These de Doctorat 2016-Compressé
These de Doctorat 2016-Compressé
THÈSE
En vue de l’obtention du
Diplôme de Doctorat
Présentée et Soutenue par :
Mme: Achouri Malika
Intitulé
Spectroscopie du plasma d’ablation laser
appliquée aux métaux
Domaine : Physique
Spécialité : Science de la matière
Intitulé de la Formation : Procédés des plasmas et lasers
outenu le………Devant la
Soutenue le 23/05/2016 devant la commission composée de :
Année Universitaire 20 15 / 20 16
Remerciements
Remerciements
Ce travail de mémoire de Doctorat a été effectué au laboratoire LPPMCA Département de Physique énergétique, faculté de
physique de l'université Mohamed boudiaf d’Oran(USTO), sous la direction du Pr Tewfik Baba Hamed et Pr Amed Belasri.
L’analyse de nos échantillons par la méthode LIBS a été réalisée au laboratoire LP3-Marseille et laboratoire LAIL-Espagne.
Mes remerciements s'adressent tout particulièrement à Monsieur Tewfik Baba Hamed, Professeur à
l'université Mohamed Boudiaf d’Oran(USTO) pour m'avoir encadre, pour ses précieux conseils, pour sa
disponibilité. Il a toujours pris le temps de m’écouter et de donner son avis. Ce qui m'a permis de m'initier
aux premiers secrets de la recherche. Mais si j’ai réussi à rédiger ce manuscrit et à soutenir brillamment ma
thèse, c’est en partie grâce à lui. Vraiment merci, pour tout cela et pour le temps qu'il m'a consacre durant
ma formation.
J’adresse mes vifs remerciements à mon Co-Encadreur Monsieur Balasri Ahmed, Professeur à l'université
Mohamed Boudiaf d’Oran(USTO), pour m’avoir constamment guidé tout long de mon projet et pour les
conseils qu’il m’a donné, et pour sa serviabilité, sa disponibilité et ses remarques constructives.
J’exprime toute ma gratitude à Monsieur Beldjilali Sid Ahmed, Docteur à l'université Mohamed Boudiaf
d’Oran(USTO), pour son aide et son soutien surtout dans le plan expérimental. Je tiens à remercie
Monsieur Jörg Harmann, le directeur de la recherche au laboratoire de Photonique, Plasmas, et Procédés
LP3 pour le soutien partiel de ce projet.
Une partie de thèse a été effectuée dans le laboratoire des applications industrielles de laser (LAIL) à
l’Université de La Corogne – Espagne, Je remercie Monsieur Gines Nicolas,Chef du laboratoire, qui m’a
fait en sorte que les expériences se déroulent dans les meilleurs conditions.je tiens encore remercier toute
l’équipe LIBS du LAIL.
Je remercie chaleureusement Monsieur Maaza Malek, professeur au centre de recherche iThemba LABS-
NRF à Cap-Town en Afrique du sud qui m’a accueilli comme membre à part entière de son laboratoire, ainsi
pour son aide technique et toutes ses interventions sur le plan expérimental et théorique.
Je remercie sincèrement les membres de mon jury de soutenance Mademoiselle Bendella Soumia, Monsieur
Liani Bachir et Monsieur Benhaliliba Mostafa, qui ont acceptés d’être examinateurs de mon manuscrit de
thèse, je leur en suis profondément reconnaissante. Leurs corrections et commentaires ainsi que les divers
échanges que nous avons pu avoir à propos de mon travail ont permis d’en augmenter largement la qualité.
Remerciements
Mes remerciements et non les moindres vont àtoute ma famille en particulier à ma mère Maaza Hadjira et
mon marie Saidi Nafaa de m’avoir soutenu ces derniers mois.
Finalement, Mes remerciements vont également à toute personne qui a contribuée, de prés ou de loin, à la
réalisation de ce travail. Les personne à remercie sont nombreuses et j’espère que ceux qui ne serait pas
nommés ici savent que je ne les oublies pas !
Résume
Résumé
Abstract
The aim of this PhD research work was to develop and to validate a quantitative method to
measure the composition analysis of metals using the CF-LIBS method (free-laser induced
breakdown spectroscopy calibration). Which is to calculate the concentrations of the elements
detected from the LIBS spectrum, assuming that the plasma is in local thermodynamic
equilibrium LTE, optically thin and stoichiometric ablation. We conducted two spectroscopic
analyzes of the laser plasma samples on the brass and aluminum, by focusing the laser beams
1064 and 532 nm respectively with a period of 4 ns laser pulse. If the brass, the concentrations
are estimated with certainty less than 3% for major elements Copper and Zinc and 25% for
lead. These CF-LIBS results have proven to be appreciated for quantitative analysis.
In the case of aluminum, based on the results of comparison between the calibration curve and
CF-LIBS method, we found firstly that the CF-LIBS results are semi quantitative (≥30%)
because the uncertainty is between 27.5 - 93% for minor elements (Fe, Mn , Mg, Si) .On the
other hand that the performance obtained by the CF-LIBS method performed better than the
calibration curve. Finally, these results show a satisfactory performance of the CF-LIBS
procedure for direct analysis on metals, From the results obtained with CF-LIBS, the
technique can be considered semi quantitative to quantitative depending on the experimental
parameters used and the type of samples analyzed and although it is still clearly more precise
and accurate than the calibration curve.
INTRODUCTION GÉNÉRALE…………………………………………………...........……… 1
II. 1. 2.1. Origines des élargissements d’une raie d’émission dans le plasma………………………….…... 45
II. 1. 2.2. Élargissement et déplacement Stark……………………………………………………………... 46
Tableau 4.4 La densité d’électrons du plasma Ne utilisant les raies spectrales de 100
laiton : le cuivre, le zinc et le plomb.
Tableau 4.5 La température du plasma utilisant les raies spectrales de laiton : le 103
cuivre, le zinc et le plomb pour notre spectre expérimental (LP3).
Tableau 4.6 Les concentrations du laiton calculés et compares par les 105
concentrations certifiés.
Tableau 4.7 la distance calculée pour les résultats des concentrations CF-LIBS 106
et des concentrations certifiées.
Tableau 4.8 La température du plasma utilisant les raies spectrales de laiton : le 109
cuivre, le zinc et le plomb pour laiton CISRI.
Tableau 4.9 les concentrations du laiton calculés et compares par les 109
Spectroscopie du plasma d’ablation laser appliquée aux métaux
Page IV
Liste Des Tableaux
Figure Pages
Introduction Générale
Introduction Générale
Le LIBS utilise un laser afin de vaporiser, d’atomiser et d’exciter la matière à étudier, en une
seule étape. La longueur d’onde de la lumière émise permet l’identification potentielle de tous
les éléments atomiques présents dans le plasma, légers comme lourds, conducteurs ou non, à
l’état solide [3], liquide [4-7], gazeux [8] ou en aérosols [9]. Le laser interagit avec le milieu à
analyser en créant un plasma dont les raies émises à certaines longueurs d’onde fournissent
des informations quantitatives sur les éléments observés, à la condition qu’ils soient en
concentration suffisante pour être détectable.
La LIBS est une technique spectroscopique versatile qui peut être utilisée pour l’analyse
élémentaire avec pour avantages principaux :
de permettre la réalisation d’analyses rapides et in situ, sans préparation de
l’échantillon et sans prélèvement ;
de permettre d’obtenir des informations multiélémentaires de manière simultanée,
pour tous les éléments du tableau de Mendeleïev ;
de permettre d’effectuer des micro-cartographies de surface, afin d’obtenir la
distribution des composants dans l’échantillon et, si nécessaire, de permettre
d’obtenir des informations sur la composition interne et la stratigraphie du matériau
par creusement ;
de permettre de réaliser des mesures en milieu hostile ou dans des lieux peu
accessibles ;
Large couverture d’éléments, incluant les éléments légers comme H, Be, Li, C, N,
O, Na, etMg ;
Analyse d’échantillon très fin sans interférer avec un éventuel substrat ;
La technologie LIBS peut prendre différentes formes adaptables à tout type de situations :
mesures en milieu industriel, de terrain ou de laboratoire. Elle a notamment été développée
ces dernières années pour un grand nombre d’applications dans des secteurs très divers :
procédés industriels, environnement, patrimoine, nucléaire, spatial, sécurité, biologie…
La technique permet de réaliser des analyses aussi bien qualitatives (détection d’éléments,
reconnaissance de matériaux, identification) que quantitatives (mesures de concentrations). La
sensibilité analytique de la LIBS varie en fonction des éléments chimiques constituant
l’échantillon analysé [10].
En complément des informations qualitatives obtenues en relevant les positions spectrales
des raies d’émission, la mesure de l’intensité d’une raie d’un élément permet de déterminer la
concentration de cet élément dans l’échantillon. Plusieurs approches sont usuellement
utilisées en analyse LIBS et plus généralement pour la quasi-totalité des méthodes d’analyse
spectroscopiques.
L’une de ces approches consiste à établir expérimentalement la courbe d’étalonnage ILIBS=f
(C) reliant l’intensité LIBS mesurée (ILIBS) à la concentration de l’élément analysé C.
L’intensité de la raie mesurée augmente de manière linéaire en fonction de la concentration Cx
de l’espèce considérée dans un état d’ionisation. Dans ces conditions, des mesures
quantitatives sont réalisables par étalonnage préalable. Pour un élément considéré, l’intensité
d’une raie d’émission varie par rapport à la concentration de cet élément dans l’échantillon et
ces valeurs sont obtenues à partir d’échantillons « étalons » de composition parfaitement
connue. Cependant, la technique d’étalonnage se heurte cependant souvent à des phénomènes
limitatifs. Ainsi, des fluctuations de signal peuvent être dues à des variations d’énergie et de
mode spatial du laser, à la rugosité de l’échantillon ou à son inhomogénéité, qui les
empêchent d’être utilisées de façon universelle. L’aspect le plus limitant de ces inconvénients
est appelé « effet de matrice ». Les effets de matrice désignent le fait que le signal d’émission
d’un élément donné est fonction de son environnement physico-chimique, c’est-à-dire qu’il ne
réagira pas de la même manière à l’excitation du laser selon la nature de la matrice dans
laquelle il se trouve. Ceci est essentiellement dû aux variations des propriétés
thermodynamiques, physiques et optiques des matériaux.
Par conséquent, à conditions expérimentales identiques, les valeurs de la température T
et surtout de la densité d’atomes dans le plasma peuvent alors différer. Ces variations de
comportement d’un matériau à l’autre induisent directement des variations sur le signal
d’émission du plasma. Ainsi, pour une même concentration C d’un élément donné dans deux
matrices de composition différente, les intensités des raies d’émission mesurées seront
différentes. Les pentes des droites d’étalonnages seront alors différentes pour chacune des
matrices. Il est donc nécessaire d’établir des droites d’étalonnage pour chaque matrice. Les
mesures quantitatives sur une matrice inconnue peuvent par conséquent être délicates. Notons
cependant que ces effets de matrice sont observés pour la plupart des techniques d’analyse.
D’autres approches d’analyse quantitative sont développées, telles la « calibration free -
LIBS » (CF-LIBS) qui permet de déterminer directement les concentrations sans étalonnage
externe, en calculant T et ne à partir des calculs basés sur trois hypothèses (Equilibre
Tharmodynamique Local (ETL), l’auto-absorbtion et ablation stœchiométrique).
La CF-LIBS permet de définir à partir de la connaissance de potentiellement d’un seul
spectre, les paramètres physiques du plasma, à savoir sa densité électronique ne en cm-3, et sa
température T en Kelvins ou en électrons volts (1 eV ≈ 11 604 K). Si l’on considère le plasma
dans un état d’équilibre thermodynamique local (ETL), il est alors possible de déduire des
intensités de raies, des valeurs de (ne et T) et la composition élémentaire du plasma. Cette
composition est ensuite supposée refléter celle de l’échantillon à partir duquel le milieu ionisé
a été créé via une hypothèse d’ablation stœchiométrique.
Cette procédure s’avère donc très prometteuse pour l’analyse élémentaire d’échantillons
complexes comme les sols pollués, par le simple fait qu’elle combine les avantages inhérents
à la LIBS, tout en se fondant sur des hypothèses indépendantes de la nature de l’échantillon.
On peut identifier qu’un intense débat est à l’heure actuelle en cours afin de soupeser le degré
de validité.
Depuis sa création, la méthode la spectroscopie du plasma d’ablation laser sans étalonnage
(CF-LIBS) a été appliquée par plusieurs groupes de recherche à l’analyse des différents types
d’échantillons de degrés de complexité variable. L’une des premières applications de la
technique CF-LIBS était sur l’analyse des alliages d’aluminium et l’air ambiant [11-12].
Ciucci et al. [11-12], ont rapporté une excellente concordance entre la composition nominale
de l’alliage métallique non traitée et les résultats CF-LIBS. En outre, tous les éléments de
l’alliage ont été détectés et déterminés quantitativement dans une large gamme dynamique de
250 ppm du Cu jusqu’à 96 % d’Al. Dans l’analyse CF-LIBS de l’air ambiant, les résultats
rapportés pour Ar, C, N, O et H étaient également en bon accord avec les données de
Corsi et al. [14] a également étudié la faisabilité de la technique CF-LIBS pour l’analyse
minérale des tissus de cheveux (HTMA). Qu’est un outil de diagnostic médical utile pour la
détection des carences minérales ou les déséquilibres dans les patients. Le CF-LIBS a permis
pour la mesure des concentrations relatives de Mg, K, Ca, Na, Al. Bien que le potentiel de
CF-LIBS pour l’analyse des cheveux n’a pas été pleinement exploité dans ce travail, les
auteurs ont conclu que l’avantage apporté par CF-LIBS dans la lutte contre l’exigence des
normes de référence et des courbes d’étalonnage est la partie la plus importante en raison de
la grande variabilité des différents types de cheveux.
Burakov et Raikov [16] ont effectué une détermination quantitative des différents échantillons
de bronze, laiton et des alliages d’or, et des échantillons de verre en utilisant la technique sans
calibrage. Les résultats du CF-LIBS et les données de référence sont en accord raisonnable
pour la plupart des constituants dans les échantillons analysés. Les auteurs ont également
rapporté que les erreurs absolues pour les valeurs de concentration ont été généralement plus
grandes pour les échantillons de verre que pour les alliages métalliques. Ils ont attribué ces
erreurs à la transparence élevée du verre et à sa température de fusion.
Le travail expérimental a été réalisé en deux laboratoires :
1- Laboratoire Lasers, Plasmas et Procédés Photoniques (LP3) pour l’alliage (Cu, Zn, Pb) ou
Laiton par faisceau laser ND : YAG (1064 nm), avec durée d’impulsion en nanosecondes et
d’une irradiance élevée du (Gw/cm2) dans le vide et sous argon.
Chapitre I
Description Générale Du Plasma Induit
par Laser
I.2. PRINCIPE
I.6. APPLICATIONS
CHAPITRE I
Plus récemment, l’intérêt du LIBS comme méthode analytique fut renouvelé, avec résultat un
accroissement important du nombre des publications scientifiques portant sur le sujet
(Figure 1.1). Cet intérêt s’explique de plusieurs manières :
1) Le besoin d’une nouvelle méthode d’analyse des matériaux sous conditions
environnementales qui rendent impossible l’utilisation des méthodes existantes [18-20] ;
2) Les nouvelles réglementations requièrent un contrôle de produit et de procédé plus
rigoureux afin de pallier à certains problèmes de santé et sécurité [21] ;
3) Le besoin d’un contrôle industriel de la qualité plus efficient et moins coûteux [18-19,21] ;
4) Le besoin d’instrument analytique plus performant, portable et fiable [20,22].
Tout cela montre un engouement certain de la LIBS par la communauté scientifique mondiale
provoquée par la diversification des domaines d’application de cette technique. En effet, au
vue de certaine caractéristique, elle est devenue une méthode d’analyse très courante et a fait
l’objet de nombreux travaux de recherche.
Publication LIBS
Figure. 1.2- Représentation schématique de l’évolution temporelle de l’émission d’un plasma induit par laser
[25].
que l’acquisition et le traitement des spectres. Le principe du montage est similaire pour un
gaz, un solide ou un liquide.
L’expansion rapide du panache (d) induit une onde de choc qui se propage dans le gaz
ambiant. Le refroidissement du panache, qui résulte de son expansion, favorise la formation
d’agrégats polyatomiques (e), également appelés clusters. La matière ablatée se redépose
ensuite autour du cratère (f).
Ces processus sont décrits dans les paragraphes suivants.
Figure. 1.3- Schéma des processus physiques impliqués dans l’interaction laser-matière en régime nanoseconde
[26].
(1.1)
Où I0 est l’intensité du faisceau laser incident, Rs le coefficient de réflexion, la profondeur
de pénétration optique (en m), et z la distance sous la surface de la cible.
La profondeur de pénétration optique représente l’épaisseur moyenne de matériau sur laquelle
se dépose l’énergie lumineuse. Elle est égale à l’inverse du coefficient d’absorption optique.
En général, le coefficient d’absorption optique et le coefficient de réflexion dépendent de la
longueur d’onde du laser, de la température, et du type du matériau, et peuvent varier pendant
la durée de l’irradiation. L’énergie lumineuse est absorbée par les électrons du matériau qui la
transfèrent ensuite au réseau par des processus collisionnels. L’échelle du temps de
conversion de l’énergie lumineuse en énergie thermique dépend du matériau irradié, et est
typiquement inférieure à la centaine de picosecondes.
En régime nanoseconde, l’énergie déposée est donc quasi instantanément convertie en chaleur
et le mécanisme d’ablation thermique est prédominant. L’évolution spatio-temporelle de la
température dans le matériau peut être décrite par l’équation de la chaleur [28] :
[ ]
(1.2)
Où T est la température (K), z la profondeur dans le matériau (m), le flux laser absorbé dans
le matériau par unité de volume (W.m-3), Kth la conductivité thermique (W.m-1.K-1), cp la
chaleur spécifique du matériau (J.kg-1.K-1), et (kg.m-3) sa masse volumique.
La longueur de diffusion thermique, c’est-à-dire la longueur moyenne sur laquelle l’énergie
thermique reçue par le matériau se dissipe, est donnée par : lth √ , où est la diffusivité
thermique de la cible (en m2.s-1), et la durée d’impulsion. La diffusivité thermique dépend
de la conductivité thermique Kth, de la chaleur spécifique cp et de la masse volumique du
matériau :
(1.3)
Si lth<< , le dépôt d’énergie est contrôlé par la profondeur de pénétration optique. L’énergie
ne peut pas se dissiper entièrement dans le volume où elle est déposée pendant la durée
d’impulsion. Il en résulte une augmentation importante de la température en volume, qui
Les électrons présents au départ dans la vapeur créée sont rapidement chauffés par le faisceau
laser. Lorsque leur énergie est suffisante, ils peuvent provoquer une ionisation par collision et
créer d’autres électrons. Les électrons ainsi créés vont à leur tour absorber l’énergie des
photons et être accélérés (Bremsstrahlung inverse). Si leur énergie est supérieure à l’énergie
d’ionisation des particules neutres environnantes, ils vont pouvoir les ioniser par collisions, et
ainsi de suite.
L’augmentation du nombre de collisions conduit à une augmentation de la température et de
la pression du plasma. Le chauffage du plasma par Bremsstrahlung inverse est d’autant plus
important que la longueur d’onde du laser est élevée [34].
Lorsque l’intensité laser est élevée, les atomes de la cible peuvent absorber simultanément
plusieurs photons. L’ionisation multiphotonique intervient lorsque l’énergie totale des
photons est supérieure à l’énergie d’ionisation des atomes [35].
Il existe une densité électronique critique nc, au-delà de laquelle le faisceau ne peut plus se
propager dans le plasma, et est réfléchi ou absorbé. En effet, la constante diélectrique du
plasma est donnée par :
(1.4)
Où et sont respectivement la pulsation du plasma et celle de l’onde laser, avec :
(1.5)
Où est la densité électronique, e la charge d’un électron, sa masse, et la permittivité
faisceau incident peut se propager jusqu’à la cible et être absorbé par celle-ci. Dans le cas
contraire, la constante diélectrique devient négative, et le plasma n’est plus transparent au
faisceau laser.
À cause de l’expansion rapide du plasma, la densité électronique a un profil décroissant en
vie. En revanche, dans le vide ou à faible pression, le plasma s’étend beaucoup plus
rapidement et se refroidit plus vite [40], ce qui réduit sa durée de vie [41].
D’autre part, selon la nature du gaz ambiant et les propriétés du faisceau laser, un claquage
peut se produire avant l’impact du faisceau laser sur la cible. Le plasma ainsi créé dans le gaz
va absorber une partie de l’énergie incidente sur la cible, et réduire l’efficacité d’ablation du
matériau.
[45] dans l’infrarouge que dans l’ultraviolet, domaine pour lequel le faisceau va pénétrer
plus profondément le plasma (moins d’absorption). L’énergie étant déposée plus
efficacement et dans un volume plus petit, le plasma I.R. est plus chaud, possède une
durée de vie plus longue, mais fait écran et transfère seulement une partie de l’énergie de
l’impulsion laser à la cible : interaction moindre entre l’impulsion laser et cette dernière
(apparition d’un « effet d’écran »). Pour les mêmes raisons, de multiples claquages sont
possibles pour une longueur d’onde du laser I.R. et qui n’apparaissent pas dans le domaine
U.V.
De plus, la littérature montre que de meilleures performances sont obtenues pour l’U.V.
quant à l’efficacité d’ablation et à la reproductibilité du plasma qui possède alors une
géométrie simple.
Figure. 1.5- Schéma des processus mis en jeu lors de l’interaction photo thermique [43].
claquage et l’érosion de la cible par le plasma tient donc un rôle important. L’interaction entre
le faisceau laser et le plasma chauffe ce dernier et il se dissipe relativement lentement ce qui
limite le taux de répétition du laser à quelques dizaines d’Hertz. Les spectres sont caractérisés
par un fond continu initial important, le spectre de raies n’apparaissant que plus tard [48].
Dans le cas d’un régime picoseconde (en général, quelques dizaines de ps), le cratère est
relativement propre [48-49] et l’existence d’une phase liquide lors de l’interaction laser-
matière peut induire l’apparition de gouttes de matériaux sur le bord du cratère. L’intensité du
spectre de raies obtenues avec ces impulsions décroît vite, mais le fond continu est
pratiquement absent durant l’impulsion et la post-impulsion ce qui autorise une acquisition
propre et donc conduit à une analyse possible [49].
En ce qui concerne les impulsions femtosecondes (le plus souvent, quelques centaines de fs),
le passage de l’état solide à la phase gazeuse est direct et sans régime de diffusion thermique
ce qui donne un cratère très propre et net [47,50] et réduit le dépôt de matière autour du
cratère [45]. Le plasma créé n’est pas chauffé par le laser et il n’y a pas d’interaction laser-
plasma. Sa durée de vie est encore plus courte que pour les picosecondes, mais cela est
compensé par de haut taux de répétition (1000 Hz) [51] qui font qu’une analyse
spectroscopique est tout à fait réalisable.
D’une part, plus les longueurs d’onde sont petites, meilleure est l’efficacité d’ablation (c’est-
à-dire le volume de matière ablatée par rapport à l’énergie de l’impulsion) et cela aussi bien
pour les impulsions nanosecondes que pour les femtosecondes [50]. D’autre part, l’ablation la
plus efficace, en fonction de la durée de l’impulsion, est respectivement attribuée aux
femtosecondes (pas de pertes d’énergie ni dans le matériau ni dans le plasma [51-52]), aux
nanosecondes puis aux picosecondes. L’ablation pour les nanosecondes est plus efficace que
pour les picosecondes du fait que toutes deux correspondent à des durées d’impulsions
supérieures au temps de relaxation typique et que l’efficacité augmente alors avec la durée de
l’impulsion laser [50]. En effet, lors de la dynamique de l’ablation laser, le front de
vaporisation se propage vers l’intérieur de la cible pendant l’impulsion et plus cette dernière
est longue, plus il y a de matière ablatée.
L’intensité des raies des éléments au sein du plasma augmente linéairement pour un
plasma sur surface tant que l’on observe des portions du plasma proches de la surface de
la cible (entre 0 et 1 mm).
l’évolution du rapport signal sur bruit passe par un maximum situé entre 80 et 100 mJ.
la répartition spatiale des intensités de raie est identique quel que soit l’élément observé
(optimum du signal observé au même endroit quel que soit l’élément).
Le seuil de claquage est plus bas pour les solides en comparaison des gaz : la surface
fournissant des électrons libres induisant plus facilement l’avalanche électronique.
En ce qui concerne le signal LIBS proprement dit et l’analyse quantitative, Wisbrun et al. [54]
notent une augmentation monotone de l’intensité des raies avec la fluence, et montrent que le
rapport signal sur bruit sature rapidement. Jensen et al. [55] soulignent le fait qu’en diminuant
la fluence, d’une part on diminue le rapport de l’intensité des raies ioniques sur celle des raies
neutres, d’autre part on privilégie l’émission des raies ayant la plus faible énergie d’excitation
c’est-à-dire l’énergie du niveau supérieur de la raie. Ces observations sont cohérentes avec le
fait que le plasma soit plus chaud lorsque la fluence est plus grande.
Margetic et al. [56] trouvent que la répétabilité du signal LIBS en régime femtoseconde est
bien moins bonne à 6 J/cm2 qu’à une fluence trois fois plus élevée. Enfin Rieger et al. [57]
obtiennent des limites de détection systématiquement plus basses (jusqu’à 30 %) en doublant
la fluence sur la cible. Finalement, augmenter la fluence apparaît avantageux en termes de
masse ablatée et donc de signal utile. Néanmoins, d’un point de vue analytique, l’ablation à
haute fluence fait intervenir des phénomènes incontrôlés comme l’explosion de phase ou la
fragmentation qui peuvent dégrader l’analyse. La distribution de taille des particules s’élargit
lorsque la fluence augmente en raison de la fragmentation de la cible et/ou de l’explosion de
phase voir la Figure 1.6, qui projettent dans le plasma de grosses particules liquides ou
solides.
Enfin, près du seuil d’ablation le signal varie plus lentement avec la fluence, ce qui permet de
minimiser l’effet des fluctuations d’énergie du laser. Il s’agit donc de trouver le bon
compromis entre la quantité de lumière émise par le plasma et la qualité de la mesure
spectrométrique.
Figure. 1.6- Images MEB (Microscopie électronique à balayage) montrant l’évolution du spot qui subit une
ablation à l’intérieur de la surface avec des énergies d’impulsion de (a) 725 µJ, (b) 800 µJ, (c) 940 µJ et (d) 1 µJ
correspondant à des fluences laser de 3.2, 3.5, 4.1 et 4.4 J/cm2 respectivement. La section (e) montrant la
dépendance entre profondeur et diamètre du spot d’ablation [58].
tendances à améliorer la résolution des spectres. Mais si les pressions sont trop réduites
(<10 Torr), les spectres LIBS ont tendances à se dégrader, principalement en raison de
l’absence de confinement du plasma.
Tableau 1.2- Délais et portes optimales sous différentes atmosphères à pression ambiante pour l’analyse du bore
[64].
Atmosphère Délai (μs) Porte (μs)
Air 0.50 non discernable
Argon 1.30 15
Hélium 1.20 7
Il est à noter que la porte n’a pu être déterminée sous atmosphère d’air. La raie d’émission du
bore lors de la détermination de la porte était indiscernable du bruit de fond. Une explication
plausible réside dans le fait que sous atmosphère d’air, une recombinaison entre les atomes de
bore et les atomes d’oxygène peut avoir lieu suivant les réactions présentées dans le
Tableau 1.3 et conduit à la formation d’oxydes de bore stables [65]. La présence d’eau dans
l’air (humidité) provoque également la présence d’hydroxyde OH réputés très oxydants
également.
Tableau 1.3- Réactivité du bore en présence d’oxygène à 2200 K [65].
Réactions ΔG (kJ)
Toutefois afin de comparer ces atmosphères, la Figure 1.7 représente l’évolution de l’intensité
de la raie de silicium en fonction de l’atmosphère d’analyse au délai optimal déterminé, en
ayant sommé non pas 10, mais 100 mesures dans le but d’augmenter le rapport signal sur
bruit[64].
Il ressort que le meilleur signal est obtenu sous atmosphère d’hélium bien que la durée
d’émission (7 μs) du plasma soit deux fois plus courte que sous atmosphère d’argon (15 μs).
On note aussi que le signal sous atmosphère d’air est le moins exploitable. L’oxydation du
silicium sous la forme d’oxyde de silicium (SiO) est dans ce cas tout à fait probable.
L’intensité du signal LIBS dépendant de la quantité d’atomes émetteurs, ils ont déterminé la
Figure. 1.7- Évolution de l’intensité d’une raie de silicium en fonction de l’atmosphère d’analyse [64].
Tableau 1.4- Détermination des masses ablatées sous atmosphères d’hélium et d’argon [64].
Masse ablatée par tir
(µg/tir)
Hélium 1.8
Argon 0.1
Il a été observé que la masse ablatée sous atmosphère d’hélium est 18 fois supérieure à celle
sous argon. Ce résultat concorde avec les travaux de Russo et al. [66-68], qui montrent une
plus forte ablation sous hélium que sous argon, et confirme le fait que le nombre d’émetteur
est plus important sous atmosphère d’hélium.
L’interaction entre le laser et la surface était dépendante de l’interaction entre le laser et le
plasma en formation, et notamment que l’évolution de la densité électronique était l’un des
facteurs prépondérants. Ils ont calculé l’évolution de la densité électronique au sein du
plasma, en fonction du temps pour ces deux atmosphères d’analyse (Figure 1.8).
Figure. 1.8- Évolution de la densité électronique sous atmosphère d’argon et d’hélium [64].
Il apparaît qu’initialement la densité électronique est plus élevée sous atmosphère d’argon,
signifiant que l’interaction laser plasma est plus importante sous cette atmosphère. Nous
pensons que ce phénomène est dû à la différence de potentiel d’ionisation entre ces deux gaz.
En effet, le fort potentiel d’ionisation de l’hélium, 24.58 eV empêche son ionisation, en
revanche les atomes d’argon, eux peuvent être ionisés, son potentiel d’ionisation n’étant que
de 15.75 eV. D’ailleurs, Y. Iida [69] retrouve ce résultat, et observe une plus forte interaction
laser-plasma sous argon que sous hélium. Dans le cas de l’argon, et contrairement à
l’atmosphère d’hélium, l’énergie apportée par le laser sert en partie au chauffage du plasma et
à l’ionisation des atomes d’argon.
Une autre information est accessible à l’aide de la Figure 1.8 la corrélation entre la durée de
vie du plasma et la vitesse de décroissance de la densité électronique. Cette dernière peut-être
due à deux effets, une consommation des électrons par le plasma ou bien une relaxation des
électrons par émission radiative. La porte d’analyse sous argon est près de deux fois plus
longue que sous hélium (Tableau 1.2) or, sur la Figure 1.8 il ressort que la décroissance de la
densité électronique sous atmosphère d’argon est plus lente que sous atmosphère d’hélium. Ce
phénomène peut être expliqué par la différence de conductivité thermique des deux gaz
17.72 mW· m-1·K-1 pour l’argon et 152 mW· m-1·K-1 pour l’hélium. Cette différence confirme
le fait que les électrons sont refroidis plus rapidement sous hélium, par effet thermique et non
par collision, contribuant au fait que le plasma émette moins longtemps que sous argon.
Nous avons observé deux caractéristiques essentielles : la meilleure ablation sous atmosphère
d’hélium et que la longue durée de vie du plasma est sous atmosphère d’argon. Il semble alors
judicieux de combiner ces deux gaz.
En ce qui concerne la nature du gaz ambiant, l’hélium est connu pour améliorer fortement le
rapport signal/fond en comparaison avec l’air et l’argon. En effet, le potentiel d’ionisation de
l’hélium étant très élevé, il est plus difficilement ionisable et permet donc d’avoir des plasmas
avec des densités électroniques plus faibles, favorisant l’ablation et la résolution des raies
d’émission.
Dans d’autres cas, bien qu’on ne note pas de différence au niveau de la quantité de masse
éjectée, la nature du gaz a quand même un impact sur le signal analytique [70]. Günther
explique ceci par une influence de la conductivité thermique des gaz sur la coalescence des
particules [71]. À cause de la conductivité thermique élevée de l’hélium par rapport à l’argon
(voir Tableau 1.5), une dissipation plus rapide de l’énergie thermique dans l’hélium diminue
la durée du processus de condensation des particules. Les particules cessent alors de coalescer
et demeurent plus petites en moyenne. La Figure 1.9 tirée de la référence [71] illustre cette
hypothèse.
En se basant sur des modélisations, Callies et. al. [72] concluent aussi que l’environnement
d’hélium favorise la formation de plus petites particules. Cette dépendance proviendrait
cependant de l’influence de la vitesse de propagation de l’onde de choc qui est plus grande
dans l’hélium que dans l’argon, ce qui limite l’augmentation de température derrière le front
de cette onde, favorisant ainsi la condensation de particules de plus petite taille.
Figure. 1.9- Schématisation de l’explication proposée par le groupe de Günther quant à la distribution de taille
des particules formées par ablation laser dans He et Ar.
Tableau 1.6- Comparaison des différentes techniques d’analyse par plasma. LA-MS: « laser ablation-mass
spectroscopy »; ICP-OES: « inductively coupled plasma-optical emission spectroscopy »; ICP-MS: « inductively
coupled plasma-mass spectrometry » [76].
I.6. Applications
Maîtrise des procédés industriels et des impacts environnementaux :
Les gains de productivité imposés par la loi du marché, ainsi que la réglementation toujours
plus exigeante, obligent en permanence les industriels à mieux maîtriser leurs processus, de la
qualité des matières premières consommées (diminution des rebuts et maîtrise des délais)
jusqu’au suivi en temps réel des rejets industriels et leur valorisation. Du fait de sa nature tout
optique, la LIBS est particulièrement bien adaptée à l’analyse in situ, en temps réel réalisé
dans des conditions difficiles. C’est en particulier le cas de l’analyse de liquide dans les
aciéries, de l’analyse de coulées de verre, dont il faut contrôler la composition et le taux
d’impuretés, ou encore de l’analyse de sels fondus.
Par ailleurs, la LIBS permet d’opérer directement sur les lignes de production, à distance
suffisante pour éviter toute difficulté liée à la température ou aux projections éventuelles.
Adaptée à l’analyse des aérosols, la LIBS permet aussi de contrôler la composition des
fumées et résidus de calcination, ou la concentration et la composition d’aérosols présents au
voisinage des postes de travail.
Analyse de terrain :
De manière générale, l’absence de préparation d’échantillon et la facilité de transport et de
mise en œuvre de la technique font de la LIBS un outil de choix pour les analyses de terrain.
On peut citer l’analyse des sols, l’analyse minéralogique et l’analyse archéologique, en
particulier sous-marine (analyse en milieu liquide) ou sur bâtiments historiques. La LIBS est
parmi les projets retenus par la NASA pour équiper la mission Mars Science Laboratory,
Rover qui a exploré la planète Mars en 2010 (Figure 1.10).
La faible intrusivité de la LIBS en fait aussi une technique d’intérêt pour l’analyse d’objets
précieux et fragiles, comme les œuvres d’art. Ainsi, l’analyse du plasma créé à partir de
quelques nano grammes de peinture permet d’en déterminer la composition élémentaire, et
donc de la dater, ou de révéler la présence de différentes couches.
I.7. Conclusion
Nous avons exposé dans ce chapitre une présentation détaillée du principe et du
fonctionnement de la LIBS. Une attention particulière a été portée au caractère transitoire du
plasma généré qui limite la durée de vie du plasma à quelques centaines de microsecondes.
Toutefois, cette courte durée de vie qui exige un équipement adapté permet une analyse rapide
accompagnée par d’autres avantages comme l’absence de préparation de l’échantillon et le
caractère quasi-non destructif de cette technique.
Chapitre II
Diagnostic Optique Du Plasma Induit Par
Laser
II.3. CONCLUSION
CHAPITRE II
4) recombinaison radiative/photo-ionisation :
Pour caractériser l’état d’un système, on peut introduire la notion de température T. C’est une
grandeur qui mesure la violence des processus microscopiques à l’équilibre à l’intérieur du
plasma et à l’échelle macroscopique. Elle est très importante dans un plasma, car toutes les
modifications des processus microscopiques sont liées à la variation de ce paramètre
macroscopique (variable d’état du système).
( ) ( ) ( )
(2.1)
Où et sont respectivement la masse et la vitesse des électrons et la constante de
Boltzmann. L’utilisation de la distribution de Maxwell pour la distribution des vitesses des
électrons reste valable dans les conditions typiques du plasma induit par laser [74].
Cependant, il faut remarquer que dans un plasma extrêmement dense et froid, la distance
moyenne entre les électrons est comparable ou inférieure à la longueur d’onde de De Broglie
de l’électron. Dans ce cas, la distribution de vitesse des électrons est alors donnée par la
distribution de Fermi-Dirac.
La température d’excitation Texc détermine la population, d’un niveau interne électronique
d’énergie donné, d’un ensemble de particule de la même espèce (par exemple un atome
union). Elle caractérise les processus d’excitation et de désexcitation qui sont à la fois initiés
par collisions inélastiques avec des électrons et des processus radiatifs d’émission et
d’excitation lorsque les processus d’excitation et de désexcitation sont en équilibre, la
population des particules dans un niveau est donnée par la loi de Boltzmann à la température
d’excitation,
( )
(2.2)
(2.3)
Où :
- et sont les densités des populations totales de la particule dans les états
d’ionisation Z+1 et Z,
- sont les fonctions de partition de la particule dans les états d’ionisation Z+1 et
Z,
- est la densité électronique au sein du plasma,
- sont le potentiel d’ionisation dans le vide et sa réduction due à la présence
d’électrons dans le plasma pour une particule lourde fois ionisée,
- la masse de l’électron,
- h la constante de Planck,
Cet équilibre se traduit par la détermination du degré d’ionisation entre deux états d’ionisation
successifs avec la température d’ionisation, , et la densité électronique, .
La température de radiation, , caractérise la distribution spectrale du rayonnement émis
par le plasma. Une telle distribution est gouvernée par les processus de photo-absorption et de
photo-émission et est donnée à l’équilibre par la distribution de Planck ( ( )).
( )
( )
(2.4)
Où c la vitesse de lumière dans le vide et λ la longueur d’onde des photons émis. Nous voyons
donc que plusieurs températures peuvent être définies en se basant sur ces différents
équilibres microscopiques (radiatifs ou collisionnels). L’équilibre de Planck n’est, en général,
pas atteint dans les conditions typiques de LIBS. Le photon n’est en effet pas à l’équilibre ni
avec les particules lourdes ni avec les électrons, car l’opacité d’un tel plasma (de dimension
de quelques mm) est très petite dans la plupart des gammes spectrales considérées (UV-Vis-
IR).
Il y a alors plus de photons qui s’échappent que de photons absorbés par des particules du
plasma. Ce fait permet d’ailleurs d’identifier les éléments dans le plasma d’après des photons
qui s’en échappe, le principe même de la technique LIBS.
L’émission radiative est un aspect important du plasma. Nous pouvons à présent établir
les relations caractérisant les propriétés de l’émission du plasma à l’ETL. Le rayonnement
d’un plasma peut provenir de trois origines : 1) émission bremsstrahlung (transition libre-
libre) ; 2) émission liée aux recombinaisons radiatives (transition libre-lié) ; 3) émission de
transitions atomiques ou ioniques discrètes (transition lié-lié). Les deux premières présentent
un spectre continu et la dernière un spectre discret. Un exemple de spectre d’émission d’un
plasma LIBS est montré sur la Figure 2.1. Le spectre présente une superposition d’émission
de continuum et de transitions discrètes.
Figure. 2.1- Spectre typique de LIBS obtenu par l’ablation d’une cible d’alliage d’aluminium-silicium-fer dans
un gaz d’argon par une impulsion IR d’éclairement de 10 GW cm-2, signal moyen enregistré entre 390 ns et
490 ns après l’impulsion laser [81].
À l’ETL, on peut appliquer le principe de balance détaillée, qui traduit le fait que chaque
processus s’équilibre avec son processus inverse [82]. Pour les trois types de processus
d’émission cités du paragraphe précédent, nous pouvons identifier les processus inverses
d’absorption correspondants. Selon la loi du rayonnement de Kirchhoff (qui précise que le
coefficient d’émission ( ) est lié au coefficient d’absorption ( ) par la distribution de
luminance énergétique monochromatique du rayonnement thermique du corps noir,
( ), définit par l’équation (2.4)) nous pouvons obtenir l’expression des coefficients
d’émission correspondantes aux émissions bremsstrahlung, (absorption par processus
bremsstrahlung inverse (IB), entre les électrons et d’autres particules plus lourds atome et/ou
ion (ei) et les rayonnements émis par transition : libre-libre (ff).), et de la recombinaison
radiative, (absorption par processus photo-ionisation (PI), pour les rayonnements émis par
transition : lié-libre (fb)), en unités W m-3 m-1 str-1
̅̅̅̅̅
(λ)= ( )= ( )∑
√
(2.5)
̅̅̅̅̅̅̅
(λ)= ( )= ( ) ∑
√
(2.6)
Où
̅̅̅̅̅ Facteur de Gaunt moyen pour ion à Z fois ionisé et processus IB,
̅̅̅̅̅ Facteur de Gaunt moyenne pour ion à Z fois ionisé et processus PI,
( ) ( )
( )
(2.7)
Où est la longueur d’onde centrale de la transition considérée, la probabilité de
transition entre les niveaux k et i, le rayonnement émis par lié-libre (bf): et ( ) le profil
spectral normalisé de la transition considérée (∫ ( ) =1).
détection (~1μs). Il sera d’ailleurs toujours important d’optimiser ce paramètre pour tout type
de mesure LIBS [83].
Figure 2.2- Évolution temporelle de la raie Al II 281.6 nm (a) et du doublet Al I 308.2 nm et Al I 309.3 nm (b)
pour un plasma obtenu par l’ablation d’une cible d’alliage d’aluminium-silicium-fer dans un gaz d’argon avec
une impulsion UV d’éclairement de 7.3 GW cm-2[81].
Tableau 2.1- Différents types d’élargissement dans le spectre d’émission du plasma [81].
Type d’élargissement Ordre de grandeur Origine
(nm)
Élargissement naturel 10-4
Émission spontanée, durée de vie
radiative
-3
Élargissement 10 Interaction dipolaire entre deux atomes
résonnant identiques
-3
Élargissement de van 10 Interaction dipolaire entre deux atomes
der waals différents
-3
Élargissement Doppler 10 Agitation thermique, effet Doppler
-2 0
Élargissement Stark 10 10 Interaction colombienne entre électrons
et électrons (ou ions)
Élargissement Dépendant de Auto absorption
d’opacité l’opacité du plasma
( )
(2.8)
Où est la largeur d’impact électronique de la transition d’hydrogène considérée (par
exemple à 656.3 nm) [89], est une densité électronique de référence arbitraire (qui
est fixée à 1017 cm-3 dans la base de données de Griem [89]) et la densité électronique du
plasma. Pour une densité électronique de 2 1017 cm-3, est de 0.878 nm pour la
raie [81].
Dans le deuxième cas, qui est plus général et qui concerne tous les autres types d’atomes et
d’ions, la dégénérescence des niveaux par rapport à l est levée puisque le potentiel effectif
agissant sur l’électron lié par le noyau et l’ensemble des autres électrons n’est plus le potentiel
Coulombien. Dans ce cas-là, le déplacement des niveaux d’énergie dû au champ électrique
induit par les perturbateurs dépend de celui-ci d’une manière quadratique. C’est l’effet Stark
quadratique [79,87], qui est en général beaucoup plus faible (un ordre de grandeur plus faible)
que l’effet Stark linéaire discuté plus haut. Ceci sera justifié dans la suite par la comparaison
de l’élargissement de la raie . et de la raie Ar I 696.5. Son effet, qui résulte de l’ensemble
des perturbateurs sur une raie d’émission, est caractérisé par un élargissement du profil de
raie (Stark broadening) et un décalage de la longueur d’onde centrale (Stark
shift). En considérant l’impact ionique est mineur, le profil spectral normalisé ( ) d’une
transition peut être représenté par celui de Lorentz avec la largeur à mi-hauteur et une position
centrale :
( )=
( ) ( ⁄ )
=2 * ( )+ ( )
(2.9)
= * ( )+ ( )
(2.10)
Où est la longueur d’onde centrale dans le vide de la transition considérée, est une
densité électronique de référence qui vaut 1016 cm-3 pour une raie atomique et 1017 cm-3 pour
une raie ionique [89]. et sont respectivement le paramètre d’élargissement par impact
électronique et le paramètre de décalage par impact électronique pour la densité électronique
de référence et une température de plasma donnée. Pour un grand nombre de transitions des
éléments les plus courants, ces deux paramètres ont été calculés et tabulés par H.R. Griem
dans les années 60 à 70 [89]. B est un paramètre qui vaut 0.75 pour une raie d’un neutre et 1.2
pour une raie ionique, ND est le nombre de particule dans la sphère de Debye [74] et A le
paramètre d’élargissement dû aux ions. Ce dernier mesure l’importance relative des collisions
ioniques dans l’élargissement spectral.
Comme précisé plus haut, il est en général petit pour un plasma typique rencontré en LIBS. À
titre d’exemple, il est égal à 0.0844 pour la raie d’Ar I à 696.5 nm [90]. Pour une raie ionique,
A est en général fixé à 0. Par exemple pour la raie Ar I 696.5 nm, la contribution des ions est
estimée à 7.5 % de l’élargissement total pour un plasma avec ne =2 1017 cm-3 et T= 11 000
K. Dans les conditions typiques de LIBS, la contribution due aux ions pourra donc être
négligée également pour la plupart des raies atomiques ce qui justifie bien l’hypothèse de
départ [81].
(2.11)
Où représente la largeur à mi‐hauteur d’une raie d’émission pour un milieu optiquement
épais et celle de la même raie d’émission dans le cas où le milieu serait optiquement
mince. Le calcul de la valeur indiquée dans l’exposant de cette relation est détaillé dans la
référence [95].
Ces différentes méthodes permettent d’évaluer l’importance du phénomène d’auto absorption
et donc potentiellement de le prendre en compte. Cependant, il est préférable en LIBS de
choisir dans la mesure du possible des raies pour lesquelles il n’y a pas d’auto absorption.
raies spectrales isolées (dont les niveaux haut et bas ne sont pas trop proches d’autres
niveaux), et émises dans des conditions optiquement minces.
Pour la détermination de la densité électronique, Ma. Qianli et al. Ont utilisées leurs données
expérimentales pour illustrer l’évolution du profil spectral de la raie Al II 281.6 nm et celle de
la densité électronique du plasma extraite à partir de cette raie. Ces résultats illustrés sur la
Figure 2.3 correspondent aux spectres intégrés spatialement d’un plasma d’aluminium induit
par impulsion UV dans l’air ambiant. Ils ont constatent que la largeur et le décalage spectral
de la raie diminuent au cours du temps avec la décroissance de la densité électronique. Ils ont
noté qu’aux très longs délais (>10 μs), la largeur de la raie tend vers la largeur instrumentale
et reste donc constante. Leurs résultats montrent qu’il est intéressant d’utiliser l’élargissement
Stark pour déterminer la densité électronique dans une gamme de 1016~1018 cm-3 [81].
Figure. 2.3- Évolutions temporelles de l’élargissement de la raie Al II 281.6 nm (a) et celle de la densité
électronique (b) extraite à partir de cette raie observée dans un plasma induit sur une cible d’alliage aluminium-
silicium-fer dans un gaz d’argon par une impulsion UV de 7.3 GW cm-2 [81].
( ) ( )
( )
(2.12)
Est la densité totale des particules lourdes, sachant que coefficient d’émission ( ) est
Figure. 2.4- Diagramme de Boltzmann obtenu à partir de plusieurs raies de l’ion Fe + lors d’ablation d’un alliage
de cuivre-nickel. La température indiquée est déterminée à partir de la pente de la régression linéaire [81, 98].
Le diagramme de Boltzmann utilise la même loi que la mesure à partir de l’intensité de deux
raies, mais présente l’avantage d’impliquer un plus grand nombre de transitions, augmentant
ainsi la précision de la mesure. Ceci est parfois difficile pour certains éléments comme par
exemple l’atome de carbone. Afin de résoudre ces problèmes, des raies ioniques du même
élément peuvent également être ajoutées. On parle alors de la méthode de Saha-Boltzmann
plots (SBP) [97,99]. La température obtenue par cette méthode est approximativement égale à
la température d’ionisation.
Dans ce travail de thèse, nous avons la plupart du temps travaillé avec des échantillons de
référence certifiés pour lesquels on connaît précisément les concentrations des éléments
présents.
( ) ( )
(2.13)
Avec
( ) ( )
(2.14)
= ∑ -
(2.15)
( )
(2.16)
( )
(2.17)
( ) ( )
(2.18)
Où la densité électronique, et la densité des ions une fois ionisé et celle des
atomes de l’élément X, la concentration volumique de l’élément X dans le plasma
et la réduction du potentiel d’ionisation de l’atome X due à l’effet de la présence
d’électrons entourant. Son expression en eV, déduite par H.R. Griem est donnée par [102] :
( )| √
(2.19)
Où est en cm-3 et est en Kelvin. Par exemple pour une densité électronique de 1018 cm-3 et
une température de 20 000 K, la réduction du potentiel d’ionisation pour un atome est de
0.2 eV. Par ailleurs, dans la fenêtre temporelle de détection typique de LIBS où l’analyse est
faite (~ 1 μs), l’ionisation se limite en général à une seule fois (Z=1).
Si la transition considérée est optiquement fine, il est possible de remplacer le coefficient
d’émission spectral intégré, , dans l’équation (2.12) par l’intensité spectrale intégrée, IX, Z,
qui peut être extraite directement à partir d’un spectre expérimental. La température obtenue
avec la méthode MSBP est alors une température apparente moyennée dans le volume de
plasma détecté par le système de collection [103].
Dans la littérature, la méthode de MSBP a été testée avec succès pour le calcul de la
concentration d’un alliage de Cu-Fe-Mn-Ni [104]. Un exemple d’application des données
expérimentales est présenté sur la Figure 2.5 [105]. La spécificité du plasma étudié est qu’il
s’agit d’un plasma métallique d’aluminium mélangé avec un gaz d’argon. Le premier a un
potentiel d’ionisation plus faible que le dernier. Cette configuration est favorable à
l’observation des raies métalliques optiquement fines [106-107] qui servent au diagnostic du
plasma.
Il est important de préciser que qui apparait sur la Figure 2.5 n’est pas en unité SI, elle est
exprimée en nombre de photons détectés par la caméra ICCD. Dans cet exemple, une large
gamme d’énergie est atteinte grâce à l’utilisation de plusieurs éléments comme Al, Fe et
Si. Les différentes transitions sélectionnées sont ajustées par une droite avec un bon degré de
corrélation, R2 = 98.98 % pour le délai à 600 ns, R2 = 99.04 % pour le délai à 1500 ns et R2=
98.66 % pour le délai à 3000 ns.
Figure. 2.5- Application des multi Saha-Boltzmann plots avec des données expérimentales obtenues par
l’ablation d’une cible d’alliage aluminium-silicium-fer dans un gaz d’argon par impulsion IR de10 GW cm-2 [81]
À partir des droites d’ajustement données sur la Figure 2.5, nous pouvons extraire une
température de12 417 174 K pour le délai à 1.5 μs. La valeur de l’erreur statistique (la
déviation standard) comprend la fluctuation d’intensité expérimentale et l’incertitude de la
probabilité des transitions.
Nous remarquons que le formalisme du MSBP présenté ci-dessus devient du BP (Boltzmann
plots) si Z= 0 et si X représente un seul élément. Il devient du SBP (Saha-Boltzmann plots) si
Z = 0.1 et si X représente toujours un seul élément. On peut terminer cette section en
signalant que dans une revue de C. Aragón [86], les auteurs ont présenté un certain nombre de
raies utilisables pour la détermination de la température dans un plasma induit par laser [81].
( )
(2.20)
Où est l’écart énergétique en eV entre deux niveaux internes électroniques voisins d’un
atome (ou ion) etTe est la température électronique en Kelvin. La déduction de cette formule
est basée sur le fait que l’ETL est atteint grâce aux collisions inélastiques fréquentes entre
électrons et atomes et que les processus radiatifs jouent un rôle négligeable. Plus précisément,
le peuplement des particules du niveau supérieur d’une transition, k, à partir du niveau
inférieur i=k-1, pendant une unité de temps par des collisions inélastiques d’électron est 10
fois plus efficace que la désexcitation radiative spontanée du niveau k vers le niveau pendant
la même unité de temps.
Pour assurer que l’ETL puisse être complètement établi pour tous les niveaux internes
électroniques des particules d’une espèce, doit prendre une valeur qui représente le plus
grand écart énergétique entre deux niveaux voisins. Celui-ci correspond en général à l’écart
d’énergie entre le niveau fondamental et le premier niveau excité d’un atome (ou ion). Selon
le principe de transitivité, si l’équation (2.20) est respectée entre ces deux niveaux, elle sera
automatiquement respectée pour tous les autres niveaux plus hauts. Autrement dit, l’ETL est
plus facile à établir pour les hauts niveaux excités.. En règle générale, cet écart d’énergie est
plus important pour les éléments non métalliques que pour les métaux. Par ailleurs, au lieu
d’utiliser dans l’équation (2.20), nous pouvons le remplacer par d’autres écarts d’énergie
faisant intervenir d’autres niveaux. Dans ce cas, l’ETL n’est que partiellement vérifié par
l’application du critère de McWhirter. La distribution de Boltzmann peut être atteinte pour
tous les niveaux supérieurs au niveau. À titre d’exemple, pour T =10 000 K et =5 eV, une
densité électronique de 2 1016 cm-3 est nécessaire d’après l’équation (2.20) pour que l’ETL
soit atteint pour les niveaux plus hauts que le niveau. Il est à noter cependant que ce critère est
une condition nécessaire pour qu’un plasma soit à l’ETL, mais non suffisante. De la même
manière que pour la densité électronique ne, un critère sur la température est nécessaire pour
décrire de manière rigoureuse un plasma à l’ETL [81].
d’émission sont élargies par effet Stark, aussi aucune mesure analytique ne peut-elle être
effectuée. Il faut donc attendre que le plasma refroidisse pour que les électrons libres soient
capturés par les ions afin que l’émission des raies prédomine avec d’abord les raies ioniques
puis les raies atomiques et enfin les molécules. Le schéma de la Figure 2.6 qui représente
l’évolution de l’émission du plasma au cours du temps montre la nécessité d’une mesure
analytique avec la résolution temporelle. En effet, le délai de mesure après l’impulsion laser tD
doit être optimisé pour obtenir le meilleur rapport signal/bruit. Il faut donc déclencher
l’acquisition du signal avec un retard par rapport au tir laser, variant de quelques dizaines de
nanosecondes à quelques microsecondes selon les paramètres de l’ablation et la cible.
Figure. 2.6- Schéma de l’évolution temporelle de l’émission d’un plasma initié par impulsion laser nanoseconde.
Le cadre marron représente la zone d’intérêt analytique correspondant à la mesure par le détecteur avec un délai
tD après le tir laser.
Un exemple de spectres obtenus pour différents délais d’acquisition donné par Pasquini et al.
[111] est présenté sur la Figure 2.7, il souligne l’importance de l’optimisation de la résolution
temporelle pour améliorer la résolution et la sensibilité des mesures pour un type
d’échantillon donné.
La détection, ajustée à l’aide d’un signal de déclenchement entre le laser et le spectromètre, et
sur son temps d’intégration pendant lequel le détecteur accumule le signal. C’est ce qu’illustre
la Figure 2.7 dans le cas d’un échantillon d’alliage de cuivre. Pour un temps d’intégration
donné (10 ns), les spectres obtenus à trois délais après l’arrivée de l’impulsion sur l’échantill-
on sont représentés : 0 ns, 10 ns, 100 ns et 1000 ns. Si l’on compare les trois premiers, on
constate la décroissance rapide du Bremsstrahlung et l’émergence des raies atomiques, en
même temps une diminution de l’intensité. Les deux derniers spectres montrent qu’après un
délai suffisamment important, le signal est pratiquement sur fond noir et l’intensité du
rayonnement continu a fortement baissé et laisse apparaitre les raies d’émissions atomiques et
ioniques. En effet la décroissance relativement rapide du fond continu en fonction du temps,
permettant peu à peu une meilleure détection des raies discrètes issues des différentes espèces
présentes dans le plasma.
.
Figure. 2.7- Série de spectres LIBS obtenus à différents délais d’acquisition (0 à 1μs) après le tir laser [111].
au maximum de la raie d’émission dans le spectre aux longueurs d’onde listées dans des bases
de données telles que le NIST [112] et identifier ainsi l’élément. Cela peut paraître très
simple, mais c’est une étape capitale qui peut s’avérer très complexe dans certains cas. En
effet, un échantillon peut contenir un grand nombre d’éléments ce qui donne un spectre LIBS
très riche en raies d’émission et donc difficile à interpréter. De plus, chaque longueur d’onde
peut correspondre à plusieurs éléments. Il est donc recommandé d’adopter un protocole fiable
d’identification des raies d’émission de façon à éviter toute erreur sur l’ensemble de l’analyse.
Tout d’abord, il est rare d’analyser un échantillon totalement inconnu. Utiliser son bon sens
pour identifier les différentes raies d’émission est donc fortement conseillé.
On s’attendra donc à trouver des raies du fer dans des aciers et des raies d’aluminium dans un
échantillon d’aluminium. La plupart des éléments possèdent plusieurs raies d’émission. Les
raies les plus intenses, en général les raies dites de résonance branchées sur le niveau
fondamental, sont des preuves de la présence de l’élément dans l’échantillon. Certaines sont
très connues et très caractéristiques comme par exemple les doublets de l’aluminium et du
calcium présentés dans la Figure 2.8. Il est préférable de confirmer l’identification d’une raie
par la présence d’autres raies d’émission du même multiplet ou d’autres multiplets.
La plupart du temps, on trouve des raies des éléments neutres et des espèces une fois voire
deux fois ionisées. Il est donc parfaitement inutile, de prendre en compte toutes les espèces
plus de deux fois ionisées pour l’identification. Dans certains cas, la présence d’interférence
entre deux raies d’émission peut compliquer l’identification d’une raie, voire induire des
erreurs sur la présence ou non de l’élément dans l’échantillon. La Figure 2.9 donne un
exemple d’interférence de la raie du silicium neutre dans un échantillon d’acier.
Dans ce cas précis, l’interférence est détectée facilement, mais ce n’est pas toujours le cas.
Toujours dans les échantillons d’acier, on s’attend à trouver du fer et du carbone. Le fer donne
un grand nombre de raies ce qui rend son identification facile et sûre. Le carbone, quant à lui,
possède peu de raies d’émission caractéristiques lorsqu’il n’est pas présent en grande
concentration dans l’échantillon. Deux raies d’émission situées dans la région UV sont en
général utilisées sur cet élément : une à 193.09 nm rarement visible lorsque l’analyse est
réalisée à l’air libre et une à 247.85 nm plus facilement détectée. Or le fer possède une raie à
une longueur d’onde très proche à une différence de 0.001 nm seulement. Dans le cas précis
où les deux éléments ont une forte probabilité d’être présente dans l’échantillon et ou la
résolution spectrale n’est pas suffisante, il est impossible d’identifier cette raie de façon sûre
Figure. 2.8- Doublets caractéristiques de l’aluminium et du calcium ionisé (spectre obtenu à partir d’un
échantillon de sol) [113].
et donc de certifier la présence du carbone dans l’échantillon. Une solution est d’avoir à
disposition plusieurs échantillons contenant des concentrations différentes en carbone et de
vérifier que l’intensité de la raie évolue en fonction de la concentration (ce qui n’est pas
toujours réalisable). Une fois l’analyse qualitative terminée, le but de la spectroscopie LIBS
est de pouvoir remonter à la composition de l’échantillon de façon quantitative [113]. Les
techniques d’analyse qualitative sont très nombreuses.
L’analyse bivariable ;
L’analyse factorielle ;
L’une des plus répandues est l’Analyse en Composantes Principales APC (pour plus
de détail voir l’annexe B, une présentation en APC de spectre Laiton).
connue, et, d’autre part, il faut que l’échantillon à analyser soit de même nature que les
étalons. Dans le cas contraire, des effets de matrice (physique et chimique) peuvent perturber
l’interprétation des données expérimentales et en plus vient s’ajouter l’effet d’auto absorption
[114-117].
( )
( )
(2. 22)
Où est l’intensité mesurée de la raie, est le concentration normalisée de l’élément X (%
atomique), et F est l’efficacité optique du système de collection. Si on introduit y, x, m et q
comme :
( )
(2. 23)
(2. 24)
(2. 25)
( )
( )
(2. 26)
L’équation de Boltzmann peut s’écrire de la manière suivante :
(2. 27)
Où m est associé à la température du plasma et q à la concentration de l’élément X. Une raie
d’émission produit un point sur le tracé de Boltzmann et toutes les espèces émettrices peuvent
être représentées sur un diagramme. Si la condition de l’ETL est remplie et que les raies sont
soigneusement choisies pour éviter les phénomènes d’auto-absorption, les droites obtenues
pour chaque élément seront parallèles et une seule température pourra être déduite de la même
pente m. Pour cela il faut que les données spectrales contiennent au moins deux raies
d’émission de la même espèce pour déterminer la température électronique et au moins une
raie dont les paramètres spectroscopiques soient connus pour calculer la densité électronique.
(2. 28)
Où q est l’ordonnée à l’origine trouvée pour le groupe de transitions associées à l’espèce,
( )est la fonction de partition de l’espèce à la température du plasma, grandeur
calculable [112] ou tabulée [121] sur internet, et est une grandeur empirique reflétant la
réponse expérimentale du système et dont la détermination constitue la dernière étape de
l’algorithme. Pour ce faire on écrit que la somme des concentrations de toutes les espèces
présentes dans le plande Boltzmann est égale à 1, soit :
( ) ( )
∑ ∑ ∑ ( ) ( )
(2. 29)
Soit donc
∑ ( ) ( )
(2. 30)
Une fois déterminé, on accède au final par le calcul à l’ensemble des concentrations. Le
principe de cette méthode est assez simple malgré une contrainte d’utilisation forte liée aux
hypothèses préalablement requises. Nous pouvons cependant rencontrer des difficultés en
pratique pour son implémentation.
( )
(2. 33)
Dans le cas d’une raie d’émission faiblement auto-absorbée c’est-à-dire ( ) 1, le
coefficient d’auto-absorption est égal à 1. À l’inverse, lorsque la raie d’émission est fortement
auto-absorbée ( ) 1,
( )
(2. 34)
L’auto-absorption touche préférentiellement les raies d’émission résonantes branchées sur le
niveau fondamental qui sont en général les plus présentes dans le plasma et les plus intenses
dans le spectre d’émission. Lorsqu’il y a auto-absorption d’une raie, c’est-à-dire que les
photons émis sont réabsorbés dans le plasma, on observe une distorsion ainsi qu’un
élargissement de la raie d’émission. Dans le cas où les raies sont émises du centre chaud du
plasma et sont réabsorbées dans les frontières plus froides et si la résolution spectrale du
système est assez élevée, l’auto-absorption de la raie d’émission est clairement visible sur le
spectre puisqu’un creusement au centre de la raie est observé (Figure 2.10).
Dans ce cas, on dit que la raie d’émission est auto-inversée.
Figure. 2.10- Auto-absorption de la raie du calcium une fois ionisé dans un échantillon sol.
Creusement de la raie auto-absorbée mis en évidence par la flèche [113].
Figure. 2.11- Dispositif expérimental pour la détection de l’auto-absorption par la technique du miroir [93].
De cette façon, si la raie est optiquement fine, le signal détecté avec le miroir doit être deux
fois (moins les pertes par réflexion et à cause des angles solides) celui détecté sans miroir. Si
la profondeur optique ( ) est faible ( ) 1 l’intensité de la raie peut être corrigée de
façon à obtenir l’intensité de la raie optiquement fine. C’est une méthode assez ancienne, mais
peu exploitée en LIBS. Cependant, elle a été appliquée par Moon et al. [93] au diagnostic
plasma en LIBS sur des alliages d’aluminium. Grâce à ce dispositif, les raies auto-absorbées
ont pu être détectées puis corrigées pour retrouver la linéarité des courbes d’étalonnage
(exemple pour une courbe d’étalonnage du magnésium dans la Figure 2.12) ou éliminées pour
la construction des droites de Boltzmann.
Figure. 2. 12 - Conséquences de la correction de l’auto-absorption sur une courbe d’étalonnage (figure issue de
la référence [93]).
Mais la technique qui reste la plus utilisée consiste à vérifier les ratios d’intensité des raies au
sein d’un multiplet. Le rapport d’intensités de deux raies faiblement auto-absorbées peut
s’écrire de la manière suivante [122] :
⁄
( )
( ⁄ )
(2.35)
Avec Aki la probabilité de transition du niveau haut k vers le niveau bas i et gk la
dégénérescence du niveau k. Dans le cas particulier où les deux raies appartiennent au même
multiplet, les niveaux supérieurs sont proches voire égaux et l’équation (2.35) devient :
( )
( )
(2 .36)
Les paramètres Aki et gk se trouvant dans les bases de données spectroscopiques, il est facile
de calculer le ratio théorique de deux raies appartenant au même multiplet. Si le ratio
expérimental s’éloigne fortement du ratio théorique calculé, on peut conclure que la raie
étudiée est auto-absorbée. Bredice et al. [122] ont utilisé cette méthode pour étudier l’auto-
absorption du manganèse dans des alliages fer-manganèse. En calculant les ratios théoriques
et en les comparant aux ratios d’intensités, ils ont pu mettre en évidence l’auto-absorption de
certaines raies d’émission dans des conditions d’ablation différentes : l’auto-absorption
semble plus élevée lors d’une analyse en double impulsion (signal du plasma acquis après
deux impulsions successives) par rapport à une analyse avec une simple impulsion. Ces
résultats permettent de remettre en question l’utilisation du double impulsion pour l’analyse
d’éléments majeurs qui permet pourtant d’améliorer le ratio signal/bruit des spectres. Il est
important de préciser que les données spectroscopiques ne sont pas fiables pour toutes les
raies de tous les éléments ce qui peut engendrer une erreur élevée sur le calcul des rapports
théoriques.
Plus récemment, une autre technique d’étude de l’auto-absorption a aussi été proposée par
Bredice et al. [123]. Elle a l’avantage de ne nécessiter ni la connaissance des paramètres
spectroscopiques (probabilité de transition A et dégénérescence g) ni le calcul de température
ou de la densité électronique. Elle demande en revanche d’avoir deux spectres qui
correspondent à des températures de plasma différentes (les températures n’étant pas
calculées) qui sont obtenues dans la référence [123] en enregistrant le signal à des délais après
le tir laser différent. Les auteurs réussissent à établir une relation entre le coefficient d’auto-
absorption SA de la raie et le ratio des intensités de la raie d’intérêt mesurées dans les deux
conditions de températures ainsi que le ratio des intensités d’une raie de référence qui elle,
doit être optiquement fine. Par cette méthode de calcul du coefficient d’auto-absorption, les
auteurs mettent en évidence que les raies de résonance de l’argent montrent une auto-
absorption très élevée au fur et à mesure de l’évolution du plasma ce qui était assez prévisible.
En revanche, la méthode a permis de mettre en évidence la forte auto-absorption d’une raie
d’émission non branchée sur le niveau fondamental (Ag I 546.55 nm) que les auteurs avaient
supposée non auto-absorbée.
Dans le cas où plusieurs échantillons de niveaux de concentration différents sont disponibles,
il est possible d’étudier la variation des ratios de raies ainsi que la largeur des raies en
fonction de la concentration [85]. Si le ratio reste constant quand la concentration augmente,
la raie n’est pas auto-absorbée. Dans le cas contraire, c.-à-d. si le ratio diminue en fonction de
la concentration, il y a probablement auto-absorption. Comme dans la méthode précédente,
cette technique ne nécessite aucune connaissance des paramètres physiques du plasma. Elle
s’applique parfaitement dans le cas de l’analyse quantitative avec étalonnage.
A. Ismaël. [113] À donc adopter l’étude du rapport de raies d’un même multiplet en fonction
de la concentration. Pour permettre de ne pas rejeter les raies touchées par l’auto-absorption
qui sont souvent les raies les plus intenses et donc intéressantes pour l’analyse quantitative
(avec ou sans étalonnage), de nombreux auteurs ont essayé de corriger le phénomène d’auto-
absorption. Bulajic et al. [124] ont introduit la méthode des courbes de croissance dans leur
algorithme itératif d’analyse sans étalonnage. En prenant en compte et en corrigeant l’auto-
absorption, les valeurs des concentrations prédites des éléments contenus dans des
échantillons certifiés d’acier et d’alliages d’or sont bien plus proches des valeurs certifiées.
Lazic et al. [125] ont corrigé les intensités des raies d’émission auto-absorbées en leur
appliquant un coefficient basé sur les paramètres physiques du plasma [113].
préférentielle de certains éléments par rapport à d’autres présents dans la même matrice.
Le fractionnement est expliqué en général par des propriétés physiques différentes des
éléments (température de fusion, de vaporisation, etc.). Ce phénomène est plus prononcé à
faible irradiance et peut donc être diminué en élevant la densité d’énergie du laser sur la cible.
Fornarini et al. [128] donnent un exemple de l’étude du fractionnement en LIBS sur des
échantillons d’alliages quaternaires de bronze certifiés. Grâce à la détermination de la
composition du plasma par Calibration Free- LIBS, ils mettent en évidence la non-
stœchiométrie de la composition du plasma par rapport à celle de l’échantillon certifié. Le
plasma est en particulier enrichi en zinc, l’élément le plus volatile de l’alliage, ce qui suppose
que l’ablation est gouvernée par un processus thermique.
En comparaison avec une ablation en infrarouge, l’ablation à 355 nm semble donner un
plasma de stœchiométrie plus proche de la composition réelle de l’échantillon. Alors que les
courbes d’étalonnage des éléments Cu, Pb et Sn ne montrent qu’une faible corrélation avec
les concentrations des éléments, une normalisation par rapport au zinc permet de récupérer la
linéarité des courbes d’étalonnage. L’effet de la durée d’impulsion sur le fractionnement a
particulièrement été étudiée lors de la comparaison entre les régimes femtoseconde et
nanoseconde [129]. Le fractionnement serait moins important en régime femtoseconde du fait
de la limitation des effets thermiques lors de l’ablation laser.
Il est facile de comprendre l’impact du manque de représentativité de la mesure sur l’analyse
quantitative. L’hétérogénéité de l’échantillon va entraîner une grande variabilité des mesures
dégradant ainsi la corrélation du signal avec la concentration de l’élément. Dans le cas de
l’analyse quantitative sans étalonnage, l’analyse s’effectue à partir d’un spectre unique. Si
celui-ci ne contient pas les raies d’émission de tous les éléments de l’échantillon avec les
bonnes proportions d’intensités, les graphes de Boltzmann seront biaisés et l’erreur sur les
concentrations relatives calculées sera élevée. Le fractionnement quant à lui n’est pas
réellement gênant pour l’analyse avec étalonnage tant qu’il reste identique dans l’ensemble de
la série d’échantillons analysés d’où l’importance des matrices similaires au sein d’un lot
d’échantillon. Cependant, il peut quelquefois dégrader la qualité des courbes d’étalonnage
comme il a été vu dans la référence [128]. Une normalisation avec un élément interne à la
matrice permet alors de corriger les effets de fractionnement. Dans le cas de l’analyse sans
étalonnage, le fractionnement peut conduire à un biais très important sur le résultat quantitatif.
En contrepartie, l’analyse CF-LIBS peut être un excellent outil de diagnostic pour étudier le
fractionnement en LIBS.
II.3. Conclusion
Dans ce chapitre, le diagnostic optique du plasma induit par laser (LIBS) à l’équilibre
thermodynamique local (ETL) a été décrit en détail pour comprendre le principe et les
phénomènes gouvernant l’analyse par spectrométrie LIBS. Les méthodes de caractérisation
du plasma ont été décrites et concernent principalement la détermination de la température et
de la densité électronique.
L’analyse quantitative a aussi fait l’objet d’une étude bibliographique. Cette étude a montré
les limitations rencontrées en spectrométrie LIBS en termes de justesse et de répétabilité. En
effet, réaliser une analyse quantitative exacte est un des principaux enjeux de la technique
LIBS en raison des nombreux problèmes d’inhomogénéité des échantillons et des effets de
matrice souvent présents. Des solutions ont été apportées par différents groupes de recherche,
comme la CF-LIBS.
Chapitre III
Caracteristiques De Bases d’une Chaine De
Mesure Par LIBS
CHAPITRE III
le laser Nd:YAG peut générer le rayonnement de longueur d’onde de 532 nm, 355 nm,
266 nm et 213 nm en doublant, triplant et quadruplant la fréquence.
Synchronisé Détecteur
spectromètre
Laser
Les lasers Nd:YAG pulsés fonctionnent typiquement dans le mode appelé Q-switching : un
permuteur optique est placé dans la cavité laser, attendant une inversion de population
maximale chez les ions néodyme avant d’ouvrir. Cette condition remplie, l’onde lumineuse
traverse la cavité, dépeuplant le milieu laser excité à l’inversion de population maximale.
Dans le mode Q-switch, l’impulsion laser peut atteindre la puissance crête de 20 MW et la
durée d’impulsion de quelques nanosecondes. L’irradiance du faisceau laser, notée I,
homogène à une densité de puissance (W.m-2), est le rapport de la puissance instantanée P de
l’impulsion sur sa surface S, et est définie par :
(3.1)
La puissance étant définie d’après l’énergie du pulse, notée Epulse
∫ ( )
(3.2)
Un schéma de l’évolution temporelle de la puissance au cours d’une impulsion laser est donné
Figure 3.3. On définit τFWHM comme étant la durée de l’impulsion à mi-hauteur, et Pmax la
puissance maximale atteinte dans l’impulsion.
Figure 3.2 : Les transitions de pompage (bleu) et d’émission du rayonnement (rouge) de l’ion de néodyme dans
Nd3+:YAG.
On obtient donc :
⁄
( )
(3.3)
Avec P=Pmax lorsque τ=0. De plus, il est préférable de travailler avec la durée d’impulsion
correspondant à la largeur à mi-hauteur du pic gaussien (τFWHM), qui est une caractéristique
connue du laser utilisé, on a pour cela la relation suivante :
(3.4)
(3.5)
Pour réaliser l’ablation des cibles métalliques dans nos études nous avons utilisé un laser
pulsé de type Q-switchedNd:YAG : Quantel Brio et QuantelBrilliant b modèle.
Nous pouvons ainsi calculer l’irradiance de notre système à chaque longueur d’onde de travail
de notre laser.
Figure. 3.3 - Représentation schématique de la variation de puissance pendant la durée de l’impulsion, son
intégrale donnant l’énergie totale de l’impulsion laser.
avec une fréquence de 10 Hz, mais peut aussi être utilisé en tir unique. Dans cette étude nous
avons utilisé ce laser en mode second harmonique, correspondant à la longueur d’onde de
532 nm. Les caractéristiques principales du laser quantel Brilliant b sont présentées dans le
Tableau 3.2.
durée d’impulsion τ 4 ns
La fibre optique possède un facteur de transmission de 200 nm à 1250 nm, adapté à son
utilisation dans les domaines de l’UV, du visible et du proche infrarouge.
L’intensité du signal transmis (I) par la fibre optique s’exprime sous la forme :
, avec le coefficient d’atténuation (db/km), l la longueur de la fibre (km).
⁄
L’atténuation en dB pour 1 mètre est soit Voir la Figure 3.4.
Figure. 3.5 - Atténuation de la fibre optique HCG en fonction de la longueur d’onde [133].
dispersifs étant placés avec un angle de 90° l’un par rapport à l’autre de manière à obtenir une
dispersion des radiations dans les deux directions de l’espace.
Le spectre est étalé dans deux dimensions sur le capteur selon la forme d’une échelle et
reconstitué numériquement en assemblant les « barreaux » de l’échelle bout à bout.
Fente d’entrée
Prisme
Réseau
Détecteur
Miroirs
Figure. 3.6 - Schéma d’un spectromètre optique de type « échelle » [135].
Les spectromètres de type « échelle » ont une efficacité élevée à tous les ordres de diffraction
et une résolution quasi-constante sur l’ensemble du spectre. Les spectromètres de type
« échelle » qui ont été utilisé sont les modèles Spectromètreéchelle LTB, Aryelle Buterfly et
Spectromètre échelle Oriel, MS257.
Largeur du pas 1 ns
Largeur de porte 5 ns
*Selon le réseau choisi et le prisme ; d’autres gammes sont possibles (jusqu’à 175 nm)
** En fonction de la largeur de la fente ; autres largeurs sont possible.
III.1.3.2. Détecteur
Une caméra ICCD (« Intensified Charge CoupledDevice ») couplée aux spectromètres
mentionnés ci-haut complète le système de détection pour l’étude du plasma. Nous avons
utilisé deux caméras ICCD de la compagnie Andor Technology :
i) Une camera de modèle Andor, modelDH 5H7-18 F-03 contenant 1024x256 pixels sur la
surface photosensible de dimensions 26x26 μm2.
ii) Une camera de modèle IStar, DH720-25H-05 contenant 1024x256 pixels sur la surface
photosensible de dimensions 26x26 μm2
Dans les deux cas, les détecteurs utilisés sont des ICCD (CCD intensifiés) tout à fait adaptés
pour les applications de LIBS grâce à leur haute sensibilité, car le gain en termes
d’amplification électronique peut atteindre 104. De plus, ils permettent de réaliser une
détection résolue en temps en raison de la possibilité de déclencher de façon rapide (temps de
montée de l’ordre de la ns) sur une durée d’acquisition de quelques ns. C’est l’intensificateur
qui sert d’obturateur électronique ultrarapide. Les signaux provenant du plasma ayant une
émission d’un fond spectral continu intense lors des premiers instants (Emission
Bremsstrahlung), ces détecteurs permettent de s’affranchir de ces signaux parasites qui
détériorent le rapport S/B.
Une image en deux dimensions est obtenue et numérisée sur le pavé d’un détecteur intensifié
de type de iCCD (présentant une réponse théorique jusqu’à un domaine 250-950 nm).
L’avantage majeur d’un tel système est l’obtention d’un spectre large bande en une seule
acquisition et avec une bonne résolution comparable avec le réseau du monochromateur.
Tableau 3. 4- Quelque Raies d’émissions atomiques et ioniques des éléments observés dans différents plasmas
(I : élément atomique, II : atome simplement ionisé, Int. Rel. : intensité relative d’après bibliographie, Aki :
probabilité de transition (108 s-1), Eexc. : potentiel d’excitation en eV) [112, 133].
Tableau 3.5- Longueurs d’onde des raies moléculaires de C2 et CN avec en gras les principales têtes de bandes
(détail de toutes les raies pour les bandes violettes CN) [133].
la première a été faite par l’équipe plasmas du laboratoire LP3 à Marseille dans le but
d’évaluer quantitativement la composition d’un échantillon du laiton certifié [58 % Cu
et 40 % de Zn] par méthode CF – LIBS.
Enfin, le modèle CF-LIBS a été validé par l’utilisation un autre spectre de laiton de
CISRI (CHINA IRON & STEEL RESEARCH INSTITUTE) de la Chine [138].
Paramètres D’acquisition :
DU LABORATOIRE LP3
DU LABORATOIRE LAIL
III.3 Conclusions
La chaine de mesure par la méthode LIBS a connu un développement très important et qui
a permis d’optimiser la sensibilité de la caractérisation des matériaux. Parmi les améliorations
apportées :
Diminution de l’encombrement des appareillages (laser, spectromètre et détecteur
iCCD associé) sans pertes en performances : gammes et robustesses, des
densités de puissance conservées, qualités optiques des impulsions laser préservées,
reproductibilité et répétitivité comparable pour accumuler et confirmer les analyses. Ainsi un
dispositif LIBS transportable hors du laboratoire a été développé pour des analyses in situ.
CHAPITRE VI
Analyse Quantitative Par La Méthode CF-LIBS
IV.3. CONCLUSION
CHAPITRE IV
(a)
5
2,0x10
5 CuI(324.75nm))
1,8x10
5
1,6x10
5
1,4x10
Intensitie(CPS)
5
1,2x10
CuI(327.39nm)
5
1,0x10
4
8,0x10
4 ZnI(334.50nm)
6,0x10
4 ZnI(330.26nm)
4,0x10
4 ZnI(328.23nm)
2,0x10 CuI(330.79nm)
0,0
324 326 328 330 332 334 336
longueur d'onde(nm)
(b)
4
1,2x10
4
1,0x10
PbI(368.34nm)
Intensitie(CPS)
3
8,0x10
3
6,0x10
PbI(363.97nm)
3
4,0x10
3
2,0x10
(c )
4 PbI(405.78nm)
2,0x10
4
1,5x10
Intensitie(CPS)
CuI(427.51nm)
4
CuI(458.7nm)
1,0x10
3 CuI(404.34nm)
5,0x10
(d )
4
6x10 ZnI(481.05nm)
4
5x10
ZnI(472.21nm))
Intensitie(CPS)
4
4x10
CuI(521.81nm)
4
CuI(510.55nm)
3x10
CuI(468.01nm))
4
2x10
CuI(515.32nm)
CuI(465.11nm)
1x10
4 CuI(470.47nm)
Figure. 4.1 - les spectres du plasma Laiton par ablation laser de 1064 nm, enregistrés par un spectromètre ICCD-
Échelle base (LTB, modèle Aryelle Butterfly), montrant les raies d’émission UV-visible couvrant la région a)
324-336nm ; b) de 364 à 370 nm ; c) de 400 à 470 nm et d) de 460 à 522 nm
Dans ce domaine spectral, il est possible d’observer l’émission des atomes neutre. Dans l’UV
on observe les raies du Cu à 324.75 nm et 327.39 nm, les lignes de Zn à 330.29 nm et
334.50 nm et les lignes du Pb à 368. 35 nm ; ainsi, que les lignes d’émission dans le visible :
le Cu à 510.55.nm, 521.82 nm et 515.82 nm, le Zn à 472.21 nm, et le Pb à 405.78 nm. Les
raies d’émissions du Pb I sont bien observables dans le spectre bien que la concentration du
plomb est de l’ordre de 2 %. Ces raies ainsi que leurs paramètres spectroscopiques, relevés à
partir de la base des données atomiques de NIST et Kurucz [112-121], sont présentés dans le
Tableau 4.2.
En application du LIBS pour l’analyse élémentaire, la résolution spectrale du spectromètre est
cruciale. Les spectromètres Échelle sont des instruments sophistiqués avec de très bonnes
résolutions, qui aident à identifier les différents éléments qui ont des lignes d’émission
proches. Par exemple, les lignes à proximité des lignes du Zinc d’émissions neutres à
330.2 nm et du Cuivre à 330.7 nm (Figure 4.1). Peuvent être attribuées à des éléments de trace
de polluants sur la surface de l’échantillon Laiton, très probablement le Calcium. Un
comportement similaire a été observé pour les lignes à 427.18 nm, 468.78 nm qui sont
supposés appartenir à des traces de Fer et le Zirconium sur la surface des échantillons du
Laiton. En raison de la forte concentration de Cu en Laiton, les différentes intensités mesurées
de Cu représentent les plus fortes intensités, en particulier dans la gamme de 300-350nm.
Il est évident que la plupart des lignes spectrales Cu à cette gamme vont souffrir de l’auto-
absorption. Dans le cas du Cu, l’auto-absorption se produit pour les lignes Cu I (324.75 nm et
327.39nm) pour une concentration supérieure à 56 %. Cependant, quelques raies atomiques
du Cu à des longueurs d’onde supérieures à 400 nm pourraient être utilisées en raison de leur
moindre sensibilité à l’auto-absorption. Cependant, l’auto-absorption n’a pas été observée
pour les autres éléments (Zn et Pb), principalement en raison de leurs faibles concentrations.
Tableau 4.2 - Les données spectroscopiques utilisées pour déterminer la température et la densité du plasma
Laiton [112-121].
Élément Longueur d’onde Aik 108(s –1) Ek (ev) gk
[nm]
tenir compte de l’état du plasma. La caractérisation du plasma, qui se fait par la mesure de la
densité des électrons et la température, est une tâche exigeante et nécessite la réalisation de
plusieurs conditions. Dans les expériences du LIBS, la densité des électrons et la température
sont généralement calculées expérimentalement par l’élargissement de Stark et le diagramme
de Boltzmann respectivement.
La CF-LIBS est basée sur trois hypothèses : A) le plasma est optiquement mince ; B) le
plasma doit être en ETL et C), l’ablation stœchiométrique. Dans les paragraphes suivants,
nous montrons que ces conditions sont valables pour le plasma induit par laser au cours de
nos travaux.
l’état de base, montre qu’il est différent de rapport théorique (=1). Ainsi ces raies ont une
tendance à subir l’auto-absorption et qu’il est impératif de les éliminer au cours de
l’expérimentation.
Tableau 4.3- Comparaison entre le rapport des raies non résonance et résonance pour le Laiton.
Laiton
4
4x10
Cu 510.55nm
4
3x10
Intensitie(CPS)
4
2x10
4
1x10
510,4 510,6
longueur d'onde(nm)
Tableau 4.4- La densité des électrons du plasma ne utilisant les raies Spectrales du Laiton : le Cuivre, le Zinc et
le Plomb.
Elements Densité électronique (LP3) Densité électronique critique (LP3)
(a)
-2
Cu I
-4
T= 11700 ±1300K
Ln(I/(gk Aki))
-6
-8
-10
-12
2 4 6 8
Ek(ev)
(b)
-4
-6 ZnI
T=10500 4200 K
Ln(I/(gk Aki))
-8
-10
6 7 8
Ek(ev)
(c)
-8
-9 PbI
T= 10800±1700K
Ln(I/(gk Aki))
-10
-11
-12
4 5 6
Ek(ev)
Figures. 4. 3 (a, b et c) : Diagramme de Boltzmann obtenu à partir des raies Cu, Zn et Pb lors de l’ablation du
Laiton. La température indiquée est déterminée à partir de la pente de la régression linéaire.
Tableau 4. 5- la température du plasma utilisant les raies spectrales du laiton : le Cuivre, le Zinc et le Plomb
pour notre spectre expérimental (LP3).
Éléments Température du Plasma (LP3)
Laiton
Cu (11 700 ±1 300) K
Pb (10 800±1700) K
Moyenne 11 000 K ±5 %
(critique) de la densité critique des électrons est donnée par l’équation (2.20). Pour tous les
éléments, du Laiton, la valeur de la densité électronique mesurée, est bien plus grande que
la valeur minimale fixée par le critère de McWhirter. Les résultats sont illustrés dans le
Tableau 4.4, ce qui est cohérent avec l’adoption de l’hypothèse d’équilibre thermodynamique
local, L’ETL existe bien dans le plasma du Laiton.
Tableau 4.6 - Les concentrations du Laiton calculées et comparées avec les concentrations certifiées.
Concentration Cu (%) Concentration Zn (%) Concentration Pb (%)
doivent être dans le même ordre. Nous supposons également que les éléments sont classés
dans un ordre de concentration décroissant. Avec des données de l’exemple ci-dessus, la
distance est dist = 8. Comme les valeurs de concentration sont données en pourcentage, la
distance calculée est une mesure de l’écart global de composition nominale en unités de
pourcentage. La distance de quelques unités est un assez bon résultat, alors que sur une
distance de l’ordre de dizaines, peut être considéré comme un mauvais résultat. La distance
définie tend à dépendre fortement de la précision de la mesure des éléments les plus
abondants dans l’échantillon. Dans le Tableau 4.7, la distance entre les résultats CF-LIBS est
calculée par rapport à la concentration de l’échantillon en Laiton nominale. Il peut être
facilement reconnu que notre échantillon du Laiton donne des résultats satisfaisants.
Tableau 4.7- la distance calculée pour les résultats des concentrations CF-LIBS et des concentrations certifiées.
Type Nombre Nombre Distance références
Échantillon échantillon éléments (dist)
1 2 0.41 [144]
1 2 4.1 [16]
1 2 3.9 [16]
1 2 2.1 [16]
1 4 3 [138]
Laiton de CISRI
Pour la validation du modèle CF-LIBS, nous avons choisi un autre spectre du Laiton, qui a
été étudié par CISRI (CHINA IRON & STEEL RESEARCH INSTITUTE) en Chine [138].
Pour les conditions de l’expérience, ils sont utilisés un laser Nd : YAG (532 nm), une énergie
qui varie de 0-190 mJ par impulsion, une durée d’impulsion de 5 ns et un taux de répétition
maximale de 10 impulsions/s. Les échantillons du Laiton ont été exposés à l’air avec une
pression de 1 atm. [138].
La première étape consiste à vérifier l’auto-absorption. L’utilisation de l’énergie laser et la
durée optimale, ont été pris en considération pour le calcul du rapport d’intensité du Zinc
330.25 nm/334.5 nm et du Cuivre 570.02 nm/578.21 nm. Les raies étant non résonnantes ont
été comparées à des rapports de probabilité, le Tableau 4.3. Montré clairement l’existence du
(a)
-18
-19
-20 CuI
-21 T=9700 900K
Ln(I/(gk Aki))
-22
-23
-24
-25
-26
-27
3 4 5 6 7 8 9
Ek(ev)
(b)
-12
ZnI
-16 9000 1300K
Ln(I/(gk Aki))
-20
-24
-28
(c)
-16
PbI
-20
T=10000±300K
Ln(I/(g A ))
k ki
-24
-28
-32
4 5 6
Ek(ev)
Figures. 4.4 (a, b et c : Trois Diagrammes de Boltzmann obtenu à partir des raies du Cu, du Zn et du Pb lors
d’ablation de l’alliage Cuivre-Zinc-Plomb (CISRI).
Tableau 4.8 - La température du plasma utilisant les raies spectrales du Laiton CISRI [138] : le Cuivre, le Zinc
et le Plomb.
Éléments Température du Plasma Température du Plasma CISRI de
Laiton (CISRI) la ref. [138]
Cu (9 700 ± 900) K 9 700 K
Zn (9 000±1 300) K
Pb (10 000±300) K
moyenne 9 600 K ±10.5 %
Tableau 4.9- Les concentrations du Laiton calculées et comparées avec les concentrations certifiées CISRI.
Concentration Cu (%) Concentration Zn (%) Concentration Pb (%)
(a)
5
1,0x10
4
8,0x10
Intensitie(CPS)
4
6,0x10
4
4,0x10
4
2,0x10
0,0
200 300 400 500 600 700 800 900 1000
longueur d'onde (nm)
(b)
3
8,0x10
3
6,0x10
Intensitie(CPS)
3
4,0x10
3
2,0x10
0,0
323 324 325 326 327 328 329
longueur d'onde (nm)
(c)
4
2,0x10
4
1,8x10
4
1,6x10
4
1,4x10
Intensitie(CPS)
4
1,2x10
4
1,0x10
3
8,0x10
3
6,0x10
3
4,0x10
3
2,0x10
0,0
323 324 325 326 327 328 329
longueur d'onde (nm)
Figure. 4.5 – (a Le spectre du LIBS sur la gamme spectrale de 200 à 800 nm.b) partie agrandie montrant les
raies de Cuivre 324.7 nm et 327.4 nm dans la région UV avec une énergie 70 mJ. c) les mêmes raies de Cuivre,
mais avec les conditions optimisées et une énergie de 140 mJ.
La Figure.4.5 contient trois spectres d’un alliage d’Aluminium : a (le spectre LIBS dans le
domaine spectral de 200 à 900 nm montre l’émission UV-visible-proche IR des raies de
l’Aluminium comme élément majeur et des raies d’émission éléments traces dans
l’échantillon d’alliage d’Aluminium. b) la partie agrandie montre les raies du Cuivre
324.7 nm et 327.4 nm dans la région UV enregistrés pour l’irradiance laser de 108 W/cm2
contenant une faible concentration du Cuivre où S /N = 38. C) les mêmes raies du Cuivre sont
observées avec des conditions optimisées : 2.5 µs temps de retard 1.5 µs largeur de la porte et
une irradiance laser 1010 W/cm2 où S /N = 53. Ceci, fait du LIBS un système spectroscopique
de très haute résolution pour des éléments mineurs à des concentrations faibles.
Le spectre LIBS de l’Aluminium est représenté sur la Figure 4.6. Chaque raie peut être reliée
à un élément chimique (atome ou ion simplement ionisé) en faisant référence à une base de
données comme celle du NIST [112]. Dans l’échantillon de l’Aluminium en particulier, nous
avons détecté l’Aluminium, le Cuivre, le Fer, le Silicium, le Manganèse et le Magnésium (Al,
Cu, Fe, Si, Mn, Mg). Le Tableau 4.10 récapitule l’ensemble des raies atomiques détectées et
identifiables dans notre configuration expérimentale, accompagnées de leurs caractéristiques
spectroscopiques.
5
1,6x10
5
1,4x10 Al I
5
1,2x10
Intensite(cps)
5
1,0x10
4
8,0x10
4
6,0x10
4
4,0x10
4 Mg I Cu I Fe I
2,0x10 Al II
Cu I
Si I MnII
0,0
200 300 400 500 600 700 800 900
Figure. 4.6- Spectre du LIBS sur la gamme spectrale de 200 à 800 nm avec une énergie 140mJ de l’échantillon
d’Aluminium.
4 Mn I
2,0x10
4
1,5x10
Intensite(cps)
4
1,0x10
Mn I
3
5,0x10 Fe I
0,0
402 403 404 405
Longueur donde (nm)
La Figure 4.7 représente un zoom du spectre LIBS donné sur la Figure 4.6 dans la bande 396-
434 nm. On remarque les raies de Mn I et plus particulièrement la raie à 403.08 nm qui
présente un profil très élargi avec même un trou en son centre. Ceci est la manifestation
spectaculaire du phénomène d’auto-absorption lié au fait que cette raie de Mn I est
résonnante, c’est-à-dire avec le niveau fondamental comme niveau inférieur de la transition
associée.
Tableau 4.10 - La liste des données des raies spectroscopiques de l’Aluminium, Aki probabilité de transition, E k
énergie de niveau supérieur k et gk la dégénérescence de niveau k, pour déterminer la température et la densité
électronique du plasma d’Aluminium [112-121].
La longueur Aki (s-1) Ek (cm-1) gk Paramètre
d’onde d’élargissement Stark
(nm)
281.62 3.83E+08 95 351 1 4.2900E-04
308.85 1.50E+07 139 289.2 5 -
364.92 1.50E+07 132 823 3 -
365.11 2.10E+07 132 822.8 5 -
365.50 2.70E+07 132 822.9 7 -
370.32 3.80E+07 133 916.4 5 -
373.20 4.30E+06 132 215.5 3 -
373.39 1.30E+7 132 215.5 3 -
373.80 2.10E+07 132 215.5 3 -
386.62 3.70E+07 123 778.6 1 -
390.07 4.80E+05 85 481.35 5 -
559.33 1.10E+8 124793. 1 5 -
624.34 1.10E+8 121 483.5 7 -
Nous avons mesuré la densité électronique en utilisant l’effet Stark de la raie d’Aluminium
281.62 nm qui est présenté avec de forte concentration (voir le Tableau 4.10). La Figure 4-8
montre, la ligne 281.62 nm avec une résolution suffisante pour mesurer la largeur à mi-
hauteur (λ1/2=0.113 nm). On trouve que la valeur de la densité électronique est de 7.28 ±0.02
1017 cm-3pour le plasma d’Aluminium. Il convient cependant de noter, que la densité
électronique déduite de l’élargissement de Stark de la raie de l’élément non hydrogénoïde
ionisé 281.62 nm devrait être plus grande que la valeur de densité électronique des raies
spectrales minoritaire. En effet, l’émission du plasma est acquise sur une durée de 1.5 µs au
cours de laquelle la température diminue dans le plasma.Comme la raie ionisée d’Aluminium
a une grande énergie d’excitation (11.82ev), son émission significative est limitée à une
courte durée pendant la première phase de l’expansion du panache lorsque la température était
élevée. La largeur de la raie spectrale mesurée correspond donc à la phase d’expansion rapide
de la densité électronique qui est relativement importante.
800
1/2=0.113nm
600
Intensitie(cps)
400
200
vers une température unique, donc la température moyenne du plasma est égale 11 100K
±520 K (voir le Tableau 4.11). Donc l’hypothèse de l’ETL, sur laquelle repose l’estimation de
la température d’excitation, est bien vérifiée dans les plasmas produits par laser.
(a)
10
5 Al
T=10300 3800 K
Ln(I/(gk Aki))
-5
-10
-15
3 6 9 12 15 18 21
*
Ek (ev)
(b)
Cu
6 T=10800 4100 K
3
Ln(I/(gk Aki))
-3
-6
-9
3 6 9 12 15 18
*
Ek (ev)
(c)
Si
0
T=11300 4400K
Ln(I/(gk Aki))
-3
-6
-9
-12
3 6 9 12 15 18 21
*
Ek (ev)
(d)
0
Fe
T=11200 3100K
Ln(I/(gk Aki))
-4
-8
-12
-16
4 8 12 16
*
Ek (ev)
(e)
0 Mg
T=11000 3200K
Ln(I/(gk Aki))
-4
-8
-12
-16
4 8 12 16 20
*
Ek (ev)
(f)
0
Mn
T=12000 3600
Ln(I/(gk Aki))
-4
-8
-12
4 8 12 16
*
Ek (ev)
Figure. 4.9 - Diagramme Saha-Boltzmann des raies sélectionnées pour les éléments Al, Cu, Si, Fe, Mg et. Mn et
la valeur de la température obtenue.
La températures d'Aluminium
12000
10000
Temperature(k)
8000
6000
4000
2000
0
Cu Si Al Fe Mn Mg
les élements Al
Figure. 4.10- Les barres de températures du plasma d’Aluminium pour les éléments Cu, Si, Al, Fe, Mn et Mg.
(a)
4
3,0x10
Mn I
2,5x10
4 403.08nm
4
2,0x10
Intensite (cps)
4
1,5x10
4
1,0x10
3
5,0x10
0,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2
Concentration Mn(% )
(b)
4
1,6x10
4 Fe I
1,4x10
371.99 nm
4
1,2x10
Intensite (cps)
4
1,0x10
3
8,0x10
3
6,0x10
3
4,0x10
3
2,0x10
0,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
Concentration Fe(% )
(c )
4
2,0x10
1,8x10
4
Mg I
385.21 nm
4
1,6x10
4
1,4x10
Intensitie (cps)
4
1,2x10
4
1,0x10
3
8,0x10
3
6,0x10
3
4,0x10
3
2,0x10
0,0
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
Concentration Mg(% )
(d)
4
2,5x10
Cu I
2,0x10
4
324.75 nm
Intensite(cps)
4
1,5x10
4
1,0x10
3
5,0x10
0,0
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
Concentration Cu(% )
(e)
3
6x10
Si I
5x10
3 288.1 nm
Intensite (cps)
3
4x10
3
3x10
3
2x10
3
1x10
0
0,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7
Concentration Si(% )
Figure. 4.11 - Les courbes d’étalonnage des éléments mineurs par rapport leurs concentrations respectives en
alliages d’Aluminium : (a). Manganèse : Mn (I) 403.08 nm, (b). Fer : Fe (I) 371.99 nm, (c). Magnésium : Mg (I)
285.21 nm, (d). Cuivre : Cu (I) 324.75 nm et. (e. Silicium : Si (I). 288.1 nm.
(a)
4
1,0x10
Mn I
8,0x10
3 404.16nm
Intensitie (cps)
3
6,0x10
3
4,0x10
3
2,0x10
0,0
concentration Mn (%)
(b )
4
1x10
3
9x10 Fe I
8x10
3 404.59 nm
3
7x10
Intensitie (cps)
3
6x10
3
5x10
3
4x10
3
3x10
3
2x10
3
1x10
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8
Concentration Fe(% )
(c )
4
7x10
4
6x10
Mg I
4
5x10 517.27 nm
Intensitie(cps)
4
4x10
4
3x10
4
2x10
4
1x10
Concentration Mg(% )
(d )
3
6x10
3
5x10
3
Cu I
Intensite (cps)
4x10
521.82 nm
3
3x10
3
2x10
3
1x10
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
Concentration Cu(% )
Figure. 4.12 - Les courbes d’étalonnage des éléments mineurs par rapport leurs concentrations respectives en
alliages d’Aluminium : (a). Manganèse : Mn (I) 404.16 nm, (b). Fer : Fe (I). 404.58 nm, (c). Magnésium : Mg
(I) 517.27 nm, (d). Cuivre : Cu (I) 521.82 nm.
Tableau 4.12- Données spectroscopiques des raies d’émission pour l’analyse LIBS d’alliages d’Aluminium.
Élément
λ (n m)
Dans le protocole de mesure de la CF-LIBS, les diagrammes saha -Boltzmann ont été
construits par l’utilisation des différentes espèces identifiées dans l’échantillon d’alliage
d’Aluminium dans le but déterminer la composition élémentaire relative. Les résultats de
l’analyse sans calibrage sont montrés dans la Figure. 4.13 Et résumés dans le Tableau 4.13. Il
y a un commun accord entre les résultats du CF-LIBS et les valeurs certifiées uniquement
pour l’élément le plus abondant présent dans l’échantillon (Al).
L’analyse a abouti à des erreurs relatives inférieures à 3 % pour l’Al. Mais, dans le cas des
autres composants de l’échantillon d’alliage métallique, l’analyse peut être considérée comme
semi-quantitative seulement en raison de la grande importance des erreurs qui ont été
calculées qui varie de 2 à 98 % comme illustré sur le Tableau 4.13. Les erreurs relativement
importantes calculées peuvent être attribués à des fluctuations d’intensité tir à tir, les
incertitudes liées à la détermination de la température et la non-uniformité de la température
dans le plasma. Selon l’enquête numérique réalisée par Tognoni et al. [143] sur la précision
attendue CF-LIBS, les compositions élémentaires relatives des composants de l’échantillon
varié de ± 150 à 200 % en vertu d’une simulation d’une large dispersion de la température et
de grandes fluctuations d’intensité qui est similaire aux résultats obtenus dans cette étude pour
la plupart des composants présents dans l’échantillon.
On peut dire que la différence de l’évaporation préférentielle et l’ablation entre des éléments
ont besoin d’être prises en considération pour les mesures quantitatives dans cette étude. Bien
qu’il ait été rapporté que le fractionnement de l’Al pourrait perturber l’ablation
stœchiométrique, puisque les valeurs de l’Al déterminés dans ce travail ne sont pas plus
petites que leurs valeurs certifiées.
60
40
20
0
AL Cu Si
1,2
Composition relative de Al(%)
certifie
1,0 CF-LIBS
courbe de calibration
0,8
0,6
0,4
0,2
0,0
Fe Mg Mn
Figure. 4.13 - Compositions relatives élémentaires d’échantillon d’alliage d’Aluminium (obtenus avec la CF-
LIBS et la courbe de calibration en rapport avec les valeurs certifiées [barres noires].
On peut dire que les effets de fractionnement sont au plus dans le même ordre que les autres
sources d’incertitude pour le montage expérimental utilisé.
Le Tableau 4.13 représente la comparaison entre les résultats de CF-LIBS et les courbes de
calibrage pour les cibles d’Aluminium. D’après les résultats, il est clair que la composition est
représentée de façon plus précise par le calcul du CF-LIBS que par le calcul de la courbe de
calibrage pour échantillons. En particulier, les valeurs de concentration certifies d’Al et du Cu
sont dans l’intervalle des valeurs de concentration calculées à l’aide de la CF-LIBS pour
l’échantillon, avec des erreurs relatives de 98.7 ± 1 % pour l’Al et 6.8 ± 3 % pour le Cu.
Les valeurs calculées en utilisant la courbe de calibration sont constatées systématiquement
que l’Al est surestimé à 92.45 % et le Cu est sous-estimé à 4.56 %. Il convient de noter, que
certaines valeurs de concentration, y compris les éléments constitutifs mineurs on une faible
erreur relative évaluée par le CF-LIBS par rapport à celles obtenues par les courbes de
calibration. Donc il est suggéré que pour les mesures des métaux, l’application de la méthode
CF-LIBS est plus appropriée et plus précise en comparaison avec la méthode utilisant la
courbe de calibration.
Tableau 4.13- Valeurs de concentration relative et erreurs relatives [en %] calculées à partir de la CF-LIBS et la
courbe de calibration d’alliages d’Aluminium.
Alliage d’Aluminium [Al]
Élément Certifie (%) CF-LIBS(%) Erreur relative Courbe de Erreur relative
(%) calibration (%)
(%)
AL 88.8095 89.7 1 92.45 4.1
IV.3. CONCLUSION
Les intensités des raies spectrales fortement excitées augmentent avec le nombre
d’impulsions laser tandis que, les intensités des raies spectrales faiblement excitées.
L’évolution de l’intensité a été attribuée à la variation de la dynamique d’expansion de la
formation des cratères. Les concentrations des éléments à l’intérieur du panache sont
indépendantes du nombre d’impulsions laser appliquées [16]. Les analyses actuelles suggèrent
que l’ablation au laser du Laiton est caractérisée par un plasma stœchiométrique de
l’échantillon Laiton. En fait, le Laiton est un alliage contenant des éléments de fusion
notablement différente et des températures d’ébullition et évaporation différentielle,
l’évaporation de surface joue un rôle faible et la phase d’explosion domine le processus
d’ablation en accord avec les données récentes publiées [60]. Les résultats obtenus pour le
Cuivre suggèrent que l’ablation du matériau dans des conditions typiques de LIBS devrait être
stœchiométrique pour de nombreux matériaux. Toutefois, lorsque les impulsions laser de
durée nanoseconde sont appliquées ou le plasma produit par laser contribue de manière
significative au chauffage de l’échantillon, une évaporation différente peut se produire en
raison de la durée prolongée du processus. Les principaux facteurs qui influent sur le
fractionnement du Laiton sont la longueur d’onde du laser, la durée d’impulsion et
l’éclairement. Mao et al. [146] ont indiqué que pour de faibles éclairements (< 0.3 GW cm-2)
et pour des durées impulsion longue (>30 ns), le mécanisme impliqué est une vaporisation
thermique. Pour les irradiances plus élevées (>1 GW cm-2) et pour des durées d’impulsions
plus courtes (3 ns), le mécanisme réagit par deux procédés thermiques et non thermiques. Le
rapport Zn/Cu vérifie la stœchiométrie, mais la masse d’ablation reste toujours enrichi en Zn.
Par conséquent, le choix des paramètres du laser est un élément critique dans l’obtention des
rapports stœchiométriques précis. Dans ce cas, les paramètres expérimentaux utilisés
semblent appropriés dans l’analyse du Laiton pour ablation stœchiométrique.
L’analyse quantitative des cibles du Laiton et l’Aluminium a été effectuée par la méthode CF-
LIBS. Après l’estimation les paramètres du plasma des deux échantillons Laiton et
l’Aluminium, à savoir la température et la densité électronique qui a été calculée à partir de
l’élargissement de Stark et qui satisfait au Critère de McWhirter, toutes les conditions d’un
plasma à l’équilibre thermodynamique local LTE ont été réunies dans le plasma. Pour ces
conditions, la composition du plasma est dominée par la présence des atomes neutres (cas du
Laiton) et le des atomes neutres et ionisés (cas de l’Aluminium). Les analyses suggèrent que
l’ablation par le laser dans les conditions typiques de LIBS est caractérisée par un transfert de
masse stœchiométrique de l’échantillon solide vers le plasma. L’algorithme du CF-LIBS nous
donne les mesures des concentrations du Cuivre, du Zinc et du Plomb pour Laiton avec une
précision de 1.7 % pour le Cu 2.5 % pour le Zn et 25 % pour le Pb. Les résultats sont en bon
accord avec la composition de l’échantillon certifié, et surtout pour le Cu où c’est
particulièrement remarquable et ce qui implique que les résultats peuvent être considérés
comme quantitatifs. Tandis que les résultats dans le cas de l’Aluminium peuvent être
considérés comme semi- quantitatifs parce que l’erreur relative est supérieure >90% pour le
cas des éléments minoritaires (Fe, Mg, Mn).
Une analyse quantitative précise des matériaux avec une composition totalement inconnue
peut être obtenue par la méthode du CF-LIBS en utilisant les données spectroscopiques des
raies d’émission des éléments à analyser.
Conclusion et perspective
V. Conclusion et Perspective
Au cours de ce travail de recherche nous avons utilisés une nouvelle méthode d’analyse du
matériau au sein des Laboratoires : applications industrielles de laser [LAIL] Université de
La Corogne – Espagne et laser, plasma et procèdes photoniques [LP3] à Marseille. Jusqu’à
présent, les différentes méthodes de caractérisation des matériaux souffrent de beaucoup de
contraintes notamment la nécessité de préparer l’échantillon à analyser ainsi que la demande
d’une longue durée d’analyse. A contrario, la LIBS est une technique quasi non destructive du
matériau, ne nécessitant aucune préparation de l’échantillon, permettant des analyses rapides,
instantanées, et multiélémentaires et qui a fait ses preuves dans divers domaines (analyses
d’œuvres d’art, environnement, mission sur Mars…).
avec l’utilisation des données expérimentales sur les substances, par focalisation des
rayonnements laser (1064 et 532 nm sur la surface du Laiton et l’Aluminium respectivement)
avec une durée d’impulsion de 4 ns. Un protocole d’optimisation du système a été réalisé pour
l’analyse les éléments constituant les deux échantillons. En se basant sur le rapport S/B
(signal/bruit) de façon à augmenter et exploiter de petites raies d’émission qui pour la plupart
du temps permettent d’améliorer la performance du diagnostic par graphes de Boltzmann. Des
raies d’émission les plus intenses, non interférées et non auto-absorbées sont enregistrées.
Nous avons optimisé les conditions opératoires, en utilisant des portes temporelles les plus
courtes possibles ainsi que des délais courts lors de l’enregistrement des spectres LIBS
(quelques dizaines de nanosecondes suffisent en règle générale), en fixant un retard entre le tir
laser, l’acquisition du signal à 0.5 µs (Laiton) et 2.5 µs (Aluminium) et finalement une porte
de mesure d’enregistrement de 0.2 µs et 1.5 μs pour le Laiton et l’Aluminium respectivement.
Le cas du Laiton : la température moyenne de plasma à partir des éléments (Cu, Zn et Pb)
du Laiton est de 9 500 ± 1 000 K, la densité d’électronique calculée est de (2.53 ± 0.12) ×
1016cm-3.
Le cas de l’Aluminium : les valeurs des températures des différents éléments du plasma
Cu, Al, Si, Fe, Mn et Mg convergents vers une température unique, la température moyenne
du plasma est égale 11 100 K ±520 K, la densité d’électronique calculée est de (7.28 ±0,02) ×
1017 cm-3. Les valeurs de la densité électronique mesurée sont plus grandes que la valeur
minimale fixée par le critère de McWhirter, ce qui est cohérent avec l’hypothèse que le
plasma est en équilibre thermodynamique local (ETL).
Pour ces conditions, la composition du plasma est dominée par la présence des atomes neutres
et des atomes, une fois ionisés pour le Laiton et l’Aluminium respectivement. Les raies
spectrales de ces atomes sélectionnés sont optiquement minces.
Nos analyses suggèrent que l’ablation laser de Laiton et de l’Aluminium dans des conditions
typiques de LIBS est caractérisée par un transfert de masse stœchiométrique de l’échantillon
solide vers le plasma.
L’application de l’algorithme CF-LIBS après vérification des hypothèses mentionné
précédemment, nous a permis d’estimer des concentrations relatives de deux échantillons. En
ce qui concerne le Laiton, les concentrations du cuivre, du zinc et du plomb sont évaluées
avec une incertitude de 1.7 % pour le Cu, 2.5 % pour le Zn et 25 % pour le Pb.
Pour la validation du modèle CF-LIBS, nous avons choisi un autre spectre de laiton
certifié, déjà étudie par CISRI (CHINA IRON & STEEL RESEARCH INSTITUTE) en
Chine, les erreurs relatives sont 1.8 % pour le Cu, 7.4 % pour le Zn et 10 % pour le Pb
respectivement. Les résultats CF-LIBS se sont révélés être appropriés pour une analyse
quantitative.
Quant à l’analyse spectroscopique d’Aluminium, nous nous sommes basés sur deux
méthodes : la CF-LIBS et la courbe de calibration. La précision des résultats quantitatifs
obtenus a été évaluée en utilisant le pourcentage d’erreurs relatives. Généralement, la
méthode CF-LIBS à entraîner des erreurs inferieurs à 3 %, pour les éléments majors (Al)
et 3 % pour le Cuivre (Cu). En ce qui concerne les autres éléments, le Fer, le Magnésium, le
Manganèse et le Silicium, ils ont donné des incertitudes qui varie de 27.5 à 93 %. L’analyse
dans ce cas est semi-quantitative (≥30 %). Par ailleurs ; la comparaison effectuée d’un point
de vue quantitatif entre deux méthodes CF-LIBS et courbe d’étalonnage, nous montrons que
la méthode CF-LIBS donne de bien meilleurs résultats analytiques.
Les erreurs peuvent être dues à des contributions de plusieurs facteurs : les incertitudes
dans les probabilités de transition atomiques, des incertitudes dans les coefficients
d’élargissement Stark qui diffèrent selon les références, les incertitudes dans l’intégration
spectrale de raie pour le CF-LIBS, l’indisponibilité des fonctions de partition calculées qui
prennent en compte tous les états quantiques d’un atome ou d’un ion de certains éléments, et
les incertitudes dans la détermination de la température et la densité d’électronique. Il faudra
aussi prendre en compte les conditions expérimentales, par exemple les fluctuations de laser,
la formation de cratère, la formation d’aérosols, etc. qui influent également sur les résultats de
l’analyse. Cependant, ce sont les paramètres contrôlables qui peuvent être améliorés de sorte
que leurs effets peuvent être minimisés. Pour illustrer comment ces facteurs influents sur la
concentration élémentaire calculée, un simple schéma général est présenté dans la Figure 5.
Pour la méthode CF-LIBS, il est évident d’après la Figure 5 que la voie à une analyse
quantitative, à partir de l’échantillon, est en effet une question complexe [144]. Toutefois, le
principal facteur qui affecte réellement les résultats calculés est lié à des facteurs décrits
précédemment, est la validité des hypothèses imposées sur l’algorithme CF-LIBS, en
particulier, l’ablation stœchiométrique et l’équilibre thermodynamique local (ETL).
Échantillon Cechantillon
Ablation stœchiométrique
Conditions expérimentales LIBS nplasma
ETL U(T)
Coefficients de Stark ne T
Bibliographie
Bibliographie
VI. Bibliographie
[4] C. Aragon, J.A. Aguilera and J. Campos. Determination of carbon content in molten steel
using laser-induced breakdown spectroscopy. Applied Spectroscopy, 47 : 606-608, 1993.
[6] T. Hussain and M.A. Gondal. Detection of toxic metals in waste water from dairy products
plantusing laser induced breakdown spectroscopy. Bulletin of Environmental Contamination
and Toxicology, 80: 561 – 565, 2008.
[7] V. Lazic, S. Jovicevic, R. Fantoni and F. Colao. Efficient plasma and bubble generation
under water by an optimized laser excitation and its application for liquid analyses by laser-
induced breakdown spectroscopy. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy, 62,
1433 – 1442, 2007.
[8] M. Hanafi, M.M. Omar and Y.E.E-D. Gamal. Study of laser-induced breakdown
spectroscopy of gases. Radiation Physics and Chemistry, 57: 11 – 20, 2000.
[9] J.E. Carranza and D.W. Hahn. Assessment of the upper particle size limit for quantitative
analysis of aerosols using laser-induced breakdown spectroscopy. Analytical Chemistry, 74:
5450 – 5454, 2002.
[10] L.J. Radziemski and D.A. Cremer. Spectrochemical analysis using laser plasma
excitation. In Laser-Induced Plasmas and Applications, Edition; Marcel Dekker : New York,
21 : 295–325, 1989.
[12] A. Ciucci, M. Corsi, V. Palleschi, S. Rastelli, A. Salvetti and E. Tognoni. New Procedure
for Quantitative Elemental Analysis by Laser-Induced Plasma Spectroscopy. Applied
Spectroscopy, 53 : 960-964, 1999.
[17] F. Brech, and L. Cross. Optical micro emission stimulated by a ruby laser. Applied
spectroscopy, 16:59, 1962.
[19] M. Daniel, R. Leclerc and É. Proulx. Influence of particle size and mineral phase in the
analysis of iron ore slurries by Laser-Induced Breakdown Spectroscopy. Spectrochimica Acta
Part B : Atomic Spectroscopy, 62 : 1575-1581, 2007.
[26] J. M. Vadillo and J. Javier Laserna. Laser-induced plasma spectrometry : truly a surface
analytical tool. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy, 59 : 147-161, 2004.
[28] R. K. Singh and J. Narayan. Pulsed-laser evaporation technique for deposition of thin
films : Physics and theoretical model. Physical Review B, 41:8843-8859, 1990.
[31] J.-C. Orlianges. Thèse Optimisation du dépôt par ablation laser de films minces
d'alumine et de carbone tétraédrique amorphe pur et dopé ; propriétés des couches et
intégration dans la fabrication de composants MEMS RF. Université de Limoges-France,
2003.
[33] A. Aubreton. Thèse Modélisation et étude expérimentale d'un plasma métallique créé
par ablation laser. Université Paul Sabatier de Toulouse-France, 2002.
[34] J. Dawson, P. Kaw, and B. Green. Optical absorption and expansion of laser-produced
plasmas. The Physics of Fluids, 12: 875-882, 1969.
[36] W. Sdorra and K. Niemax.Basic investigations for laser microanalysis : III. Application
of different buffer gases for laser-produced sample plumes. Microchimica Acta, 107:319-
327, 1992.
[39] S. I. Anisimov, D. Bäuerle, and B. S. Lukyanchuck. Gas dynamics and film profiles in
pulsed-laser deposition of materials. Physical Review B, 48:12076-12081, 1993.
[40] J. A. Aguilera and C. Aragón. Temperature and electron density distributions of laser
induced plasmas generated with an iron sample at different ambient gas pressures. Applied
Surface Science, 197 : 273-280, 2002.
[42] D. Damiani, Annales de physique, colloque C1 supplément au n° 5 19, C1- 237, 1994.
[45] C. Geertsen, A. Briand, F. Chartier, J.L. Lacour, P. Mauchien, S. Sjostrom and J.M.
Mermet. Comparison between infrared and ultraviolet laser ablation at atmospheric pressure
implications for solid sampling inductively coupled plasma spectrometry. Analytical Atomic
Spectrometry, 9: 17-22, 1994.
[48] S.M. Angel, D.M. Stratis, K.L. Eland, T. Lai, M.A. Berg and D.M. Gold, Fresenius.
LIBS using dual — and ultra-short laser pulses. Analytical Chemistry, 369:320-327, 2001.
[49] K.L. Eland, D.M. Stratis, D.M. Gold, S.R. Goode and S.M. Angel. Energy dependence of
emission intensity and temperature in LIBS plasma using femtosecond excitation. Applied
Spectroscopy, 55 : 286-291, 2001.
[51] K.L. Eland, D.M. Stratis, T. Lai, M.A. Berg, S.R. Goode and S.M. Angel. Some
comparisons of LIBS measurements using nanosecond and picosecond laser pulses. Applied
Spectroscopy, 55 : 279-285, 2001.
[52] E.M. Monge, C. Aragon and J.A. Aguilera. Space- and time-resolved measurements
of temperatures and electron densities of plasmas formed during laser ablation of
metallic samples. Applied Physics A, 69 : 691-694, 1999.
[54] R. Wisbrun, I. Schechter, R. Niessner, H.Schroeder, and K. Kompa. Detector for trace
elemental analysis of solid environmental samples by laser plasma spectroscopy. Analytical
Chemistry, 66 : 2964–2975, 1994.
[60] C. Porneala and D.A. Willis. Observation of nanosecond laser-induced phase explosion
in aluminum. Applied Physics Letters. 89 : 211-121,2006.
[61] J. H. Yoo, S. H. Jeong, X. L. Mao, R. Greif and R. E. Russo. Evidence for phase-
explosion and generation of large particles during high power nanosecond laser ablation of
silicon . Applied Physics Letters, 76:783-785, 2000.
[62] J. H. Yoo, S. H. Jeong, R. Greif and R. E. Russo. Explosive change in crater proprieties
during hight power nanosecond laser ablation of silicon. Applied Physics, 88:1638-1649,
2000.
[63] A. J. Effenberger and J. R. Scott. Effect of atmospheric conditions on LIBS spectra.
Sensors, 10:4907–4925, 2010.
[64] Eliezer Nir. Thèse Analyse multi-élémentaire des impuretés du silicium par LIBS.
Université Pierre et Marie Curie de Paris-France, 2011.
[66] X.L. Mao, O.V. Borisov and R.E. Russo .Enhancements in laser ablation inductively
coupled plasma-atomic emission spectrometry based on laser properties and ambient
environment. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy, 53:731-739, 1998.
[69] Y. Iida, Effects of atmosphere on laser vaporization and excitation processes of solid
samples, Spectrochimica Acta - Part B Atomic Spectroscopy, 45: 1353-1367, 1998.
[70] I. Hom, M. Guillongz and D. Gunthe. Wavelength dependant ablation rates for metals
and silicate glasses using homogenized laser beam profiles-implications for LA-ICP-MS.
Applied Surface Science, 182 ; 91-102, 2001.
[71] I. Horn and D. Gunther. The influence of ablation carrier gasses Ar, He and Ne on the
particle size distribution and transport efficiencies of laser ablation-induced aerosols:
implications for LA-ICP-MS. Applied Surface Science, 207:144-157, 2003.
[72] G. Callies, H. Schittenhelm, P. Berger and H. Hugel. Modeling of the expansion of laser-
evapored matter in argon, helium and nitrogen and the condensation of clusters. Applied
Surface Science, 127 : 134-141, 1998.
[73] J. D. Winefordner, I. B. Gornushkin, T. Correll, E. Gibb, B. W. Smith, N.Omenetto.
Comparing several atomic spectrometric methods to the super stars: special emphasis on laser
induced breakdown spectrometry, LIBS, a future super star. Analytical Atomic Spectrometry,
19:1061-1083, 2004.
[74] D. A. Rusak, B. C. Castle, B. W. Smith, J. D. Winefordner, Recent trends and the future
of laser-induced plasma spectroscopy, Trends Analytical. Chemistry, 17 : 453-461, 1998.
[81] Ma. Qianli. Thèse Structure Et Dynamique Du Plasma Induit Par Laser En Propagation
Dans Un Gaz Ambiant d’argon. Université Claude Bernard Lyon 1— France, 2012.
[84] N. Konjevic. Plasma broadening and shifting of non-hydrogenic spectral lines: present
status and applications. Physics Reports, 316:339-401, 1999.
[86] C. Aragón, J.A. Aguilera. Characterization of laser induced plasma by optical emission
spectroscopy: A review of experiments and methods. Spectrochimica Acta — Part B Atomic
Spectroscopy, 63:893-916, 2008.
[88] W.L. Wiese, R.H. Huddlestone and S.L. Leonard.Plasma Diagnostic Techniques.
Academic Press, New York, 1965.
[89] H. R. Griem. Spectral Line Broadening by Plasmas. Academic Press, New York, 1974.
[91] R.D. Cowan and G.H. Dieke. Self‐Absorption of Spectrum Lines. Reviews of Modern
Physics, 20: 418-455, 1948.
[93] H.Y. Moon, K.K. Herrera, N. Omenetto, B.W. Smith, J.D. Winefordner. On the
usefulness of a duplicating mirror to evaluate self-absorption effects in laser induced
breakdown spectroscopy. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy, 64:702-713,
2009.
[99] S. Yalcin, D.R. Crosley, h G.P. Smit, G.W. Faris. Influence of ambient conditions on the
laser air spark. Applied Physics B, 68:121-130, 1999.
[100] J.A. Aguilera, C. Aragón. Multi-element Saha–Boltzmann and Boltzmann plots in laser-
induced plasmas. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy, 62:378-385, 2007.
[102] H.R. Griem. Validity of local thermal equilibrium in plasma spectroscopy. Physics.
Reviews, 131:1170-1176, 1963.
[103] J.A. Aguilera, C. Aragón. Apparent excitation temperature in laser induced plasmas,
Journal of Physics: Conference Series, 59: 210-217 ,2007.
[106] R. Lincke and H.R. Griem, Method for the Determination of Atomic-Resonance Line-
Oscillator Strengths from Widths of Optically Thick Emission Lines in T-Tube Plasmas,
Physics. Reviews. 143 : 66-73,1966.
[108] T. Fujimoto, R.W.P. McWhirter. Validity criteria for local thermodynamic equilibrium
in plasma spectroscopy. Physics Reviews, 42:6588-6601, 1990.
[110] R.W.P. McWhirter, R.H. Huddlestone, S.L. Leonard. Plasma Diagnostic Techniques,
Chapitre 5. Academic Press, New York, 201-264, 1965.
[111] C. Pasquini, J. Cortez, L. M. C. Silva, F. B. Gonzaga. Laser induced breakdown
spectroscopy. Brazilian Chemical Society, 18: 463-512, 2007.
[113] A. Ismaël. Thèse Une évaluation des performances analytiques de la spectroscopie sur
plasma induit par laser (LIBS). Université Bordeaux 1— France, 2011.
[118] J. Hermann, and C. Dutouquet. Local thermal equilibrium plasma modeling for analyses
of gas-phase reactions during reactive-laser ablation. Applied Physics, 91:12, 2002.
[119]B. Praher, R. Viskup, J. Heitz, J. Pedarnig. Calibration free laser induced breakdown
spectroscopy of oxide materials. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy,
65:671-679,2010.
[121] R. L. Kurucz. Site personnel regroupant ses travaux sur la physique atomique
d’éléments neutres et ionisés plongés dans des plasmas. Adresse :
http://kurucz.harvard.edu/atoms.html
[126] Q.L. Ma, V. Motto-Ros, W.Q. Lei, M. Boueri, L.J. Zheng, H.P. Zeng, M. Bar-
Matthews, A. Ayalon, G. Panczer, and J. Yu. Multi-elemental mapping of a speleothem using
laser induced breakdown spectroscopy. Spectrochimica Acta — Part B Atomic Spectroscopy,
65:707–714, 2010.
[127] M. Abdelhamid, S. Grassini, E. Angelini, G.M. Ingo, and M.A. Harith. Depth profiling
ofcoated metallic artifacts adopting laser-induced breakdown spectrometry Spectrochimica
Acta - Part B Atomic Spectroscopy, 65:695–701, 2010.
[130]http://pdf.directindustry.com/pdf/quantel/brio-compact-q-switched-nd-yag
oscillator/7006-156798.html
[131] http://www.quantel-laser.com/accueil.html
[132] Nicolas Leone. Thèse Développement d’une Technique d’analyse Hautement Sensible
et Polyvalente par Spectroscopie de Plasma Induit Par Laser : Applications Aux Aérosols et
Aux Matériaux Biologiques. Université PARIS 6— France, 2007.
[135] U. Panne, I. Gornushkin, M. Müller. LIBS as analytical method – Facts, Bilan des
rapports de pentes pour chaque élément normalisé par la raie H (Cu/H Cr/H Pb/H Al/H
) dans différentes matrices and illusions. Fouth Euro-Mediterranean Symposium on Laser-
Induced Breakdown Spectroscopy. EMSLIBS 2007, France.
[140] W.T. Chan and R.E. Russo. Study of laser material interaction using inductively
coupled plasma atomic emission spectroscopy. Spectrochimica Acta — Part B Atomic
Spectroscopy, 46 : 1471–1486, 1991.
[141] R.E. Russo. Laser ablation. Applied Spectroscopy.49 : 14‐28,1995.
[145] M. Ismail, I. H. Elhassan, A. Walid Tawfik and M. A. Harith. LIBS limit of detection
and plasma parameters of some elements in two different metallic matrices. Analytical.
Atomic Spectrometry, 19:1–7, 2004.
[146] X.L. Mao, and R.E. Russo. Preferential vaporization during laser ablation inductively
coupled plasma atomic emission spectroscopy. Applied. Spectroscopy, 52 : 913-918, 1998.
ANNEXE
Annexe
Annexe A
LASER
PLASMA
Abstract—Laser-induced breakdown spectroscopy (LIBS) is a technique that can provide qualitative and
quantitative measurements of the сharacteristics of irradiated metals. In the present work, we have calculated
the parameters of the plasma produced from a brass alloy sample under the action of a pulsed Nd : YAG laser
operating at 1064 nm. The emission lines of copper atoms (Cu I), zinc atoms (Zn I), and lead atoms (Pb I),
which are elements of a brass alloy composition, were used to investigate the parameters of the brass plasma.
The spectral profiles of Cu, Zn, and Pb lines have been used to extract the electron temperature and density
of the brass alloy plasma. The characteristics of Cu, Zn, and Pb were determined quantatively by the calibra-
tion-free LIBS (CF-LIBS) method considering for accurate analysis that the laser-induced ablated plasma is
optically thin in local thermodynamic equilibrium conditions and the plasma ablation is stoichiometric. The
Boltzmann plot method was used to evaluate the plasma temperature, and the Stark broadened profiles were
used to determine the electron density. An algorithm based on the experimentally measured values of the
intensity of spectral lines and the basic laws of plasma physics was developed for the determination of Cu, Zn,
and Pb concentrations in the brass sample. The concentrations C CF-LIBS calculated by CF-LIBS and the cer-
tified concentrations C certified were very close.
DOI: 10.1134/S1063780X15090019
758
DETERMINATION OF A BRASS ALLOY CONCENTRATION COMPOSITION 759
mas is the Stark effect [26]. The magnitude of the known composition (58% Cu, 40% Zn, and 2% Pb).
Stark broadening [27] can be used to determine the Finally, the CF-LIBS model was validated using
plasma electron density. Researchers have developed another spectrum of a brass sample from the Central
LIBS to transform it into an analytical technique. The Iron and Steel Research Institute (CISRI) in
most common techniques use calibration standards China [46].
and calibration curves to evaluate concentrations from
the instrument signals [28]. There is an alternative
technique to analytically determine the sample com- 2. EXPERIMENT
position, and it is known as calibration-free LIBS Material ablation was produced by a Nd : YAG
(CF-LIBS) [29–31]. To apply this method, three con- laser (Quantel, model Brio) delivering pulses of
ditions are necessary for the ablation and the resulted 100 mJ energy and 4 ns duration. The laser operated at
plasma [32, 33]: (i) plasma is optically thin, (ii) plasma 1064 nm. The laser pulse energy was attenuated to
must be in LTE, and (iii) stoichiometric ablation. The 10 mJ by turning the beam polarization with the aid of
assumption of optically thin plasma is usually well ver- a half-wave plate and crossing through a polarization
ified for nonresonant lines emitted from a compara- analyzer. The laser beam was focused onto the sample
tively small plasma volume. The measured intensities surface using a plano-convex lens of 150 mm focal
of lines which are possibly self-absorbed are lower length [47]. A laser fluence of about 50 J cm–2 was
than expected and have broader line widths, hence, obtained on the sample surface. The brass sample was
resulting in an underestimation of the concentration of placed in a vacuum chamber of 10–4 Pa residual pres-
the sample component [33]. Therefore, it becomes sure. The chamber was filled with argon at 5 × 103 Pa
important to estimate the expected line intensity in the pressure during the experiments.
case of optically thin plasma so to improve the reliabil-
ity and precision of the quantitative evaluation of the The fiber was coupled to the entrance of an Echelle
material composition. Another important assumption spectrometer (LTB, model Aryelle Butterfly) of 0.4 m
of the CF-LIBS approach is the existence of LTE [32– focal length and spectral resolution Δλ/λ = 8.9 × 10–3
38]. In this state, a common temperature describes the in the range of interest [47]. Photon detection was
Boltzmann distribution of species in energy levels; the ensured using an intensified charge-coupled device
Saha distribution of population of ionization stages; (ICCD) matrix detector (Andor, model IStar). The
and the Maxwell distribution of the kinetic energy of spectral width of the apparatus was measured as a
electrons, atoms, and ions [37]. In physical terms, the function of the wavelength by using a low-pressure
criterion in which the LTE condition is satisfied is argon–mercury lamp. Intensity calibration of the
given by Thorne [39]. This is also referred to as the spectroscopic apparatus has been performed in the
McWhirter criterion [40]. A complete treatment on visible and UV spectral ranges by using a calibrated
LTE is described in [26, 39, 41]. An investigation of the tungsten lamp (Oriel, model 63358) and a deuterium
LTE state in laser-induced plasmas was undertaken by lamp (Heraeus, model DO544J), respectively [47].
Barthélemy et al. [42]. In their study, they obtained The spectroscopic measurements of the laser-pro-
excellent linear Boltzmann plots at all delay times duced plasma were performed with an observation
considered. The verification of the validity of LTE in gate of 200 ns duration that was delayed by 500 ns with
laser-induced plasmas by using the line-to-continuum respect to the laser pulse. To enhance the signal-to-
approach has also been proposed by Moon et al. and noise ratio, data acquisition was performed by averag-
Sola et al. [43, 44]. Tognoni et al. [45] concluded that ing over 20 ablation events. Thus, to record the plasma
it is evident that LTE is a good approximation in emission spectrum corresponding to a given laser
describing the plasma conditions usually at time pulse number, 20 laser pulses were applied successively
delays longer than 1 μs, but that the reliability of the on 20 different irradiation sites. The sites were sepa-
hypothesis is heavily dependent on various experi- rated by a distance of 250 μm. The experimental pro-
mental parameters, such as the laser pulse energy, cedure was controlled via a controller unit (Newport,
pulse width, ambient gas, temporal parameters, etc. If model XPS) and appropriate software [47].
LTE is not validated, the CF-LIBS will provide unre-
liable results.
3. RESULTS AND DISCUSSION
In this paper, we report the optimized conditions
for LIBS to analyze the emission spectrum of a brass 3.1. Plasma Emission Spectra
sample. Spectroscopic analysis of laser-produced The emission lines from the atomic species can be
plasma has been characterized in terms of their spec- hidden by continuum radiation that is caused by two
tra, electron density, electron temperature, and con- processes. The first one is due to radiative recombina-
centration. The electron temperature and density were tion. Both continuum and line photons can be pro-
determined using the emission intensity and stark duced in such a recombination event as the electron
broadening of lines, respectively, of spectral lines of passes from the free state into the upper bound levels
Cu, Zn, and Pb elements. Then, the CF-LIBS was of ion and then cascades down to form a ground-state
applied to quantitatively analyze a brass sample of a ion. The other effect involved in continuum radiation
324 326 328 330 332 334 336 400 410 420 430 440 450 460 470
1.2 Zn I (481.05nm)
6
1.0 5
Pb I (368.34 nm) (b) (d)
Zn I (472.21 nm)
0.8 4
Cu I (521.81 nm)
Cu I (510.55 nm)
Cu I
0.6 3
Pb I (363.97 nm) (468.01 nm)
0.4 2 Cu I
Cu I (465.11 nm) (515.32 nm)
1 Cu I (470.47 nm)
0.2
364 365 366 367 368 369 370 460 480 500 520
Wavelength, nm Wavelength, nm
Fig. 1. LIBS spectra of the emission lines of the brass plasma produced by focused 4-ns laser pulses at 1064 nm with an energy of
10 mJ in the UV−visible region: (a) 324–336, (b) 364–370, (c) 400–470, and (d) 460–522 nm.
is called bremsstrahlung. This effect is related to lines at 368.35 nm, as well as the well-resolved visible
free−free transitions corresponding to the loss of emission Cu lines at 510.55, 521.82, and 515.82 nm,
kinetic energy by an electron in the field of an ion. The Zn lines at 472.21 nm, and Pb lines at 405.78 nm.
electron loses energy in the deceleration process when These lines, along with their spectroscopic parameters
it travels into the field of the ion, emitting photons in taken from the NIST and the Kurucz atomic database
different wavelengths, depending of its initial energy [48, 49], are given in Table 1.
and the loss of this energy.
The lines close to the neutral emission lines of zinc
at 330.2 nm and copper at 330.7 nm (Fig. 1a) can be
3.2. Spectral Analysis attributed to trace of pollutant elements on the surface
The LIBS spectrum consists of spectral lines which of the brass sample, most probably calcium. Similar
give information about all the constituting elements, behavior was observed for lines at 427.18 and
as well as in trace amount present in that sample. The 468.78 nm, which are assumed to belong to traces of
laser shots were accumulated on the ICCD matrix iron and zirconium on the surface of the brass sam-
detector of the system to analyze the brass sample. ples. Due to the high concentration of Cu in brass
A typical spectrum of laser-induced plasma pro- alloy, the different measured intensities of Cu repre-
duced by focused 4-ns laser pulses at 1064 nm with an sent the highest intensities, especially in the range
energy of 10 mJ in the UV−visible region is shown in from 300–350 nm. It is obvious that most of the Cu
Fig. 1. The Echelle spectrometer operating in the spectral lines in this range will suffer from self-absorp-
spectral range of 300 to 900 nm shows the emission tion. In the case of Cu, self-absorption occurs for Cu I
lines of copper (Cu), zinc (Zn), and lead (Pb) of the lines at concentrations higher than 56%. However, few
brass sample. In this spectral range, it is possible to Cu atomic lines at wavelengths above 400 nm, such as
observe UV emission of Cu lines at 324.75 and that at 600 nm, could be used due to their lower sus-
327.39 nm, Zn lines at 330.29 and 334.50 nm, and Pb ceptibility to self-absorption. On the other hand, self-
Table 1. Spectroscopic data used for the determination of temperature of the plasma. The spectral parameters of
the plasma temperature and density of brass samples [48, Anm , g m , and E m are taken from the NIST atomic
49]
spectra database [26, 48, 49], and the values of F , C s ,
Wavelength, Anm, and T must be determined from the experimental
Element Em, eV [48] gm [49]
nm 10 s–1 [48]
−8 data.
Cu 269.12 0.04 5.58 8 The CF-LIBS rests on the assumptions of three
conditions: (A) the plasma is optically thin, (B) the
Cu 324.754 1.37 3.82 4
plasma must be in LTE, and (C) there is stoichiomet-
Cu 327.396 1.36 3.79 2 ric ablation. In the following sections, we show that
Cu 465.112 0.42 7.74 8 these conditions are valid for the laser-induced plasma
Cu 510.553 0.02 3.82 4 in the experiment.
Cu 515.323 0.6 6.18 4 A. Optically thin plasma. The absorption of photons
Cu 521.820 0.75 6.18 6 within the laser-induced plasma is called self-absorp-
tion. This phenomenon is observed mainly for emis-
Cu 578.29 0.02 3.79 2
sion lines where the lower level of transition is equal or
Zn 330.293 1.07 7.77 5 close to the ground state. Self-absorption is higher in a
Zn 334.502 1.50 7.77 7 maximum of a spectral contour of the emission line
Zn 472.215 0.458 6.64 3 and lower at its tails. Therefore, the effect of self-
absorption apparently reduces the line peak intensity
Zn 636.234 0.465 7.73 5
and, consequently, increases the full width at half
Pb 363.97 0.32 4.4 3 maximum (FWHM) of the emission lines. When self-
Pb 368.346 1.7 4.3 1 absorbed lines are used in CF-LIBS, the calculated
Pb 373.993 0.83 6.21 5 concentration of corresponding elements is usually
underestimated.
Pb 504.782 0.92 4.37 3
The measure of self-absorption effect can easily be
obtained from the intensity ratio of two interference
absorption was not observed for the other elements free emission lines from species of the same element
(Zn and Pb) due mainly to their low concentrations. having also the same upper energy level. In the
absence of self-absorption, this intensity ratio should
be the same as the ratio of the corresponding transi-
3.3. CF-LIBS Algorithm tion probabilities.
For the quantification of elemental contents in the The optically thin assumption in our experimental
sample, we have developed an algorithm based on the spectrum was tested by measuring the intensity ratios
assumption that the plasma is optically thin, in LTE, of zinc emitting at 330.25 nm/334.5 nm and
and there is stoichiometric ablation. 472.21 nm/481.05 nm, and for copper lines at
The emitted spectral line integral intensity I (λ) is a 465.11 nm/470.45 nm, with none of these lines being
measure of the population of the corresponding resonant, as shown in Table 2.
energy level of this element in the plasma at LTE. So, The consistency between the intensity ratio and the
the population of an excited level can be related to the ratio of the corresponding transition probabilities
total density C s of neutral atoms or ions of the element clearly demonstrates the existence of thin plasma [40,
through Boltzmann’s law [45]. 50, 51]. Both resonant and persistent copper emissions
According to the initial hypotheses, the LIBS line at 324.7 and 327.4 nm of the experimental spectrum
integral intensity corresponding to the transition (Fig. 1a) belong to the transition of an atom to the
ground level and involve the terms P–S (the transition
between two levels E n and E m can be expressed as from the higher energy level 3d10 4p1 to the lower
−E energy level 3d10 4s1). These lines are prone to self-
exp ⎛⎜ m ⎞⎟,
Anm g m
I ( λ ) = FC s (1) absorption effects, and they reveal the high density of
U s (T ) ⎝ kT ⎠
these atoms by the intensity ratio 324.7 nm/327.4 nm
where I (λ) is the spectrally integrated intensity of the which is about 1.6 instead of 1 (NIST).
transition under optically thin conditions, Anm is the B. Local thermal equilibrium. For the second con-
transition probability, T is the plasma temperature (in dition, the plasma should be in a state of LTE. The
LTE all temperatures are assumed to be equal, i.e., population of excited states for the elements in the
T ≈ Te ≈ Ti ), U s (T ) is the partition function of the plasma is predominately caused by collisions with
species, and F is an experimental factor. There are two electrons and not by radiative processes, and it
main factors influencing the emitted line intensity. requires a minimal electron number density N e to
The first is the density of atoms, and the second is the ensure these collisions.
Table 2. Comparison between the ratio of nonresonant and resonant lines with their corresponding transition probability
ratio for two brass samples: standard brass sample and the sample of brass from CISRI* of China
Brass samples
Calculated intensity Transition
Element
ratio probability ratio
Cu lines from standard brass sample (present work) 465.11/470.45 0.11 0.14
Cu lines from standard brass sample (present work) 324.7/327.4 1.61 1
Zn lines from standard brass sample (present work) 330.25/334.50 0.68 0.63
Zn lines from standard brass sample (present work) 472.21/481.05 0.65 0.65
Cu lines from brass spectrum from CISRI of China [46] 570.02/578.21 0.19 0.13
Cu lines from brass spectrum from CISRI of China [46] 330.25/334.50 0.6 0.63
*
Central Iron and Steel Research Institute (CISRI) in China [46].
Table 3. Values of the electron density N eeval evaluated using the measured LIBS data of spectral lines of copper, zinc, and
lead for two samples of brass alloy: standard brass alloy and brass alloy from CISRI [46]
Electron density
Electron density
Corresponding lower N eeval (cm–3) from the Corresponding lower
Elements N eeval (cm–3) from the limit electron density N e limit electron density
experimental spectrum
experimental spectrum N e (cm−3)
(cm–3) for brass alloy from
for standard brass alloy
CISRI [46]
Cu (3.0 ± 0.24) ×1016 2.70 × 1015 3.2 × 1017 0.00504 × 1017
Zn (2.1 ± 0.44) ×1016 3.05 × 1015
Pb (2.5 ± 0.3) ×1016 6.40 × 1015
Average (2.53 ± 0.14) × 1016
The radiative processes, such as photon absorp- where w is the electron impact width parameter also
tion, recombination radiation, and spontaneous emis- known as the Stark broadening value, N D is the num-
sion, are, in this case, negligible. ber of particles in the Debye sphere, and A is the ion-
This critical electron density is known as the broadening parameter. From the above equation, the
McWhirter criterion of LTE and is defined as [40] electron density N e (in cm–3) can be determined. Sev-
eral Stark broadening parameters for different neutral
N e (cm −3 ) ≥ 1.6 × 1012 [Te (K )] [Δ E (eV)]3 ,
1/2
(2) and singly-charged ionic lines are tabulated in [26,
52], and excellent critical reviews of more recent cal-
where N e (cm −3 ) is the electron density, Te (K) is the culated Stark coefficients are found in [53–56]. Fur-
excitation temperature, and Δ E (eV) is the largest dif- thermore, the second term in Eq. (3) is normally
ference of the energy transition of the peaks used for neglected due to the negligible contribution of ion-
temperature calculation. broadening under typical LIBS, and the half-width of
In order to conclude that the assumption of LTE the Stark broadened transition can be estimated by the
existence is satisfied, we should define whether the first term [27, 57],
electron density corresponds to inequalty (2).
Determination of the electron density. The estima- Ne
tion of the electron density is essential to verify the Δλ1/2 = 2w 16
. (4)
10
validity of LTE which is done by using the broadening
of the spectral line. The electron density related to the This equation is generally used for calculations of plas-
full width at half maximum FWHM of the Stark mas generated from solid targets [8, 58]. Substituting
broadened profile is given by the following expression: the values of the Stark broadening w from [26, 47] in
Eq. (4), three lines were identified as candidates for
λ1/2 ( A ) = 2w ⎛⎜ 16e ⎞⎟ + 3.5A ⎛⎜ 16e ⎞⎟
N N
electron density measurements: 510.55, 472.21, and
⎝10 ⎠ ⎝10 ⎠ (3) 368.34 nm for Cu, Zn, and Pb, respectively. An exam-
3 1/3 ⎛
× ⎡1 − N D ⎤ w ⎜ 16e ⎟ ,
N ⎞ ple of the measured Lorenzian line shape function
⎣⎢ 4 ⎦⎥ ⎝10 ⎠ with a sufficient resolution to measure the FWHM
3 4
y = 1.00x 2.10
6
2 8
10 (а)
1 12
0 2 4 6 8
510.4 510.6 Wavelength, nm
4
T = 10 531 ± 2400 K Zn I
Fig. 2. Measured Lorenzian line shape function with a suf-
ficient resolution to measure the FWHM Δλ1/2 for the
Cu I 510.55-nm spectral line of brass sample.
6
Table 4. Plasma temperature determined using the measured LIBS data on the spectral lines of copper, zinc, and lead for
two samples of brass alloy: standard brass alloy and brass alloy from CISRI [46]
Plasma temperature Plasma temperature
Plasma temperature for brass
determined from the determined from the
Elements of brass sample alloy from CISRI given
experimental spectrum for experimental spectrum for
in [46]
standard brass alloy brass alloy from CISRI [46]
Cu 11700 ± 1300 K 9700 ± 900 K 9700 K
Zn 10500 ± 2400 K 9000 ± 1300 K
Pb 10800 ± 1700 K 10000 ± 300 K
Average 11000 ± 550 K 9600 ± 1000 K
Table 5. Comparison of element concentrations of brass alloy samples for both the standard brass alloy and that from the
CISRI of China [46]
Cu concentration, wt % Zn concentration, wt % Pb concentration, wt %
calculated certified calculated certified calculated certified
0.57 ± 0.01 0.58 0.39 ± 0.01 0.4 0.025 ± 0.006 0.02
0.717 ± 0.012 0.73 [46] 0.257 ± 0.02 0.239 [46] 0.025 ± 0.002 0.0277 [46]
due to the relatively low relative errors. The relatively laser pulses [63]. The present analyses suggest that
large errors calculated for Pb, however, can be laser ablation of brass is characterized by a stoichiom-
attributed to the uncertainties associated with the tem- etry from the solid sample toward the plasma. Thus,
perature determination, as well as intensity fluctua- the ablation process itself is not an obstacle for calibra-
tions. tion free material analysis by LIBS.
C. Stoichiometric ablation. The third condition of The present results obtained for used samples of
applying the CF-LIBS method is to make certain that brass alloy suggest that material ablation in typical
the sample ablation is stoichiometric. For quantitative LIBS conditions should be stoichiometric for many
multielemental analysis by CF-LIBS, the plasma materials. However, when laser pulses of longer dura-
composition must be representative of the sample tion are applied or when the laser produced plasma
composition. In 1991, Chan and Russo [60] demon- contributes significantly to the sample heating (case of
strated that laser ablation is stoichiometric when the IR irradiation at a large gas pressure), a differential
power density on the target exceeds 109 W cm–2, the evaporation may occur due to the prolonged duration
value that is commonly reached in LIBS measure- of the ablation process. The main factors which influ-
ments. ence fractionation in brass are the laser wavelength,
The experiments were carried out under low-pres- pulse duration, and irradiance. Mao et al. [64] indi-
sure argon to optimize the signal-to-noise ratio. The cated that, at low irradiances (<0.3 GW cm–2) and
power density at 100-mJ laser energy is on the order of long pulse durations (>30 ns), the mechanism
1011 W cm–2, which is sufficient for the condition of involved is thermal vaporization, while at higher irra-
stoichiometric ablation [47, 61, 62].The concentra- diances (>1 GW cm–2) and shorter pulse durations
tions of Cu, Zn, and Pb within the plasma were deter- (~3 ns), the mechanism is governed by both thermal
mined and found to be equal to those of the irradiated and nonthermal processes and the Zn/Cu ratio
sample, as is shown in Table 5. In addition, the spec- approaches stoichiometry, but the ablated mass always
tral line intensities of several transitions of Cu, Zn, and remains enriched in Zn. On the other hand, using
Pb neutral atoms have been measured by applying suc- lasers with short pulse durations (35 ps) appears to
cessive laser pulses to the same irradiation site. As a shift the mechanism to a nonthermal nature and the
result, slight intensity variations were observed. The vapor plume is more enriched with Cu [65].
intensities of highly excited spectral lines were found
to increase with laser pulse number, whereas those of Hence, the choice of the appropriate laser parame-
lower lying excitation levels decrease with the number ters is critical in obtaining accurate and stoichiometric
of applied laser pulses. The intensity evolution was ratios. In this case, the experimental parameters used
attributed to the change of the expansion dynamics as seem suitable in the analysis of brass, since stoichio-
a consequence of crater formation. The concentra- metric ablation is apparent from the results obtained
tions of elements within the plasma plume were found with CF-LIBS. The relative error obtained is 1.7% for
to be almost independent of the number of applied Cu and 2.5% for Zn. The results in this case can be
Table 6. Departure of CF-LIBS results from the nominal the three necessary conditions mentioned earlier. For
concentration values (distance) for brass samples that reason, we have chosen another brass spectrum of
n n the brass alloy from CISRI of China [46]. The laser
Target Distance References source employed on the brass sample was a
samples elements
Q-switched Nd : YAG laser with a wavelength of
1 3 2 Present work 532 nm, an energy of 0–190 mJ per pulse, a pulse
1 2 0.41 [66] duration of 5 ns, and a maximum repetition rate of
Brass 1 2 4.1 [63] 10 pulse/s. The samples were exposed to air with a
samples 1 2 3.9 [63] pressure very close to 1 atm. The optimum laser energy
and delay time were found to be 100 mJ/pulse and
1 2 2.1 [63] 2 μs, respectively [66].
1 4 3 [46]
The first step is to check self-absorption. Using the
optimum laser energy and delay time, the intensity
considered quantitative, particularly for the Cu major ratios of zinc emitting at 330.25 nm/334.5 nm and
element. copper lines at 570.02 nm/578.21 nm were calculated.
These ratios were compared to the probability ratios,
with none of these lines being resonant, as is shown in
3.4. Validation of the CF-LIBS Algorithm Table 2. This fact reflects clearly the existence of an
Tognoni et al. [30] proposed a measure of the over- optically thin phenomenon in the plasma.
all accuracy of the CF-LIBS results. Given the list of
elements in the sample, the nominal composition and For LTE, we need to determine the plasma electron
the CF-LIBS results can be both represented as vec- density and the plasma temperature of the CISRI
tors of the percent concentration values. For example, spectrum. The electron density was calculated from
for a copper alloy composed of Cu, Pb, and Sn, the the Stark broadening of the O I line at 844.676 nm.
nominal composition may be given as the vector C = The McWhirter criterion was used to check the valida-
(79, 11, 10), which means that the concentration of Cu tion of the LTE assumption as reported in Table 3.
is 79%, the concentration of Pb is 11%, and that of Sn
is 10%. Let us assume that the results of the CF-LIBS The same Boltzmann plot method was used to cal-
measurement are M = (75, 14, 11). The simplest algo- culate the temperature for neutral copper, zinc, and
rithm for the calculation of a distance between vectors, lead element from the CISRI brass sample, as is illus-
which is commonly used in computational mathemat- trated in Fig. 4. The spectral line wavelengths, energies
ics, is the Manhattan or city block distance, of the upper levels, statistical weights, and transition
probabilities used for each element were obtained from
∑
n
dist = i =1
abs M i − C i , (8) the NIST atomic spectra database [48] and the Kurucz
spectra database [49]. The calculated temperatures
where the index i runs over all the n elements of the were 9700, 9000, and 10000 K for Cu, Zn, and Pb,
vectors. The vectors C and M must have the same size respectively. The average value of the plasma tempera-
n, and element concentrations must be sorted in the ture was 9600 K, and the error in the plasma tempera-
same order. We also assume that elements are sorted in ture was estimated at 10.5%. The plasma temperatures
a decreasing concentration order. With the example
for the two samples (standard brass alloy and brass
data listed above, the distance of CF-LIBS results
from nominal values is dist = 8. As the concentration alloy from the CISRI) were similar (Table 4), verifying
values are given in percent, the calculated distance is a therefore the existence of LTE in the plasma.
measure of the global departure from nominal compo- The final aspect of the CF-LIBS was the calcula-
sition in percent units. Even though the above defini- tion of the elemental concentrations of the CISRI
tion is quite empirical, it is a monitor of the global sample. The application of CF-LIBS algorithm to dif-
quality of the CF-LIBS results. A distance of a few ferent lines of Cu, Zn, and Pb identified in the CISRI
units is a reasonably good result, while a distance of brass sample resulted in very good agreement between
the order of tens can be considered as a poor result. the calculated and certified values for each element.
The distance defined in Eq. (8) tends to depend
strongly on the accuracy of measurement of the most The concentrations and the corresponding relative
abundant elements in the sample. errors are listed in Table 5. The relative errors were
1.8% for Cu, 7.4% for Zn, and 10% for Pb, respec-
In Table 6, the distance of the CF-LIBS results is tively.
calculated with respect to the nominal brass sample
concentration. It can be easily recognized that our These results can be considered as quantitative,
brass sample gives relatively more accurate results. especially for the Cu major element due to the rela-
Also the validation of the CF-LIBS model used to tively low relative errors, and the validation of the CF-
determine the concentration of materials must satisfy LIBS model as satisfactory.
4. CONCLUSIONS REFERENCES
1. K. Melessanaki, M. Mateo, S. C. Ferrence, P. P. Betan-
The investigations of the properties of the laser- court, and D. Anglos, Appl. Surf. Sci. 197−198, 156
produced plasma formed near the surface of solid (2002).
samples for two various brass alloys under the action of 2. A. Santagata, A. De Bonis, P. Villani, R. Teghil, and
powerful laser pulses of nanosecond duration are car- G. P. Parisi, Appl. Surf. Sci. 252, 4685 (2006).
ried out. 3. V. Lazic, F. Colao, R. Fantoni, and V. Spizzichino,
The mode of plasma ablation from a solid sub- Spectrochim. Acta B 60, 1002 (2005).
stance, the thermodynamic status of plasma, and its 4. D. A. Cremers, L. J. Radziemski, and T. R. Loree,
optical thickness are defined with use of experimental Appl. Spectrosc. 38, 721 (1984).
data related to the spectra of the laser plasma induced 5. S. Acquaviva, M. L. De Giorgi, C. Marini, and
at irradiation of the substance of the investigated brass R. Poso, Cult. Herit. 5, 365 (2004).
alloy samples by focused laser radiation (1064 nm) 6. J. Anzano, M. E. Casanova, M. S. Bermudez, and
with a pulse duration of 4 ns. R. J. Lasheras, Polym. Test. 25, 623 (2006).
7. F. Colao, R. Fantoni, V. Lazic, A. Paolini, F. Fabbri,
It is shown, that the average temperature of plasma G. G. Ori, L. I. Marinangel, and A. Baliva, Planet.
from elements (Cu, Zn, and Pb) of a brass alloy makes Space Sci. 52, 117 (2004).
9500 ± 1000 K. 8. F. Colao, R. Fantoni, V. Lazic, and V. Spizzichino,
At the measured temperature, the electron density Spectrochim. Acta B 57, 1219 (2002).
calculated from the width of the Stark broadened con- 9. R. Gaudiuso, M. Dell’Aglio, O. De Pascale,
tour of the Cu I 510.55-nm spectral line has made G. S. Senesi, and A. De Giacomo, Sensors 10, 7434
(2010).
(2.53 ± 0.12) × 1016 cm–3, which corresponds to the
McWhirter criterion for achievement of the LTE con- 10. R. Noll, V. Sturm, U. Aydin, D. Eilers, C. Gehlen,
M. Hohne, A. Lamott, J. Makowe, and J. Vrenegor,
dition in plasma. Spectrochim. Acta B 63, 1159 (2008).
For these conditions, the plasma composition is 11. E. Axente, J. Hermann, G. Socol, L. Mercadier,
dominated by the presence of neutral atoms and the S. A. Beldjilali, M. Cirisan, C. Luculescu, C. Ristoscu,
spectral lines neutral atoms selected for the present I. Mihailescu, and V. Craciun, J. Anal. At. Spectrom.
analyses were optically thin. 29, 553 (2013).
12. C. Aragon, J. A. Aguilera, and J. Campos, Appl. Spec-
On the basis of the analysis of the spectra, relative trosc. 47, 606 (1993).
intensities, and contours of emission lines of brass 13. E. Axente, G. Socol, S. A. Beldjilali, L. Mercadier,
plasma, the processing algorithm of experimental data C. R. Luculescu, L. M. Trinca, A. C. Galca, D. Pantel-
intended for the definition of the qualitative and quan- ica, P. Ionescu, N. Becherescu, J. Hermann, and
titative composition of brass alloy samples is devel- V. Craciun, Appl. Phys. A 117, 229 (2014).
oped. 14. B. Fisher, H. Johnsen, S. Buckley, and D. Haha, Appl.
Spectrosc. 55, 1312 (2001).
The present analyses suggest that laser ablation of 15. S. A. Beldjilali, W. L. Yip, J. Hermann, T. Baba-
brass in typical LIBS conditions is characterized by a Hamed, and A. Belasri, Anal. Bioanal. Chem. 400,
stoichiometric mass transfer from the solid sample 2173 (2011).
toward the plasma. 16. V. K. Singh and A. K. Rai, Rev. Laser Med. Sci. 26, 673
It is shown that the developed algorithm of data (2011).
processing has provided measurements of the relative 17. M. Baudelet, J. Yu, M. Bossu, J. Jovelet, J. Wolf,
concentrations of copper, zinc, and lead in an investi- T. Amodeo, E. Fréjafon, and P. Laloi, Appl. Phys. Lett.
gated alloy with accuracies of 1.8% for Cu, 7.4% for 89, 163 (2006).
Zn, and 10% for Pb. The CF-LIBS results are in good 18. J.-B. Sirven, P. Mauchien, J.-L. Lacour, S. Maurice,
agreement with the certified sample composition, and and G. Manhès, J. Anal. At. Spectrom. 22, 1471 (2007).
good match for Cu is especially notable. 19. C. B. Dreyer, G. S. Mungas, P. Thanh, and
J. G. Radziszewski, Spectrochim. Acta B 62, 1448
Accurate quantitative analysis of materials with (2007).
totally unknown composition could be achieved by the 20. C. Fabre, S. Maurice, A. Cousin, R. C. Wiens,
CF-LIBS using conventional spectroscopic data on O. Forni, V. Sautter, and D. Guillaume, Spectrochim.
the spectral lines of the elements to be analyzed. Acta B 66, 280 (2011).
21. P. Fichet, M. Tabarant, B. Salle, and C. Gautier, Anal.
Bioanal. Chem. 385, 338 (2006).
ACKNOWLEDGMENTS 22. A. A. Shaltout, M. S. Abdel-Aal, and N. Y. Mostafa,
Appl. Phys. 78, 594 (2011).
The authors acknowledge Dr. Jörg Hermann and 23. G. Travaillé, O. Peyrusse, B. Bousquet, L. Canioni,
LP3 Laboratory (CNRS-UMR 7341, France) for the K. Michel Le Pierres, and S. Roy, Spectrochim. Acta B
partial support of the present project. 64, 931 (2009).
24. S. Beldjilali, D. Borivent, L. Mercadier, E. Mothe, 45. E. Tognoni, V. Palleschi, M. Corsi, G. Cristoforetti,
G. Clair, and J. Hermann, Spectrochim. Acta B 65, N. Omenetto, I. Gornushkin, B. W. Smith, and
727 (2010). J. D. Winefordner, in Laser Induced Breakdown Spec-
25. C. Aragón and J. Aguilera, Spectrochim. Acta B 63, 893 troscopy (LIBS): Fundamentals and Applications, Ed. by
(2008). A. W. Miziolek, V. Palleschi, and I. Schechter (Cam-
26. H. Griem, Plasma Spectroscopy (McGraw-Hill, New bridge Univ. Press, Cambridge, 2006), p. 122.
York, 1964). 46. J. Feng, Z. Wang, Z. Li, and W. Ni, Spectrochim. Acta
27. J. Bengoechea, J. Aguilera, and C. Aragón, Spectro- B 65, 549 (2010).
chim. Acta B 61, 69 (2006). 47. J. Hermann, L. Mercadier, E. Mothe, G. Socol, and
28. B. Sallé, D. Cremers, and R. Wiens, Spectrochim. Acta P. Alloncle, Spectrochim. Acta B 65, 636 (2010).
B 60, 479 (2005). 48. http://physics.nist.gov/PhysRefData/ASD/lines_form.html
29. A. C. Popescu, S. Beldjilali, G. Socol, V. Craciun, 49. https://www.cfa.harvard.edu/amp/ampdata/databases.html
I. N. Mihailescu, and J. Hermann, J. Appl. Phys. 110, 50. Laser Induced Breakdown Spectroscopy (LIBS): Funda-
083116 (2011). mentals and Applications, Ed. by A. W. Miziolek,
30. E. Tognoni, G. Cristoforetti, S. Legnaioli, and V. Pal- V. Palleschi, and I. Schechter (Cambridge Univ. Press,
leschi, Spectrochim. Acta B 65, 1 (2010). Cambridge, 2006).
31. B. Praher, V. Palleschi, R. Viskup, J. Heitz, and 51. J. B. Simeonsson and A. W. Miziolek, Appl. Opt. 32,
J. D. Pedarnig, Spectrochim. Acta B 65, 671 (2010). 939 (1993).
32. A. Ciucci, M. Corsi, V. Palleschi, S. Rastelli, A. Sal- 52. H. R. Griem, Spectral Line Broadening by Plasmas
vetti, and E. Tognoni, Appl. Spectrosc. 53, 960 (1999). (Academic, New York, 1974).
33. D. Bulajic, M. Corsi, G. Cristoforetti, S. Lengnaioli, 53. N. Konjevic, A. Lesage, J. R. Fuhr, and W. L. Wiese,
V. Palleschi, and A. Salvetti, Spectrochim. Acta B 57, Phys. Chem. Ref. Data 31, 819 (2002).
339 (2002). 54. N. Konjevic and W. L. Wiese, Phys. Chem. Ref. Data
34. M. Horňáčková, J. Plavčan, J. Rakovský, V. Porubčan, 19, 1307 (1990).
D. Ozdín, and P. Veis, Appl. Phys. 66, 10702 (2014). 55. N. Konjević, M. S. Dimitrijević, and W. L. Wiese,
35. J. D. Pedarnig, P. Kolmhofer, N. Huber, B. Praher, Phys. Chem. Ref. Data 13, 619 (1984).
J. Heitz, and R. Rössler, Appl. Phys. A 112, 105 (2013). 56. N. Konjević, M. S. Dimitrijević, and W. L. Wiese,
36. M. Corsi, V. Palleschi, A. Salvetti, and E. Tognoni, Phys. Chem. Ref. Data 13, 649 (1984).
Clean Air 3, 69 (2002). 57. P. Yaroshchyk, D. Body, and R. J. S. Morrison, Spec-
37. J. Aguilera, C. Aragón, G. Cristoforetti, and E. Tog- trochim. Acta B 61, 200 (2006).
noni, Spectrochim. Acta B 64, 685 (2009).
58. W. Tewfik and Y. Mohamed, Opt. Appl. 37, 5 (2007).
38. A. Ciucci, V. Palleschi, S. Rastelli, A. Salvetti,
D. P. Singh, and E. Tognoni, Laser Part. Beams 17, 59. M. Capitelli, F. Capitelli, and A. Eletskii, Spectrochim.
793 (1999). Acta B 55, 559 (2000).
39. A. Thorne, Spectrophysics (Wiley, New York, 1974). 60. W. T. Chan and R. E. Russo, Spectrochim. Acta B 46,
1471 (1991).
40. R. W. P. McWhirter, in Plasma Diagnostic Techniques,
Ed. by R. H. Huddlestone and S. L. Leonard (Aca- 61. R. E. Russo, Appl. Spectrosc. 49, 14 (1995).
demic, New York, 1965), p. 201. 62. X. L. Mao, W.-T. Chan, M. Caetano, M. A. Shannon,
41. H. W. Drawin and P. Felenbok, Data for Plasmas in and R. E. Russo, Appl. Surf. Sci. 96, 126 (1996).
Local Thermodynamic Equilibrium (Gauthier-Villars, 63. V. S. Burakov and S. N. Raikov, Spectrochim. Acta B
Paris, 1965). 62, 217 (2007).
42. O. Barthelemy, J. Margot, S. Laville, F. Vidal, M. Cha- 64. X. L. Mao, A. C. Ciocan, and R. E. Russo, Appl. Spec-
ker, B. Le Drogoff, T. W. Johnston, and M. Sabsabi, trosc. 52, 913 (1998).
Appl. Spectrosc. 59, 529 (2005). 65. X. L. Mao, A. C. Ciocan, O. V. Borisov, and R. E. Rus-
43. H. Moon, K. Herrera, B. W. Smith, J. D. Winefordner, so, Appl. Surf. Sci. 129, 262 (1998).
and N. Omenetto, Spectrochim. Acta B 64, 702 (2009). 66. V. K. Unnikrishnan, K. Mridul, R. Nayak, K. Alti,
44. A. Sola, M. D. Calzada, and A. Gamero, J. Phys. D 28, V. B. Kartha, C. Santhosh, G. P. Gupta, and B. M. Suri,
1099 (1995). Pramana J. Phys. 79, 299 (2012).
Annexe B
ANNEXE B
ANALYSE QUALITATIF
PRINCIPAL COMPONENT ANALYSIS
Principal component analysis allows reducing the number of the variable while preserving the maximum
of information Principal Components Analysis (PCA) is successfully applied to the full laser-induced
breakdown spectroscopy (LIBS) spectra of l samples principal component analysis of the LIBS emission
spectrum in region ∼296 nm to 800nm. Was used to determine any elements of the brass sample. These
data were then treated with a principal components analysis (PCA) based on 3 variance PC1, PC2 and
PC3 to identify any elements from the same sample.
the first principal component was observed to contain much of the shot-to-shot variability captured
47,769% of the total variance; while the second component contained much of the desired information
about the source of the spectra figure 1 shows the PCA spectra from these experiments, where the
second principal component is displayed on the x-axis.
As observed, this treatment of the libs data from spectra collected and were see that element from the
brass sample clearly distinguishable . They were able to see spectral lines from elements copper zinc and
lead. we analyzed projections of the second principal component in the PCA model of the data and
determined that the presence of elemental emission lines at the following wavelengths: the UV emission
of Cu lines at 324.754 and 327. 396 nm the Zn lines at 330. 294, 334. 502 nm and Pb lines at 368. 35
nm; and the well resolved visible emission Cu lines at 510.553.nm, 521.82 and 515.82 nm the Zn lines at
472.21, 636.234 and Pb lines 405.78nm, as indicated by the legend.
The crossing of the variable shows that resonant copper emissions at 324.7 nm and 327.4 nm is very
apart from the cloud of points, goes from there from same for the coisement of the other variables .
Statistics varieties for three variables confirement situation extreme of 324.7 nm and 327.4 nm, it will be
thus also ecartee of the analysis because are spectrum self-absorption. More the variables is close to the
axis it good explains whereas the wavelength is strongly correle with the axes
RESULTAT
FACTOR
/VARIABLES INTENSITE LONONDE DISTANCE
/MISSING MEANSUB
/ANALYSIS INTENSITE LONONDE DISTANCE
/PRINT UNIVARIATE INITIAL CORRELATION ROTATION FSCORE
/FORMAT SORT
/PLOT EIGEN ROTATION
/CRITERIA MINEIGEN(1) ITERATE(25)
/EXTRACTION PC
/CRITERIA ITERATE(25)
/ROTATION VARIMAX
/SAVE REG(ALL)
/METHOD=CORRELATION.
Analyse factorielle
Statistiques descriptives
Matrice de corrélation
Qualité de représentation
Initial
INTENSITE 1,000
LON ONDE 1,000
DISTANCE 1,000
Composante Valeurs propres initiales Somme des carrés des facteurs retenus pour la rotation
a
Matrice des composantes après rotation
Composante
1 2
Composante 1 2
1 -,766 ,643
2 ,643 ,766
Composante
1 2
Composante 1 2
1 1,000 ,000
2 ,000 1,000
GRAPH
/SCATTERPLOT (XYZ) =FAC2_1 WITH FAC1_1 WITH DISTANCE BY LONONDE BY INTENSITE
(NAME)
/MISSING=VARIABLEWISE.
DiagrammE
Annexe C
168
Annexe
ANNEXE C
CIPM’ 2014 Congrès international sur les plasmas et les matériaux (CIPM, 2014)
169