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UE S8-28. M1 parcours SBG. CM A. Poszwa. UHP Nancy 1.

2006
Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Plan du cours Ouvrages consultés et références utiles

Chap 1 : Notions de base en hydrologie


- Académie des sciences 1991 Pollution des nappes d’eau souterraine en France :
évaluation des connaissances et des impacts. Prospective et recommandations.
Chap 2 : Différents aquifères et types de nappes Rapport n° 9
- Beaucham 2005 Cycle de l’eau (Chap 4 : Les systèmes aquifères et chap 5 : qualité
des eaux souterraines) http://www.u-picardie.fr/~beaucham/cours.qge/index.html
Chap 3 : Quantités de ressources en eau
- Benoît Marc et Bernard Pierre Yves 2001 Le tour de bassin d’alimentation une
méthode interactive de communication pour la préservation de la qualité des
Chap 4 : Qualité des eaux superficielles ressources en eau. Courrier de l’environnement de l’INRA n42
- BRGM «!Nappes d’eau!» http://www.brgm.fr/divers/nappes.htm
- Castany G 1998 Hydrogéologie : principes et méthodes. Ed Dunot
Chap 5 : Qualité des eaux souterraines - Cosandey C et Robinson M 2000 Hydrologie continentale. Ed A. colin
- De Marsilly G 1986 Hydrologie quantitative. Ed Masson
- IFEN (Institut Français de l’Environnement) 1999, 2001, 2002 L’environnement en
Chap 6 : Protection de la ressource eau
France (chap. eaux continentales…)
- Miquel Gérard (Sénateur) 2003 Rapport sur «!la qualité de l’eau et de
Chap 7 : Réhabilitation des ressources en eau l’assainissement en France!»

Chap.1 : Notions de base en hydrologie


I. Définitions

1. Hydrologie = science de l’eau


2. Eaux superficielles / souterraines
- Fondamentale pour l’activité humaine sur le continent
- Phénomènes physiques, chimiques et biologiques Eaux superficielles

- Différentes disciplines : - Cours d’eau où l’écoulement est rapide, suivant la pente topographique locale
- Lacs ou mers intérieurs où l’écoulement est lent, indépendant de la
Hydrologie marine : océanologie!
Hydrologie atmosphérique : climatologie, météorologie topographie locale et convergeant vers l’exutoire le plus bas du paysage

Hydrologie continentale : => «!col!» topographique

* glaciaire (glaces) : glaciologie


Eaux souterraines
* nivale (neiges) : nivologie
* lacustre (lacs) : limnologie - Nappes d’eau souterraine circulant très lentement dans les formations

* fluviale (cours d’eau) : potamologie géologiques poreuses et perméables

* souterraine (nappes d’eau) : hydrogéologie - entre des zones d’alimentation en surface et des exutoires superficiels ou
* Pédologique (sols) : hydropédologie souterrains, vers d’autres eaux superficielles, souterraines, ou marines
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Chap.1 : Notions de base en hydrologie


II. Stocks et flux globaux

2. Eaux superficielles / souterraines 1. Grands réservoirs

Réservoirs Stocks (km3) % Temps de résidence


Différence entre ces deux grands types d’eaux continentales ?
Océans 1350000000 97,4 2500 a
Eaux continentales 35976700 2,6
Eaux souterraines Glaciers 27500000 76,4 1600-9700 a
Eaux souterraines 8200000 22,8 1400 a
- Protection naturelle : alimentation lente et épurée Mers intérieures 105000 0,29 250 a (Caspienne)
Lacs d'eau douce 100000 0,28 1-17 a
-Variations amorties de température et de débit Eau des sols 70000 0,19 1a
- Minéralisation relativement élevée Rivières 1700 0,00 16 j
Atmosphère 13000 0,00094 8j
- Difficulté d’exploitation Biosphère 1100 0,00008 qq h (de Marsily, 1995)
- Protection et restauration artificielle difficile
Eaux douces : 3% volume eaux, 99% difficilement accessible !!!
Eau mobilisable pour l’homme : 0.3% volume eaux !!!
2 aspects importants : quantité et qualité des eaux exploitables
! stocks limités mais renouvellement permanent
! Flux d’eau : déplacements d’un réservoir à l’autre (km3/an)

Chap.1 : hydrologie continentale


III. Systèmes hydrologiques

2. Les sols : acteurs importants de l’hydrologie 1. Bassins hydrographiques

- 22 % des eaux douces superficielles


- Déterminés par la topographie de la surface continentale
En complément des lacs et mers intérieurs (66 %), de l’atmosphère (7%), des => sols ou sédiments subaquatiques!
rivières et des fleuves (5%)
- L’écoulement est superficiel et suit les lignes de plus grandes pentes
- eau toujours renouvelée rapidement descendantes, sauf dans les cuvettes topographiques :
* soit les pertes ne permettent pas de remplir la cuvette
• Par 22 % des pluies issues de l’évaporation directe des océans
=> bassin endoréique
• 97 % des précipitations d’eau de pluie, neige et grêles sur le continent
• Temps de séjour souvent inférieur à 1 an * soit les apports sont suffisants pour créer un lac qui
déborde par l’exutoire le plus bas (col topographique)
- eau sous l’influence des sols - Il crée un réseau hydrographique de cours d’eau et de lacs qui rejoint en

• Évaporation et transpiration des plantes général le milieu marin par un fleuve, un estuaire ou un delta (sauf si il se

• Ruissellement en surface ou infiltration en profondeur perd dans un bassin endoréique)


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2. Bassins hydrogéologiques 3. Bassins hydrologiques continentaux

-Déterminés par la présence d’aquifères alimentés par l’infiltration -Constitués d’une zone géographique basée en général sur un bassin
superficielle (formations géologiques) ou d’autres aquifères hydrographique précis => bassin versant (BV)
- L’écoulement est souterrain, il a lieu dans une nappe d’eau et suit les - Associé à des flux climatologiques particuliers : précipitations et
lignes de plus grandes pentes piézométriques (pression hydraulique) évapotranspiration sur la surface du BV
- Jusqu’à des exutoires : - Associé à des flux souterrains au sein d’un bassin hydrogéologique plus
•Superficiels : sources et résurgences ou moins bien défini à partir des relations existantes avec le (ou les)
•Souterrains : contacts avec les cours d’eau, les lacs, le milieu bassin(s) versant(s) superficiel(s) par des alimentations ou des
marin ou un autre aquifère exutoires
- Si pas d’exutoire (et pas d’alimentation actuelle) : nappes fossiles - Sur lequel on va réaliser des bilans hydriques synthétisant les
!
- Elles créent un réseau hydrogéologique souterrain qui rejoint en principaux flux d’eau du cycle hydrologique du BV

général le milieu superficiel ou marin (sauf si nappe fossile) => Gestion de l’eau de manière intégrée
!

Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes


I. Intérêt
1. Quelques définitions

Aquifère Corps (couche, massif) de roches perméables comportant une zone Aquiclude Formation imperméable ne produisant pas d’eau

saturée suffisamment conductrice d’eau souterraine pour


Nappe Ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d’un aquifère,
permettre l’écoulement significatif d’une nappe souterraine et le
dont toutes les parties sont en liaison hydraulique
captage de quantité d’eau appréciable

homogène Si perméabilité d’interstices : sables, graviers Surface d’une nappe libre = surface supérieure de la zone saturée de
=> La vitesse de percolation y est lente piézométrique l’aquifère. Les même cotes de cette surface forment des
courbes de niveau appelées courbes isopiézométriques (points
hétérogène Si perméabilité de fissure : granite, calcaire karstique
de même charge hydraulique)
=> La vitesse de percolation est plus rapide

écoulement perpendiculaire aux courbes isopiézométriques


Aquitard Formation peu perméable (semi p.) ex : sables argileux
=> peut stocker l’eau mais vitesse de transit faible vitesse inversement proportionnelle à distance entre 2 courbes
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2. Quelques chiffres en France(données BRGM)

Ressource
Bilans d’eau
450 aquifères Bien répartie sur les 2/3 du territoire
* eaux du Rhône
25 captives (n.c.) ** eaux du Rhône, de la Lys
Dont 200 aquifères régionaux (102 à 105 km2)
175 libres (n.l.)
2000 milliards de m3 (100 milliards m3/an => sources ou cours d’eau)

exploitation
65 % besoins domestiques
7 milliards m3/an puisés dans nappes 20 % besoins agricoles (Ir)
couvrant

( 50 % pour eau potable) 25 % besoins industriels


Excepté prél. centrales nucléaires

Productivité individuelle des forages d’exploitation Qq m3 à plus de 200 m3 / h

Volumes de nappe soutirés par année : 1 à 100 % du débit naturel


Ex => Alsace (n.l.) : 50 %, Plaine de Lyon (n.l.) : 100 %, Calcaire Albien (n.c. Paris) : 100%

Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes


II. Nappes libres

La surface piézométrique coïncide avec la surface libre de la nappe surmontée


d’une ZNS => Toit de la nappe à pression atmosphérique

1. Grandes nappes des formations sédimentaires (sable, craie, calcaire)


Première nappe directement atteinte par les puits : nappe phréatique
Ex : nappe libre des sables de Fontainebleau (Beauchamp)
P Sables de Fontainebleau : poreux, perméables

Surface libre I Sources localisées


Sources Marnes à huîtres

Calcaires de Brie

Calcaires de Brie

Courbes isopiézométriques => pente de la surface libre + sens d’écoulement


Lignes de crêtes => zones de divergence des courants
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2. Nappe alluviale
Formées par les grands épandages des alluvions des rivières et fleuves

Très perméables réservoirs importants 60 % des eaux


et épais (100 m) souterraines captées en France Ex : Rhin, Rhône
=> facilité d’accès, bon débit

eau nappe en équilibre avec eau rivière : échanges dans les 2 sens
Nappes très vulnérables à la pollution
3. Autres nappes libres

- En pays karstique : eau dans les cavités (± ennoyées)


=> circulation rapide, sources temporaires et abondantes
- En plaine littorale : «!équilibre!» hydrostatique eau douce / salée (biseau)
- Nappe perchée à base imperméable affleurant en hauteur dans le paysage
=> exutoires perchés : sources de versant, drainances vers aquifères

Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes Chap.2 : Différents aquifères et types de nappes
IV. Exemple V. Différents types d’exutoires
Nappes libres, captives et perchées 1. Sources

- sources de déversement, de débordement, de jaillissement

- sources artésiennes et résurgences

2. Influence de la géologie

- formations aquifères et formations imperméables


Sables
Sables - influence des contextes sédimentaires :
argileux
Sables
=> cuestas, buttes témoins, karsts, grands bassins

-influence des contextes cristallins :

=> altérites de surface, fissuration

-influence des contextes tectoniques :

=> failles, anticlinaux, synclinaux


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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Chap.3 : Quantité des ressources en eau Chap.3 : Quantité des ressources en eau
Introduction : des ressources inégales I. Bilans hydriques sur les bassins

1. Ressources totales fonction du climat et de la surface 1. Bassins superficiels / bassin hydrographiques

- Importantes : Asie > Amérique du Sud ……………………….10 à 13 103 de km3/an - exutoire principal : cours d’eau superficiel
- Moyennes : Amérique du Nord > Afrique………………………3 à 8 - écoulement principal : réseau hydrographique
- Faibles : Europe > Australie et Océanie ….……………………1 à 2 - écoulement secondaire : nappes superficielles, généralement libres, se déversant
2. Ressources par habitant fonction de la population en majorité dans le bassin (sources, résurgences, contacts alluviaux et lacustres)

- Importantes : Australie, Océanie > Amérique du Sud …30 - 80 103 m3/hab /an) Bilan hydrologique Qwe : apport extérieur d’eau souterraine
- Moyennes : Amérique du Nord > Europe …………….…………. 10 - 20 ETR : Evapotranspiration réelle
P + Qwe = ETR + Qs + Qws + !R
- Faibles : Afrique > Asie …………………………………………………….. .0 - 10 Qs : exutoire superficiel
Qws : exutoire souterrain
3. En France Avec Qt = Qs + Qws
Qt = Rd + Ie + Qwe Rd : ruissellement direct
- Ressources souterraines largement exploitées Ie : infiltrations efficaces
- Dans formations sédimentaires calcaires, sableuses ou gréseuses, les alluvions
R : réserves totales dans les sols, la zone non saturée et les nappes actives du
ou les formations cristallines fissurées
bassin, avec un temps de séjour moyen " = R / Qt

Chap.3 : Quantité des ressources en eau


II. Gestion des barrages réservoirs
2. Bassins souterrains / aquifère
9000 Km3 d’eaux douces accessibles!à l’homme : 3500 km3 capturées et
- alimentation : les zones «!d’affleurement!» ou de «!contact!» amont dans retenues dans barrages (40%)

lesquelles la nappe est libre ou les zones de «!drainance!» d’autres aquifères Artificialisation du rythme des écoulements
- exutoire : les zones «!d’affleurement!» ou de «!contact!» aval avec le réseau Résiduel et uniformisés sur l’année Variations ponctuelles très brusques
hydrographique ou les océans, les zones de «!drainance!» vers d’autres aquifères
ou les zones «!artésiennes!» vers la surface Modification des volumes des écoulements!

- écoulement principal : dans l’aquifère Report sur autre bassin : pas modification du cycle global (juste localement)
Irrigation!: modification importante!! déséquilibre écoulement!/ infiltration
Bilan hydrologique
s : superficiel Augmentation des pertes par évaporation
Zone «!libre!» amont : P1 + Qse1 = ETR1 + Qss1 + Qwe + !R1 w : souterrain
e : entrées " grandes crues!: diminution des sédiments transportés
Zone «!libre!» aval : P2 + Qse2 + Qws = ETR2 + Qss2 + !R2 s : sorties
! intrusion d’eau salée à l’embouchure de certains fleuves
Zone «!captive!» interne : Qwe + De = Qws + Ds + !R
Barrages hydroélectriques en France
Qt = Qws + Ds " = !R / Qt
Soutien d’étiage / lutte contre inondations ! Même ouvrage pour rôle opposé
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Chap.3 : Quantité des ressources en eau


III. Changements d’usages dans les bassins versants

Urbanisation et endiguements
Modifications ou utilisations agricoles
Tout type d’occupation qui empêche l’infiltration contribue au ruissellement Remembrement
Intensification système production ! ! ruissellement Tassements sols
=> Coefficients de ruissellement Déprise en montagne
0,7 à 0,9 pour revêtements d’asphalte, béton et toits en pente Agriculture!: 70% des prélèvements d’eau. Agriculture irriguée = 40% de
0,1 à 0,2 pour des pelouses, des jardins et des terrains de jeux la production agricole mondiale (sur 17% des surfaces cultivées)

! ! ruissellement " aggravation des pics de crue et ! globale des débits Irrigation gravitaire " Détournement des eaux d’une rivière ou nappe

! Pertes apport supérieur de 5 à 7 fois > besoin réel


!# infiltration : # recharge nappes, # niveau nappes " # débit de base fleuves
! hydromorphie et remontées locales nappes

Endiguements réalisées pour un besoin de sécuriser les zones urbanisées ! Salinisation des sols dans régions arides (forte ET)

Irrigation par aspersion Meilleure répartition Limitation des


! vitesse du courant : évacuation plus rapide de la zone à protéger
Micro-irrigation À proximité du système racinaire apports
aval!: ! de la pointe de crue
Ex de conséquences dramatiques : # de plus
# recharge de nappe et # de son rôle de stockage ! ET et # écoulements " de la moitié de la surface de la mer d’Aral

Chap.3 : Quantité des ressources en eau


IV. Rôle hydrologique de la végétation

Modifications ou utilisations agricoles Conséquence de la forêt sur rythmes et volumes d’écoulements

avec irrigation dans régions sèches, pour combattre la salinisation Rôle de la végétation forestière sur l’évapotranspiration (Q = P – ETP)
Drainage
en région tempéré pour l’utilisation des zones hydromorphes Intervention sur le pouvoir évaporant de l’atmosphère
temps transfert dans réseau enterré et fossés ! à l’aval!: " crues diminue l’albédo
irrégularités surface augmentent la turbulence
" perméabilité due aux tranchées : # vitesse eau dans sol!: # crues
Intervention sur la quantité d’eau disponible

" globale volume d’écoulement types de sols potentialité d’utiliser plus d’eau qu’une végétation basse (été)
! CRUES ?
annuel / infiltration conditions hydriques préalables Rôle sur l’interception ! quand forte pluies # " érosion

+ travaux connexes (collecteurs…) Rôle sur la pluviométrie (échelle globale)


Combinaison de " changements intervenus + changement de pratique culturale Rôle sur stabilisation des agrégats du sol
+ type de végétation
Rôle de modérateur et de réducteur de pics de crues
Ex sols tourbeux : plantations de forêts ! littérature :
Effets opposés drainage et alimentation hydrique " pics de crue En étiages, effet manifesté souvent par la ! des plus faibles débits
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Chap.4 : Qualité des eaux superficielles


I. Eau météorite

très souvent considérée comme de bonne qualité et non analysée Différences régionales : proximité mer / voisinage zones industrielles
pas de véritable norme
eau Pluies acides Nord Est + maxima ponctuels (pH de 3,8 en Ardèche)
Dans l’air gaz Acides évolution qualité P ! Soufre et nitrates
particules pluie évolution pollution air
Régions océaniques : pluies chargées en Cl- (10 mg/l), K, Ca, Mg, Na.
Concentrations ! avec éloignement des côtes.
Surveillance par réseau de collecte sur 200 sites!depuis 10 ans en France
L’eau de pluie est t-elle potable? : 48 paramètres (6 / 9 suivis)
Évolution dans le temps!: stable, excepté 4 tendances significatives
limites souvent dépassées sur deux paramètres
" sulfates (centrales thermiques ! centrales nucléaires) acidité et ammonium
" ammonium (gaz ammoniac + eau)
premières analyses pesticides
# nitrates (180 mg/m2 en 90-91 ! 296 mg/m2 en 99-2000 soit 0,3 mg/l) concentrations parfois supérieures aux seuils autorisés (0,1 !g/l)
pH stables en moyenne annuelle, très variables selon mois (3,8 ! 7 sur même site) Ex : Bretagne, une eau de pluie a enregistré un niveau de 24 !g/l"!

dissolution, corrosion (toitures), altération # Éléments en solution Rq": variations temporelles et régionales complexes

Chap. 4 : Qualité des eaux superficielles


II. Eau pluviale
ruissellement,
Gestion : évacuation par canalisation des eaux pluviales
Eau de pluie circulant vers son exutoire canalisation, ! résidus et polluants
rivière Unitaire collecte avec les eaux ! station d’épuration source de
15-25 % 75 à 85 % pollution majeure
Séparatif ! dans milieu naturel sans aucun traitement !
Pollution eau pluviale des cours d’eau
90% sous forme solide (traitement!: aspiration, filtration, décantation) Aménagements récents : stockage dans bassins de retenue

Matières en suspension augmentant la turbidité de l’eau


Prévention contre la pollution par mesures simples
Pollution par décomposition de la MO
Entretien des surfaces au sol ! aspirations / balayages inefficaces!
Ville : contamination massive (! particules, MO et polluants métalliques)!
50% polluants fixés sur particules < à 40 "
corrodées (Zn, Pb)
Surfaces imperméables 25-50% autos
chargées en dépôts polluants Aménagement urbain! ! moyens de décantation (toits, fossés)
activités industrielles
Frein à l’imperméabilisation des sols
1990 Agglomération de Lyon : 6 t de Pb (avant interdiction du Pb dans essence)
! faire réduire les débits de ruissellement aux constructeurs et
Paris, [Pb et Zn] : pluies X 20 et 150 arrivée dans la Seine Eaux toxiques
aménageurs par des systèmes de stockage provisoire
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Chap. 4 : Qualité des eaux superficielles


III. Eaux de surface
1. Connaissances 2. Pollutions Activité industrielles ! rejets directs
Suivies depuis plusieurs dizaines d’années ! bilan sur 20 ans (IFEN 1994)
Moins directe qu’autrefois : arrive par les eaux de pluie
5 types de réseaux
Moins visibles : polluants adsorbés et accumulés dans les sédiments
Nationaux de bassin /départemental /d’usage (eau potable)/locaux/spécifiques
Pollution des eaux de surface lors de la dépollution des eaux souterraines!:
Analyses et objectifs de qualité
Ex mines de potasse en Alsace : eau des nappes contaminée par Cl- issus des
Source Macropolluants Micropolluants terrils, pompée, rejetée dans le Rhin ! 10000 tonnes par jour de sel
C. généraux N/P Métaux Pesticides Organiques
Pollution urbaine domestique : eaux usées
MES/DBO Cd, Cu, pb, Hg… autres
Naturelle X X en diminution du fait de leur traitement, mais problème non résolu
Industrielle XX X X X
Traditionnelle MES => turbidité / consommation O2 (oxydation MO)
Rejets urbains XX XX X X X
Agricoles X XX X XX Contamination bactérienne microorganismes potentiellement pathogènes
MES!: matières en suspension, DBO!: Demande biologique en oxygène
X 1000 après rejet urbain

Pb représentativité (rivières secondaires), incohérences (manque coordination) P 70 000 t de rejets par an, de 51 à 95% d’origine urbaine (lessives)

Micropolluants d’origine domestique

Molécules chimiques!: additifs, enzymes (lessives), solvants, plastifiants,


produits cosmétiques, médicaments
!pb!: en Europe, 100000 t d’antibiotiques, 2500 t d’anélgésiques
cumul " molécules très peu biodégradables et fortement bioaccumulables

impacts négatifs sur la faune!(Y. LEVI)


Espèce Impact Molécule suspectée
Mammifères * Baisse de fertilité PCB PCB!:
Oiseau Baisse de population Pesticides organo- polychlorobiphényles
Féminisation chlorés ou pyralène (fluides
Fragilisation des oeufs dans les
Reptiles Baisse de population PCB / pesticides transformateurs
Malformation des organo -chlorés électriques ou dans
organes reproducteurs les peintures et
Poissons Changement de sexe Effluents d’épuration solvants)
Rejets des papeteries
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Chap.5 : Qualité de l’eau souterraine


I. Évaluation en France

Qualité naturelle privilégiée, accessible et abondante, nécessitant peu de


Attention tardive et partielle => pénurie en étiage
traitement pour être distribuée (filtre sol)
Suivi piézométrique d’ordre quantitatif Pb évaluation
Vulnérables aux pollutions diffuses après un temps d’accumulation

Restauration de la qualité longue et difficile


Aspects qualitatifs suivis par DDASS ! / usages
Études plus spécifiques et campagnes ponctuelles / état naturel
Typologie des transferts de polluants dans les eaux souterraines

Sol superficiel Zone non saturée Nappe profonde Maillage


Insuffisance du réseau !
Végétation Structure du sol Nature roche
Recueil limité des données
Vitesse des Microorganismes Porosité microporosité
transferts Humidité Travers méthodologique des analyses
Humidité
Transport colloïdal
Transformation Transformation Transformation ! Représentativité des lieux de mesure
Transformations biologique chimique abiotique chimique abiotique Fréquence des analyses (moyennes, ponctuelles)
Action des bactéries Dissolution/ Dissolution / Type d’analyse (nouveaux besoins)
Précipitation/ Précipitation /
Oxydation Oxydation Représentation des données

Pollution diffuse par agriculture : Réseaux :

Ministère de l’agriculture, Chambres d’Agriculture - Contrôle de la qualité des ES pour la prévention ou l’alerte
Direction Départementales de l’Agriculture et de la Forêt : DDAF - Surveillance de la salinité et de la teneur en nitrates
-Contrôle des sites en activité (auto-contrôle des installations classées)
Pollutions locales : Rejets industriels
- Alerte à la pollution aux abords de champs captants
Industrie, Collectivités, +
DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) Agences de l’eau Banques de données associées

DDASS
Pollutions ponctuelles : Dépôts rejets industriels ou urbains
Outils de gestion des nappes

Ministère Ecologie, ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie Observatoire national de la qualité des eaux souterraines
Depuis 1985 avec le BRGM
Pollutions accidentelles :
Ex : Modélisation prévisionnelle des pollutions
…. Ministère des transports, DDE, sécurité civile, Ministère de la Santé => modèles hydrodynamiques, hydrochimiques, hydrothermiques…
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Chap. 5 : Qualité de l’eau souterraine


II. Dégradations
1. Pollutions historiques Locales 2. Héritage domestique!: impact des décharges sur les pollutions

Extraction minière Résidus Problèmes locaux Ex: France décharges non autorisées (9000 à 12000)
Activités industrielles Solubilisation
Sidérurgie concentrés sur dépôts sauvages (plusieurs dizaines de milliers)
passées (héritage) ! ! Remobilisation
Carbochimie espace réduit 5 à 10 % des sites dangereux, mais situation sans amélioration :

Ex : Contamination Nappe de Louvres (Val d’Oise) par cyanures abandonnés il y a Besoin de diagnostic approfondi
réhabilitation (suppression sources) coûteuses / simple réaménagement (revégétalisation)
50 ans et rendus solubles par l’apport de chaux
Plus de subventions données pour ces opérations
Ex!: Nord Pas de Calais : 200 km de cours d’eau pollués par sédiments toxiques,
3. Pollutions accidentelles, chroniques, saisonnières
200 km2 de nappes très productives dont la qualité a été détruite
inorganiques Ex chlorures aux abords des axes routiers
Affaissement ! modification des écoulements
-cadmium en zone de culture intense, Cu en zone viticole
métalliques
Prévention ! ICPE, installations classées pour la protection de l’environnement - Cr, Zn, Ni, Cd aux abords des axes routiers

étude d’impact, organiques Hydrocarbures, Solvants chlorés (axes routiers, bases


dispositifs de prévention (cuves de rétention, bassins…) aériennes, fuites d’oléoducs, de cuves de stockage…)
surveillance régulière des eaux mixtes Friches industrielles et minières (ex : Lorraine, Nord…)

4. Pollutions d’origine agricole


Pollution diffuse
Nitrates (seuil 50 mg/l) + phosphates Pesticides (seuil 0,1 !g/l)
IFEN (2001) : 60% nappes altérées par pesticides en France, (30% non potables)
En 1987 : 2000 habitants reçoivent une eau où [NO3-] > 100 mg/l (7 réseaux)
Spécificité eaux souterraines (S) / eaux surface (R)
860 000 habitants --------------------- [NO3-] > 50 mg/l (700 réseaux)
Concentrations plus basses, plus de métabolites, moins de molécules de pesticides

Perturbation cycle N dès que changement de l’occupation d’un sol Source IFEN Fréquence Relevés maxi.
détection (%) enregistrés !g"/l
Oxydation nitrates Pb pays arides
Urines d’animaux (ammoniac, urée)
Eaux R S R S
Source anthropique majeure : engrais azotés
Atrazine 58 50 12 5,7 ! désherbant du maïs,
Risques eutrophisation, modif. oxydo-réduction, modif biodiversité DEA 52 52 2 0,9 ! métabolite de l’atrazine
Diuron 40 <10 20,4 3 ! désherbant mixte
Nombreuses études depuis les années 1980 pour rechercher l’origine,
Isoproturon 28 <10 10,5 1,5 !désherbant du blé
la répartition et l’évolution des nitrates dans les ES
Simazine 20 15 0,8 0,6 ! désherbant de la vigne et
arboricole
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Chap. 5 : Qualité de l’eau souterraine


III. Dégradations liées à l’exploitation

Problèmes liés aux forages et captages Risques liés à la surexploitation

80 % irrigation + alim. animale Pression de prélèvement forte alors que réalimentation très lente
80.000 forages en France
20 % eau potable Source potentielle Ex!: Nappe Carbonifère autour de Lille baisse de 1m / an (- 60 m depuis 1950)
de pollution
Prix de l’eau
" forages déclarés de 65% en 2 ans Conflits d’usages ! Surtout pendant périodes d’étiages
Tourisme / géothermie
usages d’agrément jardins, lavage voiture
Installations soumises à Situations échappant à un cadre légal : risques
! Irrigation agricole
autorisation ou déclaration forages < 10 m, à débit < 8m3, géothermique Ex : 56 Golfs!en méditerranée, d’intrusion
Équipements touristiques
chacun : 6800 m3!/j sur zones fragiles! marine
En moyenne, 1/2 en règle… mais situation très peu maîtrisée surtout dans le Sud
Enneigement artificiel (20 106 m3 dans les Alpes)
Ex : Nappe de l’Astien (Hérault) ! sur 700 forages, 15% déclarés (enquête DIEN)
Assèchement progressif ! abandon des captages
Risques qualitatifs pendant l’exploitation
Défauts
après abandon Menace de dégradation irréversible du littoral
d’étanchéité ! Contamination d’une nappe par une autre délestages

!
absence de planification des ressources alternatives autres sources
«!tuyau!» de pollution dans le sol Suivi qualité /cimentation parois
insuffisante gestion économe de la nappe ! pose de compteurs

Chap.6 : Protection de la ressource


I. Situation mondiale actuelle

1. problèmes graves
Difficultés à répondre à la demande en eau 2. Initiatives Débats et conférences internationales
Entre 1950 et 1990, ! taux de prélèvements en eau double de
17000 m3en 1950 Conférence de Dublin et Sommet de la Terre de Rio en 1992
celui de la population
Eau douce renouvelable / habitant 7500 m3 en 1995 => reconnaissance de l’eau comme un bien public, collectif et patrimonial
5100 m3 en 2025 ?
agriculture x 5 Demande > offre ?? ….2nd forum mondial de la Haye (2000), … 3ème Forum mondial de Kyoto (2003)
! consommation depuis début du siècle agglomérations x 18
industrie x 26 ! sensibilité des décideurs et solutions avancées en faveur d’une gestion durable

Dégradation accélérée de la qualité des eaux par les pollutions Lancement de 2 dynamiques

Évaporation / gaspillage et fuites Conseil mondial de l’eau! évaluation des ressources en eau
Utilisation irrationnelle de l’eau
Surexploitation / taux renouvellement (proposé en 1992, créé en 1996) => Rapport sur mise en valeur mondiale
Abaissement de nappes profondes / tarissement des rivières et des lacs Partenariat mondial pour l’eau! soutient des pays dans la gestion durable
(GWP, créé en 1996) Programmes / compétences / informations
pays en développement, 80% des maladies et décès
Insécurité sanitaire et
dus à l’inaccessibilité de l’eau salubre et à l’absence de Besoin d’arbitrage autour d’un bien commun de l’humanité (marchés)
insécurité alimentaire!
gestion des eaux
! connaissances pour la prise de décision (! collecte, diffusion information…)
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Chap.6 : Protection de la ressource


II. Dispositifs en France
1. Peu efficaces Réglementation des prélèvements d’eau 2. Efficaces Réglementation des rejets d’eaux usées

Contrôle par la DRIRE direction régionale de l’industrie, recherche et environnement


Déclaration obligatoire (débits > situations qui échappent à tout cadre légal
8 m3/h) et autorisation requise autorisations souvent systématiques Concerne surtout les industries et les collectivités locales
(débits > 80 m3/h) menaces de poursuites pénales théoriques
Ex: eaux minérales et protection de la ressource par des sociétés privées!

Périmètres de protection autour des points de prélèvements d’eau d’alimentation mise en place PP
Législation !
contraintes sur toutes les activités de proximité
Immédiate (PPI) : toute activité interdite / rapprochée (PPR)
Contractualisation ! Cahier des charges et aides financières
En 2001 : 35171 points de prélèvement Procédure lourde et coûteuse
! 35,3% avec PP ! Peu de sanctions (élus et l’État) interdiction maïs, compostage déjections animales, suppression produits
phytosanitaires, limite fertilisation azotée, rotation culture
PP les plus petit possibles, lenteur mise en place
Efficacité ?
Protection captage et non ressource (nappe)
Écoconditionnalité!: aide au respect de normes environnementales
Maîtrise contractuelle des pollutions agricoles PAC (1999) mais application est laissée à l’appréciation des états membres!
500 services (+ service de gendarmerie / judiciaire) France 2001 => ex : régularisation autorisations de prélèvement d’eaux et pose
! difficultés de gestion, d’orientation, et de recueil d’information de compteurs d’eau / programme de lutte contre érosion

Chap.6 : Protection de la ressource


III. Réseaux et bassins d’étude => aide à la gestion
1. Etude des ressources / besoins en eau

Science de l’ingénieur Essais de débits


Problème ?
Sur un puit À débit et niveau constant (72h) => Cone de rabattement
- Échelle de temps (débits annuels, mensuels, journaliers)
=> Choix des Sur une station d’essai
ex : besoin d’irrigation
méthodes
- Besoins variables / ressource variable (pluviométrie) - Choix de l’emplacement Zone inondable, PP

Homogénéité de l’aquifère Forages + méthodes géophysiques


Information hydrologique disponible ?
Faible gradient hydraulique (débit)
-Série d’observation => traitements statistiques Terrain dégagé (eau libre, foret)
- possibilité d’extension de l’information => modélisation Evacuation des eaux de pompage
ex : lien pluie - débit - Installation d’un puit central et de piézomètres
- Analogie avec d’autres stations si pas de données
- Mesures en régime d’équilibre (formule de Dupuit) / régime transitoire

Connaissance de Mesures (Apports, débits, ETP…)


Coefficients de perméabilité et d’emmagasinement, transmissivité
la ressource Expérimentations influençant le cycle de l’eau
Rayon d’action du puit (en nappe libre)
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

2. Moyens d’aide aux gestionnaires 3. approche concertée à l’échelle du BV


Acquisition de données sur service public
Le tour de bassin d’alimentation (Benoît et al. 2001)
Méthode interactive de communication
Organismes de recherche scientifique
Insertion de résultats contexte de questionnement agriculteurs,
- cartes hydrogéologiques
Perméabilité du sol et aquifère d’expérimentations par collectif sur la qualité des conseillers agricoles
-cartes de vulnérabilité des aquifères Profondeur de la nappe les scientifiques eaux souterraines et élus
Directions d’écoulement
Solutions agronomiques à la pollution diffuse nécessitent la coordination de
Réseaux de contrôle de la qualité des eaux tous les acteurs concernés et une attitude volontariste
=> Inventaire des sites et activités polluants
Contrats de rivières

Etudes d’impact Départements et régions concernés / ministre de l’environnement ! subventions

Obligatoires pour tout projet ou aménagement SAGE!: Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (1992)
Etat initial du site => Mesures Mise en valeur et protection quantitative et qualitative des ressources en eau
Effets directs ou indirects,temporaires ou permanents envisagées ? superficielles et souterraines + préservation des zones humides

Chap.7 : Réhabilitation des aquifères


I. Gestion active des aquifères
1. Actions quantitatives

Importance des données Coopération état, collectivité, organismes


Zones littorales et alluviales
privés, agences de l’eau…
En agriculture - Pénétration d’eau salée par exploitation => barrière de réinjection

Intérêt de l’irrigation pour le maintien de la ressource souterraine - Captage des sources sous marines : possible mais délicat

Pb : qualité (salinité, nitrates, pesticides), étiage des cours d’eau - Régulation des débits => stockage par temps de crue et pompage de
soutien en étiage
Ressources souterraines
Réduction ?
Modification des transferts
=> alimentation artificielle
=> barrages de réalimentation ou barrages souterrains de relèvement - Fracturation hydraulique
du niveau => création de réseaux de transferts efficaces de l’eau
=> Stockages karstiques par barrage de régulation du niveau ex : socle cristallin, zones de colmatages
d’émergence et possibilité de rabattement artificiel de l’émergence - Barrages => isolation d’une pollution
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

2. Actions qualitatives
Dénitrification in situ provoquée Stockage géothermique

- Injection artificielle de substances organiques => dénitrification naturelle - Nombreuses pertes thermiques
ex : éthanol, méthanol, acide acétique - Modifications d’écoulement et de dispersion dans l’aquifère
* Couplet de puits : pompage… injection - Plus l’eau est chaude, plus le stockage est efficace
* Injection périphérique et pompage central
Subsidence
- Bio-réacteurs sur sites
- Surexploitation => baisse du niveau piézométrique
Déférrisation et démanganisation in situ => effondrement de la structure de l’aquifère
Fe, Mn indésirables dans eau potable / Solubles en conditions anaérobies / colmatage de puits sur plusieurs milliers de km2 : Shangaï, Venise, villes du Japon et USA
- Réinjection par forage
- Injection d’une eau riche en oxygène dissous
-Double anneau : injection extérieure de C et intérieure d’eau aérée et dégazée Gestion de la fonte des neiges pompage pour la réalimentation des nappes
=> pb : colmatage du milieu aquifère Stockage transitoire pour éviter les pertes superficielles eaux de surface

Chap.7 : Réhabilitation des aquifères


II. Techniques de restauration de la qualité après pollution
1. Neutralisation du risque sur site 2. Piège hydraulique

Enlèvement de la source Ex : produits chimiques, déchets, sols contaminés… * double pompage

Confinement de la source Parois étanches, Couvertures imperméables… - Accumulation du produit surnageant (hydrocarbure) dans le cône de rabattement
- Récupération par écrémage avec 2ème pompe ou moyens manuels
Stabilisation physico-chimique des produits
=> 50 à 80 % des produits flottants récupérés (fct porosité aquifère,
Ex : boues de traitements d’effluents, résidus d’hydrocarbures, goudrons acides …
viscosité du produit et durée du pompage
Traitements sur site, ex-situ ou in situ Chimiques, thermiques ou biologiques
Interventions restant indispensables
2. Piège hydraulique * Épuration des eaux
Pour limiter l’extension de la pollution
- Simple lagunage auto-filtrant
Cônes de rabattement par pompage dans la nappe
- Traitements par aération-infiltration (eaux sur-nitratées)
Très souvent utilisé en France (Thann et Mulhouse, Fretin, Carling…)
- Extraction des solvants organiques par volatilisation (stripping)
* à la mise en place de barrages (entre 10-15 m de prof.)
Associé - Techniques (+ classiques) de traitement des eaux usées industrielles ou urbaines
* à stratégie de traitement ou de recyclage de l’eau pompée
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

Coupe schématique de la décharge de Fretin (59) et du


dispositif de décontamination de la nappe de craie
(Académie des Sciences, 1991)

Bassin de
lagunage
Couverture argileuse

3,5 millions de tonnes de déchets de 1967 à 1982=> contamination chimique et bactériologique


=> Avec ce dispositif, stabilisation de la qualité de la nappe depuis 1988

3. Traitements in situ
Cas des nitrates

- Injection d’un agent réducteur + microorganismes => azote gazeux


- Injection d’éthanol (75 % abattement)
=> pb : apparition de Mn soluble, de nitrites
=> décontamination locale / pollutions diffuses

Cas des hydrocarbures

- Milieu enrichi en éléments nutritifs et oxygène => biodégradation


=> injection en périphérie et reprise par pompage dans un puit central
abattement de 45 à 95 % obtenu en 4 mois
- Ensemencement du sous sol par bactéries autochtones (mises en culture pour
multiplication)
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Eaux continentales : exploitation, gestion et protection des ressources

4. Intervention avant distribution


Cas des produits volatils Modification du captage Profondeur, localisation

- Ventilation du milieu par aspiration en zone non saturée et injection Dilution par d’autres sources

d’air en zone saturée - pour dépassement de la teneur seuil en nitrates


=> Traitement rapide, complet et économique en présence => Réalimentation à partir d’eaux superficielles
d’un terrain bien perméable - pour pollution hétérogène d’un champ captant Loisy (hydrocarbures + Cl- + NO3-)

Traitement ex situ de la ressource


Cas des polluants peu solubles et peu volatils
Turbidité et risques microbiologiques
Efficacité partielle - Techniques séparatives par membranes organiques ou minérales En développement

- Coagulation-filtration, chloration
- Technique longue et coûteuse
Nitrates
- Besoins d’une approche scientifique poussée pour son optimisation
- procédés physico-chimiques (osmose inverse, échange d’ions), En développement
=> ne suffit pas à restituer de l’eau potable - procédés biologiques : biofiltre à lit fixé

Conclusion

Toujours préférable d’utiliser des eaux souterraines protégées plutôt que


Traitement ex situ de la ressource des eaux de surface ou souterraines potentiellement polluées

pesticides ! Prévention
- Utilisation d’un charbon actif en poudre qu’il faut régénérer
- Oxydation à l’ozone et/ou à l’eau oxygénée - Moyens législatifs, réglementaires et institutionnels

- Coagulation-filtration, chloration - Améliorations en cours

Chrome hexavalent * Régimes de déclaration et autorisation des rejets

- Réduction par du sulfate ferreux en présence d’acide sulfurique puis * Auto-contrôle sur les installations (mesures imposées)

filtration du précipité * Schémas d’aménagements et de gestion des ES

Solvants chlorés * Acquisitions de données (vulnérabilité)

- Aération intense dans des tours de volatilisation (stripping) -Rôle des zones humides : régulateur, écosystème aquatique

- Filtration sur du charbon actif en grains


=> !!! Produits secondaires de dégradation lors des traitements Concertation, gestion patrimoniale et information des acteurs nécessaires à la
politique de prévention et de réhabilitation des ressources en eaux

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