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Guide Fiscalité Entreprises Algérie 2022

Ce document décrit les formalités fiscales et les régimes fiscaux applicables aux entreprises en Algérie, notamment les frais de constitution d'une entreprise, les obligations déclaratives et comptables, et les avantages fiscaux accordés dans certains secteurs.

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Guide Fiscalité Entreprises Algérie 2022

Ce document décrit les formalités fiscales et les régimes fiscaux applicables aux entreprises en Algérie, notamment les frais de constitution d'une entreprise, les obligations déclaratives et comptables, et les avantages fiscaux accordés dans certains secteurs.

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GUIDE

FISCAL

PRÉAMBULE
Guide
Règlementaire
sur la Fiscalité
des Entreprises
en Algérie
Edition 2022
Rédigé par le service veille règlementaire de la CCIAF
Site web : www.cciaf.org
Tél : +213 (0)23 507 019

La Chambre de Commerce et d’Industrie Algéro-Française


« CCIAF » ne peut être tenue pour responsable de l’utilisation
et/ou de l’interprétation de l’information contenue dans cette
publication ainsi que des éventuels changements qui seront
opérés après la publication de ce guide.
Toute reproduction de ce guide sans autorisation préalable
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Page 3
1. Frais de constitution d’une entreprise en Algérie Page: 6
1.1 Droits d’enregistrement
1.2 Taxe de publicité foncière
1.3 Droits de timbre
2. Formalités fiscales pour la création d’une entreprise
en Algérie Page: 10
2.1 Formalités de publicité
SOMMAIRE
2.2 Déclaration d’existence
2.3 Demande d’immatriculation fiscale (NIF)
2.4 Enregistrement de l’investissement
3. Régimes fiscaux des entreprises en Algérie Page: 16
3.1 Régime d’imposition forfaitaire dit « IFU »
3.2 Régime d’imposition au réel
3.3 Régime simplifié des professions non commerciales
3.4 Régime de la retenue à la source
4. Régime fiscal des groupes de sociétés en Algérie Page: 26
4.1 Conditions d’éligibilité au régime du groupe de sociétés
4.2 Avantages fiscaux accordés aux groupes de sociétés
4.3 Prix de transferts entre sociétés apparentées
5. Avantages fiscaux accordés dans le cadre du droit
commun Page: 34
5.1 Avantages fiscaux accordés au secteur minier
5.2 Avantages fiscaux accordés au secteur des hydrocarbures
5.3 Avantages fiscaux accordés au secteur touristique
5.4 Avantages fiscaux accordés au secteur agricole
5.5 Avantages fiscaux accordés aux startups
5.6 Avantages fiscaux accordés dans le cadre des exportations
6. Régime fiscal des revenus perçus en Algérie Page: 40
6.1 Salaires
6.2 Dividendes
7. Obligations comptables et déclaratives Page: 46
7.1 Tenue de la comptabilité
7.2 Tenue des registres et des livres comptables
7.3 Établissement des factures
7.4 Déclarations mensuelles et annuelle
7.5 Déclaration préalable des transferts de dividendes
7.6 Etat Récapitulatif Annuel « ERA »
8. Convention fiscale Algéro-Française Page: 50
8.1 Rôle de la convention de non double imposition
8.2 Impôts concernés par la convention
9. Contentieux fiscal Page: 54
10. Foire Aux Questions Page: 58

Page 4 Page 5
1
Les frais de constitution d’une société comprennent les droits d’enregistrement et de
timbre.

1.1 Droits d’enregistrement applicables aux sociétés


Le calcul de ce droit se fait en fonction du patrimoine de l’entreprise à créer.
En effet, ce patrimoine peut être constitué de trois façons à savoir : des apports purs et
simples, des apports à titre onéreux ou des apports mixtes.
Les apports purs et simples consistent en la transmission d’un ou de plusieurs éléments
d’actif ce qui confère à l’apporteur de simples droits sociaux (part d’intérêt ou d’action)
exposés à tous les risques de l’entreprise.
À ce titre, les actes de formation d’entreprises sont assujettis à un droit de 0,5 % sur le
montant global des apports mobiliers et immobiliers effectués à titre pur et simple, sans
que ce droit ne puisse être inférieur à 1 000 DA. Pour les sociétés par actions, ce droit ne

E
peut être inférieur à 10 000 DA et supérieur à 300 000 DA.

R
Le calcul du droit d’enregistrement concernant les apports purs et simples est opéré sur


le montant total des apports mobiliers et immobiliers, déduction faite du passif.
Pour ce qui est des apports à titre onéreux, ils sont considérés comme une véritable

E M
vente et à ce titre sont soumis aux droits de mutation suivant les mêmes taux que ceux

PR RTIE
applicables à une vente ordinaire de biens de même nature que les biens apportés et
se définissent comme suit :
Les immeubles :
Conformément aux dispositions de l’article 252 du Code de l’enregistrement (« CE »), ces

PA
biens sont exonérés du droit de mutation à titre onéreux au taux de 5 %.
Le fonds de commerce :
On entend par fonds de commerce les éléments incorporels avec lesquels s’exerce un
négoce ou une industrie.
Les cessions de fonds de commerce sont soumises à un droit de mutation à titre onéreux
de 5 % à l’exception des marchandises neuves qui sont soumises à un taux réduit.
Les éléments incorporels :
Il s’agit de l’achalandage ou de clientèle, tous les droits accessoires tels que le nom
commercial, l’enseigne, les procédés de fabrication, les marques de fabrique et de
commerce exploités dans le fonds et cédés avec lui, ainsi que le droit au bail.
Les éléments corporels :
Ils comprennent le matériel servant à l’exploitation de fonds tels que le mobilier
commercial et industriel, l’outillage, les approvisionnements et les marchandises neuves.
Les marchandises neuves :
Elles concernent les biens constituant l’objet direct du commerce exploité.
Les marchandises neuves bénéficient d’un tarif réduit de 2,5 % si elles répondent à trois
conditions :

FRAIS DE CONSTITUTION Elles sont cédées à titre onéreux au même acquéreur de fonds de commerce dont
elles dépendent ;

D’UNE ENTREPRISE EN Elles doivent faire l’objet d’une stipulation d’un prix particulier dans l’acte ;
Elles doivent être estimées article par article dans un état distinct en trois exemplaires
et doivent rester déposées au bureau où la formalité est requise.

ALGÉRIE Les cessions de créances :


Les actes de cession des créances sont assujettis à un droit de 1 %. Ce droit est liquidé
forfaitairement sur le capital nominal de la créance cédée, quel que soit le prix stipulé
ou la valeur réelle de ce titre.

Page 6 Page 7
Le droit de mutation à titre onéreux est perçu sur le prix augmenté des charges ou sur la
valeur vénale réelle des biens si elle est supérieure.
Quant aux Apports mixtes, ils sont considérés comme mixtes, s’ils sont purs et simples
pour une partie du patrimoine, et onéreux pour le reste.
Les parties sont admises à déclarer dans l’acte quels sont les biens transmis à titre
onéreux. Si cette déclaration a pour objet des meubles et des immeubles, le tarif relatif
aux immeubles est le seul applicable à condition que les meubles ne soient pas estimés
article par article dans le contrat.

Remarque :
Pour ce qui est du contrat constitutif des entreprises à capital étranger, le dépôt de
la moitié du montant du capital entre les mains du notaire n’est pas obligatoire sous
réserve de présentation au notaire d’une attestation de dépôt d’avances auprès d’une
banque agréée.

1.2. Taxe de publicité foncière


Les apports à titre onéreux d’immeubles sont soumis à la taxe de publicité foncière qui
est au taux de 1 % et cela, conformément à l’article 353-2 du Code de l’enregistrement.
La taxe de publicité foncière est à la charge de l’acquéreur, elle est payée par le
requérant et perçue d’avance au niveau de la conservation foncière.

1.3. Droits de timbre


Les actes authentiques portant transmission à titre onéreux d’immeubles sont soumis
aux droits de timbre fixés en fonction de la dimension du papier.
Les registres de commerce sont soumis à un droit de timbre fixé à 4 000 DA (art. 155 bis
du CT).

Page 8 Page 9
2
2.1. Formalités de publicité
La création d’une entreprise en Algérie passe par l’élaboration de ses statuts par un
notaire.
Concernant les honoraires des notaires pour la rédaction des statuts, ces derniers
sont tenus par le respect de la tarification en vigueur selon le montant du capital de
l’entreprise conformément aux lois et textes réglementaires relatifs à l’organisation de la
profession qui est comme suit :

Capital de 1 DA à 200 000 DA 5%


Capital de 200 001 DA à 300 000 DA 1%
Capital de 300 001 DA à 400 000 DA 0,70 %
Capital de 400 001 DA à 500 000 DA 0,60 %
Capital de 500 001 DA à 1 000 000 DA 0,50 %

E
Capital de 1 000 001 DA et au-dessus 0,50 %

IÈ M
Cet acte authentique portant sur la constitution de l’entreprise devra être publié au

X
niveau du Centre National du Registre du Commerce (« CNRC ») dans un Bulletin Officiel

U
des Annonces Légales (« BOAL »), et ce, sous peine de nullité.

E
Le dépositaire sera notifié de la date de parution de son annonce et pourra soit aller le

D RTIE
récupérer au niveau du service BOAL du CNRC, soit le consulter ou le télécharger en
ligne sur le site Internet du CNRC.
À noter qu’après l’élaboration des statuts, vous disposez d’un délai de deux mois pour

PA
immatriculer la nouvelle entreprise créée au niveau du CNRC et obtenir l’extrait du
registre du commerce.
Lors du dépôt du dossier d’immatriculation au CNRC, il vous sera demandé de fournir
une quittance justifiant l’acquittement des droits de timbre prévu par la législation en
vigueur fixé à 4 000 DA.
De même, des droits d’inscription au registre du commerce sont fixés par la
réglementation en vigueur, payable dans une agence bancaire.
Le montant varie selon le capital de l’entreprise et le nombre de codes d’activité
souhaités (9 500 DA environ).

2.2. Déclaration d’existence


Une fois les statuts de l’entreprise publiés et après l’obtention de l’extrait du registre de
commerce de la nouvelle entreprise, cette entité pourra débuter ses activités.
Cependant, il est à signaler que dans les trente jours qui suivent le début d’activité
de l’entreprise, une déclaration d’existence devra alors être demandée au niveau de

FORMALITÉS FISCALES
l’inspection des impôts dont relève le siège social de la nouvelle entité.
L’imprimé à utiliser pour cette déclaration est le « G no8 » dont l’aperçu est ci-dessous.

POUR LA CRÉATION
D’UNE ENTREPRISE
EN ALGÉRIE
Page 10 Page 11
Les documents nécessaires à la constitution du dossier de déclaration d’existence sont :
une copie du Registre de commerce,
les statuts de l’entreprise,
l’acte de propriété du siège social de l’entreprise ou le contrat de location notarié (au
nom de l’entreprise).
2.3. Demande d’immatriculation fiscale (Numéro
d’Identification Fiscale, « NIF »)
Cette demande concerne l’ensemble des personnes qu’elles soient physiques ou
morales, quelle que soit leur nationalité.
Ainsi, sont concernés par le NIF :
Les personnes physiques et morales soumises à inscription au registre de commerce,
de l’artisanat, à un ordre professionnel et/ou à la délivrance d’un agrément pour
l’exercice d’une profession ou d’une activité ;
Les entreprises étrangères n’ayant pas d’installation professionnelle permanente en
Algérie et intervenant dans le cadre d’un contrat de fournitures, d’études, de prestations,
de travaux ou de maintenance ;
les bureaux de liaison des entreprises étrangères ;
les résidents nationaux ou étrangers et les étrangers non-résidents disposant de biens
en Algérie ou de revenus de source algérienne.
Pour ce faire, une demande d’immatriculation devra être formulée et déposée auprès
des services fiscaux compétents lors de la souscription de la déclaration d’existence.
À noter qu’il est possible de demander le Numéro d’Identification Fiscale (NIF) en ligne,
à l’adresse : https://nifenligne.mfdgi.gov.dz
Ainsi, il est possible de déposer sa demande à partir du lien « Formulaire de demande
d’immatriculation fiscale » et de remplir le formulaire.
Une fois la saisie terminée et validée, un accusé de réception est affiché sur l’écran
et comportera le numéro de la demande. Il servira à suivre l’état d’avancement du
traitement de la demande ainsi que l’impression de l’attestation d’immatriculation.
Attention, l’attestation d’immatriculation fiscale imprimée à partir du site Internet devra
être validée.
Cette validation se fera au niveau du service des impôts dont vous dépendez, lequel
vérifiera si les renseignements mentionnés sur la demande sont corrects et qui
apposeront le cachet et une signature sur l’attestation ; la DGI procédera alors à la
publication de votre NIF sur le site d’authentification https://nif.mfdgi.gov.dz/nif.php
Une fois l’attestation d’immatriculation fiscale signée, elle pourra être utilisée pour
toutes les démarches auprès des institutions compétentes notamment les impôts, la
douane et les banques.
L’affirmation de l’identité fiscale est définitivement établie par l’attribution d’une carte
électronique d’identité fiscale.
En ce qui concerne les personnes exerçant une activité salariale, la demande est
effectuée dans les mêmes formes que ci-dessus par leurs employeurs.
Pour la demande d’immatriculation pour les personnes morales, elle doit comporter les
informations suivantes :
Dénomination de l’entreprise ;
Forme juridique ;
Montant de capital social ;
Adresse du siège et des établissements secondaires ;
Références des formalités de l’enregistrement de l’acte constitutif et de l’avis de
publication au BOAL ;
Page 12 Page 13
Numéro et date de délivrance du Registre de Commerce ;
Activités principales et secondaires ;
Désignation du gérant.
Pour les professions réglementées, les références et date de délivrance de l’autorisation
ou de l’agrément sont obligatoires.
Pour les entreprises exerçant dans le secteur des hydrocarbures ou miniers, les
références et date de délivrance du contrat d’exploration ou d’exploitation sont
obligatoires.
Pour les bureaux de liaison et sociétés étrangères n’ayant pas d’installation
professionnelle permanente en Algérie, il faudra transmettre les informations relatives
aux éléments suivants :
la dénomination de l’entreprise mère ;
l’objet de la mission ;
le secteur d’intervention ;
la référence au visa de la représentation diplomatique algérienne ;
la référence à la décision d’agrément délivrée par le ministère de Commerce ;
l’adresse du bureau.
À noter que depuis la publication de la Loi de finances complémentaire de l’année
2009, il est interdit aux personnes ne disposant pas de Numéro d’Identification Fiscale
(NIF) d’effectuer les procédures de domiciliation bancaire et de dédouanement liées
aux opérations de commerce extérieur.

2.4. Enregistrement de l’investissement


Afin de pouvoir bénéficier des avantages prévus par la loi no 16-09 relative à la promotion
de l’investissement, les investisseurs doivent, préalablement à la réalisation de leur
investissement en Algérie, procéder à son enregistrement au niveau des guichets
uniques de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).
En effet, ces guichets uniques de l’ANDI sont chargés de l’accueil de l’investisseur,
de la réception de son dossier d’enregistrement et de la délivrance de l’attestation s’y
rapportant.
Les modalités d’enregistrement sont les suivantes :
Télécharger sur le site Web de l’ANDI, « www.andi.dz », à la rubrique « Espace
Investisseur », le formulaire de l’attestation d’enregistrement ;
Renseigner le formulaire d’attestation d’enregistrement ;
Procéder au dépôt de l’attestation d’enregistrement auprès du Guichet unique de
l’ANDI, à l’appui de la copie de votre pièce d’identité.
Il est possible de mandater une personne afin qu’elle procède au dépôt de votre dossier
d’investissement au niveau des guichets de l’ANDI moyennant une procuration.
Ainsi, l’attestation délivrée par les guichets uniques de l’ANDI autorise l’investisseur à se
prévaloir, auprès de toutes les administrations et tous les organismes concernés, des
avantages auxquels elle ouvre droit.
À noter que la consommation effective des avantages de réalisation relative à
l’investissement enregistré est soumise à l’immatriculation au registre de commerce, à
la possession du numéro d’identification fiscale et au régime réel d’imposition.

Page 14 Page 15
3
3.1. Régime d’imposition forfaitaire unique dit « IFU »
Ce régime d’imposition instauré par la Loi de finances de 2007 a été modifié de
nombreuses fois afin de revoir le seuil d’éligibilité. Il couvre outre l’IRG, la TVA et la TAP.
Avec les modifications apportées par la Loi de finances 2020, ce régime ne s’applique
que pour les personnes physiques exerçants une activité industrielle, commerciale,
artisanale ainsi que les coopératives artisanales.
Avec l’entrée en vigueur de la Loi de finances 2022, il a été décidé de réduire le seuil
d’éligibilité pour ce régime de 15 000 0000 DA à 8 000 000 DA.
A noter que lorsque le contribuable exploite simultanément, plusieurs établissements,
boutiques, magasins, ateliers et en cas de dépassement du seuil de 8.000.000 DA, le
contribuable concerné sera versé au régime d’imposition du réel
Il également précisé que sont exclus de ce régime d’imposition :
les activités de promotion immobilière et de lotissement de terrains ;
les activités d’importation de biens et marchandises destinés à la revente en l’état ;
les activités d’achat-revente en l’état exercées dans les conditions de gros,

E
conformément aux dispositions prévues à l’article 224 du code des impôts directs et

È M
taxes assimilées ;

I
les activités exercées par les concessionnaires ;

IS
les activités exercées par les cliniques et établissements privés de santé, ainsi que, les

O
laboratoires d’analyses médicales ;

TR RTIE
les activités de restauration et d’hôtellerie classées ;
les affineurs et les recycleurs des métaux précieux, les fabricants et les marchands
d’ouvrages d’or et de platine ;
les travaux publics, hydrauliques et de bâtiments.

PA
Le régime de l’impôt forfaitaire unique demeure applicable pour l’établissement de
l’imposition due au titre de la première année au cours de laquelle le chiffre d’affaires
limite prévu pour ce régime, est dépassé. Cette imposition est établie compte tenu de
ces dépassements. Ce régime demeure également applicable pour l’année suivante.
Le taux d’application de l’IFU s’applique suivant l’activité exercée par le contribuable ; il
s’agit notamment d’un taux de 5 % pour les activités de production et de vente de biens
ou de e-commerce et de 12 % pour les autres activités.
Cependant, le minimum d’imposition est fixé à 10 000 DA.
Les obligations déclaratives :
Les obligations déclaratives des contribuables relevant de l’IFU sont la Déclaration
d’existence (Gn°8) dont les contribuables relevant de l’impôt forfaitaire unique (IFU)
doivent y souscrire, dans les trente (30) jours du début de leur activité auprès de
l’inspection des impôts ou du centre de proximité des impôts (CPI) dont ils dépendent.
Pour télécharger la déclaration d’existence (Gn°8) cliquer sur le lien suivant :

RÉGIMES FISCAUX DES http://www.mfdgi.gov.dz/images/imprimes/G 8.pdf


Autre obligation, il s’agit de la Déclaration prévisionnelle du chiffre d’affaires de l’IFU

ENTREPRISES EN
(G12) dont les contribuables soumis à ce régime sont tenus d’y souscrire auprès de
l’inspection des impôts ou du centre de proximité des impôts, du lieu d’implantation de
l’activité, au plus tard le 30 juin de chaque année.

ALGÉRIE Pour télécharger la déclaration prévisionnelle de l’IFU (Gn°12) cliquer sur le lien suivant :
https://www.mfdgi.gov.dz/images/imprimes/G12_Dclaration_Prvisionnelle_IFU_
LF_2021.pdf
Les contribuables relevant de l’IFU doivent également tenir et présenter à toute
réquisition de l’administration fiscale un registre côté et paraphé par les services fiscaux,
Page 16 Page 17
récapitulé par année, contenant le détail de leurs achats, appuyé des factures et de Option au régime du réel :
toutes pièces justificatives ainsi qu’un registre côté et paraphé, contenant le détail de Les contribuables relevant du régime de l’impôt forfaitaire unique peuvent opter pour
leurs ventes. l’imposition d’après le régime du bénéfice réel. L’option est notifiée à l’administration
A noter par ailleurs que les contribuables concernés sont tenus de souscrire, au plus fiscale avant le 1er février de la première année au titre de laquelle les contribuables
tard, le 20 janvier de l’année N+1, une déclaration définitive, reprenant le chiffre d’affaires désirent appliquer le régime du bénéfice réel. L’option au régime du réel est irrévocable
effectivement réalisé. Les nouveaux contribuables peuvent opter pour l’imposition d’après le régime du
Dans le cas où le chiffre d’affaires réalisé dépasse celui déclaré au titre de la déclaration bénéfice réel, lors de la souscription de la déclaration d’existence, prévue à l’article 183
prévisionnelle, le contribuable doit payer l’impôt complémentaire y afférant, au moment du code des impôts directs et taxes assimilées.
de la souscription de la déclaration définitive.
Lorsque le chiffre d’affaires réalisé excède le seuil de ce régime, la différence entre le
chiffre d’affaires réalisé et celui déclaré est soumise à l’impôt forfaitaire unique (IFU) au
3.2. Régime d’imposition au réel
Le régime du réel est obligatoirement applicable dans le cas où l’entreprise est une
taux correspondant.
personne morale ou si le secteur d’activité est exclu du champ d’action de l’IFU.
Les contribuables ayant réalisé un chiffre d’affaires excédant le seuil d’imposition à
Pour les personnes physiques, l’assujettissement au régime réel est applicable lorsque
l’impôt forfaitaire unique, à la clôture de l’année suivant celle du dépassement du seuil
le chiffre d’affaires annuel excède le seuil de 8 000 000 DA.
cité ci-dessus, sont versés au régime du bénéfice du réel.
Le chiffre d’affaires annuel à retenir est un chiffre d’affaires hors TVA pour les assujettis à
Les contribuables versés au régime du bénéfice réel doivent être maintenus dans ce
cette taxe, et TVA comprise pour les non-assujettis.
régime d’imposition et ce, quel que soit le montant du chiffre d’affaires annuel réalisé au
Ainsi et pour connaître les impôts et taxes auxquels vous êtes soumis, il faut savoir que
titre des exercices ultérieurs.
les personnes physiques sont soumises à l’impôt sur le revenu global (IRG), à la taxe
Le modèle d’imprimé relatif à la déclaration définitive (G12 bis) est disponible sous le
sur l’activité professionnelle (TAP) - si elles réalisent des bénéfices professionnels - à
lien ci-après:
la taxe foncière (TF), au titre des propriétés bâties ou non bâties (à l’exception de celles
https://www.mfdgi.gov.dz/images/imprimes/G12_Bis_Dclaration_Dfinitive_IFU_
exonérées par la loi) et à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les opérations qu’elles
LF_2021.pdf
effectuent.
Paiement de l’impôt forfaitaire unique (IFU) : Pour les sociétés de capitaux, celles-ci sont soumises à l’impôt sur les bénéfices des
Le paiement peut être soit total lors du dépôt de la déclaration prévisionnelle (G12) où les sociétés (IBS) sur tous les revenus réalisés dans le cadre de leur exploitation, y compris
contribuables procèdent au paiement total de l’impôt forfaitaire unique correspondant les gains exceptionnels, à la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), à la taxe foncière
au chiffre d’affaires prévisionnel déclaré, soit fractionné et dans ce cas, ils doivent (TF) ainsi qu’à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
s’acquitter, lors du dépôt de la déclaration prévisionnelle(G12) de 50% du montant Pour les entreprises étrangères, cela diffère en fonction de leur installation. Ainsi, si
de l’impôt forfaitaire unique (IFU) et pour les 50% restant, leur paiement s’effectue, au l’entreprise étrangère possède une installation permanente en Algérie, celle-ci est
moyen de la même déclaration (Gn°12), en deux versements égaux : assujettie à l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) ou à l’impôt sur le revenu global
du 1er au 15 septembre (IRG) si l’entreprise est une personne physique ou une société de personnes, à la Taxe
et du 1er au 15 décembre. sur l’activité professionnelle (TAP), à la Taxe foncière (TF) et à la Taxe sur la valeur ajoutée
A noter qu’en cas de retard de paiement, des pénalités seront appliquées et la cotisation (TVA).
sera augmentée selon le cas de En revanche et si l’entreprise étrangère ne possède pas une installation permanente en
10%, si le retard n’excède pas un (1) mois ; Algérie et réalise une activité de prestation de services, celle-ci est soumise à l’impôt
20%, lorsque le retard excède un (1) mois. sur les bénéfices des sociétés (IBS) ou à l’impôt sur le revenu global (IRG).
Pour ce qui est du dépôt tardif de la déclaration définitive lorsqu’elle ne donne pas lieu À noter que les bénéfices transférés à une société étrangère non-résidente par sa
à un paiement, elle entraîne l’application d’une amende de : succursale établie en Algérie ou toute autre installation professionnelle au sens fiscal
2500 DA, lorsque le retard n’excède pas un (1) mois ; sont soumis à une retenue à la source libératoire d’impôt.
5000 DA, lorsque le retard est supérieur à un (1) mois et n’excède pas deux (2) mois ;
10000 DA, lorsque le retard excède deux (2) mois. L’impôt sur les bénéfices des sociétés, « IBS »
Cet impôt est établi au nom des personnes morales au lieu de leur siège social ou de
Remarque leur principal établissement.
Les réclamations portant sur l’évaluation des chiffres d’affaires des contribuables placés Le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est fixé à 19 %, pour les activités
sous le régime de l’impôt forfaitaire unique, doivent être présentées dans un délai de six de production de biens, à 23 % pour les activités de bâtiment, de travaux publics et
(06) mois, à compter de la date de la notification définitive de l’avis d’évaluation. d’hydraulique ainsi que les activités touristiques et thermales à l’exclusion des agences
de voyages et à 26 % pour les autres activités.
Depuis l’entrée en vigueur de la Loi de Finances 2022 et en cas d’exercice concomitant de
plusieurs activités relevant de différents taux ; les bénéfices résultant de la consolidation
Page 18 Page 19
sont imposables à l’IBS au titre de chaque taux, suivant la quote-part des chiffres L’IBS donne lieu au paiement de trois (03) acomptes provisionnels (du 20/2 au 20/3,
d‘affaires déclarés pour chaque segment d‘activité. Pour rappel et avant la promulgation du 20/5 au 20/6 et du 20/10 au 20/11) calculés à raison de 30 % de l’IBS de l’exercice
de la loi de finances 2022, le taux de l’IBS de l’activité prépondérante était appliqué pour précédent ou de la dernière période d’imposition.
le résultat consolidé. Pour les sociétés nouvellement créées, les acomptes de la première année sont
décomptés à raison de 30 % d’un impôt IBS lui-même égal à 25 % de 5 % du capital
Remarque: social libéré.
Autre nouvelle disposition introduite par la Loi de Finances 2022, l’introduction d’un La liquidation du solde de l’impôt est opérée sans avertissement préalable, sous
taux réduit de 10% en matière d’IBS dans l’article 150 CIDTA qui est applicable pour le déduction des acomptes déjà réglés et le paiement du solde se fait au moyen du
bénéfice réinvesti des activités de production. Les conditions d’éligibilité à ce taux réduit bordereau-avis de versement.
sont les suivantes : Si les acomptes payés sont supérieurs à l’IBS dû de l’exercice, la différence donne lieu
Acquisition au cours de l’exercice de biens d’équipements de production en relation à un excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains versements en
avec l’activité exercée ; matière d’acomptes.
Acquisition d’actions, de parts sociales ou de titres assimilés, permettant la participation
à raison d’au moins 90% dans le capital d’une autre société de production de bien, de Taxe sur l’activité professionnelle, « TAP »
travaux ou de services, sous réserve de la libération de la totalité du montant réinvesti ; Cette taxe est due à raison du chiffre d’affaires réalisé en Algérie par les entreprises qui
Mentionner distinctement dans la déclaration annuelle de résultat, le bénéfice exercent une activité dont les profits relèvent de l’impôt sur le revenu global, dans la
susceptible d’être taxé à ce taux ; catégorie des bénéfices professionnels ou de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
Joindre à la déclaration annuelle, la liste détaillée des investissements réalisés, Par chiffre d’affaires, il est entendu le montant des recettes réalisées sur toutes opérations
avec indication des informations ci-après : La nature des équipements acquis ; La date de vente, de service ou autres entrant dans le cadre des activités précitées.
d’inscription de ces équipements à l’actif ; Le coût d’acquisition de ces équipements ; Les
éléments d’identification et de localisation des sociétés, objet de la prise de participation, Remarque :
ainsi que le nombre de titres acquis. Lorsque des opérations sont réalisées entre les unités d’une même entreprise, elles
Conserver à l’actif les investissements réalisés, pendant une durée d’au moins cinq (05) sont exclues du champ d’application de cette taxe.
ans à compter de la date de leur inscription. Pour les unités des entreprises de travaux publics et de bâtiments, le chiffre d’affaires est
Cet impôt annuel est établi sur l’ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les constitué par le montant des encaissements de l’exercice.
sociétés et autres personnes morales réalisés en Algérie, à l’exclusion notamment des La TAP est établie sur le total du montant des recettes professionnelles globales ou le
sociétés de personnes et des sociétés en participation au sens du Code de commerce, chiffre d’affaires, hors TVA, lorsqu’il s’agit de redevables soumis à cette taxe, réalisés
sauf lorsque ces sociétés optent pour l’imposition à l’impôt sur les bénéfices des sociétés. pendant l’année.
A noter par ailleurs qu’avec l’entrée en vigueur de la Loi de Finances 2022, les Avec l’entrée en vigueur de la Loi de finances 2022, il a été décidé l’exclusion des
groupements dont la création, l‘organisation et le fonctionnement sont prévus par les professions non commerciales du champ d’application de la TAP.
dispositions du Code de Commerce sont exclus du champ d’application de l’IBS. Les Par ailleurs, il a été décidé également la réduction du taux normal de la TAP de 2% à 1,5%
bénéfices et les pertes réalisés dans le cadre de groupement sont rattachés au résultat et sa suppression pour les activités de production.
fiscal de chacune des sociétés membres. Des Réfactions peuvent être accordées selon le domaine d’activité du contribuable.
À noter également que les entreprises sous le régime de l’IFU ne sont pas non plus Le fait générateur de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) est constitué pour les
concernées par cet impôt. ventes, par la livraison juridique ou matérielle de la marchandise (en ce qui concerne la
L’IBS est dû chaque année sur les bénéfices nets obtenus pendant l’année précédente vente de l’eau potable par les organismes distributeurs, le fait générateur est constitué
ou dans la période de douze (12) mois dont les résultats ont servi à l’établissement du par l’encaissement partiel ou total du prix). Quant aux travaux immobiliers et les
dernier bilan, lorsque cette période ne coïncide pas avec l’année civile. prestations de services, par l’encaissement total ou partiel du prix.
Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges déductibles, celles-ci Le paiement de la TAP peut s’effectuer mensuellement ou suivant le régime des
comprenant notamment les frais généraux de toute nature, le loyer des immeubles dont acomptes provisionnels.
l’entreprise est locataire, les dépenses de personnel et de main d’œuvre, sous certaines
conditions. Remarque :
Concernant les Acomptes prévisionnels et solde de liquidation en matière d’IBS, il a Le paiement de la TAP se fait au niveau de la caisse du receveur des impôts du lieu
été décidé sur la loi de finances 2022, le réajustement des règles de liquidation et de d’implantation à savoir, au niveau de chacune des communes du lieu d’installation des
paiement de l’IBS, en prévoyant l’acquittement des acomptes provisionnels et du solde établissements ou unités de chaque entreprise.
de liquidation pour les revenus relevant de la catégorie des BIC, BNC et du Revenu
agricole au lieu de l’exercice de l’activité, en instituant un système de crédit d’impôt à
imputer sur l’imposition définitive établie au lieu de situation du domicile.

Page 20 Page 21
La Taxe sur la valeur ajoutée, « TVA » effectivement réalisées par rapport à la masse salariale annuelle. La périodicité de
Cette taxe de consommation s’applique aux opérations à caractère industriel, déclaration et paiement est fixée au plus tard le 20 février de l’année suivant celle au titre
commercial, artisanal ou libéral, elle est entièrement supportée par le consommateur, de laquelle les taxes sont dues.
mais régulièrement perçue chaque fois qu’une transaction imposable est effectuée.
Ainsi et lorsqu’une personne est assujettie à la TVA, elle peut déduire de la TVA qu’elle 3.3. Régime simplifié des professions non commerciales
réclame à ses clients, celle qui lui est facturée par ses fournisseurs ou qu’elle paie à Avec l’entrée en vigueur de la Loi de Finances 2022, il a été décidé la réintroduction du
l’importation. Il n’y aura au final que la différence entre la TVA perçue et la TVA payée régime simplifié d’imposition des bénéfices non commerciaux qui prévoit la souscription
à verser. d’une déclaration annuelle spéciale au plus tard le 30 avril de chaque année mentionnant,
Les taux de la TVA sont actuellement fixés à: le montant des recettes encaissées, celui des dépenses décaissées et le résultat réalisé
9% (taux réduit) pour les biens et services qui représentent un intérêt particulier sur le au titre de l‘année considérée ainsi que la tenue d’un livre journal, et un registre coté et
plan économique, social ou culturel. paraphé par le service gestionnaire Ils doivent, en outre, tenir un registre coté et paraphé
19% (taux normal) pour les opérations, services et biens qui ne sont pas expressément par le service gestionnaire, appuyé des pièces justificatives correspondantes, indiquant :
soumis au taux réduit de 9%. la date d’acquisition ou de création et le prix de revient des biens affectés à l’exercice
L’énumération détaillée des biens, services et opérations, est donnée aux articles 21 et de leur profession,
23 du code des TCA. le montant des amortissements pratiqués sur ces biens,
Au cas où le montant de la taxe payée en amont est supérieur à celui de la TVA due, le prix et la date de cession desdits biens.
il y a un crédit d’impôt que l’assujetti pourra récupérer et cela consiste à admettre la Ils doivent par ailleurs conserver les registres ainsi que toutes les pièces justificatives
déductibilité de la taxe ayant grevé tous les éléments du prix de revient d’une opération jusqu’à l’expiration de la dixième année suivant celle de l’inscription des recettes et des
taxable, il reste qu’il existe un certain nombre d’exceptions qui portent sur la non- dépenses. Ces registres doivent être présentés à toute réquisition de l’administration
déductibilité de la TVA. fiscale.
A noter que lorsque la TVA déductible, ne peut être entièrement imputée sur la TVA
due, le crédit de TVA restant est remboursable dans sa totalité, dans certains cas. Attention : Le défaut de tenue de ces registres, entraine l‘application d‘une amende
de cinquante mille dinars.
Remarque Ainsi, Suivant ce nouveau régime d’imposition, les contribuables concernés, seront
Depuis 2020, Pour les redevables partiels, les demandes de remboursement doivent soumis aux règles d’imposition citées ci-après :
être introduites au plus tard le 30 avril de l’année qui suit celle de la constitution du Au titre de la détermination des revenus : Le revenu imposable est constitué de la
crédit. différence entre les recettes professionnelles encaissées et les dépenses dûment
Egalement, il a été décidé sur la LF 2020 la suppression de la séparation de l’acte de justifiées. Toutefois, en cas d’impossibilité de justification de l’ensemble des charges
déclaration avec le paiement de la TVA et qui dorénavant, se font en concomitance nécessaires à l’exercice de l’activité, une déduction d’un montant forfaitaire de 10% des
(déclaration et paiement). recettes déclarées est accordée ;
Avec la promulgation de la loi de finances 2022, les opérations effectuées dans le cadre Au titre du calcul de l’Impôt dû : Le revenu sera soumis au barème progressif de l’IRG ;
de l’exercice d’une profession libérale sont soumises à la TVA. Au titre de leurs obligations déclaratives : Le professionnel sera soumis à l’obligation de
Il a également était décidé conformément à la Loi de Finances 2022, le réaménagement dépôt des déclarations périodiques des recettes (mensuelles ou trimestrielles), et des
des opérations bénéficiant de taux réduit et de l’exonération de TVA et la révision des revenus (déclarations annuelles).
conditions d’éligibilité ou la suppression du taux réduit applicable à certaines opérations.
3.4. Régime de la retenue à la source
La taxe de Formation et d’Apprentissage : Sous réserve de l’application d’une convention fiscale visant à éliminer la double
Avec l’entrée en vigueur de la Loi de Finances 2022, les dispositions relatives à la taxe de imposition, les entreprises étrangères exécutant des contrats de prestations de services
formation professionnelle et de taxe d’apprentissage introduites par la LF 1998 ont été sans installation professionnelle permanente en Algérie sont soumises à une retenue à
modifiées et son champ d’application devient applicable à tous les employeurs établis la source de 30 % qui couvre l’IBS, la TAP et la TVA (art. 156 du CIDTA) pour des activités
ou domiciliés en Algérie, à l’exception des institutions et administrations publiques à telles que les études d’ingénierie, les services d’installation ou de supervision ou le
l’exception des employeurs ayant moins de vingt (20) employés. management de projet ou des concessions de droits de propriété industrielle.
L’assiette de calcul de cette taxe est les rémunérations brutes versées aux employés La retenue à la source constitue la règle générale d’imposition pour la fourniture de
avant déduction des cotisations sociales et de retraites ainsi que de l’IRG/salaires. services par des entreprises non-résidentes. Il n’y a pas d’obligation pour l’entreprise de
Pour ce qui est de la détermination du taux d’imposition pour les employeurs ayant s’enregistrer fiscalement si ces services sont réalisés à partir de l’étranger.
respecté la déclaration de l’effort en formation et apprentissage, il est pris en considération La retenue est à la charge du prestataire de services étranger non-résident. Elle est
pour la détermination du ratio de 1%, les dépenses de formation ou d’apprentissage collectée et payée par le client.

Page 22 Page 23
Paiement de la retenue
Conformément à l’article 157 du CIDTA, la retenue est acquittée au moment où les
prestations sont payées aux entreprises étrangères ;
Les droits doivent être acquittés dans les vingt (20) premiers jours qui suivent le mois au
courant duquel ont été opérées les retenues « G50 ».
Théoriquement, chaque versement est accompagné d’un bordereau-avis en
double exemplaire, daté et signé par la partie versante. Le bordereau-avis fourni par
l’administration doit indiquer, notamment :
la désignation, l’adresse de la partie algérienne cocontractante ;
la raison sociale, l’adresse du siège social et le lieu de réalisation des travaux ou des
prestations effectués par l’entreprise étrangère en Algérie ;
le numéro d’identification fiscale de l’entreprise étrangère ;
le mois au cours duquel les retenues ont été opérées ;
les numéros des reçus délivrés à l’appui desdites retenues ;
la nature des travaux ou des prestations rendus ;
le montant brut total des paiements mensuels effectués et le montant total des
retenues correspondantes.
En pratique les retenues à la source dues sont payées par voie de « G50 » avant le dépôt
des demandes d’attestation de transfert.

Paiement de la TVA via auto liquidation


Le régime de l’auto liquidation de la TVA est applicable lorsque la prestation de service
est effectuée par un non-résident établi à l’étranger n’ayant pas d’établissement stable
en Algérie.
La TVA est payée à la place du fournisseur non établi en Algérie par le client algérien
par voie de G50 (en pratique cette TVA est acquittée à l’avance pour obtenir l’attestation
de transfert).
Cette même TVA devient déductible chez le client algérien sur la base de la facture bis
ou quittance de paiement de la TVA.
En pratique la TVA est payée via « G50 » à présenter lors du dépôt des demandes
d’attestation de transfert.

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Page 24 Page 25
4
4.1. Conditions d’éligibilité au régime du groupe de sociétés
Les groupes de sociétés sont définis par la loi comme étant toute entité économique de
deux ou plusieurs sociétés par actions juridiquement indépendantes dont l’une appelée
« société mère » tient les autres appelées « membres » sous sa dépendance par la
détention directe de 90 % ou plus du capital social et dont le capital ne peut pas être
détenu en totalité ou en partie par ces sociétés ou à raison de 90 % ou plus par une
tierce éligible en tant que société mère.
Ainsi et selon cette définition, les sociétés membres doivent avoir la forme de sociétés
par actions, ce qui exclut les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes.
Autre condition : le capital social de la société membre doit être détenu de manière
directe (et non pas par l’intermédiaire d’autres sociétés) à raison de 90 % au moins par
la société mère.
À noter que le capital social de la société mère ne doit pas être détenu de manière
directe à raison de 90 % ou plus par une société tierce éligible en tant que société mère.

E
L’objet principal de la société ne doit pas être lié au domaine d’exploitation de transport,

M
de transformation ou de commercialisation des hydrocarbures et produits dérivés. En


sont, en conséquence, exclues toutes les sociétés pétrolières et autres sociétés dont

R
l’activité est liée à l’objet suscité.

T
Les relations de la société doivent être régies exclusivement par le Code de commerce.

A
De ce fait, les holdings publiques et les EPE dont le capital est détenu par ladite holding

QURTIE
ne peuvent constituer des groupes de société, car elles sont régies par l’ordonnance
no95-25 du 25/09/1995 relative à la gestion des capitaux marchands de l’État.
Les groupes de sociétés et à l’exclusion des sociétés pétrolières peuvent opter pour
le régime du bilan consolidé. La consolidation s’entend de celle de l’ensemble des

PA
comptes du bilan. L’option est faite par la société mère et acceptée par l’ensemble des
sociétés membres. Elle est irrévocable pour une durée de quatre (04) ans.
Cependant et dans le cas où les activités exercées par les sociétés membres du groupe
relèvent de taux différents de l’IBS, le bénéfice résultant de la consolidation est soumis
à l’impôt au taux de 19 %, dans le cas où le chiffre d’affaires relevant de ce taux est
prépondérant.
Dans le cas contraire, la consolidation des bénéfices est autorisée par catégorie de
chiffre d’affaires.

4.2. Avantages fiscaux accordés aux groupes de sociétés


La législation fiscale en vigueur offre des avantages fiscaux considérables aux groupes
de sociétés en matière d’impôt direct, de taxes sur le chiffre d’affaires et de droits
d’enregistrement.
En matière d’IBS et avec l’entrée en vigueur de la Loi de Finances 2022, il a été
décidé l’exclusion du champ d’application de l’IBS des groupements dont la création,

RÉGIME FISCAL DES l‘organisation et le fonctionnement sont prévus par les dispositions du Code de
Commerce. Ainsi, les bénéfices et les pertes réalisés dans le cadre de groupement sont

GROUPES DE SOCIÉTÉS
rattachés au résultat fiscal de chacune des sociétés membres.
Aux termes des dispositions de l’article 173 du CIDTA modifié par l’article 19 de la Loi de
finances pour 1997, les plus-values de cession réalisées dans le cadre des échanges

EN ALGÉRIE patrimoniaux entre les sociétés membres d’un même groupe sont exonérées de l’impôt
sur les bénéfices des sociétés.

Page 26 Page 27
En matière de TVA, les opérations réalisées entre les sociétés membres des groupes de fixation des prix de vente, la rentabilité de certaines activités ainsi que la part de chaque
sociétés sont exclues du champ d’application de la TVA, tel que prévu par la législation produit ou activité dans le résultat global.
en vigueur.
Les groupements de société au sens du code de commerce devraient déposer une Obligation documentaire :
copie du contrat de groupement, dans un délai de trente (30) jours, à compter de la date A noter que les dispositions contenues dans la Loi de Finances 2019 notamment les
de constitution du groupement. En cas de résiliation du contrat, les services fiscaux sont articles 16 et 17 ont apporté des modifications aux articles 20 Ter et 169 Bis du CPF
informés dans les mêmes conditions. afin d’obliger les sociétés membres d’un groupe et les sociétés étrangères à fournir en
A noter que tout manquement à ces obligations, entraine l‘application d‘une amende plus de la documentation exigée pour les prix de transfert, les comptes consolidés aux
fiscale d‘un montant de 500.000 DA prévue par l’article 194-5 du CIDTA. vérificateurs et ce, afin de justifier la politique des prix de transfert pratiquée dans le
cadre des opérations de toute nature réalisées avec des sociétés liées.
Ainsi, les entreprises membres de groupe sont dans l’obligation de mettre à la disposition
4.3. Prix de transferts entre sociétés apparentées des vérificateurs, une documentation complémentaire à celles exigées jusque-là et ce
Les prix de transfert désignent tout flux intragroupe relatif à des achats et des ventes de
pour apprécier la réalité des transactions contrôlées notamment, les rescrits fiscaux et
biens, prestations de services, redevances, intérêts, garanties, honoraires, cession ou
les contrats d’accords préalables élaborés par les administrations fiscales étrangères
concession de biens incorporels tels que les marques, brevets, et savoir-faire.
pour fixer les prix de transfert pratiqués par l’entreprise vérifiée.
Selon la définition de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques
A noter que ces obligations s’appliquent également aux groupes de sociétés et sociétés
(OCDE), les prix de transfert sont les prix auxquels une entreprise transfère des biens
étrangères ne relevant pas de la compétence de la direction des grandes entreprises.
corporels, des actifs incorporels, ou rend des services à des sociétés d’un même groupe
et résidentes dans des Etats différents.
Demande d’attestation de transfert de fonds à l’étranger pour les sociétés apparentées :
Ainsi, deux entreprises sont apparentées, lorsque l’une a la capacité d’exercer
Une note a été émise par la DGI en date du 09 Avril 2019 à l’effet de demander aux
directement ou indirectement, un contrôle ou une influence notable sur toutes les
services fiscaux de porter une attention particulière en matière de délivrance des
décisions de l’autre. En d’autres termes, la notion d’apparentement permet de décrire
attestations de transfert de fonds à l’étranger, rémunérant notamment des prestations
toute forme de relations, juridiques ou autres, entre deux entreprises, pour autant que
immatérielles rendues entre entreprises apparentées.
ces relations permettent une influence directe ou indirecte de l’une sur l’autre.
Sur cette note, le lien de dépendance entre des sociétés sises en Algérie et des sociétés
Evolution du contexte réglementaire : étrangères bénéficiaires des sommes objet de transfert se caractérise par des liens
Il faut savoir que les prix de transfert sont devenus une des préoccupations majeure de juridiques exprimés par une détention de la société étrangère d’actions ou part sociales
l’administration fiscale algérienne et que le législateur a fixé un ensemble de règles à dans une société algérienne ou par des liens de fait se traduisant par l’existence d’un
respecter pour la préparation de la documentation des prix de transfert et cela afin de même gérant pour la société algérienne et étrangère.
freiner tout éventuel transfert indirect de bénéfices. Egalement, ces liens se concrétisent lorsqu’une société algérienne et étrangère sont
Plusieurs textes règlementaires régissent la documentation justifiant les prix de transfert détenues par une tierce société ou relevant d’un même groupe ou lorsque la détention
appliqués par les sociétés apparentées. Cette documentation qui contient d’une part, de ces sociétés est opérée par des personnes ayant des liens de famille. Il est également
des informations générales sur le groupe d’entreprises associées et, d’autre part, des fait état de tout autre indice de même nature donnant lieu à dépendance ou compromis
informations spécifiques concernant l’entreprise doit être déposée à l’appui de la non écrit entre les deux entités.
déclaration annuelle avant le 30 avril de chaque année. De ce fait, les services fiscaux et en cas de détection de ces liens, doivent déclencher
A noter que l’Arrêté du ministère des finances du 17 novembre 2020 fixant les sociétés systématiquement un contrôle ponctuel, des contrats ou documents ayant été à I
concernées par la documentation initiale et complémentaire, justifiant les prix de ‘origine des demandes de transfert de fonds et recourir éventuellement au contrôle des
transfert appliqués par les sociétés apparentées a été publié sur le Journal Officiel n°1 prix de transfert.
du 2 Janvier 2021. A signaler que la charge de la preuve d’absence de ce type de liens (apparents ou non
Pour rappel, le défaut de présentation de la documentation de transfert expose la apparents) incombe à la société demanderesse d’attestations de transfert de fonds à
société concernée au paiement d’une amende. l’étranger.
Ainsi et additivement aux contrôles des changes opérés par les banques afin de vérifier
Obligation de la tenue d’une comptabilité analytique : la solvabilité du service à importer et celui des services fiscaux pour contrôler les impôts
Les entreprises qui réalisent des opérations avec des sociétés apparentées sont dans dû au transfert (taxe de domiciliation et retenue à la source), un contrôle dédié aux prix
l’obligation de tenir une comptabilité analytique et de la mettre à la disposition de de transfert est applicable afin de vérifier la marge appliquée.
l’administration fiscale en cas de réquisition lors des vérifications.
En effet et selon les dispositions contenues dans la loi de finances 2017, ces entreprises Nouvelles mesures introduites par l’arrêté du 17 novembre 2020 et constitution des
concernées sont dans l’obligation de mettre à la réquisition de l’administration fiscale, les documentations :
éléments de la comptabilité analytique et ce, afin de fournir l’ensemble des informations Avec la publication de l’Arrêté du 17 novembre 2020 fixant les sociétés concernées par la
liées à l’entreprise sur les prises de décisions à travers le calcul et I ‘analyse des coûts, la documentation initiale et complémentaire, justifiant les prix de transfert appliqués par les

Page 28 Page 29
sociétés apparentées sur le JO n°1 du 2 Janvier 2021, la documentation exigée en matière une liste et une description des accords de prestations de services entre entreprises
de prix de transfert, est constituée d’une documentation initiale et complémentaire, apparentées y compris les accords de répartition de coûts, les principaux accords de
mise à la disposition de l’administration fiscale et permettant de justifier la politique des services de recherche et les accords de licence;
prix de transfert pratiquée dans le cadre des transactions de toute nature réalisées par une liste des actifs incorporels ou des catégories d’actifs incorporels qui sont
les sociétés apparentées. La documentation complémentaire n’est exigée qu’en cas de déterminants pour l’établissement des prix de transfert ainsi que des entités qui en sont
vérification de comptabilité. légalement propriétaires ;
La production documentaire est exigible pour les sociétés membres de groupes de une description générale des éventuels transferts de parts d’actifs incorporels entre
sociétés y compris celles exerçant dans le secteur des hydrocarbures, régies par la entreprises associées, mentionnant les pays et les rémunérations correspondantes.
législation relative aux hydrocarbures et les sociétés étrangères intervenant en Algérie, La documentation complémentaire qui pour rappel n’est exigée qu’en cas de vérification
temporairement, dans le cadre contractuel relevant du régime du réel. de comptabilité porte sur :
A rappeler que la documentation initiale, produite annuellement, justifiant les prix de une description générale de la stratégie du groupe en matière de mise au point, de
transfert doit comprendre deux catégories d’informations, la première concerne des propriété et d’exploitation des actifs incorporels. Cette description comporte notamment
informations générales sur le groupe de sociétés et la seconde concerne uniquement la localisation des principales installations de recherche et développement et celle de la
la société exerçant en Algérie. direction des activités de recherche et développement ;
1- Une documentation de base, relative à des informations générales concernant le une description des opérations de réorganisations d’entreprises ainsi que d’acquisitions
groupe, comprenant : et de cessions d’éléments d’actif intervenues au cours de l’exercice vérifié ;
une description générale du ou des domaines d’activités exercés incluant les une analyse fonctionnelle décrivant les principales contributions des différentes entités
changements intervenus au cours de l’exercice ; du groupe à la création de valeur, c’est-à-dire les fonctions clés exercées, les risques
un schéma illustrant la structure juridique et capitalistique du groupe ainsi que la importants assumés et les actifs importants utilisés ;
situation géographique des entités opérationnelles ; une identification des entreprises associées impliquées dans chaque catégorie de
une description de la chaîne d’approvisionnement des cinq (5) principaux biens ou transactions contrôlées et des relations qu’elles entretiennent avec l’entreprise vérifiée ;
services offerts par le groupe. La description requise pourrait prendre la forme d’un une analyse de comparabilité et une analyse fonctionnelle détaillées du contribuable
schéma ou d’un diagramme ; et des entreprises associées pour chaque catégorie de transactions contrôlées évoquée
une description des principaux marchés géographiques où sont vendus les principaux dans la documentation, y compris les éventuels changements par rapport aux années
biens et services du groupe ; précédentes ;
description générale des fonctions exercées, des risques encourus et des actifs une description des opérations réalisées avec d’autres sociétés apparentées (tels
engagés par chacune des entreprises apparentées et qui affectent l’entreprise exerçant que rachat de services de fabrication, l’acquisition de biens, la fourniture de services,
en Algérie ; les prêts, les garanties financières et garanties de bonne exécution, la concession de
la liste des principaux actifs incorporels ou des catégories d’actifs incorporels du licences portant sur des actifs incorporels etc.) incluant la nature des flux et les montants,
groupe multinational détenus (brevets, marques, noms commerciaux, savoir faire, ... ), en y compris les redevances. Ces éléments peuvent être présentés par flux globaux, et par
relation avec l’entreprise exerçant en Algérie, ainsi que des entités qui en sont légalement type de transaction ;
propriétaire ; les copies de tous les contrats entre les sociétés apparentées ;
une description générale de la politique des prix de transfert du groupe, notamment une copie de tous les accords intra-groupes conclus par l’entreprise vérifiée ainsi
celle relative à la recherche développement et aux actifs incorporels. que les accords de fixation préalable des prix de transfert unilatéraux, bilatéraux et
multilatéraux existants et les décisions des autorités fiscales étrangères concourant à la
2- Une documentation spécifique à l’entreprise exerçant en Algérie, comprenant :
détermination des prix de transfert de l’entreprise vérifiée.
une description précise des activités effectuées et de la stratégie de l’entreprise locale,
La documentation initiale doit être déposée au niveau des services fiscaux compétents,
des activités qu’elle exerce et la nature des transactions qu’elle réalise en indiquant,
lors du dépôt de la déclaration annuelle de résultat.
notamment si l’entreprise a été impliquée et/ou affectée par des réorganisations
Pour la documentation initiale et complémentaire relatives aux contrats, elles peuvent
d’entreprises ou des transferts d’actifs incorporels pendant l’exercice ou l’exercice
être jointes sous format numérique.
précédent et en expliquant les aspects de ces transactions qui affectent l’entreprise ;
une description des opérations réalisées avec d’autres sociétés apparentées (tels que
l’achat de services de fabrication, l’acquisition de biens, la fourniture de services, etc. ) ;
les copies du rapport annuel du commissaire aux comptes et des états financiers pour
l’exercice visé par la documentation ;
une présentation de la méthode de détermination des prix de transferts appliquée
et la justification de cette méthode au regard du principe de pleine concurrence et
permettant une analyse de comparabilité (analyse du marché, analyse fonctionnelle,
situation économique, clauses contractuelles ;
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Page 32
5
5.1. Avantages fiscaux accordés au secteur minier
Les investissements portant sur l’exploitation minière bénéficient d’exonérations
accordées par l’État.
Les activités concernées par ces avantages sont les activités de prospection,
d’exploration minière, de concession minière et d’exploitations de petite ou moyenne
exploitation minière.
Ces avantages portent sur les exonérations suivantes :
Exonération de la TVA relative aux biens d’équipements, matières et produits destinés
à être directement et en permanence affectés aux activités réalisées par les titulaires de
permis miniers eux-mêmes ou pour leur compte ;
Exonération de la TVA portant sur les prestations de services, y compris les études
et les autres opérations de louage réalisées par les titulaires de permis miniers eux-
mêmes ou pour leur compte ;
Exonération des droits, des taxes et des redevances de douane, sur les importations

E
de biens d’équipements, de matières et de produits destinés à être affectés et utilisés
directement et en permanence aux activités réalisées par les titulaires de permis miniers

È M
eux-mêmes ou pour leur compte ;

UI
5.2. Avantages fiscaux accordés au secteur des hydrocarbures

Q
Conformément à la Loi n° 19-13 du 11 décembre 2019 régissant les activités

IN
d’hydrocarbures, des taux réduits de la redevance hydrocarbures et de l’impôt sur le

C RTIE
revenu des hydrocarbures peuvent être accordés à l’entreprise nationale dans le cas
d’une concession amont, d’un contrat de partage de production ou d’un contrat de
services à risque et aux parties contractantes dans le cas d’un contrat de participation
pour leur permettre d’atteindre une rentabilité économique raisonnable, si, au moins,

PA
l’une des situations suivantes se présente :
1. une géologie complexe ; et/ou
2. des difficultés techniques d’extraction des hydrocarbures ; et/ou
3. des coûts élevés de développement ou d’exploitation, compromettant l’économie
du projet.
A noter que le bénéfice des taux réduits peut être accordé durant le processus
d’attribution d’un périmètre dans les situations énoncées à l’article 202 de la Loi 19-13.
L’entreprise nationale ou les parties contractantes, selon le cas, peuvent également
solliciter le bénéfice des taux réduits et dans ce cas, la demande doit être introduite
auprès d’ALNAFT au moment de la soumission du plan de développement pour
approbation. A cette fin, ALNAFT examine la demande dans les trente jours qui suivent
sa réception et adresse un avis au ministre en charge des hydrocarbures. Le plan
de développement devient engageant une fois que le bénéfice des taux réduits est

AVANTAGES FISCAUX accordé.


Ainsi, les taux réduits ne peuvent être inférieurs à :

ACCORDÉS DANS LE cinq pour cent (5%) pour la redevance hydrocarbures ;


vingt pour cent (20%) pour le taux maximum « T max » de l’impôt sur le revenu des
hydrocarbures.

CADRE DU DROIT Pour ce qui est des exemptions fiscales, parafiscales et douanières pour les activités
d’hydrocarbures, il est à noter que les activités amont sont exemptées :

COMMUN de la T.V.A portant sur les biens d’équipement, matières, produits et services afférents
aux activités amont ;
de la T.A.P ;

Page 34 Page 35
des droits, taxes et redevances de douane, sur les importations de biens d’équipement, 5.4 Avantages accordés au secteur agricole
matières et produits afférents aux activités amont ;
L’activité agricole bénéficie de plusieurs avantages fiscaux, notamment :
de la taxe de domiciliation bancaire sur les importations des services destinés aux
activités amont ; En matière d’IRG :
de tout autre impôt, droit ou taxe frappant les résultats d’exploitation et établi au profit Les revenus issus des cultures de céréales, de légumes secs et des dattes sont exonérés
de l’Etat, des collectivités territoriales ou de toute autre personne morale de droit public. de l’IRG.
A noter également que les salaires des employés des compagnies pétrolières De même, les revenus résultant des activités agricoles et d’élevage exercées dans les
étrangères qui interviennent dans les activités amont, sont dispensés des cotisations terres nouvellement mises en valeur et dans les zones de montagnes définies par arrêté
sociales nationales lorsque ces employés continuent à relever de l’organisme de interministériel sont exonérés de l’IRG pendant une durée de dix (10) ans, respectivement
protection sociale étranger auquel ils adhéraient avant leur venue en Algérie. à compter de la date de leur attribution et celle de leur début d’activité.
Pour ce qui est des activités de transport par canalisation des hydrocarbures, de raffinage D’autres exonérations permanentes de l’impôt sur le revenu global (IRG) sont applicables
et de transformation, elles sont exemptées : sur les revenus issus des activités portant sur le lait cru destiné à la consommation en
de la TVA, portant sur les biens d’équipement, matières, produits et services afférents l’état.
aux activités citées précédemment. En matière d’IBS :
des droits, taxes et redevances de douane, sur les importations de biens d’équipement, Pour ce qui est de l’IBS, des exonérations permanentes au titre de l’IBS sont accordées
matières et produits afférents auxdites activités. notamment pour les coopératives agricoles d’approvisionnement et d’achat ainsi que
Les salaires des employés des compagnies pétrolières étrangères qui interviennent leurs unions bénéficiant d’un agrément délivré par les services habilités du ministère de
dans le raffinage et la transformation, sont également dispensés des cotisations sociales l’Agriculture fonctionnant conformément aux dispositions légales et réglementaires qui
nationales lorsque ces employés continuent à relever de l’organisme de protection les régissent sauf pour les opérations réalisées avec des usagers non sociétaires.
sociale étranger auquel ils adhéraient avant leur venue en Algérie. Cette exonération touche également les sociétés coopératives de production,
transformation, conservation et ventes de produits agricoles et leurs unions agréées dans
5.3 Avantages accordés au secteur touristique les mêmes conditions citées ci-dessus et fonctionnant conformément aux dispositions
L’activité touristique bénéficie des avantages fiscaux suivants : légales et réglementaires qui les régissent sauf pour les opérations désignées ci -après :
En matière d’impôts directs : a. Ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de leur établissement principal ;
Sont exonérées de l’IBS, les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux b. Opérations de transformation portant sur les produits ou sous-produits autres que
ou étrangers à l’exception des agences de tourisme et de voyage, pour une période de ceux destinés à l’alimentation de l’homme et des animaux ou pouvant être utilisés à titre
dix (10) ans. Les agences de tourisme et de voyage ainsi que les établissements hôteliers, de matières premières dans l’agriculture ou l’industrie ;
pour une période de trois (03) années à compter du début d‘exercice de l‘activité. c. Opérations effectuées avec les usagers non sociétaires que les coopératives ont été
Le bénéfice exonéré est déterminé sur la base des chiffres d’affaires réalisés en devises. autorisées ou astreintes à accepter ;
Le bénéfice de ces dispositions, est subordonné à la présentation par la société aux d. Revenus issus des activités portant sur le lait cru destiné à la consommation en l’état.
services fiscaux compétents, d’un document attestant du versement de ces recettes En matière de TVA :
auprès d’une banque domiciliée en Algérie dans les conditions et les délais fixés par la Les moissonneuses-batteuses fabriquées en Algérie sont exonérées de TVA.
règlementation en vigueur.
Elles bénéficient également d’exonération de la TAP sur le chiffre d’affaires réalisé en En matière de taxe sur les véhicules neufs :
devises dans les activités touristiques, hôtelières, thermales, de restauration classée et Les tracteurs à usage exclusivement agricole sont exonérés de la taxe sur les véhicules
de voyagistes ; neufs.

En matière de TVA : 5.5 Avantages fiscaux accordés aux startups


Autre mesure reprise sur la Loi de Finances 2022, il s’agit de la reconduction de Le label startup servira de « passeport » pour accéder à toutes les facilitations que l’état
l‘application du taux réduit (9 %) de la TVA, au profit des prestations liées aux activités met à disposition des startups, notamment en ce qui concerne les avantages qui se
touristiques, hôtelières, thermales, de restauration touristique classée, de voyage et de déclinent comme suit :
location de véhicules de transport touristique, pour trois (03) années supplémentaires et Exonération de la TAP et de l’IRG ou de l’IBS pour une durée de 4 années, à compter
ce, jusqu‘au 31 décembre 2024. de la date d’obtention du label avec 1 année supplémentaire en cas de renouvellement,
En matière de droit d’enregistrement : Exonération de la TVA sur les équipements acquis, entrant directement dans la
Exemption du droit d’enregistrement pour les actes de constitution et d’augmentation réalisation du projet d’investissement,
de capital des sociétés exerçant dans le secteur touristique. Abattement sur les droits de douane et application du taux de 5% de D.D pour les
équipements acquis, entrant directement dans la réalisation du projet d’investissement.

Page 36 Page 37
5.6 Avantages fiscaux accordés aux opérations d’exportation
Des exonérations fiscales sont accordées aux activités d’exportation et ceux concernant
la Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP), la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et l’Impôt
sur les Bénéfices des Sociétés (IBS) ou l’Impôt sur le Revenu Global (IRG) depuis la
promulgation de la LF 2021. Les principaux avantages fiscaux accordés aux exportateurs
sont :
Concernant l’exonération en TAP, il n’est pas compris dans le chiffre d’affaires servant
de base à la TAP, le montant des opérations de vente, de transport ou de courtage qui
portent sur des objets ou marchandises destinés directement à l’exportation.
Quant à l’exonération en IBS ou IRG pour les personnes physiques, les opérations
génératrices de devises, notamment les opérations de vente destinées à l’exportation
et les prestations de service destinées à l’exportation sont exonérées et l’octroi se fait au
prorata du chiffre d’affaires réalisé en devises.
Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la présentation, par les entreprises,
aux services fiscaux compétents, d’un document attestant du versement des recettes
en devises à une banque domiciliée en Algérie.
Pour ce qui est des opérations de transport terrestre, maritime, aérien, les réassurances
et les banques ne sont pas concernées par cette exonération de l’IBS ou de l’IRG.
Par ailleurs et concernant l’exonération en matière de taxes sur le chiffre d’affaires
TVA, sont exemptées de la TVA, les affaires de vente et de façon qui portent sur les
marchandises exportées et les marchandises d’origine nationale livrées aux magasins
sous-douane légalement institués, compte non tenu de certaines exclusions.
A noter que les achats ou importations de marchandises, réalisés par un exportateur,
destinés soit à l’exportation ou à la réexportation en l’état, soit à être incorporées dans
la fabrication, la composition, le conditionnement ou l’emballage des produits destinés
à l’exportation et les services liés directement à l’opération d’exportation, peuvent
bénéficier de la franchise de TVA. Il est également possible de procéder à la restitution
de la TVA pour les opérations d’exportation de marchandises, de travaux, de services ou
de livraison de produits pour lesquels la franchise à l’achat est autorisée.

Page 38 Page 39
6
6.1 Salaires
Salaires imposables
Les éléments de salaire imposables à l’impôt sur le revenu global (IRG) retenus à la
source sont les suivants :
– les rémunérations principales (traitements, salaires, indemnités) ;
– les rémunérations accessoires (pourboires, majorations de prix pour le service) ;
– les revenus assimilés à des salaires tels que :
les avantages en nature (nourriture, logement, habillement…) ;
les revenus alloués aux associés et gérants des sociétés à responsabilité limitée,
aux associés de sociétés de personnes, des sociétés civiles professionnelles et des
membres des sociétés de participation ;
les indemnités, remboursements et allocations versés aux dirigeants de sociétés ;
les rémunérations des collaborateurs et occasionnels des journaux et périodiques ;
les rémunérations allouées dans le cadre de vacations assurées à titre accessoire ;
les rémunérations provenant de toutes activités occasionnelles à caractère intellectuel ;
les sommes perçues en rémunération de leur travail par des personnes exerçant à
domicile à titre individuel pour le compte de tiers.
– les indemnités telles que :

E
les indemnités de service permanent, de nuisance, de service posté, complémentaires

M
de revenu ;


les primes de rendement, sujétion, risque, caisse, bilan, responsabilité, fin d’année, les

X
SI RTIE
gratifications et commissions octroyées dans le cadre d’un emploi salarié ;
les pensions et rentes viagères.
A noter qu’avec l’entrée en vigueur de la Loi de finances 2022, il a été décidé la révision à
la hausse à quatre cents dinars (400 DA) contre cinquante dinars (50 DA) précédemment

PA
au titre de la valeur de l‘avantage en nature correspondant à la nourriture qui est fixée
par l’administration fiscale en cas d’absence de justification.

Taux d’imposition de l’IRG selon la Loi de Finances 2022 :

BARÈME PROGRESSIF FRACTION DU REVENU


ANNUEL DE L’IRG IMPOSABLE TAUX %

N’excédant pas 240 000 DA 0%

De 240 001 à 480 000 DA 23 %

RÉGIME FISCAL DES De 480 001 à 960 000 DA

De 960 001 A DA à 1 920 000 DA


27 %

30 %

REVENUS PERÇUS EN De 1 920 001 DA à 3 840 000 DA 33 %

ALGÉRIE Supérieure à 3 840 000 35 %

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Salaires non imposables IRG = IRG (selon le premier abattement) * (137/51) – (27 925/8)
Sont affranchis de l’impôt, les éléments suivants : Pour les revenus supérieurs à 30.000 et inférieurs à 42.500 dinars des travailleurs
– les personnes de nationalité étrangère exerçant en Algérie dans le cadre d’une handicapés moteurs, mentaux, non-voyants ou sourds-muets, ainsi que les travailleurs
assistance bénévole prévue dans un accord étatique ; retraités du régime général, bénéficient d’un abattement supplémentaire sur le montant
– les personnes de nationalité étrangère employées dans les magasins centraux de l’impôt sur le revenu global,
d’approvisionnement dont le régime douanier a été créé par le Code des douanes ; non cumulable avec le deuxième abattement suscité. L’IRG dû est déterminé, pour cette
– les salaires et autres rémunérations servis dans le cadre de programmes destinés à catégorie de revenu, selon la formule suivante :
l’emploi des jeunes dans les conditions fixées par voie réglementaire ; IRG = IRG (selon le premier abattement) * (93/61) – (81 213/41)
– les travailleurs handicapés, moteurs, mentaux, non-voyants et sourds-muets dont les Le même mode de prélèvement s‘applique aux pensions et rentes viagères payées à
salaires sont inférieurs à vingt mille dinars (20 000 DA) ainsi que les travailleurs retraités des personnes dont le domicile fiscal est situé hors d‘Algérie.
dont les pensions de retraite du régime général sont inférieures à ce montant ; A noter par ailleurs que les primes de rendement, gratifications ou autres, d‘une
– les indemnités allouées pour frais de déplacement ou de mission ; périodicité autre que mensuelle, habituellement servies par les employeurs, ainsi que
– les indemnités liées aux conditions particulières de résidence et d’isolement à hauteur les rappels y afférents, sont considérées comme une mensualité distincte et soumises à
de 70% du salaire de base ; la retenue à la source de l’impôt sur le revenu global au taux de 10%.
– les indemnités à caractère familial prévues par la législation sociale telles que
notamment : salaire unique, allocations familiales, allocations maternité ; Charges déductibles
– les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies aux victimes Sont déductibles des rémunérations imposables :
d’accidents de travail ou leur ayant droit ; – les retenues opérées par l’employeur en vue de la constitution de pensions ou de
– les allocations chômage, indemnités et prestations servies sous quelque forme que retraites ;
ce soit par l’État, les collectivités et les établissements publics en application des lois et – la cotisation ouvrière aux assurances sociales.
décrets d’assistance et d’assurance ; Retenue et versement de l’impôt
– les rentes viagères servies en représentation de dommages-intérêts en vertu d’une a. Calcul et prélèvement de la retenue à la source :
condamnation prononcée judiciairement pour la réparation d’un préjudice corporel La retenue est calculée par application aux sommes imposables du barème IRG
ayant entraîné pour la victime, une incapacité permanente totale l’obligeant à avoir mensualisé prévu pour les salaires et prélevée au moment de chaque paiement effectué
recours à une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie ; par l’employeur.
– les pensions des moudjahidines, des veuves et des ascendants pour faits de guerre Toutefois, le taux de la retenue est de :
de libération nationale ; – 10% libératoire d’impôt, sans application d’abattement pour les rémunérations visées
– les pensions versées à titre obligatoire à la suite d’une décision de justice ; par l’article 67-4 du CIDTA, ainsi que les activités de recherche et d’enseignement, de
– l’indemnité de licenciement. surveillance ou d’assistanat à titre vacataire prévues par l’article 67-5 du CIDTA ;
Cas particuliers – 15% libératoire d’impôt, sans application d’abattement, pour toutes rémunérations
Les ambassadeurs et agents diplomatiques consuls et agents consulaires de nationalité provenant de toutes autres activités occasionnelles à caractère intellectuel.
étrangère sont affranchis de l’impôt lorsque les pays qu’ils représentent accordent des b. Versement de la retenue :
avantages analogues aux agents diplomatiques et consulaires algériens ; Les prélèvements d’un mois donné doivent être reversés dans les (20) premiers jours du
Il en est de même des personnes dont l’imposition du revenu est attribuée à un autre mois suivant à la caisse des impôts.
pays en vertu d’une convention.
6.2 Dividendes
Abattements applicables Une personne est soumise à l’IRG dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers si
La retenue à la source de l‘impôt sur le revenu global, au titre des traitements, salaires, elle perçoit des dividendes en qualité d’associé de sociétés par actions, de sociétés en
pensions et rentes viagères, au sens de l’article 66, est calculée par mensualisation des commandite par actions, de sociétés à responsabilité limitée, de sociétés de personnes
revenus, sur la base du barème ci-dessus. (sociétés en nom collectif, sociétés en commandite simple, sociétés en participation)
Ces revenus bénéficient d’un abattement proportionnel sur l’impôt global égal à 40%. ayant opté pour l’imposition à l’IBS.
Cet abattement ne peut être inférieur à 12.000DA /an ou supérieur à 18.000DA/ an (soit Sont également soumises à l’IRG, les personnes qui perçoivent des jetons de présence
entre 1000 et 1.500DA /mois). ou des tantièmes en qualité d’administrateur des sociétés.
Bénéficient d’une exonération totale de l’IRG, les revenus qui n’excèdent pas 30.000
dinars. Modalités d’imposition
Les revenus supérieurs à 30.000 et inférieurs à 35.000 dinars bénéficient d’un deuxième S’agissant des dividendes distribués, tels que définis aux articles 46 à 48 du CIDTA,
abattement supplémentaire. L’IRG dû est déterminé, pour cette catégorie de revenu, ils sont soumis au moment de leur paiement à une retenue à la source opérée par la
selon la formule suivante : société qui verse lesdites sommes. Le taux de la retenue est de 15 % libératoire de l’IRG.

Page 42 Page 43
De même, le taux de la retenue à la source est fixé à 15 % pour les produits (dividendes)
perçus par les personnes physiques résidentes autres que celles visées à l’alinéa 2 de
l’article 54 du CIDTA.
À noter que sont considérés comme des revenus distribués et soumis, par conséquent,
à la retenue à la source de 15 %, libératoire d’impôt sur le revenu, les bénéfices transférés
à une société étrangère non-résidente par sa succursale établie en Algérie ou toute
autre installation professionnelle au sens fiscal.
Il est précisé que les distributions opérées par les filiales, sous forme de dividendes, au
profit de personnes physiques ou morales non-résidentes en Algérie, sont normalement
imposables à la retenue à la source de 15 % libératoire d’impôt.

Remarque :
La retenue à la source effectuée au titre des jetons de présence ou des tantièmes est
libératoire de l’impôt sur le revenu global lorsque le bénéficiaire est une personne
physique exerçant à titre principal une activité salariale et que le revenu perçu à ce titre
n’excède pas la somme des revenus salariaux versés au titre de l’année considérée.
A noter qu’un Arrêté du Ministère des Finances du 3 avril 2021 relatif aux modalités de
souscription de la déclaration préalable au transfert de fonds vers l’étranger au profit
de personnes physiques ou morales non résidentes en Algérie, ainsi qu’à la délivrance
de l’attestation de situation fiscale y relative stipule que les transferts de fonds doivent
faire l’objet d’une déclaration préalable, auprès des services fiscaux territorialement
compétents, sur un imprimé fourni par l’administration fiscale, dont le modèle est joint
en annexe I de l’arrêté.
La déclaration de transfert de fonds est souscrite auprès des services fiscaux
territorialement compétents, à l’occasion de chaque opération de transfert de fonds,
selon le cas, soit par le contractant algérien lorsque l’imposition des personnes morales
ou physiques non résidentes en Algérie relève du régime de la retenue à la source ou
du régime de l’auto-liquidation de la TVA ou par le cocontractant étranger, lorsqu’il s’agit
de personnes morales ou physiques non résidentes en Algérie, et qui y exerce dans le
cadre d’un contrat de prestation de services ou de travaux immobiliers, accompagnés
ou non de fournitures d’équipements dont le régime d’imposition relève du droit
commun ou alors par la personne morale ou physique qui envisage de rapatrier les
revenus de capitaux ou de transférer des produits de cession, de désinvestissement
ou de liquidation, ainsi que des redevances, des intérêts ou des dividendes et revenus
assimilés ou alors les employeurs au titre des salaires et traitements du personnel
étranger.
A noter qu’une attestation de situation fiscale des sommes objet de la demande de
transfert vers l’étranger est remise au déclarant par les services fiscaux territorialement
compétents, dans le délai de sept (7) jours, à compter de la date de dépôt de la
déclaration de transfert. La délivrance de l’attestation n’exclue pas les sommes objet
de la demande de transfert vers l’étranger, du contrôle prévu par la législation et la
réglementation fiscale en vigueur.

Page 44 Page 45
7
7.1 Tenue de la comptabilité
Chaque entreprise est dans l’obligation de tenir une comptabilité complète et détaillée
en monnaie nationale permettant de justifier l’exactitude des résultats déclarés et le
détail des opérations imposables ou non imposables en matière de chiffre d’affaires.
Ainsi, la comptabilité doit satisfaire aux obligations de régularité, de sincérité et de
transparence inhérentes à la tenue, au contrôle, à la présentation et à la communication
des informations qu’elle traite.
À noter que les actifs et les passifs de l’entreprise doivent faire l’objet, au moins une
fois par an, d’inventaires en quantité et en valeur sur la base d’examens physiques et
de recensements de documents justificatifs. Ces inventaires doivent refléter la situation
réelle de ces actifs et passifs.

7.2 Tenue des registres et des livres comptables


Les entreprises sont dans l’obligation de tenir des livres comptables qui comprennent
un livre journal, un grand livre et un livre d’inventaire, sous réserve des dispositions
spécifiques concernant les petites entreprises.

E
Le livre journal et le grand livre sont subdivisés en autant de journaux auxiliaires et de

M
livres auxiliaires que les besoins de l’entreprise l’exigent.

È
Le livre journal enregistre les mouvements affectant les actifs, passifs, capitaux propres,

TI
charges et produits de l’entreprise. En cas d’utilisation de journaux auxiliaires, le livre

P
journal ne comprend que la centralisation mensuelle des écritures portées sur les

E
journaux auxiliaires (totaux généraux mensuels de chaque journal auxiliaire).

S RTIE
Le grand livre comprend l’ensemble des comptes mouvementés au cours de la période.
Le livre d’inventaire reprend le bilan et le compte de résultat de l’entreprise.

Rappel :

PA
Les livres comptables ou les supports qui en tiennent lieu ainsi que les pièces
justificatives sont conservés pendant dix (10) ans à compter de la date de clôture de
chaque exercice comptable.
Le livre journal et le livre d’inventaire sont cotés et paraphés par le président du tribunal
du siège de l’entreprise.
Cependant, les entreprises soumises à une comptabilité financière simplifiée tiennent
des journaux de recettes et de dépenses et doivent conserver les pièces justificatives
pendant dix (10) ans à compter de la date de clôture de chaque exercice comptable.

7.3 Établissement des factures


Sur les factures, il doit être mentionné les renseignements suivants :
le numéro d’identification fiscale (NIF) ;
le numéro d’identification statistique (NIS) ;
le prix net des marchandises et services ;

OBLIGATIONS le montant de la TVA ;


le taux de la TVA ;

COMPTABLES ET
le nom et l’adresse du client ;
la nature et la date de l’opération.

DÉCLARATIVES 7.4 Déclarations mensuelles et annuelle


Au cours de l’exploitation de l’activité, il doit être souscrit des déclarations mensuelles
et une déclaration annuelle. La déclaration mensuelle porte sur les impôts perçus au
comptant ou par voie de retenue à la source, et ce, avant le 21 de chaque mois avec une
déclaration mensuelle série G no50.
Page 46 Page 47
Pour la déclaration annuelle des résultats des sociétés (IBS), vous devez souscrire – Chiffre d’affaire (C.A) ;
auprès de l’inspection des impôts dont vous relevez une déclaration annuelle des – Résultat opérationnel ;
résultats série G no4 au plus tard le 30 avril de chaque année. – Sous-traitance générale ;
Lorsque le délai de dépôt de ces déclarations expire un jour de congé légal, l’échéance – Consommations de l’exercice ;
est reportée au premier jour ouvrable qui suit. – Autres consommations ;
– Autres services ;
7.5 Déclaration préalable des transferts de dividendes – Eléments extraordinaires (Charges) ;
Les entreprises qui investissent en Algérie doivent se conformer à l’obligation de – Résultat ordinaire ;
déclaration préalable, auprès des services fiscaux territorialement compétents, des – Produits financiers ;
transferts, à quelque titre que ce soit, de fonds au profit de personnes physiques ou – Immobilisations financières ;
morales non-résidentes en Algérie. – Perte comptable ;
Cette déclaration est souscrite, selon le cas par le contractant algérien (entité ordonnatrice), – Résultat fiscal ;
lorsqu’il s’agit de personnes morales ou physiques n’ayant pas d’installation permanente – Charges de personnel
en Algérie, et qui y exerce dans le cadre d’un contrat de prestation de services ou de – Rémunérations dirigeants.
travaux immobiliers, accompagnés ou non, de fournitures ou d’équipements ; ou par la La télé-déclaration de cet état qui, faut -il le rappeler, n’est pas de nature à générer
personne morale ou physique qui envisage de rapatrier les revenus de capitaux ou de une obligation de paiement, sera possible à travers le portail télé-déclaration de la DGI,
transférer des produits de cession de désinvestissement ou de liquidation, ainsi que des accessible à l’adresse électronique : www.Jibavatic.mfdgi.gov.dz
redevances, des intérêts ou des dividendes. Délai de souscription :
Une attestation définissant le traitement fiscal des sommes objet du transfert est Aux termes des dispositions des articles 18 et 151 bis du CIDTA, le délai prévu pour la
remise, au plus tard dans un délai de sept (07) jours à compter de la date du dépôt de la déclaration de l’Etat Récapitulatif Annuel, par voie électronique, est fixé, au plus tard,
déclaration pour être jointe au dossier de transfert. Ce délai de sept (07) jours n’est pas pour le vingt (20) Mai de chaque année.
applicable en cas de non-respect des obligations fiscales. Dans ce cas, l’attestation n’est
délivrée qu’après régularisation de la situation fiscale. Sanctions fiscales applicables :
L’attestation précise notamment les prélèvements fiscaux effectués ou à défaut, les Suivant les dispositions de l’article 21 de la Loi de Finances 2021, ayant créé l’article 192
références des lois et règlements accordant l’exonération ou la réduction. bis du CIDTA, des amendes fiscales seront appliquées, lorsqu’il est relevé un défaut de
À noter que les établissements bancaires doivent exiger, à l’appui de la demande de déclaration ou une déclaration tardive de l’État Récapitulatif Annuel ; ou lorsque cet état
transfert, ladite attestation. est déclaré, en y intégrant toutefois des données non conformes à celles figurant sur la
liasse fiscale ou les états annexes.
7.6 Etat Récapitulatif Annuel « ERA » Pour les cas de défaut de déclaration ou de déclaration tardive et dans le cas où le
L’institution de cette nouvelle obligation déclarative, par voie de télé-déclaration, contribuable n’a pas souscrit cette déclaration dans le délai légal, c’est-à-dire au plus
dénommée « Etat Récapitulatif Annuel », a pour objet de collecter certaines informations tard le vingt (20) Mai de l’année, une amende de 1.000.000,00 DA est appliquée. Cette
comptables puisées de la liasse fiscale, jointe, selon le cas, à la déclaration annuelle G.N°04 amende fiscale de 1.000.000 DA est majorée de 100 %, lorsque le contribuable défaillant
ou G. N° 11, pour leur exploitation dans le cadre d’un outil d’aide à la programmation en ne souscrit pas sa déclaration, à l’expiration d’un délai de trente (30) jours à compter de
contrôle fiscal externe, implémenté au niveau du système d’information de la Direction la date de réception d’une mise en demeure qui lui sera adressée, l’invitant à souscrire
Générale des Impôts « JIBAYATIC ». sa déclaration (ERA).
L’Etat Récapitulatif Annuel (ERA) est un tableau implémenté dans le système Quant aux cas de déclaration de données erronées et dans le cas où le contribuable
d’information de la Direction Générale des Impôts « JIBAYATIC », composé de vingt- a souscrit un état, comportant néanmoins des données erronées et non conformes à
deux rubriques à renseigner, correspondant à des données comptables figurant sur la celles figurant sur la liasse fiscale ou les états annexes, une amende fiscale de 10.000,00
liasse fiscale et des états annexes. La Liste des 22 champs à télé-déclarer dans le cadre DA est appliquée pour chaque champ saisi non conforme. Toutefois, le cumul des
de l’Etat Récapitulatif Annuel (ERA) sont : amendes fiscales appliquées, au titre de tous les champs saisis non conformes, ne doit
– Chiffre d’affaires net des Rabais, remises, ristournes ; pas dépasser 100.000,00 DA.
– Solde clients ; Lorsqu’il y’a survenance à la fois des deux cas précités, l’amende fiscale appliquée en
– Provisions clients ; cas de défaut de déclaration (1.000.000 DA), ou déclaration tardive (portée à 2.000.000
– Provisions Stocks ; DA), de l’ERA, est cumulée avec l’amende fiscale applicable en cas de déclaration de
– Stocks ; données erronées (Au plus 100.000 DA).
– Capitaux propres ; A noter que ces dispositions prennent effet à compter du 1er janvier 2021. Toutefois, en
– Résultat net de l’exercice ; raison du fait que l’implémentation du module « Contrôle » au niveau de JIBAYATIC n’est
– Dividendes distribués ; pas achevée, la télédéclaration de l’Etat Récapitulatif Annuel est reportée jusqu’à la
souscription des déclarations annuelles G n°04 et G n°11 de l’exercice 2022/2021.
Page 48 Page 49
8
8.1 Rôle de la convention de non double imposition
Les conventions fiscales internationales sont conclues par de nombreux États afin de
sécuriser les investisseurs susceptibles de venir s’implanter sur leur territoire, et ce, en
offrant des garanties à l’investisseur que ses bénéfices ou revenus réalisés localement
ne feront pas l’objet d’une double imposition.
Ainsi, l’objectif de la convention de non double imposition est d’empêcher ou de
neutraliser cette double imposition en éliminant le risque de double imposition et
en établissant des critères de résidence fiscale harmonisés et en désignant le lieu
d’imposition et le lieu de résidence ou de perception pour chaque type de revenus.
Cette harmonisation des règles fiscales protège l’investisseur et lui permet de connaître
le régime fiscal qui lui est applicable.
À noter que les personnes concernées par la convention de non double imposition
signée entre l’Algérie et la France sont les résidents d’un État contractant ou des deux
États contractants lorsqu’il s’agit d’impôts sur le revenu et sur la fortune.
Pour ce qui est des impôts sur les successions, aux successions des personnes qui

E
étaient au moment de leur décès des résidents d’un État contractant ou des deux États

M
contractants.


8.2 Impôts concernés par la Convention

IT
La Convention s’applique aux impôts sur le revenu, sur la fortune et sur les successions

U
perçus pour le compte d’un État contractant ou de ses collectivités locales, quel que

H RTIE
soit le système de perception.
Les impôts sur le revenu et sur la fortune sont les impôts perçus sur le revenu total, sur
la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts

PA
sur les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur
le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les
plus-values.
Pour les impôts sur les successions, ce sont les impôts perçus par suite de décès sous
forme d’impôts sur la masse successorale, d’impôts sur les parts héréditaires, de droits
de mutation ou d’impôts sur les donations pour cause de décès.
Les impôts actuels auxquels s’applique la Convention sont notamment :
En ce qui concerne la France :
– l’impôt sur le revenu ;
– l’impôt sur les sociétés ;
– la taxe sur les salaires ;
– l’impôt de solidarité sur la fortune ;
– les droits de mutation par décès.
En ce qui concerne l’Algérie :

CONVENTION FISCALE
– l’impôt sur le revenu global ;
– l’impôt sur les bénéfices des sociétés ;
– la taxe sur l’activité professionnelle ;

ALGÉRO-FRANÇAISE – le versement forfaitaire ;


– la redevance et l’impôt sur les résultats relatifs aux activités de prospection, de
recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures ;
– l’impôt sur le patrimoine ;
– les droits de succession.
Pour les revenus passifs (intérêts, dividendes et redevances), la convention fiscale prévoit

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l’application de taux d’imposition qui diffèrent de ceux prévus par la législation interne.
Cette limitation d’imposition du pays source des revenus s’applique à la fois aux revenus
de source algérienne perçus par les résidents de l’autre État contractant et aux revenus
de source étrangère perçus par les résidents d’Algérie.
S’agissant des revenus actifs (bénéfices d’activités), la convention fiscale prévoit leur
imposition en Algérie dans le cas où ils sont imputables à un établissement stable ou à
une base fixe situés en Algérie.
Dans ce sens, l’imprimé C30 a été mis en place afin de permettre, d’une part, à
l’administration fiscale algérienne, une mise en œuvre efficace et harmonisée des
dispositions des conventions fiscales internationales et d’autre part, aux contribuables,
le bénéfice des différentes dispositions conventionnelles.
Ainsi, l’imprimé C30 permet aux personnes non-résidentes en Algérie, ayant des
revenus de source algérienne, de le présenter comme justificatif de leur résidence
fiscale à l’étranger, et ce, afin de bénéficier des dispositions de la convention fiscale liant
leur pays de résidence avec l’Algérie. Il est précisé, à ce titre que cet imprimé peut être
téléchargé directement depuis le site Internet de la Direction Générale des Impôts à
l’adresse suivante : www.mfdgi.gov.dz.
L’imprimé doit être renseigné en faisant recours à l’outil informatique.
Les revenus couverts par l’imprimé, en principe, sont tous les revenus de source
algérienne, réalisés par les personnes non-résidentes en Algérie.
Il s’agit, en effet, des revenus passifs (dividendes, intérêts et redevances) et des revenus
actifs (issus de l’exercice d’une activité) attribuables à un établissement stable ou à une
base fixe situés en Algérie que détient une personne non-résidente en Algérie.
L’imprimé C30 est présenté en double exemplaire, l’un est destiné à l’administration
fiscale algérienne et l’autre est destiné à l’administration fiscale étrangère (l’État de
résidence du contribuable).
À noter que le débiteur algérien des sommes imposables doit appliquer directement
le taux de la retenue à la source prévu par la convention fiscale liant l’Algérie au pays
de résidence du créancier. En cas d’hésitation sur le taux à appliquer ou si un revenu
quelconque risque de ne pas répondre à la définition des redevances, des intérêts ou
des dividendes, il y a lieu de se rapprocher des services fiscaux en vue de l’obtention
des éclaircissements nécessaires.

Attention :
En cas de non-présentation de l’imprimé C30, par la personne non-résidente en Algérie,
au débiteur algérien (pour les revenus passifs) ou à l’administration fiscale algérienne
(pour les revenus actifs), ladite personne ne pourra pas bénéficier des dispositions
prévues par les conventions fiscales internationales.

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9
Selon le Code des procédures fiscales (« CPF »), les réclamations relatives aux impôts,
taxes, droits ou amendes établis par le service des impôts ressortissent au recours
contentieux, lorsqu’elles tendent à obtenir, soit la réparation d’erreurs commises
dans l’assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d’un droit résultant d’une
disposition législative ou réglementaire.
Ces réclamations doivent être adressées selon le cas, au directeur des impôts de la
wilaya, au chef du centre des impôts ou au chef du centre de proximité des impôts dont
dépend le lieu d’imposition. Un récépissé est alors délivré aux contribuables.
Les réclamations sont recevables jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant
celle de la mise en recouvrement.
Lorsque l’impôt ne donne pas lieu à l’établissement d’un rôle, les réclamations sont
présentées :
– S’il s’agit de contestations relatives à l’application des retenues effectuées à la source,
jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle ces
retenues ont été opérées ;

E
– Dans les autres cas, jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant celle au titre

M
de laquelle l’impôt est versé.

È
Concernant la réclamation portant contestation d’une décision prononcée sur une

VI
demande de remboursement de crédits de TVA, elle doit être présentée, au plus tard,

U
à l’expiration du quatrième mois qui suit la date de notification de la décision contestée.

NE RTIE
Il faut savoir que les réclamations doivent être individuelles sauf pour les contribuables
imposés collectivement et les membres de sociétés de personnes qui contestent les
impôts à la charge de la société qui peuvent formuler une réclamation collective.
La réclamation doit contenir des mentions obligatoires, notamment celles liées :

PA
à la contribution contestée ;
au numéro de l’article du rôle sous lequel figure cette contribution et, dans le cas où
l’impôt ne donne pas lieu à l’établissement d’un rôle, à la pièce justifiant le montant de
la retenue ou du versement ;
à l’exposé sommaire des moyens et les conclusions de la partie ;
à la signature manuscrite de son auteur.
L’administration fiscale demandera, par lettre recommandée avec accusé de réception,
à compléter, dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de réception, le
dossier de réclamation et à présenter toute pièce justificative, susceptible d’appuyer les
contestations. Passé ce délai et en cas de non-présentation des documents nécessaires,
le directeur des impôts de la wilaya, le chef du centre des impôts ou le chef du centre de
proximité des impôts notifie une décision de rejet pour irrecevabilité.
Cette décision pourra faire l’objet de recours, soit devant la commission de recours, soit
devant le tribunal administratif.
La réclamation contentieuse introduite dans les conditions fixées par la loi et qui a
pour objet de contester le bien-fondé ou le montant des impositions, peut surseoir à la

CONTENTIEUX FISCAL partie contestée desdites impositions, et ce, si une réclamation avant l’intervention de
la décision prise sur cette réclamation, a été introduite pour bénéficier de ce sursis de
paiement, à la condition de constituer des garanties propres à assurer le recouvrement
des droits contestés.
À défaut de constitution de garanties, le contribuable peut surseoir au paiement de la
partie contestée, en s’acquittant auprès du receveur des impôts compétent, d’un montant
égal à 30 % des impositions objet de litige. Cette mesure est réservée uniquement aux
réclamations contentieuses issues de contrôles fiscaux.

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Pour les réclamations se rapportant à des impositions assorties des majorations pour Tout réclamant qui n’a pas reçu avis de la décision du directeur des impôts de la wilaya
manœuvres frauduleuses, aucun sursis de paiement ne pourra être accordé. dans les délais prévus peut soumettre le litige au tribunal administratif dans les quatre
L’octroi d’un sursis légal de paiement a pour effet de différer le recouvrement des droits (04) mois qui suivent le délai précité.
restants jusqu’à l’intervention de la décision contentieuse. Le recours n’est pas suspensif des droits contestés. Par contre, le recouvrement des
Le traitement des réclamations peut être immédiat si ces réclamations sont viciées en pénalités exigibles se trouve réservé jusqu’à ce que la décision juridictionnelle ait été
la forme. Elles deviennent alors définitivement irrecevables. prononcée et soit devenue définitive.
Les chefs des centres des impôts et de proximité des impôts statuent sur les réclamations Toutefois, le redevable peut surseoir au paiement de la somme principale contestée, à
relevant de leur compétence respective dans un délai de quatre (04) mois à compter de la condition de constituer des garanties propres à assurer le recouvrement de l’impôt.
la date de réception de la réclamation. Pour ce qui est du recours gracieux, il est à noter que les contribuables peuvent, en cas
Ce délai est porté à six (06) mois lorsque la réclamation relève de la compétence du d’indigence ou de gêne les mettant dans l’impossibilité de se libérer envers le Trésor,
directeur des impôts de wilaya. Il est porté à huit (08) mois pour les affaires contentieuses solliciter la remise ou la modération des impôts directs régulièrement établis. Ils peuvent
qui requièrent l’avis conforme de l’administration centrale. également solliciter la remise ou la modération de majorations d’impôts ou d’amendes
Pour les réclamations introduites par les contribuables relevant du régime de l’impôt fiscales qu’ils ont encourues pour inobservation des prescriptions légales.
forfaitaire unique, ce délai est ramené à deux (02) mois. La remise ou modération de la pénalité en matière de taxe sur le chiffre d’affaires ne
À l’expiration de ce délai, une notification est adressée au réclamant formulant la peut être sollicitée par le redevable qu’après règlement des droits en principal.
décision du directeur. Dans le cas où aucune notification n’est formulée par ce dernier à À noter également que lorsqu’une remise conditionnelle est devenue définitive, aucune
l’expiration du délai susvisé, cela est considéré comme un rejet de la réclamation. procédure contentieuse ne peut plus être engagée ou reprise pour remettre en cause
Ainsi, le réclamant aura le droit de saisir directement la commission de recours les pénalités et amendes qui ont fait l’objet de cette remise ou les droits rattachés.
compétente ou le tribunal administratif compétent.
Ainsi, le contribuable qui n’est pas satisfait de la décision rendue sur sa réclamation a le
droit de saisir la commission de recours compétente, et ce, dans un délai de quatre mois
à compter de la date de réception de la décision de l’administration. Ce recours n’est pas
suspensif de paiement.
Il convient de noter toutefois que le recours devant la commission ne peut avoir lieu après
la saisine du tribunal administratif. La commission de recours en question a un délai de
quatre(04) mois à compter de la date de présentation au président de la commission
pour se prononcer expressément, par le rejet ou l’acceptation, sur le recours dont elle
est saisie. Si la commission ne s’est pas prononcée dans ce délai, ce silence vaut rejet
implicite du recours.
La décision correspondante est notifiée au contribuable, selon le cas, par le directeur
des grandes entreprises ou le directeur des impôts de wilaya dans un délai d’un mois à
compter de la date de réception de l’avis de la commission.
Les commissions de recours de wilayas sont aptes à émettre un avis sur les demandes
portant sur les affaires contentieuses dont le montant total des droits et pénalités
est inférieur ou égal à vingt millions de dinars, et pour lesquelles l’administration a
préalablement rendu une décision de rejet total ou partiel.
S’agissant des commissions régionales de recours, elles sont habilitées à traiter les
recours dont le montant total des droits et pénalités est supérieur à 20 000 000 DA et
inférieur ou égal à 70 000 000 DA.
La Commission centrale des recours est quant à elle habilitée à traiter les recours dont
le montant total des droits est supérieur à 70 000 000 DA ou suite à un rejet émis par la
Direction des Grandes Entreprises (DGE).
À l’issue de ces deux étapes (recours préalable et recours devant les commissions) et si
le contentieux persiste, le recours devant le tribunal administratif est requis.
L’affaire doit être portée devant le tribunal administratif territorialement compétent dans
un délai de quatre (04) mois à partir du jour de la réception de l’avis par lequel une
décision a été prise sur la réclamation, que cette notification soit faite avant ou après
l’expiration des délais légaux.

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10
Quel est le taux applicable, en matière de droits d’enregistrement, aux actes
portant constitution, prorogation, transformation ou fusion de société ?
Les actes de constitution, de prorogation, de transformation ou de fusion de sociétés,
qui ne contiennent pas transmission de bien meubles ou immeubles entre les associés
ou autres personnes ou prise en charge d’un passif, sont assujettis, à un droit de 0,5 %,
sans que ce droit ne puisse être inférieur à 1.000DA.
Toutefois, dans le cas de sociétés par actions, ce droit ne peut être inférieur à 10.000 DA
et supérieur à 300.000 DA. Le droit est liquidé sur le capital social.
Quel est le taux applicable en cas d’augmentation du capital par incorporation de
réserves d’une société ?
Les actes portant augmentation au moyen de l’incorporation de bénéfices, de réserves
ou de provisions de toute nature, du capital des sociétés, sont soumis à un droit de 1%.
Toutefois, ce droit d’apport en société est exigible au taux de 0,5 %, sans que ce droit ne
puisse être inférieur à 1.000DA, lorsque les bénéfices ou provisions incorporés au capital
ont déjà supporté l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
Quels sont les différents types de réserves ?
Les réserves correspondent à la partie non distribuée du bénéfice et laissées à la disposition

E
de l’entreprise, elles peuvent être légales ou obligatoires tel que prévu par la loi, statutaires

È M
si elles sont prévues par les statuts de l’entreprise, facultatives si cela a été décidé par

I
les actionnaires lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’entreprise « AGO » ou enfin

X
DI RTIE
réglementées si elles ont été constituées en vertu d’un texte réglementaire.
Quel est le seuil d’éligibilité au régime de l’Impôt forfaitaire unique (IFU) ?
Pour bénéficier de ce régime, le chiffre d’affaires annuel ne doit pas excéder huit millions
de dinars (8.000.000 DA)

PA
Les contribuables soumis à l’IFU peuvent-ils opter pour le régime du réel ?
Les contribuables relevant du régime de l’impôt forfaitaire unique peuvent opter pour
l’imposition d’après le régime du bénéfice réel. L’option est notifiée à l’administration
fiscale avant le 1er février de la première année au titre de laquelle les contribuables
désirent appliquer le régime du bénéfice réel. L’option au régime du réel est irrévocable.
Les nouveaux contribuables peuvent opter pour l’imposition d’après le régime du
bénéfice réel, lors de la souscription de la déclaration d’existence.
Quelles sont les obligations comptables devant être remplies par les personnes
soumises à l’IFU ?
Il est fait obligation aux contribuables soumis à l’IFU de tenir, et de présenter à toute
réquisition, un registre côté et paraphé par l’inspecteur récapitulant par année le détail
des achats, appuyé des factures et de toutes pièces justificatives. Ils doivent tenir dans
les mêmes conditions un registre des ventes.
Pour ceux qui exercent une activité de prestation de services, ils sont tenus d’avoir un
livre journal côté et paraphé présentant le détail de leurs recettes professionnelles

FOIRE AUX
(recettes et dépenses).

?
Est –il permis aux contribuables soumis à l’IFU de facturer la TVA ?
Non, en vertu de la législation fiscale en vigueur, les contribuables placés sous le régime

QUESTIONS
de l’IFU ne peuvent pas mentionner la TVA sur leurs factures sous peine de se voir
appliquer les sanctions prévues à l’article 114 du CTCA.
Comment déterminer l’IRG d’un salarié rémunéré à temps partiel ?
Selon le barème de l’IRG mensualisé, lorsqu’il s’agit d’une rémunération brute basée sur
un tarif horaire, l’IRG est calculé comme suit :

Page 58 Page 59
– Multiplier par 173,33 la rémunération nette allouée et diviser le produit ainsi obtenu, par La déduction doit être opérée dans le cadre de l’activité du client ;
le nombre d’heures auquel s’applique cette rémunération, La déduction a pris naissance dès l’exigibilité de la TVA (livraison pour la vente des
– Déterminer d’après le barème de l’IRG-salaires la retenue correspondant à la biens et marchandises et encaissement pour les prestations de services,….) ;
rémunération nette ainsi ramenée au mois ; Le respect de la règle du prorata pour les redevables partiels ;
– Diviser par 173,33 les retenues mensuelles ci-dessus et multiplier le quotient obtenu, La justification de la TVA déductible par la mention de celle–ci sur des factures
par le nombre d’heures auquel s’applique la rémunération (Barème mensuel de l’IRG). régulièrement établies.
Quel est le taux d’imposition, en matière d’IRG, des gratifications de fin de carrière ? La TVA acquittée sur des achats de biens et services dont le mode de règlement est
La retenue à la source de l’impôt sur le revenu global qui s’applique sur les rémunérations, effectué au moyen de versement bancaire peut-elle faire l’objet de remboursement ?
indemnités, primes et allocations autres que mensuelles ainsi que les rappels y afférents Le mode de versement bancaire est considéré comme un moyen de règlement autre
est de 10%. qu’en espèces. Par conséquent, la condition de déduction de la TVA étant remplie, au
regard du mode de paiement, la taxe est admise au remboursement.
Quel est le traitement fiscal de l’indemnité de licenciement et l’indemnité de départ
volontaire ? Quelle est la fiscalité applicable aux services importés ?
Conformément à l’article 68 - m du code des impôts directs et taxes assimilées, Les sommes payées en rémunération de prestations de services importés sont
l’indemnité de licenciement est affranchie de l’IRG. En revanche, l’indemnité de départ soumises à une retenue à la source libératoire au titre de la TVA et de la taxe sur l’activité
volontaire est considérée comme une mensualité distincte et soumise à la retenue à la professionnelle de 30% sur le montant facturé.
source de l’IRG au taux de 10 %. Cette retenue concerne également les produits versés à des inventeurs situés à l’étranger
au titre, soit concession de licence d’exploitation de leurs brevets, soit de la cession ou
Quel est le montant du minimum imposable au titre de l’IRG - bénéfices
concession de marque de fabrique, procédé ou formule de fabrication.
professionnels ?
La retenue à la source ne peut être prise en charge par la partie algérienne, pour
Le minimum d’imposition au titre de l’IRG, de l’IBS et de l’IFU est fixé à 10.000 DA.
déterminer son montant, les sommes versées en monnaie étrangère sont converties en
Quels sont les délais de versement des acomptes provisionnels dû au titre de l’IBS ? dinars au cours du change en vigueur à la date de signature du contrat ou de l’avenant
Les acomptes provisionnels, dû au titre de l’IBS, sont versés suivant le calendrier ci-après : au titre duquel sont dues lesdites sommes. Le cours à retenir, est celui de la vente de la
– 1er acompte : Du 20 Février au 20 Mars ; monnaie étrangère.
– 2ème acompte : Du 20 Mai au 20 Juin ; Les dispositions susmentionnées relatives à la retenue à la source peuvent différer en cas
– 3ème acompte : Du 20 Octobre au 20 Novembre ; d’existence de convention fiscale entre l’Algérie et le pays de résidence du fournisseur/
– Solde de liquidation : Au plus tard le 30 avril de l’année suivante. prestataire de service comme cela est le cas avec la France et où une convention de non
Quel est le traitement fiscal d’un excédent de versement en matière d’IBS ? double imposition est en vigueur.
Les contribuables soumis au régime des acomptes provisionnels ont la possibilité de Quels sont les avantages fiscaux pour les investissements en Algérie ?
procéder à l’imputation de l’excédent de versement lors de la liquidation du solde de Il s’agit d’avantages fiscaux et parafiscaux proposés durant la phase de réalisation du
l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS), sur les versements ultérieurs d’acomptes projet d’investissement pour une durée déterminée et convenue avec l’Agence, ainsi
provisionnels et ce jusqu’à résorption de l’excédent du versement. que d’autres avantages durant la phase d’exploitation pour une durée pouvant aller
Quelles sont les conditions de déductibilité des charges au plan fiscal ? jusqu’à dix (10) ans.
Parmi les conditions exigées, il faudrait que la charge soit liée à l’exploitation de l’activité Les avantages accordés varient selon le palier de l’investissement
et qu’elle soit effective et appuyée par des pièces justificatives. Au titre de la phase de réalisation
Egalement, il faudrait que la charge soit traduite par la diminution de l’actif net et qu’elle – Exonération de droits de douane pour les biens importés et entrant directement dans
soit comptabilisée et comprise dans le résultat de l’exercice. la réalisation de l’investissement.
Quelle est la procédure à suivre pour bénéficier des dispositions d’une convention – Franchise de la TVA pour les biens et services importés ou acquis localement entrant
fiscale de non double imposition ? directement dans la réalisation de l’investissement.
Le bénéfice des dispositions fiscales conventionnelles est subordonné à l’accord – Exemption du droit de mutation à titre onéreux et de la taxe de publicité foncière,
préalable de l’administration fiscale de l’Etat de non résidence de la société étrangère. pour toutes les acquisitions immobilières effectuées dans le cadre de l’investissement
Pour pouvoir en bénéficier, la société étrangère doit adresser une demande à la Direction concerné.
de la Législation et la Réglementation Fiscales ainsi qu’à la production par la société – Exemption des droits d’enregistrement, de la taxe de publicité foncière, ainsi que de la
étrangère d’une attestation de résidence fiscale délivrée par les services compétents rémunération domaniale portant sur les concessions des biens immobiliers bâtis et non
de l’Etat de résidence de la société. bâtis, destinés à la réalisation de projets d’investissement. Ces avantages ne s’appliquent
Quelles sont les conditions de déduction de la TVA ? que pour la durée minimale de la concession consentie.
Pour pouvoir exercer le droit à déduction de la TVA, dans le respect des dispositions des – Abattement de 90% sur le montant de la redevance locative annuelle fixée par les
articles 29 et suivants du CTCA, les conditions suivantes doivent être remplies : services des domaines pendant la période de réalisation de l’investissement.
Avoir la qualité de redevable ; – Exonération des droits d’enregistrement frappant les actes constitutifs de sociétés et
les augmentations de capital.
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Au titre de la phase d’exploitation :
– Exonération de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS).
– Exonération de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).
– Abattement sur le montant de la redevance locative annuelle fixée par les services
des domaines.
Le Décret exécutif n° 19-149 du 29 avril 2019 stipule que pour bénéficier des avantages
liés à la phase d’exploitation, un constat d’entrée en phase d’exploitation des
investissements doit être établi à la diligence de l’investisseur, par les services fiscaux
territorialement compétents.
Ce constat doit attester que l’investisseur a honoré son engagement en matière
d’acquisition des biens et services, au moins, à un niveau permettant d’exercer
l’activité sur laquelle porte l’investissement enregistré auprès de l’agence nationale
de développement de l’investissement ANDI, conformément à l’attestation
d’enregistrement et qu’il est entré en exploitation.
Comment sont réalisés les achats en franchise de TVA ?
Les achats en franchise de TVA sont effectués sur remise par le bénéficiaire au vendeur
(achats locaux) ou au service des douanes (à l’importation) d’une attestation (F n°22), visée
par le service des impôts dont dépend ledit bénéficiaire, comportant un engagement
de paiement de l’impôt ainsi que des pénalités éventuellement encourues au cas où les
produits ne recevraient pas la destination ayant motivé la franchise. Cette attestation est
délivrée par l’inspection des impôts dont relève le bénéficiaire.
Quelles sont les pièces à fournir pour la délivrance du F n°22 pour les achats en
franchise de TVA ?
Pour obtenir ledit document, il faudra présenter :
Décision d’agrément au régime des achats en franchise délivrée par le Directeur des
impôts de wilaya territorialement compétent ;
Autorisation d’achats ou d’importations en franchise de la TVA délivrée par le Directeur
des grandes entreprises, le Directeur des impôts de wilaya ou le chef de centre des
impôts pour un contingent annuel ;
Facture pro-forma (acquisition sur marché local) récente ou document d’importation
pour chaque produit, article, service ou travaux ;
Production d’un extrait de rôles, certifiant l’acquittement de tous les impôts et taxes
exigibles ou l’octroi de délais de paiement par l’administration fiscale (article 46 du CTCA) ;
Présentation de tous les documents susceptibles de justifier la nécessité de l’augmentation
sollicitée dans le cas où le bénéficiaire demande un contingent complémentaire.

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