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Origines et conditions de la traite négrière

Ce document décrit les origines de la traite négrière et de l'esclavage, ainsi que les conditions de vie des esclaves. Il mentionne que l'esclavage a commencé dans l'Antiquité et que la traite négrière a débuté au 15e siècle lorsque le Portugal a commencé à importer des esclaves d'Afrique. Les conditions de vie des esclaves étaient plus difficiles en Amérique qu'en Afrique.

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Origines et conditions de la traite négrière

Ce document décrit les origines de la traite négrière et de l'esclavage, ainsi que les conditions de vie des esclaves. Il mentionne que l'esclavage a commencé dans l'Antiquité et que la traite négrière a débuté au 15e siècle lorsque le Portugal a commencé à importer des esclaves d'Afrique. Les conditions de vie des esclaves étaient plus difficiles en Amérique qu'en Afrique.

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CHAPITRE I : LA TRAITE NEGRIERE ET SES CONSEQUENCES

Leçon 1: Les origines de la traite négrière (av la traite orientale) : 1h


OG1 : Connaître les débuts de l’esclavage et de la traite des hommes
OG2 : Connaitre les conditions de vie des esclaves

Introduction

On appelle traite négrière le commerce des noirs arrachés à leurs familles et


vendus comme esclaves.

Ce commerce était pratiqué par la plupart des Nations européennes mais aussi par
les arabes. Mais quelles sont les origines de la traite négrière ?

I) Les débuts de l’esclavage et de la traite négrière


1) les débuts de l’esclavage

L’esclavage a commencé depuis l’Antiquité. Il a été pratiqué par plusieurs


peuples, lorsqu’ils avaient un besoin important en main d’œuvre (domestique
manœuvre dans les champs ou dans les mines). Les civilisations antiques d'Inde et
de Chine employaient des esclaves, soit à des tâches domestiques dans les maisons
et les commerces, soit à de grands travaux de construction ou d'agriculture. Les
Égyptiens utilisaient des foules d'esclaves pour construire leurs palais et
monuments1.
En Afrique noire, l’esclavage aurait débuté avec la création des premiers Etats au
cours du premier millénaire après Jésus Christ. Les esclaves étaient soit des
prisonniers soit des individus qui été reconnus responsables de fautes graves (viol,
meurtre) ou soit les descendants d’esclaves.

Mot clés :

L’esclave est une personne privée totalement de sa liberté et considérée


comme une marchandise soumise entièrement à la volonté de son maître.
L’esclavage est l’exploitation d’un ou des esclaves.

2) Les débuts de la traite des hommes ou traite négrière

Le Portugal, qui manquait de main-d'œuvre agricole, fut le premier pays


européen à pratiqué la traite des esclaves au XVe siècle (en 1444) pour satisfaire
ses besoins en main-d'œuvre. Les Portugais, importaient annuellement, dès 1460,

1
Ouvrage d’art édifié en mémoire d’une personne ou d’un événement.
Page 1 sur 28
700 à 800 esclaves en provenance des comptoirs commerciaux ou des forts établis
sur la côte africaine. Pendant plus d'un siècle, le Portugal monopolisa ce trafic
africain.

Le Portugal fut suivi par l’Espagne. En effet, dans l'Amérique latine tropicale du
XVIe siècle, les colons espagnols obligèrent d'abord les populations locales (les
Amérindiens) à travailler la terre. Ces populations ne survivaient pas aux travaux
pénibles. En plus les nouvelles maladies introduites par les européens les
décimaient.

On commença alors à importer des esclaves africains dans les colonies espagnoles
d’Amérique. Selon les européens les africains résistaient mieux aux travaux forcés et
au climat de l’Amérique.

L'Angleterre se lança dans le commerce des esclaves à la fin du XVIe siècle. La


France, la Hollande, le Danemark se lancèrent également dans le commerce des
esclaves.

III) Les conditions de vie des esclaves


1) En Afrique :

Les conditions de vie des esclaves en Afrique n’étaient pas très rudes. Les
esclaves travaillaient pour leurs maîtres comme manœuvres agricoles
(agriculteurs), domestiques (notamment les esclaves de sexe féminin). Certains
exerçaient des métiers (commerçants, artisans…) au profit de leur maître. Par
contre, d’autres esclaves étaient incorporés dans l’armée.

En Afrique, les esclaves étaient intégrés à la famille de leur maître. Certains


pouvaient même être affranchis c’est-à-dire libérer de l’esclavage après avoir payé
leur maître en espèce ou en nature. Ou après avoir rendu un grand service à leur
maître. Les esclaves jouissaient donc de certains droits en Afrique.

2) En Amérique

En Amérique, les esclaves étaient des domestiques (notamment les


femmes), la plupart travaillaient dans les grandes plantations et dans les mines. Les
conditions de vie et de travail des esclaves étaient très dures. Ils étaient privés de
leur liberté et n’avaient aucun droit. En effet, ceux qui tentaient de s’enfuir étaient
amputés ou tués. Leur espérance de vie était très faible et il était exceptionnel
d’affranchir un esclave. Même étant libre, l’esclave demeurait toujours un être
inférieur soumis à la volonté des blancs.

Page 2 sur 28
Conclusion

L’esclavage a débuté dans l’Antiquité, cependant la traite négrière a débuté au XVe


siècle. Suite à un déficit en main d’œuvre agricole, le Portugal fut le premier pays
européen à pratiqué la traite des esclaves.

Les conditions de vie et de travail des esclaves étaient plus rudes en Amérique qu’en
Afrique, ou les esclaves jouissaient de certains droits.

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Leçon 2 : La traite orientale
OG1 : Connaître les zones de la traite négrière
OG2 : Comprendre l’évolution de la traite orientale

Introduction

La traite des noirs n’a pas débuté au XVe siècle. En effet, avant la traite Atlantique, il
a existé un commerce des noirs en direction du monde arabo-musulman appelé
traite Orientale. Cette traite souvent peu évoquée a été la plus longue.

I) Les zones de la traite


1) En Afrique

La traite orientale a touché une vaste zone qui s’étend de l’Afrique subsaharienne à
l’Afrique de l’Est en passant par le Soudan.

Parmi les grandes villes impliquées dans ce commerce en Afrique, on peut citer :

- Gao ; Tombouctou ; Aoudaghost en Afrique subsaharienne


- Marrakech, Alger, Tripoli, le Caire ; en Afrique du Nord
- Mogadiscio ; Zanzibar Kilwa (Tanzanie), sofola (Mozambique) ; en
Afrique Orientale.
Les esclaves étaient capturés en Afrique orientale et occidentale avant d’être
acheminés vers l’Afrique du Nord ou vers les autres grandes villes du monde
musulman par voie maritime ou à travers le désert.

2) Dans le monde arabo-musulman

Les esclaves étaient vendus dans les grandes villes de l’empire musulman. Ainsi on
revendait les esclaves dans des villes comme la Mecque ; Aden (Yémen) ou
Mascate (Oman). On trouvait également des esclaves dans les provinces
musulmanes de l’Afrique du Nord et jusqu’en Inde.

II) L’évolution de la traite orientale


1) Les débuts de la traite orientale

La traite orientale a été la plus longue en durée. Elle a débuté au VIIe siècle. En
effet, en 652 un générale arabe nommé Abdallah Ben Sayd contraint les Nubiens a
lui livrer un tribut annuel de 325 esclaves. Les esclaves étaient utilisés dans les
mines de sel, mais également comme domestiques.

Page 4 sur 28
2) L’évolution de la traite orientale

La traite orientale s’est peu à peu renforcée au fur et à mesure que l’empire
musulman s’agrandissait. Les noirs n’ont pas été les seuls concernés par la traite
orientale, on y trouvait aussi des populations blanches. La traite orientale a atteint
son apogée entre le XVe siècle et le XIXe siècle.

La conquête coloniale de l’Afrique au XIXe siècle contribua au déclin de ce


commerce. C’est en 1920 que le dernier marché des esclaves fut fermé au Maroc. La
traite orientale a touché environ 17 millions de noirs.

Conclusion

La traite orientale ou arabe a commencé au VIIème siècle. Les esclaves


étaient capturaient en Afrique occidentale et orientale et revendus ensuite en Afrique
du Nord et au Moyen Orient. La traite orientale s’est poursuivie jusqu’au XIXème
siècle.

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Leçon3 : Les premiers comptoirs européens et le début du
triangulaire
OG1 : Connaître les premiers comptoirs européens en Afrique (1h)
OG2 : Comprendre le début du commerce triangulaire (1h)
Introduction
Avant le moyen âge (avant 1492), les contacts entre européens et africains
étaient peu nombreux. Mais à partir du XVe siècle, la création de comptoirs sur les
côtes africaines renforcent les contacts entre l’Afrique et l’Europe.

Moyen âge : 476-1492

I) Les premiers comptoirs européens en Afrique


Au moyen âge, les européens voulaient augmenter les échanges
commerciaux avec l’Asie en passant par l’Afrique. Mais les navires européens étaient
très souvent attaqués par les pirates. Les européens décident alors de créer sur les
côtes africaines des comptoirs. Les comptoirs sont des établissements
commerciaux servaient d’entrepôts et de lieu d’échange entre les européens et
les africains, ils servaient également comme points d’escale pour les navires
européens. Les européens s’intéressaient surtout aux métaux précieux tels que l’or.
Mais à partir du XVIe siècle, les européens se tournèrent vers d’autres richesses
telles que l’ivoire, la cire2, les épices et les esclaves. Ainsi plusieurs comptoirs
furent construits par les européens notamment sur les côtes africaines.

 Les portugais contrôlaient entre le XVe et le XVIIe siècle, des comptoirs


situés au Maroc, sur les îles du Cap Vert, à l’embouchure des fleuves Sénégal
et Gambie, à El Mina dans le Golfe du Benin et en Angola.
 Les Hollandais installèrent des Comptoirs dans le golfe du Bénin et en
Afrique Orientale.
 Les Français s’installèrent en Algérie, en Tunisie, au Sénégal (à Saint Louis
,1638 ; à Gorée 1677) dans le Golfe du Bénin et à Madagascar.
 Les britanniques s’installèrent en Gambie, en Sierra Leone et dans le Golf du
Benin. Ils dominaient le commerce africains de la fin du XVIIe siècle jusqu’au
milieu du XIXe siècle.
 Les Danois et les Allemands fondèrent également quelques comptoirs.

2
Substance sécrétée par les abeilles et qu’on utilise pour faire fabriquer des bougies, des moulages,
les médicaments….

Page 6 sur 28
II) Les débuts du commerce triangulaire
Avant 1492, les européens venaient en Afrique pour chercher des produits
comme l’or, l’ivoire, les épices. Mais la découverte de l’Amérique en 1492 changera
les choses. En effet, les européens accordent plus d’intérêt au Nouveau monde à
cause de ses nombreuses richesses naturelles.

Les européens décident donc en plus des métaux précieux d’exploiter les produits
tropicaux comme le tabac, le café, la canne à sucre, le coton, le cacao, etc. Ils font
alors travailler les amérindiens dans les mines et les plantations mais ces derniers
résistent difficilement aux travaux pénibles (durs). En plus, les nouvelles épidémies
introduites par les européens provoquaient une forte mortalité au sein de la
population amérindienne, en effet au cours du XVIème siècle environ 95% de la
population amérindienne disparut. Face à cette situation le besoin d’une main
d’œuvre étrangère se faisait sentir. C’est ainsi que les européens se tournèrent à
nouveau vers l’Afrique pour trouver des esclaves qui remplaceront les amérindiens
dans les plantations et les mines américaines. Selon les européens, l’Afrique
possédait une population nombreuse et un climat proche de celui de l’Amérique. Ils
pensaient donc que les africains n’auraient pas du mal à s’adapter. Ainsi débute le
commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

Conclusion

Au XVème siècle une nouvelle route commerciale est découverte : la route


des Indes. Elle entraine la mise en place des premiers comptoirs européens en
Afrique. Mais la découverte puis la mise en valeur de l’Amérique sera à l’origine d’un
nouveau type de commerce entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique : le commerce
triangulaire.

Page 7 sur 28
Leçon 4 : Le commerce triangulaire
OG1 : Connaître les itinéraires du commerce triangulaire
OG2 : Connaître la nature des produits échangés

Introduction

Au XVIème siècle, la mise en valeur de l’Amérique par les européens


provoque un commerce entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique baptisé commerce
triangulaire. Car l’itinéraire entre les trois (03) continents forme un triangle.

I) La nature des produits échangés


Le commerce triangulaire a débuté au XVIème siècle et a atteint son apogée
entre les XVIIème et XVIIIème siècle. Le monopole de ce commerce a tour à tour
été détenu par les portugais au début du XVIème siècle, les hollandais de la
seconde moitié du XVIème au début du XVIIème siècle, les français dans la
seconde moitié du XVIIème siècle et les anglais à partir du XVIIIème siècle.
Des navires européens appelés navires négriers quittaient les ports européens
chargés de produits comme les tissus, les armes à feu, l’alcool, etc. pour l’Afrique.

Une fois en Afrique, ces produits étaient échangés contre les esclaves à travers le
système de troc. Les esclaves étaient alors cheminés en Amérique où ils étaient
vendus. Les navires repartaient enfin vers l’Europe les cales remplis de produits
tropicaux comme le sucre, le tabac, le café, le cacao etc.

II) L’itinéraire du commerce triangulaire


1) Le départ en Europe

Des navires sont chargés de marchandises tels que les pistolets, les verreries,
l‘alcool, les tissus, etc. dans les grands ports européens comme Nantes (le premier
port négrier d’Europe), La Rochelle et Le Havre en France, ou Londres, Bristol et
Liverpool au Royaume-Uni. Une fois remplis, les navires prennent la mer en direction
des côtes d’Afrique notamment d’Afrique occidentale.

1) L’achat des esclaves en Afrique

Les européens achetaient les esclaves en Afrique par l’intermédiaire des


chefs locaux qui vivaient le long des côtes.

Les chefs africains fournissaient aux européens des prisonniers de guerre et des
mauvais sujets. Mais peu à peu, il fallait recourir à la guerre pour capturer plus
d’esclaves autour des zones côtières mais aussi à l’intérieur du continent afin de
satisfaire la demande d’esclaves de plus en plus forte.

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L’achat des esclaves se faisait par le système du troc (échanger un bien contre un
autre). Les esclaves étaient souvent enfermés dans des cages avant l’arrivée des
européens. Avant d’acheter un esclave les européens le faisaient examiner par un
médecin pour vérifier son état de santé. Souvent après la visite médicale, les
3
esclaves étaient marqués au fer à l’aide de l’insigne de l’acheteur.

2) L’acheminement vers l’Amérique

La traversée de l’océan coutait la vie à de nombreux esclaves. Avant


d’embarquer dans les navires, les esclaves étaient souvent enchaînés par lot. Dans
les navires, les hommes et les femmes étaient séparés. Certains navires négrier
pouvaient embarqués 500 à 600 esclaves. La traversée de l’océan Atlantique dure
en moyenne entre 1 (un) et 3 (trois) mois.

Les conditions du voyage sont très rudes pour les esclaves. Ils étaient entassés
comme des animaux dans le navire, en moyenne, 15 % d’entre eux mouraient au
cours du trajet.

Lorsque les navires négriers atteignent les ports américains (comme celui de Rio de
Janeiro, au Brésil, le plus grand port négrier au monde), les Africains déportés sont
vendus sur des marchés aux esclaves, notamment aux propriétaires de plantation.

Avant d’acheter des esclaves, les acheteurs les examinaient en détail. Et les
quelques familles encore regroupées étaient séparées sans espoir de se retrouver.

3) Le retour en Europe

Une fois Vidés, les bateaux sont alors chargés de tabac, coton, sucre, or etc., issus
des plantations et mines esclavagistes. Les navires reprennent alors la mer pour
la dernière étape de leur voyage vers l’Europe. Lorsqu’ils atteignent les ports
européens, ils vendent le contenu de leur cargaison4. Un nouveau cycle de ce
commerce triangulaire peut alors commencer.

Conclusion

Le commerce triangulaire s’est déroulé entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.


Les européens ont tiré profit de ce commerce jusqu’au XVIIIème siècle.

3
Signe distinctif
4
Ensemble des marchandises transportées par un navire, un avion ou un camion.

Page 9 sur 28
Leçon 5 : L’abolition de la traite négrière
OG1 : Connaître les causes de l’abolition de la traite
OG2 : comprendre les étapes de l’abolition de la traite

Introduction

L’abolition de la traite négrière c’est sa suppression afin d’accorder aux


esclaves leurs liberté.

Les mouvements abolitionnistes se sont manifestés en Grande Bretagne, en France


et aux Etats-Unis au début du XVIIIème siècle.

Quels sont les causes et les Etats de l’abolition de la traite négrière ?

I) Les causes de l’abolition de la traite négrière


1) Les révoltes d’esclaves

Les esclaves ont été les premiers à manifester pour l’abolition de l’esclavage.
Cette manifestation se faisait à travers des révoltes individuelles et collectives.

a) Les révoltes individuelles

Les révoltes individuelles consistaient à trouver des stratégies pour ne plus


travailler. Comme stratégie individuelles on peut citer : la simulation de maladie, le
sabotage du matériel de travail, les mutilations volontaires, la fuite, le suicide,
l’empoisonnement du maître, l’avortement pour ne pas donner naissance à un
esclave.

b) Les révoltes collectives

Les révoltes collectives se résument aux conflits entre esclaves et maître.


Comme révoltes collectives on peut citer :

La révolte des esclaves de Saint Domingue en 1791 dirigée par Toussaint


Louverture (ancien esclave) aboutira à la création de la république noire d’Haïti.
(Haïti est un pays d’Amérique centrale)

 La révolte des esclaves aux Etats Unis (Etats du Sud) en 1831dirigée par Nat
Turner.

Toutes ces révoltes vont entrainer une prise de conscience et la naissance de


mouvements abolitionnistes.

2) Les mouvements abolitionnistes

Vers la fin du XVIIIème la traite négrière devient moins rentable (peu de


bénéfices).

Page 10 sur 28
La population noire d’Amérique s’accroissait rapidement, ce qui entrainait la
disponibilité de la main d’œuvre sur place.

En Europe, l’opinion publique dénonçait de plus en plus la traite. C’est ainsi que :

 En Grande Bretagne, le mouvement abolitionniste dirigé par William


Wilberforce se constitue dans les années 1780.
 En France, les abolitionnistes tel que Victor Schœlcher sont regroupés au
sein de la Société de morale chrétienne et de la Société pour l’abolition de
l’esclavage. Mais au paravent en 1789 la « société des amis des noirs » fut
créée.
 Aux Etats Unis plusieurs mouvements abolitionnistes voient le jour. En 1833,
William Lloyd Garrison crée la « Société américaine antiesclavagiste »

En 1839, un groupe dirigé par Birney a fondé le premier parti politique


antiesclavagiste : « le Liberty Party »

Les frères Tappan fondent, en 1840, l’American and Foreign Anti-Slavery


Society (la Société antiesclavagiste américaine et internationale), qui
connaît un succès considérable.

Dans ces comités de lutte contre l’esclavage on retrouvait des religieux (l’Abbé
Grégoire, d’homme d’église français), les philosophes (Voltaire, philosophe français),
des politiciens (Victor Schœlcher, politicien français), de simples citoyens.

Après de nombreuses luttes, les abolitionnistes finissent par obtenir l’abolition de la


traite négrière au début du XIXe siècle.

II) Les étapes de l’abolition de la traite négrière


1) L’abolition de la traite négrière en Europe

À partir du XVIIIe siècle, la traite des Noirs commencent à faire l’objet de critiques en
Europe. En effet, des communautés chrétiennes jugent le trafic des êtres humains
contraire aux lois de Dieu ; des esclaves affranchis par leur maître, c’est-à-dire
libérés décrivent les souffrances qu’ils ont vécu. Ainsi, l’idée de l’abolition de
l’esclavage se propage en Europe, notamment par le biais des philosophes
(penseurs).

Le Danemark est le premier pays européen à voter une loi contre la traite des Noirs,
en 1792. Le Royaume-Uni aboli l’esclavage en 1807. Cependant, la pratique de
l’esclavage persiste dans les colonies britanniques jusqu’en 1833. Il faut attendre
1848 pour que les esclaves français recouvrent leur liberté et 1863 pour les esclaves
hollandais.

Victor Schœlcher [(1804-1893), homme politique français, père de l'abolition de


l'esclavage dans les colonies françaises (1848)].

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2) L’abolition de la traite négrière en Amérique

Dans les États du Nord des États-Unis, l’importation de nouveaux esclaves est abolie
en 1808. Cependant, dans les États du Sud, où l’économie repose sur les
plantations, les grands propriétaires de plantations s’opposent à l’abolition de
l’esclavage. Le désaccord entre les États du Nord et ceux du Sud provoque une
guerre civile, appelée la guerre de Sécession qui a eu lieu entre 1861 et 1865. La
victoire des Etats antiesclavagiste du Nord, rend l’esclavage illégal. Malgré tout, la
traite des Noirs s’est poursuivie durant un temps dans la clandestinité.

Au Brésil, l’esclavage n’est aboli qu’en 1888.

Conclusion

La traite négrière a été abolit au XIXe siècle grâce aux révoltes d’esclaves et
aux mouvements abolitionnistes. Mais malgré cette abolition le trafic illicite
d’esclaves a perduré sous la forme du commerce du bois d’ébène jusqu’à fin du XIXe
siècle.

Page 12 sur 28
Leçon 6 : Les conséquences de la traite négrière en Afrique
OG1 : Comprendre les conséquences sociales et démographiques de la traite en Afrique (1h)
OG2 : Comprendre les conséquences politiques et économiques de la traite en Afrique (1h)

Introduction

La traite négrière a entrainé la déportation de 50 à 100 millions de noirs en


Amérique entre le XVIe et le XIXe siècle. Ce trafic inhumain a eu plusieurs
conséquences en Afrique.

I) Les conséquences démographiques et sociales de la traite en


Afrique
1) les conséquences démographiques

Sur le plan démographique il est presque impossible de donner le nombre


précis d’esclaves africains déportés en Amérique. On estime que pour 100 esclaves
arrivés en Amérique l’Afrique en a perdu 200.

Entre le XVIe et le XIXe siècle, l’Afrique a perdu 50 à 100 millions d’Hommes. Cette
perte a affecté l’équilibre démographique de l’Afrique. La natalité et les densités ont
chuté à cause des guerres intertribales et intra-tribales. La mortalité infantile a
augmenté à cause de la séparation des enfants de leurs parents.

La répartition spatiale de la population a beaucoup été perturbée à cause des


déplacements nombreux et incessant à la recherche très souvent de sites refuges ou
défensifs tels que les zones montagneuses, les grottes, les forêts….

2) Les conséquences sociales

Sur le plan social la traite négrière a provoqué de grands changements. De


nouvelles classes de marchands d’esclaves se sont enrichies. Les chefs africains qui
s’opposaient à eux ont perdu leurs prestiges (autorités) auprès de leurs sujets. Soit
parce qu’ils ont subi des défaites ou soit parce qu’ils sont devenus des collaborateurs
forcés ou non des trafiquants d’esclaves.

II) Les conséquences politiques et économiques de la traite en


Afrique
1) Les conséquences politiques

Sur le plan politique la chasse aux esclaves créa un état permanent de


violence. La vente des esclaves permettait aux trafiquants d’acheter des armes à feu
(fusils) et de les utilisés pour capturer plus d’esclaves. Ainsi les armes à feu se
répandirent dans toute l’Afrique noire provoquant des guerres intra et intertribales. La
traite négrière a également entrainé le déclin de certains empires africains.

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2) Les conséquences économiques

Sur le plan économique, la traite négrière a désorganisé l’économie de


l’Afrique. L’agriculture a été très affectée (baisse de la production agricole). Cela dû à
la déportation de la plupart des bras valides. On également l’abandon des activités
économique traditionnelles (l’élevage, l’artisanat…) au profit du commerce des
esclaves. La vente des esclaves n’a pas enrichi l’Afrique, bien au contraire le troc lié
à la traite était un véritable vol des richesses de l’Afrique. En effet contre les produits
précieux tels que l’or, l’ivoire ; les européens donnaient des produits sans grandes
importance tels que les vieux vêtements, de l’alcool, de la pacotille (miroir), etc.

Enfin la traite négrière a permis d’introduire en Afrique de plantes venues


d’Amérique telles que le tabac, l’arachide, le maïs, le cacao, le manioc etc.

Conclusion

Après 4 siècles de pratique, la traite négrière a entrainé de nombreuses


conséquences en Afrique, notamment le dépeuplement et l’appauvrissement du
continent.

Page 14 sur 28
Leçon 7 : Les conséquences de la traite négrière en Europe et en
Amérique

OG1 : Comprendre les conséquences de la traite négrière en Europe


OG2 : Comprendre les conséquences de la traite négrière en Amériques

Introduction

La traite négrière a appauvri et dépeupler l’Afrique, elle a cependant enrichit d’une


manière générale les continent Américains et Européen.

I) Les conséquences de la traite négrière en Europe


1) Les conséquences économiques

La traite négrière a permis à l’Europe de réaliser d’importants profits (bénéfices).


Grace à la traite, de nombreux ports se sont développés : Les ports de Bordeaux et
Nantes en France, le port d’Amsterdam aux Pays Bas. La traite a permis en outre
d’approvisionner l’Europe en matières premières. Elle a également permis
l’accumulation d’énormes capitaux qui ont donné un élan à l’industrialisation des
pays européens au XIXe siècle.

L’Afrique a donc participé malgré elle au développement économique de l’Europe.

2) Les conséquences sociales

La traite négrière a divisé l’Europe entre partisans de l’esclavage et les opposants à


l’esclavage. On peut également noter le développement du racisme.

II) Les conséquences de la traite négrière en Amérique


1) Les conséquences démographiques

Plusieurs millions de noirs ont été déportés en Amérique. Après l’abolition de


l’esclavage, plusieurs noirs sont restés en Amérique. Ils constituent de nos jours une
importante communauté.

La traite négrière a cependant été à l’origine de la baisse de la population


amérindienne, car elle était souvent décimée pour laisser la place à la main d’œuvre
noire.

2) Les conséquences économiques

Le travail des noirs a permis le développement du continent américain. L’économie


brésilienne s’est construite à partir du travail des millions de noirs dans les
plantations. La sueur et le sang des millions d’esclaves ont permis l’accumulation des
capitaux nécessaire au développement de l’économie américaine.

Page 15 sur 28
3) Les conséquences sociales

Nous avons le développement de styles musicale d’origine africaine (le negro-


spiritual, le Jazz, reggae), mais aussi de danses (la salsa) et de religion (la vaudou).
On a également le soulèvement des noirs qui a abouti à la création de la république
noire d’Haïti.

Les noirs ont cependant été victime de ségrégation raciale. Cette politique raciste est
d’actualité de nos jours.

Conclusion

Les conséquences de la traite négrière ont été généralement positives en Amérique


et en Europe. En effet, la traite a entrainé un développement économique des deux
continents.

Page 16 sur 28
LA METHODOLOGIE DE LA SYNTHESE EN HISTOIRE-GEOGRAPHIE

La synthèse est exercice qui couvre un vaste champ d’étude et concerne


généralement plusieurs chapitres du programme. Traiter un sujet de synthèse revient
à agencer de manière cohérente les arguments qui constituent la réponse à la
question posée.

La formulation d’un sujet de synthèse peut ne pas être à la forme interrogative.


Exemple : Quelles sont les causes et les conséquences démographiques et sociale
de la traite négrière en Afrique ? Ou encore : Après avoir évoqué les causes de la
traite négrière en Afrique, donner ses conséquences démographique et sociale en
Afrique. Ou encore : Les causes et les conséquences démographiques et sociale de
la traite négrière en Afrique.

Tout sujet de synthèse doit comporter obligatoirement une introduction, un


développement et une conclusion.

I) L’introduction

1) Comment réussir l’introduction ?

Tout comme l’ensemble du devoir, l’introduction doit être rédigée avec soin. Elle doit
comporter les étapes suivantes :

a) Amener vers le sujet : cela consiste à aborder toute idée ayant un


rapport avec le sujet, mais qui permet de l’éclairer.
b) Poser le problème : c’est-à-dire aboutir à la question posée
c) Annoncer le plan : indiquer les différentes étapes du développement
NB : laisser deux carreaux avant d’entamer l’introduction.

2) Exemple d’introduction
Sujet : Les causes et les conséquences démographiques et sociales de la traite
négrière en Afrique.

Amener le sujet : La traite négrière est le commerce des noirs arrachés à leur
famille et vendu comme esclaves.

Poser le problème : Plusieurs raisons sont à l’origine de la traite négrière, elle n’a
pas été exempte de conséquences pour le continent africain.

Annonce du plan :

 Quelles sont les causes de la traite négrière ? Quelles ont été ses
conséquences démographique et sociale en Afrique.

Page 17 sur 28
 Après avoir évoqué les causes de la traite négrière en Afrique, nous
donnerons ses conséquences démographiques et sociales en Afrique.

L’Introduction en intégralité

La traite négrière est le commerce des noirs arrachés à leur famille et vendu
comme esclaves. Plusieurs raisons sont à l’origine de la traite négrière en Afrique,
elle n’a pas été exempte de conséquences pour le continent africain. Quelles sont
les causes de la traite négrière en Afrique ? Quelles ont été ses conséquences
démographique et sociale en Afrique ?

II) Le développement

1) Comment réussir le développement ?

Le développement consiste à expliquer en suivant le plan annoncé dans


l’introduction. Il doit comporter au minimum deux (2) parties et au maximum trois
parties. Pour certains types de sujet les différentes parties sont suggérées par
l’énoncé. Pour d’autres types de sujet, ce n’est pas le cas.

Dans tous les cas, il ne s’agit pas de faire une énumération mais
d’argumenter. Par exemple pour le sujet ci-dessus, il faudra d’abord expliquer les
causes de la traite négrière et ensuite expliquer ses conséquences démographiques
et sociales en Afrique.

Chaque partie correspond à un paragraphe, débuter chaque paragraphe en


laissant deux carreaux. On passe d’une partie à une autre en sautant une ligne.
Cependant, les différentes parties doivent être reliées par des phrases de transition.

Entre l’introduction et le développement, il convient de laisser deux (2) lignes


d’écart, de même entre le développement et la conclusion.

2) Esquisse de développement

Plusieurs raisons sont à l’origine de la traite négrière, en effet au XV e siècle


les européens découvrirent le continent américain. Ils décidèrent d’exploiter ses
immenses richesses. Les populations locales notamment les amérindiens furent
utilisées pour cela. Mais les Amérindiens résistèrent difficilement aux travaux
pénibles, en plus elles refusèrent de se soumettre à la volonté des colons. C’est ainsi
que les européens décidèrent de venir chercher des esclaves en Afrique. Car selon
eux les africains en plus d’être nombreux résistaient plus aux travaux pénibles, ils
étaient également dociles selon eux. Ainsi entamer, la traite négrière provoqua de
nombreuses conséquences notamment démographiques et sociales en Afrique.

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Sur le plan démographique, il est presque impossible de donner un chiffre
exact du nombre d’esclaves africains déportés en Amérique. L’Afrique aurait perdu
entre 50 et 100 millions d’hommes à cela s’ajoute la perturbation de l’équilibre
démographique et de la répartition spatiale de la population. Sur le plan social, de
nouvelles classes de riches marchands d’esclaves sont apparus. On note également
que nombreux chefs ont perdus leurs autorité soit parce qu’ils se sont imposés aux
marchands d’esclaves ou soit parce qu’ils sont devenus des collaborateurs forcés ou
non des marchands d’esclaves.

III) La conclusion

1) Comment réussir la conclusion ?


La conclusion répond clairement et définitivement à la question posée. Elle doit
être le bilan du développement, ce n’est pas l’occasion de faire de nouveaux
développements. Attention, le bilan doit être une synthèse et non une paraphrase du
développement. Le bilan peut cependant déboucher sur une ouverture, c’est-à-dire
une autre question. Entamer la conclusion en laissant deux carreaux.

2) Esquisse de conclusion

a) Le bilan : La découverte de l’Amérique au XV e siècle puis sa mise en


valeur de par les européens est à l’origine du début de la traite négrière
en Afrique. L’Afrique a perdu 50 à 100 millions de ses fils et filles,
l’autorité des chefs africains a été bafouée.

b) L’ouverture : la traite négrière n’a telle pas eu de conséquences en


Amérique ou en Europe ?

3) La conclusion en intégralité

La découverte de l’Amérique au XV e siècle puis sa mise en valeur de par les


européens est à l’origine du début de la traite négrière. L’Afrique a perdu 50 à 100
millions de ses fils et filles, l’autorité des chefs africains a été bafouée. La traite
négrière n’a telle pas eu de conséquences en Amérique ou en Europe ?

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LE COMMENTAIRE DE DOCUMENT

En quoi consiste le commentaire ?


Le commentaire de document consiste à expliquer un document accompagné
de questions. La réponse aux différentes questions fait appel au document lui-même,
au cours ou aux connaissances propres.

Il existe plusieurs types de commentaires (commentaire de carte, commentaire de


graphique, commentaire de texte….). Le commentaire de texte présente un caractère
original et a un intérêt particulier.

Pour commenter un texte, il y a des principes généraux à observer. Le commentaire


de texte comporte trois (03) parties.

 L’Introduction : il s’agit de présenter le texte.


 Le développement : il s’agit de répondre de manière cohérente aux
différentes questions par ordre.
 La Conclusion : il s’agit de dégager l’intérêt du texte.

I) L’Introduction
Pour réussir l’introduction il faut respecter les étapes suivantes :

1) La nature du texte

Le texte peut être un décret, un extrait d’ouvrage, un discours, un article de presse


etc.

2) L’origine du texte

Il s’agit des références portées en bas du texte.

3) Le ou les destinataires

Le ou les destinataires peut/peuvent être un particulier ; l’opinion nationale ou


internationale, les lecteurs d’un journal ou d’un magazine…

4) L’idée générale

C’est un bref résumé du contenu du texte. Et pour le trouver on peut se poser la


question suivante : De quoi parle le texte ?

5) Le plan

Le plan doit être bâti en fonction des questions posées.

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6) Ce qu’il faut éviter dans l’introduction du commentaire de document.

Evitez les parenthèses, les tirets, les exemples, les explications dans
l’introduction, les abréviations, les ratures et surcharges.

II) Le développement
Le développement est l’explication du document. Il est basé sur les questions
qui suivent le document et auxquelles l’élève doit répondre.

1) Ce qu’il faut faire dans le développement

 Il faut répondre aux différentes questions par ordre.


 Chaque question doit être développée dans un paragraphe.
 Laissez au moins deux carreaux avant de commencer un paragraphe.
 Reliez les différentes parties (paragraphes) par des phrases de transitions.
 Mettre entre parenthèses les passages du texte que vous citez et auxquels
vous apportez des explications.

2) Ce qu’il ne faut pas faire dans le développement

Dans le développement, il faut éviter :

 La paraphrase

C’est le faite de recopier un passage du texte comme réponse à une question.

 La numérotation :

Ne numérotez pas les réponses aux questions.

 Evitez les abréviations, les tirets et autres signes personnels.


 Evitez de déverser vos connaissances des cours qui n’ont pas de rapport avec
les réponses demandées.

3) Exercice d’application

III) Conclusion
1) Comment réussir la conclusion

La conclusion est une partie essentielle du commentaire. Elle permet


d’apprécier le texte et elle comporte en général trois parties :

 L’intérêt du texte

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On peut obtenir l’intérêt du texte en se posant la question suivante : Qu’est-ce que le
texte nous appris?

 Les limites du texte

Il s’agit de faire ressortir le ou les insuffisances du texte.

 La portée du texte (Second cycle)

Il s’agit de dégager l’impact du texte sur le cours de l’histoire.

2) Exercice d’application

Exercice d’application

L’esclavage était en usage en Afrique et l’on distinguait en gros les


esclaves de case et les esclaves de guerre (…). L’esclavage était surtout
développé dans les régions où l’économie était prospère. Des princes ou de
grands marchands pouvaient posséder des troupes de 100 à 200 esclaves.

Mais en général l’esclave était rapidement intégré à la famille. Sa


condition servile ne faisait pas de lui un exclu de la société. Il avait des droits
civiques et plus encore des droits de propriété (…) Avec le XVe siècle s’ouvre
une autre ère : celle de la traite atlantique. En effet, l’Amérique était devenue un
nouveau monde à mettre en valeur. De plus les brillantes civilisations Inca et
Aztèque avaient été sauvagement décapitées. Ils succombaient aux travaux
pénibles des plantations. Les Casas vint plaider leur cause en Europe. On lui
proposa de remplacer les Indiens par des Noirs plus robustes dociles et
acclimatés aux régions tropicales (…).

Joseph KI-ZERBO, Histoire de l’Afrique Noire


Paris, Hatier, 1978, pp208 – 209.

Questions

1) Quelles étaient les conditions de vie des esclaves en Afrique ?

2) Quelles sont les causes de la traite négrière ?

3) quelles ont été les conséquences démographiques de la traite négrière en


Afrique ?

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Développement

Les esclaves étaient bien traités en Afrique, ils faisaient partis de la société et ils avaient
des droits. Ils pouvaient même intégrés les familles de leurs maîtres. Les esclaves africains seront
plus tard déportés en Amérique, grâce à la traite Atlantique. Quelles sont les causes de la traite
Atlantique ?

Après la découverte de l’Amérique en 1492, les Européens décidèrent de la mettre en


valeur, les Amérindiens utilisés pour cette tâche ne résistaient pas aux travaux pénibles. Les
européens décidèrent alors de les remplacer par les noirs, qui résistaient mieux et plus ils étaient
forts et non violents. La traite Atlantique a eu plusieurs conséquences en Afrique. Quelles ont été
les conséquences démographiques ?

L’Afrique a perdu 50 à 100 millions de fils et filles. La traite a entrainé le dépeuplement de


l’Afrique.

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CHAPITRE II : L’AFRIQUE DU XVII EME SIECLE AU DEBUT DU
XIX EME SIECLE

Leçon 1 : L’évolution des Etats et des peuples du Burkina Faso


OG1 : Comprendre l’évolution socio-politique des peuples de l’Ouest et du Sud du Burkina
0G2 : Comprendre l’évolution socio-politique du Gwiriko et du Kénédougou
OG3 : Comprendre l’évolution socio-politique des royaumes mossé
OG4 : Comprendre l’évolution socio-politique des royaumes Gulmantché
OG5: Comprendre l’évolution socio-politique de l’Emirat Peulh du Liptako et du Guelgodji

Introduction

L’évolution des Etats et peuples du Burkina Faso est mieux connu grâce au
développement de la recherche archéologique.

I) L’évolution socio-politique des peuples de l’ouest et du sud


du Burkina Faso

A la fin du XIX è siècle, les Dafing et les Samo ont maintenu l’indépendance
de leur territoire malgré la menace des Peul et des Moose. Les Dafing et les Samo
étaient organisés en villages autonomes.

Plus au sud, les gurunsi maintiennent également leur indépendance malgré les
attaques répétées des moose. Mais l’ouest et le sud du Burkina Faso seront conquis
par les français au XIX è siècle finissant (1897).

II) L’évolution socio-politique du Gwiriko et du Kénédougou

Au XVIII è siècle, l’ouest du Burkina Faso en dehors des pays Lobi et Birifor
et d’une partie du pays Dagara est passé sous domination du roi de Kong (Côte
d’Ivoire) Sekou Wattara. Famagan Wattara, frère de Sekou Wattara s’installe à Sya
(Bobo-Dioulasso) et fonde le Gwiriko. Au XIX è siècle, l’empire de Kong est en
déclin, le Gwiriko est également déchiré par des conflits internes. En 1825, des
Traore fondent sur les cendres de l’empire de Kong, le royaume du Kénédougou. De
1887 à 1888, Tyeba Traore alors roi du Kénédougou, résiste à Samory. Mais son
frère Babemba (de 1893 à 1896) ne resistera pas à la révolte des peuples soumis
notamment les Turka.

Le Kénédougou disparaît avec la conquête de Sikaso (Mali) par les Français en


1898.

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III) L’évolution socio-politique des royaumes moose
A la fin du XIX è siècle, les royaumes moose faisaient partis des des
royaumes les plus stables d’Afrique occidentale. Le territoire moaga est constitué de
trois principaux royaumes : les royaumes du Yatenga, de Ouagadougou et de
Tenkodogo.

Après le règne de Naaba Kango (1757-1787) l’histoire du royaume du Yatenga est


marquée des conflits de succession de plus en plus grave. En effet, Naaba Baogo
(1885-1894) meurt à la batail de Tyu (mai 1894), son adversaire Naaba Bulli (1894-
1899) lui succédera.

Le royaume de Ouagadougou dont le roi est le Moogo Naaba connait également des
conflits internes mais ces conflits ne menaceront pas la stabilité du royaume de
Ouagadougaou jusqu’à la veille de la conquête coloniale. Il en est de même pour le
royaume de Tenkodogo.

IV) L’évolution socio-politique des royaumes Gulmantché, de


l’Emirat peul du Liptako et du Gelgodji

Autour de Nougou (Fada N’Gourma), a été fondé les royaumes Gulmantché.


A la tête de ces royaumes se trouvait le Numbado qui exerçait directement son
pouvoir sur la région du Nungu. Les différents royaumes étaient pratiquement
indépendants du pouvoir central détenu par le Numbado. Les royaumes gulmantché
entretenaient de bons rapports avec les moose, contrairement à l’Emirat peul du
Liptako et du Gelgodji.

Au XVIII s, les peul Jelgoobé conquièrent le Lurum (territoire des Kurumba) et


mettent en place trois chefferies rivales autour de Djibo, Baraboulé, Tougoumayel.
Vers 1810, les peul Ferobé dans le cadre de la Jihad (guerre sainte) déclenché par
Ousmane Dan Fodio dans le Nord du Nigeria, chassent les gulmantcheba de Koala
et édifie l’émirat du Liptako avec pour premier émir Ibrahim Seydou.

Conclusion

La mise en place des Etats et du peuplement du Burkina est relativement


récente. Ces populations sont en grande majorité issues de différentes migrations à
partir des états voisins.

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Leçon 2 : L’évolution des peuples des peuples et des Etats
Soudano Sahéliens
OG1 : Comprendre l’évolution socio-politique des théocraties Toucouleurs et Peulh
OG2 : Comprendre l’évolution socio-politique du royaume bambara de Ségou
OG3 : Comprendre l’évolution socio-politique du royaume de Kong

Introduction

La Théocratie est un mode de gouvernement ou le pouvoir est exercé par les


représentants de Dieu. Au XIX è siècle l’expansion de l’islam en Afrique entraine la
naissance de plusieurs Etats dont certains étaient théocratiques.

I) L’évolution socio-politique des théocraties Toucouleurs et


Peulh
Les peulh étaient des nomades vivant de l’élevage des bovins travaillant
pour leur propre compte ou pour des propriétaires de troupeaux, sans jamais devenir
leurs serviteurs. L’origine des Peulh est encore mal connue. Au cours des siècles, ils
se sont dispersés dans tout le Soudan, depuis le Sénégal et la Guinée jusqu’au
Cameroun actuel en passant par le Macina au Mali actuel.

1) L’empire peulh du Macina

L’Empire peul du Macina a été fondé au XIXe siècle. C’était un empire


théocratique fondé par un marabout peulh nommé Sékou Amadou. Il s’étendait sur
une partie des territoires actuels du Mali , du Burkina Faso et de la Mauritanie , avec
Hamdallaye comme capitale.

Les peuls, venus du Fouta Toro, s’étaient installés dans la région vers la fin du
XIVe siècle. Au début du XIXe siècle, ils contrôlaient la région.

En 1819, Sékou Amadou, fonde alors un empire théocratique qu’il nomme diina, ce
qui signifie « foi en l’islam ». Il divise son empire en 5 régions, chacune dirigée par un
gouverneur militaire et un conseil religieux. Il fonde la ville d’Hamdallaye qui devient
la nouvelle capitale de l’empire. L’économie repose sur l’élevage des bovins et des
ovins. Sékou Amadou impose au nomade peulh la sédentarisation. Plusieurs djihads
furent lancés contre les populations animistes, bambaras, soninkées, bwa, dogons.
Les vaincus devenaient des serviteurs et travaillent dans l’agriculture.

Sékou Ahmadou mourut en 1844, son fils Amadou Sékou (1844) puis son petit-fils
Ahmadou Ahmadou en 1852 se succèderent sur le trône.

En 1862, alors que l’empire est encore prospère, il est attaqué par l’empereur
toucouleur El Hadj Oumar Tall qui s’empara de Djenné et d’Hamdallaye.

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2) L’empire Toucouleur
El Hadj Oumar Tall, est un souverain musulman. Il est né à Halwar dans le
Fouta-Toro, dans l’actuel Sénégal, entre 1794 et 1797. Il est le fondateur de l'Empire
toucouleur.
Entre 1858 et 1861, El Hadj Oumar Tall s’attaque aux royaumes bambaras de Kaarta
et de Ségou. Le 10 mars 1861, il conquiert Ségou qu’il confie un an plus tard à son
fils Ahmadou pour partir à la conquête d’Hamdallaye, capitale de l’Empire peulh du
Macina. Hamdallaye tombera en 1862 après trois batailles faisant plus de 70 000
morts. El Hadj Omar Tall disparut en 1864 près de Bandiagara. Son neveu Tidiani
Tall sera son successeur et installera la capitale de l’Empire Toucouleur à
Bandiagara. Son fils Ahmadou Tall régna à Ségou, jusqu’à l’occupation française en
1893.

3) L’empire de Sokoto
Entre 1804 et 1810, Ousmane Dan Fodio, un marabout peulh regroupe les
pasteurs peulh et conquiert tout le pays haoussa jusqu'au golfe du Bénin et fonda
l'empire de Sokoto, dans le nord du Nigeria actuel.
A la mort de Ousmane Dan Fodio (1816), l’empire peulh de Sokoto s'étendait, du lac
Tchad en passant par le Sahara jusqu’au delta du Niger. Son fils Mohammed Bello
agrandit l’empire de Sokoto fondé par son père, il organise une armée, une
administration.

II) l’évolution socio-politique du royaume bambara de Ségou


1) La fondation du royaume

C'est aux alentours de 1712 que Mamari Coulibaly prend le pouvoir à Ségou
grâce à son « ton », qui est une association composée de personnes de même
classe d'âge mais de groupes ethniques et de religions différentes. Mamari Coulibaly
surnommé Biton (bi ton : fils du ton, en peulh) règne de 1712 à sa mort en 1755.
Pendant son règne, les limites du royaume s’étendaient sur les deux rives du fleuve
Niger, entre Bamako et Tombouctou.

2) L’évolution socio-politique du royaume Bambara de Sékou

Le fils de Biton, Dinkoro Coulibaly succèda à son père en 1755. Il fut


assassiné en 1757 pour « cause de tyrannie ». Son frère, Ali Coulibaly, de foi
musulmane, tente d’interdire les cultes (religions) animistes et la consommation de
dolo. Il est à son tour assassiné. L’anarchie s’installe dans le royaume.

En 1766, Ngolo Diarra, s’empara du trône et rétablit l’autorité dans le royaume. Il


régna jusqu’en 1790. Il organisa le royaume en plaçant ses fils aux commandes des

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différentes localités. Il mourut au retour d’une batail contre les Moose, dans l’actuel
Burkina Faso.

Son fils Monzon Diarra lui succèdera. Il Régnera de 1790 à 1808. Il étendit le
royaume, en envahissant le Royaume bambara du Kaarta et en conquérant
Tombouctou en 1800. Monzon Diarra porta le royaume de Ségou à son apogée.
Sous le règne de Monzon, le royaume s’étendait de Tombouctou à Kangaba, de
Bendougou à Beledougou. La société était composée de nobles, d’hommes de
caste, de guerriers et d’esclaves. L’économie était basée sur l’agriculture, l’élevage
et la pêche.

Son fils Da Diarra (1808-1827) lui succèdera et poursuivra l’élargissement du


royaume. Il résista à l’Empire peulh du Macina de Sékou Amadou qui a lancé une
guerre sainte contre les animistes.

Après le règne de Da Diarra, ses frères se succédèrent sur le trône : Tiéfolo Diarra
(1827-1854), Kirango Ba (1840-1848)….Wetala Ali (1855-1861). Mais le Royaume
bambara de Ségou s’affaiblissait. En 1861, El Hadj Oumar Tall s’empara de Ségou et
mit fin à l’existence du royaume Bambara de Ségou.

III) l’évolution socio-politique du royaume de Kong

Au XII è siècle, la ville de Kong était une place commerciale où les


marchands du Mali faisaient du commerce. Kong était peuplé par les Sénoufo. Les
marchands dioulas transformèrent Kong en un marché transfrontalier où l’on
échangeait des marchandises venus de la zone sahélienne, comme le sel et les
tissus, contre les marchandises des zones forestières du Sud telles que noix de
cola, or, esclaves. Les échanges commerciaux feront de Kong un puissant royaume
qui atteindra son apogée au XVI è siècle sous l’autorité du clan Traoré. Le royaume
s’étendait entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso actuels.

Au XVIII è siècle (1710), Sékou Oumar Ouattara, un guerrier dioula, envahit la


région et conquit la ville de Kong grâce à sa cavalerie. Il y prit le pouvoir et, sous son
autorité, la ville de Kong devint la capitale du puissant Empire de Kong, qui dominait
une grande partie de la région. Au XIXe siècle, Kong fut détruit par Samory Touré, la
ville passa sous le contrôle des colons français au XIX è (en 1898).

Conclusion

Les théocraties peulh et toucouleur, les royaumes bambara de Ségou et le


royaume de Kong ont eu une évolution socio-politique éphémère.

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