MASTER DROIT PENAL ET SCIENCES CRIMINELLES
MODULE: LA POLITIQUE CRIMINELLE
LE RENFORCEMENT DE LA
REPRESSION PENALE DANS CERTAINS
DOMMAINES (LE TERRORISME ET LE
BLANCHIMENT DES CAPITAUX)
Effectué par : Encadré par :
BOUCHTITI Ikram Mr ENNASHI Khalid
BENTISSE Salma
EL KIAL Samira
EL MEHDI Hatim
Année universitaire : 2020/2021
Plan
Introduction
Chapitre 1 : les mesures de répression de blanchiment des
capitaux
Section1 : notion et tendance de blanchiment des capitaux
Section 2 : Le cadre répressif de blanchiment des capitaux
Chapitre 2 : Les mesures de répression du terrorisme
Section 1 : la notion du terrorisme
Section2 : la répression de l’infraction terrorisme
conclusion
Liste des abréviations
BC : Blanchiment de capitaux
BC/FT : Blanchiment de capitaux et financement de terrorisme
CA : Cour d’appel
CP : code pénal
CPP : code de la procédure pénale
OACI : Organisation de l’aviation civile internationale
Introduction
Le blanchiment des capitaux est le fait ou l'acte qui consiste à dissimuler l'origine
d'argent (généralement liquide) acquis de manière illégale afin de le réinvestir dans des
activités légales, ou de le réutiliser pour continuer l'activité illicite.
Quant au terrorisme, il s’agit d’une action visant à causer la mort ou des blessures
graves chez des civils ou des non-combattants, lorsqu'elle a pour objet, de par sa nature ou le
contexte dans lequel elle s'inscrit, d'intimider une population ou de contraindre un
gouvernement ou une organisation internationale à exécuter ou s'abstenir d'exécuter un acte
quelconque, ne saurait être justifiée par aucun motif et constitue un acte terroriste.
Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont des délits financiers
qui ont des effets économiques. Ils peuvent menacer la stabilité du secteur financier d’un
pays, ou, de manière plus générale, sa stabilité extérieure.
Historiquement parlant, la notion de blanchiment d'argent est apparue dans les années
20 aux Etats-Unis, à l'époque de la Prohibition. Le mot « terrorisme » est attesté pour la
première fois en novembre 1794, il désigne alors la « doctrine des partisans de la Terreur », de
ceux qui avaient exercé le pouvoir en menant une lutte intense et violente contre les contre-
révolutionnaires.
L’intérêt de ce sujet se manifeste dans le fait de traiter desgénéralités des deux notions
ainsi d’entamer le cadre répressifde chaque phénomène.D’après ce qui précède, on déduit que
le problématique qui va être l’axe de notre développement est la suivante : Le Maroc est-il
doté d’un arsenal renforcé en vue d’une réelle lutte contre le blanchiment de capitaux et le
terrorisme ?
Afin de pouvoir répondre à cette problématique, notre travail va être subdivisé en deux
chapitre, le premier va traiter les mesures répressifs de blanchiment de capitaux, le deuxième
va élaborer les mesures répressifs du terrorisme.
Chapitre 1 les mesures de répression de blanchiment de capitaux
Dans ce chapitre on va commencer tout d’abord par la définition de blanchiment de
capitaux d’une manière général, voire ses tendances et ensuite on va mentionner le cadre
répressif de ceci.
Section 1 Notion et tendances de blanchiment des capitaux
Paragraphe 1 notion de blanchiment de capitaux
Selon l’article 574-1 du code pénal, le blanchiment des capitaux est défini comme suit
: « Constituent un blanchiment des capitaux, les actes ci-après, lorsqu’ils sont commis
intentionnellement et en connaissance de cause:
- le fait d’acquérir, de détenir, d’utiliser, de convertir, de transférer ou de transporter des biens
ou leurs produits dans le but de dissimuler ou de déguiser la nature véritable ou l’origine
illicite de ces biens, dans l’intérêt de l’auteur ou d’autrui lorsqu’ils sont le produit de l’une des
infractions prévues à l’article 574-2 ci-dessous ;
- la dissimulation ou le déguisement de la nature véritable, de l’origine, de l’emplacement, de
la disposition, du mouvement ou de la propriété des biens ou des droits y relatifs dont l’auteur
sait qu’ils sont les produits de l’une des infractions prévues à l’article 574-2 ci-dessous ;
- le fait d’aider toute personne impliquée dans la commission de l’une des infractions prévues
à l’article 574-2 ci-dessous à échapper aux conséquences juridiques de ses actes;
- le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine des biens ou des
produits de l’auteur de l’une des infractions visées à l’article 574-2 ci-dessous, ayant procuré
à celui-ci un profit direct ou indirect;
- le fait d’apporter un concours ou de donner des conseils à une opération de garde, de
placement, de dissimulation, de conversion, de transfert ou de transport du produit direct ou
indirect, de l’une des infractions prévues à l’article 574-2 ci-dessous;
- le fait de tenter de commettre les actes prévus au présent article ».
Le blanchiment d'argent ou de capitaux consiste à cacher l'origine d'une somme
d'argent qui a été acquise par le biais d'une activité illégale en la réinjectant dans des activités
légales. Le terme blanchiment d'argent trouve son origine dans le fait qu'on parle de finance
noire pour désigner l'argent acquis de manière illégale. Le blanchiment d'argent consiste à
rendre propre de l'argent acquis de manière illégale, c'est-à-dire à réinjecter l'argent sale dans
le circuit économique classique, via l'immobilier ou le commerce par exemple. Le but étant
d'utiliser une somme d'argent conséquente sans éveiller les soupçons et sans être démasqué.
Le blanchiment d'argent n'est pas un phénomène nouveau mais a toutefois pris de l'ampleur
dans les années 1970 et l'avènement de la mondialisation des flux financiers.
De ce qui précède, le blanchiment des capitaux est l’ensemble des processus utilisés
par les criminels
Pour dissimuler l’origine et la propriété illégales des fonds provenant d’activités illicites1.
Le blanchiment d'argent ou de capitaux s'effectue généralement en trois étapes. Dans
un premier temps, l'argent d'origine criminelle fait son entrée dans le système financier, c'est
le placement. La seconde étape consiste à utiliser cet argent dans de nombreuses transactions
afin de dissimuler sa provenance, c'est l'empilement. Enfin, le blanchiment d'argent consiste à
investir les fonds dans des activités diverses et légales, c'est la phase finale.
Paragraphe 2 les tendances de blanchiment des capitaux
Il existe différents types de blanchiment d'argent. On distingue :
Le schtroumpfage, ou smurfing, est probablement la méthode la plus courante de
blanchiment d'argent. Plusieurs personnes doivent déposer des sommes en espèces
dans des comptes bancaires ou se procurer des traites bancaires de moins de dix mille
unités de la devise du pays afin d'éviter le seuil de déclaration.
La compensation consiste à blanchir de l'argent tout en permettant à des personnes
ayant des avoirs non déclarés à l'étranger de pouvoir les retirer en cash. L'argent à
blanchir est directement apporté à la personne qui a besoin de cash contre un virement
sur un compte à l'étranger.
La complicité bancaire via les entreprises de transfert de fonds et les bureaux de
change
L'achat de biens au comptant
Le transfert électronique de fonds ou télévirement
Les mandats-poste
Les casinos
L'arnaque à la loterie
Le raffinage
L'auto-prêt
L'assurance-vie
L'achat de services prépayés
1
Article 574-2 énonce que : « La définition prévue à l’article 574-1 ci-dessus est applicable aux infractions suivantes, même
lorsqu’elles sont commises à l’extérieur du Maroc: - le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes; le trafic
d’êtres humains ; le trafic d’immigrants; le trafic illicite d’armes et de munitions; la corruption, la concussion, le trafic
d’influence et le détournement de biens publics et privés; les infractions de terrorisme; la contrefaçon ou la falsification des
monnaies ou effets de crédit public ou d’autres moyens de paiement; l’appartenance à une bande organisée, formée ou
établie dans le but de préparer ou de commettre un ou plusieurs actes de terrorisme; l’exploitation sexuelle; le recel de
choses provenant d’un crime ou d’un délit; - l’abus de confiance; - l’escroquerie; - les infractions portant atteinte à la
propriété industrielle; - les infractions portant atteinte aux droits d’auteur et aux droits voisins; - les infractions contre
l’environnement; - l’homicide volontaire, les violences et voies de fait volontaires; - l’enlèvement, la séquestration et la
prise d’otages; - le vol et l’extorsion; - la contrebande; - la fraude sur les marchandises et sur les denrées alimentaires; - le
faux, l’usage de faux et l’usurpation ou l’usage irrégulier de fonctions, de titres ou de noms; - le détournement, la
dégradation d’aéronefs ou des navires ou de tout autre moyen de transport, la dégradation des installations de navigation
aérienne, maritime et terrestre ou la destruction, la dégradation ou la détérioration des moyens de communication; - le fait
de disposer, dans l’exercice d’une profession ou d’une fonction, d’informations privilégiées en les utilisant pour réaliser ou
permettre sciemment de réaliser sur le marché une ou plusieurs opérations; - l’atteinte aux systèmes de traitement
automatisé des données.
L'échange de chèques ou cartes cadeaux contre de l'argent sale
L'utilisation de cryptomonnaies de type Bitcoin
Section 2 le cadre répressif de blanchiment des capitaux
Cette section va traiter la lutte contre le blanchiment des capitaux au niveau
international et national
Paragraphe 1 : au niveau international
Le régime international de lutte contre le blanchiment d’argent s’appuie sur un
ensemble de conventions et de normes internationales qui sont revues et modifiées pour tenir
compte des pratiques les plus concluantes dans ce domaine, il s’agit bien de :
La convention de 1988(le comité de bale)
Elle a été le premier traité international à incriminer le blanchiment d’[Link] champ
d’application de la Convention de 1988 ne va pas au-delà des infractions liées aux drogues mais celle-
ci a défini un cadre juridique qui a servi de point de départ à l’élaboration des politiques dans ce
domaine.
La convention de vienne
Elle limite par ailleurs les infractions principales (autrement dit, l'activité criminelle dont le
produit illicite est blanchie) aux infractions de trafic de stupéfiants.2
la convention de Palerme
La convention du 15 décembre 2000, dans ce texte, deux articles sont consacrés au
blanchiment de capitaux, l’article 4 définit l’acte de blanchiment et l’article 4 bis qui concerne
les mesures contre le blanchiment de capitaux.
Le GAFI
Le Groupe d’action financière (GAFI) est un organisme intergouvernemental créé en
1989 à Paris par les Ministres de ses états membres. Il a pour mission d’examiner les techniques
et les tendances du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, de concevoir et de
promouvoir des politiques de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
aussi bien à l'échelon national qu'international. Les objectifs du GAFI sont l’élaboration des
normes et la promotion de l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et
opérationnelles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du
terrorisme et les autres menaces liées pour l’intégrité du système financier international. Le
Groupe d’action financière est donc un organisme d’élaboration des politiques qui s’efforce
de susciter la volonté politique nécessaire pour effectuer les réformes législatives et
réglementaires dans ces domaines.
Paragraphe 2 : sur le plan national
La loi 43-05 contre le blanchiment de capitaux :
2
[Link]
Le Maroc a mis en place un dispositif qui intègre en droit interne les engagements
internationaux pris en vertu des conventions bilatérales et multilatérales qu'il a ratifiées pour
faire face au blanchiment des capitaux et ceci à travers l’adoption de la loi n°43-05 contre le
blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, est promulguée par le dahir du 17
avril 2007 et publiée au Bulletin officiel en mai 2007. Le fondement de cette loi se réside dans
le fait de veiller à ce que toutes les garanties en matière de préservation du secret
professionnel et de protection des personnes assujetties contre toutes poursuites judiciaires
découlant de l'exécution de leurs obligations soient garanties.
Selon l'article 2 de la loi, qui fait partie du Code pénal désormais, sont assujetties les
personnes physiques et les personnes morales de droit public qui réalisent, contrôlent ou
conseillent des opérations entraînant des mouvements de capitaux susceptibles de constituer
des infractions prévues par le code pénal.
Sont notamment assujetties les établissements de crédit (banques et société de
financement), et les sociétés holding offshore ainsi que les personnes membres d'une
profession juridique indépendante, lorsqu'elles participent, au nom de leur client et pour le
compte de celui-ci, à une transaction financière ou immobilière entre autres (Notaires, etc.).
L’Unité de traitement du renseignement financier ( UTRF) :
Conformément aux recommandations du GAFI, la loi relative à la lutte contre le
blanchiment de capitaux a prévu la création d'une Unité de traitement du renseignement
financier qui constitue l'instrument central du dispositif de lutte contre le blanchiment de
capitaux. C’est une cellule marocaine de lutte contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme. C’est une cellule de renseignement financier de type administratif;
elle est rattachée au Chef du Gouvernement. L'Unité est chargée de coordonner l'action des
autorités nationales en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement
de terrorisme ainsi que les réseaux financiers clandestins. Sa mission principale est de
contribuer à protéger l'économie et de veiller à l'intégrité du système financier national.
Dispositif mis en place par Bank Al Maghrib pour lutter contre le blanchiment d'argent
En tant qu'autorité de supervision du secteur bancaire, Bank Al-Maghrib a, en effet,
dès février 2001, dans le cadre de sa circulaire sur le contrôle interne, demandé aux organes
d'administration et de direction des établissements de crédit de prendre les précautions et les
mesures adéquates pour empêcher que leurs établissements ne soient impliqués, à leur insu,
dans des opérations financières liées à des activités non autorisées.
En décembre 2003, Bank Al-Maghrib a fixé les règles minimales que les établissements de
crédit sont tenus d'observer au titre du devoir de vigilance au sujet de la clientèle.
Ces règles exigent des établissements de crédit :
- d'identifier leur clientèle et d'en avoir une connaissance approfondie ;
- d'assurer le suivi et la surveillance des opérations de la clientèle notamment celles présentant
un degré de risque important ;
- de conserver et de mettre à jour la documentation afférente à la clientèle et aux opérations
qu'elle effectue.
- de sensibiliser leur personnel et le former aux techniques de détection et de prévention des
opérations à caractère inhabituel ou suspect ».
Chapitre2 : Les mesures de répression du terrorisme
Les menaces terroriste, l'évolution du phénomène terroriste et d'insécurité qui se
multiplient notre pays ont fait de la question de la sécurité une priorité qui préoccupent et
intéressent aujourd'hui : gestionnaires, universitaire, chercheurs, politiques, professeur et
étudiants, et aussi simples citoyens. Dans ce cadre le Maroc disposait sur le plan des textes
légaux applicables de moyens largement suffisants pour poursuivre et réprimer les auteurs
d'actes terroristes, mais avant de traiter le cadre répressif pour lutter contre le terrorisme
(section 2) , on va essayer de prendre le chemin vers une définition universelle du terrorisme (
section 1).
Section 1 : la notion du terrorisme
Cette étude ne peut être appréhendée sans faire état de l’évolution du terrorisme,avant
de tenter de définir le terrorisme.
Paragraphe 1 : La conscience du législateur vers l’infraction du terrorisme
Les actes de terrorisme commis aux Etats Unis le 11 septembre 2001 contre les villes
de New York et Washington ont constitué un grand revirement dans l'action de la
communauté Internationale envers le terrorisme [Link] cette situation qui
menace gravement la paix internationale, les Etats ont perçu qu'il s'agit d'un nouveau type de
crime dont les auteurs visent à semer la terreur et l'intimidation au sein du public.3
Le 14 Octobre 2001, le gouvernement marocain a déposé auprès de la ligue des Etats
arabes (LEA), au Caire, les instruments de ratification de la convention arabe contre le
terrorisme, adoptée le 22 Avril 1998 par le conseil des ministres de la justice de la LEA. De
même, le gouvernement Marocain a ratifié, le 13 Novembre 2001, quatre traités
Internationaux de lutte contre des actes terroristes. Et le 23 Janvier 2003, le conseil des
ministres adopte et dépose auprès du parlement un projet de « loi contre le terrorisme ». Mais,
le mouvement de contestations, constitué par les acteurs de la société civile : organisations de
défense des droits de l'homme, des syndicats et des produits politiques, ont réussi à le faire
repousser.
3
Abdeslam Bohouche et Abdelmajid Chafik, Le crime terroriste dans la législation marocaine, Librairie Al
Karama, 2004, p. 10.
L'ambiguïté de la notion du terrorisme, les sanctions pénales alourdies, une sanction
contre l'apologie du terrorisme, les dispositions exorbitantes du droit commun et le contexte
juridique international sont les raisons de cette mobilisation contre le projet de la loi «
antiterroriste ».
Les évènements de Casablanca du 16 Mai 2003 ont ouvert la voie pour son adoption à
l'unanimité, en l'espace de quelques jours seulement, par les parlementaires. Sans doute, à
cause du piège de l'amalgame entre le rejet du projet de loi et le soutien au terrorisme.
Le 16 mai 2003, cinq attentats terroristes étaient commis à Casablanca, faisant 42
morts, dont 11 kamikazes, et plus d'une centaine de blessés. Sept étrangers figuraient parmi
les victimes de ces attentats qui avaient visé un hôtel, deux restaurants, le siège de l'Alliance
israélite ainsi qu'un cimetière juif. Condamnés unanimement tant par l'opinion publique
nationale qu'internationale, les attentats criminels de Casablanca étaient immédiatement
attribués par les autorités et de nombreux médias nationaux à des groupes locaux liés au
réseau. terroriste d'Al Qaïda. Parallèlement à l'arrestation des personnes
directementimpliquées dans les attaques terroristes, interpellées selon toute vraisemblance à
partir des déclarations d'un kamikaze qui avait échappé à la mort, une campagne d'arrestations
fut déclenchée dans tout le Royaume, visant des centaines de personnes, présentées de
manière indistincte comme faisant partie de la "Salafiya Jihadia", décrite le plus souvent
comme une sorte de nébuleuse islamiste prônant la violence et la terreur. Plusieurs
théologiens et prêcheurs, anciens volontaires marocains en Afghanistan pour certains, et dont
quelques-uns avaient été arrêtés avant le 16 mai 2003, furent présentés comme les inspirateurs
de ce courant.
C’est dans ce climat très particulier que fut adopté sans discussion notable le projet de
loi contre le terrorisme, présenté en urgence en janvier 2003 et contesté depuis par plusieurs
groupes parlementaires et les associations marocaines et internationales de défense des droits
de l'Homme. Promulguée au Journal Officiel le 29 mai 2003, soit moins de quinze jours après
les attentats de Casablanca, cette loi avait été en effet suscitée de vives réactions. Un réseau
associatif national avait été créé pour s'opposer à l'adoption de la loi et une journée d'étude
regroupant parlementaires et militants des droits de l'Homme avait été organisée à la Chambre
des représentants le 13 avril 2003. La loi a finalement été adoptée au lendemain du 16 mai.4
Paragraphe 2 : notion du terrorisme
La question de la définition du terrorisme fait l’objet de débats très anciens, on peut
dire que le terrorisme consiste : « Ensemble d'actes de violence (attentats, prises d'otages,
etc.) commis par une organisation ou un individu pour créer un climat d'insécurité, pour
exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l'égard d'une
communauté, d'un pays, d'un système. »5.
4
AbderrafiaMnaouri. Approche comparée de l’appareil législatif franco-marocain en matière de lutte contre le
terrorisme. Droit. Université de Perpignan, 2015. France.
5
[Link] consulté le 10/01/21 à 15 :45 ).
Ainsi, au Royaume Uni, la loi antiterroriste de 2000 considère comme terroriste un acte qui
satisfait aux quatre conditions suivantes:
1. (i) l’usage de la violence ou (ii) la menace de l’usage;
2. (i) contre toute personne, ou (ii) la perpétration de sérieux dommages contre la
propriété, (iii) mettant des vies en danger, (iv) créant un risque sérieux pour la santé
publique, (v) ou étant utilisé pour interférer sérieusement ou détruire un système
électronique;
3. (i) qui implique l’usage d’armes à feu ou d’explosifs, (ii) dont l’objectif est
d’influencer le gouvernement ou (iii) d’intimider le public ou une partie de ceci;
4. afin de promouvoir (i) une cause politique, (ii) religieuse ou (iii) idéologiques ».
Ici l'objectif de l'acte terroriste est d'influencer le gouvernement et/ou d'intimider le public
pour promouvoir une cause politique, religieuse ou idéologique.
Il a ainsi considéré que la définition Égyptienne du terrorisme est, si large qu’elle englobe
tout un éventail d'actes de gravité différente.
En effet, selon le code pénal égyptienest considéré comme terroriste6
« tout recours à la force, à la violence, à la menace ou à l 'intimidation qui pourrait servir
à l 'exécution de projets criminels, individuels ou collectifs, visant à troubler l 'ordre public et
à menacer la sécurité et l 'intégrité de la société, dans l 'intention de porter préjudice aux
individus, de les terroriser ou de menacer leur vie, leurs libertés ou leur sécurité, de nuire à
l'environnement, de causer des dommages, aux communications ou de s 'en
emparer,d'empêcher les pouvoirs publics d'exercer leurs fonctions ou d 'entraver leurs
actions, ou enfin d 'obtenir la suspension de la Constitution, des lois ou des décrets ».
Section2 : la répression de l’infraction terrorisme
Dès lors que le sujet traite des dispositions législatives en matière de terrorisme en
droit marocain, il est utile d’exposer aussi les dispositions législatives internationales.
Paragraphe 1 : le cadre législatif international
Plusieurs conventions internationales ont été adoptées afin de lutter contre le
phénomène du terrorisme. C’est une infraction transnationale qui touche plusieurs nations et
divers pays, c’est pourquoi les États ont décidé de coopérer et de signer plusieurs conventions
en la matière pour se défendre contre ce phénomène international. Dans ce cadre, on va
mettre l’accent sur des conventions signées et ratifiées par le Maroc, après on va étudier
d’autres conventions adoptées par les Nations Unies.
L'accord maroco-français relatif à la coopération en matière de sécurité. C’est le dahir
n°1-00-321 moharrem 1422 (10 avril 2001) portant publication de l’accord fait à Paris le 30
mai 2000 entre le gouvernement du royaume du Maroc et le gouvernement de la République
française relatif à la coopération en matière de sécurité7. Cet accord vise le renforcement de la
coopération dans la lutte contre le terrorisme, le trafic illicite de stupéfiants…
6
[Link] consulté le 13/01/2021 à 23/32).
7
B.O. n° 4958 du 6 décembre 2001.
Pour le terrorisme, il vise la coopération technique et opérationnelle entre les deux parties par
divers moyens. Dans le cadre de cette coopération, les parties échangent8 :
- des informations relatives aux actes de terrorisme projetés ou commis, aux modes
d’exécution et aux moyens techniques utilisés pour l’exécution de tels actes.
- des renseignements actualisés relatifs aux menaces terroristes, aux techniques et
structures d’organisation.
- de leurs expériences et leurs connaissances technologiques en matière de sûreté des
transports aériens, maritimes.
Concernant la coopération technique9 :
- Cet accord favorise la formation générale et spécialisée ; le renvoi en stage, en
séminaire organisés par les techniciens et spécialistes de l’autre partie.
- L’échange de spécialistes dans le but d’acquérir des connaissances professionnelles de
haut niveau.
- L’échange de documentation spécialisée dans le domaine de la sécurité.
La nation arabe est aussi intéressée à ce sujet, puisqu’elle a adopté la convention arabe
sur la répression du terrorisme signée au Caire adoptée le 22 avril 1998 par le conseil des
ministres de la justice de la Ligue des Etats arabes. Entrée en vigueur dès le 7 mai 1999. La
Convention n’avait été ratifiée par le Maroc que le 30 août 2001, après sa publication par le
dahir n°1-99-240 du 6 Ramadan 1422 (22 novembre 2001)10. L’objectif essentiel de cette
convention pour les États arabes signataires est de promouvoir leur coopération mutuelle aux
fins de la répression des infractions terroristes, qui menacent la sécurité et la stabilité de la
nation arabe et mettent en péril ses intérêts vitaux. Les Etats contractants s’engagent à ne pas
organiser, ni financer ou perpétrer des actes de terrorisme, ni en être complice de quelque
façon que ce soit. Ils promettent pour la répression du terrorisme :
. D’arrêter et de poursuivre les auteurs d’infractions terroristes conformément au droit interne,
ou de les extrader en application des dispositions de la présente Convention, ou de toute
convention bilatérale conclue entre l’Etat requérant et l’Etat requis ;
- D’assurer une protection efficace à ceux qui travaillent dans le domaine de la justice
pénale ;
- D’assurer une protection efficace aux sources de renseignements sur les infractions
terroristes ainsi qu’aux témoins de ces infractions ;
- D’échanger mutuellement de renseignements concernant les activités et délits commis
par les dirigeants et les membres des groupes terroristes, les lieux d’où ils opèrent et
où ils s’entraînent, les moyens et sources de financement.
- D’aider à l’arrestation d’une ou de plusieurs des personnes accusées d’avoir commis
une infraction terroriste dirigée contre les intérêts des autres Etat, ou d’y avoir
participé par fourniture d’aide ou assistance, entente ou incitation ;
8
Art 2 de l’accord Maroco-français relatif à la coopération en matière de sécurité.
9
Art 5 de l’accord Maroco-français relatif à la coopération en matière de sécurité.
10
B.O n° 4992 du 4 avril 2002.
- De coopérer à la conduite et à l’échange d’études et de travaux de recherche aux fins
de la répression du terrorisme et échangeront les compétences spécialisées qu’ils
possèdent dans ce domaine.
Les nations unies sont engagées et ce, depuis longtemps, pour réprimer le terrorisme
international. L’organisation et ses institutions ont développé de nombreux accords juridiques
internationaux pour éliminer cette menace, sous différentes formes et manifestations.
Ces accords dont le plus ancien date de 1963, ont vu le jour grâce à l’Assemblée générale,
l’Organisation de l’aviation civile internationale, l’Organisation maritime internationale et
l’Agence internationale pour l’énergie atomique. On peut citer à titre d’exemple11
Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord
des aéronefs, élaborée par l’Organisation de l’aviation civile, a été adoptée à Tokyo en 1963
et compte 171 Etats parties au 17 septembre 2001. Elle autorise le commandant de bord de
l’avion à imposer des mesures raisonnables à toute personne qui a commis ou sur le point de
commettre de tels actes, et à demander aux Etats parties d’assurer la détention des
contrevenants
Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs, adoptée à la
Haye en 1970 à laquelle 174 Etats sont parties, demande à ces derniers de réprimer les prises
d’otages par des peines sévères, et d’extrader ou de poursuivre les contrevenants. Elle a été
adoptée par l’OACI.
Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les
personnes jouissant d’une protection internationale, y compris les agents diplomatiques,
adoptée à New York en 1973 par l’Assemblée générale, compte à ce jour 107 Etats parties à
qui elle demande de criminaliser et de réprimer les attaques à l’encontre des représentants et
fonctionnaires des Etats.
Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à
l’explosif, adoptée par l’Assemblée générale à New York en 1997 et ratifiées à ce jour par 26
Etats vise à éliminer les «refuges sûrs » pour les individus recherchés en relation avec des
attentats terroristes à l’explosif, n obligeant les Etats parties à les poursuivre, au cas où ils ne
les extraderaient pas vers un autre Etat ayant formé une demande d’extradition.
Convention des nations unies pour la répression du financement du terrorisme,
adoptée par l’Assemblée générale à New York en 1999, compte à ce jour quatre ratifications.
Cette convention oblige les Etats parties à poursuivre ou extrader les personnes accusées de
financer des activités terroristes, et demande aux banques d’adopter des mesures pour
identifier les transactions douteuses ; elle rentrera en vigueur lorsqu’elle aura été ratifiée par
22 Etats.
Paragraphe 2 : le cadre législatif interne
La loi 03-0312 hélas inspirée par certaines des dispositions de la législation anti-
terroriste française elle-même éminemment critiquable, contient des articles qui concernent
d'une part le Code Pénal 13et d'autre part le Code de Procédure Pénale marocain.
11
BENYAHYA Mohammed, « Droit du terrorisme », Revue marocaine d’administration locale et de développement,
première édition 2003, p.61.
La loi complète d'abord le Code Pénal en définissant les infractions et peines
concernant des actes de terrorisme. L'article 218-1 qualifie ainsi d'actes de terrorisme diverses
infractions lorsqu'elles sont commises "intentionnellement en relation avec une entreprise
individuelle ou collective ayant pour but l'atteinte grave à l'ordre public par l'intimidation, la
terreur ou la violence".
Cette définition, aussi large que vague, s'appliquera lorsqu'elle sera considérée
opposable à des infractions aussi diverses que :atteinte volontaire à la vie des personnes ou à
leur intégrité, ou à leurs libertés, l'enlèvement ou la séquestration des personnes, la
contrefaçon ou la falsification des monnaies ou effets de crédit public, les destructions,
dégradations ou détériorations, le détournement, la dégradation d'aéronefs, de navires ou
d'autres moyens de transport, la détérioration des moyens de communication, le vol et
l'extorsion des biens, la fabrication, la détention, le transport, la mise en circulation ou
l'utilisation illégale d'armes, d'explosifs ou de munitions, des infractions relatives aux
systèmes de traitement automatisé des données, le faux ou la falsification en matière dechèque
ou de tout autre moyen de paiement, la participation à une association formée ou à une entente
établie en vue de la préparation ou de la commission d'un des actes de terrorisme, le recel
sciemment du produit d'une infraction de terrorisme.
Ainsi, des infractions de droit commun deviennent susceptibles d'être qualifiées d'actes
de terrorisme s'il est considéré qu'elles s'inscrivent dans une entreprise individuelle ou
collective ayant pour but l'atteinte grave à l'ordre public par l'intimidation, la terreur ou la
violence.
La loi du 28 mai 2003 retient également comme constituant des actes de terrorisme :
le fait, toujours intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective
ayant pour but l'atteinte grave à l'ordre public, de répandre une substance mettant en péril la
santé de l'homme ou des animaux ou du milieu naturel, ce qui entraîne le prononcé de lourdes
sanctions allant de 10 ans de réclusion à la peine de mort lorsque l'infraction commise a
provoqué la mort d'une ou de plusieurs personnes (article 218-3) ;
le fait de fournir, de réunir ou de gérer des fonds, des valeurs ou des biens dans l'intention de
les voir utiliser ou sachant qu'ils seront utilisés, en tout ou en partie, en vue de commettre un
acte de terrorisme, indépendamment de la survenance d'un tel acte, et également le fait
d'apporter un concours ou de donner des conseils à cette fin, ce qui est là aussi sanctionné par
des peines importantes pouvant aller de 5 à 30 ans de réclusion, outre de fortes amendes ou la
confiscation des biens (article 218-4).
De même, quiconque, par quelque moyen que ce soit, incite ou provoque autrui à
commettre l'une des infractions qualifiées d'actes terroristes, est passible des peines prescrites
pour cette infraction (article 218-5).
12
Dahir n° 1-03-140 du 26 rabii I 1424 (28 mai 2003) portant promulgation de la loi n° 03-03 relative à la lutte
contre le terrorisme. Bulletin Officiel n° 5114 du Jeudi 5 Juin 2003.
13
DAHIR N° 1-59-413 DU 28 JOUMADA II 1382 (26NOVEMBRE 1962) PORTANT APPROBATION DU TEXTE DU
CODE PENAL ,Bulletin Officiel n° 2640 bis du 12 moharrem 1383 (5 juin 1963), p. 843.
Les complices sont également sévèrement réprimés, et encourt de même la réclusion
de 10 à 20 ans "quiconque, sciemment, fournit à une personne auteur, co-auteur ou complice
d'un acte terroriste, soit des armes, munitions ou instruments de l'infraction, soit des
contributions pécuniaires, des moyens de subsistance, de correspondance ou de transport,
soitun lieu de réunion, de logement ou de retraite, ou qui les aide à disposer du produit de
leurs méfaits, ou qui, de toute autre manière, leur porte sciemment assistance" (article 218-6).
L'apologie d'actes terroristes par tous moyens, écrits ou verbaux, est punissable d'un
emprisonnement de 2 à 6 ans et d'une amende de 10.000 à 200.000 dirhams (article 218-2).
Toute personne ayant connaissance de projets ou d'actes tendant à la perpétration de
faits constituant des infractions de terrorisme est punissable d'une peine de réclusion de 5 à 10
ans si elle n'en fait pas la déclaration aux autorités dès qu'elle les a connus -avec une
possibilité d'exemption de peine toutefois pour les parents ou alliés jusqu'au quatrième degré
de l'auteur, du co-auteur ou du complice- (article 218-8).
Les infractions de droit commun deviennent, donc, susceptibles d'être qualifiées
d'actes de terrorisme s'il est considéré qu'elles s'inscrivent dans une « entreprise individuelle
ou collective » et « ayant pour but l'atteinte grave à l'ordre public » par « l'intimidation, la
terreur ou la violence ».
Or, les sanctions prévues sont très lourdes puisque l'article 218-7 également rajouté au
Code Pénal dispose que lorsque les faits commis constituent des infractions de terrorisme, le
maximum des peines encourues est relevé comme suit :
la mort lorsque la peine prévue est la réclusion perpétuelle ;
la réclusion perpétuelle lorsque le maximum de la peine prévue est de 30 ans
de réclusion ;
le maximum des peines privatives de liberté est relevé au double, sans dépasser
30 ans, lorsque la peine prévue est la réclusion ou l'emprisonnement ;
lorsque la peine prévue est une amende, le maximum de la peine est multiplié
par cent sans être inférieure à 100 000 dirhams ;
lorsque l'auteur est une personne morale, la dissolution doit être prononcée.
Enfin, un article concerne les repentis, faisant bénéficier d'une excuse absolutoire
l'auteur, le co-auteur, ou le complice qui, avant toute tentative d'infraction de terrorisme et
mise en œuvre de l'action publique, révèle l'entente établie ou l'existence de l'association,
étant ajouté que se trouve par ailleurs prévue une remise de peine en cas de dénonciation
postérieure à l'infraction (article 218-9).
Pour le code de la procédure pénale14 , Plusieurs mesures restrictives des droits et
libertés ont été adoptées, et peuvent être cités en particulier les points suivants lorsqu'il s'agit
d'une infraction de terrorisme :
14
Dahir n° 1-58-261 du 1er chaabane 1378 (10 février 1959) formant Code de procédure pénale, Bulletin Officiel
n° : 2418-bis du 05/03/1959 - Page : 379.
- Les perquisitions et visites de domiciles peuvent avoir lieu, à titre exceptionnel,
avant six heures du matin et après neuf heures du soir sur autorisation écrite du Ministère
Public (article 62 - 3ème alinéa).
- Le juge d'instruction est quant à lui habilité à procéder à une perquisition au
domicile de l'inculpé en dehors des heures légales à condition de le faire personnellement et
en présence d'un représentant du Ministère Public (article 102).
- Le Procureur Général du Roi peut exceptionnellement, en cas d'extrême urgence,
ordonner sans l'accord en principe requis du Premier Président de la Cour d'Appel,
l'interception et l'enregistrement des communications téléphoniques (article 108 - 4ème
alinéa).
- La durée de la garde à vue est fixée à 96 heures renouvelable deux fois pour une
durée de 96 heures chaque fois sur autorisation écrite du Ministère Public, ce qui porte donc à
12 jours le délai de garde à vue (article 66 - 4ème alinéa).
- A la demande de l'officier de police judiciaire, le représentant du Ministère Public
peut retarder la communication de l'avocat avec son client sans que ce retard ne dépasse 48
heures à compter de la première prolongation -ce qui signifie donc concrètement une absence
de toute communication avec l'avocat pendant 6 jours inclus- (article 66 - 4ème alinéa).
- En cas de soupçons d'opérations ou de mouvements de fonds liés au financement du
terrorisme, les autorités judiciaires disposent de larges pouvoirs pour ordonner le gel, la saisie
ou la confiscation des fonds donnant lieu à de tels soupçons.
- Nonobstant les règles de compétence, la Cour d'Appel de RABAT est déclarée seule
compétente pour les poursuites, l'instruction et le jugement des actes constituant des
infractions de terrorisme.
Conclusion
En guise de conclusion, on constate que les pays ont adoptés plusieurs mécanismes et
instruments juridiques pour la lutte contre le blanchiment de capitaux et le terrorisme. A
travers la répression et la prévention. Pour réprimer ces infractions, le Maroc a adopté des lois
afin d’intégrer ses engagements internationaux dans l’ordre interne.
En somme l’infraction du blanchiment des capitaux et du terrorisme sont des
phénomènes très complexe à traiter
Le renforcement de la répression en matière pénale soit faite par l’instauration des
textes de lois harmonisés vis à vis des conventions internationales en la matière d’une part et
de l’instauration des textes de loi passibles à être applicable en réalité dans tous les domaines
et qui cherche à contenir l’infraction en tant que phénomène en perpétuelle évolution.
La bibliographie
Ouvrages généraux :
Bousseta Mourad, "Élément de droit pénal général marocain", première édition
2004, pp 280.
Ouvrages spéciaux :
Abdeslam Bohouche et Abdelmajid Chafik, Le crime terroriste dans la législation
marocaine, Librairie Al Karama, 2004.
Les revues :
BENYAHYA Mohammed, « Droit du terrorisme », Revue marocaine d’administration
locale et de développement, première édition 2003, p.61.
Mémoires et thèses :
AbderrafiaMnaouri. Approche comparée de l’appareil législatif franco-marocain en
matière de lutte contre le terrorisme. Droit. Université de Perpignan, 2015. France.
Textes juridiques :
Dahir n° 1-03-140 du 26 rabii I 1424 (28 mai 2003) portant promulgation de la loi n°
03-03 relative à la lutte contre le terrorisme. Bulletin Officiel n° 5114 du Jeudi 5 Juin
2003.
DAHIR N° 1-59-413 DU 28 JOUMADA II 1382 (26 NOVEMBRE 1962) PORTANT
APPROBATION DU TEXTE DU CODE PENAL, Bulletin Officiel n° 2640 bis du 12
moharrem 1383 (5 juin 1963), p. 843.
Dahir n° 1-58-261 du 1er chaabane 1378 (10 février 1959) formant Code de
procédure pénale, Bulletin Officiel n° : 2418-bis du 05/03/1959 - Page : 379.
Dahir n°1-00-321 moharrem 1422 (10 avril 2001) portant publication de l’accord fait à
Paris le 30 mai 2000,l'accordmaroco-français relatif à la coopération en matière de
sécurité
Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l’explosif,
adoptée par l’Assemblée générale à New York en 1997
Convention des nations unies pour la répression du financement du terrorisme,
adoptée par l’Assemblée générale à New York en 1999
Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes
jouissant d’une protection internationale, y compris les agents diplomatiques, adoptée
à New York en 1973 par l’Assemblée générale
la convention arabe sur la répression du terrorisme signée au Caire adoptée le 22 avril
1998 par le conseil des ministres de la justice de la Ligue des Etats arabes
Les sites internet :
[Link] Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link] Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link] Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link]
blanchiment#:~:text=Historiquement%20la%20notion%20de%20blanchiment,l%27époque%
20de%20la%20Prohibition.&text=Les%20modalités%20du%20blanchiment%20sont,%3A%20
évolutives%2C%20sophistiquées%20et%[Link]é le 10/01/2021 à 20h.
[Link]
lang=fr. Consulté le 10/01/2021 à 20h.
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[Link]#fnref1. Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link]
%20FT_Décembre%202019_0.pdf . Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link]
blanchiment-definition-traduction/. Consulté le 10/01/2021 à 20h.
[Link] Consulté le 10/01/2021 à
20h.
Table des matières
Plan .......................................................................................................................................................... 2
Liste des abréviations .............................................................................................................................. 3
Introduction ............................................................................................................................................. 4
Chapitre 1 les mesures de répression de blanchiment de capitaux .......................................................... 5
Section 1 Notion et tendances de blanchiment des capitaux ............................................................... 5
Paragraphe 1 notion de blanchiment de capitaux ............................................................................ 5
Paragraphe 2 les tendances de blanchiment des capitaux ................................................................ 6
Section 2 le cadre répressif de blanchiment des capitaux ................................................................... 7
Paragraphe 1 : au niveau international ............................................................................................ 7
Paragraphe 2 : sur le plan national .................................................................................................. 7
Chapitre2 : Les mesures de répression du terrorisme .............................................................................. 9
Section 1 : la notion du terrorisme ...................................................................................................... 9
Paragraphe 1 : La conscience du législateur vers l’infraction du terrorisme ................................... 9
Paragraphe 2 : notion du terrorisme .............................................................................................. 10
Section2 : la répression de l’infraction terrorisme ............................................................................ 11
Paragraphe 1 : le cadre législatif international .............................................................................. 11
Paragraphe 2 : le cadre législatif interne ....................................................................................... 13
Conclusion ............................................................................................................................................. 17
La bibliographie .................................................................................................................................... 18
Table des matières ................................................................................................................................ 20