Limites de suites
Théorèmes d’existence
de la limite
• Une suite croissante et majorée par un Ces théorèmes ne sont
réel M converge vers un réel ℓ 6 M pas effectifs
"Contretemps" :
les formes indéterminées • Une suite décroissante et minorée par un
0 ∞ réel m converge vers un réel ℓ > m
+∞ − ∞, 0 × ∞, ,
0 ∞
B Si la limite existe, elle est unique
Il faut savoir les identifier
puis les lever.
B À connaître Feuille de route
Soit (un ) une suite récurrente
Les limites de référence. ( En général, dans le cas des suites
u0 = a récurrente d’ordre 1, on utilise
Notamment , n∈N
u n +1 = f ( u n ) un théorème d’existence de la
lim qn = +∞ si q > 1 limite ℓ.
n→+∞ • Si la suite (un ) converge vers un
lim qn = 1 si q = 1 réel ℓ, et si f est continue en ℓ On dispose alors d’une méthode
n→+∞ alors ℓ est solution de l’équation explicite pour déterminer la
lim qn = 0 si −1 < q < 1 f (x) = x valeur de ℓ. On résout f ( x ) = x,
n→+∞
ℓ appartient alors à l’ensemble
lim qn n’existe pas si q 6 −1 solution de cette équation.
n→+∞
• La suite est explicite : dans ce cas,
on passe à la limite directement
• Autres outils
1) Le théorème des gendarmes pour
prouver la convergence.
2) Le théorème de comparaison qui
permet de montrer que la suite di-
verge vers +∞ ou −∞.
• Si une suite est croissante et non majo-
Les théorèmes ou méthodes
rée, elle diverge vers +∞
permettent de conclure.
• Si une suite est décroissante et non mi-
norée, elle diverge vers −∞
Détermination explicite
de lim un
n→+∞
PAUL M ILAN DERNIÈRE IMPRESSION LE 12 mars 2017 à 17:39 TERMINALE S
Vrai ou faux : l’intuition, ce faux ami !
1) Si une suite n’est pas majorée, alors elle tend vers +∞.
Faux : contre-exemple (−2)n
2) Si une suite n’est pas minorée, alors elle tend vers −∞.
Faux : contre-exemple (−2)n
3) Si une suite est strictement croissante, alors elle tend vers +∞
1
Faux : contre-exemple 1− ou (−0, 5n ) ou (−e−n)
n
4) Si une suite tend vers +∞, alors elle n’est pas majorée.
Vrai. On revient à la définition de la divergence vers ∞. Pour tout entier A, aussi grand soit-il, il
existe un rang N au delà duquel tous les termes sont dans l’intervalle ] A ; +∞[.
5) Si une suite tend vers +∞ alors, elle est croissante.
Faux : contre-exemple (n + (−1)n ) ou (n + cos n).
Ce sont des suites qui oscillent mais qui restent supérieures à une suite qui tend vers +∞. Par
exemple n + (−1)n > n − 1 ou n + cos n > n − 1.
6) Toute suite bornée est convergente (c’est à dire possède une limite réelle).
Faux : contre-exemple (−1)n . Cette suite oscille sans se stabiliser.
7) Toute suite croissante non majorée tend vers +∞.
Vrai : voir ROC.
Vrai ou faux : au bac !
On considère une suite (un ), définie sur N dont aucun terme n’est nul.
2
On définit alors la suite (vn ) sur N par vn = − .
un
Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et proposer une démonstration pour la réponse
indiquée. Dans le cas d’une proposition fausse, la démonstration consistera à fournir un contre exemple. Une
réponse non démontrée ne rapporte aucun point.
1) Si (un ) est convergente, alors (vn ) est convergente.
Faux : si la suite (un ) tend vers 0, la suite (vn ) diverge.
Contre-exemple : un = 0, 5n
2) Si (un ) est minorée par 2, alors (vn ) est minorée par −1.
1
x 1 1 ×(−2) 2
Vrai : si ∀n ∈ N, un > 2 ⇒ 6 ⇒ − > −1
un 2 un
3) Si (un ) est décroissante, alors (vn ) est croissante.
1 2
Faux : si (un ) est décroissante alors est croissante et donc − est décroissante.
un un
2 2
Contre-exemple : un = −n − 1 décroissante et vn = − = décroissante.
−n − 1 n+1
4) Si (un ) est divergente, alors (vn ) converge vers zéro.
Faux : une suite qui diverge ne tend pas nécessairement vers l’infini, elle peut ne pas avoir de
limite.
2
Contre-exemple : un = (−1)n diverge et vn = − diverge aussi.
(−1)n
PAUL M ILAN TERMINALE S