La Pneumonie: de L'Enfant
La Pneumonie: de L'Enfant
LA PNEUMONIE
DE L’ENFANT
UN FLÉAU
OUBLIÉ
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LA PNEUMONIE
DE L’ENFANT
UN FLÉAU OUBLIÉ
1
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REMERCIEMENTS
Les personnes dont les noms suivent et l’OMS ont apporté des données, des informations et
des documents essentiels :
Kim Mulholland (agents pathogènes spécifiques en cause), Igor Rudan
(estimations de l’incidence), Kenji Shibuya avec Doris Ma Fat (estimations
de la mortalité par causes), Neff Walker (estimations des coûts). Les estimations
de la mortalité liée à la pneumonie au niveau des pays ont été fournies par l’OMS.
ISBN : 978-92-806-4049-6
Appendice ................................................................................................................30
Références ...............................................................................................................31
4
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ENCADRÉ 1
OBJECTIFS ET CIBLES
MONDIAUX RELATIFS À LA
ESTIMATION DU NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ
JUVENILE ET LES DÉCÈS DUS
PNEUMONIE CHEZ L’ENFANT DE MOINS DE CINQ ANS À LA PNEUMONIE
La Figure 1, qui présente la répartition des causes primaires de mortalité La lutte contre la mortalité des
chez l’enfant de moins de cinq ans dans le monde, permet de constater qu’avec enfants est l’un des huit objectifs
19 % des décès, la pneumonie est la maladie la plus meurtrière (pour obtenir des du Millénaire pour le développement
informations plus détaillées sur ces estimations, consulter l’appendice). (OMD), avec des cibles et un
calendrier fixés au niveau mondial, en
Toutefois, ce chiffre ne tient pas compte des décès par pneumonie qui vue de lutter contre la pauvreté sous
surviennent pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des quatre ses différents aspects, d’ici 2015.
premières semaines après la naissance. Selon les estimations, 26 % des décès L’objectif 4 consiste, en particulier,
de nouveau-nés, soit 10 % des décès d’enfants de moins de cinq ans, sont à réduire de deux tiers, entre 1990
provoqués par des infections graves survenant au cours de la période néonatale, et 2015, le taux de mortalité des
dont une bonne partie a pour origine une pneumonie ou une septicémie (grave enfants de moins de 5 ans. Pour
infection bactérienne du sang que l’on traite également au moyen d’antibiotiques). y parvenir, il faut lutter d’urgence
Si la période néonatale était incluse dans l’estimation globale, on recenserait contre la pneumonie, responsable de
jusqu’à 3 millions de décès par pneumonie chez l’enfant de moins de cinq ans, 19 % des décès d’enfants de moins
de cinq ans.
soit près d’un tiers des décès (29 %) dans cette tranche d’âge chaque année.
Objectifs du Millénaire pour
FIGURE 1 le développement
LA PNEUMONIE EST LA PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ CHEZ L’ENFANT • Objectif 4 : Réduire la mortalité des
DANS LE MONDE enfants de moins de 5 ans. Réduire
Répartition de la mortalité par causes chez l’enfant de moins de cinq ans dans le monde (2004) de deux tiers, entre 1990 et 2015, le
taux de mortalité des enfants de
Maladies diarrhéiques du nouveau-né 1 % Maladies diarrhéiques 17 % moins de 5 ans.
Autres 10 %
Autres affections néonatales 2 %
Un monde digne des enfants
Tétanos néonatal 2 % Paludisme 8 % – Plan d’action : objectifs,
Malformations stratégies et mesures
congénitales 3 % Rougeole 4 %
• Réduire d’un tiers le nombre
Hypoxie à la naissance 8 % de décès dus aux infections
Traumatismes 3 %
respiratoires aiguës entre 2000
Prématurité 10 %
SIDA 3 % et 2010 (d’après section III.B.1,
Infections sévères du nouveau-né para. 37).
(pneumonie/septicémie principalement) 10 % Pneumonie 19 %
Chez l’enfant de moins de cinq ans, la dénutrition participe au décès dans 53 % des cas.
FIGURE 2
LA PNEUMONIE EST UNE CAUSE IMPORTANTE DES DÉCÈS D’ENFANTS DANS
TOUTES LES RÉGIONS
% de décès d’enfants de moins de cinq ans dus à la pneumonie, par région UNICEF (2004)
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ENCADRÉ 2
TERMINOLOGIE EMPLOYÉE
DANS LE PRESÉNT
QUELLES SONT LES causes DE LA PNEUMONIE ? RAPPORT
Infection respiratoire aiguë :
On dispose de peu de données sur les agents pathogènes responsables Toute infection des voies respira-
de la pneumonie et les informations disponibles sont souvent difficiles à toires supérieures ou inférieures,
interpréter. On sait que, dans les pays en développement, les formes sévères telle que définie dans la
de pneumonie de l’enfant sont principalement dues à Streptococcus Classification internationale des
pneumoniae. Dans une moindre mesure, on trouve aussi des cas de pneu- Maladiesa. Les infections aiguës
monie bactérienne bénins, mais les cas d’origine virale sont probablement des voies respiratoires inférieures,
qui touchent l’appareil respiratoire
plus nombreux. Haemophilus influenzae de type b (Hib) est un autre agent
sous l’épiglotte, peuvent prendre
pathogène bactérien fréquemment responsable. Enfin, d’autres pneu- une forme grave, comme dans le
mopathies prenant l’allure d’une pneumonie peuvent être provoquées par cas de la pneumonie. Celle-ci
des virus, des bactéries moins courantes ou des champignons. Toutefois, entre pour une part importante
on ne dispose pas d’informations plus spécifiques sur l’étiologie de la pneu- dans la charge de morbidité
monie chez l’enfant. Il faut d’urgence entreprendre des recherches pour attribuable aux infections des
mieux cerner les différentes causes de la maladie car il est essentiel de voies respiratoires inférieures.
connaître les agents pathogènes responsables pour orienter les traitements
Pneumonie : Dans le présent
et les politiques. rapport, le terme « pneumonie »
signifie « suspicion de pneumonie
». Un cas suspect de pneumonie
QUELS SONT LES symptômes DE LA PNEUMONIE ? est repéré grâce aux symptômes
cliniques, car la confirmation
du diagnostic à l’aide d’une
Les enfants atteints de pneumonie peuvent présenter divers symptômes radiographie ou d’examens de
selon leur âge et la cause de l’infection. Les pneumonies bactériennes laboratoire est généralement
provoquent en général une forte fièvre et une accélération de la impossible lorsque les ressources
respiration. Les pneumonies virales, en revanche, apparaissent souvent sont limitées. Il faut donc craindre
progressivement et peuvent s’aggraver avec le temps. Chez l’enfant une pneumonie chez tous les
et le nourrisson, on observe couramment une respiration rapide ou enfants de moins de cinq ans qui
une dyspnée, une toux, de la fièvre, des frissons, des céphalées, une toussent, qui respirent rapidement
anorexie et une respiration sifflante. Dans les cas graves, les enfants de ou difficilement. Les cas suspects
moins de cinq ans peuvent avoir d’énormes difficultés à respirer, leur de pneumonie sont alors classés
cage thoracique s’enfonçant ou se rétractant lorsqu’ils inspirent (tirage en fonction de leur gravité
sous-costal). Chez le nourrisson, on peut observer des convulsions, une (« sévères » ou « bénins »). Pour
plus d’informations sur la classifi-
perte de conscience, une hypothermie, une léthargie et des problèmes
cation (voir l’Encadré 5, page 24)b, c.
pour s’alimenter3.
FIGURE 3
AGENTS PATHOGÈNES RESPONSABLES DE CAS DE PNEUMONIE SÉVÈRE
S. pneumoniae, que l’on retrouve dans la plupart des études effectuées dans le monde, est l’agent
Streptococcus pathogène le plus répandu. Des données sur des essais récents de vaccins indiquent qu’en Afrique
pneumoniae Agent principal cette bactérie pourrait être responsable de plus de 50 % des cas de pneumonie sévère et
(bactérie) probablement d’une part encore plus importante des décès. Il est possible que cette proportion
varie selon les régions.
Haemophilus Une part significative des cas est causée par Haemophilus influenzae type b (Hib). Des études
Agent important sur les vaccins effectuées au Bangladesh, au Chili et en Gambie semblent indiquer que le Hib est
influenzae
(bactérie) à l’origine d’environ 20 % des cas de pneumonie sévère, cette proportion pouvant varier selon
les régions.
Les autres agents pathogènes importants sont des virus, tels que le virus respiratoire syncytial
Autres agents Agents moins
(VRS) et le virus de la grippe; des bactéries, comme Staphylococcus aureaus et Klebsiella
pathogènes courants pneumoniae; et le champignon Pneumocystis jiroveci (PCP), en particulier chez les enfants atteints
importants du SIDA (voir l’Encadré 3, page 8).
ENCADRÉ 3
PRÉVENTION DE LA
QUEL EST LE diagnostic DE LA PNEUMONIE ?
PNEUMONIE ASSOCIÉE La radiographie du thorax et des examens de laboratoire
AU VIH CHEZ L’ENFANT permettent de confirmer le diagnostic et de déterminer
Partout dans le monde, la l’extension, la localisation et la cause de l’infection. Toutefois,
pneumonie est une infection lorsque les ressources sont limitées et que l’on n’a pas accès
opportuniste courante chez
l'enfant VIH-positif. La forme de à ces technologies, le diagnostic est posé sur la base des symp-
pneumonie dont sont atteints tômes cliniques. On soupçonne une pneumonie lorsqu’un enfant
les sujets porteurs du VIH, ou un nourrisson tousse, respire rapidement ou difficilement
provoquée par le champignon (voir la marche à suivre détaillée à l’Encadré 5, page 24)4. L’entourage
P. jiroveci, est généralement a donc un rôle fondamental à jouer car c’est à lui de reconnaître
désignée sous le sigle PCP.
Selon de récentes données de les symptômes et de demander les soins médicaux appropriés.
l’Afrique du Sud, du Malawi, de
la Thaïlande et de la Zambie,
la PCP est responsable d’au
moins 1 décès sur 4 chez
les nourrissons de moins
COMMENT SE transmet LA PNEUMONIE ?
d’un an VIH-positifsa. Il est Les agents pathogènes responsables de la pneumonie ont plusieurs
à noter, toutefois, que si la voies d’accès aux poumons. Bien que l'on dispose de peu d'informa-
PCP provoque maintenant de tions sur la pathogenèse chez l'enfant, il est communément admis
nombreux décès d’enfants que souvent ce sont des bactéries déjà présentes dans le nez
VIH-positifs, elle n’est respons- ou dans la gorge qui passent dans les poumons par inhalation et
able que de 5 % environ des provoquent l'infection5. Les agents pathogènes peuvent aussi être
décès d’enfants par pneumonie véhiculés par les gouttelettes en suspension dans l'air; la pneumonie
dans le mondeb. peut aussi être consécutive à une infection du sang. Au moment
L’OMS et l’UNICEF recomman- de la naissance ou peu après, le nouveau-né court davantage de
dent une prophylaxie au risques de contracter une pneumonie par exposition à des agents
co-trimoxazole pour tous les pathogènes dans la filière génitale, ou à des matières contaminées
enfants VIH-positifs et ceux pendant l’accouchement.
nés de mères infectées par
le VIH, afin d’éviter qu’ils ne
contractent une pneumoniec.
Des essais cliniques effectués
en Zambie montrent une baisse
POURQUOI LES ENFANTS SONT-ILS
significative et durable des
hospitalisations et du taux
vulnérables ?
de mortalité dans un groupe De nombreuses défenses naturelles protègent l’enfant en bonne
d’enfants VIH-positifs traités santé des agents pathogènes susceptibles de pénétrer dans ses
au co-trimoxazole par rapport à poumons et de provoquer une pneumonie. En revanche, un enfant
ceux du groupe sous placebod. ou un nourrisson dont le système immunitaire est affaibli a moins
Depuis le début des années de défenses. Les enfants dénutris, notamment ceux qui ne sont
1990, dans de nombreux
pas allaités exclusivement au sein ou qui ont une carence en zinc,
pays en développement, le
co-trimoxazole est systéma-
sont davantage exposés au risque, tout comme les enfants et les
tiquement administré aux nourrissons qui souffrent d'autres maladies, telles que le SIDA ou la
enfants et aux adultes VIH- rougeole. Certains facteurs environnementaux, comme l’entasse-
positifse. ment des familles dans des logements exigus, et le tabagisme
des parents ou la pollution de l’air à l'intérieur des locaux, pourraient
L’un des principaux objectifs de augmenter le risque pour l’enfant de contracter une pneumonie et en
la campagne mondiale de aggraver les conséquences6.
l’UNICEF « Unissons-nous pour
les enfants, contre le SIDA »
est de fournir, d’ici 2010, du
co-trimoxazole (et/ou un traite-
ment antirétroviral) à 80 % des
enfants qui en ont besoin.
8
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FIGURE 4
LES TROIS QUARTS DES CAS
DE PNEUMONIE DE L’ENFANT
SURVIENNENT DANS 15 PAYS
Inde 44 millions
Chine 18 millions
PNEUMONIE : Nigéria
Pakistan
7 millions
7 millions
10
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FIGURE 5
INCIDENCE DE LA PNEUMONIE ET NOMBRE DE DÉCÈS PAR PNEUMONIE CHEZ L’ENFANT
DE MOINS DE CINQ ANS, PAR RÉGION UNICEF (2004)
Régions UNICEF Nombre d’enfants Nombre de décès Incidence de Nombre total
de moins de cinq ans d’enfants par pneumonie la pneumonie d’épisodes de pneumonie
(en milliers) (en milliers) (nombre d’épisodes (en milliers)
par enfant et par an)
FIGURE 6
C’EST EN ASIE DU SUD ET EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE QUE L’INCIDENCE DE LA PNEUMONIE
EST LA PLUS FORTE
Nombre d’épisodes par enfant et par an, par régions (2004)
FIGURE 7
ESTIMATION DE L’INCIDENCE DE LA PNEUMONIE DE L’ENFANT DANS LE MONDE (2004)
Nombre d’épisodes
par enfant et par an
0,199 ou moins
0,200 - 0,249
0,250 - 0,299
0,300 ou plus
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1
2
RECONNAÎTRE un enfant malade
3
© UNICEF/HQ99-0634/Giacomo Pirozzi
Administrer le TRAITEMENT
antibiotique qui convient
Pour éviter qu’un enfant de moins de cinq ans atteint de pneumonie ne décède,
trois étapes sont essentielles :
1 Reconnaître les signes de la maladie
2. Demander des soins appropriés
3. Administrer le traitement antibiotique qui convient
Nous allons présenter, dans les paragraphes suivants, une évaluation de la
couverture par les services correspondant à chacune de ces étapes essentielles
dans les pays en développement, d’après les informations accumulées dans les
bases de données mondiales de l'UNICEF; la plupart de ces informations sont
tirées des enquêtes en grappes à indicateurs multiples parrainées par l'UNICEF
et des enquêtes démographiques et sanitaires soutenues par l'Agence
de Développement international des Etats-Unis (USAID). Des renseignements
supplémentaires, obtenus grâce à des enquêtes nationales auprès des ménages,
ont également été pris en compte (pour plus d’information, consulter le site
[Link]).
FIGURE 8
L’ENTOURAGE RECONNAÎT RAREMENT LES SIGNES D’ALERTE DE LA PNEUMONIE
% de personnes s’occupant d’enfants sachant qu’il faut demander immédiatement des soins en cas de dyspnée ou de respiration rapide de l’enfant
Données tirées de 33 enquêtes en grappes à indicateurs multiples, 1999-2001 (voir Tableaux statistiques 3 et 4).
DEMANDE DE SOINS
En cas de suspicion de pneumonie, l'entourage doit consulter pour donner
à l'enfant des soins médicaux appropriés. Les soins appropriés, tels qu'ils
sont définis par l'OMS et par l'UNICEF, sont dispensés par des soignants
capables de diagnostiquer et de traiter correctement la pneumonie, à
l’hôpital, dans les centres de santé, dans les dispensaires, au niveau
communautaire par des agents de santé, dans des établissements de
santé maternelle et infantile, dans des établissements de proximité ou dans
des cabinets médicaux privés.
Les enquêtes en grappes à indicateurs multiples et les enquêtes démo-
graphiques et sanitaires nous éclairent sur la recherche d’un soignant
qualifié par l’entourage en cas de suspicion de pneumonie chez un enfant
et elles permettent d’évaluer les disparités à cet égard. Dans les pays en
développement, seule la moitié environ (54 %) des enfants est orientée
vers un soignant qualifié. C’est en Afrique subsaharienne que la demande
de soins est la plus faible (41 %), alors que l’on trouve les taux les plus
élevés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (66 %), ainsi qu’en Asie
orientale et dans le Pacifique, à l’exclusion de la Chine (62 %).
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FIGURE 9
LA MOITIÉ SEULEMENT DES ENFANTS ATTEINTS DE PNEUMONIE SONT ADRESSÉS
À UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié, par région UNICEF (1998-2004)
FIGURE 10
DISPARITÉS DANS L’ACCÈS AUX SOINS EN CAS DE PNEUMONIE
En cas de pneumonie, la probabilité d’être vu par un soignant qualifié est moins grande pour certains
enfants. Si l’on ne constate pas de disparités entre garçons et filles, les enfants vivant en milieu rural
sont moins bien soignés que ceux vivant en milieu urbain. Il en va de même pour les enfants pauvres par
rapport aux riches et pour ceux dont la mère a peu d’instruction par rapport à ceux dont l’entourage est
plus instruit.
LES ENFANTS VIVANT EN MILIEU RURAL SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié
LES ENFANTS DONT LA MÈRE A PEU D’INSTRUCTION SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié
LES ENFANTS PAUVRES SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié
Données tirées de 67 enquêtes démographiques et sanitaires et enquêtes en grappes à indicateurs multiples (1996-2003), sauf pour l’indice de richesse,
tiré de 32 enquêtes en grappes à indicateurs multiples (1999-2003) (voir Tableau statistique 2).
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FIGURE 11
ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ATTEINTS DE PNEUMONIE
TRAITÉS PAR ANTIBIOTIQUES
(DONNÉES DE 27 PAYS, DATANT PRINCIPALEMENT DU DÉBUT DES ANNÉES 1990)
Total 19 %
Milieu urbain 24 %
Milieu rural 17 %
Garçons 19 %
Filles 18 %
* Actuellement, les enquêtes démographiques et sanitaires, qui datent pour la plupart du début des années 1990, ne
sont disponibles que pour un échantillon de 27 pays, et se caractérisent à la fois par une sous-notification et une
sur-notification car les personnes qui s’occupent d’enfants ne connaissent pas les traitements médicamenteux et ne
notent ni la posologie ni le déroulement du traitement. La couverture par les antibiotiques a probablement augmenté
depuis que ces données ont été recueillies.
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ENCADRÉ 4
RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES
ET EXTENSION DU TRAITEMENT
DE LA PNEUMONIE
Pour réduire le nombre des décès d’enfants
de moins de cinq ans dus à la pneumonie
dans les pays en développement, il est
essentiel d’étendre sensiblement la couver-
ture par le traitement. Cependant, on signale
des taux élevés de résistance aux traite-
ments antibiotiques de première intention,
en particulier au co-trimoxazole, dans de
nombreuses régions du monde. Une étude
menée au Pakistan pour étudier le lien entre
la résistance de Streptococcus pneumoniae
et de Haemophilus influenzae type b (Hib)
au co-trimoxazole et l’efficacité de ce
médicament chez les enfants atteints de
pneumonies a révélé que, malgré des taux
élevés de résistance au co-trimoxazole, les
échecs thérapeutiques sont rares. Toutefois,
dans les cas graves, le co-trimoxazole est
moins efficace que l’amoxicillinea,b. Des
recherches doivent être entreprises
d’urgence pour étudier davantage cet
aspect essentiel.
On craint toujours que l’utilisation accrue
et durable des antibiotiques pour traiter les
enfants atteints de pneumonie ne complique
la prise en charge des pharmacorésistances
à l’avenir; prescrire des antibiotiques à un
enfant qui a un simple rhume ou qui tousse
représente à la fois un gaspillage des
ressources et un facteur de renforcement
des pharmacorésistances. Il est donc essen-
tiel que la généralisation du traitement de la
pneumonie aille de pair avec une formation
Ryberg
UNICEF/HQ05-1718/NiclasRyberg
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© UNICEF/HQ05-0441/Boris Heger
pneumonie chez l’enfant de moins de cinq ans et, pour les y aider, leur apprendre à
mesurer la fréquence respiratoire à l’aide d’un chronomètre ou d’une montre, par
exemple. Il faut aussi faire des recherches pour mettre au point des tests de diagnostic
simples utilisables dans les communautés pour mieux repérer les enfants atteints de
pneumonie qui ont besoin d’antibiotiques.
• VEILLER À CE QUE TOUS LES ENFANTS CHEZ QUI UNE PNEUMONIE A ÉTÉ
DIAGNOSTIQUÉE BÉNÉFICIENT, SANS DÉLAI, D’UNE ANTIBIOTHÉRAPIE EFFICACE.
Les personnels de santé, notamment les agents de santé communautaires, doivent
suivre une formation rigoureuse les préparant à traiter les enfants atteints de pneumonie
et à adresser les cas sévères vers des établissements de soins. La mauvaise utilisation des
antibiotiques, notamment leur prescription à des enfants qui ont un simple rhume ou qui
toussent, constitue un gaspillage des ressources et favorise l’apparition des pharmacoré-
sistances. Rappelons que des principes directeurs ont été mis au point pour le diagnostic
et le traitement des enfants atteints de pneumonie au niveau communautaire (voir
l’Encadré 5, page 24) et que de nombreux pays en développement les ont appliqués avec
succès (voir l’Encadré 6, page 25). En outre, tous les établissements de santé et tous les
agents de santé communautaires doivent disposer d’antibiotiques en quantités suffisantes
pour traiter les cas de pneumonie. Dans certains cas, les pouvoirs publics devront explicite-
ment autoriser les agents de santé communautaires qualifiés à prescrire des antibiotiques
aux enfants atteints de pneumonie.
ENCADRÉ 5
DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT
DE LA PNEUMONIE AU NIVEAU
COMMUNAUTAIRE
Lorsque l’entourage a reconnu les signes d’alerte de
la pneumonie (toux, respiration rapide ou dyspnée)
et présente l’enfant dans un service médical, le
personnel de santé – y compris les agents de santé
communautaires qualifiés – doit diagnostiquer et
traiter la maladie en suivant les principes de la prise
en charge intégrée des maladies de l’enfant
(PCIME)a, b :
• Diagnostic : Chez l’enfant âgé de 2 mois à 5 ans,
le diagnostic de pneumonie est posé en cas de
toux, de respiration rapide ou de dyspnée. Les
seuils de fréquence respiratoire dépendent de
l’âge de l’enfant (voir ci-dessous « Qu’est-ce
que la respiration rapide ? »). La pneumonie est
considérée comme sévère en cas de tirage sous-
costal (enfoncement ou rétractation de la cage
thoracique à l’inspiration) ou de stridor (bruit aigu
à l’inspiration). Le personnel de santé doit disposer
d’instruments (chronomètre ou montre) lui
permettant de mesurer la fréquence respiratoire.
• Traitement : Les enfants âgés de 2 mois à 5 ans
atteints d’une forme sévère de pneumonie
doivent être immédiatement adressés à
l’établissement de santé le plus proche. Pour
ceux qui présentent une forme bénigne, on
prescrit une antibiothérapie efficace à domicilec.
Dans tous les cas, les nourrissons de moins de
2 mois atteints de pneumonie doivent être
rapidement envoyés à l’établissement de santé le
plus proche en raison du risque élevé de
complications ou de décès.
• Respiration rapide (voir ci-dessous) Pneumonie bénigne • Prescrire l’antibiotique qui convient
• Indiquer à la mère les mesures complémentaires à prendre et
donner un rendez-vous pour le suivi
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ENCADRÉ 6
LA PRISE EN CHARGE COMMUNAUTAIRE DES CAS DE
PNEUMONIE RÉDUIT SENSIBLEMENT LA MORTALITÉ
DE L’ENFANT : DONNÉES DE NEUF ÉTUDES
On a récemment achevé la méta-analysea des résultats de neuf
études portant sur l’effet de la prise en charge communautaire des
cas de pneumonie sur la mortalité de l’enfant. Dans le cadre de ces
études, les enfants ont bénéficié d’un diagnostic et d’un traitement
conformes aux principes directeurs exposés à l’Encadré 5, page 24.
Sur les neuf essais, le taux de mortalité global a diminué de 27 %, de
20 % et de 24 % chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants
(jusqu’à l’âge de 4 ans) respectivement. Dans ces trois groupes, on
a constaté que la mortalité attribuable à la pneumonie avait baissé
de 42 %, de 36 % et de 36 % respectivement. L’efficacité plus grande
que prévu des interventions visant à éviter les décès par pneumonie
semble indiquer que celle-ci est une cause indirecte importante
de mortalité. Les auteurs concluent que, dans les pays en développe-
ment, le diagnostic et le traitement au niveau communautaire de
la pneumonie, qui ont un effet significatif sur la mortalité des moins
de cinq ans, doivent être intégrés d’urgence dans les soins de
santé primaires.
L’analyse a aussi mis en lumière que la prise en charge des cas
au niveau communautaire donne de bons résultats, même dans les
situations les plus difficiles, là où on manque le plus cruellement de
ressources et chez les enfants présentant plusieurs facteurs de
risque. C’est d’ailleurs là où on a le plus difficilement accès aux
soins de santé que ces interventions seront les plus efficaces. L’un
des grands problèmes restant à résoudre est l’organisation de la
formation des agents de santé communautaires dans ces régions.
Il faut aussi lancer d’urgence des travaux de recherche pour
déterminer dans quelle mesure la prise en charge communautaire
des cas peut être appliquée efficacement à l’échelle nationale tout
en gardant la maîtrise de la prescription des antibiotiques.
25
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ENCADRÉ 7
LA PRÉVENTION EST ESSENTIELLE
Pour réduire le nombre des décès par pneumonie, il faut aussi appliquer des
mesures préventives efficaces afin que les enfants soient en meilleure santé et
courent moins de risques de contracter cette maladie. Il a été démontré que
toutes les mesures préventives énumérées ci-dessous permettent de réduire
avec plus ou moins d’efficacité le nombre de décès par pneumonie chez
l’enfant de moins de cinq ansa. Certains travaux de recherche semblent aussi
indiquer que le lavage des mains et la diminution de la pollution à l’intérieur des
locaux contribuent aussi à la réduction de la mortalité par pneumonie
chez l’enfant dans les pays en développementb, c. Pour les enfants infectés
par le VIH, il est essentiel de prévenir la pneumonie (PCP) en les mettant sous
co-trimoxazole à titre prophylactique (voir l’Encadré 3, page 8)d.
VACCINATION
Chez l’enfant, la vaccination permet de lutter contre les décès dus à la
pneumonie de deux façons. Elle évite d’abord que l’enfant ne contracte des
infections, à Haemophilus influenzae type b (Hib) par exemple, susceptibles
d’entraîner directement des pneumonies, ou des maladies infectieuses dont la
pneumonie pourrait être une complication (rougeole ou coqueluche, par exem-
ple). Trois vaccins peuvent réduire sensiblement le nombre des décès d’enfants
par pneumonie : les vaccins antirougeoleux, anti-Hib et antipneumococcique
conjugué. Pour plus d’informations sur leur efficacité, voir l’Encadré 8, page 27.
NUTRITION SUFFISANTE
Les enfants dénutris courent un risque sensiblement plus élevé de décéder ou
d’être atteints d’une incapacité. On estime que la dénutrition contribue à plus
de la moitié des décès d’enfants dans les pays en developpement et
que, jusqu’à l’âge de 4 ans, elle intervient dans plus d’un million de décès
par pneumonie chaque annéee. Chez l’enfant, elle augmente le risque de
pneumonie en affaiblissant d’une part le système immunitaire, qui a besoin
d’un apport protéinique et énergétique suffisant pour fonctionner correcte-
ment, et, d’autre part, les muscles respiratoires, ce qui empêche l’enfant
d’évacuer correctement les sécrétions encombrant les voies respiratoiresf, g.
APPORT EN ZINC
Les enfants qui ont une carence en nutriments, notamment en zinc, risquent
davantage de contracter une pneumonie et d’en mourir. De plus en plus de
travaux de recherche soulignent que le zinc est essentiel à la survie de l’enfant,
et diminue notamment la morbidité par pneumoniej, k, l. L’apport en zinc contribue
à réduire l’incidence et à atténuer la gravité de la pneumonie. Un essai contre
© UNICEF/HQ05-1589/Giacomo Pirozzi
26
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ENCADRÉ 8
CERTAINS VACCINS PERMETTRAIENT D’ÉVITER QUE DES
MILLIONS D’ENFANTS MEURENT D’UNE PNEUMONIE
Trois vaccins permettraient d’éviter que des millions d’enfants meurent de
pneumonie car ils réduisent l’incidence des pneumonies bactériennes dues à
Streptococcus pneumoniae (vaccin antipneumococcique conjugué) et
Haemophilus influenzae type b (vaccin anti-Hib) et de celles consécutives
à de graves complications de la rougeole (vaccin antirougeoleux).
VACCIN ANTIROUGEOLEUX
La rougeole est une infection virale aiguë qui, chez l’enfant, guérit souvent
spontanément. Mais les complications potentiellement invalidantes ou mortelles
sont relativement courantes, notamment chez les enfants dénutris ou dont le
système immunitaire est affaibli. La pneumonie est une grave complication de
la rougeole et la principale cause de décès des suites de cette maladie dans
le monde. Diminuer l’incidence de la rougeole chez le jeune enfant grâce à la
vaccination contribuerait donc aussi à faire baisser le nombre des décès par
pneumoniea. Les pays en développement disposent depuis 40 ans d’un vaccin
antirougeoleux sûr et efficace, dont la couverture mondiale était estimée à 76 %
en 2004b. Toutefois, en dépit des progrès considérables de la couverture
vaccinale, 30 millions à 40 millions d’enfants environ contractent encore la
rougeole chaque annéec.
VACCIN ANTI-HIB
Dans les pays en développement, de nombreuses pneumonies et méningites de
l’enfant sont provoquées par Haemophilus influenzae type b (Hib). On estime qu’il
y a 2 à 3 millions de cas graves d’infection à Hib par and. Le vaccin anti-Hib est
disponible depuis plus de dix ans mais son coût élevé et le manque d’informa-
tions sur les maladies liées à cette bactérie dans certaines régions ont
fait obstacle à son introduction dans les pays en développement. Si, dans les
pays développés, 92 % de la population a été vaccinée contre le Hib en 2003, la
couverture vaccinale était de 42 % dans les pays en développement et de 8 %
seulement dans les pays les moins avancés, cette année-làe. Il est donc urgent
de vacciner davantage d’enfants dans les pays en développement. Un groupe
consultatif mis sur pied par l’Organisation mondiale de la Santé a récemment
recommandé de mettre le vaccin anti-Hib à la disposition de tous les pays en
développement, sauf quand les données indiquent que la charge morbide est
faible ou lorsque cela est impossible en raison d’obstacles insurmontablesf.
27
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28
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UNE PANDÉMIE
fonds entrent dans le cadre d'initiatives
plus larges en faveur de la santé de
l'enfant – comme des programmes
d'interventions intégrés pour la survie
APPENDICE
sanitaires soutenues par l'USAID, mais des informations tirées
DONNÉES UTILISÉES DANS LE PRÉSENT RAPPORT d'autres enquêtes nationales auprès des ménages, telles
Les données utilisées dans le présent rapport proviennent que les Gulf Child Health Surveys, ont aussi été utilisées. Les
de diverses sources. Les estimations de mortalité par causes et estimations les plus récentes de cette base sont publiées
l'incidence de la pneumonie se fondent sur les travaux chaque année dans le rapport de l'UNICEF intitulé La situation
du Groupe de référence pour l’épidémiologie de la santé de des enfants dans le monde et peuvent être consultées à
l’enfant (CHERG), coordonné par le Département Santé et l’adresse suivante : [Link].
développement de l’enfant et de l’adolescent et soutenu par le
Les données sur la demande de soins sont tirées d'études
Groupe Bases factuelles et information à l’appui des politiques
figurant dans la base de données mondiale de l'UNICEF. Elles
(EIP) de l’Organisation mondiale de la Santé, et avec le soutien
ont été obtenues en demandant si des conseils ou un traitement
financier de la Fondation Bill et Melinda Gates. Les données sur avaient été sollicités hors du domicile lorsqu'un enfant
la demande de soins proviennent d’enquêtes auprès des présentait des symptômes de pneumonie et à qui l’entourage
ménages compilées au siège de l'UNICEF dans le cadre de s’était adressé. Pour des pourcentages d’enfants présentés
travaux en cours sur la survie de l'enfant. En outre, une analyse à un soignant compétent, les estimations sont présentées
plus détaillée des enquêtes démographiques et sanitaires et sous forme de tableau. Les hôpitaux, les centres de santé, les
des enquêtes en grappes à indicateurs multiples a été effectuée dispensaires, les agents de santé de village, les services de
pour évaluer la connaissance des signes d'alerte, l'utilisation des santé maternelle et infantile, les équipes médicales mobiles ou
antibiotiques et la demande de soins en cas de pneumonie, les services de proximité et les médecins exerçant à titre privé
dans différents contextes. On trouvera ci-après davantage disposent tous des qualifications requises pour dispenser le
d’informations sur les sources de ces données. traitement approprié. En revanche, les guérisseurs traditionnels,
les pharmaciens, les membres de la famille et les amis ne sont
MORTALITÉ PAR CAUSES pas des soignants qualifiés.
Comme nous l’avons déjà indiqué, les données sur les décès L’UNICEF a procédé a une analyse complémentaire de 67
par pneumonie proviennent des travaux du CHERG, créé par enquêtes en grappes à indicateurs multiples et d’enquêtes
l'OMS en 2001, pour estimer la répartition des causes de décès démographiques et sanitaires pour évaluer les disparités dans la
chez les enfants de moins de cinq ans. Le Groupe a eu recours demande de soins selon le lieu de résidence, le sexe et le niveau
à diverses méthodes, notamment à des modèles de calcul de la d’instruction des mères. Les disparités entre les quintiles
part de la mortalité attribuable à une seule cause ou à plusieurs de richesse ne sont basées que sur 32 enquêtes en grappes à
causes. Il faut préciser que les décès sont classés selon leur indicateurs multiples.
cause primaire. Les chiffres de mortalité par causes les plus
récents portent sur la période 2000-2003. Dans le présent CONNAISSANCE DES SIGNES D’ALERTE DE LA PNEUMONIE
rapport, les estimations de mortalité proportionnelle que ces
Les données sur la connaissance des signes d'alerte de la pneu-
chiffres ont permis d’obtenir ont été extrapolés à l'ensemble des
monie, y compris la « respiration rapide » et la « dyspnée », ont
décès d'enfants de moins de cinq ans survenus dans les pays
été analysées à partir de 33 enquêtes en grappes à indicateurs
en développement en 2004 (10,5 millions de décès) afin
multiples. La question posée était la suivante : « Quels sont les
d'obtenir le nombre de décès attribuables à la pneumonie chez
symptômes qui vous inciteraient à amener immédiatement
l'enfant de moins de cinq ans cette année-là17.
votre enfant dans un établissement de santé ? ». Les personnes
Pour de plus amples renseignements sur les méthodes interrogées pouvaient donner plusieurs réponses mais aucun
spécifiques utilisées par le CHERG pour estimer la mortalité par symptôme précis ne leur était suggéré. Il est bien entendu
causes, consulter : [Link] possible que certaines personnes interrogées aient tout simple-
ment oublié certains symptômes, quand ils ne leur sont pas
INCIDENCE DE LA PNEUMONIE venus immédiatement à l’esprit. Les résultats concernant la
connaissance des signes d’alerte ne sont donc peut-être pas
Dans le présent rapport, nous donnons des estimations actual- tout à fait représentatifs.
isées des incidences mondiale et régionales de la pneumonie,
basées sur les données de prévalence concernant les principaux
facteurs de risque pour les enfants dans chaque pays par rapport COUVERTURE PAR LES ANTIBIOTIQUES
à ceux rencontrés au niveau mondial. Ces facteurs de risque Il n’est pas facile d’obtenir des estimations sur l'utilisation des
sont la prévalence de l’insuffisance pondérale (poids pour l’âge antibiotiques dans le traitement de la pneumonie, au niveau
inférieur d’au moins deux écarts types par rapport à la valeur national. Quelques enquêtes démographiques et sanitaires,
médiane dans la population de référence), le faible poids de surtout au début des années 1990, comportaient bien des ques-
naissance (moins de 2500 g), l’absence d’allaitement exclusif au tions sur l'utilisation des antibiotiques mais les résultats obtenus
sein pendant les six premiers mois, le taux de vaccination n’ont pas, en général, été publiés dans les rapports d'enquêtes.
antirougeoleuse et l’entassement dans des logements exigus Pour cette analyse, on a pris en compte toutes les données
(cinq personnes ou plus). L’ensemble des facteurs de risque, disponibles sur l'utilisation des antibiotiques obtenues à
à l’exception du dernier, ont été tirés des bases de données partir d’enquêtes démographiques et sanitaires, notamment
mondiales de l’UNICEF. Les estimations pour chaque région 27 datant, pour la plupart, du début des années 1990. On a
de l’UNICEF pour 2004 ont été obtenues par addition des esti- calculé la couverture globale par les antibiotiques pour les
mations de l’incidence de la pneumonie au niveau des pays18. enfants ayant contracté une pneumonie pendant les deux
semaines précédant l'enquête, ainsi que les disparités en
fonction du lieu de résidence, du sexe et du niveau d'instruction
DEMANDE DE SOINS EN CAS DE PNEUMONIE de la mère. Précisons que ces données ne permettent ni de
L'UNICEF a établi, à son siège, une base de données mondiale connaître le type d'antibiotiques utilisés ni de savoir si la posolo-
sur la fréquence de la demande de soins en cas de suspicion de gie était correcte. Dans ce domaine, les réponses aux questions
pneumonie, fondée sur 97 études nationales effectuées auprès ne peuvent aller au-delà des connaissances des mères et de
des ménages dans les pays en développement. La plupart des l’entourage sur les médicaments prescrits pour traiter leur
données proviennent d'études en grappes à indicateurs multi- enfant. On pense que la couverture par les antibiotiques a dû
ples parrainées par l'UNICEF et d'études démographiques et augmenter depuis que ces données ont été recueillies.
30
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RÉFÉRENCES
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int/hq/2004/WHO_FCH_CAH_04.06_fre.pdf [consulté en Global Distribution of Clinical Episodes of Pneumonia in
octobre 2006]. Children Under Five Years of Age’ (soumis pour publication).
FIGURE 3 FIGURE 8
On dispose de peu d’informations sur les agents pathogènes A partir des données figurant dans les Tableaux statistiques
responsables de la pneumonie et les données disponibles 3 et 4.
sont souvent difficiles à interpréter. Les estimations brutes
présentées dans ce tableau proviennent en grande partie des FIGURE 9
sources suivantes, ainsi que de communications avec UNICEF, La situation des enfants dans le monde 2006,
plusieurs experts de la pneumonie. Organisation mondiale de UNICEF, New York, 2005. A partir des dernières estimations
la Santé, Fondements techniques des recommandations de disponibles pour la période 1998-2004, sauf pour celles
l’OMS relatives à la prise en charge de la pneumonie infantile concernant le Brésil, qui datent de 1996. Voir aussi le Tableau
dans les centres de santé de premier niveau, 1991, op. cit. statistique 1.
Mulholland, K., ‘Magnitude of the Problem of Childhood
Pneumonia’, The Lancet, vol. 354, 1999, pp. 590-592; FIGURE 10
de Andrade, A.L. and C.M. Martelli, ‘Globalization of Hib
Vaccination – How Far Are We?’, The Lancet vol. 365, A partir des données figurant dans le Tableau statistique 2.
2005, pp. 5-7; Cutts, F.T., et al., ‘Efficacy of Nine-valent
Pneumococcal Conjugate Vaccine against Pneumonia FIGURE 11
and Invasive Pneumococcal Disease in The Gambia: A partir des données figurant dans le Tableau statistique 5.
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Lancet, vol. 365, 2005, pp. 1139-1146; Organisation mondiale
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Estimations mondiales de l’incidence de la pneumonie : mortalité par cause établies par le CHERG (voir appendice)
Rudan, Igor, Lana Tomaskovic, Cynthia Boschi-Pinto and Harry et sur une estimation des décès de malades du SIDA suite
Campbell, on behalf of the Child Health Epidemiology à une pneumonie en Afrique subsaharienne (31 %),
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32
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e. Ibid. VIH au co-trimoxazole, 2005, op. cit.
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34
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Régions UNICEF
Afrique subsaharienne 171 4 833 117 346 21 1 022 28 8 30 66 - 41
Afrique de l’Est et Afrique australe 149 1 992 56 702 21 414 29 8 41 77 - 47
Afrique de l’Ouest et Afrique centrale 191 2 844 60 644 21 608 28 9 20 55 - 35
Moyen-Orient et Afrique du Nord 56 539 44 067 15 82 14 3 29 89 - 66
Asie du Sud 92 3 409 169 294 21 702 46 16 38 61 - 59
Asie orientale et Pacifique 36 1 078 146 536 15 158 15 - 43 83 - 62 **
Amérique latine et Caraïbes 31 362 56 526 14 50 7 1 - 92 91 52 w
Europe centrale et orientale/CEI 38 212 26 430 13 29 5 1 22 93 - 50
* Données les plus récentes disponibles au cours de la période indiquée dans l’intitulé de la colonne.
** A l’exclusion de la Chine.
*** Estimations combinées pour la Serbie et le Monténégro. Il n’existait pas d’estimations distinctes au moment de la publication.
a Les totaux régionaux et mondiaux sont basés sur des estimations non arrondies des décès d’enfants de moins de cinq ans.
k Allaitement au sein exclusif pendant moins de quatre mois.
w La moyenne régionale tient compte des données du Brésil à partir de 1996.
x Indique les données relatives aux années ou aux périodes autres que celles précisées dans l’intitulé de la colonne, qui ne répondent pas à la définition standard
ou qui ne concernent qu’une partie du pays.
Sources : Colonnes 2-4 et 7-12 : UNICEF, La situation des enfants dans le monde 2006, UNICEF, New York, décembre 2005; Colonnes 5-6 : Les estimations des décès
d’enfants dus à la pneumonie se fondent sur les travaux du CHERG (voir l’appendice) et figurent dans les Statistiques sanitaires mondiales 2006 de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS, Genève).
TABLEAU 3 PERSONNES S’OCCUPANT D’ENFANTS, SACHANT QUE LA RESPIRATION RAPIDE EST UN SIGNE DEVANT
AMENER IMMÉDIATEMENT À DEMANDER DES SOINS, SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES, 1999-2001
% de personnes s’occupant Lieu de résidence Niveau d’instruction de la mère
d’enfants, sachant que la res- Quintiles de richesse
Pays et piration rapide est un signe Aucune instruction
territoires Année qui doit amener immédiate- Milieu Milieu en bonne et Etudes Etudes Le plus Le plus Source
ment à demander des soins urbain rural due forme primaires secondaires pauvre Deuxième Moyen Quatrième riche
Angola 2001 37 35 40 37 38 32 40 39 33 36 37 MICS 2001
Azerbaïjan 2000 5 5 6 - 4 6 6 6 4 5 6 MICS 2000
Bolivie 2000 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 MICS 2000
Bosnie-Herzégovine 2000 33 32 34 - 35 32 - - - - - MICS 2000
Burundi 2000 47 55 47 47 53 63 46 46 45 48 51 MICS 2000
Cameroun 2000 4 5 4 3 4 5 3 3 5 5 5 MICS 2000
République centrafricaine 2000 15 17 14 16 15 13 17 15 15 14 15 MICS 2000
Tchad 2000 11 12 11 14 10 10 15 10 10 12 11 MICS 2000
Comores 2000 13 18 10 13 10 16 11 13 10 14 15 MICS 2000
Congo, République
démocratique du 2001 32 27 34 68 69 56 36 36 35 26 26 MICS 2001
Côte d'Ivoire 2000 9 11 7 8 9 13 8 7 6 10 16 MICS 2000
République dominicaine 2000 5 4 6 4 6 4 5 8 3 4 6 MICS 2000
Gambie 2000 18 25 13 17 17 21 11 14 15 24 25 MICS 2000
Guinée-Bissau 2000 39 55 29 36 48 57 19 29 40 46 65 MICS 2000
Guyana 2000 17 30 14 9 16 18 - - - - - MICS 2000
Indonésie 2000 25 24 25 21 21 - - - - - - MICS 2000
République démocratique
populaire lao 2000 15 22 13 12 17 21 11 16 14 17 21 MICS 2000
Lesotho 2000 33 26 35 32 34 31 38 35 33 30 30 MICS 2000
Madagascar 2000 3 3 3 3 3 2 3 3 3 3 2 MICS 2000
Mongolie 2000 11 13 10 13 10 21 8 12 13 13 11 MICS 2000
Myanmar 2000 10 8 11 14 11 9 11 11 10 9 8 MICS 2000
Niger 2000 6 7 5 5 8 10 6 4 4 5 7 MICS 2000
Rwanda 2000 19 20 19 19 19 18 21 20 18 17 MICS 2000
Sao Tomé-et-Principe 2000 7 9 4 6 5 9 3 3 7 8 12 MICS 2000
Sénégal 2000 6 8 5 5 8 6 3 7 6 6 6 MICS 2000
Sierra Leone 2000 24 17 27 26 19 17 23 24 20 29 25 MICS 2000
Soudan 2000 26 26 26 25 36 26 24 25 25 29 29 MICS 2000
Suriname 2000 7 2 7 12 12 3 1 5 5 5 15 MICS 2000
Swaziland 2000 14 22 12 12 13 15 13 12 14 15 16 MICS 2000
Tadjikistan 2000 48 57 46 35 30 49 54 47 46 44 51 MICS 2000
Togo 2000 8 8 8 9 5 4 19 - 5 - 13 MICS 2000
Viet Nam 2000 21 20 22 18 18 46 22 20 21 25 18 MICS 2000
Zambie 1999 7 9 6 7 7 8 6 7 4 7 12 MICS 1999
Moyenne (33 pays) 17 19 17 17 18 20 16 16 16 17 19
TABLEAU 4 PERSONNES S’OCCUPANT D’ENFANTS, SACHANT QUE LA DYSPNÉE EST UN SIGNE DEVANT AMENER IMMÉDIATEMENT
À DEMANDER DES SOINS, SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES, 1999-2001
% de personnes s’occupant Lieu de résidence Niveau d’instruction de la mère
d’enfants, sachant que la Quintiles de richesse
Pays et dyspnée est un signe qui Aucune instruction
territoires Année doit amener immédiatement Milieu Milieu en bonne et Etudes Etudes Le plus Le plus Source
à demander des soins urbain rural due forme primaires secondaires pauvre Deuxième Moyen Quatrième riche
Angola 2001 31 29 34 29 32 29 32 30 28 33 30 MICS 2001
Azerbaïdjan 2000 11 13 9 - 7 16 10 12 11 10 12 MICS 2000
Bolivie 2000 3 4 2 1 2 4 2 3 3 2 5 MICS 2000
Bosnie-Herzégovine 2000 40 42 40 - 38 42 - - - - - MICS 2000
Burundi 2000 54 53 54 52 59 61 48 52 58 55 58 MICS 2000
Cameroun 2000 8 8 8 7 8 9 6 10 8 9 8 MICS 2000
République centrafricaine 2000 15 15 15 16 15 13 17 16 14 15 12 MICS 2000
Tchad 2000 17 16 17 17 17 16 22 15 13 16 16 MICS 2000
Comores 2000 16 21 14 16 13 19 15 14 17 15 18 MICS 2000
Congo, République
démocratique du 2001 33 31 35 70 73 60 36 37 38 29 28 MICS 2001
Côte d'Ivoire 2000 10 14 9 9 11 18 10 8 9 12 17 MICS 2000
République dominicaine 2000 19 19 19 18 19 20 18 23 17 18 20 MICS 2000
Gambie 2000 19 25 15 17 27 23 16 11 17 24 27 MICS 2000
Guinée-Bissau 2000 38 57 26 34 49 63 12 25 40 48 67 MICS 2000
Guyana 2000 25 31 24 17 25 25 - - - - - MICS 2000
Indonésie 2000 35 36 35 34 31 - - - - - - MICS 2000
République démocratique
populaire lao 2000 25 34 22 21 26 32 20 25 23 27 31 MICS 2000
Lesotho 2000 29 23 30 34 28 28 29 34 27 28 25 MICS 2000
Madagascar 2000 7 7 7 6 7 7 7 6 8 7 6 MICS 2000
Mongolie 2000 12 12 11 12 9 24 11 13 12 11 11 MICS 2000
Myanmar 2000 14 12 14 17 14 13 14 12 20 13 9 MICS 2000
Niger 2000 10 15 7 9 13 19 6 7 8 9 14 MICS 2000
Rwanda 2000 20 - 20 20 19 24 19 19 18 22 28 MICS 2000
Sao Tomé-et-Principe 2000 6 8 5 6 6 7 4 4 5 5 14 MICS 2000
Sénégal 2000 8 9 7 7 8 8 7 9 8 8 6 MICS 2000
Sierra Leone 2000 27 18 30 28 31 18 25 27 29 32 21 MICS 2000
Soudan 2000 35 36 34 34 36 36 31 34 36 39 36 MICS 2000
Suriname 2000 11 6 12 18 15 8 10 8 9 9 18 MICS 2000
Swaziland 2000 12 16 10 11 10 13 10 10 12 13 17 MICS 2000
Tadjikistan 2000 56 64 53 54 48 56 60 57 51 52 59 MICS 2000
Togo 2000 15 17 14 16 12 16 33 - 13 - 30 MICS 2000
Viet Nam 2000 39 42 38 29 37 82 35 41 41 45 37 MICS 2000
Zambie 1999 8 10 6 8 8 8 7 6 4 8 13 MICS 1999
Moyenne (33 pays) 21 23 20 21 23 26 19 20 20 21 23
TABLEAU 5 ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ATTEINTS DE PNEUMONIE ET TRAITÉS PAR ANTIBIOTIQUES
(PRINCIPALEMENT À PARTIR DU DÉBUT DES ANNÉES 1990), SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES
% d’enfants de moins Lieu de résidence Sexe Niveau d’instruction de la mère
Pays et territoires Année de cinq ans atteints de Source
pneumonie et traités Milieu Milieu Aucune instruction Etudes Etudes
par antibiotiques urbain rural Masculin Féminin scolaire primaires secondaires1
Brésil 1991 13 14 13 14 13 9 14 22 DHS 1991
Brésil 1996 15 16 12 14 16 14 11 19 DHS 1996
Burkina Faso 1992-93 12 27 9 12 12 10 19 61 DHS 1992-93
Burundi 1987 1 3 1 1 1 1 1 1 DHS 1987
Cameroun 1991 13 19 10 14 12 3 17 27 DHS 1991
Colombie 1986 5 7 2 6 4 3 6 5 DHS 1986
Colombie 1990 30 30 31 31 30 14 33 30 DHS 1990
République dominicaine 1991 29 29 28 30 27 20 29 31 DHS 1991
République dominicaine 1996 10 12 8 10 10 6 12 9 DHS 1996
Egypte 1992 25 35 18 29 20 18 27 36 DHS 1992
Egypte 2000 75 82 73 76 75 70 71 83 DHS 2000
Ghana 1993 24 38 21 23 26 16 34 13 DHS 1993
Ghana 1998 16 13 17 14 18 14 17 18 DHS 1998
Inde 1992-93 33 37 33 34 32 32 32 40 DHS 1992-93
Kenya 1993 22 24 22 25 20 20 23 24 DHS 1993
Libéria 1986 2 2 2 2 3 2 2 3 DHS 1986
Madagascar 1992 20 25 19 20 20 17 16 33 DHS 1992
Malawi 1992 24 38 22 22 26 23 24 27 DHS 1992
Mali 1987 2 3 2 4 0 1 12 0 DHS 1987
Maroc 1992 7 11 5 8 5 5 10 21 DHS 1992
Namibie 1992 23 26 22 22 24 21 23 25 DHS 1992
Niger 1992 9 25 7 10 9 9 9 26 DHS 1992
Nigéria 1990 23 35 21 24 23 21 27 26 DHS 1990
Pakistan 1990-91 16 24 13 16 16 14 20 28 DHS 1990-91
Paraguay 1992 29 34 24 33 23 17 28 34 DHS 1992
Philippines 1993 44 49 40 47 41 29 39 49 DHS 1993
Philippines 1998 36 43 32 39 33 30 28 42 DHS 1998
Rwanda 1992 4 18 3 4 3 3 4 14 DHS 1992
Sénégal 1992-93 18 21 17 18 19 17 25 24 DHS 1992-93
Tanzanie, République-Unie de 1992 22 22 22 20 23 16 24 32 DHS 1992
Turquie 1993 22 29 16 23 22 22 20 33 DHS 1993
Yémen 1991-92 7 12 6 7 6 6 16 32 DHS 1991-92
Zambie 1992 14 23 8 14 14 9 12 29 DHS 1992
40
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REGROUPEMENTS RÉGIONAUX
Les moyennes régionales présentées dans ce rapport, y compris dans le Tableau statistique 1, ont été
calculées à partir des données concernant les pays et territoires, regroupés comme indiqué ci-dessous.
Afrique subsaharienne
Afrique du Sud; Angola; Bénin; Botswana; Burkina Faso; Burundi; Cameroun; Cap-Vert; Comores; Congo; Côte d'Ivoire;
Erythrée; Ethiopie; Gabon; Gambie; Ghana; Guinée; Guinée-Bissau; Guinée équatoriale; Kenya; Lesotho; Libéria;
Madagascar; Malawi; Mali; Maurice; Mauritanie; Mozambique; Namibie; Niger; Nigéria; Ouganda; République
centrafricaine; République démocratique du Congo; République-Unie de Tanzanie; Rwanda; Sao Tomé-et-Principe;
Sénégal; Seychelles; Sierra Leone; Somalie; Swaziland; Tchad; Togo; Zambie; Zimbabwe.
Asie du Sud
Afghanistan; Bangladesh; Bhoutan; Inde; Maldives; Népal; Pakistan; Sri Lanka.
Pays industrialisés
Allemagne; Andorre; Australie; Autriche; Belgique; Canada; Chypre; Danemark; Espagne; Estonie; Etats-Unis d’Amérique;
Finlande; France; Grèce; Hongrie; Irlande; Islande; Israël; Italie; Japon; Lettonie; Liechtenstein; Lituanie; Luxembourg;
Malte; Monaco; Nouvelle-Zélande; Norvège; Pays-Bas; Pologne; Portugal; République tchèque; Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord; Saint-Marin; Saint-Siège; Slovaquie; Slovénie; Suède; Suisse.
Pays en développement
Afghanistan; Afrique du Sud; Algérie; Angola; Antigua-et-Barbuda; Arabie saoudite; Argentine; Arménie; Azerbaïdjan;
Bahamas; Bahreïn; Bangladesh; Barbade; Belize; Bénin; Bhoutan; Bolivie; Botswana; Brésil; Brunéi Darussalam;
Burkina Faso; Burundi; Cambodge; Cameroun; Cap-Vert; Chili; Chine; Chypre; Colombie; Comores; Congo; Costa Rica;
Côte d'Ivoire; Cuba; Djibouti; Dominique; Egypte; El Salvador; Emirats arabes unis; Equateur; Erythrée; Ethiopie; Fidji;
Gabon; Gambie; Géorgie; Ghana; Grenade; Guatemala; Guinée; Guinée-Bissau; Guinée équatoriale; Guyana; Haïti;
Honduras; Iles Cook; Iles Marshall; Iles Salomon; Inde; Indonésie; Iran (République islamique d’ ); Iraq; Israël; Jamahiriya
arabe libyenne; Jamaïque; Jordanie; Kazakhstan; Kenya; Kirghizistan; Kiribati; Koweït; Lesotho; Liban; Libéria;
Madagascar; Malaisie; Malawi; Maldives; Mali; Maroc; Maurice; Mauritanie; Mexique; Micronésie (Etats fédérés de);
Mongolie; Mozambique; Myanmar; Namibie; Nauru; Népal; Nicaragua; Niger; Nigéria; Nioué; Oman; Ouganda;
Ouzbékistan; Pakistan; Palaos; Panama; Papouasie-Nouvelle-Guinée; Paraguay; Pérou; Philippines; Qatar; République
arabe syrienne; République centrafricaine; République de Corée; République démocratique du Congo; République
démocratique populaire lao; République dominicaine; République populaire démocratique de Corée; République-Unie de
Tanzanie; Rwanda; Saint-Kitts-et-Nevis; Sainte-Lucie; Saint-Vincent-et-les-Grenadines; Samoa; Sao Tomé-et-Principe;
Sénégal; Seychelles; Sierra Leone; Singapour; Somalie; Soudan; Sri Lanka; Suriname; Swaziland; Tadjikistan; Tchad;
Territoire palestinien occupé; Thaïlande; Timor-Leste; Togo; Tonga; Trinité-et-Tobago; Tunisie; Turkménistan; Turquie;
Tuvalu; Uruguay; Vanuatu; Venezuela (République bolivarienne du); Viet Nam; Yémen; Zambie; Zimbabwe.
ISBN : 978-92-806-4049-6
Février 2007