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La Cour Arbitrale Marocaine

Ce document décrit le fonctionnement de la cour arbitrale marocaine, y compris ses missions, sa composition et la procédure d'arbitrage. La cour a pour mission d'appliquer son règlement d'arbitrage et de superviser les procédures d'arbitrage. Elle est composée de 10 à 20 membres nommés pour 3 ans.

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La Cour Arbitrale Marocaine

Ce document décrit le fonctionnement de la cour arbitrale marocaine, y compris ses missions, sa composition et la procédure d'arbitrage. La cour a pour mission d'appliquer son règlement d'arbitrage et de superviser les procédures d'arbitrage. Elle est composée de 10 à 20 membres nommés pour 3 ans.

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UNIVERSITE HASSAN II

Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociale Casablanca


Master Affaires Internationales : Management et Droit des transports de marchandises

Travail de recherche sous thème :


La cour arbitrale marocaine

Travail réalisé par :


Hamza LAGNADI

Zakaria AADRI

Ismail SARRAF

Enseignant :
Mr Moulay Hamid TOUITI

Année universitaire : 2020-2021

1
Sommaire

Introduction 3
Intérêt du sujet 4
Problématique 5
Partie 1 : Fondement de la cour arbitrale marocaine 6
Section 1 : La CMA et ses missions 6
Section 2 : Composition de la cour 8
Partie 2 : le cadre pratique de la cour arbitrale marocaine 9
Section 1 : La procédure d’arbitrage 9
Section 2 : cas pratique 12
Conclusion 13
Webographie : 14

2
Introduction

L'arbitrage est considéré comme l'une des plus anciennes institutions de résolution et de
règlement des différends car il accompagnait les peuples de l'antiquité et a grandi avec le
développement du commerce international pour devenir une habitude primordiale ancrée dans
l'âme des gens qu'ils croyaient que c'était une fonction de justice et un moyen de régler les
différends

La première apparition de l'arbitrage au Maroc remonte à 1913, date de la conclusion du traité


de Saint-Germain avec l'Etat français, qui prévoyait la possibilité de régler certains différends
par arbitrage

L’ancien code de procédure civile du 12 aout 1913 a dévoilé les premiers contours de
l’arbitrage marocain et après l’indépendance du pays en 1956, le législateur a adopté un Dahir
portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974) qui représente un
amendement de la loi de procédure civile réorganisant donc la loi sur l'arbitrage (articles 306
à 327).

La mondialisation et le développement du commerce international ainsi que l'expansion de


l'investissement ont fortement incité le législateur à réglementer ce mode de résolution de
conflit et ce n’est qu’avec la loi n°08-05 abrogeant et remplaçant le chapitre VIII du code de
procédure civile, que la pratique de l’arbitrage au Maroc va connaître son essor.

3
Définitions

Selon les définitions données par la loi n°08-05 :

● L’arbitrage : il a pour objet de faire trancher un litige par un tribunal arbitral qui reçoit
des parties la mission de juger en vertu d'une convention d'arbitrage.
● La convention d'arbitrage : est l'engagement des parties de recourir à l'arbitrage pour
régler un litige né ou susceptible de naître concernant un rapport de droit déterminé, de
nature contractuelle ou non contractuelle.

Intérêt du sujet

Savoir le statut de la cour arbitrale marocaine en matière d’arbitrage interne ainsi que le
déroulement de la procédure arbitrale.

4
Problématique

Jusqu’à quelle mesure la cour arbitrale marocaine applique-t-elle le règlement des différends
conformément à l’arbitrage interne?

5
Partie 1 : Fondement de la cour arbitrale marocaine

Section 1 : La CMA et ses missions

La cour arbitrale marocaine est instituée en 1998 à Casablanca, au sein de la chambre de


commerce internationale du Maroc (CCI-Maroc). C’est une institution d’arbitrage dont la
mission est de faire régler par un ou trois arbitres, tous les différends qui n’ont pas un
caractère international, dont elle pourrait être saisie par des personnes physiques ou morales
de droit privé ou public, en vertu de clauses contractuelles, statutaires ou légales.

La cour arbitrale marocaine est la seule branche étrangère de la cour internationale d’arbitrage
de paris qui a été autorisée à disposer d'un tribunal arbitral. Toutefois, cette cour n'administre
que l'arbitrage interne marocain. Elle dispose de son propre règlement d'arbitrage tel qu'il a
été modifié en mai 2010

Il existe d'autres tribunaux ou centres d'arbitrage liés aux chambres commerciales,


industrielles et de services locaux. A savoir le « centre de médiation et d'arbitrage de
Casablanca » (CIVAC) situé à Casablanca, le « centre international de médiation et
d'arbitrage de rabat » (CIMAR) situé à Rabat, et « la chambre d’arbitrage maritime du
Maroc » (CAMM), spécialisée dans l'arbitrage maritime, située à Casablanca, etc.…

❖ Missions de la CMA
La cour a pour mission d'assurer l'application du règlement d'arbitrage de la cour Marocaine
d’arbitrage et dispose à cet effet de tous les pouvoirs nécessaires. Par exemple :

● La nomination des arbitres (si l'une des parties s'abstient de nommer un arbitre), ainsi
que le président du tribunal arbitral (à moins que les parties ne soient convenues d’une
autre procédure)
● Le contrôle et la supervision de la procédure d’arbitrage
● L’approbation des sentences arbitrales
En tant qu'organisme indépendant, la cour exerce sa mission dans une totale indépendance
vis-à-vis de la CCI-Maroc et de ses organes.

La CCI-Maroc dispose aussi une commission spécialisé en arbitrage et ADR qu’elle est, pour
mission de :

6
Promouvoir l’arbitrage comme mode de règlement des différends d’ordre économique.

● Faire de l’arbitrage de la CCI-Maroc, un mode de règlement des litiges performant,


attractif, sécurisé et s’inscrivant dans une perspective pérenne.
● Mettre en place des services alternatifs de règlement des différends commerciaux
(médiation, conciliation, mini-trial, Dispute Review Boards, expertises et formules
combinées).
● Contribuer aux travaux de la commission de l’arbitrage d’ICC et les diffuser auprès
des adhérents de la CCI-Maroc.

7
Section 2 : Composition de la cour

La cour est composée d'au moins 10 membres et d'au plus 20 membres nommés pour une
période de 3ans renouvelables conformément aux dispositions statutaires de la CCI-Maroc.

Le président, et un ou deux vice-présidents sont nommés par le président du conseil de la


CCI-Maroc. Ce dernier peut mettre fin aux fonctions des membres de la cour dans les
conditions prévues pour leur désignation.

La cour est assistée dans ses travaux par un secrétariat (Secrétariat de la Cour).

❖ Fonctionnement des organes


En cas d’absence du président ou à sa demande, le ou l’un des vice-présidents est habilité à
prendre au nom de la cour, les décisions urgentes, sous réserve d’en informer la cour lors de
sa prochaine réunion.

Le secrétariat de la Cour est assuré par le secrétaire général de la CCI-Maroc qui assiste à
toutes les réunions de la Cour et qui en dresse procès-verbal, à l’exception des délibérations
de la cour.

La Cour se réunit aussi souvent que nécessaire et au moins une fois tous les trois mois sur
convocation de son président ou d’un vice-président.

Elle ne peut délibérer valablement que si la moitié au moins de ses membres est présente.

Elle prend ses décisions à la majorité simple des voix. Si les voix exprimées sont égales, la
position du président de l'assemblée prévaut.

8
Partie 2 : le cadre pratique de la cour arbitrale marocaine

Section 1 : La procédure d’arbitrage

❖ La demande d’arbitrage
La demande d'arbitrage doit être déposée ou envoyée contre accusé de réception au Secrétariat
de la Cour qui a son siège dans les bureaux de la CCI-Maroc. Ainsi La demande doit
comprendre notamment les noms, prénoms ou noms et adresses des parties, la nature du litige,
un résumé des prétentions du demandeur et faire référence à la convention d'arbitrage. Toute
demande d'arbitrage donne lieu au versement d'une avance forfaitaire dont le montant est fixé
dans le barème figurant à l'annexe II.
❖ La réponse à la demande
Une fois ce paiement effectué, le secrétariat de la Cour envoie la demande et les pièces
justificatives au défendeur, en lui donnant un délai de quinze jours pour communiquer sa
réponse. Ce délai qui court à compter de la réception de la demande peut être
exceptionnellement prolongé une fois par le président de la Cour à la demande du défendeur,
à condition que cette demande comporte une réponse aux propositions qui auraient été
formulées concernant le nombre d'arbitres et leur choix , et s’il y a lieu une désignation
d'arbitre. Si le défendeur refuse ou s'abstient de communiquer sa réponse ou participe par la
suite à l'arbitrage, celui-ci aura lieu, nonobstant son refus ou son abstention. Le demandeur a
la possibilité de répondre à la demande reconventionnelle dans un délai de quinze jours à
partir de la communication qui lui en sera faite par le secrétariat de la Cour.
❖ Désignation du tribunal arbitral
Sauf accord des parties, la cour décidera de résoudre le différend soit par un seul arbitre ou
trois arbitres, selon la nature et la valeur du litige. Si le différend semble suffisant pour
justifier la nomination de trois arbitres, les parties devraient être invitées à désigner un arbitre
de leur choix dans un délai de quinze jours dès réception de la notification de la décision de la
Cour. Si l'une des parties s'abstient de désigner son arbitre, la nomination est faite par la Cour.
Le président du tribunal arbitral est également désigné par la cour, à moins que les parties ne
soient convenues d’une autre procédure. Ainsi que tout arbitre désigné par la Cour doit figurer
sur la liste des arbitres approuvés par la Cour établie conformément aux dispositions
statutaires de la CCI-Maroc.
❖ Provision pour frais d'arbitrage

9
Après notification de la demande principale et de la réponse du défendeur et, le cas échéant,
de la réponse du demandeur à la demande reconventionnelle, la Cour détermine le montant de
la provision pour frais administratifs et des honoraires des arbitres selon le barème figurant à
l'annexe II, et demandez aux parties de se résoudre de manière égale au secrétariat du tribunal,
afin que leur délai ne dépasse pas 15 jours. Le montant peut être réévalué à tout moment au
cours de l'arbitrage pour tenir compte des modifications particulières de la demande, des
mesures d'enquête ordonnées par le tribunal arbitral et de l'évolution, de la complexité et de la
difficulté de l'affaire. Si une demande reconventionnelle est déposée, la Cour peut fixer des
provisions distinctes pour la demande principale à régler par le demandeur et pour la demande
reconventionnelle à acquitter par le défendeur.
❖ Remplacement des arbitres
Le remplacement d'un arbitre peut être envisagé en cas de décès ou d'empêchement de fait ou
de droit, de défaillance, de démission ou de récusation d'un arbitre. La Cour a la possibilité de
décider, quand elle l’estime approprié, que les arbitres restants continueront l’arbitrage.
❖ Acte de mission
Avant d'entamer l'instruction de la cause, le tribunal arbitral établit, sur pièces ou en présence
des parties, qui sont assistées ou représentées par un avocat ou un commissaire spécial, un
acte précisant sa mission. Cet acte contient notamment les éléments suivants :
● le nom, prénoms, profession, qualité et domicile réel des parties et s'il s'agit de
personnes morales, la dénomination, la forme, le capital social et le siège social.
● Adresse des avocats et des parties ou de tous autres mandataires dûment habilités.
● Les adresses choisies par les parties pour toutes notifications ou communications à
leur adresser au cours de l'arbitrage.
● Un exposé sommaire des prétentions des parties.
● La détermination des points litigieux à résoudre.
● le siège de l'arbitrage.
● L'indication des règles de procédure applicables et le cas échéant, mention des
pouvoirs d'amiable compositeur de l'arbitre
● l'indication de la langue d'arbitrage.
L'acte de mission est signé par les parties, leurs avocats ou tout autre représentant dûment
autorisé et par les arbitres dans un délai d'un mois à compter de la saisine du tribunal arbitral.

❖ Délai d'arbitrage

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Le délai dans lequel le tribunal arbitral doit rendre sa sentence est fixée à six mois à compter
de la date à laquelle il est saisi. Ce délai peut être prorogé par la Cour, soit à la demande
conjointe des parties ou sur demande motivée du tribunal arbitral, soit d'office si elle l'estime
nécessaire.
❖ La sentence arbitrale
Lorsque trois arbitres sont nommés, la sentence est rendue à la majorité des voix. En l'absence
de majorité, l'avis du président du tribunal arbitral s'applique aux autres arbitres. Avant de
signer une sentence partielle ou définitive, le tribunal arbitral doit Soumettre le projet à la
Cour.
❖ Signature de la sentence
Une fois la sentence arbitrale approuvée par le tribunal, elle doit être signée par les membres
du tribunal arbitral et datée du jour de cette signature. Si quelques arbitre refusent de signer,
les autres arbitres en font mention et la sentence l'effet est le même que celui déjà signé par
chaque arbitre.

11
Section 2 : cas pratique

❖ Présentation de l’arrêt

Les parties en litiges : Société Galvanizli Konstruksiyon Sanayi Ve Ticaret A.S


(TURQUIE)/ l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE)
L’instance : la CCI de Paris / le tribunal administratif de Rabat
Le litige: l’ONEE a procédé à la résiliation du contrat le liant à la Société turque portant sur
la réalisation de lignes électriques au motif de défaillances de l’entreprise turque.
La société turque, usant de la clause d’arbitrage, a présenté une demande à la CCI de Paris
pour condamner l’ONEE au paiement des prestations réalisées et à l’indemnisation des
préjudices consécutifs à la résiliation.
La CCI a rendu sa sentence arbitrale le 19 août 2013 en condamnant l’ONEE au paiement de
la somme de 16.053.712,97 Euros en plus des frais au titre des dépens et de l’arbitrage.
En date du 7 mars 2014, la société turque a présenté une demande en référé auprès du
président du tribunal administratif de Rabat pour ordonner l’exéquatur de la sentence arbitrale
de la CCI de Paris.
L’ONEE par l’intermédiaire de l’Agence judicaire du Royaume a demandé au président du
tribunal administratif de Rabat de relever l’incompétence en raison de la matière, étant donné
que le juge des référés n’est pas compétent à statuer sur l’exequatur de la sentence arbitrale.
Cette demande a été acceptée par le président du tribunal administratif en date du 8 avril 2014
au motif justement que l’article 310 du code de procédure civile dispose que la compétence
pour statuer sur la demande de l’exéquatur de la sentence arbitrale rendue dans le cadre des
affaires de l’État et des collectivités locales revient à la juridiction administrative dans le
ressort de laquelle la sentence sera exécutée.
Ce jugement a été confirmé par la cour d’appel administrative de Rabat en date du 13 Octobre
2014.
Dans ce cas-là nous avons montré non seulement l’exéquatur en matière de sentences arbitrale
mais surtout la non acceptation de la sentence arbitrale en cas de clause compromissoire et
aussi l’action à la justice au domicile du défendeur.

12
Conclusion

Au côté de la justice officielle, la justice arbitrale connaît un grand essor à l’époque


contemporaine, notamment dans les rapports commerciaux internationaux, c’est qu’elle a su
provoquer des perspectives et, dans l’ensemble, ne pas décevoir ses admirateurs. Les règles de
procédure que sont tenus d’observer dans tous les pays les tribunaux nationaux sont parfois
ressenties comme une entrave à l’échange des arguments entre les plaideurs dans un climat de
sérénité.

Le caractère public des débats heurte la confidentialité souvent recherchée par le monde des
affaires. Par comparaison, la justice arbitrale développe les séductions d’une procédure
obéissant à des règles élaborées ou du moins choisies par les parties ou les arbitres.

Le degré du formalisme est minimal mais judicieux, de même qu’il existe une certaine
souplesse dans le déroulement de l’instance arbitrale. Par ailleurs, les arbitres les plus souvent
désignés par les parties, et qui jouissent de leur confiance, sont censés être familiarisés avec
les problèmes à résoudre. Ils sont par principe disponibles pour consacrer à l’affaire le temps
qui lui sera nécessaire.

Nous trouvons que la justice arbitrale contient une simplicité relative à l’accord intervenu
entre les parties sous forme de clause d’arbitrage ayant de bonnes chances d’être
internationalement reconnue et donc efficace et remarquable.

13
Webographie :

[Link] (consulté le 03/1/2021)

[Link] (consulté le
05/1/2021)

[Link] (consulté le
07/1/2021)

[Link]
[Link] (consulté le 09/1/2021)

[Link]
content/uploads/2014/01/contenu_scientifique.pdf (consulté le10 /1/2021)

14

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