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Endomorphismes cycliques en espaces vectoriels

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.

Problèmes Corrigés Prof. Mamouni


http ://elbilia.sup 2020-2021 http ://myismail.net

Devoir Maison N◦ 13
Espaces Vectoriels

Endomorphismes cycliques
d’après E.M. Lyon 2001
Soit E un espace vectoriel sur ℝ .
On note Id l’application identique de E .
Pour tout endomorphisme f de E , on note f 0 = Id , et pour tout entier naturel k , f k +1 = f k  f .

Soit p ∈ ℕ∗ . On dit qu’un endomorphisme f de E est cyclique d’ordre p s’il existe un élément a de E
vérifiant les trois conditions suivantes :
 
• f p (a ) = a
  
• la famille (a , f (a ),..., f p−1 (a )) est génératrice de E
  
• la famille (a , f (a ),..., f p−1 (a )) est constituée d’éléments deux à deux distincts.
  
La famille (a , f (a ),..., f p−1 (a )) est alors appelée cycle de E .

Partie I – Exemples

1. Dans cette question E = ℝ 2 .


On considère f : ℝ 2 → ℝ 2 l’application définie par f : (x , y ) ֏ (−y , x ) .
1.a Montrer que f est en endomorphisme de ℝ 2 .

1.b En considérant a = (1,0) , observer que f est cyclique d’ordre p , l’entier p étant à préciser.
2. Dans cette question E = Vect(sin,cos) désigne le sous-espace vectoriel de ℝ ℝ engendré par les
fonctions sin et cos .
2.a Déterminer la dimension de E .

2.b Soit p ∈ N − {0,1,2} . Pour f ∈ E , on note τ p ( f ) l’application définie par τ p ( f ) : x ֏ f (x + ).
p
Montrer que τ p ( f ) ∈ E .
2.c Montrer que τ p : f ֏ τ p ( f ) est un endomorphisme de E .

2.d On pose f = sin . Exprimer, pour k ∈ ℕ , τ pk ( f ) .


Observer que, pour k , ℓ ∈ N on a τ pk ( f ) = τ pℓ ( f ) ⇒ k = ℓ [p ] .
2.e Montrer que τ p est cyclique d’ordre p .

Partie II – Etude générale

Dans cette partie E désigne un ℝ -espace vectoriel de dimension n ∈ ℕ∗ .


On considère f un endomorphisme de E cyclique d’ordre p .
  
Soit (a , f (a ),..., f p−1 (a )) un cycle de f .
1. Montrer p ≥ n .
 
2.a Observer que, pour tout k ∈ N , f p ( f k (a )) = f k (a ) .
2.b En déduire que f p = Id .
L’endomorphisme f est-il bijectif ?
2.c Par quel argument rapide pourrait-on justifier que ker( f − Id) et ker(Id+ f + ... + f p−1 ) sont des sous-
espaces vectoriels de E ? Etablir qu’ils sont supplémentaires.
1
  
3. On note m le plus grand des entiers naturels k tels que la famille (a , f (a ),..., f k −1 (a )) soit libre.
   
3.a Montrer que f m (a ) est combinaison linéaire des m vecteurs a , f (a ),..., f m −1 (a ) .
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3.b Montrer, par récurrence, que pour tout entier naturel k , supérieur ou égal à m , le vecteur f k (a ) est
  
combinaison linéaire des m vecteurs a , f (a ),..., f m −1 (a ) .
  
3.c En déduire que m = n et que la famille (a , f (a ),..., f n −1 (a )) est une base de E .
4. Soit g un endomorphisme commutant avec f i.e. tel que g  f = f  g .
   
On note α0 , α1 ,..., αn −1 les n nombres réels tels que : g (a ) = α0 .a + α1.f (a ) + ... + αn−1 f n−1 (a ) .
On considère h l’endomorphisme de E défini par h = α0 .Id+ α1.f + ... + αn−1.f n −1 .
4.a Montrer que f et h commutent.
 
4.b Montrer que ∀k ∈ N, g ( f k (a )) = h ( f k (a )) .
4.c En déduire que g = h .
4.d Quels sont les endomorphismes de E commutant avec f ?

Correction

Partie I

1.a f : ℝ 2 → ℝ 2 est bien définie.


 
Soit λ , µ ∈ ℝ et u = (x , y ), v = (z , t ) ∈ ℝ 2 .
   
f (λu + µv ) = (−(λy + µt ), λx + µz ) = λ.f (x ) + µ.f (y )
Donc f ∈ L( ℝ 2 ) .
   
1.b a = (1,0), f (a ) = (0,1), f 2 (a ) = (−1,0), f 3 (a ) = (0, −1) . On a :
 
(i) f 4 (a ) = (1,0) = a ,
   
(ii) (a , f (a ), f 2 (a ), f 3 (a )) génératrice (contient la base canonique),
   
(iii) (a , f (a ), f 2 (a ), f 3 (a )) formée d’éléments distincts.
Donc f est cyclique d’ordre 4.
2.a Supposons λ.sin+ µ.cos = 0 .
On a alors ∀x ∈ ℝ , λ sin x + µ cos x = 0 .
Pour x = 0 , on obtient µ = 0 , pour x = π 2 , on obtient λ = 0 .
La famille (sin,cos) est donc libre et par suite forme une base de E = Vect(sin,cos) . Il en découle
dim E = 2 .
2.b Soit f = λ.sin + µ.cos ∈ E .
2π 2π
τ p ( f )(x ) = λ.sin(x + ) + µ.cos(x + ) = α sin x + β cos x
p p
2π 2π 2π 2π
avec α = (λ.cos − µ sin ), β = (λ.sin + µ.cos )
p p p p
donc τ p ( f ) = α.sin+ β .cos ∈ E .
2.c On vient d’observer τ p .E → E .
Soit λ , µ ∈ ℝ et f , g ∈ E . Pour tout x ∈ ℝ
2π 2π 2π
τ p (λ.f + µ.g )(x ) = (λ.f + µ.g )(x + ) = λ.f (x + ) + µ.g (x + ) = λ.τ p ( f )(x ) + µ.τ p (g )(x )
p p p
Ainsi τ p (λ.f + µ.g ) = λ.τ p ( f ) + µ.τ p (g ) .
Finalement τ p ∈ L (E ) .
2π 4π
2.d τ p ( f ) : x ֏ sin(x + ) , τ p2 ( f ) : x ֏ sin(x + ) ,…
p p
2k π 2k π 2k π
Par récurrence τ pk ( f ) : x ֏ sin(x + ) = cos sin x + sin cos x .
p p p
.
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2k π 2k π 2 ℓπ 2 ℓπ
Si τ pk ( f ) = τ pℓ ( f ) alors ∀x ∈ ℝ ,cos sin x + sin cos x = cos sin x + sin cos x .
p p p p

cos 2k π = cos 2ℓπ
 p p
Or (sin,cos) est libre, donc   puis k = ℓ [ p ] .
 2k π 2 ℓπ
 sin = sin
 p p
2.e On a :
(i) τ pp ( f ) = f .
cos(2π p ) 1
(ii) sin = f et cos = λ.f + µ.τ p ( f ) avec λ = − et µ = ( sin(2π p ) ≠ 0 car p > 2 ).
sin(2π p ) sin(2π p )
Par suite ( f , τ p ( f )) est génératrice et ainsi ( f , τ p ( f ),..., τ pp−1 ( f )) aussi.
(iii) ( f , τ p ( f ),..., τ pp−1 ( f )) est formée d’éléments distincts grâce à 2.d.
Ainsi τ p est cyclique d’ordre p .

Partie II

1. Une famille génératrice a plus d’éléments que la dimension de l’espace généré. C’est ainsi que p ≥ n .
   
2.a f p ( f k (a )) = f p +k (a ) = f k ( f p (a )) = f k (a ) .
   
2.b Soit x ∈ E . Puisque (a , f (a ),..., f p−1 (a )) est génératrice, on peut écrire :
   
x = λ0 .a + λ1 f (a ) + ... + λp−1 f p−1 (a ) . On a alors :
       
f p (x ) = λ0 .f p (a ) + λ1 f p+1 (a ) + ... + λp−1 f 2 p−1 (a ) = λ0 .a + λ1 f (a ) + ... + λp−1 f p−1 (a ) = x
Ainsi f p = Id . On a f  f p−1 = f p−1  f = Id donc f est bijective et f −1 = f p−1 .
2.c F = ker( f − Id) et G = ker(Id+ f + ... + f p−1 ) sont des noyaux d’endomorphismes donc des sous-espaces
vectoriels.

Soit x ∈ F ∩G .
      
On a f (x ) − x = o et x + f (x ) + ... + f p−1 (x ) = o
   
donc p.x = o puis x = o .
 
Ainsi F ∩G ⊂ {o } puis F ∩G = {o } .

Soit x ∈ E .
  
 x + f (x ) + ... + f p−1 (x )   
Posons u = et v = x − u .
p
  
x = u +v .
    
f (u ) = u (car f n (x ) = x ) donc u ∈ ker( f − Id) .
  
(Id+ f + ... + f n −1 )(v ) = (Id+ f + ... + f p−1 )(x − u ) donne
     
(Id+ f + ... + f n −1 )(v ) = (Id+ f + ... + f p−1 )(x ) − (Id+ f + ... + f p−1 )(u ) = p.u − p.u = o

donc v ∈ ker(Id+ f + ... + f n −1 ) .
Ainsi E ⊂ F +G puis E = F +G .
Finalement F et G supplémentaires dans E .
  
3.a La famille (a , f (a ),..., f m −1 (a )) est libre.
  
La famille ( a , f (a ),..., f m (a ) ) est liée donc on peut écrire :
   
λ0a + λ1 f (a ) + ... + λm f m (a ) = o avec (λ0 ,..., λm ) ≠ (0,...,0) .
  
Si λm = 0 alors on obtient une relation linéaire sur (a , f (a ),..., f m −1 (a )) ce qui est impossible puisque
cette famille est libre.
   λ
Nécessairement λm ≠ 0 et on peut alors écrire f m (a ) = µ0 .a + ... + µm −1 f m−1 (a ) avec µi = − i .
λm
.
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3.b Par récurrence sur k ≥ m .


k = m : ci dessus.
Supposons la propriété établir au rang k ≥ m .
  
Par HR, on peut écrire f k (a ) = α0 .a + ... + αm−1 f m −1 (a ) .
  
En appliquant f : f k +1 (a ) = α0 f (a ) + ... + αm −1 f m (a )
  
Or f m (a ) = µ0 .a + ... + µm −1 f m−1 (a ) donc
   
f k +1 (a ) = αm−1µ0 .a + (α0 + αm −1µ1 ) f (a ) + ... + (αm −2 + αm−1µm−1 ) f m −1 (a )
Récurrence établie
     
3.c De part 3.b, on peut affirmer E = Vect(a , f (a ),..., f p−1 (a )) = Vect(a , f (a ),..., f m −1 (a )) .
  
(a , f (a ),..., f m −1 (a )) est donc génératrice, et puisque libre, c’est une base de E . Il en découle m = n et
  
(a , f (a ),..., f n −1 (a )) base de E .
4.a h  f = α0 f + ... + αn−1 f n = f  h .
 
4.b On a clairement g (a ) = h (a ) .
Puisque f et g commutent, f k et g commutent.
   
Il en est de même pour f k et h . Ainsi g ( f k (a )) = (g  f k )(a ) = ( f k  g )(a ) = f k (g (a )) donne
    
g ( f k (a )) = f k (h (a )) = ( f k  h )(a ) = (h  f k )(a ) = h ( f k (a ))
4.c Les endomorphismes g et h prennent mêmes valeurs sur une base, ils sont donc égaux.
4.d De part l’étude menée, tout endomorphisme commutant avec f peut s’écrire sous la forme
α0 .Id+ α1.f + ... + αn−1.f n −1 .
La réciproque s’observe comme en 4.a.

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