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Gestion durable des déchets au Maroc

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GESTION DES DÉCHETS

MÉNAGERS AU MAROC

Produire de Réduire
l’énergie

APPROCHE
Composter ALTERNATIVE Réutiliser

ET INVENTIVE

Refuser
Recycler

Trier

Vers un nouveau modèle de


gestion des déchets ménagers
et assimilés au Maroc
1
Approche alternative et novatrice

Sommaire
APPROCHE ALTERNATIVE

01
PROBLEMATIQUES
ET DEFIS DE LA
GESTION DES
DECHETS AU MAROC

02
APPROCHES ET
INTERVENTIONS
LIMITEES A IMPACT
PONCTUEL

Collecte archaïque des déchets et dé-


charges « sauvages »
• Impact environnemental
• Impact sanitaire
• Impact social
• Impact économique
Des décharges « sauvages » aux décharges
« contrôlées »
Des décharges « contrôlées » aux « centres
de tri, de valorisation et d’enfouissement »
2 La gestion des déchets au Maroc
03 LIMITES DES APPROCHES
ADOPTEES

04 VERS UNE APPROCHE


GLOBALE, INTEGREE ET
DURABLE
• Expériences internationales
• Expériences nationales
• Expérience du projet « COPROD »
(«Coproduction de la propreté »)

APPROCHE ALTERNATIVE
05
RECOMMANDATIONS
ET PROPOSITIONS
POUR UN NOUVEAU
MODELE DE GESTION
DES DECHETS AU
MAROC
• Au niveau central
• Au niveau territorial
• Au niveau de la société civile, du secteur
privé et des établissements éducatifs et
scolaires

La gestion des déchets au Maroc 3


Contexte L’accroissement quantitatif exponentiel des déchets
ménagers et assimilés, leurs coûts d’exploitation et
de traitement exorbitants ainsi que leurs impacts
écosystémique, environnemental, sociétal et
économique négatifs représentent, aujourd’hui plus
que jamais et à tous les niveaux (national, régional et
APPROCHE ALTERNATIVE

local), un enjeu citoyen majeur et par conséquent un défi de taille


pour tous responsables ou gestionnaires impliqués et opérant
dans ce secteur d’activité.
Au Maroc, la gestion des déchets ménagers et assimilés a
successivement connu plusieurs approches et programmes qui
ont certes abouti à une relative et substantielle amélioration de la
propreté de nos villes et quartiers mais les problèmes demeurent
et ne sont toujours pas définitivement résolus. En effet, ces
différentes approches n’ont pas tardé à montrer leurs failles
et limites. La situation inconfortable, voire parfois déplorable, à
laquelle nous sommes tous de nos jours confrontés exige de nous
tous (citoyens, responsables gouvernementaux et élus locaux)
une réflexion sérieuse, sereine et rationnelle afin de concevoir
et d’appliquer une ou plusieurs solutions alternatives innovantes
en adéquation avec les meilleures pratiques internationalement
adoptées en tenant compte toutefois des entraves et réalités
marocaines.
Nous présentons ici les résultats du projet « COPROD » («
Coproduction de la propreté ») conçu, mené et exécuté par
l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de
la Terre du Maroc (AESVT – Maroc) en partenariat avec le
Secrétariat d’État chargé du Développement Durable (SEDD)
et le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement
Supérieur, de la Formation Professionnelle et de la Recherche
Scientifique. Nous tenons aussi à préciser que ce projet n’aurait
pu voir le jour sans le soutien financier de la Fondation Suisse «
DROSOS » et la collaboration active et intense des responsables
et élus locaux mais aussi des établissements scolaires. Ce
projet pilote d’envergure nationale a pu ainsi être mis en place
et exécuté dans 22 villes, 90 quartiers, 20 sites naturels et 100
établissements scolaires.
En matière de gestion rationnelle et efficiente des déchets
ménagers et assimilés au Maroc et à travers l’analyse
objective des politiques, programmes et approches adoptés
4 La gestion des déchets au Maroc
en l’occurrence par nos décideurs, ce projet ambitieux,
déjà testé depuis trois ans environ sur certaines villes
pilotes avec des résultats positifs et encourageants,
se veut force de propositions et de recommandations
permettant ainsi la généralisation du processus de
tri à la source et de valorisation dans le but ultime de
préserver nos ressources naturelles, d’améliorer le
niveau de propreté des quartiers et villes marocaines
ciblées et par conséquent la qualité de vie des citoyens.

Références
La Constitution du Royaume du Maroc, dans sa révision
de 2011, stipule, dans son Article 31, que : « l’État et
les Collectivités Territoriales sont dans l’obligation de
mobiliser tous les moyens possibles pour faciliter et
garantir aux citoyens et citoyennes l’accès à l’eau, le
droit à une vie saine dans un environnement sain et le
droit au développement durable.
Les préceptes de l’Islam : L’Islam insiste sur le lien étroit
existant entre propreté et foi. Elle incite également
à une gestion rationnelle et bannit le gaspillage et le
pillage des ressources naturelles.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
met en relief les droits et obligations de chaque
individu vis-à-vis de la société, seule garante de son

APPROCHE ALTERNATIVE
développement et de son épanouissement de façon
libre et complète (Article 29).
La Charte Nationale de l’Environnement et du
Développement Durable qui considère, dans la partie
relative aux droits et obligations, que chaque individu
a droit à une vie saine dans un environnement sain
devant lui assurer bonne santé et qualité de vie et
accès à l’enseignement et à la formation lui permettant
ainsi l’exercice de ses droits et obligations envers son
environnement (préservation, valorisation et garantie
de pérennisation de son patrimoine naturel et culturel).

La gestion des déchets au Maroc 5


PROBLEMATIQUES
ET DEFIS DE LA
APPROCHE ALTERNATIVE

GESTION DES
DECHETS AU
MAROC

01
La refonte du système de gestion de déchets ménagers avoisine de
des déchets au Maroc constitue un nos jours 7 millions de tonnes dont
défi majeur qui s’impose en raison de environ 5,5 millions de tonnes (78
plusieurs facteurs : %) d’origine urbaine : c’est presque
l’équivalent d’un kilo par jour et par
• Augmentation exponentielle
individu ! En milieu rural, on parle de
du volume et de la complexité
1,6 millions de tonnes par an soit
des déchets liquides et solides
presque l’équivalent d’½ kg par jour
intimement liée à l’accroissement
et par individu.
démographique, économique,
technologique et industriel. Jusqu‘au début de ce 21e siècle, le
secteur de la gestion des déchets
• Produits et habitudes de
a été caractérisée par l’élimination
consommation à cycle court.
en décharges « sauvages » et non
• Impact néfaste sur la santé contrôlées formant ainsi des points
publique et les conditions de vie. noirs dépourvus de tout traitement
• Épuisement inéluctable des préalable et ce depuis la collecte
ressources naturelles et jusqu’à l’enfouissement en passant
fragilisation des économies locales. par le lavage. Cet état des lieux a
eu des conséquences néfastes,
La production moyenne annuelle parfois catastrophiques sur la santé
publique et l’environnement.

6 La gestion des déchets au Maroc


Comparativement à la totalité des déchets
urbains collectée à l’échelle nationale, le
taux de recyclage n’a pas dépassé 10 % en
2015, ce qui démontre clairement que l’évo-
lution de ce secteur reste très limitée. Afin
de surmonter les défis et obstacles liés à la
gestion des déchets ménagers et assimilés
et professionnaliser ce secteur, plusieurs
mesures et initiatives ont été adoptées, à
savoir :
• L’adoption, en 2006, de la loi 28 – 00 se
rapportant à la gestion des déchets et à
leur élimination. Ce texte législatif avait pour
objectifs : la lutte contre l’impact négatif des
déchets, la préservation de la santé pu-
blique, le respect de la vie sous toutes ses
formes (végétale, animale, aquatique, ter-
restre…), l’intégrité de tous les milieux de vie
(eau, air, sol…) et de tous les écosystèmes
et sites naturels et environnementaux. Ces
impacts, selon cette loi 28 – 00, sont pré-
cisés et classés et les engagements relatifs
à la gestion des déchets y sont également
déterminés.
• L’exécution d’un Programme National des
Déchets Ménagers et assimilés (PNDM)
doté d’un budget estimé à 40 milliards de

APPROCHE ALTERNATIVE
dirhams et réparti comme suit :
--Collecte des déchets et propreté : 72 %
--Exécution et gestion des décharges
contrôlées : 14.6 %
--Réhabilitation et fermeture des dé-
charges non contrôlées : 6.2 %
--Études, suivi et contrôle : 3.5 %
--Développement des opérations de tri,
de recyclage et de valorisation des dé-
chets : 1.8 %
--Sensibilisation et formation : 1.8 %
• La promulgation de la loi 77 – 15 stipulant
l’interdiction de la fabrication, de l’importa-
tion et / ou de l’exportation et de la com-
mercialisation des sacs en plastique…
La gestion des déchets au Maroc 7
APPROCHES
DEPASSEES ET
INTERVENTIONS
APPROCHE ALTERNATIVE

TRES LIMITEES
AVEC UN IMPACT
PONCTUEL ET
EPHEMERE
03
A L’instar d’un certain nombre de programmes successivement adop-
pays en voie de développement, le tés sont resté de portée limitée et
Maroc a connu des évolutions ra- n’ont donné que des résultats insuf-
pides au long des cinq dernières fisants : au Maroc, on continue hélas
décennies notamment en terme de générer annuellement environ 7
de croissance démographique. En millions de tonnes de déchets !
effet, l’on est passé de 11 millions
d’habitants en 1960 à 34 millions
en 2014. Parallèlement, les quanti-
tés de déchets ménagers ont connu
une évolution semblable en raison
principalement de nouveaux modes
de production et de consommation
et d’un taux progressif d’exode rural
et donc d’urbanisation qui frôle ac-
tuellement les 60 %.
En l’absence d’une politique globale
et intégrée axée sur le citoyen, les
milieux de vie et les méthodes de
gestion, les diverses approches et

8 La gestion des déchets au Maroc


Cette approche réduite visant uniquement la propreté
La collecte de des quartiers à travers le ramassage et la collecte des
déchets en décharges déchets pour ensuite s’en débarrasser, sans aucun
«sauvages » traitement, dans des zones périphériques telles des
bassins et lits d’oueds secs (cas de Mohammedia) ou
d’anciennes carrières (cas de Mediouna), ou encore de
forêts (cas d’Essaouira), loin de la vue des habitants,
a eu pour conséquence la multiplication de décharges «
sauvages » non contrôlées dans différentes régions du Maroc.
Elles avoisinent aujourd’hui les 300 dont les impacts négatifs
sont flagrants sur :
• L’environnement : Ces décharges « sauvages » non
contrôlées polluent par la libération de lixiviats (vu leur fort
taux d’humidité) qui s’infiltrent par gravitation dans les sols
induisant des effets négatifs multiples sur les milieux naturels
avoisinants.
• La santé : Les gaz toxiques émanant des déchets brulés
dans les décharges ou au niveau des centres d’incinération
induisent nombre de maladies notamment respiratoires
(asthme et mauvaise oxygénation des cellules nerveuses
essentiellement). L’infiltration de lixiviats vers les eaux de la
nappe phréatique et en eaux de surface causent beaucoup
d’intoxications, de parasitisme et d’épidémies mais sont
aussi à l’origine de nombreux cas de maladies lourdes de
conséquences telles le saturnisme ou le cancer en raison de
la présence de métaux lourds.

APPROCHE ALTERNATIVE
À Casablanca seule, les troupeaux d’ovins et bovins qui
parcourent et pâturent dans les décharges atteignent parfois
10.000 têtes dont une grande partie est vouée à l’abattage
alimentaire sans possibilité de traçabilité.
• Le social : Plus de 7000 citoyens et citoyennes trouvent dans
ces décharges une source de revenus quotidiens en fouillant et
triant péniblement nos déchets dans des conditions insalubres,
indignes et mettant en danger leur santé et celle de leur
famille (60 % de ces citoyens vivent dans les décharges dont
26 % d’enfants et 14 % de femmes). Ajoutons à cela que ces
déchets constituent un danger pour toute la société (source
potentielle de maladie, voire d’épidémie, pollution visuelle et
olfactive…) privant ainsi nos citoyens du droit constitutionnel
de pouvoir jouir d’un cadre de vie digne et salubre.
• L’économie : Le secteur de la gestion des déchets est un
secteur budgétivore : il engouffre à lui seul 25 % du budget
La gestion des déchets au Maroc 9
des collectivités territoriales
Des décharges
«sauvages » aux
décharges contrôlées

Suite à l’accumulation de problèmes liés aux


décharges non contrôlées, le secteur public
APPROCHE ALTERNATIVE

s’est attelé à renforcer le cadre juridique en


promulguant la loi 28 – 00 et en préparant
puis exécutant le Programme National de
gestion des Déchets Ménagers et assimilés
(PNDM : 2008 – 2020) doté d’un budget de
40 milliards de dirhams visant la compensation
du manque de moyens relaté dans ce secteur de
la gestion des déchets. Le PNDM concerne toutes les villes
du Maroc, sans exception et s’étale sur une durée de 15
ans dans le but d’améliorer la qualité de vie des citoyens. À
long terme, ce programme vise aussi la généralisation de la
collecte, le traitement des déchets ménagers et la diminution
des problèmes causés par les décharges non contrôlées et
privilégier la gestion règlementée des déchets en décharges
contrôlées grâce au recyclage et à la valorisation.
Après presque 10 années d’existence (2008 – 2017), le PNDM
a donné les résultats suivants :
• Réhabilitation de 24 décharges non contrôlées sur un total escomp-
té de 74.
• Élaboration de 67 plans directeurs provinciaux de gestion des dé-
chets ménagers et assimilés dont seulement 17 seulement ont vu le
jour.
• Deux expériences de transformation d’énergie en utilisant le biogaz
à Oujda et Fès.
• Mise en place d’un centre de tri à la décharge Oum Azza de Rabat.
• Le taux d’enfouissement des déchets au niveau des décharges
contrôlées a atteint 53 % comparativement à 11 % seulement en
2008.
• Le taux de collecte professionnelle est passé de 45 % en 2008 à
86 % en 2017.
• Le coût de ce programme atteint 40 milliards de dirhams dont 67
% sont réservés au ramassage et à la propreté et 17 % à la création
de décharges contrôlées.
• Les collectivités territoriales participent à hauteur de 73 % au coût
total du programme.

10 La gestion des déchets au Maroc


Des décharges
contrôlées aux centres
de tri, de valorisation et
d’enfouissement
L’exécution du PNDM a rencontré d’améliorer le taux de recyclage et de
beaucoup d’obstacles et défis et s’est valorisation. Mais ce taux, demeure
soldé par un résultat mitigé en ce qui néanmoins faible étant donné qu’il n’a
concerne les objectifs visés en 2015, pas pu dépasser 10 %.
notamment en terme de réhabilitation
Ajoutons à ceci une grande partie
des décharges non contrôlées.
des papiers et cartons sont non
Parmi ces défis et obstacles, on peut recyclables ni valorisables en raison du
citer entre autres : la lenteur d’exécution fort taux d’humidité qu’ils renferment,
du programme, le remplissage rapide un coût élevé de valorisation, faute
des décharges et le refus des habitants de tri, des plastiques, du verre et des
et des collectivités locales d’installation métaux souillés et donc des exigences
de nouvelles décharges au niveau de supplémentaires de nettoyage et de
leur territoire. traitement qu’ils nécessitent ; tout
cela venant empirer la situation. De
Depuis 2014, le Secrétariat d’État en
même, on assiste à l’accroissement
charge du Développement Durable
du nombre de personnes vivant du tri
(SEDD) a initié l’instauration de
direct de ces déchets et de leur travail
centres de tri, de valorisation et
dans des conditions insalubres et
d’enfouissement en remplacement
socialement indignes.
des décharges contrôlées et ce afin

Que se passera t il Ce modeste travail vise l’ouverture d’un


après ces centres de dialogue participatif à divers niveaux avec
tri, de valorisation et tous les secteurs et acteurs concernés afin

APPROCHE ALTERNATIVE
d’enfouissement ? de :
• Éviter les choix précipités et les solutions non
durables qui hypothèquent les collectivités
pour une longue durée, par des contrats
renouvelables, telles que le remplacement
des décharges par des incinérateurs ou
en adoptant le tri à la source de façon
hâtive exigeant ainsi des budgets élevés
avec des cahiers de charges non mis à
jour, sans prendre en considération les
moyens d’accompagnement efficaces et
convenables. Ce qui aboutirait à l’échec du
programme, à la déperdition des moyens et
lierait la responsabilité de l’échec au citoyen,
à ses habitudes et sa culture.
• Construire et adopter une vision commune
pour un programme d’action adéquat et
progressif. 11
La gestion des déchets au Maroc
LIMITES DES
APPROCHES
APPROCHE ALTERNATIVE

ADOPTEES
Cette approche erronée s’est
manifesté par les positions

04
fallacieuses suivantes :
• Considérer les déchets
comme simplement des ordures
sans utilité aucune étant donné
qu’une fois mélangés, ils se
transforment en matières et
substances néfastes et toxiques.
Alors qu’ils doivent être considérés
Toutes les législations et les comme des ressources valorisables,
recyclables et transformables en
approches adoptées par les secteurs composte et source d’énergie s’ils
gouvernementaux et les conseils élus sont intégrés dans une économie
considèrent les déchets comme des circulaire capable de générer des
ordures et non comme des ressources biens et richesses et de créer des
valorisables d’autant plus qu’elles n’ont emplois verts respectant la dignité
humaine. Cette représentation
pas cru aux capacités du citoyen et de la déplacée (déchets = ordures) que
société civile de participer positivement l’on se fait de nos déchets, apparait
à la résolution et l’amélioration de la clairement dans la définition adoptée
gestion des déchets. par la loi 28 – 00 et dans la carence
des moyens mis à disposition par
le PNDM aux opérations de mise
en place des chaines de tri et de
valorisation des différentes matières
collectées.
• Concentrer l’effort sur des
solutions purement technocratiques
et budgétivores faute, chez les élus,
d’une vision politique claire avec
des retombées sociales concrètes
qui favoriseraient une mobilisation
et un encadrement des citoyens
et citoyennes afin de les amener
à changer de comportements
et d’attitudes vis-à-vis de leur
12 La gestion des déchets au Maroc environnement et ce, en étroite
collaboration avec la société civile.
• Ne pas considérer comme prio- ragement ou renforcement dans
ritaires l’investissement dans l’optique de se les approprier puis
l’éducation, le renforcement et de les généraliser dans le cadre
l’instauration de valeurs environ- d’un nouveau modèle de gestion
nementales et éco – citoyennes et des déchets.
l’élaboration d’expériences et de
• Exclure la société civile agissant
projets modèles et leurs mises en
dans l’environnement de la parti-
exécution dans différents quartiers
cipation à l’élaboration des cahiers
afin de donner l’exemple à suivre à
des charges relatifs à la gestion des
travers des programmes et pro-
déchets et du droit de regard pour
jets bien étudiés, financés et éva-
avis avant toute contractualisation.
lués afin d’améliorer leurs impacts
Certaines collectivités territoriales
de façon continue et pérenne. Au
veillent même à ce que les entre-
niveau central, ceci se confirme par
prises de gestion des déchets ne
le budget dérisoire (1,9 %) alloué à
rentrent aucunement en contact
la communication, l’éducation et
ni ne communiquent avec la socié-
la sensibilisation dans le cadre du
té civile environnementaliste. Pire,
PNDM et qui n’est même pas réel-
elles les orientent vers l’accomplis-
lement dépensé. Au niveau des
sement de travaux occasionnels
collectivités territoriales, le même
avec certains élus et associations
scenario se répète dans leurs ca-
qui s’y rattachent et ce, sans au-
hiers de charge avec, le plus sou-
cun programme d’action, ni impact
vent, une utilisation partiale, voire
réellement palpable, ni suivi et éva-
partisane.
luation diffusables.
• Adopter des politiques, des lois et

APPROCHE ALTERNATIVE
un modèle de gestion unique et
stéréotypé sans se soucier de les
adapter aux différences, particula-
rités et écarts entre villes en ma-
tière de coutumes, d’habitudes et
de cultures vis-à-vis des espaces
de vie communs et partagés (cas
de Chaouen et Assilah…) et même
entre quartiers d’une même ville
(quartiers chics, quartiers pauvres,
vulnérables et marginalisés).
• Se désintéresser des projets
phares et des initiatives originales
et créatives menés par la société
civile et l’absence de tout encou-
La gestion des déchets au Maroc 13
VERS UNE
APPROCHE
APPROCHE ALTERNATIVE

GLOBALE,
INTÉGRÉE ET
DURABLE

04
En dépit de leur importance, les
opérations primordiales et urgentes
citées ci-dessus restent à portée
spatio-temporelle limitée. Pour
aboutir à une vision globale, intégrée
et pérenne visant à faire du secteur
de la gestion des déchets une priorité
et une préoccupation essentielle dans
le domaine de l’environnement, il est Expériences
impératif de mener une réflexion internationales
plurielle afin d’initier des réformes
structurelles, globales et durables se
basant sur la sensibilisation, la prise de La Suède
conscience, la synergie et le partage Ce pays nordique n’enfouit qu’1 %
de valeurs environnementales de ses déchets et en valorise 99 %
universelles tout en mettant l’accent
sur les programmes efficaces
1%
et réussis et en tirant profit des de ce qui reste de ses

expériences phares nationales et


déchets, et voué à
l’enfouissement

internationales dans ce domaine; à 4%


%
14%
Compostage

savoir :
Production 45%
de l’énergie Recyclage
36%
14 La gestion des déchets au Maroc
Expériences
internationales

Les États Unis La Suisse


d’Amérique
Recyclent 40 % de leurs déchets Recycle 50 % de ses déchets. La
population
helvétique utilise aussi des sacs
officiellement
taxés pour poids et volumes
différents.

La ville de
San Francisco Le Brésil
La valorisation des déchets rapporte 2
s’approche du « zéro déchet » dans les milliards de dollars par an et crée de
décharges. l’emploi pour un demi-million de
On y composte 600 tonnes de matières personnes.

APPROCHE ALTERNATIVE
organiques par jour. Le papier et le verre sont recyclés à
Les déchets non valorisés sont taxés. hauteur de 50 %
Les petites bouteilles d’eau potable en alors que les produits à base
plastique sont interdites. d’aluminium le sont à 95 %.

Autres pays

Singapour recycle et réutilise 59 % de ses déchets,


la Corée du sud 49 %, le Royaume – Uni 39 %,

La gestion des déchets au Maroc 15


éclaire ses aven
qui ue
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Expériences

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APPROCHE ALTERNATIVE

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la
m

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urc
e
La ville utilise le biogaz extrait des déchets

de ses déche
ménagers pour produire plus de 1 MWatt/h,
couvrant ainsi 30 % de l’éclairage public. À
terme, la production pourrait atteindre 5
Mégawatt.

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Sent
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A

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Ra
100% bat
Programme de tri et de valorisation des
déchets par des sociétés et entreprises
citoyennes moyennant la création
d’emplois verts
Kiliman
dja
ro
On y traite annuellement 850.000
tonnes de déchets issus des 13
collectivités territoriales de la zone
Rabat / Témara / Salé. Ce centre a ainsi
créé plus de 160 emplois ouvriers en plus
des 150 autres ouvriers de la
coopérative « TAWAFOQ » spécialisée
dans le tri des déchets avant leur
traitement.


Entreprise citoyenne qui collecte
les huiles usagées de cuisson et
les recycle en « Biodiésel »
œuvrant ainsi pour la protection
environnementale.
16 La gestion des déchets au Maroc
Expérience de la société
civile: Projet «coproduction
de la propreté».

Ce projet a été élaboré, mené


et exécuté par l’Association des
Enseignants des Sciences de la Vie
et de la Terre au Maroc (AESVT
– Maroc) en partenariat avec
le Secrétariat d’État chargé du
Développement Durable (SEDD) et
le Ministère de l’Éducation Nationale
de l’Enseignement Supérieur et de
la Formation Professionnelle avec
le soutien de la Fondation Suisse
« DROSOS » et la coopération de
plusieurs institutions nationales,
régionales et locales.
Ce projet vise à investir le cumul
enregistré dans les programmes
et les initiatives nationales et
internationales. C’est en passant
d’une approche de concertation
basée uniquement sur le dialogue
vers une approche de participation
active qui œuvre quant à elle, à
l’appropriation et à la mise en œuvre
du projet pour les acteurs effectifs

APPROCHE ALTERNATIVE
que les résultats seront probants.
Par ailleurs, l’intérêt de cette
nouvelle approche est de stimuler
les partenariats, les coopérations
et les contractualisations entre les
différentes parties prenantes du
secteur privé, public et universitaire.
De ce fait, une démarche plus
participative et de proximité devient
un facteur élémentaire qui permet
de crédibiliser les aspects éducatifs
et de sensibilisation.
Ce projet a pour ambition de :
• Promouvoir la propreté et
l’embellissement de l’espace de vie
de 90 quartiers, 100 établissements
scolaires et 22 sites naturels.
La gestion des déchets au Maroc 17
• Instaurer les valeurs de solidarité et de vie collective
et de pluralité.
• Mobiliser et coordonner les interventions des différents
acteurs et partenaires locaux et nationaux.
• Accompagner la mise en place d’organismes de tri,
de collecte et de valorisation durable des déchets
ménagers.
• Organiser des manifestations et concours tant
APPROCHE ALTERNATIVE

nationaux que régionaux au profit des quartiers et


écoles.
Plusieurs indicateurs prometteurs permettent
d’avancer que ce projet a fait ses preuves. En effet, les
citoyens marocains sont désormais capables et prêts à
s’atteler au tri à la source des déchets ménagers.
Voici quelques résultats obtenus qui témoignent de la
réussite de cet ambitieux projet :
• Résultats au niveau des quartiers :
69 quartiers dans 22 villes ont instauré avec succès le tri
à la source avec des taux de réalisation certes différents
mais ayant atteint 100% dans plusieurs quartiers
devenus des modèles en propreté et esthétique en
dépit des différentes difficultés rencontrées, de la
carence en terme de suivi et d’accompagnement des
différents acteurs impliqués.
• Résultats au niveau des écoles :
Ce projet coopératif (Staff Administratif / Corps
Enseignant) a réussi à mettre en place l’opération
du tri au sein de 64 établissements scolaires phares
qui sont devenus un exemple à suivre en matière de
propreté, tri et recyclage. On note également, chez les
élèves, l’acquisition de connaissances et de valeurs
ainsi que l’adoption de comportements responsables
nécessaires pour créer le
changement positif escompté
au niveau familial en particulier
et sociétal de manière plus
générale.
• Résultats au niveau des
entreprises :
Le projet a connu une
forte adhésion de plusieurs
établissements du secteur
privé, comme par exemple:
LYDEC, Attijariwafabank,
Groupe Phone, etc.…

18 La gestion des déchets au Maroc


projet a visé 2
Ce 2

vil
Promouvoir la

les
propreté de l’espace de
Lecitoyen est vie de 90 quartiers, 100
non seulement établissements scolaires et
l’acteur principal du 20 sites naturels afin de servir
changement mais il
d’archétype à adopter sur le
en est également le
principal
plan de l’embellissement, du
.bénéficiaire tri à la source et de la
valorisation
des déchets

La méthodologie
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1.000 responsables
et acteurs
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associatifs
et de vie collective entre locaux.
voisins et participer à
lor

l’embellissement des
isa

tio

. espaces de vie commune

Résultats
Mise en place à la source d’une chaîne de
« tri / valorisation »

93.659 individus 20.304 foyers 69 quartiers

APPROCHE ALTERNATIVE

Le projet a donné lieu à Le projet est aussi à La réussite du projet dans 30% des familles de
l’élaboration d’une approche l’origine de la création certains quartiers a quartiers Continue à
adaptée au contexte d’emplois verts et de notamment permis le adopter le tri à la
marocain avec une grande coopératives de collecte transfert et le partage source depuis 2015.
diversité d’espaces et une des déchets triés d’expérience sur de
richesse en us et coutumes. nombreux quartiers
avoisinants.

Élaboration de 3 guides expliquant la genèse


de la campagne de partage concernant des
milliers de quartiers, syndics et écoles
La gestion des déchets au Maroc 19
Expérience de l’un
des quartiers ayant
adhéré au projet
APPROCHE ALTERNATIVE

Le nombre d‘habitants
du quartier
2215
personnes
Production globale
de déchets

1176,40 Kg/J
Le nombre
de familles
443
33,10 Kg/J 64,70 Kg/J 1078,60 Kg/J foyers
Résidus triés Matières triés et Déchets orientés à Moyenne individuelle de
de pain recyclables la décharge production de déchets
5,49%
0,53 Kg/J
2,81% 91,68%

Au cas où ce modèle serait


généralisé sur la ville

La somme de
4.235.580 dirhams
serait ainsi économisée

1.223.083dhs 3.012.500dhs
correspondraient au proviendraient du
coût d’enfouissement en balayage et de la
décharge collecte
En plus de gains réalisés sur la vente de

Et la création d’emplois 13.151


verts tonnes de déchets
recyclables

Créant ainsi la possibilité d’investir ces


sommes épargnées dans la réalisation de
projets de développement

20 La gestion des déchets au Maroc


6 5 4 3 2 1
d’une chaîne de tri et de
valorisation au sein de 96
quartiers dans 22 villes avec
un taux de 100 % de tri dans
12 11 10 9 8 7 plusieurs quartiers devenus
ainsi des modèles à suivre de
propreté et d’embellissement.
De plus, il a permis d’encadrer
un ensemble de récupérateurs
17 16 15 14 13
informels en leur proposant
des emplois plus qualitatifs
avec, à leur disposition, du
matériel et des équipements
Le projet a également participé au succès d’un adéquats. Désormais, les
certain nombre d’objectifs de développement récupérateurs bénéficient de conditions de
durable fixés par l’ONU : travail saines, sécurisées et décentes.
Objectif 17 : Partenariat pour la réalisation Objectif 12 : Production et consommation
des objectifs. Ce projet a été exécuté par responsables.
l’AESVT – Maroc en partenariat avec le SEDD, Au cours des différentes campagnes
le MENFPESRS, avec le soutien de la Fondation de sensibilisation dans 90 quartiers, 100
Suisse DROSOS et en coordination étroite avec établissements scolaires et 22 sites naturels,
des associations de quartiers et établissements le projet a, durant 3 années successives,
scolaires. Ce projet capitalise par ailleurs sur les formé l’individu marocain sur des modes de
acquis des programmes et initiatives nationales consommation plus responsables et l’a informé
et internationales pour permettre la transition sur la nécessité d’adopter de nouveaux gestes
d’une approche participative de dialogue vers dits « éco-citoyens » (comme la gestion de
une vision prônant l’appropriation des projets déchets par le tri, le compostage…) en vue
et leur mise en œuvre par les différents acteurs de réduire la dégradation alarmiste de notre
dans le cadre de partenariats entre les secteurs environnement.
publics et privé, la Société Civile et la Communauté
Objectif 13 : Lutter contre les changements
Scientifique. Cette initiative également les
climatiques et leurs répercussions
moyens de donner une importance capitale

APPROCHE ALTERNATIVE
à l’effort pédagogique de sensibilisation pour L’association et ses partenaires ont réalisé un
rendre possible la concrétisation des objectifs de travail de longue haleine pour le recrutement
développement durable. d’acteurs et leur adhésion au projet afin
de s’engager dans la mise en place de la
Objectif 3 : Bonne santé et le bien-être.
stratégie nationale du développement durable
Le projet a participé à la préservation de la santé et permettre au Maroc de respecter ses
à travers la diminution de la quantité des déchets engagements internationaux. Dans le cadre
mélangés qui étaient à l’origine d’un grand de la mise en œuvre de l’accord de Paris et à
nombre de maladies et de leur propagation. travers la réalisation des engagements nationaux
Il a également contribué à l’amélioration de la déterminés (NDC), l’AESVT - Maroc a instauré
propreté et à l’harmonie des espaces de vie l’adoption du tri des déchets et leur valorisation
et par conséquent à l’amélioration notoire de afin d’atténuer le taux d’émission des gaz à effet
la qualité de vie auprès des habitants de 90 de serre. Dans un futur proche, l’AESVT – Maroc
quartiers, des élèves de 100 établissements prévoit aussi de mener des actions de plaidoyer
scolaires et des visiteurs de sites naturels. visant à permettre l’adoption progressive d’une
Objectif 8 : Emplois décents et croissance politique publique nouvelle de gestion des
économique Le projet a contribué à la création déchets dans le cadre d’une économie circulaire.
d’emplois verts par l’instauration à la source

La gestion des déchets au Maroc 21


RECOMMANDATIONS
ET PROPOSITIONS
APPROCHE ALTERNATIVE

POUR UN NOUVEAU
MODELE DE GESTION
DES DECHETS AU

05
MAROC
Au niveau
central
Adopter une vision globale et intégrée :
Déchets
Déchets Passer d’une économie circulaire qui se =
=
Ordures résume à « extraire, fabriquer, consommer ressources
et richesses
puis jeter » unanimement reconnue
comme néfaste pour l’environnement et
la préservation des ressources naturelles
et tendre vers une économie verte et
positive : l’économie circulaire qui repose
MODÈLE LINÉAIRE principalement sur la transformation des MODÈLE CIRCULAIRE

déchets en matières premières qui seront RÉPARATION RÉEMPLOI


PRODUCTION
MATIÈRE PREMIÈRE à leur tour réutilisées pour concevoir
d’autres produits créant par là-même des
emplois verts. L’ordure devient ainsi une CONSOMMATION
ressource. L’efficience de cette économie
PRODUCTION dépend des gestes éco-citoyens àMUTUALISATION Dé
ch
et
s
adopter : le tri à la source, la valorisation
des déchets et le compostage. TRI DES
DÉCHETS
DISTRIBUTION Avoir une vision nationale ambitieuse et
Déchets

mettre en place une stratégie qui vise SERVICE


l’instauration du tri et de la valorisation des
déchets avec un taux qui dépasserait 30%
CONSOMMATION
à l’horizon l’an 2030.
ÈCO-
Adopter une approche globale, systémique CONCEPTION RECYCLAGE

et intégrée, basée sur la capacité du


PRODUCTION
Énergie

citoyen marocain à y adhérer et participer


chets

COLLECTE MATIÈRE PREMIÈRE

activement pour changer ses réflexes et


comportements.
INDUSTRIE
ENFOUISSEMENT

22 La gestion des déchets au Maroc


Adopter une politique, des lois et une propreté, de tri et de valorisation des déchets
gestion convenable adaptées au contexte dans le cadre de projets contractuels avec
marocain et prenant en considération les les collectivités territoriales, les associations
différences socioculturelles, économiques de la société civile et des médias et ceci en
et environnementales vis-à-vis des espaces respectant des indicateurs de suivi univoques
collectifs de vie et entre quartiers d’une même et précis.
ville. Encourager la compétitivité interurbaine dans
Réviser et actualiser la loi 28 – 00 et le PNDM le domaine de la propreté, de l’esthétique
à la lumière de cette vision et en exigeant et de l’embellissement ainsi que la mise en
des collectivités territoriales l’adoption d’une place du tri et de la valorisation des déchets à
approche en harmonie avec l’économie circulaire travers l’organisation de concours et de forums
ainsi que la chaîne de « tri / valorisation». nationaux en allouant des prix encourageants
Instaurer le principe de la Responsabilité Élargie aux initiatives réussies et efficaces.
des Producteurs (REP) :
Allouer des fonds et budgets suffisants
pour mobiliser et accompagner les citoyens
afin d’instaurer et renforcer une culture de

Se forger une vision et communes.


Au niveau régionale et locale,
participative et
Réviser et actualiser les cahiers des charges à
la lumière de cette vision et de cette nouvelle
territorial partagée
l’installation,
visant
à
approche et sur l’évaluation de l’expérience
d’externalisation précédente.
l’horizon 2030,
du tri et de la valorisation des déchets avec Allouer les crédits et budgets suffisants dans
des taux ambitieux liés aux moyens et aux le cadre de programmes de développement
particularités de chaque collectivité et à régionaux et des plans d’actions communaux
la capacité de ses élus à mobiliser et faire afin de mobiliser et d’accompagner les
participer la société civile et à encadrer et citoyens et d’ancrer la culture de la propreté,
accompagner les citoyens et citoyennes. du tri et de la valorisation et ce, dans le cadre
de projets contractuels avec la société civile et
Inciter les adhérents en les encourageant à les habitants des quartiers tout en instaurant
instaurer le tri et la valorisation des déchets et un système de suivi et d’évaluation rigoureux.

APPROCHE ALTERNATIVE
mettre en place une police de l’environnement
et des amendes dissuasives contre tout abus Encourager et valoriser les projets et initiatives
ou pollution. phares et pertinentes de la société civile
dans le domaine d’instauration du tri et de la
Adopter une approche globale systémique et valorisation des déchets puis les adopter et
intégrée basée sur des solutions techniques les généraliser.
adaptées, convenables, moins couteuses
et faisant appel à la capacité du citoyen à Encourager la compétitivité entre quartiers
adhérer et à changer ses réflexes et ses de la ville dans le domaine de la propreté et
comportements. de l’embellissement ainsi que la mise en place
du système de tri et valorisation des déchets
Prendre les mesures convenables et et ce, à travers l’organisation de concours et
nécessaires qui correspondent aux différences forums nationaux avec remises de prix aux
et particularités de chaque quartier des villes initiatives réussies.

Concentrer les efforts pour instaurer les chaînes de valorisa-


tion des différents déchets

Mise en Production Compostage Recyclage


décharge d’énergie
La gestion des déchets au Maroc 23
Au niveau de la société civile, du
secteur privé et des établissements
scientifiques et éducatifs

Renforcer les capacités des associations


de la société civile opérant dans ce secteur
APPROCHE ALTERNATIVE

à l’échelle nationale et territoriale en


matière d’organisation, d’encadrement,
d’accompagnement et d’éducation à
l’environnement et au développement durable
; particulièrement celles concernées par la
propreté, le tri et la valorisation des déchets.
Créer des réseaux d’associations intéressées
et agissant dans le domaine à l’échelle nationale
et territoriale dans le but du partage et de la
synergie d’expériences et d’expertises, de la
convergence des initiatives et des activités et
projets.
Allouer des crédits, à l’échelle nationale,
régionale et territoriale, aux organisations de
la société civile et les orienter, dans le cadre de
contrats et de conventions, vers des projets
réalisables et prometteurs, selon la vision
stratégique de chaque collectivité et de ses
particularités, tout en précisant les indicateurs
mesurables de l’impact souhaité.
Lancer un appel aux institutions économiques
et aux établissements publics éducatifs,
administratifs et de recherche (centres
universitaires habilités…) pour adopter le tri et
la valorisation de leurs déchets, dans le cadre
de la responsabilité sociétale des entreprises,
en devenant une référence, tel que cela a
été mentionné dans la stratégie nationale de
développement durable dans le cadre de la loi
99 – 12.
Encourager la compétitivité entre institutions,
organismes économiques et établissements
publiques éducatifs, administratifs et
universitaires dans toutes les villes dans le
domaine de l’instauration du système de tri
et de valorisation des déchets et les inciter à
une participation active dans les activités de
quartiers et leur soutien à travers l’organisation
de concours et forums avec remises de prix
appréciables à toutes initiatives louables et
méritantes.
24 La gestion des déchets au Maroc
APPROCHE ALTERNATIVE

La gestion des déchets au Maroc 25


Modèles de projets et activités
de l’association dans le domaine
de la gestion des déchets

Obtention de 4 trophées remis par


APPROCHE ALTERNATIVE

la Fondation Mohammed VI pour


la protection de l’environnement :
Plages et littoral propres.
L’AESVT – Maroc a remporté le prix
international des 100 projets pour le
climat lors de la COP 22 à Marrakech.

Exposition

La mer…destination finale

23000 visiteurs

Des chiffres alarmants 7800 à Casablanca


6,4 milliards de kg de déchets plastiques
sont déversés dans les océans tous les ans
Un MILLION d’OISEAUX
7300 à Tétouan
et 100 000 tortues et mammifères marins
MEURENT DE LA POLLUTION TOUS LES ANS 7300 à Agadir

26 La gestion des déchets au Maroc


Campagnes de nettoyage
• Campagne nationale de lutte contre les sacs en
Exposition plastique.
• Participation de 6.000 jeunes sur 30 plages
marocaines.

Exposition
Campagnes de sensibilisation
• Distribution de 60.000 panneaux d’information sur les déchets plastiques au profit
de 5.000 établissements universitaires et scolaires et organisations associatives.

APPROCHE ALTERNATIVE
Exposition
Les sacs alternatifs
• Distribution de milliers de sacs alternatifs dans différentes villes du Royaume en
coopération avec le Secrétariat d’État chargé du Développement Durable.
• Forte participation dans la campagne médiatique extensive « Zéro Mica » dans le
cadre de la loi 77 – 15.

La gestion des déchets au Maroc 27


APPROCHE ALTERNATIVE

Ce guide a été réalisé par l’AESVT Maroc avec le soutien de la fondation suisse DROSOS…

Annexe de l’AREF Casablanca/Settat


28 La gestion desBddéchets
+212 5 22 81 11 99
auCasablanca
Modibo Keita, Maroc
www.aesvt-maroc.com
[email protected] www.facebook.com/AESVTMAROC

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