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La Reconnaissance en Droit International

Ce document traite de la notion juridique de reconnaissance en droit international. Il définit la reconnaissance comme un acte juridique unilatéral par lequel un Etat accepte qu'une situation ou un acte lui soit opposable. Le document présente les différentes formes de reconnaissance, les organes compétents pour la reconnaissance, ainsi que les caractéristiques et effets de la reconnaissance.

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La Reconnaissance en Droit International

Ce document traite de la notion juridique de reconnaissance en droit international. Il définit la reconnaissance comme un acte juridique unilatéral par lequel un Etat accepte qu'une situation ou un acte lui soit opposable. Le document présente les différentes formes de reconnaissance, les organes compétents pour la reconnaissance, ainsi que les caractéristiques et effets de la reconnaissance.

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UNIVERSITE DE YAOUNDE II UNIVERSITY OF YAOUNDE

II
-----------
INSTITUT DES RELATIONS -----------
INTERNATIONALES DU INTERNATIONAL RELATIONS
CAMEROUN INSTITUTE OF CAMEROUN
----------- -----------
ISLAMIC WORLD EDUCATIONAL FEDERATION DES UNIVERSITES DU
SCIENTIFIC AND CULTURAL MONDE ISLAMIQUE(FUMI)
ORGANIZATION

CHAIRE ICESCO/FUMI
POUR
LA DIVERSITE CULTURELLE

Groupe 3 :
La reconnaissance en droit international

PAR
 ELANGA ELANGA CLEMENT
 FAWZIYA MUHAMMAD
 FIFEN YAYEE MEFIRA
 HABIBAT MOUDIAT
 KIMAH DEBORAH ABATO
 MBEYOO LEATITIA

MASTER EN RELATIONS INTERNATIONALES : DIVERSITE

CULTURELLE, PAIX ET COOPERATION INTERNATIONALE 1

DROIT INTERNATIONAL PUBLIC

Pr. NCHOUWAT ADAMOU

Année académique : 2020/2021

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TABLE OF CONTENTS :

Introduction………………………………………………………….page 3
I- La reconnaissance un acte juridique international…… ..page 4
A- La typologie de la reconnaissance …...………………..page 4
B- Les organes compétents de reconnaissance…………...page 5

II- Caractéristiques et effets de la reconnaissance …………..page 5


A- Les caractéristiques de la reconnaissance……………..page 5
B- Les effets de a reconnaissance………………………….page 6
Conclusion…………………………………………………………….page 7
Bibliographie…………………………………………………………..page 7

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Introduction
La reconnaissance en droit international s’entend comme un procédé par lequel un sujet de
droit international, en particulier un Etat, qui n’a pas participé à la naissance d’une situation
ou d’un acte, accepte que cette situation ou acte lui soit opposable, c’est-à-dire admet que les
conséquences juridiques de l’un ou de l’autre s’applique à lui. La reconnaissance est donc un
élément intervenant dans la légitimation d’une situation c’est-à-dire son acceptation par les
principaux acteurs de la scène internationale que sont les Etats. Il s’agit pour se devoir de
présenter le contenu de la notion juridique de reconnaissance. Qu’est-ce que la
reconnaissance ? Quels sont les éléments déterminant le procédé de reconnaissance ?

L’intérêt d’un tel travail se révèle d’une part théorique permettant de prendre connaissance
d’un élément constitutif selon une doctrine minoritaire ou déclaratif selon une doctrine
majoritaire de l’existence d’un Etat ou d’un fait tout autre. D’autre part, se devoir révèle un
intérêt pratique dans l’appréhension des interactions de l’échiquier international en matière de
reconnaissance à l’exemple du refus de la ligue arabe de reconnaitre l’Etat juif israélien
installé en territoire palestinien.

Réaliser cet objectif nécessite impérativement d’aborder la consistance (I) suivie de


l’expression (II) de la reconnaissance en droit international.

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I- La reconnaissance un acte juridique international
Comprendre la reconnaissance en tant qu’acte juridique demande d’en exposer la typologie
(A) ainsi que les organes habilités à sa réalisation (B).

A-La typologie de la reconnaissance


L’objet de la reconnaissance est variable et dépend des situations reconnues ; on distingue
alors :

 La reconnaissance d’Etat acte par lequel un Etat constate un faisceau de faits qui
sont les conditions d’existence d’un autre Etat et manifeste la volonté de le considérer
comme membre de la société internationale. A l’exemple de la reconnaissance de l’ex-
Yougoslavie par les pays membres de la communauté européenne en 1996.
 La reconnaissance de gouvernement acte par lequel un Etat reconnait l’autorité
politique qui a pris le pouvoir dans un Etat après une révolution ou un coup d’Etat
ayant prouvé qu’il peut se maintenir. C’est l’exemple des Etats Unis ayant reconnu
l’Etat d’Israël en 2017.
 La reconnaissance d’indépendance acte par lequel un Etat reconnait l’existence
comme Etat indépendant d’un Etat nouveau issu du démembrement d’un Etat déjà
existant. C’est l’exemple de la reconnaissance des Etats africains par les Etats Unis et
les puissances européennes après la vague d’indépendance des années 1960.
 La reconnaissance d’une nation est une notion née au cours de la première guerre
mondiale et qui a servi d’appui à certains mouvements nationaux. A l’exemple du
mouvement sécessionniste tchèque en 1992).

Il existe également des formes plus particulières :

 La reconnaissance de belligérance acte par lequel un Etat tiers se borne à respecter


l’existence d’une insurrection réussie et qui aboutit à un pouvoir de fait sur une partie
du territoire concerné.
 La reconnaissance d’insurgés acte pris par le gouvernement contre lequel luttent les
insurgés et consistant à leur accorder certains droits.
 La reconnaissance d’une règle de droit s’appliquant à une situation la
reconnaissance d’une frontière par exemple.

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Au-delà des différentes formes que peut prendre la reconnaissance, les organes investis de la
prononciation de reconnaissance sont plus restreints.

B- Les organes compétents de la reconnaissance


Il s’agit principalement des acteurs de la politique étrangère des Etats chargés de la
représentation des Etats en affaires extérieures, les agents diplomatiques et les consuls.

Leur volonté peut se manifester soit de manière expresse par une déclaration unilatérale ou
collective, soit de façon tacite par le biais de nombreux moyens à l’instar ; de l’envoi et du
maintien des agents diplomatiques, de l’acceptation de lettres de créances ou encore de
l’octroi d’exequatur à un consul.

Il existe toutefois des moyens dont l’usage par les organes compétents ne relève pas de
moyens tacites ; il s’agit des négociations en vue d’une reconnaissance, la signature d’un
traité avec réserve quant à la reconnaissance, l’établissement ou l’entretient de relations
commerciales.

La reconnaissance est un acte juridique unilatéral susceptible de s’articuler autour de plusieurs


objets et dont l’effectivité incombe à des organes précis et bien distincts. La reconnaissance
au-delà de sa portée juridique peut recouvrer un aspect politique illustrés par ses
caractéristiques.

II- Caractéristiques et effets de la reconnaissance


Bien qu’il existe une discorde doctrinale au sujet des effets de la reconnaissance (B), le
caractère discrétionnaire de ses caractéristiques ne laisse aucun doute (A).

A-Les caractéristiques de la reconnaissance


L’acte de reconnaissance présente des caractères particuliers.

Il est tout d’abord un acte libre : un Etat n’est jamais obligé de reconnaitre un autre Etat. Il en
est de même pour la reconnaissance de gouvernement. La doctrine internationale a tenté
d’élaborer une théorie de la licéité d’un gouvernement telle que la doctrine de Tobar qui

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refuse la reconnaissance à un gouvernement qui ne remplit pas certaines conditions de légalité
interne ; à cet effet l’établissement par la force et l’absence de légitimation constitutionnelle
devraient entrainer la non-reconnaissance.

A cette doctrine s’oppose la doctrine Estrada celle de l’effectivité pour quoi la légitimité d’un
Etat ne dépend pas de conditions préétablies mais du seul fait de son existence concrète ; la
reconnaissance est donc automatique.

Déferrant de sa liberté, la reconnaissance est également subordonnée à la politique interne de


chaque Etat. Cette possibilité se limite néanmoins dans la mesure où il existe au nom de
normes impératives de droit international, certaines obligations de ne pas reconnaitre ; il n’est
pas possible par exemple de reconnaitre une situation fictive.

La reconnaissance est donc grandement influencée par les politiques nationales. La


constitution est le moyen de validation interne et de détermination de la valeur hiérarchique
des différentes normes internationales. Le processus de ratification, la coutume internationale,
et la prévision constitutionnelle vis-à-vis des actes internationaux unilatéraux sont des
éléments d’agencement de la reconnaissance à la politique interne d’un Etat. De ce fait on
peut avoir la politique de non reconnaissance qui a été une pratique internationale. C’est
l’exemple des Etats-Unis qui s’interdisaient de reconnaitre tout Etat né de l’utilisation de la
violence.

Toutefois cette liberté reste limitée dans la mesure où il y’a des hypothèses dans lesquelles il
est obligé de ne pas reconnaitre c’est l’exemple de la non reconnaissance de la Rhodésie par
l’ONU en 1966 car fondée sur l’apartheid.

B- Les effets de la reconnaissance


Les effets de la reconnaissance sont autour du débat ancien : La reconnaissance d’un Etat est-
elle constitutive, ou est-elle déclarative ? Cette préoccupation entraine des difficultés et des
inconvénients puisque chaque Etat devra choisir sa société juridique internationale. D’un
autre côté, la reconnaissance est tout de même un élément important pour admettre qu’une
entité est bien un Etat. La question s’est posée pour certaines entités aux statuts très contestés
c’est le cas du Mandchoukouo lorsque le Japon avait envahi la Manchourie.

La question des effets de la reconnaissance a tout de même évolué avec les formes de
reconnaissance. Nouvelle forme qui complexifie la reconnaissance juridique mais simplifie

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les effets, évitant les éparpillements quand on aborde la reconnaissance comme un simple acte
étatique discrétionnaire.

Conclusion
La reconnaissance est un acte juridique international unilatéral permettant à un Etat de
pouvoir s’exprimer ou se représenter valablement sur la scène internationale. Elle arbore
plusieurs formes parmi lesquelles on distingue les plus générales des plus particulières dont
seuls les agents de la politique étrangère en sont habilités. Elle réunit deux principales
caractéristiques dont la liberté des Etats en matière de reconnaissance et son adaptabilité à la
politique interne. Le débat sur son effectivité constitutive ou déclarative dans l’existence d’un
Etat est un débat questionnant la nature de ses effets. La reconnaissance est un fait d’une
portée juridique et politique considérable dans la société internationale à travers lequel la
communauté internationale s’engage à ouvrir sa diplomatie et à donner une valeur juridique
aux actes provenant de l’entité ou du fait reconnu. La reconnaissance étant une question de
politique étrangère peut bien se fondre dans la recherche d’intérêts stratégiques ou
économiques qui selon la doctrine Estrada entrainerait des frustrations et discordes sur la
scène internationale. A cet effet devrait-on considérer la reconnaissance comme une pratique
offensante pouvant même porter atteinte à la souveraineté d’autres Nations ?

Bibliographie & webographie


 Cours de droit international public_ Pr Nchouwat Adamou
 La reconnaissance d’Etat ou de gouvernement_ Cours de [Link]
 La reconnaissance en droit international

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