Systèmes de distribution d'eau et dimensionnement
Systèmes de distribution d'eau et dimensionnement
[ ] [ ] [ ]
hL
K eq
h
= L
K1
h
+ L
K2
=∑
[ ]
hL
Ki
On conclut enfin que :
1/m 1/m 1/m 1 /1.852
[ ] [ ] [ ]
1
K eq
=
1
K1
+
1
K2
=∑
[ ]
1
Ki
Avec
10.679 L
K= 4.871 1.852
D ( C HW )
Pertes de charges dues aux pièces :
On peut estimer également les pertes de charges dues à diverses pièces si on veut
évaluer avec plus d’exactitude le comportement d’un réseau. Pour ce faire, on remplace
chacune des pièces par une conduite fictive (souvent de même diamètre que la conduite
sur laquelle elle se trouve) qui engendre les mêmes pertes de charge que cette pièce, et
dont on calcule la longueur équivalente à l’aide de la relation suivante :
L eq=0.0077 K L Q0.148 C 1.852
HW D
0.87
. Débit en route:
Dans une conduite d'adduction, le débit d'eau est constant. Dans les canalisations de
distribution la situation est tout à fait différente. En effet, les conduites de distribution
sont destinées à distribuer l'eau aux abonnés. Chaque tronçon de distribution,
matérialisé par deux nœuds, est alors caractérisé par deux débits: un débit d'extrémité
(qui doit, tout simplement, transiter par le tronçon, appelé débit de transit et noté Qt) et
un débit consommé par les branchements raccordés sur ce tronçon (appelé débit en
route et noté Qr).
Le débit en route est un débit qui entre à l'amont du tronçon et ne sort pas à l'aval
puisque, par définition, il est consommé par les abonnés tout le long du tronçon. Ce
débit en route, supposé uniformément réparti sur toute la longueur du tronçon, est
calculé par l'une des deux méthodes suivantes:
1- Soit proportionnellement à la surface
desservie par le tronçon: en fonction du
nombre d'usagers à desservir par le tronçon
pendant l'heure de pointe. Il faut alors
subdiviser l'agglomération en plusieurs zones
suivant leur source (tronçon) d'alimentation.
Qc=Qt+0.55Qr
Calcul d’un réseau ramifié :
Pour le calcul d’un réseau ramifié, on doit se limiter à des longueurs inférieures à 1000
m, les éléments suivants doivent être connus :
-Tracé du réseau, emplacement des différents nœuds, leurs cotes et les longueurs des
tronçons.
-les besoins de pointe.
Le calcul d’un réseau ramifié commence en partant de l’extrémité aval du réseau et en
remontant par tronçon jusqu’au réservoir.
Pour chaque tronçon, les étapes de calcul sont les suivantes :
1) calcul de Qr et Qt ensuite de Qc ;
2) choix du diamètre D qui permet d’écouler le débit Qc avec une vitesse voisine de 1
m/s (ou entre 0.6 à 1.2 m/s) ;
3) Calcul de la perte de charge avec Qc , en utilisant les abaques ;
4) Calcul de la charge hydraulique en chaque nœud et en déduire la pression au sol.
Exemple de calcul :
Soit le réseau de distribution d’eau potable dont la structure est représenté comme suit.
R désigne le réservoir
Exemple de calcul:
1- On se fixe arbitrairement la répartition de Qe entre les
Deux tronçons: q1 et q2: Qe = q1 + q2= Qs
2- Choisissant les deux diamètres permettant d’écouler les débits q1 et q2
3- On calcule les pertes de charge correspondantes:
j1= R 1 q 21
j2= R 2 q 22
j1 − j 2=R 1 q 21 − R 2 q 22 devrait être égale à zéro (2° loi)
Généralement, ce n’est pas le cas pour le 1° choix de q1 et q2 (attention aux signes des
pertes de charge compte tenu du sens de parcours).
La répartition de Qe en q1 et q2 n’étant pas correcte, on procède à une rectification des
débits en ajoutant algébriquement une correction ∆q1.
En conséquence, la 2° loi appliquée aux débits rectifiés donne :
R 1 ( q 1 +∆ q 1 )21 − R 2 ( q2 − ∆ q 1)22=0
2
En négligeant les termes associés à ∆ q 1 , on obtient :
2 ∆ q1 ( R 1 q 1 − R 2 q 2)=− R 1 q 21+ R 2 q 22
− R 1 q 21+ R 2 q 22 − j 1 − j2 − j1 − j2
∆ q 1= = ∆ q 1=
2 ( R1 q1 − R2 q2 ) j1 j 2
D’où :
(j j
2 1+ 2
q1 q 2 ) soit :
2
( +
q1 q2 )
Si j1 − j 2<0 , le débit q 1 est alors insuffisant et il faut l’augmenter, c’est ce qui fait
que ∆ q 1 est positif.
Si j1 − j 2>0 , le débit q 1 est alors excessif et il faut le diminuer, c’est ce qui fait
que ∆ q 1 est négatif.
En généralisant pour une maille plus complexe comportant n tronçons, on peut écrire :
− ∑ ji
∆ q 1=
j
2∑ i
qi
En conséquence, dans une 1° approximation, les corrections à apporter à q1 et q2 choisis
initialement seront donc q1 + ∆ q 1 et q2 - ∆ q 1 , cela veut dire que ce que l’on
retranche d’un tronçon, il faut l’ajouter au 2° tronçon.
Rappelons que les débits positifs, par rapport à l’orientation choisie, seront corrigés par
+∆ q , alors que pour les débits négatifs seront corrigés par − ∆ q .
Si pour les nouveaux débits, la deuxième loi n’est pas toujours pas satisfaite, corriger
les débits d’une nouvelle valeur ∆ q 2 calculée de la même façon que nous venons de
voir. Ainsi, on se rapprochera de zéro pour la somme algébrique des pertes de charge de
la maille.
Dans le cas de deux mailles adjacentes, la conduite commune sera affectée par les deux
corrections des débits calculés pour les deux mailles, affectées de leurs signes respectifs.
Prenons l’exemple de la conduite BC (voir fig.) dans laquelle
Le débit initial est q.
Puisque dans la maille I le débit q est positif, la correction
est alors +∆ q I . Dans la maille II, le débit q est négatif
et la correction est − ∆ q II .
D’où la correction finale du débit q de BC est :
∆ q=+∆ q I − ∆ q II
On arrête les itérations, lorsque pour toutes les mailles :
|∆ q|<0.5 l /s et ∑ j <0.2m voire 0.5 m.
Bien sure dans le cas de calcul à l’aide d’un logiciel, on peut aller plus loin dans la
précision de calcul.
Si la solution obtenue ne vérifie pas les conditions imposées (vitesses entre 0.6 et 1.2
m/s et éventuellement, des pressions suffisantes), on doit modifie le choix initial des
diamètres de certains tronçons et recommencer le calcul dès le début.
En résumé, pour le calcul d’un réseau maillé avec la méthode de Hardy-Cross, on doit
respecter l’ordre de calcul suivant :
1) On choisi à priori, les débits de la 1° approximation en chaque branche de manière à
satisfaire la condition d’équilibre.
2) On calcule ∆ q pour chaque maille.
3) On corrige qi ;
4) Répéter les mêmes opérations jusqu’à l’obtention de la précision de calcul voulue.
Notons que la solution (la répartition finale des débits) sera fonction des diamètres
choisis dès le début (la répartition initiale des débits). La solution n’est donc, pas
unique. Un calcul économique détaillé permet de choisir la solution la plus économique
(la répartition optimale des diamètres).
Chapitre I: Généralités
1) Eau, source de vie.
L'eau est indispensable à la vie. Elle constitue 70 % du poids du corps humain. Elle
est utilisée pour de nombreux usages essentiels: la boisson, la préparation des repas,
l'hygiène, l'entretien de l'habitation, les loisirs, la fabrication dans l'industrie,
l'irrigation des cultures et l'abreuvement du bétail.
Par opposition au cycle naturel de l’eau, bien connu, qui la conduit par l’évaporation
depuis la surface des océans à la précipitation des nuages, ainsi formés, puis au
ruissellement direct ou un direct aux océans, nous évoquons dans ce qui suit le cycle
artificiel de l’eau.
2) Cycle artificiel de l’eau :
Après avoir été captée à partir de la ressource eau (souterraine ou superficielle), et
traitée pour la rendre apte à être consommée, puis transportée par une conduite
d’adduction vers les ouvrages de stockage (châteaux d’eau ou réservoirs), et enfin
distribuée pour la consommation via un réseau de distribution, l'eau est rendue à la
nature via les égouts et les stations d'épuration, au fond d'un puits perdant ou
directement au ruisseau. Après ce parcours plus ou moins long, que l'on appelle :
cycle artificiel de l'eau, nous pourrons la capter de nouveau pour satisfaire nos
besoins.
Même si la quantité totale d'eau présente sur la planète reste constante, les ressources
d'eau douce utilisables ne se renouvellent pas partout au même rythme que les
prélèvements effectués par l'homme. C'est notamment le cas de certaines nappes
aquifères dans lesquelles les eaux se sont accumulées au cours d'époques géologiques
anciennes et qui font l'objet de pompages intensifs, souvent pour l'irrigation à grande
échelle des cultures.
Des questions s'imposent donc, lorsqu’on se propose d'alimenter une agglomération
en eau potable:
- Les besoins en eau?
- La source d’eau?
- La qualité de cette eau?
- Le traitement nécessaire?
- Le mode de transport (adduction) ?
- Le réseau de distribution?
Pour pouvoir alimenter une agglomération en eau, il faut que cette eau soit :
1
apte à être consommée, c’est à dire potable (satisfaire à certaines normes de
qualité)
en quantité suffisante (pour satisfaire aux besoins de la localité)
Fournit sous une pression minimale, afin que l’eau puisse arriver aux endroits
les plus défavorables, c'est-à-dire topographiquement, les plus élevés.
2
a) Puits & Drains horizontaux:
Le corps du puits est constitué de buses captantes perforées ou barbacanes dirigées du
bas vers le haut à fin d’éviter les rentrées de sable dans le puits.
L’ouverture du puits doit permettre sa protection contre la pollution d’origine
superficielle.
Lorsque la nappe est peu profonde et peu épaisse, on utilise les drains horizontaux, et
lorsque la nappe est très profonde on fait recours à des forages profonds.
b) Captage des sources:
Il n’existe pas de modèle standard de captage des sources. Car chaque source possède
ses caractéristiques propres à elle. Néanmoins, le captage d’une source doit comporter
les aménagements suivants:
Une chambre de captage permettant de collecter le filet d’eau. Elle doit être en
maçonnerie dans le cas d’un captage sur terrains rocheux, et elle doit être constituée
d’une cavité propre et isolée par un lit d’argile dans le cas d’un captage sur terrain
meuble.
Un tuyau en PVC pour transporter l’eau de la chambre de captage vers l’installation
de stockage de l’eau et de distribution.
3.2) Traitement des eaux :
L’eau captée nécessite généralement un traitement pour la rendre potable à la
consommation.
Le traitement s’effectue généralement dans le cas des eaux de surface. Ce traitement
est fait de façon à éliminer les bactéries de l’eau et à lui donner dans certains cas un
goût meilleur...
3-3) Conduite d'amenée : C’est la conduite qui transporte l'eau entre la station de
traitement et le réservoir de stockage. L’écoulement d’eau se fait soit gravitairement
soit par refoulement :
-Gravitaire : si le niveau de la station de traitement (ou captage) est supérieur au
niveau du réservoir (conduite d'adduction).
-Refoulement : si le niveau de la station de traitement (ou captage) est inférieur au
niveau du réservoir (conduite de refoulement).
3-4) Ouvrage de stockage : L'accumulation des eaux (ou stockage) s'effectue dans
des réservoirs ou châteaux d’eau pour assurer la régularité du débit capté et pour avoir
des réserves d'eau en cas d'indisponibilité de la conduite d'amenée. Il assure aussi la
réserve d’eau contre l’incendie.
3-5) Réseau de distribution : C’est une ossature de conduites qui permet de satisfaire
les besoins en eau actuelles et futures des consommateurs et surtout aux besoins en
eau nécessaire pour lutter contre les incendies. L'écoulement de l'eau dans les
conduites de distribution se fait le plus souvent par gravité. Un réseau de distribution
peut avoir une forme ramifiée (Fig. 4a) ou une forme maillée (Fig. 4b). Ces deux
formes peuvent être étagées.
Le réseau ramifié présente l’avantage d’être économique, mais son inconvénient
réside dans le cas de fuite d’eau dans un point, toute la population en aval de ce point
sera dépourvue d’eau.
3
Le réseau maillé permet, au contraire, une alimentation en retour et donc il évite
l’inconvénient du réseau ramifié. Une simple manœuvre de vanne permet d’isoler le
tronçon endommagé. Il est bien entendu plus coûteux d’établissement, mais en raison
de la sécurité qu’il procure, il doit être préféré au réseau ramifié.
Dans le cas d’une agglomération présentant des différences de niveau topographiques
importantes, une distribution étagée devient parfois nécessaire pour éviter des
pressions trop fortes sur le réseau. On peut donc constituer des réseaux indépendants
pouvant assurer des pressions limitées aux environs de 60 m environ.
4
Chapitre 3 : Adduction des eaux
1) Débit d'adduction :
Le débit d'adduction est déterminé par la demande en eau potable de l'agglomération
à desservir. Soit Qjmax la consommation journalière maximale de l'agglomération (on
le notera aussi C). Ce débit correspond à un débit horaire moyen consommé Qhm (on
Q
le notera aussi a) donné par l'expression suivante: Q h moy= jmax
24
Le débit de calcul de l'adduction dépend souvent du type d'adduction adopté.
1-a) Adduction gravitaire:
Dans le cas d'une adduction gravitaire (quand il s'agit d'eau provenant d'une station de
traitement ou d'une autre source propre), le débit d'adduction est simplement le débit
horaire moyen de la journée de pointe, soit Qhmoy. Le calcul hydraulique se fait alors
avec ce débit. Le diamètre doit être déterminé en fonction de la charge disponible (la
différence entre le niveau d'eau à l'amont et celui de l'aval) et du débit d'eau demandé.
Il faut vérifier que la vitesse moyenne v de l'eau dans la conduite reste acceptable,
c'est-à-dire comprise ente 0,50 m/s et 1,50 m/s.
1-b) Adduction par refoulement:
Dans le cas d'une adduction par refoulement (quand il s'agit d'eau provenant d'un
réseau de puits de captage ou d'une station de traitement), il est recommandé d'étaler
le débit fourni sur les 24 heures de la journée. Le débit de refoulement sera alors
constant et égal à Qhmoy. Dans quelques situations nous sommes amenés à adopter un
débit variable de la station de pompage. Le débit horaire max. fourni par la station de
pompage dépend donc du régime d’alimentation choisi, il est en général compris
entre Qhm (pour un pompage uniforme) et 2,[Link] (pour un pompage de nuit
seulement, ou un pompage variable).
Le calcul hydraulique se fait alors avec le débit horaire maximum fourni par la station
de pompage. Le diamètre de cette conduite doit faire l’objet d’un calcul économique,
puisque à un diamètre donné correspond une perte de charge à vaincre et donc une
puissance du groupe de pompage dont le coût est proportionnel à sa puissance.
2) Diamètre économique de la conduite refoulement
Du point de vue économique, la conduite de refoulement et la station de pompage
sont liées. Pour élever un débit Q à une hauteur Hg donnée on peut, a priori, utiliser
une conduite de diamètre quelconque, il suffit de faire varier la puissance de la station
de pompage. En effet, plus le diamètre est petit, plus la perte de charge J sera grande,
plus la puissance fournie par la pompe est grande. Il existe donc un diamètre
économique pour la conduite de refoulement résultant d'un compromis entre les deux
tendances contradictoires suivantes :
- les frais d'achat et de pose de la conduite Fa qui augmentent quand le diamètre de
la conduite augmente: Fa ↗ quand D ↗ .
1
- les frais de fonctionnement de la station de pompage Fe qui décroissent quand le
diamètre augmente, par suite de la diminution de la perte de charge: Fe ↘ quand
D ↗ .
Si on adopte donc un grand D, Fa est grand et Fe est faible. Au contraire, si on adopte
un petit D, Fa est plus faible mais Fe est plus grand.
Le diamètre le plus économique (ou optimal) est alors donné par les dépenses totales
minimales (Fa + Fe actualisé).
On obtient le diamètre économique de la conduite de refoulement par l’application de
l’une des deux formules de « BRESS »et « BONIN ».
a/Formule de Bonin :
Øec= √Q
b/Formule de Bress :
Øec= 1.5 √ Q
Ou : Q : débit pompé
2
En fonction du débit Qp(l/s ) à transiter, on peut calculer Les pertes de charge
correspondant à un diamètre D avec une rugosité k, et ceci selon la formule de
Colebrook .
4-1) Pertes de charge linéaire :
Les P.D.C linéaires se produisent le longs de la conduite, elles sont dues au frottement
des particules entres elles et avec les parois. Contrairement à une surface lisse, une
surface rugueuse implique un état de surface dont les irrégularités ont une action
directe sur les forces de frottements. Une surface rugueuse
peut être considérée comme étant constituée par une série
d’obstacles élémentaires caractérisées par une hauteur,
notée k, et appelée ‘’ Rugosité ‘’.
Pour les estimer il existe une grande variété de formules. Notons que la plus
importante d’entre elles est la formule de Colebrook, elle a l’avantage d’être
rationnelle et applicable sur tous les fluides, mais elle est complexe, et c’est cela qui
justifie l’utilisation encore de quelques autres formules empiriques.
Les formules ci-dessous sont données avec les notations suivantes :
J : pertes de charge en mètres de hauteur du fluide.
: coefficient de pertes de charge sans unité.
D : diamètre intérieur de la conduite en m.
v : vitesse moyenne du fluide dans la section considérée, en m/s.
g : accélération de la pesanteur en m/s2 (g = 9.81 m/s2 ).
k : coefficient de rugosité équivalent en m.
: viscosité cinématique en m2/s ( = 1.31x10-6 m2/s).
Re : nombre de Reynolds Re = V.D. -1.
R : Rayon hydraulique = S/P en m.
S : Section mouillée en m.
P : Périmètre mouillé en m.
Cwh : Coefficient de perte de charge dans la formule de Williams & Hazen.
La rugosité k (mm) de la conduite dépend du matériau utilisé, de l’âge de la conduite
et de l’état du revêtement intérieur.
a) Formule de Williams & Hazen:
C’est la plus utilisée des formules empiriques, toujours en usage dans certains pays,
notamment aux USA et au Japan. La perte de charge est exprimée en fonction de son
coefficient Cwh, variable selon les diamètres des conduites et, surtout, selon l’état de
leur surface intérieure.
L’expression fondamentale est :
3
V = 0. 849 x Cw h x R0.63 x J 0.54
Ou encore : J = 10.69 x Q 1.852 x Cw h- 1.852 x D- 4.87.
Le coefficient d’écoulement d’Hazen-Williams est directement proportionnel au débit
et dépend de la rugosité de la conduite, qui peut varier avec l’âge de cette dernière, en
voici quelques exemples types :
Matériau Cwh
Fonte neuve 130
Fonte (5 ans) 120
Fonte (20 ans) 100
Béton 130
Acier neuf 120
Amiante ciment 140
Chlorure de
150
polyvinyle
Formulaire de Hazen-Williams pour les conduites circulaires
Débit Q=0.2785 C HW D2.63 J 0.54
0.38
Diamètre Q
D=( ) J 0.205
0.2785 C HW
1.85
Perte de charge h=J.L Q L
h=( ) ( 4.87 )
0.2785C HW D
1.85
Longueur 0.2785 C HW
L=( ) D 4.87 h
Q
b) Formule de Darcy-Weisbach
La perte de charge et l’écoulement peuvent aussi se calculer de façon plus précise
avec la formule de Darcy-Weisbach dans laquelle, contrairement à la formule
précédente, le coefficient de frottement varie en fonction du régime d’écoulement
λL V 2
caractérisé par le nombre de Reynolds: h=
D 2g
8 λL
ou encore, pour les conduites circulaires: h= 2 5
Q2
π gD
Avec λ : coefficient de frottement
Cette formule est homogène sur le plan des unités, le coefficient de frottement λ peut
être déterminé sur le diagramme de Moody ou encore par la formule de Colebrook:
1 ε / D 2.51
√λ
=−2 ln
( +
3.7 ℜ √ λ )
vD
Avec ε : la rugosité absolue et le nombre de Reynolds: ℜ=
ν
4
Ou ν est la viscosité cinematique du fluide, pour l’eau à 20°C, ν=1.01 x 1 0-6
m2/s.
4-2) Pertes de charge singulières
Les pertes de charge singulières sont généralement faibles dans les systèmes de
transport, on les prend en considération que si elles sont importantes.
En général les pertes de charge singulières représentent 10 % des pertes de charge
linéaire. Ainsi les pertes de charge totales sont égales aux pertes de charges linéaires
majorées de 10 %.
Lorsque les pertes de charge singulière sont importantes comme dans le cas des
robinets-vannes dont la perte de charge sert à ajuster le débit, on applique la formule
V2
suivante : h=C l
2g
8C l
ou encore pour les conduites circulaires : h= 2 4
Q2
π gD
où C l est un coefficient déterminé expérimentalement et dépendant de la géométrie
de la singularité comme par exemple, la forme de l’ouverture d’une vanne.
La conduite sera dimensionnée pour transiter le débit de pointe journalière (débit
moyen de la journée la plus chargée) Qp avec une vitesse moyenne comprise entre 0.3
et 2 m/s.
6) Généralités sur le dimensionnement du réseau de distribution :
Le diamètre à retenir doit satisfaire les 2 critères suivants :
1) La vitesse dans les conduites devra être comprise entre une valeur minimale de 0.3
m/s et 2 m/s. car:
Pour V < 0.3 m/s : il y’a risque de dépôt et acheminement de l’air difficilement vers
les points hauts.
Et pour V > 2 m/s : il y’a un accroissement du risque de dégradation de la conduite en
plus d’un puissant coup de bélier.
2) Pression de service minimale à garantir pour le point de consommation le plus
défavorable est de 0.5 à 1 bar.
Ces conditions sont relativement simples à appliquer dans le cas d’une seule
conduite. Quand il s’agit d’un réseau comportant plusieurs mailles, le calcul devient
très compliqué et le recours aux moyens informatiques est indispensable (méthode de
Hardy-cross).
-Pression maximale de service et pression nominale :
La pression maximale de service est la pression la plus élevée existante dans une
canalisation, pour un régime de fonctionnement donné :
Pour un fonctionnement gravitaire, elle est égale à la pression hydrostatique
dans le cas du régime statique (débit nul et vanne fermée à l’arrivée).
Pour un tronçon en refoulement, elle est égale à la pression maximale dans le
cas du régime dynamique (débit nominal).
5
Pour déterminer cette pression, on devrait calculer la ligne piézométrique le long de
la conduite.
La classe ou la pression nominale du tuyau est définie par la PMS augmentée d’une
marge de sécurité pour tenir compte des incertitudes d’estimation et d’éventuelles
surpressions transitoires. Cette marge est généralement prise égale à 3 bars.
6
Chapitre 4 : Ouvrages de stockage et de régulation
1) Capacité de stockage :
La capacité du réservoir est calculée en fonction d’une consommation journalière
moyenne prise pour l’horizon de calcul augmenté d’une réserve d'incertitude
égale à 120 m3. Le calcul dépend du régime de variation de l’alimentation du
réservoir Qa(t):
-soit une adduction continue à débit horaire constant égal à a (= Qjmax/24)
-soit un pompage nocturne (par ex. durée 10h: de 20 à 6h) de débit horaire égal à
2.4a
-soit un pompage variable durant les 24 heures de la journée.
La variation horaire de la consommation dépend de l’importance de
l’agglomération. Le coefficient de pointe horaire augmente quand la ville devient
plus petite. Les valeurs adoptées sont généralement 1.5 pour une très grande,
entre 2 et 2.5 pour une ville moyenne et pouvant atteindre 3.5 pour une petite
ville.
Selon l’importance de l’agglomération, il faut alors choisir un régime de variation
de l’alimentation et en déduire le volume du réservoir. Ci-après quelques
exemples de calcul du volume des réservoirs pour quelques variantes d’adduction.
Soit a le débit horaire moyen de la journée de pointe (a=Qjmax/24)
1) pour une petite ville (Kp=3.5)
variante 1 variante 2
consommation
Heure arrivée cumulé arrivée cumulé
(Qc)
(Qa) (Qa-Qc) (Qa) (Qa-Qc)
0–1 0.125a a 0.875a 2.4a 2.275a
1–2 0.125a a 1.75a 2.4a 4.55a
2–3 0.125a a 2.625a 2.4a 6.825a
3-4 0.125a a 3.5a 2.4a 9.1a
4–5 0.125a a 4.375a 2.4a 11.375a
5–6 0.125a a 5.25a 2.4a 13.65a
6–7 a a 5.25a - 12.65a
7–8 3.5a a 2.75a - 9.15a
8–9 3.5a a 0.25a - 5.65a
9 – 10 3.5a a -2.25a - 2.15a
10 – 11 3.5a a -4.75a - -1.35a
11 – 12 0.4a a -4.15a - -1.75a
12 – 13 0.4a a -3.55a - -2.15a
13 – 14 0.4a a -2.95a - -2.55a
1
14 – 15 0.4a a -2.35a - -2.95a
15 -16 0.4a a -1.75a - -3.35a
16 – 17 2a a -2.75a - -5.35a
17 – 18 2a a -3.75a - -7.35a
18 – 19 0.5a a -3.25a - -7.85a
19 – 20 0.5a a -2.75a - -8.35a
20 – 21 0.5a a -2.25a 2.4a -6.45a
21 – 22 0.5a a -1.75a 2.4a -4.55a
22 – 23 0.125a a -0.875a 2.4a -2.275a
23 – 24 0.125a a 0 2.4a 0
Total 24a 24a 24a
Le volume nécessaire du stockage sera égal à :
V1=(5.25+4.75)a=10a ; pour la variante 1 (soit environ 50% de Qjmax).
V0= (13.65+8.35)a=22a ; pour la variante 2 (soit environ Qjmax).
2) Pour une ville moyenne : Kp = 2
variante 1 variante 2 variante 3
consommation
Heure arrivée cumulé arrivée cumulé arrivée cumulé
(Qc)
(Qa) (Qa-Qc) (Qa) (Qa-Qc) (Qa) (Qa-Qc)
0–1 0.5a a 0.5a 2.4a 1.9a 0.5a 0
1–2 0.5a a a 2.4a 3.8a 0.5a 0
2–3 0.5a a 1.5a 2.4a 5.7a 0.5a 0
3-4 0.5a a 2a 2.4a 7.6a 0.5a 0
4–5 0.5a a 2.5a 2.4a 9.5a 0.5a 0
5–6 0.7a a 2.8a 2.4a 11.2a 0.5a -0.2a
6–7 a a 2.8a - 10.2a 1.5a 0.3a
7–8 1.2a a 2.6a - 9a 1.5a 0.6a
8–9 1.4a a 2.2a - 7.6a 1.5a 0.7a
9 - 10 1.7a a 1.5a - 5.9a 1.5a 0.5a
10 - 11 2a a 0.5a - 3.9a 1.5a 0
11 - 12 1.7a a -0.2a - 2.2a 1.5a -0.2a
12 - 13 1.4a a -0.6a - 0.8a A -0.6a
13 - 14 1.2a a -0.8a - -0.4a A -0.8a
14 - 15 1.2a a -a - -1.6a 1.5a -0.5a
15 -16 1.2a a -1.2a - -2.8a 1.5a -0.2a
16 - 17 1.4a a -1.6a - -4.2a 1.5a -0.1a
17 - 18 a a -1.6a - -5.2a 1.5a 0.4a
2
18 - 19 a a -1.6a - -6.2a 1.5a 0.9a
19 - 20 a a -1.6a - -7.2a 0.5a 0.4a
20 - 21 0.7a a -1.3a 2.4a -5.5a 0.5a 0.2a
21 - 22 0.7a a -a 2.4a -3.8a 0.5a 0
22 - 23 0.5a a -0.5a 2.4a -1.9a 0.5a 0
23 – 24 0.5a a 0 2.4a 0 0.5a 0
Total 24a 24a 24a 24a
Le volume nécessaire du stockage sera égal à :
V1=(2.8+1.6)a=4.4a ; pour la variante 1 (soit environ 20% de Qjmax).
V2= (11.2+7.2)a=18.4a ; pour la variante 2 (soit environ 80% de Qjmax).
V3= (0.8+0.9)a=1.7a ; pour la variante 3 (soit environ 8% de Qjmax).
Pour une grande ville (Kp=1.5)
variante 1 variante 2
consommation
Heure arrivée cumulé arrivée cumulé
(Qc)
(Qa) (Qa-Qc) (Qa) (Qa-Qc)
0-1 0.5a a 0.5a 0.5a 0
1-2 0.5a a a 0.5a 0
2–3 0.5a a 1.5a 0.5a 0
3-4 0.5a a 2a 0.5a 0
4-5 0.7a a 2.3a 0.5a -0.2a
5-6 0.9a a 2.4a 0.5a -0.6a
6-7 a a 2.4a 1.5a -0.1a
7-8 1.2a a 2.2a 1.5a 0.2a
8-9 1.5a a 1.7a 1.5a 0.2a
9 - 10 1.5a a 1.2a 1.5a 0.2a
10 - 11 1.5a a 0.7a 1.5a 0.2a
11 - 12 1.5a a 0.2a 1.5a 0.2a
12 - 13 1.1a a 0.1a a 0.1a
13 - 14 1.1a a 0 a 0
14 - 15 1.2a a -0.2a 1.5a 0.3a
15 -16 1.4a a -0.6a 1.5a 0.4a
16 - 17 1.4a a -a 1.5a 0.5a
17 - 18 1.2a a -1.2a 1.5a 0.8a
18 - 19 1.1a a -1.3a 1.5a 1.2a
19 - 20 a a -1.3a 0.5a 0.7a
20 - 21 0.9a a -1.2a 0.5a 0.3a
3
21 - 22 0.8a a -a 0.5a 0
22 - 23 0.5a a -0.5a 0.5a 0
23 - 24 0.5a a 0 0.5a 0
Total 24a 24a 24a
Le volume nécessaire du stockage sera égal à :
V0=(2.4+1.3)a=3.7a ; pour la variante 1 (soit environ 16% de Qjmax).
V0= (0.6+1.2)a=1.8a ; pour la variante 2 (soit environ 8% de Qjmax).
Rappelons qu’il faut ajouter la réserve d’incendie qui est généralement
correspondante à une durée d’extinction de 2 heures.
2) Vidange d’un réservoir
L’écoulement étant incompressible, le débit volumique se conserve entre la
section d’entrée de surface S et la section de sortie s du tube, d’où :
V (t)S = v(t)s. De plus, la vitesse de la surface libre est donnée par :
dh
=−V ( t ) ( 1 )
dt
S − S dh
et donc : v ( t )= V ( t ) = (2 )
s s dt
et comme s << S c’est à dire V (t) << v(t) on pourra négliger V (t) devant v(t)
dans toute la suite.
L’écoulement est incompressible et parfait, mais il n’est pas stationnaire.
Cependant d’après le résultat de la question précédente la vitesse de variation
de la hauteur d’eau dans le réservoir est très faible devant la vitesse d’éjection
du fluide. On peut donc considérer le régime comme quasi-stationnaire.
On peut alors appliquer la relation de Bernoulli entre les points 1 et 2, le long
d’une ligne de courant:
P1 v 21 P2 v 22
z 1+ + =z 2+ + ( 3)
ρg 2 g ρg 2 g
Or P 1 =P 2=P atm , z 1 − z 2=h , v 1=V et v 2=v d’où :
v2 − V2 = 2gh, étant donnée que V (t) << v(t) soit: v= √ 2 gh ( 4 )
Revenons à l’équation (1):
dh −s −s
=−V = v ( t )= √ 2 gh ( 5)
dt S S
dh − s g
=
√h S 2 √
dt ( 6 )
Soit √ h − √ h0= S
√
−s g
2
t (7 )
5
En effet, compte tenu du coefficient de pointe dont on doit affecter le débit horaire
moyen de consommation pour déduire la consommation horaire maximale (de
kh=1,5 à 3,5), la perte de charge sera généralement plus grande sur la conduite de
distribution que sur la conduite d'adduction. Ceci fait que plus le réservoir s'éloigne
de l'agglomération, plus la cote du plan d'eau doit être élevée (d'où une énergie de
pompage plus grande).
Le schéma ci-dessous montre l'avantage de l'emplacement du réservoir proche de
l'agglomération, avec un coefficient kh=3.
-Réservoir d'équilibre
S'il n'est pas possible de placer le réservoir au centre de la localité et si celle-ci est
très étendue, la pression peut devenir insuffisante à l'extrémité du réseau,
particulièrement aux heures de pointe. On a alors recours à un ou plusieurs
réservoirs d'équilibre, en liaison avec le réservoir principal.
Les réservoirs d'équilibre se remplissent la nuit au moment des très faibles
consommations. Au cours de la journée, ces réservoirs alimentent leur zone
d'action avec des pressions supérieures à ce que pourrait fournir le réservoir
principal seul.
6
sont les plus utilisés, avec un toit généralement voûté, et une couverture par de la
terre ou du sable sur 0,2 à 0,3 m (isolation thermique de l'eau).
Quelques équipements sont aussi à prévoir dans les réservoirs: une fenêtre
d'aération (entrée et sortie de l'air lors du remplissage et de la vidange), un accès
pour le nettoyage de la cuve, une chambre de vannes, un trop-plein (évacuation de
l'excédent d'eau), une galerie de vidange (au fond), une fermeture par flotteur de
l'alimentation, un enregistreur du niveau d'eau dans le réservoir et un by-pass
entre adduction et distribution (utile en cas d'indisponibilité du réservoir:
nettoyage, entretien, réparation,...).
Éventuellement, On peut prévoir aussi une bâche d'arrivée de l'eau équipée d'un
déversoir permettant la mesure des débits d'adduction. Autres dispositions à
prendre: l'arrivée de l'eau se fait par le haut (en chute libre ou noyée), la sortie se
fait par le bas du réservoir (à 0,2 m au-dessus du radier), prévoir une charge
minimale de 0,5 m au-dessus de la conduite de sortie (pour éviter des entrées d'air
dans la canalisation), garder la réserve d'incendie toujours disponible, assurer un
renouvellement continu des eaux et contrôler périodiquement les réservoirs
(qualité de l'eau, étanchéité de la cuve, nettoyage, dépôt de matières solides,
fonctionnement des accessoires,...).
7
Schéma des différents réservoirs surélevés
8
9
Chapitre 2 : Besoins en eau du milieu urbain; démographie; évolution de la
consommation
1
a / Appréciation des besoins unitaires actuels par catégorie de consommation :
L’exploitation des données statistiques relatives à la production, à la distribution et aux
consommations par catégorie, permettra de dégager des informations précieuses pour
l’évaluation des différentes dotations et leur évolution dans le temps :
a-1) Dotation domestique:
Dotation domestique
l/ j
( hab )= Consommation population(l/ j)
Population totale(hab)
On peut admettre une dotation de 60 à 100 l/j/hab pour les petites agglomérations et
100 à 150 l/j/hab pour les agglomérations importantes
a-2) Dotation industrielle (l/j/tonne) :
Les besoins industriels dépendent du type de l’industrie et des procédés de fabrication
utilisés. En général, la consommation est reliée à la production, voici quelques
exemples :
Industrie M3 d’eau / tonne de production
Conserveries 9 à 90
Industrie chimique (souffre, lactose) 14 à 1100
Alimentaire 3 à 75
Pâtes et papier 200 à 1100
Textiles 40 à 430
a-3) Dotation publique (l/j/hab) :
Dotation publique
l/ j
( hab )= Consommation publique (l / j)
Population totale(hab)
Quelques exemples :
souk : 5 à 10 l/j/visiteur
espaces verts : 5 à 10 m3/ j/ha
mosquées : 5 à 10 m3/ j/unité
La consommation touristique :
Il existe une différence de consommation entre les différentes catégories
d’équipements touristiques :
- Grands hôtels 500 l/j/touriste.
- Hôtels moyens 300 l/j/touriste.
- Campings 60 l/j/touriste.
3
il est indispensable d’effectuer une étude démographique pour modéliser l’évolution de
l’agglomération en se basant sur les résultats des recensements officiels, des enquêtes
réalisées sur terrain et des résultats et recommandations des études du plan directeur
d’aménagement urbain.
L’étude de l’évolution de la population des agglomérations est basée sur les statistiques
des recensements nationaux. Plusieurs formules sont utilisées parmi lesquelles on site :
a) Formule rationnelle :
Le nombre d’habitants futur (à l’année de projet) dans une agglomération urbaine N est
1+ α ¿n
déterminé par la formule suivante :
N= N 0 ¿
Avec N 0 : nombre d’habitants connu en une année de référence ;
α : taux d’accroissement annuel moyen de la population ;
n : nombre d’années séparant l’année de référence.
Cette formule s’applique pour une population jeune à forte taux de croissance.
b) Progression arithmétique : N= N 0 (1+nα )
Cette méthode s’applique dans le cas d’une population vielle et stable et dans les villes à
caractère agricole.
Dans le cas ou le plan d’aménagement ou le plan de développement futur de
l’agglomération est disponible, N est déterminé en se basant sur ce plan
d’urbanisation.
On peut estimer le nombre d’habitants en se basant sur le nombre de lot NL et le
nombre moyen des membres d’une même famille T (la moyenne nationale est de 6 à 8
personnes) suivant la relation : N= T. NL
2.2.2 /Étude de l’évolution des dotations :
En cas de disponibilité de données statistiques de la consommation d’une
agglomération quelconque, la projection future des dotations des différentes catégories
de consommation sera obtenue par la méthode qui consiste à ajuster les
consommations enregistrées dans le passé par une courbe donnant les besoins en
fonction du temps (année).
Dans le cas d’indisponibilité de données statistiques fiables, la projection des besoins
futurs en eau sera faite sur la base d’hypothèses pour les différents paramètres compte
tenu des résultats des statistiques d’une autre agglomération similaire.
2.3) Facteurs affectant la consommation :
- Pertes dans le réseau;
- Installation de compteurs d’eau ;
-Types d’industries installées dans l’agglomération ;
- Qualité ;
- Installation de compteurs et coût ;
4
- Pression ;
- Importance de la ville ;
- Niveau de vie de la population ;
- Climat.
2.3.1) Les pertes d’eau :
Dans un réseau d'alimentation en eau potable, les pertes d'eau sont situées à différents
niveaux: la prise d'eau, la station de traitement, les stations de pompage, les réservoirs,
les réseaux d'adduction et de distribution, les vannes, les joints, les compteurs, etc..
Ces pertes sont aussi de différents types: eau de lavage et de nettoyage (des filtres et
des décanteurs de la station de traitement, des réservoirs), les fuites dans tous les
ouvrages et en particulier dans les réseaux d'adduction et de distribution, les pertes
accidentelles en cas de ruptures des conduites, vidange de conduites (en cas de
travaux, remplacement de conduites ou de vannes, branchements avant, etc.).
Le volume de ces pertes d'eau dépend de:
-l'âge et l'état du réseau.
-la compétence et l'efficacité du service de maintenance du réseau (rapidité de
détection des fuites, efficacité d'exécution des travaux, moyens humains, équipement
en matériels adéquats, organisation, etc.).
En général, la valeur de Kf varie de 1,2 à 1,5:
- Kf = 1,2 ; pour un réseau neuf ou bien entretenu.
- Kf = 1,25 à 1,35; pour un réseau moyennement entretenu.
- Kf = 1,5 ; pour un réseau vétuste ou mal entretenu.
2.4) Coefficients de variation de la consommation :
Pendant l'année du projet, la consommation journalière moyenne Q jmoy de
l'agglomération sera alors calculée par:
Q jmoy=N . C . K f
Avec :
N : Nombre d’habitants de l’année de projet;
C : La consommation journalière moyenne par habitant (dotation);
K f : Coefficient de perte dans le réseau.
Dans quelques grandes villes, la consommation domestique varie d'un quartier à un
autre (selon le type d'habitation, la densité, le niveau de vie, etc.). Il faut alors, en tenir
compte et prendre des consommations variables:
Q jm=∑ N i .C i . K f
i
5
2.4.1 – Coefficient de variation journalière:
La consommation d'eau est variable en fonction du mois (la consommation est
maximale en Juillet et Août), du jour de la semaine (elle est généralement maximale le
Vendredi) et de l'heure de la journée (elle est généralement maximale vers 12 heure du
matin). Ainsi, on applique des coefficients correspondants afin d’obtenir le débit de
pointe horaire du jour le plus chargé de l’année.
Les ouvrages de prise, de traitement et d'adduction d'eau (stations de pompage,
conduites, etc.) doivent être dimensionnés pour pouvoir fournir la demande journalière
maximale (la journée de pointe ou la pointe journalière), de l'année du projet. On
définit alors un coefficient de variation journalière K j :
Consommation journali è ℜ maximale Q jmax
K j= =
Consommation journali è ℜ moyenne Q jmoy
La valeur de ce coefficient K j est, en principe, déterminée à partir des statistiques
sur la variation journalière de la consommation, sur les 365 jours de l'année.
Généralement, cette valeur de K j varie de 1,3 à 1,6, selon le climat et les activités
estivales de l'agglomération (par exemple, pour une zone touristique, K j est proche
de 1,6).
2.4.2 –Coefficient de variation horaire:
Les ouvrages de distribution d'eau (réseau, réservoirs) doivent être dimensionnés pour
fournir la demande horaire maximale (l'heure de pointe ou la pointe horaire), de la
journée de pointe, de l'année du projet. On définit aussi un coefficient de variation
horaire K h :
Consommation horaire maximale Q hmax Q
K h= = = p
Consommation horaire moyenne Q hmoy Q hmoy
De même, la valeur du coefficient K h est déterminée à partir des statistiques sur la
variation horaire de la consommation. Sa valeur varie de 1.5 à 3.5, selon l'importance
de l'agglomération:
-Pour une Grande Ville K h= ¿ 1,5 à 2
-Pour une Ville Moyenne K h= ¿ 2 à 2,5
-Pour une Zone Rurale K h= ¿ 3 à 3,5
2. 4.3 –Coefficient de pointe
En fait, on peut déterminer un coefficient de pointe K p en fonction des
coefficients de variation journalière K j et horaire K h :
Consommation horaire maximale Q hmax Q Qp
K h= = = p =
Consommation horaire moyenne Q hmoy Q jmax Q jmoy . K j
D’où Q p=Q jmoy . K j . K h=Q jmoy . K p
Ces cœfficients sont définis comme il suit:
6
Coefficient Coefficient
Consommatio Consommatio de Débit de
de Coefficient
n n max variation pointe
variation de pointe
Journalière journalier journalière horaire horaire
(m3/j) Kp (m3/h)
(m3/j)
Kj Kh
7
Centre universitaire d’El-Bayadh
Institut des Sciences / Département de Technologie
3° année LMD hydraulique
Module : AEP
Année universitaire : 2019/2020
Fiche de TD N°01
Exercice N°01:
Sachant que la perte d’eau représente 30 % de la consommation réelle, calculer
les besoins en eau pour l’horizon 2040, d’une population rurale qui d’après le
dernier recensement effectué en 2010, elle comptait 1000 habitants.
1) Quel est le volume d’eau annuel à prélever au niveau de la ressource.
2) Quel est le débit de dimensionnement du réservoir d’eau.
On donne les coefficients de variation journalière et horaire de la consommation
suivants: Kj=1.6, Kh=3.5.
Exercice N°02:
Un territoire urbain comporte une zone résidentielle occupée à 80% par 30 000
hab. dont la consommation domestique est de 250 L/hab.j. Il y a 15 ans, elle
comptait 20 000 hab. Les activités institutionnelles et commerciales génèrent
une consommation de 100 L/hab.j. Un parc industriel produit 20 000 tonnes de
bien par année à raison d’une utilisation de l’eau de 10 m3 par tonne de
production. Les usages publics et les fuites d’eau représentent 25 % de la
consommation réelle d’eau. On estime que la croissance de tous les usages de
l’eau est proportionnelle à la population.
Fiche de TD N°02
Exercice N°01 :
Déterminer la perte de charge dans une conduite AB en acier de longueur L= 1,5
km, et de diamètre D= 0.6 m véhiculant un débit Q= 350 m3/h ?
On donne le coefficient de perte de charge λ=0,01.
Si la charge au point A est HA= 12m, quelle sera la charge au point B ?
Exercice N°02 :
On considère l'écoulement gravitaire entre deux réservoirs dont
les surfaces libres, représentées par les points et d'altitudes
respectives Z1 et Z2 sont séparées d'un différence d'altitude.
Les réservoirs sont reliés par une conduite en fonte de longueur
L=1km, de diamètre D=60 cm et de rugosité absolue ε=0.06mm (fonte).
Il en résulte un mouvement gravitaire de débit. On suppose que les réservoirs
sont alimentés ou vidés de manière à ce que les altitudes Z1 et Z2 restent
constantes. On considère g=9.81 m/s2, et ρeau = 103kg.m-3
1. On suppose ici que l'on connait Q=1m3/s. Donner la valeur de h en m, en se
basant sur le diagramme de Moody.
2. Quelle hauteur en M2 obtient-on avec la formule de Hazen-Williams avec
CHW=140 (fonte).
Exercice 3 :
Quelle est la dimension convenable d’une conduite carrée pour transporter un
débit de 375 l/s d’eau à 15 °C avec une perte de charge unitaire de 0.002? On
donne la rugosité absolue ε=1mm et le coefficient de perte de charge λ=0.023.
Exercice 4:
Le système hydraulique présenté dans la figure annexe, assure un débit de 140
l/s. Calculer la perte de charge totale entre les points 2 et 3.
Centre universitaire d’El-Bayadh
Institut des ST / Département de technologie
3° année LMD hydraulique
Module : AEP
Année universitaire : 2019/2020
Fiche de TD N°03
Exercice 1 :
1) Pour un gradient de perte de charge J=5/1000, combien de tuyaux en Ø 200 mm
sont équivalents à un tuyau en Ø 400 mm ?
2) Combien de tuyaux en Ø 200 mm sont équivalents à un tuyau en Ø 600 ?
3) Combien de tuyaux en Ø 200 mm sont équivalents à un tuyau en Ø 750 mm?
On donne pour l'ensemble de tuyaux, un coefficient de Hazen-Williams CHW=100.
Exercice 2 :
On raccorde en série une conduite en ciment de 225 m de longueur et de 300 mm de
diamètre, avec une autre conduite en ciment de 400 m de longueur et de 500 mm de
diamètre.
-Déterminer le diamètre de la conduite équivalente en ciment mesurant 625 m?
Exercice 3 :
Pour le système de tuyaux en parallèle de la figure ci-dessous, la pression en A est
de PA=36,0 mce, et la pression en E est de PE = 22 mce.
1) En admettant que les tuyaux sont dans un plan horizontal, quels sont les débits
dans chaque branche en parallèle ?
Le coefficient de Hazen-Williams est pris égal à CHW=100, pour tous les tuyaux.
2) si le débit à transiter est de Q =280 l/s quelle serait la perte de charge entre le
point A et E ?
Fiche de TD N°04
Exercice 1 :
Exercice 2:
Un réseau maillé est alimenté par un réservoir à débit constant de 110 l/s. les
caractéristiques du réseau et les débits soutirés aux nœuds sont présentés sur la
figure ci-dessous. La rugosité de toutes les conduites est de k=10 -4m.
-Donner la répartition du débit dans les différents tronçons du réseau ;
-Calculer le débit de nœud au point D.