
On dit qu'ils sont complémentaires.
-Hétérothallissme bipolaire : deux allèles
-Hétérothallisme tetrapolaire : quatre allèles : tres abondant chez les basidiomycètes
(les champignons les plus évolués)

a-Types de fécondation :
Hologamie: organismes unicellulaires.
L'individu joue le rôle de gamète et fusionne avec son homologue.
Cystogamie: pas d'individualisation des gamètes . Fusion des gamétocystes.
Mérogamie : (apparition des vraies gamètes)
-Isogamie : gamètes identiques et mobiles
-Anisogamie : gamètes différents et mobiles
-Oogamie : gamète femelle grand et immobile, gamète male mobile.
-Aplanogamie : les deux gamètes immobiles :
>> planogamie : au- une des deux gamètes sont mobiles. ( isogamie , anisogamis , oogamie )

*La trichogamie: ( cas des ascomycètes )


Le gamète male est une spermatie (non flagellé)
L'organe femelle est un ascogone (cellule globuleuse surmontée d'un trichogyne)
Il va y avoir fusion des parois puis injection du noyau male. Pendant le parcours du noyau
male, ce dernier va se multiplier, il y aura ensuite appariement sans fusion des noyaux
(dicaryon).

*Thallogamie: fusion de deux thalles compatibles (régression de la sexualité)


*Somatogamie: Une de deux cellules d'un même thalle fusion de cellules somatiques et non de gamètes,
à l'origine du mycélium diploïde qui formera les spores.

*Autogamie: C'est un cas de dégradation de la sexualité,


L'autogamie est fréquente chez les champignons supérieurs :
-chez les ascomycètes, en l'absence de fécondation, les noyaux des ascogones peuvent
s'unir deux a deux.
-chez la plupart des basidiomycètes, ce sont des cellules quelconques, uninucléées, qui
s'unissent deux a deux.

>>> La reproduction sexuée chez les champignons supérieurs comporte 2 phases


essentielles :
 plasmogamie : fusion de deux cytoplasmes entre thalles génétiquement différents,
présence de deux noyaux stade dicaryon.
 Caryogamie : fusion de deux noyaux haploïde de génotypes différents.

b-Le cycle de vie :


période de temps pendant laquelle se déroule la vie complète d'un organisme vivant par
reproduction.
Les cycles de vie sont caractérisés par une double alternance : une alternance de phases
et une alternance de Générations.
La phase : Maintien d'un état chromosomique.
Il existe deux types :
-La phase haploïde (à n chromosomes)
-La phase diploïde (à 2n chromosomes),
Pour lesquelles Jean Paul Vuillemin a introduit les termes d'haplophase et de diplophase.
On observe donc les cycles suivant:
-Un cycle haplophasique
-Un cycle diplophasique
-Un cycle haplodiplophasique
-Un cycle diplohaplophasique.

c-Les fructifications :
-Structures résultent de la fécondation
-Structures complexes formées par l'association de filaments mycéliens ( plectenchymes)
-Portent les parties fertiles exemple l'hymenium.

N.B :
Le stade asexué : stade anamorphe
Reproduction sexuée : stade teleomorphe
Gamètes male X gamètes femelle

-Si le stade asexué (anamorphe) et le stade sexué sont connu on dit que le champignon est
parfait ou holomorphe.
-Si le stade asexué est connu, le stade sexué est inconnu le champignon est dit imparfait
ou anamorphe.

VIII-Mode de vie :
- Les champignons sont hétérotrophes, vivent toujours en association avec d'autres êtres
vivants pour se nourrirent.

L'azote: les autotrophes utilisent l'azote nitrique rarement l'azote atmosphérique les
semi autotrophes utilisent l'azote ammoniacal ; les hétérotrophes doivent vivre
obligatoirement sur des matières organiques.
Le carbone: tous les champignons sont hétérotrophes pour le carbone ce qui a déterminé
leur mode de vie.
Soufre : autotrophe pour le soufre.

- Ils sont capables d'utiliser les oligo-éléments et les facteurs de croissances (thiamine
et inositol)
- Ils sécrètent des enzymes vers l'extérieur qui leurs permettent de dégrader la matière
en molécule simple qui seront absorbés par le champignon,
« Nutrition par absorption »
Leur mode de vie dépend de cette hétérotrophie

Différents modes de vie :


Saprophytisme
Parasitisme
Commensalisme : opportunisme
Prédation
Symbiose
Endomorphisme

a-Saprophytisme:
Ils se nourrissent de matières organiques mortes (végétaux ou animaux en
décomposition , excréments ,..) Qu'ils dégradent grâce aux enzymes et participent De ce
fait a son recyclage,
Ce rôle est essentiel dans l'élaboration de l'humus.
b-Parasitisme:
Il suffit d'une blessure ou d'une faiblesse de l'organisme ils pénètrent dans les cellules !
S'attaquent aux tissus vivants et y puisent tout ce dont ils ont besoin en entrainant la
mort de leur victime ou hôte.
c-La symbiose:
Le champignon vit en association avec un être vivant autotrophe qui se tolèrent
mutuellement selon les cas on a 2 types d’associations :
- Les lichens : association *algue-champignon* ce sont de bons indicateurs de pollution. Le
champignon assure à l’algue une protection efficace contre les agressions externes
(deshydratation), et il profite des algues en matières organiques.
- Les mycorhizes : association entre un champignon et les racines des plantes supérieurs :
Ectomycorhize : le champignon entoure la racine.
Endomycorhise : le champignon pénètre dans la racine mais reste extracellulaire.

*chamignon-bacterie : seulement les levures


*chamignon -plante : endophytisme pour les protéger des insectes

d-Prédateur: le champignon secrète une substance anesthésiante capable d'immobiliser un


animal et puis l'utiliser comme source d'N.(Azote)

e-Les champignons opportunistes: commensalisme : espèces généralement saprophytes,


mais qui deviennent pathogènes à la faveur de circonstances favorisantes
( affaiblissement du corps : vieillesse , grossesse , corticothérapie , diabète , ex : candida
albicans.

Classification : Règne des Fungi


On a longtemps considéré les champignons comme des plantes à cause de leur immobilité !
Et de leurs cycles de reproduction sexuée : analogie entre zygomycètes et les zygophyées
(zygospore)
Mais vu les caractères suivants ils sont actuellement dans un règne à part :
-hétérotrophie
-enzymes digestives
-la paroi chitineuse
-lors de la mitose : la membrane nucléaire persiste (EMS : envelopping membrane
systeme), à la place du centriole apparaît une plaque (SPB ou speedle pole body)
-grâce a la biologie moléculaire on a noté une différence nette entre le RNA d'un
champignon et celui d'une plante

- Actuellement on a 6 embranchements :
Chytridiomycota : espèces aquatiques à spores flagellés. (Champignon parfait)
Zygomycota : syphonomycetes (champignon parfait)
Glomeromycota : retirés des zygomycota (champignon parfait)
Ascomycota : asques (champignon parfait)
Basidiomycota : basides (champignon parfait)
Deuteromycota : groupe artificiel à reproduction sexuée inconnue (champignon imparfait)

I-Phylum des chytridiomycetes :


Exemple d'étude : Allomyces arbusculus

a-caractères généraux :
-les chytrides sont surtout aquatiques
-parasites : d’algues, de protozoaires, de plantes (pomme de terre) peuvent donc
engendrer de sérieux problème en agronomie.
-saprophytes sur des cadavres d'insectes
-Ils sont considérés comme des champignons très primitifs parce qu'ils produisent au
cours de leurs cycles des Zoospores et que certaines espèces ont un thalle amiboïde
Leur paroi n'est pas chitineuse on les classe dans le règne de Fungi grâce a ARN
Ribosomiale.
-Le chytride le mieux connu est : Allomyces .
-Chez les chytridiomycetes, les zoospores sont uni flagellés ( 1 seul flagelle postérieur
lisse )
b-appareil végétatif: thalle mycélien siphoné
c-cycle de développement: espèce homothallique alternance de générations
isomorphes (haploïde et diploïde sont identiques)
d-Reproduction asexuée :
*le sporophyte donne deux sortes de sporocystes :
-Des sporocystes de multiplication.
-Des sporocystes de conservation.
> Les sporocystes de multiplication donnent des zoospores qui vont germer pour donner un
individu adulte.
> Le sporocyste de conservation présente une paroi épaisse qui lui permet de résister aux
conditions externes, et qui va subir :
-dormance
-méiose a l'intérieur du sporocyste
-libération de spores a Nchr
-germination : individu adulte >> le gamétophyte.

II-Phylum des zygomycètes :


-Saprophytes
-Parasites
-Mycorhysiens
-Thalle siphonné
-Spores immobiles
-Présentent une zygospore caractéristique
-Un ordre intéressant : ordre des mucorale
Ordre des mucorale :
*espèces saprophytes : moisissure blanches, se développent sur les légumes, fruit et le
pain
*parasites pathogènes pour l'homme et les animaux
*mycose : zygomycose ou mucormycose
Exemple de mucorales pathogènes pour l'homme :
-absidia corymbiféra
-absidia oryzae
-mucor racemosus

Exemple d’étude: Mucor mucedo


-moisissure blanche du pain
-se développe à la surface des matières amylacées
-appareil végétatif : thalle siphonné à (Nchr)
-c'est un champignon saprophyte qui se développe à la surface des matières amylacées, (la
moisissure blanche du pain).

a-Reproduction asexuée :
appareil sporifère formé:
-d'un sporocystophore
-d’une columelle protégée par une paroi appelée peridium l'ensemble constitue le
sporocyste.
-rhizoides : fixateurs ou filaments très courts situés à la base des appareils sporifères
permettent au champignon de se fixer sur son substrat.
-stolons (longs filaments mycéliens lient les appareils sporifères)

la reproduction asexuée se fait grâce aux spores endogènes produites par l'appareil sporifère.

b-Cycle de développement :
reproduction sexuée :
-Contacte de deux siphons de signes opposés le rapprochement se fait grâce à l'actino-
chimique de *acide trisporique* (effet chimiotactisme)
-Chacun différencie un article plurinucléé ayant la valeur d'un gamétocyste.
-Des suspenseurs apparaissent
-Suivi de la lyse de la paroi d'où mélange cytoplasmique (plasmogamie)
-Les noyaux s'apparient deux à deux
-Caryogamie
-Un seul noyau persiste (les autres dégénèrent), il s'entoure d'une paroi épaisse et
accumule des substances de réserves c'est une spore de conservation : c'est la
zygospore.
-La zygospore hiberne, à la belle saison elle germe : le noyau subit une méiose suivi de
plusieurs mitose
Développement de l'individu adulte ou sporophyte.
-Le sporophyte est réduit un seul appareil sporifère sans appareil végétatif
-Cycle digénétique haplophasique, prédominance gamétophytique haploïde.
>>Formation de la zygospore :
Le rapprochement des filaments est induit par des substances chimiques ( acide
trisporique ) émises par les mycéliens

III-Phylum des ascomycètes :


a-Caractères généraux :
-Le phylum le plus vaste, 3200 genres et 32000 espèces.
-Thallophytes.
-Cystophytes.
-Eumycètes (gamètes immobiles)
-Septomycètes.
b-Appareil végétatif :
-Thalle unicellulaire : Levuriforme.
-Thalle filamenteux septé (septomycètes)
-Les septes sont pourvus de pores simples qui peuvent être obstrués par des corps denses
appelés corps de Woronin.

c-Appareil reproducteur :
-Reproduction asexuée : conidies-
-Reproduction sexuée : Somatogamie = fusion de deux thalles (hétérothallisme) cas peu
répandu.

Fusion de gamètes produits par des gamétocystes males ou anthéridies et des


gamétocystes femelles ou ascogone, présente un filament capteur de cellules
reproductrices males appelés trichogyne : la fécondation est trichogamie.
- autogamie
- présence de SPB (speedle pol body) et d’EMS (envelopping membrane système)
- hétérothallisme bipolaire.
- homothallisme
-amphithallisme : auto fertilité.

>>Conditions nucléaires :
 Monocaryon : les noyaux sont génétiquement semblables.
 Dicaryon : dans chaque cellule on retrouve deux noyaux compatibles.
 Hétérocaryon : les noyaux sont génétiquement différents.

1-La reproduction sexuée:


Voit apparaître des spores endogènes appelés ascospores qui sont:
-produits par des sporocystes ou asque.
-protégés par une fructification ou ascocarpe (c’est la fructification des ascomycètes, il
est formé d’un tissu fertile appelé hyménium, ce tissu est formé d’éléments fertiles –
asques- et stériles- paraphyse-)

>>Différents types d’ascocarpe :


-le cleistothèce.
-Le périthèse
-Locule
-L’apothècie

Classification du phylum des ascomycètes :


 Archiascomycètes (pneunocystis)
 Ascomycètes filamenteux (aspergillus, penicillium)

 Archiascomycètes:
Ascomycète primitifs ( asques nus : sans ascocarpe ) comportent peu  d’espèces ( quelques
dizaines ) 
2 groupes très importants :

1- tophrinomycètes : sont des parasites de plantes 


2- pneumocystidomycetes: ( pneumicystis carinii ) 
-Un parasite extracellulaire des poumons des mammifères que l’on a longtemps pris pour un
protozoaire  c’est l observation d’asque et d’ascospore qui ont permis de les classer parmi les
champignons 
-La biologie moléculaire la confirme 
-Une fois dans les poumons, il se développe essentiellement a l’intérieur des alvéoles et
provoque des pneumonies si le système immunitaire est déficient malade atteint d HIV.
Son cycle est le suivant:

-thalle unicellulaire a N chr qui peut s’enkyster pour mieux se conserver.


-reproduction asexuée se fait par fission binaire : mitose.
-reproduction sexuée : 
  >fusion des thalles ... Zygote.
>le zygote s’enkyste le noyau subit meiose + mitose ....8noyaux.
>formation d’un asque à 8 noyaux.
>chaque noyaux s’entoure de cytoplasme et de membrane cytoplasmique et devient
ascospore.

 Saccharomycètes:

-Ce sont ascomycètes primitifs avec des asques nus (sans ascocarpe).
-Ce sont les vrais levures. 
-Thalle unicellulaire levuriforme.
-Reproduction asexuée par bourgeonnement par formation  de blastospores.

Exemple d’étude: saccharomycès cerevisiae:

-Thalle levuriforme 
-Cycle de developpement :
> R. asexuée : blastospores dans certains cas la blastospore ne se detache pas du thalle initial,
on obtient une chainette ( pseudomycelium ) 
> R. sexuée :
Espèce hétérothallique.
-Fusion de 2 thalles de signes opposés 
-Plasmogamie
-Caryogamie
-Zygote a 2N chr 
-Bourgeonnement du zygote 
-2 thalles a 2 N chr
-Chaque thalle subit une réduction chromosomique suivie de mitose -> asque a 4 noyaux
-Chaque noyau s’entoure de cytoplasme et de membrane cytoplasmique devient une spore ou
ascospore.

Intérêts des levures de bière :

-Fermentation des sucres


-Panification 
-Fabrication de la bière
-Source de vitamine B1 B6 B12 B 2 
-Fabrication de vaccin : grâce a sa rapidité et sa facilité à se reproduire par voie asexuée. On
l’exploite en génie génétique pour la fabrication de vaccin, d’insuline et de glucagon. 

>> Pour les levures dont on connait la reproduction sexuée, ils sont dits ascosporées, les levures
dont on ne connait pas la reproduction sexuée sont dites anascosporèes. 
>> Certaines levures sont parasites de l’homme et des animaux (eczéma, abcès, lésions
pulmonaires simulant une tuberculose), d’autre sont symbiontes et vivent dans le corps
d’insectes.

>> Saccharomyces cerivisiae et saccharomyces boulardi peuvent devenir pathogènes chez les
immunodéprimés tels que les diabétiques, les sidéens et les malades sous corticoïdes.

 Ascomycètes filamenteux: = Euascomycètes 

Ce sont les ascomycète les plus développées, leurs asques sont protégées par un Ascocarpe.
Selon l aspect de ce dernier on les divise on : 
TABLEAU 

 CLASSE DES PLECTOMYCETE:


2  familles intéressantes : 
-Gymnoascassées 
-Aspergillacèes ( eurotiacèes ) 

1) Famille des Gymnoascassées:


Regroupe de nombreuses espèces kératinophyles qui se développent sur la kératine (substance
protéique soufrée constituant la couche cornée de la peau)
On les appelle aussi  dermatophytes.
Ex : Trichophyton (teignes) 
       Microsporum (dermatose) 

2) Famille des Aspergillacées:


Moisissures très répandues
3 genres importants : 
           Aspergillus 
           Penicillium 
           Paecilomyces 
• Eurotiales ( plectomycète ) : Penicillium:

-Moisissures
-Aspect caractéristique du conidiophore 
-Moisissure des agrumes 
-Peniillium notatum / chrysogenum : synthese de la penicilline ( flaming 1928 ) 
-Penicillium griseofulvum : mycotoxine dangereuse : la patuline 
-Penicillium camembertii , penicillium

•  Eurotiales ( plectomycete ) : Aspergillus:

-Moisissures
-Aspect caractéristique de l’appareil conidiogène tête aspergillaire
-Agent infectieux (aspergilloses : Aspergillus fumigstus , [Link] , A. Versicolor) 
-A. Flavus : aflatoxine (fruits secs et céréales) cancérigène (atteinte du foie; utilisation au
labo pour provoquer la cancérisation) 
-[Link] : production d’acides par fragmentation 

• Paecilomyces:

-Ce sont des champignons filamenteux imparfaits appartenant à la classe des deuteromycètes .
-La forme sexuée appartient à la classe des ascomycètes ( byssochlamys , talaromyces ,
thermoascus ).
-Le genre comprend 31 especes 
-Les colonies poudreuses, à croissance rapide, sont généralement de couleurs claires (blanc,
rose, chamois à brun verdâtre) mais jamais vert.
-Les conidiophores ramifiés en verticilles portent des phialides cylindriques ou renflées dans la
partie inferieur et terminées par un long col effilé et étroit.
-Les conidies unicellulaires, lisses ou echinulées, ovoides, sont deposées en très longues chaines
basipétales, divergentes ou enchevêtrées.
-Les paecilomyces sont des champignons cosmopolites et ubiquitaires (air, végétaux, sol, etc.). -
Certains espèces sont entomopathogènes, d’autre impliquées dans des allergies et parfois dans
certaines infections (mycoses, endocardites, peritonites, sinusites) elles peuvent produire de
nombreuses mycotoxines relativement dangereuses (paecilotoxines, patuline) 

>> Ces trois genres (aspergillus, penicillium, paecilomyce) peuvent présenter des formes
Uniquement asexuées (anamoprphe); on les classe parmi les champignons parfaits. 
Il arrive que léon puisse déterminer la forme sexuée de ces anamorphe ; à ce moment on les
reclasse dans leur phylum définitif. 

TABLEAU  anamorphes / ..

Exemple d’étude :Aspergillus glaucus : 


C’est une moisissure que l’on rencontre sur des substances végétales ou animales en
décomposition, c’est donc un saprophyte. 
-Appareil végétatif : mycelium septe (n chr). 
-Reproduction asexuée -> conidie
-Reproduction sexuée : Thalle mycelien n chr forme des gametocystes males et femelles : 
.le gamétocyste male s’enroule en spirale autour du gamétocyste femelle 
.les noyaux du gamétocyste femelles s’apparient 2 à 2. Des cloisons apparaissent et
délimitent des compartiments binucléés, on obtient des filaments dicaryotiques 
.quelques noyaux fusionnent (caryogamie) chaque noyau subit une réduction chromatique
suivie de 2 mitoses, on obtient 8 noyaux 
.Chaque noyau s’entoure de cytoplasme et de membrane plasmique, ainsi se forment 8
ascospores qui seront libères dans la nature après décomposition du cleistothèce, les
ascospores germeront et donneront un thalle.

 CLASSE DES PYRENOMYCETES:

Exemple d’étude : Claviceps purpurea

Définition :
- C’est un champignon parasite de l’ovaire du seigle et des graminées voisins tels qu le blé
le diss, l’avoine... etc.
- La droque est représentée par le sclérote qui est inscrit au niveau de la liste I (produits
toxiques)
- Le sclérote est une forme de résistance du champignon.
Description du champignon :
* Forme végétative : est appelée sphacelie, elle est constituée d’hyphes mycéliens qui
envahissent l’ovaire. L’extrémité des hyphes porte des conidies et le tout beigne dans une
substance sucrée appelée micellée du seigle.
* Cycle de développement :
- Reproduction sexuée :
. se déroule en été, la sphacelie produit des conidies qui vont infester des ovaires de
gaminées (blé, seigle)
. en hiver, la sphacelie se condense en un sclérote qui hiberne dans le sol.
- Reproduction sexuée :
Au printemps le sclérote germe en masse stomatique, chaque masse est creusée en
dépression et dans chaque dépression on trouve un gamétocyste mâle ou anthéridie et un
gamétocyste femelle ou ascogone.
La fécondation (trichonogamie) s’effectue -> formation de perithèce -> asque –>
ascospore.
Moyens d’obtention de la drogue :
Récolte de l’ergot sauvage ou cultivé par infestation volontaire ou artificielle des champs
de seigle.
Principes actis de l’ergot de seigle :
- Ce sont des alcaloïdes indoliques à noyau ergol.
- Ils dérivent soit :
. de l’acide lysergique : les composés obtenus se terminent par « ine » ex : ergotamine
et sont pharmacologiquement actifs.
. de l’acide isolysergique : les composés obtenus se terminent par « inine » et sont peu
actifs.
- Les principaux alcaloïdes dérivés de l’acide lysergique :
. Les monoamides : ex : engometrine (ergobasine)
. Alcaloïdes peptidiques : l’acode lysergique est lié à 3 acides aminés cycliques. Ex :
Ergotamine = acide lysergique + hydroxylamine + proline + phenylalanine.
Emplois thérapeutiques :
- Methyle ergometrine (liste I) :
Commercialisé sous orme (met hergin)
Antihémorragique, utilisé en obstérique et en gynécologie.
- Ergotamine (liste I) :
Commercialisé sous forme de Gynergene Cafeine (My guell)
Utilisé dans le traitement de la crise migraineuse.
- Bromocryptine (liste I) :
Commercialisé sous forme de parlodel
Utilisé dans : Maladie de Parkinson
Acromégalie
Hyperprolactinémie (pour inhiber la lactation=
- Dihydroergotamine (liste II) : dangereux
Commercialisé sous forme d’hydergine
Utilisé dans le traitement des troubles comportementaux dus à la sénescence cérébrale.
- LSD 25 : (liste III) L : lysergine
S : saire (acide)
D : dimethylamine
Hallucinogène entrainant la toxicomanie, pas d’emploi en thérapeutique.
 CLASSE DES DISCOMYCETES :
- Cette classe comprend des champignons submicroscopiques (les pezizes) et
macroscopiques (les helvelles, les morilles et les gyronites).
- L’ascocarpe est appelée Apothécie.
- 2 ordres sont étudiés :
. Les Pezizales
. Tuberales
1) Ordre des Pezizales :
Grande diversité des apothécies :
- Apothecie sessile submicroscopique, ex : la pezize (sans pied)
- Apothecie stipié :
. Apothecie avec un pied et une tête convexe hemisphérique, ex : les helvelles.
. L’apothecie des morilles est un ensemble d’apothecies qui rappelle les
basidiomycètes.

Exemple d’étude : Pyronema confluens


- Champignon saprophyte des végétaux.
- Appareil végétatif : mycélium septé à n chr.
- Cycle de reproduction :
. Reproduction asexuée : conidies

. Reproduction sexuée :
> Les filaments mycéliens à n chr élaborent des gamétocystes mâles ou anthéridies et
des filaments femelles ou ascogones, ces dernièrs sont surmontés d’un filament qui
capte les gamètes mâles appelé trichogyne.
> Les deux gamétocystes s’accolent, les noyaux mâles sont éjectés dans l’ascogone. Les
noyaux mâles et femelles s’apparient 2 à 2.
> Le zygote ainsi obtenu est plurinucléé, il est dit coenozygote, il germe en émettant
des vésicules dans lesquelles migrent des dicaryons.
> Chaque vésicule émet des filaments suivant une mitose dangeardienne : la cellule
terminale émet un bec, un es noyaux migre dans le bec suivi d’une mitose des 2 noyaux.
une cloison se forme délimitant ainsi 3 cellules :
Une cellule binucléée
2 cellules uninucléées
Ces 2 cellules se réunissent par l’intermédiaire d’un crochet on obtient ainsi 2 cellules
binucléées à noyau mâle et femelle.
> L’extrémité de certains hyphes dangeardiens devient ascogène : la cellule terminale
subit une caryogamie, la cellule diploïde s’allonge en un asque, le noyau subit une
caryogamie suivie de 4 mitoses, on obtient 8 noyaux qui s’entourent de cytoplasme et
de membrane cytoplasmique et forment ainsi des ascospores.
> En même temps que la division dangeardienne, les filaments recouvrant se
développent et forment la paroi de l’aphothecie (ascothecie).

Conidies

[Link]ée Germination

Filaments
mycéliens n chr

Germination Gamétocyste
♀ et ♂

Ascospore n chr

Coenozygote 2n chr
Filament dangeradien
Sporophyte II Vésicule
Sporophyte I

Cycle trigénétique haplodiplophasique


Classification des Pezizales :
- ascobalaceae
- morchellaceae
- helvellaceae
- discinervaceae
- humeriaceae
- aleuriaceae
2) Ordre des Tuberales :
- Apothecie en forme de tubercule = truffe
- Ils vivent en saprophyte ou symbiose avec les racines des Angiospermes formant ainsi
des mycorhizes.
- En Algérie, une truffe se développe en symbiose avec les racines des Cistes,
Heliantheine… Il s’agit de Terfeze (Terfezia leonis) souvent appelé Truffe blanche.
Exemples de tuberales :
- Tuber melanosprum : truffe noire du perigord, espèce européenne très appréciée.
- Tuber magnatum : truffe blanche, espèce européenne très appréciée.
- Terezia leonis (Terfez) : espèce nord africaine des sols sablonneux (Djelfa, Laghouat).
Adaptation à la vie souterraine :
- Les tuberales sont appelés communément truffes.
- Ils sont adaptés à la vie souterraine.
- Ce qui provoque une modification de l’apothecie.
- Exemples :
. Le genre Genea : Apothecie epigée
Ascothecie
Enveloppe externe
. Le genre Hydnocytes : Apothecie retournée, enfoncée dans el sol
Ascothecie et l’enveloppe externe
. Le genre Stephensia : Apothecie se referme
Hymenium se plisse

Conclusion générale :
- Evolution de l’apothecie : microscopique -> submicroscopique -> macroscopique
- Reproduction asexuée conidies tend à disparaitre laissant place à la reproduction sexuée
(somatogamie) qui annonce l’arrivée des basidiomycetes.
- L’hymenium (ensemble d’asques) se desorganise, un nouveau tissu apparait : La Glêbe
(thalle désorganisé)

IV-Phylum des basidiomycètes :

a- Generalités : ce sont :
- Thallophytes
- Cystophytes
- Septomycetes : leur mycelium est septé, les septums sont perforés de pores. Ces
derniers possèdent un renflement en forme de tonnelet appelé dolipore
caractéristique des basidiomycetes. De chaque coté du dolipore on trouve une
membrane appelée parenthosome (en forme de parenthèse )
 Le mycelium passe par 2 phases au court de la reproduction :
- une phase monocaryotique
- une phase dicaryotique
 Reproduction asexuée :
- est rare
- elle se fait grâce à des conidies ou par fragmentation du thalle , on peut observer
des bourgeonnements aussi.
- Elle peut se produire par :
. arthrospores
. chlamydospores
 Reproduction sexuée :
- est plus fréquente
- se réalise par des spores exogènes appelées basidiospores formées par des
sporocystes appelés basides.
- Lors de cette division se déroule la division dangeardienne faisant apparaitre les
anses de dangeardies.

 La fructification est appelée carpophore


 Les espèces sont hétérothalliques (tetrapolaires)
 Formation de la baside :
Comme pour les ascomycètes, c’est le sporophyte dicaryotique qui produit la baside. Les
étapes de formation sont :
- Caryogamie
- Allongement de la cellule
- Réduction chromatique -> 4 noyaux
- Séparation des noyaux selon 3 cas :
. Par cloisons transversales Archéobasides.
. Par cloisons longitudinales Hétéribasides.
. Absence de cloison, pas de séparation Homobasides.
Archéobaside :
Cloisonnée transversalement. Le cloisonnement sépare les 4 noyaux, suivi d’une élongation
unilatérale, formation de 4 sterigmates, les noyaux migrent dans ces derniers,
s’entourent de cytoplasme et de membrane cytoplasmique et forment ainsi les
basidiospores.
Hétérobaside :
Cloisonnée longitudinalement. Les noyaux migrent dans les sterigmates, s’entourent de
cytoplasme et de mb cytoplasmique et forment les basidiospores.
Homobaside :
Absence de cloisonnement. Les noyaux migrent dans les sterigmates, s’entourent de
cytoplasme et de mb cytoplasmique et forment les basidiospores.
b-Classification :
basée sur la nature de la baside (et l’absence ou la présence du carpophore)

Archéobasidées Hétérobasidées Homobasidées

1) Hétérobasidées :
- bandes cloisonnées longitudinalement.
- carpophore peu developpé
- saprophytes très fréquents sur les bais morts.
- regroupés dans l’ordre des tremellales, fillobasidiales.

Exemple d’une fillobasidiale : « Cryptococcus neoformans »


La forme sexuée a été decouverte en 1975 et appelée : Fillobasidilla neoformans.
Caractères :
- Thalle levuriforme de forme variable rondes à allongies.
- Absence de pseufomycelium (condida albicans)
- Reproduction asexuée : grâce à des blastospores
- Reproduction sexuée : espèce hétérothallique, 2 thalles de signes opposés fusionnent
-> formation de filaments dangeardiens et de basides.
- On a 3 variétés de Cryptococcus neoformans :
. [Link] var-neoformans (serotypes Aet B)
. [Link] var-gattu
. [Link] var-grubu
- Présence d’une capsule polysaccharidique autour de la paroi colorée à l’encre de
chine.
Cryptococcose :
- Infection cosmopolite du système nerveux central et des méninges.
- La porte d’entrée est le plus souvent pulmonaire.
- Des lésions cutanées peuvent se manifester secondairement, ainsi qu’au niveau des
muqueuses, des os et des articulations.
- Auparavant peu fréquente (observée chez les malades leucémiques ou ca,céreux),
cette mycose est actuellement l’une des plus fréquentes chez les patients atteints de
SIDA.
 Epidémiologie :
- Saprophytes très répandus dans les poussières de maison, dans les fientes de pigeon,
le lait de ferme, sur les fruits et les jus de fruits.
- L’arbre d’eucalyptus constitue leur biotope.
- Porte d’entrée : pulmonaire, digestive ou cutanée.
- Maladies : cryptococcose qui évolue en 2 temps : pulmonaire puis cérébral
aboutissant vers la mort.
 Diagnostie :
La mise en évidence de ce germe se fait dans :
- le liquide céphalorachidien.
- crêtes cutanées.
- expectorations.
- tubage gastrique.
- pièces opératoires d’autopsie
- examen direct
- après coloration à l’encre de chine, le champignon apparait sous forme de levure
entouré d’une capsule.
 Traitement :
- amphotericine B = Fungisone
Antifungique
- Fluorocytosine à doses elevées
- En absence de traitement, la maladie est mortelle.
2) Homobasidiées :
 Caractères :
- basides non cloisonnées
- [Link]ée rare
- [Link]ée fréquente et simplifiée
- Fructification est formée d’un pied et d’un chapeau, c’est un carpophore typique
 Developpement du carpophore :
- Stade œuf : le voile général protège le chapeau, le voile partiel protège
l’hymenium.
- Déchirure du voile générale : il reste 2 vestiges :
La valve à la base du pied, les écailles au niveau du chapeau, le voile partiel persiste.
- Le voile partiel se déchire et laisse apparaitre 2 vestiges soit sous forme d’anneau
soit sous forme de cortine (en forme de fibre rappelant une toile d’araignée d’où le
nom de cortine arachnéenne)
 Hymenium :
- c’est le tissu fertile.
- 2 types d’hymenium :
. Typique : formé de basides bien ordonnées accompagnées de cystides (cellules à
inclusion réfringente à rôle inconnu)
. Atypique : les basides sont désordonnées, absence de cystides, ce tissu est
appelé « glèbe »
 Exemple d’une Agaricale : le coprin chevelu
- Saprophytes des sols.
- [Link]ée : thallospores
- [Link]ée : par perittogamie :
2 filaments de signes opposés fusionnent -> filament dicaryoptique -> division
dangeardienne… filaments dangeardiens qui constitueront le carpophore à la base
du chapeau les filaments s’organiseront en lamelles, les cellules terminales
deviennent basidiogènes… les basidiospores seront libérées après gélification des
sterigmates.
Les champignons imparfaits
a-Généralités :
-On les appelle deutéromycète, hyphomycètes, fungi imperfecti, c’est un groupe fictif
dont on ne connait pas la reproduction sexuée.
-Perdue au cours de l’évolution du champignon.
-Apparait que dans certains milieux de culture.
-Elle n’est pas encore mise en évidence.
-Certains champignons réalisent leur reproduction sexuée une fois par ans
-Lorsqu’ on met en évidence la reproduction d’un champignon imparfait on le reclasse dans
son phylum adéquat et on lui change de nom.
Exemple :
Forme asexuée forme sexuée
Claviceps purpurea sphacelia segetum
Cryptoccocus fillobasidiella
Neoformans neoformans
Penicillium talaromyces
Vermiculatum vermiculatum
Aspergillusnidulans emericellanidulans
-La plus part des champignons imparfaits ont été reclassés parmi les ascomycètes,
certains dans les basidiomycètes mais rarement dans les zygomycètes.
-Il a été établi des termes descriptifs :
Holomorphe
Teleomorphe
Anamorphe
Synamorphe

La forme holomorphe :
Ce terme décrit toutes les formes du champignons : mycelium, stade sexuée et asexuée

La forme téleomorphe :
C'est la forme sexuée avec production de spores sexuée : ascospores et basidiopsores

La forme anamorphe :
Forme asexuée production d'un seul type de spore asexuée exemple les conidies

La forme synamorphe :
Production de plusieurs types de spores asexuées dans ce cas le code internationnal permet de
nommer séparément le teleomorphe et chaque anamorphe.

b-Appareil végétatif :
-Thalle levuriforme
-Thalle mycélien filamenteux

c-Reproduction asexuée :
-bastospores
-conidies
-arthrospores
-chlamydospores
-sclérotes ou bulbilles, absences de spore (mycélium stérile ) c'est le groupe des mycélia
stérilia ou agromycètes

Fructifications asexuées :
-la fructification porte des spores asexuées
-plusieurs formes :
>Synnéma
>Sporodochie
>Conidiomata : pycnide et acervule

1)Synnéma : ensemble de conidiophores liés entre eux ; ex : penicillium

2)Sporodochie : c'est une fructification, aspect de coussinet sur lequel emmerge des
conidiophores.

3) Conidiomata :
>Pycnide sous forme de bouteille , ouverte par un ostiole, ( rappelant les perithèces)
l'hyménium est tapissé de conidiophore.
>Acervule : sous forme de disque (rappelant l'apothècie) tapissé de conidiophore.

c-Classification :
* le premier qui a classé les imparfaits est Saccardo (1899)
* il s'est basé sur les conidies : forme, couleur, septation

d-Intérêts des champignons imparfaits :

1) Champignons imparfaits pathogènes :


Divers champignons anodins (opportunistes) peuvent devenir pathogènes :
 Candida :
Champignon commensal des muqueuses mais dès que le corps s’affaiblit il devient
pathogène. Il développe des mycoses du nom de candidoses tels que les candidoses
vaginales ou buccales (le muguet)
 Aspergillus :
Le genre Aspergillus développe des mycoses appelées aspergillose :
- Aspergillus versicolor : responsable des dermatophytes (surtout chez les
immunodéprimés) de l’onychomycose.
- Aspergillus fumigatus : agent le plus fréquent et le plus pathogène, responsable des
aspergillose pulmonaire.
- Aspergillus terreus : responsable d’aspergillose pulmonaire et cérébrale chez les
malades atteints de mucoviscidose et les immunodéprimés.
- Aspergillus flavus : atteinte pulmonaire.
- Aspergillus niger : provoque des aspergillome, des otites et des sinusites.
- Aspergillus conditum : très répandu dans la nature, on le rencotre souvent dans les
graines, la farine, il est rarement pathogène mais peut être responsable des onyxix des
orteils.
 Le genre Penicillium :
Ce genre est rarement pathogène, une seule espèce peut l’être il s’agit de Penicillium
marniffei ; on le rencontre en Asie du sud (Chine du sud, Thaïlande, Laos). Il se déveoppe
chez les immunodéprimés surtout chez les malades atteints de SIDA où il produit des
infections généralisées.
 Geotricum :
Responsable de geotricose : mycose due à Geotricum caudidum, champignon saprophyte
des muqueuses digestives et de ne devient pathogène qu’en cas de faiblesse de
l’organisme.
Cliniquement : bronchite ou manifestation digestive : langue noire et des colites.
On le met en évidence par l’observation de spores de type arthrospores.
2) Champignons allergènes :
Sur 15 champignons allergènes 11 sont des champignons imparfaits. Les dictyospores
d’Alternaria sont communément retrouvées dans les poussières de maison et sont à
l’origine d’allergie.
3) Agents toxiques : responsables de mycotoxicose.
4) Parasites des végétaux : Fusarium oxysporum [Link] albedinis : (forme species) ;
provoque le bayoud.
5) Intérêts pharmaceutiques :
 Producteurs d’antibiotiques :
- A partir de Penicillium notatum Fleming a isolé en 1928 la pénicilline, depuis plusieurs
molécules ont été synthétisées, exemple :
. Benzyl penicilline (nom scientifique ou dénomination commune ou DCI) : Penni G (nom
commercial)
. Phenoxy methylpenicilline (DCI) : sous forme acide : oraciliine
Sous dorme de sel : Ospen
Penicillium chrysogenum est également producteur de pénicilline.
- Le genre Cephalosporium : producteur de cephalosporine.
- Le genre Fusarium : producteur d’acide fucidique.
 Les antifongiques :
Penicillium griseofulvum producteur de griseofulvine.
 Les immunosuppresseurs :
- Tolypocladium inflatum produit la cyclosporine A qu’on utilise contre le rejet de greffe.
On distingue deux formes de cyclosporine :
. La forme orale commercialisée sous le nom de NEORAL.
. La forme injectable commercialisée sous le nom de SANDIMUM.
- Fermentation de penicillium : la fermentation de penicillium à partir d’acide
mycophenolique produit du mycophenolate commercialisé sous le nom de CELCEPT.
 Producteurs d’enzymes :
Aspergillus aureus et Aspergillus orizaea produit de l’amylase utilisée dans les troubles
dyspeptidiques : l’alpha amylase (maxillase) soigne l’inflammation.
 Producteurs d’insuline et de glucagon :
Grâce au géni génétique et à la technique de l’ADN recombinant.
 Intérêts alimentaires :
Penicillium roqueforti : fabrication du roquefort.
Penicillium camberti : camembert.
 Lutte biologique :
Fusarium oxysporum sous espèce cannabis est utilisé comme herbicide naturelle pour
lutter contre Cannabis sativa (chanvre indien ou hashish).
 Textile :
Genre Trichoderm est utilisé pour la production de cellulase utilisée dans le tissu pour
obtenir un aspect délavé.

Champignons toxiques :
Une intoxication fongique :
- Ingestion directe = mycétisme
- Ingestion indirecte = mycotoxicose

A) Mycétisme :
1- Syndrome phalloïdien
2- Syndrome orellanien :
Syndromes tardifs ( superieur à 6h)
3- Syndrome gyromitrien :
Syndromes précoces
Affectant le système nerveux
4-Syndrome Muscarinien ou sudorien
5-Syndrome Panthérinien
6- Syndrome Psilocybien :
Affectant divers systèmes
7- Syndrome Coprinien
8- Syndrome Paxillien
9- Syndrome Résinoïdien

1-Syndrome phalloidien :
Le genre Amanita (amanitaceae) :
Amanita phalloides
Amanita virosa
Amanita verna
>Localisation : au pied des chênes : kabylie et canstantinois.
Syndrome :
- Délai d'apparition : 10 à 12 heures en moyenne.
- Troubles digestifs : diarrhées abondantes et vomissements incessants ( 1-2 j ) état de
déshydratation sévère atteint en 2 à 6 h, déficit en ions, chute de tension, crampes
abdominales.
- Atteinte hépatique : destruction des cellules du foie, (rétention de bile,
encéphalopathie).
- Insuffisance rénale organique.
- Dans les formes graves, après un coma, la mort peut survenir après 6 à 8 jours dans 10 à
30% des cas d'intoxication par ce type de champignon,
- Toxines et mécanismes d'action :
Les principales toxines : les amanitines a et b (octapeptides cycliques) bloquent la
synthèse des protéines dans les cellules. L'a-amanitine détruit, en particulier, les cellules
du foie.

2-Syndrome orellanien : (ou paraphalloidien)


Champignons responsables :
-Cortinaire couleur de rocou (Cortinarius orellanus )
(cortinariaceae)
-Lépiotes mortelles (agaricaceae) :
lépiote crépu ou lepiote cretée
(lepiota cristata)

Syndrome :
- Délai d'apparition : 2 à 20 jours.
- Signes et symptômes :
>Phase pré-rénale :
. Troubles digestifs : vomissements, nausées, diarrhées (inconstantes).
. Sensations de soif intense, de brûlures des lèvres.
. Douleurs lombaires, fatigue, maux de tête, frissons sueurs nocturne (sans fièvre)
>Phase rénale :
. Insuffisance rénale aigue progressive (69% des cas)
. Urines : présence de leucocytes, hématie, albumine plasma: élévation de l’urée,
créatinine, sodium, néphrite.
>Phase de guérison : lente.
>Insuffisance rénale chronique (30 a 50% des cas après 8 jours) dialyses cortinaire
présentant des traces rouge orangée.
-Toxines et mécanismes d'action :
. Orellanine, toxique pour les cellules rénales.
. Le rein est le principal organe cible.
. Dose létale : 2 ou 3 champignons (100g)

3-Syndrome gyromitrien :
Champignons responsables :
- Gyromitre «comestible» (gyromitra esculenta)
( Se trouve en Algérie )
- Helvelles.
Délai d'apparition : 6 à 24 heures,
Signes et symptômes :
- Gastro-entérite : nausées, vomissements, crampes, douleurs abdominales.
- Troubles neurologiques : vertiges, incoordination motrice, troubles de la conscience
convulsions, coma, agitation, fièvre, fatigue.
- Troubles digestifs : vomissements puis une hépatite toxique cystolytique et une
insuffisance rénale organique.
Toxines et mécanismes d'action :
Les helvelles et les gyromitres, contiennent une toxine thermolabile et volatile : la
gyromitrine qui donne, par hydrolyse, la methyl-hydrazine, responsable d'un syndrome
hépatorénal sévère.

4-Syndrome muscarinien ou sudorien :


Champignons responsables :
Inocybe de Patouillard
(Inocybe patouillardii) (Se trouve en Algérie)

Signes et symptomes :
- Syndrome cholinergique : exagération des secrétions : sueurs, larmoiement , salivation ,
rhinorrhée. Pupille rétrécie , vomissements , ralentissement du cœur, contraction des
muscles lisses (bronches et tube digestif)
Il ne faut consommer aucun inocybe.

Toxines et mecanismes d'action :


- Muscarine (structure proche de l'acétylcholine)
- Mode d'action : activation durable des récepteurs de l'acétylcholine ( messager
chimique des neurones ) associés à des glandes et certains muscles.

5-Syndrome pantherinien :
Champignons responsables : Amanite tue-mouches (Amanita muscaria)
Délai d'apparition : 30 min à 2 heures.
Signes et symptomes :
-Troubles digestifs (inconstants)
- Troubles neurosensoriels (état d'excitation, agitation, euphorie, délire, état de torpeur,
abattement, sommeil profond, convulsions, coma = formes sévères)
- Troubles cardiovasculaires rares
- Les symptômes disparaissent en moins de 48 heures (2 à 10 heures en moyenne)
Toxines et mécanismes d'action :
>Derivés isoxazoles , acide iboténique et son dérivé le muscimol.
>Fixation sur les récepteurs au niveau du cerveau.
>Le muscinol se fixe sur les récepteurs du GABA ( acide gamma amino-butyrique ).
L'action est d'abord excitatrice puis inhibitrice.

6-Syndrome psilocybien :
Champignons responsables : Psilocybe
Délai d'apparition: 30 minutes à une heure ( durée d’action 4 heures )
Signes et symptômes :
- Agitations, incoordination musculaire, hallucinations visuelles (couleurs vives, contours
flous, visions avec les yeux fermés... )
- Troubles sensoriels en générale.
- Renforcement de l'acuité visuelle et auditive.
- Diminution de la concentrations, hilarité , euphorie ou angoisse.
- Sentiments d’irréalité, des rêves et discours incoordonnées, ainsi que des perturbations
des perceptions du temps et de l'espaces
- Lorsque les quantités sont plus importantes, des troubles cardiovasculaires
(tachycardie, hypertension) des convulsions, un coma peuvent survenir.
Toxines et mécanismes d'action :
- Psilocybine , psilocine ( alcaloides indoliques )
- Vomissements provoqués lavage gastrique mise au repos sédatifs (benzodiazépines ou
halopéridol chez les patients agités) + surveillance.

7-Syndrome coprinien :
Champignon responsables : coprin noir d'encre ( coprinus atramentorius )
Délai d'apparition : 30 minutes après l'absorption de boissons alcoolisées, et durant les 3
jours (à 5 jours) qui suivent la consommation de coprin noir d'encre .
Signes et symptômes :
-Perturbation du système nerveux sympathique
-Peut survenir une sensation de malaise
-Rougeur cutanée et sensation de gonflement du thorax et du visage (bouffées de
chaleur) céphalées, sueurs, tachycardie, hypotension.
Toxines et mécanismes d'action :
Coprine , pour être active , elle doit être hydrolysée en 1-aminocyclopropanol.

8-Syndrome paxillien :
Champignons responsables : Paxille enroulé ( paxillus involutus )
Délai d'apparition : 1 a 3 heures après une seconde ingestion.
Signes et symptômes :
-Hémolyse aiguë, urines : présence d'hémoglobine.
-Insuffisance rénale : augmentation de la créatinine dans le plasme
-Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales
-Baisse de la tension artérielle, perte de connaissance, reins douloureux a la palpation.
Toxines et mécanismes d'action :
Antigène inconnu
Mécanisme immuno-allergique : première consommation formation d'anticorps IgG
spécifiques ingestions suivantes : l'antigène du paxille se complexe avec les anticoprs
forme destruction des globules rouges,
Risque d'accidents hémolytiques sévères d'où la recommandation : ne plus consommer le
paxille enroulé.
9-Syndrome resinoidien :
Champignons responsables : nombreux champignons :
-Entolome livide ( entoloma lividum )
-Bolet de Satan ( boletus satanas )
-Tricholome soufré ( tricholoma sulphureum )
-Russule émétique ( Russula emetica )
-Pleurote de l'olivier
est fréquent : plus de 60% des intoxications par champignons.
Délai d'apparition : 15 minutes à 6 heures après un repas de champignons.
Signes et symptômes :
-Troubles digestifs isolés : gastro-entérite, vomissements, douleurs abdominales,
diarrhées.
-Pour l'entolome livide : troubles digestifs graves, crampes épigastriques, vomissements,
coliques bradycardie, dyspnée, gastrite hémorragique dans les cas graves.

Toxines et mécanismes d'action :


Divers composants suspects, dérivés phénoliques, sesquiterpènes,
Irritation directe de la muqueuse digestive induisant une diarrhée.

N.B :
* les réactions des individus à certaines toxines sont très variables. Certains supportent
ces toxines mieux que d’autres, des espèces telles que l'agaric jaunissant ou le paxille
enroulé, toxiques pour une personne, seront sans effet sur une autre,
* même les champignons comestibles peuvent provoquer des intolérances occasionnelles :
cas du champignon de Paris.
* il faut éviter de consommer les sujets trop âgés qui sont souvent véreux et sur lesquels
se développent des moisissures provoquant des douleurs gastro-intestinales ou des
diarrhées.
*intoxications extrinsèques.
*elles sont dues, non pas au champignon lui-même, mais a des produits toxiques accumulés
par celui-ci. Les principaux problèmes liés à ce phénomène sont relatifs à deux cas
principaux :

A/ Métaux lourds ( plomb, mercure, cadnium...) : la récolte et la consommation de


champignons ayant poussé le long de la route et autoroutes, près d'industries polluantes ,
etc. peut amener l'ingestion de quantités énormes de métaux lourds et autres polluants ,
en effet , certains champignons, dont d'excellents comestibles, ont la faculté
d'accumuler ces éléments ou molécules dans leur mycélium, puis dans les sporophores.

B/ Radioéléments : la pollution par les éléments radioactifs est également un problème


d'actualité très sérieux, les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, mais aussi les
essais nucléaires, et les multiples causes de faibles doses de radioactivité ambiante,
peuvent se manifester au niveau des champignons qui accumulent également ces éléments.

En résumé :
Pour s’assurer que l’intoxication est due réellement au champignon, il faut vérifier les
points suivants :
- Le champignon est en bon état de conservation.
- Consommer un champignon à l’état jeune, le champignon âgé est indigeste.
- Eviter de les ramasser quand on a pas de bases de botanique, éviter de les acheter chez
des amateurs.
- Eviter de consommer de grandes quantités car la paroi chitineuse des champignon est
indigeste.

>> Il existe une méthode d’étude d’un champignon à carpophore :


- Observation de l’allure générale.
- Observation des différentes parties (chapeau, hyménium, pied).
- Observation des spores.

>> Temps d’incubation :


Est le temps qui sépare le temps de l’ingestion et le temps d’apparition des symptomes
(les signes cliniques : vomissements, diarrhées.. etc.)
Plus le temps est long, plus le champignon est dangereux.

Mycotoxicose :
1- Définition :
C’est l’intoxication par un aliment souillé par une mycotoxine.
C’est un désordre alimentaire qui n’est ni infectieux ni contagieux.
Mycotoxine : métabolite toxique élaboré par une moisissure développé sur un aliment. Une
mycotoxine est un produit secondaire du métabolisme des moisissures.

2- Dosage et détection :
Il est nécessaire de rechercher et de doser la mycotoxine avant de déclarer que l’aliment
est impropre à la consommation.
- Extraction chlorophormique ou acétonique.
- Elimination des impuretés.
- Séparation par chromatographie.
- Dosage par fluorodensimetrie.
- Test biologique.

3- Les principales mycotoxines :

a) Aflatoxines :
Elaborées par Aspergillus flavus, moisissure présente dans de nombreux substrats
notamment les graines oléagineuses et leurs tourteaux.
L’aflatoxine B1 est la plus importante car elle se trouve dans le lait de vache sous
forme d’aflatoxine M1 et M2 qui ont une répercussion possible en alimentation infantile
(M = milk)
Les aflatoxines sont fortement présentes dans les cacahuètes et provoquent le cancer
du foie.
b) Islanditoxine :
Produite par le Penicillium islandicum, un des agents du riz jaune au Japon.
c) Patuline ou clavacine :
Produite par Aspergillus clavatus et Penicillium expansum, agents de pourriture des
pommes.
La patuline a été utilisée en pharmacie comme antibiotique contre le staphy locoque
mais vu sa toxicité la platuline a été retirée.
La patuline est cancérigène.
d) Ochratoxine :
Aspergillus ochraceuse et Penicillium viridicum, l’ochratoxine est responsable de la
maladie endémique rénale aux Balkans.
e) Les trichothécènes :
Sont sécrétées par le genre Fusarium. Les trichothécènes sont responsables de
leucopénie (baisse de production des globules blancs)
Les trichothécènes sont utilisées comme arme chimique (Pluies jaunes).
f) Zearalenome :
Ou toxine T2 , produite par les Fusarium graminearum, ce champignon se développe sur
le mais.
La zearalenome affecte les animaux d’élevage, touche les organes génitaux et
provoque : stérilité, avortement, des portées peu nombreuses.
g) Ergotisme (mal des ardents) :
Du aux alcaloïdes de l’ergot de seigle ou Claviceps purpurea ; responsable des
gangrènes des jambes pouvant entrainer la mort.

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