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Contribution À L'étude Des Décapodes Ma Croures Marins Et Flu Viatiles Du Bassin Du Congo Belge

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WilAfi/j X 6. J.

/W
Annales du Musée du Congo Belge

Zoologie.
Série III, Arthropodes.
Section III, Crustacés.
Tome I. Fascicule 1.

Contribution à l'étude
des Décapodes Ma=
croures marins et flu=
viatiles du bassin du
Congo Belge.

par J. G. de Man
Docteur ès Sciences
Ancien Conservateur au Musée d'Histoire
Naturelle de Leyde
à Ierseke (Hollande).

EN VENTE CHEZ :
TERVUEREN Falk fils, libraire, rue des Paroissiens, 12A, Bruxelles.
Société Belge de Librairie, rue Royale, 15, Bruxelles.
Juin 1925
C'Jiii ;iii))l<:nts of

/v. /. (i. de M AN.

lerseke, Zeeland. Holland.


CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
DES DÉCAPODES MACROURES MARINS ET FLUVIATILES
DU BASSIN DU CONGO BELGE.
ANNALES DU MUSÉE DU CONGO BELGE

Z O O L O G I E
S É R I E I I I - A R T H R O P O D E S

S E C T I O N I I I - C R U S T A C E S

T O M E I - F A S C I C U L E 1

CONTRIBUTION
A

L'ÉTUDE DES DÉCAPODES


MACROURES MARINS & FLUV1ATILES
DU BASSIN DU CONGO
PAR

par J. G. DE MAN
DOCTEUR ÈS SCIENCES

ANCIEN CONSERVATEUR AU MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE DE LEYDE

A IERSEKE (HOLLANDE).

T E R Y U E R E N

JUIN 1925
i
CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES DÉCAPODES MACROURES
MARINS ET ELUVIATILES DU CONGO BELGE
F A R L E DR J . G. D E MAN.

IERSEKE (ZÉLANDE)

Quoique la collection des Décapodes que j'ai eu l'honneur d'étudier pour le Musée du Congo
Belge à Tervueren, ne contienne qu'un petit nombre d'espèces, dont aucune nouvelle, elle est néan-
moins d'une grande importance. En ce qui regarde les espèces recueillies dans la mer, à Banana et
à Vista, il m'a été possible d'indiquer d'une façon précise les différences qui existent entre le Lean-
der hastatus et une espèce très voisine des côtes du Bengale et de contribuer amplement à la connais-
sance du Leander maculatus T H A U * W . et de V Exhippolysmata hastatoides ( B A L S S ) ; le premier,
établi sur de très jeunes exemplaires, avait été confondu avec le Leander Edwardsii ( H . M . - E D W . )
de l'embouchure de la Garonne.
Mais ce sont surtout les fort nombreux exemplaires bien préservés d'espèces fiuviatiles, appar-
tenant aux genres Caridina H . M . - E D W . , Desmocaris S O U , , et Palaemon F A B R . , qui m'ont permis
d'étudier exactement l'extrême variabilité que présentent ces espèces, en premier lieu la Caridina
togoensis HIEGD., qui se trouve partout dans les lieuves Congo et Chiloango et dans tous leurs
affluents, dans la colonie entière. L'examen scrupuleux de presque sept cents exemplaires a fait
reconnaître plusieurs variétés nouvelles et des races locales de cette Caridine. Tandis que dans la
collection du Musée du Congo, décrite par moi en 1 9 1 2 , la Desmocaris trispinosa (AURIV.) n'était
représentée que par une seule femelle adulte, la présente en contient quarante exemplaires, de sorte
qu'il m'a été possible de mieux faire connaître cette espèce remarquable.
La variété Herklotsii du Palaemon jamaicensis ( H K R B S T ) a été établie par moi en 1 9 1 2 sur un
seul mâle adulte capturé dans la région du May umbe, or la présente collection en contient 29 exem-
plaires, mâles et femelles. D'une autre espèce fort commune dans tous les affluents du Congo et du
Chiloango, c'est-à-dire du Palaemon (Eupalaemon) dux L K N Z , plus de 3 0 0 exemplaires ont été recueil-
lis, en seize localités diverses, depuis Dungu sur la rivière Uelé jusqu'aux affluents du Chiloango.
Leur étude détaillée et exacte a fait connaître une nouvelle variété tenuicarpus parmi les échantillons
capturés par le Dr. SCHOUTEDEN à Kidada, sur la rivière Lukonga, et l'auteur a été mis en état
d'augmenter notablement notre connaissance de cette espèce remarquable, aussi commune dans le
Congo Belge que le sont les variétés de la Caridina togoensis.
Toutes les figures ont été dessinées par l'auteur.

LISTE DES ESPÈCES.

Pcnaeus caramote (Risso) Leander hastatus A U R I V .


» brasiliensis L A T R . » maculatus THAI,I/W.
Caridina togoensis H I L G D . Palaemon (Eupalaemon) macrobrachion
HERKXOTS
.} » var. Stuhlmanni H I L G D . » » Sollaudii DE MAN
.-> » var. Kasaicnsis n. » » Lenzii DE MAN
>> » var. Kwamouthensis n. » Lujae DE MAN
» •,) var. Schoutcdeni n. ;> » dux LENZ
Atya africana Bouv. » » » var. tenuicarpus n.
» scabra L E A C H » (Parapalaemon) Vollenhovenii
HERKXOTS
Exhippolysmata hastatoides ( B A L S S ) » (Macroterocheir) jamaicensis
Desmocaris trispinosa ( A U R I V . ) ( H E R B S T ) var. Herklotsii DE M A N .
6
PENAEUS CARAMOTE (RISSO).

Penaeus caramote (RiSSo) J. G. DE MAN, dans : Annales Soc. roy. Zool. et Malacologique de
Belgique, T . X L V I (1911), Brux. 1 9 1 2 , p. 248 (ubi iitteratura).
Une femelle de taille moyenne, trouvée le 15 septembre 1 9 1 3 par le Dr. j . B E Q U A E R T dans une
crique de Banana, dans le sable.
Cet exemplaire est long de 97 millimètres (carapace 32, abdomen 65) depuis l'extrémité du
rostre jusqu'à celle du telson. Le rostre, dont la pointe est dirigée droit en avant, atteignant l'extré-
mité distale du second article du pédoncule antennulaire, porte en dessus douze dents, dont cinq se
trouvent sur la carapace ; la distance des pointes de la première et de la deuxième dent est deux
fois aussi grande que celle des pointes de la deuxième et de la troisième, et la distance de la dent
antérieure jusqu'à la pointe du rostre mesure un quart de l'espace entre cette pointe et le bord orbi-
taire. L a dent unique du bord inférieur se trouve juste au-dessous de la dent antérieure du bord supé-
rieur. Quant à l'armature du telson et des trois pattes antérieures, cet exemplaire s'accorde avec les
deux femelles de Banana, décrites par moi en 1 9 1 2 : les pattes de la 3e paire atteignent presque
l'extrémité du premier article du pédoncule antennulaire, les pattes-mâchoires externes sont très peu
plus courtes et les pattes de la cinquième paire ne s'étendent que jusqu'à la base du pédoncule anten-
naire.
L e thélycum ressemble aussi à celui des deux femelles adultes décrites en 1 9 1 2 , mais la saillie
impaire entre les pattes de la 4e paire n'aboutit en avant qu'en une seule dent aiguë.

PENAEUS BRASILIENSIS LATR.

Penaeus brasiliensis L A T R E I L E E , NOUV. Dict. Hist. Nat., X X V , 156, 1 8 1 7 . — E . J . M I E R S , dans:


Proc. Zool. Soc. 1878, p. 299 et 306. — M. J . R A T H B U N , The Brachyura and Macrura of Porto Rico,
Wush. 1901, p. 100.
Une femelle de Banana, recueillie le 1 Août 1920 par le Dr. S C H O U T E D E N .
Un mâle trouvé à l'île Bula-Bemba (Banana) le 5 Août 1920 par le même.
Cette espèce se distingue aisément du Pen. caramote (RiSSo) par l'armature différente des trois
premières pattes thoraciques, par le sixième segment abdominal muni d'un sillon longitudinal lon-
geant la carène dorsale à chaque côté et par le telson non pas armé d'épines.
Le mâle est long de 1 1 2 , la femelle de 145 millimètres depuis l'extrémité du rostre jusqu'à celle
du telson. Le rostre, aussi long que le pédoncule antennulaire, porte, tant chez le mâle que chez la fe-
melle, dix dents en dessus et deux en dessous et quatre dents se trouvent sur la carapace ; chez le mâle
la deuxième dent est située deux fois aussi loin de la première que de la troisième, chez la femelle ces
distances se rapportent comme 5 : 3 et chez l'un et l'autre la dent antérieure du bord inférieur est pla-
cée. immédiatement devant celle du bord supérieur.
Tant chez le mâle que chez la femelle le quatrième segment abdominal est caréné depuis son bord
postérieur jusqu'à un peu au-delà de la moitié de sa longueur.
Comme à été dit déjà par M. Miers en 1 8 7 8 ce sont le second et le troisième article de la
première paire de pattes et le second article de la deu-
xième paire qui sont armés d'une épine, tandis que les
pattes de la troisième paire n'en portent pas. Chez les
deux exemplaires les pattes de la troisième paire s'éten-
dent jusqu'à l'extrémité distale du second article du pé-
doncule antennulaire.
Le thélycum (Fig. 1) se compose d'une plaque
quadrangulaire à angles arrondis située entre les pattes
de la cinquième paire et d'une pièce beaucoup plus pe-
tite, en forme de bêche arrondie en avant et située entre
les pattes de la quatrième paire; cette pièce s'attache
en arrière par une partie légèrement rétrécie et carénée
au bord antérieur de la plaque et celle-ci, un peu rétré-
cie au milieu, présente dans la ligne médiane un sillon
profond à bords saillants et proéminents.
, , , „ Distribution : Côte orientale de l'Amérique depuis
Fig. I . Penaeus brasiliensis
is LATR. T h é l y c u m de la femelle , , ,, , r,. J U T 1 n /-r. \ • »\
de Banana
mana, X 8. Martha s Vmeyard, Massachusetts ( R A T H B U N ) jusqu a
Rio Grande do Sul, Brésil (ORTMANN). Iles Bermudes.
Côte occidentale de l'Afrique : Sénégal, Rufisque (MiERS) ; Libéria, Conalbry ( B A L L S ) ; Elmina,
Ashantee ( B E N E D I C T ) ; Togo, Anecho, Keta ( B A L S S ) ; Guinée espagnole, Eloby ( B A L S S ) ; Ile de St. Tho-
mas ( O S O R I O , B A L S S ) ; Angola, Sâo Paulo de Loando ( B A L S S ) .
7
CARIDINA TOGOENSIS HILGD. E T SES V A R I E T E S .

Caridina togoensis F . HII,GENDORE, dans: Sitzungsber. Gesells. Naturf. Freunde Berlin, Jahrg. 1893,
N° 5, P. 156.
Caridina togoensis HIIVGD. 1893, var. nova Stuhlmanni F . HIIvGEMDORF, dans : Die Land-und Siiss-
wasser-Dekapoden Ostafrikas 1898, p. 35.
Caridina togoensis HII^GD. 1893, v a r - Ûecorsei, E . E . B O U V I E R , dans: Bull. Muséum d'histoire natu-
relle, 1904, Nu 3, p. 1 3 1 et dans: Bull, scientif. France et Belgique, T . X X X I X , 1905, p. 8 1 ,
fig. 5. — H . L E N Z , dans : Dekapode Crustaceen Aquatorialafrikas, Leipzig 1 9 1 0 , p. 1 1 . — H .
BAI^SS, dans: Decapode Crustaceen von den Guinea-Inseln, Sùd-Kamerun und dem Congogebiet,
Deutsche Zentralafrika-Expedition 1 9 1 0 / 1 1 . Bd. I . 1 9 1 4 , p. 97.
Caridina togoensis HII^GD. var. breviatus H . L B N Z , dans : lJekapode Crustaceen Aquatorialafrikas,
Leipzig 1 9 1 0 , p. 1 1 .
Caridina togoensis H I I , G D . var. Kasaiensis nov. var.
Caridina togoensis HII^GD. var. Kwamouthensis nov. var.
Caridina togoensis HIIYGD. var. Schoutedeni nov. var.

Deux femelles ovifères recueillies par M. HuXEREAu à Dungu sur la rivière Uelé.
Un exemplaire sans œufs capturé par M . R O Y A U X à Banzyyille sur l'Ubanghi.
Dix exemplaires adultes, parmi lesquels deux femelles ovifères, recueillis le 21 janvier 1 9 1 3 pai
le Dr. C H R I S T Y à Mamlaka près de Pilipiii.
Quinze exemplaires, dont la plupart sont des femelles ovifères, recueillis en janvier 1 9 1 3 par
le Dr. C H R I S T Y , à Makala sur la rivière Lindi.
Une femelle adulte ovifère et un exemplaire plus jeune capturés par le Dr. C H R I S T Y à Bangioeta,
près d'Avakubi.
Dix-huit exemplaires, parmi lesquels six femelles pourvues d'œufs, recueillis par le Dr. C H R I S T Y
à Avakubi.
Cent huit exemplaires recueillis le 10 décembre 1 9 1 3 par le Dr. J . B E Q U A E R T à Banalia sur TAru-
wimi, parmi lesquels vingt cinq femelles pourvues d'œufs.
Un mâle et une femelle ovifère recueillis le 29 août 1 9 1 2 par le Dr. C H R I S T Y à Bafwasende près
d'Avakubi sur la rivière Lindi.
Deux exemplaires très jeunes recueillis en juillet 1 9 1 2 par le Dr. C H R I S T Y à Tshoppo Falls près
de Stanley ville.
Huit exemplaires parmi lesquels une femelle ovifère, recueillis par le Dr. C H R I S T Y le 1 2 juin
1 9 1 2 à Stanley y ille.
S i x exemplaires adultes, dont quatre sont pourvus d'œufs, reçus le 1 2 mars 1 9 1 4 du Dr. M A E S à
Oshwe sur la rivière Lukenie.
Deux exemplaires adultes et deux très jeunes recueillis par le Dr. G É R A R D à Lugombe.
Onze exemplaires pour la plupart adultes parmi lesquels une seule femelle ovifère, recueillis à
Kondué sur la rivière Sankuru par M. E . L U J A .
Seize exemplaires, dont plusieurs sont ovifères, recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N en Octobre
1922 à Kamaiembi dans la rivière Moakichi près de Luebo, mais rive gauche de la rivière Luebo.
Une femelle ovifère recueillie en décembre 1920 par le Dr. S C H O U T E D E N à Luebo dans la rivière
Lulua.
Quatorze exemplaires recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N en novembre 1 9 2 1 à N'Gombe, Kasaï,
dans la rivière N'Gombe, parmi lesquels deux ou trois femelles ovifères.
Neuf exemplaires, dont trois sont pourvus d'oeufs, recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N fin juin
1 9 2 1 à Kwamouth au confluent du fleuve Congo et de la rivière Kasaï.
Cent soixante dix exemplaires, dont à peu près un quart sont pourvus d'œufs, recueillis par le
Dr. S C H O U T E D E N en février 1922 à Kidada près de Kitobola, dans la rivière Lukonga, affluent du
fleuve Congo, rive gauche.
Cent trente huit exemplaires, presque tous adultes et parmi lesquels se trouvent beaucoup de
femelles ovifères, recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N à Buto-Polo, dans la rivière Mapanga, située
dans le bassin du Chiloango entre celui-ci et la livière Lubuzi.
Soixante et un exemplaires adultes ou presqu'adultes, dont plusieurs sont ovifères, recueillis par
le Dr. S C H O U T E D E N le 20 octobre 1920 à Lundu, près du fleuve Chiloango au-delà de Buto-Polo.
Quarante quatre exemplaires, parmi lesquels cinq femelles ovifères, recueillis par le Dr. S C H O U -
TEDEN en octobre 1920 à Kisala, voisin de Buto-Polo, situé sur la rivière Vemba.
Trente huit exemplaires recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N en octobre 1920 dans la rivière Mala
à Kai Bumba.
Un jeune exemplaire capturé par le Dr. S C H O U T E D E N en octobre 1920 à M'Buma dans la rivière
Mala, entre Kai Bumba et Ganda Lundi.
Cette grande collection de Caridines ne contient pas moins de 681 exemplaires, dont à peu près
8
un tiers sont des femelles ovifères, les autres pour la plupart des exemplaires adultes, les jeunes
n'étant pas nombreux. Deux cinquièmes environ cie cette collection, 282 exemplaires, ont été recueil-
lis par le Dr. S C H O U T E D E N dans le bassin du Chiloango et cela dans les affluents de la rive gauche
de ce fleuve. Des autres ont été capturés par divers collectionneurs dans les affluents du fleuve Congo,
rive gauche, dans l'Uelé, l'Ubanghi, l'Aruwimi, le Lindi, le Lukénie, dans le Kasaï et les rivières
qui s'y jettent, à Kwamouth au confluent du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, tandis que 170
exemplaires étaient recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N à Kidada dans la rivière Lukonga, affluent du
Bas-Congo.
Après une étude scrupuleuse et exacte il me semble maintenant que toutes ces crevettes doivent
être considérées comme appartenant à des variétés de la Caridina togoensis H I E G D . , espèce qui pré-
sente une variabilité extraordinaire, en effet. Les descriptions originales de cette espèce et de la
variété Stuhlmanni par H I L G E N D O R F sont assez courtes et incomplètes, de sorte que je le croyais
nécessaire d'étudier plus scrupuleusement des cotypes de ces formes. M_'étant adressé à M. A. SCHEE-
E E N B E R G du Musée zoologique de Berlin, ce savant a eu la bonté de me faire présent de trois cotypes
de la Caridina togoensis (fig. 2., ), provenant de Bis-
marckburg, au pays de Togo, et d'un autre cotype de la
variété Stuhlmanni, (fig. 2 ^ 3 ) recueilli par M. STUHE-
M A N N en 1 8 9 1 à Undussuma, la région située entre les
rivières Ituri et Semliki à l'ouest des lacs Albert.
L'exemplaire de la variété Stuhlmanni est une femelle
Vig. rostre du cotype, long de 23 mm. ovifère et adulte, les trois cotypes de l'espèce
Bismankbnrg, x 17. typique sont une femelle adulte ovifère et deux exem-
plaires plus jeunes. Ces quatre cotypes sont les N08 1-4
du Tableau A des dimensions, heureusement ils possèdent toutes les pattes.
Pour ce qui regarde la forme générale du rostre et ie nombre des denticules dont il est armé, la
variété Sluhhnanni (fig. 2 ) ne diffère pas de
l'espèce typique (iïg. 2 ), mais la partie distale,
dépourvue de denticules, du bord supérieur est
plus longue, quoique dans le jeune cotype N° 3 de
l'espèce typique cette partie se présente aussi lon-
\
gue que dans la variété. Les dimensions des pat-
:
l ig. 2i i rostre de la femelle ovifère, longue de 23 mm.,
tes ne diffèrent pas non plus notablement à
d'Undussuma, eotvpe de la variété Stuhlmanni 1III,GD., l'exception des pinces de la 2,,ie paire, qui dans la
x 17. variété sont d'une forme un peu plus gracile. Le
pays de Togo et la région d'Undussuma sont situés à une si grande distance l'un de l'autre que
l'existence d'une variété à la dernière localité semble même très probable.
MA Quant à la variété Decorsei, il me paraît qu'elle soit iden-
tique avec la variété Stuhlmanni. En effet, quana on regarde
attentivement les formules rostrales des exemplaires, recueillis
à Mamlaka et à Makala (Nos 9-22 du Tableau), localités situées
dans la région d'Undussuma, d'où provient la variété Stuhl-
manni, on aperçoit que le nombre des denticules du bord supé-
rieur du rostre varie entre 15 et 28, celui des denticules du
bord inférieur entre 7 et 14. M. Bouvier ne fait pas mention
dans ses travaux cités de la variété Stuhlmanni, de sorte qu'il
Fig. 2. ..et 2 u i dactyle des pattes I V et V de cette est fort probable qu'elle lui soit restée inconnue. Dans le n° 5
femelle, x 50.
les dimensions de la variété Decorsei ont été calculées et sup-
putées d'après les figures 5 a, 5 br, 5 b2 et 5 p du travail de M. B O U V I E R de 1 9 0 5 ; et bien ! ces dimen-
sions s'accordent avec celles du cotype N° 4 de la variété Stuhlmanni et des exemplaires de Makala
et de Mamlaka: l'identité de la variété Decorsei avec la variété Stuhlmanni n'est donc pas du tout
douteuse.
On voit en étudiant les formules rostrales des exemplaires provenant des affluents situés au nord
de l'Equateur que le nombre des denticules des deux bords varie fortement, de même que le
rapport entre la longueur et la hauteur du rostre et j'en conclus que la variété breviatus L E N Z , fondée
sur des exemplaires provènant d'un ruisseau situé dans une forêt vierge au nord-ouest de Beni, n'est
probablement qu'une variation individuelle de la variété Stuhlmanni. De même la longueur de la partie
distale, dépourvue de denticules, présente une grande variabilité aux deux bords du rostre, habi-
tuellement elle paraît longue ou assez longue au bord supérieur, caractère distinguant la variété
Stuhlmanni = Decorsei, mais parfois, comme dans la femelle ovifère de Dungu (N° 7), dans les Nog
37, 39 de Banalia ou dans les N08 46, 47 et 51 de Stanley ville la partie dorsale est très courte, les
denticules s'étendant jusqu'auprès de la pointe et ces exemplaires semblent présenter tous les carac-
tères de l'espèce typique. En général chez les exemplaires provenant des rivières au nord de l'Equa-
teur la partie distale inerme du bord inférieur est plus courte que celle du bord supérieur ou tout au
9

plus les deux parties sont de longueur égale, mais chez les exemplaires que le Dr. Christy a recueil-
lis à Stanleyville, chez lesquels la partie supérieure est courte ou très courte, la partie distale infé-
rieure paraît distinctement plus longue, jusqu'à 3-fois aussi longue, que la partie supérieure.
Des six exemplaires recueillis par le Dr. M A E S à Oshwe dans la rivière Lukeuie sont fort intéres-
sants, non seulement parce que le nombre et la forme des denticules aux bords du rostre varient d'une
façon considérable, mais surtout par la forme plus trapue des pattes des trois dernières paires et par
la plus grande longueur de leurs dactyles. Ce même caractère d'une forme plus trapue des trois
dernières pattes est présenté également par les exemplaires trouvés dans le Kasaï et dans les rivières
qui s'y jettent, de sorte que je propose de distinguer cette forme comme une variété nouvelle Kasaien-
sis, qui du reste diffère aussi de l'espèce typique et de la variété Stuhlmanni par la plus grande
taille des œufs.
Des neuf exemplaires, découverts par le Dr. S C H O U T E D E N à Kwamouth au confluent du fleuve
Congo et de la rivière Kasaï, représentent sans aucun doute une autre variété remarquable, la variété
Kwamouthensis, qui se distingue par plusieurs caractères surprenants.
Des nombreux exemplaires que le Dr. S C H O U T E D E N a capturés à Kidada près du Bas-Congo
doivent être rapportés à la variété Stuhlmanni, quoique représentant une race locale, distinguée par
le plus grand nombre de denticules au bord inférieur du rostre et par le dactyle des pattes de la 50
paire étant d'ordinaire un peu plus court par rapport au propodite. Comme le démontre le Tableau la
taille des œufs paraît chez ces exemplaires assez variable.
En vue de la grande variabilité de cette espèce, il était à attendre que les exemplaires recueillis
dans les affluents du fleuve Chiloango ne s'accorderaient pas tout à fait avec ceux qui provenaient
du fleuve Congo et de ses affluents. Ceci est en effet le cas. De nombreux exemplaires du bassin du
Chiloango appartiennent à une variété nouvelle, que j'ai l'honneur de dédier à M. le Dr. S C H O U T E D E N ,
qui les a recueillis : c'est une variété que l'on reconnaît au premier coup d'œil à son rostre dont la
moitié distale présente une forme plus acuminée et s'amincissant plus fortement, tandis que les den-
ticules antérieurs des deux bords, situés à des distances inégales et plus grandes que dans la moitié
proximale, s'étendent jusqu'auprès de la pointe api cale. Un grand nombre d'autres exemplaires me
semblent devoir être rapportés à la variété Stuhlmannit les caractères du rostre et des pattes étant les
mêmes, mais ils représentent probablement une race locale. Dans un petit nombre d'exemplaires
enfin qui pour le reste s'accordent avec la variété Stuhlmanni, le carpe des pattes I et I I a une forme
plus gracile, le propodite des pattes I I I - V au contraire une forme plus trapue que chez les exem-
plaires typiques de la variété Stuhlmanni provenant de Mamlaka, d'Avakubi etc. ; cependant je n'ose
pas établir une variété nouvelle sur les quelques exemplaires qui présentent ces divergences.
Procédons maintenant à la description des exemplaires.
Les deux femelles ovifères de Dungu sur la rivière Uelé appartiennent à la variété Decorsei
B o u v . , le rostre paraît un peu moins haut par rapport à sa longueur que dans la figure a de M. BOU-
V I E R , dans la femelle (N° 7 du Tableau) la partie supérieure, dépourvue de denticules, de la carène
dorsale est presque aussi longue que dans cette figure, mais dans l'autre femelle elle est plus courte;
chez l'une et l'autre la partie inférieure inerme est aussi longue que la partie supérieure et chez les
deux femelles les denticules sont de longueur et de taille égale à l'exception du denticule antérieur
de la carène ventrale qui est une fois et demie aussi long que le denticule précédent. Le rostre de la
femelle (N° 7) ne dépasse que légèrement le pédoncule antennulaire, celui de l'autre atteint presque
l'extrémité des scaphocérites.
L e rostre de l'exemplaire de Banzy ville (Fig. 2C)
dépasse un peu le pédoncule autennulaire, l'espace entre
les deux denticules antérieurs de la carène dorsale est
2-fois aussi long que celui entre les denticules pénultiè-
me et antépénultième, le denticule antérieur de la carène
ventrale est de même un peu plus long que le denticule
Fig. 2c rostre de l'exemplaire, long de 20 mm., de
Banzy ville, x 17. précédent, de sorte que le rostre présente un passage à
celui de la variété Schoutedeni décrite plus tard ; les
autres denticules du bord supérieur sont égaux et serrés, les espaces entre ces denticules étant courts
et égaux.
L a localité de Mamlaka étant située près d'Undussuma, la région entre les rivières d'Ituri et de
Semliki, les dix exemplaires de Mamlaka (Fig. 2 a ) offrent en partie des caractères propres à la variété
Stuhlmanni. Chez cinq exemplaires le rostre porte en dessus 18 denticules, mais chez les autres ce
nombre varie entre 20 et 24 ; de même chez cinq le nombre des denticules de la carène ventrale varie
entre 7 et 10, chez les autres entre 1 1 et 13. Trois ou quatre denticules sur la carapace, chez le N° 9 du
Tableau cinq y étaient placés. L a proportion entre la longueur et la hauteur du rostre est environ
la même que dans les variétés Decorsei et Stuhlmanni et, comme dans celles-ci, la partie distale, dé-
pourvue de dents, de la carène dorsale est longue et plus ou moins plus longue que la partie distale
inerme de la carène ventrale. Pour ce qui regarde les pattes, les nombres proportionnels s'accordent plus
ou moins avec ceux du type examiné de la variété Stuhlmanni et les œufs ont les mêmes dimensions.

à
10
Les quinze exemplaires de Makala, dont la plupart sont des femelles ovifères, s'accordent avec
ceux de la localité précédente, comme le démontrent les quatre échantillons mesurés dans le Tableau,
les N 01 19-22. Les formules rostrales de 9 autres exemplaires (chez deux le rostre est incomplet) sont
les suivan+es:^ (ovifère), (jeune exemplaire), ( 4f (jeune exemplaire), ^ (ovifère),^^
(ovifère)/-^ et ^ ( j e u n e exemplaire).
Le rostre est à peu près aussi long que les écailles antennaires, tantôt un peu plus long, tantôt
un peu plus court, et sa forme est celle que l'on
observe chez les variétés Stuhlmanni et Decorsei, le
rapport entre sa longueur et sa hauteur variant entre
5 et 6. Trois, quatre ou cinq denticules sont placés sur
la carapace. L a partie distale, dépourvue de denticules,
du bord supérieur est de longueur médiocre, quoique
assez variable : chez la femelle ovifère ilii: elle est
12
. très courte, la partie distale inerme du bord inférieur
un peu plus longue, le premier denticule du bord infé-
rieur rudimentaire. Chez le jeune exemplaire la
partie distale inerme du bord inférieur est de
même un peu plus longue que celle du bord supérieur,
I ^ Ï ^ V Idâ a ^ J S ^ T p K : ™ai? chez,tousJle? P « t i e d i s t a l e > dépourvue
un peu plus courte
x 17. de 22,5'mm. (N° 18 du
long Tableau). L'une et l'autre, de denticules, du bord mferieur est
que celle du bord supérieur.
Chez deux ou trois exemplaires les deux parties distales, dépourvues de denticules, sont de lon-
gueur égale. A ce qui regarde les dimensions relatives des pattes, le nombre des épines aux dactyles
des pattes III-V et les dimensions des œufs, les exemplaires de Makala ressemblent à ceux de Mamla-
ka. Je veux encore ajouter que chez la femelle ovifère ^ le premier denticule du bord inférieur du
rostre est fort petit, rudimentaire et chez le jeune exemplaire les deux denticules antérieurs du
bord supérieur sont encore très petits.
Le rostre de la femelle adulte ovifère, (Fig. 2 E I . 2 ) , recueillie par le Dr. C H R I S T Y à Bangioeta,
près d'Avakubi, s'étend jusqu'à mi-
chemin entre l'extrémité distale du
pédoncule antennulaire et celle des
scaphocérites et est dirigé en bas ;
il ressemble à celui de la variété
Decorsei, mais la partie distale in-
erme de la carène ventrale est beau-
coup plus courte que la partie dé-
pourvue de dents de la carène dor-
sale. Justement comme dans la fi-
gure P de M . B O U V I E R le dactyle
des pattes V est compris 2 1/2
Fig. 2ei, 2e2 Bangioeta: 2ei rostre de la femelle ovifère, fois dans la longueur du propodite
longue de 28,5 mm., (N° 24 du Tableau) x 17; 2 e2 pro*
podite et dactyle d'une patte de la 5e paire de cette et dans cette femelle parfaitement
remelle x 25. adulte le dactyle est 7-fois aussi
long que large et porte 82 à 83
spinules outre la griffe terminale. Le rostre de l'autre exemplaire beaucoup plus jeune a une forme
plus trapue, la partie distale inerme du bord supérieur est plus longue, mais les trois denticules
antérieurs de la carène ventrale sont situés en
avant du denticule antérieur du bord dorsal.
Les dimensions mentionnées dans le Ta-
bleau démontrent que quelques-uns des exemplai-
res, recueilli à Avakubi, (Fig. 2 ^ ) présentent
les caractères propres à l'espèce typique, tandis
que d'autres présentent plus de ressemblance
avec les variétés Stuhlmanni et Decorsei. L e
nombre des denticules de la carène dorsale du
rostre varie de 16 à 28, tandis que l'on observe
7-12 denticules à la carène ventrale. L a partie
distale, dépourvue de denticules, du bord supé-
Fig. 2ii "2f2 Avakubi: 2f, rostre d'une femelle ovifère, rieur est longue COmme chez la Variété Stuhl-
longue de 25,5 m m . (N° 26 du Tableau), x 17; 2f2 ros • m^cni-p x
/- de la lonmieiir dn rostre
tre monstrueux d'un exemplaire adulte, décrit dans le manni OU m e s u r e /5 Qe la longueur CLU rosire
texte, x n. comme chez la variété Décor s et. Trois, quatre ou
Il
cinq denticules sont placés sur la carapace et la partie distale inerme du bord inférieur du rostre
est presque toujours plus courte que la partie supérieure. Chez les numéros 25 et 28 du Tableau les
deux parties sont égales, mais le N° 36 présente
des caractères exceptionnels: la partie supé-
rieure, dépourvue de denticules, a à peu près la
même longueur que dans la figure a du travail
de M. Bouvier, mais la partie distale inerme
de la carène ventrale est dJun sixième plus
longue, se distinguant par ce caractère des au-
tres exemplaires recueillis à Avakubi. L a pointe
du rostre est presque toujours légèrement diri-
gée en bas. Chez un exemplaire adulte (Fig. 2l2 )
le rostre qui ne dépasse que légèrement
le second article antennulaire, présente une for-
me monstrueuse. L e bord supérieur est armé de
16 denticules, dont 3 sont placés sur la carapace ;
la partie du rostre, sur laquelle se trouvent ces
denticules, est dirigée en bas, tandis que la par-
tie distale, dépourvue de denticules, paîait très Fig- 2g 1 — 2g 8. Banalia: 2g i rostre d'un exemplaire adulte,
étroite, pointue et obliquement dirigée en haut; long de 25 mm., chez lequel le denticule antérieur du bord
supérieur est situé près de la pointe, de sorte que la
le bord inférieur n'est armé au milieu que de partie dorsale inerme paraît plus courte que la partie
trois dents, dont la postérieure est plus étroite inerme du bord inférieur, x 17; 2 g 2 , rostre de la femelle
ovifère, longue de 20,5 m m . , dont le bord supérieur pré-
que les deux autres, qui sont égales, de sorte sente 32 denticules, le bord inférieur 14, tandis que cinq
que la partie distale, dépourvue de denticules, sont placés sur la carapace, x 17.
Fig. 2g 3 denticule au milieu du bord supérieur et ?g 4 les
de la carène ventrale est une fois et demie aussi deux premiers denticules du bord inférieur du rostre de
longue que la partie supérieure ; le rapport de la cette femelle, avant une forme plus grêle que d'ordi-
naire, x 66.
longueur du rostre à sa hauteur est 3,5.
Les 108 exemplaires, recueillis à Banalia,
(Fig. 2^.2^) démontrent de nouveau l'extrême variabilité du rostre, car le nombre des formules rostra-
les différentes s'élève à quarante-huit. L e nombre des denticules de la carène dorsale varie entre 15 et
32, comme est indiqué dans le tableau suivant :
32 denticules un exemplaire 21 denticules vingt six exemplaires
28 » » » 20 quatorze »
27 »» »» treize »
26 18 neuf »
25 trois exemplaires !7 cinq »
24 quatre » 16 deux »
23 sept » r
5 un exemplaire
22 dix-neuf »
De même le nombre des denticules du bord inférieur varie entre 5 et 1 5 :
15 denticules un exemplaire 12 denticules douze exemplaires
14 » trois exemplaires 11 quatorze »
13 » six » 10 vingt quatre »
9 denticules seize exemplaires
8 » dix-huit »
7 » huit »
6 » quatre »
5 » un exemplaire
Il résulte de ces nombres que ces exem-
plaires présentent quelques affinités à la variété
Decorsei Bouv., parce que chez presque la moi-
tié le nombre des denticules de la carène dorsale
2R7
s'élève à 19-22, cependant les nombres 23, 24
et 25 sont rares et il n'y a qu'un seul exemplaire Fig. 2r 5 partie terminale du rostre d'une femelle ovifère,
(3) 22
dont le rostre est armé de 27 denticules. L'exem- longue de 22,5 mm., à formule rostrale — ^ , x 2 5 ; 2g6 la
plaire à 32 denticules sur le bord supérieur est même d'une femelle ovifère, longue de 20,5 mm., à for-
(3) 82 .
une femelle pourvue d'œufs. A ce qui regarde mule rostrale , x 2 5 ; 2g 7 la même d'une femelle ovi-
les denticules de la carène ventrale ce ne sont
9
(4) 23
fère, longue de 22 mm., à formule rostrale —x25;
que quatre exemplaires qui en portent 6, mais 2 g 8 la même d'une femelle ovifère, longue de 23,5 mm., à
on observe le plus souvent 8, 9 ou 10 denti- formule rostrale , x 25.
cules, les nombres 1 1 et 12 sont même assez
ordinaires, à peu près donc comme chez les variétés Decorsei et Stuhlmanni. Dans la figure
12
du travail de M. B O U V I E R la partie distale, dépourvue de denticules, du bord supérieur du rostre
paraît justement aussi longue que la partie distale inerme de la carène ventrale; or chez la plus
grande majorité des exemplaires de Banalia, c'est-à-dire chez 70 pour cent, la partie distale inerme
du bord supérieur paraît toujours plus ou moins plus longue que la partie distale, dépourvue de
denticules, de la carène ventrale, chez les autres exemplaires les deux parties sont environ d'égale
longueur et ce ne sont que sept exemplaires, chez lesquels la partie ventrale est distinctement plus
longue que la partie dorsale. Chez la plupart des exemplaires la partie distale, dépourvue de denti-
cules, du bord supérieur mesure un tiers de la longueur du rostre ou a une longueur médiocre, par-
fois elle paraît aussi longue que sur la figure a de M. Bouvier, c'est-à-dire de la longueur du
rostre, mais les exemplaires chez lesquels elle est très courte, mesurant }&, sont rares. Chez les
exemplaires où cette partie est distinctement plus longue que la partie distale inerme de la carène
ventrale, celle-ci mesure d'ordinaire à peu près la moitié de la partie dorsale, mais souvent elle est
un peu plus courte ou plus longue que la moitié. L a pointe du rostre est d'ordinaire légèrement
dirigée en bas, chez une femelle ovifère la moitié distale du rostre est obliquement dirigée en haut.
Les denticules sont en général de grande taille et situés à des distances égales. A ce qui regarde les
dimensions des pattes, ces exemplaires s'accordent
avec ceux des localités mentionnées ci-dessus (voir le
Tableau).
Les deux exemplaires, trouvés par le Dr.
C H R I S T Y à Bafwasende, (Fig. 2 ^ ) , se distinguent
par les caractères du rostre très différents chez l'un et
Fig. 2h« rostre de la femelle ovifère, longue de 19 mm., l'autre. Du plus grand exemplaire le rostre atteint
de liafwasende (N° 44 du Tableau), x n; 2h2 partie ter- presque l'extrémité des scaphocérites et est légèrement
m 1113,1c de ce rosti'e x 25 • / • • ®
dirigé eu bas, il est un peu moins haut par rapport à
sa longueur que chez le type de la variété Decorsei et la partie distale, dépourvue de
denticules, du bord supérieur est un peu plus longue que dans la figure de M. Bouvier,
mais c'est l'antépénultième denticule du bord inférieur qui est situé au-dessous du denticule antérieur
de la carène dorsale ; le denticule antérieur de la carène ventrale se trouve donc non loin de la pointe
du rostre, de sorte que la partie distale inerme ne mesure qu'un tiers de la partie distale inerme du
bord supérieur. Chez la femelle ovifère le rostre a une forme encore plus svelte que dans l'autre
exemplaire, la formule rostrale est celle de la variété Decorsei, mais les denticules serrés du bord
supérieur s'étendent jusqu'auprès de la pointe du rostre, de sorte que la partie distale inerme du
bord supérieur ne mesure ici que Vu de la longueur du rostre ; le denticule antérieur de la carène
ventrale au contraire se trouve juste entre le pénultième et l'antépénultième denticule du bord supé-
rieur, de sorte que la partie distale inerme de la carène ventrale est plus de 2 fois aussi longue que
la partie dorsale.
Chez les deux exemplaires très jeunes, recueillis à Tshoppo Falls, les pattes de la 3e-5e paire sont
perdues. Chez le plus grand, long de 14,5 mm., le rostre n'atteint que le milieu du 3"'e article du
pédoncule antennulaire et est 4,6-fois aussi long que haut, de sorte qu'il a la même forme que dans
la figure a de la variété Decorsei ; les 17 denticules du bord supérieur, dont le 5"10 est placé au-dessus
du bord orbitaire, s'étendent cependant jusqu'auprès de la pointe du rostre, la distance du denticule
antérieur jusqu'à la pointe 11e mesurant que Via de la longueur de celui-ci, et les denticules se trou-
vent à des distances subégales; la dent antérieure de la
carène ventrale est située au-dessous de l'antépénultième
denticule du bord supérieur, de sorte que sa distance
jusqu'à la pointe du rostre est presque 4-fois aussi lon-
gue que la partie distale inerme du bord supérieur et
cette distance est même un peu plus longue que l'espace
occupé par les quatre dents. L e carpe des pattes de la
I e paire est 2,2-fois aussi long que son bord distal est
large et la pince présente la forme typique.
Dans l'autre exemplaire un peu plus jeune le
rostre n'atteint que l'extrémité distale du second article
antennulaire, les denticules du bord supérieur sont en
partie mutilés, probablement il y en a de même 1 7 , mais
2„ 2b la carène ventrale ne porte que trois dents.
L a femelle ovifère de Stanleyville (Fig. 2i3,2i4)
?
I ig. 2 i 2 i 4 Stanlevville: 2i 1 rostre d'un exemplaire, long n'est longue que de 18,5 mm. et les autres
de 18 m m . (N° 46 du Tableau), x 17; 2 £ partie terminale a jrfK5 r enif»i11i<î 1V1' s o n t n n<-n r>r£<; la m£rnf>
de ce rostre, x 25; 2i * rostre d'une femelle ovifère, longue exemplaires recueillis ici sont a peu près ûe la meme
de 18,5 mm., (N° 49 du T a b l e a u ) , x n ; 2i 4 partie ter- taille moyenne. Ils appartiennent évidemment à la
minaie de ce rostre, •< 25. variété Stuhlmanni, chez deux exemplaires la carène
dorsale présente 29 respectivement 32 denticules, de même on observe chez deux exem-
plaires 10, chez d'autres 12 ou 13 denticules à la carène ventrale. L a proportion entre la longueur
13
et la hauteur du rostre est la même que chëz la variété décrite par M . B O U V T E R , parfois
(N08 51 et 53) le rostre paraît un peu moins haut par rapport à sa longueur. L a longueur de
la partie distale, dépourvue de denticules, de la carène dorsale est le plus souvent un peu moindre
que dans la figure a de la variété Decorsei ( E . L . B O U V I E R , 1. c.), mais chez deux exemplaires cette
longueur ne mesure que 7 10 , chez un autre même 7 i8 de la longueur du rostre, les denticules s'éten-
dant ici presque jusqu'à la pointe. Dans la femelle ovifère la partie distale inerme du bord supérieur
est juste aussi longue que celle du bord inférieur, chez le N° 51 la partie distale inerme du bord infé-
rieur n'est que très peu (7I4) plus longue que celle du bord supérieur, mais chez les au-
tres la partie distale inerme du bord inférieur est d'un tiers, de la moitié, parfois même
deux ou trois fois plus longue que la partie dorsale. Chez la plupart de ces exem-
plaires deux denticules seulement sont placés sur la carapace, mais chez les N 0 ' 47 et 48 il y
en a trois et chez la femelle ovifère quatre. Dans N° 46 (Fig. 2-H et 2iS) les deux denticules antérieurs
tant de la carène dorsale que ventrale sont un peu plus longs que les précédents, c'est-à-dire les espaces
entre ces dents sont un peu plus longs. Les dimen-
sions des pattes ne présentent rien de particulier.
Les six exemplaires adultes recueillis à Oshwe
sur la rivière Lukenie (Fig. 2j,.2j6) sont intéres-
sants, malheureusement tous ont perdus les pattes
des trois dernières paires, à l'exception de deux ou
trois exemplaires qui possèdent encore une ou deux
pattes : c'es pourquoi deux exemplaires seu-
lement (Nos 54 et 55) sont mentionnés dans le
^Tableau. Les formules rostrales sont les suivantes: Fig. 2jt — 2 j 6 Oshwe: 2ji rostre de la femelle ovifère,
UV20 WLï? Mu et ( A l6 . L e rostre de la longue de 23 mm., (N° 54 du Tableau), x 17; 2j2 partie
12 7 o 5 7 5 terminale de ce rostre, x 25.
femelle ovifère s'étend jusqu'au bout des écail-
les antennaires et ressemble beaucoup à la figure a de la variété Decorsei ( E . L . Bouvier, 1. c.),
mais le rostre est 6-fois aussi long que haut et les parties distales, dépourvues de denticules, sont
d'égale longueur, mais un peu plus courtes que dans la figure a, ne mesurant que }4 de la longueur
du rostre. Les denticules sont de taille moyenne, les espaces entre eux de longueur moyenne, ceux
des 3 denticules antérieurs de la carène dorsale un peu plus longs que les précédents et la dent
antérieure de la carène ventrale est une fois
et demie aussi longue que la pénultième.
Les œufs, dont les dimensions sont 1 - 1 , 0 6 .
s'accordent avec ceux de la variété Decorsei.
L e rostre de la femelle ovifère (N° 54 du
Tableau) a une forme plus trapue que celui
de la femelle décrite et les denticules sont
un peu plus grands ; la partie distale inerme
du bord supérieur paraît aussi courte que Fig. 2j 3 rostre d'un exemplaire, long de 24 mm., x 17; 2j 4 partie
chez cette femelle, mais la partie inerme de terminale de ce rostre, x 25.
la carène ventrale est une fois et demie aussi
longue. Les pattes de la i* et 2m# paire ressemblent à celles des exemplaires déjà décrits, mais les pat-
tes des trois dernières paires ont une forme beaucoup plus trapue et les dactyles sont comparative-
ment plus longs, mesurant y% de la longueur des propodites ; la forme des dactyles et le nombre des
épines sont les mêmes que chez les exemplaires déjà décrits, mais les propodites des pattes de la 3me et
de la 4,B• paire ne sont que 1 1 - , respectivement io-fois
aussi longs que larges. L e rostre de la femelle ovifère
s'accorde, en ce qui regarde la taille des denticules
et la longueur des parties distales inermes des deux
carènes avec la femelle N° 54 du Tableau, mais il a une
forme très trapue, n'étant que 4-fois aussi long que haut.
Les œufs ont les mêmes dimensions que ceux de la
femelle L e rostre de l'exemplaire (N® 55 du Ta-
bleau) ressemble à celui de la femelle N° 54, mais la
partie distale inerme du bord supérieur est un peu plus Fig. 2j 5 propodite et dactyle de la patte droite de
la 3e paire de la femelle ovifère (N° 54 du Ta-
longue ; les pattes de la 3e paire, les seules qui sont b l e a u ) ^ 25; 2j 6 dactyle de la 4e patte de cette
présentes, ressemblent à celles de cette femelle, mais femelle, x 66.
les doigts ne portent que six épines au lieu de sept.
Dans l'exemplaire ((ilH) les denticules dorsaux sont de grande taille, s'étendent jusque près de
la pointe du rostre, qui est 5,2-fois aussi long que haut et les espaces entre les dents sont un
peu plus longs que d'ordinaire; la partie distale inerme du bord supérieur est donc très
14
courte, ne mesurant que V13 de la longueur du rostre, mais la partie distale inerme du bord inférieur
est 3-fois aussi longue. L e rostre, enfin, de la femelle ovifère ) ressemble à celui de la femelle
( 9
( Ai ), le rostre n'étant que 4,2-fois aussi long que haut, mais la partie distale inerme du bord inférieur
est 2-fois au lieu de tx/2 -fois aussi longue que la partie distale inerme de la carène dorsale.
On voit du précédent que chez les exemplaires d'Oshwe le rostre varie beaucoup pour ce qui regarde
sa forme, la longueur des parties distales inermes des deux carènes, la taille des denticules et leur
îîombre ; la femelle ovifère est le seul exemplaire qui porte encore une patte de la 5e paire, le
propodite de cette patte est 14-fois aussi long que large, mais le dactyle est malheureusement in-
complet ; cette patte a donc de même une forme pl us trapue que chez les exemplaires des localités
précédentes.
Les deux exemplaires recueillis par le
Dr. G É R A R D à Lugombe (Fig. 2^.5), démon-
trent de nouveau l'extrême variabilité indi-
viduelle de la Caridina togoensis. Les deux
exemplaires, longs chacun de 29 mm., sont
parfaitement adultes. L e rostre du N° 56,
qui atteint l'extrémité des écailles antennai-
Fig. 2ki — 2 k 5 Lugombe. res et qui est dirigé obliquement en bas, est
Fig. 2kr rostre de l'exemplaire, long de 29 m m . (N° 56 du Tableau),
x
beaucoup moins haut par rapport à sa lon-
; partie terminale de ce rostre, x 25.
gueur que dans l'autre exemplaire, dans
lequel le rostre ressemble à la figure a de M. BouvIER. Chez l'un et l'autre les denticules de la carène
dorsale s'étendent loin en avant et la partie distale inerme de la carène ventrale est deux fois aussi
longue que celle du bord supérieur. Chez le
N° 57 la proportion entre la longueur et la
largeur des propodites des pattes de la 3me
et de la 4mo paire est la même que chez les
exemplaires d'Oshwe, chez le N° 56 la pro-
portion est indiquée par le nombre 13 ;
autrement que chez ceux-ci les dactyles
mesurent % des propodites et leur forme est
plus trapue et, tandis que dans le N° 57 les 2
Fig. 2k3 rostre de l'exemplaire, long de 29 m m . (N° 57 du Tableau) dactyles sont armés de 7 épines, on observe
"x 17; 2k4 partie terminale de ce rostre, x 25. dans le N° 56 8 épines sur les dactyles de
la 3me paire et 1 0 sur ceux de la 4me. Les
propodites des pattes V sont de même un peu inégales chez les deux exem-
plaires, mais les dactyles présentent les mêmes caractères que chez les
variétés Decorsei et Stuhlmanni.
Fig. 2k5 dactyle de la 3e patte Les dimensions des pattes I I I , I V et V des exemplaires, recueillis à
droite de l'exemplaire (N° Kondué sur la rivière Sankuru, démontrent que les propodites présentent
56 du Tableau), x 50.
la même forme moins gracile que chez les exemplaires d'Oshwe et de
Lugombe, la proportion entre leur longueur et leur largeur au milieu variant entre 10,5 et 1 3 ; les
dactyles des pattes I I I et I V ressemblent à ceux des exemplaires de Lugombe, mais présentant une
forme moins svelte que chez les exemplaires
recueillis à Oshwe. L e nombre des épines
aux dactyles des pattes I I I varie de 6 à 8, des
pattes I V de 7 à 9. L e rostre présente chez
ces crevettes une très grande variabilité, à
ce qui regarde sa longueur, le nombre des
Fig. 2|r — 215 Kondué : Fig. 2h rostre de l'exemplaire, long de
denticules et l'étendue des parties distales,
34 m m . (N° 61 du Tableau), x 17. dépourvues de denticules, aux deux bords.
Les formules rostrales et les dimensions des
pattes de 6 exemplaires sont indiquées dans
le Tableau, les formules rostrales des 5 autres
sont (4) (*) 19 (3) i l et Le
nombre des denticules de la carène dorsale
varie donc entre 8 et 30, celui des denticules
de la carène ventrale entre 2 et 1 3 ! Crez la
femelle ovifère le premier denticule se trouve
au-dessus du bord orbitaire, chez le N° 63 le
second et chez cet exemplaire l'espace entre
Fig. 2J2 rostre de l'exemplaire, long de 26 m m . (N° 58 du Tableau), les deux premiers denticules est plus grand
x 17; 213 partie terminale de ce rostre, x 50. qu'entre les suivants ; chez les autres on
15
observe 2, 3 ou 4 aenticules en arrière du bord orbitaire. L e rostre du plus grand exemplaire, long
de 34 mm. (N° 61) dépasse un peu le pédoncule antennulaire, mais celui de la femelle ovifère n'est
qu'un peu plus long que le second article; chez tous les exemplaires la proportion entre la longueur
et la hauteur est à peu près la même que chez la variété Decor-
sei, variant entre 4,8 et 6. Chez la femelle ovifère la partie
distale, dépourvue de denticules, du bord supérieur est longue,
mesurant presque la moitié du rostre, mais chez l'exemplaire
(N° 63) elle mesure plus de la moitié; elle est ici toute droite,
légèrement dirigée en bas et à peu près aussi longue que l'espace Fig. 2\4 rostre de la femelle ovifère, longue
occupé par les huit denticules ; les trois denticules du bord infé- de 27 m m . (N° 62 du Tableau), x 17.
rieur se trouvent sur la moitié distale à des distances égales
et sont plus petits que l'ordinaire. Chez le N° 61 la partie distale inerme du bord supérieur est aussi
longue que chez la femelle ovifère, chez d'autres exemplaires elle ne mesure que J , - o u J de la
longueur du rostre, mais chez îe N° 58 les 25 denticules du bord supé-
rieur s'étendent jusqu'auprès de la pointe du rostre. Chez le N° 59 la
partie distale inerme du bord inférieur est aussi longue que celle de la
carène dorsale, chez la femelle ovifère elle en mesure un tiers, chez
les N0" 61 et 63 presque la moitié, chez le N° 60 un peu plus que la
moitié, chez d'autres exemplaires elle est un peu plus longue que la
partie inerme dorsale et chez le N° 58 deux fois aussi longue.
Fig. 2)5 partie terminale de ce
Toutes ces variations du rostre doivent être considérées comme indi- rostre, x 25.
viduelles.
Les seize exemplaires, recueillis à Kamaiembe, sont malheureusement pour la plupart très muti
lés, chez deux le rostre fait défaut et presque
tous ont perdu quelques pattes des trois dernières
paires. De huit exemplaires les formules rostrales
et les dimensions sont indiquées dans le Tableau,
les formules de sept autres sont les suivantes :
(JLi2, l^iz, ^ïé, et « i ! (exemplaire jeune).
L e nombre des denticules de la carène dorsale Fig. 2 m t — 2 m 6 Kamaiembe, variété Kasaiensis : 2 m i rostre
de la femelle ovifère, loïigue de 22 mm. (N° 64 du Ta-
varie donc entre 1 5 et 2 1 , celui des denticules de la bleau), x 17.
carènt centrale entre 4 et 10, chez les adultes 3 ou
4 se trouvent sur la carapace. Les denticules sont de grande taille, serrés, parfois le denticule anté-
rieur du bord inférieur est une fois et demie aussi long que le précédent. L e rostre a la forme de la
variété Decorsei, la proportion entre la longueur et la hauteur variant entre 4,3 et 6. L a longueur
de la partie distale, dépourvue de denticules, de la carène dorsale est médiocre, mesurant J , £ ou J de
la longueur du rostre, parfois même un peu plus d'un quart ; la partie distale inerme du bord inférieur
présente quelquefois à peu près la même longueur ou paraît légèrement plus courte, rarement un peu
plus longue que la partie inerme du bord supérieur. Les pattes I et I I ne diffèrent pas de celles des
exemplaires déjà décrits, mais celles des trois dernières paires se distinguent par la forme moins
gracile des mêropodites, carpopodites et propodites,
comme le prouvent les nombres indiquant la proportion
entre la longueur et la largeur au milieu. Quand on com-
pare des crevettes de cette espèce provenant de Banalia
avec des exemplaires de Kamaiembe, la forme différente
de ces pattes saute aussitôt aux yeux: on serait incliné de Fig. 2 m 2 rostre de la femelle ovifère, longue de
les regarder comme des espèces différentes. Les dactyles 21,5 m m . (N° 69 du Tableau), x 17.
des pattes I I I et I V sont un peu plus longs que chez la va-
riété Decorsei, mesurant à peu près un tiers des propodites, mais dans la femelle ovifère (N°64) les dac-
tyles des pattes de la 4* paire ne mesurent guère plus d'un quart de leurs propodites, de sorte
qu'aussi cette différence paraît variable. Les œufs sont longs de
1.2 — 1,3 mm . et sont par conséquent un peu plus gros que chez la
o,68 — ",7<>
variété Decorsei.
Les plus grands exemplaires sont longs de 22 mm.
Malgré la grande variabilité que présentent ces crevettes, je
voudrais proposer pour les exemplaires de Kamaiembe et de Kon-
dué la variété Kasaiensis, distinguée par la moindre gracilité des
rostre,
pattes des trois dernières paires et par la plus grande taille des Fig. 2 m 3 partie terminale
œufs.
x 50.
L a femelle ovifère, prise par le Dr. S C H O U T E D E N à Luebo dans la rivière Lulua, ressemble, en
ce qui regarde la forme et la dentition du rostre et les dimensions des pattes, à la femelle ovifère
(N° 64) de Kamaiembe, mais les œufs sont plus petits, n'ayant même pas la taille ordinaire des œufs
16
de la variété Decorsei, de sorte que cet exemplaire ne saurait être rapporté à la variété Kasaiensis.
Les dactyles des trois dernières paires sont aussi un peu plus courts que chez les exemplaires de
la localité précédente, à l'exception de la femelle
(N° 64).
Les exemplaires, recueillis à jNgombe dans
la rivière Ngombe, affluent de la rivière Kasaï
sont presque tous adultes ou presqu'adultes, le plus
grand mesurant 29 mm. Deux ou trois sont ovi-
fères, les œufs sont aussi grands que ceux des
crevettes capturées à Kamaiembe. Quant aux pattes
des trois dernières paires, ces exemplaires ressem-
blent de même à ceux-ci, de sorte qu'ils me sem-
blent devoir être rapportés à la variété Kasaiensis.
Fig. 2 m 4 propodite et dactyle d'une patte de la 3e paire L e rostre est aussi long que les pédoncules
de cette femelle, x 25 ; 2 m s dactyle de cette patte, antennulaires, mais souvent il ne dépasse que
x 66.
légèrement le second article. L a proportion entre
la longueur et la hauteur du rostre varie de 4,5 à
5,4, le rostre présentant la forme que Ton observe
chez la variété Decorsei; le nombre des denticules
de la carène supérieure varie entre 17 et 25, la
e 1
plupart
1
en portent 20-2S» deux 10, un 18 et un
Fii?. 2 mf s propodite et dactyle d'une 5 patte de cette femelle, x 25. . « j • r/ • i j .• i
K m ô F
17. Au bord inférieur on observe 3-7 denticules.
le plus souvent 5 ou 4, chez deux exemplaires 6,
chez un 7 et chez un 3. Les formules rostrales des huit exemplaires, non pas mentionnés dans le
Tableau, sont les suivantes : ^ u)^ (4^2 ^iz. C'est une femelle adulte ovifère
4 s 4 qui5 porte
4 7s denticules
3 au bord inférieur, les 3
premiers sont beaucoup plus petits que les autres.
L a longueur de la partie distale, dépourvue de
denticules, de la carène dorsale mesure J - i de
la longueur du rostre, rarement £ ou mais, tan-
dis que chez les crevettes de Kamaiembe la partie
~ distale inerme du bord inférieur était ordinaire-
ment plus courte que la partie supérieure, ou tout
au plus d'égale longueur, rarement un peu plus
longue, chez tous les exemplaires de la rivière
. - _ . „ Ngombe la rpartie inférieure paraît distinctement
Fig. 2nr — 2a3. N'Gombe, variété Ka• . , . 1» •
saiensis: 2nl rostre d'un exemplaire, plu s longue q u e l a p a r t i e s u p é r i e u r e , d ordinaire
long de 29 m m . (N° 75 du Tableau), T l 0u 2-fois aussi longue, n e l a d é p a s s a n t q u e rare-
x 17: 2 n , partie terminale de ce ros- . j> ,• j> • «v t J a - i
tre x 25 ment d un tiers ou d un cmquieme. Les denticules
de la carène dorsale sont de grande taille, les
espaces entre eux d'égale longueur, courts, mais parfois le denticule antérieur paraît un peu plus
long, ce qui s'observe aussi au bord inférieur. Les denticules de celui-ci sont plus petits.
Les neuf exemplaires que le Dr. H. Schouteden a recueillis à
Kwamouth, me semblent appartenir à une variété nouvelle, pour
laquelle je propose le nom de Kwamouthensis. Cette variété se
distingue par sa petite taille, le plus grand exemplaire, une femelle
ovifère, ne mesurant que 20 mm., tandis qu'une autre femelle
Fig- 2n3 partie terminale du rostre ovifère n'est longue que de 17 mm., et par les caractères suivants.
de l'exemplaire, long de 21 m m . Le rostre qui s'étend habituellement jusqu'au milieu du troisième
(N° 74 du Tableau), x 25.
article du pédoncule antennulaire, présente chez la femelle ovifère
(N° 84) la même proportion (5) entre longueur et hauteur que chez
la variété Decorsei, mais chez les autres exemplaires
adultes le rapport varie entre 4,1 et 4,6 ; chez les jeu-
nes exemplaires, au contraire, les N°" 79 et 85, la
forme est un peu plus svelte, le rapport étant 5,4 et
5,5. L a variété se reconnaît ensuite par le petit nom-
bre de denticules aux deux bords du rostre, la carène
dorsale ne présentant que 12-16 denticules, la carène
Fig. 201 — 2 0 II. Kwamouth, variété Kwamouthensis: 2or ros-
tre d'uu jeune exemplaire, long de 12 m m . (N° 79 du Ta-
ventrale 1-4 ; chez un seul exemplaire adulte (N° 80)
bleau), x 3 3 ; 2o2 .deux denticules au milieu du bord su- la carène ventrale est régulièrement courbée sans
périeur dè ce rostre, x 100. aucune trace de denticules. Les denticules des deux
bords sont de grande taille et les espaces qui séparent
17
ceux de la carène dorsale l'un de l'autre, sont reitilignes et plus longs que dans les autres variétés;
les soies, implantées sur ces espaces interdenticulaires, au nombre de 6 ou 7 entre deux denticules,
sont comparativement plus longs
que dans celles-ci et dépassent
notablement les denticules. Les
denticules du bord supérieur s'éten-
dent loin en avant, de sorte que la
partie distale, dépourvue de denti-
cules, ne mesure que de la
longueur du rostre chez' le plus F i g ^ patte de la 1o p a i r e Fig. 2 0+ patte de la 2e paire de cet exemplaire,
jeune exemplaire ( N ° 85) J ; chez de cet exemplaire, x 33. x 33.
ce dernier exemplaire, long seule-
ment de 10,5 mm., la partie distale inerme du bord inférieur paraît légèrement plus courte, mais
chez tous les autres exemplaires beaucoup plus longue que la partie distale inerme du bord supé-
rieur. L e rapport entre la longueur de ces deux parties distales
inermes varie cependant beaucoup; tandis que dans les Nos 81
et 82 la partie inférieure n'est qu'une fois et demie, aussi lon-
gue que la partie inerme du bord supérieur, chez la femelle
ovifère(N° 83)elle paraît 2,37-fois aussi longue. Les formules
rostrales de 7 exemplaires sont indiquées dans le Tableau,
celles des deux autres sont ^ (femelle ovifère) et ^ (jeune
exemplaire, long de 14 mm.).
L e carpe des pattes de la paire a une
forme un peu plus trapue et la pince paraît
distinctement plus longue par rapport au carpe
que dans les variétés précédentes ; le carpe des
pattes de la 20 paire est de même plus trapue, Fig. 2o5 propodite et dactyle de la 3e paire de
quoique l'on observe parfois des exemplaires de cet exemplaire, x '50, 2o6 dactyle de cette pat-
08 te, x 100; 2o7 propodite et dactyle d'une patte
la variété Decorsei où il a la même forme (N 8, de la 5e paire de cet exemplaire, x 50 ; 2o8 dac-
3S et 43 du Tableau). E n ce oui reearde les pattes tyle de cette patte, x 100.
des trois dernières paires, les méro-, carpo- et propodites présentent la
même forme trapue que dans la variété Kasaiensis et la longueur re-
lative des dactyles est aussi la même, mais les dactyles ont une forme
plus trapue que dans cette variété. Les œufs de deux femelles étaient
aussi grands que dans la variété Kasaiensis, mais ceux de la femelle
(N° 83) étaient plus petits, aussi longs que dans la variété Decorsei ;
leur taille semble donc varier même parmi les individus d'une même localité. L a variété Kwa-
mouthensis présente probablement quelque ressemblance avec la variété breviatus Lenz des environs
de Beni, mais on observe ici 5-12
denticules au bord inférieur du
rostre. Celui-ci présente un tout
autre aspect aue dans la Caridina
togoensis typique et les autres va-
riétés, causé par les espaces longs
et rectilignes séparant les denticu-
les et par la longueur des soies
qu'ils portent, de sorte qu'on serait
incliné à considérer cette forme
comme une espèce différente.
Les nombreux exemplaires
que M . le D r . SCHOUTEDEN a re-
cueillis à Kidada dans la rivière
Lukongo, appartiennent à la varié- m M M l â l M À U ^
té Decorsei B o u v . , quoiqu'à une
race locale distinguée par le plus
grand nombre de denticules au
bord inférieur du rostre et par le Fig. 21ç rostre respectivement d'un exemplaire sans œufs et
e d'une femelle ovifère l'un et l'autre longs de 17 m m . ; 2on rostre d'un
dactyle des pattes de la 5 paire jeune exemplaire long de 10,5 mm (N01 80, 83 et 85 du Tableau)/ /*
étant un peu plus court par rapport a nu de OS mm. (I'TN- 80 du Tableau),/* 17:
au propodite. Les plus grands
exemplaires sont longs de 27 à 28 mm. L e rostre qui s'étend jusqu'à l'extrémité du pédoncule an-
tennulaire ou la dépasse plus ou moins, ressemble communément à la figure a de M. Bouvier, le
rapport entre la longueur et la hauteur, les denticules compris, variant entre 4,5 et 6 ; tantôt il
18
s'étend droit en avant, tantôt la moitié distale est légèrement dirigée en haut ou en bas. Les formules
rostrales se distinguent par une très grande diversité. Parmi 78 exemplaires la carène dorsale pré-
sentait :
32 denticules chez deux exempl. 22 denticules chez dix exempl.
quatre » 21 neuf )i
quatre » 20 neuf »
neuf » six »
cinq 18 deux »
Fig. partie terminale du rostre 201s.
huit 17 un ;
x 10(h neuf
Chez ces mêmes exemplaires la carène ventrale présentait :
14 denticules chez un exemplaire 9 denticules chez quinze exemplaires
trois exemplaires 8 » » six »
12 dix » sept »
11 quatorze » quatre »
10 dix-sept » un exemplaire.
Ces nombres prouvent que le bord supérieur est
en général armé de 20 à 26 denticules, comme dans la
variété Decorsei et que les nombres 17, 18, 19, 27, 28
et 32 ue s'observent que rarement; au bord inférieur on
observe habituellement 9 à 12 denticules, rarement 2,
6, 7, 8, 13 ou 14, mais dans la variété Decorsei le bord
Fig 2 p t — 2 , r i .Kidada : 2 p t rostre d'une femelle ovifère, Ion _ne serait armé que de 6-9 denticules. D'ordinaire 3 ou
gue de 22 mm. (N° 86 du Tableau), x 17. 4 denticules sont placés sur la carapace, rarement 5,
tandis que parmi les 78 exemplaires examinés il n'y a
qu'une seule femelle ovifère qui en porte 2 et un seul autre exemplaire qui en porte 6 en arrière
du bord orbitaire. Les denticules sont en général bien développés, grands, ceux du bord supérieur
de la même taille que ceux du bord inférieur; les espaces entre les denticules
de la carène dorsale sont courts et les soies que l'on y observe, ne dépassent
pas ou à peine les denticules. Parfois les espaces entre les 5 ou 6 denticules an-
térieurs de la carène dorsale augmentent légèrement en longueur, paraissant
alors distinctement plus longs que les espaces entre les denticules de la moi-
Fig. 2 p2 extrémité de ce tié proximale et on observe le même chez les 2 ou 3 denticules antérieurs de
rostre, x 25. la carène ventrale. Quelquefois les denticules des deux bords sont un peu plus
petits que d'ordinaire ou sont plus serrés, les espaces interdenticulaires, quoi-
qu'étant courts, variant un peu en longueur; parfois quelques denticules soit du bord supérieur soit
du bord inférieur sont plus petits que les autres. L a longueur de la partie distale, dépourvue de
denticules, du bord supérieur est médiocre, mesurant
habituellement un cinquième de la longueur du rostre,
comme dans la variété Decorsei, ou elle est encore plus
courte, mesurant un huitième, un neuvième, un dixième
ou un onzième de la distance du bord orbitaire jusqu'à
la pointe du rostre ; rarement cette partie distale inerme
Fig. rostre de l'exemplaire, long de 21 mm. (N° 87
du Tableau), x 17. paraît plus longue, mesurant un quart ou un tiers de
la longueur du rostre. Le plus souvent chez ces crevettes
de Kidada la partie distale, dépourvue de denticules, du bord inférieur est distinctement, d'un tiers
on même de la moitié, plus longue que la partie distale inerme du bord supérieur; parmi 73 exem-
plaires c'était le cas chez 46, ainsi chez 63 pour cent; chez 14 exemplai-
res (19 pour cent) les deux parties avaient la même longueur et chez au-
tant d'exemplaires la partie distale supérieure était un peu plus longue
que la partie inférieure. L e plus souvent la pointe du rostre est légère-
ment dirigée en bas.
Le rostre d'un exemplaire, long de 21 mm., sans œufs atteint à peine
l'extrémité distale du pédoncule antennulaire et le tiers distal est légère-
ment dirigé en bas; le rostre n'est que 3,6-fois aussi long que haut, présen-
rme
Fig 24 extrémité de ce r o s t r e , t a n t u n e f ° P\u$ trapue que dans la ^figure a de Bouvier: les 27 denti-
x .sn: les deux dentïcu-cules du bord supérieur, dont 4 sont placés sur la carapace, sont très serrés,
les antérieurs du bord infé- s e -joignant l'un et l'autre, parce que les espaces interdenticulaires font dé-
rieur, x 100. faut ; en dessous il y a 10 denticules, dont le pénultième est plus petit que les
précédents, tandis que l'antérieur est rudimentaire. L a partie inerme du bord supérieur mesure presque
\ de la longueur du rostre et ne paraît à peine plus courte que la partie distale inerme du bord inférieur.
19
Cet exemplaire ne diffère de la variété breviatus Lenz que par le plus grand nombre de denticules du
bord supérieur, de sorte qu'il paraît probable que cette variété devra être considérée comme une varia-
tion individuelle de la variété Decorsei. Le dactyle
des pattes de la 5e paire mesure dans cet exemplaire
juste J du propodite, le dactyle est 5,3-fois aussi
long que large et armé de 53 à 54 spinules. — Un
exemplaire, long de 24,5 mm., porte un rostre anor-
mal (Fig.2 pS ,2, 9 ). L a proportion entre la longueur et
la hauteur du rostre, qui atteint presque l'extrémité
du pédoncule antennulaire, est indiquée par le
nombre 5,3, mais les 21 denticules du bord supé-
rieur ne s'étendent que juste au-delà du milieu du Fig. 2p6 rostre d'une femelle ovifère, longue de 23,5 m m . (N° 90
rostre, de sorte que la partie distale inerme, qui du Tableau), x 17; 2P7 partie distale de ce rostre, x 25.
est légèrement dirigée en haut, tandis que la partie
proximale denticulée est dirigée en bas, mesure un peu plus d'un tiers de la longueur du rostre.
Le bord inférieur est régulièrement courbé et porte juste au milieu deux petits denticules, à peine
moitié aussi longs que les denticules de la carène dor-
sale et placés tout près l'un de l'autre ; un peu en arrière
de ces denticules on observe deux autres qui ne mesu-
rent qu'un tiers de leur longueur. Les deux denticules
antérieurs sont placés juste au-dessous des deux denti-
cules antérieurs de la carène dorsale, mais à une petite
distance en avant d'eux le bord inférieur porte une cica-
trice indiquant que probablement un cinquième denticule F i g . 2p « rostre anormal d'un exemplaire, long de 24,5 mm.
y a été implanté. Cinq denticules se trouvent sur la cara- x
17; 2 P9 les quatre denticules du bord inférieur X ti6
pace. Les pattes ne présentent rien de particulier. Il y a ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^
encore un autre exemplaire, une femelle ovifère, longue
de 20 mm., dont le rostre (Fig. 2„„ et 2 P 1 ) est anormal.
Le rostre ne s'étend que jusqu'au bout du second article
du pédoncule antennulaire et n'est que 4-fois aussi long
que haut, présentant une forme plus trapue que dans
la figure a de M. Bouvier ; la moitié distale est oblique-
ment dirigée en bas. Le bord supérieur porte 16 denti-
cules, dont le 4 m e est situé au-dessus du bord orbitaire Fig. 2pio rostre anormal de l'exemplaire, long de
et qui dépassent légèrement le milieu du rostre, de sorte 20 mm., x 17; 2 P u les denticules du bord inférieur
de ce rostre, x 66.
que la partie distale, dépourvue de denticules, mesure
deux cinquièmes de sa longueur comme chez l'exemplaire précédent. Le bord inférieur fortement
courbé est armé de 4 denticules, dont le premier ou postérieur est le plus petit et situé au milieu du
bord juste au-dessous du pénultième denticule de la carène dorsale; les trois suivants augmentent
graduellement en longueur ; le deuxième et le
troisième ont la forme ordinaire, mais le quatrième,
qui est distinctement articulé, est styliforme,
légèrement courbé et juste moitié aussi long; que sa
distance de l'extrémité du rostre; ce denticule
styliforme est juste aussi long que le rostre est haut
là où il est implanté. Fig. 2qr— 2-qZr Buto Polo, les figures 2qr — 2q6 représentent la
variété Schoutedeni ; 2qr rostre d'une femelle ovifère, longue
Comme il résulte du Tableau, dans lequel dix de 23 mm. (N° 100 du Tableau) x 17.
exemplaires de Kidada ont été mesurés, les pattes
présentent à peu près les mêmes dimensions que celles des exemplaires recueillis dans l'Aruwimi,
le Lindi etc., mais le dactyle des pattes de la 5e paire paraît un peu plus court par rapport au pro-
podite. D'après la figure p àe M. Bouvier le dactyle, dans la variété Decorsei, serait long de deux
cinquièmes du propodite, celui-ci y parais-
sant 2,5-fois aussi long que le dactyle, or dans
25 exemplaires de Kidada le rapport variait
entre 2,7 et 3,6, le propodite étant le plus
souvent 3- ou à peu près 3-fois aussi long
que le dactyle. Ainsi dans une femelle ovi-
fère le propodite est long de 2,4 mm., le
dactvle mesurant 0.86 mm., mais dans une
autre femelle de même ovifère et adulte ces
nombres sont 2,56 mm. et 0,71 mm., le Fig. P^r-ie distale du rostre de la femelle (X° 100), x 66.

dactyle étant dans celle-ci comparativement beaucoup plus court que dans l'autre. Le dactyle de ces
pattes est 5 à 6-fois aussi long que large et le nombre des spinules varie de 45 à 60.
20
L a femelle ovifère, longue de 22 mm., N° 86 du Tableau, présente des dimensions exception-
nelles des pattes de la 5e paire; dans cet exemplaire, en effet, qui porte le plus grand nombre de denti-
cules au bord supérieur du rostre, le propodite a la même
forme trapue que chez la variété Kasaiensis, le propodite
n'étant que 12-fois aussi long que large; le dactyle n'est
que 4,6-fois aussi long que large et n'est armé que de
29 spinules ; malheureusement les pattes I I I et I V sont
perdues.
I ? ig. 2q3 patte de la 2e paire de cette femelle, x 22.
Les œufs ont communément la même taille que chez
la variété Decorsei, mais parfois, comme dans les exem-
plaires N08 88 et 95 du Tableau, ils étaient plus grands, comme chez la variété Kasaiensis, une
variabilité observée aussi dans la variété Kwamouthensis.
Nous passons maintenant aux exemplaires recueillis dans les rivières du bassin du Chiloango
et en premier lieu à ceux que le Dr. Schou-
teden a capturés à Buto-Polo dans la rivière
Mapanga, au nombre de 138. Parmi ces 138
exemplaires il y a 52 qui appartiennent à
une nouvelle variété, que j'ai l'honneur de
dédier à ce savant zélé et actif. Or cette
variété Schoutedeni se distingue des autres
formes et variétés, décrites jusqu'à présent,
par l'aspect différent et les caractères de son
rostre. L e rostre est aussi long que les
Fig. 2q4 partie distale du rostre d'une autre femelle ovifère, longue de
écailles antennaires ou les dépasse légère-
23 mm. et dont le rostre présente la formule rostrale —, x 66.
ment ; il se dirige tout droit en avant ou bien
sa moitié distale est plus ou moins oblique-
ment dirigée en haut. La proportion entre la
longueur et la hauteur varie de 5,5 à 6,6,
de sorte que sa forme est un peu plus gracile
que dans la variété Decorsei, c'est-à-dire que
dans la figure a du travail de M. B O U V I E R
et c'est surtout la moitié distale qui présente
une forme plus acuminée et plus ou moins
Fig. 2q5 partie distale du rostre d'une autre femelle ovifère, de même effilée. Dans les formes et variétés que nous
longue de 23 mm. et à formule rostrale—, x 50. avons étudiées jusqu'à présent, les denticu-
les des deux bords du rostre cessent brus-
quement à une plus ou moins grande distance
de son extrémité distale ou en cas qu'ils se continuent jusqu'auprès de la pointe apicale, les espaces
quilles séparent les uns des autres ne changent pas sensiblement ou tout au plus c'est le denticule
antérieur qui s'éloigne un peu du denticule précédent. Dans la variété Schoutedeni les denticules se
continuent aux deux bords jusquJauprès de la pointe du rostre, mais quelques denticules anté-
rieurs, deux, trois, quatre ou cinq, sont implantés
à des distances plus grandes, qui souvent augmen-
tent en avant en longueur, soit graduellement soit
d'une façon irrégulière. Parfois les denticules du
bord inférieur ne se continuent pas jusqu'à la poin-
te, mais dans ce cas-ci c'est la forme effilée et acu-
minée de la moitié distale du rostre à laquelle on
Fig. 2q6 partie distale du rostre d'un exemplaire, long de reconnaît la variété. Les denticules des deux bords
24,5 mm. à formule rostrale —, x 50.
1
II
sont d'une taille moyenne et dJune forme assez
grêle, ceux du bord supérieur à l'exception des 2 à 5 denticules distaux, caractéristiques de la varié-
té, sont serrés, mais les espaces interdenticulaires sont de longueur variable, comme cela s'observe
aussi dans les autres variétés. L e nombre des denticules du bord supérieur
varie de 17 à 3 1 , comme le prouve le tableau suivant, indiquant leur nom-
bre chez les 52 exemplaires de Buto-Polo
31 denticules un exemplaire 23 denticules neuf exemplaires
29 22 quatre »
28 » )) 21 quatre »
Fig. 2qq deux denticules au mi- 27 trois exemplaires 20 trois »
lieu du bord supérieur du rostre 26 six » 19 un exemplaire
2 , x 80.
25 onze »
q7

17
24 sept »
21
Il résulte de ce tableau que les nombres 23-26 sont les plus ordinaires, que l'on observe rarement
20, 2 1 , 22 ou 27 denticules et que c'est un cas exceptionnel d'en observer 17, 19, 28, 29 ou 3 1 . L e
bord inférieur du rostre est armé de 5 à 16 denticules, ce que démontre le tableau suivant :
16 denticules cinq exemplaires
15 quatre
14 huit
13 neuf x -
12 dix
11 deux
10 )) SIX ))
9 » deux »
8 » deux »
7 » trois »
5 » un exemplaire,
Ce tableau prouve que le bord inférieur est
habituellement armé de 1 2 , 13 ou 14 denticules, Fig. 2q rostre de la femelle ovifère, longue de 23 mm.
(N° 105 du Tableau), apparenant à une variété voisine
que l'on y observe moins souvent 10, 15 ou 16 et ou identique à la variété Stuhlmanni, x 17 ; 2q« partie
que les nombres 5, 7, 8, 9 et 1 1 sont d'une rareté distale de ce rostre, x 33.
exceptionnelle. Habituellement 3 ou 4 denticules
sont placés sur la carapace, rarement on y observe .5 et c'est une rareté exceptionnelle que 2 denti-
cules se voient en arrière du bord orbitaire.
Les pattes de cette variété ressemblent à celles de la variété Decorsei, les dimensions relatives
étant les mêmes, seulement, comme il résulte du Tableau, les pinces
des pattes de la 2e paire ont une forme un peu plus trapue, le rap-
port entre leur longueur et leur hauteur étant exprimé par un
droite de
nombre plus petit (2,2, rarement 2,4). Les œufs ont la même taille e femelle,
] 8
de o'°6 2~^ que chez la variété Decorsei. Longueur des exemplaires
adultes 22-24 m m -
Quatre-vingts exemplaires de Buto Polo appartiennent à une
forme voisine ou identique à celle que nous avons observée ci-dessus
à Mamlaka, Avakubi et Banalia et que nous avons rapportée à la
variété Decorsei. Chez ces exemplaires le rostre présente la forme
typique de la variété Decorsei, quoique le rapport entre la longueur
et la hauteur soit assez variable, variant entre 5 et 6,3 ; il est aussi
long que les écailles antennaires ou les dépasse légèrement, se dirige droit en avant ou est légèrement
tourné en haut à sa moitié distale. Souvent la pointe du rostre est un peu courbée en bas. Les denti-
cules du bord supérieur cessent à une grande distance de la pointe apicale, la longueur de cette distan-
ce varie de ± à -i de la longueur du rostre, elle
mesure le plus souvent i ou i ; les denticules du
bord supérieur sont serrés, les espaces interdenti-
culaires courts, mais de longueur un peu variable.
Les denticules du bord inférieur se continuent tou- p g patte droite de ]f, 2e paire de cette femelle> x 22
jours plus loin en avant, de sorte que la partie
distale, dépourvue de denticules, est constamment plus courte qae celle du bord supérieur. L a partie
distale, dépourvue de denticules, du rostre paraît communément acuminée et effilée. Les denticules
des deux bords sont bien développés, de grande taille, mais il m'a semblé que ceux du bord supérieur
ont une forme plus grêle, plus gracile que
dans les exemplaires provenant de Mam-
laka, Avakubi et Banalia; c'est pourquoi
j'ai pensé devoir les décrire comme une
variété nouvelle, mais j'hésite à le faire,
parce que la forme de ces denticules est éga-
lement assez variable. L e bord supérieur
est armé habituellement de 15 à 20 ou de
23 denticules, rarement on y observe 1 3 , 14,
21, 22, 24 ou 25, comme le prouve le
tableau suivant de 81 exemplaires :
Fig. 2qi2 patte droite de la 3e paire de cette femelle, x 33 ; 2qr3 dac-
25 denticules deux exemplaires tyle de cette patte, x 83.
24 » deux »
23 denticules huit exemplaires 19 denticules onze exemplaires
22 » deux » 18 » onze »
21 » quatre » 17 » sept »
20 » dix » 16 » onze )
>
22

15 denticules sept exemplaires


14 » trois »
13 » trois »
L e bord inférieur porte habi-
Fig. 2qi4 patte droite de la 5e paire de cette femelle, x 33.
tuellement 9, 10 ou 1 1 denticules,
rarement on y observe 7, 8 ou 1 3 ,
tandis que c'est un cas exception-
nel s'il y a 12, 14 ou 15 denticules en arrière du bord orbitaire :
15 denticules un exemplaire 10 denticules dix-sept exemplaires
14 trois exemplaires dix-sept
13 six quatre
12 quatre six
11 vingt-deux
Les pattes ressem-
blent, à ce qui regarde
leurs dimensions rela-
tives, à celles des
exemplaires recueillis
à Mamlaka, Avakubi
etc. L a taille des
Fig. 2 q i 5 rostre de la femelle ovifère longue de 21 mm. (N° 108
œufs varie de ^Er^-
du Tableau), appartenant à une variété très voisine de la Deux exemplai-
variété Stuhlmanni Hilgd., x 17. Fig 2q l5 partie distale de ce rostre, e n f i d o n t ^
i> r
est pourvu d œufs,
présentent la plus grande ressemblance à la variété Decorsei, ce sont les numéros 108 et 109 du
Tableau. Chez l'un et l'autre la partie distale inerme du bord inférieur est plus longue que la
distance du denticule antérieur du bord supérieur
jusqu'à l'extrémité du rostre. Chez ces deux
exemplaires le carpe des pattes de la i e paire a une
forme plus gracile que dans les échantillons de
Mamlaka, d'Avakubi et de Banalia; le rapport
entre la longueur du carpe et sa largeur distale
e
Fig. 2 q i y I patte de cette femelle, x 33.
étant exprimé par le nombre 2,9, le carpe de la 2e
paire paraît de même plus svelte, les propodites
des pattes I I I , I V et V , au
contraire, ont une forme
plus trapue que dans ies
exemplaires provenant des
localités m e n t i o n n é e s .
D'après moi, toutes ces
petites différences doivent
être considérées comme
Fig. 2qi8 2e patte de cette femelle, x 33. locales.
Les 61 exemplaires
recueillis à Lundu près de Buto Polo présentent les mêmes formes et variétés que ceux de la dernière
localité. Dix exemplaires de Lundu sont mesurés .ans le Tableau. Parmi les 61 exemplaires il y en a
21 appartenant à la variété Schoutedeni f leurs
formules rostrales sont les suivantes :
(4) 28 (4) 27 (4 27 U) 26 ( 3 ) 26 (•') 26 (4) 2°> (3) 24 (4) 24
17 ~7T'
(5) 24 (4) ai (3) 24 (3) 23 (3)_22 (3) 22
(3) 24
IÎT trois exem-
(2) 19
plaires, IS '
Les autres doivent être rapportés à la
variété Decorsei, mais ces exemplaires présentent
plusieurs formes différentes. Chez 18 exem-
plaires la partie distale, dépourvue de denticules,
du bord supérieur est constamment plus longue,
Fig. 2 q i 9 3 e patte de cette femelle, x 3 3 ; 2 q z o dactyle de cette patte, i j - jusqu'à 3-fois, que la partie distale inerme
muni de neuf épines outre la griffe terminale, x 83. du bord inférieur et ces exemplaires présentent
les formules rostrales suivantes :
23
<iLîi, (J£ f L^8, (Liz (deux exemplaires), ^ (deux exemplaires), ^L6,
(4) (0 ( ) It (3) l3
10 ' 7 ' 10 ' 10

On voit que les denticules des


deux bords du rostre sont en géné-
ral moins en nombre que dans la
variété Schoutedeni, justement
comme nous l'avons observé chez
les exemplaires de Buto Polo.
Chez deux exemplaires à for-
mules rostrales ^ et u ) i ; (le Fig. q2i 5e patte de cette femelle, x 33.
11 q ^
N° 1 1 6 du Tableau) les denticules
s'étendent aux deux bords très loin et à peu près aussi loin en avant, mais les espaces interdenticu-
laires n'augmentent pas en longueur vers l'extrémité distale du rostre, de sorte qu'ils ne sauraient
être rapportés à la variété Schoutedeni. Chez six exemplaires, dont un est le N° 1 1 5 du Tableau, la
partie distale, dépourvue de denticules, du bord
intérieur paraît i^-2-g-fois aussi longue que la
partie distale inerme du bord supérieur et les
formules rostrales >4de (3)ces exemplaires sont les
suivantes 10 ' 9 ' 9
2J
(4)

10 ' 10
e t (4
(5) 22

Chez l'exemplaire à formule rostrale la


partie distale inerme du bord inférieur n'est que
peu plus longue que la partie distale inerme
courte du bord supérieur, mais les espaces inter-
denticuiaires n'augmentent pas en avant; les
dactyles des pattes I I I et I V sont d'une forme
trapue et ne présentent chacun que quatre épines
outre l'ongle terminal. Les mêmes caractères
s'observent chez les cinq autres, mais les dactyles
I I I portent parfois 5 et les dactyles I V 6 Fie 2 r i — 2 L u n d u : 2 ri rostre de la femelle ovifère, longue de
épines. 24,5 m m . (N° 113 du Tableau), x 1 7 ; 2 r2 partie distale de ce
(4) ;o rostre, x 33; 2r.> trois denticules du milieu du bord supérieur, x 66.
Dans l'exemplaire à formule rostrale
le denticule antérieur du bord supérieur se trouve
auprès de l'extrémité du rostre, la distance entre sa pointe et celle du denticule précédent est trois
fois aussi longue que la distance entre sa pointe et l'extrémité du rostre, la distance enfin entre les
pointes des denticules pénultième et antépénultième est d'un tiers plus courte que la distance entre les
deux denticules antérieurs. L e denticule antérieur du bord inférieur
se trouve au-dessous du pénultième denticule du bord supérieur.
Cet exemplaire dont les dactyles I I I et I V portent chacun 5
épines, se rapproche évidemment beaucoup de la variété Schoute-
deni.
Dans l'exemplaire à formule rostrale l'espace entre
l'antépénultième et le pénultième denticule est aussi long que la pig r4 dactyle de la 3e patte de cette fe-
melle, x 83.
distance des premiers denticules, mais l'espace entre l'antépénul-
me
tième denticule et le 22° est plus long et la distance entre le 22
et le 24™ est égale à celle entre les deux denticules antérieurs. Les dactyles I I I et I V ne portent cha-
cun que 4 épines et sont 4-fois aussi longs que larges ; le dactyle I V présentait un caractère anormal,
étant armé au bord dorsal d'une épine à la base de la griffe terminale (Fig. z [l6 ). Cet exemplaire fait
de même un passage à la variété Schoutedeni.
Dans la femelle ovifère à formule rostrale ^
4
(N° 1 1 2 du Tableau) le carpe des pattes de la i e paire
présente la même forme gracile que dans les numéros
108 et 109 du Tableau, le rapport entre sa longueur
et sa largeur distale étant exprimé par le nombre 2,9.
Dans l'exemplaire à formule rostrale (4)3'i (N° 1 1 8 Fig. 2 rostre de l'exemplaire, long de 21 m m . (N° 116 du
Tableau), x 17.
du Tableau) la partie distale, dépourvue de denti-
cules, du bord supérieur mesure un peu plus qu'un
tiers de la longueur du rostre, le denticule antérieur du bord inférieur est placé près de l'extrémité
de celui-ci, mais sa distance du pénultième denticule est une fois et demie aussi longue que l'espace
entre le pénultième et l'antépénultième. Les dactyles I I I et I V portent chacun 6 épines, le dactyle
24
I I I est 3,6-fois aussi long que large. Cet exemplaire appartient donc à la même variation que les
numéros 104 et 106 du Tableau.
Il y a enfin trois exemplaires dont le rostre présente des caractères anormaux. L e premier,
appartenant sans doute à la variété Decorsei, a la formule rostrale iliil Le rostre, (Fig. 2 rç et 2 rio ),
un peu plus long que les pédoncules antennulaires, a une forme gracile, étant 7,4-fois aussi long que
haut. L a partie distale, dépourvue de denticules, du bord
supérieur mesure^de la longueur du rostre, celle du bord
inférieur est juste moitié aussi longue. Le premier denti-
cule du bord inférieur est cependant placé au-dessous du
denticule antérieur du bord supérieur et l'espace, occupé
par les quatre denticules du bord inférieur, est juste
aussi long que la distance du denticule antérieur ou
quatrième jusqu'à la pointe apicale du rostre. C'est
pourquoi que la partie proximale et concave du bord
inférieur présente ici une longueur anormale. Les
Fig. 2r6 partie distale du rostre de l'exemplaire dactyles I I I ont 5 épines, les dactyles I V 6 et les doigts
(N° 116 du Tableau), x 50.
sont environ 4-fois aussi longs que larges.
L e rostre (Fig. 2 riI et 2nJ d'un exemplaire de la variété Decorsei, à formule rostrale(4)ii-j a une forme
anormale, parce que la moitié distale est très obliqi ement dirigée en haut; le denticule antérieur du bord
supérieur est rudimentaire, placé à quelque distance du denticule précédent. L a partie distale,
dépourvue de denticules, du bord supérieur est
deux fois aussi longue que celle du bord inférieur.
Les dactyles I I I ont 6 épines et sont 4-fois aussi
longs que larges.
Le troisième exemplaire, enfin, le N° 1 1 9
du Tableau, a la formule rostrale Le
' 4
rostre, guère plus long que le second article
antennulaire, présente une forme trapue, n'étant
que 4-fois aussi long que haut. L a partie distale,
Fig. 2r7 partie distale du rostre de l'exemplaire, long de 21,5 mm.
(N° 115 du Tableau), x 50. (Fig 2n3 et 2rt4) dépourvue de denticules, du bord
supérieur est courte et mesure J de la partie dista-
le inerme du bord inférieur, mais celle-ci porte un
petit tubercule au milieu. Les dactyles I I I (Fig.
2ri5) et I V sont 3,6- respectivement 3,5-fois aussi
longs que larges et munis de 4 respectivement 5
épines.
Parmi les 44 exemplaires, capturés à Ki-
sala sur la rivière Vemba, il y a 15 de la variété
Schoutedeni;
suivantes :(4)26(4)leurs
, 1 2 formules
(4)26(2)
t rostrales
X sont les
(4)25(4) (4) 24 (1) (3)24 (1
16 (3) ' (2)' I2(I)." N
I8 (3) »' -7T7~T>
13(2) ' 12(2)
(4)23(4) (4)23(2) _ ( 3 ) 23 (2) (3) 23 (1) (4) 22 (3) (4) 22(2) (3) 22 (2)
Fig. 2r8 partie distale du rostre de l'exemplaire, long de 22 m m .
12 (3) > X- 12 (2)
» x- 12 (2) 12 (2) 9(2) 7(2) 7(i)
(N° 118 du Tableau), x 50.
(4>" (I' (•') 21 (3)
' * r2 (2) * a V2)
(Les formules précédées d'un x sont des femelles ovifères).
Dans l'exemplaire le i r , 4 et 9E denticule du bord inférieur sont rudimentaires.
A ce qui regarde les autres, 19 exemplaires appartiennent à cette forme de la variété Decorsei,
chez laquelle la partie distale, dépourvue de den-
ticules, du bord supérieur est distinctement plus
longue que la partie inerme du bord inférieur. Ces
19 exemplaires présentent les formules rostrales
suivantes :
aïï, <i>_ie, (deux exemplaires, dont l'un est
une femelle ovifère), ^ n
(J)j2, <i>J?, 211® 1
«1!, <ili!,
II ' xo ' 9 ' 10 lo ' 6
^ (deux exemplaires),
Un de ces exemplaires est le N° 1 2 1 du Tableau.
(Fig. 2 S l , 2S2). Dans l'exemplaire à formule rostrale
Fig. 2rg rostre anormal d'un exemplaire, long de 21,5 m m lillf, les deux premiers denticules du bord inférieur
17; 2rio partie distale de ce rostre, x 50.
sont fort petits. Chez deux exemplaires à formules
rostrales et les parties distales, dépourvues de denticules, des deux bords sont de longueur
25
égale; dans le premier exemplaire le 4e et le 6e denticule du bord inférieur sont rudimentaires.
Parmi les crevettes de Kisala il y a enfin 7, chez lesquelles les denticules du bord supérieur
s'étendent jusqu'auprès de l'extrémité du rostre, ceux du bord inférieur ne s'étendent pas si loin,
de sorte que la partie distale inerme du bord infé-
rieur est plus longue que celle du bord supérieur.
Les formules rostrales de ces exemplaires sont
les suivantes
i3 7 ' 5 ' à ' 7 ' o ' 4

Dans le premier (Fig. 2 S J de ces exemplaires le 8°


et le I I s denticule du bord inférieur sont rudimen-
taires, le troisième exemplaire est le N° 120 du
Tableau (Fig. 2s3), dans le cinquième le 3e et le 5e
denticule du bord inférieur sont rudimentaires,
dans le 6e ce sont les deux premiers denticules du
bord inférieur qui n'ont pas atteint leur taille or-
dinaire. Comme il résulte du N° 120 du Tableau,
le carpe des pattes I et I I présente chez cet exem-
plaire une forme plus gracile que chez les exem-
plaires, chez lesquels la partie supérieure inerme Fig. 2rn rostre anormal de l'exemplaire, long de 22,5 mm., x 17;
du rostre est plus longue que la partie distale, 2ri2 partie distale de ce rostre, x 50.
dépourvue de denticules, du bord inférieur et cet
exemplaire ressemble donc, à ce qui regarde les dimensions de ses pattes, aux Nos 108 et 109 de
Buto Polo. Les dactyles cependant des pattes I I I et I V ont une forme plus gracile que dans les
exemplaires Nos 108 et 109, de sorte que leur forme paraît égale-
ment variable.
Un jeune exemplaire, long de 19 111m., a un rostre anormal.
Celui -ci (Fig. 2s5, 2 s6 ) aussi long que les écailles antennaires, est
d'une forme très gracile, la hauteur ne mesurant que 1/15 de la lon-
gueur ; le bord supérieur est armé de 17 denticules, dont 4 sont pla-
cés sur la carapace, et ces denticules à espaces interdenticulaires
subégaux s'étendent jusqu'à l'extrémité distale du second article Fig. 2ri3 partie distale du rostre anormal
antennulaire. L a pointe extrême du rostre manque, mais la partie de la femelle ovifère, longue de
23 mm., (N° 119 du Tableau), x 50.
distale, dépourvue de denticules, du bord supérieur mesure J de la Fig. 2ri4 I e tubercule du bord inférieur
longueur du rostre. Il n'y a que 2 denticules au bord inférieur, qui de ce rostre, x 133.
sont placés tous près l'un de l'autre, immédiatement en avant du
denticule antérieur du bord supérieur. Les deux bords du rostre et notamment la partie du bord infé-
rieur entre le bord orbitaire et les deux denticules, sont parfaitement droits et rectilignes.
Les 38 exemplaires, capturés à Kai Bumba près de Buto Polo,
appartiennent aux trois variétés comme ceux de cette dernière loca-
lité. En premier lieu 16 exemplaires (Fig. 2 tl ) de la variété Schoute-
deni, dont un est le N° 122 du Tableau. Il résulte du Tableau que le
carpe des pattes de la 2e paire (Fig. 2t2) présente chez cette femelle ovi-
fère une forme un peu moins gracile que dans la plupart des exemplai-
res de Buto Polo, ressemblant au N° 1 1 1 de Lundu, que les dactyles des
trois dernières paires sont relativement un peu plus courts par rapport ^
à leurs propodites et qu'ils ont une forme un peu moins gracile que Fig. 2nsdactyle de la 3E patte du N° 119
d'ordinaire dans cette variété : une nouvelle épreuve de la grande va- d u Tableau, x 83.
habilité de cette espèce.
Les formules rostrales de ces 16 exemplaires sont les suivantes :
(5)27(3) (4)25(3) (4)23(3) (4)22(1) (4)26 u ) (3)25 (3) (3) 23 (1) (3)22(3) (4)25(3) (3) 24 (1) A<4)2*(2)

14 (2) 10(1) ' 10(2) n ' 12 (1) 8(1) 11 (i) 16(1) 12 (2) i3 (2)
(3) 2 1 ( 1 ) (4) 25 (3) (4) 24 (2) (4) 22 (3) (4) 20 (2)
11(1) 13(2) 7 10(1) 7 12(2) 7 12(3)
(Les trois exemplaires marqués de x sont ovifères) Dans les exemplaires
aux formules rostrales (£L!lii>, (4)2Ô(I) t»>25<3) (3) 24 (1) (3) 22 (3) et d)1 1 (11 (1) l e premier
14 (2) 12(1) 16 (1) 12 (2) ' ir (1) )
denticule du bord inférieur, c'est-à-dire le denticule postérieur, est rudimen- Fig.de2ri6 dactyle anormal
la 4e patte du jeune
<3) 25 (3) e e
taire et dans le jeune exemplaire le 13 et le 24 denticule du bord supé- exemplaire, long de 18
rieur ainsi que le 6e et le 8e du bord inférieur le sont également. Chez la mm., dont le rostre : ré-
sente la formule llif^.
plupart des autres, c'est-à-dire chez 19 exemplaires, appartenant à la variété
Decorsei, la partie distale, dépourvue de denticules, du bord supérieur est constamment plus grande
que la partie inerme du bord inférieur : le N e 123 du Tableau est une de ces crevettes (Fig. 2t3> 2t4).
(
Les formules rostrales sont les suivantes : ii|?(deux exemplaires dont un est ovifère),
(«L2I, (±IL° (deux e x e m p l a i r e s ) , ^ (deux exemplaires), Hl8, 1*12, M (deux exemplaires), ^
(4) (4)18 (3) 16
26
(Les deux exemplaires e t s o n t ovifères).
Il y a enfin 3 exemplaires chez lesquels la partie distale inerme du bord inférieur est plus lon-
gue que la partie distale, dépourvue de denticules, du bord supérieur, deux de taille moyenne à formu-
&
les rostrales £La_a et Lii 1 , dont le premier est le N° 124
du Tableau, et un exemplaire jeune à formule
rostrale L e rostre du N° 124 (Fig. 2 t5 , 2,6) a
4
une forme trapue comme dans les Nos 1 0 8 , 1 0 9 , 1 1 2 et
120 qui appartiennent à la même variété et les dimen-
sions des pattes sont aussi les mêmes comme chez ces
derniers exemplaires. Ainsi le carpe des pattes de I E
Fig. 2si — 2sû Kisala: 2si rostre d'un exemplaire, long de et 2e paire a une forme plus gracile que dans la varié-
23 ni m , (N° 121 du Tableau), x 17; 2s2 les trois denticules té précédente, de même comme les pinces. Les doigts
antérieurs du bord supérieur de ce rostre, x 50.
des trois dernières paires sont plus longs par rapport
aux propodites et d'une forme un peu plus gracile.
C'est évidemment une propre variété, mais le rapport entre la longueur et la largeur des propodites
des trois dernières paires varie (comparez le N° 124 avec
les numéros mentionnés).
Chez le jeune exemplaire de M'Buma (N° 125 du
Tableau) les denticules du bord supérieur s'étendent
beaucoup plus loin en avant que ceux du bord inférieur,
de sorte que la partie distale inerme du bord inférieur
est 2,1-fois plus longue que la partie distale inerme du
bord supérieur; le rostre s'étend tout droit en avant jus-
qu'au bout des écailles antennaires. Les dactyles des trois
dernières paires sont comparativement plus courts que
chez les exemplaires adultes de cette variété (Nos 108,
Fig. 2s3»partie distale du rostre d'une femelle ovifère,
longue de 23 mm., (N° 120 du Tableau), x 50.
109, 1 1 2 et 120), il me semble probable que ces différen-
ces sont causées par la jeunesse de cet exemplaire.

A T Y A A F R I C A N A BOUV.

Atya africana E . L . B O U V I E R , dans : Bulletin


scientifique de la France et de la Belgique, T . X X X I X ,

<ev'
^ ^ ^ Dix exemplaires, recueillis par le Dr. SCHOUTEDEN
le 25/26 octobre 1920 à MBuma dans le Mayumbe,
parmi lesquels un mâle adulte et deux femelles ovifères ;
S^F^^ î e s autres ont environ la taille de la plus grande femelle
^ ovifère.
L e mâle adulte est long de 96 mm. depuis la pointe du
Fig. 2s4 part.e d i s t a l e du rostre d'un jeune^exemphu- rostre jusqu'au bout du telson, tandis que les deux femel-
re, long de 18 m m . , à formule rostrale - , x 5o. l e s o v l t è r e s mesurent respectivement 70 mm. et 65 mm.
L e rostre du mâle adulte (Fig. 3., 3 , ) dépasse légèrement
le milieu du second article antennulaire et ressemble aux deux figures de Bouvier, mais la pointe est
plus aiguë et les deux denticules du bord inférieur se trouvent un peu plus en arrière et sont plus rap-
prochés, la distance qui sépare le denticule anté-
rieur de la pointe du rostre étant quatre fois aussi
grande que la distance entre les deux denticules.
Le
rostre des deux femelles, pourvues d'ceufs,
atteint presque l'extrémité distale du second
article, chez les autres exemplaires il s'étend
aussi loin que chez le mâle adulte ou paraît un
peu plus court. Chez quatre exemplaires la
carène ventrale porte deux denticules, chez les
deux femelles ovifères et chez deux autres exem-
plaires on 11'observe qu'un seul denticule, situé
Fig. 2s5 rostre anormal d'un jeune exemplaire long de 19 m m . , u n p e u aU-delà du milieu de la Carène; le TOStre
x 17; 2s6 partie distale de ce rostre, dont la pointe manque, j> ai i -i , -,
d un
x. 50. maie, long de 71 mm., présente quatre den-
1 ticules, placés à des distances égales, sur la moi-
tié distale de la carène et chez le dixième exemplaire il v a trois denticules. Les ponctuations de la
face supérieure de la carapace sont serrées et assez grosses, (au milieu, elle paraît même légèrement
rugueuse), mais aux régions branchiales et sur l'abdomen elles sont plus petites.
Ciiez le mâle adulte les deux
pattes antérieures (abstraction laite
aes poils) ne aepassent que légère-
ment le pen unième article du
peaoncuie amennaire; cnez 1a pius
grande lemene ovnere, eues s'eien-
dent jusqu'à l'extrémité distale de
ce peaoncuie, cùez la plus petite
Fig. 2ti — 2t6 Kai Bumba : 2ti partie distale du rostre d'un exemplaire, long de 23
femelle ovilere jusqu'au milieu et mm., appartenant à la variété Schoutedeni et ayant la formule rostrale , x 50.
cnez les autres exemplaires à peu
e
près jusqu'au milieu du dernier article. Les pattes de la I paire sont lisses, mais la face inférieure
de iiscmum et du merus des pattes de la 2e paire est distinctement granuleuse chez le mâle adulte,
moins distinctement cùez les autres exemplaires. Les grosses pattes de la 3e paire dépassent le pédon-
cule aniennuiaire du dactyle, du propodite et d'une petite partie
du carpe; leur merus atteint presque le niveau de l'extremité
distaie du premier article antennulaire. A u bord externe du carpe
et du propoaite des trois pactes postérieures, ainsi que sur la lace
intérieure du propodite, les tubercules sont disposes en des rangées
longitudinales. Jue merus des pattes de la 3e paire porte, près de Fig. 212 patte de la 2e
Textremite distale de son bord externe, une petite épine mobile; paire d'une femelle
ovifère, longue de 24,5
cette epme se voit de même sur le merus des deux pattes suivantes, mm., appartenant à la
mais ceiui de la 4e paire porte une epme plus petite en arrière d'elle variété Schoutedeni
(N° 122. du Tableau),
et ceiui de la paire même deux, graduellement plus petites, à x 22.
des distances egaies et aussi mobiles. Ces épines existent également
cnez le mâle de 1' Atya scaora) décrit ci-dessous, mais l'épine
du merus de la 3e paire lait deiaut. Cnez la lemelie, les pattes des
trois dernières paires sont comparativement plus faibles, mais la disposition et l'arrangement des
tubercules et des epmes sont les mêmes.
L e telson ressemble à celui de Y Atya scabray
la face supérieure porte cinq paires d'epines, la
paire anteneure se trouve juste en avant du
milieu; les deux rangées convergent en arrière
jusqu'à la 4e paire, mais les épines de la 5e sont
un peu plus éloignées l'une de l'autre que celles
de la paire précédente; les cinq épines du bord
postérieur comme dans l'espèce de L,each.
Les pattes des trois dernières paires ont une
forme un peu moins trapue que celles de Y Atya Fig. 2t3 rostre d'un exemplaire, long de 25 mm., (N° 123 du Ta-
bleau), x 17; 2ti deux denticules au milieu du bord supérieur
scabra et notamment le mérus de la 3e paire du de ce rostre, x 50.
mâle a une forme plus cylindrique, étant moins
épaissie au tiers distal.
Les œufs ochracés sont fort nombreux, très petits, longs de 0,58-0,62 millimètres et larges de
0,32 millimètres.
Distribution : Rivière Ogoué (au Gabon).

A T Y A SCABRA LEACH.

Atya scabra L E A C H , dans: Transact. Linnean


Soc. London, X I , 1 8 1 5 , p. 345.
Atya scabra M . J . R A T H B U N , dans : Proc.
U. S. National Muséum, vol. X X I I , Washington
1900, p. 3 1 3 .
Atya scabra E . L . B O U V I E R , dans : Bull,
scientif. de la France et de la Belgique,
T . X X X I X , 1905, p. 1 2 1 .
Fig. 2t5 rostre d'un jeune exemplaire, lorg de 18 mm., (N° 124
Atya margaritacea A . M . - E D W . var. ciaviger du Tableau), x 17; 2t6 partie distale de ce rostre, x 50.
C A R L W . S. A U R I V I L L I U S , dans : Bihang till K .
Svenska Vet.-Akad. Handlingar, Stockholm 1898, Bd. 24, Afd. I V , N°i, p. 14, T a f . I I I , Fig. 5-8.

Un mâle adulte, recueilli par le Dr. SCHOUTEDEN le 25/26 octobre 1920 à MBuma dans le
Mavumbe.
28
L'exemplaire est long de 80 mm. depuis la pointe du rostre jusqu'à l'extrémité postérieure du telson.
Le rostre (Fig.4 a , 4 b ) qui s'étend jusqu'à l'extrémité distale du premier article antennulaire, ressemble,
vu de côté, à la figu-
re 25 S de BOUVIER
(1. c.), la carène ven-
trale se terminant un
peu au-dessous et en
arrière de la pointe
en une très petite
dent aiguë; la carène
dorsale se termine
juste en arrière de la
pointe du rostre, de
laquelle elle est sépa-
rée par une petite
incision triangulaire.
Il se pourrait que
cette incision fût con-
stante, propre à l'es-
Fig. 3 a 3b Atya africana Bouv., rostre du mâle adulte, long de 96 mm. de M'Buma, vu pèce a f r i c a i n e et
d'en haut et de côté, x 6 2/3.
manquant dans l'es-
pèce américaine, j ' y fais donc attention. L a partie distale du rostre, située en avant des échancrures,
paraît, vue d'en haut, un peu plus longue que large à sa base, à peu près comme dans la figure
25 M. de Bouvier; en arrière des lobes
latéraux assez saillants le rostre se
rétrécit légèrement. Les angles supra-
et infra-antennaires se terminent par
une épine saillante et aiguë, surtout le
dernier.
L a carapace, qui est herissée de
poils très courts, est rugueuse et gros-
sièrement ponctuée ; près des angles
latéro-postérieurs arrondis, les ponctua-
V d 3J ' J, 7 \ tions disparaissent, la surface y étant
,70 .• lisse et glabre. L'abdomen est de même
. j , i*1. 3 «>:.> ;- A ponctué et pubescent. D'après M. Auri-
A.-C, Fig. 4jU. Atya scabra Leach, 4a, 4b, rostre du mâle adulte, long de 80 mill., villius le telson porterait à chaque côté
Buma, vu d'en haut et de côté, x 6 2/3.
dee M'B 8 épines, sur sa figure 7 cependant on
n'en compte que 7 à gauche et 6 à droite; le telson du mâle de MBuma ne présente que 5 épines
de chaque côté, puis deux épines aux angles latéro-postérieurs dont l'interne est la plus grande; juste
en avant du bord postérieur il porte une épine médiane, dirigée en
arrière, mais n'atteignant pas ce bord.
Distribution : E n Amérique. Mexique occidental et oriental (WiEG-
MANN, STIMPSON) ; Nicaragua ( S . I. S M I T H ) ; Darien ( B O U V I E R ) ; Santa
Marta, Columbie ( P E A R S E ) ; Venezuela (VON M A R T E N S , N O B I L I , B O U -
V I E R ) ; Cuba (VON M A R T E N S ) ; Porto Rico (M. J . R A T H B U N ) et dans la
plupart des Antilles.
Iles du Cap Vert ( O S O R I O , B O U V I E R ) ; Ile Fernando-Po ( B O U V I E R ) ;
Ile du Prince (OSORIO) ; Iles San Thomé et Rolas ( G R E E F F , O S O R I O ,
B O U V I E R ) ; Ile d'Anno Bom ( O S O R I O , B A L S S ) .
Afrique occidentale. Rivière de Saint-Paul, Mount Coffee, Liberia
(M. J . R A T H B U N ) ; Etome, Caméron ( A U R I V I L L I U S ) ; Duque de Bragan-
ça, Angola ( O S O R I O ) .
D'après M . B O U V I E R (1. c.) Y Atya scabra se trouverait aussi en
Australie et peut-être cette espèce habiterait la Nouvelle-Calédonie.

Fig. 4c Atya scabra Leach, telson


du mâle adulte, long de 80 mm.,
M'Buma, x 6 2/3.
29
EXHIPPOLYSMATA STEBB.

EXHIPPOLYSMATA HASTATOIDES (BALSS).

Mimocaris hastatoides H . B A L S S , dans : Zoologischer Anzeiger, Bd. X L I V , 1 9 1 4 , p. 596.


Mimocaris hastatoides H . B A L S S , dans : Beitrâge zur Kenntnis der Meeresfauna Westafrikas.
Crustacea I I : Decapoda Macrnra nnd Anomura (ausser Fam. Paguridae). Hamburg 1 9 1 6 , p. 23.
Une femelle (1) sans œufs recueillie par le Dr. S C H O U T E D E N le 13 août 1920 à Vista dans la mer.
Longueur 47 mm. depuis la pointe du rostre jusqu'à l'extrémité du telson, le rostre, la carapace
et l'abdomen mesurant respectivement 1 1 , 5 mm., 8,5 mm. et 27 mm. ; malheureusement dans les des-
criptions citées la longueur n'est pas indiquée. Tandis que selon M. Balss le rostre serait deux fois
aussi long que la carapace, celui de l'exemplaire de Vista n'est que d'un tiers plus long et, alors que
dans l'exemplaire typique la crête courbée était armée de 18 épines, il y en a ici 20; ces épines fixes et
très serrées augmentent graduellement de longueur d'arrière en ayant, de sorte que l'épine antérieure,
mesurée à son bord supérieur, paraît longue de 0,76 mm., exactement autant que le rostre est haut
à ce niveau. L a crête est précédée par une épine longue de 0,34 mm. et qui semble être mobile ; cette
épine est implantée à la descente antérieure d'un tubercule, situé à la base de la crête immédiate-
ment en avant du milieu de la carapace. Ce tubercule se prolonge en arrière en une crête lisse et
arrondie, qui passe dans la surface de la carapace juste en arrière du milieu. En avant de la crête on
observe, comme chez YExhippol. tugelae, à une petite distance encore une épine,
la 22e, à peu près aussi grande que l'épine antérieure de la crête et également im-
mobile; d'ici jusqu'à la pointe le bord supérieur du rostre est lisse et inerme.
L e rostre s'étend droit en avant jusqu'au milieu du troisième article antennulaire
et se dirige ensuite obliquement en haut, de sorte que sa pointe est située au des-
sus du niveau du bord supérieur de la carapace. L e bord inférieur est armé de
8 dents (d'après la description originale de 7) ; la première est située immédiate-
ment en avant de l'épine antérieure de la crête dorsale, la deuxième juste au-
dessous de la dent qui se trouve en avant de la crête, les distances entre les dents
augmentent lentement,, à l'exception de la 8®, qui est un peu plus petite que les
dents précédentes; la distance, en effet, entre les pointes de la 8e et de la 7e
dent n'est que deux tiers de la distance entre les pointes de la 7e et de la 6 e ;
l'intervalle entre la pointe de la 8e dent et celle du rostre mesure un tiers de la
distance entre les pointes de la 8e et de la 7e dent, de sorte que la 8e est placée
près de la pointe du rostre. L'angle orbitaire externe est subaigu et les deux
épines supra- et infra-antennaire sont bien développées.
L e sixième segment de l'abdomen est une fois et demie aussi long que le
cinquième et juste moitié aussi long que le telson. L e telson dont les bords laté-
raux sont munis de soies et qui mesure à peu près un quart de la longueur de
l'abdomen, étant aussi long que les lames internes mais un peu plus court que
les lames externes de la nageoire caudale, se rétrécit fortement et porte deux pai-
res de petites épines, longues seulement de 0,48 mm. ; la paire antérieure est
implantée un peu en avant du milieu, la distance de la paire postérieure iusqu'à
l'extrémité du telson est un peu plus grande que sa distance de la paire antérieure ;
à une petite distance (0,3 mm.) de la pointe acuminée du telson une fort petite
épine est implantée aux bords latéraux.
Pédoncules oculaires petits, s'étendant jusqu'au quart distal du premier
article antennulaire, les cornées occupent îuste un tiers de la longueur entière
du pédoncule. Antennes internes longues de 75 millimètres, une fois et demie
aussi longues que le corps, le pédoncule un peu moins que moitié aussi long que
le rostre, épine basilaire aiguë et aussi longue que les pédoncules oculaires, le
premier article un peu plus long que les deux articles suivants pris ensemble,
le deuxième un peu plus long que le troisième. Une partie basale du fouet exter-
ne, longue de 4,6 mm. et un peu plus courte que le pédoncule, est épaissie,
munie de filaments olfactoires et se compose de 24 segments dont seulement le
dernier est libre ; cette partie épaissie doit sans doute son origine à la coalescence
F i g . 5a. Exhippolysma-
d'un petit fouet avec le fouet externe — et dans ce cas-ci le nom générique ta hastatoides (Balss).
â'Exclysmatae eut été préférable, à ce qui me sem ble. Patte de la I e paire
Une petite épine à l'angle inféro-externe de l'article basilaire des antennes ta, ^
externes ; le fouet qui, selon M. Balss, serait encore plus long que celui des an-
tennes internes, est perdu. L'écaillé antennaire, longue de 7 millimètres, mesure à peu près un tiers
(1) Malheureusement les deux pléopodes de la 2e paire ont perdu leur endopodite ; je tiens cependant l'exemplaire pour une
femelles à cause de l'espace large entre les coxopodites des pattes thoraciques de la 5e paire.
30
de la distance de la pointe du rostre jusqu'au bord postérieur de la carapace, s'étend jusqu'au tiers
distal du rostre et dépasse légèrement le milieu de la portion épaissie du fouet externe des antennes
internes ; le bord externe est un peu concave et le sommet est arrondi.
Les pattes-mâchoires externes sont un peu plus longues que le pédoncule antennulaire et s'éten-
dent presque jusqu'au sommet du scaphocérite ; leur dernier article est presque deux fois aussi long
que le précédent, ces deux ensemble environ aussi longs que l'article antépénultième; l'exopodite
est un peu plus court que celui-ci.
Les pattes de la i e paire (Fig. 5 J s'étendent presque jusqu'à l'extrémité distale de l'article pénul-
tième des pattes-mâchoires externes, ne dépassant que de leurs doigts le pédoncule antennaire. Mesuré
au côté externe, le mérus paraît long de 2,64 mm., le carpe long de 1 , 5 mm., la pince longue de 1,95
mm., les doigts, longs de 0,9 mm., à peine plus courts que la paume qui est 2-fois aussi longue que
large : ces nombres prouvent que le mérus, qui est à peu près 6-fois aussi long que large, est presque
2-fois aussi long que le carpe, qui est 3-fois aussi long que large à son extrémité distale et que le
carpe est un peu plus court que la pince.
Les très minces pattes de la 2e paire dépassent les pattes antérieures de leur pince et de la moitié
de leur carpe et atteignent l'extrémité distale du pédoncule des antennes internes. Comme chez
YExhippol. tugelae Pischium présente sur la moitié proximale de son bord inférieur trois épines re-
courbées et de courtes soies sont implantées sur la longueur entière de l'article. Le mérus de la
patte droite, long de 2,5 mm., est 12-fois aussi long que large (0,2 mm.) au milieu, s'épaissit légè-
rement vers son extrémité distale large de 0,22 mm., tandis que l'extrémité proximale n'a qu'une
largeur de 0,18 mm. et le mérus paraît très indistinctement divisé en un petit nombre de comparti-
ments, comme chez YExhippol. tugelae Stebb. L e carpe qui est long de 3,7 mm., une fois et demie
aussi long que le mé-
rus, est large de 0,2
mm. aux deux extré-
mités, un peu moins
(0,18 mm.) au milieu
et paraît donc 20-fois
aussi long que large ;
il est divisé en 13
articles, dont le pre-
mier et le dernier,
longs de 0,5 mm.,
sont plus longs que
les autres : le 2e arti-
cle est aussi long que
large, les cinq arti-
cles suivants plus
longs que larges, les
Fi? 5') Exhippolysmata hastatoides (Balss). Patte de la 5e paire, x 13 1/3; 5c dactyle
de cette patte, x 33. cinq suivants (8-12)
a u s s i l a r g e s que
longs; le 13 e , enfin, est 2^-fois aussi long que large. La pince mesure 0,97 mm., la portion palmaire,
2-fois aussi longue que large, légèrement plus longue que les doigts. L a patte gauche est un peu plus
longue, le carpe mesurant 3,86 mm., la pince 1,02 mm., mais pour le reste cette patte ressemble à
l'autre, le carpe étant de même divisé en 13 articles.
Les pattes de la 3e paire dépassent les scaphocérites du doigt, les deux pattes suivantes sont suc-
cessivement un peu plus courtes, de sorte que celles de la 5e paire s'étendent aussi loin en avant que les
pédoncules des antennes internes. Le mérus, long de 5,25 mm., de la patte de la 3e paire, s'étend aussi
loin en avant que le pédoncule antennaire et présente une forme grêle, étant 15-fois aussi long
que large au milieu; le bord inférieur est armé, à l'exception de son quart proximal, de huit épines
mobiles. Le carpe, long de 2,7 mm. et io-fois aussi long que large, est à peu près moitié aussi long
que le mérus et porte quelques soies simples disposées en touffes de 2 ou 3 chacune, mais pas d'épi-
nes, les plus longues soies mesurant un millimètre. Tandis que le carpe présente partout la même lar-
geur, le propodite qui est d'un neuvième plus long, mesurant 3 mm., s'amincit régulièrement vers
l'extrémité distale qui est large de 0,19 mm., l'extrémité proximale étant large de 0,24 mm. ; comme
le carpe, le propodite est de même muni de soies simples disposées en touffes ; ces soies sont de lon-
gueur inégale, les plus longues mesurant presqu'un millimètre. L e doigt sans l'ongle qui manque
dans les deux pattes, paraît long d'un millimètre, légèrement courbé et 7-fois aussi long que large
à sa base ; il s'amincit graduellement et est armé de trois épines mobiles à la moitié proximale, qui
augmentent graduellement en longueur, de sorte que la troisième est deux fois aussi longue que la
première; à la base de l'ongle quelques petites soies sont implantées.
Le mérus des pattes de la 4e paire est long de 5 mm., 15-fois aussi long que large et armé de 6
épines mobiles, implantées à des distances un peu inégales, à l'exception du tiers proximal ; il y a
aussi quelques soies. L e carpe est long de 2,35 mm., large de 0,2 mm. près de l'extrémité proximale
31
et de 0,28 mm. à l'extrémité distale; il est muni le long de son bord postérieur de 4 ou 5 touffes de
soies inégales, dont les plus longues mesurent 1 millimètre. L e propodite est long de 2,9 mm., large
de 0,24 mm. à son extrémité proximale et de 0 , 1 7 mm. à l'extrémité distale, le doigt est environ
aussi long que celui des pattes de la 3E paire et porte de même 3 épines mobiles à sa moitié proximale.
L e mérus des pattes de la 5E paire (Fig. 5,,) est long de 4,3 mm., large de 0,34 mm. au milieu, à peu près
12-fois aussi long que large, et armé de 5 épines mobiles à sa moitié distale; carpe long de 2 , 1 mm.,
7-fois aussi long que large; propodite long de 2,7 mm., large de 0,22 mm. à son extrémité proxi-
male et de 0,16 mm. à l'extrémité distale, 13 à 14-fois aussi long que large au milieu, et muni de
10 à 1 1 touffes transversales de soies de longueur inégale, dont les plus longues mesurent 1 à i j i
mm. ; les soies implantées près de l'extrémité distale sont pectinées, les autres sont simples, comme
celles des deux pattes précédentes. L e doigt (Fig. 5 r ) qui est légèrement courbé et qui s'atténue réguliè-
rement depuis sa base jusqu'à la pointe, est long de 1 , 1 mm., l'ongle compris; celui-ci, long de 0,24
mm., mesure -J- de la longueur entière du doigt, on observe une couronne de soies à sa base et sur la
moitié proximale du dactj^le deux épines mobiles sont implantées; le doigt est large de 0,14 mm. à
sa base, •§ de sa longueur.
Cette espèce est évidemment très voisine de VExhipp. tugelae S T E B B . de la côte de Natal (Th. R .
R . S T E B B I N O , dans : Annals of the South African Muséum, vol. X V , 1 9 1 5 , p. 0 4 , Pl. L X X X I X ) .
L e rostre de cette espèce est une fois et demie aussi long que la carapace, au lieu de i^-fois et la
crête rostrale se compose de 1 3 , au lieu de 20 den f s. L a partie épaissie du fouet externe présente 28
au lieu de 24 segments. Les doigts des pattes de la i e paire mesurent à peine deux tiers de la paume
et sont donc plus courts que chez YExhipPol. hastatoides. L e carpe des pattes de la 2e paire se compose
de 1 2 , au lieu de 1 3 articles. D'après M. STEBBTNG le 4 E article, le mérus, des trois dernières paires
diminuerait sucessivement en longueur, de la 3e à la 5E paire, mais le 5E article, le carpe, deviendrait
graduellement plus long (« the fourth joint being successivelv shorter but the çth successivelv lon-
ger », 1. c. p. 96) ; chez l'exemplaire de Vista, au contraire, le mérus, le carpe et le propodite de ces
pattes diminuent tous les trois graduellement en longueur. Ce sont pour la plupart de légères diffé-
rences.
L ' E x h i p p o l . ensirostris ( K E M P ) des côtes du Bengale se distingue au premier coup d'œil par le
bord supérieur du rostre qui porte des dents jusqu'auprès de la pointe, par le petit nombre (7-12,
dans la variété punctata 4-8) de dents sur la crête proximale et par les doigts des pattes de la i" paire
qui sont aussi courts que chez l ' E x h i p p o h tuçrelae.
Peut-ê f re, comme le pense aussi le Dr. B A L S S fin litteris), le p*enre Exhippolysmata devra-t-il
être identifié avec le genre Mimocaris N O B . ( G. NOBTLI, dans : Bollet. dei Mnsei di Zool. ed Anat.
comp. di Torino, vol. X V I I I , N° 447, iqot,, p. 5). En effet, de même oue l'espèce tvpique de ce reti-
re, la Mimocaris heterocarpoides NOB. de Bornéo, ressemble au genre Heterocarpus à cause des crêtes
de sa carapace et des épines dorsales de son abdomen, de même la Mimocaris hastatoides présente
une grande ressemblance avec le Leander hastatus A U R I V . , de sorte que chez l'une et l'autre existe le
mimétisme, qui forme, à ce qui me semble, le caractère principal pour distinguer le genre Mimocaris
h du P'enre HîbPolvsmafa ^Ttt^son. Dans In Mimocaris hetcrocarPoides l'épî-ne i-n-f-rn-nni-pri-n^r^ la
carapace est beaucoup plus grande que l'épine supra-antennaire et peut-être l'espèce de Nobili pré-
sente encore d'autres différences, de sorte que provisoirement le genre Exhippolysmata est encore
maintenu.
Distribution : Victoria, Caméron ( B A L S S ) ; Borna, Congo ( B A L S S ) ; Kinsembo, Angola ( B A L S S ) .

DESMOCARIS SOLL.

D E S M O C A R I S T R I S P I N O S A (ATTRIVILLIUS).

Palaemonetes trispinosus C A R L W . S . A U R I V T L L I U S , Krustaceen ans dem Kamenm-Oebiete,


Stockholm, tSo8, P. 20. T a f . I V , fig. 1 und 2, dans : Bihang till K . Svenska Vet.-Akad. Handlin-
gar, "Rd. 24, Afd. I V , N° 1 .
Desmocaris trispinosus E . SOLLAUD, dans : Comptes Rendus de l'Académie des Sciences de Paris
du 27 mars i q i i .
Desmocaris trispinosus J . G. DE MAN, dans : Annales Soc. roy. Zoolog. et Malacol. de Belgi-
que, T . X L V I ( 1 9 1 1 ) , p. 202.
2 2 exemplaires, pour la plupart non encore adultes, capturés à "R an an a. r>ar M. D E L H F . Z .
14 femelles adultes, presque toutes pourvues d'œufs, recueillies à Banzvville, envoi de M.
ROYAUX.
S exemplaires, parmi lesquels une femelle pourvue d'œufs, capturés par Madame T I N A N T à
Elisabeth, nrpc de "Rscoko, rive Pranclie du fl^'w Congo, environ i° T,at. N . . Long. E .
1 exemplaire adulte, sans œufs, capturé À StanleyviUe par le Dr, C H R I S T Y , le 12 juin 1 9 1 ? .
32
Le rostre qui s'étend jusqu'au milieu ou presque jusqu'au milieu de la distance entre l'extré-
mité distale du pédoncule antennulaire et celle des scaphocérites, présente chez ces 40 exemplaires une
formule de dentition très variable, ce que démontre le tableau suivant :
-1 un exemplaire ; -I trois exemplaires ; deux exemplaires ;
5
huit exemplaires ; -±i quatre » 6+
SIX
six — deux » 7+i quatre »
21
1 deux ^t un exemplaire; Z±E un exemplaire.
Il résulte de ce tableau que chez la moitié des exemplaires, soit chez 50 pour cent, le dent api-
cale manque, que chez 8 exemplaires (20%) le bord supérieur du rostre est armé, outre de la dent api-
cale, de cinq dents, chez 22 exemplaires (55%) de six et chez 10 exemplaires (25%) de sept, que par
conséquent on observe le plus souvent six dents, moins souvent cinq ou sept. Le bord inférieur pré-
sente chez 20 exemplaires (50%) une seule dent, chez 19
exemplaires (47^%) deux dents, enfin chez un seul exem-
plaire, long de 25 mm. et provenant d'Blisabetha, on y
observe trois : ce bord porte, par conséquent, aussi souvent
deux dents qu'une seule, tandis que la présence de trois
dents se voit très rarement. Chez cette espèce toutes les
dents se trouvent sur la partie libre du rostre, il n'y a
jamais des dents sur la carapace ; les dents du bord; supé-
rieur sont équidistantes ou parfois les distances sont un
peu inégales. Ainsi chez un exemplaire, long de 27,5 mm.,
de Banana, dont le rostre présente la formule6-* , la deu-
xième dent, c'est-à-dire sa pointe, est située un peu plus
loin de la première que de la troisième et la sixième
Fig. 6a-k Desmocaris trispinosa (Auriv.). 6a rostre
un peu plus loin de la cinquième que celle-ci de la qua-
d'un exemplaire adulte, long de 26 mm., de Banana trième ; chez un autre, long de 22 mm., de la même pro-
(N° 1 du Tableau), x 1 3 ; 6b pointe apicale de ce ros-
tre, x 66 ; rostre d'un autre exemplaire adulte, venance et avec la formule rostrale la troisième dent
long de 27 mm., de Banana, x 13. 1
est située deux fois aussi loin de la deuxième que celle-ci
de la première, tandis que la cinquième est placée à peu
près à mi-chemin entre la troisième et la pointe du rostre. L a dent apicale est presque toujours très
petite, beaucoup plus que la dent antérieure de la série basale qui est située deux ou parfois
même trois fois aussi loin de la dent apicale que celle-ci de l'extrémité du rostre. L a première dent
du bord supérieur est placée au niveau du bord postérieur de la cornée quand les pédoncules oculaires
sont dirigés en avant. L a dent ou les deux dents du bord inférieur se trouvent dans le tiers ou le
quart antérieur du rostre, souvent la dent antérieure est très petite,
aussi petite que la dent apicale et beaucoup plus petite que la dent pos-
térieure. Chez deux femelles, pourvues d'œufs, de Banzyville avec la
formule rostrale--, 2
les deux dents du bord inférieur sont de grandeur
égale, l'antérieure située chez l'une au milieu entre la cinquième et la
sixième du bord supérieur, chez l'autre juste en arrière de la sixième.
Chez l'exemplaire, long de 25 mm., d'Elisabetha dont le bord inférieur
porte trois dents, ces dents diminuent graduellement en grandeur de la
postérieure à l'antérieure, qui est aussi petite que la dent apicale et
située immédiatement en arrière d'elle.
Tandis que selon M . A U R I V I L L I U S le telson ne porterait qu'une
seule épine à l'extrémité postérieure de ses bords latéraux, M. Sollaud
(1. c.) dit que « comme chez tous les Palémonidés, le telson présente sur
son bord postérieur une rangée de longues soies plumeuses, encadrées
par deux paires d'épines articulées latérales. » Chez l'exemplaire long
6 T
Fig. 6d extrémité du telson d'un de 22 mm., sans œufs à formule rostrale — , les deux paires d'épines
jeune exemplaire, long de 22 mm.,
de Banzyville, x 100. sont encore présentes ; chez cet exemplaire (Fig. 6d) la distance des extré-
mités postérieures des bords latéraux mesure 0,52 mm., tandis que la
distance entre la ligne unissant ces extrémités postérieures et l'extrémité postérieure de l'épine médiane
est longue de 0,31 mm. ; l'épine médiane qui me semble être articulée au telson et par conséquent
mobile, est longue de 0,13 mm., l'épine latérale externe très petite ne mesure que 0,04 mm., l'in-
terne 0 , 1 1 mm. et entre cette épine-ci et l'épine médiane sept longues soies plumeuses sont implan-
tées qui, mesurant 0,35 à 0,36 mm., dépassent l'épine médiane de plus que la moitié de leur longueur.
Très souvent les petites épines externes sont perdues.
Les pattes-mâchoires externes (Fig. 6e) s'étendent chez les femelles adultes de Banzyville jus-
33

qu'au milieu de l'article terminal du pédoncule antennaire, chez de plus jeunes exemplaires elles sont
un peu plus courtes; l'exopodite atteint le sixième distal de l'antépénultième article, qui est distincte-
ment courbé et étroit, neuf à dix, chez de plus jeunes exemplaires onze fois aussi long que large ; le
pénultième article ou carpopodite mesure trois cinquièmes de l'ischio-méropodite, le dernier article,
enfin, quatre cinquièmes du pénultième. L e dernier article est muni à sa face interne, sauf
au quart proximal, de nombreuses soies pectinées ; l'extrémité distale (Fig. 6 f ) est arrondie et
porte une soie, dirigée en avant, mais juste en arrière d'elle est implantée, perpendiculaire à Vaxe
longitudinal, une épine ou soie robuste, simple, non pectinée, dirigée transversalement et mesurant
un quart de la longueur de l'article. On
observe aussi un petit nombre de soies
aux articles précédents et quelques
soies plumeuses sont implantées sur les ^ ^— - / /-
bords du quart distal de l'exopodite. Il
résulte du Tableau que la pince des pat-
tes dé la i e paire (Fig.6 g , 6h) mesure soit
Fig. 6 e patte-mâchoire externe d'un exemplaire adulte de Banana, x 2 7 .
un peu moins qu'un tiers, soit un peu plus
qu'un quart de la longueur du carpe; le carpe est cylindrique et moins épais que le mérus le long
de plus que la moitié, mais le tiers distal est conique, s'épaississant graduellement et assez forte-
ment jusqu'à son extrémité distale, sur laquelle sont implantées à la face interne
quelques soies courtes et pectinées. A la base des doigts qui ne mesurent que la moi-
tié de la longueur de la paume, se trouvent de longues soies pectinées, qui dépassent
plus ou moins les doigts et on observe quelques soies plus courtes et plus robustes,
mais de même pectinées au bord interne de la moitié proximale de la paume.
Le carpe des pattes de la 2e paire (Fig. 6;), cylindrique et moins épais que le mérus
dans sa moitié proximale, s'épaissit graduellement et assez fortement depuis le
milieu de sa longueur et porte par-ci par-là quelques soies courtes. L a pince, qui Fig.dernier 6i extrémité du
article de
d'après M. Aurivillius aurait environ la même longueur que le carpe, est toujours la patte-mâclioire
4
distinctement plus courte que celui-ci, mesurant ordinairement un peu pins de /, externe d'un au-
tre exemplaire de
4 4
de la longueur du carpe, rarement juste /s ou même un peu moins de /s (N° i du Banana, x 100.
Tableau). Les doigts mesurent chez les femelles adultes un peu plus qu'une fois
et demie jusqu'à deux fois la longueur de la paume, chez l'exemplaire pas encore adulte de Banana
(N° 2) un peu moins qu'une fois et demie. Les doigts sont excavés en forme de cuiller et, comme l'a
décrit déjà M. Sollaud, (1. c.),
« armés d'une rangée de denti-
cules aigus, étroitement serrés
les uns contre les autres, don-
nant au bord interne de ces
doigts l'apparence d'un pei-
gne » ; le bord externe ne les
a pas, à ce qu'il me semble mais
est muni de quelques faisceaux 6g patte de la 1° paire d'un
pince de cette patte, x 33.
de soies assez courtes.
Les pattes suivantes sont longues et grêles ; la longueur du carpe des pattes de la 3e paire se
rapporte à celle du propodite comme 3 : 5, mais le propodite des pattes de la 4e et 5e paire est une
Tableau indiquant les dimensions et la formule rostrale de six exemplaires
de la D E S M O C A R I S T R I S P I N O S A (Auriv.).

1 (0 •2 3 4 5 (ï

Longueur du corps ; 24,5 31 31 30.5 30

Formule rostrale . .
6 n + 1 7 + 1 6
•j
5 5 + 1
o o 1 2 o
e
Longueur du carpe des pattes de la I paire 3,4 3.3 3.8 3.7 3 7 3.7
» de la pince » • » »
1.05 o.yc 1,15 1.05 1 1 1.22
» de la paume » » »
0.7 0 66 0.77 0,71 0.75 0,82
» des doigts » » »
0 35 0,3 0 38 0.34 0 35 0.4
Longueur du carpe des pattes de la 2 e paire 2.3 1.0 2,3 22 2 1 2.1
n de la pince » » » 1.7 1.66 1.85 1 82 1.8 1 84
>> de la paume » » » 0.7 0,72 0.7 0 7 0 12 0,62
» des doigts » » » 1 0,94 1,15 1,12 1.08 1.22
Longueur du carpe des pattes de la 5e partie 2 2.1 2 1 2.1(5 2 2 16
» » propodite » » » 3 2 95 3 2 3 12 3,25
» » dactyle » » » 0,6 0 6 0,7 0.66 0 7 0,15
os 08
N 1 et 2 Banana; N 3-5 Banzyville ; N° 6 Elisabetha.
(1) Il existe chez cet exemplaire une dent apicale extrêmement petite, rudimentaire la distance de ce denticule jusqu'à u>
point du rostre est 1/7 de sa distance jusqu'à la sixième dent.
34
fois et demie aussi long que le carpe; le doigt mesure un quart à un cinquième du propodite. Le
propodite des pattes de la 3e et 4e paire porte un petit nombre d'épines mobiles le long de leur bord
postérieur, mais celui de la 5e paire est muni de 15 ou 16 séries transversales de deux ou trois
épines chacune.
Les femelles de Banzy-
ville étaient pourvues chacu-
ne de dix à quinze œufs,
longs de 1,6 à 1,8 milli-
mètre.
Distribution : Rivières
de la Côte d'Or (SOLLAUD) ;
Caméron, ruisseau à Kitta
( A U R I V I L L I U S ) ; Congo fran-
çais, Brazzaville (SOLLAUD) ;
rivière Ottenge près de Ban-
e
zyville (DE MAN).
Fig. 6i patte de la 2 pfilre de cet exemplaire, x 20 ; 6j bords internes des doigts cette
patte, x 66.

LEANDER DESM.

LEANDER HASTATUS AURIV.

Palaemon (Leander) hastatus C A R L W . S. A U R I V I L L I U S , Krustaceen aus dem Kamerun-Gebiete,


Stockholm i8q8, p. 27, T a f . I V , fig. 3-6, dans : Bihang till K . Svenska Vet.- Akad. Handlingar,
Bd. 24, Afd. I V , N ° : O 1.
Leander hastatus H . B A L S S , dans : Beitrâge z. Kenntnis der Meeresfauna Westafrikas. Crusta-
eea II, Hamburg 1916, p. 25.
Leander hastatus S . K E M P , dans : Records of the.Indian Muséum, Vol. X I I I , Part I V , N° 13..
Calcutta 1 9 1 7 , p. 209 (passim).
1 1 6 exemplaires, parmi les-
quels il n'y a qu'une seule femelle
pourvue d'œufs, recueillis le 13
août 1920 par le Dr. SCHOUTEDEN à
Vista, dans la mer.
2 femelles, pourvues d'œufs,
capturées par le Dr. E T I E N N E à
Banana.
Comme l'a déià dit M. S T A N L E Y
K E M P (1. c.) dans un de ses mémoi-
res si importants et intéressants sur
les Crustacés Décapodes du Musée
Indien à Calcutta, Leander hastatus
présente la plus grande affinité et la
plus grande ressemblance avec le
Leander tenuipes H E N D . des côtes
du Bengale et quoiqu'il n'eût pas
Fig. Pk patte de la paire d'une femelle adulte ovifère, provenant de Banzv-
ville, x 20. l'occasion d'étudier l'espèce décrite
par A U R I V I L L I U S , il fait cependant
mention de quelques différences entre les deux espèces.
L'examen scrupuleux du grand nombre d'exemplaires, récoltés par le Dr. SCHOUTEDEN, me mit
en état de contribuer à la connaissance de cette espèce. L e Leander hastatus A U R I V . se distingue donc
du Leander tenuipes par les caractères suivants :
T) Par le plus grand nombre de dents sur la crête basale du rostre. Les 74 exemplaires dont le
rostre n'était pas mutilé, présentaient les formules rostrales suivantes :
7
±! un exemplaire ; 7—- quatre exemplaires ; z ± 5 deux exemplaires ; ^ un exemplaire ; ^ i vingt- 1

1 5
quatre exemplaires ; -p neuf exemplaires ; Ç. un exemplaire ; *LL un exemplaire ; dix-huit exem-
plaires ; huit exemplaires ; ^tl un exemplaire ; un exemplaire ; deux exemplaires ; ^i 1 un
exemplaire.
Il résulte de ces formules dont la diversité est grande, que chez 36 exemplaires, donc chez 48 0/0,
la crê f e basale est munie de huit dents, chez 27 (36 pour cent) de neuf, chez 7 (9 pour cent) de
sept, chez 3 (4 pour cent) de dix et que chez un seul exemplaire (1,4 pour cent) onze dents étaient
présentés : communément la crête porte ainsi huit ou neuf dents, rarement sept, tandis que la pré-

ii
35
senee de dix ou onze dents paraît, très exceptionnelle. Or, chez le Leander tenuipes la crête basale
ne porte que cinq à sept dents. Deux, trois ou quatre dents proximales sont mobiles, unies à la crête
au moyen d'une articulation, et dès la première qui est fort petite, jusqu'à la quatrième ou
cinquième, ces dents s'agrandissent régulièrement, taudis que les dents suivantes sont égales; une
ligne unissant les pointes des dents paraît légèrement courbée. L e plus souvent les deux petites dents
postérieures sont placées sur la carapace, quelque-
fois la carapace n'en porte qu'une seule, et c'est
très rarement que trois dents y sont placées. L a très
petite dent subapicale est constamment présente.
Pour ce qui regarde les dents du bord inférieur,
chez 47 exemplaires (63 pour cent) quatre étaient
présentes, chez 22 exemplaires (30 pour cent) cinq,
deux exemplaires n'en portaient que trois, chez
deux autres le bord inférieur portait six dents et
chez un seul individu j ' y ai observé onze, (Fig. jc
yA) ce qui doit être regardé comme un phénomène
anormal. Quant à la forme et la longueur du rostre,
cette espèce ressemble au Leander tenuipes: chez les
animaux adultes c'est à peu près la moitié de la
partie libre qui s'étend au-delà des écailles anten-
Fig. 7a-h. Leander hastatus Auviv. 1-,. rostre d'un exemplaire
naires, mais chez de plus jeunes individus le rostre adulte de Vista, M ; 7b extrémité distale de ce rostre,
est plus court ; chez les deux femelles, pourvues
x
33; 7c rostre (le l'exemplaire de la même localité, dont
le bord inférieur est armé de onze dents, x 4 ; 7d pointt
d'œufs, de Banana, la partie du rostre qui s'étend apicale de ce rostre, x 33.
au-delà des scaphocérites est un peu plus courte
que la partie proximale, chez la femelle, pourvue d'œufs, de Vista au contraire les écailles s'étendent
jusqu'au milieu du rostre comme d'ordinaire.
2) D'après M . K E M P (1. c.) le sixième segment de l'abdomen du L. tenuipes Hend., mesuré le long
du côté dorsal, serait un peu plus long que la moitié de la carapace (« a trifle more than half the
length of the carapace »), chez le L . hastatus, au contraire, la longueur de ce segment mesure con-
stamment un Peu Plus de deux troisièmes de la longueur
de celle-ci, c'est-à-dire de la distance entre le bord or-
bital et le bord postérieur de la carapace (voir le Tableau),
1a proportion variant entre 0,66 et 0,73.
I) A U R I V I L L I U S dit (1. c.) que le petit filet des antennes
internes est accolé au côté interne du filet externe par
un peu plus de la moitié de sa longueur (« mit etwas 7e rostre d'une femelle ovifère de Banana, x 4
iïber die Hâlfte an der Innenseite der âussern Geissel pointe apicale de ce rostre, x 33.
angewachsen ist ») : ceci est sans doute un lapsus, parce
qu'il aurait dû écrire « mit etwas weniger als die Hàlfte En effet chez les 14 exemplaires exami-
nés par moi, la longueur de la partie accolée mesure jusqu'à | de la longueur entière du petit
filet, ce n'était que chez un seul exemplaire, long de 73 mm., qu'exactement la moitié en était unie au
filet externe : quant à ce caractère l'espèce c o n c o r d e donc avec le L. tenuipes. Tandis que cepen-
dant chez le 1tenuiPes, selon M . K E M P , le r>e+it
filet est accolé à l'autre par sept ou huit articles,
chez le L. hastatus ce ne sont constamment que
quatre 011 cinq (Fig. 7.) qui s'unissent au filet ex-
terne et chez une femelle de Banana, pourvue
d'œufs, les deux filets n'étaient accolés que par
trois articles (Fig. 7 )• A ce qu'il me semble, le Fig. 7{f le petit filet de l'antenne droite interne d'un ex-
emplaire adulte de Vista, accolé par 4 articles au filet ex-
•netit filet n'est pas articulé. terne, x 25.
d) D'après le savant carcrnoloo-îste de Calcutta
chez le L. tenuiPes l'article terminal des pattes-
mâ^hoires externes n'est à peu près aue d'un
huitième plus court que le pénultième, chez l'es-
pèce de la côte occidentale de l'Afrique cependant
d'un sixième ou d'un cinquième, rarement d'un Fig. 7h le même de la femelle ovifère de Banana, chez la-
quelle le petit filet n'est accolé que par 3 articles à l'an-
septième, de sorte que l'article terminal paraît ici tre. x 25.
un peu plus court par rapport à l'article précédent.
t) Tandis aue les pattes de la première mire concordent avec celles du Leander tenuipes, en ce qui
regarde les dimensions des articles (voir le T a b l e . a u ) , ceci n'est pas le cas chez celles de la deuxième.
Chez une femelle sans œufs, longue de 72 mm., mesurée par Aurivillius, le carpe des pattes de la
deuxième paire était long de o mm., iuste aussi long que les doigts, chez les cinq autres exemplai-
res, mesurés par lui, cet article était long de 3 à 6,5 mm. et plus court que les doigts, or chez les
36

14 exemplaires, mesurés par moi, la longueur variait entre 2,3 mm. et 5,5 mm. Exactement comme le
décrit le naturaliste suédois, le carpe était chez les exemplaires, étudiés par moi, tantôt un peu
plus court, tantôt un peu plus long que la paume et les doigts n'étaient communément que peu plus
de deux fois ou même pas encore deux fois aussi longs que le carpe, tandis que chez le L. tenuipes
ils sont presque trois fois ou même un peu plus de trois fois aussi longs que cet article, rarement
guère plus de deux fois.
Précisément comme chez les exemplaires du L. tenuipes, étudiés par M . S T A N L E Y K E M P , de
même chez ceux du L. hastatus les pattes des trois paires postérieures étaient plus ou moins mutilées
et cassées, surtout les dactyles qui n'étaient complets chez aucun. Ce n'était que chez une femelle
de Banana que le doigt d'une patte de la troisième paire semblait être entière : si cette observation
a été juste, le dactyle de cette patte ne serait que d'un tiers plus long que le propodite, à l'extrémité
conique et munie de 3 ou 4 soies très petites. Du reste il résulte suffisamment du Tableau que les
pattes des trois dernières paires ressemblent tout à fait à celles du L . tenuipes en ce qui regarde leurs
dimensions.
Dans tous les autres caractères les deux espèces concordent complètement. Les œufs du L .
hastatus sont très nombreux et petits, longs de 0,45-0,5 mm. et larges de 0,35-0,38 mm.
Cette espèce atteint la longueur de 75 millimètres depuis l'extrémité du rostre jusqu'à celle du
telson, elle a donc la même taille que le L. tenuipes.
Distribution : Liberia (Monrovia, Grand Bassa) [BALSS] ; Côte d'Or (Saltpond, Accra, Addah)
[ B A L S S ] ; Dahomey (Grand-Popo) [ B A L S S ] ; Caméron (près de Beticka ba Mallale, dans la mer)
F A U R I V I L L I U S ] ; Caméron, Duala [ B A L S S ] ; Congo Français (Loango) [ B A L S S ] ; Cabinda (Cabinda)
[ B A L S S ] ; Congo Belge (Borna sur le Congo, dans l'eau douce) [ B A L S S ] ; Angola (Kinsembo) [ B A L S S ] .

LEANDER MACULATUS THALLWITZ.


Leander maculatus J . T H A L L W I T Z , Decapoden-Studien, Berlin I 8 Q I , p. IQ (dans: Abhandl. und
Berichte des Kôn. Zoolog. und Anthrop.-Ethnogr. Muséums zu Dresden I8QO/QI, N° 3).
/ Palaemon Edwardsii M. J . R A T H B U N , dans : Proc. U. S. Nat. Mus. X X I I , IQOO, p. 314.
Palaemon {Leander) Edwardsii H . L E N Z , Dekapode Crustaceen Aquatorialafrikas, Leipzig
TQTO, p. 6 (dans : Wissensch. Ergebnisse der Deutschen Zentral-Afrika-Expedition 1907-1908, Bd.
I I I , Zooïogie I , Lief. 3.
Leander Edwardsii H. B A L S S , dans : Beitrâee zur Kenntnis der Meeresfauna Westafrikas, her-
ausgegeben von W. Michaelsen (Hamburg). Crustacea I I : Decapoda Macrura und Anomura (ausser
Fam. Paçnridae) Hamburg 1016, p. 26, fig. 7 u. 8.
Confer : J . G. DE MAN, dans : Tijdschrift der Nederl. Dierkundige Vereeniging, (2). Dl. X I X ,
1923. Afî. T, p. 4.
Une femelle, pourvue d'œufs, et un plus ieune exemplaire capturés par M . D E L H E Z à Banana.
Comme il a été dit dans ma description de la variété robusta du Leander lonçrirostris (H. M.-
Fpw.), j'ai reçu à ma demande du Musée de Dresden un des cotypes du Leander maculatus
T H A L L W . , tandis que M. le Prof. K . M. H E L L E R avait en outre la bonté de me fournir quelques ren-
seignements sur cette espèce.
M . le Dr. B A L S S du Musée de Munich avait la complaisance de m'envover deux des trois femel-
les ovifères d'Old Calabar, rapportées par lui à tort au Leander Edwardsii. Les échantillons, décrits
par le Dr. T H A L L W I T Z , sont tous de jeune âge, les plus grands étaient longs de 2 1 mm., mais
l'exemplaire, reçu par moi, ne mesurait que 16,7mm. Dans cet exemplaire le rostre ne dépasse les
scaphocérites que sur une petite distance (0,35 mm.) et présente la formule rostrale -+1, tandis qu'elle
a été indiquée comme étant ^ dans la description originale ; la première dent ou postérieure se trouve
plus près du bord orbitaire que dans les autres exemplaires, la distance, en effet, de la pointe de cette
dent jusqu'au bord orbitaire ne mesure que - de la distance du bord orbitaire jusqu'au bord postérieur
de la carapace. L'espace entre la première et la deuxième dent est environ i-|-fois aussi long que
l'espace entre h deuxième et la trois^me : la distance entre la deuxième et la troisième est exactement
aussi grande que celle entre la troisième et la quatrième, mais les espaces qui séparent les dents sui-
vantes augmentent d'une façon régulière; la distance de la pointe de la première dent jusqu'à la
septième est longue de 2,44 mm., la distance de la pointe de la septième jusqu'à celle du
denticule apical et du rostre mesure respectivement 1,6 mm. et 1,72 mm., de sorte que la série proxi-
male de dents est précisément une fois et demie aussi longue que la partie distale inerme du bord
supérieur. L a pointe de la première dent ou postérieure du bord inférieur dépasse un petit peu celle
de la sixième dent du bord supérieur, la pointe de la deuxième du bord inférieur dépasse un peu
celle de la septième du bord supérieur et la dent antérieure du bord inférieur se trouve un peu plus
loin de la deuxième que celle-ci de la dent postérieure.
L a femelle ovifère de Banana est longue de 40 mm., les exemplaires d'Old Calabar sont
mutilés, mais d'après M. L E N Z cette espèce atteindrait la longueur de 43 mm. La femelle de
37
Banana présente la formule rostrale la deuxième dent se trouve immédiatement devant le bord
orbitaire, de sorte qu'il n'y a qu'une seule dent sur la carapace; la distance de cette dent jusqu'au
bord oroitaire mesure à peu près de la distance de ce bord-ci jusqu'au bord postérieur de la cara-
pace. Une ligne unissant les pointes des dents du bord supérieur s'élève un peu, mais depuis la hui-
tième dent le rostre est obliquement dirigé en haut ; les distances des pointes des dents sont, dès la
premiere, 1,48 mm., 0,83 mm., 0,77 mm., 0,94 mm., 1,06 mm., 1 , 1 mm. et 1 , 1 8 mm., d'où il
rcsmie que ia distance en ire 1a r et ±a 2" esc presque 2-fois aussi longue que l'espace entre la 2e et
la 3% que 1a distance entre la 3e et la 4e est un peu plus petite que celle entre la 2e et la 3% et que les
disian^es suivantes augmentent graduellement; la distance de la pointe de la 8e dent jusqu'au denti-
cule apicai est longue de 4,0 mm. et jusqu'à la pointe du rostre 4,74 mm., d'où il résulte, que la
longueur de la serie proximaie de dents est à peu près i^-fois aussi longue que la partie distale in-
erme du bord supérieur, .Le très petit denticule apical, long seulement de 0,085 mm., n'est pas
encore moitié aussi long que la pointe (0,2 mm.) du rostre. L a 3" dent du bord inférieur se trouve
immédiatement devant la 8e du bord supérieur, la distance de la pointe de la i e jusqu'à celle de la 2e
dent est longue de 1 mm., la distance de la pointe de la 26 jusqu'à celle de la 3e est longue de 1,7 mm.
L a lormuie rostraie de r autre exemplaire, peut-être mâle, est mais ici deux dents se
tiouvent sur la carapace, la troisième immédiatement devant le bord orbitaire; de même que chez le
cotype, long de 10,7 mm., la 3e dent du bord inférieur est située plus loin en avant de la dent anté-
rieure du oord supérieur que chez l'exemplaire adulte. Dans la plus grande femelle d'Old Calabar
la sene proximaie se compose de sept dents, dont la 2e se trouve au-dessus du bord orbitaire, la
pointe du rostre est cassee juste au-delà des scaphocérites ; bord inférieur à trois dents, dont l'anté-
rieure est placée immédiatement devant la septième. L'autre exemplaire ressemble à cette femelle et
ne diffère que par la présence de 8 dents dans la série proximale du bord supérieur.
^ Chez la femelle ovifère de Banana la hauteur du rostre au niveau de la dent postérieure du bord
inférieur, y comprises les dents du bord dorsal, mesure justement un huitième de la longueur du
rostre, c'est-à-dire de la distance de la pointe de la i 6 dent du bord supérieur jusqu'à celle du rostre.
De même que sur la figure 7 de Balss, le rostre dépasse les scaphocérites d'un tiers de sa longueur.
L'épme branchiostégale se trouve au bord antérieur de la carapace et est un peu plus petite que
l'épine antennale.
Telson long et étroit, se rétrécissant fortement, long de 5,1 mm. et environ d'un sixième plus
long que le 6e segment de l'abdo-
men; des deux paires de petites
épines, longues de 0,2 mm., l'an-
térieure est placée juste en arrière
8a d
du milieu, tandis Que la paire posté- "- Leander
maculatus Thallwitz. Femelle ovifère de Banana.
- • i ' T / v v 8 d Le petit filet etc. de l'antenne interne droite, x 17.
rieure est implantee a peu près
aussi loin de la paire antérieure que de l'extrémité pointue du telson.
Le petit fouet des antennes internes (Fig. 8 J est long de 6 mm., environ J- de la longueur entière et
est accolé au fouet externe presque jusqu'au milieu de sa longueur, la partie accolée se rapportant à la
partie libre comme 5 : 6 ; la partie accolée se compose de 13 articles, le i r , long de 0,46 mm., est le
plus long, mesurant ^ de la longueur de cette partie, le 2e, long de 0,1 mm., est le plus court, les
articles suivants augmentent un peu en longueur, de sorte qu'ils présentent à peu près une longueur
de 0,2 mm. et à peu près aussi larges que longs; la partie libre se compose de 14 ou 15 articles, qui
sont environ 2-fois aussi longs que larges. D'après M. Thallwitz à un jeune âge la partie soudée
serait un peu plus
longue que la partie
libre, la partie soudée
se compose aussi selon _ 0 „ ^ , , , „e
1 • 1 V ,• ! Fig- 8a Patte gauche de la 2 paire, x 6 2/3.
lui de 12 a 13 articles,
mais la partie libre ne
serait formée que de 8, ce qui démontre que pendant la croissance ce ne sont que les articles de la
partie libre qui augmentent en nombre. De même dans la figure 8 de Balss la partie accolée est un
peu plus courte que la partie libre.
Les pattes-mâchoires externes s'étendent presque jusqu'au milieu, les pattes de la i 6 paire jusqu'à
l'extrémité distale des scaphocérites. Les pattes de la 2e paire sont chez la femelle de Banana (Fig.8a-8C)
de longueur inégale, la patte gauche plus longue dépasse les écailles antennaires à peu près de deux tiers
du carpe, l'autre plus courte de deux cinquièmes. Chez les deux femelles d'Old Calabar les pattes
de la 2e paire sont égales et dépassent les scaphocérites de deux cinquièmes du carpe. Comme le
démontre le Tableau, chez les deux femelles d'Old Calabar et chez la patte gauche de la femelle
de Banana le carpe est un peu plus, mais chez la patte droite de cette femelle un peu moins de
i^-fois aussi long que la pince, tandis que la paume est environ i-|-fois aussi longue que les doigts.
L'épaisseur du carpe très grêle à son extrémité distale n'est chez la plus grande patte de la femelle

i
38
de Banana qu'un quatorzième, chez la plus petite patte qu'un douzième de la longueur du carpe; le
bord interne ae cnaque aoigt présente une arête, qui s'eiena jusqu'auprès de la base des doigts se ter-
minant ici par une dent arrondie; cette arête aiguë s'ecena un peu pius iom au doigt îmmoQiie qu'au
dactyle. A u x deux côtés du bord interne et du bord excerne des doigts on observe des touiies de
poils, il y en a aussi sur la paume, mais celles-ci sont très courtes ; les ooigcs ne se rétrécissent que
peu vers leurs extrémités, tandis que leurs extrémités pointues et recouroées se croisent.
A ce qui regarde la longueur relative des articles des trois dernières paires de pattes, Leander
maculatus s'accorde avec le L . longirostris (H. M.-Ldw.) et le L. longirostris (H. M.-Ldw.) var.
robusta de Man. Le mérus de la 4° paire est aussi long que celui de la 5% mais le mérus de la 3e
paire est un peu pius court, le carpe et le propodite aug-
mentent cependant graduellement un peu en longueur et
le dactjie mesure ^ ou ^ du propodite ; ces pattes sont
grêies et minces et ne présentent que peu de poils, tan-
dis que les propodites de la 5e paire sont pourvus, comme
d'ordinaire, le long de leur tiers distal de plusieurs
séries transversales de soies, qui deviennent plus lon-
gues vers leur extrémité distale. Les pattes de la 5e
paire atteignent l'extrémité distale du rostre et presque
celle du carpe de la patte gauche plus grande de la 2e
paire, les pattes de la 4e paire ont la même longueur,
mais celles de la 3e paire ne s'étendent que jusqu'à l'ex-
Fig. 8b pince de cette patte, x 17; 8c partie basale
des doigts de cette pince, x 33. trémité distale des scaphocérites.
CEuls nomoreux, petits, longs de 0,56-0,6 mm.,
un peu moins larges.
Leander longirostris (H. M.-Edw.) se distingue notamment par les caractères suivants : i° par
la plus grande taille; 20 par la forme différente du rostre, chez lequel la partie distale inerme du
bord supérieur est plus courte, tandis que constamment deux dents sont placées sur la carapace, le
rostre est plus profondément échancré à sa base et le bord inférieur est armé de 3 à 5 dents ; 30 le
petit fouet n'est accolé au fouet externe que par un tiers de sa longueur; 40 le carpe des pattes de
la 2r paire est aussi long ou un peu plus court que la pince.
Le rostre de la variété robusta de Man du L. longirostris (H.M.-Edw.) a une forme encore beau-
coup j)lus différente, tandis que le corps entier et les pattes sont plus robustes.
Distribution : Afrique Occidentale ( T H A L L W I T Z ) ; Monrovia et Mount Coffee, Libéria ( R A T H -
BUN) ; Landana, emboucnure du Tcinloango, Mangrove ( L K N Z ) ; Nigérie Méridionale, Old Calabar
(BALSS).

PALAEMON FABR.

PALAEMON (EUPALAEMON) MACROBRACHION HERKLOTS.

Palaemon (Eupalaemon) macrobrachion H E R K L O T S , J . G. DE M A N , dans : Annales Soc. roy.


Zool. et Malac. de Belgique, T . X L V I ( 1 9 1 1 ) , Bruxelles 1 9 1 2 , p. 203 (ubi literatura) ; H. B A L S S ,
Decapode Crustaceen von den Guinea-Inseln, Sud-Kamerun und dem Congogebiet, 1914, p. 98 (Deut-
sche Zencralafrika-Expedition, 1 9 1 0 / 1 1 , Bd. I).

Une femelle pourvue d'œufs, capturée par M. LANCE à Banana dans l'embouchure du fleuve
Congo.
Le Pal. macrobrachion, qui habite surtout l'embouchure des rivières, se distingue facilement du
Pal. dux L E N Z , Soliaudii DE M A N et probablement aussi du Pal. Lenzii DE M A N par les œufs qui sont
très petits, mais très nombreux, comme chez les espèces habitant la mer ou les eaux saumâtres : les
œufs, en effet, ne sont longs que de 0,5 mm. et larges de 0,4 mm. et la femelle en porte sans doute
quelques centaines. L a femelle, capturée par M . L A N C E , a perdu les pattes de la 2e paire et mesure
70 mm. depuis la pointe du rostre jusqu'à l'extrémité du telson. L e rostre qui s'étend presque jus-
qu'à l'extrémité antérieure des écailles antennaires, ressemble parfaitement à la figure 15, Planche
X V I I I , de mon travail de 1904, mais la série prox.male ne présente que huit dents au lieu de neuf, de
sorte que la formule rostrale est et le bord supérieur paraît très légèrement convexe au-dessus des
yeux; il y a deux dents sur la carapace, la troisième immédiatement devant le bord orbitaire et la
distance entre la i e et la 2e dent est deux fois aussi grande que celle entre la 2e et la 3 e ; la partie
distale du rostre au-delà de la série proximale est légèrement dirigée en haut.
Les pattes de la 5e paire dépassent les scaphocérites de la moitié des doigts.
39
L e telson (Fig. 9) est de même caractéristique, se rétrécissant fortement en arrière et la paire
antérieure des epmes est implantée immédiatement en avant du milieu.
Distribution : Libéria (DE M A N ) ; Côte d'Or [Boutry près de Dixcove ( H E R K L O T S ) et rivière
Praii ( D E M A N ) J ; Caméron [rivière Meme, Bibundi, Ekundu] ( A U R I V I L -
JUIUS), entre ïukaduma et Assobam, dans ,1e Cameron Méridional (H.
BALSS), M'wini, amuent du Bongoia près de Kampo dans la même région
( H . B A L S S ) J ; embouchure du Tscniioango près de Landana ( L E N Z ) ; Bana-
na (DE lVlAi\j ; Côte d'Angola |_Ambnz (DE MAN), Catumbella près de Ben-
guena (DE MAN)].

P A L A E M O N (EUPALAEMON) S O L L A U D I I D E MAN.

Palaemon (Eupalaemon) Sollauaii J . G. DE MAN, dans : Annales Soc.


roy. Zooiog. et Malacol. de Belgique, L. A L V I ( 1 9 1 1 ) , p. 205, Pl. 1 , fig.
2 à 2 i.

Un mâle et une femelle de taille moyenne, recueillis par Madame


TINANT à Ensabetlia, près de Basoko, rive gauche du fleuve Congo.
Deux mâles dont un est presqu'adulte et une femelle pourvue d'œufs,
recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N le 14 avril 1 9 2 1 à Ikengo sur le Congo,
environ o/i° lat. S . , 18 0 long. E .
50 mâles et 54 femelles, tous de taille moyenne ou pour la plupart
jeunes, recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N en avril 1921 à Mongende, près
de Bololo, fleuve Congo, environ 20 à 30 lat. S . , 160 à 19 0 long. E .
20 femelles pourvues d'œufs, 56 mâles et 57 femelles, tous de jeune
âge, recueillis par le Dr. S C H O U T E D E N en octobre 1 9 2 1 à Kalambaie, entre
Luebo et Tsinkapa, rivière Kasaï.
. 9 femelles pourvues d'œufs, 12 mâles et 9 femelles de taille moyenne
ou jeunes, capturés par le Dr. S C H O U T E D E N en septembre 1920 à Luebo
Fig. 9 Palaemon (Eupalae-
dans la rivière Lulua. mon) macrobrachion Her-
klots. Telson de la femel-
le ovifère de Banana, x 10.
Une belle collection de 292 exemplaires, parmi lesquels 30 femelles La pointe postérieure mé-
ovifères, tandis que les autres à moitié mâles, à moitié femelles, sont en diane et les épines inter-
nes de l'extrémité n'é-
partie de taille moyenne, mais la plupart sont de jeune âge : des mâles taient pas complètes.
adultes, arrivés au terme de leur croissance, chez lesquels les épines du
bord externe de la paume sont placées perpendiculairement à l'axe de la pince (J. G. DE MAN, 1. c.
p. 2 1 3 , Pl. I, fig. 2f), ne se trouvent pas cette fois dans la collection.
L'étude des formules rostrales démontrait que la dentition du rostre présente une variabilité aussi
considérable que chez le Pal. (Eupalaemon) dux : chez les 254 exemplaires, dont le rostre était com-
plet, ces formules étaient, au nombre de 36, les suivantes :

une jeune femelle ; j sept mâles, neuf femelles •ît1 deux mâles, huit femelles ;
dont deux sont ovifères ; 4 '

1
deux femelles ; 5+ sept mâles, treize femelles une femelle ;
dont quatre sont ovifères ;
4

une femelle ;
8 2
.± une femelle ovifère ; -2- huit mâles, une femelle ;
L cinq mâles et trois femelles i sept femelles dont une est cinq mâles, six femelles ;
4
dont deux sont ovifères ; ovifère;
1±1 trois mâles et deux femelles seize mâles et vingt et une fe- i i ' un mâle, une femelle ;
dont une est pourvue d'œufs ; melles dont deux sont ovi-
fères ;
z ± . ' vingt-trois mâles et vingt-
8+2
deux mâles ; ït-62 un mâle ; '

cinq femelles dont neuf sont


4

pourvues d'œufs ;
7+1+1
deux mâles et trois femelles i un mâle et une femelle ; - une femelle ;
5 4
dont deux sont ovifères ;
cinq mâles, douze femelles !±[ trois mâles, deux femelles ;
4
dont deux sont pourvues 5 j sept femelles ;
d'œufs ;
7+»+' quatre mâles et trois femel- ±.2 un mâle, une femelle ;
4
les ;
5 ^ deux mâles et une femelle ;
40
9
z±i±£ une femelle ovifère : trois mâles et une femelle : - un mâle,
5 ' o o '
1 1
IL un mâle ; 'à- deux femelles ; " un mâle ;
9
1 un mâle, rostre anormal ; quatre mâles et sept femelles " un mâle.
4
dont une est pourvue d'œufs.
Il résulte de ce Tableau que les deux formules et ^ sont celles que l'on observe le plus sou
9+ 9 9
vent, que les f o r m u l e s - , —, - , -, et — sont plus rares, tandis que toutes les autres sont
des formules exceptionnelles. A ce qui regarde le nombre des dents du bord supérieur, y comprises
la ou les dents apicales, le tableau prouve que chez 99 exemplaires (39 pour cent) neuf aents etaieiK
présentes, cùez 98 (38,6 pour cent) huit, chez 39 (15,3 pour cent) aix, tandis que sept dents notaient
observées que cnez 10 exemplaires (3,9 pour cent) et onze seulement cnez 7 (2,7 pour cent). INous
pouvons donc conclure que communément le bord supérieur est armé de huit ou de neuf dents, moins
souvent de dix et que la présence de sept ou de onze dents est un cas très rare. L e plus souvent on ob-
serve une seule dent apicale, distinguée par sa petitesse et par la plus grande distance entre elle et
la dent pénultième, plus rarement deux dents sont présentes. A ce qui regarde le nombre des dents
du bord intérieur du rostre, nous constatons que cnez 108 exemplaires (42,5 pour cent) trois dents
sont présentes, chez 94 (37 pour cent) quatre, chez 42 exemplaires (16,5 pour cent) cinq, tandis que
deux oents n'étaient observées que chez 6 exemplaires (2,3 pour cent) et six dents seulement chez 4
(1,5 pour cent): les nombres ordinaires sont donc trois ou quatre, moins souvent cinq dents sont ob-
servées, tandis que la présence de deux ou de six dents est une grande rareté.
Quoique ma description de 1 9 1 2 soit détaillée, je veux cependant décrire encore quelques exem-
plaires de la présente collection. L e mâle N° 1 du iaoïeau D, long de 66 mm., d'Eli-
sabetha, n'est pas encore adulte; la deuxième dent du rostre qui s'étend aussi loin en avant que les
écailles antennaires, est située au-dessus du bord orbitaire, le rostre, convexe au-dessus des yeux, est
dirigé obliquement en bas ; la dent antérieure du bord inférieur, qui
est tort petite, se trouve à peu près à mi-chemin entre la dent apicale
et la septième du bord supérieur. L e telson ressemble à la figure 2a
de mon travail cité. Les pattes de la 2e paire sont subégales, la droite
(Fig. 1 0 J n'étant qu'un petit peu plus longue que l'autre et elles dépas-
sent les écailles antennaires de deux cinquièmes de leur mérus ; le carpe
présente une forme un peu plus grêle que dans la figure 2» parce qu'il
s'atténue plus fortement vers son extrémité proximale, le carpe, en ef-
F i g . lUa-g. Palaemon (Eupalaemon) fet, n'étant ici à peine moitié aussi épais qu'à son extrémité distale.
Sollaudii de Man. 10a rostre du mâ-
u
Les épines de la série longitudinale du bord externe de la paume, tou-
le, l o n g d e tes 111111., d ' I k e n g o ( N 2
du Tableau D), x 2. tes dirigées obliquement en avant, sont distinctement plus petites que
celles du bord interne, qui au contraire sont plus espacées. Les pat-
tes de la 5e paire dépassent les scaphocérites d'un peu plus que les doigts.
Le mâle, long de 83 mm., d'Ikengo (N° 2 du Tableau) est le plus grand de tous les exemplaires
recueillis. L e rostre (Fig. 1 0 J ressemble, quant à sa longueur et sa forme, à celui du mâle d'Elisabe-
tha, mais sa formule dentaire n'a pas sa pareille parmi les 254 exemplaires; la formule, en effet, est9+2
et ce qui est un cas fort exceptionnel, trois dents sont placées sur la carapace, la quatrième immédiate-
ment devant le bord orbitaire; la distance entre la i e et la 2e dent est une fois et demie aussi longue que
T
celle entre la 2e et la 3e.
L e telson a la forme tra-
pue propre à cette espèce,
la paire antérieure d'épi-
nes se trouve immédiate-
J-VJb .Jl^-''
ment en arrière du milieu,
mais autrement que dans
la figure 2a (1. c.) la dis-
e
Fig. IOl. carpe et pince de la patte droite de la 2 paire du mâle, long de 83 mm., tance des deux paires est
d'Ikengo (N° 2 du Tableau D), x 2; 10c patte droite de la 2e paire du mâle, long un peu plus petite que la
de 66 mm., d'Elisabetha, x 2.
distance entre la paire
postérieure et l'extrémité du telson. Les pattes de la 2e paire (Fig. io„) ont déjà pris la couleur d'un
brun noirâtre propre aux individus adultes, la droite est la plus grande et d'un quart plus longue que le
corps ; quant à leur forme et leur spinulation ces pattes ressemblent beaucoup à celles du mâle d'Elisa-
betha, mais le carpe est un peu moins grêle, ce qui est aussi le cas chez l'autre mâle d'Ikengo, la propor-
tion entre sa longueur et sa largeur près de l'extrémité distale étant exprimée par le nombre 7, chez le
mâle d'Elisabetha par le nombre 8,9 (voir le Tableau). Aussi des trois dents du dactyle la mitoyenne
est double, de sorte que l'on observe ici quatre dents, la 4e ou antérieure est la plus grande, la I E ,
près de l'articulation, est plus petite et les deux dents mitoyennes le sont encore davantage. Je crois
considérer ces différences comme des variations individuelles. Chez la femelle ovifère d'Ikengo les

ii
41
pattes de la 2"' paire sont aussi grêles et sveltes que chez le mâle d'Elisabetha et que chez un cotypc
de cette espèce, une jeune femelle provenant de la rivière Ottenge, de ma collection particulière. A ce
qui regarde leur forme et leurs caractères, la gracilité de leurs articles, les pattes de la 2e paire de
tous les autres exemplaires s'accordent avec celles du mâle d'Elisabetha et de la femelle d'Ikengo, de
sorte que je me borne à renvoyer au Tableau,
dans lequel les dimensions de neuf exem-
plaires de tout âge ont été indiquées. Avant
de quitter ces pattes je veux encore faire
mention de deux mâles presqu'adultes pro-
venant de Dume, Caméron, que j'ai reçus
en juin 1 9 1 2 du Musée de Berlin, et qui sont
longs de 95 mm. et de 88 mm. et qui appar-
tiennent sans doute à la même espèce que
ceux que j'ai décrits en 1 9 1 2 . Chez ces mâles Fig. lOd patte droite de la 5e paire d'une femelle ovifère, longue de
64 mm., provenant de Luebo, x 5 y'2 ; io e dactvle de cette patte,
le carpe paraît moins atténué vers son x 11.
extrémité proximale, de sorte que sa forme
est moins grêle que chez l'espèce typique. Les épines du bord externe de la pince sont toutes diri-
gées obliquement en avant et celles du bord interne sont de même bien développées, mais les épines
des faces supérieure et inférieure de la paume et du carpe sont fort petites ou absentes ; les doigts
joignent exactement et les dents des doigts sont
très petites. Peut-être donc ces exemplaires
doivent être considérés comme une variété
locale.
Les pattes des trois dernières paires du Pal.
Sollaudii sont beaucoup plus grêles et plus min-
ces que celles du Pal. dux et c'est au moyen de
ce caractère que l'on réussit à distinguer de très
jeunes exemplaires des deux espèces, surtout
des femelles, quand les pattes de la 2e paire
nous laissent en défaut ou causent des diffi-
cultés. (Fig. 1 0 - 1 0 J .
L a plus petite femelle, pourvue d'œufs, une Fig. lOf patte droite de la 5e paire d'une femelle ovifère, longue
femelle recueillie à Luebo, était longue de 50 de 67 mm., du Pal. (Eupalaemon) dux Lenz, provenant de
Kidada et appartenant à l'espèce typique; 10g dactyle de cet-
111m., les œufs de cet exemplaire, peu en nom- te patte, x n .
bre, étaient longs de 2,25 mm. et larges de 1,6
min. ; chez une autre femelle, longue de 65 mm., de la même localité les œufs étaient longs de 3,7 mm.
et larges de 2 mm.
Distribution : Caméron [Dume ( L E N Z ) , Jaunde ( L E N Z ) , rivière de Kribi ( D E M A N ) ] ; la Guinée
espagnole [rivière de Bimfille ( L E N Z ) ] ; le Congo français [rivière de Sangha ( S O L L A U D ) J ; le nord du
Congo belge [rivière d'Ottenge, près de Banzy ville ( D E M A N ) ] .

PALAEMON (EUPALAEMON) LENZII D E MAN.

Palaemon (Eupalaemon) Lenzii J . G. DE MAN, dans : Notes from the Leyden Muséum, Vol.
X X X I I I , 1 9 1 1 , p. 225 et p. 262 et dans: Annales Soc. roy. Zoolog. et Malac. de Belgique, T . X L V I
(1911), Bruxelles 1 9 1 2 , p. 222 et 227 (partim), Pl. II, fig. 4 à 4b et Pl. I I I , fig. 4C à 4 .

Deux mâles adultes provenant probablement du Bas-Congo.


Une femelle adulte pourvue d'œufs, capturée le 29 juillet 1921 par le Dr. S C H O U T E D E N à Bikoro
dans le lac Tumba.
L e Palaemon Lenzii a été établi par moi en 1 9 1 1 sur quatre exemplaires mâles recueillis dans
ie fleuve Congo, probablement près de Borna, et appartenant au Musée d'Utrecht : l'année suivante
deux de ces exemplaires m'ont été donnés par la Direction de ce Musée; ils se trouvent devant moi.
Aussi bien chez le Pal. dux Lenz que chez le Pal. Sollaudii de Man le bord externe de la paume
des pattes de la 2e paire présente une série longitudinale d'épines, à côté de laquelle on n'en voit pas,
ou, s'il y en a, ces épines sont plus petites que celles de la série longitudinale, de sorte que cette
série paraît isolée, très distincte et sautant directement aux yeux. Au bord interne de la paume on
observe de même chez ces espèces une série longitudinale d'épines, qui cependant sont plus grandes,
plus espacées et souvent moins régulièrement arrangées dans une ligne longitudinale que celles du
bord externe, aussi les épines voisines qui sont plus petites, tendent à s'arranger ici en des séries longi-
tudinales. Chez le mâle du Pal. Lenzii au contraire (Fig. n a . b ) ni le bord externe ni le bord interne ne
présente une série longitudinale isolée d'épines plus grandes que les voisines, mais on observe au bord
interne deux séries longitudinales et parallèles d'épines beaucoup plus grandes et plus espacées que
42
celles du bord externe et on peut poursuivre ces deux séries plus ou moins distinctement jusqu'à l'ex-
trémité du doigt immobile ; les épines de ces deux séries, beaucoup plus grandes que celles des faces
supérieure et inférieure, sont de taille égale et il n'y a pas d'épines entre les deux séries. Au bord
externe de la paume on observe de même plus ou moins distinctement deux séries longitudinales et
parallèles d'épines, mais ces épines sont toutes de la même taille et guère plus grandes que cellles des
faces supérieure et inférieure de la paume. L e Pal. Lenzii se distingue aussi par les dimensions des
pattes de la 2e paire, surtout par la forme trapue du carpe (J. G. de Man,
s^—j^jL.-^*'*? s/f i. c., 1 9 1 2 , Pl. I I I , fig. 4C); voir aussi le Taoïeau L .
rostre
~ 0 * * » 'jr du mâle N° 1 du Tableau L ressemble parfaitement à la Fi-
m
»S *~ " gure 4, Pl. I I (1. c.) du plus grand cocype de 1 9 1 1 , mais il y a neuf dents
* » » » dans la série proximale et il surpasse un petit peu l'extrémité des écailles
antennaires; aeux dents sur la carapace, la troisième dépassant de sa pom-
te le bord oroitaire, la 20 deux fois aussi loin de la I E que de la 3E. L e
Palaemon ,E rostre du mâle N° 2 ressemble à la Figure 4 A , mais le bord inférieur ne
laemon). Lenzii de Man. Mâle porte que quatre dents; il s'étend aussi loin en avant que celui du mâle
adulte du Bas Congo, lia Par- ^ L Cliez l ' u n et l'autre mâle les épines de la paire
x antérieure sont ini-
tie au milieu de la paume de , ,, ... , , .
la 2« patte droite, vue de la fa- plantees juste au milieu du telson.
ce supérieure, le côté interne _L, e s pattes des trois dernières paires sont un peu plus grêles que cel-
L A
de la naume se trouvant en -, j ,, . , • ,v ,.
haut. * les du Pal. cLux, les carpes surtout ont une lorme plus gracile. Liiez 1 un et
l'autre mâle les pattes de la 2e paire sont plus longues et plus grandes que
chez les deux cotypes N° 2 et N° 3 de 1 9 1 1 de ma collection particulière et conformément à la plus
grande tailie de ces pattes la spinulation est plus développée, aussi sur les trois dernieres paires, que
cliez les cotypes IN0 2 et N° 3.
L a femelle au lac Tumoa appartient, à ce qui 111e semble, à cette espèce. L e rostre s'étend droit
en avant jusqu'au bout des écailles antennaires; depuis la 2e jusqu'à la 8e
les distances entre les dents sont égaies, mais l'espace entre la i° et la 2e,
- » * fc * » » qui sont placées sur la carapace, est une lois et demie aussi grand que la
distance entre la 3E qui est placée au-dessus du bord orbitaire et la 2 E ; la
** - distance entre la 8e et la 9e est un petit peu plus longue que celle entre la
> " ^ /.. ~ * 8" et la 7e et environ aussi longue que l'espace entre la penultième et la
pointe, la 10 e dent, enfin, est la plus petite de toutes et se trouve mi-che-
Fig. 11 u bord externe du m m entre la rpointe du rostre et la pénultième. L a I e dent du bord mfé-
e
nulieu de la paume de la 2 . . i -P i P i i i / • r
patte droite, vu de face, la fa- rieur se trouve juste au milieu entre la ù et la 7 d u bord supérieur. L e
ce supérieure se trouvant en telson ressemble rparfaitement à la figure A b . la rpaire antérieure des épines
r
naut; l'une et lautre figure, . , . , .. ° , " . .
a 4 2/3. est implantee immédiatement en avant du milieu.
L a patte gauche est la plus grande, le mérus s'étend juste au-delà du
pédoncule antennulaire, celui de l'autre patte atteint presque l'extrémité distale de ce pédoncule. A u
oord externe de la paume une série longitudinale isoiee et distincte n'existe sur aucune des deux
pattes, au bord interne les deux séries longitudinales et parallèles de plus grandes épines sont bien
déveioppees, ces épines sont beaucoup plus grandes que celles du bord externe. L e carpe des deux
pattes se rétrécit plus distinctement et plus régulièrement vers son extrémité proximale que chez le
mâie et présente à peu près la même forme que caez la temelle du Pal. dux.
Les œurs sont peu nom Dreux, mais grauas, longs de 3 mm., larges de 2 mm.
Distribution : Bas-Congo, probablement près de Borna.
PALAEMON (EUPALAEMON) L U J A E D E MAN.

Palaemon (Eupalaemon) Lufae J . G. DE MAN, dans : Annales Soc. roy. Zoolog. et Malacol. de
Belgique, T . X L V I ( 1 9 1 1 ) , Bruxelles 1 9 1 2 , p. 2 1 5 , Pl. II, hg. 3 à 3, et Pl. I I I , fig. 3. à 3,

Deux mâles très jeunes capturés par le Dr. S C H O U T E D E N à Tshikapa sur la rivière Kasaï.
Un très jeune mâie et une très jeune femelle, capturés par le même, octobre 1 9 2 1 , à Kalambaie,
rivière Kasaï.
Une très jeune femelle trouvée, octobre 1 9 2 2 , par le Dr. S C H O U T E D E N à Kamaiembe, dans la
rivière Moakechi, Kasaï.
Deux mâles et neuf femelles de taille moyenne ou jeunes, recueillis le 9 et le 12 septembre 1920
par le même à Luebo, dans la rivière Lulua.
Chez ces jeunes exemplaires les pattes de la 2e paire ressemblent beaucoup à celles du Pal. Sol-
laudii, de sorte qu'il serait difficile de déterminer par elles seules ces deux espèces : dans ce cas-ci ce
sont le rostre et le telson qui pourraient nous sortir d'embarras. L e rostre du Pal. Lufae est très
caractéristique, en effet. Il surpasse toujours plus ou moins distinctement les écailles antennaires, le
bord supérieur est très haut et régulièrement courbé au-dessus des yeux, tandis que la partie distale,

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