Eaux Souterraines Protection
Eaux Souterraines Protection
2006
Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources
- Différentes disciplines : - Cours d’eau où l’écoulement est rapide, suivant la pente topographique locale
- Lacs ou mers intérieurs où l’écoulement est lent, indépendant de la
Hydrologie marine : océanologie!
Hydrologie atmosphérique : climatologie, météorologie topographie locale et convergeant vers l’exutoire le plus bas du paysage
* souterraine (nappes d’eau) : hydrogéologie - entre des zones d’alimentation en surface et des exutoires superficiels ou
* Pédologique (sols) : hydropédologie souterrains, vers d’autres eaux superficielles, souterraines, ou marines
UE S8-28. M1 parcours SBG. CM A. Poszwa. UHP Nancy 1. 2006
Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources
• Évaporation et transpiration des plantes général le milieu marin par un fleuve, un estuaire ou un delta (sauf si il se
-Déterminés par la présence d’aquifères alimentés par l’infiltration -Constitués d’une zone géographique basée en général sur un bassin
superficielle (formations géologiques) ou d’autres aquifères hydrographique précis => bassin versant (BV)
- L’écoulement est souterrain, il a lieu dans une nappe d’eau et suit les - Associé à des flux climatologiques particuliers : précipitations et
lignes de plus grandes pentes piézométriques (pression hydraulique) évapotranspiration sur la surface du BV
- Jusqu’à des exutoires : - Associé à des flux souterrains au sein d’un bassin hydrogéologique plus
•Superficiels : sources et résurgences ou moins bien défini à partir des relations existantes avec le (ou les)
•Souterrains : contacts avec les cours d’eau, les lacs, le milieu bassin(s) versant(s) superficiel(s) par des alimentations ou des
marin ou un autre aquifère exutoires
- Si pas d’exutoire (et pas d’alimentation actuelle) : nappes fossiles - Sur lequel on va réaliser des bilans hydriques synthétisant les
!
- Elles créent un réseau hydrogéologique souterrain qui rejoint en principaux flux d’eau du cycle hydrologique du BV
général le milieu superficiel ou marin (sauf si nappe fossile) => Gestion de l’eau de manière intégrée
!
Aquifère Corps (couche, massif) de roches perméables comportant une zone Aquiclude Formation imperméable ne produisant pas d’eau
homogène Si perméabilité d’interstices : sables, graviers Surface d’une nappe libre = surface supérieure de la zone saturée de
=> La vitesse de percolation y est lente piézométrique l’aquifère. Les même cotes de cette surface forment des
courbes de niveau appelées courbes isopiézométriques (points
hétérogène Si perméabilité de fissure : granite, calcaire karstique
de même charge hydraulique)
=> La vitesse de percolation est plus rapide
Ressource
Bilans d’eau
450 aquifères Bien répartie sur les 2/3 du territoire
* eaux du Rhône
25 captives (n.c.) ** eaux du Rhône, de la Lys
Dont 200 aquifères régionaux (102 à 105 km2)
175 libres (n.l.)
2000 milliards de m3 (100 milliards m3/an => sources ou cours d’eau)
exploitation
65 % besoins domestiques
7 milliards m3/an puisés dans nappes 20 % besoins agricoles (Ir)
couvrant
Calcaires de Brie
Calcaires de Brie
2. Nappe alluviale
Formées par les grands épandages des alluvions des rivières et fleuves
eau nappe en équilibre avec eau rivière : échanges dans les 2 sens
Nappes très vulnérables à la pollution
3. Autres nappes libres
Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes
IV. Exemple V. Différents types d’exutoires
Nappes libres, captives et perchées 1. Sources
2. Influence de la géologie
Chap.3 : Quantité des ressources en eau Chap.3 : Quantité des ressources en eau
Introduction : des ressources inégales I. Bilans hydriques sur les bassins
- Importantes : Asie > Amérique du Sud ……………………….10 à 13 103 de km3/an - exutoire principal : cours d’eau superficiel
- Moyennes : Amérique du Nord > Afrique………………………3 à 8 - écoulement principal : réseau hydrographique
- Faibles : Europe > Australie et Océanie ….……………………1 à 2 - écoulement secondaire : nappes superficielles, généralement libres, se déversant
2. Ressources par habitant fonction de la population en majorité dans le bassin (sources, résurgences, contacts alluviaux et lacustres)
- Importantes : Australie, Océanie > Amérique du Sud …30 - 80 103 m3/hab /an) Bilan hydrologique Qwe : apport extérieur d’eau souterraine
- Moyennes : Amérique du Nord > Europe …………….…………. 10 - 20 ETR : Evapotranspiration réelle
P + Qwe = ETR + Qs + Qws + !R
- Faibles : Afrique > Asie …………………………………………………….. .0 - 10 Qs : exutoire superficiel
Qws : exutoire souterrain
3. En France Avec Qt = Qs + Qws
Qt = Rd + Ie + Qwe Rd : ruissellement direct
- Ressources souterraines largement exploitées Ie : infiltrations efficaces
- Dans formations sédimentaires calcaires, sableuses ou gréseuses, les alluvions
R : réserves totales dans les sols, la zone non saturée et les nappes actives du
ou les formations cristallines fissurées
bassin, avec un temps de séjour moyen " = R / Qt
lesquelles la nappe est libre ou les zones de «!drainance!» d’autres aquifères Artificialisation du rythme des écoulements
- exutoire : les zones «!d’affleurement!» ou de «!contact!» aval avec le réseau Résiduel et uniformisés sur l’année Variations ponctuelles très brusques
hydrographique ou les océans, les zones de «!drainance!» vers d’autres aquifères
ou les zones «!artésiennes!» vers la surface Modification des volumes des écoulements!
- écoulement principal : dans l’aquifère Report sur autre bassin : pas modification du cycle global (juste localement)
Irrigation!: modification importante!! déséquilibre écoulement!/ infiltration
Bilan hydrologique
s : superficiel Augmentation des pertes par évaporation
Zone «!libre!» amont : P1 + Qse1 = ETR1 + Qss1 + Qwe + !R1 w : souterrain
e : entrées " grandes crues!: diminution des sédiments transportés
Zone «!libre!» aval : P2 + Qse2 + Qws = ETR2 + Qss2 + !R2 s : sorties
! intrusion d’eau salée à l’embouchure de certains fleuves
Zone «!captive!» interne : Qwe + De = Qws + Ds + !R
Barrages hydroélectriques en France
Qt = Qws + Ds " = !R / Qt
Soutien d’étiage / lutte contre inondations ! Même ouvrage pour rôle opposé
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Urbanisation et endiguements
Modifications ou utilisations agricoles
Tout type d’occupation qui empêche l’infiltration contribue au ruissellement Remembrement
Intensification système production ! ! ruissellement Tassements sols
=> Coefficients de ruissellement Déprise en montagne
0,7 à 0,9 pour revêtements d’asphalte, béton et toits en pente Agriculture!: 70% des prélèvements d’eau. Agriculture irriguée = 40% de
0,1 à 0,2 pour des pelouses, des jardins et des terrains de jeux la production agricole mondiale (sur 17% des surfaces cultivées)
! ! ruissellement " aggravation des pics de crue et ! globale des débits Irrigation gravitaire " Détournement des eaux d’une rivière ou nappe
Endiguements réalisées pour un besoin de sécuriser les zones urbanisées ! Salinisation des sols dans régions arides (forte ET)
avec irrigation dans régions sèches, pour combattre la salinisation Rôle de la végétation forestière sur l’évapotranspiration (Q = P – ETP)
Drainage
en région tempéré pour l’utilisation des zones hydromorphes Intervention sur le pouvoir évaporant de l’atmosphère
temps transfert dans réseau enterré et fossés ! à l’aval!: " crues diminue l’albédo
irrégularités surface augmentent la turbulence
" perméabilité due aux tranchées : # vitesse eau dans sol!: # crues
Intervention sur la quantité d’eau disponible
" globale volume d’écoulement types de sols potentialité d’utiliser plus d’eau qu’une végétation basse (été)
! CRUES ?
annuel / infiltration conditions hydriques préalables Rôle sur l’interception ! quand forte pluies # " érosion
très souvent considérée comme de bonne qualité et non analysée Différences régionales : proximité mer / voisinage zones industrielles
pas de véritable norme
eau Pluies acides Nord Est + maxima ponctuels (pH de 3,8 en Ardèche)
Dans l’air gaz Acides évolution qualité P ! Soufre et nitrates
particules pluie évolution pollution air
Régions océaniques : pluies chargées en Cl- (10 mg/l), K, Ca, Mg, Na.
Concentrations ! avec éloignement des côtes.
Surveillance par réseau de collecte sur 200 sites!depuis 10 ans en France
L’eau de pluie est t-elle potable? : 48 paramètres (6 / 9 suivis)
Évolution dans le temps!: stable, excepté 4 tendances significatives
limites souvent dépassées sur deux paramètres
" sulfates (centrales thermiques ! centrales nucléaires) acidité et ammonium
" ammonium (gaz ammoniac + eau)
premières analyses pesticides
# nitrates (180 mg/m2 en 90-91 ! 296 mg/m2 en 99-2000 soit 0,3 mg/l) concentrations parfois supérieures aux seuils autorisés (0,1 !g/l)
pH stables en moyenne annuelle, très variables selon mois (3,8 ! 7 sur même site) Ex : Bretagne, une eau de pluie a enregistré un niveau de 24 !g/l"!
dissolution, corrosion (toitures), altération # Éléments en solution Rq": variations temporelles et régionales complexes
Pb représentativité (rivières secondaires), incohérences (manque coordination) P 70 000 t de rejets par an, de 51 à 95% d’origine urbaine (lessives)
Ministère de l’agriculture, Chambres d’Agriculture - Contrôle de la qualité des ES pour la prévention ou l’alerte
Direction Départementales de l’Agriculture et de la Forêt : DDAF - Surveillance de la salinité et de la teneur en nitrates
-Contrôle des sites en activité (auto-contrôle des installations classées)
Pollutions locales : Rejets industriels
- Alerte à la pollution aux abords de champs captants
Industrie, Collectivités, +
DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) Agences de l’eau Banques de données associées
DDASS
Pollutions ponctuelles : Dépôts rejets industriels ou urbains
Outils de gestion des nappes
Ministère Ecologie, ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie Observatoire national de la qualité des eaux souterraines
Depuis 1985 avec le BRGM
Pollutions accidentelles :
Ex : Modélisation prévisionnelle des pollutions
…. Ministère des transports, DDE, sécurité civile, Ministère de la Santé => modèles hydrodynamiques, hydrochimiques, hydrothermiques…
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Extraction minière Résidus Problèmes locaux Ex: France décharges non autorisées (9000 à 12000)
Activités industrielles Solubilisation
Sidérurgie concentrés sur dépôts sauvages (plusieurs dizaines de milliers)
passées (héritage) ! ! Remobilisation
Carbochimie espace réduit 5 à 10 % des sites dangereux, mais situation sans amélioration :
Ex : Contamination Nappe de Louvres (Val d’Oise) par cyanures abandonnés il y a Besoin de diagnostic approfondi
réhabilitation (suppression sources) coûteuses / simple réaménagement (revégétalisation)
50 ans et rendus solubles par l’apport de chaux
Plus de subventions données pour ces opérations
Ex!: Nord Pas de Calais : 200 km de cours d’eau pollués par sédiments toxiques,
3. Pollutions accidentelles, chroniques, saisonnières
200 km2 de nappes très productives dont la qualité a été détruite
inorganiques Ex chlorures aux abords des axes routiers
Affaissement ! modification des écoulements
-cadmium en zone de culture intense, Cu en zone viticole
métalliques
Prévention ! ICPE, installations classées pour la protection de l’environnement - Cr, Zn, Ni, Cd aux abords des axes routiers
Perturbation cycle N dès que changement de l’occupation d’un sol Source IFEN Fréquence Relevés maxi.
détection (%) enregistrés !g"/l
Oxydation nitrates Pb pays arides
Urines d’animaux (ammoniac, urée)
Eaux R S R S
Source anthropique majeure : engrais azotés
Atrazine 58 50 12 5,7 ! désherbant du maïs,
Risques eutrophisation, modif. oxydo-réduction, modif biodiversité DEA 52 52 2 0,9 ! métabolite de l’atrazine
Diuron 40 <10 20,4 3 ! désherbant mixte
Nombreuses études depuis les années 1980 pour rechercher l’origine,
Isoproturon 28 <10 10,5 1,5 !désherbant du blé
la répartition et l’évolution des nitrates dans les ES
Simazine 20 15 0,8 0,6 ! désherbant de la vigne et
arboricole
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80 % irrigation + alim. animale Pression de prélèvement forte alors que réalimentation très lente
80.000 forages en France
20 % eau potable Source potentielle Ex!: Nappe Carbonifère autour de Lille baisse de 1m / an (- 60 m depuis 1950)
de pollution
Prix de l’eau
" forages déclarés de 65% en 2 ans Conflits d’usages ! Surtout pendant périodes d’étiages
Tourisme / géothermie
usages d’agrément jardins, lavage voiture
Installations soumises à Situations échappant à un cadre légal : risques
! Irrigation agricole
autorisation ou déclaration forages < 10 m, à débit < 8m3, géothermique Ex : 56 Golfs!en méditerranée, d’intrusion
Équipements touristiques
chacun : 6800 m3!/j sur zones fragiles! marine
En moyenne, 1/2 en règle… mais situation très peu maîtrisée surtout dans le Sud
Enneigement artificiel (20 106 m3 dans les Alpes)
Ex : Nappe de l’Astien (Hérault) ! sur 700 forages, 15% déclarés (enquête DIEN)
Assèchement progressif ! abandon des captages
Risques qualitatifs pendant l’exploitation
Défauts
après abandon Menace de dégradation irréversible du littoral
d’étanchéité ! Contamination d’une nappe par une autre délestages
!
absence de planification des ressources alternatives autres sources
«!tuyau!» de pollution dans le sol Suivi qualité /cimentation parois
insuffisante gestion économe de la nappe ! pose de compteurs
1. problèmes graves
Difficultés à répondre à la demande en eau 2. Initiatives Débats et conférences internationales
Entre 1950 et 1990, ! taux de prélèvements en eau double de
17000 m3en 1950 Conférence de Dublin et Sommet de la Terre de Rio en 1992
celui de la population
Eau douce renouvelable / habitant 7500 m3 en 1995 => reconnaissance de l’eau comme un bien public, collectif et patrimonial
5100 m3 en 2025 ?
agriculture x 5 Demande > offre ?? ….2nd forum mondial de la Haye (2000), … 3ème Forum mondial de Kyoto (2003)
! consommation depuis début du siècle agglomérations x 18
industrie x 26 ! sensibilité des décideurs et solutions avancées en faveur d’une gestion durable
Dégradation accélérée de la qualité des eaux par les pollutions Lancement de 2 dynamiques
Évaporation / gaspillage et fuites Conseil mondial de l’eau! évaluation des ressources en eau
Utilisation irrationnelle de l’eau
Surexploitation / taux renouvellement (proposé en 1992, créé en 1996) => Rapport sur mise en valeur mondiale
Abaissement de nappes profondes / tarissement des rivières et des lacs Partenariat mondial pour l’eau! soutient des pays dans la gestion durable
(GWP, créé en 1996) Programmes / compétences / informations
pays en développement, 80% des maladies et décès
Insécurité sanitaire et
dus à l’inaccessibilité de l’eau salubre et à l’absence de Besoin d’arbitrage autour d’un bien commun de l’humanité (marchés)
insécurité alimentaire!
gestion des eaux
! connaissances pour la prise de décision (! collecte, diffusion information…)
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Périmètres de protection autour des points de prélèvements d’eau d’alimentation mise en place PP
Législation !
contraintes sur toutes les activités de proximité
Immédiate (PPI) : toute activité interdite / rapprochée (PPR)
Contractualisation ! Cahier des charges et aides financières
En 2001 : 35171 points de prélèvement Procédure lourde et coûteuse
! 35,3% avec PP ! Peu de sanctions (élus et l’État) interdiction maïs, compostage déjections animales, suppression produits
phytosanitaires, limite fertilisation azotée, rotation culture
PP les plus petit possibles, lenteur mise en place
Efficacité ?
Protection captage et non ressource (nappe)
Écoconditionnalité!: aide au respect de normes environnementales
Maîtrise contractuelle des pollutions agricoles PAC (1999) mais application est laissée à l’appréciation des états membres!
500 services (+ service de gendarmerie / judiciaire) France 2001 => ex : régularisation autorisations de prélèvement d’eaux et pose
! difficultés de gestion, d’orientation, et de recueil d’information de compteurs d’eau / programme de lutte contre érosion
Obligatoires pour tout projet ou aménagement SAGE!: Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (1992)
Etat initial du site => Mesures Mise en valeur et protection quantitative et qualitative des ressources en eau
Effets directs ou indirects,temporaires ou permanents envisagées ? superficielles et souterraines + préservation des zones humides
Intérêt de l’irrigation pour le maintien de la ressource souterraine - Captage des sources sous marines : possible mais délicat
Pb : qualité (salinité, nitrates, pesticides), étiage des cours d’eau - Régulation des débits => stockage par temps de crue et pompage de
soutien en étiage
Ressources souterraines
Réduction ?
Modification des transferts
=> alimentation artificielle
=> barrages de réalimentation ou barrages souterrains de relèvement - Fracturation hydraulique
du niveau => création de réseaux de transferts efficaces de l’eau
=> Stockages karstiques par barrage de régulation du niveau ex : socle cristallin, zones de colmatages
d’émergence et possibilité de rabattement artificiel de l’émergence - Barrages => isolation d’une pollution
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2. Actions qualitatives
Dénitrification in situ provoquée Stockage géothermique
- Injection artificielle de substances organiques => dénitrification naturelle - Nombreuses pertes thermiques
ex : éthanol, méthanol, acide acétique - Modifications d’écoulement et de dispersion dans l’aquifère
* Couplet de puits : pompage… injection - Plus l’eau est chaude, plus le stockage est efficace
* Injection périphérique et pompage central
Subsidence
- Bio-réacteurs sur sites
- Surexploitation => baisse du niveau piézométrique
Déférrisation et démanganisation in situ => effondrement de la structure de l’aquifère
Fe, Mn indésirables dans eau potable / Solubles en conditions anaérobies / colmatage de puits sur plusieurs milliers de km2 : Shangaï, Venise, villes du Japon et USA
- Réinjection par forage
- Injection d’une eau riche en oxygène dissous
-Double anneau : injection extérieure de C et intérieure d’eau aérée et dégazée Gestion de la fonte des neiges pompage pour la réalimentation des nappes
=> pb : colmatage du milieu aquifère Stockage transitoire pour éviter les pertes superficielles eaux de surface
Confinement de la source Parois étanches, Couvertures imperméables… - Accumulation du produit surnageant (hydrocarbure) dans le cône de rabattement
- Récupération par écrémage avec 2ème pompe ou moyens manuels
Stabilisation physico-chimique des produits
=> 50 à 80 % des produits flottants récupérés (fct porosité aquifère,
Ex : boues de traitements d’effluents, résidus d’hydrocarbures, goudrons acides …
viscosité du produit et durée du pompage
Traitements sur site, ex-situ ou in situ Chimiques, thermiques ou biologiques
Interventions restant indispensables
2. Piège hydraulique * Épuration des eaux
Pour limiter l’extension de la pollution
- Simple lagunage auto-filtrant
Cônes de rabattement par pompage dans la nappe
- Traitements par aération-infiltration (eaux sur-nitratées)
Très souvent utilisé en France (Thann et Mulhouse, Fretin, Carling…)
- Extraction des solvants organiques par volatilisation (stripping)
* à la mise en place de barrages (entre 10-15 m de prof.)
Associé - Techniques (+ classiques) de traitement des eaux usées industrielles ou urbaines
* à stratégie de traitement ou de recyclage de l’eau pompée
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Bassin de
lagunage
Couverture argileuse
3. Traitements in situ
Cas des nitrates
- Ventilation du milieu par aspiration en zone non saturée et injection Dilution par d’autres sources
- Coagulation-filtration, chloration
- Technique longue et coûteuse
Nitrates
- Besoins d’une approche scientifique poussée pour son optimisation
- procédés physico-chimiques (osmose inverse, échange d’ions), En développement
=> ne suffit pas à restituer de l’eau potable - procédés biologiques : biofiltre à lit fixé
Conclusion
pesticides ! Prévention
- Utilisation d’un charbon actif en poudre qu’il faut régénérer
- Oxydation à l’ozone et/ou à l’eau oxygénée - Moyens législatifs, réglementaires et institutionnels
- Réduction par du sulfate ferreux en présence d’acide sulfurique puis * Auto-contrôle sur les installations (mesures imposées)
- Aération intense dans des tours de volatilisation (stripping) -Rôle des zones humides : régulateur, écosystème aquatique