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La Pneumonie: de L'Enfant

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56213_French_Cover.

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LA PNEUMONIE
DE L’ENFANT
UN FLÉAU
OUBLIÉ
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 1

LA PNEUMONIE
DE L’ENFANT
UN FLÉAU OUBLIÉ

1
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REMERCIEMENTS

Ce rapport a été établi par


Tessa Wardlaw (UNICEF), Emily White Johansson (UNICEF), Matthew Hodge
et produit par la Division de la Communication de l’UNICEF.

Les contributions à l’élaboration de ce rapport ont été nombreuses et très utiles.


Robert Black, Cynthia Boschi-Pinto, Jennifer Bryce, Harry Campbell,
Gareth Jones, Orin Levine, Elizabeth Mason, Kim Mulholland, Shamim Ahmad Qazi,
Igor Rudan, Peter Salama, Eric Simoes, Nancy Terreri, Pascal Villeneuve et Neff
Walker en ont fixé les orientations générales et ont apporté de précieux conseils.

Les personnes dont les noms suivent et l’OMS ont apporté des données, des informations et
des documents essentiels :
Kim Mulholland (agents pathogènes spécifiques en cause), Igor Rudan
(estimations de l’incidence), Kenji Shibuya avec Doris Ma Fat (estimations
de la mortalité par causes), Neff Walker (estimations des coûts). Les estimations
de la mortalité liée à la pneumonie au niveau des pays ont été fournies par l’OMS.

Nyein Nyein Lwin et Diakhate Ngagne ont également participé à l’élaboration


du rapport.

La pneumonie de l’enfant : un fléau oublié


© Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)/
Organisation mondiale de la Santé (OMS), 2006.
Tous droits réservés.
L’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé encouragent les demandes de reproduction ou de
traduction de leurs publications – à des fins commerciales ou non. Toute demande d’autorisation ou de
renseignements doit être adressée à l’UNICEF, Division de la Communication, 3 United Nations Plaza,
New York 10017, USA (télécopie : +1 212 303 7985; adresse électronique : [Link]@[Link]) ou
aux Editions de l’OMS, Organisation mondiale de la Santé, Avenue Appia 20, 1211 Genève 27, Suisse
(téléphone : +41 22 791 3264; télécopie : +41 22 791 4857; adresse électronique : bookorders@[Link]).
Les demandes de reproduction ou de traduction des publications de l’OMS – à des fins commerciales ou
non – doivent être adressées aux Editions de l’OMS, à l’adresse ci-dessus (télécopie : +41 22 791 4806;
adresse électronique : permissions@[Link]).
Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent
n’impliquent de la part de l’UNICEF ou de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position
quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de
leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives
dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.
La mention de firmes et de produits commerciaux n’implique pas que ces firmes et produits commerciaux
soient agréés ou recommandés par l’UNICEF ou l’Organisation mondiale de la Santé de préférence
à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un
nom déposé.
Si l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé ont pris toutes les précautions nécessaires pour vérifier
les informations données dans la présente publication, le document est cependant distribué sans garantie
d’aucune sorte, ni explicite ni implicite. Le lecteur est seul responsable de l’interprétation et de l’utilisation
qu’il en fait. L’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé ne sauraient être tenus responsables
d’éventuels préjudices qui pourraient résulter de son utilisation.

UNICEF/OMS, La pneumonie de l’enfant : un fléau oublié, 2006

ISBN : 978-92-806-4049-6

Photo de couverture : © UNICEF/HQ05-0531/Rachel Donnan


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TABLE DES MATIÈRES


Introduction ...............................................................................................................4

Informations générales sur la pneumonie..............................................................6


Causes de la pneumonie .................................................................................7
Symptômes de la pneumonie.........................................................................7
Diagnostic de la pneumonie ...........................................................................8
Mode de transmission de la pneumonie .......................................................8
Raisons de la vulnérabilité de l’enfant ...........................................................8
Prévention de la pneumonie ...........................................................................9
Traitement de la pneumonie ...........................................................................9

Les victimes de la pneumonie ...............................................................................10

Niveau et évolution des connaissances et du traitement ...................................14


Reconnaissance des signes d’alerte de la pneumonie ...............................16
Demande de soins .........................................................................................16
Traitement antibiotique de la pneumonie ...................................................20

Principales mesures à prendre pour lutter contre


les décès par pneumonie .......................................................................................22

Coût de la lutte contre les décès par pneumonie ................................................28

La pneumonie : une pandémie oubliée ................................................................29

Appendice ................................................................................................................30

Références ...............................................................................................................31

Tableaux statistiques ..............................................................................................34


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 4

LA PNEUMONIE EST LA MA-


LADIE LA PLUS MEURTRIÈRE
CHEZ L’ENFANT – ELLE FAIT
PLUS DE VICTIMES QUE LE
SIDA, LE PALUDISME ET LA
ROUGEOLE RÉUNIS. PLUS DE
2 MILLIONS D’ENFANTS EN
MEURENT CHAQUE ANNÉE
– SOIT PRÈS D’UN DÉCÈS
D’ENFANT DE MOINS DE 5 ANS
SUR CINQ DANS LE MONDE.
CETTE MALADIE SUSCITE
POURTANT PEU D’INTÉRÊT.

Dans ce rapport, nous allons présenter une


étude des données épidémiologiques sur
la charge et la répartition de la pneumonie
et une évaluation du niveau actuel de la
mise en œuvre des traitements et de la
prévention. Les résultats n’incitent guère à
l’optimisme : seule environ une personne
sur cinq s’occupant d’enfants, connaît les
signes d’alerte de la pneumonie; la moitié
seulement des enfants atteints bénéficie
de soins médicaux appropriés, et selon
le peu de données dont on dispose,
moins de 20 % des enfants malades
reçoivent un traitement antibiotique,
pourtant recommandé.
Des interventions efficaces permettent

INTRODUCTION d’éviter les décès mais trop peu d’enfants


en bénéficient. Il est possible, pour un
coût relativement modeste, d’élargir
le traitement au plus grand nombre. Les
estimations semblent indiquer que, si un
traitement antibiotique était administré à
tous les enfants atteints de pneumonie,
quelque 600 000 vies par an pourraient
être épargnées, pour un coût de US $600
millions1. Le nombre d’enfants sauvés
atteindrait 1,3 million, soit plus du double,
si les interventions préventives et thérapeu-
tiques adéquates étaient offertes à tous.
© UNICEF/HQ05-0837/Josh Estey

Nous espérons que ce rapport fera


mieux connaître cette maladie négligée
et qu'il incitera le lecteur à agir pour
diminuer le nombre d’enfants qui meurent
de pneumonie.

4
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 5

ENCADRÉ 1
OBJECTIFS ET CIBLES
MONDIAUX RELATIFS À LA
ESTIMATION DU NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À LA LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ
JUVENILE ET LES DÉCÈS DUS
PNEUMONIE CHEZ L’ENFANT DE MOINS DE CINQ ANS À LA PNEUMONIE
La Figure 1, qui présente la répartition des causes primaires de mortalité La lutte contre la mortalité des
chez l’enfant de moins de cinq ans dans le monde, permet de constater qu’avec enfants est l’un des huit objectifs
19 % des décès, la pneumonie est la maladie la plus meurtrière (pour obtenir des du Millénaire pour le développement
informations plus détaillées sur ces estimations, consulter l’appendice). (OMD), avec des cibles et un
calendrier fixés au niveau mondial, en
Toutefois, ce chiffre ne tient pas compte des décès par pneumonie qui vue de lutter contre la pauvreté sous
surviennent pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des quatre ses différents aspects, d’ici 2015.
premières semaines après la naissance. Selon les estimations, 26 % des décès L’objectif 4 consiste, en particulier,
de nouveau-nés, soit 10 % des décès d’enfants de moins de cinq ans, sont à réduire de deux tiers, entre 1990
provoqués par des infections graves survenant au cours de la période néonatale, et 2015, le taux de mortalité des
dont une bonne partie a pour origine une pneumonie ou une septicémie (grave enfants de moins de 5 ans. Pour
infection bactérienne du sang que l’on traite également au moyen d’antibiotiques). y parvenir, il faut lutter d’urgence
Si la période néonatale était incluse dans l’estimation globale, on recenserait contre la pneumonie, responsable de
jusqu’à 3 millions de décès par pneumonie chez l’enfant de moins de cinq ans, 19 % des décès d’enfants de moins
de cinq ans.
soit près d’un tiers des décès (29 %) dans cette tranche d’âge chaque année.
Objectifs du Millénaire pour
FIGURE 1 le développement
LA PNEUMONIE EST LA PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ CHEZ L’ENFANT • Objectif 4 : Réduire la mortalité des
DANS LE MONDE enfants de moins de 5 ans. Réduire
Répartition de la mortalité par causes chez l’enfant de moins de cinq ans dans le monde (2004) de deux tiers, entre 1990 et 2015, le
taux de mortalité des enfants de
Maladies diarrhéiques du nouveau-né 1 % Maladies diarrhéiques 17 % moins de 5 ans.
Autres 10 %
Autres affections néonatales 2 %
Un monde digne des enfants
Tétanos néonatal 2 % Paludisme 8 % – Plan d’action : objectifs,
Malformations stratégies et mesures
congénitales 3 % Rougeole 4 %
• Réduire d’un tiers le nombre
Hypoxie à la naissance 8 % de décès dus aux infections
Traumatismes 3 %
respiratoires aiguës entre 2000
Prématurité 10 %
SIDA 3 % et 2010 (d’après section III.B.1,
Infections sévères du nouveau-né para. 37).
(pneumonie/septicémie principalement) 10 % Pneumonie 19 %

Chez l’enfant de moins de cinq ans, la dénutrition participe au décès dans 53 % des cas.

FIGURE 2
LA PNEUMONIE EST UNE CAUSE IMPORTANTE DES DÉCÈS D’ENFANTS DANS
TOUTES LES RÉGIONS
% de décès d’enfants de moins de cinq ans dus à la pneumonie, par région UNICEF (2004)

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 5


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 6

Les infections respiratoires aiguës


peuvent toucher n’importe quel
organe de l’appareil respiratoire :
l’oreille moyenne, le nez ou encore
les poumons2. La pneumonie est une
forme grave d’infection aiguë des
voies respiratoires basses qui s’at-
taque spécifiquement aux poumons.
Les poumons renferment des milliers
de conduits (les bronches), subdivisés
en ramifications plus petites (les
bronchioles) qui se terminent par de
petits sacs (alvéoles). Les alvéoles
sont irriguées par des capillaires qui
permettent au sang de se charger
en oxygène et d’éliminer le dioxyde
de carbone. En cas de pneumonie,
les alvéoles de l’un ou des deux
poumons se remplissent de pus et de
liquide, ce qui diminue l’absorption

INFORMATIONS d’oxygène et gêne la respiration.


La plupart des infections respiratoires
aiguës sont bénignes, comme
GÉNÉRALES le rhume. Mais chez l’enfant
vulnérable, une infection qui se

SUR LA PNEUMONIE manifeste d’abord par des symp-


tômes bénins peut parfois s’aggraver
et entraîner, par exemple, une
pneumonie – notamment lorsqu’il
souffre d’une maladie concomitante
comme la diarrhée ou le paludisme.
© UNICEF/HQ02-0513/Ami Vitale

6
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 7

ENCADRÉ 2
TERMINOLOGIE EMPLOYÉE
DANS LE PRESÉNT
QUELLES SONT LES causes DE LA PNEUMONIE ? RAPPORT
Infection respiratoire aiguë :
On dispose de peu de données sur les agents pathogènes responsables Toute infection des voies respira-
de la pneumonie et les informations disponibles sont souvent difficiles à toires supérieures ou inférieures,
interpréter. On sait que, dans les pays en développement, les formes sévères telle que définie dans la
de pneumonie de l’enfant sont principalement dues à Streptococcus Classification internationale des
pneumoniae. Dans une moindre mesure, on trouve aussi des cas de pneu- Maladiesa. Les infections aiguës
monie bactérienne bénins, mais les cas d’origine virale sont probablement des voies respiratoires inférieures,
qui touchent l’appareil respiratoire
plus nombreux. Haemophilus influenzae de type b (Hib) est un autre agent
sous l’épiglotte, peuvent prendre
pathogène bactérien fréquemment responsable. Enfin, d’autres pneu- une forme grave, comme dans le
mopathies prenant l’allure d’une pneumonie peuvent être provoquées par cas de la pneumonie. Celle-ci
des virus, des bactéries moins courantes ou des champignons. Toutefois, entre pour une part importante
on ne dispose pas d’informations plus spécifiques sur l’étiologie de la pneu- dans la charge de morbidité
monie chez l’enfant. Il faut d’urgence entreprendre des recherches pour attribuable aux infections des
mieux cerner les différentes causes de la maladie car il est essentiel de voies respiratoires inférieures.
connaître les agents pathogènes responsables pour orienter les traitements
Pneumonie : Dans le présent
et les politiques. rapport, le terme « pneumonie »
signifie « suspicion de pneumonie
». Un cas suspect de pneumonie

QUELS SONT LES symptômes DE LA PNEUMONIE ? est repéré grâce aux symptômes
cliniques, car la confirmation
du diagnostic à l’aide d’une
Les enfants atteints de pneumonie peuvent présenter divers symptômes radiographie ou d’examens de
selon leur âge et la cause de l’infection. Les pneumonies bactériennes laboratoire est généralement
provoquent en général une forte fièvre et une accélération de la impossible lorsque les ressources
respiration. Les pneumonies virales, en revanche, apparaissent souvent sont limitées. Il faut donc craindre
progressivement et peuvent s’aggraver avec le temps. Chez l’enfant une pneumonie chez tous les
et le nourrisson, on observe couramment une respiration rapide ou enfants de moins de cinq ans qui
une dyspnée, une toux, de la fièvre, des frissons, des céphalées, une toussent, qui respirent rapidement
anorexie et une respiration sifflante. Dans les cas graves, les enfants de ou difficilement. Les cas suspects
moins de cinq ans peuvent avoir d’énormes difficultés à respirer, leur de pneumonie sont alors classés
cage thoracique s’enfonçant ou se rétractant lorsqu’ils inspirent (tirage en fonction de leur gravité
sous-costal). Chez le nourrisson, on peut observer des convulsions, une (« sévères » ou « bénins »). Pour
plus d’informations sur la classifi-
perte de conscience, une hypothermie, une léthargie et des problèmes
cation (voir l’Encadré 5, page 24)b, c.
pour s’alimenter3.

FIGURE 3
AGENTS PATHOGÈNES RESPONSABLES DE CAS DE PNEUMONIE SÉVÈRE

Agent Répartition des cas de Discussion


pathogène pneumonie sévère, par
agent pathogène

S. pneumoniae, que l’on retrouve dans la plupart des études effectuées dans le monde, est l’agent
Streptococcus pathogène le plus répandu. Des données sur des essais récents de vaccins indiquent qu’en Afrique
pneumoniae Agent principal cette bactérie pourrait être responsable de plus de 50 % des cas de pneumonie sévère et
(bactérie) probablement d’une part encore plus importante des décès. Il est possible que cette proportion
varie selon les régions.
Haemophilus Une part significative des cas est causée par Haemophilus influenzae type b (Hib). Des études
Agent important sur les vaccins effectuées au Bangladesh, au Chili et en Gambie semblent indiquer que le Hib est
influenzae
(bactérie) à l’origine d’environ 20 % des cas de pneumonie sévère, cette proportion pouvant varier selon
les régions.
Les autres agents pathogènes importants sont des virus, tels que le virus respiratoire syncytial
Autres agents Agents moins
(VRS) et le virus de la grippe; des bactéries, comme Staphylococcus aureaus et Klebsiella
pathogènes courants pneumoniae; et le champignon Pneumocystis jiroveci (PCP), en particulier chez les enfants atteints
importants du SIDA (voir l’Encadré 3, page 8).

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 7


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 8

ENCADRÉ 3
PRÉVENTION DE LA
QUEL EST LE diagnostic DE LA PNEUMONIE ?
PNEUMONIE ASSOCIÉE La radiographie du thorax et des examens de laboratoire
AU VIH CHEZ L’ENFANT permettent de confirmer le diagnostic et de déterminer
Partout dans le monde, la l’extension, la localisation et la cause de l’infection. Toutefois,
pneumonie est une infection lorsque les ressources sont limitées et que l’on n’a pas accès
opportuniste courante chez
l'enfant VIH-positif. La forme de à ces technologies, le diagnostic est posé sur la base des symp-
pneumonie dont sont atteints tômes cliniques. On soupçonne une pneumonie lorsqu’un enfant
les sujets porteurs du VIH, ou un nourrisson tousse, respire rapidement ou difficilement
provoquée par le champignon (voir la marche à suivre détaillée à l’Encadré 5, page 24)4. L’entourage
P. jiroveci, est généralement a donc un rôle fondamental à jouer car c’est à lui de reconnaître
désignée sous le sigle PCP.
Selon de récentes données de les symptômes et de demander les soins médicaux appropriés.
l’Afrique du Sud, du Malawi, de
la Thaïlande et de la Zambie,
la PCP est responsable d’au
moins 1 décès sur 4 chez
les nourrissons de moins
COMMENT SE transmet LA PNEUMONIE ?
d’un an VIH-positifsa. Il est Les agents pathogènes responsables de la pneumonie ont plusieurs
à noter, toutefois, que si la voies d’accès aux poumons. Bien que l'on dispose de peu d'informa-
PCP provoque maintenant de tions sur la pathogenèse chez l'enfant, il est communément admis
nombreux décès d’enfants que souvent ce sont des bactéries déjà présentes dans le nez
VIH-positifs, elle n’est respons- ou dans la gorge qui passent dans les poumons par inhalation et
able que de 5 % environ des provoquent l'infection5. Les agents pathogènes peuvent aussi être
décès d’enfants par pneumonie véhiculés par les gouttelettes en suspension dans l'air; la pneumonie
dans le mondeb. peut aussi être consécutive à une infection du sang. Au moment
L’OMS et l’UNICEF recomman- de la naissance ou peu après, le nouveau-né court davantage de
dent une prophylaxie au risques de contracter une pneumonie par exposition à des agents
co-trimoxazole pour tous les pathogènes dans la filière génitale, ou à des matières contaminées
enfants VIH-positifs et ceux pendant l’accouchement.
nés de mères infectées par
le VIH, afin d’éviter qu’ils ne
contractent une pneumoniec.
Des essais cliniques effectués
en Zambie montrent une baisse
POURQUOI LES ENFANTS SONT-ILS
significative et durable des
hospitalisations et du taux
vulnérables ?
de mortalité dans un groupe De nombreuses défenses naturelles protègent l’enfant en bonne
d’enfants VIH-positifs traités santé des agents pathogènes susceptibles de pénétrer dans ses
au co-trimoxazole par rapport à poumons et de provoquer une pneumonie. En revanche, un enfant
ceux du groupe sous placebod. ou un nourrisson dont le système immunitaire est affaibli a moins
Depuis le début des années de défenses. Les enfants dénutris, notamment ceux qui ne sont
1990, dans de nombreux
pas allaités exclusivement au sein ou qui ont une carence en zinc,
pays en développement, le
co-trimoxazole est systéma-
sont davantage exposés au risque, tout comme les enfants et les
tiquement administré aux nourrissons qui souffrent d'autres maladies, telles que le SIDA ou la
enfants et aux adultes VIH- rougeole. Certains facteurs environnementaux, comme l’entasse-
positifse. ment des familles dans des logements exigus, et le tabagisme
des parents ou la pollution de l’air à l'intérieur des locaux, pourraient
L’un des principaux objectifs de augmenter le risque pour l’enfant de contracter une pneumonie et en
la campagne mondiale de aggraver les conséquences6.
l’UNICEF « Unissons-nous pour
les enfants, contre le SIDA »
est de fournir, d’ici 2010, du
co-trimoxazole (et/ou un traite-
ment antirétroviral) à 80 % des
enfants qui en ont besoin.

8
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 9

COMMENT prévenir LA PNEUMONIE ?


Pour réduire la mortalité, il est essentiel d’éviter que les enfants ne contractent cette
maladie (voir l’Encadré 7, page 26). La prévention passe principalement par une nutrition
adéquate (notamment l'allaitement au sein et l’apport en zinc), l’augmentation de la
couverture vaccinale (voir l’Encadré 8, page 27) et la lutte contre la pollution de l’air
à l’intérieur des locaux7. Les enfants séropositifs courent moins de risques de contracter
une pneumonie associée au VIH si on leur administre une dose quotidienne de
co-trimoxazole (voir l’Encadré 3, page 8)8. Selon de récentes études, le lavage des mains
permettrait aussi de réduire l'incidence de la pneumonie9.

COMMENT traiter LA PNEUMONIE ?


Une antibiothérapie complète et adaptée, administrée sans délai, permet d'éviter le
décès. L’UNICEF et l'OMS ont publié des principes directeurs10 pour le diagnostic et le
traitement de la pneumonie au niveau communautaire dans les pays en développement
(voir l’Encadré 6, page 25). Cette formule, qui a fait ses preuves, est abordable et
relativement simple à mettre en œuvre11.
Le co-trimoxazole et l’amoxicilline, médicaments efficaces contre les bactéries
pathogènes, sont souvent utilisés dans les pays en développement pour traiter les
enfants atteints. Les nourrissons de moins de deux mois présentant des signes de pneu-
monie ou de septicémie risquent de décéder plus rapidement que les enfants plus âgés
et il faut les adresser immédiatement à un hôpital ou à un dispensaire (pour plus de
détails, voir l’Encadré 5, page 24)12. Les schémas thérapeutiques seront retenus en fonc-
tion de leur efficacité au niveau local. Dans certaines régions, il arrive que les résistances
antibiotiques soient très courantes, et ces médicaments seront donc moins efficaces
(voir l’Encadré 4, page 21). Dans d'autres régions, il peut y avoir un grand nombre de
patients à risque, tels que des enfants dénutris ou VIH-positifs, et il faudra peut-être en
tenir compte et adapter les stratégies thérapeutiques (voir l’Encadré 3, page 8).
© UNICEF/HQ00-0422/Alejandro Balaguer

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 9


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 10

On estime à plus de 150 millions le nom-


bre d'épisodes de pneumonie survenant
chaque année chez l'enfant de moins de
cinq ans dans les pays en développe-
ment, ce qui représente plus de 95 %
des nouveaux cas dans le monde. Entre
11 et 20 millions d'enfants atteints de
pneumonie devront être hospitalisés et
plus de 2 millions en mourront. Notons
également que, chez l'enfant, l'incidence
diminue avec l'âge13.
Plus de la moitié des épisodes de pneu-
monie touchant les enfants de moins de
cinq ans surviennent en Asie du Sud et
en Afrique subsaharienne et plus des
trois quarts dans 15 pays seulement14.

FIGURE 4
LES TROIS QUARTS DES CAS
DE PNEUMONIE DE L’ENFANT
SURVIENNENT DANS 15 PAYS

Inde 44 millions
Chine 18 millions

PNEUMONIE : Nigéria
Pakistan
7 millions
7 millions

QUI SOUFFRE, Bangladesh


Indonésie
6 millions
6 millions

QUI MEURT ? Brésil


Ethiopie
République démocratique du Congo
4 millions
4 millions
3 millions
Philippines 3 millions
Afghanistan 2 millions
Egypte 2 millions
Mexique 2 millions
Soudan 2 millions
© UNICEF/HQ05-0368/Ben Parker

Viet Nam 2 millions

Total 113 millions


NOTE : Les chiffres étant arrondis, le total ne correspond pas au résultat
obtenu en additionnant les chiffres indiqués pour chaque pays.

10
56213_Text_AA.qxp 2/1/07 1:17 PM Page 11

FIGURE 5
INCIDENCE DE LA PNEUMONIE ET NOMBRE DE DÉCÈS PAR PNEUMONIE CHEZ L’ENFANT
DE MOINS DE CINQ ANS, PAR RÉGION UNICEF (2004)
Régions UNICEF Nombre d’enfants Nombre de décès Incidence de Nombre total
de moins de cinq ans d’enfants par pneumonie la pneumonie d’épisodes de pneumonie
(en milliers) (en milliers) (nombre d’épisodes (en milliers)
par enfant et par an)

Asie du Sud 169 300 702 0,36 61 300


Afrique subsaharienne 117 300 1 022 0,30 35 200
Moyen-Orient et Afrique du Nord 43 400 82 0,26 11 300
Asie orientale et Pacifique 146 400 158 0,24 34 500
Amérique latine et Caraïbes 56 500 50 0,22 12 200
Europe centrale et orientale/CEI 26 400 29 0,09 2 400

Pays en développement 533 000 2 039 0,29 154 500


Pays industrialisés 54 200 1 0,03 1 600
Monde 613 600 2 044 0,26 158 500
NOTE : Les chiffres étant arrondis, l’addition des estimations par région figurant dans les colonnes 2, 3 et 5 ne correspond pas au total mondial.

FIGURE 6
C’EST EN ASIE DU SUD ET EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE QUE L’INCIDENCE DE LA PNEUMONIE
EST LA PLUS FORTE
Nombre d’épisodes par enfant et par an, par régions (2004)

COMMENT LIRE CE GRAPHIQUE ? :


Dans les pays en développement, un
enfant aura, en moyenne, 0,29 épisode
de pneumonie par an.

Selon les données de 134 pays, par régions UNICEF (2004).

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 11


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 12

FIGURE 7
ESTIMATION DE L’INCIDENCE DE LA PNEUMONIE DE L’ENFANT DANS LE MONDE (2004)

Nombre d’épisodes
par enfant et par an

0,199 ou moins

0,200 - 0,249

0,250 - 0,299

0,300 ou plus

Données non disponibles

Selon les données de 134 pays (2004).


La présente carte n’implique de la part de l’UNICEF ou de l’OMS
aucune prise de position quant au statut juridique des pays ou des
territoires, ni quant au tracé de leurs frontières.
La ligne en pointillé représente le tracé approximatif de la ligne de
démarcation au Jammu-et-Cachemire, qui a fait l’objet d’un accord
entre l’Inde et le Pakistan. Le statut définitif du Jammu-et-Cachemire
n’a pas encore fait l’objet d’un accord entre les parties.

12
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LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 13


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 14

Parce que la pneumonie est la première


cause de mortalité chez l'enfant, tous les
efforts visant à améliorer les taux de
survie doivent passer en priorité par la
lutte contre cette maladie; pour faire
baisser le nombre de décès, il faut
d'abord éviter que les enfants ne
contractent cette maladie. Les mesures
de prévention de nature à favoriser la
survie de l'enfant sont nombreuses
et bien connues : l'extension de la
couverture vaccinale, la promotion d'une
NIVEAU ET ÉVOLUTION bonne nutrition et la lutte contre la
pollution de l'air à l'intérieur des locaux
(voir l’Encadré 7, page 26).
DES CONNAISSANCES
Mais lorsqu'un enfant a contracté une
ET DES TRAITEMENTS pneumonie, il faut que l’entourage
sache reconnaître les symptômes
et demande immédiatement des
soins appropriés. Dans les pays en
développement, une grande part des cas
sévères de pneumonie étant d’origine
bactérienne, l'administration de traite-
ments antibiotiques complets et
efficaces dans les meilleurs délais est
© UNICEF/ HQ05-1586/Giacomo Pirozzi

fondamentale pour éviter les décès.


Cette formule, qui a fait ses preuves,
est abordable et relativement simple
à mettre en œuvre15.

14
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 15

1
2
RECONNAÎTRE un enfant malade

DEMANDER des soins appropriés

3
© UNICEF/HQ99-0634/Giacomo Pirozzi

Administrer le TRAITEMENT
antibiotique qui convient

Pour éviter qu’un enfant de moins de cinq ans atteint de pneumonie ne décède,
trois étapes sont essentielles :
1 Reconnaître les signes de la maladie
2. Demander des soins appropriés
3. Administrer le traitement antibiotique qui convient
Nous allons présenter, dans les paragraphes suivants, une évaluation de la
couverture par les services correspondant à chacune de ces étapes essentielles
dans les pays en développement, d’après les informations accumulées dans les
bases de données mondiales de l'UNICEF; la plupart de ces informations sont
tirées des enquêtes en grappes à indicateurs multiples parrainées par l'UNICEF
et des enquêtes démographiques et sanitaires soutenues par l'Agence
de Développement international des Etats-Unis (USAID). Des renseignements
supplémentaires, obtenus grâce à des enquêtes nationales auprès des ménages,
ont également été pris en compte (pour plus d’information, consulter le site
[Link]).

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 15


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 16

RECONNAISSANCE DES SIGNES D’ALERTE


DE LA PNEUMONIE
La reconnaissance des symptômes de pneumonie est la première des
mesures à instaurer pour réduire la mortalité chez l’enfant de moins de cinq
ans. A cet égard, l'entourage joue un rôle crucial et il doit immédiatement
demander les soins appropriés. Il est absolument essentiel que l’entourage
ait conscience de la gravité de la maladie et du risque qu’elle représente.
Pourtant, alors que la pneumonie est la première cause de décès chez
l'enfant dans les pays en développement, seul un adulte ayant des enfants
à charge sur cinq connaît les deux symptômes révélateurs : l’accélération
de la respiration et la dyspnée. Les enquêtes en grappes à indicateurs
multiples fournissent des informations sur la connaissance des symptômes
de la pneumonie par l’entourage : les résultats de 33 de ces enquêtes révè-
lent que ces symptômes courants ne sont reconnus que par peu de gens.

FIGURE 8
L’ENTOURAGE RECONNAÎT RAREMENT LES SIGNES D’ALERTE DE LA PNEUMONIE
% de personnes s’occupant d’enfants sachant qu’il faut demander immédiatement des soins en cas de dyspnée ou de respiration rapide de l’enfant

Données tirées de 33 enquêtes en grappes à indicateurs multiples, 1999-2001 (voir Tableaux statistiques 3 et 4).

DEMANDE DE SOINS
En cas de suspicion de pneumonie, l'entourage doit consulter pour donner
à l'enfant des soins médicaux appropriés. Les soins appropriés, tels qu'ils
sont définis par l'OMS et par l'UNICEF, sont dispensés par des soignants
capables de diagnostiquer et de traiter correctement la pneumonie, à
l’hôpital, dans les centres de santé, dans les dispensaires, au niveau
communautaire par des agents de santé, dans des établissements de
santé maternelle et infantile, dans des établissements de proximité ou dans
des cabinets médicaux privés.
Les enquêtes en grappes à indicateurs multiples et les enquêtes démo-
graphiques et sanitaires nous éclairent sur la recherche d’un soignant
qualifié par l’entourage en cas de suspicion de pneumonie chez un enfant
et elles permettent d’évaluer les disparités à cet égard. Dans les pays en
développement, seule la moitié environ (54 %) des enfants est orientée
vers un soignant qualifié. C’est en Afrique subsaharienne que la demande
de soins est la plus faible (41 %), alors que l’on trouve les taux les plus
élevés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (66 %), ainsi qu’en Asie
orientale et dans le Pacifique, à l’exclusion de la Chine (62 %).

16
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 17

FIGURE 9
LA MOITIÉ SEULEMENT DES ENFANTS ATTEINTS DE PNEUMONIE SONT ADRESSÉS
À UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié, par région UNICEF (1998-2004)

Voir Tableau statistique 1.

Pour un sous-groupe de 67 pays, les données


des enquêtes en grappes à indicateurs multi-
ples et des enquêtes démographiques et
sanitaires indiquent que l’entourage consulte
un soignant qualifié presque autant pour les
filles que pour les garçons. En outre, il n’est
sans doute guère surprenant de constater
que les enfants vivant en milieu urbain et
© UNICEF/HQ00-0917/Roger LeMoyne

ceux dont la mère a un niveau d'instruction


plus élevé sont davantage vus par des
soignants qualifiés. En outre, les enfants de
familles aisées ont environ 30 % de chances
de plus que ceux des familles pauvres de
recevoir des soins médicaux appropriés.

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 17


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 18

FIGURE 10
DISPARITÉS DANS L’ACCÈS AUX SOINS EN CAS DE PNEUMONIE
En cas de pneumonie, la probabilité d’être vu par un soignant qualifié est moins grande pour certains
enfants. Si l’on ne constate pas de disparités entre garçons et filles, les enfants vivant en milieu rural
sont moins bien soignés que ceux vivant en milieu urbain. Il en va de même pour les enfants pauvres par
rapport aux riches et pour ceux dont la mère a peu d’instruction par rapport à ceux dont l’entourage est
plus instruit.

LES FILLES BÉNÉFICIENT DES MÊMES SOINS QUE LES GARÇONS


% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié

LES ENFANTS VIVANT EN MILIEU RURAL SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié

LES ENFANTS DONT LA MÈRE A PEU D’INSTRUCTION SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié

LES ENFANTS PAUVRES SONT VUS MOINS SOUVENT PAR UN SOIGNANT QUALIFIÉ
% d’enfants de moins de cinq ans atteints de pneumonie présentés à un soignant qualifié

Données tirées de 67 enquêtes démographiques et sanitaires et enquêtes en grappes à indicateurs multiples (1996-2003), sauf pour l’indice de richesse,
tiré de 32 enquêtes en grappes à indicateurs multiples (1999-2003) (voir Tableau statistique 2).

18
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 19

Évolution de la demande de soins


L'analyse de l'évolution de la demande de soins se
heurte au manque relatif de données entre le début et le
milieu des années 1990. Les données de 38 pays en
développement – représentant plus de 60 % de la popu-
lation de ces pays (en dehors de la Chine) – permettent

© UNICEF/ HQ04-0264/Christine Nesbitt


néanmoins d'évaluer l'évolution dans le temps de la
demande de soins pour la pneumonie. Elles indiquent
qu'entre 1994 et 2001, le nombre d'enfants atteints de
pneumonie présentés à un soignant qualifié n'a pas
beaucoup évolué. On observe des signes encourageants
dans certains pays où le niveau de soins appropriés est
très faible. Ainsi, au Burkina Faso, la proportion d'enfants
présentés à des soignants qualifiés a à peu près doublé
entre 1993 et 2003, passant de 19 % à 36 %, selon des
chiffres de l'enquête démographique et sanitaire. Dans
ce pays, cependant, deux enfants sur trois atteints
de pneumonie ne bénéficient toujours pas des soins
dont ils auraient besoin. L'absence de tout progrès
significatif ces dix dernières années dans les pays en
développement souligne l’urgence de l’action pour que
les enfants malades bénéficient enfin des soins
médicaux appropriés.
© UNICEF/ HQ98-0488/Alejandro Balaguer

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 19


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 20

TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE DE LA PNEUMONIE


Malgré le rôle essentiel des antibiotiques pour diminuer la mortalité par
pneumonie chez l'enfant, on n’a que peu d'informations sur l'utilisation de
ces médicaments. Les quelques données disponibles semblent indiquer
qu’au début des années 1990, seuls 19 % des enfants atteints recevaient
un traitement antibiotique.* Dans plusieurs pays, la proportion d'enfants
bénéficiant d'un traitement antibiotique est inférieure à 10 %, ce qui signifie
que 9 enfants sur 10 doivent surmonter leur infection sans aucune aide.
Il est encourageant de remarquer que certains pays ont sensiblement
accru, en peu de temps, la couverture de l’antibiothérapie. En Egypte, en
particulier, elle est passée de 25 % à 75 % en seulement huit ans (1992
à 2000) mais en Colombie, elle est passée de 5 % à 30 % en l’espace de
quatre ans (1986 à 1990).
Pour ces quelques pays, les données semblent également indiquer que,
dans les cas de pneumonie de l’enfant, les antibiotiques sont davantage
utilisés en milieu urbain (24 %) qu’en milieu rural (17 %). L’antibiothérapie
est également plus courante chez les enfants quand la mère a un niveau
d'instruction élevé (27 %) que quand elle n’a reçu aucune instruction
scolaire (15 %).
Des questions sur l’utilisation des antibiotiques en cas de pneumonie ont
récemment été ajoutées aux enquêtes en grappes à indicateurs multiples
et aux enquêtes démographiques et sanitaires. Un grand nombre de pays
devraient donc donner des informations à ce sujet dans les prochaines
années, ce qui permettra de faire une évaluation plus complète de la
fréquence actuelle d’utilisation des antibiotiques et de son évolution.

FIGURE 11
ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ATTEINTS DE PNEUMONIE
TRAITÉS PAR ANTIBIOTIQUES
(DONNÉES DE 27 PAYS, DATANT PRINCIPALEMENT DU DÉBUT DES ANNÉES 1990)

Total 19 %

Milieu urbain 24 %
Milieu rural 17 %

Garçons 19 %
Filles 18 %

Aucune instruction en bonne et due forme 15 %


Etudes primaires 20 %
Etudes secondaires 27 %
Voir tableau statistique 5.

* Actuellement, les enquêtes démographiques et sanitaires, qui datent pour la plupart du début des années 1990, ne
sont disponibles que pour un échantillon de 27 pays, et se caractérisent à la fois par une sous-notification et une
sur-notification car les personnes qui s’occupent d’enfants ne connaissent pas les traitements médicamenteux et ne
notent ni la posologie ni le déroulement du traitement. La couverture par les antibiotiques a probablement augmenté
depuis que ces données ont été recueillies.

20
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 21

ENCADRÉ 4
RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES
ET EXTENSION DU TRAITEMENT
DE LA PNEUMONIE
Pour réduire le nombre des décès d’enfants
de moins de cinq ans dus à la pneumonie
dans les pays en développement, il est
essentiel d’étendre sensiblement la couver-
ture par le traitement. Cependant, on signale
des taux élevés de résistance aux traite-
ments antibiotiques de première intention,
en particulier au co-trimoxazole, dans de
nombreuses régions du monde. Une étude
menée au Pakistan pour étudier le lien entre
la résistance de Streptococcus pneumoniae
et de Haemophilus influenzae type b (Hib)
au co-trimoxazole et l’efficacité de ce
médicament chez les enfants atteints de
pneumonies a révélé que, malgré des taux
élevés de résistance au co-trimoxazole, les
échecs thérapeutiques sont rares. Toutefois,
dans les cas graves, le co-trimoxazole est
moins efficace que l’amoxicillinea,b. Des
recherches doivent être entreprises
d’urgence pour étudier davantage cet
aspect essentiel.
On craint toujours que l’utilisation accrue
et durable des antibiotiques pour traiter les
enfants atteints de pneumonie ne complique
la prise en charge des pharmacorésistances
à l’avenir; prescrire des antibiotiques à un
enfant qui a un simple rhume ou qui tousse
représente à la fois un gaspillage des
ressources et un facteur de renforcement
des pharmacorésistances. Il est donc essen-
tiel que la généralisation du traitement de la
pneumonie aille de pair avec une formation
Ryberg
UNICEF/HQ05-1718/NiclasRyberg

et un encadrement rigoureux du personnel


des établissements de santé et des agents
©UNICEF/HQ05-1718/Niclas

de santé communautaires pour que cette


maladie soit diagnostiquée et traitée
correctement dans les communautés. Les
études menées notamment en Gambie, au
Honduras, au Kenya, au Népal et au Pakistan
confirment que c’est possiblec,d.
21
©
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 22

Pour diminuer la mortalité, il faut


commencer par éviter que les enfants ne
contractent la pneumonie. Mais cela ne
suffit pas. Les enfants présentant des
signes de pneumonie doivent bénéficier
sans délai d'un traitement antibiotique
efficace. Pour réduire le nombre de décès
par pneumonie chez l'enfant, il est essen-
tiel de prendre les mesures suivantes :
• VEILLER À CE QUE TOUTES LES
PERSONNES QUI S’OCCUPENT D’EN-
FANTS CONNAISSENT LES SIGNES
D’ALERTE DE LA PNEUMONIE : TOUX,
RESPIRATION RAPIDE ET DYSPNÉE.
Si un enfant présente des signes
de pneumonie, son entourage doit
immédiatement le présenter à un
soignant qualifié. Seule une personne
sur cinq s’occupant d'enfants connaît
les signes d'alerte; l’éducation sani-
taire est donc une priorité absolue.
En outre, l'entourage jouant un
rôle essentiel dans le traitement à
domicile, elle doit amener les adultes
responsables à prendre conscience
de la gravité de la maladie, ainsi que
de l'importance et de l'efficacité du
traitement.

PRINCIPALES MESURES • VEILLER À CE QUE LE DIAGNOSTIC


DE PNEUMONIE SOIT POSÉ PAR
À PRENDRE POUR RÉDUIRE DES SOIGNANTS QUALIFIÉS POUR
TOUS LES ENFANTS PRÉSENTANT
LE NOMBRE DES DÉCÈS DES SIGNES ÉVOCATEURS.
Dans les pays en développement,
PAR PNEUMONIE le diagnostic est posé sur la base
des symptômes cliniques car, lorsque
les ressources sont limitées, il est
généralement impossible de recourir à
la radiographie ou à des laboratoires.
Des principes directeurs, qui permettent
de distinguer la plupart des cas
de pneumonie des autres affections
respiratoires, ont été mis au point
© UNICEF/HQ98-1137/Giacomo Pirozzi

pour faciliter le diagnostic chez l'enfant


(voir l’Encadré 5, page 24). On doit
apprendre aux personnels de santé,
notamment aux agents de santé
communautaires, à diagnostiquer la

22
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:20 PM Page 23

© UNICEF/HQ05-0441/Boris Heger
pneumonie chez l’enfant de moins de cinq ans et, pour les y aider, leur apprendre à
mesurer la fréquence respiratoire à l’aide d’un chronomètre ou d’une montre, par
exemple. Il faut aussi faire des recherches pour mettre au point des tests de diagnostic
simples utilisables dans les communautés pour mieux repérer les enfants atteints de
pneumonie qui ont besoin d’antibiotiques.

• VEILLER À CE QUE TOUS LES ENFANTS CHEZ QUI UNE PNEUMONIE A ÉTÉ
DIAGNOSTIQUÉE BÉNÉFICIENT, SANS DÉLAI, D’UNE ANTIBIOTHÉRAPIE EFFICACE.
Les personnels de santé, notamment les agents de santé communautaires, doivent
suivre une formation rigoureuse les préparant à traiter les enfants atteints de pneumonie
et à adresser les cas sévères vers des établissements de soins. La mauvaise utilisation des
antibiotiques, notamment leur prescription à des enfants qui ont un simple rhume ou qui
toussent, constitue un gaspillage des ressources et favorise l’apparition des pharmacoré-
sistances. Rappelons que des principes directeurs ont été mis au point pour le diagnostic
et le traitement des enfants atteints de pneumonie au niveau communautaire (voir
l’Encadré 5, page 24) et que de nombreux pays en développement les ont appliqués avec
succès (voir l’Encadré 6, page 25). En outre, tous les établissements de santé et tous les
agents de santé communautaires doivent disposer d’antibiotiques en quantités suffisantes
pour traiter les cas de pneumonie. Dans certains cas, les pouvoirs publics devront explicite-
ment autoriser les agents de santé communautaires qualifiés à prescrire des antibiotiques
aux enfants atteints de pneumonie.

• SURVEILLER RÉGULIÈREMENT L'EFFICACITÉ CLINIQUE DU TRAITEMENT DE LA


PNEUMONIE POUR RÉVISER LES POLITIQUES THÉRAPEUTIQUES NATIONALES,
SI NÉCESSAIRE, EN FONCTION DES INFORMATIONS DISPONIBLES SUR
LA RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS, DES RÉSULTATS CLINIQUES ET
D'AUTRES DONNÉES.

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 23


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 24

ENCADRÉ 5
DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT
DE LA PNEUMONIE AU NIVEAU
COMMUNAUTAIRE
Lorsque l’entourage a reconnu les signes d’alerte de
la pneumonie (toux, respiration rapide ou dyspnée)
et présente l’enfant dans un service médical, le
personnel de santé – y compris les agents de santé
communautaires qualifiés – doit diagnostiquer et
traiter la maladie en suivant les principes de la prise
en charge intégrée des maladies de l’enfant
(PCIME)a, b :
• Diagnostic : Chez l’enfant âgé de 2 mois à 5 ans,
le diagnostic de pneumonie est posé en cas de
toux, de respiration rapide ou de dyspnée. Les
seuils de fréquence respiratoire dépendent de
l’âge de l’enfant (voir ci-dessous « Qu’est-ce
que la respiration rapide ? »). La pneumonie est
considérée comme sévère en cas de tirage sous-
costal (enfoncement ou rétractation de la cage
thoracique à l’inspiration) ou de stridor (bruit aigu
à l’inspiration). Le personnel de santé doit disposer
d’instruments (chronomètre ou montre) lui
permettant de mesurer la fréquence respiratoire.
• Traitement : Les enfants âgés de 2 mois à 5 ans
atteints d’une forme sévère de pneumonie
doivent être immédiatement adressés à
l’établissement de santé le plus proche. Pour
ceux qui présentent une forme bénigne, on
prescrit une antibiothérapie efficace à domicilec.
Dans tous les cas, les nourrissons de moins de
2 mois atteints de pneumonie doivent être
rapidement envoyés à l’établissement de santé le
plus proche en raison du risque élevé de
complications ou de décès.

SIGNES DIAGNOSTIC TRAITEMENT


• Respiration rapide (voir ci-dessous) Pneumonie sévère • Hospitaliser l’enfant d’urgence pour traitement antibiotique
par voie injectable et mise sous oxygénothérapie, si nécessaire
• Tirage sous-costal • Administrer la première dose de l’antibiotique approprié
• Stridor au repos

• Respiration rapide (voir ci-dessous) Pneumonie bénigne • Prescrire l’antibiotique qui convient
• Indiquer à la mère les mesures complémentaires à prendre et
donner un rendez-vous pour le suivi

• Fréquence respiratoire normale Autre affection


respiratoire • Indiquer à la mère les mesures complémentaires à prendre et à quel
© UNICEF/ HQ05-1580/Giacomo Pirozzi

moment elle doit revenir si les symptômes persistent ou s’aggravent

QU’EST-CE QU’UNE RESPIRATION RAPIDE ?


Si l’enfant est âgé de … L’enfant respire rapidement si on compte …
2 mois à 12 mois 50 respirations par minute ou plus
12 mois à 5 ans 40 respirations par minute ou plus

24
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 25

ENCADRÉ 6
LA PRISE EN CHARGE COMMUNAUTAIRE DES CAS DE
PNEUMONIE RÉDUIT SENSIBLEMENT LA MORTALITÉ
DE L’ENFANT : DONNÉES DE NEUF ÉTUDES
On a récemment achevé la méta-analysea des résultats de neuf
études portant sur l’effet de la prise en charge communautaire des
cas de pneumonie sur la mortalité de l’enfant. Dans le cadre de ces
études, les enfants ont bénéficié d’un diagnostic et d’un traitement
conformes aux principes directeurs exposés à l’Encadré 5, page 24.
Sur les neuf essais, le taux de mortalité global a diminué de 27 %, de
20 % et de 24 % chez les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants
(jusqu’à l’âge de 4 ans) respectivement. Dans ces trois groupes, on
a constaté que la mortalité attribuable à la pneumonie avait baissé
de 42 %, de 36 % et de 36 % respectivement. L’efficacité plus grande
que prévu des interventions visant à éviter les décès par pneumonie
semble indiquer que celle-ci est une cause indirecte importante
de mortalité. Les auteurs concluent que, dans les pays en développe-
ment, le diagnostic et le traitement au niveau communautaire de
la pneumonie, qui ont un effet significatif sur la mortalité des moins
de cinq ans, doivent être intégrés d’urgence dans les soins de
santé primaires.
L’analyse a aussi mis en lumière que la prise en charge des cas
au niveau communautaire donne de bons résultats, même dans les
situations les plus difficiles, là où on manque le plus cruellement de
ressources et chez les enfants présentant plusieurs facteurs de
risque. C’est d’ailleurs là où on a le plus difficilement accès aux
soins de santé que ces interventions seront les plus efficaces. L’un
des grands problèmes restant à résoudre est l’organisation de la
formation des agents de santé communautaires dans ces régions.
Il faut aussi lancer d’urgence des travaux de recherche pour
déterminer dans quelle mesure la prise en charge communautaire
des cas peut être appliquée efficacement à l’échelle nationale tout
en gardant la maîtrise de la prescription des antibiotiques.

25
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 26

ENCADRÉ 7
LA PRÉVENTION EST ESSENTIELLE
Pour réduire le nombre des décès par pneumonie, il faut aussi appliquer des
mesures préventives efficaces afin que les enfants soient en meilleure santé et
courent moins de risques de contracter cette maladie. Il a été démontré que
toutes les mesures préventives énumérées ci-dessous permettent de réduire
avec plus ou moins d’efficacité le nombre de décès par pneumonie chez
l’enfant de moins de cinq ansa. Certains travaux de recherche semblent aussi
indiquer que le lavage des mains et la diminution de la pollution à l’intérieur des
locaux contribuent aussi à la réduction de la mortalité par pneumonie
chez l’enfant dans les pays en développementb, c. Pour les enfants infectés
par le VIH, il est essentiel de prévenir la pneumonie (PCP) en les mettant sous
co-trimoxazole à titre prophylactique (voir l’Encadré 3, page 8)d.

VACCINATION
Chez l’enfant, la vaccination permet de lutter contre les décès dus à la
pneumonie de deux façons. Elle évite d’abord que l’enfant ne contracte des
infections, à Haemophilus influenzae type b (Hib) par exemple, susceptibles
d’entraîner directement des pneumonies, ou des maladies infectieuses dont la
pneumonie pourrait être une complication (rougeole ou coqueluche, par exem-
ple). Trois vaccins peuvent réduire sensiblement le nombre des décès d’enfants
par pneumonie : les vaccins antirougeoleux, anti-Hib et antipneumococcique
conjugué. Pour plus d’informations sur leur efficacité, voir l’Encadré 8, page 27.

NUTRITION SUFFISANTE
Les enfants dénutris courent un risque sensiblement plus élevé de décéder ou
d’être atteints d’une incapacité. On estime que la dénutrition contribue à plus
de la moitié des décès d’enfants dans les pays en developpement et
que, jusqu’à l’âge de 4 ans, elle intervient dans plus d’un million de décès
par pneumonie chaque annéee. Chez l’enfant, elle augmente le risque de
pneumonie en affaiblissant d’une part le système immunitaire, qui a besoin
d’un apport protéinique et énergétique suffisant pour fonctionner correcte-
ment, et, d’autre part, les muscles respiratoires, ce qui empêche l’enfant
d’évacuer correctement les sécrétions encombrant les voies respiratoiresf, g.

ALLAITEMENT AU SEIN EXCLUSIF


Il est communément admis que les enfants allaités exclusivement au sein
contractent moins d’infections et ont moins souvent de maladies graves que les
autres. Le lait maternel contient les nutriments, les antioxydants, les hormones
et les anticorps nécessaires à la survie et au développement de l’enfant, et en
particulier au bon fonctionnement du système immunitaire. Pourtant, dans les
pays en développement, seul un tiers des nourrissons sont allaités exclusive-
ment au sein jusqu’à l’âge de six moish. Les nourrissons de moins de six mois
qui ne sont pas allaités exclusivement au sein courent cinq fois plus de
risques de mourir de pneumonie que les autres et un risque subsiste pour les
nourrissons de 6 à 11 mois si la mère ne les allaite plus du touti.

APPORT EN ZINC
Les enfants qui ont une carence en nutriments, notamment en zinc, risquent
davantage de contracter une pneumonie et d’en mourir. De plus en plus de
travaux de recherche soulignent que le zinc est essentiel à la survie de l’enfant,
et diminue notamment la morbidité par pneumoniej, k, l. L’apport en zinc contribue
à réduire l’incidence et à atténuer la gravité de la pneumonie. Un essai contre
© UNICEF/HQ05-1589/Giacomo Pirozzi

placebo a montré, en particulier, qu’un apport en zinc en phase aiguë d’une


pneumonie sévère raccourcissait la durée de la maladie, l’atténuait et réduisait
le nombre d’échecs thérapeutiquesm. Les experts de la santé publique et de la
nutrition envisagent actuellement d’améliorer l’apport en zinc des enfants.

26
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 27

ENCADRÉ 8
CERTAINS VACCINS PERMETTRAIENT D’ÉVITER QUE DES
MILLIONS D’ENFANTS MEURENT D’UNE PNEUMONIE
Trois vaccins permettraient d’éviter que des millions d’enfants meurent de
pneumonie car ils réduisent l’incidence des pneumonies bactériennes dues à
Streptococcus pneumoniae (vaccin antipneumococcique conjugué) et
Haemophilus influenzae type b (vaccin anti-Hib) et de celles consécutives
à de graves complications de la rougeole (vaccin antirougeoleux).

VACCIN ANTIROUGEOLEUX
La rougeole est une infection virale aiguë qui, chez l’enfant, guérit souvent
spontanément. Mais les complications potentiellement invalidantes ou mortelles
sont relativement courantes, notamment chez les enfants dénutris ou dont le
système immunitaire est affaibli. La pneumonie est une grave complication de
la rougeole et la principale cause de décès des suites de cette maladie dans
le monde. Diminuer l’incidence de la rougeole chez le jeune enfant grâce à la
vaccination contribuerait donc aussi à faire baisser le nombre des décès par
pneumoniea. Les pays en développement disposent depuis 40 ans d’un vaccin
antirougeoleux sûr et efficace, dont la couverture mondiale était estimée à 76 %
en 2004b. Toutefois, en dépit des progrès considérables de la couverture
vaccinale, 30 millions à 40 millions d’enfants environ contractent encore la
rougeole chaque annéec.

VACCIN ANTI-HIB
Dans les pays en développement, de nombreuses pneumonies et méningites de
l’enfant sont provoquées par Haemophilus influenzae type b (Hib). On estime qu’il
y a 2 à 3 millions de cas graves d’infection à Hib par and. Le vaccin anti-Hib est
disponible depuis plus de dix ans mais son coût élevé et le manque d’informa-
tions sur les maladies liées à cette bactérie dans certaines régions ont
fait obstacle à son introduction dans les pays en développement. Si, dans les
pays développés, 92 % de la population a été vaccinée contre le Hib en 2003, la
couverture vaccinale était de 42 % dans les pays en développement et de 8 %
seulement dans les pays les moins avancés, cette année-làe. Il est donc urgent
de vacciner davantage d’enfants dans les pays en développement. Un groupe
consultatif mis sur pied par l’Organisation mondiale de la Santé a récemment
recommandé de mettre le vaccin anti-Hib à la disposition de tous les pays en
développement, sauf quand les données indiquent que la charge morbide est
faible ou lorsque cela est impossible en raison d’obstacles insurmontablesf.

VACCIN ANTIPNEUMOCOCCIQUE CONJUGUÉ


Dans les pays en développement, Streptococcus pneumoniae est l’agent
infectieux le plus couramment incriminé dans les cas graves de pneumonie
de l’enfant. Il existe, pour l’adulte et pour l’enfant de plus de 2 ans, des vaccins
permettant de se prémunir de cette infection, mais un vaccin pouvant être
administré aux nourrissons et aux enfants de 2 ans ou moins – le vaccin
antipneumococcique conjugué – n’a été mis au point que récemment. En 2000,
les Etats-Unis d’Amérique ont approuvé l’administration systématique de ce
vaccin à tous les nourrissons, et de nombreux autres pays l’ont aussi introduit
avec succès.
Le vaccin utilisé aux Etats-Unis est heptavalent, c’est-à-dire qu’il contient les
sept sérotypes de pneumocoque les plus courants dans les pays industrialisés.
Les laboratoires travaillent à la mise au point de nouveaux vaccins, qui pourraient
être disponibles dès 2008, efficaces contre 9,11 ou 13 sérotypes de pneumocoque
afin de mieux couvrir les souches les plus courantes dans les pays en développe-
ment. Les résultats des essais effectués récemment en Gambie sur 17 000
enfants ont montré que dans le groupe ayant reçu un vaccin nonavalent
(9 sérotypes), il y avait 37 % de cas de pneumonie en moins (ce que confirmaient
les radiographies des poumons), une baisse de 15 % des hospitalisations et
une réduction globale de la mortalité de 16 %. L’essai a révélé que ce vaccin per-
mettait de réduire très efficacement le nombre des décès dus à la pneumonieg.

27
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 28

La généralisation des interventions


préventives et curatives permettrait
de sauver plus d'un million de vies.
Offrir l’accès universel au traitement
antibiotique – ce qui coûterait US $600
millions environ – permettrait de sauver
600 000 enfants16.
Il est à noter que cette estimation du
coût ne concerne que le traitement
et n'inclut pas le financement de la
prévention ou de la recherche sur la
pneumonie. En revanche, le chiffre
avancé ne tient pas seulement compte
du prix d'achat des antibiotiques, qui,
dans la plupart des pays, est très faible
(une antibiothérapie complète revient
à US $0,27 en moyenne). Il inclut aussi
l'universalisation du traitement, avec
la formation et l'encadrement du
personnel et les frais d’hospitalisation
des enfants gravement atteints. Ces
investissements sont essentiels non
seulement pour élargir la couverture
par le traitement antibiotique mais aussi
pour renforcer plus largement le
système de santé dans son ensemble.
L'estimation totale englobe des coûts
disproportionnés pour le Mexique et le
Brésil car, dans ces deux pays, les soins
et les hospitalisations sont beaucoup
plus onéreux. Parallèlement, 85 %
environ des décès d'enfants de moins
de cinq ans par pneumonie surviennent

COÛT DE LA RÉDUCTION en Afrique subsaharienne et en Asie


du Sud, où le coût du traitement est
beaucoup plus faible. On estime, en
DU NOMBRE DE DÉCÈS réalité, que l'universalisation du traite-
ment dans ces deux régions seulement
ne coûterait que US $200 millions
PAR PNEUMONIE par an, c'est-à-dire qu'un tiers des
US $600 millions permettrait de traiter
85 % des cas.
© UNICEF/ HQ05-0336/Josh Estey

28
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 29

La pneumonie, la maladie la plus meur-


trière chez l'enfant de moins de cinq
ans, est cependant une pandémie
oubliée. Ses conséquences sur la vie
des enfants ne font pas souvent la une
des journaux. Pourtant, les ravages de la
maladie dans les pays en développe-
ment auraient de quoi surprendre, voire
choquer, la plupart des lecteurs.
Ces dernières années, quelques grands
fléaux pour la santé publique, comme le
paludisme et le SIDA, ont, à juste titre,
retenu l’attention. Toutefois, l'augmen-
tation du financement qui en a résulté
ne permet toujours pas de réduire
le lourd fardeau que ces maladies
représentent. Que la pneumonie – qui
tue davantage d'enfants de moins de
cinq ans que le SIDA, le paludisme et
la rougeole réunis – ait suscité moins
d'intérêt et moins de financements que
n’importe laquelle de ces trois autres
maladies dépasse l’entendement.
Chaque année, plus de 2 millions
d'enfants de moins de cinq ans meurent
de pneumonie dans les pays en
développement, alors que quelque
800 000 décèdent du paludisme et
environ 300 000 du SIDA (sur les
3 millions de morts attribués à cette
maladie).
On a peu d'informations sur les
LA PNEUMONIE : dépenses que consacrent les donateurs
à la réduction du nombre des décès
par pneumonie. Le plus souvent, ces

UNE PANDÉMIE
fonds entrent dans le cadre d'initiatives
plus larges en faveur de la santé de
l'enfant – comme des programmes
d'interventions intégrés pour la survie

OUBLIÉE de l'enfant ou des campagnes de


vaccination, par exemple. Ces activités
cruciales pour faire baisser le nombre
des décès, y compris ceux dus à la
pneumonie, doivent être renforcées et
étendues d'urgence.
© UNICEF/ HQ06-0042/Indrias Getachew

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 29


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 30

APPENDICE
sanitaires soutenues par l'USAID, mais des informations tirées
DONNÉES UTILISÉES DANS LE PRÉSENT RAPPORT d'autres enquêtes nationales auprès des ménages, telles
Les données utilisées dans le présent rapport proviennent que les Gulf Child Health Surveys, ont aussi été utilisées. Les
de diverses sources. Les estimations de mortalité par causes et estimations les plus récentes de cette base sont publiées
l'incidence de la pneumonie se fondent sur les travaux chaque année dans le rapport de l'UNICEF intitulé La situation
du Groupe de référence pour l’épidémiologie de la santé de des enfants dans le monde et peuvent être consultées à
l’enfant (CHERG), coordonné par le Département Santé et l’adresse suivante : [Link].
développement de l’enfant et de l’adolescent et soutenu par le
Les données sur la demande de soins sont tirées d'études
Groupe Bases factuelles et information à l’appui des politiques
figurant dans la base de données mondiale de l'UNICEF. Elles
(EIP) de l’Organisation mondiale de la Santé, et avec le soutien
ont été obtenues en demandant si des conseils ou un traitement
financier de la Fondation Bill et Melinda Gates. Les données sur avaient été sollicités hors du domicile lorsqu'un enfant
la demande de soins proviennent d’enquêtes auprès des présentait des symptômes de pneumonie et à qui l’entourage
ménages compilées au siège de l'UNICEF dans le cadre de s’était adressé. Pour des pourcentages d’enfants présentés
travaux en cours sur la survie de l'enfant. En outre, une analyse à un soignant compétent, les estimations sont présentées
plus détaillée des enquêtes démographiques et sanitaires et sous forme de tableau. Les hôpitaux, les centres de santé, les
des enquêtes en grappes à indicateurs multiples a été effectuée dispensaires, les agents de santé de village, les services de
pour évaluer la connaissance des signes d'alerte, l'utilisation des santé maternelle et infantile, les équipes médicales mobiles ou
antibiotiques et la demande de soins en cas de pneumonie, les services de proximité et les médecins exerçant à titre privé
dans différents contextes. On trouvera ci-après davantage disposent tous des qualifications requises pour dispenser le
d’informations sur les sources de ces données. traitement approprié. En revanche, les guérisseurs traditionnels,
les pharmaciens, les membres de la famille et les amis ne sont
MORTALITÉ PAR CAUSES pas des soignants qualifiés.
Comme nous l’avons déjà indiqué, les données sur les décès L’UNICEF a procédé a une analyse complémentaire de 67
par pneumonie proviennent des travaux du CHERG, créé par enquêtes en grappes à indicateurs multiples et d’enquêtes
l'OMS en 2001, pour estimer la répartition des causes de décès démographiques et sanitaires pour évaluer les disparités dans la
chez les enfants de moins de cinq ans. Le Groupe a eu recours demande de soins selon le lieu de résidence, le sexe et le niveau
à diverses méthodes, notamment à des modèles de calcul de la d’instruction des mères. Les disparités entre les quintiles
part de la mortalité attribuable à une seule cause ou à plusieurs de richesse ne sont basées que sur 32 enquêtes en grappes à
causes. Il faut préciser que les décès sont classés selon leur indicateurs multiples.
cause primaire. Les chiffres de mortalité par causes les plus
récents portent sur la période 2000-2003. Dans le présent CONNAISSANCE DES SIGNES D’ALERTE DE LA PNEUMONIE
rapport, les estimations de mortalité proportionnelle que ces
Les données sur la connaissance des signes d'alerte de la pneu-
chiffres ont permis d’obtenir ont été extrapolés à l'ensemble des
monie, y compris la « respiration rapide » et la « dyspnée », ont
décès d'enfants de moins de cinq ans survenus dans les pays
été analysées à partir de 33 enquêtes en grappes à indicateurs
en développement en 2004 (10,5 millions de décès) afin
multiples. La question posée était la suivante : « Quels sont les
d'obtenir le nombre de décès attribuables à la pneumonie chez
symptômes qui vous inciteraient à amener immédiatement
l'enfant de moins de cinq ans cette année-là17.
votre enfant dans un établissement de santé ? ». Les personnes
Pour de plus amples renseignements sur les méthodes interrogées pouvaient donner plusieurs réponses mais aucun
spécifiques utilisées par le CHERG pour estimer la mortalité par symptôme précis ne leur était suggéré. Il est bien entendu
causes, consulter : [Link] possible que certaines personnes interrogées aient tout simple-
ment oublié certains symptômes, quand ils ne leur sont pas
INCIDENCE DE LA PNEUMONIE venus immédiatement à l’esprit. Les résultats concernant la
connaissance des signes d’alerte ne sont donc peut-être pas
Dans le présent rapport, nous donnons des estimations actual- tout à fait représentatifs.
isées des incidences mondiale et régionales de la pneumonie,
basées sur les données de prévalence concernant les principaux
facteurs de risque pour les enfants dans chaque pays par rapport COUVERTURE PAR LES ANTIBIOTIQUES
à ceux rencontrés au niveau mondial. Ces facteurs de risque Il n’est pas facile d’obtenir des estimations sur l'utilisation des
sont la prévalence de l’insuffisance pondérale (poids pour l’âge antibiotiques dans le traitement de la pneumonie, au niveau
inférieur d’au moins deux écarts types par rapport à la valeur national. Quelques enquêtes démographiques et sanitaires,
médiane dans la population de référence), le faible poids de surtout au début des années 1990, comportaient bien des ques-
naissance (moins de 2500 g), l’absence d’allaitement exclusif au tions sur l'utilisation des antibiotiques mais les résultats obtenus
sein pendant les six premiers mois, le taux de vaccination n’ont pas, en général, été publiés dans les rapports d'enquêtes.
antirougeoleuse et l’entassement dans des logements exigus Pour cette analyse, on a pris en compte toutes les données
(cinq personnes ou plus). L’ensemble des facteurs de risque, disponibles sur l'utilisation des antibiotiques obtenues à
à l’exception du dernier, ont été tirés des bases de données partir d’enquêtes démographiques et sanitaires, notamment
mondiales de l’UNICEF. Les estimations pour chaque région 27 datant, pour la plupart, du début des années 1990. On a
de l’UNICEF pour 2004 ont été obtenues par addition des esti- calculé la couverture globale par les antibiotiques pour les
mations de l’incidence de la pneumonie au niveau des pays18. enfants ayant contracté une pneumonie pendant les deux
semaines précédant l'enquête, ainsi que les disparités en
fonction du lieu de résidence, du sexe et du niveau d'instruction
DEMANDE DE SOINS EN CAS DE PNEUMONIE de la mère. Précisons que ces données ne permettent ni de
L'UNICEF a établi, à son siège, une base de données mondiale connaître le type d'antibiotiques utilisés ni de savoir si la posolo-
sur la fréquence de la demande de soins en cas de suspicion de gie était correcte. Dans ce domaine, les réponses aux questions
pneumonie, fondée sur 97 études nationales effectuées auprès ne peuvent aller au-delà des connaissances des mères et de
des ménages dans les pays en développement. La plupart des l’entourage sur les médicaments prescrits pour traiter leur
données proviennent d'études en grappes à indicateurs multi- enfant. On pense que la couverture par les antibiotiques a dû
ples parrainées par l'UNICEF et d'études démographiques et augmenter depuis que ces données ont été recueillies.
30
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 31

RÉFÉRENCES
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This Year?’, The Lancet, vol. 362, 2003, pp. 65-71. 17. Bryce, J., C. Boschi-Pinto, K. Shibuya, R.E. Black, and the
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co-trimoxazole, projet de rapport de réunion, Genève, vol. 365, 2005, pp. 1147-1152.
10-12 mai 2005. 18. Rudan, Igor, Lana Tomaskovic, Cynthia Boschi-Pinto and
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commune de l’OMS et de l’UNICEF : prise en charge de I. Rudan, Associate Professor, University of Edinburgh,
la pneumonie dans les communautés, New York, 2004, novembre 2005, d’après Rudan, I., C. Boschi-Pinto,
disponible à l’adresse suivante : [Link] T. Wardlaw, E. White Johansson and H. Campbell, ‘The
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octobre 2006]. Children Under Five Years of Age’ (soumis pour publication).

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 31


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 32

FIGURES pneumonie aux niveaux régional et national : communication


personnelle de I. Rudan, Associate Professor, University
FIGURES 1 ET 2
of Edinburgh, novembre 2005, d’après Rudan, I., C.
Estimations de mortalité par causes : Organisation mondiale Boschi-Pinto, T. Wardlaw, E. White Johansson and
de la Santé, Rapport sur la santé dans le monde, 2005 : H. Campbell, ‘The Global Distribution of Clinical Episodes of
Donnons sa chance à chaque mère et à chaque enfant, Pneumonia in Children Under Five Years of Age’ (soumis pour
Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2005; estima- publication); Les estimations des décès d’enfants dus à la
tions de mortalité des moins de cinq ans : UNICEF, La pneumonie, qui se fondent sur les travaux du CHERG (voir
situation des enfants dans le monde 2006, UNICEF, New appendice), figurant dans les Statistiques sanitaires mondi-
York, 2005; Bryce, J., C. Boschi-Pinto, K. Shibuya and R.E. ales 2006, Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2006.
Black, on behalf of the Child Epidemiology Reference
Group, ‘WHO Estimates of the Causes of Death in Children’,
FIGURES 4, 6 ET 7
The Lancet, 2005, vol. 365, pp. 1147-1152; Lawn, J.E., K.
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of 4 Million Neonatal Deaths in the Year 2000’, International University of Edinburgh, novembre 2005, d’après Rudan, I., C.
Journal of Epidemiology, vol. 35, no. 3, 2006, pp. 706-718; Boschi-Pinto, T. Wardlaw, E. White Johansson and
Organisation mondiale de la Santé , Statistiques sanitaires H. Campbell, ‘The Global Distribution of Clinical Episodes
mondiales 2006, Organisation mondiale de la Santé, Genève, of Pneumonia in Children Under Five Years of Age’ (soumis
2006 (sous presse). pour publication).

FIGURE 3 FIGURE 8
On dispose de peu d’informations sur les agents pathogènes A partir des données figurant dans les Tableaux statistiques
responsables de la pneumonie et les données disponibles 3 et 4.
sont souvent difficiles à interpréter. Les estimations brutes
présentées dans ce tableau proviennent en grande partie des FIGURE 9
sources suivantes, ainsi que de communications avec UNICEF, La situation des enfants dans le monde 2006,
plusieurs experts de la pneumonie. Organisation mondiale de UNICEF, New York, 2005. A partir des dernières estimations
la Santé, Fondements techniques des recommandations de disponibles pour la période 1998-2004, sauf pour celles
l’OMS relatives à la prise en charge de la pneumonie infantile concernant le Brésil, qui datent de 1996. Voir aussi le Tableau
dans les centres de santé de premier niveau, 1991, op. cit. statistique 1.
Mulholland, K., ‘Magnitude of the Problem of Childhood
Pneumonia’, The Lancet, vol. 354, 1999, pp. 590-592; FIGURE 10
de Andrade, A.L. and C.M. Martelli, ‘Globalization of Hib
Vaccination – How Far Are We?’, The Lancet vol. 365, A partir des données figurant dans le Tableau statistique 2.
2005, pp. 5-7; Cutts, F.T., et al., ‘Efficacy of Nine-valent
Pneumococcal Conjugate Vaccine against Pneumonia FIGURE 11
and Invasive Pneumococcal Disease in The Gambia: A partir des données figurant dans le Tableau statistique 5.
Randomised, Doubleblind, Placebo-controlled Trial’, The
Lancet, vol. 365, 2005, pp. 1139-1146; Organisation mondiale
de la Santé, « Groupe d’étude de la charge de morbidité due ENCADRÉS
à Haemophilus influenzae type b (Hib) au Bangladesh, en ENCADRÉ 2
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niques des recommandations de l’OMS relatives à la prise
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type-b Pneumonia and Meningitis in Indonesian Children: santé de premier niveau, 1991, op. cit.
Hamlet Randomised Vaccine-Probe Trial’, The Lancet, b. Organisation mondiale de la Santé et UNICEF, Integrated
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trial of Haemophilus Influenzae type-b Tetanus Protein c. Organisation mondiale de la Santé, Fondements tech-
Conjugate for Prevention of Pneumonia and Meningitis in niques des recommandations de l’OMS relatives à la prise
Gambian infants’, The Lancet, vol. 349, 1997, pp. 1191-1197; en charge de la pneumonie infantile dans les centres de
Berkley, J.A., et al., ‘Bacteremia among Children Admitted santé de premier niveau, 1991, op. cit.
to a Rural Hospital in Kenya’, The New England Journal
of Medicine, vol. 352, 2005, pp. 39-47. ENCADRÉ 3
a. Organisation mondiale de la Santé, Consultation
FIGURE 5 d’experts de l’OMS sur la prophylaxie de l’infection à
Population de moins de cinq ans : UNICEF, La situation des VIH au co-trimoxazole, 2005, op. cit.
enfants dans le monde 2006, UNICEF, New York, 2005; b. Estimation de l’UNICEF fondée sur les estimations de
Estimations mondiales de l’incidence de la pneumonie : mortalité par cause établies par le CHERG (voir appendice)
Rudan, Igor, Lana Tomaskovic, Cynthia Boschi-Pinto and Harry et sur une estimation des décès de malades du SIDA suite
Campbell, on behalf of the Child Health Epidemiology à une pneumonie en Afrique subsaharienne (31 %),
Reference Group, ‘Global estimates of the incidence of d’après Chintu, C. et al, ‘Co-trimoxazole as Prophylaxis
clinical pneumonia among children under five years of age’, Against Opportunistic Infections in HIV-infected Zambian
Bulletin of the World Health Organization, vol. 82, no. 12, Children (CHAP): A Double-Blind Randomised Placebo-
2004, pp. 895-903; Estimations de l’incidence de la Controlled Trial’, The Lancet, vol. 364, 2004, pp. 1865-1871.

32
56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 33

c. Organisation mondiale de la Santé, Consultation Infection (ARI) in Under-Five Children’, Regional Health
d’experts de l’OMS sur la prophylaxie de l’infection Forum, vol. 9, no. 1, 2005, pp. 30-36.
à VIH au co-trimoxazole, 2005, op. cit. d. Organisation mondiale de la Santé, Consultation
d. Ibid. d’experts de l’OMS sur la prophylaxie de l’infection à
e. Ibid. VIH au co-trimoxazole, 2005, op. cit.
e. Fishman, S.M., et al., ‘Childhood and maternal under-
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a. Straus, W.L., S.A. Qazi, Z. Kundi, N.K. Nomani, B. C. Murray, eds., Comparative Quantification of Health
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ologique hebdomadaire, 6 janvier 2006, Vol. 81,
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55, 2000, pp. 518-532; Tun, K.M., et al., ‘Indoor Air Double-blind, Placebo-controlled Trial’, The Lancet, vol.
Pollution: Impact of Intervention on Acute Respiratory 365, 2005, pp. 1139-1146.

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 33


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 34

TABLEAU 1 PRINCIPAUX INDICATEURS RELATIFS À LA PNEUMONIE : MORTALITÉ, PRÉVENTION ET TRAITEMENT


DECES DUS A
LA PNEUMONIE PREVENTION TRAITEMENT
Nombre Nombre total
total Nombre % de décès de décès % de % d’enfants de
de décès total d’enfants d’enfants de % d’enfants nourrissons moins de cinq
Taux de d’enfants d’enfants de moins moins de cinq présentant une allaités % d’enfants ans atteints
mortalité de moins de moins de cinq ans ans dus à la insuffisance exclusive- d’un an de pneumonie
Pays et des moins de cinq ans de cinq ans dus à la pneumonie pondérale ment au sein vaccinés présentés à un
territoires de cinq ans (en milliers) (en milliers) pneumonie (en milliers)a (0-59 mois) (<6 mois) contre : soignant qualifié
modérée sévère
la l’infection
ou sévère rougeole à Hib
2004 2004 2004 2004 2004 (1996-2004)* (1996-2004)* (1996-2004)* 2004 2004 1998-2004*
Afghanistan 257 359 5 329 25 89 39 12 - 61 - 28
Albanie 19 1 256 11 0 14 1 6 96 - 83
Algérie 40 27 3 099 14 4 10 3 13 81 - 52
Andorre 7 0 3 - - - - - 98 95 -
Angola 260 195 2 887 25 48 31 8 11 64 - 58
Antigua-et-Barbuda 12 0 8 2 0 10 x 4 x - 97 97 -
Argentine 18 12 3 350 3 0 5 1 - 95 90 -
Arménie 32 1 164 12 0 3 0 30 92 - 26
Australie 6 1 1 257 1 0 - - - 93 95 -
Autriche 5 0 387 1 0 - - - 74 83 -
Azerbaïdjan 90 12 607 18 2 7 1 7 98 - 36
Bahamas 13 0 30 5 0 - - - 89 93 -
Bahreïn 11 0 65 1 0 9x 2 x 34 x, k 99 98 -
Bangladesh 77 288 17 284 18 51 48 13 36 77 - 20
Barbade 12 0 16 0 0 6x 1 x - 98 93 -
Bélarus 11 1 444 9 0 - - - 99 - -
Belgique 5 1 565 1 0 - - - 82 95 -
Belize 39 0 34 7 0 6x 1 x 24 k 95 96 66
Bénin 152 52 1 406 21 11 23 5 38 85 - 35
Bhoutan 80 5 289 19 1 19 3 - 87 - -
Bolivie 69 18 1 231 17 3 8 1 54 64 81 52
Bosnie-Herzégovine 15 1 194 3 0 4 1 6 88 79 80
Botswana 116 5 221 1 0 13 2 34 90 - 14
Brésil 34 127 17 946 13 17 6 1 - 99 96 46 x
Brunéi Darussalam 9 0 40 1 0 - - - 99 92 -
Bulgarie 15 1 332 16 0 - - - 95 - -
Burkina Faso 192 115 2 393 23 27 38 14 19 78 - 36
Burundi 190 63 1 270 23 14 45 13 62 75 83 40
Cambodge 141 60 1 801 21 12 45 13 12 80 - 37
Cameroun 149 84 2 434 22 18 18 4 21 64 - 40
Canada 6 2 1 705 1 0 - - - 95 83 -
Cap-Vert 36 1 70 13 0 14 x 2 x 57 k 69 - -
République centrafricaine 193 29 636 19 5 24 6 17 35 - 32
Tchad 200 91 1 804 23 21 28 9 2 56 - 22
Chili 8 2 1 246 6 0 1 - 63 95 94 -
Chine 31 539 86 055 13 72 8 - 51 84 - -
Colombie 21 20 4 734 10 2 7 1 26 92 89 51
Comores 70 2 125 16 0 25 9 21 73 - 49
Congo 108 19 727 14 3 14 3 4k 65 - -
Congo, République démocratique du 205 572 10 829 23 132 31 9 24 64 - 36
Iles Cook 21 0 2 1 0 - - 19 k 99 - -
Costa Rica 13 1 393 4 0 5 0 35 x, k 88 90 -
Côte d'Ivoire 194 128 2 751 20 25 17 5 5 49 - 38
Croatie 7 0 210 1 0 1 - 23 96 93 -
Cuba 7 1 689 4 0 4 0 41 99 99 -
Chypre 5 0 49 2 0 - - - 86 58 -
République tchèque 4 0 449 4 0 1x 0 x - 97 98 -
Danemark 5 0 329 1 0 - - - 96 95 -
Djibouti 126 3 120 20 1 18 6 - 60 - -
Dominique 14 0 7 0 0 5x 0 x - 99 - -
République dominicaine 32 7 997 13 1 5 1 10 79 71 64
Equateur 26 8 1 449 12 1 12 - 35 99 90 -
Egypte 36 68 8 795 15 10 9 1 30 97 - 70
El Salvador 28 5 804 13 1 10 1 24 93 83 62
Guinée équatoriale 204 4 86 17 1 19 4 24 51 - -
Erythrée 82 14 733 19 3 40 12 52 84 - 44
Estonie 8 0 63 2 0 - - - 96 27 -
Ethiopie 166 509 12 861 22 114 47 16 55 71 - 16
Fidji 20 0 93 9 0 8x 1 x 47 x, k 62 71 -

34
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TABLEAU 1 PRINCIPAUX INDICATEURS RELATIFS À LA PNEUMONIE : MORTALITÉ, PRÉVENTION ET TRAITEMENT


DECES DUS A
LA PNEUMONIE PREVENTION TRAITEMENT
Nombre Nombre total
total Nombre % de décès de décès % de % d’enfants de
de décès total d’enfants d’enfants de % d’enfants nourrissons moins de cinq
Taux de d’enfants d’enfants de moins moins de cinq présentant une allaités % d’enfants ans atteints
mortalité de moins de moins de cinq ans ans dus à la insuffisance exclusive- d’un an de pneumonie
Pays et des moins de cinq ans de cinq ans dus à la pneumonie pondérale ment au sein vaccinés présentés à un
territoires de cinq ans (en milliers) (en milliers) pneumonie (en milliers)a (0-59 mois) (<6 mois) contre : soignant qualifié
modérée sévère
la l’infection
ou sévère rougeole à Hib
2004 2004 2004 2004 2004 (1996-2004)* (1996-2004)* (1996-2004)* 2004 2004 1998-2004*
Finlande 4 0 281 1 0 - - - 97 96 -
France 5 4 3 722 1 0 - - - 86 86 -
Gabon 91 4 193 11 0 12 2 6 55 - 48
Gambie 122 6 228 15 1 17 4 26 90 90 75
Géorgie 45 2 245 12 0 3 0 18 k 86 - 99
Allemagne 5 3 3 615 1 0 - - - 92 90 -
Ghana 112 76 3 069 15 11 22 5 53 83 80 44
Grèce 5 1 517 3 0 - - - 88 88 -
Grenade 21 0 10 10 0 - - 39 k 74 83 -
Guatemala 45 19 1 988 15 3 23 4 51 75 - 64
Guinée 155 59 1 562 21 12 21 - 23 73 - 33
Guinée-Bissau 203 16 300 23 4 25 7 37 80 - 64
Guyana 64 1 76 5 0 14 3 11 88 91 78
Haïti 117 30 1 137 20 6 17 4 24 54 - 26
Saint-Siège - - - - - - - - - - -
Honduras 41 8 975 14 1 17 - 35 92 89 -
Hongrie 8 1 481 4 0 2x 0 x - 99 99 -
Islande 3 0 21 0 0 - - - 93 99 -
Inde 85 2 210 120 155 19 410 47 18 37 k 56 - 67
Indonésie 38 171 21 477 14 25 28 9 40 72 - 61
Iran (République islamique d’) 38 50 5 890 6 3 11 2 44 96 - 93
Iraq 125 122 4 274 18 22 16 2 12 90 - 76
Irlande 6 0 296 1 0 - - - 81 89 -
Israël 6 1 660 0 0 - - - 96 96 -
Italie 5 3 2 661 1 0 - - - 84 90 -
Jamaïque 20 1 262 9 0 4 - - 80 77 39
Japon 4 5 5 912 4 0 - - - 99 - -
Jordanie 27 4 734 12 0 4 1 27 99 95 78
Kazakhstan 73 17 1 079 17 3 4 0 36 99 - 48
Kenya 120 159 5 557 20 32 20 4 13 73 73 49
Kiribati 65 0 12 12 0 13 x - 80 x, k 56 - -
Corée, République démocratique
populaire de 55 19 1 763 15 3 23 8 65 95 - 93
Corée, République de 6 3 2 521 2 0 - - - 99 - -
Koweït 12 1 235 4 0 10 3 12 k 97 98 -
x
Kirghizistan 68 8 539 17 1 11 2 24 99 - 48
République démocratique populaire lao 83 17 884 19 3 40 13 23 36 - 36
Lettonie 12 0 99 1 0 - - - 99 95 -
Liban 31 2 327 1 0 3 0 27 k 96 92 74
Lesotho 82 4 232 5 0 18 4 15 70 - 49
Libéria 235 39 621 23 9 26 8 35 42 - 70
Jamahiriya arabe libyenne 20 3 623 9 0 5x 1 x - 99 - -
Liechtenstein 5 0 2 - - - - - - - -
Lituanie 8 0 154 5 0 - - - 98 35 -
Luxembourg 6 0 29 1 0 - - - 91 86 -
Madagascar 123 87 3 064 21 18 42 11 67 59 - 48
Malawi 175 96 2 319 23 22 22 - 44 80 89 27
Malaisie 12 7 2 738 4 0 11 1 29 k 95 99 -
Maldives 46 0 46 17 0 30 7 10 97 - 22
Mali 219 142 2 540 24 34 33 11 25 75 - 36
Malte 6 0 20 0 0 - - - 87 55 -
Iles Marshall 59 0 7 14 0 - - 63 x, k 70 46 -
Mauritanie 125 15 513 22 3 32 10 20 64 - 41
Maurice 15 0 98 4 0 15 x 2 x
21 k 98 - -
Mexique 28 62 10 962 8 5 8 1 38 x, k 96 98 -
Micronésie (Etats fédérés de) 23 0 16 11 0 - - 60 k 85 65 -
Moldova, République de 28 1 211 16 0 3 - - 96 - 78
Monaco 5 0 2 - - - - - 99 99 -
Mongolie 52 3 268 17 1 13 3 51 96 - 78
Monténégro*** 15 2 611 9 0 2 0 11 k 96 - 97

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 35


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TABLEAU 1 PRINCIPAUX INDICATEURS RELATIFS À LA PNEUMONIE : MORTALITÉ, PRÉVENTION ET TRAITEMENT


DECES DUS A
LA PNEUMONIE PREVENTION TRAITEMENT
Nombre Nombre total
total Nombre % de décès de décès % de % d’enfants de
de décès total d’enfants d’enfants de % d’enfants nourrissons moins de cinq
Taux de d’enfants d’enfants de moins moins de cinq présentant une allaités % d’enfants ans atteints
mortalité de moins de moins de cinq ans ans dus à la insuffisance exclusive- d’un an de pneumonie
Pays et des moins de cinq ans de cinq ans dus à la pneumonie pondérale ment au sein vaccinés présentés à un
territoires de cinq ans (en milliers) (en milliers) pneumonie (en milliers)a (0-59 mois) (<6 mois) contre : soignant qualifié
modérée sévère
la l’infection
ou sévère rougeole à Hib
2004 2004 2004 2004 2004 (1996-2004)* (1996-2004)* (1996-2004)* 2004 2004 1998-2004*
Maroc 43 31 3 343 14 4 9 2 31 95 10 38
Mozambique 152 117 3 254 21 25 24 6 30 77 - 55
Myanmar 106 105 4 716 19 20 32 7 15 k 78 - 66
Namibie 63 4 273 3 0 24 5 19 70 - 53
Nauru 30 0 2 30 0 - - - 40 - -
Népal 76 60 3 638 19 11 48 13 68 73 - 26
Pays-Bas 6 1 979 1 0 - - - 96 97 -
Nouvelle-Zélande 6 0 276 3 0 - - - 85 90 -
Nicaragua 38 6 730 14 1 10 2 31 84 79 57
Niger 259 190 2 775 25 48 40 14 1 74 - 27
Nigéria 197 1 049 21 943 20 211 29 9 17 35 - 33
Nioué - - 0 - - - - - 99 99 -
Norvège 4 0 286 1 0 - - - 88 93 -
Territoire palestinien occupé 24 3 637 - - 4 1 29 k 96 - 65
Oman 13 1 302 7 0 24 x 4x - 98 99 -
Pakistan 101 478 20 922 19 92 38 12 16 x, k 67 - 66 x
Palaos 27 0 2 12 0 - - 59 x, k 99 98 -
Panama 24 2 341 11 0 7 - 25 x 99 99 -
Papouasie-Nouvelle-Guinée 93 16 820 18 3 35 x - 59 44 - 75 x
Paraguay 24 4 814 12 0 5 - 22 89 76 51 x
Pérou 29 18 3 007 14 2 7 1 67 89 91 58
Philippines 34 69 9 873 13 9 28 - 34 80 - 55
Pologne 8 3 1 830 3 0 - - - 97 - -
Portugal 5 1 562 2 0 - - - 95 95 -
Qatar 21 0 65 8 0 6x - 12 k 99 96 -
Roumanie 20 4 1 063 27 1 6x 1x - 97 - -
Fédération de Russie 21 32 7 052 6 2 3x 1x - 98 - -
Rwanda 203 74 1 477 23 17 27 7 84 84 89 20
Saint-Kitts-et-Nevis 21 0 4 0 0 - - 56 k 98 95 -
Sainte-Lucie 14 0 14 1 0 14 x - - 95 91 -
Saint-Vincent-et-les-Grenadines 22 0 12 11 0 - - - 99 99 -
Samoa 30 0 26 10 0 - - - 25 - -
Saint-Marin 4 0 1 - - - - - 98 98 -
Sao Tomé-et-Principe 118 1 23 21 0 13 2 56 91 - 47
Arabie saoudite 27 18 3 178 7 1 14 3 31 k 97 96 -
Sénégal 137 57 1 820 21 12 23 6 24 k 57 - 27
Serbie*** 15 2 611 9 0 2 0 11 k 96 - 97
Seychelles 14 0 14 10 0 6x 0x - 99 - -
Sierra Leone 283 69 925 25 18 27 9 4 64 - 50
Singapour 3 0 226 9 0 14 x - - 94 - -
Slovaquie 9 0 259 9 0 - - - 98 99 -
Slovénie 4 0 87 0 0 - - - 94 93 -
Iles Salomon 56 1 71 9 0 21 x 4x 65 k 72 - -
Somalie 225 81 1 446 24 19 26 7 9 40 - -
Afrique du Sud 67 73 5 248 1 1 12 2 7 81 92 75
Espagne 5 2 2 160 1 0 - - - 97 96 -
Sri Lanka 14 5 1 631 9 0 29 - 84 96 - -
Soudan 91 106 5 180 15 16 17 x 7x 16 59 - 57
Suriname 39 0 46 11 0 13 2 9 86 - 58
Swaziland 156 5 138 12 1 10 2 24 70 - 60
Suède 4 0 479 1 0 - - - 94 98 -
Suisse 5 0 361 1 0 - - - 82 91 -
République arabe syrienne 16 8 2 488 10 1 7 1 81 k 98 99 66
Tadjikistan 118 22 839 20 4 - - 50 89 - 51
Tanzanie, République-Unie de 126 177 5 998 21 37 22 4 41 94 - 68
Thaïlande 21 21 5 020 11 2 19 x - 4 x, k 96 - -
Ex-République yougoslave
de Macédoine 14 0 119 4 0 6 1 37 96 - -

36
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TABLEAU 1 PRINCIPAUX INDICATEURS RELATIFS À LA PNEUMONIE : MORTALITÉ, PRÉVENTION ET TRAITEMENT


DECES DUS A
LA PNEUMONIE PREVENTION TRAITEMENT
Nombre Nombre total
total Nombre % de décès de décès % de % d’enfants de
de décès total d’enfants d’enfants de % d’enfants nourrissons moins de cinq
Taux de d’enfants d’enfants de moins moins de cinq présentant une allaités % d’enfants ans atteints
mortalité de moins de moins de cinq ans ans dus à la insuffisance exclusive- d’un an de pneumonie
Pays et des moins de cinq ans de cinq ans dus à la pneumonie pondérale ment au sein vaccinés présentés à un
territoires de cinq ans (en milliers) (en milliers) pneumonie (en milliers)a (0-59 mois) (<6 mois) contre : soignant qualifié
modérée sévère
la l’infection
ou sévère rougeole à Hib
2004 2004 2004 2004 2004 (1996-2004)* (1996-2004)* (1996-2004)* 2004 2004 1998-2004*
Timor-Leste 80 4 160 20 1 46 15 31 55 - 24
Togo 140 33 996 17 6 25 7 18 70 - 30
Tonga 25 0 12 7 0 - - 62 k 99 - -
Trinité-et-Tobago 20 0 89 2 0 7x 0x 2 95 94 74
Tunisie 25 4 806 8 0 4 1 47 95 97 43
Turquie 32 48 7 236 14 7 4 1 21 81 - 41
Turkménistan 103 11 484 19 2 12 2 13 97 - 51
Tuvalu 51 0 1 14 0 - - - 98 - -
Ouganda 138 195 5 744 21 41 23 5 63 91 87 67
Ukraine 18 7 1 930 6 0 1 0 22 99 - -
Emirats arabes unis 8 1 325 5 0 14 x 3x 34 x, k 94 94 -
Royaume-Uni 6 4 3 398 2 0 - - - 81 91 -
Etats-Unis d’Amérique 8 33 20 243 1 0 1x 0x - 93 94 -
Uruguay 17 1 283 5 0 5x 1x - 95 94 -
Ouzbékistan 69 42 2 815 17 7 8 2 19 98 - 57
Vanuatu 40 0 30 13 0 20 x - 50 k 48 - -
Venezuela (République bolivarienne du) 19 11 2 842 6 1 4 1 7k 80 61 72
Viet Nam 23 38 7 900 12 4 28 4 15 97 - 7
Yémen 111 92 3 581 20 18 46 15 12 76 - 47
Zambie 182 85 1 987 22 19 23 - 40 84 80 69
Zimbabwe 129 50 1 756 15 7 13 2 33 80 - 50

Régions UNICEF
Afrique subsaharienne 171 4 833 117 346 21 1 022 28 8 30 66 - 41
Afrique de l’Est et Afrique australe 149 1 992 56 702 21 414 29 8 41 77 - 47
Afrique de l’Ouest et Afrique centrale 191 2 844 60 644 21 608 28 9 20 55 - 35
Moyen-Orient et Afrique du Nord 56 539 44 067 15 82 14 3 29 89 - 66
Asie du Sud 92 3 409 169 294 21 702 46 16 38 61 - 59
Asie orientale et Pacifique 36 1 078 146 536 15 158 15 - 43 83 - 62 **
Amérique latine et Caraïbes 31 362 56 526 14 50 7 1 - 92 91 52 w
Europe centrale et orientale/CEI 38 212 26 430 13 29 5 1 22 93 - 50

Pays industrialisés 6 65 54 200 2 1 - - - 92 92 -


Pays en développement 87 10 411 548 486 20 2 039 27 10 36 74 - 54 **
Pays les moins avancés 155 4 313 117 229 23 976 36 11 34 72 - 38
Monde 79 10 503 614 399 19 2 044 26 10 36 76 - 54 **

* Données les plus récentes disponibles au cours de la période indiquée dans l’intitulé de la colonne.
** A l’exclusion de la Chine.
*** Estimations combinées pour la Serbie et le Monténégro. Il n’existait pas d’estimations distinctes au moment de la publication.

a Les totaux régionaux et mondiaux sont basés sur des estimations non arrondies des décès d’enfants de moins de cinq ans.
k Allaitement au sein exclusif pendant moins de quatre mois.
w La moyenne régionale tient compte des données du Brésil à partir de 1996.
x Indique les données relatives aux années ou aux périodes autres que celles précisées dans l’intitulé de la colonne, qui ne répondent pas à la définition standard
ou qui ne concernent qu’une partie du pays.

Sources : Colonnes 2-4 et 7-12 : UNICEF, La situation des enfants dans le monde 2006, UNICEF, New York, décembre 2005; Colonnes 5-6 : Les estimations des décès
d’enfants dus à la pneumonie se fondent sur les travaux du CHERG (voir l’appendice) et figurent dans les Statistiques sanitaires mondiales 2006 de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS, Genève).

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 37


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TABLEAU 2 DEMANDE DE SOINS EN CAS DE PNEUMONIE, SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES, 1996-2003

% d’enfants de moins Lieu de résidence Sexe Niveau d’instruction de la mère


Pays et territoires Année de cinq ans atteints de Source
pneumonie présentés Milieu Milieu Aucune instruction Etudes Etudes
à un soignant qualifié urbain rural Masculin Féminin scolaire primaires secondaires1
Angola 2001 58 55 64 58 59 55 58 73 MICS 2001
Arménie 2000 26 28 24 24 29 - 0 26 DHS 2000
Azerbaïdjan 2000 36 29 38 30 42 - - 35 MICS 2000
Bangladesh 2000 27 48 24 29 25 24 24 38 DHS 2000
Bénin 2001 35 39 33 36 34 31 49 41 DHS 2001
Bolivie 2003 52 56 45 54 49 41 48 61 DHS 2003
Botswana 2000 14 15 13 16 13 - - 0 MICS 2000
Brésil 1996 46 50 34 47 45 25 40 54 DHS 1996
Burkina Faso 2003 36 65 32 36 36 32 51 84 DHS 2003
Burundi 2000 40 69 39 40 39 38 40 67 MICS 2000
Cambodge 2000 37 47 35 40 33 30 37 51 DHS 2000
Cameroun 2000 25 48 19 27 22 18 22 42 MICS 2000
République centrafricaine 2000 32 42 27 32 32 26 38 48 MICS 2000
Tchad 2000 22 36 35 22 21 17 19 51 MICS 2000
Comores 2000 49 64 46 49 49 45 51 71 MICS 2000
Congo, République démocratique du 2001 36 46 32 35 36 32 35 44 MICS 2001
Côte d'Ivoire 2000 38 46 34 37 38 35 39 53 MICS 2000
République dominicaine 2002 63 64 63 64 63 71 64 63 DHS 2002
Egypte 2000 66 77 61 68 64 60 61 75 DHS 2000
Erythrée 2002 44 57 40 44 43 39 53 55 DHS 2002
Ethiopie 2000 16 41 14 17 14 15 17 37 DHS 2000
Gabon 2000 48 52 34 51 44 47 42 52 DHS 2000
Gambie 2000 75 93 70 71 79 72 81 100 MICS 2000
Ghana 2003 44 53 40 44 44 35 38 57 DHS 2003
Guatemala 2000 37 46 33 38 36 38 37 38 DHS 2000
Guinée 2003 33 43 29 32 34 32 19 46 MICS 2003
Guinée-Bissau 2000 64 76 57 64 65 60 81 74 MICS 2000
Guyana 2000 78 86 75 72 85 47 86 76 MICS 2000
Haïti 2000 26 32 24 25 27 23 24 42 DHS 2000
Inde 2000 67 78 64 69 63 60 71 79 DHS 2000
Indonésie 2002 61 68 55 60 62 63 57 66 DHS 2002
Jordanie 2002 78 79 77 82 73 81 75 78 DHS 2002
Kenya 2003 49 63 46 50 48 47 49 52 DHS 2003
Kirghizistan 1997 48 91 42 49 46 - - 48 DHS 1997
République démocratique populaire lao 2000 36 55 32 36 37 20 42 51 MICS 2000
Lesotho 2000 49 52 48 49 50 61 46 56 MICS 2000
Madagascar 2000 47 - - 50 44 40 47 66 MICS 2000
Malawi 2000 27 48 25 26 27 22 26 53 DHS 2000
Mali 2001 36 68 26 38 33 31 49 77 DHS 2001
Mauritanie 2001 41 56 26 43 38 33 51 64 DHS 2001
Mongolie 2000 78 78 77 78 78 71 73 157 MICS 2000
Maroc 2003 38 50 25 42 34 32 45 51 DHS 2003
Mozambique 1997 39 65 28 41 36 26 46 91 DHS 1997
Myanmar 2000 48 66 45 50 46 40 43 69 MICS 2000
Namibie 2000 53 63 49 54 53 46 47 61 DHS 2000
Népal 2000 26 41 25 29 23 23 32 36 DHS 2000
Nicaragua 2001 58 65 51 58 57 45 58 68 DHS 2001
Niger 2000 27 63 46 26 28 25 44 55 MICS 2000
Nigéria 2003 33 34 32 32 33 23 42 47 DHS 2003
Pérou 2000 58 64 51 57 59 45 49 67 DHS 2000
Philippines 2003 55 63 49 55 54 33 51 58 DHS 2003
Rwanda 2000 16 24 14 16 15 15 15 26 DHS 2000
Sao Tomé-et-Principe 2000 47 39 57 46 46 55 50 40 MICS 2000
Sénégal 2000 27 30 26 30 23 25 34 42 MICS 2000
Sierra Leone 2000 50 57 48 51 48 48 36 69 MICS 2000
Afrique du Sud 1998 75 78 73 75 75 73 77 75 DHS 1998
Soudan 2000 57 67 50 59 56 50 62 69 MICS 2000
Suriname 2000 58 49 61 56 60 74 52 54 MICS 2000
Swaziland 2000 60 56 60 58 62 58 58 64 MICS 2000
Tadjikistan 2000 51 40 54 45 55 50 - 51 MICS 2000
Tanzanie, République-Unie de 1996 70 81 67 70 69 74 68 82 DHS 1996
Togo 2000 30 62 25 35 24 28 35 37 MICS 2000
Ouganda 2000 67 80 65 68 65 61 67 77 DHS 2000
Viet Nam 2002 71 75 71 76 65 88 66 72 DHS 2002
Yémen 1997 32 43 29 33 31 29 44 51 DHS 1997
Zambie 2002 69 73 67 68 70 64 69 74 DHS 2002
Zimbabwe 1999 50 55 48 50 50 39 49 52 DHS 1999

Moyenne (67 pays) 46 56 43 46 45 43 47 59


1 Les données des enquêtes démographiques et sanitaires concernent l’éducation secondaire ou supérieure.

MICS: Enquête en grappes à indicateurs multiples


DHS: Enquête démographique et sanitaire
38
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TABLEAU 3 PERSONNES S’OCCUPANT D’ENFANTS, SACHANT QUE LA RESPIRATION RAPIDE EST UN SIGNE DEVANT
AMENER IMMÉDIATEMENT À DEMANDER DES SOINS, SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES, 1999-2001
% de personnes s’occupant Lieu de résidence Niveau d’instruction de la mère
d’enfants, sachant que la res- Quintiles de richesse
Pays et piration rapide est un signe Aucune instruction
territoires Année qui doit amener immédiate- Milieu Milieu en bonne et Etudes Etudes Le plus Le plus Source
ment à demander des soins urbain rural due forme primaires secondaires pauvre Deuxième Moyen Quatrième riche
Angola 2001 37 35 40 37 38 32 40 39 33 36 37 MICS 2001
Azerbaïjan 2000 5 5 6 - 4 6 6 6 4 5 6 MICS 2000
Bolivie 2000 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 1 MICS 2000
Bosnie-Herzégovine 2000 33 32 34 - 35 32 - - - - - MICS 2000
Burundi 2000 47 55 47 47 53 63 46 46 45 48 51 MICS 2000
Cameroun 2000 4 5 4 3 4 5 3 3 5 5 5 MICS 2000
République centrafricaine 2000 15 17 14 16 15 13 17 15 15 14 15 MICS 2000
Tchad 2000 11 12 11 14 10 10 15 10 10 12 11 MICS 2000
Comores 2000 13 18 10 13 10 16 11 13 10 14 15 MICS 2000
Congo, République
démocratique du 2001 32 27 34 68 69 56 36 36 35 26 26 MICS 2001
Côte d'Ivoire 2000 9 11 7 8 9 13 8 7 6 10 16 MICS 2000
République dominicaine 2000 5 4 6 4 6 4 5 8 3 4 6 MICS 2000
Gambie 2000 18 25 13 17 17 21 11 14 15 24 25 MICS 2000
Guinée-Bissau 2000 39 55 29 36 48 57 19 29 40 46 65 MICS 2000
Guyana 2000 17 30 14 9 16 18 - - - - - MICS 2000
Indonésie 2000 25 24 25 21 21 - - - - - - MICS 2000
République démocratique
populaire lao 2000 15 22 13 12 17 21 11 16 14 17 21 MICS 2000
Lesotho 2000 33 26 35 32 34 31 38 35 33 30 30 MICS 2000
Madagascar 2000 3 3 3 3 3 2 3 3 3 3 2 MICS 2000
Mongolie 2000 11 13 10 13 10 21 8 12 13 13 11 MICS 2000
Myanmar 2000 10 8 11 14 11 9 11 11 10 9 8 MICS 2000
Niger 2000 6 7 5 5 8 10 6 4 4 5 7 MICS 2000
Rwanda 2000 19 20 19 19 19 18 21 20 18 17 MICS 2000
Sao Tomé-et-Principe 2000 7 9 4 6 5 9 3 3 7 8 12 MICS 2000
Sénégal 2000 6 8 5 5 8 6 3 7 6 6 6 MICS 2000
Sierra Leone 2000 24 17 27 26 19 17 23 24 20 29 25 MICS 2000
Soudan 2000 26 26 26 25 36 26 24 25 25 29 29 MICS 2000
Suriname 2000 7 2 7 12 12 3 1 5 5 5 15 MICS 2000
Swaziland 2000 14 22 12 12 13 15 13 12 14 15 16 MICS 2000
Tadjikistan 2000 48 57 46 35 30 49 54 47 46 44 51 MICS 2000
Togo 2000 8 8 8 9 5 4 19 - 5 - 13 MICS 2000
Viet Nam 2000 21 20 22 18 18 46 22 20 21 25 18 MICS 2000
Zambie 1999 7 9 6 7 7 8 6 7 4 7 12 MICS 1999
Moyenne (33 pays) 17 19 17 17 18 20 16 16 16 17 19

TABLEAU 4 PERSONNES S’OCCUPANT D’ENFANTS, SACHANT QUE LA DYSPNÉE EST UN SIGNE DEVANT AMENER IMMÉDIATEMENT
À DEMANDER DES SOINS, SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES, 1999-2001
% de personnes s’occupant Lieu de résidence Niveau d’instruction de la mère
d’enfants, sachant que la Quintiles de richesse
Pays et dyspnée est un signe qui Aucune instruction
territoires Année doit amener immédiatement Milieu Milieu en bonne et Etudes Etudes Le plus Le plus Source
à demander des soins urbain rural due forme primaires secondaires pauvre Deuxième Moyen Quatrième riche
Angola 2001 31 29 34 29 32 29 32 30 28 33 30 MICS 2001
Azerbaïdjan 2000 11 13 9 - 7 16 10 12 11 10 12 MICS 2000
Bolivie 2000 3 4 2 1 2 4 2 3 3 2 5 MICS 2000
Bosnie-Herzégovine 2000 40 42 40 - 38 42 - - - - - MICS 2000
Burundi 2000 54 53 54 52 59 61 48 52 58 55 58 MICS 2000
Cameroun 2000 8 8 8 7 8 9 6 10 8 9 8 MICS 2000
République centrafricaine 2000 15 15 15 16 15 13 17 16 14 15 12 MICS 2000
Tchad 2000 17 16 17 17 17 16 22 15 13 16 16 MICS 2000
Comores 2000 16 21 14 16 13 19 15 14 17 15 18 MICS 2000
Congo, République
démocratique du 2001 33 31 35 70 73 60 36 37 38 29 28 MICS 2001
Côte d'Ivoire 2000 10 14 9 9 11 18 10 8 9 12 17 MICS 2000
République dominicaine 2000 19 19 19 18 19 20 18 23 17 18 20 MICS 2000
Gambie 2000 19 25 15 17 27 23 16 11 17 24 27 MICS 2000
Guinée-Bissau 2000 38 57 26 34 49 63 12 25 40 48 67 MICS 2000
Guyana 2000 25 31 24 17 25 25 - - - - - MICS 2000
Indonésie 2000 35 36 35 34 31 - - - - - - MICS 2000
République démocratique
populaire lao 2000 25 34 22 21 26 32 20 25 23 27 31 MICS 2000
Lesotho 2000 29 23 30 34 28 28 29 34 27 28 25 MICS 2000
Madagascar 2000 7 7 7 6 7 7 7 6 8 7 6 MICS 2000
Mongolie 2000 12 12 11 12 9 24 11 13 12 11 11 MICS 2000
Myanmar 2000 14 12 14 17 14 13 14 12 20 13 9 MICS 2000
Niger 2000 10 15 7 9 13 19 6 7 8 9 14 MICS 2000
Rwanda 2000 20 - 20 20 19 24 19 19 18 22 28 MICS 2000
Sao Tomé-et-Principe 2000 6 8 5 6 6 7 4 4 5 5 14 MICS 2000
Sénégal 2000 8 9 7 7 8 8 7 9 8 8 6 MICS 2000
Sierra Leone 2000 27 18 30 28 31 18 25 27 29 32 21 MICS 2000
Soudan 2000 35 36 34 34 36 36 31 34 36 39 36 MICS 2000
Suriname 2000 11 6 12 18 15 8 10 8 9 9 18 MICS 2000
Swaziland 2000 12 16 10 11 10 13 10 10 12 13 17 MICS 2000
Tadjikistan 2000 56 64 53 54 48 56 60 57 51 52 59 MICS 2000
Togo 2000 15 17 14 16 12 16 33 - 13 - 30 MICS 2000
Viet Nam 2000 39 42 38 29 37 82 35 41 41 45 37 MICS 2000
Zambie 1999 8 10 6 8 8 8 7 6 4 8 13 MICS 1999
Moyenne (33 pays) 21 23 20 21 23 26 19 20 20 21 23

LA PNEUMONIE DE L’ENFANT : UN FLÉAU OUBLIÉ 39


56213_Text_AA.qxp 1/29/07 5:21 PM Page 40

TABLEAU 5 ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ATTEINTS DE PNEUMONIE ET TRAITÉS PAR ANTIBIOTIQUES
(PRINCIPALEMENT À PARTIR DU DÉBUT DES ANNÉES 1990), SELON CERTAINES CARACTÉRISTIQUES
% d’enfants de moins Lieu de résidence Sexe Niveau d’instruction de la mère
Pays et territoires Année de cinq ans atteints de Source
pneumonie et traités Milieu Milieu Aucune instruction Etudes Etudes
par antibiotiques urbain rural Masculin Féminin scolaire primaires secondaires1
Brésil 1991 13 14 13 14 13 9 14 22 DHS 1991
Brésil 1996 15 16 12 14 16 14 11 19 DHS 1996
Burkina Faso 1992-93 12 27 9 12 12 10 19 61 DHS 1992-93
Burundi 1987 1 3 1 1 1 1 1 1 DHS 1987
Cameroun 1991 13 19 10 14 12 3 17 27 DHS 1991
Colombie 1986 5 7 2 6 4 3 6 5 DHS 1986
Colombie 1990 30 30 31 31 30 14 33 30 DHS 1990
République dominicaine 1991 29 29 28 30 27 20 29 31 DHS 1991
République dominicaine 1996 10 12 8 10 10 6 12 9 DHS 1996
Egypte 1992 25 35 18 29 20 18 27 36 DHS 1992
Egypte 2000 75 82 73 76 75 70 71 83 DHS 2000
Ghana 1993 24 38 21 23 26 16 34 13 DHS 1993
Ghana 1998 16 13 17 14 18 14 17 18 DHS 1998
Inde 1992-93 33 37 33 34 32 32 32 40 DHS 1992-93
Kenya 1993 22 24 22 25 20 20 23 24 DHS 1993
Libéria 1986 2 2 2 2 3 2 2 3 DHS 1986
Madagascar 1992 20 25 19 20 20 17 16 33 DHS 1992
Malawi 1992 24 38 22 22 26 23 24 27 DHS 1992
Mali 1987 2 3 2 4 0 1 12 0 DHS 1987
Maroc 1992 7 11 5 8 5 5 10 21 DHS 1992
Namibie 1992 23 26 22 22 24 21 23 25 DHS 1992
Niger 1992 9 25 7 10 9 9 9 26 DHS 1992
Nigéria 1990 23 35 21 24 23 21 27 26 DHS 1990
Pakistan 1990-91 16 24 13 16 16 14 20 28 DHS 1990-91
Paraguay 1992 29 34 24 33 23 17 28 34 DHS 1992
Philippines 1993 44 49 40 47 41 29 39 49 DHS 1993
Philippines 1998 36 43 32 39 33 30 28 42 DHS 1998
Rwanda 1992 4 18 3 4 3 3 4 14 DHS 1992
Sénégal 1992-93 18 21 17 18 19 17 25 24 DHS 1992-93
Tanzanie, République-Unie de 1992 22 22 22 20 23 16 24 32 DHS 1992
Turquie 1993 22 29 16 23 22 22 20 33 DHS 1993
Yémen 1991-92 7 12 6 7 6 6 16 32 DHS 1991-92
Zambie 1992 14 23 8 14 14 9 12 29 DHS 1992

Moyenne (27 pays)1 19 24 17 19 18 15 20 27


1 La moyenne est basée sur les dernières données disponibles pour 27 pays.

40
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REGROUPEMENTS RÉGIONAUX
Les moyennes régionales présentées dans ce rapport, y compris dans le Tableau statistique 1, ont été
calculées à partir des données concernant les pays et territoires, regroupés comme indiqué ci-dessous.

Afrique subsaharienne
Afrique du Sud; Angola; Bénin; Botswana; Burkina Faso; Burundi; Cameroun; Cap-Vert; Comores; Congo; Côte d'Ivoire;
Erythrée; Ethiopie; Gabon; Gambie; Ghana; Guinée; Guinée-Bissau; Guinée équatoriale; Kenya; Lesotho; Libéria;
Madagascar; Malawi; Mali; Maurice; Mauritanie; Mozambique; Namibie; Niger; Nigéria; Ouganda; République
centrafricaine; République démocratique du Congo; République-Unie de Tanzanie; Rwanda; Sao Tomé-et-Principe;
Sénégal; Seychelles; Sierra Leone; Somalie; Swaziland; Tchad; Togo; Zambie; Zimbabwe.

Moyen-Orient et Afrique du Nord


Algérie; Arabie saoudite; Bahreïn; Djibouti; Egypte; Emirats arabes unis; Iran (République islamique d’); Iraq; Jamahiriya
arabe libyenne; Jordanie; Koweït; Liban; Maroc; Oman; Qatar; République arabe syrienne; Soudan; Territoire palestinien
occupé; Tunisie; Yémen.

Asie du Sud
Afghanistan; Bangladesh; Bhoutan; Inde; Maldives; Népal; Pakistan; Sri Lanka.

Asie orientale et Pacifique


Brunéi Darussalam; Cambodge; Chine; Iles Cook; Fidji; Indonésie; Kiribati; République populaire démocratique de Corée;
République démocratique populaire lao; Malaisie; Iles Marshall; Micronésie (Etats fédérés de); Mongolie; Myanmar;
Nauru; Nioué; Palaos; Papouasie-Nouvelle-Guinée; Philippines; Samoa; Singapour; Iles Salomon; Thaïlande; Timor-Leste;
Tonga; Tuvalu; Vanuatu; Viet Nam.

Amérique latine et Caraïbes


Antigua-et-Barbuda; Argentine; Bahamas; Barbade; Belize; Bolivie; Brésil; Chili; Colombie; Costa Rica; Cuba; Dominique;
El Salvador; Equateur; Grenade; Guatemala; Guyana; Haïti; Honduras; Jamaïque; Mexique; Nicaragua; Panama;
Paraguay; Pérou; République dominicaine; Saint-Kitts-et-Nevis; Sainte-Lucie; Saint-Vincent-et-les-Grenadines; Suriname;
Trinité-et-Tobago; Uruguay; Venezuela (République bolivarienne du).

Europe centrale et orientale/CEI


Albanie; Arménie; Azerbaïdjan; Bélarus; Bosnie-Herzégovine; Bulgarie; Croatie; Ex-République yougoslave de
Macédoine; Fédération de Russie; Géorgie; Kazakhstan; Kirghizistan; Monténégro; Ouzbékistan; République de Moldova;
Roumanie; Serbie; Tadjikistan; Turquie; Turkménistan; Ukraine.

Pays industrialisés
Allemagne; Andorre; Australie; Autriche; Belgique; Canada; Chypre; Danemark; Espagne; Estonie; Etats-Unis d’Amérique;
Finlande; France; Grèce; Hongrie; Irlande; Islande; Israël; Italie; Japon; Lettonie; Liechtenstein; Lituanie; Luxembourg;
Malte; Monaco; Nouvelle-Zélande; Norvège; Pays-Bas; Pologne; Portugal; République tchèque; Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord; Saint-Marin; Saint-Siège; Slovaquie; Slovénie; Suède; Suisse.

Pays en développement
Afghanistan; Afrique du Sud; Algérie; Angola; Antigua-et-Barbuda; Arabie saoudite; Argentine; Arménie; Azerbaïdjan;
Bahamas; Bahreïn; Bangladesh; Barbade; Belize; Bénin; Bhoutan; Bolivie; Botswana; Brésil; Brunéi Darussalam;
Burkina Faso; Burundi; Cambodge; Cameroun; Cap-Vert; Chili; Chine; Chypre; Colombie; Comores; Congo; Costa Rica;
Côte d'Ivoire; Cuba; Djibouti; Dominique; Egypte; El Salvador; Emirats arabes unis; Equateur; Erythrée; Ethiopie; Fidji;
Gabon; Gambie; Géorgie; Ghana; Grenade; Guatemala; Guinée; Guinée-Bissau; Guinée équatoriale; Guyana; Haïti;
Honduras; Iles Cook; Iles Marshall; Iles Salomon; Inde; Indonésie; Iran (République islamique d’ ); Iraq; Israël; Jamahiriya
arabe libyenne; Jamaïque; Jordanie; Kazakhstan; Kenya; Kirghizistan; Kiribati; Koweït; Lesotho; Liban; Libéria;
Madagascar; Malaisie; Malawi; Maldives; Mali; Maroc; Maurice; Mauritanie; Mexique; Micronésie (Etats fédérés de);
Mongolie; Mozambique; Myanmar; Namibie; Nauru; Népal; Nicaragua; Niger; Nigéria; Nioué; Oman; Ouganda;
Ouzbékistan; Pakistan; Palaos; Panama; Papouasie-Nouvelle-Guinée; Paraguay; Pérou; Philippines; Qatar; République
arabe syrienne; République centrafricaine; République de Corée; République démocratique du Congo; République
démocratique populaire lao; République dominicaine; République populaire démocratique de Corée; République-Unie de
Tanzanie; Rwanda; Saint-Kitts-et-Nevis; Sainte-Lucie; Saint-Vincent-et-les-Grenadines; Samoa; Sao Tomé-et-Principe;
Sénégal; Seychelles; Sierra Leone; Singapour; Somalie; Soudan; Sri Lanka; Suriname; Swaziland; Tadjikistan; Tchad;
Territoire palestinien occupé; Thaïlande; Timor-Leste; Togo; Tonga; Trinité-et-Tobago; Tunisie; Turkménistan; Turquie;
Tuvalu; Uruguay; Vanuatu; Venezuela (République bolivarienne du); Viet Nam; Yémen; Zambie; Zimbabwe.

Pays les moins avancés


Afghanistan; Angola; Bangladesh; Bénin; Bhoutan; Burkina Faso; Burundi; Cambodge; Cap-Vert; Comores; Djibouti;
Erythrée; Ethiopie; Gambie; Guinée; Guinée-Bissau; Guinée équatoriale; Haïti; Iles Salomon; Kiribati; Lesotho; Libéria;
Madagascar; Malawi; Maldives; Mali; Mauritanie; Mozambique; Myanmar; Népal; Niger; Ouganda; République
centrafricaine; République démocratique du Congo; République démocratique populaire lao; République-Unie
de Tanzanie; Rwanda; Samoa; Sao Tomé-et-Principe; Sénégal; Sierra Leone; Somalie; Soudan; Tchad; Timor-Leste; Togo;
Tuvalu; Vanuatu; Yémen; Zambie.
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LA PNEUMONIE EST LA MALADIE LA


PLUS MEURTRIÈRE CHEZ L’ENFANT
– ELLE FAIT PLUS DE VICTIMES QUE LE
SIDA, LE PALUDISME ET LA ROUGEOLE
RÉUNIS.

CERTAINES INTERVENTIONS PER-


METTENT D’ÉVITER LES DÉCÈS
DUS À LA PNEUMONIE, MAIS TROP
PEU D’ENFANTS EN BÉNÉFICIENT.

PLUS D’UN MILLION DE VIES


POURRAIENT ÊTRE SAUVÉES SI LES
INTERVENTIONS PRÉVENTIVES ET
CURATIVES NÉCESSAIRES ÉTAIENT
OFFERTES À TOUS.

IL EST CRUCIAL D’ÉVITER QUE LES


ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS
NE CONTRACTENT UNE PNEUMONIE.

FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE


3 UN Plaza, New York, New York 10017
Etats-Unis d’Amérique
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
Avenue Appia 20, 1211 Genève 27, Suisse

ISBN : 978-92-806-4049-6

Février 2007

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