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Poisson - Wikipédia

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Poisson

animal vertébré aquatique

Les poissons sont des animaux vert ébrés aquat iques à branchies, pourvus de nageoires dont le corps est généralement couvert
d'écailles. On les t rouve abondamment aussi bien dans les eaux douces, saumât res et de mers : on t rouve des espèces depuis les sources
de mont agnes (omble de font aine, goujon) jusqu'au plus profond des mers et océans (grandgousier, poisson-ogre). Leur répart it ion est
t out efois t rès inégale : 50 % des poissons vivraient dans 17 % de la surface des océans[1] (qui sont souvent aussi les plus surexploit és).

Poisson
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :

l'appellation « Poisson » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.

Mérou géant nageant parmi des bancs d'autres poissons.

Taxons concernés
Les espèces de la classe
Chondrichtyens
et de la super-classe

Ostéichtyens
mais aussi plusieurs espèces parmi les Agnathes.
Articles connexes
Poisson dans la culture

Pisciculture

Piscivore

Liste de noms vernaculaires de poisson


L'étude des poissons
Ichtyologie

Liste d'ichtyologistes
Chronologie de l'ichtyologie

Ils ont un rôle fondament al pour les humains :

en t ant que nourrit ure, les poissons sont part out dans le monde ; qu'ils soient pêchés dans la nat ure ou élevés en piscicult ure ;

ils sont aussi exploit és à des fins récréat ives, avec la pêche et l'aquariophilie, et sont parfois exposés dans de grands aquariums
publics ;

ils jouent et ont joué un rôle significat if dans de nombreuses cult ures, en t ant que déit és et symboles religieux, ou sujet s de cont es,
légendes, livres et films ;

en jouant un rôle écosyst émique import ant  ;

en cont ribuant aux cycles biogéochimiques, dont le cycle du carbone et en part iculier en cont ribuant au puit s de carbone océanique [1].

Dans la classificat ion phylogénét ique [2], obt enue par applicat ion des mét hodes cladist iques, les poissons forment un groupe
paraphylét ique de vert ébrés, donc non reconnu, car il exclut les t ét rapodes (vert ébrés t errest res). La super-classe des Poissons (les
Pisces) de la classificat ion classique n'est reconnue que par cert ains syst émat iciens évolut ionnist es[3]. Les espèces act uelles (non-
ét eint es) de poissons sont répart ies dans les t axons Pét romyzont ides (lamproies), Chondricht yens (les raies et requins),
Act inopt érygiens (les plus communs), Sarcopt érygiens (Dipneust es et Act inist iens). On y associe parfois les Myxinoïdes.

Le premier invent aire icht yologique de France semble êt re celui de Pierre Belon, en 1555, int it ulé La nature et la diversité des poissons
avec leurs pourtraicts représentés au plus près du naturel[4].

Définition et classification

Étymologie

Le subst ant if masculin[5],[6],[7] « poisson » (prononcé : [pwasɔ̃] en français st andard)[6] est issu, par l'int ermédiaire de l'ancien français peis,
pois, du lat in piscis, de même sens[5],[6].

Définition

Un ptérois à antennes.

Le t erme « poisson » est plus précisément employé pour désigner les crâniat es non t ét rapodes, c'est -à-dire des animaux avec un crâne
cart ilagineux ou osseux qui prot ège la part ie ant érieure du syst ème nerveux, possédant des branchies t out e leur vie et qui peuvent
posséder des nageoires, mais pas de « pat t es » [8]. Les poissons ne forment pas un groupe phylogénét iquement homogène, à l'inverse des
oiseaux ou des mammifères (voir plus bas).

Un poisson t ypique est « à sang froid » ; il possède un corps allongé lui permet t ant de nager rapidement  ; il ext rait le dioxygène de l'eau
en ut ilisant ses branchies ou un organe respirat oire annexe lui permet t ant de respirer le dioxygène at mosphérique ; il possède deux paires
de nageoires, les nageoires pelviennes et lat érales, habit uellement une ou deux (plus rarement t rois) nageoires dorsales, une nageoire
anale et une nageoire caudale; il possède une double mâchoire pour les gnat host omes et simple pour les agnat hes ; il possède une peau
généralement recouvert e d'écailles ; ovipare, il pond des œufs et la fécondat ion peut êt re int erne ou ext erne.
Il existe de nombreuses formes et tailles de poissons : ce dragon des mers, proche de l'hippocampe, se confond avec les algues grâce à ses nageoires.

Chacune de ces caract érist iques comport e t out efois des except ions. Les t hons, les espadons et cert aines espèces de requins sont
ent re sang chaud et sang froid, et peuvent élever leur t empérat ure corporelle au-dessus de celle de l'eau ambiant e [9]. Et de la même
façon, la lampris-lune semble êt re un cas unique de poisson à sang chaud. La forme du corps et les performances nat at oires varient
considérablement , des nageurs t rès rapides capables de parcourir dix à vingt longueurs de leur corps par seconde (t hons, saumons) aux
poissons t rès lent s mais mieux manœuvrant s (comme les anguilles ou les raies) qui ne dépassent pas 0,5 longueur par seconde [10].
Plusieurs groupes de poissons d'eau douce ext raient le dioxygène de l'air comme de l'eau en ut ilisant des organes variés. Les dipneust es
possèdent deux poumons similaires à ceux des t ét rapodes ; les gouramis ont un « organe labyrint he » qui fonct ionne de la même manière ;
les Corydoras ext raient le dioxygène par l'est omac ou l'int est in[11]. La forme du corps et la posit ion des nageoires varient énormément ,
comme en t émoigne la différence ent re les hippocampes, les lophiiformes, les poissons globes ou les saccopharyngiformes. De même, la
surface de la peau peut êt re nue (murènes) ou couvert e d'écailles de différent s t ypes : placoïdes (requins et raies), cosmoïdes
(cœlacant hes), ganoïdes, cycloïdes et ct énoïdes[12]. Cert ains poissons passent même davant age de t emps hors de l'eau que dedans,
comme les périopht halmes qui se nourrissent et int eragissent ent re eux sur des t errains boueux et ne ret ournent dans l'eau que pour se
cacher dans leur t errier[13]. Cert aines espèces peuvent êt re ovovivipares ou vivipares.

La t aille d'un poisson varie du requin baleine de 16 m au Schindleria brevipinguis d'à peine 8 mm.

Quelques espèces de poisson dulçaquicole disposent de poumons, si les Erythrinus de l'Amazone ext raient 50 % du dioxygène dont ils
ont besoin avec ceux-ci, les poumons sont l'unique moyen de respirat ion des Arapaima gigas ou des gymnot es.

Terminologie

Plusieurs t ypes d'animaux aquat iques sont communément appelés « poissons » mais n'en sont pas vis-à-vis de la définit ion précédent e.

Les t ermes relat ifs aux poissons viennent de différent es racines :

Poisson se dit piscis (pisces au pluriel) en lat in, d'où la piscicult ure, piscivore, et c.

Poisson se dit ichthys en grec (plus exact ement le mot grec ἰχ θύς se t ranscrit ainsi en lat in) ; l'Académie française a simplifié le groupe
chth en cht en 1878 mais l'on ret rouve le groupe complet en anglais par exemple ; d'où l'icht yologie, Icht us, l'icht yocolle, et c.

Classification

À l'opposé des groupes t els que les oiseaux ou les mammifères, les poissons ne forment pas un clade : le groupe est paraphylét ique,
c'est -à-dire qu'il ne comport e pas t ous les descendant s de leur ancêt re commun[14],[15],[16]. Pour cet t e raison, la « super-classe Pisces »
n'est plus ut ilisée en classificat ion phylogénét ique, chaque clade devant comport er t ous les descendant s du même ancêt re, ce qui
amènerait à y adjoindre les Tét rapodes. Elle est par cont re conservée dans cert aines classificat ions évolut ionnist es modernes[3].

Les poissons sont classés dans les groupes principaux suivant s (en grisé et précédés de l'obèle « † », les t axons ét eint s) :

Infra-embranchement des Agnathes ou Cyclostomes, (vert ébrés sans mâchoires)


Classe Hyperoartia (Hyperoart iens : poissons sans mâchoires)
Ordre des Pet romyzont iformes (lamproies)
groupe des †Ostracodermes (t erme qui regroupe les classes ét eint es de poissons sans mâchoires)
Classe †Pteraspidomorphi GOODRICH, 1909 (Ptéraspidomorphes, poissons primitifs sans mâchoires)
Sous-classe †Heterostraci LANKESTER, 1868 (Hétérostracés, poissons primitifs sans mâchoires, Ordovicien → Dévonien)
Sous-classe †Astrapida BERG, 1940 (Astrapides, poissons primitifs sans mâchoires, Ordovicien → Dévonien)
Sous-classe †Arandaspida RITCHIE et GILBERT-THOMLINSON, 1977 (Arandaspides, poissons primitifs sans mâchoires,
Ordovicien)
Classe †Anaspida TRAQUAIR, 1899 (poissons primitifs sans mâchoires, Silurien → Dévonien supérieur)
Classe †Thelodonti JAECKEL, 1911 (poissons primitifs sans mâchoires, Ordovicien → Dévonien)
Classe †Cephalaspidomorphi GOODRICH, 1909 (Céphalaspidomorphes : poissons sans mâchoires à cuirasse articulée)
Sous-classe †Osteostraci LANKESTER, 1868 (Ostéostracés : poissons à cuirasse ossifiée, Silurien moyen → Dévonien supérieur)
Sous-classe †Galeaspida LIU, 1965 (Galéaspidés, poissons avec bouclier céphalique en forme de heaume, Silurien → Dévonien)
Sous-classe †Pituriaspida (Pituriaspides, poissons cuirassés de "Pituri", Queensland, Australie, Dévonien moyen)
Infra-embranchement des Gnathostomes (vert ébrés à mâchoires)
Classe †Placodermi (Placodermes : poissons à cuirasse articulée)
Classe †Acanthodii (Acanthodiens : requins épineux)
Classe Chondrichthyes (Chondricht yens : poissons cart ilagineux : requins et les raies)
Superclasse Osteichthyes (Ost éicht hyens : poissons osseux)
Classe Act inopt erygii (Act inopt érygiens : poissons à nageoires rayonnées)
Classe Sarcopt erygii (Sarcopt érygiens : poissons à nageoires charnues)
Sous-classe Coelacant himorpha (cœlacant hes)
Sous-classe Dipnoi (dipneust es)

Cert ains paléont ologues considèrent que les conodont es sont des chordés et les considèrent comme des poissons primit ifs ; voir
l'art icle Vert ébré.

Les différent s groupes de poissons pris t ous ensemble comprennent plus de la moit ié des vert ébrés connus. Il y a près de
28 000 espèces de poissons exist ant es (sans compt er les espèces disparues), dont près de 27 000 poissons osseux, le rest e ét ant
formé d'environ 970 requins, raies et chimères et environ 108 lamproies et myxines[17]. Un t iers de t out es ces espèces est renfermé dans
les neuf plus grandes familles, qui sont (des plus grandes aux plus pet it es) : Cyprinidae, Gobiidae, Cichlidae, Characidae, Loricariidae,
Balit oridae, Serranidae, Labridae, et Scorpaenidae. D'un aut re côt é, environ 64 familles sont monot ypiques (ne cont iennent qu'un seul
genre, parfois monospécifique). On suppose que le nombre t ot al d'espèces de poissons en exist ence serait de 32 500[17].

Génomique

Les poissons cont emporains sont les vert ébrés chez lesquels on observe les plus grands et les plus pet it s génomes (parmi les
vert ébrés), phénomène qui a une « significat ion évolut ive » encore incomprise [18]. Le génome est plus pet it chez les poissons à nageoires
à rayons que chez les poissons cart ilagineux, hormis chez les polyploïdes (qui explique en grande part ie les variat ions de t aille de génome
au sein de ces deux groupes)[18]. Le génome des poissons d'eau douce (et eurybiont es) est plus grand que celui des espèces apparent ées
marines et st énobiont es[18]. Les différences de t aille de génome ne semblent pas liées au t aux mét abolique propre à l'espèce mais elles
sont posit ivement corrélées avec la t aille des œufs, ce qui peut évoquer un lien avec l'évolut ion des soins parent aux[18].

Évolution

Art icle dét aillé : Hist oire évolut ive des poissons.

Haikouichthys ercaicunensis, unique espèce de son genre, est un poisson agnathe éteint.

Dans un cont ext e évolut if, l'ensemble des t axons désignés par le t erme poisson n'est plus considéré homogène, ces t axons ayant des
hist oires évolut ives différent es et formant donc différent s clades[2].
Cert ains pensent que les poissons ont évolué à part ir d'une créat ure du t ype ascidie (dont les larves ont des ressemblances avec les
poissons primit ifs) ; les premiers ancêt res des poissons auraient alors conservé leur forme larvaire à l'ét at adult e par néot énie, mais
l'inverse est aussi possible. Les fossiles candidat s au st at ut de « premier poisson » connus sont Haikouichthys, Myllokunmingia et
Pikaia.

Les t out premiers fossiles de poissons ne sont guère nombreux, ni de bonne qualit é : peut -êt re les poissons primit ifs ét aient -ils rares ou
mal fossilisables ou les condit ions t aphonomiques mauvaises. Cependant , le poisson devint une des formes de vie dominant es du milieu
aquat ique et a donné naissance aux branches évolut ives menant aux vert ébrés t errest res comme les amphibiens, les rept iles et les
mammifères.

L'apparit ion d'une mâchoire art iculée semble êt re la raison majeure de la proliférat ion ult érieure des poissons, car le nombre d'espèces de
poissons agnat hes devint t rès faible. Les premières mâchoires ont ét é t rouvées dans les fossiles de placodermes. On ignore si le fait de
posséder une mâchoire art iculée procure un avant age, par exemple pour la préhension ou la respirat ion.

Les poissons ont aussi coévolué avec d'aut res espèces (prédat eurs, pat hogènes et parasit es not amment , mais aussi parfois des espèces
symbiot es). Durant leurs migrat ions (longues et sur de longues dist ances pour les saumons et lamproies, et plus encore pour les
anguilles), ils peuvent t ransport er (dispersion) un cert ain nombre de propagules d'aut res organismes (ect oparasit isme, endozoochorie,
œufs viables non digérés[19]….)

Agnathes

Une lamproie marine.

Les agnat hes regroupent des animaux à corde dorsale et à crâne, mais sans mâchoires. Leur vie en milieu aquat ique les a fait longt emps
classer parmi les poissons.

La monophylie des agnat hes act uels est débat t ue [20],[21],[3] :

les myxines, font ou ne font pas part ie des vert ébrés selon la phylogénie ret enue  ;

les lamproies, sont indéniablement des vert ébrés.

La plupart des ét udes récent es basées sur les comparaisons de séquences d'ADN sout iennent que les myxines et les lamproies sont
ét roit ement apparent ées. On parlera alors du groupe des cyclost omes[20].

Les myxines et lamproies part agent des caract ères morphologiques ancest raux à t ous les craniés, qui sont perdus chez les
gnat host omes. Leur bouche rudiment aire, qui se comport e comme une vent ouse, ne possède pas de mâchoires, et ne peut donc pas
modifier son ouvert ure. Leur squelet t e est cart ilagineux et composé d'une capsule crânienne et d'une colonne vert ébrale sans côt es.

Si les agnat hes act uels sont peu nombreux, de nombreux fossiles d'agnat hes sont présent s dans les sédiment s du paléozoïque. Les
agnat hes furent les t out premiers crâniat es à apparaît re.

Cert ains agnat hes fossiles, comme les ost éost racés sont plus proches parent s des vert ébrés à mâchoire que des lamproies et myxines.
Par exemple, ils possèdent des membres pairs (nageoires pect orales) à la différence de ces dernières[20].

Les conodont es sont un t ype d'agnat hes préhist oriques ayant développé des "dent s" sans avoir jamais développé de machoires.

Poissons cartilagineux (Chondrichtyens)


Un grand requin blanc de 3,5 mètres environ.

Chez les Chondricht hyens, aussi appelés « poissons cart ilagineux », il n'y a globalement pas d'ossificat ion endochondrale. Le squelet t e
est donc t rès majorit airement composé de cart ilage, et pas d'« os vrai » [2]. On peut y t rouver les différent es espèces de requins, de raies
et de chimères. Il faut ajout er que les « os vrais » peuvent t out de même êt re observés chez les Chondricht yens, mais en pet it e
quant it é [22].
La généralisat ion de l'os enchondral ne se t rouvera que chez les ost éicht yens, ét ant par ailleurs leur synapomorphie
principale.

Les principales synapomorphies des chondricht hyens incluent une couche de cart ilage calcifié prismat ique et , chez les mâles, les
nageoires pelviennes port ent des claspers pelviens (organes servant à l'accouplement )[2].

Poissons osseux (Ostéichtyens au sens classique)

Un poisson mandarin, un exemple de poisson osseux.

Comme leur nom l'indique, l'innovat ion la plus not able des poissons osseux est l'os. Le t issu osseux périchondral qui renforçait cert ains
cart ilages se généralise, et conduit à deux t ypes d'os d'origines différent es :

l'os enchondral (associé au mésoderme), qui remplace au cours du développement les pièces cart ilagineuses du squelet t e int erne ;

surt out , l'os dermique, qui se forme à part ir du derme (d'origine mésodermique), apparaît . Il donne les os de la boît e crânienne et les
ceint ures scapulaires, ainsi que les rayons des nageoires (qui évolueront ult érieurement en membres).

On observe aussi la présence de sacs aériens connect és au t ube digest if qui donneront les poumons des vert ébrés t errest res et les
vessies nat at oires des Act inopt érygiens. Ces sacs aériens sont soupçonnés chez cert ains Gnat host omes fossiles. Les t ent at ives
d'émancipat ion du milieu aquat ique seraient alors apparues dans ce clade.

Les principales fonct ionnalit és évolut ives explorées au niveau des poissons osseux sont l'art iculat ion de la mâchoire, de plus en plus
st ruct urée, et la forme et la mobilit é des nageoires.

Poisson à nageoires charnues


Dipneuste, dessin de Heinrich Harder (autour de 1920)

On peut par exemple compt er comme poissons à nageoires charnues (sarcopt érygiens) les cœlacant hes, les dipneust es ou encore les
t ét rapodes. Plusieurs innovat ions se ret rouvent dans ce groupe :

le membre monobasal : l'at t ache basale se réduit à un seul élément (fémur, omoplat e et humérus) et des muscles permet t ent
l'art iculat ion indépendant e des rayons (doigt s) ;

les dent s se couvrent d'émail.

Il apparait donc évident , vu les membres de ce groupe, que pour rendre holophylét ique le groupe des poissons (c'est -à-dire pour qu'il
cont ienne t ous les descendant s de son dernier ancêt re commun, et donc le considérer valide du point de vue cladist e), il faudrait y inclure
t ous les vert ébrés t errest res dont les humains font évidemment part ie. Cert ains évolut ionnist es ont souligné que l'idée d'appeler
l'homme un poisson ét ait absurde et qu'il ét ait donc préférable d'accept er comme valides les groupes paraphylét iques[23].

Morphologie et anatomie

Morphologie
Aspect général

Anatomie d'un poisson à nageoires rayonnées

A Nageoire dorsale B Rayon

C Ligne latérale D Rein

E Vessie natatoire F Appareil de Weber

G Oreille interne H Cerveau

I Narine L Orbite
M Branchie N Cœur

O Estomac P Vésicule biliaire

Q Rate R Gonades
S Nageoire ventrale ou pelvienne (par paire)

T Colonne vertébrale U Nageoire anale

V Nageoire caudale.
Schéma du Lampanyctodes hectoris

1 Opercule

2 Ligne latérale

3 Nageoire dorsale

4 Nageoire molle ou adipeuse

5 Pédoncule caudal ou queue

6 Nageoire caudale

7 Nageoire anale

8 Photophores

9 Nageoire ventrale ou pelvienne (par paire)

10 Nageoire pectorale (par paire)

Épiderme

Coloration pélagique du maquereau commun.

Les cellules épidermiques sont t out es vivant es, éliminat ions sans modificat ion elles t ombent . Peu épais (5 -9 couches cellulaires), il y a
des échanges osmot iques et ioniques.

Cert ains poissons pélagiques développent sur leur épiderme une colorat ion à fort cont rast e dorso-vent ral. L'int erprét at ion la plus
classique est qu'il s'agirait d'une colorat ion crypt ique permet t ant une sort e de camouflage ant i-prédat eur bapt isée ombre inversée : la
colorat ion sombre dorsale leur permet de se confondre avec les fonds marins et les rend moins visibles d'un prédat eur aviaire ; la
colorat ion blanche du vent re aurait une valeur adapt at ive, en les rendant moins visibles d'un prédat eur venant des profondeurs (requin,
t hon) qui est ébloui par la luminosit é des rayons solaires (confusion avec la lumière ambiant e à t ravers la fenêt re de Snell)[24].

Nageoires

Nageoire dorsale d'un Chevesne.

Art icle dét aillé : Nageoire.


La plupart des poissons se déplacent en cont ract ant alt ernat ivement les muscles insérés de chaque côt é de la colonne vert ébrale. Ces
cont ract ions font onduler le corps de la t êt e vers la queue. Lorsque chaque ondulat ion at t eint la nageoire caudale, la force propulsive
créée pousse le poisson vers l'avant .

Les nageoires du poisson sont ut ilisées comme st abilisat eurs. La nageoire caudale sert aussi à augment er la surface de la queue,
augment ant ainsi la poussée lors de la nage, et donc la vit esse. Le corps fuselé des poissons permet de diminuer les frict ions lorsqu'ils
nagent , et donc d'évit er qu'ils soient ralent is par la résist ance de l'eau. De plus, leurs écailles sont enrobées d'un mucus qui diminue les
frot t ement s.

Alimentation

Presque t out es les formes d'aliment at ion sont observées chez les poissons, mais les modes parasit aires semblent rares ou inexist ant s
(la lamproie n'est pas un poisson au sens t axonomique le plus rest rict if du t erme). Le régime aliment aire d'une espèce mal connue ou
nouvellement découvert e peut êt re ét udié par des analyses du cont enu st omacal et des analyses isot opiques.

Des cailloux, microplast iques, et parfois du sédiment et des os ou écailles de poissons sont souvent t rouvés dans les est omacs de
poissons (une ét ude ayant port é sur 5 000 est omacs de poissons appart enant à plus de 70 espèces démersales différent es,
échant illonnés à int ervalles bat hymét riques de 250 m au nord-est de l'océan At lant ique, à des profondeurs allant de 500 à 2 900 m[25].
Des cailloux ou graviers n'ont ét é t rouvés que dans les est omacs de poissons pêchés à 500–1000 m de profondeur (t aux : 4,6 % à 500 m
de profondeur, 1,1 % à 750 m et 1,3 % à 1 000 m[25]. Des sédiment s ét aient présent s dans 9 % des est omacs et des écailles chez 7 % des
poissons, des est omacs avec des cont enus. Sédiment s et échelles co-produit e dans l'est omac des poissons d'aliment at ion
principalement bent hopélagiques[25].

Anatomie
Art icle dét aillé : Anat omie des poissons.

Écologie et comportement

Comportement social

Mâle de Chromis viridis fécondant les œufs déposés par une femelle sur une branche de corail. La papille génitale (analogue d'un « pénis ») est visible.

De nombreuses espèces de poissons, t els les demoiselles (Pomacentridés), les poissons-zèbres (Cyprinidés) ou les néons (Characidés),
et c. ont un inst inct grégaire et préfèrent vivre en bancs. D'aut res, t els les requins, sont plut ôt solit aires. Cert ains sont même si agressifs
que la rencont re d'un congénère peut ent raîner la mort de l'un d'eux après une rude bat aille : c'est le cas du combat t ant du Siam
(Anabantidés) chez les mâles. La plupart des poissons sont ovipares : la femelle dépose ses ovules et le mâle les féconde, de manière
ext erne ; cependant cert ains poissons sont ovovivipares, comme de nombreux requins, et il y a alors une accouplement avec fécondat ion
int erne. Cert ains s'occupent de leurs œufs ou de leurs pet it s (prot égés dans la bouche des parent s chez cert ains espèces comme celles
de la famille des Apogonidae, ou dans une poche vent rale du mâle chez les hippocampes) et d'aut res (qui pondent beaucoup plus d’œufs)
abandonnent leurs œufs à leur sort , dans l'eau ou sur un support .

Dans les années 2010, des ét udes scient ifiques relèvent chez plusieurs espèces une sensibilit é et des comport ement s sociaux plus
complexes qu'imaginés jusqu'alors[26].
Par exemple, des raies mant a ont démont ré des comport ement s associés avec la conscience de soi. Placés dans un t est du miroir, les
individus ont démont ré un comport ement inhabit uel, apparemment dest iné à vérifier si le comport ement de leur reflet correspond
t oujours à leurs propres mouvement s[27].

Des labres net t oyeurs ont également passé le t est du miroir dans une expérience indépendant e, réalisée en 2018[28],[29].

Des cas d'usages d'out ils chez les poissons ont également ét é ment ionnés, not amment chez des poissons de la famille des choerodons,
ceux du genre Toxot es et chez la morue de l'At lant ique [30].

En 2019, des chercheurs ont démont ré que les Amat it lania siquia, une espèce de poisson monogame, développent une at t it ude
pessimist e quand ils sont privés de la présence de leur part enaires[31],[32].

Cycles

La plupart des poissons ont un cycle nyct héméral (et dorment la nuit [33], en pleine eau ou posés sur un subst rat , parfois couchés sur le
flanc) et saisonnier. Cert ains ont une act ivit é plut ôt noct urne. De nuit , en aquarium comme dans la nat ure, cert ains poissons changent de
couleur[33],[34]. Des changement s élect riques du cerveau passant en phase de sommeil ou d'éveil mont rent ces changement s (8–13 Hz
dans le noir, 18–32 Hz à la lumière chez la morue) proches de ceux observées chez les mammifères[33].

Migration des poissons


Art icle dét aillé : Migrat ion des poissons.

La migration est un phénomène inst inct if [35] présent chez de nombreuses espèces de poissons. Peu de poissons sont absolument
sédent aires, hors quelques espèces coralliennes ou vivant dans des eaux fermées. La plupart des espèces marine et de rivière,
accomplissent (individuellement ou de manière grégaire) des déplacement s saisonniers ou migrat oires.

Beaucoup de poissons migrent de manière cycliquement régulière (à l'échelle du jour ou de l'année), sur des dist ances de quelques mèt res
à des milliers de kilomèt res, en relat ion avec les besoins de reproduct ion ou en nourrit ure, les condit ions de t empérat ure ; dans cert ains
cas, le mot if de la migrat ion n'est pas connu.

Contribution des poissons aux puits de carbone

À part ir du dioxyde de carbone dissous dans l'eau, les poissons marins produisent const amment dans leur int est in des carbonat es peu
solubles.

Par exemple, le flet européen synt hét ise et rejet t e chaque heure et en moyenne 18 micromoles de carbone par kg de poisson (sous
forme de calcit e)[1]. Les poissons cont ribueraient ainsi de 3 %[36] à 15 %[37] du puit s de carbone océanique (voire 45 % si l'on prenait les
hypot hèses les plus « opt imist es »)[1]. De plus, les poissons ont une marge de t olérance à la t empérat ure [38] et un climat chaud associé à
la surpêche t endent à réduire le nombre de grands poissons ; or, une pet it e t aille du poisson et une eau plus chaude favoriseraient cet t e
format ion de carbonat es de calcium ou de magnésium (qui sont éliminés avec la nécromasse, les fèces ou des boulet t es de mucus)[1].

Hélas, ces carbonat es plus riches en magnésium sont aussi plus solubles à grande profondeur. Ils peuvent alors relarguer une part ie de
leur carbone, mais en t amponnant le milieu, au point que cela pourrait expliquer jusqu'à un quart de l'augment at ion de l'alcalinit é t it rable
des eaux marines dans les 1 000 mèt res sous la surface (cet t e anomalie de duret é de l'eau ét ait jusqu'ici cont roversée car non expliquée
par les océanographes)[1].

Hélas encore, c'est aussi dans les zones les plus favorables à ce piégeage du carbone (plat eaux cont inent aux où se concent re environ
80 % de la biomasse en poisson) que la surpêche est la plus int ense et que les zones mort es ont fait disparaît re le plus de poissons.

Les poissons et l'Homme

Utilisation alimentaire
Art icle dét aillé : Poisson (aliment ).

Le poisson est un aliment consommé par de nombreuses espèces animales, dont l'Homme. Le mot poisson désigne donc aussi un t erme
de cuisine faisant référence à l'ensemble des aliment s préparés à part ir de poissons capt urés par le biais de la pêche ou de l'élevage.
Trois quart s de la planèt e Terre sont couvert s d'eau et de nombreuses rivières sillonnent l'int érieur des t erres, ce qui fait que le poisson a
fini par const it uer, depuis la nuit des t emps, une part ie import ant e du régime aliment aire des humains dans presque t ous les pays du
monde.

Surpêche

400 tonnes de chinchard du Chili pêchées par un senneur chilien.

Pour les poissons comest ibles comme la morue et le t hon, la menace principale est la surpêche [39],[40]. Lorsque la surpêche persist e, elle
finit par causer une diminut ion de la populat ion de poissons (le « st ock ») car les individus ne peuvent pas se reproduire assez vit e pour
compenser la pert e due à la pêche. Un exemple de surpêche cat ast rophique t rès ét udié est celui de la sardine du Pacifique (Sadinops
sagax caeruleus), qui ét ait pêchée près des côt es de Californie. Le maximum avait ét é at t eint en 1937 avec 790 000 t onnes, puis la
quant it é pêchée a décru pour at t eindre à peine 24 000 t en 1968, dat e à laquelle cet t e indust rie s'arrêt a faut e d'êt re rent able. Une t elle
« ext inct ion commerciale » ne veut pas dire que l'espèce elle-même est ét eint e, mais seulement qu'elle n'est plus économiquement
viable [41]. La pêche minot ière a également localement conduit à la surpêche.

La principale source de t ension ent re l'indust rie de la pêche et la science halieut ique est la recherche d'un équilibre ent re la conservat ion
des espèces pêchées, et la préservat ion du revenu des pêcheurs. Dans des zones comme l'Écosse, Terre-Neuve ou l'Alaska, où l'indust rie
des pêches est le principal employeur, le gouvernement est part iculièrement impliqué dans cet équilibre [42], en maint enant à la fois un
st ock suffisant et des ressources suffisant es pour les pêcheurs. D'un aut re côt é, les scient ifiques promeuvent une prot ect ion t oujours
accrue pour les st ocks, en prévenant que de nombreux st ocks pourraient disparait re dans les cinquant e prochaines années[43].

Selon le WWF, « 80 % des st ocks mondiaux de poissons ut ilisés à des fins commerciales sont déjà surpêchés ou menacés de l’êt re. Par
ailleurs, 40 % de t ous les animaux marins capt urés finissent comme prises accessoires et sont rejet és mort s ou moribonds par-dessus
bord. Et comme le poisson d’élevage est le plus souvent nourri avec de l’huile de poisson et /ou de la farine de poisson, les élevages
cont ribuent également au pillage des mers » [44].

Guide des poissons gravement menacés d'ext inct ion, à évit er à t out prix à la consommat ion (ht t p://wwf.ch/fr/cequevouspouvezfaire/g
est es_ ecologiques/aliment at ion1/poissons2/produit s_ de_ la_ mer_ /?cat egory=cat 4)  [archive]

Guide des poissons non recommandables à la consommat ion (ht t p://wwf.ch/fr/cequevouspouvezfaire/gest es_ ecologiques/aliment at i
on1/poissons2/produit s_ de_ la_ mer_ /?cat egory=cat 3)  [archive]

Guide des poissons accept ables à la consommat ion (ht t p://wwf.ch/fr/cequevouspouvezfaire/gest es_ ecologiques/aliment at ion1/pois
sons2/produit s_ de_ la_ mer_ /?cat egory=cat 2)  [archive]

Guide des poissons à privilégier à la consommat ion par rapport à d'aut res (ht t p://wwf.ch/fr/cequevouspouvezfaire/gest es_ ecologique
s/aliment at ion1/poissons2/produit s_ de_ la_ mer_ /?cat egory=cat 1)  [archive]

Pollution de l'eau, des sédiments et destruction des habitats


Des poissons morts à la suite d'une efflorescence algale au Brésil.

Les poissons sont not amment vulnérables à de nombreux polluant s (plomb, mercure et aut res mét aux, insect icides... ) et à des problèmes
de féminisat ion (imposex) induit s par des pert urbat eurs endocriniens[45].

Une des menaces sur les écosyst èmes (marins et d'eau douce) est la dégradat ion physique, chimique et écologique des habit at s ; celle-ci
est causée par la pollut ion de l'eau, la const ruct ion de grands barrages, le réchauffement , l'eut rophisat ion, l'acidificat ion et la baisse du
niveau d'eau par les act ivit és humaines, et doivent faire face à la concurrence et aux pat hogènes d'espèces int roduit es[46]. Un exemple de
poisson en danger à cause d'un habit at modifié est l'Est urgeon blanc, vivant dans les cours d'eau en Amérique du Nord, ceux-ci ayant ét é
modifiés de différent es manières[47].

Espèces exotiques envahissantes

Une perche du Nil.

L'int roduct ion d'espèces exot iques dont beaucoup sont devenues invasives s'est produit e à de nombreux endroit s et pour de nombreuses
raisons, dont le ballast age des navires de commerce. Un exemple bien connu et ét udié est l'int roduct ion de la perche du Nil dans le lac
Vict oria. À part ir des années 1960, la perche du Nil int roduit e pour la pêche a progressivement ext erminé les 500 espèces de cichlidés
que l'on ne t rouvait nulle part ailleurs que dans ce lac ; cert aines espèces ne survivent que grâce à des programmes de reproduct ion en
capt ivit é, mais d'aut res sont probablement ét eint es[48]. Parmi les espèces de poissons invasives ayant causé des problèmes
écologiques, on peut not er les carpes, les t êt e-de-serpent , les t ilapias, la perche européenne, la t ruit e fario, la t ruit e arc-en-ciel ou la
lamproie marine.

Conservation

Le requin-baleine, le plus grand poisson au monde, est classé comme « vulnérable ».

Statut de préservation
En 2006, la list e rouge de l'UICN comprenait 1 173 espèces de poissons menacées d'ext inct ion[49]. Cet t e list e incluait des espèces
comme la morue de l'At lant ique, le Cyprinodon diabolis, les cœlacant hes ou le grand requin blanc. Comme les poissons vivent sous l'eau,
ils sont plus compliqués à ét udier que les animaux t errest res ou les plant es, et on manque t oujours d'informat ions sur les populat ions de
poissons. Les poissons d'eau douce semblent part iculièrement menacés, car ils vivent souvent dans des zones rest reint es.

Mesures de protection

On cherche à ét ablir des indicat eurs ou indices de biodiversit é en poissons, not amment pour les milieux d'eau douce, lacs[50] et mares y
compris.

Échelles à poissons

Art icle dét aillé : Passe à poissons.

Vers un usage éthique des poissons

De nombreuses ét udes ont port é sur la douleur[51],[52],[53] la souffrance [54],[55], l’évit ement de la douleur[56],[57], la peur[58],[59] t elle que
perçue par les poissons, sur la composant e d’affect ivit é ou de personnalit é qu’ils expriment [60], des ét at s apparent és à des émot ions[61],
ou sur leur bien-êt re en piscicult ure [62],[63] ou en aquarium, avec des conclusions parfois opposées. Ces quest ions ont des enjeux juridiques
et ét hiques car les pays développés t endent à int roduire de l’ét hique animale et environnement ale dans leurs législat ions (par ex en
Suisse depuis 2005 : « personne ne doit de façon injustifiée causer à des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre
dans un état d’anxiété ou porter atteinte à leur dignité d’une autre manière. Il est interdit de maltraiter les animaux, de les négliger ou de les
surmener inutilement », t out comme sont int erdit es « les autres pratiques sur des animaux qui portent atteinte à leur dignité »[64]).

Depuis les années 1980 les indices d’un st ress et d’une percept ion de la douleur s’accumulent et les poissons, qui sont de moins en moins
considérés comme des machines biologiques qui ne seraient animées que par des réflexes simples. Ils disposent comme nous de deux
t ypes d’axones (fibres A delt a et fibres C) impliqués dans la nocicept ion, et la douleur affect e leurs capacit és mémorielles et
d'apprent issage [65]. La morphine supprime la percept ion de la douleur chez le poisson (comme chez l'escargot )[66]. L’ét ude de leurs
capacit és cognit ives[67], de mémorisat ion et d’apprent issage [68],[69] conduit à des conclusions similaires.

On dist ingue généralement la nocicept ion[70],[71] (inconscient e, qui désigne un st imulus douloureux remont é vers le cerveau) de la
« percept ion douloureuse ». James Rose considère que les cerveaux d’animaux sans néocort ex (cas du poisson) n’auraient pas de vraie
percept ion (conscient e) de la douleur et que le comport ement du poisson ne serait que réflexe. « Posséder des nocicept eurs est une
condit ion nécessaire mais pas forcément suffisant e pour ressent ir la douleur » rappelle Jean-Marc Neuhaus qui ajout e qu’on ignore à quel
moment (ou quels moment s) de l’évolut ion la sensibilit é à la douleur et son import ance évolut ive ; il est possible que des poissons des
espèces éloignées des mammifères perçoivent la douleur via des mécanismes int ernes différent s de ceux des mammifères.

En 2014 après une revue de la lit t érat ure scient ifique puis des débat s ent re ses membres, t out en rest ant prudent e et en reconnaissant
l’absence de cert it udes, la Commission fédérale d'ét hique pour la biot echnologie dans le domaine non humain (CENH, sise en Suisse ; pays
où l’art . 120 de la Const it ut ion fédérale impose une prise en compt e de la dignit é de la créat ure) a conclu qu’il «est difficile de dénier
t out e sensibilit é à la douleur au moins à cert ains poissons» ; il n y a «aucune bonne raison de conclure que les poissons seraient
insensibles» à la douleur.. Un rapport rendu public à Berne par la commission invit e les pêcheurs, éleveurs et chercheurs à «ut iliser les
poissons avec at t ent ion et respect », ces animaux devant «faire l’objet d’un respect moral indépendant de leur ut ilit é pour l’êt re
humain» [72].
Mais ces résult at s ont ét é t empérés par d'aut res ét udes dont celle de James Rose (Universit é du Wyoming) qui, en 2012
dans la revue Fish and Fisheries, est imait que les poissons ne peuvent pas ressent ir quoi que ce soit car dépourvus des st ruct ures
nerveuses adéquat es. Les réact ions observées par cert aines ét udes relèveraient non pas de la douleur, mais de la nocicept ion, c’est -à-
dire de seuls réflexes[72].

La CENH recommande une ut ilisat ion plus « ét hique » des poissons, en limit ant la souffrances des poissons pêchés, qui souffrent de
décompression, meurent par asphyxie et souvent après de mult iples t raumat ismes[72]. Elle invit e aussi les piscicult eurs à mieux t enir
compt e des besoins de chaque espèce, et elle souhait e que la pêche à la ligne soit soumise à une at t est at ion de compét ence [72]. Elle
invit e aussi à int erdire - de manière générale - l’ut ilisat ion des poissons à des fins de bien-êt re (Fish pedicure)[72].

Les poissons dans la culture


Art icles dét aillés : Poisson dans la cult ure et Poissons (ast rologie).

Records
Taille

Le Paiche d'Amazonie, ou Arapaïma, est le plus gros poisson dulçaquicole : il peut at t eindre 4,5 m et 200 kg. Le plus gros poisson connu
est le requin-baleine (16 m, 10 t ).

Selon les Proceedings of the Royal Society (janvier 2006), le plus pet it poisson serait Paedocypris progenetica, un cyprinidé d'eau douce
découvert par Maurice Kot t elat et Tan Heok Hui, du Raffles Museum (Singapour). La femelle Paedocypris est mat ure à part ir de 7,9 mm
de long. Adult es, les femelles mesurent 10,3 mm et les mâles, 11,4 mm. Il dét rône un gobie nain de l'océan Indien décrit en 1981,
Trimmatom nanus, adult e à 8 mm. Un poisson du même genre, Paedocypris micromethes, légèrement plus grand (femelle adult e à part ir
de 8,8 mm), a ét é ident ifié à Sarawak. Ces poissons vivent dans les forêt s marécageuses const it uées d'arbres inondés poussant sur un sol
de t ourbe dét rempée, mou et épais de plusieurs mèt res. L'eau y est rouge sombre et t rès acide.

Selon une équipe de l'universit é de Washingt on, Photocorynus spiniceps est le plus pet it vert ébré connu : le mâle de cet t e espèce de
baudroie de la famille des Linophrynidae, découvert e dans les abysses du large des Philippines, long de seulement 6,2 mm, vit en parasit e
sur le dos d'une femelle mesurant 46 mm. Celle-ci pourvoit aux besoins en nourrit ure d'un mâle ne se limit ant prat iquement qu'à un
appareil reproduct eur (Piet sch et al., Ichtyological Research, 2005[73]).

Si le mâle Photocorynus spiniceps est plus pet it , not ons que Paedocypris progenetica dét ient , en moyenne mâle-femelle, le record du
plus pet it poisson connu (même s'il n'est plus le plus pet it vert ébré depuis la descript ion en 2012 de la grenouille Paedophryne
amauensis[74]).

Puissance

Dunkleosteus terrelli, un poisson marin à plaques cuirassées qui vivait il y a 400 Ma, mesurait jusqu'à 11 m de long et pouvait peser jusqu'à
quat re t onnes. Après en avoir reconst it ué la musculat ure, des scient ifiques américains ont découvert en 2006 que les mâchoires de ce
poisson ét aient capables d'exercer une pression de 5 500 kg/cm2, soit à peu près deux fois celle de l'act uel requin blanc et aut ant que la
mâchoire d'un Tyrannosaurus. De surcroît , on est ime que Dunkleosteus terrelli ét ait capable d'ouvrir et de refermer sa gueule en un
cinquant ième de seconde (Philip Anderson et Mark West neat , 2006).

Annexes

Articles connexes
Icht yologie List e d'art icles sur les poissons Pêche minot ière

Chordat a, Gnat host omat a et art icles Poisson dans la cult ure Reproduct ion des poissons
subséquent s
Poisson (aliment ) List e des préparat ions à base de poisson
Hypoxie chez les poissons
Pêche (halieut ique) List e de poissons de fict ion
List e de poissons

Bibliographie
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Liens externes
Not ices d'aut orit é :
Bibliot hèque nat ionale de France (ht t p://cat alogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11933179r) (données (ht t p://dat a.bnf.fr/ark:/12148/cb11933179r) )
 · Bibliot hèque du Congrès (ht t p://id.loc.gov/aut horit ies/sh85048726)  · Gemeinsame Normdat ei (ht t p://d-nb.info/gnd/4017269-7)  ·
Bibliot hèque nat ionale de la Dièt e (ht t p://id.ndl.go.jp/aut h/ndlna/00574027)  ·
Bibliot hèque nat ionale d’Israël (ht t p://uli.nli.org.il/F/?func=find-b&local_ base=NLX10&find_ code=UID&request =987007533781005171)  
· Bibliot hèque nat ionale de Let t onie (ht t ps://kopkat alogs.lv/F/?func=direct &local_ base=lnc10&doc_ number=000051343)

Not ices dans des dict ionnaires ou encyclopédies généralist es :


Brockhaus Enzyklopädie (ht t ps://brockhaus.de/ecs/enzy/art icle/fische-zoologie)  [archive] ·
CALS Encyclopedia of Arkansas (ht t ps://encyclopediaofarkansas.net /ent ries/fish-2097/)  [archive] ·
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Gran Enciclopedia Aragonesa (ht t p://www.enciclopedia-aragonesa.com/voz.asp?voz_ id=9900)  [archive] ·
Gran Enciclopèdia Catalana (ht t ps://www.enciclopedia.cat /EC-GEC-0130532.xml)  [archive] ·
Encyclopédie Larousse (ht t ps://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/dw/80993)  [archive] ·
L'Encyclopédie canadienne (ht t ps://www.t hecanadianencyclopedia.ca/fr/art icle/fishes)  [archive] ·
Store norske leksikon (ht t ps://snl.no/fisk)  [archive] ·
The West Virginia Encyclopedia (ht t ps://www.wvencyclopedia.org/art icles/2181)  [archive]

Ressources relat ives au vivant  : Aust ralian Faunal Direct ory (ht t ps://biodiversit y.org.au/afd/t axa/Pisces)  [archive] ·
(en) Plazi (ht t p://t reat ment .plazi.org/id/21430E9C-6188-A40A-2DCF-177F0B48AFD2)  [archive] ·
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Bibliot hèque d'Icht yologie du Muséum nat ional d'Hist oire nat urelle (ht t p://www.mnhn.fr/mnhn/bibicht yo/)  [archive]

Notes et références

(en) Cet art icle est part iellement ou en t ot alit é issu de l’art icle de Wikipédia en anglais int it ulé « Fish (ht t ps://en.wikipedia.org/wiki/Fis
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