UNIVERSITE DE LOME REPUBLIQUE TOGOLAISE
ENSI Travail –Liberté – Patrie
PROGRAMME DU COURS DE
COMPTABILITE
FILIERE : FL3 (GC, GE, GM)
Chargé du cours : Dr AGBE Akaté
Mob : 90 02 95 56/70 42 59 61
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PREMIERE PARTIE : GENERALITES
Chapitre I : DEFITION ET OBJET DE LA COMPTABILITE
Chapitre II : PLAN COMPTABLE ET SES ANNEXES
Chapitre III : CADRE JURIDIQUE DES SOCIETES
DEUXIEME PARTIE : LES PRINCIPES COMPTABLES ET LEURS
APPLICATIONS
Chapitre I : PRINCIPES COMPTABLES
Chapitre II : APPLICATION ET INTERPRETATION DES PRINCIPES
COMPTABLES
TROISIEME PARTIE : PRINCIPES DE LA DOUBLE ECRITURE –
ANALYSE DES COMPTES DU BILAN ET DE RESULTAT
Chapitre I : PRINCIPE DE LA DOUBLE ECRITURE
Chapitre II : ANALYSE DES COMPTES DU BILAN
Chapitre III : ANALYSE DES COMPTES DE RESULTAT
QUATIEME PARTIE : LES AMORTISSEMENTS
Chapitre I : AMORTISSEMENTS CONSTANTS
Chapitre II : AMORTISSEMENTS DEGRESSIFS
CINQUIEME PARTIE : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE ET LES
DOCUMENTS DE CONTROLE DE LA COMPTABILITE
Chapitre I : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE
Chapitre II : LES DOCUMENTS DE CONTROLE DE LA COMPTABILITE
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PREMIERE PARTIE : GENERALITES
CHAPITRE I : DEFITION ET OBJET DE LA COMPTABILITE
A- DEFINITION ET OBJET
La comptabilité se définit comme étant l’outil de saisie des flux enregistrés des
opérations effectuées par l’entreprise.
La comptabilité c’est aussi une technique destinée à fournir un certain nombre de
renseignements chiffrés d’ordre économique et juridique exprimés dans des
comptes.
Dans cette optique elle décrit des mouvements patrimoniaux de la période et
détermine par la suite la situation patrimoniale active et passive. Elle détermine
également des marges successives sur des résultats.
En d’autre terme, la comptabilité générales a pour objet de traduire par écrit les
opérations de l’entreprise dont la synthèse permet d’apprécier seules les richesses
qu’elle créée.
Il ressort de cette définition la notion de double comptabilité :
- la comptabilité de situation patrimoniale qui compare les emplois et les
ressources d’une entreprise ;
- La comptabilité de gestion qui compare les charges et les produits de
l’entreprise.
Cette double comptabilité se traduit par l’égalité suivante :
Emplois – Ressources = Produits – Charges
Exemples
Exo1 : Deux amis Jean et Paul décident de créer une entreprise commerciale dont
le but sera l’achat et la vente de certains produits fabriqués en zone Franche.
Ils affectent à l’entreprise les sommes suivantes :
Jean : 1 500 000
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Paul : 1 000 000
Exercice 2 :
A la fin du 1er semestre après le début des activités de l’entreprise, il vous ait
demandé de présenter un tableau à double entrée, toutes les charges supposées par
l’entreprise, tous les produits (ventes) et le résultat en supposant que toutes les
marchandises achetées à 1 500 000 au début ont été revendues à 2300000 et que
les diverses dépenses nécessaires à la gestion s’élèvent à 400000.
RESULTAT = Produit – charges
Comptabilité de gestion
COMPTE DE RESULTAT
CHARGES PRODUITS
Achats de marchandises 1.500.000
Dépense diverses 400.000 Ventes 2.300.000
Bénéfice 400.000
2.300.000 2.300.000
CHARGES = 1 500 000 + 400 000
= 1 900 000
Produits = 2 300 000
Bénéfice = 2 300 000 - 1 900 000 = 400 000
En outre la BTCI leur accorde un prêt de 1 000 000 remboursables sur 5 ans.
Ces fonds permettent d’acquérir du matériel de bureau : 250 000,
Fonds commerciaux : 700 000, du matériel informatique : 300 000, de
marchandises : 150 000, et d’effectuer un dépôt de 500 000 à la banque et de 250
000 dans la caisse.
TRAVAIL A FAIRE (TAF) : Indiquer les moyens financiers (ressources) dont
dispose l’entreprise et l’utilisation de ces ressources (emplois).
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ACTIF BILAN PASSIF
Bien acquis (emplois) Moyens disponibles (ressources)
Fonds commercial 700.000 Apport jean 1.500.000
Matériel de bureau 250 000 Apport Paul 1.000.000
Matériel informatique 300.000 Emprunt BTCI 1.000.000
Marchandises 150.000
Dépôts à la banque 500.000 3.500.000
Dépôts à la caisse 250.000
3.500.000
La nouvelle situation patrimoniale de l’entreprise s’établit comme suit :
Comptabilité de situation patrimoniale
Emplois Ressources
Fonds commercial 700.000 Capital 2.500.000
Matériel de bureau 200.000 Bénéfice 400.000
Matériel informatique 300.000 Emprunt BTCI 1.000.000
Dépôt à la banque 2.400.000
Dépôt à la caisse 250.000 3.900.000
3.900.000
Banque = 500.000 – 400.000 + 2.300.000 (ventes)
= 2.400.000
NB : Les frais divers et payés par la banque (400.000) qui enregistre en même
temps les ventes (2.300.000)
B. UTILITE DE LA COMPTABILITE
La tenue d’une comptabilité est à la fois une obligation et une nécessité.
1- Une obligation fiscale et juridique
L’article 1 du dispositif juridique de SYSCOHADA stipule ce qui suit :
- Toute entreprise doit mettre en place une comptabilité destinée à
l’information externe comme à son propre usage.
A cet effet :
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- elle classe, saisit, enregistre dans sa comptabilité toute opération entraînant
des mouvements de valeurs qui sont traitées avec des tiers et qui sont
constatées ou effectuées dans le cadre de sa gestion externe.
- elle fournit après traitement approprié de cette opération, les rédactions des
comptes auxquels elle est assujetties légalement ou de part ses statuts ainsi
que des informations nécessaires aux besoins de divers utilisateurs
Aux termes des articles 7 et 8, l’entreprise doit rendre des états financiers de
synthèse regroupant les informations comptables au moins une fois par an sur une
période de 12 mois appelés exercice.
Les états financiers annuels comprennent le bilan, le compte de Résultat, le
tableau des ressources et des emplois (TAFIRE) ainsi que l’Etat annexe. Ils
forment un tout indissociable et décrivent de façon régulière et sincère, les
événements, les opérations et la situation de l’exercice pour donner une image
fidèle du patrimoine de la situation financière et du résultat de l’entreprise.
2) UNE NECESSITE
La comptabilité est tenue et aménagée pour fournir des informations quantitatives
externes monétaires sur les entités qu’elle décrit dans leur structure et dans leur
activité. Ces informations comptables sont destinées à tous les agents d’économie
marchande dont le centre est la libre entreprise selon le plan SYSCOHADA
(Système Comptable de l’Organisation sur l’Harmonisation en Afrique du Droit
des Affaires).
Il s’agit par exemple :
- Des partenaires commerciaux (Fournisseurs de biens, clients)
- Des partenaires financiers (associés et prêteurs, banques et la BCEAO)
- Des partenaires sociaux (le personnel, l’Etat, la Centrale des bilans)
- Les partenaires de l’entreprise hors UEMOA
- De l’entreprise elle-même.
Au niveau de l’entreprise, le SYSCOHADA dispose de 3 systèmes
d’informations :
- Le système normal : réservé aux entreprises de grande taille ainsi que les
moyennes ; Ce système comporte tous les états financiers à savoir le bilan,
le compte de résultat, le TAFIRE et l’état annexe.
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- le système allégé : réservé aux petites entreprises. Il comporte le bilan, le
compte de résultat et l’état annexe.
- Le système minimal de trésorerie : conçu pour les très petites entreprises.
Il constitue une main tendue au secteur informel.
CHAPITRE II : PLAN COMPTABLE ET SES ANNEXES
La comptabilité est une technique destinée à fournir un certain nombre de
renseignements chiffrés d’ordre juridique et économique exprimés dans des
comptes.
La comptabilité est scindée en plusieurs branches :
- La comptabilité générale et ses annexes : facturation, gestion des stocks et
paye.
- La comptabilité analytique d’exploitation axée sur la recherche des coûts et
des prix de revient
- La comptabilité prévisionnelle ou budgétaire.
LE CADRE COMPTABLE DE SYSCOHADA (système comptable de
l’organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).
Le SYSCOHADA retient 9 classes.
Les comptes avec les codes 1 à 9
Les classes 1 à 8 se rapportent à la comptabilité générale
La classe 9 est retenue d’une part pour la comptabilité des engagements et d’autre
part pour la comptabilité analytique de gestion (CAGE).
De manière architecturale et en comptabilité générale on a :
- Les classes 1 à 5 sont réservées aux comptes de bilan suivant la ventilation
suivante :
Classe 1 : comptes de ressources stables
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Inscrits au passif du bilan ces comptes de la classe 1 enregistrent les capitaux à
cours et moyen terme mis à la disposition de l’entreprise c'est-à-dire les moyens
de financement utilisés par elle de façon durable et permanente.
Classe 2 : comptes d’actif immobilisé
Inscrits à l’Actif du bilan, ces comptes enregistrent :
- Les charges immobilisées et les biens et valeurs destinées à rester
durablement au sein de l’entreprise sous formes d’immobilisations
incorporelles (logiciel et corporelles (immeubles, matériels) et financières
(titres)
- Les amortissements ou les provisions pour dépréciation constatés sur les
valeurs ou biens correspondants.
Classe 3 : comptes de stocks
Ces comptes inscrits à l’actif du bilan, enregistrent à la date de l’inventaire les
stocks de marchandises, de matières et fournitures, de produits en cours ou finis,
etc. c’est la propriété de l’entreprise.
Classe 4 : comptes de tiers
Ces comptes enregistrent les opérations avec les tiers principalement les clients,
les fournisseurs et l’Etat.
Ces comptes servent ainsi à comptabiliser les dettes et les créances vis-à-vis des
tiers.
Classe 5 : comptes de trésorerie
Ces comptes enregistrent :
- Les titres de placement
- Les opérations avec les institutions financières (banques)
- Les valeurs à encaisser (les chèques -)
- Les mouvements d’espèces, par exemple les chèques ou effets de
commerce.
Classe 6 : comptes des charges des activités ordinaires
Ces comptes enregistrent les charges inhérentes à l’exploitation courantes de
l’entreprise ainsi que les charges financières. Ils enregistrent les éléments entrant
dans la composition des coûts des produits de l’entreprise.
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Classe 7 : comptes des produits activités ordinaires
Ces comptes reçoivent les produits c’est –à – dire les ressources se rapportant à
l’exploitation courante de l’entreprise ainsi que les produits financiers
Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits.
Ces comptes enregistrent les charges et les produits qui ne sont pas liés à l’activité
ordinaire de l’entreprise.
Les opérations sont classées en hors activités ordinaires (H.A.O.) et se
singularisent par leur caractère non récurrent.
CHAPITRE III : CADRE JURIDIQUE DES SOCIETES ET LES
OPERATIONS DES ENTREPRISE
A. Cadre juridique des sociétés
En fonction de leur taille et de la volonté de leurs propriétaires, les entreprises
peuvent choisir entre plusieurs formes juridiques : entreprise individuelle, ou
société (société de personne ou société de capitaux)
1- L’entreprise individuelle
L’entreprise individuelle est la forme idéale de la petite entreprise pour une
personne qui veut exercer seule son activité sans prévoir un développement trop
important de celle-ci.
NB : sur le plan financier et patrimonial, l’exploitant est responsable de la totalité
du patrimoine. Il est imposé directement sur le revenu des produits tirés de
l’activité.
2- Les sociétés et groupements de personnes
Le dénominateur commun de ces structures est basé sur la personnalité de chaque
associé. Ce sont les sociétés en nom collectif (SNC) et les groupements d’intérêts
économiques (G.I.E)
3- Les sociétés de capitaux
Les sociétés de capitaux sont constituées, selon un intérêt commun, pour mener à
bien un projet économique, que ces dernières revêtent la forme de la société à
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responsabilité limitée (SARL), de société en commandite simple (SCS) ou de
société anonyme (SA).
NB : la responsabilité de s’associés est limitée aux montants de leurs apports,
l’entreprise est assujettie de plein droit à l’impôt sur les sociétés et il n’existe en
théorie aucune restriction légale à l’entrée et à la sortie de personnes dans la
composition du capital.
Cependant, par certaines de ses caractéristiques la SARL se rapproche des
sociétés de capitaux.
A- Les opérations de l’entreprise
Elles sont au nombre de trois :
- Les opérations d’investissement et de financement
Elles concernent la structure permanente de l’entreprise et correspondent à
l’acquisition de biens durables (les immobilisations) financés par les ressources
stables (capital +emprunts) ces opérations sont inscrites sur le haut de bilan où les
valeurs entrent et sortent lentement.
- Les opérations d’exploitation
Elles concernent l’activité de l’entreprise et sont inscrites en bas du bilan, là où
les valeurs entrent et sortent rapidement.
- Les opérations de trésorerie
Elles correspondent aux nombreux flux monétaires qui transitent dans
l’entreprise, lesquels sont associés à toute forme d’opération (investissement et
financement, exploitation).
DEUXIEME PARTIE : LES PRINCIPES COMPTABLES
Le respect des principes comptables vise à assurer la régularité et la sincérité des
comptes et permet d’obtenir une image fidèle de l’entreprise.
Ces principes sont :
- La continuité de l’exploitation.
Les entreprises qui arrêtent leurs comptes sont présumées poursuivent leur
activité, donc elles se placent dans une perspective d’une continuité et non d’une
liquidation.
- La spécialisation des exercices.
La vie de l’entreprise est découpée en périodes ou exercices comptables d’un an.
- Le coût historique.
Les biens sont enregistrés à leur coût d’acquisition à leur date d’entrée dans le
patrimoine de l’entreprise.
- Le principe de prudence
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Ce principe veut que les charges ne soient comptabilisées que lorsqu’elles sont
probables et les produits que lorsqu’ils sont réalisés.
- La permanence des méthodes :
La présentation des comptes annuels et les méthodes d’évaluation retenues ne
peuvent être modifiées d’une période à l’autre.
- L’intangibilité du bilan d’ouverture/bilan de clôture.
Le bilan de début d’exercice doit correspondre au bilan de clôture de l’exercice
précédent
- La transparence
C’est le principe de la clarté, de la bonne et loyale présentation de l’information
comptable.
- L’importance significative
Ce principe oblige la prise en compte d’éléments de caractère significatif pouvant
influencer la décision ou le jugement des destinataires des états financiers.
TROISIEME PARTIE : PRINCIPE DE LA DOUBLE COMPTABILITE
ET L’ENREGISTREMENT DES OPERATIONS, BILAN ET COMPTE
DES RESULTATS
CHATIPRE I : PRINCIPE DE LA DOUBLE COMPTABILITE ET
L’ENREGISTREMENT DES OPERATIONS
A- LE PRINCIPE DE LA DOUBLE COMPTABILITE
Le résultat de l’activité commerciale ou de production est généralement obtenu
en comparant les charges et les produits liés à cette activité.
Soit résultat = Produits - charges.
Il s’agit de la comptabilité de gestion.
D’un autre côté le même résultat peut être obtenu en comparant les ressources à
la disposition de l’entreprise et les emplois correspondants.
Soit résultat = emplois – ressources.
Il s’agit de la comptabilité de situation patrimoniale.
De la combinaison de cette comptabilité il ressort l’égalité suivant :
Emplois – ressources = produits – charges.
C’est donc la justification de la comptabilité double.
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B- L’ENREGISTREMENT DES OPERATIONS
Les opérations effectuées par une entreprise sont enregistrées au fur et à mesure
qu’elles sont réalisées dans des comptes.
Le compte est un tableau en T à deux colonnes dont la partie gauche est appelée
débit est réservée aux emplois et la partie droite appelée crédit est réservée aux
ressources.
L’utilisation des comptes fait appel à une terminologie appropriée que l’on
qualifie de langage des comptes.
Il en va ainsi :
- Imputation : inscription d’une somme dans un compte à son débit ou à son
crédit.
- Ouvrir un compte : c’est l’intitulé et y inscrire un avoir initial
- Débiter un compte : porter une somme à son débit
- Créditer un compte : porter une somme à son crédit
- Solde débiteur = débit > crédit
- Solde créditeur = crédit > débit
- Compte soldé : débit = crédit
Par convention :
- Les comptes d’actifs augmentent à gauche aux débits et diminuent à droite
aux crédits. Il en est de même pour les comptes de gestion.
- Les comptes au passif augmentent à droite aux crédits et diminuent à
gauche aux débits. Il en est de même pour les comptes de produits
Exemple de compte
D caisse C
2.000.000 500.000
Solde = 2.000.000 – 500.000
= 1.500.000
Le solde est débiteur de 1.500.000 pour équilibrer le compte caisse on remet le
solde débiteur (SD) de 1.500.000 au crédit.
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NB : le compte doit être toujours équilibré selon le principe comptable.
Donc on aura :
D caisse C
2.000.000 500.000
SD =
1.500.000
2.000.000 2.000.000
CHAPITRE II : LE BILAN
1- LE BILAN
Le bilan est la situation de l’entreprise à un moment donné. Il renseigne sur ce
que possède l’entreprise (les actifs) et ce qu’elle doit (les passifs)
Par différence entre les actifs et les dettes on obtient la situation nette (richesse
nette)
Le bilan regroupe :
- A droite (passif) la situation des ressources de l’entreprise
- A gauche (actif) leur utilisation, c’est-à-dire la situation des emplois.
Ils se trouvent ainsi opposés :
- L’origine des fonds (propriétaires de l’entreprise ou d’autres tiers)
- La destination des fonds (acquisition des biens physiques et financiers)
1.1- L’actif du bilan
Les principaux postes de l’actif sont classés en fonction de leur destination :
- L’actif immobilisé, lié aux opérations d’investissements
- L’actif circulant, lié au cycle d’exploitation
- L’actif sans valeur (trésorerie-actif)
Ainsi les grandes masses de l’actif du bilan se présentent comme suit :
Actif immobilisé
- Immobilisations corporelles
- Immobilisations incorporelles
- Immobilisation financières
Actif circulant
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- Actif circulant H.A.O
- Stock et encours
- Avances fournisseurs
- Créances clients
- Autres créances
Trésorerie – actif
- Titres de placement
- Valeurs à encaisser
- Banques, caisse
1.2- Le passif du bilan
ACTIF (les emplois) BILAN PASSIF ( les ressources)
Actif Immobilisé Ressources Stables
Actif Circulant Passif Circulant
Trésorerie - Actif Trésorerie - Passif
TOTAL TOTAL
1.3- Exemple de bilan
ACTIF BILAN PASSIF
Postes Montants postes Montant
Fonds commercial 2.500.000 Capital 6.500.000
Matériel outillage 1.350.000 Emprunt 2.500.000
Matériel de 355.000 Dettes 800.000
transport 500.000 fournisseurs 700.000
Clients effets à 1.200.000 Fournisseurs effet
recevoir 300.000 à payer
Banque
caisse
TOTAUX 10.500.000 TOTAUX 10.500.000
1.4- Exemple de bilan
L’entreprise DUPOND présente les opérations suivantes effectuées du 1 er au 15
octobre.
A- L’actif
Bâtiment = 204.000
Matériel industriel = 76.500
Matériel de transport = 63.750
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Clients = 45.900
Banque = 56.100
Chèques postaux = 114.750
Caisse = 10.200
571.200
- Au passif
- Capital 306.000
- Emprunt 178.500
- Fournisseurs 86.700
571.200
Calculez son bilan
Bilan au 1er octobre
ACTIF BILAN PASSIF
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 204.000 Capital 306.000
Matériel 76.500 Emprunt 178.500
industriel 63.750 Fournisseur 86.700
Matériel de 45.900
transport 56.100
Clients 114.750
Banques 102.000
Chèques postaux
caisse
TOTAUX 571.200 TOTAUX 571.200
CHAPITRE III : LE COMPTE DE RESULTAT
Le compte de résultat regroupe tous les produits et toutes les charges :
Résultat = Produits – Charges
Si les Produits > Charges on obtient un profit.
Si les charges > aux produits on obtient une perte
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Si charges = Produits, il n’y a ni Profit ni Perte
On peut déterminer les résultats selon qu’il s’agit d’une comptabilité de gestion
ou d’une comptabilité patrimoniale.
Exemples :
a) Compte de résultat
Comptabilité de gestion
Le bilan de l’Entreprise DUPONT se présente comme suit au 31/12/n
Charges
Achat de marchandise 18.500
Location bâtiment 5000
Primes d’assurances 10.500
Impôts et taxes 10.000
Intérêt des emprunts 4350
Bénéfice 11.650
Produits
Ventes de l’entreprise 55000
Commissions et taxes 5000
60.000
Travail à faire : calculez le résultat en comptabilité de gestion
b- Bilan de l’entreprise RUBESSA
Se présente comme suit au 31 Décembre de l’année n
Actif
Bâtiment 204.000
Matériel industriel 76.500
Matériel de Transport 63.750
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Clients 45.900
Banque 56.100
Chèques postaux 114.750
Caisse 10.200
Passif
Capital 306.000
Emprunt 178.000
Fournisseurs 86.700
Travail à faire : calculez le résultat en comptabilité patrimoniale
a- Calcul du résultat en COMPTABILITE DE GESTION
CHARGES COMPTE DE RESULTAT PRODUITS
Achat de marchandise 18.500 Vente de marchandises 55.000
Location bâtiment 5000 Commissions et ristournes 5000
Primes d’assurances 10.500
Impôts et taxes 10 000
Intérêts des emprunts 4350
Bénéfice 11650
60.000 60.000
b- Comptabilité patrimoniale
Charges Compte de résultat Produits
Bâtiments 204.000 Capital 306.000
Matériel industriel 76.500 Emprunts 17 250
Matériel de transport 63 750 Résultat (bénéfice) 11 650
Clients 10.000 Fournisseurs 105.200
Banque 106.750
Chèques postaux 114.750
Caisse 4700
601.300 601.350
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SCHEMA DU COMPTE DE RESULTAT
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges H.A.O Produits H.A.O
Impôt sur le résultat
RESULTAT NET
QUATRIEME PARTIE : LES AMORTISSEMENTS
Le montant de la dépréciation annuelle de chaque immobilisation est impossible
à déterminer avec précision car :
- L’estimation directe de la valeur des immobilisations en fin d’exercice est
très délicate et conduirait à un très lourd travail :
- De surcroît, cette valeur « vénale » (au prix du marché) peut être fort
différente de la valeur réelle du bien dans le processus de la production de
l’entreprise (valeur productive) ; pourquoi retenir la valeur vénale plutôt
que la valeur productive ?
- Même lorsque les immobilisations sont « cotés » sur un marché de
l’occasion (exemples ; automobiles, camions), la valeur d’une
immobilisation donnée peut sensiblement différer de la cote en raison
notamment de son état plus ou moins bon.
Du fait de ses difficultés, on a adopté, pour le calcul des amortissements de la
plupart des immobilisations, des systèmes forfaitaires qui fixent, pour chaque
catégorie de biens, la durée, le taux ou les annuités d’amortissements et dans
lesquels la valeur à la fin de la durée normale d’utilisation est considérée comme
devant être nulle.
Toutefois, dans certains cas exceptionnels, on amortit les immobilisations en
fonction de leur dépréciation réelle constatée par une cote ou par expertise.
Cependant l’administration des contributions directes (les fiscs) a fixé des taux
maximaux d’amortissements afin d’empêcher certaines entreprises de pratiquer
des amortissements excessifs destinés à réduire le bénéfice imposable.
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Ainsi deux procédés de calcul de l’amortissement ont été admis par le fisc à savoir
l’amortissement contant et l’amortissement dégressif.
CHAPITRE I : AMORTISSEMENT CONSTANT
1- PRINCIPES
Une durée probable d’utilisation est fixée pour chaque catégorie
d’immobilisations : la valeur résiduelle à la fin de la durée probable d’utilisation
étant considérée comme nulle, l’amortissement annuel est égal au quotient de la
valeur d’origine par la durée probable d’utilisation exprimée en années.
100
En désignant par n cette durée, le taux d’amortissement est donc de t =
𝑛
2- Exemple :
- Soit Vo la valeur d’origine des biens et tc le taux d’amortissement constant
100
et qui est égal à 100 divisé par la durée des biens ( ). on applique le taux
𝑛
à la valeur d’origine pour déterminer la valeur de l’annuité : a = Vo . tc
L’annuité d’amortissement d’une immobilisation est le montant de
l’amortissement pratiqué à la fin d’un exercice donné.
Exemples chiffrés :
Exemple 1 : soit des biens acquis et mis en service le 1/01/1980. La durée
d’utilisation prévue est pour 5 ans, Vo la valeur d’origine est de 10.000. Dresser
le tableau d’amortissement de ce bien.
100
Taux = = 20%
5
ANNEES TAUX ANNUITES VALEURS
COMPTABLE NETTE
1 20% 100 𝑋 20 10.000 – 2.000 = 8.000F
= 2000
100
2 20% 2.000 8.000 – 2.000 = 6.000F
3 20% 2.000 6.000 – 2.000 = 4.000 F
4 20% 2.000 4.000 – 2.000 = 2.000 F
5 20% 2.000 2.000 – 2.000 = 0
19
Exemple 2 : L’entreprise O…. acquiert une immobilisation (matériel et outillage)
pour 10.000. Le 1 janvier de l’année n durée d’utilisation = 5 ans. La mise en
service se fait le 1 mars de la même année. Dresser le tableau d’amortissement de
ce bien.
ANNEES TAUX ANNUITES VALEURS
COMPTABLE NETTE
1 20 X 10/12 10000 𝑋 20 10 10.000 – 1666 = 8.334
𝑋 = 1666
100 12
2 20% 10000 𝑋 20 8.334 – 2.000 = 6.334
= 2000
100
3 20% 10000 𝑋 20 6.334 – 2.000 = 4.334
= 2000
100
4 20% 10000 𝑋 20 4.334 – 2.000 = 2.334
= 2000
100
5 20% 10000 𝑋 20 2.334 – 2.000 = 334
= 2000
100
6 20X2/12
10000 𝑋 20 2
𝑋 = 334 334 – 334 = 0
100 12
CHAPITRE II : AMORTISSEMENT DEGRESSIF
1- Principe
Le taux d’amortissement étant défini pour chaque catégorie d’immobilisation,
l’annuité est obtenue en appliquant ce taux non à la valeur d’origine, mais à la
valeur comptable nette.
Exemple : soit un matériel acheté à 50.000F et amortissable au taux de 40%
- Annuité n°1 : 50.000 X 0,40 = 20.000 F
- Annuité n°2 : (50.000 – 20.000) X 0,40 = 12.000 F
- Annuité n° 3 : (50.000 – 32.000) X 0,40 = 7.200 F
Les valeurs comptables nettes étant décroissantes, les amortissements successifs
le sont également.
2- Modalités pratiques
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a- Durée
Les taux d’amortissement dégressif sont obtenus en multipliant les taux
« linéaires » (taux définis à propos de l’amortissement contant) correspondants
par :
1,5 lorsque la durée normale d’utilisation est de trois ou quatre ans ;
2 lorsque cette durée est de cinq ou six ans ;
2,5 lorsque cette durée excède six ans.
Durée normale Taux d’amortissement Taux d’amortissement
d’utilisation constant dégressif
4 25% 25 X 1,5 = 37,5 %
5 20 % 20 X 2 = 40 %
6 2/3 15 % 15 x 2,5 = 37,5 %
10 10 % 10 X 2,5 = 25 %
b- Immobilisations amortissables :
Sont seules susceptibles de bénéficier de ce système les immobilisations :
- Considérées comme biens d’équipement, c’est-à-dire la majorité des
matériels outillages, matériels de transport, de manutention, de bureau…
ainsi que les bâtiments industriels ou constructions légères (durée < 15 ans).
Sont notamment exclus les voitures de tourisme, les machines à écrire, les
bâtiments administratif ou commerciaux ;
- Achetées neuves (sont donc exclus les biens acquis d’occasion) ;
- Dont la durée normale d’utilisation est d’au moins trois ans.
Le choix de l’amortissement dégressif est facultatif pour les entreprises, qui
peuvent, si elles le désirent, pratiquer l’amortissement constant (solution rare car
l’amortissement dégressif présente certains avantages fiscaux).
c- Remarques
Le taux d’amortissement dégressif noté td = tc x d(u) avec d’un coefficient qui est
fonction de la durée d’utilisation du bien.
Pour une immobilisation dont la durée d’utilisation est de 5 ans,
Le tc = 100/5 = 20%
21
= 20 x 2 = 40 %
Si n = 4 ⇒tc = 100/4 = 25 % et td = 25 x 1,5 = 37, 5
L’amortissement dégressif de la date d’acquisition du bien. Si le bien a été acquis
au cours du mois on revient au début du mois.
La première année la base amortissable c’est la valeur d’origine. Pour les autres
années c’est la valeur comptable nette.
Exercice :
Soit une immobilisation dont la valeur d’origine est 10 000 avec une durée
probable d’utilisation de 5 ans. Dresser le tableau d’amortissement dégressif.
t= 100/n = 100/5 = 20 % td = 20 % x 2 = 40 %
Année Base de Taux Annuité Valeur comptable
l’amortissement nette
1 10.000 40% 10.000 X 40 % = 4.000 10 000 – 4000 =
6000
2 6.000 40% 6.000 X 40 % = 2.400 6000 – 2 400 = 3600
3 3.600 40% 3.600 X 40 % = 1 440 3600 – 1440 = 2 160
4 2.160 50 % 2160 X 50 % = 1080 2 160 – 1080 = 1080
5 2.160 50% 3160 X 50 % = 1080 1080 – 1080 = 0
NB lorsque l’annuité obtenue devient inférieure à celle qui serait obtenue en
appliquant sur le nombre d’années restant à couvrir par la méthode
d’amortissement dégressif, on revient à la méthode d’amortissement constant.
22
CINQUIEME PARTIE : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE ET LES
DOCUMENTS DE CONTROLE DE LA COMPTABILITE
CHAPITRE I : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE
Les travaux de fin d’exercice ont pour objet de régulariser la situation de certain
nombre de comptes (compte de patrimoines et de gestion) en vue de
l’établissement de la situation réelle (image fidèle) de l’entreprise en fin
d’exercice.
Ces régularisations portent notamment sur les comptes de stock, de trésorerie, de
tiers et d’immobilisations.
Il s’agit de faire l’inventaire et l’évaluation des actifs de l’entreprise.
Ainsi on procède aux inventaires suivants :
- Inventaire permanent
- Inventaire intermittent
1- Inventaire permanent
La tenue de la comptabilité en inventaire permanent suppose :
- L’établissement de la liste complète des stocks par catégories de
marchandise, produits et autres approvisionnement de l’entreprise. A cet
effet les stocks sans facture sont mis de côté.
- Suivi en permanence des entrées et des sorties en quantité et en valeur des
marchandises et produits.
- L’évaluation des stocks réels constatés lors du comptage.
A la suite de ces deux opérations, on procède à la comparaison du stock physique
obtenu et au stock théorique
En inventaire permanent ; à chaque entrée en stock et sortie des stocks, on constate
la variation du stock.
23
Enfin d’exercice on compare le stock théorique au stock physique obtenu par
l’inventaire physique.
Deux situations peuvent se présenter :
- Soit un manquant si le stock physique est < au stock théorique,
- Soit un excédent si le stock physique est > au stock théorique.
Montant manquant = montant du stock théorique – montant du stock physique
(réduction du montant du stock)
Montant (en cas d’excédent) on augmente le niveau du stock théorique.
Montant de l’excédent – valeur du stock physique – valeur du stock théorique +
augmentation du stock
NB : En inventaire permanent, le contrôle est facilité par l’utilisation de fiche de
stock.
2- Inventaire intermittent
La méthode d’inventaire intermittent ne permet pas d’enregistrer tous les faits de
l’exercice et à l’exception de ceux relatifs aux entrées et aux sorties des stocks.
C’est seulement en fin d’exercice que l’on constate la variation du stock par
l’inventaire physique. Les stocks de fin d’exercice sont alors substitués au stock
de début de l’exercice de la manière suivante :
- Annulation du stock initial
- Constatation du stock final
PRIX D’ACHAT – COUT REEL D’ACQUISITION D’UNE
IMMOBILISATION
Prix d’achat = prix d’achat + prix accessoire
COUT réel d’acquisition d’immobilisation corporelle.
Ce coût réel d’acquisition est formé de 3 éléments :
- Le prix d’achat définitif indiqué par la facture.
- Les charges accessoires directement rattachées à l’opération d’achat (frais
de transport, d’assurances, droit de douanes, frais de transit et
commissions)
- Les charges d’installation nécessaires pour mettre le bien en état
d’utilisation (préparation montage, mise en route)
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Tous ces éléments s’entendent toutes taxes comprises si l’entreprise n’est pas
habileté à déduire la TVA mais hors taxe dans le cas contraire hormis le cas des
véhicules de tourisme. Sont exclus du coût réel d’acquisition les droits de
mutations, les honoraires, les frais d’actes et les charges financières si l’emprunt
présente un bien direct avec l’opération d’achat.
Coût réel d’acquisition = prix d’achat convenu HT déductibles + Frais accessoires
+ frais d’installations HT déductibles
Exercices d’application
Le 20 décembre les Entreprises « bonne occasion » importent de la France pour
leurs utilisateurs un micro-ordinateur à 500.000F
Les frais accessoires comprennent :
- Prêt aérien 87 500F
- Assurances 20 000F
- Douanes 42 % du prix CAF (Coût Assurance Frais)
- Installation 10 000F
- Frais accessoires 200 000
TRAVAIL A FAIRE
1- Déterminer le coût réel d’acquisition
NB : Les ETS « la bonne occasion » ne sont pas habileté à déduire la TVA
Solution
- Détermination du montant de la douane
(500 000 + 87 500 + 200 000) x 42 % = 330 750
- Détermination du coût réel d’acquisition
500 000 + 330 750 + 20 000+ 10 000 = 938 250 F
CHAPITRE II : LES LIVRES COMPTABLES OU DOCUMENTS DE
CONTROLE DE LA COMPTABILITE
D’après l’article 19 du règlement de SYSCOHADA, la tenue de la comptabilité
est subordonnée à l’utilisation obligatoire des documents suivants :
- Le livre journal
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- Le grand livre
- La balance générale des comptes
- Le livre d’inventaire
Ces quatre documents doivent être tenus sans blanc ni altération d’aucune sorte
(article 20)
1- Le journal
Il est destiné à enregistrer les mouvements des exercices. Ils sont tenus
chronologiquement sans blanc ni rature, être cotés (numérotés) et parafés par un
juge du tribunal du commerce ou par un juge à compétence commerciale – comme
tous documents commerciaux, ils doivent être conservés pendant 10 ans après la
dernière date de l’exercice (opération)
Il permet de contrôler l’égalité de la comptabilité double.
Il comporte de gauche à droite :
- Une marge de pointage
- Deux colonnes réservées au numéro de comptes
- Un espace central ou on écrit la date, les intitulés de comptes et les libellés
relatifs à chaque opération.
- Deux colonnes pour l’inscription des sommes au débit ou au crédit. Toute
inscription relative à une même opération s’appelle article ou écriture du
journal.
Schéma d’un journal
N° compte N° compte Date Montant Montant
débit crédit Débit crédit
Nom du
compte débité
Nom du
compte crédité
Libellé =
résumé de
l’opération
Date
26
Date
Date
Total Débit Crédit
Exemple : Le 2 décembre de l’année n Achat à crédit de marchandises 120 000
Etablir le journal de l’opération
N° compte N° compte Date Montant Montant
débit 6011 crédit Débit crédit
Achat de 120 000
marchandises
4011 Fournisseur 120 000
Achat de
marchandises à
crédit
Total 120 000 120 000
2- Le grand livre
Il est constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise. Il existe 3 grands types
de livres :
- Le grand livre à feuillet conçu (comme un cahier). Le seul inconvénient est
que l’on ne peut déterminer avec précision le nombre de feuillet qu’il faut
pour chaque compte.
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- Le grand livre a feuillets mobiles : les comptes mobiles sont rassemblés
dans une reliure avec un déblocage (classeur par exemple)
- Le grand livre tenu sur fiche, chaque compte est représenté par une fiche.
L’ensemble est rassemblé dans un fichier ordonné.
NB : Dans le grand livre on ne s’intéresse qu’aux soldes des comptes.
Exemple
D caisse C D caisse C
180.000 120.000 150.000 52.000
120 000 66 000 37500 300 000
54 000 42 000
354 000 120 000 187500 352 500
SD= 354 000 – 120 000 = 234 000 SC= 352 500 – 187 500 = 165 000
3- LA BALANCE
C’est un récapitulatif exhaustif des comptes de l’entreprise à une date déterminée.
Il indique pour chaque compte à la date de la clôture de l’exercice, le solde
débiteur ou le solde créditeur à l’ouverture de l’exercice, le cumul des
mouvements créditeurs, le solde débiteur ou le solde créditeur à la date
considérée. Il existe 3 types de balances :
- La balance à 4 colonnes
- La balance à 6 colonnes
- La balance à 8 colonnes
NB : c’est la balance à 6 colonnes qui est recommandée par le SYSCOHADA.
Schéma d’une balance
N° de Intitulés des Solde d’ouverture Mouvement Solde à la clôture
compte comptes général
débiteur créditeur débit crédit débiteur créditeur
10 Capital - 306 000 - - - 306000
16 Emprunt - 178500 - - - 178500
23 Bâtiment 204000 - - - 204000 -
28
2011 Matériel 76500 - - - 76500 -
industriel
245 Matériel inf 63750 - - - 63750 -
Fournisseur
4011 - 76800 - 18500 - 105200
Clients
4111 45900 - - 15000 30800 -
Banque
52 56100 - 70000 - 106750 -
Chèques
postaux
531 114750 - - - 114750 -
Caisse
57 10200 - 5000 10500 4700 -
Achat de
m/ses
6011 - - 18500 - 18500 -
Location
bâtiment
6222 - - 5000 - 5000 -
Primes
d’assurance
625 Intérêt des - - 10500 - - -
emprunts
677 Vente de - - 4350 - 4350 -
m/ses
7011 Commission - - - 55000 - 55000
et courtage
7011 - - - 5000 - 55000
TOTAUX 571200 571200 123350 123350 649750 649750
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