0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues33 pages

Variateur de Vitesse pour Moteur CC

Transféré par

Ines Allouane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues33 pages

Variateur de Vitesse pour Moteur CC

Transféré par

Ines Allouane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Tunisienne

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université de Tunis El Manar
École Nationale d’Ingénieurs de Tunis

Département Génie Électrique

Mini Projet d’Électronique I

Variateur de vitesse pour moteur à courant


continu

Réalisé par :
Ines ALLOUANE
Classe : 1AGE1

Encadré par :
M. Mounir AYADI M. Joseph HAGGEGE

Année universitaire 2021/2022


Remerciements
La réalisation de ce projet a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à
qui je voudrais témoigner toute ma gratitude.

Je voudrais tout d’abord adresser toute ma reconnaissance à l’équipe pédagogique de


l’École Nationale d’Ingénieurs de Tunis et les intervenants professionnels responsables de
notre formation, pour avoir assuré la partie théorique de ce projet.

J’aimerais également remercier particulièrement M. Mounir AYADI et M. Joseph HAG-


GEGE, nos encadrants, qui ont eu l’amabilité de nous fournir les explications nécessaires
et de répondre à nos questions. Leurs critiques, leurs conseils judicieux et surtout leur
partage de connaissances, tout en nous accordant une large indépendance dans l’exécu-
tion du projet, ont fortement contribué à la réalisation de celui-ci.

Enfin, je présente mes remerciements à Mme. Zohra Kardous, chef du département


Génie Électrique, de nous avoir fourni les outils nécessaires au bon déroulement du projet.
Résumé
Ce projet est consacré à l’étude et la réalisation d’une carte électronique destiné à
régler la vitesse d’un moteur électrique à courant continu. En premier lieu, une étude
théorique est menée autour des différents blocs qui composent le système : l’alimentation,
le générateur de signal en dent de scie, le comparateur, le driver et le circuit puissance. Ce
type de circuit permet, à partir d’une alimentation de 12V, de générer un signal en dent
de scie qui sera comparé à un signal de référence et selon le cas il va en résulter un temps
d’impulsion variable reconstituant le courant en sortie du variateur de vitesse. En second
lieu, l’accent est mis sur la réalisation du prototype de cette carte électronique. Pour cela,
j’ai eu recours au logiciel EAGLE pour faire la conception de la carte et le logiciel PSpice
pour faire la simulation des différentes parties du circuit.

Mots clés : Vitesse, Variation, Signal, EAGLE, PSpice.


Table des matières

Table des figures vi

Introduction générale vii

1 Étude théorique 1
1.1 Alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Alimentation de la carte (220V - AC) . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1.1 Transformation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1.2 Redressement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1.3 Filtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1.4 Régulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1.5 Signalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Alimentation de la partie puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2.1 Redressement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2.2 Filtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Générateur de signal en dents de scie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Circuit intégré NE555N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Principe du générateur de signal en dents de scie . . . . . . . . . . 8
1.3 Comparateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Driver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5 Circuit de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5.1 Transistor MOSFET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5.2 Diode fly-back . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.6 Marche/Arrêt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2 Etude pratique 14
2.1 Saisie du schéma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Routage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3 Réalisation pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.1 Impression du typon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.2 Perçage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.3 Mise en place des composants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.4 Soudage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Testes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

Conclusion générale 18
iv
TABLE DES MATIÈRES v

Bibliographie 19

20
Table des figures

1.1 Schéma du circuit d’alimentation à partir de la tension du secteur . . . . . 2


1.2 Transformateur TR1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Redressement de la tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Circuit de redressement double alternance positif à prise médiane . . . . . 3
1.5 Lissage de la tension redressé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Circuit de régulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.7 Schéma du circuit d’alimentation à partir d’une alimentation stabilisée . . 5
1.8 Schéma fonctionnel du temporisateur NE555 [1] . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.9 Signal de sortie du NE555N en configuration astable . . . . . . . . . . . . . 7
1.10 Schéma du circuit du générateur de signal en dent de scie . . . . . . . . . . 8
1.11 Signal en forme de dents de scie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.12 Signal de sortie du comparateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.13 Circuit du comparateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.14 Circuit du driver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.15 Montage du transistor MOSFET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.16 Montage de la diode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.17 Circuit de marche/arrêt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.1 Circuit Imprimé Final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15


2.2 Perçage de la carte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Résultat final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

vi
Introduction générale

L’électronique est perçue comme la troisième révolution industrielle dans le monde.


Depuis son essor, dans les années 70, notre quotidien n’a cessé d’évoluer et nul ne pourrait
l’envisager sans ce type de technologie d’où l’intérêt de notre mini projet d’électronique
au cours duquel nous avons eu l’opportunité de cumuler nos connaissances théoriques avec
celle de la pratique en électronique pour réaliser une carte électronique d’un variateur de
vitesse pour moteur à courant continu. Ce rapport donnera un aperçu des différents volets
du projet. En premier temps, on abordera le volet théorique du projet. Ensuite, la partie
pratique du projet sera traitée, avant d’arriver finalement à la concrétisation de la carte.

vii
viii CHAPITRE 0. INTRODUCTION GÉNÉRALE
Chapitre 1

Étude théorique

L’élaboration de l’étude théorique est une étape nécessaire du processus de la réalisation


de notre projet puisqu’elle va orienter les décisions concernant le choix des composantes
ainsi qu’analyser et interpréter les solutions technologiques réalisés. Par la suite nous
allons traiter les spécificités des différents blocs qui composent le variateur :
— L’alimentation
— Le générateur de signal en dent de scie
— Le comparateur
— Le driver
— Le circuit puissance
— La Marche/L’Arrêt

1.1 Alimentation
1.1.1 Alimentation de la carte (220V - AC)
Les différents composants électroniques du variateur de vitesse ont besoin d’une ten-
sion continue plus faible que celle fournie par le secteur pour fonctionner d’où le rôle du
bloc d’alimentation. Nous permettant ainsi de convertir la tension alternative du réseau
électrique qui provient du S.T.E.G (220V/50Hz) en une autre tension continue de 12V.
De l’alternatif au continu, ce bloc réalise les fonctionnalités suivantes :
— La transformation
— Le redressement
— Le filtrage
— La régulation
— La signalisation

1
2 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

Ci-joint le schéma du circuit d’alimentation à partir de la tension du secteur :

Figure 1.1 – Schéma du circuit d’alimentation à partir de la tension du secteur

1.1.1.1 Transformation
La transformation se base sur l’emploi du transformateur TR1 (figure 1.2) ayant un
rapport de transformation de m=0.054. Celui-ci abaisse la tension du réseau électrique
alternative de 220 V à 50 Hz en une tension plus faible de 12V tout en conservant la même
fréquence.

Figure 1.2 – Transformateur TR1

1.1.1.2 Redressement
Le redressement s’effectue à partir du circuit de redressement double alternance po-
sitif à prise médiane (figure 1.4) formé par le transformateur TR1 et les deux diodes à
cathode commune D1 et D5. Les bornes 8 et 11 du secondaire du transformateur TR1
sont connectées à la masse formant une connexion supplémentaire qui représente un point
milieu. Ceci a permis d’obtenir deux tensions de 12V en opposition de phase. Lors d’une
alternance positive de la tension, la diode D1 laisse passer le courant tandis que la diode
D5 le bloque et il en est l’inverse lors d’une alternance négative pour obtenir, au final, le
signal suivant représenté en gras :
1.1. ALIMENTATION 3

Figure 1.3 – Redressement de la tension

Figure 1.4 – Circuit de redressement double alternance positif à prise médiane


4 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

1.1.1.3 Filtrage
Le filtrage se base sur l’emploi du condensateur chimique C1. Lorsque la tension aug-
mente, le condensateur se charge et il se décharge quand la tension à la sortie tend à
diminuer ce qui réduit la chute de la tension d’où le lissage de la tension redressé. Ainsi,
on obtient le signal suivant représenté en gras :

Figure 1.5 – Lissage de la tension redressé

1.1.1.4 Régulation
La régulation de tension est une étape clé pour stabiliser la tension à 12V. Cette
régulation est mise en œuvre par le circuit intégré 7812 (figure 1.6), un régulateur de
tension positive linéaire à trois bornes peuvent éliminer les problèmes liés à la régulation
de point unique en fournissant une régulation locale intégrée. Deux condensateurs C2
et C4 sont utilisés dans le circuit de régulation. Le condensateur C2 situé en amont du
régulateur sert à améliorer la stabilité du régulateur tandis que le condensateur C4 situé
en aval sert à diminuer les ondulations brèves.
1.1. ALIMENTATION 5

,
Figure 1.6 – Circuit de régulation

1.1.1.5 Signalisation
Pour s’assurer du bon fonctionnement de l’alimentation, il suffit de vérifier que la LED1
est allumée. Celle-ci est mise en série avec la résistance R1 (figure 1.1) qui sert à limiter
le courant circulant dans la LED.

1.1.2 Alimentation de la partie puissance


Ce bloc nous permet aussi de convertir la tension alternative provenante d’une alimen-
tation stabilisée en une autre tension continue de 12V. Cependant, ce circuit ne réalise
que l’étape de redressement et de filtrage puisqu’on peut fixer la valeur de la tension à
partir de l’alimentation stabilisée.

Figure 1.7 – Schéma du circuit d’alimentation à partir d’une alimentation stabilisée

1.1.2.1 Redressement
Le redressement s’effectue à partir du circuit de redressement double alternance à pont
de Graetz (figure 1.7) formé par les 4 diodes D2, D3, D4 et D6 montées en pont. Lors d’une
alternance positive de la tension, les diodes D2 et D6 laissent passer le courant tandis que
6 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

les diodes D3 et D4 le bloquent et il en est l’inverse lors d’une alternance négative pour
obtenir, au final, le signal représenté en gras dans la figure 1.3.

1.1.2.2 Filtrage
De même pour l’alimentation stabilisée, le filtrage se base sur l’emploi du condensa-
teur chimique C3 dont le principe de fonctionnement est déjà expliqué dans la partie
précédente. Ainsi, on obtient le même signal représenté dans la figure 1.5.

1.2 Générateur de signal en dents de scie


1.2.1 Circuit intégré NE555N
Le NE555N est le premier circuit intégré utilisé pour la temporisation avec des capacités
multifonctionnelles. Il est considéré comme un standard pour les fonctions de base de
temporisation et les fonctions d’oscillateur. Le NE555N (Figure 1.8) est un circuit intégré
bipolaire polyvalent capable de générer des impulsions monostables et astables couvrant
une large gamme de fréquences d’impulsion.

(a) Schéma fonctionnel (b) Brochages

Figure 1.8 – Schéma fonctionnel du temporisateur NE555 [1]

On peut voir à partir du schéma bloc ci-dessus les différents composants du NE555, soit :
— 2 comparateurs.
— 3 résistances configurées en diviseur de tension. Les deux tensions respectivement
de 31 Vcc et 23 Vcc servent de références aux comparateurs.
— 1 bascule SET-RESET contrôlée par les comparateurs.
— 1 inverseur.
— 1 transistor pour décharger le condensateur de temporisation.
L’opération du NE555 suit la logique de fonctionnement du schéma bloc présenté et peut
prendre 4 états différents :
1.2. GÉNÉRATEUR DE SIGNAL EN DENTS DE SCIE 7

— Le signal RESET est à un niveau bas : La bascule est remise à zéro, le transistor de
décharge s’active et la sortie reste impérativement à un niveau bas. Aucune autre
opération n’est possible.
— Le signal TRIG est inférieur à 13 Vcc : la bascule est activée (SET) et la sortie est
à un niveau haut, le transistor de décharge est désactivé. servent de références aux
comparateurs.
— Le signal THRES est supérieur à 23 Vcc : la bascule est remise à zéro (RESET) et
la sortie est à un niveau bas, le transistor de décharge s’active.
— Les signaux THRES et TRIG sont respectivement inférieurs à 23 Vcc et supérieurs
à 13 Vcc : la bascule conserve son état précédent de même que pour la sortie et le
transistor de décharge.

Dans notre cas, le NE555N est utilisé en configuration astable qui permet de l’utiliser
comme oscillateur. Dans cette configuration la tension aux bornes de C7 est proche de
zéro ce qui provoque le déclenchement du timer via la broche 2. La sortie étant maintenant
à un niveau haut, bloquant le transistor de décharge et permet la charge de C7 jusqu’à
ce que sa tension atteigne un niveau de 32 Vcc. Le seuil supérieur est alors atteint, ce qui
fait passer la sortie au niveau bas et le transistor de décharge s’active. Le condensateur
C7 se décharge alors jusqu’à ce que sa tension atteigne 13 Vcc, le point de déclenchement
inférieur. Ceci réenclenche le timer, commençant un nouveau cycle. L’entrée de seuil du
timer oscille donc entre les seuils du comparateur 23 Vcc et 13 Vcc du comparateur pour
donner la forme suivante à la sortie :

Figure 1.9 – Signal de sortie du NE555N en configuration astable


8 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

1.2.2 Principe du générateur de signal en dents de scie


Il s’agit d’un générateur basé sur le circuit intégré NE555N, le condensateur C7, les
deux transistors PNP Q1 et Q2 et les deux résistances R2 et R7.
Ci-joint le schéma du circuit qui permet de générer un signal en dent de scie :

Figure 1.10 – Schéma du circuit du générateur de signal en dent de scie

L’alimentation de ce circuit est réalisée avec une tension Vcc=12V directement connecté à
l’émetteur de Q1 dont la base est connectée à l’émetteur de Q2. Le courant de l’émetteur
de Q2 est ainsi égal à :
VB E 1
IE2 = (1.1)
R2
Pour R2 = 680Ω et VBE1= 0.7V, le courant IE2 est égal à 1.03mA.
En considérant que le condensateur C7 est totalement déchargé au départ, après une durée
(∆t), la tension ”u” de valeur initiale 31 Vcc à ses bornes atteint une valeur 32 Vcc. Ces deux
valeurs sont des valeurs de référence qui proviennent du circuit intégré NE555N comme
expliqué précédemment.
En intégrant la relation caractéristique d’un condensateur idéal :
du
i=C (1.2)
dt
Où :
i désigne l’intensité du courant électrique qui passe par le composant, exprimée en ampères
(A) ;
u la tension aux bornes du composant, exprimée en volts (V) ;
C la capacité électrique du condensateur, exprimée en farads (F) ;
du/dt la dérivée de la tension par rapport au temps (V/s) ;
On trouve : Z
1
u= idt + u(0) (1.3)
C
1.3. COMPARATEUR 9

Comme i est constante (1.3) devient :


IE 2
u= t + u(0) (1.4)
C
D’où, on met en évidence que la tension aux bornes de la capacité C7 croı̂t linéairement
avec le temps jusqu’à atteindre 8V. Une fois le condensateur C7 chargé il va être déchargé
subitement via la borche n°7 du NE555N pour se retrouver à une tension égale à 31 Vcc.
La période du signal est donc égale à :
1 CV cc
T = (1.5)
3 IE 2
Pour C=12nF, la période T est égale à 0.48µ
Voici un aperçu du signal qu’on trouve :

Figure 1.11 – Signal en forme de dents de scie

1.3 Comparateur
Un comparateur est un amplificateur opérationnel fonctionnant en mode boucle ou-
verte. En raison du gain élevé, la sortie est normalement saturée soit à l’état haut, soit à
l’état bas, en fonction des amplitudes relatives des deux tensions d’entrée :
(
V cc, si V+ > V−
V0 = (1.6)
0, si V+ < V−
10 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

Le circuit illustré dans la figure 1.13 est alimenté par une alimentations de 12V. L’entrée
(+) est reliée à un pont diviseur de tension formé par les deux résistances R4 et R9
et le potentiomètre P1. Celui-ci peut être considérer comme 2 résistances dont le point
commun est le curseur. Ces 2 résistances ont alors une valeur en fonction de la position
du curseur.On repère cette position par un paramètre α compris entre 0 et 1. On choisit
α=0 pour une extrémité (A) de la piste et α=1 pour l’autre extrémité (B). On a alors :
(
R1 = αP 1
(1.7)
R2 = 1 − αP 1

En appliquant le théorème du diviseur de tension au pont diviseur on trouve :


αP 1 + R9
V+ = (1.8)
R4 + P 1 + R9
Pour α=0, V+min = 3V
Pour α=1, V+max = 7.5V
Ainsi l’AOP, en fonction de α compare entre la tension de l’entrée (+) à celle, en dents
de scie de l’entrée (–) pour engendrer au final un signal modulé en largeur d’impulsionde
(MLI) de la frome suivante représenté en gras :

Figure 1.12 – Signal de sortie du comparateur

D’après le théorème de Thales dans un triangle, le rapport cyclique entre la durée et la


période, est égal à :
Ton V+
η= = (1.9)
T VDDS
1.4. DRIVER 11

Où :
Ton est la durée de l’impulsion ;
T la période du signal ;
VDDS la tension en dents de scie ;

Figure 1.13 – Circuit du comparateur

Pour réaliser la fonction de comparaison on a eu recourt au circuit intégré LM393N. Celui-


ci possède une sortie à collecteur ouvert d’où la nécessité de la résistance pull up R4 qui
amène délibérément cette même ligne à l’état haut.

1.4 Driver
Afin de faire fonctionner le transistor MOSFET Q3 de puissance avec un signal de
commande MLI On considère le circuit suivant, réalisé avec deux transistors NPN et
PNP montés en push-pull. Lorsque la tension de commande est au niveau bas, la base
de T1 et Q4 est à environ 12 V. Le transistor T1 est passant alors que Q4 est bloquant.
Inversement, lorsque la tension de commande est au niveau haut, la base de T1 et Q4 est
à la masse : T1 est bloquant alors que Q4 est passant. Ce montage est nécessaire pour
commuter rapidement le transistor MOSFET de forte puissance.
12 CHAPITRE 1. ÉTUDE THÉORIQUE

Figure 1.14 – Circuit du driver

1.5 Circuit de puissance


1.5.1 Transistor MOSFET
Le comparateur LM393N peut gérer une charge maximale de 16mA or que le moteur
consomme 1A plus que le comparateur peut tolérer c’est pour cela qu’on se dispose d’un
transistor MOSFET. Celui-ci présentde trois broches :
— La source, habituellement connectée directement à la source d’alimentation.
— Le drain, habituellement connecté au circuit à commuter.
— La grille, qui correspond à la base, contrôle la résistance entre la source et le drain.
Un transistor MOSFET se commande en appliquant une tension positive à sa grille.
Lorsque cette tension dépasse une certaine valeur, il devient passant et permet le passage
du courant. Entre drain et source, le transistor se comporte quasiment comme un fil.
Lorsque la tension de grille est nulle, le transistor est un interrupteur ouvert. Il existe une
diode en parallèle du transistor MOSFET. Cette diode se situe entre drain et source. Si
un courant passe de la source vers le drain, il ne sera pas possible de le bloquer à cause
de cette diode.
Ce montage peut fournir un courant dans la résistance de grille R6 jusqu’à 1A.

Figure 1.15 – Montage du transistor MOSFET

La résistance R6 a pour rôle de protéger le LM939N si le MOSFET fait défaut et permet


au courant de circuler à l’extérieur de la gate Une charge d’électrons s’accumulera sur la
broche gate du MOSFET et nous devons la décharger pour la désactiver d’où on place la
résistance R8 qu’on connecte à la terre pour fournir un schéma de déchargement.
1.6. MARCHE/ARRÊT 13

1.5.2 Diode fly-back


Le moteur électrique contient des bobines de fil nous pouvons donc le considérer comme
un inducteur. Lorsque les inducteurs sont alimentés, ils entreposent de l’énergie dans leurs
champs magnétiques lorsque l’alimentation est coupée ce champ magnétique s’effondre et
l’inducteur pousse les électrons à travers le circuit cela provoque une poussé d’énergie
très importante et soudaine qui peut endommager notre circuit donc nous ajoutant une
diode fly-back D7 qui fournit un chemin pour faire circuler et diminuer l’énergie en toute
sécurité .

Figure 1.16 – Montage de la diode

1.6 Marche/Arrêt
La commande de la marche et de l’arrêt du moteur se fait à partir d’un thyristor T3,
un transistor T2 et deux boutons poussoirs S1 et S2.
Le thyristor est un interrupteur électronique. Il possède une anode A et une cathode K
ainsi qu’une gâchette G.
— Pour qu’un thyristor conduise (interrupteur fermé) : Il faut que la tension UAK>0
et il faut envoyer un courant IG dans la gâchette pour amorcer le thyristor. Dès
que ces deux conditions sont remplies, le thyristor conduit tant que le courant i qui
circule dans le thyristor de l’anode vers la cathode reste positif. Dès que le thyristor
entre en conduction, il n’est plus nécessaire de faire circuler un courant IG dans la
gâchette.
— Pour qu’un thyristor se bloque (interrupteur ouvert) : il suffit que le courant i
s’annule ou d’appliquer une tension VAK fortement négative.
Initialement, T3 est bloqué et le transistor T2 est saturé. En appuyant sur S1, le thyristor
s’amorce et le transistor Q6 se bloque et reste bloqué lorsque le bouton est relâché. En
appuyant sur S2, UAK s’annule T3 se bloque et le transistor Q6 est saturé.
Lorsque Q6 est bloqué, le moteur tourne et lorsque Q6 est saturé le moteur s’arrête.

Figure 1.17 – Circuit de marche/arrêt


Chapitre 2

Etude pratique

La partie pratique de ce projet a été élaborer suivant les étapes suivantes :


— Saisie du schéma
— Routage
— Réalisation de la carte

2.1 Saisie du schéma


La première grande étape dans la réalisation d’une carte électronique est la conception
de celle-ci. Il existe de nombreux logiciels de conception qui nous permettent de réaliser ces
simulations facilement. On a eu recourt au logiciel EAGLE qui est un logiciel de conception
assistée par ordinateur de circuits imprimés Il comprend un éditeur de schémas, un logiciel
de routage de circuit imprimé. Le logiciel est fourni avec une série de bibliothèques de
composants de base.

2.2 Routage
Une fois le schéma effectué on étudie comment les composants vont s’organiser physi-
quement sur la future carte électronique. On choisit donc les composants et on établit,
toujours à l’aide du logiciel EAGLE, les liaisons entre ceux-ci. Le choix des composants
se fait en fonction des contraintes auxquelles seront soumis le circuit. Nous connaissons la
place des différents composants, il nous faut maintenant connaı̂tre celui des pistes qui les
relieront entre eux. L’objectif est donc d’obtenir le chemin de ces pistes grâce aux fonc-
tions de routage du logiciel. On choisi, aussi, les dimensions de la carte (150mm*100mm)
et les spécificités du routage tel que la largeur du routage et les diamètres des vias.

2.3 Réalisation pratique


2.3.1 Impression du typon
Cette technique, basée sur la photogravure est assez accessible en terme de coût et
de facilité de mise en œuvre, en revanche la qualité du typon est limitée par la qualité
d’impression des imprimantes.
14
2.3. RÉALISATION PRATIQUE 15

Cela consiste à réaliser un film positif du circuit sur un support. Pour fabriquer ce film, il
faut présensibiliser le support grâce à un aérosol spécial. Ensuite il faut l´insoler à partir
du typon papier puis le développer avec du révélateur spécial. Le résultat est un noir
très opaque sur un support bien transparent aux UV, et tout cela avec la précision de la
photogravure qui est bien au-delà des 300 ou 600 dpi de nos imprimantes.
C´est une technique complexe et onéreuse qui n´est pas vraiment justifiée pour l´amateur,
car elle nécessite un matériel et un savoir-faire particulier. Maintenant que vous avons
réalisé le typon nous allons pouvoir l’utilisé pour procéder à l’insolation. Il va donc falloir
exposer notre plaque aux UV Pour cela on utilise une insoleuse.On comprend à présent
mieux pourquoi il faut que les pistes imprimées sur le typon soit très noires et donc très
opaques aux UV et le reste du support très transparent afin de laisser la voie libre aux
UV.On doit maintenant placer la plaque dans un bac contenant le révélateur qui contient
un produit acide pour obtenir le résultat suivant :

Figure 2.1 – Circuit Imprimé Final

2.3.2 Perçage
Selon le composant électronique qu’il va recevoir, les trous peuvent être de 1mm ou
de 1.5mm de diamètre et inférieur et traversant. On a également utilisé un diamètre plus
grand pour les trous des supports et du transformateur.

Figure 2.2 – Perçage de la carte


16 CHAPITRE 2. ETUDE PRATIQUE

2.3.3 Mise en place des composants


On place le composant électrique à l’emplacement de la carte sur laquelle on souhaite le
souder. On insère le composant jusqu’à ce qu’il touche la carte. Certains composants tels
que les condensateurs ou diodes sont polarisés et nécessitent d’être placés dans un sens
particulier c’est pourquoi on doit se référer à la notice de montage avant de les placer.

2.3.4 Soudage
On place la carte électronique à l’envers puis on saisit les deux pattes du composant
qu’on souhaite souder. Puis, on écarte ses pattes. Une fois la température opérationnelle
du fer à souder est atteinte, à l’aide de celui-ci ainsi que le fil d’étain. On place dans un
premier temps le fil d’étain sur la première patte à souder du composant puis la pointe
du fer à souder dessus durant une à deux secondes maximum.On Utilise ensuite la pince
coupante afin de sectionner les pattes du composant qu’on vient de souder. Ainsi, on
aboutit a ce résultat :

Figure 2.3 – Résultat final


2.4. TESTES 17

2.4 Testes
Pour tester le bon fonctionnement de la carte on a commencé tout d’abord de tester
la continuité des différentes pistes à l’aide du multimètre. En cas ou on a rencontré une
discontinuité on doit la régler en utilisant l’étain pour dessiner une nouvelle piste.
Ensuite, on va tester les différents blocs de la carte pour cela on alimente la carte avec une
tension de 220V et la parie puissance à l’aide d’une alimentation stabilisée et une lampe
à incandescence de 12V à la place du moteur.
Conclusion générale

La réalisation de cette carte électronique, nous a permis de mettre en pratique nos


connaissances théoriques acquises durant notre formation sur l’électronique et de nous
confronté aux quelques difficultés de la réalisation de cette dernière comme le manque des
composantes, la gestion du temps ainsi que l’espace limité disponible pour le soudage et
le perçage. Cette expérience a été très enrichissant pour nous, car elle nous a permis de
découvrir le domaine de l’électronique, ses acteurs, contraintes. Elle nous a aussi permis
de participer concrètement à ses enjeux au travers les différentes étapes de ce projet.

18
Bibliographie

[1] D.E. Pippenger et E.J. Tobaben. Linear and Interface Circuits Applications,
Volume 1 : Amplifiers, Comparators, Timers, and Voltage Regulators. Texas Instru-
ments, 1985.

19
20
21
22 CHAPITRE 2.
23
24 CHAPITRE 2.
25

Vous aimerez peut-être aussi