[Link]‐afrique.
com Togo
Togo
Code de la presse et de la communication
Loi n°2020‐001 du 07 janvier 2020
[NB ‐ Loi n°2020‐001 du 07 janvier 2020 relative au Code de la presse et de la
communication en République Togolaise (JO 2020‐01 bis)]
Titre 1 ‐ Des dispositions générales
Chapitre 1 ‐ De l’objet et du champ d’application
Art.1.‐ Le présent Code régit la libre expression dans le cadre des activités de
l’information et de la communication ainsi que l’exercice desdites activités et fixe les
règles d’établissement des sociétés de presse et de communication en République
togolaise.
Il organise les libertés d’information et de communication telles que garanties par la
Constitution, la loi organique relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la
Communication (HAAC) et les instruments internationaux et régionaux relatifs à la
liberté de presse et de communication auxquels le Togo est partie.
Art.2.‐ Les dispositions du présent Code s’appliquent aux professionnels des médias et
aux sociétés de presse exerçant les activités de presse écrite, de presse audiovisuelle et
de presse en ligne en République togolaise.
Art.3.‐ Le présent Code exclut de son champ d’application, les activités de production
cinématographique.
Les réseaux sociaux sont également exclus du champ d’application du présent Code,
lesquels sont soumis aux dispositions du droit commun.
Art.4.‐ Toute personne physique ou morale qui n’a ni représentation, ni siège en
République togolaise, est soumise aux dispositions du présent Code si :
les décisions d’exploitation prises à l’étranger sont mises à exécution en République
togolaise ;
elle utilise un imprimeur, un éditeur, un diffuseur ou un distributeur établi en
République togolaise ;
Code de la presse et de la communication 1
[Link]‐[Link] Togo
elle fait recours à des professionnels des médias établis en République togolaise.
Chapitre 2 ‐ Des définitions
Art.5.‐ Au sens de la présente loi portant Code de la presse et de la communication, on
entend par :
abus : fait d’outrepasser certains droits, de sortir d’une norme, d’une règle et, en
particulier, injustice, acte répréhensible établis par l’habitude ou la coutume, excès.
L’abus se réfère à l’usage excessif d’un droit ayant pour conséquence l’atteinte aux droits
d’autrui ;
accès conditionnel : dispositif technique permettant, quel que soit le mode de
transmission utilisée de restreindre l’accès à tout ou partie d’un ou plusieurs services de
presse audiovisuelle au seul public autorisé à les recevoir ;
acteurs de la chaîne de valeur audiovisuelle : éditeurs de service, opérateur de diffusion
et distributeurs de service ;
affiches publiques : feuilles, imprimés ou inscriptions apposés, fixés ou peints sur les
murs ou autres supports par l’autorité publique et qui ont pour objet de rendre
publiques certaines informations, indications ou annonces ;
Les affiches sont particulières ou privées lorsqu’elles sont apposées, fixées ou peintes
sur les panneaux d’affichages, les murs ou autres supports à l’initiative d’un particulier ;
agence de presse : toute agence de production d’information qui fournit aux sociétés de
presse écrite, audiovisuelle et en ligne, des informations brutes, des articles de presse
écrite, des reportages ou magazines audiovisuels, des photographies ou tous autres
éléments de production rédactionnelle ;
agence de production audiovisuelle : toute structure de management ou de production
d’information à caractère utilitaire, publicitaire, commercial ou de divertissement au
service aussi bien des sociétés de presse, des particuliers, que des institutions ;
bouquet : ensemble d’éditeurs de services et/ou contenus diffusés et commercialisés par
un distributeur de service par câble, satellite, ADSL, Triple play, opérateur de
télécommunication ;
cahier de charges : document administratif comportant l’énumération des clauses et
conditions techniques, administratives et financières auxquelles est subordonnée
l’exécution de la licence d’exploitation ;
comité directeur : groupe généralement restreint de personnes, formant un ensemble
constitué, investi d’un pouvoir de surveillance et de décision. Il est chargé d’assurer le
pilotage des différentes activités concourant à l’objet social de l’organisation, de suivre
les décisions du conseil d’administration et un lieu d’échanges et de réflexion sur la
stratégie et les questions d’intérêt général ;
co‐directeur : Celui, celle qui partage avec une ou plusieurs autres personnes la direction
d’une entreprise ;
Code de la presse et de la communication 2
[Link]‐[Link] Togo
communication électronique : toute émission, toute transmission et toute réception sous
forme de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou d’informations de toute nature
par fil, fibre optique, radioélectricité ou tout autre système électromagnétique ;
convention de concession : accord conclu entre l’organe de régulation de l’audiovisuel et
le titulaire d’une licence en vue de fixer l’objet et la durée de la licence, les conditions et
les procédures de son renouvellement, de la modification de ses termes et de sa fin ;
déontologie : ensemble des règles ou des devoirs régissant la conduite à tenir pour les
membres d’une profession ou pour les individus chargés d’une fonction donnée ;
dépôt légal : obligation imposée par la loi de déposer, ou de faire parvenir par tous
moyens, dans une ou plusieurs institutions spécifiques, des exemplaires de tout
enregistrement de son et d’images ou de toute publication, reproduits sur tous supports
et par tous procédés, pour leur distribution publique, leur location ou leur vente ;
diffamation : fausse accusation qui porte atteinte à l’honneur et à la considération d’une
personne. La diffamation peut être raciste, sexiste, homophobe ;
dignité : respect, considération ou égards que mérite quelqu’un ; la dignité de la
personne humaine est le principe selon lequel une personne ne doit jamais être traitée
comme un objet ou comme un moyen, mais comme une entité intrinsèque ;
directeur : s’entend par le gérant, soit le directeur général, soit l’administrateur général,
soit le président directeur général, soit le président selon la forme juridique de la
société ;
directeur de publication : personne chargée au sein d’une entreprise de presse de rendre
public le journal, l’ouvrage, ainsi que tout écrit, afin de le communiquer au public. C’est
surtout le responsable du contenu, car il représente l’actionnaire. Le directeur de
publication est en ce sens un personnage clef et central de l’organisme. Le directeur de la
publication est obligatoirement le représentant légal de la personne morale éditrice
d’une publication, il porte la responsabilité pénale de ses publications ;
distributeur de la presse : toute personne physique ou morale dont l’activité principale
repose sur la distribution des publications périodiques ;
distributeur de services : toute personne qui établit avec des éditeurs de services des
relations contractuelles en vue de constituer une offre de services de presse
audiovisuelle mise à disposition auprès du public par un réseau de communication. Est
également considérée comme distributeur de services, toute personne qui mène des
activités de même nature en établissant des relations contractuelles avec d’autres
distributeurs ;
droit au respect de la vie privée : droit pour une personne d’être libre de mener sa
propre existence comme elle l’entend avec le minimum d’ingérences extérieures et de
publicité ;
éditeur de services : toute société de presse audiovisuelle qui édite des services de
télévision ou de radiodiffusion sonore ; les services sont composés des éléments de
programmes que l’éditeur a produits, coproduits ou acquis à titre gratuit ou onéreux
ainsi que des services interactifs additionnels et des services enrichis et qu’il met à la
disposition du public ou d’une catégorie de public ;
Code de la presse et de la communication 3
[Link]‐[Link] Togo
émission : diffusion de sons et/ou d’images et de données, sous forme de programmes
aux fins de réception par le public, quel que soit le moyen technologique utilisé ;
éthique : ensemble des règles et conceptions morales qui dictent ses actes à une
personne physique ou à un groupe de personnes exerçant une même profession ;
exploitant de système d’accès sous condition : toute personne, physique ou morale,
exploitant ou fournissant un système d’accès sous condition ;
fournisseur d’accès internet : personne physique ou morale qui dispose de serveurs
connectés à internet et qui permet à ses utilisateurs d’accéder aux services internet ;
fréquence radioélectrique audiovisuelle : fréquences radioélectriques affectée à la
presse audiovisuelle par l’autorité de régulation des télécommunications ;
fréquence radioélectrique ou hertzienne : rythme de répétition d’ondes
électromagnétiques ou de propagation des ondes radioélectriques dans l’espace sans
guide artificiel ;
HAAC : Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ;
hébergeur : toute personne physique ou morale qui fournit un service d’hébergement du
contenu numérique au profit des journaux électroniques et de leurs autres services
interactifs, tels le courrier électronique, l’archivage des bases de données et les logiciels,
en leur garantissant la protection numérique ;
imprimeur : toute personne physique ou morale dont l’activité principale consiste en
l’impression des publications périodiques ;
information : élément de connaissance, exprimé sous forme écrite, visuelle, sonore,
numérique et/ou multimédia ayant fait l’objet d’un traitement à caractère
journalistique, susceptible d’être représenté à l’aide de conventions pour être utilisé,
conservé, traité ou communiqué ;
intérêt public : encore appelé intérêt général, il se rapporte au « bien‐être commun », à
ce qui est important et utile pour le plus grand nombre de personnes, pour une
communauté ou un pays. Une information d’intérêt public est une information dont la
diffusion est susceptible de contribuer au progrès d’une communauté ou d’un pays ;
journaux d’information générale : publications périodiques qui constituent une source
d’information sur les événements d’actualité nationale et internationale et destinées au
grand public ;
licence : droit, attribué par voie règlementaire, d’établir et d’exploiter un service de
presse audiovisuelle, portant approbation d’un cahier de charges et d’une convention de
concession ;
manquement : action de se soustraire ou de se dérober à une obligation, à une loi ou à
une règle ;
mécénat : contribution financière ou matérielle d’une personne physique ou morale à
vocation commerciale ou non, à la production, à la diffusion, au transport ou à la
Code de la presse et de la communication 4
[Link]‐[Link] Togo
réception d’un programme de communication sociale, sans aucune association entre la
personne morale mécène et le programme de communication utilisé ;
mission de service public : délégation confiée par l’Etat aux éditeurs publics ou privés
pour exécuter une mission d’intérêt général, sous son contrôle, conformément aux
obligations fixées par le présent Code ;
mode analogique : mode de radiodiffusion où le signal varie de façon continue dans le
temps et où chaque canal ne peut transmettre qu’un seul programme ;
mode numérique : mode de radiodiffusion fondé sur la diffusion de signaux numériques
par un réseau d’émetteurs ou de réémetteurs hertziens terrestres ;
multiplexage : technique qui consiste à faire passer des images de plusieurs télévisions à
travers un seul support de transmission ;
multiplex : flux numérique transporté par une fréquence et utilisé pour véhiculer un
certain nombre de données (services de programmes, services associés, services
interactifs, données de signalisation) ;
œuvre africaine : toute œuvre dont l’établissement ou le siège de l’entreprise de
production est installé dans l’un des Etats du continent africain ou dont l’auteur africain
est installé hors du continent. Leur contenu est inspiré du vécu, des attentes et de la
culture africaine ;
œuvre audiovisuelle : toute œuvre de création de fiction, d’animation, de documentaires,
de vidéos‐musiques et de captation ou de recréation de spectacles vivants ainsi que des
émissions de divertissement ;
œuvre cinématographique : les films de fiction et documentaire de court, moyen et long
métrage exploités en salle de cinéma ou à travers d’autres médias et disposant à cette fin
d’un visa d’exploitation délivré par les autorités compétentes ; les émissions éducatives
et culturelles, les films de vulgarisation scientifique et technique ;
ondes radioélectriques ou ondes hertziennes : ondes électromagnétiques dont la
fréquence est par convention inférieure à 3000 GHz, se propageant dans l’espace sans
guide artificiel ;
opérateur de diffusion : toute personne morale, distincte des éditeurs de services,
détentrice d’une licence de diffusion, chargée de collecter et d’assembler les signaux de
la ressource radioélectrique qui lui est assignée pour en assurer la diffusion ;
ordre public : ensemble des règles obligatoires qui touchent à l’organisation de la nation,
à l’économie, à la morale, à la santé, à la sécurité, à la paix publique, aux droits et aux
libertés essentielles de chaque individu ;
organe de presse ou organe d’information : moyens de diffusion collective
d’informations destinées à un large public ;
organisme de radiodiffusion et de télévision : toute personne morale autorisée à fournir
un service de radiodiffusion sonore ou de télévision au public en général ou à une partie
du public ;
Code de la presse et de la communication 5
[Link]‐[Link] Togo
parrainage : contribution d’une personne physique, d’une personne morale publique ou
privée au financement de programmes ou de service de médias audiovisuels afin de
promouvoir son nom, sa marque, son image, ses activités ou ses réalisations ;
position dominante : est présumé exercer une telle influence tout opérateur qui détient
une part supérieure à 25 % du marché concerné à savoir le marché de la presse écrite,
de la presse audiovisuelle ou de la presse en ligne ou d’un segment de marché. Il peut
être tenu compte également du chiffre d’affaires de société de presse par rapport à la
taille du marché, de sa capacité effective à influer sur les conditions du marché, de son
contrôle des moyens d’accès à l’utilisateur final ;
presse audiovisuelle : toute diffusion sur le territoire national, par un procédé de
télécommunications, de signes, d’écrits, d’images ou de sons, d’informations ou de
messages de toute nature à l’intention du public ;
presse écrite : ensemble des supports imprimés à vocation d’informations destinés au
public et produit par des journalistes, techniciens et auxiliaires de presse tel que défini
dans le présent Code et paraissant à intervalles réguliers ;
presse en ligne : tout service de communication au public utilisant le mode écrit ou
audiovisuel avec internet comme support principal, édité à titre professionnel par une
personne morale qui a la maîtrise éditoriale de son contenu.
La presse en ligne en mode écrit ou audiovisuel doit avoir un contenu original, d’intérêt
général, renouvelé régulièrement, composé d’informations présentant un lien avec
l’actualité et ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique, qui ne constitue
pas un outil de promotion, de propagande ou un accessoire d’une activité industrielle,
politique ou commerciale ;
Ne peuvent être reconnus comme organes de presse en ligne les blogs, les réseaux
sociaux notamment, Facebook, WhatsApp, Twitter, Imo, Instagram et autres. Il en est de
même des services d’information et de communication au public en ligne dont l’objet
principal est la diffusion de messages publicitaires ou d’annonces, sous quelque forme
que ce soit.
producteur : toute personne physique ou morale qui prend l’initiative et la
responsabilité de la réalisation de l’œuvre audiovisuelle et des programmes de flux ;
programme : suite ordonnée d’émissions, identifiées par un générique, un contenu
original et une durée comportant des signes, signaux, écrits, images, sons ou messages
de toute nature ;
publicité : forme de message diffusé contre rémunération ou autre contrepartie en vue,
soit de promouvoir la fourniture de biens ou services y compris ceux qui sont présentés
sous leur appellation générique, dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle,
artisanale ou de profession libérale, soit pour assurer la promotion commerciale d’une
entreprise publique ou privée ou ensemble de procédés et moyens employés pour faire
connaître une entreprise, vanter un produit ou un service ou en stimuler la
consommation par la publication et la diffusion de messages ;
publications multimédia en ligne : toute publication grâce à un média qui, pour produire,
recevoir et diffuser l’information via les Technologies de l’Information et de la
Code de la presse et de la communication 6
[Link]‐[Link] Togo
Communication (TIC), associe sur un même support au moins deux modes de
communication tels que le texte, le son et l’image.
radiodiffusion sonore : médium qui diffuse, par voie électronique et numérique des
informations générales et spécialisées destinées à être reçues simultanément par une
partie ou l’ensemble du public ;
radio associative : radio créée pour un but non lucratif par une association ; elle peut
être mise au service des objectifs de l’association ou au contraire, remplir une mission
communautaire ; les radios locale et communautaire peuvent être créées par une
association ;
radio communautaire : radio créée pour un but essentiellement social, et dans ce sens
constitue un outil d’éducation, de distraction et de développement mis au service de la
communauté concernée. Les radios scolaire et universitaire sont par exemple des radios
communautaires ;
radio confessionnelle : radio d’obédience religieuse qui œuvre prioritairement pour la
connaissance et la promotion des valeurs d’une religion ;
radio institutionnelle : radio créée par une institution ou un organisme et qui vise à
mieux faire connaître ce dernier ; elle peut répondre aussi à des préoccupations d’ordre
public ;
radiodiffusion : toute radiocommunication dont les émissions sont destinées à être
reçues par le public ;
radiodiffusion sonore : toute communication au public par voie électronique destinée à
être reçue simultanément par l’ensemble du public ou par une catégorie de public et
dont le programme principal est composé d’une suite ordonnée d’émissions comportant
des sons et des données associées ;
réalisateur : la personne qui conduit sur le plan artistique et technique, les prises de
vues, de son, le montage et la postproduction d’un film ;
redevances : contrepartie financière annuelle versée par le titulaire de la licence au
trésor public pour garantir la jouissance des droits découlant de cette autorisation ;
réplique : rectification, par le biais de nouveaux commentaires, d’une idée ou opinion
contestée ;
service de radiodiffusion : moyen de communication sonore de masse destiné à être
reçu, par le public par l’intermédiaire d’un récepteur ;
service de radiodiffusion par satellite : moyen de communication électronique de masse
dans lequel des signaux émis ou retransmis par des stations spatiales sont destinés à
être reçus directement par le public en général ;
Dans le service de radiodiffusion par satellite, l’expression « reçu directement »
s’applique à la fois à la réception individuelle et à la réception communautaire ;
Code de la presse et de la communication 7
[Link]‐[Link] Togo
site internet ou web : moyen d’expression sur internet constitué d’un ensemble de pages
web hyper liées entre elles par des liens hypertextes et accessible à une adresse web. Il
est destiné entre autres à faire la promotion d’un produit ou d’une institution ;
société de presse : toute personne morale légalement constituée qui met à la disposition
du public en général ou de catégories de publics, un mode de diffusion de la pensée,
paraissant à intervalles réguliers tels que presse écrite, presse audiovisuelle et presse en
ligne ;
société de presse en ligne : tout service de communication au public en ligne éditée à
titre professionnel par une personne morale qui a la maîtrise éditoriale de son contenu ;
société de presse de service public : outil étatique d’information, d’éducation, de
développement et de promotion des valeurs morales et culturelles qui n’est ni
gouvernemental, ni privé, ni commercial, ni communautaire. Il est accessible à tous et
s’adresse à tous, indépendamment du sexe, de la religion, de l’âge, de l’appartenance
politique, du statut social ou économique des uns et des autres. Il offre une information
impartiale et des émissions d’intérêt général ayant un contenu national. L’Etat assure
son financement ;
station de radiodiffusion et de télévision : lieu d’installation d’un service de
radiodiffusion sonore ou de télévision ;
station terrienne : lieu situé généralement sur la surface de la terre qui communique
avec un satellite ;
télé‐achat : diffusion d’offres faite directement au public en vue de la fourniture,
moyennant paiement de biens meubles ou immeubles, de services ou de droits et
obligations s’y rapportant ;
télécommunication : transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits,
d’images, de sons ou de renseignements de toute nature, par fil, radioélectricité, optique
ou autres systèmes électromagnétiques ;
télévision : médium qui diffuse par voie électronique et numérique, des images, des
écrits, des sons et des données associées destinés à être reçus simultanément par
l’ensemble du public ou par une catégorie du public ;
télévision confessionnelle : télévision d’obédience religieuse qui œuvre prioritairement
pour la connaissance et la promotion des valeurs d’une religion ;
télévision privée commerciale : télévision à but lucratif dont les programmes font une
large part à l’information, aux émissions de services, aux émissions à vocation culturelle
et aux jeux ; une partie musicale présente une variété de genre ; les programmes sont
financés au moins à 60 % par la publicité ;
télévision privée non commerciale : télévision locale et communautaire à but non
lucratif. Elle peut éventuellement faire appel, pour une part non prépondérante de son
temps d’antenne, soit à :
des banques de programmes ;
Code de la presse et de la communication 8
[Link]‐[Link] Togo
un fournisseur de programmes identifiés, à condition que ce dernier ne poursuive
pas d’objectif commercial, qu’il ait un statut associatif et que cette fourniture soit sa
spécificité et particulièrement celle de ses programmes ;
vendeur‐colporteur de presse : personne qui, sur la voie publique ou par portage à
domicile, vend des publications quotidiennes et assimilées ;
vidéoclub : toute boutique de services permettant la location des films (ou plus
rarement des productions audiovisuelles telles que les séries télévisées) sur support
vidéo (essentiellement cassettes VHS puis DVD, et plus récemment HD, DVD et Blu Ray)
afin de les visionner à domicile, sur téléviseur, avant de les rapporter ;
vidéo projection : toute technologie multimédia conçue pour reproduire une source
vidéo dite vidéogramme ou informatique, sur un écran séparé ou sur une surface murale
blanche. Elle se fait dans un établissement exclusivement dédié à cette fin ;
vie privée : s’entend de l’intimité, de la vie familiale, de la vie au foyer, de la vie
sentimentale, de la maternité, de l’état de santé, des pratiques religieuses, de la
correspondance privée. Elle s’arrête là où commencent la vie publique et la vie
professionnelle ;
voie hertzienne : voie radioélectrique en libre propagation dans l’espace, sans support
physique ;
voie par câble : transport de l’information par tout moyen autre que sans fil ;
web radio ou net radio : station de radio diffusée sur internet grâce à la technologie de la
lecture en continu. Comme pour les stations de radio classiques, il existe des web radios
généralistes ou thématiques ;
web tv ou webtélé : station de télévision dont la diffusion et la réception de signaux
vidéo se font par internet. Une webtélé utilise la technologie de lecture en continu
(streaming) ou le téléchargement progressif pour diffuser ses contenus sur le web.
Chapitre 3 ‐ Des principes généraux
Section 1 ‐ De la liberté de presse
Art.6.‐ La liberté de presse est reconnue et garantie par l’Etat. Elle est régulée et
protégée par la loi.
Toute personne a la liberté d’exprimer et de diffuser par parole, écrit ou tous autres
moyens, ses opinions ou les informations qu’elle détient, dans le respect des limites
définies par la loi.
Art.7.‐ L’installation, l’exploitation et l’utilisation des infrastructures et des services de
communication, la diffusion et la réception des émissions audiovisuelles sont libres. La
création d’une société de presse pour l’exercice de ces libertés est également libre.
Code de la presse et de la communication 9
[Link]‐[Link] Togo
Art.8.‐ L’exercice de la liberté d’information et de presse audiovisuelle, écrite et en ligne
est libre et garanti, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas ci‐après
déterminés par la loi :
atteinte à la vie privée et au droit à l’image d’autrui ;
incitation à la haine raciale, ethnique ou religieuse ;
apologie de crimes de guerre, de la sédition ou du terrorisme ;
propos discriminatoires liés au sexe ou au handicap ;
incitation à l’usage de produits stupéfiants, au négationnisme ;
diffusion de propos diffamatoires ; de propos injurieux ou outrageants ;
violation de secret professionnel, du secret des affaires et du secret défense qui
interdisent la publication et la divulgation de certaines informations.
Art.9.‐ La liberté d’information et de communication telle que prévue par le présent
Code s’exerce dans le respect notamment :
de la déontologie en matière d’information et de communication ;
de la dignité de la personne humaine ;
de la libre entreprise ;
du pluralisme des courants de pensée et d’opinion ;
des impératifs de la défense nationale et de la sécurité ;
des besoins du service public ;
de la nécessité du développement d’une industrie de production audiovisuelle.
Art.10.‐ Toute personne a droit à l’information.
L’Etat garantit à toute personne vivant sur le territoire national le droit d’être informé,
d’informer et d’accéder aux sources et aux moyens d’information dans le respect des lois
relatives à la communication et à l’information.
Il s’oblige, à travers ses différents démembrements, structures et institutions, à favoriser
l’exercice du droit à l’information.
Art.11.‐ Dans l’exercice régulier de sa mission de communicateur, conformément aux
dispositions de la présente loi, aucun professionnel des médias, ne peut être empêché, ni
interdit d’accès aux sources d’information.
Art.12.‐ L’Etat prend toutes les mesures susceptibles d’assurer à toute société de presse,
publique ou privée, écrite, en ligne ou audiovisuelle, l’égalité à la libre concurrence afin
de faciliter la mission d’intérêt général de la presse et des autres moyens de
communication et d’information.
Art.13.‐ Les bandes de fréquences de radiodiffusions sonores et de télévisions couvrant
le territoire national ainsi que l’espace de diffusion sont la propriété exclusive de l’Etat
qui peut en attribuer, pour une durée déterminée, une partie pour exploitation aux
personnes morales exploitant des chaînes de radiodiffusion sonore et de télévision ainsi
qu’aux exploitants de services de presse audiovisuelle.
La HAAC est affectataire des fréquences de radiodiffusions sonores et de télévisions.
Avant d’accorder l’autorisation d’installation et d’exploitation, la HAAC s’assure de la
disponibilité des fréquences.
Code de la presse et de la communication 10
[Link]‐[Link] Togo
Art.14.‐ Toute personne physique ou morale désirant créer une société de presse en
République togolaise, ne peut en contrôler plus de 25 % des titres publiés ou des
stations de radio ou de télévision.
En sus de la condition prévue à l’alinéa premier, s’il s’agit :
d’une personne physique, celle‐ci doit fournir à la HAAC tous les renseignements sur
le type et la forme juridique de la société de presse à créer ainsi que la liste complète
des moyens prévus pour son exploitation ;
d’une personne morale de droit togolais ou de nationalité étrangère, en plus des
obligations mises à la charge des personnes physiques, elle doit prouver notamment
que :
plus de la moitié du capital social est détenu par des personnes physiques ou
morales de droit togolais ;
le dirigeant de la société est de nationalité togolaise.
Art.15.‐ La HAAC veille à l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion
dans la communication écrite, en ligne et audiovisuelle et à l’accès équitable des partis
politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de
communication.
Elle protège et promeut la liberté de presse et de communication et veille à la culture et
au développement de la conscience professionnelle, au respect de la déontologie et de
l’éthique en matière de presse et de communication.
Art.16.‐ En matière de presse écrite, de presse audiovisuelle et en ligne, la HAAC est
habilitée à prendre des décisions pour sanctionner les comportements des acteurs des
médias qui portent atteinte à la déontologie et à l’accès équitable aux médias de service
public conformément à la loi organique relative à la HAAC.
Section 2 ‐ De la qualité du journaliste et du technicien média
Art 17.‐ Au sens du présent Code, est journaliste :
toute personne titulaire d’un diplôme professionnel de journaliste délivré par une
école ou un institut de formation en journalisme régulièrement agréé par l’Etat ;
toute personne titulaire d’au moins une licence ou d’un diplôme équivalent reconnu
par l’Etat et qui exerce le métier de journaliste dans une société de presse pendant
au moins trois ans ;
toute personne titulaire d’un BTS ou d’un diplôme équivalent reconnu par l’Etat et
qui exerce le métier de journaliste dans une société de presse pendant au moins cinq
ans.
Art.18.‐ Est technicien des médias au sens du présent Code, toute personne titulaire
d’un diplôme délivré par une école ou un institut de formation aux métiers d’ingénieur
ou de technicien et exerçant dans les domaines de l’information et de la communication.
Art.19.‐ Au sens du présent Code, est auxiliaire de presse, toute personne titulaire d’un
diplôme délivré par une école ou un institut de formation et exerçant dans les domaines
de l’information et de la communication.
Code de la presse et de la communication 11
[Link]‐[Link] Togo
Sont considérés comme auxiliaires de presse les producteurs, les animateurs, les
cameramen, les réalisateurs, les maquettistes, les photographes de presse, les
dessinateurs de presse, les preneurs de sons, les rédacteurs traducteurs, les
sténographes rédacteurs, les documentalistes de presse, les correcteurs de presse, les
reporters‐photographes, les graphistes et spécialistes de la publication assistée par
ordinateur, les caricaturistes, les assistants de production, les scénaristes, les scriptes,
les chroniqueurs animateurs, les animateurs en langue nationale et tous les autres
métiers apparentés, à l’exclusion des agents de publicité et de tous ceux qui n’apportent,
à un titre quelconque, qu’une collaboration occasionnelle.
Art.20.‐ La qualité de journaliste professionnel, de technicien des médias ou d’auxiliaire
de presse est attestée et constatée par la détention d’une carte de presse, d’une carte de
technicien de presse ou d’une carte d’auxiliaire de presse.
Pour se faire délivrer la carte de presse, le journaliste, technicien des médias ou
auxiliaire de presse doit fournir la preuve qu’il a pour occupation principale, régulière et
rétribuée, la recherche, la collecte, la sélection, l’exploitation, la publication et la
présentation de l’information dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou
périodiques, dans une ou plusieurs sociétés de presse audiovisuelle, dans une ou
plusieurs agences de presse ou dans une ou plusieurs sociétés de presse en ligne.
En plus de la carte de presse de journaliste, technicien des médias ou auxiliaire de
presse, les correspondants de presse et les envoyés spéciaux d’une société de presse
étrangère doivent solliciter et obtenir leur accréditation auprès de la HAAC qui en fait
copie aux ministères chargés de la communication et de la sécurité.
Art.21.‐ Les sociétés de presse peuvent s’adjoindre les services de collaborateurs non
journalistes. Elles peuvent recevoir, publier ou diffuser toutes opinions, analyses,
émissions, à condition que les écrits, les émissions soient signés par un auteur
identifiable.
Le directeur de l’organe assume la responsabilité des écrits et des émissions.
Art.22.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse ne doivent
accepter de directives que des seuls responsables désignés de leur rédaction.
Art.23.‐ L’exercice de la profession de journaliste est incompatible avec la fonction
d’attaché de presse, de chargé de communication et de chargé des relations publiques ou
autres fonctions assimilées.
Section 3 ‐ Des droits et devoirs du journaliste, des techniciens des médias et
auxiliaires de presse
Sous‐section 1 ‐ Des droits du journaliste, des techniciens des médias et des
auxiliaires de presse
Art.24.‐ Le journaliste exerce son métier en toute indépendance et en toute
responsabilité. Il a le droit d’accéder librement à toutes les sources d’information et
d’investiguer sans obstructions sur tous les faits d’intérêt public, sous réserve du respect
Code de la presse et de la communication 12
[Link]‐[Link] Togo
du « secret défense », du « secret de l’enquête et de l’instruction » et de la
réglementation applicable.
Il peut ainsi obtenir toutes les accréditations nécessaires sur présentation de sa carte de
presse.
Art.25.‐ La clause de conscience est une prérogative reconnue et garantie au journaliste
dans l’exercice de ses fonctions.
Le journaliste peut invoquer la clause de conscience lorsqu’il y a changement manifeste
dans la ligne éditoriale de l’organe d’information, si ce changement crée, pour lui, une
situation de nature à porter atteinte à son honneur, à sa réputation ou d’une manière
générale à ses intérêts moraux.
Art.26.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse ont le droit de
refuser de participer ou d’être associés à la réalisation d’actes ou à l’expression d’une
opinion contraire aux règles de déontologie.
Toute sanction infligée à un journaliste, à un technicien des médias ou à l’auxiliaire de
presse du fait de ce refus est nulle et de nul effet.
Art.27.‐ Tout journaliste qui se trouve en désaccord avec l’entreprise employeur peut
évoquer la clause de conscience et prendre l’initiative de la rupture du contrat de travail
tout en ayant droit aux indemnités dues en cas de licenciement.
Dans ce cas, le journaliste s’oblige au respect des règles relatives à la concurrence
déloyale.
La clause de conscience est appréciée par le juge.
Art.28.‐ En dehors des espaces et des objectifs légalement protégés, le journaliste muni
de sa carte de presse a droit, quel que soit son lieu de travail, à la sécurité de sa personne
et de son matériel de travail.
Art.29.‐ Le journaliste, le technicien des medias et l’auxiliaire de presse peuvent
bénéficier d’une formation continue et/ou de stages de perfectionnement.
Art.30.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse privés sont régis
par le Code du travail, la convention collective des journalistes et technicien de la
communication. Ils peuvent se constituer en organisation professionnelle ou syndicale.
Art.31.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse de service
public, agents de l’Etat, sont soumis aux dispositions applicables à la profession dans la
fonction publique et aux autres textes relatifs à la communication et à la profession.
Sous‐section 2 ‐ Des devoirs du journaliste, des techniciens des médias et des
auxiliaires de presse
Art.32.‐ L’exercice de la profession de journaliste, de technicien des médias et
d’auxiliaire de presse en République togolaise est soumis au respect du Code d’éthique
et de déontologie de la presse et des lois et règlements en vigueur.
Code de la presse et de la communication 13
[Link]‐[Link] Togo
Le journaliste assume la responsabilité de tous ses écrits. Il publie uniquement les
informations dont la source, la véracité et l’exactitude sont établies. Le moindre doute
l’oblige à s’abstenir ou à émettre des réserves selon les formes professionnelles
requises. Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société,
requiert du journaliste, une grande rigueur professionnelle et au besoin une certaine
circonspection.
Art.33.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse doivent
collecter, traiter et diffuser l’information en toute honnêteté et en toute impartialité,
dans le souci de recherche de la vérité et du respect du droit du public à l’information.
Art.34.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse doivent
défendre avec dignité, probité et honnêteté la liberté d’information et les droits qu’elle
implique en se soustrayant à l’arbitraire des directions entrepreneuriales, managériales,
éditoriales et des pouvoirs publics.
Art.35.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse se doivent de ne
pas déformer les faits, publier des informations, des documents, des images et des sons
d’origine douteuse.
La calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation
des faits sont des fautes professionnelles graves et constituent des pratiques contraires
à la déontologie du journalisme.
Art.36.‐ Tout usage par le journaliste, le technicien des médias et les auxiliaires de
presse de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des sons, des images ou
des documents est prohibé, de même que la manipulation par eux‐mêmes ou par des
tiers des images en vue de les falsifier.
Art.37.‐ Le journaliste, le technicien de médias et l’auxiliaire de presse sont astreints au
devoir de rectifier toute information mensongère publiée. Ils doivent garder le secret
professionnel, protéger leurs sources d’information et s’interdire les accusations
anonymes ou gratuites.
Art.38.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse doivent éviter
de s’immiscer dans la vie privée des personnes sans leur consentement.
Toutefois, lorsque l’intérêt public le justifie, le journaliste peut révéler des informations
lorsque celles‐ci compromettent la morale publique et/ou constituent une menace pour
la santé publique.
Au sens du présent Code, on entend par atteinte à la vie privée : toute captation,
reproduction d’image, conservation, transmission ou la diffusion de tout commentaire,
paroles prononcées, images, photos ou vidéos faite dans la sphère privée d’une personne
sans son consentement.
Par ailleurs, entre dans la notion de vie privée : la vie sentimentale, la vie familiale, les
souvenirs personnels, l’état de santé.
Art.39.‐ Le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse doivent
respecter la dignité de la personne humaine.
Code de la presse et de la communication 14
[Link]‐[Link] Togo
Art.40.‐ Est proscrit tout reportage tendant à faire l’apologie de la haine raciale et
tribale, l’apologie des discriminations, persécutions et exterminations perpétrées au
cours d’actes terroristes, de guerres, d’accidents ou de catastrophes.
Art.41.‐ Le journaliste s’abstient de toute publication qui incite au régionalisme, à
l’ethnocentrisme, à la discrimination, à la haine, à la xénophobie, à la violence et à la
débauche. Il s’abstient également de toute incitation au crime ou au suicide et ne peut
faire l’apologie du crime.
Art.42.‐ Dans l’exercice de leur profession, le journaliste, le technicien des médias et
l’auxiliaire de presse doivent observer une intégrité morale.
Ils ne doivent accepter, en dehors de la rémunération qui leur est due par leur
employeur, aucun avantage soit pécuniaire, soit en nature quelle qu’en soit la valeur, qui
peut limiter leur objectivité et leur indépendance professionnelle ou d’opinion.
Ils ne doivent céder à aucune pression tendant à corrompre l’exactitude de
l’information.
Ils ne doivent, en aucun cas, conditionner la publication d’information en leur
possession à une rémunération ou toute autre forme d’avantages.
Art.43.‐ Le journaliste et le technicien des médias doivent se garder de porter atteinte à
l’ordre public et à la sécurité nationale.
Section 4 ‐ De la carte de presse
Art.44.‐ Peuvent se prévaloir de la qualité de journaliste professionnel, de technicien
des médias ou auxiliaire de presse, les personnes répondant aux conditions de
qualification telles que définies dans le présent Code.
Art.45.‐ Le journaliste professionnel, technicien des médias ou auxiliaire de presse peut
faire prévaloir sa qualité soit à l’occasion de l’établissement d’un passeport ou de tout
autre acte administratif, soit en vue de bénéficier des dispositions prises par les
autorités en faveur des représentants des sociétés de presse ou de communication, soit
en vue d’accéder aux sources d’informations.
Art.46.‐ La carte de presse donne à son titulaire un accès libre à tous les lieux et espaces
d’événement ou de manifestations publiques, où il est susceptible de trouver des
informations d’intérêt public ou utile à la réalisation de sa mission, sous réserve du
respect du « secret défense », du « secret de l’enquête et de l’instruction » et de la
règlementation applicable à l’accès à certains sites ou structures.
Art.47.‐ La HAAC délivre et renouvelle la carte de presse des journalistes, techniciens
des médias et auxiliaires de presse qui en font la demande et qui remplissent les
conditions requises conformément aux dispositions de la présente loi et de la
réglementation en vigueur.
Art.48.‐ Les conditions de délivrance, de retrait, de renouvellement ou de suspension de
la carte de presse ainsi que les droits et les devoirs du titulaire sont fixés par décret en
conseil des Ministres.
Code de la presse et de la communication 15
[Link]‐[Link] Togo
Chapitre 4 ‐ Des sociétés de presse
Section 1 ‐ De la création, du statut et de la typologie
Art.49.‐ Les sociétés de presse sont créées par des personnes physiques ou morales,
publiques ou privées, obligatoirement sous forme de sociétés, conformément aux
dispositions prévues par l’Acte uniforme de l’Organisation pour l’Harmonisation du
Droit des Affaires en Afrique (OHADA) et régissant les sociétés commerciales et les
groupements d’intérêt économique.
L’Etat ainsi que d’autres entités publiques peuvent créer des sociétés de presse ou
participer au capital.
Toutefois, des stations de services de radios/télévisions communautaires ou
confessionnelles et les sociétés de presse à but non lucratif peuvent être créées dans les
conditions et modalités prévues par le présent Code.
Art.50.‐ Il existe trois types de sociétés de presse :
la société de presse écrite ;
la société de presse audiovisuelle ;
la société de presse en ligne.
Section 2 ‐ De l’aide de l’Etat aux sociétés de presse
Sous‐section 1 ‐ Des avantages d’ordre économique et financier
Art.51.‐ L’Etat consent à la presse des avantages d’ordre économique et financier.
Les conditions d’éligibilité et modalités d’octroi sont fixées par décret en conseil des
Ministres.
Art.52.‐ L’Etat alloue une subvention à la presse pour la couverture médiatique des
consultations électorales.
Art.53.‐ Les conditions d’éligibilité et modalités de répartition de cette subvention aux
sociétés de presse sont fixées par arrêté conjoint du Ministre chargé de la
communication et du Ministre chargé des finances.
Art.54.‐ Les sociétés de presse pouvant bénéficier des avantages d’ordre économique et
financier prévus aux articles 51 et 52 du présent Code doivent remplir les conditions ci‐
après :
avoir un caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée : instruction,
éducation, information, divertissement ;
satisfaire aux dispositions du présent Code ;
paraître, diffuser ou émettre régulièrement ;
ne pas consacrer plus du quart de sa surface rédactionnelle ou du temps d’antenne à
la publicité et aux annonces ;
Code de la presse et de la communication 16
[Link]‐[Link] Togo
être en règle avec les organes de régulation et d’autorégulation.
Sous‐section 2 ‐ Du fonds de soutien et de développement de la presse
Art.55.‐ Il est créé un fonds de soutien et de développement de la presse appelé « Fonds
Presse ». Il a pour but d’accompagner le secteur pour assurer une formation continue
aux acteurs, de promouvoir le service d’intérêt général et de favoriser une meilleure
organisation de la corporation. Les attributions, les modalités d’organisation et de
fonctionnement du « Fonds Presse » sont précisées par décret.
Section 3 ‐ Du financement des sociétés de presse
Sous‐section 1 ‐ Des entreprises du secteur public
Art.56.‐ Les entreprises du secteur public de la presse écrite et de la presse en ligne
tirent leur financement des appuis et/ou rémunérations du service public alloués par
l’Etat et des recettes publicitaires ou de parrainage.
Art.57.‐ Les ressources des entreprises publiques de presse audiovisuelle sont
constituées :
des appuis de l’Etat ;
d’une redevance audiovisuelle, dont les sources et le pourcentage dans la structure
de financement, ainsi que les modalités de collecte et de reversement sont précisées
par décret ;
des ressources provenant de financements obtenus dans le cadre du partenariat et
de la coopération internationale ;
des dotations budgétaires spéciales pour le financement des gros investissements
d’intérêt général, des besoins exceptionnels et des missions particulières ;
de recettes commerciales, tirées notamment de la publicité, du parrainage et du
sponsoring.
Art.58.‐ Les entreprises du secteur public de la presse écrite, de la presse en ligne et de
la presse audiovisuelle sont soumises au contrôle de l’Etat, à travers ses organes de
contrôle, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Elles doivent tenir une comptabilité distincte retraçant, en recettes et en dépenses, les
opérations de toute nature relatives au fonctionnement ou à l’investissement.
Elles doivent établir chaque année, pour ces recettes et ces dépenses, un bilan financier
qui est transmis au Ministre chargé des finances et au Ministre chargé de la
communication.
Sous‐section 2 ‐ Des entreprises du secteur privé
Art.59.‐ Les entreprises du secteur privé de la presse écrite, de la presse en ligne et de la
presse audiovisuelle définissent librement la politique de financement de leurs activités.
Elles tirent leur financement, notamment, des abonnements, de la vente, des recettes
Code de la presse et de la communication 17
[Link]‐[Link] Togo
publicitaires, du parrainage, du sponsoring, des aides de l’Etat et des soutiens des
partenaires techniques et financiers.
Chapitre 5 ‐ Des dispositions relatives à l’autorégulation et à la régulation des
sociétés de presse
Section 1 ‐ De l’autorégulation
Art.60.‐ L’autorégulation est assurée par l’Observatoire Togolais des Médias (OTM),
organe créé par les professionnels des médias.
Il a pour mission principale de garantir le respect des règles d’éthique et de déontologie
dans les médias.
Les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’organe d’autorégulation sont
fixées par ses statuts et son règlement intérieur.
Section 2 ‐ De la régulation de la presse audiovisuelle, de la presse écrite et en
ligne
Art.61.‐ La régulation de la chaîne de valeur audiovisuelle, de la presse écrite et en ligne
est assurée par la HAAC dont la loi organique en fixe les missions ainsi que les modalités
d’organisation et de fonctionnement.
Titre 2 ‐ Des dispositions spécifiques aux entreprises de presse
Chapitre 1 ‐ Des dispositions relatives aux entreprises de presse écrite
Art.62.‐ Est qualifiée de société de presse écrite, au sens du présent Code, toute
entreprise légalement constituée et ayant pour activité principale la collecte, le
traitement et la diffusion des informations sur support papier et ayant à son service des
journalistes, des techniciens et des auxiliaires de presse.
Une société de presse peut exploiter un ou plusieurs sociétés de presse.
Sont considérés comme sociétés de presse écrite : les journaux, dépêches d’agences de
presse, revues spécialisées, magazines, cahiers ou feuilles d’information.
Art.63.‐ Ne sont pas assimilables aux sociétés de presse écrite, les publications ci‐après :
les feuilles d’annonce, prospectus, catalogues, almanachs ;
les ouvrages publiés par livraison et dont la parution embrasse une période limitée,
ou qui constituent un complément ou la mise à jour d’ouvrages déjà parus ;
les publications ayant pour objet principal la diffusion d’horaires, de programmes, de
cotations, de modèles, de plans ou devis ;
Code de la presse et de la communication 18
[Link]‐[Link] Togo
les organes de documentation administrative.
Section 1 ‐ Des publications nationales
Art.64.‐ Les publications nationales sont les publications des entreprises publiques ou
privées ayant leur siège au Togo.
Art.65.‐ La société de presse est obligatoirement créée sous la forme d’une société.
Art.66.‐ Toute publication nationale doit mentionner les noms et qualités de ceux qui en
ont la direction.
Le directeur de tout périodique d’informations générales ou politiques doit utiliser à
temps plein des journalistes détenteurs de la carte de presse délivrée par la HAAC.
Lorsque le périodique est publié par une personne morale, le directeur de publication
doit être choisi, selon le cas, parmi les membres du comité directeur.
Le nombre de journalistes détenteurs de la carte de presse doit être au moins égal au
tiers de l’équipe rédactionnelle permanente employée dans chaque publication.
Art.67.‐ La majorité des propriétaires, associés, actionnaires, commanditaires, bailleurs
de fonds ou autres participants à la vie financière d’une publication nationale doit être
de nationalité togolaise. Sa participation doit être au moins égale à 51 % du capital
social.
Dans le cas des sociétés par actions, celles‐ci doivent être nominatives.
Art.68.‐ Les personnes jouissant d’une immunité à quelque titre que ce soit ne peuvent
exercer les fonctions ci‐après :
directeurs et co‐directeurs de publication ;
directeurs et co‐directeurs de radiodiffusion et de télévision ;
adjoints aux directeurs ;
rédacteurs en chef.
Sous‐section 1 ‐ De la déclaration de parution
Art.69.‐ Toute publication nationale est soumise, aux fins de l’obtention d’un récépissé,
à une déclaration faite par écrit, signé du directeur de la publication.
Le directeur d’une publication doit :
être de nationalité togolaise ;
jouir de ses droits civils et politiques ;
justifier d’au moins sept années d’expérience professionnelle en tant que
journaliste ;
être libre de tout engagement dans l’administration publique, de toute fonction
ministérielle ou de tout mandat électif.
Code de la presse et de la communication 19
[Link]‐[Link] Togo
Tout périodique doit faire mention de son tirage sur tous les exemplaires de chacune de
ses livraisons.
Art.70.‐ Le directeur de publication est civilement responsable du contenu du journal.
Sa responsabilité est engagée pour tout article publié.
Art.71.‐ La déclaration de parution faite en quatre exemplaires sur papier timbré, est
adressée à la HAAC.
Elle doit comporter :
le titre de la publication ;
la ou les langues d’édition et la périodicité de publication ;
le nom et l’adresse du dirigeant ainsi que ceux du directeur de publication ;
le plan des locaux devant abriter le siège de la société de presse ;
la raison sociale de la personne morale ;
la carte d’opérateur économique ;
les cv de l’ensemble du personnel de l’entreprise, comportant au moins un tiers de
journalistes détenteurs de la carte professionnelle ;
la liste du matériel technique disponible ;
le nom et l’adresse de l’imprimerie chargée de la production ;
le plan de financement de la société de presse.
Art.72.‐ Le choix du titre d’un journal est libre. Cette liberté s’exerce dans le respect
notamment :
de la dignité de la personne humaine ;
des impératifs de la défense nationale.
Le titre ne doit pas créer de confusion avec le titre d’un journal existant.
Les titres qui ne sont pas utilisés depuis douze mois sans motifs retombent dans le
domaine public.
Lorsque le titre est exprimé dans une autre langue que le français, le déclarant, au
moment de la déclaration, est tenu d’en donner la traduction dans la langue officielle.
Art.73.‐ Le directeur de la publication doit joindre à la déclaration les documents ci‐
après :
une copie légalisée de son certificat de nationalité ;
une copie légalisée de son acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu ;
un extrait de son casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
quatre photos d’identité récentes de format 4x4 ;
un curriculum vitae détaillé ;
des copies légalisées des diplômes et attestations de travail justifiant son expérience
dans le domaine du journalisme ;
les statuts et autres informations sur la société de presse ;
la justification de l’accomplissement des formalités légales de constitution de la
personne morale ;
le plan de financement.
Code de la presse et de la communication 20
[Link]‐[Link] Togo
Art.74.‐ Après vérification du dossier de déclaration, la HAAC, avant de délivrer le
récépissé s’assure que le déclarant satisfait aux dispositions de l’article 72.
Elle adresse pour information un exemplaire du dossier de déclaration aux services et
institutions ci‐après :
ministère chargé de la Communication ;
ministère chargé de l’Administration Territoriale ;
procureur de la République près le tribunal dans le ressort duquel est faite la
déclaration.
Art.75.‐ Le récépissé de déclaration de parution délivré par la HAAC à une société de
presse écrite est personnel.
Art.76.‐ Toute modification relative aux changements de titre, de périodicité, de
directeur de publication, de siège ou de raison sociale de la personne morale est soumise
à une déclaration sur présentation d’un dossier adressé à la HAAC.
La HAAC se prononce dans un délai d’un mois.
Art.77.‐ Tout détenteur de récépissé de déclaration de parution ne voulant plus
posséder une société de presse écrite est tenu d’en informer la HAAC.
En cas de cession, le nouvel acquéreur saisit la HAAC en vue de régulariser sa situation.
La HAAC en informe le ministère chargé de la communication, le ministère chargé de
l’administration territoriale et le procureur de la République près le tribunal
territorialement compétent.
Sous‐section 2 ‐ De l’impression des publications nationales
Art.78.‐ L’impression d’une publication nationale est libre de toutes contraintes sous
réserve des dispositions de l’article 79 du présent Code.
Art.79.‐ Toute publication nationale doit porter l’indication du nom et de l’adresse de
l’imprimeur.
Sous‐section 3 ‐ De la distribution de presse
Art.80.‐ Le distributeur d’une ou de plusieurs publications est tenu d’en faire la
déclaration soit à la mairie, soit à la préfecture ou à la sous‐préfecture de son domicile
ou de sa résidence.
La déclaration doit comporter :
les noms et prénoms du distributeur ;
les dates et lieu de sa naissance, sa nationalité, sa profession et son domicile.
Il est délivré au déclarant dans un délai de huit jours un récépissé à produire à tout
contrôle.
Code de la presse et de la communication 21
[Link]‐[Link] Togo
Art.81.‐ Le colporteur travaille sous la responsabilité du distributeur qui lui établit une
carte professionnelle qu’il présente à toute réquisition.
Sous‐section 4 ‐ Du dépôt légal
Art.82.‐ Avant diffusion ou livraison de chaque publication, il est fait dépôt légal par le
directeur de publication ou l’imprimerie de quinze exemplaires signés par l’un ou l’autre
dans les conditions suivantes :
deux au ministère chargé de l’Administration territoriale ;
quatre au ministère chargé de la communication ;
cinq auprès de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ;
deux auprès de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) ;
deux à la Bibliothèque nationale.
Art.83.‐ Dans le cas de publications paraissant en dehors de Lomé, le dépôt est effectué
en deux exemplaires à la Préfecture.
Toutefois, un dépôt en différé est fait dans un délai de sept jours auprès des entités
prévues à l’article 82.
Section 2 ‐ Des publications étrangères
Art.84.‐ Sont qualifiées de publications étrangères, les publications des entreprises de
nationalité étrangère vendues au Togo et dont la déclaration de parution est faite dans
un pays autre que le Togo.
Art.85.‐ Les directeurs de publication des sociétés de presse écrite étrangères doivent
déposer :
quatre exemplaires au ministère chargé de la Communication,
deux exemplaires au ministère chargé de l’administration territoriale,
cinq exemplaires à la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la Communication,
deux exemplaires au parquet du tribunal de 1ère instance de Lomé, et
deux exemplaires à la bibliothèque nationale.
Art.86.‐ La distribution et la mise en vente au Togo de journaux et écrits périodiques
étrangers sont libres.
En cas de violation de l’une des dispositions du présent Code, les journaux et
périodiques étrangers peuvent faire l’objet d’une interdiction par décision de justice sur
réquisition du procureur de la République, saisi par le président de la HAAC.
Section 3 ‐ De la rectification ou du droit de réponse en matière de presse écrite
Art.87.‐ Le droit de rectification est reconnu à toute personne physique ou morale qui
estime que ses actes ou propos ont été déformés ou inexactement rapportés par une
société de presse écrite.
Code de la presse et de la communication 22
[Link]‐[Link] Togo
Les rectificatifs fournis par le plaignant sont à la charge de l’organe mis en cause et
diffusés ou publiés dans les mêmes conditions que celles du message incriminé.
Art.88.‐ Le droit de réponse est reconnu également à toute personne physique ou
morale qui peut l’exercer dans le cas où des imputations ou allégations susceptibles de
porter atteinte à son honneur ou à sa réputation auraient été publiées dans une société
de presse écrite.
La personne qui l’évoque est tenue de préciser les imputations ou allégations sur
lesquelles il souhaite apporter une réponse et d’en fournir la teneur.
La réponse est prise en charge dans les mêmes conditions de publication que celles des
imputations ou allégations incriminées.
Art.89.‐ Il est fait obligation au directeur de publication de faire insérer gratuitement,
dans les mêmes conditions de publication que celles de l’article incriminé, toutes les
rectifications qui lui sont adressées par un dépositaire de l’autorité publique, au sujet
des actes relatifs à sa fonction qui ont été travestis par ladite société de presse écrite.
Art.90.‐ Le directeur de publication est tenu, dans les trois jours de leur réception,
d’insérer les réponses ou les rectifications dans une société de presse écrite paraissant
quotidiennement.
L’organe d’autorégulation peut être saisi par l’intéressé en cas de refus d’insertion.
Art.91.‐ S’agissant des sociétés de presse écrite non quotidiennes, le directeur de
publication est tenu de procéder à l’insertion de la réponse dans la prochaine parution
de l’organe.
Cette insertion est faite à la même place, suivant les mêmes caractères que l’article qui
l’a provoquée, et sans aucune intercalation, à l’exclusion de l’adresse, des salutations,
des réquisitions d’usage et de la signature ; celle‐ci est limitée à la longueur de l’article
qui l’a provoquée.
Toute réponse ayant fait l’objet de nouveaux commentaires par le journaliste donne
droit à des répliques auxquelles les dispositions ci‐dessus s’appliquent.
Chapitre 2 ‐ Des dispositions relatives aux sociétés de presse audiovisuelle
Section 1 ‐ Des règles communes aux entreprises de communication audiovisuelle
Art.92.‐ Les sociétés publiques et privées de radiodiffusion ou de télévision ont pour
objectifs de :
informer ;
éduquer ;
divertir ;
véhiculer les cultures.
Code de la presse et de la communication 23
[Link]‐[Link] Togo
Sous‐section 1 ‐ Des conditions relatives à la délivrance des autorisations
d’installations et d’exploitations
Art.93.‐ Les sociétés de presse audiovisuelles suivantes sont soumises à une
autorisation préalable d’installation et d’exploitation délivrée par la HAAC. Il s’agit des
sociétés :
de production audiovisuelle ;
d’édition de programmes ;
de multiplex ;
de diffusion ;
de distribution ;
d’agences de communication et de publicité ;
de web télévision ;
de web radio ;
de vidéoclubs ;
de vidéo‐projection.
Art.94.‐ La HAAC accorde les autorisations d’installation et d’exploitation en tenant
compte :
de l’intérêt de chaque projet pour le public ;
des impératifs prioritaires que sont la sauvegarde du pluralisme et des courants
d’expression socioculturelle, la diversification des opérateurs ;
de l’expérience acquise par le candidat dans les activités de communication ;
du financement et des perspectives d’exploitation du service, notamment en fonction
des possibilités de partage des ressources publicitaires entre les sociétés de presse
audiovisuelle ;
des participations directes ou indirectes détenues par le candidat dans le capital
d’une ou plusieurs entreprises de communication.
Art.95.‐ L’autorisation accordée par la HAAC est personnelle. Tout détenteur d’une
autorisation d’installation et d’exploitation d’une société de presse audiovisuelle, ne
voulant plus en posséder, est tenu d’en informer la HAAC.
En cas de cession, le nouvel acquéreur saisit la HAAC en vue de régulariser sa situation.
Art.96.‐ L’exercice des activités de presse audiovisuelle autorisées est garanti par l’Etat.
Ces activités s’exercent dans les conditions prévues par la loi.
Art.97.‐ Le directeur de l’information, le directeur de la rédaction ou le rédacteur en
chef d’une entreprise de presse audiovisuelle doit :
être de nationalité togolaise ;
jouir de ses droits civils et politiques ;
justifier d’au moins sept années d’expérience professionnelle en tant que
journaliste ;
être libre de tout engagement à une fonction ministérielle ou mandat électif.
Art.98.‐ Les éditeurs de services doivent réserver au moins 60 % de leur temps
d’antenne aux œuvres d’expression togolaise.
Code de la presse et de la communication 24
[Link]‐[Link] Togo
Les cahiers de charges et les conventions précisent les obligations de respect de ces
dispositions en fonction de la nature des programmes des éditeurs.
Art.99.‐ L’exploitation des services de presse audiovisuelle se fait dans des conditions
de concurrence loyale conformément à la législation en vigueur et sous le contrôle de la
HAAC.
Le plagiat est interdit sous toutes ses formes.
Sous‐section 2 ‐ Des règles relatives aux concentrations et à l’actionnariat
Art.100.‐ En vue de prévenir la concentration des pouvoirs économiques dans le secteur
de l’audiovisuel, il est interdit à toute personne morale agissant seule ou de manière
concertée :
d’exploiter plus d’un service de radio et d’un service de télévision de même nature ;
de prendre des participations financières de plus de 25 % dans plus de deux sociétés
titulaires de licences différentes.
Art.101.‐ Le capital d’une société de presse audiovisuelle doit être détenu par une ou
plusieurs personnes de nationalité togolaise à hauteur de 51 % au minimum et 80 % du
personnel doivent être des Togolais.
Le capital d’une société de presse audiovisuelle ne peut être détenu par une personne
physique ou morale de nationalité étrangère directement ou indirectement au‐delà de
25 %.
Sous‐section 3 ‐ Des dispositions relatives à la publicité
Art.102.‐ Les textes législatifs et réglementaires sur la publicité s’appliquent aux
sociétés de presse audiovisuelle et de la presse écrite.
Art.103.‐ Le contenu des messages publicitaires, ne doit en aucun cas, méconnaitre ou
porter atteinte aux exigences de décence, de bonnes mœurs, de véracité et de respect
des valeurs et des traditions nationales.
La publicité ne doit porter atteinte ni à l’image de l’Etat ou à l’ordre public, ni à la dignité
humaine ou à la considération de la personne humaine, ni à la sensibilité des mineurs.
La publicité ne doit pas porter atteinte à la sécurité, à la santé publique et au respect dû
aux institutions de l’Etat.
Art.104.‐ Les messages publicitaires doivent être exempts de :
toute discrimination raciale, ethnique, de sexe ou de handicap ;
scènes de violence ou contraires aux bonnes mœurs, d’exploitation des superstitions
et des frayeurs, d’éléments pouvant encourager les abus, imprudences ou
négligences ou d’éléments pouvant heurter les convictions religieuses,
philosophiques ou politiques du public ;
toute incitation à des comportements préjudiciables à la santé, à la sécurité des
personnes et des biens ou à la protection de l’environnement.
Code de la presse et de la communication 25
[Link]‐[Link] Togo
Art.105.‐ Est interdite toute publicité mensongère ou trompeuse c’est à dire
comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations, indications ou
présentations fausses ou de nature à induire les consommateurs en erreur. La publicité
dissimulée est interdite.
Art.106.‐ Le contenu des messages publicitaires ne doit comporter aucune imputation
ou allusion diffamatoire ou constituer une faute dommageable. Ces messages ne peuvent
comporter de comparaisons dénigrant d’autres marques, produits, services, entreprises
ou organismes identifiables.
Il est interdit de tenter de créer ou d’utiliser une confusion avec d’autres marques,
produits, services, entreprises ou organismes.
Art.107.‐ La publicité pour la location‐vente et les ventes à crédit doivent être
présentées d’une manière claire, de telle sorte qu’elles ne puissent prêter à aucun
malentendu, notamment sur le prix total que doit payer le consommateur.
Le prix doit être mentionné de manière lisible et intelligible pendant un temps
d’exposition suffisant afin de permettre au public de prendre connaissance de
l’intégralité des informations présentées.
Art.108.‐ Est interdite la publicité des médicaments qui ne peuvent être délivrés que sur
prescription médicale.
Dans les autres cas, la publicité doit présenter le médicament ou le produit de façon
objective et favoriser son bon usage. Elle ne doit pas être trompeuse ou porter atteinte à
la santé publique.
Une prudence particulière s’impose dans le contenu, la formation ou la présentation
d’un message publicitaire lorsque le produit ou le service est destiné à l’alimentation.
Art.109.‐ La publicité ne doit pas, sans motif légitime, présenter des mineurs en
situation de vulnérabilité.
Elle ne doit, en aucun cas, exploiter l’inexpérience ou la crédulité des enfants, des
adolescents et des déficients mentaux.
Lorsqu’elle s’adresse aux enfants et aux adolescents, la publicité ne doit ni être de nature
à compromettre leur éducation, ni comporter de présentation visuelle ou de déclaration
écrite ou orale qui puisse leur causer un dommage physique, matériel ou moral.
Art.110.‐ Il est interdit d’annoncer ou de présenter, sous quelque forme que ce soit, les
séquences d’un film interdit aux mineurs ou d’un film n’ayant pas encore obtenu de visa
d’exploitation des autorités compétentes.
Art.111.‐ Sont interdits les messages publicitaires relatifs à la promotion :
des armes à feu, cartouches ou jouets de guerre ;
des produits alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques non certifiés et non
autorisés à être mis sur le marché ;
des boissons alcoolisées de plus de 15 % ;
des tabacs et produits du tabac.
Code de la presse et de la communication 26
[Link]‐[Link] Togo
Art.112.‐ La publicité ne doit faire appel, ni visuellement ni oralement, à des personnes
présentant des émissions d’information.
Art.113.‐ Les messages publicitaires doivent être aisément identifiables.
Ils comportent, avant et après leur diffusion, les indications permettant de les identifier
comme tels, grâce à des écrans reconnaissables par leurs caractéristiques optiques et
acoustiques.
Art.114.‐ Les messages publicitaires ou les publi‐reportages ne peuvent être insérés
dans les journaux télévisés, les magazines d’actualité, les émissions religieuses et
politiques et celles destinées aux enfants.
L’exposition de produits à des fins de publicité pendant toute la durée d’une émission
est interdite.
Les bandeaux et autres messages à des fins de publicité ne peuvent excéder deux
minutes par heure d’antenne, en dehors des autres messages publicitaires dont la
diffusion est autorisée.
Art.115.‐ Les messages publicitaires peuvent être diffusés entre les émissions.
Toutefois, ils peuvent être insérés dans les émissions, à condition de ne pas porter
atteinte à l’intégrité et à la valeur de ces émissions, de tenir compte des interruptions
naturelles du programme ainsi que de sa durée et de sa nature et de ne pas porter
atteinte aux droits des ayants droit. Dans les cas prévus ci‐dessus, une période d’au
moins vingt minutes doit s’écouler entre deux interruptions successives à l’intérieur
d’une émission :
lorsque les émissions se composent de parties autonomes ou dans les émissions
sportives et dans celles retransmettant des événements et des spectacles
comprenant des intervalles, les messages publicitaires sont insérés entre ces parties
autonomes ou dans ces intervalles, sans débordement
lorsque la diffusion d’une œuvre audiovisuelle est interrompue par la publicité, celle‐
ci ne peut comporter des messages d’une durée totale supérieure à cinq minutes.
Sous‐section 4 ‐ Des dispositions relatives au télé‐achat
Art.116.‐ Les articles 102 à 115 du présent Code relatifs à la publicité s’appliquent aux
émissions de télé‐achat.
Les émissions de télé‐achat doivent être clairement annoncées.
Art.117.‐ La marque, le nom du fabricant ou du distributeur d’un objet ou d’un produit,
le nom du prestataire d’un service offert à la vente ne sont pas montrés, mentionnés ou
indiqués à l’antenne et ne font pas l’objet, par un autre moyen, d’une annonce ou d’une
publicité se rapportant à l’émission.
La marque est précisée lors de la commande ainsi que le nom du fabricant ou du
distributeur qui donne sa garantie.
Code de la presse et de la communication 27
[Link]‐[Link] Togo
Art.118.‐ La présentation des biens ou services offerts à la vente doit être conçue dans
le respect des intérêts des consommateurs et ne doit pas comporter d’allégations ou
d’indications fausses ou de nature à induire le public en erreur.
Art.119.‐ Les biens ou services sont décrits, de manière aussi précise que possible, dans
des conditions que déterminent les conventions et cahiers de charges.
Art.120.‐ Les conditions de commande ne doivent comporter aucune ambigüité quant
aux engagements souscrits.
Art.121.‐ Les conventions et cahiers de charges fixent les modalités selon lesquelles un
même bien ou service peut être présenté à la fois dans une émission de télé‐achat et
dans un message publicitaire.
Art.122.‐ Les émissions de télé‐achat ne peuvent être interrompues par des écrans
publicitaires.
La durée de l’ensemble des émissions de télé‐achat ne peut être supérieure à deux
heures par jour.
Les services de télévision ne peuvent diffuser plus de huit émissions quotidiennes de
télé‐achat.
Section 2 ‐ Des conditions d’exploitation des sociétés audiovisuelles
Art.123.‐ Toute demande d’autorisation d’installation et d’exploitation de radio ou de
télévision privée doit être adressée à la HAAC aux fins d’établir le cahier de charges qui
définit notamment :
la durée et les caractéristiques du programme propre ;
les zones géographiques et les catégories de services ;
la liste des matériels techniques ;
le temps consacré à la publicité, aux émissions parrainées ainsi que les modalités de
leur insertion dans les programmes ;
les compensations financières à payer conformément aux dispositions de l’article 95
du présent Code ;
la part du chiffre d’affaires à consacrer au développement du patrimoine culturel
national et à la promotion d’une industrie locale de production audiovisuelle ;
la diffusion de programmes éducatifs et culturels ainsi que d’émissions sur la
protection de l’enfance ;
la diffusion de programmes relatifs à la protection et à la sauvegarde de
l’environnement, au civisme et à la citoyenneté ;
les pénalités en cas de non‐respect des obligations conventionnelles.
La HAAC élabore également des cahiers de charges pour les sociétés de production
audiovisuelle, les sociétés de diffusion des programmes, les sociétés de distribution.
Art.124.‐ Les demandes d’autorisation sont accompagnées des fiches techniques et des
formulaires dûment remplis dont les renseignements portent sur :
Code de la presse et de la communication 28
[Link]‐[Link] Togo
l’objet et les caractéristiques générales du service ;
les caractéristiques techniques d’émission ;
la composition du capital ;
la liste des administrateurs ;
les comptes prévisionnels d’exploitation.
Section 3 ‐ De la rectification ou du droit de réponse en matière de la presse
audiovisuelle
Art.125.‐ Les éditeurs de services diffusent gratuitement, dans leur prochain
programme d’information, dans la prochaine émission de même nature ou dans un
service de médias audiovisuels équivalent à ceux qui ont porté atteinte aux intérêts
juridiquement protégés des personnes mises en cause, toutes rectifications qui leur sont
adressées par toute personne physique ou morale ainsi que par une autorité publique.
Les éditeurs de services diffusent gratuitement, au plus tard quarante‐huit heures après
sa réception, tout droit de réponse d’une personne mise en cause par les services de
programmes ou les services de médias audiovisuels à la demande, diffusés au public.
Le droit de réponse est diffusé dans les conditions techniques, d’audience et de durée
équivalentes à celles des services de programmes ou des services de médias
audiovisuels à la demande qui l’ont provoqué.
Les dispositions du présent article s’appliquent aux répliques lorsque la réponse est
accompagnée de nouveaux commentaires.
Les répliques au droit de réponse peuvent faire l’objet d’une auto‐saisine de l’organe de
régulation.
Art.126.‐ En cas de refus ou de silence dans le délai imparti, le plaignant peut saisir la
HAAC qui se prononce dans un délai de dix jours à compter de sa saisine. Lorsque la
demande n’est pas satisfaite par la HAAC, le plaignant peut saisir le président du tribunal
de première instance d’une requête. Il en est de même lorsque la décision de la HAAC
n’intervient pas dans un délai de dix jours à compter de sa saisine.
Art.127.‐ La requête, pour être recevable, doit être déposée auprès du président du
tribunal dans les trente jours à compter de l’expiration du délai imparti à la HAAC pour
se prononcer.
Art.128.‐ Le président du tribunal statuant en matière de référé, peut ordonner sous
astreinte la diffusion de la réponse.
Art.129.‐ Les éditeurs de services veillent à la protection des enfants mineurs vis‐à‐vis
des productions pouvant compromettre leur épanouissement moral et intellectuel.
Ils sont tenus d’avertir le public sous une forme d’annonce, dont les modalités sont
précisées dans leurs cahiers de charges et la convention, lorsqu’ils programment un film
interdit aux mineurs.
Code de la presse et de la communication 29
[Link]‐[Link] Togo
Chapitre 3 ‐ Des dispositions relatives aux sociétés de presse en ligne
Section 1 ‐ Des conditions de fourniture de services de la société de presse en ligne
Art.130.‐ La presse en ligne en mode écrit ou audiovisuel doit avoir un contenu original,
d’intérêt général, renouvelé régulièrement, composé d’informations présentant un lien
avec l’actualité et ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique, qui ne
constitue pas un outil de promotion ou un accessoire d’une activité industrielle ou
commerciale.
Art.131.‐ Ne peuvent être reconnus comme société de presse en ligne les blogs, les sites
institutionnels, les réseaux sociaux et tous les autres sites dont l’objectif n’est pas de
traiter et de diffuser des informations ayant un caractère journalistique.
Section 2 ‐ Des conditions de création et d’exploitation des sociétés de presse en
ligne
Art.132.‐ L’exploitation en République togolaise, d’une société de presse en ligne est
soumise à une déclaration auprès de la HAAC.
Art.133.‐ L’hébergement des sociétés de presse en ligne est assuré par un opérateur
installé au Togo et le nom du domaine principal doit avoir une extension « .tg ».
Nonobstant ces dispositions, la HAAC peut autoriser l’hébergement des sociétés de
presse hors du territoire national au cas où les conditions techniques le justifient.
Art.134.‐ Les sociétés de presse en ligne répondent aux conditions suivantes :
elles éditent à titre professionnel ;
elles offrent un contenu faisant l’objet d’un renouvellement régulier, daté et non pas
seulement de mises à jour ponctuelles et partielles.
Dans tous les cas, le contenu publié par les sociétés de presse en ligne doit respecter les
principes généraux énoncés dans le présent Code.
Art.135.‐ Toute société de presse en ligne qui cesse de paraitre pendant quatre‐vingt‐
dix jours doit faire l’objet d’une nouvelle déclaration avant toute nouvelle parution.
Art.136.‐ Le dossier de déclaration du directeur de publication doit comporter :
une copie légalisée du certificat de nationalité togolaise ;
une copie du certificat de naissance ou de toute autre pièce en tenant lieu ;
un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
le titre de la publication ;
quatre photos d’identité récentes de format 4x4 ;
des copies légalisées de diplômes et attestations de travail justifiant d’au moins sept
ans d’expérience certifiée par la HAAC ;
la ou les langues de publication ;
le plan des locaux devant abriter le siège de la société de presse en ligne ;
Code de la presse et de la communication 30
[Link]‐[Link] Togo
les statuts de la société sous‐seing privé ou authentique ;
la carte unique d’installation ;
le Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ;
le profil de l’ensemble du personnel de la société de presse en ligne, comportant au
moins un tiers de journalistes détenteurs de la carte professionnelle ;
la liste du matériel technique disponible ;
l’adresse IP et celle de l’hébergeur ;
le plan de financement de la société de presse en ligne.
Section 3 ‐ Des obligations et de la responsabilité en matière de fourniture de
service de presse en ligne
Art.137.‐ Le directeur de publication d’une société de presse en ligne a la maîtrise
éditoriale du contenu publié. Sur les espaces de contribution personnelle des
internautes, le directeur de publication met en place les dispositifs appropriés de
modération pour encadrer les commentaires des internautes et permettant à toute
personne de signaler la présence de contenus indécents ou inappropriés. Le directeur de
publication doit rendre l’accès impossible ou retirer promptement de tels contenus.
Art.138.‐ Les personnes morales dont l’activité est d’offrir un service de presse en ligne,
autres que de correspondance privée, sont tenues :
d’informer leurs abonnés de l’existence de moyens techniques permettant de
restreindre l’accès à certains services ou de les sélectionner ;
de leur proposer au moins un de ces moyens ;
de restreindre la fourniture d’accès après constat de commentaires injurieux ou
portant atteinte à la dignité des personnes.
Art.139.‐ Les personnes morales qui assurent le stockage direct et permanent pour mise
à disposition du public de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de messages de toute
nature accessibles par ces services, ne sont pénalement ou civilement responsables du
fait du contenu de ces services que si, ayant été informées du caractère illicite du
contenu qu’elles stockent ou saisies par une autorité judiciaire, elles n’ont pas agi
promptement pour empêcher l’accès à ce contenu.
Section 4 ‐ De la rectification et du droit de réponse en matière de presse en ligne
Art.140.‐ Le droit de réponse et de rectification est reconnu à toute personne nommée,
citée ou désignée dans un contenu de presse en ligne.
Les dispositions relatives à la presse écrite et audiovisuelle en matière de droit de
réponse sont applicables à la presse en ligne.
La publication ou la diffusion des rectificatifs et réponses se fait dans les 24 heures
suivant leur réception.
Code de la presse et de la communication 31
[Link]‐[Link] Togo
Chapitre 4 ‐ Des dispositions relatives aux radiodiffusions communautaires,
rurales ou confessionnelles
Section 1 ‐ Des dispositions relatives aux radiodiffusions communautaires et
rurales
Art.141.‐ Les radiodiffusions communautaires et rurales sont des médias à but non
lucratif créées par les communautés et régies par des statuts et règlements intérieurs.
Elles ne peuvent revêtir la forme de société de presse.
Elles ne peuvent être exploitées à des fins politiques et commerciales.
Art.142.‐ Les programmes de ces radiodiffusions communautaires et rurales respectent
les obligations et missions qui leur sont assignées par les communautés. Ces
programmes participent au développement économique, social, culturel et
environnemental ainsi qu’à l’atteinte des objectifs des communautés. Les règles relatives
notamment au respect des institutions de la République, de l’ordre public, des bonnes
mœurs, de la diversité culturelle et ethnolinguistique et de la protection des mineurs
doivent être observées dans la diffusion des programmes.
Un cahier de charges élaboré par la HAAC précise leurs obligations et missions.
Il est fait obligation aux radios communautaires et rurales de ne consacrer qu’au plus
20 % du temps d’antenne à des fins publicitaires.
Art.143.‐ Les radiodiffusions communautaires et rurales peuvent bénéficier des
avantages d’ordre économique et financier accordés par l’Etat et les autres entités
publiques. Ces avantages prennent la forme d’appui en personnel étatique, d’une
réduction particulière des frais de redevance et de perception de subventions allouées à
la presse dans son ensemble.
Section 2 ‐ Des dispositions relatives aux radiodiffusions confessionnelles
Art.144.‐ Les radiodiffusions confessionnelles sont des médias à but non lucratif créés
par les confessions religieuses et régies par des statuts et règlements intérieurs. Elles ne
peuvent revêtir la forme d’une société de presse. Elles ne peuvent être exploitées à des
fins politiques et commerciales.
Art.145.‐ Les programmes des radiodiffusions confessionnelles respectent les
obligations et missions qui leur sont assignées par les confessions religieuses.
Un cahier de charges élaboré par la HAAC précise leurs obligations et missions.
Code de la presse et de la communication 32
[Link]‐[Link] Togo
Titre 3 ‐ Des dispositions pénales
Chapitre 1 ‐ Des crimes et délits en matière de communication
Section 1 ‐ Des omissions
Art.146.‐ Est constitutif du délit d’omission et puni d’une amende de 200.000 à
500.000 FCFA tout manquement aux prescriptions relatives à la déclaration, à
l’impression et au dépôt légal en ce qui concerne la presse écrite, à l’enregistrement et à
la conservation des émissions radiodiffusées ou télévisées.
En cas de récidive, le double de la peine maximale est appliqué.
Section 2 ‐ Du refus d’insertion ou de diffusion du droit de réponse
Art.147.‐ En cas de refus d’insertion ou de diffusion de la réponse malgré l’ordonnance
de référé prévue à l’article 128 du présent Code, le directeur de publication ou de
diffusion en cause est passible d’une peine d’amende de 500.000 à 1.000.000 FCFA.
Une suspension de parution ou d’émission de quinze jours pour les quotidiens et les
hebdomadaires, de six à douze mois pour les trimestriels et les semestriels peut être
prononcée contre la société de presse en cause sans préjudice de la peine d’amende
prévue à l’alinéa précédent.
Art.148.‐ Est considéré comme refus d’insertion et puni de la même peine, le fait de
retrancher une partie de la réponse que la publication était tenue de reproduire.
Art.149.‐ L’action pénale en insertion forcée se prescrit dans un délai de douze mois.
Ce délai commence à courir à compter du jour de la parution de la publication dans
laquelle la réponse a dû être publiée.
Section 3 ‐ Du non‐respect de la déontologie en matière de presse
Art.150.‐ Tout manquement aux règles déontologiques prescrites dans le cadre du
présent Code est passible d’une peine d’amende de 500.000 à 2.000.000 FCFA.
La requête est faite sur l’initiative de la partie civile ou du procureur de la République.
En cas de récidive, le maximum de la peine porté au double est appliqué.
Art.151.‐ Tout propriétaire ou directeur d’une société de presse ou l’un de ses
collaborateurs qui reçoit ou se fait promettre une somme d’argent ou tout autre
avantage aux fins de travestir la publicité en information, est passible d’une peine
d’amende d’un million à 5.000.000 FCFA.
Code de la presse et de la communication 33
[Link]‐[Link] Togo
Section 4 ‐ De l’exploitation illicite des sociétés de presse
Art.152.‐ Toute exploitation d’une société de presse avant l’obtention de l’autorisation
dans les conditions prévues dans le présent Code est passible d’une peine d’amende d’un
million à 3.000.000 FCFA.
En cas de récidive, le maximum de la peine porté au double est appliqué.
Section 5 ‐ De la diffusion de fausses informations
Art.153.‐ La diffusion ou la publication d’informations contraires à la réalité dans le but
manifeste de manipuler les consciences ou de déformer l’information ou les faits est
passible d’une peine d’amende de 500.000 à 1.000.000 FCFA.
Toute reproduction, par une société de presse d’informations contraires à la réalité,
publiées ou diffusées par un organe étranger de publication ou de diffusion, est punie
d’une peine d’amende de 500.000 à 1.000.000 FCFA.
Une suspension de parution ou d’émission de trente jours à trois mois peut être
prononcée contre l’organe en cause sans préjudice de la peine d’amende prévue à
l’alinéa précédent.
En cas de récidive, le double du maximum de la peine prévue aux alinéas 1 à 2 du
présent article est appliqué.
Art.154.‐ Le directeur d’une société de presse a l’obligation d’exiger tous les
renseignements nécessaires sur les auteurs des articles publiés ou diffusés.
Art.155.‐ Toute personne convaincue d’avoir prêté, de quelque manière que ce soit, son
nom au propriétaire ou au commanditaire d’une publication visée par le présent Code
est punie de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 à
1.000.000 FCFA.
Au cas où l’opération de « prête‐nom » a été faite par une société ou une association, la
responsabilité pénale prévue par le présent article s’étendra au président du conseil
d’administration, au gérant ou aux dirigeants suivant le type de société ou d’association
en cause.
Art.156.‐ Tout journaliste, technicien ou auxiliaire des médias, détenteur de la carte de
presse, qui a eu recours aux réseaux sociaux comme moyens de communication pour
commettre toute infraction prévue dans le présent Code, est puni conformément aux
dispositions du droit commun.
Section 6 ‐ Des appels aux crimes et délits
Art.157.‐ Tout journaliste, technicien ou auxiliaire des médias, détenteur de la carte de
presse, qui a soit appelé à la haine interraciale ou interethnique, soit appelé la
Code de la presse et de la communication 34
[Link]‐[Link] Togo
population à enfreindre les lois de la République est puni conformément aux
dispositions du droit commun.
En cas de récidive, le double de la peine maximale est appliqué.
Art.158.‐ Tout journaliste, technicien ou auxiliaire des médias, détenteur de la carte de
presse, qui a appelé les forces armées et les forces de l’ordre à se détourner de leurs
devoirs envers la patrie est puni conformément aux dispositions du droit commun.
Section 7 ‐ Des délits contre les institutions et les personnes
Sous‐section 1 ‐ De l’offense au Président de la République, aux membres des
Assemblées parlementaires, du gouvernement et aux autres personnalités
Art.159.‐ Constitue un délit d’offense au Président de la République, au Président de
l’Assemblée nationale, au président du Sénat, au Premier Ministre, aux députés, aux
sénateurs, aux membres du gouvernement et les institutions constitutionnelles, tout fait
ou action manifesté par l’un des moyens énoncés dans le présent Code portant atteinte à
l’honneur, à la dignité et la considération de leur personne, de même qu’aux fonctions
dont ils assurent la charge.
Le délit commis dans le cas prévu par cette disposition est puni d’une amende de
2.000.000 à 5.000.000 FCFA.
En cas de récidive, le double de la peine maximale prévue est appliqué.
Art.160.‐ Toute allégation ou imputation mensongère d’un fait qui porte atteinte à
l’honneur ou à la considération des personnes ou du corps auquel le fait est imputé est
une diffamation.
La publication directe, la diffusion ou la reproduction d’une allégation ou imputation
qualifiée de diffamation, est punie d’une amende d’un million à 3.000.000 FCFA.
En cas de condamnation, le juge peut ordonner la destruction des exemplaires mis en
vente, distribués ou exposés au regard du public. Il peut en outre ordonner la
suspension de la publication ou de la société de presse audiovisuelle pour une durée
d’un à trois mois.
En cas de récidive, le double de la peine maximale prévue à l’alinéa 2 du présent article
est appliqué.
Art.161.‐ La diffamation commise envers les cours et tribunaux, les forces armées et les
forces de l’ordre, les corps constitués, les administrations publiques, est punie d’une
amende d’un million à 3.000.000 FCFA.
En cas de récidive le double de la peine maximale prévue à l’alinéa précédent est
appliqué.
Art.162.‐ Est punie de la peine prévue à l’article 161 du présent Code, toute diffamation
commise, en raison de leurs fonctions ou de leur qualité, envers les Ministres des cultes,
les dignitaires des ordres nationaux, les fonctionnaires, les dépositaires ou agents de
Code de la presse et de la communication 35
[Link]‐[Link] Togo
l’autorité publique, les citoyens chargés d’un service ou d’un mandat public, temporaire
ou permanent, les jurés ou les témoins du fait de leur déposition.
Art.163.‐ Est punie d’une amende d’un million à 3.000.000 FCFA, la diffamation
commise à l’égard des particuliers.
Art.164.‐ Toute expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective ne
renfermant l’imputation d’aucun fait est une injure.
L’injure commise envers les personnes ou les corps désignés à l’article 161 est punie
d’une amende de 200.000 à 1.000.000 FCFA.
Art.165.‐ Les diffamations ou injures dirigées contre la mémoire des morts sont punies
de la peine prévue à l’article 164 ci‐dessus.
Art.166.‐ Quiconque expédie une correspondance à découvert contenant une
diffamation, soit envers des particuliers, soit envers les personnes ou les corps désignés
aux articles 161 et 162 ci‐dessus, est puni d’une amende d’un million à 3.000.000 FCFA.
Section 8 ‐ Les délits contre les Chefs d’Etat, les Chefs de Gouvernement, les
membres du Gouvernement et agents diplomatiques étrangers
Art.167.‐ L’offense commise publiquement envers les Chefs d’Etat, les chefs de
gouvernement et les membres de gouvernement étrangers, est punie d’une amende de
2.000.000 à 5.000.000 FCFA.
En cas de récidive, le double de la peine maximale prévue à l’alinéa précédent est
appliqué.
Art.168.‐ L’outrage commis publiquement envers les chefs de mission et autres agents
diplomatiques accrédités auprès du gouvernement de la République togolaise est puni
d’une amende d’un million à 3.000.000 FCFA.
En cas de récidive, le double de la peine maximale prévue à l’alinéa précédent est
appliqué.
Art.169.‐ La mise en vente, la distribution ou la reproduction des œuvres interdites, la
publication ou la diffusion sous un titre différent d’une œuvre interdite, lorsqu’elles sont
faites sciemment sont punies d’une amende d’un million à 3.000.000 FCFA.
En cas de récidive, le double du maximum de l’amende prévue à l’alinéa précédent est
appliqué.
Section 9 ‐ Des entraves à la liberté de la presse et de la communication
Art.170.‐ Constitue un délit d’entrave à la liberté de la presse et de la communication,
tout fait ou action de nature à empêcher l’impression ou la libre circulation de la presse
ou à empêcher le journaliste d’exercer librement son activité.
Code de la presse et de la communication 36
[Link]‐[Link] Togo
Est puni d’une amende d’un million à 5.000.000 FCFA quiconque se rend coupable des
faits et actions de cette nature.
En cas de récidive, le double de la peine maximale prévue à l’alinéa 2 du présent article
est appliqué.
Art.171.‐ Lorsque l’entrave à la liberté de la presse et de la communication est exercée
avec violence sur le journaliste, le technicien de la communication, l’auxiliaire de presse
ou contre la société de presse, les dispositions du Code pénal relatives aux violences
volontaires, destructions et dégradations sont applicables.
Art.172.‐ Pour tous les cas de violation de la législation en matière de presse et de délits
de presse, notamment l’offense et l’injure, la HAAC peut être saisie.
La HAAC doit, dans le cas prévu à l’alinéa précédent, se prononcer dans les quinze jours
de sa saisine, sauf en cas d’exercice du droit de réponse prévu dans le présent Code.
Chapitre 2 ‐ Des poursuites et de la répression des crimes et délits
Section 1 ‐ Des personnes responsables des crimes et délits de communication
Art.173.‐ Peuvent être poursuivis comme auteurs principaux des crimes et délits
commis par voie de presse ou tout autre moyen d’information et de communication :
les directeurs et co‐directeurs de publication ;
les directeurs et co‐directeurs de radiodiffusion et de télévision ;
les adjoints aux directeurs ;
les rédacteurs en chef.
Art.174.‐ Lorsque les directeurs et co‐directeurs de publication, de radiodiffusion et de
télévision sont en cause, les auteurs des productions et des articles incriminés peuvent
être poursuivis comme complices conformément à la loi. Les éditeurs et les imprimeurs
peuvent être poursuivis comme complices si l’irresponsabilité des directeurs et
codirecteurs de publication est prononcée par les tribunaux, auquel cas, les poursuites
sont engagées dans les trois mois du délit ou au plus tard dans les trois mois de la
constatation judiciaire de l’irresponsabilité des directeurs et co‐directeurs.
Art.175.‐ Les propriétaires des publications écrites, en ligne et des organes de
communication de masse sont solidairement responsables des condamnations civiles
prononcées contre leurs organes ou leurs agents.
Section 2 ‐ De la compétence et de la procédure
Art.176.‐ Les poursuites pour les crimes et délits commis par voie de presse ou tout
autre moyen de communication ont lieu d’office à la requête du ministère public, dans
les formes et délais prescrits par le présent Code, sauf dans les cas ci‐après :
les poursuites pour offense ou outrage envers les Chefs d’Etat étrangers, les
membres d’un gouvernement étranger, les chefs de mission et les membres du corps
Code de la presse et de la communication 37
[Link]‐[Link] Togo
diplomatique accrédité au Togo ont lieu sur demande des personnes offensées ou
outragées. La demande est adressée au ministère chargé des affaires étrangères et de
la coopération qui transmet au ministère chargé de la justice ;
les poursuites pour offense ou outrage envers les membres de l’Assemblée nationale
ou du Sénat ont lieu sur plainte du ou des membres de l’Assemblée nationale ou du
Sénat qui s’estiment diffamés ou injuriés ;
les poursuites pour diffamation ou injure envers les cours et tribunaux, les forces
armées, les forces de l’ordre, les corps constitués, les administrations publiques ont
lieu sur plainte du Ministre de tutelle ou du chef de corps ;
les poursuites pour diffamation ou injure envers les fonctionnaires, les agents
dépositaires de l’autorité publique et envers les citoyens chargés d’un service ou
d’un mandat public, ont lieu, soit sur leur plainte, soit sur plainte du chef du
département dont ils relèvent ;
les poursuites pour diffamation ou injure envers les particuliers, ont lieu sur plainte
de la personne diffamée ou injuriée ;
les poursuites pour diffamation envers la mémoire des morts ont lieu sur plainte des
ayants droit.
Toutefois, les poursuites peuvent être exercées d’office par le ministère public lorsque la
diffamation ou l’injure commise envers un groupe de personnes appartenant à une race
ou à une ethnie, à une région ou à une confession déterminée, a eu pour but d’inciter à la
haine entre citoyens.
Dans le cas de poursuites pour diffamation ou injure, le désistement du plaignant met fin
aux poursuites.
Dans tous les cas, si le prévenu est domicilié au Togo, il ne peut faire l’objet de détention
préventive, sauf dans les cas prévus aux articles 157 et 158 du présent Code.
Art.177.‐ Il est fait obligation au directeur de l’organe de publication ou de diffusion en
cause de publier ou de faire publier à ses frais le jugement rendu.
En cas de refus de publication ou de diffusion du jugement, le plaignant peut saisir le
juge des référés qui ordonne, sous astreinte, la publication.
Art.178.‐ Le procureur de la République peut faire procéder sur ordonnance à la saisie
conservatoire des journaux ou écrits périodiques, des écrits ou imprimés, des supports
sonores et audiovisuels conformément aux dispositions du présent Code relatif aux
crimes et aux délits.
L’ordonnance de saisie doit être motivée et notifiée au directeur de publication ou de
radiodiffusion et de télévision qui peut interjeter appel.
Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication et le Ministre
chargé de la communication sont informés de cette mesure.
L’action du ministère public prévue par le présent Code se prescrit pour après trois ans
à compter du jour de la commission de l’infraction.
Code de la presse et de la communication 38
[Link]‐[Link] Togo
Titre 4 ‐ Des dispositions transitoires et finales
Art.179.‐ Tous les organes de presse écrite, audiovisuelle et en ligne titulaires d’une
autorisation avant l’entrée en vigueur du présent Code, disposent d’un délai de trois ans
pour s’y conformer. Passé ce délai, tous les récépissés et autorisations préalablement
donnés deviennent nuls et de nul effet.
Toute personne exerçant déjà comme journaliste, technicien ou auxiliaire des médias, ne
réunissant pas les conditions prévues aux articles 17, 18 et 19 du présent Code, peut
faire valoir son ancienneté d’au moins 10 ans certifiée par la HAAC.
Toute autre personne ne réunissant pas les conditions suscitées dispose d’un délai de
trois ans pour se conformer au présent Code.
Art.180.‐ La présente loi abroge toutes les dispositions antérieures contraires
notamment la loi n°98‐004 du 11 février 1998 portant Code de la presse et de la
communication modifiée par la loi n°2000‐06 du 23 février 2000 modifiée par la loi
n°2002‐026 du 25 septembre 2002 modifiée par la loi n°2004‐015 du 27 août 2004 et la
loi n°2002‐027 du 25 septembre 2002 portant carte d’identité professionnelle des
journalistes et techniciens de la communication.
Art.181.‐ La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Code de la presse et de la communication 39