Exercices d'Arithmétique et Divisibilité
Exercices d'Arithmétique et Divisibilité
pour i ∈ {1, . . . , n + 1} sont deux à deux premiers entre eux. Exercice 32 [ 03351 ] [correction]
Soient a, b ∈ N\ {0, 1} et n ∈ N? .
Nombres premiers On suppose que an + bn est un nombre premier. Montrer que n est une puissance
de 2.
Exercice 46 [correction]
[ 01229 ]
Exercice 40 [ 01214 ] [correction] N
pα
Q
Soit n ∈ N\ {0, 1} et n = k
k sa décomposition primaire.
On divise un cercle en n arcs égaux et on joint les points de division de p en p k=1
jusqu’à ce qu’on revienne au point de départ. Quel est le nombre de côtés du Quel est le nombre de diviseurs positifs de n ?
polygone construit ?
i=1
d’inconnue x et où les coefficients a0 , a1 , . . . , an−1 sont supposés entiers.
Montrer que les solutions réelles de (E) sont entières ou irrationnelles. On note d(n) le nombre de diviseurs supérieurs ou égaux à 1 de n et σ(n) la
somme de ceux-ci.
Montrer
N N
Exercice 42 [ 02361 ] [correction]
Y Y piαi +1 − 1
√ d(n) = (αi + 1) et σ(n) =
Soit P ∈ Z [X] et a, b deux√entiers relatifs avec b > 0 et b irrationnel. i=1 i=1
pi − 1
a) Exemple : montrer que 6 est √ irrationnel.
de (a + b)n ?
b) Quelle est la forme √ √
c) Montrer que si a + √ b est racine de P alors a − b aussi. Exercice 48 [ 01231 ] [correction]
d) On suppose que a + b est racine double de P . Montrer que P = RQ2 avec R Soit σ : Z → N qui à n ∈ Z associe la somme de diviseurs positifs de n.
et Q dans Z [X]. a) Soit p ∈ P et α ∈ N? . Calculer σ(pα ).
b) Soient a, b ∈ Z premiers entre eux.
Montrer que tout diviseur positif d du produit ab s’écrit de manière unique
Exercice 43 [ 03681 ] [correction] d = d1 d2 avec d1 et d2 diviseurs positifs de a et b.
On note d(n) le nombre de diviseurs positifs de n ∈ N? . c) En déduire que si a et b sont premiers entre eux alors σ(ab) = σ(a)σ(b).
Déterminer un équivalent de d) Exprimer σ(n) en fonction de la décomposition primaire de n.
n
1X
d(k)
n
k=1
Exercice 49 [ 03725 ] [correction]
représentant la moyenne du nombre de diviseurs positifs des entiers inférieurs à n. [Théorème d’Aubry]
Soit N un entier strictement positif.
On suppose que le cercle d’équation x2 + y 2 = N possède un point rationnel
Exercice 44 [ 01227 ] [correction] (x0 , y0 ).
Soit n ∈ N\ {0, 1}. Montrer que n est le produit de ses diviseurs non triviaux si, et On introduit (x00 , y00 ) un point entier obtenu par arrondi de (x0 , y0 ).
seulement si, n = p3 avec p ∈ P ou n = p1 p2 avec p1 , p2 ∈ P distincts. En étudiant l’intersection du cercle avec la droite joignant (x0 , y0 ) et (x00 , y00 ),
montrer que le cercle contient un point entier (x1 , y1 ).
Récurrence établie.
d) Exercice 11 : [énoncé]
Si le système possède une solution alors d | m est une condition nécessaire.
pgcd(ϕm+n , ϕn ) = pgcd(ϕm ϕn−1 +ϕm−1 ϕn , ϕn ) = pgcd(ϕm ϕn−1 , ϕn ) = pgcd(ϕm , ϕn ) Inversement si d | m alors x = d et y = m donne un couple (x, y) ∈ N2 solution.
car ϕn ∧ ϕn−1 = 1.
Par récurrence on obtient que
Exercice 12 : [énoncé]
∀q ∈ N : ϕm ∧ ϕn = ϕm+qn ∧ ϕn Soit (x, y) ∈ N2 un couple solution. Posons δ = pgcd(x, y).
On peut écrire
On en déduit alors pgcd(ϕm , ϕn ) = pgcd(ϕn , ϕr ) car on peut écrire m = nq + r x = δx0 et y = δy 0 avec x0 ∧ y 0 = 1
avec q ∈ N. L’équation devient :
e) Suivons l’algorithme d’Euclide calculant pgcd(m, n) :
a0 = m, a1 = n, a0 = a1 q1 + a2 , a1 = a2 q2 + a3 ,..., ap−1 = ap qp + 0 avec 1 + x0 y 0 = x0 + y 0 ⇔ (x0 − 1)(y 0 − 1) = 0 ⇔ x0 = 1 ou y 0 = 1
ap = pgcd(m, n)
Or pgcd(ϕn , ϕm ) = pgcd(ϕa0 , ϕa1 ) = pgcd(ϕa1 , ϕa2 ) = . . . = pgcd(ϕap , ϕ0 ) = ϕap Ainsi (x, y) est de la forme (δ, δk) ou (δk, δ) avec k ∈ N.
car ϕ0 = 0. Inversement ces couples sont solutions.
Ainsi pgcd(ϕm , ϕn ) = ϕpgcd(m,n) .
Exercice 13 : [énoncé]
Exercice 8 : [énoncé] a) Soit (x, y) solution. pgcd(x, y) = 5 donc x = 5x0 et y = 5y 0 avec x0 , y 0 ∈ N
a) pgcd(a, b) = 3 et 3a − 4b = 3. premiers entre eux.
b) pgcd(a, b) = 1 et 11b − 8a = 1 ppcm(x, y) = 5x0 y 0 = 60 donc x0 y 0 = 12 d’où
c) pgcd(a, b) = 15 et 2a − 5b = 15 (x0 , y 0 ) ∈ {(1, 12), (2, 6), (3, 4), (4, 3), (6, 2), (12, 1)}.
Les couples (2, 6) et (6, 2) sont à éliminer car 2 et 6 ne sont pas premiers entre eux.
Finalement (x, y) ∈ {(5, 60), (15, 20), (20, 15), (60, 5)}.
b) On a Exercice 23 : [énoncé]
√ √
a2n − 2b2n = (an + bn 2) an − bn 2 Par l’absurde, supposons que ai et aj (avec i, j ∈ {1, . . . , n + 1}) ne soient pas
premiers entre eux.
Or en reprenant les calculs qui précèdent Considérons d un diviseur premier commun à ai et aj . L’entier d est diviseur de
√ √ ai − aj donc de (i − j).n!.
(1 − 2)n = an − bn 2 Puisque d est premier et diviseur de i − j ou de n!, il est nécessairement inférieur
à n et donc assurément diviseur de n!. Or d divise aussi ai = i.n! + 1 et donc d
donc √ √ divise 1.
a2n − 2b2n = (1 + 2)n (1 − 2)n = (−1)n C’est absurde.
c) La relation qui précède permet d’écrire
8 | p2 − 1
Exercice 32 : [énoncé]
Les entiers p − 1, p, p + 1 sont consécutifs, l’un est divisible par 3, ce ne peut être p
On peut écrire n = 2k (2p + 1) avec k, p ∈ N et l’enjeu est d’établir p = 0.
car p > 5 premier. Ainsi k k
3 | p2 − 1 Posons α = a2 et β = b2 . On a
Enfin, 3 et 8 étant premiers entre eux an + bn = α2p+1 + β 2p+1 = α2p+1 − (−β 2p+1 )
b) Supposons qu’il n’y en ait qu’un nombre fini de nombres premiers p1 p2 . . . pn . Exercice 37 : [énoncé]
Considérons Supposons a2 | b2 .
n = 4p1 p2 . . . pn − 1 ∈ E Posons d = pgcd(a, b). On a d2 = pgcd(a, b)2 = pgcd(a2 , b2 ) = a2 donc d = |a| puis
a | b.
Il existe p ∈ P ∩ E tel que p | n mais p | p1 p2 . . . pn donc p | 1. Absurde.
obtient alors 3q 2 = 2k 2 et donc q est pair. Absurde car p et q sont premiers entre Sachant qu’il est connu que
n
eux. X 1
b) Par ∼ ln n
√ développement √ selon la formule du binôme de Newton d
k=1
(a + b)n = αk + βk b avec αk , βk ∈ Z.
√ √ on obtient
n n
n
k k
P P P n
c) a + b racine de P = ak X donne ak αk = ak β b. 1X
k=0 k=0 k=0 d(k) ∼ ln n
√ Pn n
P n
L’irrationalité de b entraîne ak αk = ak βk = 0 ce qui permet de justifier k=1
√ k=0 k=0
P (a − b) = 0. √ √
d) Posons Q = (X − a + b)(X − a − b) = X 2 − 2aX + a2 − b ∈ Z [X]. Exercice 44 : [énoncé]
Par division euclidienne P = QS + T avec deg T < 2. Or en posant cette division (⇐) clair
euclidienne,
√ √on peut affirmer que S, T ∈ Z [X] avec P, Q ∈ Z [X] et Q unitaire. (⇒) n est divisible par un nombre premier p et ne peut lui être égal. On peut
a + b, a − b racine de P entraîne √ T = 0 et donc P = QS avec Q, S√∈ Z [X]. En donc écrire n = pd avec 1 < d < n. Si d est premier alors on obtient la seconde
dérivant P 0 = Q0 S + QS 0 et a + b entraîne racine de P 0 donne a + b racine de forme. Sinon, il ne peut qu’être divisible par p (car q | d implique que n est un
S. On peut alors comme ci-dessus justifier S = QR avec R ∈ Z [X] et conclure. multiple de pqd car n est produit de ses diviseurs non triviaux). Le nombre d est
alors de la forme d = pk . k = 1 et k > 3 sont à exclure puisque n est le produit de
ses diviseurs non triviaux. Il reste d = p2 et alors n = p3
Exercice 43 : [énoncé]
On peut écrire
n
X n X
X Exercice 45 : [énoncé]
d(k) = 1 Soit d ∈ Div(pα ) ∩ N. Notons β la plus grande puissance de p telle que pβ | d.
k=1 k=1 d|k On peut écrire d = pβ k avec p 6 |k.
et en permutant les deux sommes Puisque p 6 |k et p ∈ P on a p ∧ k = 1. Or k | pα × 1 donc, par Gauss : k | 1.
Par suite d = pβ avec β ∈ N. De plus d | pα donc pβ 6 pα puis β 6 α.
n
X n X
X Inversement : ok.
d(k) = 1
k=1 d=1 k∈Ad
avec Ad l’ensemble des multiples de d qui sont inférieurs à n. On a évidemment Exercice 46 : [énoncé]
N
pβkk avec ∀1 6 k 6 N, 0 6 βk 6 αk .
Q
Les diviseurs positifs sont les d =
CardAd = E(n/d) k=1
Le choix des βk conduisant à des diviseurs distincts, il y a exactement
et donc QN
n
X n
X n (αk + 1) diviseurs positifs de n.
d(k) = E k=1
d
k=1 d=1
N
La droite joignant nos deux couples peut être paramétrée par
pβi i avec pour tout i ∈ {1, . . . , N }, 0 6 βi 6 αi .
Q
Ainsi d est de la forme d =
i=1 (
Inversement de tels nombres sont bien diviseurs de n. x = x00 + λ(x0 − x00 )
Il y a autant de nombres de cette forme distincts que de choix pour les avec λ ∈ R
y = y00 + λ(y0 − y00 )
N
Q
β1 , . . . , βN .Pour βi , il y a αi + 1 choix possibles, au total d(n) = (αi + 1).
i=1 Cette droite coupe le cercle en (x0 , y0 ) pour λ = 1 et recoupe encore celui-ci en
De plus (x1 , y1 ) obtenu pour
(x0 )2 + (y00 )2 − N 2
α2
α1 X αN α1 α2 αN
X X X X X λ= 0
σ(n) = ... pβ1 1 pβ2 2 . . . pβNN = pβ1 1 pβ2 2 . . . pβNN D2
β1 =0 β2 =0 βN =0 β1 =0 β2 =0 βN =0 Puisque
d1
Par sommation géométrique D2 = N 2 − 2(x0 x00 + y0 y00 ) + (x00 )2 + (y00 )2 =
d0
N
Y pαi +1 − 1
i avec d1 ∈ N? et d1 < d0 car D2 < 1.
σ(n) =
i=1
pi − 1 Le nombre λ est donc de la forme d0 k/d1 avec k entier et les coordonnées (x1 , y1 )
sont alors de la forme
Considérons alors un couple entier (x00 , y00 ) obtenu par arrondi de (x0 , y0 ). On a avec x = n/p2 donne
bn/pc n
2
D = (x0 − x00 )2 + (y0 − y00 )2 6 1/4 + 1/4 = 2
p p
b) On a donc
! n
X
2n (2n)! n ln n − n + 1 6 ln k 6 (n + 1) ln(n + 1) − n
=
n (n!)2 k=1
donc
n
Pour tout p ∈ P, X
∞ ln k = n ln n − n + O(ln n)
(2n)! X 2n n
vp = −2 k k=1
(n!)2 pk p
k=1 Par suite
or b2xc − 2 bxc = 0 ou 1 donc 2n
X n
X
ln k − 2 ln k = 2n ln(2n) − 2n − 2(n ln n − n) + O(ln n)
∞
X 2n n ?
k
ln(2n) k=1 k=1
−2 k 6 Card k ∈ N / 2n/p > 0 6
pk p ln p puis
k=1
2n
X n
X
! ln k − 2 ln k ∼ ln(2)(2n)
2n (2n)!
De plus les nombres premiers diviseurs de = (n!)2 sont diviseurs d’un entier k=1 k=1
n On en déduit
inférieur à 2n (lemme d’Euclide) et sont donc eux-mêmes inférieur à 2n. Il en 2n
= O(π(2n))
découle ! ln 2n
2n Ajoutons
Y ln(2n)
| p ln p x 2 bx/2c
n p∈P;p62n ∼
ln x ln 2 bx/2c
car toutes
! les puissances de nombres premiers intervenant dans la décomposition par calculs et π(x) ∼ π(2 bx/2c) car π(x) et π(2 bx/2c) ne différent qu’au plus
2n
ln(2n)
de divisent
Q
p ln p . d’une unité et π(x) → +∞.
n p∈P;p62n Finalement, une certaine satisfaction.
Exercice 54 : [énoncé]
Par hypothèse, on peut écrire n = p1 p2 . . . pr avec p1 , . . . , pr nombres premiers
deux à deux distincts.