Evaluation Financiere de Projets
Evaluation Financiere de Projets
INVESTISSEMENTS»
EXPERT-COMPTABLE DIPLOME
COMMISSAIRE AUX COMPTES
CERTIFIE EN NORMES IFRS
Objectif pédagogique :
I. CONCEPT D’INVESTISSEMNT
Sur le plan comptable, sont considérés comme des investissements l’ensemble des actifs immobilisés
figurant en classe 2 du syscohada révisé. Ce sont :
- Les immobilisations incorporelles ;
- Les immobilisations corporelles ;
- Les immobilisations financières.
Pour le comptable l’investissement est une immobilisation.
Mais cette définition est restrictive car elle n’intègre pas les besoins permanents que représentent
le besoin en fonds de roulement où besoin de financement global.
L’investissement est une décision stratégique et à ce titre s’insère dans la politique générale de
l’entreprise.
L’investissement est donc au cœur des stratégies de l’entreprise.
Le processus de décision d’un projet d’investissement peut être schématisé de la façon suivante (voir
page suivante) :
Soumission d’un projet d’investissement
Oui
Deuxième étape
Etude financière
Choix du mode financement du projet
d’investissement
Rentabilité financière
Montage financier : Plan de
financement
Oui
Décision finale
Le coût de l’investissement ;
La durée sur laquelle s’effectuera le calcul économique ;
La valeur résiduelle nette ;
Le montant des flux nets de trésorerie ou cash-flow nets ;
1. Coût de l’investissement
L’ensemble des dépenses directes ou indirectes nécessaires à la réalisation d’un projet doit être
pris en compte :
Prix d’acquisition HT des biens incorporels, corporels et financiers ;
Frais accessoires sur achats (transport, de douane, de manutention, d’installation,
droit de mutation, honoraires et frais d’actes) ;
Frais d’étude et de recherches commerciales et techniques ;
Frais de formation du personnel ;
Accroissement des besoins en fonds de roulement d’exploitation en début de projet.
Nota:
Lorsqu’un projet d’investissement se traduit par des cessions d’actifs, comme la vente d’un
équipement remplacé, les produits de cette cession est déduit de la dépense d’investissement.
La dépense d’investissement peut s’étaler sur plusieurs périodes, c’est le cas de produits
comportant des tranches de réalisation ou lorsque des équipements partiels doivent être
envisagés. Il convient alors de considérer la dépense d’investissement comme une suite de
flux réalisés à des moments différents du temps.
L’évaluation de la durée de vie du projet est délicate. A ce sujet, nous pouvons formuler plusieurs
remarques :
Privilégier les projets à durée de vie longue peut être dangereux dans la mesure où les
incertitudes sont d’autant plus fortes que le projet est long (conjoncture économique,
obsolescence technique…),
Privilégier les projets à durée de vie courte peut aussi être risqué, dans la mesure où
ce type de projet est moins porteur d’avenir,
L’estimation de la durée de vie économique conditionne l’estimation de la valeur
résiduelle. Celle-ci est souvent délicate étant liée à l’existence d’un marché de
l’occasion, à l’état du bien…
Actualisation
Capitalisation Futur
Présent
Exemple : Un franc reçu dans un an n’équivaut pas à un franc aujourd’hui mais à : 1 F/1.1 = 0,909 F. En
effet, ces 0,909 F placés à 10 % deviennent un franc dans un an.
a. coût du capital
Le coût du capital est le coût futur et un coût moyen pondéré des différentes sources de financement,
(autofinancement, capitaux apportés par les actionnaires, emprunts…).
CP D
CMP= Cc +i
CP +D CP + D
Co
Avec Co = Cours de l’action à la date o D1 = Dividende attendu
à l’époque 1
g = taux annuelle constant de croissance des dividendes.
Selon une approche « financière » le taux d’actualisation est égal au taux du marché monétaire sans
risque + r
Avec r = taux de risque ou prime de risque qui est fonction de l’investissement, du secteur d’activité,
de la localisation de l’investissement (pays).
Le cash-flow dégagé par un projet est égal au solde des flux de trésorerie induits.
ELEMENTS 0 1 …n
Chiffre d’affaires (1)
-charges décaissables (sauf charges financières)(2)
Nota:
L’étude de la rentabilité d’un projet d’investissement doit tenir compte que des flux de
trésorerie liés exclusivement au projet. IL s’agit d’un raisonnement marginal qui n’intègre donc
pas, les flux de trésorerie de l’entreprise avant le projet.
Par exemple, si le chiffre d’affaires avant un projet est de 1000 000 et il passe à 1500
000 après le projet, c’est la différence de 500 000 qui doit être retenue comme
chiffre d’affaires dans le cadre de l’étude de la rentabilité économique du projet.
La colonne 0 représente le début de la première année et la colonne 1 la fin de la première année.
Les autres colonnes représentent des fins d’année.
En réalité les cash-flows sont dégagés, en continu, tout au long d’un exercice. Pour simplifier
on considérera qu’ils sont dégagés en fin de période. En revanche, l’investissement initial (pour
le montant du décaissement) et l’augmentation du BFRE initial est engagée au début du
premier exercice (ou au début des exercices où ils ont lieu).
La différence entre le chiffre d’affaires et les charges décaissables est assimilée à l’excédent brut
d’exploitation EBE.
(1) IL est déterminé à partir d’une étude de marché (quantité, prix de vente, part de marché,
taux de croissance, délais de paiement, concurrents existants et à venir, cycle de vie du
produit etc…).
Les étapes d’une étude de marché peuvent se résumer comme suit :
- Définition du problème à résoudre ;
- élaboration d’un plan d’étude ;
- Recueil d’informations ; - analyse des données ; - présentation des
résultats.
(2) Les charges financières (intérêts) sont des flux financiers liés à la politique de
financement et non à la politique d’investissement. Ils seront pris en compte lors de l’étude
du choix du mode de financement et non lors de l’étude de la rentabilité de
l’investissement.
(3) Malgré que l’amortissement soit une charge calculée n’ayant entraîné de flux de trésorerie,
il est pris en compte pour le calcul du résultat, car il contribue à diminuer la base imposable
à l’impôt et génère de ce fait une économie d’impôt. IL est tout de même rajouté par la
suite afin qu’il ne soit tenu compte que de l’économie d’impôt qu’il engendre.
(4) Il s’agit ici d’un impôt théorique sur le résultat avant intérêt et impôt, lié au projet et non
le résultat global de l’entreprise. IL n’est donc pas nécessaire d’arrondir la base imposable
au millier de franc inférieur selon les dispositions fiscales.
En cas d’un résultat avant intérêt et impôt négatif, il faut calculer un impôt affecté d’un signe
positif qui représente une économie d’impôt.
(5) L’évaluation du BFR lié au projet d’investissement a pour objet la prise en compte des
décalages dans le temps entre les opérations d’achats et ventes et celles relatives aux
décaissements et encaissements. Le calcul du besoin en fonds de roulement se fait ici de
façon normative à travers la détermination d’un BFR en nombre de jours de chiffre
d’affaires hors taxe :
BFR normatif : stocks en jours de CA + créances clients en jours de CA – dettes fournisseurs
en jours de CA.
En fin de projet, il faut tenir compte de la récupération du BFR, car les flux de stocks,
créances et dettes sont supposés nuls à la fin du projet (on considère que les stocks s’épuisent,
les clients règlent leurs créances, et les fournisseurs sont réglés). Le montant de la
récupération représente la somme des variations BFR.
Les critères les plus utilisés en matière de choix d’investissement sont les critères de la valeur
actuelle nette, du taux interne de rentabilité, du délai de récupération des capitaux propres
investis et de l’indice de profitabilité.
Tous sont à la fois des critères :
De rejet. D’un projet si le critère ne satisfait pas aux obligations de seuil minimum fixé par
le décideur,
De sélection. Entre plusieurs projets sera retenu le projet présentant le meilleur résultat.
1. Définition
La valeur actuelle nette représente la différence la valeur actuelle des flux de trésorerie
générés par l’investissement et le coût de l’investissement.
n
VAN = -I0 + CFNp (1+t)-p
p=1
2. Conclusion
Remarque : il existe aussi le critère de la valeur nette (VN) qui représente la différence la
valeur non actualisée des flux de trésorerie générés par l’investissement et le coût de
l’investissement. Mais ce critère, rarement utilisé, n’est pas pertinent car il ne tient pas
compte de la dimension temporelle des flux de trésorerie.
1. Définition
L’indice de profitabilité mesure le profit induit par un franc de capital investi. IL représente
le rapport entre la valeur actuelle des flux de trésorerie dégagés par l’investissement et le
coût de l’investissement.
n
CFNp(1 + t)-p
Indice de profitabilité = p=1
I0
Ou
Indice de profitabilité = VAN + 1
I
2. Conclusion
INDICE DE PROFITABILITE
C. Critère du délai de récupération des capitaux investis (DRC) : Pay back period
1. Définition
Le DRC est aussi appelé « pay back period ». Il correspond au délai au bout duquel, les flux de
trésorerie générés par l’investissement permettent de rembourser le coût de l’investissement
(capital investi). Ici, l’investissement est intéressant si les flux financiers qu’il génère
permettent de récupérer le plus rapidement possible le montant du capital initialement investi.
2. Conclusion
1. Définition
Le TRI correspond au taux d’actualisation pour lequel la valeur actuelle nette est égale à zéro.
n
VAN = -I0 + CFNp (1 + TRI)-p=0
p=1
2. Conclusion
Eléments A B
Prix d’achat 5 000 000 4 000 000
Travail à faire:
1) Calculer les chiffres d’affaires et déduire les variations du besoin en fonds
de roulement.
2) Calculer les coûts d’acquisition des équipements et déduire le coût des
investissements.
3) Présenter les plans d’amortissement des matériels A et B.
4) Calculer le coût du capital en considérant que le coût d’acquisition matériel A
(Investissement de référence retenu pour le choix du taux d’actualisation) a été financé à
60% par fonds propres avec un taux de rentabilité des fonds propres de 12.2% et à 40% par
un emprunt au taux facial (taux d’intérêt) de 18%.
Le taux de l’impôt sur le bénéfice est de 25%.
5) Présenter le tableau des flux nets de trésorerie générés par les deux
Matériels.
6) Sélectionner le projet le plus rentable à travers les critères suivants :
- Valeur actuelle nette
- Indice de profitabilité
- Délai de récupération du capital investi
- Taux interne de rentabilité
Corrigé :
Quantités
CAHT
BFR
Variation du
BFR
Récupération du BFR
Matériel B
0 1 2 3 4 5
Quantités
CAHT
BFR
Variation du
BFR
Récupération du BFR
prix d'achat HT
droit de douane
transport et installation
coût d'acquisition
variation du BFR
coût d'investissement
Matériel A Matériel B
VNC en Annuité VNF en fin Valeur Annuité
Période VNC
début dégressive de période d'origine linéaire
1
2
3
4
5
Fonds propres
Montant = * 60% =
Taux de rentabilité des fonds propres :
Emprunt
Coût de l’endettement = Taux d’intérêt (1- impôt sur le bénéfice) =
Coût du capital =
5) Présentation des tableaux de flux nets de trésorerie.
Matériel A
Eléments 0 1 2 3 4 5
CA HT
-Charges
d'exploitation
décaissables
-Amortissement
Résultat avant
impôt
-Impôt sur le
bénéfice
Résultat net
+Amortissement
Capacité
d’autofinancement.
Récupération BFR
Valeur résiduelle
nette
Flux entrants (A)
Variation BFR
Coût d'acquisition
CFN (A-B)
(1+i)- n
CFN actualisés
Matériel B
Eléments 0 1 2 3 4 5
CA HT
-Charges
d'exploitation
décaissables
-Amortissement
Résultat avant
impôt
-Impôt sur le
bénéfice
Résultat net
+Amortissement
Capacité
d’autofinancement.
Récupération BFR
Valeur résiduelle
nette
Flux entrants (A)
Variation BFR
Coût d'acquisition
CFN (A-B)
(1+i)- n
CFN actualisés
VANA=
VANB =
Conclusion
VANA VANB .
* Indice de profitabilité
IP= ou I
I
IPA = +1 =
IPB = +1 =
Conclusion
IPA IPB
DRC A =
=
DRCI B =
Conclusion
DRCI A DRCI B choix du projet
VAN 1
t1 = VAN1= t2
= VAN2=
TIRA =
TIRA =
Projet B
t1 = % VAN1=
t2 = % VAN2=
TIRB =
TIRB =
Conclusion
4 ans
VAN = 100.000 + 100.000(1, 06)-4 + 100.000(1, 06)-8 +100.000(1, 06)-12 +100.000(1, 06)-16 = 331.012
Pour le projet en Afrique du Sud :
5 ans
VAN = 110.000 + 110.000(1,06)-5 + 110.000(1,06)-10 +110.000(1,06)-15 = 299.521
Ces résultats nous amènent à conclure que le projet en Afrique du Nord est le plus rentable
et doit être retenu.
Notons néanmoins que cette approche pose comme hypothèse que le remplacement de
l’investissement se fasse au même prix qu’à l’origine et que les flux nets de trésorerie dégagés
restent à l’identique.
Solution 2 : Méthode de l’annuité équivalente
La démarche consiste à calculer l’annuité constante théorique (que nous noterons a*) qui pour
la même durée de vie que le projet initial conduit à la même VAN.
-1 -2 -n n
a*x 1 (1 t)
VAN = a*(1+t) + a*(1+t) + …... + a*(1+t) = (formule de
l’annuité t
équivalente)
t x VAN
On a donc a* = 1 (1 t) n
a* = = 26.114
Avec cette seconde méthode, le choix du projet en Afrique du Nord est confirmé, puisque le
revenu annuel
2. Autres particularités
Pour certaines séquences de flux, le TIR n’existe pas. Par exemple, pour un projet d’un montant
de 10.000 produisant deux flux de trésorerie de 20.000 (année 1) et -15.000 (année 2), le TIR
est le taux t tel que :
-10.000 + 20.000(1+t) -1 – 15.000 (1+t) -2 =0
Cette équation n’a pas de racine réelle ; le TIR n’existe donc pas. Remarquons par ailleurs que
la VAN à 12% par exemple étant négative (- 4.101), le projet doit être rejeté.
Dans d’autre cas, au contraire, on se trouve en présence de TIR multiples. Par exemple, pour
un projet d’un montant de 40.000 produisant deux flux de trésorerie de 250.000 F (année 1)
et -250.000 (année 2), le TIR est le taux t tel que :
-40.000 + 250.000(1+t) -1 – 250.000 (1+t) -2 =0
Cette équation admet deux racines : 25% et 400%. Le(s) TIR étant positif(s), le projet devrait
être accepté. Malheureusement, la VAN à 12% par exemple est négative (-16.084), ce qui
enlève toute signification à cette conclusion.
En dehors de ces cas particuliers, on peut aussi être confronté à des situations de conflit
entre les critères de la VAN et du TIR.
VA
806 B
695 A
Taux d’indifférence
423
TIR B TIR A t%
26, 38% 30, 77%
16,38
Les deux courbes se coupent en un point appelé « taux d’indifférence » (ou « taux
d’équivalence ») qui correspond ici à un taux d’actualisation de 16,38% pour une VAN d’environ
423 KF. On voit sur le graphique que lorsque l’on choisit un taux d’actualisation inférieur à ce
taux (c'est-à-dire en amont du taux d’indifférence), la VAN du projet B est supérieure à celle
du projet A alors que le TIR de B est inférieur au TIR de A. Les deux critères donnent donc
des classements contradictoires ; c’est ce qui arrive dans le cas présent avec un taux
d’actualisation de 10%. En revanche, si l’on prend un taux d’actualisation supérieur au taux
d’indifférence, il n’y a plus de conflit entre les deux critères : ils donnent tous les deux la
préférence au projet A.
On peut alors se poser deux questions : ce type de problème est-il général ? Comment le
résoudre ?
En ce qui concerne la première question, on peut répondre que le problème se pose dès lors
que les deux courbes se coupent dans le quart de plan présentant un intérêt pour la décision
d’investissement (taux d’actualisation et VAN positifs). Il peut même arriver que, dans cette
zone, les courbes se coupent plusieurs fois, auquel cas on a divers renversements de
classement.
Alors comment résoudre le conflit ? D’une part, par la simple logique ; d’autre part, en
appliquant la méthode des « critères intégrés ».
C’est l’hypothèse implicite du réinvestissement des flux intermédiaires de trésorerie qui est
à l’origine de la contradiction entre la VAN et le TIR.
En conséquence, en cas de conflit entre les critères de la VAN et du TIR, la simple logique
conduit à préférer le classement donné par la VAN.
Un raisonnement du même ordre est à la base des critères intégrés : VAN globale (ou intégrée)
et TIR global (ou intégré). Puisque les conflits entre VAN et TIR proviennent des différences
de taux avec lesquels s’effectuent les réinvestissements des flux de trésorerie, on va
échapper à l’hypothèse implicite contenue dans les formules de calcul de ces critères en
supposant explicitement des réinvestissements à un taux réaliste T.
Les différents flux de trésorerie générés par l’investissement sont donc réinvestis à un taux
réaliste T pendant la durée de vie de l’investissement. La valeur acquise par ces flux est
ensuite actualisée au coût du capital t et comparée au montant initial de l’investissement :
- la différence entre les deux montants donne la VAN globale (VANG) ;
- de la VANG, on peut déduire par analogie l’indice de profitabilité global(IPG) -
le taux d’intérêt qui égalise ces deux montants correspond au TIR global (TIRG).
Nous avons donc
Valeur actuelle au taux t de la valeur acquise par la suite de flux
Exemple
Un projet d’investissement présente les caractéristiques suivantes :
Coût de l’investissement : 5 000 000
Taux de marge sur coût variable : 40 %
Coût fixe hors amortissement : 3 500 000
Durée probable d’utilisation de l’équipement : 5 ans
Taux d’actualisation : 10 %
Taux de l’impôt BIC : 25 %
Travail à faire
Calculer le seuil de rentabilité comptable et financier du projet.
Cas n°01 : Cas Novas (BFG, critère VAN et prix de vente minimum)
En ce début d’année 1, l’entreprise européenne NOVAS hésite entre les deux projets
d’investissement A et B. Elle dispose des renseignements suivants : a- Investissement initial :
équipement A : 1 200 000 000
Équipement B : 1 500 000 000.
b- Durée d’utilisation : 5 ans pour A et pour B. c- Amortissement dégressif pour A
(coefficient dégressif égal à 2) et linéaire pour B.
d- La production prévisionnelle pour le projet A en quantité est la suivante :
Année 1 : 20 000 Année 3 : 40 000 Année 5 : 30 000
Année 2 : 30 000 Année 4: 50 000
On supposera que la totalité de la production est susceptible d’être écoulée sur le marché. e-
La production prévisionnelle annuelle pour le projet B en quantité est la suivante : 30 000.
On supposera que la totalité de la production est susceptible d’être écoulée sur le marché. f-
Le prix de vente unitaire est de 25 000 F et il restera stable au cours des 5 années.
g- Les dépenses d’exploitation relatives à l’équipement A sont estimées à 10 000 F
unitairement (resp. B : 5 000 F).
h- Dans ce pays, le taux d’impôt sur les bénéfices est de 25%, le taux de TVA de 18% ;
par ailleurs, le coût moyen pondéré du capital est de 11 %.
i- Pour rendre le projet B viable, l’entreprise estime qu’il est nécessaire de constituer un
stock de matières premières (coût unitaire par produit = 3 000) équivalent à un mois
de production. Un stock de sécurité de produits est à envisager pour une somme de 61
250 000 F. Les clients paient à 45 jours et les fournisseurs accordent des délais de
paiement de 90 jours.
Travail à faire
1) Présenter les Flux économiques nets de trésorerie des projets A et B et déterminer
les valeurs actuelles nettes. Quel est le choix optimal ?
2) Si l’entreprise NOVAS opte finalement pour le projet A ; quel prix de vente unitaire
minimum peut-elle proposer pour enlever le marché ? Arrondir à la dizaine de francs
supérieure la plus proche.
NB : Arrondir les flux nets de trésorerie au millier de francs.
Cas n°02 : Cas Beaugos (Etude comparative des critères VAN, TIR et VANG, TIRG)
L’acquisition d’un nouveau matériel nécessite un investissement initial de 2 500 KF, et génère
des flux nets de 800 KF pendant 5 ans. Le coût du capital de cette entreprise est de 9 %. Le
taux auquel l’entreprise pourrait réinvestir les flux dégagés par le projet est de 13 %.
Travail à faire
a) Déterminez la valeur actuelle nette et le taux interne de rentabilité de ce projet.
b) Calculez la valeur actuelle nette globale et le taux interne global. Comparez les
résultats obtenus à ceux de la question précédente.
c) Si le taux de réinvestissement était de 6 %, que deviendrait votre réponse ?
d) Montrez que si le taux de réinvestissement y est égal au taux d’actualisation r, la
valeur actuelle nette globale est égale à la valeur actuelle nette ; que devient le taux
interne global ?
e) Quels sont les inconvénients liés aux critères globaux ?
Cas n°3 : Cas Vangas (Taux d’indifférence et étude de la convergence entre les critères
VAN et TIR)
Une entreprise est amenée à choisir entre les deux projets d’investissement X et Y dont les
caractéristiques sont les suivantes :
- Investissement initial (identique pour les deux projets) ; 3 000.
- Flux nets annuels de trésorerie :
Projet X : pendant cinq ans, 1 100 par an ;
Projet Y : 300 ; 500 ; 800 ; 2 200 ; 2 800.
Le taux d’actualisation est de 9 % ; amortissement linéaire pour les deux projets.
Travail à faire
a) Calculez la valeur actuelle nette des projets. Quel projet doit être retenu ?
b) Déterminez le taux interne de rentabilité pour les deux projets.
c) Calculez et interprétez le taux d’indifférence entre les deux projets.
d) Sans calcul, quel projet faudrait-il choisir si le taux d’actualisation passait à 14 % ?
Puis à 20 % ? Pourquoi ?