IJRDO - Journal Of Philosophy, culture and Religious study
POUR UNE APPRECIATION RECTIFIEE DE LA PENSEE
DES SOPHISTES
BONGILO Boendy, J-F., Professeur à l’Université de Kisangani-RDC
RESUME
La tradition philosophique a toujours affiché un avis négatif sur la pensée des
sophistes. Leur logique est un raisonnement faux pour induire en erreur la morale un est
mélange du bien et du mal ; la rhétorique est au service de la démagogie.
Mais en réalité, la sophistique est une initiation au débat ; la valeur morale est
déterminée par l’homme en général comme être raisonnable ; la cité peut être gouvernée par
tout citoyen entrainé et formé à cet effet.
Telle est la nouvelle image à retenir de la pensée des sophistes.
MOTS CLES
- Relativisme
- Raisonnement captieux
- Conventionalité de la morale
- Parenté naturelle
- Sagesse
ABSTRACT
The philosophical tradition has always displayed a negative opinion on the
sophists' thinking. Their logic is a false reasoning to mislead morality, a mixture of good and
evil; rhetoric is at the service of demagoguery.
But in reality, sophistry is an initiation to debate; moral value is determined by
man in general as being reasonable; the city can be governed by any citizen trained and trained
for this purpose.
Such is the new image to retain from the thought of the sophists.
KEYWORDS
Relativism
Captious reasoning
Conventionality of morality
Natural relationship
Wisdom
Volume-1 | Issue-1 | Aug, 2019 31
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0. INTRODUCTION
En entreprenant cette réflexion, nous partons du constat selon lequel la
sophistique en tant école philosophique et pensée a toujours été considérée, à tort ou à raison,
de manière péjorative, négative, voire détestable.
En effet, la pensée des sophistes, telle qu’elle est enseignée, interprétée et
transmise, prend cette couleur négative dans les aspects philosophique, logique, morale,
politique et éthique. Sur le plan logique, la sophistique ou mieux, comme nous sommes
habitués à le dire, le sophisme, est un mauvais raisonnement auquel il est donné l’apparence de
validité. Quant à la dimension morale, la sophistique mélange le bien et le mal au point qu’ils
seraient identiques.
Dans son aspect de la justice, l’histoire de la philosophie présente la pensée des
sophistes comme une argumentation dont la finalité serait de faire triompher les causes injustes
en leur donnant une coloration de causes justes. L’image négative ainsi forgée, touche le
domaine de la politique où les sophistes sont considérés comme des démagogues, des
anarchistes et des tricheurs. La mauvaise réputation collée aux sophistes concerne même leur
enseignement. En effet, dans ce domaine, il est reproché aux sophistes non seulement
d’enseigner la philosophie alors qu’elle est du domaine d’inspiration mystique, mais aussi de
faire payer des honoraires par les élèves.
Ces différents reproches ont été formulés par SOCRATE et pérennisés dans les
écrits de PLATON dans ses différents « dialogues » qui ont donné lieu à certaines affirmations,
à travers l’histoire de la philosophie classant les sophistes parmi le présocratiques.
Mais à notre avis, il est nécessaire de rectifier cette image méprisable des
sophistes et de leur pensée en montrant les aspects positifs contrastant avec le rôle et les
motivations à la base de leur mauvaise image. Le texte comporte donc trois points, outre
l’introduction et la conclusion :
- La conception de la sophistique ;
- Le rôle et les motivations de PLATON
- Les points forts de la sophistique
1. LA CONCEPTION PEJORATIVE DE LA SOPHISTIQUE
1.1. La sophistique
Avant d’en donner les appréciations, nous résumons ici la compréhension
répandue de la sophistique comme pensée philosophique, comme logique et argumentation et
comme éthique et pensée politique.
En effet, la sophistique, école et pensée des sophistes, « enseignait l’art de la
discussion » (D. Julia) Il s’agit de l’art de bien parler, en déployant le ‘’logos’’, notamment
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dans les « revendications des propriétés » par « la pratique des débats » dont sortira « la théorie
du plaidoyer » dans les écoles de la rhétorique » (GRENET, P.-B, p.58)
Premier à avoir introduit la rhétorique sicilienne à Athènes, pour plaider la cause
des citoyens de Léontium en 427 av. JC, Gorgias a eu recours à cette méthode, renforcée par
la dialectique qu’il a empruntée à Zénon d’Elé. Même s’il a reconnu l’autorité toute puissante
du logos sur les puissances philosophiquement reconnues d’alors (la Fortune, les dieux, la
Nécessité et l’Amour), Gorgias avoue tout de même ses limites quand il s’agit du réel, sur
l’être. Celui-ci contient, aux yeux du plus ancien sophiste, à savoir Protagoras, « toutes les
qualités contraires » (Grenet, P-, p59). En termes plus clairs, l’être contient en lui le bien et le
mal, le beau et laid, le juste et l’injuste, etc.
Cette idée de la limite de la puissance du logos marque la pensée des sophistes
tant en logique, en morale (éthique) qu’en politique. Ce serait, à notre avis, de ce point de vue
que seraient parties les interprétations, justes ou abusives, de l’ensemble de la sophistique
jusqu’à l’époque actuelle. De grands auteurs et historiens de la philosophie ont abondé dans ce
sens comme Emile Bréhier ; J. Russ, F. Morandi, A. Cuvillier, A. Guigot et tant d’autres.
1.2. Interprétation de la logique
Sans nous étendre sur les détails, nous notons seulement que les logiciens, même
les plus éminents, appellent « sophisme », l’ensemble de la logique des sophistes. Celle-ci est
un raisonnement « faux, avec l’intention d’induire en erreur » (D. Julia). Ainsi, l’ensemble de
la sophistique, à la fois une école et une doctrine, est qualifié « art du raisonnement captieux »
(D. Julia).
Comme pour assombrir davantage cette image déjà mauvaise, la tradition
philosophique dépeint la sophistique comme une faute de raisonnement pire que le paralogisme
qui est bien entendu une faute, mais involontaire.
Quand Hippias Mineur fait dire à Homère que Ulysse est « le plus ambigu » et
plus loin qu’il est « double et trompeur », Platon conclut, en faisant parler son idole Socrate
« que, selon Hyppias ‘’ ambigu ‘’ veut dire tromper’’ » (Greret, P,-B, p74). Mais en réalité,
c’est plutôt la thèse selon laquelle le réel contient en lui tous les contraires, y compris le vrai et
faux, sans que l’un soit l’autre, sans que la même proposition soit à la fois vraie et fausse.
En tant que logique et argumentation, la sophistique est encore présentée comme
un argument sciemment développé en vue de faire triompher une cause injuste en lui donnant
l’apparence d’une cause juste.
Certains ont même dit de la sophistique qu’elle est un « paradoxe », « jugement
contraire à l’opinion commune », tel l’impossibilité pour Achille de rattraper la tortue du fait
que celle-ci ayant démarré la course avant Achille, aura toujours, théoriquement une avance,
minime soit-elle, sur celui-ci. Un tel argument est, dans tous les cas, contraire à l’opinion
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commune car il est facile de montrer en pratique que toute personne qui commencerait la course
après la tortue non seulement la rattraperait, mais aussi la dépasserait et atteindrait le point
d’arrivée avant elle, car ce coureur est de loin plus rapide que la tortue.
1.3. Ethique et pensée politique
Nous ne nous attardons pas plus sur l’aspect logique étant entendu notre
penchant sur la morale et l’éthique, c'est-à-dire les valeurs qui motivent et conditionnent les
actes et les comportements, sur base de connaissances et de libre choix.
Prenons les idées de Protagoras et de Gorgias, les principaux tenants de la
sophistique. La doctrine philosophique, logique et morale de Protagoras se résume dans son
affirmation selon laquelle « de tous les objets, la mesure est l’homme ; de ceux qui existent, en
tant qu’ils existent ; de ceux qui n’existent pas, en tant qu’ils n’existent pas ». Nous résumons
souvent cette affirmation par « l’homme est la mesure de toutes choses » (JB Grenet, p 59).
Quant à Gorgias, qui fonde les valeurs dans l’être, il pense que celui-ci, s’il
existait, on ne saurait le connaitre ; et s’il arrivait de le connaitre, il serait impossible de le
communiquer. Concernant les valeurs, elles sont toutes contraires dans l’etre (le bien et le mal,
le juste et l’injuste, le beau et le laid, etc). C’est ainsi que la pensée morale de Gorgias se résume
par la maxime « toute opinion est bonne » ou encore « toute opinion est mauvaise »
De ces deux positions, la tradition a retenu contre la sophistique l’idée selon
laquelle le bien et le mal n’ont pas de frontière ; ils sont mélangés, l’un pouvant devenir l’autre
au gré des humeurs, des temps et des circonstances. Pire, le bien est submergé dans le mal et
s’y dissout. Bref, le bien n’existe pas, il n’y a que le mal.
En effet, par la rhétorique, les sophistes ont réussi, selon l’idée répandue,
habiller les causes injustes de l’apparence des causes justes, le mal de l’apparence du bien. Le
bien et le mal sont déterminés par le sujet. En définitive, la sophistique comme doctrine est
« amorale », un amas d’antivaleurs, d’injustices, de tromperies, donc du mal. (C. Godin, 2008,
p.53).
Sur le plan politique, il a existé une grande divergence entre Platon, disciple
imbu de Socrate, et les sophistes. Si les premiers sont conservateurs, les seconds sont
démocrates et progressistes. Pour Platon, la charge de diriger la cité doit revenir aux aristocrates
cultivés, sages et donc philosophes. Alors que pour les sophistes, n’importe quel citoyen peut,
par l’enseignement et l’entrainement, acquérir le savoir le plus élevé et accéder aux plus hautes
charges de la cité. (C. GODIN, p 52).
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2. ROLE JOUE PAR PLATON
La méprise qui entoure la sophistique est, nous l’avons déjà effleuré ci-dessus,
l’œuvre de Platon pour les trois grandes raisons que nous résumons dans les lignes qui suivent
et qui constituent l’opposition entre Socrate et les sophistes.
D’abord l’approche philosophique. Pour Socrate, la Philosophie étant un don
mystique et gratuit de l’esprit, elle ne peut faire l’objet ni de l’enseignement, ni de frais payer.
Alors que pour les sophistes, la philosophie peut être enseignée et moyennant des honoraires.
Ensuite, concernant les valeurs culturelles et morales, Socrate leur donne un caractère universel
en tant qu’elles sont déterminées par l’approche définitionnelle tandis qu’aux yeux des
sophistes, les valeurs sont marquées par la conventionalité ainsi que les circonstances de temps
et de lieu. De Socrate, nous retenons à ce sujet l’induction formelle et des sophistes, l’induction
empirique. Enfin, quant à l’exercice du pouvoir politique, Socrate et Platon pensent que la
direction de la cité doit être réservée aux nobles intellectuels et sages. Mais les sophistes eux,
pensent que tout citoyen peut, par l’enseignement et l’entrainement, accéder à la direction de
la cité (C. GODIN, pp64-67)
Sous une accusation à triple motif (politique, moral et religieux) Socrate fut jugé
et condamné à mort et devint, avant Jésus, un martyr politique. Dès lors, Platon émit et touché
par la condamnation injuste, se dresse contre tous ceux qui ont eu un différend avec Socrate,
notamment les sophistes, après les politiques.
C’est la défense à tout prix et par tous les moyens de son maitre Socrate que
Platon a radicalement dénaturé le contenu de la sophistique comme pensée, qu’il y a lieu de
rectifier, par ceux qui aiment la vérité, la sagesse et la cohésion sociale.
En effet, Platon considère que dans les domaines de la philosophie, de la
logique, de la morale et de la politique, la sophistique est entièrement dans le mauvais. Il y a
dans cette pensée l’absence de philosophie, l’enseignement d’un mauvais raisonnement, le
mélange du bien et du mal et la démagogie.
3. IMAGE RECTIFIEE DE LA SOPHISTIQUE
Pour rectifier l’image déformée que nous avons de la sophistique, nous avons
opté pour une nouvelle interprétation plus objective et rationnelle de quelques concepts ou
expressions phares de cette pensée. Ainsi, nous avons estimé nécessaire et pertinent
d’interpréter autrement les maximes « l’homme est la mesure de toute chose » et « toute
opinion est bonne ».
D’abord la maxime de Protagoras, « l’homme est la mesure de toute chose ».
Au lieu de le comprendre comme un relativisme qui dissout toute valeur » (C.Godin, p.53), il
faut chercher à l’interpréter autrement et comprendre les termes « hommes » et « toute chose ».
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À notre avis, la relativité ne concerne pas « un individu » concret, identifié et localisé. C’est
plutôt une idée absolue, générale et universelle, selon la conception même de Platon.
En effet, reconnaitre la conventionalité des valeurs morales, ne signifie pas du
tout que celles-ci dépendent des particularités individuelles et de leurs points de vue à tout
moment contradictoires. Cette sagesse (l’homme est la mesure de toute chose) est pour nous
non pas un subjectivisme tant et si bien que Protagoras n’était pas un subjectiviste, mais bien
un universalisme. L’aspect de conventionalité n’est pas rattaché aux individualités des hommes
prises chacune à part, mais plutôt à une culture qui est, comme on le sait, l’expression
universelle d’un groupe. La culture étant le lieu où sont forgées les valeurs en tant
qu’expression commune, ne saurait revêtir un caractère individuel.
Le « relativisme moral » est une forme de « conformisme » c'est-à-dire, une voie
d’accéder aux principes de moralité admis et qui favorisent la cohésion sociale, l’ouverture aux
autres et l’épanouissement intégral de l’homme, comme le note Alain Touraine (Touraine, A,
1992).
Dans cette même maxime, il y a lieu de comprendre positivement « toutes
choses ». Il ne s’agit pas ici de la « totalité du réel » comme le pensait Platon (C. Godin, p54).
En effet ce terme pour Protagoras, se rapporte plutôt « aux actions et aux œuvres humaines,
donc au domaine pratique » (C.Godin, p54). Le sens à retenir ici es celui selon lequel
« l’homme est le seul juge de ce qu’il fait » et pas une autorité autre que lui-même.
En second lieu, nous voudrions également donner les sens qu’il faut à « toute
opinion est bonne ». Sans revenir à ce que nous avons développé ci-haut, disons brièvement
que cette maxime est une sagesse selon laquelle dans les choses, en réalité, les valeurs se
retrouvent ensemble le bien et le mal, le juste et l’injuste, le vrai et le faux, le beau et le laid,
etc. (P.B, Grenet, p.59). Ce fait est l’expression de la dialectique ou les deux « logia » qui
s’opposent dans toute chose. Les valeurs contradictoires couplées sont au cœur du réel. Ce qui
exclut la fausse idée répondue selon laquelle le bien et le mal sont la même chose, voire même
que le mal efface le bien.
En effet, cohabiter dans la même matière ne saurait signifier que l’un est l’autre.
Au-delà du sens positif des maximes des sophistes, nous pouvons retenir et
souligner que sur le plan moral et politique, la sophistique, à travers Hippias, professait
l’attachement à la nature, par le dépassement de la citoyenneté étroite pour réaliser « la parenté
naturelle de tous les hommes », donc l’égalité sociale tout à fait contraire à l’idée des castes de
Platon (C.Godin, p.60). Quoi qu’il en soit, Hippias a recommandé que l’homme s’affranchisse
de désirer le luxe et se batte pour l’autosuffisance, se faisant ainsi le précurseur du
cosmopolitisme et de l’autarcisme que les stoïciens adopteront plus tard.
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CONCLUSION
Nous avons décidé de mener cette brève réflexion dans le but de montrer qu’en
toute idée de philosophie, il ne manque pas de prise de position contradictoire. Mais,
malheureusement, en ce qui concerne la sophistique, c’est le mauvais côté qui a toujours été
souligné en négligeant, expressément ou par simplisme, les points positifs, pourtant nombreux,
de cette doctrine.
En effet, la sophistique a souffert, dans ses différentes démarches, d’un
« réductionnisme » outré : en logique, ce qui est retenu, c’est le sophisme qui est synonyme
d’un faux raisonnement ou même du mensonge ; en morale c’est la dissolution du bien dans le
mal ; en matière de connaissance, la sophistique est simplement la démagogie ; en rhétorique,
c’est l’art de faire triompher les causes injustes au détriment des causes justes. C’est dire que
des contemporains continuent de croire que les valeurs sont la projection des désirs et sont par
conséquent » strictement individuelles » (A. Cuvillier, 1972, p.563)
Mais, au nom de la vérité et de l’honnêteté intellectuelle, nous avons fourni
l’effort de montrer que la sophistique n’était pas seulement cela ; même si des points sombres
émaillent sa doctrine, ce qui est normal dans toute philosophie, mais qu’il faut montrer
également ses forces et ses points positifs.
Sur le plan de la logique, les sophistes ont les premiers, souligné la puissance
du langage par rapport au reste. Ils sont ainsi à l’origine de l’étude de la langue (la grammaire)
et de la rhétorique comme l’art « qui fait paraitre juste, aux enfants et aux citoyens, ce qui est
juste selon nature » (P.B. Grenet, p.60). Nous soulignons selon la nature, donc en réalité.
En morale, aux yeux du sophiste (professionnel et professeur de la « sophia »,
l’agir doit subir « l’action transformante de la sagesse (Ibd). Cependant, il faut comprendre
positivement la conventionalité des valeurs, leur caractère évanescent et la présence dans le
même objet, du bien et du mal qu’il faut nettement séparer tout en capitalisant le premier. La
sophistique diffère donc du scepticisme catégorique qui suspend de manière définitive, toute
appréciation positive ou négative (A. Cuvillier, Ibidem.
En effet, tout en étant relative, dans le sens d’adaptation à une culture donnée,
la valeur morale n’est pas moins universelle du moment qu’elle concerne l’ensemble d’une aire
et d’une époque déterminées.
En matière de connaissance, même G. Bachelard reconnait le caractère de
relativité de la science, toujours en progrès, donc limitée au niveau qu’elle a atteint aujourd’hui.
(G. Bachelard, L’Esprit scientifique).
La vision politique des sophistes est plutôt révolutionnaire, démocratique et
d’actualité en ce début du 21ème siècle, dans ce sens que par l’éducation, tout citoyen peut
acquérir les capacités nécessaires à diriger la cité. Le but premier de la rhétorique n’est pas,
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dans ce cadre, de donner l’apparence juste à une cause injustice, mais d’assurer l’éducation
civique et politique en vue d’une gouvernance au service de la cité et du citoyen.
Telle est, à notre avis, la nouvelle conception à retenir de la sophistique en
écartant l’unique façon de considérer cette pensée comme étant radicalement négative.
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