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Stabilité des Massifs Rocheux: Étude et Analyse

Ce document est un mémoire de master sur la stabilité des massifs rocheux. Il contient une introduction, une caractérisation et classification des massifs rocheux, une partie sur la rupture des massifs rocheux fissurés, et une partie sur l'instabilité des massifs rocheux et les méthodes d'analyse. De nombreuses figures sont présentées pour illustrer les concepts.

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Stabilité des Massifs Rocheux: Étude et Analyse

Ce document est un mémoire de master sur la stabilité des massifs rocheux. Il contient une introduction, une caractérisation et classification des massifs rocheux, une partie sur la rupture des massifs rocheux fissurés, et une partie sur l'instabilité des massifs rocheux et les méthodes d'analyse. De nombreuses figures sont présentées pour illustrer les concepts.

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‫انجًٕٓرٌح انجشائزٌح انذًٌقزاطٍح انشعثٍح‬

ًً‫ٔسارج انرـعهٍى انعانً ٔانثحس انعه‬


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l‟Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Mémoire de Master

Présenté à l’Université 08 Mai 1945 de Guelma


Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de : Génie Civil & Hydraulique
Spécialité : Génie Civil
Option : GEOTECHNIQUE

Présenté par : BENMARCE Abdelhakim

Thème: Stabilité des massifs rocheux

Sous la direction de : BENAMARA .F

Juillet 2019
Remerciement

Avant d’entamer l’étude que j’ai entreprise, je tiens à exprimer à


tous ceux qui m’ont permis de mener à bien ce travail, toute ma
gratitude et reconnaissance.

Mes remerciements vont en premier lieu au bon Dieu, tout puissant.


Je voudrais tout d'abord adresser toute ma gratitude à la directrice
de ce mémoire, Mme BENAMARA FATIMA, pour sa patience, sa
disponibilité et surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué à
alimenter ma réflexion.

Mes vifs remerciements au Membres de jury pour avoir accepté


d’examiner ce modeste travail malgré les nombreuses tâches qui
leur incombent.

J’adresse mes vifs remerciements également à l’ensemble du staff


d’enseignants du Département de Génie Civil et Hydraulique, qui a
contribué à ma formation durant mon cursus d’étude universitaire.

Enfin, toute ma reconnaissance envers ma famille surtout mes très


chers parent, mes amis et mes collègues d’étude qui m’ont apporté
leur soutien tout au long de ma démarche.
Liste des Figures
Chapitre I : Caractérisation et classification des massifs rocheux
Fig. I.1 Roches plutoniques a) Granite b) Gabbro 3
Fig. I.2 Roches volcaniques a) rhyolite b) Basalte 3
Fig. I.3 Les principales phases de formation des roches sédimentaires 4
Fig. I.4 Roches détritiques a) Argile b) Grès 4
Fig. I.5 Roches chimiques et biochimiques a) charbon b) calcaire 5
Fig. I.6 Métamorphisme de contact 6
Fig. I.7 Métamorphisme régional 6
Fig. I.8 discontinuité type diaclase 7
Fig. I.9 discontinuité type faille 7
Fig. I.10 les joins sédimentaire 8
Fig. I.11 la schistosité dans la roche métamorphique 8
Fig. I.12 Illustration de pendage et de l‟azimut d‟une discontinuité. 9
Fig. I.13 Espacement, ouverture et remplissage des joints 10
Fig. I.14 Définition de la rugosité à différentes échelles. 10
Fig. I.15 Estimation de la valeur RQD 11
Fig. I.16 Abaque déterminent le GSI 18
Fig. I.17 Déférents critères de classification selon AFTES 20
Chapitre II : Rupture des massifs rocheux fissurés
Fig. II.1 Comportement dit « fragile » et comportement « ductile ». 22
Fig. II.2 L‟effet de la pression 22
Fig. II.3 L‟effet de la température 23
Fig. II.4 L‟effet de la vitesse 24
Fig. II.5 Les différentes phases de fissuration et rupture d‟une éprouvette en
24
compression, ou la rupture présente une seule fissure
Fig. II.6 Les trois modes de propagation d‟une fissure. 25
Fig. II.7 Cisaillement d‟une discontinuité lisse sous contrainte normale constante 26
Fig. II.8 Discontinuité naturelle 27
Fig. II.9 Etat de surface d‟une discontinuité naturelle 27
Fig. II.10 Cisaillement des aspérités 28
Fig. II.11 Cisaillement de deux blocs rocheux 28
Fig. II.12 Essai de cisaillement d‟une discontinuité naturelle distante 28
Fig. II.13 Représentation de la dilatance dans le plan de Mohr 29
Fig. II.14 Critère de rupture de Mohr-Coulomb représenté dans le plan (τ ; 𝜎) 30
Fig. II.15 Critère de rupture de Mohr-Coulomb représenté dans le plan des
31
contraintes principales (σ1 ; σ3)
Fig. II.16 Modèle de rupture de Griffith 32
Fig. II.17 Critère de rupture de Griffith 33
Fig. II.18 critère de Hoek et Brown 33
Fig. II.19 Modèle de comportement élastoplastique parfait et avec radoucissement 36
Chapitre III: Instabilité des massifs rocheux et méthode d’analyse
Fig. III.1 influence du pendage sur le glissement 38
Fig. III.2 Chute de blocs depuis le versant Est du massif de la chartreuse 39
Fig. III.3 Glissement des massifs rocheux de grands volumes «La Clapière en 1986 » 40
Fig. III.4 Grands écroulements du Mont-Granier 40
Fig. III.5 coulée de boue sur l‟île de Tahaa en avril 1998 [PPR Polynésie, 2010] 41
Fig. III.6 Dégradations superficielles 41
Fig. III.7 Glissement plan 42
Fig. III.8 Rupture en dièdre ou en coin 42
Fig. III.9 Décompression du massif et basculement 43
Fig. III.10 Rupture de pied de colonne 43
Fig. III.11 Rupture de surplomb 43
Fig. III.12 Basculement par défaut d'assise 44
Fig. III.13 Basculement par flexion 44
Fig. III.14 Basculement secondaire par le pied 44
Fig. III.15 Basculement de blocs 45
Fig. III.16 Fauchage 45
Fig. III.17 Flambement 46
Fig. III.18 Glissement pseudo-circulaire 46
Fig. III.19 Modes de rupture de base : a) planaire; b) dièdre; c) basculement; d)
48
circulaire, modifiée de Hudson et Harrison, 1997
Fig. III.20 Glissement plans 49
Fig. III.21 Géométrie d'une pente en rupture plane 50
Fig. III.22 Géométrie d'une pente en rupture plane saturée d'eau 51
Fig. III.23 Fracture de traction interceptant le sommet du versant et la face de la pente 52
Fig. III.24 Rupture plan avec fracture de traction 53
Fig. III.25 Rupture plan avec fracture de traction interceptant la face de la pente 54
Fig. III.26 Géométrie de la pente avec fracture de traction interceptant le sommet de la
54
pente
Fig. III.27 Glissement en dièdre le long de l‟intersection de deux discontinuités 55
Fig. III.28 vue en perspective d'une rupture en coin 56
Fig. III.29 Résolution des efforts pour le calcul du facteur de sécurité du Dièdre:
(a) vue du coin présentant l‟orientation des angles β et ξ, et les réactions 56
RA et RB sur le plan de glissement, (b) Coupe transversale du dièdre
présentant la résolution du poids de dièdre W.
Fig. III.30 Abaque donnant le facteur K 57
Fig. III.31 Abaques donnant les facteurs A et B pour une différence de pendage de 10° 58
Fig. III.32 vue en perspective de dièdre présentant la numérotation des lignes
59
d'intersection et des plans
Fig. III.33 Basculement de roche dure avec des discontinuités de très fort pendage
60
(Schroeder).
Fig. III.34 Les conditions de glissement et du renversement d‟un bloc sur un plan
60
incliné
Fig. III.35 Exemple d‟implantation d‟un merlon dans une pente avec reprofilage du
62
versant amont
Fig. III.36 Fosse de réception aménagée en pied de falaise 63
Fig. III.37 Ecran à structure rigide en gabions 63
Fig. III.38 Grillage comme barrière fixe 64
Fig. III.39 purge d‟un éboulement sur voie de circulation [Génois, CETE] 64
Fig. III.40 Reprofilage de la pente naturelle d‟un massif instable [Granier, 2010] 65
Fig. III.41 Mécanisme de protection d‟une galerie 65
Fig. III.42 Exemples de soutènements actifs 66
Fig. III.43 Types d‟interventions de confortement 66
Fig. III.44 Stabilisation de paroi par plaquage de filets de grillage [Granier, 2010] 67
Fig. III.45 Modes de dissipation de l‟énergie d‟un bloc par un arbre 67
Chapitre IV: Etude de la stabilité des versants rocheux
Fig. IV.1 Rupture plan sans fracture en absence d‟eau 69
Fig. IV.2 Rupture plan sans fracture en présence d‟eau 71
Fig. IV.3 Rupture plan avec fracture en présence d‟eau 72
Fig. IV.4 Le poids Wr du bloc en rupture plan 73
Fig. IV.5 Comparaison des FS en fonction des angles de rupture pour le cas : rupture
75
plan (sans fracture en absence et en présence d‟eau)
Fig. IV.6 Comparaison des FS en fonction des angles de rupture pour le cas : rupture
75
plan (avec fracture en absence et en présence d‟eau (ZW= Z)
Fig. IV.7 Géométrie du coin utilisé pour l‟analyse de la stabilité, y compris
l'influence du frottement, la cohésion et la pression de l'eau sur les plans du
glissement:
a) vue en plan du coin présentant la numérotation des lignes et des plans 78
d'intersection;
(b) vue normale à la ligne d'intersection (5) indiquant la hauteur du coin et
la distribution de la pression d'eau.
Fig. IV.8 Carte stéréographique des données nécessaires à l'analyse de la stabilité du
79
coin.
Fig. IV.9 Glissement d‟un Bloc rocheux sur plan incliné 81
Fig. IV.10 9 La boite de dialogue définition du projet « projet » 83
Fig. IV.11 La boite de dialogue Settings 84
Fig. IV.12 La boite de dialogue terrain 84
Fig. IV.13 La boite de dialogue Rock 85
Fig. IV.14 La boite de dialogue Slip Surface 85
Fig. IV.15 La boite de dialogue Water 86
Fig. IV.16 La boite de dialogue Analysis 86
Fig. IV.17 La boite de dialogue slip surface pour le cas coin en rupture 87
Fig. IV.18 La boite de dialogue paramètre 87
Fig. IV.19 Analyse de la stabilité du versant rocheux en rupture plane
a) Rupture sans fracture en absence d‟eau b) Rupture avec fracture en 88
présence d‟eau c) Rupture sans fracture en présence d‟eau
Fig. IV.20 Comparaison des FS « Rock Stability » en fonction des angles de rupture
pour le cas : rupture plane (avec fracture en absence et en présence d‟eau 90
(ZW= Z)
Fig. IV.21 Critère de Hoek Brown représentant a) Les contraintes principales majeure
et mineure b) La contrainte normale en fonction de la contrainte 91
tangentielle donné par Rocklab
Fig. IV.22 Carte stéréographique obtenu d‟après le logiciel Rock Stability 93
Fig. IV.23 Rupture dièdre sans fracture obtenue d‟après logiciel Rock Stability
94
a) en absence d‟eau b) en présence d‟eau
Fig. IV.24 Rupture dièdre avec fracture obtenue d‟après logiciel Rock Stability
96
a) en absence d‟eau b) en présence d‟eau
Liste des Tableaux

Chapitre I : Caractérisation et classification des massifs rocheux

Tableau I.1 Classification de la roche en fonction du RQD 12


Tableau I.2 Paramètres de la classification du système Q 13
Tableau I.3 Valeur de Q et qualité du massif rocheux selon Barton et al. 15
Tableau I.4 Paramètres de classification des roches et notes de pondération 16
Tableau I.5 Note d‟ajustement pour l‟orientation des joints 16
Tableau I.6 La classe et la qualité du massif selon RMR 17
Tableau I.7 La qualité du massif selon la valeur du GSI 17

Chapitre III: Instabilité des massifs rocheux et méthode d’analyse

Tableau III.1 Classement des éboulements en fonction de leur volume 37


Tableau III.2 Equilibre des talus en fonction des valeurs expérimentales du 47
coefficient de sécurité.

Chapitre IV: Etude de la stabilité des versants rocheux

Tableau IV.1 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture 70


pour rupture plan (absence d‟eau sans fracture)
Tableau IV.2 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture 71
pour le cas : rupture plan (présence d‟eau sans fracture)
Tableau IV.3 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture 74
pour rupture plan (présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.4 Les caractéristiques géométriques et géotechniques du dièdre en 76
rupture 1ier cas
Tableau IV.5 Les caractéristiques géométriques et géotechniques du dièdre en 77
rupture 2ème cas
Tableau IV.6 Les paramètres définissant les propriétés du coin 79
Tableau IV.7 Coefficients de sécurité pour différents valeurs de cohésion des 80
plans de rupture
Tableau IV.8 Coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de 𝜃 pour le cas : 81
rupture plan sur plan incliné (absence d‟eau)
Tableau IV.9 Coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture 𝜃 pour le 82
cas : rupture plan sur plan incliné (présence d‟eau)
Tableau IV.10 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane (𝜃 = 35°) 88
Critère M-C (en absence et présence d‟eau)
Tableau IV.11 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 40° 89
Critère M-C (en absence et présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.12 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane avec 𝜃 = 45° 90
Critère M-C (en absence et en présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.13 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 35° 91
Critère H.B (en absence et présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.14 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 40° 92
Critère H-B (en absence et présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.15 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 45° 93
Critère H-B (en absence et présence d‟eau avec fracture)
Tableau IV.16 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre sans fracture 94
(en absence et présence d‟eau)
Tableau IV.17 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre avec fracture 95
(en absence d‟eau)
Tableau IV.18 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre avec fracture 95
(en présence d‟eau)
Notations

C : La cohésion du sol / roche [KN/m2].


: Contrainte de cisaillement.
𝜎 : Contrainte normale.
m : Constante de matériau non linéaire en fonction de la qualité de la roche.
a : Coefficient en fonction de la rupture de la roche.
mi : Constante de résistance constante de la roche intacte pour les conditions de pointe.
D : Coefficient de dommage de la masse rocheuse.
N : Force normale agissant sur la surface de glissement.
: La résistance à la compression [Kgf/cm2].
: La résistance à la traction [Kgf/cm2].
Ф : Angle de frottement interne.
: La densité volumique des joints.
: Nombre de famille de discontinuités.
: Paramètre de rugosité des joints.
: Paramètre d‟altération des joints.
: Paramètre hydraulique.
a : Azimut d‟une discontinuité.
β : Pendage d‟une discontinuité.
: La masse volumique du matériau.
Lr : Longueur de rupture .
Lp : Longueur de la pente.
Fs : Facteur de sécurité.
W : Le poids du bloc.
Liste des abréviations

AFTES : Association Française des Tunnels et de l‟Espace Souterrain.


JRC: Joint Roughness Coefficient.
RQD: Rock Quality Designation.
RMR: Rock Mass Rating.
GSI: Geological Strength Index.
SMR: Slope Mass Rating.
NGI: Norvegian Geotechnical Institute.
SRF: Stress Reduction Factor.
Q: Rock Tunneling Quality In
Sommaire
Page

Remerciements i
Liste des figures ii
Liste des tableaux vi
Notations viii
Liste des abréviations ix
Sommaire x
Résumé xiii
Abstract xiv
‫ملخص‬ xv
Introduction générale 1
Chapitre I : Caractérisation et classification des massifs rocheux
I.1 Introduction 2
I.2 Caractérisation du massif rocheux 2
I.2.1 La roche 2
I.2.2 Classification des roches 2
I.2.2.1 Roches Magmatiques (roches ignées) 2
I.2.2.1.1 Roches intrusives ou plutoniques 2
I.2.2.1.2 Roches extrusives ou volcaniques 3
I.2.2.2 Roches Sédimentaires 3
I.2.2.2.1 Les roches sédimentaires détritiques 4
I.2.2.2.2 Les roches sédimentaires chimiques et biochimiques 5
I.2.2.3 Roches Métamorphiques 5
I.2.2.3.1 Le métamorphisme de contact 5
I.2.2.3.2 Le métamorphisme régional 6
I.3 Les massifs rocheux 6
I.3.1 Discontinuités de massif rocheux 7
I.3.2 Caractéristiques géométriques des discontinuités 8
I.4 Classifications du massif rocheux 11
I.4.1 RQD (Rock Quality Designation) 11
I.4.2 Système du NGI (Rock Mass Quality) 12
I.4.3 La classification de Bieniawski RMR (Rock Mass Rating) 15
I.4.4 Système du GSI (Geological Strength Index) 17
I.4.5 Classifications de l'AFTES (1993) 18
I.4.5.1. Recommandation de L‟AFTES 19
I.5. Conclusion 20
Chapitre II : Rupture des massifs rocheux fissurés
II.1 Introduction 21
II.2 Notion de rupture, de fragilité et ductile 21
II.2.1 Définition de la rupture 21
II.2.2 Comportements mécanique des roches 21
II.2.2.1 Les roches ductiles 21
II.2.2.2 Les roches cassantes ou compétentes 21
II.2.2.3 Les paramètre de modification du comportement 28
II.2.2.3.1 Pression 22
II.2.2.3.2 Température 23
II.2.2.3.3 La vitesse de déformation 23
II.2.3 Classification des ruptures 24
II.3 Les types de fractures “fragiles” 24
II.4 Comportement mécanique des discontinuités rocheuses 24
II.5 La résistance des massifs rocheux fissurés 24
II.5.1 La résistance d‟un massif rocheux légèrement fissuré 26
II.5.1.1 Résistance au cisaillement d‟une discontinuité parfaitement lisse 26
II.5.1.2 Résistance au cisaillement d‟une discontinuité naturelle 27
II.5.2 Comportements au cisaillement d‟une discontinuité (Approche semi-
29
empirique)
II.6 Critères de rupture de la roche 30
II.6.1 Critère de Mohr-Coulomb 30
II.6.2 Critère de Griffith 32
II.6.3 Le Critère de Hoek et Brown 33
II.6.3.1 Estimation de la "qualité" du massif rocheux 35
II.7 Modèle élastoplastique parfait 35
II.8 Conclusion 36
Chapitre III: Instabilité des massifs rocheux et méthode d’analyse
III.1 Introduction 37
III.2 Mécanismes d‟instabilités 37
III.2.1 Phénomène d‟instabilité des massifs rocheux 37
III.3 Mécanismes de fragilisation des matériaux en place 38
III.4 Classification des instabilités 39
III.5 Mécanismes de rupture 41
III.5.1 Dégradations superficielles 41
III.5.2 Glissement plan 42
III.5.3 Glissement dièdre ou en coin 42
III.5.4 Décompression du massif et basculement de bloc 42
III.5.5 Rupture de pied de colonne 43
III.5.6 Rupture de surplomb 43
III.5.7 Rupture par basculement 44
III.5.8 Fauchage 45
III.5.9 Flambement 45
III.5.10 Glissement pseudo-circulaire 46
III.6 Les paramètre d'instabilités 46
III.7 Les méthodes d‟analyse de la stabilité des massifs rocheux 47
III.7.1 Définition du facteur de sécurité Fs 47
III.7.2 Méthodes d‟analyse de la stabilité 48
III.7.2.1 Méthodes d‟équilibre limite 49
III.7.3 Analyse de la stabilité d‟un glissement plan 50
III.7.4 Glissement en coin (dièdre) 55
III.7.4.1 Analyse de la rupture en tenant compte uniquement la résistance
56
due au frottement (méthode des abaques)
III.7.4.2 Analyse de la rupture du coin en en tenant compte la cohésion et
59
l'angle de frottement
III.7.5 Rupture Toppling 60
III.7.5.1 Analyse au renversement (Toppling) 60
III.7.6 Méthodes numériques 61
III.8 Méthode de confortement des massifs rocheux instables 62
III.8.1 Merlons et digues 62
III.8.2 Les fosses de réception 62
III.8.3 Les écrans rigides 63
III.8.4 Les barrières fixes 63
III.8.5 Purge et Reprofilage 64
III.8.5.1 La purge 64
III.8.5.2 Le reprofilage 64
III.8.6. Les galeries de protection 65
III.8.7 Les Structures en béton 65
8 III.8.8 Systèmes de confortement complémentaire 66
III.8.9 Les grillages et filets plaqués 66
III.8.10 Le boisement de protection 67
III.9 Conclusion 68
Chapitre IV: Etude de la stabilité des versants rocheux
IV.1 Estimation des Facteurs de sécurité FS analytiquement pour différents
69
mécanismes de rupture
IV.1.1 Glissement plan 69
IV.1.2 Glissement en coin (dièdre) 76
IV.1.2.1 Méthode des abaques 76
IV.1.2.2 Méthode analytique (prise en considération de la cohésion et de
77
l‟angle de l‟angle de glissement)
IV.1.3 Glissement d‟un Bloc rocheux sur un plan incliné « Rupture Toppling » 81
IV. 2 Etude de la stabilité d‟un versant rocheux par Logiciel GéosStructural «Rock
83
Stability »
IV. 2.1 Les phases d‟analyse de la stabilité du versant rocheux avec Rock
83
Stability
IV. 2.2 L‟analyse de la stabilité du versant en rupture plane avec le critère de
88
Mohr–Coulomb
IV. 2.3 L‟analyse de la stabilité du versant en rupture plane avec le critère de
91
Hoek-Brown
IV. 2.4 L‟analyse de la stabilité du versant en rupture dièdre 93
IV. 3 Conclusion 96
Conclusion générale 98
Références
Annexes
Résumé

Contrairement aux mouvements de terrains meuble, les instabilités rocheuses se révèlent


être très variées du fait de la large gamme des rigidités des matériaux rocheux et la variété des
pentes affectant les massifs. Dans les massifs rocheux, les discontinuités constituent les zones
de faiblesse du massif, ce sont elles qui déterminent essentiellement le comportement du
massif rocheux. Leurs rupture se produit presque toujours suivant une discontinuité
préexistante. Le travail présenté dans ce mémoire se rapporte à l'étude de la stabilité des
massifs rocheux selon des mécanismes de rupture bien spécifiques. En plus, des discontinuités
qui favorisent la rupture des massifs rocheux s‟ajoutent un facteur potentiel à savoir
l‟infiltration d‟eau.
Une étude analytique de la stabilité des massifs rocheux est réalisée en utilisant les
mécanismes de rupture structurels « plan, dièdre et toppling) en faisant varier le pendage en
absence et en présence d‟eau. Le logiciel Rock stability - Geostructural Analysis a été utilisé
afin d‟analyser le profil type du versant rocheux étudié analytiquement. A la fin, une
interprétation des résultats obtenus est présentée pour mieux cibler les paramètres majeurs
responsables de l‟instabilité des massifs rocheux.

Mots clés : Massifs rocheux, pendage, instabilité, rupture plan, facteur de sécurité, rupture
dièdre.
Abstract

In contrast to soft land movements, rock instabilities appear to be very diverse due to the
wide range of rigidities of rock materials and the variety of slopes affecting the massifs. In the
rock massifs, the discontinuities constitute the weak zones of the massif, they are the ones
which essentially determine the behavior of the rock mass, their rupture occurs almost always
following a pre-existing discontinuity. The work presented in this thesis relates to the study of
the stability of rock masses according to very specific failure mechanisms. In addition,
discontinuities that favor the failure of the rock mass are added a potential factor which is the
infiltration of water.
An analytical study of the stability of the rock mass is carried out using the mechanisms
of structural failure "plane, wedge and toppling". The Rock stability - Geostructural Analysis
software was used to analyze the standard rock slope studied analytically. At the end, an
interpretation of the results obtained is completed to better target the major parameters
responsible for the instability of the rock masses.

Key words: Rock mass, dip, instability, plane failure, safety factor, wedge failure
‫الملخــص‬

‫عهى عكس حزكاخ األراضً انرزاتٍح ‪ٌ ،‬ثذٔ أٌ عذو اسرقزار انصخٕر يرُٕع نهغاٌح تسثة ذُٕع صالتح انًٕاد‬
‫انصخزٌح ٔ انًُحذراخ انرً ذؤشز عهى انكرهح انصخزٌح‪ .‬فً انكرم انصخزٌح‪ ،‬ذشكم انفٕاصم أٔ انشقٕق انًُاطك انضعٍفح‬
‫يٍ انصخز‪ ،‬حٍس إَٓى ٌحذدٌٔ أساسا سهٕك انكرم انصخزٌح‪ٌ .‬حذز انركسز دائ ًًا ذقزٌثًا نهرٕاجذ انًسثك نهفٕاصم ٔ‬
‫انشقٕق‪ٌ .‬رعهك انعًم انًقذو فً ْذِ انزسانح تذراسح اسرقزار انكرم انصخزٌح ٔفقًا َنٍاخ اَكساريحذدج ‪ .‬تاإلضافح إنى‬
‫انشقٕق انرً ذؤدي إنى ذكسز انكرهح انصخزٌح ٌرذخم عايم يٓى أال ْٕٔ ذسهم انًاء‪.‬‬

‫ٔ نقذ ذى إجزاء دراسح ذحهٍهٍح السرقزار انكرهح انصخزٌح تاسرخذاو آنٍاخ انكسز انٍٓكهً «يسرٕي‪ ،‬شُائً انسطح‬
‫ٔاإلسقاط يٍ خالل ذغٍٍز سأٌح االَقطاع فً غٍاب ٔ ٔجٕد انًٍاِ‪ .‬ذى اسرخذاو تزَايج االسرقزار انصخزي ‪ -‬انرحهٍم‬
‫انجٍٕنٕجً نرحهٍم انًُحذر انصخزي انذي ذًد دراسرّ ذحهٍهًٍا‪ .‬فً انُٓاٌح ‪ٌ ،‬رى ذُفٍذ ذفسٍز نهُرائج انرً ذى انحصٕل عهٍٓا‬
‫نرحسٍٍ اسرٓذاف انًعاٌٍز انزئٍسٍح انًسؤٔنح عٍ عذو اسرقزار انكرم انصخزٌح‪.‬‬
Introduction générale
Le massif rocheux affecté d'un réseau plus ou moins dense de fractures est composé de blocs
formant un édifice généralement stable dans les conditions naturelles, mais dont l'équilibre
peut être rompu, instantanément ou à terme, par les travaux d'exploitation du site.

Les discontinuités sont un des éléments géométriques majeurs de la caractérisation des


massifs rocheux fracturés et la stabilité du massif dépend de leur position, leur extension, leur
terminaison et leur orientation. Le massif rocheux présent des surfaces de discontinuités
découpant la masse rocheuse en une série de blocs plus ou moins imbriqués et reliés entre eux
par la cohésion de leurs discontinuités.

L'analyse des conditions de stabilité commence par une description et une représentation des
surfaces de discontinuités. Les ruptures se développent surtout au niveau des discontinuités,
qui présentent des caractéristiques mécaniques plus faibles que celles de la matrice rocheuse

Ce mémoire est divisé en quatre chapitres principaux, les trois premiers étant à caractère
bibliographique indispensable pour l‟analyse de la stabilité du massif rocheux.

Le premier chapitre s‟articule sur une étude bibliographique concernant la structure


géométrique des discontinuités et leur comportement mécanique, ainsi que les différents
systèmes de classification des massifs rocheux.

Le deuxième chapitre est en rapport avec le comportement mécanique des massifs rocheux
avec une présentation des principaux critères de rupture utilisés dans l‟évaluation de la
stabilité des massifs rocheux

Le troisième chapitre est consacré à la présentation des différents mécanismes de rupture et


les paramètres d‟instabilités. On a présenté également les méthodes d‟analyse de la stabilité
des massifs rocheux et leurs méthodes de confortement.

Le quatrième chapitre est consacré au calcul analytique pour l‟analyse de la stabilité d‟un
versant rocheux typique en utilisant différents mécanismes de rupture. On a réalisé également
une analyse avec le logiciel Rock Stability GeoStructural Analysis, pour en terminer avec une
conclusion générale.
Chapitre I

Caractérisation et classification des massifs rocheux


I.1 Introduction

Les roches et des massifs sont constitués de matériaux considérés comme éléments de base
qui peuvent être affectés de discontinuités ou non. La présence des discontinuités peut avoir
une grande influence sur le comportement mécanique, hydraulique et sur la stabilité du
massif. L'étude des massifs rocheux s'appuie donc non seulement sur la caractérisation de la
roche saine, mais également la caractérisation des discontinuités. La classification des massifs
rocheux est utilisée pour la conception et la construction des ouvrages réalisés dans les
massifs rocheux. Elle est basée sur la connaissance des paramètres décrivant la qualité du
massif rocheux.

I.2 Caractérisation du massif rocheux

I.2.1 La roche

En géotechnique, une roche est un agrégat naturel massif de matière minérale. Les roches sont
des matériaux naturels généralement solides et formés, essentiellement ou en totalité, par un
assemblage de minéraux, comportant parfois des fossiles (notamment dans les roches
sédimentaires), En géologie, on appelle roche tout élément constitutif de l'écorce terrestre,
cela recouvre donc les roches au sens géotechnique, mais aussi le sol, le pétrole, l‟eau des
nappes, etc. [32]

I.2.2 Classification des roches

Les roches sont classées selon leur composition, leur origine ou la modalité de leur
formation ; d'abord en trois grandes catégories :
• Roches Magmatiques (roches ignées)
• Roches Sédimentaires
• Roches Métamorphiques [24]

I.2.2.1 Roches Magmatiques (roches ignées)

Les roches Magmatiques (ou roches ignées) comprennent les roches intrusives et les roches
extrusives.

I.2.2.1.1 Roches intrusives ou plutoniques

Les roches intrusives ou roches plutoniques se forment à partir d‟un magma qui refroidit
lentement à de grandes profondeurs sous la croûte terrestre. En conséquence, les cristaux ont
le temps de bien se former et la roche présente une texture grenue. (Ex : granite, gabbro).(Fig.
I.1)

a) b)
a) Granite b) Gabbro
Fig. I.1 Roches plutoniques [32].

I.2.2.1.2 Roches extrusives ou volcaniques

Les roches extrusives ou roches volcaniques sont issues d‟un magma qui refroidit rapidement
à la surface de la croûte terrestre. En conséquence, les cristaux n‟ont pas le temps de bien se
former et la roche est à grain très fin (Ex : basalte, rhyolite, andésite).(Fig.I.2) [24]

a) b)
a) rhyolite b) Basalte
Fig. I.2 Roches volcaniques [32].

I.2.2.2 Roches Sédimentaires

Les roches sédimentaires sont des roches qui se forment à la surface de la croûte terrestre.
Ce sont des roches qui résultent de la compaction et de la cimentation de boues, de sables, de
graviers ou de fossiles.
Dans le détail, ce processus complexe est composé de quatre phases principales (Fig. I.3)
a. production de particules : par érosion et altération superficielle des roches de la croûte ;
b. transport de ces particules : principalement par l'eau, le vent ou la glace ;
c. sédimentation et dépôt : dans un milieu favorable pour former un sédiment ;
d. diagenèse : processus physico chimique (compactage, cimentation chimique,
biochimique…) qui transforme les sédiments pulvérulents en roche sédimentaire.

Fig.I.3 Les principales phases de formation des roches sédimentaires [32].

Selon le mode de formation des roches sédimentaires on distingue :


• Roches sédimentaires détritiques
• Roches sédimentaires chimiques et biochimiques [22]

II.2.2.2.1Les roches sédimentaires détritiques

Roches qui proviennent de l‟érosion de roches préexistantes continentales (roches


plutoniques, roches volcaniques, roches métamorphiques) qualifie de roche détritique
terrigène. (Ex: argile, grès, conglomérat).(Fig. I.4)

a) b)
a) Argile b) Grès
Fig. I.4 Roches détritiques [32].

I.2.2.2.2 Les roches sédimentaires chimiques et biochimiques


Elles comprennent les roches organogènes ou biogènes : elles sont liées à l'activité des
organismes vivants et proviennent de l'accumulation et de la transformation de matière
organique. (Ex : le charbon, le pétrole). Mais aussi les roches biochimiques : elles sont aussi
liées à l'activité des organismes vivants mais proviennent de l'accumulation de certains des
éléments minéraux qu'ils synthétisent (coquilles, tests, os). (Ex: le calcaire, la craie) (Fig.I.5).
[24]

a) b)
a) charbon b) calcaire

Fig.I.5 : Roches chimiques et biochimiques.

I.2.2.3 Roches Métamorphiques

Les roches métamorphiques sont issues de la transformation de roches ignées ou


sédimentaires sous l'effet de température et/ou de pressions élevées.
Deux grands types de métamorphisme produisent la majorité des roches métamorphiques : le
métamorphisme de contact et le métamorphisme régional. Un troisième type est plus restreint
le métamorphisme de choc. [25]

II.2.2.3.1 Le métamorphisme de contact

Le métamorphisme de contact est celui qui se produit, lorsque le magma encore très chaud est
introduit dans une séquence de roches froides, il y a alors transfert de chaleur et cuisson de la
roche encaissante aux bordures (Fig. I.6).[25]
Fig.I.6 Métamorphisme de contact.

I.2.2.3.2 Le métamorphisme régional

Le métamorphisme régional est celui qui affecte de grandes régions. Il est à la fois contrôlé
par des augmentations importantes de pression et de température. C'est le métamorphisme des
racines de chaînes de montagnes. Le métamorphisme régional produit trois grandes
transformations: une déformation souvent très poussée de la roche, le développement de
minéraux dits métamorphiques et le développement de la foliation métamorphique (Fig. I.7).
[25]

Fig. I.7 Métamorphisme régional [25].

I.3 Les massifs rocheux

Les massifs rocheux sont des structures très complexes. Ils sont assimilés à un assemblage de
blocs appelés matrice rocheuse lesquels sont délimités par des discontinuités constituées de
fissures, de fractures ou de failles ou encore de limites stratigraphiques.
Pour un ensemble de massifs rocheux, les discontinuités constituent une superposition de
différentes familles de fractures[10].

I.3.1 Discontinuités de massif rocheux


Les discontinuités sont généralement des lieux de grande déformabilité, où la rupture est plus
facile et où l‟eau circule plus facilement. Elles transforment l‟état de contrainte du massif à
leur proximité. On peut trouver différentes discontinuités lei que :

 Les diaclases: Ce sont des fractures de la roche, issues d‟une rupture par compression,
traction ou cisaillement liées aux mouvements tectoniques. Les deux parties de la roche qui se
sont constituées n‟ont cependant pas bougé.(Fig. I.8).[11]

Fig. I.8 Discontinuité type diaclase.

 Les failles :Ce sont des fractures identiques aux diaclases mais qui ont entraîné un
mouvement relatif des deux parties de la roche encaissante. Un glissement a donc eu lieu le
long de cette faille. Leur longueur varie d‟une dizaine de centimètres à plusieurs centaines de
kilomètres.(Fig. I.9) [11]

Fig. I.9 Discontinuité type faille.


 Les joints sédimentaires : Dans les roches sédimentaires, ce sont les joints séparant
deux couches d‟époques et de conditions de dépôt différentes. Chaque couche (ou strate)
constitue une "dalle" susceptible de se séparer de ses voisines.(Fig. I.10) [17]

Fig. I.10 Les joins sédimentaire.

 La schistosité : Dans les roches métamorphiques, la forte compression a perturbée et


transformé l‟organisation des minéraux internes. Ceux-ci se sont alignés selon une direction
orthogonale à la compression et ont entraîné la formation de plans de rupture
préférentiels.(Fig. I.11) [17]

Fig. I.11 La schistosité dans le roches métamorphique.

I.3.2 Caractéristiques géométriques des discontinuités

On définit pour une discontinuité ou une famille de discontinuités les paramètres


géométriques suivants :
A - L’orientation (azimut) :
Est définie par la direction d‟une horizontale du plan mesuré de 0 à 180° par rapport au nord,
angle de la projection horizontale du vecteur (p) avec le Nord en tournant vers l‟Est. Il vaut (α
+ 90), (Fig. I.12).[15]

B- Le pendage :
C‟est l‟inclinaison du plan par rapport à la verticale, mesurée de 0 à 90°, il est caractérisé
aussi par un sens de plongement, c‟est l‟angle que fait le vecteur (p) avec le plan horizontal
(β), (Fig.I.12). [15]

Fig. I.12 Illustration de pendage et de l‟azimut d‟une discontinuité. [15]

C- L’espacement :
C‟est la distance mesurée perpendiculairement entre deux plans appartenant à une même
famille de discontinuités. L‟espacement moyen nous renseigne sur le débitage en blocs et sur
la déformabilité et la perméabilité du massif.(Fig. I.13) [17]

D- L’ouverture et remplissage :
C‟est la distance entre les deux lèvres de la discontinuité. L‟ouverture du joint est soit remplie
d‟air et d‟eau (joint ouvert), soit avec des matériaux de remplissage (joint rempli). Les joints
ouverts ou remplis avec de grandes ouvertures montrent une faible résistance au cisaillement.
L‟ouverture est aussi associée à l‟écoulement et à la perméabilité.(Fig. I.13) [17]
Fig. I.13 Espacement, ouverture et remplissage des joints. [17]

E - La persistance :
C‟est la longueur de la trace de l‟intersection d‟une discontinuité sur la surface topographique
(appelée également continuité ou extension).

F- L’ondulation et la rugosité:
Qui influe sur la résistance au cisaillement de la discontinuité à travers l‟existence ou non
d‟ondulation à grande échelle et la présence ou non d‟aspérités à petite échelle.(Fig. I.14)

Fig. I.14 Définition de la rugosité à différentes échelles.

I.4 Classifications du massif rocheux


Il existe 16 systèmes de classification des massifs rocheux qui ont été développés pour leur
utilisation en génie civil et minier, et ce, en se basant, en grande partie, sur la fissuration et le
comportement mécanique de ces massifs. Malgré que ces systèmes soient largement utilisés
en ingénierie, leur habilité à considérer la résistance anisotropie et l‟effet d‟échelle demeure
limitée, les méthodes ou les systèmes de classifications les plus utilisés sont :

- RQD (Rock Quality Designation) d‟après Deere (1968).

- RMR (Rock Mass Rating) d‟après Bieniawski (1989).

- Système du NGI ou Q système (Rock Massif Quality) Barton (1974).

- Recommandation AFTES.

- Système du GSI (Geological Strength Index)

I.4.1 RQD (Rock Quality Designation)

Deere (1964) propose un paramètre évaluant la qualité de la masse rocheuse selon un index
intitulé RQD (Rock Quality Designation). Obtenu à partir de carotte de forage, cet indice
(RQD) est défini comme le pourcentage des carottes de roches qui ont une longueur égale ou
supérieure à 10 cm sur la longueur totale du forage.


(I.1)

Fig. I.15 Estimation de la valeur RQD.

Pour la classification des roches suivant sa qualité on utilise la valeur de RQD. Comme le
montre le tableau I.1:

Tableau I.1 classification du roche en fonction du RQD [10]


RQD (%) Qualité du massif rocheux
<25 Très pauvre
25 – 50 Pauvre
50 – 75 Moyenne
75 – 90 Bonne
90 – 100 Excellente

I.4.2 Système du NGI (Rock Mass Quality)

Barton et al. (1974) introduit le système Q, un indice permettant de décrire la qualité de la


masse rocheuse pour l‟excavation de tunnels. Le système de classification se nomme Rock
Mass Quality ou Tunnelling Quality Index ou système Q ou tout simplement système du NGI
en hommage de l‟Institution Géotechnique Norvégienne. [3]

L‟indice Q est calculé à partir de six paramètres géotechniques d‟après la formule suivante :

(I.2)

Où :
- RQD = le Rock Quality Designation,
- Jn = un nombre caractérisant l‟ensemble formé par les familles de joints,
- Jr = caractérise la rugosité des joints,
- Ja= caractérise l‟altération des joints,
- Jw = le facteur de réduction hydraulique des joints,
- SRF = le facteur de réduction des contraintes (Stress Reduction Factor).

Le Tunnelling Quality Index Q peut alors être considéré comme une fonction de seulement
trois paramètres, qui sont une mesure directe :
1. (RQD/Jn) = la taille des blocs,
2. (Jr/Ja) = la résistance au cisaillement inter-blocs,
3. (Jw/SRF) = des contraintes actives globales et hydrauliques.
Les tableaux suivants montrent les valeurs des paramètres de classification :

Tableau I.2 Paramètres de la classification du système Q [3]


La cote Q permet d‟évaluer qualitativement la masse rocheuse selon neuf catégories de qualité
pour la construction de tunnels. Le Tableau I.3 présente cette qualification
Tableau I.3 Valeur de Q et qualité du massif rocheux [4]

Indice Q Qualité de la masse rocheuse


0,001 - 0,01 Exceptionnellement pauvre
0,01 - 0,1 Extrêmement pauvre
0,1 – 1 Très pauvre
1–4 Pauvre
4 – 10 Moyenne
10 – 40 Bonne
40 – 100 Très bonne
100 – 400 Extrêmement bonne
400 – 1000 Exceptionnellement bonne

I.4.3 La classification de Bieniawski RMR (Rock Mass Rating)

Bieniawski entre 1972 et 1973. Il combine les paramètres d'influence géologiques les plus
significatifs et les représente avec un seul indice global complet de la masse rocheuse. qualité,
qui est utilisé pour la conception et la construction de fouilles dans la roche, telles que
tunnels, mines, pentes et fondations. [6]

Cette méthode est basée sur cinq critères principaux :

- Résistance de la roche,
- Fracturation : RQD,
- Espacement des joints (tous types de discontinuités : diaclases, fractures, schistosité,
stratification),
- Nature des joints,
- Venues d‟eau,
- Ajustement pour tenir compte de l‟orientation de la fracturation,
- Chaque critère reçoit une note,
- La somme de ces notes est la valeur de RMR.
Tableau I.4 Paramètres de classification des roches et notes de pondération [4]

Tableau I.5 Note d‟ajustement pour l‟orientation des joints [5]


Le tableau suivant montre les classes et la qualité du massif selon les notes de RMR :

Tableau I.6 La classe et la qualité du massif selon RMR [7]

Qualité de la masse
RMR Classe du massif
rocheuse
< 20 A Très pauvre (très médiocre)
21 – 40 B Pauvre (Mauvaise)
41 – 60 C Moyenne
61 – 80 D Bonne
81 – 100 E Très bonne

I.4.4 Système du GSI (Geological Strength Index)

Introduit par Hoek - Brown en 1995, le GSI est un nombre sans dimension, déterminé
empiriquement, il varie entre 5 et 85, et qui peut être estimé à partir d‟un examen de la qualité
de la masse rocheuse in situ. La méthode GSI s‟appuie donc sur une observation directe de la
structure du massif rocheux. [15]
Ayant calculé le RMR de base et Q‟ le GSI peut être déterminé par les corrélations suivantes :

GSI = RMR de base – 5 si RMR de base > 23 (I.3)


GSI = 9 (Log Q‟ + 44) si RMR de base < 23 (I.4)

Tableau I.7 La qualité du massif selon la valeur du GSI [14]

Valeur du GSI Qualité du massif


< 20 Très Mauvaise
21 – 40 Mauvaise
41 – 55 Moyenne
56 – 75 Bonne
76 – 95 Très bonne
Fig. I.16 Estimation du GSI à partir d‟une description géologique de la masse rocheuse[19]

I.4.5 Classifications de l'AFTES

L'Association Française des Travaux en Souterrain (AFTES) a été créée en janvier 1972 pour
répondre aux recommandations de la Conférence Internationale sur les travaux souterrains
tenue à Washington en 1970 qui préconisaient la mise en place dans chaque pays d'un
organisme regroupant les différents acteurs intervenant, à des titres divers, dans les travaux
souterrains.
La principale activité de l'AFTES consiste à diffuser des recommandations techniques dans le
domaine des travaux souterrains. Ces recommandations sont préparées au sein de Groupes de
Travail qui ont permis de constituer une classification, dite de l'AFTES. Les paramètres à la
description du massif :
1) Les conditions géologiques générales.
2) Les conditions hydrogéologiques.
3) Les discontinuités du massif rocheux.
4) Les caractéristiques mécaniques du terrain.
5) Les contraintes naturelles et la hauteur de couverture de l'ouvrage.
6) La déformabilité du massif.
En plus de ces critères relatifs au massif rocheux, l'AFTES prend en considération.
 Des critères relatifs à l'ouvrage et à son mode d'exécution
Les dimensions et la forme de la cavité.
Le procédé d'excavation, qui peut être soit à l'explosif en utilisant ou non la technique du
prédécoupage, soit purement mécanique.
 Des critères relatifs à l'environnement
La sensibilité de l'environnement aux tassements.
Les effets d'une modification de l'équilibre hydrologique.
I.4.5.1 Recommandation de L’AFTES
Les groupe de travail n° 1 de l‟AFTES (géologie-géotechnique) a établi en 1987 un texte
pour chaque critère de classification et pour tous les types de soutènement un tableau indique
en fonction de la valeur du paramètre qui caractérise le critère en question, mal adapté ou en
principe impossible.
Utilisation de la classification AFTES pour le choix d‟un soutènement Différents tableaux
correspondants aux différents critères importants, et précisant si tel type de soutènement est
plus ou moins bien adapté vis-à-vis de ce critère. [28]

Soit particulièrement recommandé (nettement favorable)


Soit possible à condition que d‟autres critères soient particulièrement favorables
(plutôt favorable)
Soit très mal adapté bien qu‟éventuellement possible (plutôt défavorable)
Soit en principe impossible (nettement défavorable).
Fig. I.17 Déférents critères de classification selon AFTES [28]

I.5 Conclusion

Les massifs rocheux sont présentés comme un milieu discontinu, composé de discontinuités et
de la matrice rocheuse. L'analyse des conditions de stabilité commence par une description et
une représentation des surfaces de discontinuités. La présence des discontinuités peut avoir
une grande influence sur le comportement et la structure du massif. L'étude des massifs
rocheux ne sont donc pas seulement basée sur la caractérisation de la roche saine, mais on doit
se basé sur la caractérisation géométrique des discontinuités. Les systèmes de classifications
des massifs rocheux sont des méthodes empiriques qui déterminent les propriétés du massif en
fonction de plusieurs facteurs affectent sa stabilité.
Chapitre II
Rupture des massifs rocheux fissurés
II.1Introduction

Le terme de rupture est employé dans des contextes très différents et pour des échelles très
variées. A l‟échelle des grains constituant une roche il s‟agit de micro rupture ou de
microfissuration. A l‟échelle de l‟échantillon de laboratoire, le terme de rupture concerne la
formation d‟une discontinuité macroscopique appelée macro rupture.

II.2 Notion de rupture, de fragilité et ductile

II.2.1 Définition de la rupture

La rupture peut être définit comme la perte de résistance de l‟échantillon qui accompagne la
macro rupture. Le terme de rupture concerne l‟apparition d‟une discontinuité matérielle. On
parle également de rupture pour désigner le mouvement de cisaillement le long d‟un joint
rocheux ou d‟une faille. Le terme de rupture concerne alors une discontinuité de déplacement.

II.2.2 Comportements mécanique des roches

II.2.2.1 Les roches ductiles

La ductilité désigne la capacité d'un matériau à se déformer plastiquement sans se rompre. La


rupture se fait lorsqu'un défaut (fissure ou cavité) devient critique et se propage. La ductilité
est donc l'aptitude d'un matériau à résister à cette propagation. S'il y résiste bien, il est dit
ductile, sinon il est dit fragile. On parle de roche ductile lorsque cette dernière peut être
déformée sans « cassure ». Par exemple, les roches à l'origine des plis sont ductiles
(Fig. II.1b). [24]

II.2.2.2 Les roches cassantes ou compétentes


Une rupture est dite fragile ou cassante si elle survient sans déformation plastique, c‟est à dire
permanente ou inélastique. L‟adjectif compétent s‟applique aux roches et aux couches les
moins déformables, s‟applique aux roches et aux couches qui, dans des conditions données,
sont plus aptes à se rompre qu‟à se déformer. Ce sont des roches cassantes, qui peuvent se
déformer faiblement de façon élastique voire même plastique avant la rupture. Leur
déformation est discontinue et aboutit à une faille (Fig. II.1a). [1]
a) Fragile b) Ductile
Fig. II.1 Comportement dit « fragile » et comportement « ductile » [1]
II.2.2.3 Les paramètre de modification du comportement

Le comportement d‟une roche dépend de plusieurs paramètres


 La nature minéralogique de la roche (fixée)
 La température
 La pression de confinement
 La vitesse de déformation

II.2.2.3.1 Pression

D‟après les études expérimentales (graphe), plus la contrainte principale mineure σ3 est forte,
plus le seuil de rupture est atteint tardivement ou même disparaît [14]: (Fig. II.2)

Fig. II.2 L‟effet de la pression.

𝜎 est responsable d‟une pression deconfinement qui stabilise la cohésion desatomes


constituants les édifices cristallins. Ainsi, il est nécessaire d‟augmenter la contrainte
principale majeure afin de créer une fracture.
II.2.2.3.2 Température

Pour des contraintes compatibles à l‟apparition d‟une rupture (σ3<30MPaen laboratoire), une
augmentation de température permet [14]: (Fig. II.3)

Fig. II.3L‟effet de la température [14].

 D‟accroître le domaine de déformation plastique qui précède la rupture


 D‟obtenir une même déformation pour une différence de contraintes (appelée
contrainte différentielle) plus faible.
 De baisser le seuil de plasticité en amollissant le matériel.
L‟effet conjugué de la pression et de la température étend le domaine ductile de la roche.

II.2.2.3.3 La vitesse de déformation

D‟après cette étude, plus la vitesse de déformation est importante (augmentation de la vitesse
de charges), plus la déformation plastique diminue, la déformation élastique augmente, le
seuil de rupture est atteint pour de faibles déformations et la roche devient cassante [14].
(Fig.II.4)
Fig. II.4 L‟effet de la vitesse [14].

II.2.3 Classification des ruptures

Une classification, communément acceptée pour la rupture macroscopique des roches par
rapport à la compression de confinement. Selon cette classification on a (Fig. II.5) [1]:
1. Rupture par fissuration axiale avec pression de confinement très faible;
2. Rupture par cisaillement le long d'un plan unique à pression de confinement
intermédiaire;
3. Rupture le long de plusieurs plans de cisaillement à pression de confinement forte
(comportement ductile).

Fig. II.5 Les différentes phases de fissuration et rupture d‟une éprouvette en


compression, ou la rupture présente une seule fissure [1].
II.3 Les types de fractures “fragiles”

On distingue 3 types de fractures en fonction du déplacement relatif de leurs lèvres pendant la


propagation de la rupture : les fractures en Mode I, II et III [1] (Fig.II.6).

Fig. II.6 Les trois modes de propagation d‟une fissure [1].

Le mode I (mode dit ”en ouverture”) : les sur faces de la fissure se déplacent dans des
directions opposées et perpendiculairement au plan de fissure ;
Le mode II (glissement de translation) : les surfaces de la fissure se déplacent dans le même
plan et dans une direction perpendiculaire au front de la fissure;
Le mode III (glissement de rotation ou anti plan): les surfaces de la fissure se déplacent
dans le même plan et dans une direction parallèle au front de la fissure.

II.4 Comportement mécanique des discontinuités rocheuses

Les discontinuités rocheuses présentent des états de surface variables suivant l'origine des
mécanismes qui les ont produites. Ainsi, les surfaces des épontes présentent des irrégularités
différentes suivant qu'elles sont créées en extension, en compression ou en cisaillement.
Du fait de l'irrégularité de leurs surfaces, les joints rocheux transmettent les efforts de
compression et de cisaillement et sont susceptibles de se déformer sous l'action de contraintes
s'exerçant sur les épontes. [23]

II.5 La résistance des massifs rocheux fissurés

La résistance du massif rocheux est gouvernée par la résistance de la roche intacte est la
résistance des discontinuités quelle contient ; d‟où en distingue les cas suivants :
- Le cas où l‟on veut déterminer la résistance de la rocheuse intacte (ce cas n‟est pas
représentatif d‟un massif rocheux),
- Le cas où la roche laisse apparaître une ou deux familles de discontinuités,
- Le cas où la roche est moyennement, voire fortement fissuré, là où aucune famille de
discontinuités ne présente une orientation remarquable.
Nous allons décrire ces deux derniers cas avec plus de détail. [16]

II.5.1 La résistance d’un massif rocheux légèrement fissuré

La résistance d‟un massif rocheux fracturé est déterminée par celle de ses zones de faiblesse,
donc par celle des discontinuités, qui se rompent par cisaillement des aspérités en contact. [2]

II.5.1.1 Résistance au cisaillement d’une discontinuité parfaitement lisse

La théorie de Coulomb stipule que la résistance au cisaillement d‟une surface plane est
proportionnelle à la contrainte normale appliquée à cette surface.
Ainsi, lors d‟un essai de cisaillement d‟une discontinuité lisse et sans remplissage sous contrainte
normale 𝜎n constante, on observe une montée constante (de pente Ks, appelée aussi raideur
tangentielle) de l‟effort de cisaillement tant que la résultante des contraintes appliquées (τ, 𝜎n)
reste à l‟intérieur du cône de frottement [16].

Au-delà, la rupture intervient et le cisaillement se produit sans perte de résistance (Fig. II.7). [2]

Fig. II.7 Cisaillement d‟une discontinuité lisse sous contrainte normale constante [16].

L‟enveloppe de rupture d‟une discontinuité lisse de frottement dans le plan de Mohr est une
droite rectiligne de pente tan(υ).

II.5.1.2 Résistance au cisaillement d’une discontinuité naturelle


Une discontinuité naturelle n‟est pas parfaitement lisse. Elle présente des ondulations (échelle
centimétrique à décimétrique ou plus) et une rugosité (échelle millimétrique à centimétrique ou
plus) irrégulières. Ce sont les aspérités de surface qui déterminent le comportement en
cisaillement de la discontinuité [17].
La déformation des joints rocheux dépend de la géométrie des surfaces en présence. La rugosité
est un facteur primordial qui peut être représenté schématiquement par sa longueur d'onde. Une
discontinuité naturelle peut avoir plusieurs longueurs d'ondes susceptibles d'introduire un effet
d'échelle. Lorsque l'on étudie le comportement d'une discontinuité naturelle, on distingue
généralement la composante normale (traction-compression), n, et la composante tangentielle τ,
du vecteur contrainte s'appliquant sur les épontes [17]. La déformation de la fracture est
représentée par l'ouverture de la fracture, v, et le déplacement relatif tangentiel des deux épontes
: u (Fig.II.8).

Fig. II.8 Discontinuité naturelle.

Fig. II.9 Etat de surface d‟une discontinuité naturelle.

Pour une faible contrainte normale, le cisaillement d‟une discontinuité naturelle suit l‟inclinaison
(i) des aspérités et s‟accompagne d‟un déplacement normal, appelé dilatance.(Fig. II.9)
Pour une contrainte normale élevée, le mouvement relatif des surfaces broie immédiatement les
aspérités en contact. Il y a peu de dilatance [19].
Pour une contrainte normale intermédiaire, le mouvement des épontes s‟effectue selon un angle
(d), inférieur aux inclinaisons maximales des aspérités, et qui évolue avec le déplacement
tangentiel. Les aspérités les plus redressées sont en partie cisaillées, et seules les aspérités à base
large déterminent l‟inclinaison du mouvement. (Fig.II.10)

Fig. II.10 Cisaillement des aspérités.

La figure II.11 représente l‟allure de la résistance tangentielle et le déplacement normal (V)


enfonction du déplacement tangentiel (U) d‟une discontinuité rocheuse dilatante soumise à un
essai de cisaillement sous contrainte normale constante [19]..

Fig. II.11 Cisaillement de deux blocs rocheux.

Fig. II.12 Essai de cisaillement d‟une discontinuité naturelle distante.


Pour une valeur donnée de la contrainte normale, deux valeurs particulières de la résistance
tangentielle sont définies :

 La résistance de pic qui est la valeur maximale atteinte lors de la rupture des
aspérités,
 La résistance résiduelle qui est atteinte lorsque toutes les aspérités sont broyées,
est caractérisée par le frottement résiduel des surfaces en contact.
La valeur de l‟angle de dilatance au pic de résistance est généralement retenue.
L‟enveloppe de rupture d‟une discontinuité rocheuse dans le plan de Mohr (τ, 𝜎n) n‟est plus une
droite rectiligne de pente tan (υ). Le frottement est décomposé en la somme du frottement
résiduel et de l‟angle de dilatance .

Dans le domaine de contrainte où la dilatance existe, le critère de rupture d‟une discontinuité


naturelle se traduit par la relation :

𝜎 (II.1)

Fig. II.13 Représentation de la dilatance dans le plan de Mohr [24].

II.5.2 Comportements au cisaillement d’une discontinuité (Approche semi-empirique)

Barton (1973) propose de déterminer le comportement au cisaillement d‟une discontinuité


rocheuse à l‟aide de la relation suivante :

𝜎 ( ) (II.2)

Où :
 𝜎n est la contrainte normale appliquée à la discontinuité,
 JRC est le Joint Roughness Coefficient,
 JRC exprime la rugosité des contacts, il est déterminé à partir d‟un relevé de profil de la
 discontinuité.
 JCS est le Joint Wall Compressive Strength.
 JCS tient compte de l‟altération des épontes en contact en estimant leur résistance à la
 compression simple.

La méthodologie de Barton est plutôt appliquée dans le domaine des mines. En effet, il est plus
facile d‟obtenir le JCS et le JRC d‟une grande discontinuité accessible que d‟obtenir ceux-ci sur
un échantillon de petite taille détruit partiellement par son prélèvement.

II.6 Critères de rupture de la roche

II.6.1 Critère de Mohr-Coulomb

Le critère de Mohr-Coulomb est la combinaison de deux approches : relation linéaire entre les
contraintes normale et tangentielle de Coulomb et expression du critère comme enveloppe des
cercles de Mohr [24]. Ce critère peut être écrit sous une forme linéaire des contraintes [23].:

𝜎 (II.3)

Avec τ la contrainte tangentielle et n la contrainte normale au plan de rupture ; C la cohésion


sur une unité de surface ; υ l'angle de frottement interne.

Fig. II.14 Critère de rupture de Mohr-Coulomb représenté dans le plan (τ ; 𝜎) [23].

Le critère de Mohr-Coulomb permet de calculer d‟autres paramètres mécaniques employés


fréquemment par les concepteurs des ouvrages dans les massifs rocheux tels que la résistance
à la compression simple et à la traction. En effet, du fait que 3<2<1 alors la résistance à la
compression simple de la roche c résulte d‟une contrainte 3 nulle d‟où :

(II.4)

De même, pour une contrainte 1nulle, l‟expression de la résistance à la traction s‟écrit :

𝜎 𝜎 (II.5)

D‟où

(II.6)

La formulation mathématique du critère de Mohr-Coulomb peut être écrite dans le plan


descontraintes principales sous la forme :

𝜎 𝜎 (II.7)

Le critère de Mohr-Coulomb peut aussi être représentédans un graphique 1–3.

𝜎 𝜎 𝜎 (II.8)

(II.9)

𝜎 𝜎 𝜎 (II.10)

Fig. II.15 Critère de rupture de Mohr-Coulomb représenté dans le plan des contraintes
principales (𝜎 ;𝜎 ) [23].

II.6.2 Critère de Griffith


Le critère de Griffith se base sur la mécanique des ruptures fragiles, utilisant les concepts
d‟énergie de déformations élastiques. Ce critère décrit le comportement de la propagation de
fissures de forme elliptique en considérant l‟énergie mise en jeu [11]..
En compression, une fissure elliptique se propagera à partir des points de concentration de la
contrainte de traction maximale. Cela donne le critère suivant pour la propagation de la
fracture:

(II.11)

Si

(II.12)

Si

Lorsque

Fig. II.16 Modèle de rupture de Griffith.

La contrainte de compression uniaxiale pour la propagation de la fissure vaut 8 fois la


résistance uniaxiale à la traction. Cela peut aussi être exprimé en termes de contraintede
cisaillement (τ) et de contrainte normale (n) agissant sur le plan contenant l‟axe principal de
la fissure.
(II.13)

Quand 𝜎 𝜎 , cela représente la cohésion.


Fig. II.17 Critère de rupture de Griffith [23].

La théorie de compression plane de Griffith ne donne pas un très bon modèle pour la résistan
ce maximale de la roche sous une compression multiaxiale. Cela donne seulement une bonne
estimation de la résistance à la traction, et sous-estimela résistance à la compression,
Particulièrement sous de grandes contraint eslatérales.

II.6.3 Le Critère de Hoek et Brown

Hoek et Brown ont proposé un critère de rupture empirique pour les massifs rocheux
fracturés. L‟enveloppe de résistance de Hoek-Brown n‟est pas une ligne droite. C‟est une
courbe. A haut niveau de contrainte, l'enveloppe s‟incurve vers le bas, et donne ainsi une
évaluation de résistance inférieure à celle de l'enveloppe de Mohr-Coulomb [17]..
C'est un critère empirique basé sur des résultats réels d'essais obtenus sur diverses roches.
L'emploi et le choix des paramètres est très facile. Il peut être étendu aux massifs rocheux. Il
est employé couramment en mécanique des roches et dans le dimensionnement des ouvrages.
L'expression de ce critère généralisé est la suivante : [23]

Fig. II.18 Critère de Hoek et Brown [23].


( ( ) )

(II.14)
Ou :
- 𝜎1' est la contrainte effective maximum à la rupture ;
- 𝜎3' est la contrainte effective minimum à la rupture ;
- 𝜎ci est la résistance à la compression de la matrice rocheuse intacte ;
- mb est la valeur de la constante m de Hoek et Brown pour le massif rocheux ;
- s et a sont des constantes adimensionnelles qui dépendent de l'état et du degré de fracturation
du massif rocheux (pour la roche intacte s = 1)
Ce critère peut également s'écrire sous la forme :

( ) (II.15)

Ou :

- est la contrainte de cisaillement sur le plan de rupture ;


- 𝜎 est la contrainte normale effective sur le plan de rupture ;
- 𝜎 est la résistance à la traction de la matrice rocheuse intacte ;
- A et B sont des constantes dépendant du matériau.

La résistance à la traction s'écrit sous la forme :

( √ ) (II.16)

L'utilisation du critère de Hoek et Brown pour estimer la résistance et la déformabilité d'un


massif fracturé, nécessite donc d'estimer trois propriétés du massif rocheux [17] :

- La résistance à la compression de la roche intacte 𝜎ci ;


- La valeur de la constante m de Hoek et Brown pour la roche intacte mi ;
- La qualité du massif rocheux, déduite soit des tableaux établis par Hoek et Brown avant
1995, soit de la valeur du Geological Strength Index GSI pour le massif rocheux.

Pour la matrice rocheuse intacte l'équation (II.14) devient :

( ) (II.17)

- mi est la valeur de la constante m de Hoek et Brown pour la matrice rocheuse.


II.6.3.1 Estimation de la "qualité" du massif rocheux

Pour utiliser le critère de Hoek et Brown, il est nécessaire d'évaluer la qualité du massif rocheux.
Jusqu'en 1995 des tableaux proposaient directement des valeurs du paramètre s, m, A et B en
fonction de la nature pétrographique de la roche et de son degré de fracturation. Ces valeurs
permettaient d'estimer le cisaillement à la rupture par la relation (II.15) [28].

En 1995, Hoek et al. Ont introduit le Geological Strength Index (GSI) dont la valeur est
également appréciée en fonction de la nature pétrographique de la roche et de son degré de
fracturation. Les paramètres mb et s peuvent alors être calculés à partir du GSI par les relations :

( ) (II.18)

Pour GSI > 25

( ) (II.19)

Et (II.20)
Pour GSI < 25
(II.21)

Et (II.22)

II.7 Modèle élastoplastique parfait

La traduction du comportement des roches sous une forme analytique est nécessaire pour
pouvoir dimensionner les ouvrages exécutés dans les massifs rocheux. Une loi représentant le
comportement fragile à la compression d‟une très grande majorité de roches est la loi
élastoplastique avec radoucissement (appelée également écrouissage négatif). Elle est régie par le
critère de Mohr-Coulomb. Cette loi est définie par trois phases (Fig.II.19) : 1- phase élastique, 2-
phase de post-rupture, 3- phase résiduelle. Pour des raisons de difficultés liées à la modélisation
numérique, il est plus aisé d‟utiliser le formalise élastoplastique parfait qui a été initialement
développé pour décrire le comportement des métaux. Son emploi est fréquent dans les modèles
numériques grâce à sa simplicité et la facilité d‟intégration dans les codes de calcul numériques
[28].

La phase élastique est caractérisée par un module d‟Young E et un coefficient de Poisson ν. Dans
la phase plastique, nous notons la présence d‟une contrainte 𝜎p marquant la plasticité de la roche
et qui varie en fonction de la contrainte de confinement. Cette phase est caractérisée par une
cohésion C et un angle de frottement interne [28].
Fig. II.19 Modèle de comportement élastoplastique parfait et avec radoucissement [28].

III.8 Conclusion

La rupture des massif rocheux se produit me long des discontinuités matérielles. La résistance du
massif rocheux est gouvernée par la résistance de la roche intacte et la résistance des
discontinuités qu‟elles contiennent. Une discontinuité présente des rugosités irrégulières,
nommés aussi aspérités de surface qui déterminent le comportement en cisaillement de la
discontinuité. La résistance d‟un massif rocheux est déterminée par celle des discontinuités, qui
se rompent par cisaillement des aspérités en contact. Par conséquent, l‟analyse du comportement
au cisaillement d'une discontinuité montre que la résistance au cisaillement maximale
(résistance de pic) est régie par la résistance des aspérités en contact lorsque ces derniers sont
soumis à des efforts de compression et de cisaillement. L‟analyse de la stabilité des massifs
rocheux nécessite l‟utilisation de plusieurs critères de rupture à savoir le critère de Mohr
Coulomb, Griffith et Hoek- Brown.
Chapitre III
Instabilité des massifs rocheux et méthode d’analyse
III.1 Introduction
L‟équilibre mécanique des masses de terrain en place peut être rompu par divers phénomènes
naturels comme l‟érosion, les tremblements de terre, ou les travaux (terrassements, remblais,
constructions). Dans les roches massives comme les granites, la masse est prédécoupée par un
réseau de fractures qui sont les seules discontinuités. Dans les roches sédimentaires, la
stratification constitue une autre famille de discontinuité qui vient s‟ajouter à celles
provoquées par le découpage de la masse rocheuse sous l‟effet des efforts tectoniques. Ces
familles de discontinuités constituent les points faibles des massifs rocheux et fragilisent de ce
fait le massif.
III.2 Mécanismes d’instabilités
L‟équilibre d‟un des massifs rocheux en pente, qu‟il soit naturel ou anthropique, dépend des
caractéristiques de frottement des joints de rupture les plus sollicités, en l‟absence d‟eau.
Quant à la cohésion, elle ne peut pas être durable, car elle est menacée par l‟altération et la
fatigue (action de la pesanteur, séismicité locale, alternance des efforts hydrauliques et
thermiques, etc.). A partir de là, l‟altération et la dégradation du massif conduisent à une plus
grande ouverture de certaines fractures, Les blocs rocheux se détachent et chutent dès que
l‟équilibre entre les forces de contact et la gravité n‟est plus assuré. [12]
III.2.1 Phénomène d’instabilité des massifs rocheux
Il existe différents types de mouvements rocheux. Ils sont généralement classés en fonction
des volumes en jeu au cours de leur propagation. Ainsi, un bloc rocheux correspond à un
volume variant entre le décimètre cube et la centaine de mètre cube. Une classification des
glissements de terrains rocheux est donnée dans le Tableau III.1.
Tableau III.1 Classement des éboulements en fonction de leur volume [12].

III.3 Mécanismes de fragilisation des matériaux en place


Les instabilités sont dues à une fragilisation d‟ensemble avant mobilisation. La phase de
mobilisation se caractérise par la constitution d‟un gisement de matériaux soumis à la
dégradation sur place des roches. Elle commence par leur désagrégation (processus
mécaniques) et/ou leur altération (processus chimiques).
La désagrégation provient de l‟augmentation et de la multiplication des fissures existant dans
la roche initiale (diaclase). Toutes les masses rocheuses sont en effet prédécoupées par des
systèmes de discontinuités, qui résultent de leur genèse, des phases tectoniques ultérieures.
Selon les versants, le façonnement du relief conduit à une décompression (par appel au vide)
de ces masses rocheuses et à l‟ouverture de leurs discontinuités. L‟inclinaison des couches (le
pendage) influe alors sur le détachement des blocs.
La désagrégation va favoriser l‟altération par l‟augmentation de la surface de contact entre la
roche et les agents d‟altération (surtout l‟eau). Cette altération est en fait la solubilisation de
certains sels et l‟effondrement des structures cristallines.
Ces déséquilibres vont donc favoriser l‟écartement des diaclases et la création d‟un nouveau
réseau de fissuration (néo diaclases) indépendant du réseau initial et parallèle au versant. [13]

Fig. III.1 influence du pendage sur le glissement. [13]


L‟importance de ces phénomènes est donc liée :
 Aux contraintes initiales (nature et intensité) donc au contexte lithologique
 à la disposition structurale initiale : le degré de fracturation, l‟inclinaison des pendages,
etc.
 à la nature de la roche
 au dénivelé du versant

III.4 Classification des instabilités


On observe diverses formes d‟instabilités dans les pentes des massifs rocheux. Un glissement
de terrain, est la conséquence d‟un versant instable de montagne ou de colline qui se détache
et glisse dans le sens de la pente. Le volume du glissement dépend de la surface et de la
profondeur de la rupture. De la chute de blocs isoles aux grands mouvements de plusieurs
millions de mètre cube, ces instabilités peuvent modifier de façon très importante le relief
d‟un site ou d‟une région. On distingue :

a. Les chutes de blocs qui proviennent de la dégradation d‟une falaise ou d‟un versant
rocheux. Selon le volume qui se détache, on leur donne un nom différent :(Fig. III.2)
 Chutes de pierres
 Chutes de blocs
 Écroulements
 Écroulements majeurs
 Écroulements catastrophiques

Tous les mouvements de ce type (jusqu‟à quelques milliers de mètre cube) ont en commun
leur soudaineté et leur rapidité. Leurs trajectoires associent rebondissements, roulements, et
glissement. [13]

Fig. III.2 Chute de blocs depuis le versant Est du massif de la chartreuse.


b. Les ruptures des massifs rocheux de grands volumes (plus d‟un million de m3) qui sont
plus complexes et qui peuvent se produire sur des décennies après l‟apparition de crevasses
profondes. (Fig. III.3)[13]

Fig. III.3 Glissement


des massifs rocheux de
grands volumes.
c. Les très grands écroulements sont des instabilités majeures qui ont des comportements
encore mal connus : Ainsi, en 1248, plus de 500 millions de m3 de rochers se sont écroulés du
Mont Granier (en Savoie, France) et ont roulé sur plus de 3 km dans la plaine parsemée de
nombreux villages d‟agriculteurs. Aujourd‟hui, on admet la disparition d‟un millier de
personnes et de cinq paroisses. L‟écroulement, visible sur sa face nord, a fortement marqué le
paysage. (Fig. III.4)
Fig. III.4 Grands écroulements du Mont-Granier.
d. Les coulées boueuses ou «glissements de terrains liquides» qui ont très souvent comme
conséquence la déforestation. La couche superficielle du sol, soumise à de fortes
précipitations, se décroche et glisse en amas visqueux le long de la pente. (Fig. III.5)

Fig. III.5

Coulée de boue sur l‟île de Tahaa en avril 1998.


Tous les mouvements de ce type (jusqu‟à quelques milliers de mètre cube) ont en commun
leur soudaineté et leur rapidité. Leurs trajectoires associent rebondissements, roulements, et
glissement.
III.5 Mécanismes de rupture
L‟origine d‟une chute de blocs ou d‟un éboulement peut être variée. Des plans de
discontinuités délimitent des compartiments pouvant évoluer vers la rupture en fonction de
facteurs déclenchant externes ou internes, d‟origine naturelle ou anthropique, ainsi que des
forces motrices et résistantes mises en jeu.[18]

III.5.1 Dégradations superficielles


Il s'agit de décollements superficiels de petits fragments de roche, se traduisant généralement
par des chutes de pierres. Ce délitage est essentiellement lié à l'altération du rocher par la
pluie, le gel ou les venues d'eau. (Fig. III.6) [18]
Fig. III.6 Dégradations superficielles. [18]

III.5.2 Glissement plan


C‟est un glissement caractérisé par un mouvement de translation sur une discontinuité plane
avec rupture lorsque les forces motrices dépassent la résistance au cisaillement des
discontinuités. Les indices et les signes de son évolution sont les ouvertures de fissures en
arrières. (Fig. III.7) [18]

Fig. III.7 Glissement plan. [18]


III.5.3 Glissement dièdre ou en coin
Mouvement de translation combinée sur deux discontinuités formant un dièdre, avec rupture
lorsque les forces motrices dépassent la résistance au cisaillement des discontinuités.
Comme pour le glissement plan, le dièdre doit recouper le versant avec un plongement aval
suffisant. (Fig. III.8) [18]

Fig. III.8 Rupture en dièdre ou en coin. [18]


III.5.4 Décompression du massif et basculement de bloc
Processus progressif de déplacement d‟une colonne, sous l‟effet de la gravité et d‟une chute
de résistance du pied. Caractérisé par l‟ouverture de fissures arrière et latérales avec la
fissuration de la base, écaillage coté vide. (Fig. III.9)
Fig. III.9 Décompression du massif et basculement.
III.5.5 Rupture de pied de colonne
Ce type de rupture, généralement assimilée au glissement plan par de nombreux auteurs, II
s'agit d'une rupture avec glissement vers l‟extérieur de la base d‟une colonne. (Fig. III.10)

Fig. III.10 Rupture de pied de colonne.


III.5.6 Rupture de surplomb
Le massif rocheux devient instable lorsque les efforts de traction, de flexion et de cisaillement
ne peuvent plus être compensés par la résistance du matériau. Une approche purement
analytique peut être adoptée pour analyser les mécanismes de rupture. Rupture par traction et
cisaillement d‟une masse rocheuse en surplomb. (Fig. III.11)

Fig. III.11 Rupture de surplomb.


III.5.7 Rupture par basculement
Ce type de phénomène se produit lorsque le massif rocheux est découpé par des discontinuités
très redressées et profondes, le structurant en grandes écailles ou colonnes. Ces colonnes
présentent donc une géométrie très favorable au basculement. Quatre types de configuration
sont généralement à l'origine de ce phénomène :
- Chute de résistance du pied (par présence d'un terrain moins compétent sous le massif
rocheux, par fatigue, par fluage, par érosion), ou défaut d'assise. (Fig. III.12) [21]

Fig. III.12 Basculement par défaut d'assise. [21]


- Rupture par flexion d'écaillés découpées par des discontinuités très redressées entrant
dans le massif (très fort pendage vers l'amont). (Fig. III.13) [21]

Fig. III.13 Basculement par flexion


- Basculement secondaire par le pied de paroi lorsque le massif rocheux est chargé
latéralement par une instabilité plus en amont. (Fig. III.14) [21]

Fig. III.14 Basculement secondaire par le pied.


- Basculement de bloc : Des compartiments rocheux moins élancés peuvent également
subir un basculement par un déchaussement aval de ces blocs. (Fig. III.15) [21]
Fig. III.15 Basculement de blocs. [21]
III.5.8 Fauchage
La plupart des auteurs assimilent le fauchage au basculement, mais, II se diffère par le
basculement, en direction de la vallée, d'un ensemble d'écaillés séparées par des discontinuités
à fort pendage, s'amortissent avec la profondeur. (Fig. III.16) [21]

Fig. III.16 Fauchage. [21]


III.5.9 Flambement
Ce phénomène est trop souvent confondu avec le basculement. Le flambement est un
phénomène purement gravitaire, la rupture étant provoquée généralement en pied de colonne
par le seul effet du poids de l'écaillé rocheuse. (Fig. III.17) [21]

Fig. III.17 Flambement. [21]


III.5.10 Glissement pseudo-circulaire
Ce type de rupture affecte généralement les roches tendres ou très altérées se rapprochant du
comportement des terrains meubles. (Fig. III.18)

Fig. III.18 Glissement pseudo-circulaire.

III.6 Les paramètre d'instabilités


Les paramètres essentiels de déclenchement sont les suivants:
 Infiltration ou résurgences d'eau par la mise en pression d'eau dans les discontinuités
en arrière des compartiments potentiellement instables. Ce facteur est essentiel dans
l'apparition de grandes instabilités dans les versants rocheux de grande hauteur.
 Mouvements dans les terrains meubles sous la paroi rocheuse (fluage, glissement)
entrainant un basculement par défaut d'assise.
 Glissements dans des terrains meubles au-dessus ou en arrière de la paroi pouvant
déstabiliser le massif rocheux (basculement en tête ou en pied);
 purge naturelle ou artificielle de blocs assurant initialement la stabilité de
compartiments rocheux plus en amont. ce phénomène qui est trop largement sous-
estimé, à savoir la déstabilisation de «petits» blocs pouvant provoquer l'effondrement
de grands compartiments rocheux;
 le vent : lorsque des arbres sont enracinés en paroi, des vents violents peuvent
provoquer des chutes de blocs, les racines écartant les compartiments rocheux;
 ravinement par ruissellement: lorsque des passées meubles sont présentes, le
ruissellement en paroi peut rapidement éroder la matrice fine et provoquer un
déchaussement de blocs.
 Suffusion par venue d'eau dans le massif: les fractions fines des remplissages de
fissures ou les remplissages karstiques peuvent être entraînés par des venues d'eau
dans le massif. Dans ce cas, des vides plus ou moins importants, peuvent se
développer dans le rocher provoquant une déstabilisation de la paroi;
 vibrations: des séismes ou des vibrations liées à des travaux peuvent parfois suffire à
provoquer des instabilités dans le massif;
 gel-dégel (dans les zones de haute altitude ou en climat froid) : les coins de glace
peuvent repousser les compartiments rocheux, et lors du dégel les vides laissés après
la fonte des coins de glace provoquent une déstructuration du massif neutralisant en
grande partie la résistance au cisaillement des discontinuités. Par ailleurs, les
remplissages argileux dans les fissures perdent toute cohésion lors du dégel de l'eau
interstitielle [21].

III.7 Les méthodes d’analyse de la stabilité des massifs rocheux


III.7.1 Définition du facteur de sécurité
Le calcul de la stabilité des talus est généralement estimé à l‟aide d‟un coefficient appelé
coefficient de sécurité . Ce coefficient est défini comme étant le rapport du moment par
rapport à un point fixe de la résultante des forces résistantes au glissement aux forces
provoquant le glissement.

(III.1)

En se référant aux valeurs du coefficient de sécurité on peut évaluer l‟état de stabilité du talus
comme le montre le tableau III.2
Tableau III.2 Equilibre des talus en fonction des valeurs expérimentales du coefficient de
sécurité.
FS <1 talus instable.
1 < FS <1,5 Glissement possible.
FS >1,5 Généralement stable.

III.7.2 Méthodes d’analyse de la stabilité


Dans les massifs rocheux, une rupture structurale survient sur une ou des surfaces de rupture
définies par les discontinuités préexistantes dans le massif rocheux. Habituellement, trois
modes de rupture structurale sont considérés dans l'analyse de stabilité des pentes : le mode de
rupture planaire (Fig. III.19a), le mode de rupture de dièdre (Fig. III.19b) et le mode de
rupture par basculement (Fig. III.19c). Au niveau de la pente globale, la surface de rupture
peut se développer dans le massif rocheux, selon une structure géologique majeure ou selon
une combinaison des deux. La surface de rupture tend à être curvilinéaire et le mode de
rupture peut se simplifier à la rupture circulaire (Fig. III.19d). [31]
Fig. III.19 Modes de rupture de base : a) planaire; b) dièdre; c) basculement; d) circulaire,

Dans le cadre de ce mémoire, seules les ruptures structurales seront considérées dans l'analyse
de stabilité des massifs (Fig. III.19 a et b).
Dans la littérature scientifique, il existe de nombreuses méthodes de calcul de la stabilité des
pentes, méthodes d‟équilibre limite (supposant que la résistance au cisaillement le long de la
surface est gouvernée par la relation de Mohr-Colomb, méthode des différences finis et
méthodes des éléments finis (permettant de calculer les contraintes et déformations).
Toutes ces méthodes ont des avantages et inconvénients, et reposent sur un certain nombre
d‟hypothèses et d‟approximations. L‟utilisation de l‟une ou l‟autre méthode dépend des
moyens disponibles pour déterminer les paramètres de calcul correspondant à la méthode
choisie.

III.7.2.1 Méthodes d’équilibre limite


Les hypothèses des méthodes d‟équilibres limite portent sur les lois qui régissent le
comportement des sols et sur les conditions aux limites. Le calcul du facteur de sécurité
définira une surface de rupture critique amenant l‟instabilité. Toutes ces méthodes dites
d‟équilibre limite ont en commun la même difficulté qui est trouvé à la fois :
 La surface critique,
 Les contraintes normales et tangentielles le long de cette surface,
 Le facteur de sécurité en partant des équations d‟équilibre.
Les méthodes d‟équilibre limite peuvent être classées en deux groupes : les méthodes des
tranches dans lesquelles le massif est décomposé en tranches, surtout utilisée pour les sols
hétérogènes (ex : BISCHOP, MORGENSTERN-PRICE …) et les méthodes de stabilité
globale dans lesquelles on considère de façon globale les équations d‟équilibre au lieu de les
vérifier au niveau de chaque tranche, surtout utilisées pour les sols homogènes (méthodes des
perturbations …).
A. Méthode des tranches ;
B. Méthode de FELLENIUS (1936) ;
C. Méthode de BISHOP simplifiée (1954) ;
D. Méthode de Janbu (1956).

III.7.3 Analyse de la stabilité d’un glissement plan


Il se produit dans les roches contenant des discontinuités planes, tels que les plans de
stratifications suivant un plan au niveau d‟une surface de discontinuité géologique (zone entre
deux matériaux de nature différente, failles, joints de stratification,....etc.). La ligne de
rupture suit une couche mince de mauvaises caractéristiques mécaniques sur laquelle s‟exerce
souvent l‟action de l‟eau. Une telle couche est appelée « couche savon ». [31]

Fig. III.20 Glissement plans.


Ce type de défaillance peut se produire si une seule discontinuité est présente ou si une série
de discontinuités forme un seul plan pour initier une défaillance dans une pente (Fig. III.21).
Cette défaillance peut être considérée comme un bloc de poids instable (W) inclinée d'un
angle  par rapport à l'horizontale. La hauteur de la pente est H et l'angle de la pente est α. Le
bloc glisse le long du plan de joint AC en raison de la gravité. Le facteur de sécurité (FS) est
défini dans la méthode d'équilibre limite comme étant le rapport entre la résistance au
cisaillement et la contrainte de cisaillement. [31]

Cas absence d’eau dans la discontinuité

Fig. III.21 Géométrie d'une pente en rupture plane.


Ainsi :
Le facteur de Sécurité:

(III.2)

(III.3)

Longueur des discontinuités : (III.4)

Surface de rupture : AC × 1m2 (l‟épaisseur de la pente est égale à l‟unité)

Poids du bloc instable : 𝜃 (III.5)

La contrainte normale : (III.6)

Contrainte de cisaillement : (III.7)

Avec :
- τ : contrainte de cisaillement ;
- c : Force de cohésion de la surface de rupture ;
- : Angle de frottement de la surface de rupture ;
- γ : le poids volumique de la roche ;
- : le poids volumique de l'eau.

Donc : (III.8)

 Cas présence d'eau dans la discontinuité

Lorsque l‟eau remplie la discontinuité, elle exerce une pression qui réduit la contrainte
normale sur la discontinuité. De ce fait, la résistance au cisaillement du joint diminue, ce qui
augmente le risque de rupture de la pente. L'effet de la pression d'eau peut être estimé en
déterminant la contrainte normale effective. La contrainte normale effective due à la présence
d'eau dans le joint, est donnée en tant que :
- μ pression de l'eau ;
- σ ‟: contrainte normale effective ;
- σ : contrainte normale ;
- ρ : poids volumique de l'eau ;
- H : hauteur de la colonne d'eau.
Fig. III.22 Géométrie d'une pente en rupture plane saturée d'eau.

 Fracture de traction interceptant le sommet du versant


Une fracture de traction est un vide parallèle à la pente (Fig. III.23). Son effet sur la stabilité
de la pente est considéré en fonction de son emplacement et sa profondeur. Des méthodes
analytiques sont disponibles pour localiser les fissures de traction le long des surfaces de
glissement supposées. Si la position de la fracture de traction est connue sur la surface
supérieure du versant, son analyse de stabilité devrait être basée sur ces informations
existantes. Cependant, lorsque la position de la fracture de traction est inconnue, il devient
nécessaire de recourir à une approche d'optimisation pour localiser la position et la profondeur
de la fracture de traction.

Fig. III.23 Fracture de traction interceptant le sommet du versant et la face de la pente.


L'emplacement de la fracture de traction (figure III.23) est exprimé par la dimension b (Hoek
et Bray, 1981). Lorsque la surface supérieure est horizontale. La profondeur de la fracture de
traction critique, et son emplacement, derrière la crête, peuvent être calculés à l'aide
des équations suivantes:

𝜃 (III.9)

√ 𝜃 (III.10)

Si l'emplacement de la fracture de traction est connu, la profondeur de la fissure de tension


peut être déterminée par l'équation suivante :
𝜃 (III.11)
Où, H est la hauteur de la pente, α l‟inclinaison de la pente et  le pendage du plan de
glissement. Le facteur de sécurité est calculé comme suit:
Longueur des discontinuités (III.12)

Le poids du bloc (( ( ) ) ) (III.13)

Facteur de sécurité: (III.14)

Fig. III.24 Rupture plan avec fracture de traction.


Dans ce cas, la profondeur de la fracture de traction peut être déterminée par l'équation
suivante:
𝜃 (III.15)
𝜃 (III.16)

Longueur des discontinuités : (III.17)

Le poids du bloc : (( ) 𝜃 𝜃 ) (III.18)

Facteur de sécurité : (III.19)

 La fracture de traction remplie d'eau avec inclinaison de la surface libre


supérieure
Fig. III.25 Rupture plan avec fracture de traction interceptant la face de la pente.
Un modèle simplifié présenté sur la figure III.26 considère que la fracture de traction est
verticale et remplie d'eau jusqu'à une profondeur .
Dans ces conditions, la pression de l‟eau diminue linéairement et s‟évacue à travers le pied de
la pente. Cette répartition de la pression entraîne une force V due au remplissage de l'eau
dans la discontinuité subverticale et une force de soulèvement U due à la circulation d'eau à la
limite de la surface entre le bloc et sa base.

Fig. III.26 Géométrie de la pente avec fracture de traction interceptant le sommet de la pente
Profondeur de la fissure de tension 𝜃 (III.20)

Poids du bloc instable (III.21)

𝜃 (III.22)

Ou (( ( ) ) 𝜃 ) (III.23)

La surface de rupture : 𝜃 (III.24)

La force motrice de l'eau : (III.25)

La force Soulèvement de l'eau : (III.26)

Facteur de sécurité : (III.27)


III.7.4 Glissement en coin (dièdre)
Le glissement dièdre se produit dans des pentes convexes coupées seulement par deux
surfaces de discontinuité non-parallèles. Dans ce cas, des blocs de glissement formés par
quatre cotés sont découpés par deux plans de discontinuités rocheuses et deux plans tangents à
la surface du terrain naturel. Ainsi, aucune surface de dégagement supplémentaire n'est
nécessaire pour isoler le bloc et le mettre en condition de glissement. En conséquence, de très
grandes masses glissantes peuvent se libérer par l'intersection d'une zone de cisaillement ou
d'une faille importante, avec une zone de contact entre deux formations, ou avec tout autre
plan de stratification bien développée. Ce type d'instabilité peut se produire par exemple dans
les roches sédimentaires fissurées en croisement, les roches régulièrement faillées, les granites
fissurés en blocs et plus spécialement les roches métamorphiques fissurées ou feuilletées.
Etant formé par deux plans de discontinuités dont l'orientation permet le glissement du bloc
vers la surface libre (Fig. III.27) [13]

Fig. III.27 Glissement en dièdre le long de l‟intersection de deux discontinuités.

Fig. III.28 vue en perspective d'une rupture en coin.


III.7.4.1 Analyse de la rupture en tenant compte uniquement la résistance due au
frottement (méthode des abaques)
Le facteur de sécurité du coin défini à la figure. III.29 est analysé en supposant que le
glissement ne résiste qu‟au frottement. L'angle de frottement pour les deux plans de
glissement est . Dans cette condition, le facteur de sécurité est donné par :
(III.28)

Où : RA et RB sont les réactions normales appliquées par les plans A et B, comme illustré à la
figure III.29, et la composante du poids agissant sur la ligne d'intersection est Wsin.
Afin de remplir les conditions d‟équilibre, les composants normaux des réactions doivent être
égaux. Par conséquent, la somme des composantes parallèles doit être égale à la composante
du poids agissant le long de la ligne d'intersection.

( ) ( ) (III.29)

( ) ( ) 𝜃 (III.30)

Fig. III.29 Résolution des efforts pour le calcul du facteur de sécurité du Dièdre:
(a) vue du coin présentant l‟orientation des angles β et ξ, et les réactions RA et RB sur le plan
de glissement, (b) Coupe transversale du dièdre présentant la résolution du poids de dièdre W.

(III.31)
( )

(III.32)
( )

(III.33)
( )

(III.34)

Où est le facteur de sécurité de dièdre pris en compte uniquement par frottement, et


est le facteur de sécurité du plan de rupture. Le facteur de dièdre (K) dépend de β et ξ.
Le facteur de coin K peut être estimé à l‟aide d‟abaques (Fig. III.30)
Fig. III.30 Abaque donnant le facteur K.
Pour deux plans avec des angles de frottement différents.
(III.35)
A et B sont des facteurs adimensionnels qui sont fonction du pendage et de la direction. Ces
deux facteurs sont tabulés. (Fig. III.31)

Fig. III.31 Abaques donnant les facteurs A et B pour une différence de pendage de 10°. [13]

III.7.4.2 Analyse de la rupture du coin en en tenant compte la cohésion et l'angle de


frottement
Cette analyse prend en compte les dimensions et la forme de dièdre, les différents angles de
cohésion et de frottement sur chaque plan de glissement, la pression d'eau et un certain
nombre de forces externes. La stabilité du coin peut être évaluée en résolvant les forces
agissant le long de la normale aux discontinuités et dans la direction parallèle à la ligne
d'intersection.
La figure III.32 définit le calcul de la stabilité du coin sous diverses hypothèses. Les formules
contiennent des facteurs sans dimension (X, Y, A et B), qui dépendent de la géométrie du
coin. Le calcul de ces facteurs nécessite une numérotation correcte des intersections des plans
(Hoek et Bray, 1981) comme indiqué ci-dessous: [13] :

1 - Intersection du plan A avec la face de la pente ;


2 - Intersection du plan B avec la face de la pente ;
3 - Intersection du plan A avec la surface supérieure de la pente ;
4 - Intersection du plan B avec la surface supérieure de la pente;
5 - Intersection des plans A et B.
On suppose que le glissement de dièdre a toujours lieu le long de la ligne d'intersection
numérotée 5.

Fig. III.32 vue en perspective de dièdre présentant la numérotation des lignes d'intersection et
des plans. [13]

( ) (III.36)

Les valeurs des paramètres X, Y, A et B sont données par les équations suivantes :

(III.37)

(III.38)

(III.39)

(III.40)
Où, CA et CB sont la force de cohésion du plan a et b, a et b sont l'angle de frottement le
long des plans a et b, 𝑟 est le poids unitaire de la roche et H est la hauteur totale du coin. X,
Y, A et B sont des facteurs sans dimension, qui dépendent de la géométrie du coin, a et b
sont les l‟inclinaison des plans a et b, alors que i est le l‟inclinaison de leurs ligne de
intersection.
En condition complètement drainée, la pression d'eau est nulle. Par conséquent, le facteur de
sécurité du dièdre est donné par:

(III.41)

III.7.5 Rupture Toppling


C‟est un glissement bien marqué des bancs rocheux provoquant une sorte de fauchage de tête
de bancs. Il ne se produit que dans des conditions spécifiques de pendage des bancs (ils
doivent être assez redressés), de pente du talus rocheux (assez raide) et d'orientation relative
(la stratification et le talus doivent avoir des directions voisines). Il se produit par décollement
des plaques et leur basculement (Fig. III.33) [31]

Fig. III.33 Basculement de roche dure avec des discontinuités de très fort pendage.
III.7.5.1 Analyse au renversement (Toppling):
Le rocher possède des discontinuités fortement inclinées. Le rapport largeur/épaisseur d‟un
bloc < pente du plan de renversement. Si le pendage de la pente de renversement < l‟angle de
frottement, seul du renversement se produit. Si le pendage de la pente de renversement > la
pente du plan de renversement, il y a glissement et renversement des blocs. (Fig. III.34)

- Détermination l’angle de pente critique.


Fig.III.34 Les conditions de glissement et du renversement d‟un bloc sur un plan incliné.

- Si Ψ < υ, angle du plan de glissement < l‟angle de frottement (pas de glissement)


b/h > tanΨ, la résultante du poids est à l‟intérieur du bloc (pas de renversement)
stable
- Si Ψ > υ, angle du plan de glissement > l‟angle de frottement (glissement)
b/h > tanΨ, la résultante du poids est à l‟intérieur du bloc (pas de renversement)
Glissement uniquement
- Si Ψ < υ, angle du plan de glissement < l‟angle de frottement (pas de glissement)
b/h < tanΨ, la résultante du poids est à l‟extérieur du bloc (renversement)
Renversement uniquement.
- Si Ψ > υ, angle du plan de glissement > l‟angle de frottement (glissement)
b/h < tanΨ, la résultante du poids est à l‟extérieur du bloc (renversement)
Renversement et glissement.

Conditions pour le renversement


(a) Rocher fracturé
(b) Une famille de discontinuité avec un fort pendage pour crée des colonnes dans le rocher
(c) Une deuxième famille de discontinuité perpendiculaire à la première.
(d) Le renversement peut se produire soit par déséquilibre d‟un bloc soit par rupture
flexionnelle d‟une colonne.

III.7.6 Méthodes numériques


Lorsque le comportement du sol est modélisé de façon non linéaire et irréversible, les
méthodes de résolution numérique les plus fréquemment utilisées dans la pratique sont : la
méthode des différences finies et la méthode des éléments finis.
La méthode des différences finies consiste à partir d‟un milieu continu, à écrire les équations
qui régissent ces milieux en imposant les lois de conservation et de comportement, puis à
discrétiser les équations obtenues en transformant un système d‟équations différentielles en
équations algébriques.
La méthode des éléments finis discrétise le milieu continu, en lui attribuant un nombre fini de
degré de liberté et c‟est seulement dans un second temps qu‟elle impose, en moyenne, les lois
de conservation et de comportement. Les équations algébriques qui régissent le problème
émergent ainsi suite à la discrétisation initiale.
Les méthodes de calcul par éléments finis visent à donner une solution numérique approchée
à un problème spécifique au moyen d‟un modèle mathématique représentatif d‟une réalité
physique.
III.8 Méthode de confortement des massifs rocheux instables
Ce sont des ouvrages de protection construits ou creusés qui s‟opposent à la propagation des
éboulis. Parfois, ces ouvrages sont combinés ensemble pour une plus grande efficacité. [12]

III.8.1 Merlons et digues


Ce sont des ouvrages massifs en remblais surélevés, situes entre la pente instable et la zone à
protéger. L‟implantation d‟une digue au sens large suppose que l‟on dispose physiquement
d‟une emprise suffisante entre l‟objet à protéger et le pied du versant.
Les merlons sont érigés lorsque l‟on souhaite protéger un secteur menace par des instabilités
présentant des volumes élèves. Ce sont des protections collectives, qui peuvent également être
mises en œuvre contre les avalanches de neige. (Figure.III.35) [12]

Fig. III.35 Exemple d‟implantation d‟un merlon dans une pente avec reprofilage du versant
amont. [12]
III.8.2 Les fosses de réception
Il s‟agit d‟ouvrages obtenus par déblais sur la trajectoire des éboulis en amont de l‟objectif à
protéger. Plusieurs conceptions peuvent être imaginées, allant d‟une configuration d‟une fosse
élargi, destine à piéger les blocs se détachant des petits talus situes en bordure de route, a un
ouvrage large et profond, creuse dans le terrain pour contenir de plus gros blocs et des
volumes plus importants d‟éboulis. (Figure.III.36) [12]
Fig. III.36 Fosse de
réception aménagée en pied
de falaise. [12]
III.8.3 Les écrans rigides
Les écrans à structure légère ont une capacité inférieure à 100 kJ, alors que ceux en gabions
ont une capacité de l‟ordre du MJ. (Fig. III.37) [12]

Fig. III.37 Ecran à structure rigide en gabions. [12]


III.8.4 Les barrières fixes
L‟objectif des barrières fixes est de guider les instabilités en mouvement et de dissiper de
l‟énergie par frottement. Ce type de grillage passif a une capacité de rétention de quelques
dizaines de kJ. Les filets atteignent quelques centaines de kJ. (Fig. III.38) [12]
Fig. III.38 Grillage comme barrière fixe. [12]
III.8.5 Purge et Reprofilage
III.8.5.1 La purge
Cette opération consiste à détacher les éléments instables à l‟aide d‟une barre à mine ou de
petites charges d‟explosifs. Il s‟agit soit de charges appliquées, soit de charges forées. (Fig.
III.39) [12]

Fig. III.39 Purge d‟un éboulement sur voie de circulation. [12]


III.8.5.2 Le reprofilage
Il s‟agit de l‟adoucissement de la pente du talus, par purge, décapage ou dérochage, dans le
but de prévenir la chute de blocs instables. La pente artificielle devrait donc être inférieure au
pendage aval naturel du massif rocheux. (Fig. III.40) [12]
Fig. III.40 Reprofilage de la pente naturelle d‟un massif instable. [12]

III.8.6 Les galeries de protection

Ce sont des ouvrages de type déviateur en casquette ou de galerie pare-blocs par exemple, qui
sont des parades contre les instabilités rocheuses comme entre autres les chutes de blocs. (Fig.
III.41) [12]

Fig. III.41 Mécanisme de protection d‟une galerie. [12]

III.8.7 Les Structures en béton


Ces moyens de confortement peuvent être une ou différentes structure(s) en maçonnerie ou en
béton, armé ou non, dans le but de lutter contre les efforts de compression qui agissent sur la
masse instable. Ils peuvent être Des butons en béton, généralement non ferraillés, appliqués
sous les surplombs de faible hauteur. (Fig. III.42) [12]
Fig. III.42 Exemples de soutènements actifs. [12]

III.8.8 Systèmes de confortement complémentaires


D‟autres techniques de soutènements peuvent être associées aux solutions de traitement global
classique, comme la pose de filets ou grillages actifs, le béton projeté, le boulonnage, les
ancrages, etc. (Fig. III.43) [12]

Fig. III.43 Types d‟interventions de confortement. [12]

III.8.9 Les grillages et filets plaqués


Les treillis et filets plaqués, utilisés en parades actives peuvent être métalliques ou en PVC.
Ce sont des nattes de filets ou de grillages fixées contre la paroi, permettant la stabilité
superficielle ou locale du massif. Le placage des nattes de grillages ou de filets contre la paroi
vise à prévenir et enrayer rapidement tout mouvement consécutif à une rupture. Il est effectué
à l‟aide de câbles et d‟ancrages répartis sur le pourtour de la zone instable. (Fig. III.44) [12]
Fig. III.44 Stabilisation de paroi par plaquage de filets de grillage. [12]

III.8.10 Le boisement de protection


Le boisement peut être un moyen de protection contre les éboulements de pentes. La forêt
peut en effet maîtriser partiellement ou totalement les conséquences des divers aléas en
retenant des blocs en mouvement, en luttant contre l‟érosion et les glissements superficiels.
(Fig. III.45)[12]

Fig. III.45 Modes de dissipation de l‟énergie d‟un bloc par un arbre. [12]

III.9 Conclusion
L‟instabilité des versants rocheux sont influencés par de nombreux facteurs tels que la
structure géologique du massif (lithologie, failles et fractures), l‟évolution du chargement
mécaniques imposé au versant et les paramètres climatiques (précipitations).
Les ruptures se développent surtout au niveau des discontinuités, qui présentent des
caractéristiques mécaniques plus faibles que celles de la matrice rocheuse, provoquant ainsi
des glissements suivant un ou plusieurs plans de fracture (plan, dièdre, toppling et circulaire).
L‟évaluation de la stabilité d‟un versant peut se faire par diverses méthodes afin de définir un
facteur de sécurité pour apprécier la marge de sécurité du versant vis-à-vis de la rupture et
d‟identifier la zone instable. De plus des techniques de confortements des glissements sont
très nombreuses, elles doivent être adaptées aux conditions du site.
Chapitre IV
Etude de la stabilité des versants rocheux
IV.1 Estimation des Facteurs de sécurité FS analytiquement pour différents mécanismes
de rupture
IV.1.1 Glissement plan
Les donnes :

- γ = 26 KN/m3
- υ = 20°
-
- 𝜃 /40°/45°.
- C = 50/75/ 100 (KN/m2)
- H=20m
 Absence d’eau (Sans fracture) :

Fig. IV.1 Rupture plan sans fracture en absence d‟eau

L‟étude d‟équilibre du bloc en rupture est déterminée au chapitre III afin de calculer le
coefficient de sécurité du versant

𝜃 𝜃
𝜃 𝜃

Calcul de la surface de rupture A

On commence par le calcul de la longueur de la pente LP

Calcul du poids du bloc ABC W


𝜃
𝜃

𝜃
𝜃

Tableau IV. 1 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture pour
rupture plan (absence d‟eau sans fracture)

C
𝜃[°]
[KN/m2]
50 1,21
75 1,55
35
100 1,89
50 1,19
75 1,57
Absence 40
100 1,95
d’eau
50 1,27
75 1,73
45
100 2,18

 Présence d’eau (Sans fracture)


Fig. IV.2 Rupture plan sans fracture en présence d‟eau

Le Cas :

kN/m

𝜃 𝜃
𝜃 𝜃

Le tableau suivant présente les résultats pour différents variation de 𝜃 et C

Tableau IV.2 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture pour le
cas : rupture plan (présence d‟eau sans fracture)

U C
𝜃 [°] [m]
[KN/m] [KN/m2]
50 1,21
0 75 1,55
0
100 1,89
50 0,96
1/2 H 75 1,30
1743
100 1,64
50 0,87
35 2/3 H 75 1,22
2323,42
100 1,56
50 0,71
H 75 1,05
3486
100 1,39
50 1,19
75 1,57
0 0
100 1,95
50 0,92
1/2 H 75 1,29
1555,5
100 1,67
50 0,82
2/3 H 75 1,20
2073,48
100 1,58
40
50 0,64
H 75 1,02
3111
100 1,40
50 1,27
0 75 1,72
0
100 2,18
50 0,94
1/2 H 1414 75 1,40
100 1,85
45
50 0,83
2/3 H 1884,86 75 1,29
100 1,74
50 0,61
H 2828 75 1,01
100 1,52

 Présence d’eau (Avec fracture)


Fig. IV.3 Rupture plan avec fracture en présence d‟eau
Calcul du poids du bloc en rupture Wr

Fig. IV.4 Le poids Wr du bloc en rupture plan

(√ 𝜃 ) (√ )

√ √
Le cas ; → et

𝜃 𝜃
𝜃 𝜃

Le cas :

Tableau IV. 3 Bilan des coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture pour
rupture plan (présence d‟eau avec fracture)

V U C
𝜃 [°]
[m] [KN/m] [KN/m] [KN/m2]
50 1,03
0 0 0 75 1,28
100 1,54
1/2 Z 50 1,01
= 4,23 111,83 75 1,26
0,92 100 1,52
35 2/3 Z 50 1,00
= 7,56 149,51 75 1,25
1,23 100 1,51
Z 16,93 223,65 50 0,98
= 75 1,24
1,84 100 1,49
50 1,06
0 0 0 75 1,37
100 1,69
1/2 Z 50 1,01
= 14,62 197,59 75 1,32
1,71 100 1,63
2/3 Z 50 0,99
40
= 26 263,45 75 1,3
2,28 100 1,61
Z 50 0,95
= 58,48 395,18 75 1,26
3,42 100 1,56
50 1,16
75 1,56
0 0 0
100 1,96
1/2 Z 50 1,07
= 75 1,47
29,04 258,83
2,41 100 1,86
2/3 Z 50 1,03
= 75 1,42
51,52 344,75
3,21 100 1,81
45
Z 50 0,94
= 115,68 516,59 75 1,32
4,81 100 1,7
2,5
2,25
2
1,75
1,5
Fs

1,25
1
0,75
0,5
0,25
0
20/50 20/75 20/100

φ[°]/c[kN/m²]
θ=35° θ=40° θ=45°
θ=35° 2/3 H θ=40° 2/3 H θ=45° 2/3 H

Fig. IV.5 Comparaison des Fs en fonction des angles de rupture pour le cas : rupture plan
(sans fracture en absence et en présence d‟eau)

2,5
2,25
2
1,75
1,5
Fs

1,25
1
0,75
0,5
0,25
0
20/50 φ[°]/c[kN/m²] 20/75 20/100
θ=35° θ=40°
θ=45° θ=35° AF
θ=40° AF θ=45° AF

Fig. IV.6 Comparaison des Fs en fonction des angles de rupture pour le cas : rupture plan
(avec fracture en absence et en présence d‟eau (Zw= Z)
 Interprétation des résultats pour le glissement plan

D‟après l‟étude paramétrique réalisée, on déduire pour le cas glissement plan les
résultats suivants:
- Les coefficients de sécurités sont minimales lorsque le pendage = 35° dans les trois
cas analysés à savoir rupture plane sans fracture, avec fracture en absence d‟eau et en
présence d‟eau.
- Les coefficients de sécurités sont minimales pour lorsque la fracture de traction est
remplie d‟eau (ZW=Z)
- On peut remarquer également d‟après les figures IV.4 et 5 que les coefficients de
sécurité diminuent avec la diminution de la cohésion existante entre les discontinuités.

IV.1.2 Glissement en coin (dièdre)

IV.1.2.1 Méthode des abaques

La méthode des abaques est applicable pour les sols frottant (voir chapitre III)

Nous avons calculé le coin en rupture dont les caractéristiques géométriques sont présentées
sur le Tableau IV.4

Tableau IV.4 Les caractéristiques géométriques et géotechniques du dièdre en rupture

1er cas

Pendage Direction Angle de


[°] [°] frottement
[°]
Plan A 40 165 35
Plan B 70 285 20
Différence 30 120

La première étape de l‟analyse consiste à calculer les valeurs absolues de la différence de


pendage et la différence dans la direction de l‟azimut.

Pour une différence de 30◦, les valeurs des coefficients A et B et déterminé à partir des deux
abaques de l‟annexe A.

Pour une différence de direction de 120◦, les valeurs de A et B sont respectivement 1,5 et 0,7,
A = 1,5 et B = 0,7.

Les valeurs de A et B donnent une indication directe de la contribution de chacun d‟eux à


l‟estimation du facteur de sécurité total.
Nous avons calculé également le coefficient de sécurité du dièdre en rupture pour d‟autre plan
de rupture A et B le dont les caractéristiques géométriques et géotechniques sont présentées
sur le Tableau VI.5

Tableau IV. 5 Les caractéristiques géométriques et géotechniques du dièdre en rupture


2eme cas

Pendage Direction Angle de


[°] [°] frottement
[°]
Plan A 30 165 35
Plan B 80 285 20
Différence 50 120

Pour la différence du pendage égale à 50° et une différence de direction de 120°, on a utilisé
les deux abaques de la différence 50 annexe A.

Les valeurs des coefficients A et B d‟après ces deux abaques sont respectivement 2,1 et 0,6
A = 2,1 et B = 0,6.

IV.1.2.1 Méthode analytique (prise en considération de la cohésion et de l’angle de


l’angle de glissement)

Cette méthode est applicable pour calculer le facteur de sécurité d'un coin qui intègre la
géométrie de la pente, différentes résistances au cisaillement des deux plans de glissement
et les eaux souterraines. Cependant, cette analyse ne tient pas en considération les fractures de
traction et les forces externes telles que le boulonnage. (Figure IV. 7)
a) b)
Fig. IV.7 Géométrie du coin utilisé pour l‟analyse de la stabilité, y compris l'influence du
frottement, la cohésion et la pression de l'eau sur les plans du glissement:
a) vue en plan du coin présentant la numérotation des lignes et des plans d'intersection;
(b) vue normale à la ligne d'intersection (5) indiquant la hauteur du coin et la
distribution de la pression d'eau.

La figure IV.7 (a) montre la géométrie et les dimensions du coin qui sera considéré dans
l'analyse suivante.
Le coin est supposé imperméable et que l'eau pénètre en haut de coin le long des lignes
d'intersection 3 et 4 et sort le long des de la pente des lignes d'intersection 1 et 2.
Les deux plans sur lesquels se produit le glissement sont désignées par A et B, le plan A ayant
le pendage le moins profond. La numérotation des cinq lignes d‟intersection des quatre plans
définissant le coin est comme suit:
Line 1:Intersection du plan A avec la face de la pente.
Line 2:Intersection du plan B avec la face de la pente.
Line 3: Intersection du plan A avec la pente supérieure
Line 4: Intersection du plan B avec la pente supérieure.
Line 5 : Intersection des plans A et B.

Les caractéristiques géométriques et géotechniques sont regroupées dans le Tableau IV.7

Tableau IV. 6 Les paramètres définissant les propriétés du coin


Pendage Direction du
Plan Propriétés
[°] pendage [°]
A 40 105
B 70 235
L’inclinaison de
65 185
la pente
L’inclinaison de
12 195
la surface libre

Le facteur de sécurité est donné par l‟équation suivante :

( )

Les différents angles d‟intersection des plans de rupture sont déterminés à partir de la
projection stéréographique du dièdre (Figure IV. 8)

Fig. IV.8 Carte stéréographique des données nécessaires à l'analyse de la stabilité du coin.

 Les données des calculs :


° θ ° γ

° θ ° γ

° θ °

° θ °

θ °

θ °

Les valeurs des paramètres X, Y, A et B sont données par les équations suivantes :

𝜃
𝜃

𝜃
𝜃

𝜃
𝜃 𝜃

( )

Le cas :

( )

( ) ( )

Tableau IV. 7 Coefficients de sécurité pour différents valeurs de cohésion des plans de
rupture
[°] [°] [KPa] [KPa]

20 20 50 50 1.44

20 20 75 75 1.95

20 20 100 100 2.45

IV.1.3 Glissement d’un Bloc rocheux sur un plan incliné « Rupture Toppling »

Fig. IV.9 Glissement d‟un Bloc rocheux sur plan incliné


L‟étude d‟équilibre des forces agissantes sur le bloc rocheux a permis de déterminer le
coefficient de sécurité

𝑟 𝑟 𝜃
𝑟 𝑟 𝜃
𝜃
𝜃

 Absence d'eau : U = 0, V = 0

Les caractéristique du bloc :  = 28.8 KN/m3 , b = L = 18.6 m, H = 13.2m

Pour 𝜃 = 25° ; = 20 et C = 100 KN/m2

Variation de la pente et de la cohésion C


Tableau IV.8 Coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de 𝜃 pour le cas : rupture plan
sur plan incliné (absence d‟eau)
𝜃 [°] C [KN/m2] Fs
50 1,15
75 1,30
25 100 1,45
50 1,05
75 1,20
27 100 1,34
 Présence d’eau

Pour :

KN

𝜃
𝜃

Tableau IV.9 Coefficients de sécurités en fonction de l‟angle de rupture 𝜃 pour le cas :


rupture plan sur plan incliné (présence d‟eau)

𝜃 [°] Zw[m] V U C Fs
[KN/m] [KN/m] [KN/m2]
50 0,99
1/2 H 217,8 613,8 75 1,14
100 1,28
50 0,92
25 2/3 H 387,2 818,4 75 1,06
100 1,20
50 0,76
H 871,2 1227,6 75 0,88
100 1,01
50 0,92
1/2 H 217,8 613,8 75 1,05
100 1,19
50 0,85
27 2/3 H 387,2 818,4 75 0,98
100 1,11
50 0,71
H 871,2 1227,6 75 0,83
100 0,94

D‟après la Figure III.34 présentant les conditions de glissement et du renversement d‟un bloc
sur un plan incliné, on peut déduire les résultats suivants :

- On a pour 𝜃= 25 o 27 donc 𝜃 > υ, angle du plan de glissement > l‟angle de


frottement (glissement)
b/h = 18.6 /13.2=1.4 > tan 𝜃= 0.46, la résultante du poids est à l‟intérieur du bloc
donc (pas un renversement) il se produit uniquement un Glissement

IV. 2 Etude de la stabilité d’un versant rocheux par Logiciel GéoStructural «Rock
Stability »
IV. 2.1 Les phases d’analyse de la stabilité du versant rocheux avec Rock Stability
On a analysé le profil type du versant rocheux étudié analytiquement par le programme
destiné à l‟analyse de la stabilité des massifs rocheux « Rock Stability » intégré dans le
logiciel « GeoStructuel Analysis » suivant les étapes suivantes :

 Définition du projet

La boite de dialogue „projet „permet d‟introduire le nom de projet et le système d‟unité


Fig. IV.10 La boite de dialogue définition du projet « projet »
 Choix de la méthode d’analyse

La boite de dialogue « setting » sert à définir le type de rupture et les méthodes utilisées pour
effectuer l‟analyse (rupture plane, dièdre). Elle sert également à sélectionner le type d‟analyse
« Coulomb » pour le calcul des pressions des terres et le séisme.

Fig. IV.11 La boite de dialogue Settings


 Définition du terrain :

La boite de dialogue « Terrain » permet d‟introduire la géomètre du profil


Fig. IV.12 La boite de dialogue terrain
 Définition du Rock:

La boite de dialogue « Rock » permet de choisir les critéres de rupture (Mohr-Coulomb ;


Hoek-Brown ; Barton-Bandis) ainsi que les caractiristiques de la roche.

Fig. IV.13 La boite de dialogue Rock

 Définition du slip surface :

La boite de dialogue slip surface permet d‟introduire le type de la surface de glissement (


lisse, rugueuse ou ondulée).
Fig. IV.14 La boite de dialogue Slip Surface

 Water :

La boite de dialogue « Water » permet de déterminer la position de la pression d‟eau.

Fig. IV.15 La boite de dialogue Water

 Analyse du profilé

La boite de dialogue Analysis permet d‟effectuer l‟analyse pour afficher les résultats.
Fig. IV. 16 La boite de dialogue Analysis

 Slip surface :

La boite de dialogue slip surface permet d‟introduire les caractéristique géométriques des
surfaces de glissement.

Fig. IV.17 La boite de dialogue slip surface pour le cas coin en rupture
 Paramètre :

La boite de dialogue « paramétre » permet d‟introduire les géotechniques « C et » pour


la face du versant et les différents plans de rupture.
Fig. IV.18 La boite de dialogue paramètre
IV. 2.2 L’analyse de la stabilité du versant en rupture plane avec le critère de Mohr–
Coulomb
On a introduit les valeurs des pressions d‟eau U, V calculé analytiquement pour l‟analyse
de la stabilité.

a) b) c)

Fig. IV.19 Analyse de la stabilité du versant rocheux en rupture plane


a) Rupture sans fracture en absence d‟eau b) Rupture avec fracture en présence d‟eau
c) Rupture sans fracture en présence d‟eau

 Le cas du pendage 𝜃 = 35°


Tableau IV. 10 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane (𝜃 = 35°) Critère M-C
(en absence et présence d‟eau)

Zw V U C τ resistant τ moteur
Fs
[m] [KN/m] [KN/m] [KN/m2] [KN/m] [KN/m]
50 3062,26 2537,14 1,21
Absence
75 3933,98 2537,14 1,55
d’eau 0 0 0
100 4805,71 2537,14 1,89
1/2 Z 50 1224,79 1997,35 0,61
= 75 1779,02 1997,35 0,89
4,23 111,83
0,92 100 2333,25 1997,35 1,17
2/3 Z 50 1108,46 2017,22 0,55
Présence
= 7,56 149,51 75 1662,69 2017,22 0,82
D’eau
1,23 100 2216,93 2017,22 1,10
(avec
Z 50 1108,46 2073,13 0,53
Fracture)
= 16,93 223,65 75 1662,69 2073,13 0,80
1,84 100 2216,93 2073,13 1,07
1/2 H 50 2744,98 2537,14 1,08
= 75 3616,70 2537,14 1,43
0 1437
10 100 4488,43 2537,14 1,77
2/3 H 50 2498,49 2537,14 0,98
Présence
= 75 3370,21 2537,14 1,33
D’eau 0 2323,42
13,33 100 4241,93 2537,14 1,67
(Sans
H 50 1793,14 2537,14 0,71
Fracture)
= 75 2664,86 2537,14 1,05
0 3486
20 100 3536,58 2537,14 1,39

 Le cas du pendage 𝜃 = 40°

Tableau IV. 11 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 40° Critère M-C
(en absence et présence d‟eau avec fracture)

Zw V U C τ resistant τ moteur
2
Fs
[m] [KN] [KN] [KN/m ] [KN/m] [KN/m]
Absence 50 2446,30 2053,14 1,19
d’eau 0 0 0 75 3224,16 2053,14 1,57
100 4002,02 2053,14 1,95
1/2 Z 50 1082,18 1752,25 0,62
= 75 1623,27 1752,25 0,93
14,62 197,59
1,71 100 2164,37 1752,25 1,24
2/3 Z 50 1082,18 1805,32 0,60
Présence = 75 1623,27 1805,32 0,90
26 263,45
D’eau 2,28 100 2164,37 1805,32 1,20
(avec Z 50 1082,18 1956,79 0,55
Fracture) = 75 1623,27 1956,79 0,83
58,48 395,18
3,42 100 2164,37 1956,79 1,11
1/2 H 50 2163,18 2053,14 1,05
= 75 2941,04 2053,14 1,43
0 1555,5
10 100 3718,90 2053,14 1,81
2/3 H 50 1943,23 2053,14 0,95
Présence
= 75 2721,09 2053,14 1,33
D’eau 0 2073,48
13,33 100 3498,95 2053,14 1,70
(Sans
H 50 1555,72 2053,14 0,76
Fracture)
= 75 2333,59 2053,14 1,14
0 3111
20 100 3111,45 2053,14 1,52

 Le cas du pendage 𝜃 = 45
Tableau IV. 12 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane avec 𝜃 = 45°
Critère M-C (en absence et en présence d‟eau avec fracture)

Zw V U C τ resistant τ moteur
Fs
[m] [KN] [KN] [KN] [KN/m] [KN/m]
Absence 50 1979,65 1553,51 1,27
d’eau 75 2686,75 1553,51 1,73
0 0 0
100 3393,86 1553,51 2,18
1/2 Z 50 1074,80 1440,29 0,75
= 75 1612,20 1440,29 1,12
29,04 258,83
2,41 100 2149,60 1440,29 1,49
2/3 Z 50 1074,80 1516,59 0,71
Présence
= 75 1612,20 1516,59 1,06
d’eau 51,52 344,75
3,21 100 2149,60 1516,59 1,42
(Avec
Z 50 1074,80 1734,35 0,62
Fracture)
= 75 1612,20 1734,35 0,93
115,68 516,59
4,82 100 2149,60 1734,35 1,24
1/2 H 50 1722,28 1553,51 1,11
= 75 2429,39 1553,51 1,56
0 1414
10 100 3136,49 1553,51 2,02
2/3 H 50 1522,34 1553,51 0,98
Présence
= 75 2229,44 1553,51 1,44
D’eau 0 1884,86
13,33 100 2936,55 1553,51 1,89
(Sans
H 50 1414,21 1553,51 0,91
Fracture)
= 75 2121,32 1553,51 1,37
0 2828
20 100 2828,43 1553,51 1,82

2,5
2,25
2
1,75
1,5
Fs

1,25
1
0,75
0,5
0,25
0
20/50 φ[°]/c[kN/m²] 20/75 20/100
θ=35° θ=40° θ=45°
θ=35° 2/3 H θ=40° 2/3 H θ=45° 2/3 H
θ=35° AF Zw θ=40° AF Zw θ=45° AF Zw

Fig. IV.20 Comparaison des Fs « Rock Stability » en fonction des angles de rupture pour
le cas : rupture plane (avec fracture en absence et en présence d‟eau (Zw= Z)
IV. 2.2 L’analyse de la stabilité du versant en rupture plane avec le critère de Hoek-
Brown
On a utilisé le logiciel Rocklab pour déterminer les paramètres nécessaire pour cette
analyse présentés ci-après :

Fig. IV.21 Critère de Hoek Brown représentant a) Les contraintes principales majeure et
mineure b) La contrainte normale en fonction de la contrainte tangentielle donné par Rocklab

Les paramètres obtenus par Rocklab sont :

= 23 s = 0,0002
𝜎 = 31 MPa a = 0,536
=1 γ = 26 KN/m3
D=0 = 0,064

 Analyse de la stabilité pour le cas de pendage 𝜃 = 35°

Tableau IV. 13 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 35° Critère H.B
(en absence et présence d‟eau avec fracture)

V U
[m]
[KN/m] [KN/m] [KN/m] [KN/m]
Absence
0 0 0 576,50 2537,14 0,23
d’eau
1/2 Z
= 4,23 111,83 366,53 1997,35 0,18
Présence 0,92
D’eau
(avec 2/3 Z
Fracture) =
7,56 149,51 366,53 2017,22 0,18
1,23
Z
=
16,93 223,65 366,53 2073,13 0,18
1,84
1/2 H
= 576,50 2537,14 0,23
0 1437
10
2/3 H
Présence
= 576,50 2537,14 0,23
D’eau 0 2323,42
13,33
(Sans
H
Fracture)
= 576,50 2537,14 0,23
0 3486
20

 Analyse de la stabilité pour le cas de pendage 𝜃 = 40°

Tableau IV. 14 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 40° Critère H-B
(en absence et présence d‟eau avec fracture)

V U
[m] [KN/m] [KN/m] [KN/m] [KN/m]
Absence
0 0 0 514,43 2053,14 0,25
d’eau
1/2 Z
=
14,62 197,59 357,84 1752,25 0,20
1,71
Présence
2/3 Z
D’eau
=
(avec 26 263,45 357,84 1805,32 0,20
2,28
Fracture)
Z
=
58,48 395,18 357,84 1956,79 0,18
3,42
1/2 H
= 514,43 2053,14 0,25
0 1555,5
10
2/3 H
Présence
=
D’eau 0 2073,48 514,43 2053,14 0,25
13,33
(Sans
H
Fracture)
=
0 3111 514,43 2053,14 0,25
20

 Analyse de la stabilité pour le cas de pendage 𝜃 = 45°

Tableau IV. 15 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture plane 𝜃 = 45° Critère
H-B (en absence et présence d‟eau avec fracture)

V U
[m] [KN/m] [KN/m] [KN/m] [KN/m]
Absence
0 0 0 467,63 1553,51 0,30
d’eau
1/2 Z
=
29,04 258,83 355,40 1440,29 0,25
2,41
2/3 Z
Présence =
51,52 344,75 355,40 1516,59 0,23
d’eau 3,21
(Avec Z
Fracture) =
115,68 516,59 355,40 1734,35 0,20
4,82
1/2 H
=
0 1414 467,63 1553,51 0,30
Présence 10
D’eau 2/3 H
(Sans = 0 1884,86 467,63 1553,51 0,30
Fracture) 13,33
H
=
0 2828 467,63 1553,51 0,30
20

IV. 2.3 L’analyse de la stabilité du versant en rupture dièdre

Fig. IV.22 Carte stéréographique obtenu d‟après le logiciel Rock Stability


Dans cette analyse, on a utilisé les mêmes caractéristiques géométriques et géotechniques
utilisées dans l‟étude analytique de la rupture dièdre.

 Analyse Sans fracture :

Tableau IV. 16 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre sans fracture (en
absence et présence d‟eau)

[m]
[KN/m]
[KN/m2] [KN/m]
Absence 0 50 322583,15 190552,79 1,69
d’eau
75 397665,56 190552,79 2,09
Présence 1/2 H = 20 50 308850,57 190552,79 1,62
d’eau
75 383932,98 190552,79 2,01
2/3H = 50 290019,65 190552,79 1,52
26.67
75 365102,06 190552,79 1,92
a) b)

Fig. IV. 23 Rupture dièdre sans fracture obtenue d‟après logiciel Rock Stability
a) En absence d‟eau b) en présence d‟eau

 Analyse avec fracture :

Nous avons une variation de la position de la fracture pour L= 5 et 10 m


- Le cas absence d’eau :

Tableau IV. 17 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre avec fracture (en
absence d‟eau)

L = [m] [m]
[KN/m2] [KN/m] [KN/m]
5 0 50 196003,89 127062,35 1,54
75 236520,77 127062,35 1,86
10 0 50 222763,30 143130,19 1,56
75 269390,54 143130,19 1,88
- Les cas présence d’eau :

Tableau IV. 18 Bilan des coefficients de sécurités pour rupture dièdre avec fracture (en
présence d‟eau)

L = [m] [m]
[KN/m2] [KN/m] [KN/m]
50 138080,40 127062,35 1,09
1/2 H
75 178597,28 127062,35 1,41
5
50 133171,91 127450,11 1,04
2/3 H
75 173688,79 127450,11 1,36
50 209030,73 143130,19 1,46
1/2 H
75 255657,96 143130,19 1,79
10
50 93254,47 143190,29 0,65
2/3 H
75 139881,71 143190,29 0,98

b)
a)

Fig. IV. 24 Rupture dièdre avec fracture obtenue d‟après logiciel Rock Stability
a) En absence d‟eau b) en présence d‟eau

IV. 3 Conclusion

A partir de l‟étude analytique réalisée en utilisant les trois modèle de rupture à savoir ;
rupture plane, dièdre et Toppling, on a pu aboutir aux résultats suivantes :
- Les coefficients de sécurités diminuent considérablement avec l‟augmentation du
niveau d‟eau dans la fracture de traction.
- La formation d‟une fracture de traction contribue également à la diminution des
coefficients de sécurité pour la rupture plane.
- La position de la fracture de traction sur le modèle de rupture dièdre contribue
favorablement à la stabilité du vessant lorsque celle-ci intercepte la face supérieure du
versant et se localise lointe du sommet du versant.
- On a pu déterminer le coefficient de sécurité du dièdre par une méthode utilisant les
abaques, qui ne prend pas en considération la cohésion entre les discontinuités et la
méthode analytique qui a donné des coefficients de sécurité assez proche à ceux
calculé au moyen du logiciel Rock Stability.
- La variation du pendage a permet de montrer qu‟un massif rocheux perd sa stabilité
lorsqu‟il existe un pendage bien spécifique par rapport au paramètre de résistance
« l‟angle de frottement et la cohésion »
- On a remarqué que le critère de Hoek-Brown donne des coefficients de sécurité
insignifiants spécialement en présence d‟eau par rapport au critère de Mohr coulomb.
- La diminution de la cohésion entre les joints du massif rocheux a un effet défavorable
sur la stabilité des massifs rocheux, il faut noter que cette cohésion est due à la
présence des matériaux de remplissage entre les joints.
Conclusion générale

Les massifs rocheux sont un ensemble de matériaux hétérogènes, formés de deux phases
que sont la roche intacte et les fractures ou les discontinuités. En réalité, toute paroi rocheuse
finit tôt ou tard par s'ébouler, d'une manière imperceptible à l‟échelle humaine ou d'une
manière spectaculaire, éventuellement catastrophique.

La stabilité des talus ou des versants localisés dans des massifs rocheux dépend de leur
géométrie, des caractéristiques géométriques du massif (orientation et espacement des
fractures) et des caractéristiques mécaniques du massif et des discontinuités.

Dans ce travail on a défini différents types des mécanismes de rupture affectant les
massifs rocheux, ainsi que les différentes méthodes de confortement appropriés pour chaque
cas.

L'évaluation de l'instabilité des massifs rocheux dépend des méthodes d'analyses mise en
œuvre pour évaluer le comportement mécanique de l'assemblage de blocs rocheux. Dans ce
but, plusieurs méthodes d'analyse de stabilité ont été identifiées. Nous avons choisi d‟utilisé
la méthode d‟équilibre limite en exploitant les critères de rupture des massifs rocheux les plus
utilisés par les chercheurs tels que, le critère de Mohr Coulomb et le critère de Hoek Brown.

Dans ce travail nous avons effectué une étude analytique sur un profil type du versant
rocheux, en utilisant trois mécanismes de rupture à savoir rupture : plan, dièdre et Toppling.

Pour le glissement ou rupture plan, nous avons fait varier le pendage, la cohésion et la
position du niveau d‟eau dans le versant afin de discerner les paramètres majeurs affectant la
stabilité du versant rocheux.

Nous avons également effectué une analyse au moyen du logiciel Rock Stability-
GeoStructural Analysis Bentley avec le même profil du versant rocheux étudié
analytiquement.

A partir des résultats de l‟étude analytique faite et les résultats obtenus de l‟analyse de la
stabilité du versant rocheux, on peut tirer les résultats suivants :
- Les coefficients de sécurité diminuent considérablement avec l‟augmentation du niveau
d‟eau dans la fracture de traction.
- La formation d‟une fracture de traction contribue également à la diminution des
coefficients de sécurité pour le cas de rupture plan.
- La position de la fracture de traction sur le modèle de rupture dièdre contribue
favorablement à la stabilité du vessant lorsque celle-ci intercepte la face supérieure du versant
et se localise lointe du sommet du versant.
- On a pu déterminer le coefficient de sécurité du dièdre par une méthode utilisant les
abaques, qui ne prend pas en considération la cohésion entre les discontinuités et la méthode
analytique qui a donné des coefficients de sécurité assez proche à ceux calculé au moyen du
logiciel Rock Stability.
- La variation du pendage a permet de montrer qu‟un massif rocheux perd sa stabilité
lorsqu‟il existe un pendage bien spécifique par rapport au paramètre de résistance « l‟angle de
frottement et la cohésion »
On a remarqué que le critère de Hoek-Brown donne des coefficients de sécurité insignifiants
en présence d‟eau par rapport au critère de Mohr coulomb
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S1__04_rock_slope_failure.pdf Methode de syabilité

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