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Sémanalyse de "Un croco à luozi"

Ce résumé présente la théorie de la sémanalyse de Julia Kristeva et son application à une bande dessinée congolaise intitulée 'Un croco à luozi'. La théorie examine le phéno-texte, la formulation et le géno-texte. La bande dessinée décrit l'histoire d'un crocodile qui attaque des villages et les efforts des villageois pour s'en débarrasser.

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Sémanalyse de "Un croco à luozi"

Ce résumé présente la théorie de la sémanalyse de Julia Kristeva et son application à une bande dessinée congolaise intitulée 'Un croco à luozi'. La théorie examine le phéno-texte, la formulation et le géno-texte. La bande dessinée décrit l'histoire d'un crocodile qui attaque des villages et les efforts des villageois pour s'en débarrasser.

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INTRODUCTION

Dans le cadre du cours de question approfondie de sémiologie, il nous a été demandé


de parler de la théorie de la sémanalyse de Julia KRISTEVA et de l’appliquer à une bande
dessinée congolaise. La bande dessinée qui sera analyser dans ce travail est intitulé (un croco
à luozi) de l’auteur ZAMENGA batukezanga.

Apart l’introduction, notre travail est subdivisé en deux parties.

 La première partie va porter sur la présentation de la théorie de Julia KRISTEVA


ainsi que la présentation de la bande dessinée ;
 La deuxième partie va porter sur l’application de notre théorie à la bande dessiné.
PARTIE I. PRESENTATION DE LA THEORIE ET DE LA BANDE DESSINEE

I.LA THEORIE

A. Auteur

Julia KRISTEVA est née en Bulgarie en 1941 ; agrégée de lettres modernes de l’institut
de littérature de l’académie des sciences (sofia), Julia Kristeva travaille en France depuis
1966. Après un doctorat de 3è cycle, elle est attachée de recherche au centre national de la
recherche scientifique, secrétaire générale de l’association internationale de sémiologie, puis
rédactrice adjointe de la revue semiotica.

Elle est également psychanalyste. Professeur émérite de l’université Paris-VII-Diderot,


elle a créé le centre Roland Barthes, qui favorise une approche pluridisciplinaire des œuvres
littéraires.

B. Théorie

Pour Julia Kristeva, le texte est un objet « dynamisé » suivant la thèse de Bakhtine sur le
dialogisme, Kristeva postule que le travail dit littéraire présente aujourd’hui des textes,
production qui demandent une théorie, celle-ci devant s’élaborer comme une réflexion
analytico-linguitique sur le signifiant se produisant en texte. Prenant ses distances d’une
sémantique structurale, trop cartésienne pour définir les mouvements de la signifiance.

La sémanalyse cherche à mettre en lumière ce « signifiant se produisant en texte » en


considérant le signe comme l’élément spéculaire, assurant la représentation de cet
engendrement. Suivant ce principe, Kristeva développe une typologie de la signifiance
textuelle inspirée de celle d’une logique mathématique qui, par la liberté de ses notations,
échappe au statisme.

C’est une théorie de la signification des discours et des textes prenant en compte
l’implication du sujet parlant. Produit dans la langue, le texte n’est pensable que dans la
manière linguistique et comme tel, il relève d’une théorie de la signification. Elle marque tout
d’abord une différence par rapport à la sémiologie et pour insister ensuite sur le fait qu’il
s’agira de ne pas bloquer l’étude des pratiques signifiantes par le signe mais le décomposer et
d’ouvrir dans son dedans un nouveau dehors, un nouvel espace de sites retournables et
combinatoires.

1. Le phéno-texte
Du grec painesthai, « phéno » qui signifie apparaitre, fait ou apparence, le texte dans
sa manifestation concrète, ou matérialité (fonction communicative), est appelé phéno-
texte. C’est le lieu ou le prend corps, en tant que support matériel, un espace du
processus d’enregistrement du sens. Il agit en tant que lieu de focalisation du
processus signifiant. C’est là, dans le texte imprimé, que la production du sens est
momentanément suspendue.
2. La formule

Car la formule étant un leurre, elle se constitue en corps « phéno-texte » qui peut
affronter le miroir et s’y voir. Alors le vu, par le ricochet nécessaire, refond la germination, la
coupe pour la transformer, donc l’arrête en la préparant pour une nouvelle et autre formule.

Si le phéno-texte ne constitue pourtant pas une structure plate, malgré la finitude


inhérente au texte imprimé, c’est qu’il comprend l’élément spéculaire (effet miroir) de son
propre engendrement (germination ou production de sens), en ce que l’on appelle la formule.
Projection et ressort du processus signifiant, la formule permet au phéno-texte de ne pas
constituer un sens fini puisqu’elle oblige, pour accéder à la lisibilité du texte, de remonter à
travers sa genèse. Lieu de dépôt passager de combinaisons signifiantes toujours
reformulables, la formule apparait comme un reste corrélaire(marquant une relation de
réciprocité),un point de chute, un accident du vaste fonctionnement qui traverse :le Geno-
texte. La formule est un point surdéterminé du géno-texte, c’est-à dire qu’elle représente la
réduction du sens dans le contexte donné.

3. Le geno-texte

Non structuré et non structurant, le géno-texte ne connait pas le sujet.

Du grec genetikos, « géno » représente ce qui est propre à la génération, au sens de genèse et
de production. Le géno-texte correspond au processus de génération du système signifiant
(production de signification). Il est le lieu de tous les possibles signifiants dans lequel le
signifiant formulé du phéno-texte(formule) est situable, donc, surdéterminé. Toutes les
possibilités langagières (processus symbolique, corpus idéologique, catégories de la langue) y
sont données avant de retomber en quelque formule dans le phéno-texte. Le géno-texte n’est
pas une structure, il représente l’infini signifiant. Le géno-texte ne présente pas une
signifiance, il représente toutes les signifiances possibles.

3.Fonction numérique du signe

De tout temps, le nombre fait figure d’entaillé dans l’infini des nombres. Ainsi, l’on
reconnait au nombre la fonction principale d’ordination. A l’image du signe, il se présente
comme une unité saisissable mais agit toutefois comme une multiplicité mesurable (le nombre
organise mais renvoie à la pluralité des nombres).
II. BANDE DESSINEE

I.Auteur

II. Un croco à luozi(bande dessinée)

L’auteur décrit qu’il y a longtemps dans le bas-zaïre ou le grand fleuve avançait entre
chutes et rapides, dans le territoire de MANIANGA , vivait un énorme mais pacifique
crocodile que les autochtones appelaient YA MEMO MOLE ; qui signifie l’être à deux dents.
En ce temps-là, comme au temps d’Adam et Eve il y avait un équilibre entre l’homme et la
nature. On nous relate qu’avant que le crocodile devienne méchant, il était gentil avec tout le
monde et il devint méchant juste en entendant le chien qui aboya sur lui puis l’attaqua après
l’avoir aperçu, comme s’il était poussé par un démon.

Après cette tragédie, le crocodile commença à tuer tout le monde, enfants, femmes,
hommes et tous les habitants du village de MANIANGA commencèrent à l’appeler NDOKI,
puis décidèrent de faire un rite appelé NKANDU, ils invoquèrent BISSIMBI, qui signifie les
esprits des ancêtres et tout cela pour tuer le crocodile.

Le crocodile comme averti qu’on en voulait à sa peau, décide d’élire domicile dans la baie du
village LUFWA-LWAKIDI ; avant ce village fut appelé MBANZA MADIA jusqu’à ce
qu’une épidémie vint ravager la population. Les rescapés disséminés partout finirent par se
rassembler pour former un autre village du nom de KINSONA, appelé ainsi à cause des
habitants qui sont tous des NSONA, des orphelins.

Après plusieurs années les habitants de ce village crurent que la mort avait disparu chez
eux, jusqu’à ce que le crocodile venu de MANIANGA vînt attaquer une femme de leur qui
préparait le mariage de sa fille ; quand ils remarquèrent que ce crocodile attaquait de plus en
plus le village, ils décidèrent eux aussi de faire un rituel pour le tuer, mais ce crocodile
pressentant qu’on voulait le tuer. Il quitta sa demeure et alla à luozi.

Quand il commença à tuer des villageois, ceux-ci allèrent au près du colonialiste lui
demandant de l’aide concernant ce crocodile en lui disant de mettre des soldats autour du
fleuve afin de tuer cet animal. Le colonialiste du nom de VAN BROOK les envoya au diable
jusqu’à la mort d’un jeune garçon qui jouait près du fleuve avec ses amis malgré l’interdiction
de ses parents provoqué par le crocodile. Après cet incident le colonialiste décide enfin de
faire ce que les villageois lui avaient demandé de faire. C’est alors que tous les crocodiles, y
compris celui originaire de MANIANGA furent anéantis.
II.APPLICATION DE LA THEORIE A LA BANDE DESSINEE

I. Le pheno-texte

Cette partie de la théorie renvoi au texte qu’il est écrit, tel qu’il est présenté. Cette bande
dessinée est présenté sous forme de discours.

II. Le geno-texte

Dans le géno-texte, nous voyons la signification de la bande dessinée dans la société


congolaise. L’interprétation du phénomène croco à luozi a été fait sur différents points.

Spirituellement : ce phénomène était considéré comme étant un phénomène surnaturel, c’est


pourquoi plusieurs rituels ont été faite pour chasser le crocodile.

Physiquement : La guerre contre les crocodiles a été faite en prenant des armes adéquates
pour tuer les crocodiles.

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