Histoire et Évolution de la Logistique
Histoire et Évolution de la Logistique
Animé par:
Pr. M.MOUTMIHI
Doctorat d’Etat en économie
Professeur à la faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales-
Mohammedia-
Consultant en Logistique et Commerce International
Responsable du Master management Logistique Appliquée
Contact: [email protected]
[email protected]
Historique sur la logistique
M.MOUTMIHI 2
L’origine militaire de la logistique
A l’origine : action de soutien matériel aux armées
M.MOUTMIHI 4
La naissance de la logistique civile contemporaine
• Fin de la seconde guerre mondiale, nouveau paysage
stratégique, politique et économique
– Les pays de l’axe vaincus et détruits
– Deux pays vainqueurs : l’URSS politiquement et militairement,
mais épuisée économiquement et humainement (20 M de
morts), les USA politiquement, militairement et surtout
économiquement (seul pays à s’être considérablement enrichi
pendant la guerre)
– Les autres pays alliés épuisés économiquement
• La guerre froide (USA-URSS), affrontement politique et
stratégique avec des moyens économiques asymétriques
– Domination politique de l’URSS
– Utilisation de l’arme économique par les USA (les anciens
ennemis privilégiés)
• Les nouveaux enjeux stratégiques et économiques (Plan
Marshall)
– Objectifs stratégiques s’appuyant sur des objectifs économiques
(reconstruction de l’Allemagne et du Japon en priorité)
– Mise à disposition de biens, d’investissements, de technologies et
utilisation de l’outil logistique pour la mise en oeuvre
M.MOUTMIHI 5
• La diffusion de la logistique militaire vers le monde de
l’économie et de l’entreprise après 1945
– Nouvelle stratégie d’expansion économique US utilisant les
mêmes armes logistiques (conquête de nouveaux marchés à
l’échelle mondiale où tout est à reconstruire)
– Utilisation des savoir-faire logistiques militaires de l’armée US
par diffusion dans l’économie
– Utilisation des nouveaux savoir-faire des logisticiens militaires
démobilisés
– Les entreprises américaines bénéficient de ces nouvelles
circonstances
• L’extension et l’internationalisation des marchés de 1945 aux
années 90
– Les 30 glorieuses marquées par une croissance inégalé et un
mouvement d’internationalisation puissant
– De nouvelles configurations concurrentielles : Japon, Allemagne
et UE concurrents des USA
– La logistique devient un outil de compétitivité internationale
pour les pays et les entreprises qui se multinationalisnent
• La mondialisation et la globalisation: un rôle encore plus
stratégique de la logistique
M.MOUTMIHI 6
Comprendre l’évolution du marché
M.MOUTMIHI 7
Les années 90 t
les années Avant 1975 Après 1975
plus
Rapport offre /
Demande > offre Demande = offre Demande < offre
demande
- Qualité
Priorité du producteur quantité Vitesse de réponse
- flexibilité
M.MOUTMIHI 9
Comment on peut définir le concept «logistique » ?
Plusieurs définitions sont à mettre en avant:
Définition 1 : [1948, comité des définitions de l’American Marketing
Association]
« La logistique concerne le mouvement et la manutention de
marchandises du point de production au point de
consommation ou d'utilisation.».
Mouvements de marchandises
Mouvements de Manutention
Consommation/Production
M.MOUTMIHI 10
Définition 2 : [1962 le NCPDM1 (National Council of Physical
Distribution Management)]
- Taches physiques
- Prévisions de marché
- Services offerts aux clients
- Choix d’emplacement d’usines
- Choix d’emplacement d’entrepôts.
M.MOUTMIHI 12
• Définition 3 :[Magee 1968]
Composantes:
Flux d’approvisionnement
Aspects de gestion de la logistique.
M.MOUTMIHI 13
Définition 4 : (1972 le NCPDM)
M.MOUTMIHI 14
Composantes:
M.MOUTMIHI 15
Composantes:
Activités Fonctions
Acquisition Transport
Mouvement Distribution
Stockage Entreposage
Livraison Management de matières
premières
M.MOUTMIHI 16
Définition 6 : Association des Logisticiens d’entreprise (ASLOG)
M.MOUTMIHI 17
Définition 7: L’"Institute of Logistics"
Approvisionnement,
Production,
Distribution
Transport associé,
Recyclage
Informatique
M.MOUTMIHI 18
ChaîneM.MOUTMIHI
logistique 19
Définition 8: (Council of Logistics Management).
M.MOUTMIHI 20
Définition 9: (The Logistics Institute)
Cette définition insiste sur les flux des informations et les flux
financiers .
M.MOUTMIHI 21
Comparaison entre les définitions:
M.MOUTMIHI 22
1 2 3 4 5 6 7 8 9
1948 1962 1968 1972 Année 90 Année Année Année Année
Définition AMA NCPDM NAGEE NCPDM RATLIFF 90 90 90 90
Critères ASLOG IL CLM TLI
conception de
produit
Les Achat
Fabrication
Activités Emballage
Transport
De Manutention
Stockage
Base Vente
service après vente
Etude de marché
Informatique
Les Planification
Contrôle
Activités Finance
Personnel
Soutien Direction
Engineering
Maintenance
M.MOUTMIHI 23
Un résumé des définitions de la logistique
Synthèse: la logistique est donc :
Mais aussi
Avant tout
un outil
une démarche
- avec des moyens
- qui concerne toutes les
opérationnels (bâtiments,
entreprises (industrielles,
équipements, véhicules,
commerciales, de service)
matériels, outils de
- à tous les niveaux de
gestion de l’information…)
leur activité
- et de lourds investissements
Également Enfin
une technologie une activité
- avec des modalités et des - qui devient autonome
organisations techniques - engendre des entreprises
pour mettre en œuvre les outils spécialisées( prestataires
- des systèmes de gestion logistiques)
intégrés - et de nouveaux métiers
M.MOUTMIHI 24
Le marché, nouveau front pour la logistique
M.MOUTMIHI 25
La logistique sur le front du marché
Transmission de l’info
Front du
marché
Détection
de l’info
Avant
Arrière Clients
(com
(conception, Concur-
Fournisseurs mercial)
production, rence
logistique)
Flux physiques
M.MOUTMIHI 26
Cela implique :
• Pas seulement une logique de mouvements
physiques, mais de gestion de l’information
(coordination)
M.MOUTMIHI 27
M.MOUTMIHI 28
L’entreprise : système et sous-systèmes
• L’entreprise est un système en interaction composé de
sous-systèmes ; c’est l’articulation des sous-systèmes entre eux
qui assure le fonctionnement de l’entreprise (analyse
systémique)
• Les fonctions de l’entreprise s’articulent grâce à des flux
physiques et des flux d’information (voir schéma) ; la logistique
joue un rôle majeur dans ce contexte
• L’entreprise élargie ou étendue : un nouveau système de
relations :
– Le système de production n’est pas borné par les limites de
l’entreprise
– Les entreprises sont de plus en plus interdépendantes pour
concevoir, fabriquer, distribuer et soutenir un produit (filières)
– Le système de production des entreprises est de plus en plus lié au
système de production d’autres entreprises de plus en plus
nombreuses
– Cette interdépendance se déroule à une échelle géographique de
plus en plus large
M.MOUTMIHI 29
LE SYSTEME DE PRODUCTION DE L’ENTREPRISE
SOUS-SYSTEME SOUS-SYSTEME COMMERCIAL
ADMINISTRATION Ventes
Budget Commandes
Finances marketing
Comptabilité
Ressources humaines
FOUR-
NIS- Stock ATELIERS DE Stock PF
CLIENTS
MP et pièces FABRICATION expéditions
SEURS
Maintenance - fluides
M.MOUTMIHI 30
Les quatre sous-système logistiques
M.MOUTMIHI 31
• La notion de sous-système est relative :
– L’importance d’un sous-système est plus ou moins
grande selon les filières ou les entreprises
– Le sous-système amont d’une entreprise correspond
toujours au sous-système aval de son fournisseur
M.MOUTMIHI 32
Système de production-distribution de l’entreprise
FOURNISSEUR CLIENT
ENTREPRISE
Logistique intégrée
Logistique d’interface
M.MOUTMIHI 33
Plusieurs types de logistique
Selon l’activité économique et sa place dans la chaîne d’échanges, il
existe plusieurs types de logistiques qui diffèrent selon leur objet et
leurs méthodes
• Logistique d’approvisionnement (de matières premières, composants pour
la production des entreprises industrielles)
• Logistique d’approvisionnement général (approvisionnement pour des
activités de service ou administratives)
• Logistique de production (mise à disposition sur les chaînes ou les ateliers
de tous les composants nécessaires à la production
• Logistique de distribution (mise à disposition des produits pour le
consommateur final)
• Logistique militaire (mise à disposition de tout ce qui est nécessaire à
l’action militaire sur le théâtre des opérations
• Logistique de soutien (organiser tout ce qui est nécessaire pour le maintien
en fonction de matériels complexes)
• Logistique de service (organisation de tout ce qui est nécessaire pour
assurer durablement un service : logistique hospitalière)
• Logistique SAV (mettre à disposition tout ce qui est nécessaire pour maintenir
un produit en état de fonctionnement : réparation, pièces de rechange…)
• Reverse logistics (reprise des produits du client final vers les acteurs amont
de la chaîne logistique : pièces et produits usagés, déchets, invendus,
emballages…)
M.MOUTMIHI 34
De la logistique au « supply chain management »
• Les nouvelles contraintes du marché et de la mondialisation
impliquent une plus grande flexibilité et une meilleure
adaptation aux changements
• Cela nécessite une intégration logistique plus forte (entreprise
élargie)
• Emergence de la notion de « Supply Chain Management » ou
SCM (gestion de la chaîne logistique)
Définition du SCM :
M.MOUTMIHI 35
PLANIFICATION PLANIFICATION PLANIFICATION PLANIFICATION
INTEGRATION INTERNE
ORIENTATION PAR FONCTION
M.MOUTMIHI 36
L’ENTREPRISE ETENDUE, VERS LA SUPPLY CHAIN
PLANIFICATION
PLANIFICATION PLANIFICATION
PLANIF
PLANIF
Le
LE CLIENT
Le
four
LE FOURNISSEUR L’ENTREPRISE interne ou externe
client
du
Interne ou externe
-nis- client
seur
du
four
-nis-
seur D’après PRTM
M.MOUTMIHI 37
Les niveaux de maturité logistique
M.MOUTMIHI 38
Les 4 niveaux de maturité logistique
M.MOUTMIHI 39
Niveau de maturité 1: principes
1-Approche séquentielle des opérations physiques
et mise à disposition de moyens optimisés
2- La logistique de distribution
M.MOUTMIHI 43
M.MOUTMIHI 44
M.MOUTMIHI 45
Entreprise, logistique et service
1. La qualité, un enjeu majeur
2. Du produit, au produit-service
3. Le life cycle cost
M.MOUTMIHI 47
1.1. L’optimisation logistique : l’importance de la qualité de service
Objectif de l’entreprise : assurer la compétitivité de l’entreprise :
• En maximisant les revenus de l’entreprise (le CA)
• Tout en minimisant les coûts nécessaires pour y parvenir
• C’est un processus d’optimisation (voir schéma) :
• Obtenir le profit logistique maximal
• En trouvant l’optimum niveau de service/coût logistique
Une condition
incontournable : la
qualité de service
M.MOUTMIHI 48
12 La qualité, un paramètre essentiel pour vendre, une exigence
majeure du marché
• Le concept de qualité n’est pas lié à la valeur intrinsèque du produit,
mais à la satisfaction de la clientèle
• La non qualité coûte cher (fin ’80 : 10 % du PIB)
– Ralentit cycle de production
– Obstacle à la fluidité des flux
– Mécontente le client
– pèse sur la compétitivité des entreprises
• La non-qualité, toujours nécessaire de corriger
• Mettre en place une démarche qualité, reposant sur l’organisation, la
coordination, le respect des procédures et l’implication des hommes
• Elle implique une maîtrise élevée de la chaîne logistique de la
livraison au client aux relations avec les fournisseurs
En 1980 :
- 1 TV fabriquée aux USA : 20 % de chance d’être achevée sans
retouche ou intervention de SAV
- 60 % des autos sorties des chaînes invendables en l’état (retouches)
M.MOUTMIHI 49
1. La qualité, un enjeu majeur
2. Du produit, au produit-service
3. Le life cycle cost
M.MOUTMIHI 50
1.1. Le service
• Produire un bien de bonne qualité et à un prix compétitif n’est
plus la seule exigence du marché
• Le service : un élément qui structure l’offre de l’entreprise,
indispensable à sa survie
ex : produits laitiers : offre produit ne suffit pas
- adaptation législation (DLC)
- réponse exigence distributeurs (GMS)
• Caractéristiques du service :
– Sa production et sa consommation sont simultanées
– Impossible de contrôler sa qualité avant sa mise sur le marché
– Impossible de réparer un service mal rendu
– Le service ne se stocke pas
• La notion de service essentielle pour :
• La distribution
• Le service après-vente
• Critères essentiels de la QdS :
– Disponibilité du produit
– Régularité des approvisionnements
– Fiabilité
– Rapidité d’intervention
– La disponibilité est essentielle
M.MOUTMIHI(voir tableau) 51
ENQUÊTE CONSOMMATEURS EN GRANDE-BRETAGNE :
REACTION DES CLIENTS
EN CAS DE RUPTURE DE STOCK, EN %
M.MOUTMIHI 54
• Le coût d’acquisition n’est qu’une fraction des coûts réels
supportés par le client
• Un bien durable génère des coûts durant son utilisation (voir
iceberg des coûts)
• Le life cycle cost (LCC) : coût d’acquisition et d’utilisation pendant
la durée de vie du produit
COÛT D’ACQUISITION
Recherche, conception, essais,
production, construction
M.MOUTMIHI 56
L’évaluation systématique des coûts par le LCC permet de planifier
les coûts pendant la durée de vie du produit (voir coût complet
équipement militaire et courbe LCC)
% DU COÛT
COMPLET
(LCC)
Recherche et développement 8
Fabrication et montage 45
Distribution et maintenance 47
dont :
distribution commerciale et physique 4.5
soutien logistique après-vente 42.5
dont :
- personnel de maintenance 23.2
- pièces détachées, gestion des stocks 11.5
- test et équipement technique 5.3
- transport et manutention 1.6
- documentation technique 0.6
- formation à la maintenance 0.2
- installation de maintenance 0.1
100
M.MOUTMIHI 58
2. LES ENJEUX DE LA LOGISTIQUE
M.MOUTMIHI 59
M.MOUTMIHI 60
M.MOUTMIHI 61
M.MOUTMIHI 62
M.MOUTMIHI 63
M.MOUTMIHI 64
M.MOUTMIHI 65
M.MOUTMIHI 66
M.MOUTMIHI 67
LES FLUX ET LES STOCKS
1. Flux et économie de la circulation
2. Les flux, supports de la chaîne logistique
3. Les stocks
4. Stocks et flux au centre du processus
productif
M.MOUTMIHI 69
11 Les flux, condition indispensable à la vie et à l’économie
M.MOUTMIHI 70
Un exemple : flux et stock d’eau, la gestion des ressources hydrauliques
SOURCE
FLUX
(RIVIERE)
USAGE DE
L’EAU
• Les flux assurent des liens entre des éléments cloisonnés ; ils sont
vecteurs d’échange et de vie -> ex : la biologie humaine
M.MOUTMIHI 71
• Pour produire et vendre, les flux de matières sont
indispensables (matières premières/composants, en-
cours de production, produits finis)
• C’est l’articulation des facteurs de production, des
flux physiques et des flux d’information qui induisent
la production
• Idem pour les échanges commerciaux
M.MOUTMIHI 72
12 La continuité de la chaîne logistique
Si les différentes fonctions de l’entreprise travaillent isolément, sans
coordination, en fonction de leur propre rythme, l’entreprise fonctionne
mal et le flux n’a qu’une fonction subalterne
fournisseur A B C D Client final
Gestion de
l’influx marketing
Gestion du flux
logistique
M.MOUTMIHI 74
1. Flux et économie de la circulation
2. Les flux, supports de la chaîne logistique
3. Les stocks
4. Stocks et flux au centre du processus
productif
M.MOUTMIHI 75
2.1. Flux et notion de chaîne
Chaîne logistique : succession d’unités opérationnelles
(productives, commerciales, de service…) ayant une fonction
spécifique et reliées à une ou d’autres unités par des flux
physiques et informationnels
La supply chain est fondée sur la solidité et la solidarité des
maillons reliant les différentes unités via les flux
M.MOUTMIHI 76
2.2 L’importance des flux d’information
L’informatique de la supply chain, qui permet une gestion intégrée
des flux d’information permet une plus grande fiabilité de celle-ci
Base de données
informatiques
M.MOUTMIHI 77
Les flux d’information sont indispensables, ils vont en sens
inverse des flux de production
M.MOUTMIHI 79
Diagramme écoulement-valeur (d’après P Eymery)
Valeur
(€/jour)
Composants achetés
Produits
Finis En-cours Assises et dossiers en bois
d’assemblage
Chaises
Chaises
Produits
en cours En-cours
Intermédiaires Matières
de montage
premières
Montants et pieds Tubes
de chaises en cours
Tubes acier
de formage
M.MOUTMIHI 80
2.4. La représentation des flux
• Un flux : c’est un « arc », représenté par un e flèche
• Le point de rencontre de plusieurs arcs est un « nœud »
• L’ensemble constitue un réseau
La représentation peut être :
- Schématique
- Géographique
M.MOUTMIHI 81
2.5. L’arborescence des flux
Les flux se succèdent selon un principe d’arborescence
montante et descendante
1 Plus on s’éloigne du point de
génération de flux, plus le nombre
de branches s’accroît
2 Plus on s’approche du point de
génération de flux, plus les flux de
l’arborescence sont de grande
capacité, plus les coûts unitaires
sont faibles car cela permet la
massification des flux (économie
d’échelles)
3 Plus on s’éloigne du lieu de
génération de flux, donc plus on
s’approche du consommateur final,
plus les quantités traitées sont
faibles, plus les coûts unitaires sont
élevés (fractionnement des flux,
coût du dernier km).
M.MOUTMIHI 82
1. Flux et économie de la circulation
2. Les flux, supports de la chaîne logistique
3. Les stocks
4. Stocks et flux au centre du processus
productif
M.MOUTMIHI 83
21 Rôle et utilité des stocks
Dans un système cloisonné, les fonctions travaillent de façon non
coordonnée
Il s’en suit des découplages de rythmes entre elles, alors qu’elles
sont sensées travailler de façon coordonnée
Ces découplages peuvent exister à tous les niveaux du cycle de
production (pendant la production, entre fournisseur et client,
entre production et distribution)
Cela explique l’existence du stock ; son rôle est :
D’assurer la sécurité entre deux sous-systèmes ou fonctions et
d’assurer la disponibilité des produits
De jouer le rôle d’amortisseur des découplages entre sous-
systèmes et fonctions
Il permet de réguler le cycle de production-distribution et d’éviter
les ruptures
M.MOUTMIHI 84
Flux non optimisés
Stocks en-cours
production
approvisionnement
Stock matières
et composants
conditionnement
CLIENTS
M.MOUTMIHI 86
23 Production en temps réel et juste à temps
Si on règle les sous-systèmes et fonctions au même rythme, on
obtient une régularité des flux.
L’utilité des stocks est remise en cause
• Il faut donc minimiser les stocks tout en gardant un minimum de
sécurité
Il convient donc :
- De coordonner et synchroniser les rythmes
- D’obtenir une grande flexibilité et une adaptabilité permanente
- De permettre un dialogue permanent entre la demande et la
production
- De permettre un partenariat avec les fournisseurs
- De mettre en place des procédures de qualité totale
Il faut intégrer les sous-systèmes et promouvoir une logistique
intégrée, la logistique devient un élément fondamental de la
démarche
Les flux sont pilotés par l’aval, c’est la demande qui tire les
flux (flux tirés),
Les flux poussés : les flux sont déterminés par la production
(amont)
M.MOUTMIHI 87
Flux optimisés
Stocks d’en-cours
production
approvisionnement
Stock matières
et composants
conditionnement
CLIENTS
M.MOUTMIHI 89
1. Flux et économie de la circulation
2. Les flux, supports de la chaîne logistique
3. Les stocks
4. Stocks et flux au centre du processus
productif
M.MOUTMIHI 90
31 Histoire de l’industrie et histoire des flux et des stocks
Avant l’apparition de l’industrie manufacturière :
- Artisanat
- Peu de stock
- Flux de courte distance
Première révolution industrielle :
- Elargissement des marchés
- Augmentation des volumes produits
- Développement des transports
- Niveaux de stock élevés
Seconde révolution industrielle :
- Organisation de la production fondée sur le taylorisme, outil
industriel puissant
- Production et consommation de masse
- Aire de marché plus vaste
- Niveaux de stock élevés
M.MOUTMIHI 91
Crise des années 70 :
- Saturation des marchés, crise de surproduction
- Marché de renouvellement, plus grande exigence de la
clientèle
- Taux d’intérêt élevé et stock coûteux
- Nouvelles méthodes de production (Japon)
- Internationalisation du marché, domination des firmes
multinationales
Aujourd’hui :
- Globalisation et mondialisation,
- Nouveaux espaces de production et de consommation
- Exacerbation de la concurrence (prix et technologie), volatilité
des marchés
- Exigence de qualité et de personnalisation
- Systèmes de production allégés
- Les stocks se réduisent
- Le système de transport est de plus en plus performant
(express…)
M.MOUTMIHI 92
32 Production sur stock et production à la commande
Le processus de production et les flux sont déterminés par la
nature des produits et le mode d’appropriation par le client
Cela induit deux grands types de production
Production à la commande :
- Déclenchée par la commande ferme du client
- Rien n’est produit avant la commande
- Production personnalisée
- Délais longs dépendant du cycle de production
- Concerne surtout des biens de grande ampleur (projets)
M.MOUTMIHI 93
Production sur stock :
- Déclenchée par l’anticipation de la demande solvable
- Le stock se justifie par la longueur du cycle de production par
rapport au délai commercial
- Le produit est immédiatement disponible
- Production banalisée
- Concerne particulièrement les produits de grande consommation
ou les produits banalisés produits en grande série
M.MOUTMIHI 94
Introduction à la logistique de
production
M.MOUTMIHI 95
1. Quelques concepts de base
2. Processus productif et organisation de
production
3. L’organisation des cellules logistiques
M.MOUTMIHI 96
La production est la fonction centrale de l’entreprise industrielle :
Elle assure la transformation de matières 1ères ou composants en
produits finis
Elle a une place centrale dans la chaîne logistique
Elle a longtemps été privilégiée dans l’organisation générale de
l’entreprise industrielle
Pendant longtemps, la production a constitué la seule stratégie des
entreprises industrielles.
Mais depuis 2 décennies, le contexte a évolué et les stratégies
fondées sur la production ont cédé la place à des stratégies tournées
vers le consommateur.
M.MOUTMIHI 98
1.2. Les flux
Quantité de marchandises entrant, circulant et sortant du
système de production pendant une période donnée :
Flux avant transformation en amont (intrants ou inputs)
doivent avoir un débit égal à l’opération de fabrication, sinon,
rupture (si inférieur) ou engorgement (si supérieur). Si
combinaisons de flux entrants : plus complexe.
Flux après transformation (extrants ou outputs) doivent avoir
un débit égal à la demande, sinon rupture commerciale (si
inférieur) ou stock (si supérieur).
M.MOUTMIHI 99
1.3. La capacité
• Aptitude d’une ressource ou d’une combinaison de ressources à
traiter un flux. Elle se mesure par :
La durée de disponibilité de ressources pour une période
donnée
Le choix d’une unité d’œuvre
• Les capacités peuvent :
Se multiplier
Se limiter les unes par rapport aux autres
Etre incohérentes selon leur nature
Etre différentes théoriquement et effectivement
• Les capacités sont difficiles à mesurer dans les organisations
complexes.
M.MOUTMIHI 100
1.4. La charge
Elle mesure une quantité de flux requise pour satisfaire une
demande.
La charge qui représente la demande est l’équivalent de la capacité
qui représente l’offre.
Elle se mesure de la même façon.
M.MOUTMIHI 101
Comment équilibrer charge et
capacité ?
M.MOUTMIHI 102
1. Quelques concepts de base
2. Processus productif et organisation de
production
3. L’organisation des cellules logistiques
M.MOUTMIHI 103
2.1. Les deux grands types de production
• Le processus de production et les flux induits sont déterminés
par :
La nature des produits mis sur le marché
Le mode d’appropriation par le client
• Cela va induire 2 grands types de production :
La production à la commande, déclenchée par la commande
ferme du client
La production sur stock déclenchée par une anticipation de
la demande solvable : le stock se justifie par la longueur du cycle
de production/distribution par rapport à un délai commercial (ex :
saisonnalité)
M.MOUTMIHI 104
2.2. Les quatre modèles d’organisation de production
• La production, c’est la transformation de matières ou
l’assemblage de composants.
• De la nature des composants et des procédures combinatoires
va dépendre l’organisation de production.
• On distingue 4 modèles :
La série unitaire ou le projet
Le travail en ateliers spécialisés
Le travail en ligne ou à la chaîne
Le process (flux continus)
M.MOUTMIHI 105
TYPOLOGIE DES PRODUITS OU ORGANISATIONS EN FONCTION
DU TYPE DE PRODUCTION ET DU TYPE DE PROCESSUS
SUR STOCK A LA COMMANDE
M.MOUTMIHI 107
La production est une succession d’opérations élémentaires, faisant
appel à des cellules différenciées.
3.1 La conception
Définir le produit
(bureau d’études) : la
nomenclature
Définir
l’industrialisation
(bureau des méthodes)
M.MOUTMIHI 108
3.2. Organisation et affectation des ressources
Regroupées par technologies
Regroupées par produits
M.MOUTMIHI 109
3.3. Circulation et organisation des flux
Il est nécessaire de mettre en œuvre des flux réguliers et coordonnés ;
les cadences de chaque sous-système doivent être égales
M.MOUTMIHI 110
3.4. Cycle de production et volume d’en-cours
Cycle de production : temps qui sépare l’entrée des matières 1ères
et la sortie des produits finis.
Il est important de réduire le cycle de production car :
Les en-cours occupent de la place et génèrent des frais
financiers
La longueur du cycle de production crée des rigidités et fige les
décisions
La longueur du cycle de production est un désavantage
commercial pour l’entreprise qui ne peut réagir aux évolutions
rapides de la demande
Les temps de cycle sont essentiellement occupés par des
attentes ; il faut donc réduire les attentes pour réduire le cycle de
production.
M.MOUTMIHI 111
3.5. Cycle de production et délais de livraison
Il est nécessaire de répondre à la question : produire à la commande ou
sur stock.
Chaque type a ses avantages et ses inconvénients ; une solution : mixer
les deux types de production.
Il faut faire jouer dans le cycle de production le moment où la commande
déclenche la fabrication (voir schéma) : c’est l’Order Penetration point
(point OP). Il permet la différenciation retardée
M.MOUTMIHI 112
3.6. Les changements de fabrication
• Une même machine peut réaliser plusieurs opérations et fabriquer
plusieurs produits (machine-outil)
• Elle doit s’adapter à chaque produit en changeant d’outil (ex
perceuse/mèches)
• Le temps de changement d’outil est intégré dans le temps moyen
nécessaire à la fabrication du produit (donc au coût de production)
• Plus le temps de changement d’outil est long, plus on a intérêt à
allonger les séries pour amortir le temps de changement d’outil et
pour réduire le coût moyen de production (économies d’échelle)
Exemple
• pour 1 unité de produit, temps de fabrication =1 mn
• temps de changement d’outil = 10 mn
Quel est le temps moyen pour une série de 10 et pour une série de 100
• 1 série de 10 = 10*1 mn + 10 mn = 20 mn, soit 2 mn/u
• 1 série de 100 = 100*1mn + 10 mn = 110 mn, soit 1.1 mn/u
M.MOUTMIHI 114
Programmation de PF Principe du MRP
S-2
Programmation de P1
S-4
PF 2s
Programmation de M1
S-8
P1 2s P2 3s P3 2s
4s 2s 3s 2s 2s
M1 M2 M3 M4 M5
M.MOUTMIHI 115
3.8. Le Kanban
• Développé par Taïchi Ohno (Toyota) en 1961
• Kanban : étiquette représentant un ordre ouvert qui accompagne la matière
produite et à approvisionner
• Quand le lot est consommé, le kanban remonte pour signaler au poste amont
qu’un nouveau lot est nécessaire
• Le rythme de fabrication est déterminé par la vitesse de circulation des
kanbans, qui dépend lui-même du rythme de consommation
• Pas de consommation en aval, pas de fabrication
• Le nombre de kanbans en circulation traduit le niveau d’en-cours désiré, en
regardant le nombre de kanbans en amont, on connaît sa charge
• Le kanban s’assimile à un système à point de commande : quantité fixe,
périodicité variable
M.MOUTMIHI 116
Introduction à la logistique
de distribution
La commercialisation
M.MOUTMIHI 120
• Elle concerne toutes les phases prenant en charge la mise à
disposition des biens aux consommateurs finals :
- Détaillants des biens de consommation
- Grossistes des biens de consommation.
- Grande distribution à dominante alimentaire (GSA) ou
spécialisée (GSS)
M.MOUTMIHI 121
INDUSTRIE
BIENS INDUSTRIE
EQUIP BIENS
CONSO
INDUSTRIE
BIENS
INTERMED CG BE
CG BC
CG BI
GDE
DISTRIB
GENERA
GDE LISTE
DISTRIB DISTRIB
SPECIA TRADIT
LISEE
CONSOMMATEURS FINALS
M.MOUTMIHI 122
1. Les territoires de la logistique de
distribution
2. Evolutions stratégiques de la logistique
de distribution
3. Les réseaux de distribution
M.MOUTMIHI 123
2.1. La concentration industrielle
M.MOUTMIHI 124
Illustration de la concentration capitalistique (oligopole)
Part de marché des 2/3 principaux producteurs en 2005
- Marché du yaourt : 59 %
- Marché du café soluble : 2 producteurs 80%
- Marché du café moulu : 3 producteurs 80%
- Marché des soft drinks : 3 producteurs 90%
- Marché des couches culottes : 3 producteurs 80%
- Marché des eaux minérales : 3 producteurs 90%
- Marché du baby food : 2 producteurs 90%
- Marché des céréales : 2 producteurs 70%
- Marché du Pet Food : 2 producteurs 75%
- Marché des sauces culinaires : 2 producteurs 85%
- Marché des soupes préparées : 2 producteurs 90%
- Marché des biscuits sucrés : 2 producteurs 60%
- Marché des barres chocolatées : 3 producteurs 85%
Source Business and Strategy, 2005
M.MOUTMIHI 125
2.2. La concentration de la distribution
• Plus tardive dans la distribution que dans l’industrie
• La concentration a deux dimensions:
– Capitalistique : très grands distributeurs (Walmart, Carrefour,…)
– Technique : super et hypermarchés, surtout en France (1963, Ste
Geneviève des Bois, 1er hyper Carrefour )
• Conséquences de la concentration capitalistique
– 7 groupes 80 % de la distribution alimentaire et 1/3 du commerce de
détail.
Leclerc 16.7 %
Carrefour 13.9 %
Intermarché 11.7 %
Auchan 9.7 %
Système U 8.5 %
– Concentration identique dans les GSS (ameublement, électro-
ménager, bricolage, produits culturels…)
– Enorme puissance d’achat (centrales d’achat) : centralisation du
référencement des fournisseurs, remises sur quantités achetées…).
– Pouvoir de négociation très fort sur les industriels car la concentration
des distributeurs est plus forte que celle des industriels : Nestlé : 6 %
de son CA avec Carrefour, Carrefour : 1 % de son CA avec Nestlé.
M.MOUTMIHI 126
– Les volumes achetés permettent aux distributeurs de s’affranchir
de la logistique de leurs fournisseurs
– Ils développent les marques de distributeurs (MDD) pour accroître
leurs parts de marché et faire pression sur les prix (volumes
achetés).
– Ils se dotent de leurs propres moyens logistiques (entrepôts,
dépôts, plates-formes).
M.MOUTMIHI 127
Intensité de concentration de la distribution
des PGC en Europe
PORTUGAL 4 10 000
FRANCE 1 300
(source Y Pimor)
M.MOUTMIHI 128
TYPE DISTRIBUTEURS CARACTERIST CARACTERIST
PHYSIQUES COMMERCIALES
M.MOUTMIHI 130
3.1. Composition des réseaux de distribution
• Gestion d’entrepôts :
– Méthodes de gestion des stocks,
– Techniques de manutention
M.MOUTMIHI 131
3.2. Quatre types de structures de réseaux
• Questions posées :
– Combien d’entrepôts ou plates-formes ?
– Quelle taille ?
– Quelle localisation ?
M.MOUTMIHI 132
USINES USINES
USINES USINES
2 4
3 ENTREPÔT
1 ENTREPÔT CENTRAL
CENTRAL
ER ER ER
ER ER ER
M.MOUTMIHI 133
3.3. La circulation physique
M.MOUTMIHI 134
• Le transport terminal :
- Livraison des sites de distribution
- Transport coûteux, de détail
- Maximiser le remplissage des camions et minimiser les km parcourus
M.MOUTMIHI 135
USINE USINE USINE
Transport d’approche
ENTREPOT
NATIONAL
ER ER
ER ER ER ER
Transport terminal
m
MAGASINS
M.MOUTMIHI 136
3.4. La valorisation de la rupture de charge
M.MOUTMIHI 137
Le passage en plate-forme permet :
- D’améliorer la productivité du transport (groupage/dégroupage)
- De réaliser des opérations créatrices de valeur :
o distribution physique,
o préparation de commandes,
o reconditionnement,
o étiquetage,
o marquage,
o qualification au dernier moment du produit,
o personnalisation.
- Finition de production, montage, mise au point (post manufacturing).
- Opérations commerciales : merchandising, SAV, stockage pièces
détachées.
- Opérations de gestion : gestion des stocks, traitement des
commandes, pré-facturation …
M.MOUTMIHI 138
Externalisation logistique
M.MOUTMIHI 139
1. Les fonctions externalisables
2. Les pratiques et tendances d’externalisation
observables aujourd’hui
3. Pourquoi et comment externaliser toute ou
partie de ses fonctions logistiques
M.MOUTMIHI 140
Définitions Externalisation :
« Démarche consistant à sous traiter une partie des activités qui
étaient auparavant prises en charge par l'entreprise elle-même
»(ASLOG)
Sous-traitance et externalisation
Ces deux notions, bien que différentes, sont fréquemment
confondues.
M.MOUTMIHI 141
• Enfin, on parle plus généralement de sous-traitance
lorsque la démarche est axée produits et plutôt
d'externalisation lorsque la démarche est axée sur la
fonction.
M.MOUTMIHI 142
Sous-traitance technique/ industrielle
Le sous-traitant retenu effectue les travaux et livre les
produits à partir d’un cahier des charges selon un plan, et des
spécifications transmis par le donneur d’ordre
La sous-traitance est un contrat par lequel une entreprise dite
« mutuelle » demande à une autre entreprise dite « assujettie
» de réaliser une partie de sa production ou des composants
nécessaires à sa production. Les entreprises sous-traitantes
sont des entreprises auxquelles sont agréées certaines parties
de travail.
M.MOUTMIHI 144
Que faut il entendre par externalisation ?
Également connue sous les vocables anglais
d’outsourcing ou de facility management,
l’externalisation consiste, pour une entreprise, à confier
à un tiers, pendant une durée assez longue, la gestion et
l’opération d’une ou plusieurs activités nécessaires à son
fonctionnement.
Ces activités sont décrites en termes de résultats
attendus, et la caractéristique essentielle d’une opération
d’externalisation est que le tiers est le seul responsable
des moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les
objectifs fixés.
M.MOUTMIHI 145
Que faut il entendre par externalisation ?
M.MOUTMIHI 146
Externalisation = reconnaissance d’un échec ?
Oui , quand il s’agit d’une fonction stratégique de l’entreprise
Par exemple l’échec des directions générales à contrôler
efficacement la gestion de leur système d’information.
En sous-traiter l’intégralité revient à amputer gravement
l’organisation.
Celui-ci est crucial pour l’entreprise, que ce soit pour capter
des économies d’échelle, servir une niche avec efficacité,
personnaliser un service, permettre une intégration
pratiquement totale avec les clients, les fournisseurs et les
autres partenaires, déléguer tout en se donnant les moyens
de contrôle nécessaires, etc.
En confier la gestion à un sous-traitant constitue donc, pour
l’organisation, une reconnaissance d’échec importante. Il faut
en effet être conscient que ce dernier n’a pas d’intérêt
particulier dans le succès de l’entreprise, ni de compréhension
profonde des processus internes, des relations clients, des
canaux de distribution, de la culture de l’organisation, etc.
M.MOUTMIHI 147
Décisions logistiques au
sein de l’entreprise
M.MOUTMIHI 148
Toutes les décisions logistiques ne relève pas du même
niveau de décision
M.MOUTMIHI 149
Trois types de décisions:
- Stratégiques
- Tactiques
- Opérationnelles
• Décisions stratégiques :
M.MOUTMIHI 150
• Décisions tactiques :
Durée: de 6 mois à 3 ans
Exemple:
Choix d’un prestataire ;
Définition du degré d’automatisation des échanges
d’information…
• Décisions opérationnelles :
Durée: < 6 mois
Exemple:
Mettre au point le service marketing ;
Organiser les tournées du jour…
M.MOUTMIHI 151
Capacité Technologie
Localisation des
des des
Sites Sites
Sites
Décisions
STRATEGIQUES
Mode de Niveau de
transport faire- faire
Définir les
Choix du standards
Modalités
fournisseur de service à
d’approvisio-
la clientèle
nnement
M.MOUTMIHI 152
Quel produits, dans quel
site de production, pour
quel donneur d’ordre?
Mono/Multi
vendeur
Décisions
TACTIQUES Quel produit
Dans quel site
Choisir des outils pour de stockage?
la manutention au
moment de la livraison
et du stockage
M.MOUTMIHI 153
Temps de Niveau de
Quantité de
commande commande stocks
sécurité
Décisions
OPERATIONNELLES
Quantité à
Programme de produire
transport
Ordonnancement
Taille du lot Sélection de production
de d’itinéraire au niveau
transport d’un site
M.MOUTMIHI 154
Possibilité:
Choisir le nombre et
Question: l’emplacement des
Redéfinir un réseau entrepôts, définir la zone de
de distribution pour chalandage en fonction des
répondre à la qualité flux d’approvisionnement en
de service exigée par provenance des fournisseurs
le client tout en Réajuster la gamme de
réduisant les coûts production de chaque usine
de transport et de pour augmenter la
stocks productivité en conservant
la qualité de service
CHOIX STRATEGIQUE
M.MOUTMIHI 155
Choix d’un prestataire de service
Organisation de la préparation des commandes
Automatisation d’un système d’information
Décisions tactiques
M.MOUTMIHI 156
Mettre au point l’approvisionnement des articles soumis à la
prochaine promotion
Organiser les tournées du jour
Choisir de livrer directement de l’usine la commande exceptionnelle
Décisions opérationnelles
M.MOUTMIHI 157
Pourquoi cette classification (stratégique, tactique et
opérationnelle)?
le champ couvert et le rythme de réalisation sont
différents:
La méthodologie
Les informations à recueillir
Les analyse à mener
Les équipes à mettre en œuvre
Les systèmes d’information à mettre en place…
M.MOUTMIHI 158
La classification de la décision repose sur:
M.MOUTMIHI 159
Les contours de la décision
Type de horizon niveau La fréquence
décision
Stratégique Supérieur à 3 ans Une partie ou la totalité de la chaine Tous les 4 à 5 ans
logistique(stockage, distribution,
approvisionnement, production)
M.MOUTMIHI 160
Les paramètres pour prendre la décision:
le champ de la décision
Les ressources mobilisées
Les types d’information à utiliser
Les contraintes à prendre en compte
Les critères sur lesquels repose l ’évaluation de la
décision
Les outils d’aide à la décision à mobiliser
Les hypothèses sur l’environnement
La formalisation, le suivi et le contrôle des décisions
Les questions stratégiques
Les réponses à des questions stratégiques remettent en
cause la quasi-totalité de l’organisation antérieure de
l’entreprise.
M.MOUTMIHI 161
Exemple de choix stratégiques:
Décision:
Une firme multinationale veut opter pour un regroupement
de la distribution en Europe sur un seul entrepôt.
Situation initiale:
Chaque pays Européen dispose de son propre stocks.
Questions:
Quels sont les éléments qui vont être remis en
cause
Quels sont les éléments à mettre en place?
Quel type d’information?
Quelles sont les contraintes?
Les critères de choix?
Les hypothèses de travail?
M.MOUTMIHI 162
SOLUTION:
Les éléments qui vont être remis en cause:
M.MOUTMIHI 164
Les éléments à mettre en place
Constituer une équipe interne
Faire appel à un cabinet qui apportera une vision
extérieure
Établir des comparaisons( benchmarking )
Chaque fonction doit désigner un correspondant (un
représentant)qui interviendra périodiquement pour
collaborer avec l’équipe chargée du projet
Un comité de pilotage pour valider la conformité des
choix aux objectifs stratégiques
Un budget: établir une pré-étude pour estimer si les
enjeux sont à la hauteur des investissements.
M.MOUTMIHI 165
Quel type d’information?
Des informations synthétiques (macroéconomiques ):
-flux par grandes familles logistiques
-canaux de distribution
-ratios de productivité moyens
-prix moyen du marché
Les contraintes à prendre en compte:
Mettre à plat toute l’activité (reengineering)
Ne pas être conditionner par l’existant
Rechercher la situation idéale quelque soit la probabilité de
réussite
M.MOUTMIHI 166
Les critères de choix:
Niveaux des investissements
Coûts futurs d’exploitation
Qualité de service
Gestion du personnel
Image commerciale
Évolution de la culture d’entreprise
Adaptabilité
Sécurité
Fiabilité de fonctionnement
M.MOUTMIHI 167
Hypothèses sur l’environnement:
Évolution à moyen et long terme de la structure de la
distribution de demande (tendances des choix des
consommateurs)
Visions du comité de pilotage et des responsables des
différentes fonctions sont soumise à des critiques des
agents opérationnels
M.MOUTMIHI 168
Les questions tactiques
M.MOUTMIHI 169
Remarques:
Il ne faut pas remettre en cause le réseau de distribution
existant
Le type de ressort reste inchangé
C’est la direction logistique qui est responsable du choix
tactique
Elle doit assurer la cohérence et la faisabilité de son
choix avec l’action des autres directions (système
d’information, ressources humaines, commerciales,
marketing)
M.MOUTMIHI 170
Qu’est ce qu’on attend d’un choix
tactique?
Une définition claire de la cible
Un plan de redéploiement des ressources humaines et
matérielles
De nouvelles procédures consignées dans un cahier de
charges précis (exemple: une relation de partenariat
avec un prestataire; la définition d’une procédure
d’élaboration de prévision des ventes….)
La construction et la diffusion du tableau de contrôle
pour l’évaluation et le suivi des actions entreprises
M.MOUTMIHI 171
Besoin pour faire le choix
Informations précises et cohérente sur les flux
physiques et d’informations par familles de produits,
canaux de distribution, régions géographiques,
De s’assurer de la pérennité de ces informations à
moyen terme et des éventuelles tendances,
De la mesure des coûts et de la qualité de service de la
situation actuelle
M.MOUTMIHI 172
Les étapes
1. Caler l’existant
- faire la photographie la plus exhaustive et fidèle
possible
- vérifier la véracité des coûts et de la qualité de service
par le moyen d’une étude de la cohérence des
informations exploitées
M.MOUTMIHI 173
2. Définir les faisceaux d’actions possibles, les relations
avec les parties prenantes liées à ces actions, les
impacts sur les autres activités( allégement d’une
charge sur un site, surcharge sur l’autre)
3. s’assurer que le langage utilisé pour la description du
choix est compréhensible des interlocuteurs concernés
Exemple:
- les tonnes n’intéressent pas les commerciaux
- les palettes de produits finis n’intéressent pas les
responsables des approvisionnement de matières
premières…
M.MOUTMIHI 174
4.S’informer et informer avant la mise en place pour vérifier
la cohérence , la conformité de l’action prévue
(possibilité technique, légale…) et acceptabilité des
acteurs concernés
M.MOUTMIHI 175
Décisions opérationnelles
Le fonctionnement de la distribution rencontre de nouvelle
situations auxquelles il faut faire face:
Sur le plan structurel: la situation se modifie chaque jour
(livraisons- commandes- tournées de livraison-
affectation des ressources…)
Modification accidentelle: demande exceptionnelle, arrêt
improvisé de la production, non disponibilité des
ressources d’approvisionnement ou de distribution,
réponse à une demande urgente
M.MOUTMIHI 176
Les contraintes des choix opérationnelles
La seule information disponible par anticipation est la prise de
conscience de l’émergence de telles situations.
M.MOUTMIHI 177
On a besoin de quoi ?
Anticiper le champ des éventualités possibles
Avoir une vision objective de fréquence des
événements
Disposer d’un système d’information réactif et précis
Élaborer un ensemble de procédures à jour couvrant le
plus grand nombre de situations possibles
Se doter d’outils informatiques pour toutes les
opérations automatisables et laisser au gestionnaires le
rôle de contrôle et de validation
M.MOUTMIHI 178
Les étapes de mise en place
Contrôler l’évolution du contexte de l’activité:
- accroissement ou perte de la clientèle (modification
des référencements dans la grande distribution à titre
d’exemple )
- évolution des fournisseurs
- évolution des capacités de production
- évolution de la gamme de produits et des
caractéristiques logistiques.
Utiliser un système de prévision et mesurer
régulièrement son efficacité.
Positionner un système de capteurs en aval dans la
chaine de distribution (EDI) et en amont dans la chaine
d’approvisionnement (communication avec les
fournisseurs)
M.MOUTMIHI 179
Vérifier la cohérence des différentes prévisions
réalisées par les différents services
Mettre en action un système d’alarme en cas de non
réponse à la demande exprimée (rupture de stock,
stock obsolète, délai trop long, livraisons partielles,
segmentées ou différées…)
Contrôler la qualité du système de tenue des stocks et
du système de transmission de la demande
M.MOUTMIHI 180
Impact des décision logistiques sur les autres
services de l’entreprise
M.MOUTMIHI 181
Les interfaces de responsabilités
1- Mesure de la qualité de service
Définition du plan de palettisation et de changement
Organisation des livraisons aux clients ( fréquences,
délais)
Suivi des livraisons
2- Prévisions des ventes sur un horizon glissant
Tableau de bord de la qualité de livraison (délai,
rupture)
Établissement des capteurs d’information aval
3- Définition de la gamme, mesure de l’impact sur la
logistique et le stockage
Gestion des opérations promotionnelles
Définition du conditionnement
M.MOUTMIHI 182
4- Définition des normes de conditionnement de transport
et de stockage
5- Négociation avec les transporteurs, choix des
prestataires
Définition des plannings de changement et
d’approvisionnements
Évaluation des ressources
6- Définition des plannings d’enlèvement de produits finis
et plans d’approvisionnement des emballages et des
matières premières
7- Choix de l’affectation des produits finis sur les entrepôts
de distribution
Définition des normes et contraintes de stockage
M.MOUTMIHI 183
8- Tenue et gestion des stocks extérieurs
Choix des prestataires
Mise au point du partenariat (échange d’informations,
cahier des charges et tableaux de bord)
9- Définition des besoins informatiques
Mise au point des échanges de données (Edi, Internet,
Intranet, Web EDI, XML…), mise en place d’un système
cohérent d’information…
M.MOUTMIHI 184
ETUDE DE CAS
M.MOUTMIHI 185
Décisions stratégiques pour la conception d'une chaine
logistique globale :
M.MOUTMIHI 186
« Faire » ou « faire-faire »
Une entreprise dispose de multiples possibilités pour se
procurer les matières, produits semi-finis et services
(transport, stockage,…) nécessaires à son activité. De
manière très générale, elle peut:
M.MOUTMIHI 187
Nombre des fournisseurs
On peut acheter les composants :
• à un fournisseur (mono fournisseur ou mono source) ou
• les acheter auprès de plusieurs fournisseurs (multi
fournisseur).
• Le nombre des fournisseurs peut être grand (pour jouer sur la
concurrence)
• ou bien il peut être réduit (pour augmenter le niveau de
coopération)
M.MOUTMIHI 188
Choix de fournisseurs:
Pour les produits ou les pièces externalisées, il
faudra sélectionner un ou plusieurs
fournisseurs.
M.MOUTMIHI 189
Nombre de sites
Une autre problématique est de déterminer le nombre de sites de
production, de stockage, etc.
M.MOUTMIHI 190
• Localisation:
M.MOUTMIHI 191
Capacités des sites:
M.MOUTMIHI 192
• Technologies des sites:
M.MOUTMIHI 193
• Décisions tactiques pour la conception d'une
chaine logistique globale :
Ces décisions reposent plutôt sur les modalités de
circulation des marchandises dans la structure
conçue au niveau stratégique. Ce sont :
- Allocation des fournisseurs aux sites de
production
- Allocation des produits aux sites de production
- Allocation des sites de stockage aux clients
- Niveaux de stock
...etc
M.MOUTMIHI 194
Allocation des fournisseurs aux sites de production:
M.MOUTMIHI 195
Allocation des produits aux sites de production:
M.MOUTMIHI 196
Allocation des produits aux sites de stockage:
M.MOUTMIHI 197
Allocation des produits aux sites de stockage:
M.MOUTMIHI 198
• Niveaux de stock:
M.MOUTMIHI 199
• Décisions opérationnelles pour la conception d'une chaine
logistique globale :
M.MOUTMIHI 200
Programme de livraison
Ce programme donne les livraisons qui doivent
être effectuées pour un site donné. Ce
programme donne les produits, la destination, la
quantité à livrer. Ce programme est une des
entrées nécessaires pour établir un programme
de transport.
Allocation des moyens de transport aux sites
Le nombre des moyens de transport est limité. Il
est nécessaire que ces moyens soient alloués aux
différents sites en se basant sur le programme de
livraison de chaque site.
M.MOUTMIHI 201
• Programme de transport
Ce programme qui s’établit pour chaque site donne
l’allocation des chargements aux moyens de transport et les
charges journalières de chaque conducteur. Dans ce
programme le contenu de chaque véhicule, sa destination,
l’heure de départ et l’heure d'arrivée, etc. sont bien
déterminés.
•
M.MOUTMIHI 202
• Sélection d’itinéraire
M.MOUTMIHI 203