Droit International Privé
L3 privé, public, environnement
Introduction
I- Définition
Le droit international privé est l’ensemble des normes dont la fonction est la
réglementation juridique de la vie sociale internationale.
C’est un droit spécial applicable aux personnes privées impliquées dans les
relations internationales, c’est-à-dire des rapports présentant un ou plusieurs éléments
d’extranéité.
Selon les Etats, les conceptions sur le domaine du droit international privé
sont plus ou moins larges. Certains Etats limitent le droit international privé au droit de
conflit de lois. C’est la conception la plus restreinte. D’autres étendent la conception au
droit de conflit de lois et au droit de conflit de juridiction. Et la conception large englobe
quatre domaines, à savoir la nationalité, la condition des étrangers, le conflit de lois ainsi
que le conflit de juridictions.
Madagascar adopte la conception large.
II- Les sources du droit international privé
Deux catégories de sources :
- Les sources nationales et
- Les sources internationales
A– les sources nationales
Ce sont la loi et la jurisprudence.
En ce qui concerne la nationalité, elle est régie par l’ordonnance numéro
60064 du 22 juillet 1960 portant code de la nationalité malagasy.
Pour la condition des étrangers et les conflits de lois, le texte fondamental est
l’ordonnance numéro 62-041 du 19 septembre 1962 relative aux dispositions générales de droit
interne et de droit international privé.
Quant aux conflits de juridictions, le texte essentiel se trouve dans les
dispositions du code de procédure civile.
B – les sources internationales
Ce sont les traités ainsi que la coutume et la jurisprudence internationales.
Les traités peuvent être soit
- bilatéraux, soit
- multilatéraux
La coutume internationale consiste en des usages internationaux
La jurisprudence internationale est constituée par les décisions de la Cour
Internationale de la justice de la Haye.
Première partie : LES SUJETS DU DROIT INTERNATIONAL PRIVE
Titre I : Les nationaux
Sous titre I : La nationalité des personnes physiques
En principe, toute personne physique peut acquérir une nationalité. Mais il existe des
personnes qui n’ont aucune nationalité. Ce sont des apatrides.
Chapitre I : Généralités sur le droit de la nationalité
Section I : Notion de nationalité
La nationalité est l’appartenance juridique d’une personne à la population constitutive d’un Etat.
Paragraphe I : Les éléments de la nationalité
A- L’Etat
B- Le lien de nationalité C-
L’individu
Paragraphe 2 : Conséquences de la nationalité
A : Conséquences en droit international public
B : Conséquences en droit international privé
C : Conséquences en droit interne public, privé et pénal
Section 2 : Les conflits de nationalités
Paragraphe premier : Cumul de nationalités
Il existe plusieurs hypothèses possibles de cumul de nationalités.
La situation du binational présente plus d’avantages que d’inconvénients
Paragraphe 2 : L’apatridie
L’apatridie est la situation de la personne qu’aucun Etat ne considère
comme son ressortissant. Les inconvénients de l’apatridie sont manifestes.
Chapitre 2 : Règles spécifiques de la nationalité malagasy
Section I : Attribution de la nationalité malagasy
L’attribution est l’accession de plein droit sans nécessité de manifestation de l’individu ou de l’Etat.
La nationalité malagasy se base sur la filiation.
Paragraphe I : Attribution de la nationalité malagasy découlant d’une filiation établie
- attribution découlant d’une filiation légitime
- attribution découlant d’une filiation naturelle
Paragraphe 2 : Attribution de la nationalité malagasy découlant d’une filiation probable
- condition d’attribution
- effets de l’attribution
Section 2 : Acquisition de la nationalité malagasy
Paragraphe I : Acquisition de la nationalité malagasy résultant d’un évènement de famille
A : Acquisition de la nationalité malagasy sans déclaration
- enfant réputé légitime
- femme apatride
B : Acquisition de la nationalité malagasy sur déclaration
- filiation
- mariage
Paragraphe 2 : Acquisition de la nationalité malagasy par décision de l’autorité publique
A : La naturalisation
- la demande de naturalisation
- le décret de naturalisation
- les effets de la naturalisation
B : La réintégration
- la demande de réintégration
- l’admission de la demande
- les effets de la demande
Section 3 : La perte de la nationalité malagasy
Paragraphe 1 : La perte de la nationalité malagasy par acquisition d’une nationalité
étrangère
A : Acquisition de la nationalité étrangère par évènement de famille
- filiation
- mariage
B : Acquisition volontaire d’une nationalité étrangère
- l’acquisition
- les effets
Paragraphe 2 : La perte de la nationalité malagasy par décision de l’autorité publique
- Le national devenu involontairement étranger
- Le national se comportant en étranger
- Le national indigne
Section 4 : Contentieux de la nationalité
Paragraphe I : La preuve de la nationalité
A : La charge de la preuve
- Règle générale
- Portée de la règle
B : Objet et mode de preuve
- Preuve de la nationalité malagasy
- Preuve de la nationalité étrangère
Paragraphe 2 : Le procès
A : Compétence juridictionnelle
- Compétence d’attribution
- Conséquence
B : Procédure
Sous - titre 2 : La nationalité des personnes morales
Chapitre I : Les critères de détermination de la nationalité des personnes morales
Section 1 : Les critères du siège social
- Notion
- Domaine d’application
Section 2 : Les critères du contrôle
- Notion
- Formes
Section 3 : Mérites du siège et du contrôle
- Avantages
- Inconvénients
Chapitre 2 : Condition des personnes morales étrangères
Section 1 : Condition des sociétés étrangères
- Reconnaissance des personnes morales étrangères
- Régime juridique des sociétés étrangères
Section 2 : Les associations étrangères
- Condition de l’autorisation
- Effets de l’autorisation
Titre 2 : Les étrangers
Chapitre 1 : La police des étrangers
Section I : Condition d’admission et de séjour
Paragraphe I : L’entrée à Madagascar
- Passeport
- Visa
- Autres exigences
Paragraphe 2 : Le séjour à Madagascar
- Condition de séjour
- Activités professionnelles
Section 2 : Départ de Madagascar
Paragraphe I : Départ volontaire
- Etranger non immigrant
- Etranger immigrant
Paragraphe 2 : Départ involontaire
- Le refoulement
- L’expulsion
Section 3 : La police des apatrides et des réfugiés
- Les apatrides
- Les réfugiés
Chapitre 2 : Les droits des étrangers
Section I : Condition des étrangers en droit public
Paragraphe 1 : Droits politiques et fonctions publiques
A- Droit politiques
Droits refusés aux étrangers
B- Les droits d’accès aux fonctions publiques et juridictionnelles
Les fonctions publiques sont réservées aux malagasy sauf deux exceptions.
Paragraphe 2 : Libertés publiques
Principe : La jouissance. Mais certaines libertés sont déniées aux étrangers ou subsistent à
leur égard de façon atténuée.
Paragraphe 3 : Charges publiques
A- Principe
Assimilation en matière d’obligation de charges publiques. Mais il existe une exception à
cette obligation.
B- Multiples discriminations
Section 2 : Conditions des étrangers en droit privé
Paragraphe 1 : L’assimilation de principe aux nationaux
L’étranger est placé sur un pied d’égalité que le national en matière des droits
extrapatrimoniaux.
Paragraphe 2 : Difficultés
- Questions immobilières
- Accès à la justice
- Domicile
- Profession
Deuxième partie : LES RAPPORTS DU DROIT INTERNATIONAL PRIVE
Titre 1 : CONFLITS DES LOIS
Chapitre premier : Les règles générales des conflits des lois.
Ces règles sont posées par des textes spécifiques.
Section 1 : Les règles légales de rattachement
Paragraphe 1 : Les lois de police
Principe de territorialité des lois de police et de sûreté.
Elles sont d’ordre public.
Paragraphe 2 : Le statut personnel
A- L’état des personnes
La notion d’état des personnes englobe :
- Le statut individuel
- Le statut familial
B- La capacité des personnes
- Les incapacités générales
- Les incapacités spéciales
- Capacité de contracter
Paragraphe 3 : Le statut réel A-
Domaine : Droit des biens.
Il recouvre le régime des droits réels tant principaux qu’accessoires.
Principe de solution : soumission à la loi du lieu de situation du bien.
B- Détermination de la loi de situation
- Immeubles
- Meubles
- Rapports de droit régis par la loi de la
situation Paragraphe 4 : Le statut successoral Transmission pour cause de
mort :
- Successions mobilières -
Successions immobilières Principe appliqué aux questions relatives :
- Aux qualités requises pour succéder
- A la dévolution successorale
- A la question du partage
Paragraphe 5 : Le statut des faits et actes juridiques
A- Les faits juridiques
Les faits juridiques sont des faits qui produisent des effets juridiques.
Leurs rattachements est régi par l’ordonnance de 1962.
B- Les actes juridiques
C’est une manifestation de volonté destinée à produire des effets juridiques. D’où
importance de la volonté des parties dans le choix de la loi applicable.
Section 2 : Le principe de l’autonomie de la volonté
Paragraphe 1 : Technique d’application de la loi d’autonomie
- Cas de stipulation expresse : intention
des parties évidente
- Cas d’absence de stipulation expresse
: rechercher intention des parties
Paragraphe 2 : La loi du contrat La
loi du contrat régit, en principe, toute la matière du contrat.
Mais il existe quelques exceptions qui échappent à ce domaine.
Chapitre 2 : La mise en œuvre des règles de conflit.
La mise en œuvre des règles de conflits peut rencontrer des problèmes.
Ces problèmes sont de deux catégories.
Section 1 : Problèmes découlant de la divergence des règles des règles de conflit
Deux catégories de problèmes
Paragraphe 1 : Le problème de qualification
A -Position du problème
Déterminer la loi de qualification consiste à rechercher par référence à quel système
juridique la qualification doit être donnée. Le juge doit donc classer le rapport de droit intéressé
dans une catégorie de rattachement.
Pour avoir une qualification exacte, il est nécessaire de déterminer à quel système
juridique se référer.
Les problèmes en matière de qualification exemples sont illustrés par trois exemples.
- La succession du maltais
- Le testament du hollandais
- Le mariage du grec orthodoxe B – Solutions proposées
1°- La qualification lege fori
Selon cette thèse, chaque juge doit qualifier selon ses conceptions de sa propre loi.
2°- La qualification lege causae
Selon cette théorie, il faut demander la qualification au droit étranger
éventuellement applicable au rapport de droit objet du litige.
Paragraphe 3 : La théorie du renvoi
A – Position du problème
Le problème de renvoi tire sa source dans un conflit de rattachement dû à la
diversité des solutions de conflit selon les pays.
Chacune des règles de conflit attribue compétence non à sa propre loi interne,
mais à une loi étrangère.
On distingue deux types de renvoi
1° - Le renvoi au premier degré
La loi désignée par la règle de conflit du for désigne la loi interne du for comme devant
être applicable ( voir affaire Forgo).
2° - Le renvoi au second degré
La règle de conflit étrangère dont la loi interne est applicable désigne une loi
tierce.
B – Discussions
La théorie de renvoi est discutée par la doctrine, mais ce système est admis de
façon générale. La loi malagasy prévoit ce système dans les dispositions de l’ordonnance de
1962 en son article 26.
Mais dans certains cas le renvoi doit être écarté. Par ailleurs l’article 26 de
d’ordonnance de 1962 prévoit le rejet de double renvoi.
Section 2 : Les obstacles à l’application de la loi étrangère compétente
Paragraphe 1 : L’ordre public
La loi étrangère compétente contient des dispositions incompatibles avec les
principes fondamentaux du droit interne.
Paragraphe 2 : La fraude à la loi
C’est une modification volontaire de l’élément de rattachement dans le but
d’éluder la loi normalement compétente.
Titre 2 : Les conflits de juridictions
Chapitre 1 : Les règles de compétence judiciaire internationale
Section 1 : Les règles ordinaires de compétence
Le principe est l’extension des règles internes de compétence territoriale. Et le code de
procédure civile énonce les critères de compétence territoriale interne.
Section 2 : Les règles extraordinaires de compétence internationale
Elles sont fondées sur la nationalité. Elles constituent un privilège de juridiction.
Chapitre 2 : Effets internationaux des jugements
Section 1 : Conditions d’efficacité des jugements étrangers
Exigence de l’exequatur en principe. Mais certains effets sont indépendants de
l’exequatur.
Section 2 : Contrôle de régularité des jugements étrangers
Le contrôle porte sur quatre domaines. Ensuite il y a l’exequatur.