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Daniel Fredon

AIDE-MÉMOIRE

Mathématiques
Licence  Prépas  CAPES

3e édition
Photographie de couverture : Adil Tastekov © - Adobe [Link]

© Dunod, 2004, 2014, 2021


11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff
[Link]
ISBN 978-2-10-081911-9
Table des matières

Analyse dans 
1. Nombres réels 7
2. Généralités sur les fonctions numériques 11
3. Limites et continuité 15
4. Fonctions dérivables 23
5. Fonctions usuelles 29
6. Suites numériques 38
7. Intégrales définies 44
8. Calcul des primitives 50
9. Formules de Taylor 54
10. Intégrales généralisées 60
11. Équations différentielles 65
12. Séries numériques 76

Analyse dans n
13. Espaces vectoriels normés 82
14. Calcul différentiel dans Rn 92
15. Optimisation d’une fonction numérique 99
16. Intégrales multiples 103
17. Intégrales curvilignes 110
18. Intégrales de surface 114
19. Suites et séries de fonctions 117
20. Séries entières 121
21. Séries de Fourier 127
22. Intégrales dépendant d’un paramètre 131
Algèbre générale
23. Rudiments de logique 134
24. Ensembles 138
25. Applications 141
26. Relations 144
27. Entiers naturels 147
28. Structures algébriques 152
29. Arithmétique dans Z 161
30. Nombres complexes 165
31. Polynômes 171
32. Fractions rationnelles 177
[Link] des ensembles de nombres 180

Algèbre linéaire et multilinéaire


34. Espaces vectoriels 182
35. Applications linéaires ??
36. Matrices 192
37. Systèmes linéaires 200
38. Déterminants 205
39. Réduction des endomorphismes 210
40. Dualité 216
41. Formes bilinéaires et quadratiques 219
42. Espaces préhilbertiens 223
43. Espaces vectoriels euclidiens 230
44. Espaces vectoriel hermitiens 236

Géométrie
45. Géométrie affine réelle 239
46. Calcul vectoriel 245
47. Géométrie euclidienne du plan et de l’espace 248
48. Courbes paramétrées 260
49. Propriétés des courbes 265
50. Surfaces 269

Calcul des probabilités


51. Calcul des probabilités 275
52 Variables aléatoires 282
53. Lois usuelles 289
54. Convergences et approximations 295
55. Estimation, tests statistiques 299
Table 1 : fonction de répartition de N(0, 1) 310
Table 2 : écart réduit de N(0, 1) 311
Table 3 : lois de Student 312
Index 312

Un grand merci à Geoffrey Lescaux pour sa relecture attentive de l’édition


précédente et ses suggestions qui ont conduit à améliorer la nouvelle édition.
1 Nombres réels

Analyse dans 
1. Premières propriétés
1.1 Corps ordonné
On dit que l’ensemble R des nombres réels est :
• un corps pour dire qu’il est muni de deux opérations + et ×, avec toutes les
propriétés dont vous avez l’habitude (cf. chap. 30) ;
• un corps ordonné pour dire que la relation d’ordre  est compatible avec +
et ×, c’est-à-dire :
∀a ∈ R ∀b ∈ R ∀c ∈ R a  b =⇒ a + c  b + c
∀a ∈ R ∀b ∈ R ∀c  0 a  b =⇒ ac  bc

1.2 Règles de calcul


n  
 n
n n!
(x + y)n = xk yn−k (binôme) où =
k=0
k k k!(n − k)!

n−1

xn − yn = (x − y) xn−k−1 yk .
k=0

1.3 Valeur absolue


La valeur absolue d’un nombre réel a, notée |a|, est définie par :
|a| = a si a  0 ; |a| = −a si a  0.
 Propriétés ∀a ∈ R ∀b ∈ R
|a|  0 ; |a| = 0 ⇐⇒ a = 0 ; |ab| = |a| |b|
 
|a + b|  |a| + |b| ;  |a| − |b|   |a − b|

1.4 Propriété d’Archimède


Soit a ∈ R et b > 0 . Alors il existe k ∈ N tel que bk > a .
8 Analyse dans 

1.5 Partie entière


Étant donné un nombre réel x, il existe un plus grand entier relatif, noté x, tel
que x  x. On l’appelle la partie entière de x.
On a donc, par définition : x  x < x + 1.
 Attention à ne pas confondre avec la suppression de la partie décimale
quand x < 0 ; par exemple −4, 3 = −5.

2. Intervalles
2.1 Définitions
Pour a  b, le segment, [a; b] est défini par :
[a; b] = {x ∈ R ; a  x  b}
On utilise souvent la propriété :
c ∈ [a, b] ⇐⇒ ∃t ∈ [0, 1] c = ta + (1 − t)b.
On définit de même les autres types d’intervalles :
]a; b[, [a; b[, ]a, b], ]a, +∞[, [a, +∞[, ] − ∞, b[, ] − ∞, b],
] − ∞, +∞[= R.

2.2 Propriété caractéristique


Une partie A de R est un intervalle si, et seulement si :
∀a ∈ A ∀b ∈ A a < c < b =⇒ c ∈ A.

2.3 Voisinage d’un point


Soit a ∈ R. Une partie V de R est un voisinage de a si elle contient un intervalle
ouvert centré sur a.

3. Ordre dans R
3.1 Majoration, minoration
 Définitions
Soit A une partie de R. On dit que a est un majorant de A si x  a pour tout x
de A.
Si, en plus, a ∈ A, alors a est le plus grand élément de A, noté max A.
Si A admet un majorant, on dit que A est majorée.
On définit de même : minorant, plus petit élément, partie minorée.
1 • Nombres réels 9

Analyse dans 
 Unicité
Si une partie non vide de R admet un plus grand élément, ou un plus petit
élément, il est unique. Mais il peut ne pas exister.

 Surveillez votre vocabulaire : un majorant, le plus grand élément.


 Cas particulier des entiers naturels
Toute partie non vide de N admet un plus petit élément.
Toute partie non vide majorée de N admet un plus grand élément.

3.2 Borne supérieure, inférieure


 Définitions
La borne supérieure de A est le plus petit élément (s’il existe) de l’ensemble
des majorants de A.
La borne inférieure de A est le plus grand élément (s’il existe) de l’ensemble
des minorants de A.
 Caractérisation
M est la borne supérieure de A si, et seulement si, on a, à la fois :
∀x ∈ A x  M, c’est-à-dire que M est un majorant ;
∀ε > 0 ∃x ∈ A M − ε < x, c’est-à-dire que M − ε n’est pas un majorant.
m est la borne inférieure de A si, et seulement si, on a, à la fois :
∀x ∈ A m  x, c’est-à-dire que m est un minorant ;
∀ε > 0 ∃x ∈ A x < m + ε, c’est-à-dire que m + ε n’est pas un minorant.

 Remarque
Si A admet un plus grand élément, alors c’est la borne supérieure de A.
Si A admet un plus petit élément, alors c’est la borne inférieure de A.
 Théorème d’existence
Toute partie non vide et majorée (resp. minorée) de R admet une borne supérieure
(resp. inférieure).
10 Analyse dans 

3.3 Droite numérique achevée


Pour ne pas avoir de restriction dans le théorème précédent, on considère un
nouvel ensemble noté R obtenu à partir de R par l’adjonction de deux éléments
notés −∞ et +∞.
On prolonge à R la relation d’ordre en posant pour tout a ∈ R :
−∞ < a < +∞.
On définit ainsi la droite numérique achevée dont le plus grand élément est
+∞, le plus petit élément −∞. Et le théorème précédent se généralise :
Toute partie non vide de R admet une borne supérieure et une borne inférieure
dans R.
4. Points à caractère topologique
Soit a ∈ R et E une partie non vide de R.
4.1 Point adhérent
Le point a est adhérent à E si tout voisinage de a contient un point de E.
L’ensemble des points adhérents à E se note E. C’est l’adhérence de E.
On a toujours E ⊂ E. Si E = E, on dit que E est une partie fermée.
Si E = R, on dit que E est dense dans R.
4.2 Point d’accumulation
Le point a est un point d’accumulation de E si tout voisinage de a contient un
point de E différent de a.
Un point d’accumulation est nécessairement adhérent à E. Si a est un point
adhérent sans être point d’accumulation, c’est un point isolé.
 Théorème de Bolzano-Weierstrass
Toute partie infinie et bornée de R admet au moins un point d’accumulation.

4.3 Point intérieur


Le point a est un point intérieur de E s’il existe un intervalle ouvert centré sur
a inclus dans E, c’est-à-dire si E est un voisinage de a.

L’ensemble des points intérieurs de E se note E. C’est l’intérieur de E.
◦ ◦
On a toujours E ⊂ E. Si E = E, on dit que E est une partie ouverte.
2 Généralités

Analyse dans 
sur les fonctions numériques

1. Définitions
1.1 Fonction numérique
Définir une fonction numérique f sur une partie non vide E de R, c’est indiquer
comment faire correspondre au plus un réel y à tout x de E.
Le réel y est l’image de x par f et s’écrit f (x). On note :
f : E −→ R
x → f (x).
L’ensemble des réels qui ont effectivement une image par f est l’ensemble de
définition de f . Il est noté D f , ou D s’il n’y a pas d’ambigüité.

1.2 Représentation graphique


 →− → −
Le plan étant rapporté à un repère O, i , j , la représentation
 graphique de f
est l’ensemble C f des points de coordonnées x, f (x) avec x ∈ D f .

1.3 Images et images réciproques d’ensembles


Soit A ⊂ D f . L’image de A par f est l’ensemble :
f (A) = { f (x) ; x ∈ A}.
Soit B ⊂ R. L’image réciproque de B par f est l’ensemble :
−1
f (B) = {x ∈ D f ; f (x) ∈ B}.

 Cette notation permet de ne pas confondre avec la réciproque d’une


bijection, car, ici, on ne suppose rien sur f . Quand la distinction sera installée,
on utilisera f −1 (B).
12 Analyse dans 

1.4 Restriction, prolongement


Soit f une fonction définie sur I et g une fonction définie sur J. Si I ⊂ J et si
f (x) = g(x) pour tout x de I, on dit que f est une restriction de g, ou que g est
un prolongement de f .
La restriction de f à I se note : f|I .

2. Premières propriétés
2.1 Parité
f est paire si :
∀x ∈ D f (−x) ∈ D f et f (−x) = f (x).
Son graphe est symétrique par rapport à (Oy).
f est impaire si :
∀x ∈ D f (−x) ∈ D f et f (−x) = − f (x).
Son graphe est symétrique par rapport à O.

2.2 Périodicité
f est périodique, de période T (ou T -périodique), si
∀x ∈ D f (x + T ) ∈ D f et f (x + T ) = f (x).


Son graphe est invariant par les translations de vecteurs kT i avec k ∈ Z.

2.3 Sens de variation


f est croissante sur I si I ⊂ D f et
∀x1 ∈ I ∀x2 ∈ I x1 < x2 =⇒ f (x1 )  f (x2 ).
f est décroissante sur I si I ⊂ D f et
∀x1 ∈ I ∀x2 ∈ I x1 < x2 =⇒ f (x1 )  f (x2 ).
f est monotone sur I si elle est croissante sur I, ou décroissante sur I.
Avec des inégalités strictes, on définit : f strictement croissante, strictement
décroissante, strictement monotone, sur D f .

2.4 Extrémum
f admet un maximum (resp. minimum) global en x0 si :
∀x ∈ D f f (x)  f (x0 ) (resp. f (x)  f (x0 )).
2 • Généralités sur les fonctions numériques 13

f admet un maximum (resp. minimum) local en x0 ∈ D f , s’il existe un inter-

Analyse dans 
valle ouvert I ⊂ D f , tel que :
∀x ∈ I f (x)  f (x0 ) (resp. f (x)  f (x0 )).
Un maximum ou un minimum local est dit extremum local en x0 .
Un extremum est un maximum ou un minimum.

3. Relation d’ordre
3.1 Comparaison de fonctions
f et g étant deux fonctions, à valeurs réelles, définies sur le même ensemble de
définition D, on note f  g (resp. f  g) si :
∀x ∈ D f (x)  g(x) (resp. f (x)  g(x)).
Si f  0, f est dite positive.

3.2 Majorant, minorant


Si l’ensemble des images f (D) est majoré, ou minoré, ou borné, on dit que f
est majorée, ou minorée, ou bornée.
Si l’image f (I) de I admet une borne supérieure, ou une borne inférieure, on
parle de borne supérieure, de borne inférieure, de f sur I et on note :
sup f (x) ; inf f (x).
x∈I x∈I

3.3 Propriétés
 
inf f (x) = − sup − f (x) .
x∈I x∈I

Si, pour tout x ∈ I, on a f (x)  g(x), alors sup f (x)  sup g(x).
x∈I x∈I

Si I ⊂ J, on a : sup f (x)  sup f (x).


x∈I x∈J

4. Opérations sur les fonctions


4.1 Valeur absolue d’une fonction
f étant définie sur D, la fonction | f | est définie sur D par
x → | f (x)|.
Une fonction f est bornée si, et seulement si, | f | est majorée.
14 Analyse dans 

4.2 Opérations algébriques


Soit f et g deux fonctions numériques et λ un réel.
La fonction λ f est définie sur D f par : (λ f ) (x) = λ f (x).
La fonction f + g est définie sur D f ∩ Dg par :
( f + g) (x) = f (x) + g(x).
La fonction f g est définie sur D f ∩ Dg par :
( f g) (x) = f (x) g(x).
f  
La fonction est définie sur D f ∩ Dg \ {x ; g(x) = 0} par :
g
f f (x)
(x) = ·
g g(x)

4.3 Composition
−1
On appelle composée de f par g la fonction, notée g◦ f , définie sur D f ∩ f (Dg )
par :
 
(g ◦ f ) (x) = g f (x) .
3 Limites et continuité

Analyse dans 
1. Définitions
Soit f une fonction, à valeurs réelles, définie sur un intervalle I.

1.1 Limite d’une fonction en a


Soit a un point appartenant à I, ou extrémité de I. On dit que f admet une li-
mite finie l en a, et on note lim f (x) = l, si :
x→a
∀ε > 0 ∃δ > 0 ∀x ∈ I |x − a|  δ =⇒ | f (x) − l|  ε.

 Cette limite peut exister même si f n’est pas définie en a. Mais si f est
définie en a et si lim f (x) existe, alors
x→a
lim f (x) = f (a).
x→a

Si une fonction admet une limite l en a, cette limite est unique.

1.2 Limite à gauche, limite à droite


f admet une limite à droite l en a si la restriction de f à I ∩ ]a, +∞[ admet pour
limite l en a. On note : lim+ f (x) = l.
x→a

f admet une limite à gauche l en a si la restriction de f à


I ∩ ] − ∞, a[ admet pour limite l en a. On note : lim− f (x) = l.
x→a

Si f est définie sur un intervalle de la forme ]a − α, a + α[, sauf en a, alors :


lim f (x) = l ⇐⇒ lim− f (x) = lim+ f (x) = l.
x→a x→a x→a

Si f est définie en a, ces deux limites doivent aussi être égales à f (a).

1.3 Limite infinie en a


On dit que f tend vers +∞ quand x tend vers a si :
∀A > 0 ∃δ>0 ∀x ∈ I |x − a|  δ =⇒ f (x)  A.
16 Analyse dans 

On note : lim f (x) = +∞.


x→a

On définit de même : lim f (x) = −∞.


x→a

1.4 Limite de f lorsque x tend vers +∞ ou −∞


• On dit que f a pour limite réelle l quand x tend vers +∞ si :
∀ε > 0 ∃ B > 0 ∀x ∈ I x  B =⇒ | f (x) − l|  ε .
On note : lim f (x) = l.
x→+∞

On définit de manière analogue lim f (x) = l.


x→−∞

• On dit que f tend vers +∞ quand x tend vers +∞ si :


∀A > 0 ∃B>0 ∀x ∈ I x  B =⇒ f (x)  A.
On note : lim f (x) = +∞.
x→+∞

On définit de manière analogue lim f (x) = +∞ . . .


x→−∞

 Toutes ces définitions peuvent se regrouper en considérant a et l dans R.

1.5 Critère de Cauchy


La fonction f a une limite réelle au point x0 si, et seulement si :
∀ε > 0 ∃ α > 0 tel que ∀x ∈ D ∀x ∈ D
 
|x − x0 | < α et |x − x0 | < α =⇒ | f (x) − f (x )| < ε .

 L’avantage de ce critère est de ne pas supposer connue la limite éventuelle


de f .

2. Propriétés des limites


2.1 Caractérisation séquentielle
Soit f définie sur un intervalle I et a un point de I.
f a pour limite l au point a si, et seulement si, pour toute suite (xn ) d’éléments
de l’ensemble de définition de f convergeant vers a, la suite f (xn ) converge
vers l, finie ou non.

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