0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues5 pages

Liberté et Droits de l'Homme

Ce document définit les concepts de liberté et de droits de l'homme, et explore leurs sources philosophiques, juridiques et internationales. Il examine notamment la pensée chrétienne, le droit naturel, la philosophie des Lumières, la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, la Constitution de 1958 et la Convention européenne des droits de l'homme.

Transféré par

Amal At
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues5 pages

Liberté et Droits de l'Homme

Ce document définit les concepts de liberté et de droits de l'homme, et explore leurs sources philosophiques, juridiques et internationales. Il examine notamment la pensée chrétienne, le droit naturel, la philosophie des Lumières, la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789, la Constitution de 1958 et la Convention européenne des droits de l'homme.

Transféré par

Amal At
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Définition du concept de liberté :

Les droits de l’Homme sont des droits inhérents à la nature humaine que chaque individu
peut découvrir en lui-même grâce à sa faculté raisonnante. Les droits de l’Homme existent
en dehors de toute consécration juridique. Les libertés publiques désignent une
consécration juridique des droits de l’Homme caractérisée par la place et le rôle de la loi. Les
libertés publiques ont un statut législatif et sont opposables essentiellement au pouvoir
exécutif. Les libertés et droits fondamentaux ont une consécration constitutionnelle et sont
opposables à tous les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Les sources philosophiques de la conception libérale des libertés :
Ces sources philosophiques se divisent en trois catégories, avec différents degrés
d'influence. Il s'agit : de la pensée chrétienne du droit naturel de la philosophie des lumières .
1.La pensée chrétienne :la religion chrétienne est considérée comme une source
indirecte à la théorie des droits de l’Homme car son rôle a été de former les mentalités pour
une nouvelle conception de l’Homme. Son apport se résume en :
introduire l’idée du vouloir et de la volonté car le monde est crée par un acte de volonté
de Dieu, l’Homme étant crée à l’image de Dieu, lui aussi est doté de volonté ;
l’idée de la dignité humaine car l’Homme est une créature de Dieu, il est donc digne de
respect en dépit de ses appartenances ;
l’idée de l’existence d’une sphère propre à l’individu, une sphère d’autonomie car la
formule évangélique « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » suppose
que tout ce qui concerne la conscience échappe au pouvoir ;
l’idée de la limitation du pouvoir car la dualité temporel/spirituel veut dire que le
domaine de la conscience religieuse est soustrait à l’autorité de l’Etat. Le pouvoir est donc
limité et l’individu est en droit de désobéir lorsque le pouvoir dépasse ses limites ;
l’idée de la légitimité de la résistance à l’oppression
2. Le droit naturel : Le droit naturel classique c'est-à-dire antiquité et moyen âge
médiéval était objectif fondée sur l’existence d’une Nature qui obéit à un ordre rationnel
que l’Homme doit respecter pour préserver l’Harmonie du Cosmos. Le droit naturel
moderne est un droit subjectif, il rejette l’idée d’un droit à découvrir dans la nature des
choses pour promouvoir l’idée d’une nature humaine abstraite à partir de laquelle tout droit
peut être construit. Le droit naturel est donc un droit inhérent à la nature humaine qu’on
peut découvrir par l’usage de la raison. Il est antérieur à la société et en conséquence lui est
opposable.
3. La philosophie des lumières : elle constitue la source théorique immédiate. Son
influence sur les révolutionnaires français était fondamentale. Montesquieu a influencé la
pensée révolutionnaire par deux moyens : sa conception de la loi et la séparation des
pouvoirs. Pour ce qui est de la loi, Montesquieu la considère comme étant l’ensemble des
rapports nécessaires qui découlent de la nature des choses. De cette définition découlent
deux conséquences. La première c’est que la loi politique pour Montesquieu a le même rôle
que la loi physique : en ce sens que la loi ne cherche pas à changer la société mais seulement
à la décrire. La deuxième conséquence qui intéresse nos propos c’est que la loi n’est pas
absolue, c’est une loi d’adaptation sociale.
Pour concilier entre pouvoir et liberté Rousseau part des postulats de base de l’école du
contrat social et considère que l’ordre social est fondé sur un contrat social. Pour la
conclusion de ce contrat l’Homme renonce à tous ses droits. En conséquence les hommes au
sein de la société se trouvent égaux comme dans l’état de nature, et par conséquent aucun
ne peut imposer sa volonté aux autres ; aucun n’est subordonné à un autre ; les hommes
sont libres et cette liberté est fondée sur l’égalité. La liberté pour Rousseau est préservée
par la participation. L’expression de la volonté générale c’est la loi qui ne peut être
oppressive et devient le seul moyen de protéger les libertés.
Les sources internes:
A-La constitution de 1958 et son préambule
La constitution traite peu des libertés car elle décrit surtout l’organisation et le
fonctionnement des pouvoirs publics supérieurs de l’Etat. Le préambule contient plusieurs
normes de référence. Le bloc de constitutionnalité est formé de plusieurs strates issues de
plusieurs périodes
B- La déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1989
Elle a survécu alors que la constitution de l791 a disparu.
Contenu: ses caractéristiques générales sont l’individualisme, l’universalité (ce sont des
droits reconnus et non créés car ils existaient avant), l’abstraction (handicap), un caractère
absolu et relatif ( s’arrêtent quand amputent la liberté des autres). Les droits de l’homme
(donc sans rapport à une nationalité) naturels et imprescriptibles sont l’égalité, la liberté, la
sûreté (protection), la propriété et la résistance à l’oppression. Les droits du citoyen sont les
droits politiques (différent du droit de vote) mais la différence entre les droits de l’homme et
du citoyen s’estompe.
Valeur juridique: des réticences doctrinales ont pesé sur la validité constitutionnelle de la
Déclaration mais la reconnaissance jurisprudentielle s’est opérée par les juges ordinaires et
les juges constitutionnels.
C- Les divers principes de valeur constitutionnelle
Les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République: Leur origine et leur
utilisation correspondent au préambule de 1946, au Conseil d’Etat et au Conseil
Constitutionnel. Ce sont des principes à tout faire, marginalistes, car devant obligatoirement
se rattacher à une législation républicaine. Ils perdent de l’importance.
Les principes politiques économiques et sociaux particulièrement nécessaires à notre
temps: ce sont les droits sociaux. On relève les droits à l’action (droit syndical, droit de grève
une pleine valeur constitutionnelle mais leur place dans le bloc de constitutionnalité est celle
des “derniers de la classe”.
Les principes généraux du droit servent au CE et au CC pour pallier l’absence de textes précis
Sources internationales :
A-La déclaration universelle et les instruments relatifs aux droits de l’homme
La souveraineté des états pour les affaires intérieures empêchent tout droit humain, malgré
les résolutions des Nations-Unies.
Droit international humanitaire: surtout pour les guerres.
La Déclaration universelle des droits de l’homme (Pacte relatif aux droits civiques et
politiques et pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels) qui conditionne son
explication déjà restreinte et de plus limitée aux signataires.
Autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme: les conventions générales,
spécifiques (un thème particulier, p e l’esclavage), relatives à la protection catégorielle
(réfugiés, femmes, enfants...) et relatives aux discriminations (race, sexe...).
B- La convention européenne des droits de l’homme
La convention s’applique directement dans les états.
Les droits garantis sont des droits individuels objectifs, civils et politiques et à géométrie
variable. Ils comprennent le droit à la vie, la prohibition de la torture et des peines ou
traitements inhumains ou dégradants, la prohibition de l’esclavage, de la servitude et du
travail forcé obligatoire, le droit à la liberté et à la sureté, le droit à un procès équitable,
public et dans un délai raisonnable, le droit au respect de la vie privée et familiale, la liberté
de pensée, de conscience et de religion, la liberté de réunion, d’association, d’action
syndicale, etc...
Mécanismes de protection: les recours sont ouverts aux états mais aussi aux individus. Les
instances sont la commission européenne des droits de l’homme et la cour européenne des
droits de l’homme.
L’influence sur les juridictions françaises: une ratification tardive mais des effets
considérables.
C-La portée des sources internationales des libertés en droit interne
Les gens disposent désormais d’une double protection: nationale et internationale
Sources internationales des libertés et actes non législatifs: le CE reconnaît avec une certaine
réticence la nullité des actes administratifs contraires aux conventions internationales (mais
pas aux traités). Difficile de savoir ce qui est supérieur entre les traités internationaux et la
constitution.
Sources internationales des libertés et actes législatifs: désordre jurisprudentiel avant l’arrêt
mais désormais supériorité des traités internationaux.

La protection juridictionnelle en droit interne :


A. Le juge constitutionnel : Protecteur des droits et libertés, le juge constitutionnel
opère un contrôle de conformité des lois aux blocs de constitutionnalité qui permet un
contrôle à priori et à postériori.
*contrôle à priori : La Constitution de 1958 créait quant à elle le Conseil
constitutionnel, organe chargé de garantir les libertés et droits fondamentaux. Le Conseil a
démontré l'importance de son rôle et son indépendance en reconnaissant la liberté
d'association comme principe fondamental reconnu par les lois de la République.
Le Conseil constitutionnel exerce un contrôle abstrait des lois organiques et ordinaires après
leur vote, et avant leur promulgation par le président de la République (art. 61 C). Le Conseil
doit statuer dans un délai d'un moi ou huit jours en cas d'urgence demandée par le
gouvernement. Si le Conseil constitutionnel déclare la loi inconstitutionnelle, son entrée en
vigueur devient impossible. Si seules certaines dispositions sont inconstitutionnelles, celles-
ci étant séparables du texte, leur entrée en vigueur est impossible. En revanche, lorsque
l'ensemble des dispositions de la loi sont jugées conformes, la loi est promulguée. La
décision du Conseil a autorité de la chose jugée
*contrôle à postériori : La QPC fait l'objet de filtrages importants destinés à éviter
l'engorgement du Conseil constitutionnel et les éventuels abus. Le premier filtre relève des
juges du fond auxquels revient la tâche de saisir le Conseil d'Etat ou la Cour de cassation si
plusieurs conditions sont réunies. Le second filtre est effectué par le Conseil d'Etat et la Cour
de cassation, qui vérifient si la disposition contestée satisfait aux conditions dans un délai de
trois mois ; lorsqu'ils sont saisis de moyens contestant la conformité d'une loi à la
Constitution et aux engagements internationaux de la France, ils doivent en priorité se
prononcer sur la question de constitutionnalité. Puis, lorsque la question parvient au Conseil
constitutionnel, celui-ci a trois mois pour se prononcer. L'inconstitutionnalité prend effet le
jour de sa publication et s'applique aux procédures en cours. Ainsi, les dispositions
législatives inconstitutionnelles sont abrogées pour l'avenir.
B-JUGE ADMINISTRATIF : Le juge administratif garantit la protection des libertés
fondamentales par deux mécanismes : le contrôle de légalité et le référé-liberté. A ces
mécanismes s'ajoute le contrôle de conventionalité, qui permet au juge administratif
d'apprécier l'articulation entre les normes internationales et les normes constitutionnelles.
*CONTRÔLE DE LÉGALITÉ : Le juge administratif refuse d'exercer un contrôle de
constitutionnalité de la loi : en effet, effectuer un contrôle des actes règlementaires par
rapport à la Constitution reviendrait à apprécier la constitutionnalité d'une loi car la loi
s'interpose entre le règlement et la Constitution. Lorsque la loi a peu de lien avec le
règlement, le juge accepte d'examiner la constitutionnalité du règlement et on parle d'écran
transparent .
*RÉFÉRÉ-LIBERTÉ FONDAMENTALE : Le référé-liberté repose sur une interprétation libérale
de la notion de liberté fondamentale, qui inclut de nombreuses libertés (liberté d'aller et de
venir, liberté de culte, liberté de réunion, liberté syndicale, principe de dignité, droit de
mener une vie familiale normale, droit constitutionnel d'asile...).
La procédure de référé-liberté a été considérée comme ne garantissant pas un recours
effectif au sens de l'article 13 de la Convention européenne.
C-JUGE JUDICIAIRE : le juge judiciaire protège la liberté individuelle et se prononce
sur l'état et la capacité des personnes, le juge constitutionnel rappelle qu'il existe des
matières "réservées par nature à l'autorité judiciaire". Le juge judiciaire, garant de la liberté
individuelle, appliquait une conception large de la liberté individuelle, qui incluait de
nombreuses autres libertés. Désormais, la liberté individuelle se restreignant au droit de ne
pas être l'objet de mesures arbitraires, le juge judiciaire n'est compétent que lorsque de
telles mesures sont appliquées. Le juge judiciaire est gardien de la propriété privée,
confirmée par une décision du Conseil constitutionnel par laquelle le juge constitutionnel
affirme que cette compétence est un principe fondamental reconnu par les lois de la
République. La théorie de la voie de fait constitue une exception au principe de séparation
des deux ordres de juridiction : elle donne en effet compétence au juge judiciaire dans des
matières qui relèvent normalement du juge administratif.
la protection juridictionnelle dans le cadre international : Le juge
judiciaire doit appliquer les droits internationaux et européens ; il applique ainsi la
Convention européenne des droits de l'homme en s'appuyant sur les décisions de la Cour
européenne des droits de l'homme. S'il refuse le contrôle de constitutionnalité, il accepte le
contrôle de conventionalité depuis la jurisprudence , le juge acceptait d'écarter une loi pour
son incompatibilité au traité ou à l'accord international, ce, en application de la
Constitution.

Vous aimerez peut-être aussi