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Systeme de Culture

Ce document décrit les principaux systèmes de production agricole au Sénégal en fonction des zones agro-écologiques. Il présente les caractéristiques des systèmes de production en Basse-Casamance, dans la zone du Sénégal-Oriental et de la Haute-Casamance, dans la zone sud du bassin arachidier et dans la zone centre-nord du bassin arachidier.

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Systeme de Culture

Ce document décrit les principaux systèmes de production agricole au Sénégal en fonction des zones agro-écologiques. Il présente les caractéristiques des systèmes de production en Basse-Casamance, dans la zone du Sénégal-Oriental et de la Haute-Casamance, dans la zone sud du bassin arachidier et dans la zone centre-nord du bassin arachidier.

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COURS: SYSTEME DE

CULTURE

• ANNEE SCOLAIRE: 2018/2019


Name : Omar Ndaw FAYE
Ingénieur agronome Amélioration des plantes
ISRA – Centre de Recherches Agricoles de Saint Louis
Contact: +221 77 454 03 23
E-mail : [Link]@[Link]
< Formation>
- Doctorat Unique à l’Université de Thiès / Agronomie – Sélection
- Ingénieur agronome en Productions végétales - ENSA
<Expérience Professionnelle>
v Chargé de recherches Agronomie – Amélioration des plantes
v Coodonnateur des projets KOICA – STRASA et GSR au Sénégal (ISRA, CRA St Louis – 2008 à nos jours)
v Point focal du Groupe d’Actions des sélectionneurs riz
v Directeur de cooperative de production de semences d’arachide (Paoskoto, 2007-2008)
v Consultant formateur par la méthode andragogique en GRN, pratiques culturales (GER/GC, 2004-2007)
v Chef de service d’unité de production de coton graine (SODEFITEX, 1998-2003)
<Domaines d’activités>
- Sélection variétale riz:
- Tolérance du riz à la salinité, aux basses températures,
- bonne qualité du grain: teneur faible en amylose, arome (basmati ou jessmine)
- Agronomie: Système de cultures, GRN,
- Physiologie
- Chargé des cours de : physiologie post récolte – Grandes cultures à l’UGB
- Encadrement d’étudiants: License, Master, Thèse, Ingénieur Agronome, Ingénieur des travaux agricoles
<Publications>
Ø Fiche technique de 15 nouvelles variétés de riz homologuées
Ø Effets de la salinité au champ sur des paramètres agronomiques de 23 variétés de riz
Ø Effets de la salinité sur différentes variétés de riz durant leur phase végétative ……….
A. SYSTEME DE CULTURE
GRANDES CULTURES
0. GENERALITES / RAPPELS SUR LA PRODUCTION VEGETALE
DIVERSITÉ DES SYSTÈMES DE PRODUCTION AGRICOLE ET
ZONATION AGROÉCOLOGIQUE AU SÉNÉGAL
Le Sénégal comporte 7 zones agro-écologiques, qui
présentent une grande diversité d'agro-
écosystèmes intégrés dans de grands ensembles
sous-régionaux fondés sur les systèmes de
production
1. Systèmes de production en Basse Casamance

L’objectif principal des exploitants agricoles en


Basse Casamance est d’abord de produire une
quantité suffisante de céréales pour
l’autoconsommation, et ensuite de dégager un
surplus commercialisable.
Malgré sa superficie relativement faible et la
prédominance d'un seul groupe ethnique, la
Basse Casamance reste très hétérogène du point
de vue des systèmes de production en présence
et de leur organisation sociale
1. Systèmes de production en Basse Casamance
• La division sexuelle du travail :
chez les Diola du sud et du nord-ouest, les
hommes se spécialisent dans les travaux de
labour et les femmes dans le repiquage et la
récolte du riz
– Chez les Mandingues et Diola du nord-est, la
division sexuelle du travail est plus tranchée et se
projette sur la toposéquence :
• Les hommes s’ooccupent des cultures de plateau
• Les femmes ne cultivent que le riz dans les bas-fonds
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• L'utilisation de la traction bovine: le degré


d'adoption de la culture aHelée introduit une
différentiation au niveau des systèmes de
production :
– Plus de 90% des superficies sur le plateau dans le
nord-est et 50% dans les villages dans le nord sont
labourées à la charrue
– Le labour attelé est en revanche presque inconnu
dans le sud-ouest
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• L'arachide, le riz, le mil/sorgho et le maïs


constituent les cultures principales
• Le cheptel est composé de différentes espèces
(bovins N'Dama, ovins et caprins de race
guinéenne, porcins); il y a très peu d'asins et
d'équins
1. Systèmes de production en Basse Casamance

Un élément essentiel de différentiation des


stratégies paysannes est la possibilité d'accéder
aux terres de plateau
Et il existe deux types importants :
• stratégie de développement de cultures de
plateau ou stratégie de plateau
• stratégie d'intensification de la riziculture ou
stratégie des rizières
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Stratégie de Plateau
Les paysans dans cette zone possèdent une
longue expérience de la traction animale, ce qui
explique en partie la mise en culture au niveau
des exploitations de superficies beaucoup plus
importantes
l'exploitation agricole se confond en général
avec la concession, qui compte le plus souvent
plusieurs ménages et a la possibilité de
mobiliser un grand nombre d'actifs dès le début
des pluies en juin
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Le calendrier agricole dans la zone du nord-est


retrace les grandes lignes de la mise en œuvre
du système de culture chez les Diola du nord-
est
• Le maïs est semé avec les premières pluies de
juin
• Aussitôt après, la plupart des paysans
effectuent un labour attelé (billonnage) à
l'aide du butteur-billonneur, suivi du semis de
l'arachide et du mil
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Ceux qui disposent d'une charrue UCF font un


labour à plat et sèment l'arachide à l'aide de
semoirs
• • Vient ensuite la culture du mil dont le labour
est fait en billons; au même moment ou
presque, les femmes descendent dans les
vallées pour la culture du riz de nappe dont
elles assurent toutes les opérations culturales
jusqu'à la récolte
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Evolution des systèmes de production utilisant


la stratégie de plateau
• • Semis précoce de l'arachide fait au semoir et
sans labour
• Semis direct du riz de nappe dans les rizières
par les femmes
• Parcage des parcelles du mil et de maïs, jadis
peu fréquent, mais devenu une pratique
courante
• Les femmes se reconvertissent aux cultures de
plateau pour faire de l'arachide et du sorgho
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Stratégie de Rizière
• • Au sud du fleuve Casamance, où l'accès aux
terres exondées est relativement limité, les
paysans ont mis en œuvre des stratégies
basées sur :
• – L'intensification des bonnes rizières
– Le développement des cultures maraîchères
et la
• cueillette
• • Le système de production tire son origine
des zones de vasières d'0ussouye
1. Systèmes de production en Basse Casamance

• Le labour est effectué au cayendo, instrument


manuel traditionnel pour la confection des
billons
• • Le labour et le repiquage des rizières ont lieu
entre mi-août et septembre
• • La riziculture aquatique y est devenue très
intensive avec un rendement moyen de 2800
kg/ha
• • Les paysans apportent beaucoup de soins
aux pépinières
2. La zone du Sénégal-Oriental et de la Haute-Casamance

Elle couvre Sénégal-Oriental et la Haute-


Casamance autrement dit les régions de
Tambacounda et Kolda
Exce
pté dans sa partie septentrionale, la zone
bénéficie d’une pluviométrie supérieure à 700
mm, qui sécurise les productions
2. La zone du Sénégal-Oriental et de la Haute-Casamance

• Les caractéristiques hétérogènes du milieu


physique et du peuplement ont contribué à
l’émergence et à la diversification des
systèmes de production
• La riziculture de bas-fonds et la culture du
sorgho sur sols lourds prévalent tandis que le
mil et le maïs connaissent un important
développement, grâce notamment à une forte
extension des surfaces culkvées
2. La zone du Sénégal-Oriental et de la Haute-Casamance

• Il convient aussi de souligner la riziculture


irriguée présente au niveau des
aménagements de la vallée de l’Anambé
• Autotal,lessystèmesdeculturecéréalière
couvrent environ 55 % des superficies
culkvées
• L’arachide, qui a connu une forte extension (30
à 39 % des emblavures), et le coton, dont la
production est en baisse (13 % des
emblavures), constituent les deux principales
cultures de rente
3. La zone sud du bassin arachidier

Elle correspond à l’ancienne région du Sine-


Saloum, aujourd’hui scindée en trois régions
administratives (Fatick , Kaolack et Kaffrine)
Elle se caractérise par :
• une pluviométrie varie de 600 à 800 mm
• une forte hétérogénéité des systèmes de
production
Elle constitue l’une des premières régions
agricoles du Sénégal
3. La zone sud du bassin arachidier
Dans cette région à vocation agricole pluviale,
l’arachide et le mil :
• sont de loin les cultures dominantes, avec 90 %
des superficies emblavées
• contribuent pour plus de 50 % à la production
nationale (productions supérieures à 300 000 t)
• Au mil s’ajoutent le maïs et le sorgho comme
cultures vivrières
• Quant aux cultures de rente, aux côtés de
l’arachide viennent le maïs, le coton et le niébé
4. La zone centre-nord du bassin arachidier
Elle couvre les régions administratives de Diourbel et
de Thiès et le département de Kébémer dans la
région de Louga
La pluviométrie est comprise entre 400 et 600 mm
en moyenne annuelle
De type pluvial, les productions végétales sont
marquées par la prédominance de deux cultures (mil
à 52,5 % et arachide à 38,9 %) très peu intégrées à
l’élevage et à la foresterie
• Le niébé occupe 6,9 % des surfaces culkvées et le
sorgho, 1,6 %
4. La zone centre-nord du bassin arachidier

Autrefois caractérisée par les performances de ses


systèmes agroforestiers, la zone est aujourd’hui
marquée par :
– de faibles potenkalités foreskères
– et par le vieillissement des parcs agroforestiers
5. La zone du fleuve
Elle s’étend le long de la rive gauche du fleuve
Sénégal depuis Saint-Louis jusqu’à Bakel exclu
Les systèmes de culture pluviale occupent 35 % des
superficies, où dominent le mil suivi du sorgho
(Matam), du béref (Podor), du niébé et de l’arachide
(Dagana)
• Traditionnellement, les producteurs pratiquent des
cultures de sorgho, maïs et niébé sur les berges
humides du fleuve au fur et à mesure du retrait de
la crue (systèmes de décrue)
5. La zone du fleuve
L’aménagement des barrages de Diama et
Manantali, qui permettent de réguler les
fluctuations annuelles du débit du fleuve, a réduit
progressivement les cultures pluviales et de décrue
au bénéfice de l’agriculture irriguée
Cette dernière offre un bon potentiel d’amélioration
de la productivité pour les cultures céréalières (riz et
maïs) dans le delta du fleuve et la moyenne vallée
(zone des systèmes irrigués)
6. La zone sylvopastorale
Elle est communément appelée Ferlo et couvre la
région de Louga, excepté le département de
Kébémer
Cette zone se caractérise par :
• la faiblesse et l’irrégularité des pluies (200 à 400
mm) limitant les cultures
• sa vocation essentiellement pastorale (systèmes
sahéliens à pastoralisme dominant)
6. La zone sylvopastorale
• Les systèmes de production sylvopastoraux (bovins
et petits ruminants) sont organisés suivant un
mode extensif transhumant selon les disponibilités
fourragères (pâturages naturels) et hydriques
(existence de points d’eau temporaires ou
permanents et d’un réseau de forages profonds)
• La zone abrite 22 % du cheptel national de bovins
et 30 % de celui de petits
7. La zone des Niayes
Elle correspond à une bande côkère de 10 km de
large environ, située entre Dakar et Saint- Louis
Elle se caractérise par une agriculture péri- urbaine
intensive avec une grande diversité des productions
végétales et animales
Cette zone est la première zone maraîchère du pays
avec plus de 80% de la production nationale
Systèmes de culture et terroirs
Dans le cas des terroirs où il y a une hétérogénéité
du relief comme c’est le cas du sud bassin arachidier
(Nioro), les systèmes de culture s’organisent en
fonction de la toposéquence
Dans le cas des terroirs où il y a une certaine
homogénéité du relief tel que le pays serer (Sine),
les systèmes de culture s’organisent à partir d’un
point remarquable = village
Village =centre de gravité des ackvités et autour du
village on note trois auréoles:
Systèmes de culture et terroirs
• 1ère auréole : champs de case culkvés de façon continue
en mil; les cultures s’y comportent bien avec des
rendements élevés du fait d’un bon entretien de la fertilité
des sols (apports de makère organique d’origine diverse)

• 2ème auréole : cultures de mil et de niébé ou arachide ou


encore sorgho avec des rendements moins importants dus
aux faibles apports de fumure organique

• 3ème auréole : champs de brousse culkvés prioritairement


en arachide mais rotation avec du mil; toutefois en général
seule l’arachide est ferklisée en raison de l’importance
accordée à cette culture pour la génération de revenus
B. SYSTEME DE CULTURE HORTICOLE
SYSTEME DE CULTURE HORTICOLE
• C’est un sous-ensemble de système de production
correspondant à une unité de surface traitée de façon
homogène, en plein air ou sous abri utilisant ou non le sol
en place, avec ou sans rotation des cultures et les
itinéraires techniques associés
• Caractéristiques d’un système de culture
Son étude a pour objectif d’identifier les éléments qui le
composent et d’établir les liens qui le relient au système de
production pour comprendre la façon dont s’élabore une
entreprise horticole complexe.
Dans un contexte de monoculture ou d’artificialisation du
processus de production, le système de culture peut se
confondre avec le système de production, l’analyse du
système de culture porte sur les points suivants:
SYSTEME DE CULTURE HORTICOLE

• L’inventaire des cultures horticole


Pour faciliter l’inventaire des cultures d’une entreprise horticole
très diversifiée: regrouper toutes les cultures qui ont un mode de
culture similaire. Par exemple: plantes à massifs, plantes vertes,
plantes vivaces, plantes de haie, plantes de terre ou de bruyère,
arbres fruitiers, d’ornement, plants de légumes, petits fruits….

• L’occupation des surfaces de culture dans l’espace et le temps


La planification des cultures dans l’espace et dans le temps est une
caractéristique essentielle de travail de l’horticulteur. Ce travail est
une véritable « école combinatoire » qui consiste à croiser l’espace
(taille, ferme, volume des unités d’intervention) et le temps (durée
des cycles culturaux, périodes de vente) et à s’adapter en fonction
des événements ce qui relève de l’anticipation
Figure 2 - Caractéristiques des principaux systèmes maraîchères

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