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Modélisation des Eaux Souterraines

Ce document présente les principes de base de la modélisation des eaux souterraines. Il décrit les différents types de modèles, notamment les modèles physiques, analogiques et mathématiques, et donne des exemples d'application de la modélisation hydrogéologique.

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Modélisation des Eaux Souterraines

Ce document présente les principes de base de la modélisation des eaux souterraines. Il décrit les différents types de modèles, notamment les modèles physiques, analogiques et mathématiques, et donne des exemples d'application de la modélisation hydrogéologique.

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Groundwater Modeling

System
Système de Modélisation
des eaux souterraine
Présenté par MILI El-MOSTAFA
Professeur à la Faculté des Sciences
UNIVERSITÉ MOULAY ISMAÏL MEKNÈS
Octobre 2021

18/04/2011 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 1
GENERALITES SUR LA MODELISATION
1. Définition
Un modèle est une représentation simplifiée d’un système ou d’un
processus réel.

28/10/2021 2
Exemple de modèle de voiture

28/10/2021 3
Simulation d'inondation dans Montbeliard

28/10/2021 4
Cette représentation plus ou moins conceptuelle (Représentation
mentale générale et abstraite d'un objet) doit simuler la réponse de
ce système à une série de sollicitations.

Types de sollicitations ou impulsion :


- Précipitations efficaces,
- Écoulement importé.
Types de réponses :
- Charge hydraulique,
- Pression,
- Écoulement à l’exutoire.

28/10/2021 5
La modélisation est l’ensemble des opérations (étapes) conduisant à la
construction d’un modèle.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 6
Typologie des modèles
 Modèles physiques (ou modèles réduits), modèles analogiques et
modèles mathématiques.
 Un modèle physique est une maquette de la réalité. Ici la notion
d'analogie est d'abord géométrique mais elle repose également sur de
solides bases scientifiques, issues de l'analyse adimensionnelle
développée en mécanique des fluides et en thermodynamique. Il existe
entre les grandeurs mesurables dans la réalité et celles mesurables sur le
modèle des rapports de similitude qui peuvent être calculés a priori et
qui assurent la transposabilité en vraie grandeur des résultats obtenus
sur le modèle.
 La justification du modèle repose en définitive sur le fait que les mêmes
équations régissent les phénomènes en vraie grandeur et en modèle
réduit.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 7
Exemple de modèle physique
Maquette de Simulation Hydraulique
des Nappes Superficielles (MASHYNS)

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28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 9
 Un modèle analogique , physique aussi, où un original hydraulique
peut être transposé électriquement par exemple. La modélisation de
l'écoulement des eaux souterraines par des réseaux électriques où
résistance, capacité et potentiel électrique simulaient la transmissivité,
l’emmagasinement et la charge hydraulique a eu son heure de gloire il y
a + d’une vingtaine d'années.
 Si les modèles réduits sont encore très utilisés, en particulier en raison
de leur capacité à prendre en compte des conditions aux limites
complexes mais aussi à cause de leur matérialité qui séduit souvent les
maîtres d'ouvrage.
 Les modèles analogiques ont pratiquement disparus au profit des
modèles mathématiques pour des raisons de facilité de mise en œuvre
et surtout de coût.

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Modélisation par analogie électrique

 L’analogie entre la loi de Darcy et celle d’Ohm se fait par


correspondance entre les propriétés physiques suivantes :

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Analogie électrique Barrages en
remblai de terre

Papier conducteur. Vue


d’un montage expérimental
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Exemple de modèle analogique
Appareil de Hele-Shaw (Hele-Shaw
apparatus = parallel-plate model)
Le réseau d’écoulement peut être déterminé par la méthode d’analogie
électrique entre la loi d’Ohm et celle de Darcy.
Plaque conductrice de l’électricité, plane, d’épaisseur constante, homogène
et isotrope parcourue par un courant électrique, le potentiel électrique
V(x,z) vérifie l’équation de Laplace :

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Correspondance entre les grandeurs
physiquesc

Un parafouille est un rideau


étanche placé sous un ouvrage
(digue, barrage, etc.) pour
empêcher un écoulement d'eau
28/10/2021 (renard)
Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté ou un affouillement. 14
des Sciences/COSTE/Oujda
Barrages en remblai de terre

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 15
 Exemple
 Loi d’Ohm 1
i  .U
R
Conductance
 U : différence de potentiel [V]
 R : résistance électrique [Ω]
 I : intensité de courant électrique [A]
 Loi de Darcy
Q  K .i

 i : rapport de différence de charge sur la distance [m/m]


 K : perméabilité [m/s]
 Q : débit [m3/s]
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 A partir de la loi d’Ohm, on traite toutes les lois de
comportement :

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 De manière générale la loi de comportement établit la relation
entre le potentiel et le flux

Quantité transférée = - [Constante de proportionnalité] x grad Potentiel

 Quantité transférée : le vecteur flux


 Constante de proportionnalité : paramètre de transfert
 Le signe négatif indique que le potentiel diminue dans le sens du
transfert.

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 Le modèle mathématique est de nature déterministe,
s'appuyant sur des équations phénoménologiques (modèles à
base physique) ou sur des schémas de fonctionnement
(modèles conceptuels), ou probabiliste (stochastique).
 Dans le premier cas c'est une valeur bien précise qui est
associée aux variables et aux paramètres, alors que dans le
second ce sont des distributions de probabilité qui sont
associées à ces grandeurs.

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Modèle

Modèle physique modèle analogique Modèle mathématique

Solution d’E.D.P Solution d’E.D.P


analytique Numérique

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Domaines d’application de la modélisation
hydrogéologique

La modélisation hydrogéologique consiste à reproduire à l'aide de


modèles mathématiques ou numériques l'écoulement des eaux
souterraines et la migration des polluants dans les sols et les eaux.
Elle permet de simuler le comportement des nappes d'eaux
souterraines, par exemple sous l'effet de contraintes, et les
phénomènes complexes de transport de polluants.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 21
La modélisation hydrogéologique est un outil largement
utilisé dans de nombreux domaines :
• Alimentation en eau potable et industrielle - Gestion de
ressources en eau
• Dispositif de drainage
• Travaux souterrains - Rabattement de nappe –
Géotechnique
• Pollutions – Sites contaminés
• Agriculture – Cultures

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Eau potable et industrielle – Gestion des ressources en eau
• Dimensionnement d'ouvrages de captage et
d'approvisionnement en eau
• Évaluation du potentiel de captage
• Prédiction d'exploitation dans le temps, gestion de la
ressource
• Optimisation d'exploitation de puits de pompage, de
champs captants
• Évaluation de la vulnérabilité des captages par rapport aux
activités environnantes
• Délimitation des zones de protection et des aires
d'alimentation
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 Dispositifs de drainage
• Dimensionnement de dispositif de drainage (nombre de drains,
espacement, débits prévisibles, etc.) ;
• Étude de l'impact de drainage ou de l'irrigation sur le régime des
eaux souterraines et du milieu naturel.
 Travaux souterrains – Rabattement de nappe –
Géotechnique
• Analyse de l'impact hydrogéologique d'infrastructures (ex.: tunnels,
tranchées, barrages, canaux, palplanches, etc.) ;
• Dimensionnement et optimisation de dispositif de rabattement de
nappe pour travaux en tranchée ou souterrains ;
• Calcul des pressions hydrauliques et débits pour travaux dans la
nappe (tunnels, tranchées, palplanches).

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 Pollutions – Sites contaminés
• Évaluation de l'impact de pollution sur la qualité des eaux
• Évaluation de l'impact d'activités polluantes par rapport aux
captages d'eau potable et au milieu naturel (oueds, étangs, zones
humides, lacs)
• Évaluation des vitesses de migration des polluants dans les sols
et les eaux souterraines
• Évaluation de l'urgence à assainir une zone polluée
• Modélisation à but prédictif et/ou de traitement
• Dimensionnement de systèmes de traitement de la nappe (puits
de pompage-rabattement, barrières de confinement hydraulique,
murs perméables réactifs)

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• Évaluation de l'efficacité des dispositifs de traitement
• Optimisation de réseau de surveillance de la qualité des eaux
• Détermination de l’origine des pollutions
• Prise en compte des phénomènes d’atténuation naturelle
(dispersion et biodégradation)
 Agriculture - Cultures
• Évaluation de l'impact de l'épandage de pesticides ou engrais sur
la nappe
• Simulation de la migration des nitrates ou autres engrais dans les
eaux
• Évaluation de l'impact sur la qualité des eaux d'activités de
traitement du bois

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 26
 La solution d’un problème physique
L’approche générale de résolution d’un problème physique
nécessite de bien poser le problème.
Lorsque le problème est bien posé, il est alors possible de le
résoudre soit mathématiquement (solution analytique) ou
numériquement (solution numérique).

Le modèle physique peut s’exprimer qualitativement , c’est-à-


dire en mots et phrases qu’il est nécessaire de traduire en
expression mathématiques pour obtenir une solution
quantitative du phénomène étudié.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 27
Exemple :
Expression qualitative : loi de conservation (ou principe de
continuité) stipule qu'une propriété mesurable particulière
d'un système physique reste constante au cours de
l'évolution de ce système.
- Conservation de masse ou d’énergie dans le domaine
considéré.
- Elle se traduit par :
Expression quantitative : Équation
( n)
 div(  v)   q
t
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Solutions des problèmes
 Solution analytique
• La solution analytique d’une équation E.D.P rigoureuse d’un
processus est quasi-impossible.
• Si on adjoint plusieurs hypothèses à cette E.D.P, on trouve une
solution exacte dans ces conditions.
 Solution numérique
• La solution numérique de cette E.D.P est possible par méthodes
approximatives avec moins d’hypothèses. Cette solution est donc
approchée et doit être vérifiée par comparaison avec la solution
exacte analytique.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 29
Étapes de la modélisation

La mise en œuvre d’un modèle numérique requiert l’utilisation des


étapes suivantes :
1) le but de la modélisation est de déterminer les équations à
résoudre pour un problème donné et les codes qui seront utilisés ;
2) le modèle conceptuel identifie les unités hydrogéologiques, les
limites du système et conditions aux frontières ;
3) un modèle mathématique conduit au choix d’un code de calcul
sur ordinateur. Un tel code est généralement appelé le modèle des
eaux souterraines (par exemple MODFLOW). Il doit être ensuite
vérifié en vue de résoudre correctement les équations
gouvernantes de l’écoulement pour l’exécution du but ;

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 30
4) le dessin du modèle met le modèle conceptuel dans une forme
adaptée à la modélisation. Cette étape pourrait impliquer le dessin
d’une grille, en sélectionnant les C.L et C.I ainsi qu’une sélection
préliminaire de paramètres hydrodynamiques et les contraintes
hydrologiques ;
5) le but du calage est d’établir que, le modèle peut reproduire les
charges hydrauliques et les débits mesurés. Pendant le calage, les
paramètres du modèle sont ajustés pour vérifier si le résultat du
modèle peut reproduire les données de terrain relatives à la charge
hydraulique et au débit mesuré ;
6) l’analyse de la sensibilité a pour but d’accroître la précision du
modèle. Elle est appliquée sur le modèle calé afin de voir
comment la variation de chaque paramètre influence sur les
résultats du modèle. A ce niveau, le modèle a atteint un certain
degré de fiabilité ;
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7) la vérification du modèle est accomplie en retenant certaines
données et en les prédisant après que le modèle soit étalonné. Si
une deuxième base de données de terrain se manifeste par
exemple, les charges changent au cours d’un essai de pompage ;
une deuxième étape de calage appelé vérification, peut être
accomplie. Si le modèle calé peut être vérifié, alors le niveau de
fiabilité du modèle s’accroît. Si un modèle a été calé mais non
vérifié et utilisé pour la prédiction, il doit être admis comme ayant
des résultats à un niveau de fiabilité faible ;
8) la prédiction : tenter de prévoir, avec le modèle, comment le
système hydrogéologique se comportera dans le futur ;
9) post audit (postvérification) (avec de nouvelles données) : revenir
en arrière quelques années et voir comment vous avez fait. Ajustez
le modèle si nécessaire.
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But

Données de Modèle conceptuel


terrain
Modèle Mathématique
Sélection
du code Formulation numérique
Solutions
analytiques Programmation

Code vérifié ?
Oui Non

Données
Dessin du modèle réelles

Comparaison avec Calage*


les données réelles
Vérification
Prédiction
Figure 1 : Étapes de modélisation
Présentation des résultats
Données
de terrain Post audit
* Incluant l’analyse de sensibilité

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Problématique et solution

• Le problème consiste à trouver la répartition dans l’espace et


dans le temps des valeurs des variables concernées.
• La solution est la résolution d’un problème d’écoulement en
milieu poreux saturé par une modélisation mathématique.
• Cette solution doit suivre l’approche générale de solution d’un
problème physique.
• La solution est numérique.
Les propriétés du milieu poreux

Les propriétés du milieu poreux doivent être traduites en termes


mathématiques en identifiant le type de variable (scalaire, vecteur,
tenseur) puis être quantifiées selon un système d’unités. Les propriétés
qui nous intéressent sont de cinq types : la masse, le potentiel, le
flux, le paramètre de transfert et celui d’emmagasinement.
La propriété définissant la quantité de matière qui est généralement la
masse du fluide dans le cas de l’écoulement. Mathématiquement, la
quantité de matière ou d’énergie est une variable scalaire.
En hydrogéologie, la quantité de fluide est généralement définie par sa
masse M (kg), ou par son volume V(m3) (à densité constante).

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 35
2) La propriété définissant le potentiel U. C’est le paramètre qui
régit le transfert de matière. Lorsque le potentiel est égal partout
dans un domaine, il n’y a pas de transfert de matière. Les
changements de potentiel selon les différentes directions dans un
domaine donné définissent le gradient de potentiel dans ce
domaine. Dans le cas de l’écoulement en milieu poreux, c’est la
charge hydraulique qui constitue le potentiel. C’est une variable
scalaire définie en tout point du domaine considéré.
Le gradient de potentiel grad U est un vecteur. En hydrogéologie,
la charge hydraulique H est exprimée en mètres d’eau (m), de
sorte que le gradient hydraulique est sans dimensions (m/m).

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3) La propriété définissant le flux de masse. Ce paramètre indique la
quantité et la direction dans laquelle la masse est transférée en
fonction du temps à travers une surface unitaire dans les milieux
sous l’effet du gradient de potentiel. Le flux massique (ou
volumétrique) de fluide est aussi un vecteur. En hydrogéologie, le
flux de fluide q est généralement exprimé en volume de fluide (à
densité constante) par unité de temps et de surface (m3/s.m2 ou
m/s) ou, plus rarement, en masse de fluide par unité de surface
(kg/s.m2).

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4) La propriété des matériaux définissant leur capacité à transférer de
la masse. Elle indique la facilité avec laquelle la masse peut être
transférée à travers les matériaux sous l’influence d’un gradient de
potentiel. Ce paramètre constitue généralement la constante de
proportionnalité dans la loi de comportement reliant le flux de
masse au gradient de la charge hydraulique. C’est la conductivité
hydraulique K, elle indique la capacité des milieux poreux (ou
fracturés) à transférer un volume d’eau. Cette propriété est
représentée mathématiquement par un tenseur.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 38
5) La propriété des milieux définissant leur capacité de stockage ou
d’emmagasinement. Cette propriété indique la quantité de masse
qui peut être contenue dans volume unitaire de matériel. Dans le
cas de l’écoulement saturé (nappes captives), c’est
l’emmagasinement spécifique SS qui définit la capacité de stocker
de l’eau. C’est aussi le volume d’eau produit par un milieu poreux
par unité de volume de l’aquifère pour un abaissement unitaire de
la charge hydraulique (m3/m3.m=m-1). Mathématiquement cette
propriété est scalaire.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 39
Tableau : Unités des principales propriétés hydrogéologique

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Modèle mathématique

La plupart des modèles hydrogéologiques utilisés


aujourd’hui sont des modèles mathématiques
déterministes. Ils sont basés sur les principes de la
conservation de masse, de la force d’impulsion et de
l’énergie et décrivent des relations de causes à effets.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 41
Modèle numérique

• Modèles numériques : sont des modèles qui se font par


ordinateur. La programmation d’équations permet de
modéliser des processus complexes. Les premiers modèles
numériques sont apparus dans les années 70, et se
développent depuis, au rythme des avancées technologiques.
Ces modèles numériques sont réalisés à l'aide de logiciels ou
codes de calcul spécialisés et éprouvés. Selon la
problématique, les modèles peuvent être réalisés en 1-D, 2-
D ou 3-D, en régimes permanent (pour un état
hydrogéologique donné) ou transitoire (en prenant compte
de la dynamique de la nappe d'eau souterraine).
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 42
Chaque situation nécessite une analyse détaillée qui
permet de choisir le logiciel approprié, en fonction :
• du contexte géologique et hydrogéologique
local (plaine, montagne…);
• de la problématique à résoudre (écoulements
souterrains et/ou transport de polluants) ;
• des moyens financiers à disposition.
• Parmi les logiciels utilisé on site : MODFLOW, MT3D,
RT3D, VLEACH, MISP, BIOSCREEN, BIOCHLOR,
TransSim, GW Vistas…
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• La variabilité dans l’espace de ces caractéristiques.
• Des conditions de temps, toutes les mesures des
caractéristiques étant rapportées à une date donnée (état
initial) ou à une durée moyenne.

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Milieux poreux

 Définition
De manière générale un milieu poreux est formé d’agrégats
d’éléments solides (grains, matrice…) entre lesquels existent des
espaces vides interconnectés ou non, appelés pores, qui peuvent
être occupés par un ou plusieurs fluides et éventuellement, des
particules. Les deux phases du milieu poreux interagissent et
donnent lieu à de nombreux phénomènes physiques : écoulement
de fluide, déformation en présence d’un fluide sous pression,
propagation d’ondes...
On distingue deux sortes de milieux poreux :
• Un milieu poreux artificiel (bétons, remblais…)
• Un milieu poreux naturel (le sol et le sous-sol, alluvions…)
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z

grain
vide saturé en eau

x
Schéma du V.E.R

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 Volume élémentaire représentatif (VER)
Dans les milieux poreux, les propriétés physiques sont discontinues
au niveau microscopique. La dérivation de solutions de problèmes
d’écoulement doit donc toujours faire appel, implicitement ou
explicitement, à la définition d’un volume élémentaire représentatif
(VER) à l’intérieur duquel les variables d’état sont homogènes, et les
propriétés moyennes des fluides et des matériaux sont supposées
uniformes et continues.

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Exemple de la porosité totale du sol :
Étant donné l’hétérogénéité à l’échelle microscopique, la porosité
dépendra du volume échantillonné. La figure (2a), représente une
projection bidimensionnelle d’une coupe du sol. Supposons que
l’on prélève des échantillons de volumes différents V1,..., V5. La
porosité de l’échantillon est proportionnelle au rapport de la surface
blanche et de la surface grise.
• La porosité pour V1 sera 1 dans un pore et 0 dans un grain,
• pour V2, 0.75, etc.
• Pour un volume de prélèvement suffisamment grand, la valeur
de la porosité tendra vers une valeur constante. La taille du VER
est généralement définie par l’apparition d’un palier dans la
courbe reliant une propriété du milieu à la taille du volume
d’observation (Fig.1b).
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a b

Figure 2 : Notion de volume élémentaire représentatif

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 49
Les milieux poreux naturels ont deux manières principales de
contenir de l’eau. La partie superficielle des terrains, où l’eau n’est
présente que sous forme d’humidité, est appelée zone non saturée.
Au contraire dans la partie sous-jacente, la totalité du volume des
pores est remplie d’eau. C’est la zone saturée. C’est l’état qui règne
de manière constante dans les nappes.

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Modèle conceptuel
 Modèle conceptuel
C’est un modèle schématique du problème réel à modéliser. Pour construire ce
modèle, il faut choisir les hypothèses fondamentales (voir ci-dessous) qui
permettent de réduire le problème réel en un problème simplifié. Le modèle
simplifié doit être acceptable au vu des objectifs de modélisation et des
questions spécifiques auxquelles il faut répondre.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 51
 Un modèle conceptuel est une représentation schématique d'un système d'eau
souterraine qui incorpore une interprétation des conditions géologiques et
hydrologiques.
 Des informations sur le bilan de l'eau sont également incluses dans le modèle
conceptuel. C'est la partie la plus importante de la modélisation d'eau
souterraine.
 Établir un modèle conceptuel exige la bonne information sur la géologie,
l'hydrologie, les conditions aux frontières, et les paramètres hydrauliques.
 Les étapes d’un modèle conceptuel sont :
• Aquifer geometry and model domain
• Boundary conditions
• Aquifer parameters like hydraulic conductivity, porosity, storativity, etc
• Groundwater recharge
• Sources and sinks identification
• Water balance.
Définition du système

L’étude de la dynamique des eaux nécessite de choisir un


domaine physique (territoire, région, zone). Ce domaine est
circonscrit par des limites physique naturelles, ou politiques. Il
est alors possible de réaliser le bilan des entrées et des sorties.
L’ensemble des eaux d’un territoire constitue un système
physique ou un groupe de système. Ce dernier se caractérise
par à la fois :
• par un équilibre dynamique entre les flux entrants (ou
apports), les flux sortants (ou écoulements) et les stocks,
• par un comportement qui traduit son aptitude à réagir aux
impulsions (contraintes) naturelles ou artificielles.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 53
Systèmes physiques des ressources en eau :
1. Bassin hydrologique
2. Bassin hydrogéologique
3. Aquifère de subsurface
4. Aquifère profond
5. Circonscription administrative

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 54
• L’approche déterministe décrite d’un problème physique se base sur
le principe de causalité liant par une relation unique la cause et les
résultats.
• En appliquant ce principe aux écoulements en milieu souterrain, on
obtient le schéma ci-dessous :

Les variables
indépendantes Les variables
(x1, x2,…xn) dépendantes
(y1, y2,…yn)

Sollicitation hydrodynamique
= Réaction
impulsion hydrodynamique Paramètres
=
= (P1, P2,…Pn)
excitation hydrodynamique Réponse
=
+
influence hydrodynamique Géométrie
Comme il s’agit, dans ce cours, d’un problème d’écoulement, les paramètres
de la nappe sont la porosité efficace wd ou l’emmagasinement spécifique Ss
et la transmissivité T, K ; les variables indépendantes peuvent représenter
l’infiltration effective Ie dans la nappe ou les pompages Q, et les variables
dépendantes peuvent être les pressions (problèmes de G.Civil) ou les
hauteurs piézométriques H.
Les variables indépendantes Les variables
(x1, x2,…xn) dépendantes
- Ie (y1, y2,…yn)
- Q - Pression
- H

Sollicitation
Réaction
= Paramètres
=
impulsion (P1, P2,…Pn) :
Réponse
= - Ss,wd
excitation - K, T
= + Géométrie :
influence - (x, y, z)
Hypothèses du modèle conceptuel

1) Dimensionnalité du modèle : 1D, 2D vertical, 2D horizontal, quasi-3D, 3D ;


2) types de matériaux géologiques dont est composé le domaine ;
3) homogénéité/hétérogénéité, isotropie/anisotropie, déformabilité des matériaux ;
4) géométrie des frontières (frontières naturelles généralement très complexes) ;
5) conditions aux frontières du domaine pour l’écoulement ;
6) régimes d’écoulement des fluides impliqués (laminaire, turbulent) ;
7) présence/absence d’une surface libre ;
8) variables d’état considérées, volumes ou surfaces sur lesquelles on peut prendre des
valeurs moyennes ou équivalentes ;
9) présence/absence de sources ou disparitions de fluides à l’intérieur du domaine, leur
répartition spatiale et leur variation temporelle ;
10) analyse en régime permanent ou transitoire ;
11) conditions initiales à l’intérieur du domaine.
• Des processus internes ou mécanisme (2) hydrodynamiques,
hydrochimiques et hydrobiologiques, entraînant trois fonctions du
réservoir vis-à-vis de l’eau souterraine : stockage, conduite (transfert
de quantités d’eau ou d’énergie) et milieu d’échanges géochimiques.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 58
Conditions aux limites ((BOUNDARY CONDITIONS
(BCs) ) et conditions initiales ((initials conditions
ICs)

 Les conditions aux limites sont les dimensions et les caractéristiques des
limites géologiques et hydrodynamiques de l’aquifère.
 L’étude des conditions aux limites comprend l’identification de toutes les
quantités d’eau entrant ou sortant du domaine idéalisé.
 Pour obtenir une solution unique à l’équation partielle différentielle
représentant un processus physique donné, il faut des informations
supplémentaires sur l’état physique du processus. Cette information est
fournie par les BCs et les ICs. Pour des problèmes associés au régime
permanent, seules les BCs sont utiles, alors qu’en régime transitoire, les deux
types de conditions doivent être spécifiées.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 59
Les deux types de bcs

 Physical boundaries = BCs physiques = BCs géologiques : elles sont


fixes
• Limites géologiques (ou physical boundaries), closes, à position fixe ou
limites étanches (flux nul), imposées par les structures hydrogéologiques.
Ce sont : le substratum, le toit, les passages latéraux de faciès, les biseaux
de transgression et les failles.
 Hydraulic boundaries = BCs hydrodynamiques
• Limites hydrodynamiques, ouvertes, à position variable dans l’espace et
dans le temps, imposées par les conditions extérieures (environnement de
l’aquifère). Elles sont identifiées à un instant donné.
• Elles sont déterminées par des points (sources, puits, forages) des lignes
(berges des oueds) ou des surfaces (aire d’alimentation).
Les trois types de bcs
Mathématiquement, les BCs comprennent la géométrie des limites et les valeurs
des variables dépendantes (H) ou de leurs dérivées aux limites (dH/dn). En termes
physiques, pour les applications de modèles hydrogéologiques, les BCs sont
généralement de trois types : BCs de Dirichlet (BCs I), BCs de Neumann (BCs II)
et BCs de Fourier (BCs III).
Condition de charge (ou de niveau
piézométrique ou de potentiel) imposée ou de
Dirichlet (ou de type I ou du 1er genre)
Sur une limite si la charge hydraulique à la limite est indépendante des
conditions de circulation dans la nappe. Le niveau piézométrique le
long d'un point, ligne ou surface est déterminé par une cause
extérieure.
Elle s’exprime par : H = H0

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 62
BCs I : Limite d’alimentation

 Point  Légende
Le niveau piézométrique de la
nappe est statique est égal à celui
H0
du puits d’où : H = H0.

H0
BCs I : Limite d’alimentation

 Ligne
 Légende
H0

H0
BCs I : Limite d’alimentation

• Surface

 Légende
H0

H0
BCs I : Limite d’émergence

• Point

 Légende
H0
H0

H0

H0
H0
BCs I : Limite d’émergence

• Ligne

 Légende
H0
H0

H0
H0
Limite d’alimentation (entrée avec un
signe (-)

Ligne de sources Aquifère côtier affluant à la


mer
BCs I : Limite d’émergence

• Surface

 Légende
H0

H0
Exemple i : de BCs I en nappe captive

H0 H0

= =
Ø1 Ø2
• Le débit par unité de
surface selon la loi de
Darcy : d
q12   K
dx
• Séparation et intégration
des variables :
q12 dx   Kd 

q1 2  dx   K  d q1 2 x  c1    K  ( x)  c2 
• Pour avoir une solution unique à l’équation de Laplace pour un
écoulement unidimensionnel. Il faut introduire les CL.
• Quand x0   1 et quand x  L   2
Les conditions de frontière pour notre
problème unidimensionnel sont les
charges aux oueds. Elles ont été
formulées entièrement en termes de
charges spécifiées : une condition
de frontière du premier type ou
condition de Dirichlet.
(2  1 )
q1 2 x 0   K  ( x)12

q1 2 ( L  0)   K (2  1 )  K
L
q12
L
L’inconnue est :  (x)
( x  1 )
q1 x  K
x
La conservation de volume implique : q1  q2  q x  q
( x  1 ) (   )
K  K 2 1
x L

( x  1 ) L  (2  1 ) x
1 L  (2  1 ) x
 x L  1 L  (2  1 ) x x  (2  1 )
L x  x  1
L
C’est une équation d’une droite :  x  Ax  B
Exemple ii : de bcs I en nappe libre

H0
H0 =
= Ø2
Ø1
• Le débit par unité de
surface selon la loi de
Darcy : d
q1 2   K 
dx
• Séparation et intégration
des variables :
q1 2 dx   K  d
1 2 
q1 2  dx   K   d q1 2 x  c1    K    c2 
2 
• Pour avoir une solution unique à l’équation de Laplace pour un
écoulement unidimensionnel. Il faut introduire les CL.
• Quand x0   1 et quand x  L   2
Les conditions de frontière pour notre
problème unidimensionnel sont les
charges aux oueds. Elles ont été
formulées entièrement en termes de
charges spécifiées : une condition
de frontière du premier type ou
condition de Dirichlet.
 2 2
 22 12  22  12
q1 2 x 
L
0  K   q12 ( L  0)   K    q12   K
 2  1  2 2 2L

L’inconnue est :  (x)


x2  12
q1 x   K
2x
La conservation de volume implique : q1  q2  q x  q
x2  12 22  12
K  K
2x 2L

( x2  12 )2 L  (22  12 )2 x

2 L  2 L  2 x  2 x
2 L 2
 2 x 2
 2 x 2
x2 
2 2 2 2 1 2 1
x 1 2 1
2L
22  12 22  12
x2  x  12 x  x  12
L L

C’est une équation d’une parabole :  x  Ax  B


Conditions de débits imposés ou condition de
flux ou condition Neumann (Type ii boundary =
bcs ii )
Il s’agit d’imposer une valeur du gradient de charge normal à la limite.

Les débits peuvent être nuls, entrant ou sortant. Les débits nuls sont imposés
par les limites géologiques étanches (imperméables K ≈ 10-9 m/s). Les
débits entrant ou affluants, sont les nappes affluantes, les aires
d’alimentation par infiltration des précipitations efficaces, les rivières
infiltrantes, etc. Les débits sortants sont les sources et lignes d’émergences,
les cours d’eau drainants.
Le bilan présente les données sur les conditions aux limites de flux, débits
entrant et sortant. Celles-ci sont contrôlées et affinées par simulation lors
du calage des modèles mathématiques de simulation hydrodynamique.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 78
Limite d’alimentation (entrée avec un
signe (+)
• Point

Un prélèvement à débit  Légende


imposé dans un ouvrage
(puits, tranchée,...) cons-
titue une limite à flux
imposé. Le niveau
piézométrique est
dynamique.
Bcs II : Limite d’alimentation

 Ligne
Limite étanche Q = 0
 Légende

BC à débits imposés nuls


(limite étanche), entrants
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface

 Limite étanche Q = 0  Légende

La surface libre à la conditions particulières sur toute sa surface qui est flux nul.
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


• Un affleurement dans une zone où le taux d’infiltration de la pluie est
inférieur aux possibilités “d’ingestion” de la nappe. C’est le taux
d’infiltration de la pluie qui fera le flux entrant.

Enfin, le contact entre deux aquifères contigus à perméabilité différente peut, dans certains cas,
être traité comme une limite à flux imposé, si le contraste de perméabilité est très élevé.
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


 Légende
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


 Légende
Bcs II :Limite d’émergence
• Point : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II :Limite d’émergence
• Ligne : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II :Limite d’émergence
• Surface : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II : Limite d’émergence
• Surface : limite à flux imposé non nul

 Légende
BCs III : Fourier
• Surface piézométrique

la surface piézométrique ou surface libre, laquelle répond à deux conditions particulières


pression égale à la pression atmosphérique sur toute sa surface et flux nul.
La drainance est imposée par des conditions de flux (limite géologique semi-perméable) et de
potentiel (fig.).
BCs III : Limite d’alimentation

• Ligne

• La rivière drainant (ou alimentant) une nappe libre, mais dont


le fond serait colmaté par une couche de vase peu perméable.

• Le flux q’ à la traversée de l’interface AB peut s’écrire :

K'
q'   hr
e'
BCs III : Limite d’émergence
• Ligne

• Le flux q’ à la traversée de l’interface AB peut s’écrire :

K'
q'   hr
e'
BCs I : Limite d’émergence

• Point

 Légende
H0
H0

H0

H0
H0
BCs I : Limite d’émergence

• Ligne

 Légende
H0
H0

H0
H0
Limite d’alimentation (entrée avec un
signe (-)

Ligne de sources Aquifère côtier affluant à la


mer
BCs I : Limite d’émergence

• Surface

 Légende
H0

H0
Conditions de débits imposés ou
condition de flux ou condition Neumann
(Type ii boundary = bcs ii )
Il s’agit d’imposer une valeur du gradient de charge normal à la limite.

Les débits peuvent être nuls, entrant ou sortant. Les débits nuls sont imposés
par les limites géologiques étanches (imperméables K ≈ 10-9 m/s). Les
débits entrant ou affluants, sont les nappes affluantes, les aires
d’alimentation par infiltration des précipitations efficaces, les rivières
infiltrantes, etc. Les débits sortants sont les sources et lignes d’émergences,
les cours d’eau drainants.
Le bilan présente les données sur les conditions aux limites de flux, débits
entrant et sortant. Celles-ci sont contrôlées et affinées par simulation lors
du calage des modèles mathématiques de simulation hydrodynamique.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 96
Limite d’alimentation (entrée avec un
signe (+)
• Point

Un prélèvement à débit  Légende


imposé dans un ouvrage
(puits, tranchée,...) cons-
titue une limite à flux
imposé. Le niveau
piézométrique est
dynamique.
Bcs II : Limite d’alimentation

 Ligne
Limite étanche Q = 0
 Légende

BC à débits imposés nuls


(limite étanche), entrants
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface

 Limite étanche Q = 0  Légende

La surface libre à la conditions particulières sur toute sa surface qui est flux nul.
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


 Légende
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


 Légende
Bcs II :Limite d’alimentation

• Surface : limite à flux imposé non nul


• Un affleurement dans une zone où le taux d’infiltration de la pluie est
inférieur aux possibilités “d’ingestion” de la nappe. C’est le taux
d’infiltration de la pluie qui fera le flux entrant.

Enfin, le contact entre deux aquifères contigus à perméabilité différente peut, dans certains cas,
être traité comme une limite à flux imposé, si le contraste de perméabilité est très élevé.
Bcs II :Limite d’émergence
• Point : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II :Limite d’émergence
• Ligne : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II :Limite d’émergence
• Surface : limite à flux imposé non nul

 Légende
Bcs II : Limite d’émergence
• Surface : limite à flux imposé non nul

 Légende
Conditions de Fourier I (Cauchy or type
III boundary)
3) Conditions mixtes ou conditions de Fourier : Charge imposée
avec limitation du débit. L'existence d'une condition de charge ou
piézométrie imposée implique la possibilité d'un échange de flux
quelconque entre l'aquifère et le milieu extérieur, ce qui peut, dans
certains cas, ne pas correspondre au comportement réel du
système. Il peut s’agir par exemple de :
• drainance ou d’échange entre un cours d’eau et une nappe
adjacente, la drainance pouvant varier dans le temps en fonction
des variations de charge dans l’aquifère, même si le niveau du
cours d’eau reste constant. Une limite à écoulement correspond au
deuxième type de conditions aux limites.
• suintement à la frontière d’un milieu poreux, au contact de
l’atmosphère.Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda
28/10/2021 107
Conditions de Fourier I/

Le passage de l’eau de l’Oued à la nappe peut être traité par une


condition de charge imposée (H0) correspondant à l'altitude du fil de
l'eau aussi longtemps que l’Oued reste en connexion avec la nappe. Ce
passage se fait dans le sens d’alimentation de la nappe par une quantité
Qnap ce sens est donc positif (cas a).
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 108
Conditions de Fourier I/

Imaginons une rivière drainant (ou alimentant) une nappe libre, mais
dont le fond serait colmaté par une couche de vase peu perméable.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 109
Conditions de Fourier II/

En cas d'étiage prononcé (baisse du niveau de l’Oued) de la nappe,


l'approfondissement de la surface piézométrique peut provoquer
l'apparition d'une zone non saturée à travers laquelle le transfert de l'eau
n'est plus régi par les lois entrant dans la conception du modèle
d'écoulement de la nappe (Cas b). Dans ce cas la nappe alimente l’Oued
par une quantité Qnap considérée négative.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 110
Conditions de Fourier III/

Les sources A et A' débitent, la


charge est imposée au niveau des
exutoires.

Les sources (A, A’) sont bien représentées par un potentiel imposé
correspondant à leurs cotes z (=H0) et z’(=H’0) de l'émergence tant que
celle-ci débite (=Q0 et =Q’0).

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 111
Conditions de Fourier IV/

La source A' est tarie, le débit est imposé


à zéro.

Lorsque le régime d'écoulement de la nappe subit une modification entraînant


une baisse du niveau piézométrique au-dessous de l'émergence (près de A’), il y
a tarissement de l'exutoire sans que, pour autant, il y ait admission d’eau de
l'extérieur vers l'intérieur comme le permettrait la représentation de la source
par une condition de charge imposée. Dans cette nouvelle configuration, une
condition de débit imposé nul doit être substituée à la première (Q0=0).
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 112
Conditions initiales

 Les conditions initiales sont simplement les valeurs des variables


dépendantes qui sont imposées partout dans la zone d’étude avant le début de
la simulation. Normalement, les conditions initiales sont déterminées pour un
régime permanent. Si, cependant, les conditions initiales sont déterminées de
telle sorte que le régime d’écoulement soit transitoire dans le système au début
de la simulation, il devra être admis que les charges vont changer pendant la
simulation, non pas seulement en réponse à un pompage, mais aussi à cause
des conditions initiales (Franke et al., 1987).
 Les C.I sont : carte piézométrique et/ou carte des concentrations à l'instant t
correspondant au début de la simulation.
 Les C.I sont les valeurs de la charge h en tout point de l’aquifère étudié, à une
date donnée t considérée comme l’instant initial : h0 = h(x, y, t0)
0

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 113
Conclusion sur le modèle conceptuel

 La bonne sélection des hypothèses acceptables pour chaque cas spécifique est
importante. Elle permet, bien sûr, de simplifier le problème mais il est très important
de s’en souvenir lors de l’interprétation des résultats donnés par le modèle.
 Si on simplifie trop, le modèle ne fournira peut-être pas les informations requises. Si
on simplifie trop peu, peut-être n’aura-t-on pas tous les paramètres nécessaires ou les
moyens de résolution nécessaires pour obtenir une réponse. Si des hypothèses
inadéquates sont choisies, on tronque la réalité. C’est malheureusement dès le 1er
stade de la conceptualisation que sont commises la plupart des erreurs de
modélisation.
 Cette conceptualisation doit être réalisée, si possible, par un hydrogéologue ayant une
bonne connaissance des processus physico-chimiques en cours lors de l’écoulement
et du transport en milieu poreux saturé ou non-saturé.
 La clef de l’efficacité et de la précision lors de la modélisation d’un système dépend
probablement plus de l’élaboration d’un modèle conceptuel adapté que du choix
d’une méthode ou d’un code numérique particulier.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 114
Passage au modèle mathématique
 Le modèle conceptuel sera exprimé quantitativement sous la forme
d’un modèle mathématique (équations mathématiques).
 Les modèles mathématiques sont des modèles abstraits qui assimilent
les processus à des équations, les propriétés physiques à des constantes
ou des coefficients intervenant dans ces équations, et les mesures de
l’état du système à des variables.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 115
MODÉLISATION DU MILIEU POREUX

(3.4)

C’est l’équation de diffusivité, en négligeant le gradient de la masse volumique dans l'espace :

(3.5)

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 116
HYPOTHESE DE DUPUIT

En M.P, les structures confèrent la plupart du temps aux systèmes aquifères des conditions qui privilégient
l'extension horizontale devant l'extension verticale.

h(x, y, z) = h(x, y)

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 117
MODÉLISATION DU MILIEU POREUX

z2

z1

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 118
D’où l’intégration sur toute l’épaisseur du
domaine
C'est l'intégration de l'équation de diffusivité qui constitue le modèle de simulation en M.P.

  h    h  h
 Txx    T yy   q  S
x  x  y  y  t
  z2  h    K dz
z2  
 h  
h   
x  y 
 z2   
h  z2 S h
 y    qdz
h t

x  z1  x  y  z1 yy  y   z1 s  t   z1


T    q
 
 T 
 K xx dz x  xx
 S dzyy


q : est le débit par unité de surface [(m3/s).m-2 = m/s],
h : charge hydraulique en m,
T : transmissivité en m2/s,
S : coefficient d’emmagasinement sans unité.
On montre que la fonction niveau piézométrique h(x, y, t) est solution de l'équation
de diffusivité.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 119
Modélisation numérique I
On peut résoudre mathématiquement l’ équation partielle différentielle
(E.D.P) (3.5) décrivant l’écoulement des eaux souterraines en utilisant des
solutions analytiques ou numériques. Les avantages d’une solution
analytique, quand il est possible d’en appliquer une, sont qu’elle fournit en
général une solution exacte à l’équation de base, et que celle-ci est facile à
trouver. Beaucoup de solutions analytiques ont été développées pour
l’équation de l’écoulement, cependant la plupart des applications sont
limitées aux problèmes hydrauliques relatifs aux puits impliquant la
symétrie radiale (Walton 1962 ; Lohman 1972 ; Reed 1980). La courbe
type de Theis, communément utilisée, représente la solution à de tels
modèles analytiques. En général, pour obtenir la solution analytique exacte
à l’équation différentielle, il faut idéaliser fortement, et peut être de
manière irréaliste, les propriétés et les conditions aux limites du système
aquifère.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 120
Modélisation numérique II

• Pour les problèmes où les modèles analytiques simplifiés sont


inadaptés, les équations partielles différentielles peuvent être
approchées numériquement. On remplace pour cela les variables
continues par des variables discrètes (c’est la discrétisation c'est-à-
dire du découpage de l'espace en éléments géométriques discrets)
qui sont définies au niveau des mailles (ou nœuds). Ainsi,
l’équation différentielle continue, qui détermine la charge
hydraulique sur l’ensemble du système, est remplacée par un
nombre déterminé d’équations algébriques définissant la charge
hydraulique en des points spécifiques. On résout généralement ce
système d’équations algébriques en utilisant les techniques
matricielles. Cette approche aboutit à un modèle numérique.
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 121
Méthodes numériques
On reconnaît deux groupes principaux de méthodes numériques
maintenant communément admis pour les résolutions de l’équation de
l’écoulement souterrain. Il s’agit de la méthode des différences finies D.F.
et de la méthode des éléments finis E.F. Dans ce cours seule la méthode
des D.F. sera développée.
L’approche numériques D.F. nécessite que la surface considérée soit
subdivisée, par maillage, en surfaces plus petites (cellules) qui sont
associées par des nœuds (soit en leur centre : Block-centered, soit à leur
périphérie : Meshcentered).

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 122
Node = nœud
Aquifer boundry = limite de l’aquifère
Block-centered (au centre de la maille) finite-difference grid.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 123
Node = nœud
Aquifer boundry = limite de l’aquifère
Meshcentered finite-difference grid.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 124
 La taille du maillage
• La taille des mailles est choisie en fonction de :
• l’hétérogénéité du milieu,
• la complexité des frontières,
• la densité des mesures disponibles et des points de sollicitation,
• la précision désirée des résultats,
• des contingences informatiques (taille du système, temps
C.P.U.).
Modélisation numérique avec Modflow

 MODFLOW est un modèle 3D, basé sur la méthode de D.F en cellule


centrée (cell-centered). Ce modèle a été développé par United States
Geological Survey (McDonald & Harbaugh, 1988). Il simule
l’écoulement de l’eau dans les aquifères :
• en régimes permanent et transitoire,
• écoulement est conditionné par une grande variété de C.L,
• confiné, semi-confiné et à nappe libre,
• en zone saturé dans un milieu poreux à température constante,
• monophasique,
• avec des conditions d’hétérogénéité et d’anisotropie.
Le langage de programmation utilisé est le FORTRAN 77.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 133
Packages (paquets) de Modflow

 Modflow est composé de 10 paquets répartis comme suit :


- 1 paquet (package) de base,
- 7 paquets de composants de l’écoulement,
- 2 paquets de résolutions (Tab.).

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 134
Name Package Abbrevlation Description du Package (Paquet)

Basic BAS Manipule les tâches comme toute une partie du modèle,
parmi ces tâches : la spécification de frontières,
détermination de la l’intervalle de pas de temps.
Établissement de C.I et impression de résultats.

Block-Centered- BCF Calcule les termes des équations de D.F qui représentent le
Flow flux dans le milieux poreux ; spécifiquement le flux de
cellule en cellule et le flux de stockage.

Flow
Well WEL Ajoute les termes représentant l’écoulement vers le puits
Compnont
aux équations de D.F.
(composant)
Packages
Recharge RCH Ajoute les termes représentant la distribution Stress
régionalement de la recharge aux équations de D.F. packages

River RIV Ajoute les termes représentant l’écoulement de l’Oued aux


équations de D.F.

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Drain DRN Ajoute des termes représentant le flux aux drains aux
équations de D.F.
Name Package Abbrevlation Description du Package (Paquet)

Strungly Implicit SIP Résout itérativement le système d'équations de D.F


Procedur utilisant la Procédure fortement implicite. Solver
Packages
Slice-Successive- SOR Résout itérativement le système d'équations de différences
Overrlaxation finies utilisant la Sur-relaxation de tranche Successive.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 136
Application avec Visual MODFLOW 2.8.2
 Problème :
 Le site à une altitude moyenne de 200 pieds. La topographie locale est
sous forme d’une pente du nord-ouest au sud-est vers la Rivière
Proulx, localisée environ 2000 pieds à l‘Est du site. La Rivière Proulx
coule du nord au sud avec une élévation d'eau de surface qui s'étend de
174 - 176 ft au nord, à 169 à 171 ft au sud (selon la saison). La
profondeur moyenne de la Rivière est environ 5 ft.
Le programme de forage a révélé que le site débute par un sable
limoneux relativement homogène et un aquifère de gravier allant à une
profondeur d'environ 50 pieds. Les pompages d’essai indiquent une
conductivité hydraulique varie de 0.5 à 15 ft/day. La nappe est
phréatique plate, qui suit généralement la topographie superficielle dans
le secteur (Fig.).
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 137
PR O U
AD
O
R
S
G
N

LX
KI

G
SUNRISE FUEL

IN
D
EA
SUPPLIES SITE

R
R
R
UST
AREA

R
O
U
TE
69

RIVER

R
O
U
TE
61

66
TE
U
O
R

Figure : La zone d’étude (à gauche) et le site étudié (à droite)


28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 138
Figure : Coupe W-E

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 139
 Les tâches qu’il faut faire
1. Conceptualisation du modèle et solution,
2. Dimension et construction de la grille du modèle,
3. Saisir les propriétés du modèle et les conditions aux frontières,
4. Visualiser les résultats du modèle (Carte piézométrique).

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 140
Module 1 : Design du modèle et entrée
de données

Section 1 : Dimension et construction de la


grille du modèle
 Exécution du modèle
• Construction de la grille de D.F

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 141
Vous allez obtenir la boite de dialogue ci-dessous :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 142
Cocher
Cliquer
Il faut faire le chemin d’accès vers la carte du site sur lequel on va
travaillé

Dans la même boite de dialogue construire la grille :


Indique le nombre de colonnes de la grille
Indique le nombre de lignes de la grille
Indique le nombre de couches de l’aquifère (monocouche)
Indique l’altitude du toit de l’imperméable
Indique l’altitude maximale de la surface topographique

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 143
Utiliser les unités ci-dessous :
Indique l’unité de la longueur
Indique l’unité du temps
Indique l’unité de la perméabilité
Indique l’unité du débit : Acronyme de US
Gallons/Minute
Indique l’unité de la recharge

Appuyer sur :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 144
Vous allez obtenir le schéma ci-dessous :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 145
 Il faut respecter les limites du site étudier (Fig. 1). Ajuster la grille à
ces limites. Pour cela il faut rectifier les données de la boite (Select
Model Region) ci-dessous :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 146
Les limites de la grille apparaissent sous forme du schéma ci-dessous :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 147
Cocher show grid pour faire apparaître la grille avec ces mailles (30x30), on obtient :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 148
Puis OK
La limite Est du domaine est la rivière Proulx. Donc toutes les cellules qui se
trouvent hors de la limite du site. De ce fait il faut les considérer comme des
cellules inactives.

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 149
 Pour rendre les mailles, hors de la limite Est , inactives, cliquer sur :

 Puis commencer à digitaliser la limite de la zone


inactive :

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Section 2 : Enter les données :
Propriétés du modèle et C.L

 Cliquer sur propriétés puis Conductivité :

 Aller à assign puis single et introduire les valeurs des propriétés :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 151
 Cliquer sur :

 Introduire la valeur de la recharge :

 Cliquer sur :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 152
 Puis :

 Commencer à digitaliser la limite à charge constante depuis la ligne 1,


colonne 1 et couche 1 jusqu’à la ligne 30, colonne 1 et couche 1.
Remplir la boite suivante :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 153
 La conductance est un terme spécifique de MODFLOW. Il est utilisé
pour décrire la capacité du lit de rivière de conduire le flux de la rivière
à l’aquifère ou vice versa. L’équation de calculer la conductance pour
chaque cellule est :
K
C  .( AREA)
B
 K : Conductivité hydraulique verticale du lit de rivière,
 B : épaisseur du lit de rivière,
 AREA : est la longueur de la rivière x sa largeur.
 Dans notre cas L = 100 ft et l = 50 ft ; K = 0.1 ft/day ; B = 1 ft

0.1 [ ft.day 1 ]
C .(100.50 [ ft2 ])  500 [ ft2 .day 1 ]
1 [ ft]
28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 154
 Cliquer :

 Puis sur :

 Il faut digitaliser la rivière du N au S et introduire les valeurs ci-


dessous :

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 Élévation de la surface
de l’eau dans la rivière
 Élévation du lit de rivière

 Puis OK

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Section 3 : Attribution de la localisation
des trajectoires des particules
 Cliquer sur :

 Appuyer ensuite sur :

Zomer sur le site d’étude :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 158
 Puis sur :

 Appuyer sur le cercle rouge au N puis déplacer la souris jusq’au cercle


rouge au S :

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 Remplir la boite ci-dessous :

 Cliquer sur :

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Module 2 : Fonctionnement de
MODFLOW et MODPATH
 Cliquer sur :

 Cocher :
 Puis appuyer sur :

 Puis appuyer sur :

28/10/2021 Pr. & Ing. M.MILI Université Mohamed Ier/Faculté des Sciences/COSTE/Oujda 161
 Dans la boite translate/Run, faire les opérations suivantes :

 Vous obtenez :

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 Sélectionner :
 Puis :

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Module 3 : Visualisation des résultats
du modèle

 Cliquer sur :

 Puis sur :

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