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Coupe Animath de Printemps

Le document présente les instructions et les exercices d'un concours de mathématiques pour collégiens et lycéens. Les exercices portent sur des sujets variés des mathématiques comme l'arithmétique, la géométrie ou la combinatoire. Le document est long et détaille précisément les consignes à respecter pour les participants.

Transféré par

Ui .
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Coupe Animath de Printemps

Le document présente les instructions et les exercices d'un concours de mathématiques pour collégiens et lycéens. Les exercices portent sur des sujets variés des mathématiques comme l'arithmétique, la géométrie ou la combinatoire. Le document est long et détaille précisément les consignes à respecter pour les participants.

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Pré

ue
POFM
Mathématiques

C OUPE A NIMATH DE P RINTEMPS

Samedi 6 juin 2020

Durée : 3 heures (collège), 4 heures (lycée).

1
Instructions
. Les exercices « collégiens » concernent les élèves scolarisés au collège.
Les exercices « lycéens » concernent les élèves scolarisés au lycée.
Chaque exercice est noté sur 7 points.

. Rédigez les différents problèmes sur des copies distinctes. Sur chaque copie, écrivez en haut
à gauche votre nom en majuscules, votre prénom en minuscules. Écrivez votre classe et le
numéro du problème traité en haut à droite.

. Pour les exercices 1, 2 et 9, seule une réponse numérique est attendue ; un résultat correct
sans justification vaudra donc 7 points, tandis qu’un résultat incorrect sans justification vaudra
0 point. Cependant, si un raisonnement accompagne un résultat faux (ou pas de résultat), ce
raisonnement sera lu et noté et pourra rapporter une partie des points de l’exercice.

. À part dans les exercices 1, 2 et 9, on demande des solutions complètement rédigées, où toute
affirmation est soigneusement justifiée. La notation tiendra compte de la clarté et de la précision
de la copie.
. Travaillez d’abord au brouillon, et rédigez ensuite au propre votre solution, ou une tentative,
rédigée, de solution contenant des résultats significatifs pour le problème.
Ne rendez pas vos brouillons : ils ne seraient pas pris en compte.

. Une solution complète rapportera plus de points que plusieurs tentatives inachevées. Il vaut
mieux terminer un petit nombre de problèmes que de tous les aborder.

. Règles, équerres et compas sont autorisés. Les rapporteurs sont interdits.


L ES CALCULATRICES SONT INTERDITES , AINSI QUE TOUS LES INSTRUMENTS ÉLECTRONIQUES.
Cela concerne en particulier l’usage de l’ordinateur, et donc de Geogebra et de logiciels de traite-
ment de texte.
. Dans le cas d’un exercice de géométrie, faire une (voire plusieurs) figure sur une feuille blanche
séparée. Cette figure devra être propre, grande, et la propriété que l’on cherche à démontrer devra
être apparente : par exemple, s’il faut démontrer que des points sont alignés, il faut tracer la droite
qui passe par ces points. Le respect de cette consigne rapportera automatiquement un point.

Après l’épreuve, merci de renvoyer les copies par voie électronique via le formulaire de dépôt dis-
ponible à l’adresse suivante :

[Link]

Association Animath,
Préparation Olympique Française de Mathématiques (POFM)

contact-pofm@[Link]

2
Exercices collégiens
Exercice 1. Donner la valeur de 0 − 1 + 2 − 3 + 4 − 5 + . . . − 49 + 50.
Seule une réponse numérique est attendue ici.
Solution de l’exercice 1 On regroupe les termes deux par deux :

0 + (−1 + 2) + (−3 + 4) + (−5 + 6) + . . . + (−49 + 50)


50
Chaque soustraction à l’intérieur d’une parenthèse vaut 1 et il y a 2
= 25 telles parenthèses. Ainsi,
la somme vaut 25.

Commentaire des correcteurs La très grande majorité des élèves a trouvé la bonne réponse, souvent
en ne donnant que le résultat.

3
E xercice 2. On dispose d’un jeu contenant 52 cartes. Chaque carte comporte une valeur parmi « 1, 2,
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi » ainsi qu’une couleur parmi « cœur, carreau, pique, trèfle », de telle
sorte que, pour chaque valeur et chaque couleur, le jeu contient une unique carte comportant cette
valeur et ayant cette couleur. Une main de 5 cartes est un choix de 5 cartes de ce jeu, sans se soucier
de l’ordre dans lequel on choisit les cartes. Combien existe-t-il de mains de 5 cartes qui contiennent
quatre cartes ayant la même valeur ?
Seule une réponse numérique est attendue ici.
Solution de l’exercice 2 Pour choisir un main de 5 cartes dont 4 cartes ont la même valeur, il faut
d’abord choisir la valeur en question. Il y a pour cela 13 choix puisqu’il y a 13 valeur. Il y a alors 48
choix pour la cinquième carte. On a donc en tout 13 × 48 = 624 mains possibles.

Commentaire des correcteurs L’exercice a été très bien traité dans l’ensemble. Quelques fautes récur-
rentes sont à noter cependant. Plusieurs élèves ont oublié de prendre en compte le choix de la cou-
leur de la cinquième carte. D’autres se sont malheureusement trompés lors du décompte des valeurs
présentes dans le jeu.

4
Exercice [Link] ABC un triangle isocèle en A. La bissectrice de l’angle ABC
[ coupe le côté [AC] en
D. On suppose que BD = DA. Déterminer les angles du triangle.
Solution de l’exercice 3

C B

Appelons α = ABD.\ Examinons les différents angles de la figure et essayons de la exprimer en


fonction de α. Puisque la droite (BD) est la bissectrice de l’angle CBA,
[ on sait que ABD
\ = DBC \
et donc ABC
[ = 2ABD \ = 2α. Puisque DB = DA, le triangle ADB est isocèle au point D, ce qui
se traduit par le fait que BAD
\ = ABD\ donc BAC [ = DAB \ = α. Enfin, le triangle ABC est isocèle
au point A, ce qui signifie que ACB
[ = ABC[ = 2ABD \ = 2α. Puisque la somme des angles dans le
triangle ABC vaut 180◦ , on trouve

180◦ = ABC
[ + ACB
[ + BAC
[ = 2α + 2α + α = 5α
180◦
Ainsi, α = 5
= 36◦ . Cela signifie que ABC [ = 72◦ et BAC
[ = ACB [ = 36◦ .

Commentaire des correcteurs L’exercice a été dans l’ensemble bien résolu, avec des preuves et des
rédactions particulièrement efficaces et soignées. Attention à ne pas confondre les différentes droites
remarquables dans le triangle. On rappelle que la bissectrice d’un angle est la droite qui coupe cet
angle en deux angles adjacents et de même mesure. Il ne faut pas la confondre avec la hauteur. La
hauteur issue du sommet A est la droite perpendiculaire à la droite (BC) passant par le point A. La
médiane est la droite qui relie le milieu d’un côté au sommet opposé. Dans un triangle isocèle en A,
seule la bissectrice de BAC
[ coupe le côté opposé perpendiculairement en son milieu. Ces confusions
ont été la source de quelques erreurs.

5
Exercice 4. Un nombre apparait sur un écran d’ordinateur. On sait que si x apparait sur l’écran, le
nombre x2 − 2x + 1 apparaît juste après. Si le premier nombre à apparaitre est 2, quel est le 2020-ème
nombre à apparaître ?
Solution de l’exercice 4 Commençons par regarder les premières valeurs affichées par l’ordinateur :
. Le premier nombre est 2.
. Le second nombre est 22 − 2 × 2 + 1 = 1
. Le troisième nombre est 12 − 2 × 1 + 1 = 1 − 2 + 1 = 0
. Le quatrième nombre est 02 − 2 × 0 + 1 = 1
. Le cinquième nombre est 12 − 2 × 1 + 1 = 1 − 2 + 1 = 0
. Le sixième nombre est 02 − 2 × 0 + 1 = 1
. Le septième nombre est 12 − 2 × 1 + 1 = 1 − 2 + 1 = 0
On voit que les nombres qui apparaissent sont dans l’ordre 2, 1, 0, 1, 0, 1, 0. Comme après un 0 il y a
forcément 02 − 2 × 0 + 1 = 1 et après un 1 il y a forcément 12 − 2 × 1 + 1 = 1 − 2 + 1 = 0, on va
avoir une alternance de 0 et de 1. Comme 1 apparait en deuxième, tout les nombres apparaissant à
un rang pair seront des 1 donc le 2020-ième nombre vaut 1.

Commentaire des correcteurs Nous félicitons les élèves qui ont largement réussi cet exercice. Les
quelques erreurs observées sont principalement des erreurs de calcul ou de décalage du rang des
nombres affichés. Par exemple, certains élèves ont considéré que le rang du premier nombre à appa-
raître sur l’écran était le rang 0 alors qu’il s’agit du rang 1. Afin d’éviter de faire cette faute, certains
élèves ont utilisé un tableau, ce qui a été grandement apprécié. Nous invitons les élèves à être vigi-
lants sur ce genre d’erreur qui a parfois causé beaucoup de dégâts, et à ne pas passer trop vite sur
les exercices, toujours en vérifiant le raisonnement utilisé.

6
E xercice 5. Soit ABC un triangle dont les angles sont tous aigus. Soit D le pied de la hauteur issue
du sommet A. Soit E le symétrique du point D par rapport à la droite (AC). La perpendiculaire à la
droite (AE) passant par B coupe la droite (AC) en un point noté F . Démontrer que le triangle F BC
est isocèle en B.
Solution de l’exercice 5

C D B

Pour montrer que le triangle F BC est isocèle au point B, nous allons montrer que CF
\ B=F\CB
Le fait que le point E soit la symétrique du point D par rapport à la droite (AC) signifie que
[ = 90◦ et que les droites (CE) et (AE) sont perpendiculaire. Or, la droite (BF ) est également
CEA
perpendiculaire à la droite (AE). Les droites (BF ) et (CE) sont perpendiculaire à une même droite,
elles sont donc parallèles.
Les angles CF
\ B et ECA
[ sont alternes-internes par rapport aux droites (EC) et (F B) donc ils sont
égaux. Par ailleurs, puisque la symétrie axiale conserve les angles, DCA [ Finalement :
\ = ECA.

CF
\ B = ECF
[ = ECA
[ = ACD
\=F CD = F
\ \ CB
donc le triangle F CB est bien isocèle au point B.

7
Solution alternative n◦ 1

F
E

C D B

Comme dans la solution précédente, on va chercher à montrer que CF \ B = F \ CB. Pour cela on
introduit H le point d’intersection des droites (DE) et (AC) et G le point d’intersection des droites
(AE) et (BF ). Puique’ils sont opposés par le sommet, les angles CF
\ B et AF
[ G sont égaux. Puisque la

somme des angles du triangle AGF vaut 180 et que les droite (AE) et (BG) sont perpendiculaires,
on a :

CF
\ B = 180◦ − AGF [ = 180◦ − 90◦ − EAH
[ − GAF \ = 90◦ − GAF
[

Les points D et E sont symétriques par rapoort à la droite (AH) donc les droites (AH) et (ED) sont
\ = 90◦ . Puisque la somme des angles dans le triangle AEH vaut 180◦ ,
perpendiculaires. Ainsi, EHA
on a

\ = 180◦ − EHA
HEA \ = 180◦ − 90◦ − EAH
\ − EAH \ = 90◦ − EAH
\

Ainsi :

CF
\ B = 90◦ − GAF
[ = 90◦ − EAH
\ = HEA
\

Puisque la symétrie axiale conserve les angles, HEA


\ = HDA.
\
Concentrons-nous à présent sur les points A, D, C et H. Puisque les droites (AD) et (CD) sont per-
\ = 90◦ − CDH.
pendiculaires, HDA \ Le triangle HCD est rectangle en H et la somme de ses angles

fait 180 . Ainsi :

\ = 180◦ − CHD
HCD \ = 180◦ − 90◦ − CDH
\ − CDH \ = 90◦ − CDH
\

En rassemblant toutes ces informations :

CF
\ B = HEA \ = 90◦ − CDH
\ = HDA \ = HCD
\ =F\CB
et on retrouve que le triangle F CB est isocèle au point B.

Commentaire des correcteurs L’exercice a été bien réussi par les élèves qui l’ont traité. Certaines per-
sonnes ont trouvé des preuves remarquablement élégantes et rapides !

8
Exercice 6.
1) Alice désire colorier les entiers entre 2 et 8 (inclus) en utilisant k couleurs. Elle souhaite que, si m
et n sont des entiers entre 2 et 8 tels que m est un multiple de n et m 6= n, alors m et n sont de
couleurs différentes. Déterminer le plus petit entier k pour lequel Alice peut colorier les entiers
2, 3, . . . , 8 en utilisant k couleurs.
2) Alice désire colorier les entiers entre 2 et 31 (inclus) en utilisant k couleurs. Elle souhaite que, si
m et n sont des entiers entre 2 et 31 tels que m est un multiple de n et m 6= n, alors m et n sont de
couleurs différentes. Déterminer le plus petit entier k pour lequel Alice peut colorier les entiers
2, 3, . . . , 31 en utilisant k couleurs.
Solution de l’exercice 6 Dans ce problème, on cherche le plus petit entier k satisfaisant une certaine
propriété. Supposons que l’on veuille montrer que le plus petit entier recherché est l’entier c. Il y
aura alors deux parties dans la démonstration. D’une part il faut montrer que si un entier k satisfait
la propriété, alors k > c, d’autre part il faut montrer que l’on peut effectivement trouver un coloriage
des entiers avec c couleurs.
1) Tout d’abord, essayons de colorier les entiers au fur et à mesure de façon naïve :
. On colorie 2 de la première couleur
. On colorie 3 aussi de la première couleur (c’est possible car 2 ne divise pas 3).
. 4 est divisible par 2 donc on ne peut pas le colorier de la même couleur que 2, on le colorie
donc d’une autre couleur (la deuxième couleur).
. On peut colorier 5 de la première couleur.
. 6 étant divisible par 2 et 3 on le colorie de la deuxième couleur.
. On peut colorier 7 de la première couleur.
. Par contre 8 est divisible par 2 et 4, il faut donc le colorier d’une troisième couleur.
On a donc obtenu un coloriage avec 3 couleurs des entiers de 2 à 8. Il faut maintenant vérifier qu’il
faut forcément 3 couleurs dans un coloriage satisfaisant la propriété de l’énoncé. Dans la construc-
tion précédente, le problème était de colorier 8. En effet, 8 est un multiple de 4 et 2 et 4 est un multiple
de 2. Ainsi 4 ne peut avoir la même couleur que 2 et 8 ne peut avoir la même couleur que 2 ou 4. Il
faut donc au moins 3 couleurs différentes pour colorier 2, 4, 8, donc le plus petit nombre de couleurs
nécessaires est k = 3.
2) Ici inspirons nous de la première question. On a vu que 2, 4, 8 étaient les nombres apportant une
contrainte dans le coloriage. On remarque qu’il s’agit de puissances de 2. On peut donc conjecturer
que les puissances de 2 jouent un rôle important dans le problème. Parmi les entiers de 2 à 32 il y a
5 puissances de 2 : 2, 4, 8 et 16 Comme 2 divise 4, 8, 16, 2 est forcément d’une couleur différente des 3
autres. Comme 4 divise 8, 16, 4 est forcément d’une couleur différente des 2 autres. De même comme
8 divise 16 donc 2, 4, 8, 16 ont forcément des couleurs différentes deux à deux. Il faut donc au moins
4 couleurs différentes.
Réciproquement, on cherche un coloriage des entiers de 2 à 32 utilisant exactement 4 couleurs. On
peut en fait continuer le coloriage précédent en coloriant chaque entier au fur et à mesure avec la
plus petite couleur possible. On obtient le coloriage suivant :
1. Les nombres coloriés avec la couleur 1 sont 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31
2. Les nombres coloriés avec la couleur 2 sont 4, 6, 9, 10, 14, 15, 21, 22, 25, 26
3. Les nombres coloriés avec la couleur 3 sont 8, 12, 18, 20, 27, 28, 30
4. Les nombres coloriés avec la couleur 4 sont 16, 24
On a bien un coloriage correct avec 4 couleurs donc le nombre minimal de couleur est 4.

Solution alternative n◦ 1 On montre comme dans le cas précédent que pour la première question il
faut au moins 3 couleurs et au moins 4 dans la seconde.

9
On propose ici de généraliser le coloriage précédent : on construit un coloriage avec le nombre
optimal de couleurs pour colorier les entiers de 2 à r, avec r > 2. Soit n > 2, posons n = pa11 × · · · × pakk
sa décomposition en facteurs premiers. On va colorier n avec la couleur a1 + · · · + ak (notons que
comme n > 2, on a bien a1 + · · · + ak > 1). Montrons que ce coloriage est correct : soit m 6= n deux
entiers tels que m divise n. Posons n = pa11 ×· · ·×pakk sa décomposition en facteurs premiers. m s’écrit
nécessairement sous la forme m = pb11 × · · · × pbkk avec b1 6 a1 , . . . bk 6 ak . Comme m 6= n, il existe
forcément i tel que ai 6= bi donc ai > bi . Ainsi on a forcément a1 + · · · + ak > b1 + · · · + bk donc m et n
sont bien de couleur différente.
Si n 6 8 et n = pa11 × · · · × pakk alors 23 = 8 > n > 2a1 +···+ak donc a1 + · · · + ak 6 3, le coloriage utilise
au plus 3 couleurs pour les entiers de 2 à 8 donc pour la première question le k minimal vaut 3.
Si n 6 31 et n = pa11 × · · · × pakk alors 25 = 32 > n > 2a1 +···+ak donc a1 + · · · + ak < 5 et comme
a1 + · · · + ak est entier, on a a1 + · · · + ak 6 4, le coloriage utilise au plus 4 couleurs pour les entiers
de 2 à 31 donc pour la deuxième question le k minimal vaut 4.

Solution alternative n◦ 2 On montre comme dans le cas précédent que pour la première question il
faut au moins 3 couleurs et au moins 4 dans la seconde.
On propose ici une généralisation de la construction d’un coloriage avec le nombre optimal de cou-
leurs pour colorier les entiers de 2 à n, où n est un entier strictement positif quelconque supérieur à
2. Soit k le plus grand entier tel que 2k 6 n, on a donc 2k+1 > n. Soit j un entier vérifiant 2 6 j 6 n.
Notons l le plus grand entier tel que 2l 6 j et de même 2l+1 > j. Comme 2 6 j 6 n < 2k+1 , on a
1 6 l < k + 1, donc 1 6 l 6 k. On va colorier j de la couleur l.
Notons que comme 1 6 l 6 k, ce coloriage utilise au plus k couleurs. Comme 2 6 2 6 4 6 · · · 6 2k 6
n, les 2j pour 1 6 j 6 k sont entre 2 et n, et comme 2j est colorié de la couleur j, le coloriage utilise
exactement j couleurs.
Ce coloriage vérifie de plus la propriété de l’énoncé : soit m, n tels que m divise n et m 6= n. Notons
j la couleur de m, on a m > 2j . Comme m divise n et m 6= n, n > 2m > 2j+1 donc n ne peut être
colorié avec la couleur j, car sinon on aurait n < 2j+1 .
En particulier pour n = 8, comme 23 = 8 < 24 , le coloriage proposé utilise 3 couleurs et pour n = 31,
comme 24 6 n < 25 , le coloriage utilise 4 couleurs. Ainsi pour la première question le k minimal
vaut 3, pour la seconde il vaut 4

Commentaire des correcteurs Dans cet exercice, chaque question contenait deux parties. Par exemple
pour la question 2), il fallait d’une part montrer qu’on peut colorier les entiers avec 4 couleurs,
d’autre part il faut montrer que, quelque soit le coloriage, il utilise toujours au moins 4 couleurs.
Une grande majorité d’élèves a oublié de traiter l’une de ces deux parties. Ce n’est qu’en traitant
séparément chaque point que l’on pouvait avoir le score maximal. Par ailleurs, une grande partie
des élèves a bien avancé sur le problème et a fourni un coloriage valide avec le bon nombre de
couleurs.

10
Exercice 7. Le jeu de mathinal est un jeu qui se joue à n joueurs (avec n > 2), n cartes vertes et n
cartes rouges. Initialement, chaque joueur prend une carte verte et une carte rouge, et écrit un entier
sur chacune de ces deux cartes (il a le droit d’écrire le même entier sur les deux cartes). Puis chaque
joueur calcule la somme des numéros de ses deux cartes, et on note M la plus grande somme parmi
les sommes des n joueurs.
Ensuite, les joueurs redistribuent les cartes rouges comme suit : le joueur possédant la carte verte
de plus petit numéro reçoit la carte rouge de plus grand numéro, puis le joueur possédant la carte
verte de deuxième plus petit numéro reçoit la carte rouge de deuxième plus grand numéro, et ainsi
de suite. Chaque joueur calcule alors de nouveau la somme des numéros de ses deux cartes, et on
note M 0 la plus grande somme parmi les sommes des n joueurs.
1) Est-il possible d’avoir M 0 < M ?
2) Est-il possible d’avoir M 0 > M ?

Solution de l’exercice 7
1) Pour bien comprendre l’exercice, il est conseillé de regarder ce qu’il se passe pour des petites
valeurs. Prenons donc une partie à deux joueurs où le joueur 1 inscrit 0 sur sa carte verte et 0 sur sa
carte rouge et le joueur 2 inscrit 1 sur sa carte verte et 1 sur sa carte rouge.

carte verte carte rouge somme


joueur 1 0 0 0
joueur 2 1 1 2
On a alors M = 2. Si l’on redistribue les cartes rouges, le joueur 1 reçoit la carte rouge avec un 1
inscrit et le joueur 2 reçoit la carte bleue avec un 0 inscrit.

carte verte nouvelle carte rouge somme


joueur 1 0 1 1
joueur 2 1 0 1
On a alors M 0 = 1. Ici M 0 < M donc on a construit une situation répondant positivement à la
question, la réponse à la question 1) est donc OUI.
2) Une fois de plus, on teste l’énoncé sur des parties à 2 ou 3 joueurs pour deviner la réponse. On va
montrer qu’on ne peut jamais avoir M 0 > M quelle que soit la répartition des cartes.
Considérons une partie à n joueurs et notons vj le numéro que le joueur numéro j inscrit sur sa carte
verte. Quitte à renuméroter les joueurs, on peut supposer que v1 6 v2 6 . . . 6 vn . On note également
r1 > r2 > . . . > rn les numéros des cartes rouges dans l’ordre croissant, de telle sorte que lors de
la redistribution, le joueur j reçoive la carte rouge avec le numéro rj . On note rij le numéro que le
joueur j inscrit sur sa carte rouge. Le nombre M correspond donc au plus grand nombre parmi les
nombres vj + rij , pour j allant de 1 à n. Le nombre M 0 correspond au plus grand nombre parmi les
nombres vj + rj . Voici ici une situation à 4 joueurs.

carte verte carte rouge inscrite par le joueur carte rouge reçue après la redistribution
joueur 1 v1 = 0 ri1 = 3(= r2 ) r1 = 4
joueur 2 v2 = 1 ri2 = 1(= r4 ) r2 = 3
joueur 3 v3 = 2 ri3 = 4(= r1 ) r3 = 2
joueur 4 v4 = 3 ri4 = 2(= r3 ) r4 = 1

On note k un entier de {1, 2, . . . , n} vérifiant M 0 = vk + rk . On suppose par l’absurde que M < M 0 .


Soit l un entier tel que n > l > k. Par hypothèse sur M , vl + ril 6 M . De plus, on sait que M < M 0 =
vk + rk . D’autre part, puisque l > k, on sait que vk 6 vl . Ainsi

11
vl + ril 6 M 0 < M = vk + rk 6 vl + rk
On obtient que rk > ril . Ceci implique que il > k.

r1 , r2 , . . . , rk , rk+1 , . . . , rn
| {z }
ril appartient à

1, 2, . . . , k, k + 1, . . . , n
| {z }
il appartient à

L’inégalité étant vrai pour tout entier l tel que n > l > k, on a donc prouvé que ik , ik+1 , . . . in appar-
tiennent à {k + 1, . . . , n}.

1, 2, . . . , k, k + 1, . . . , n
| {z }
ik ,ik+1 ,...,in appartiennent à

On a donc n − k + 1 entiers distincts dans un ensemble de cardinal n − k, ce qui est une contradiction.
En particulier, on ne peut pas avoir M < M 0 . La réponse à la question 2) est donc NON.

Solution alternative n◦ 1 On peut également procéder comme suit pour démontrer que l’on a néces-
sairement M 0 6 M . Au lieu de procéder en deux tours, les joueurs vont effectuer les opérations
suivantes : si un joueur possédant des cartes verte et rouge de valeurs v et r rencontre un autre
joueur possédant des cartes verte et rouge de valeurs v 0 et r0 telles que v 0 < v et r0 < r, ils échangent
leurs cartes rouges. Puis on recommence tant qu’un tel échange est possible.
Le nombre d’échanges auxquels on procédera est nécessairement fini. Il existe de multiples manières
de le démontrer, par exemple en procédant comme suit. Tout d’abord, on suppose, sans perte de
généralité, que chaque joueur a écrit un nombre positif ou nul. Supposons ensuite que chaque joueur
calcule également le produit de ses deux cartes, et notons P la somme de ces produits. Alors la valeur
de P sera nécessairement un entier positif ou nul. Cependant, lors de l’échange, la valeur de P varie
de
(vr0 + v 0 r) − (vr + v 0 r0 ) = (v − v 0 )(r0 − r) < 0.
L’entier P prend donc des valeurs entières positives ou nulles décroissantes, et finira bien par ne
plus varier, ce qui signifie que l’on ne pourra plus faire d’échange. Et, si l’on ne peut plus faire
d’échange, cela signifie précisément que les joueurs ont redistribué leurs cartes comme demandé
dans la deuxième étape du jeu de mathinal.
Notons alors M la plus grande somme des cartes possédées par un joueur : initialement, on a M =
M , et à la fin, on a M = M 0 . Or, avant l’échange, les sommes de nos deux joueurs étaient v + r et
v 0 + r0 , et maintenant ce sont v + r0 et v 0 + r. Puisque max{v + r0 , v 0 + r} < v + r 6 M, on en déduit
que M0 6 M. On en conclut donc comme souhaité que M 0 6 M .

Commentaire des correcteurs Cet exercice était difficile. La première partie a été correctement traitée
par de très nombreux élèves, ce qui était fort satisfaisant. En revanche, dans le cadre du traitement
de la deuxième partie, qui était nettement plus délicate, plusieurs erreurs ou approximations sont
revenues fréquemment :
. démontrer que M 0 6 M sur un exemple précis : cela ne nous apprend a priori rien sur l’infinité
d’exemples restants ;
. supposer que les sommes M et M 0 étaient nécessairement calculées par le joueur possédant
la plus grande carte verte ; remarquer que les cartes vertes et rouges jouaient des rôles symé-
triques aurait sans doute permis à plusieurs candidats de ne pas faire cette erreur, puisque le
même raisonnement sous-jacent aurait permis de « démontrer » que la somme M 0 était aussi
calculée par le joueur possédant la plus grande carte rouge ;

12
. utiliser des arguments flous consistant à invoquer la notion de moyenne ou d’équilibrage ;
. affirmer (à tort) que, pour donner sa carte rouge à un autre joueur, il fallait avoir une carte verte
plus grande que celui-ci : cette affirmation est fausse dès lors qu’un joueur possède les deux
plus petites cartes, puisqu’il va bien donner l’une des deux ;
. mal traiter un exemple ; ce cas de figure est évidemment dommage, puisque les correcteurs ne
doutent pas une seconde que les élèves concernés auraient pu éviter cette faute, voire qu’elle
les a coupés dans leur élan en laissant croire que l’exercice était résolu.

13
E xercice 8. Déterminer les entiers m > 2, n > 2 et k > 3 ayant la propriété suivante : m et n ont
chacun k diviseurs positifs et, si l’on note d1 < . . . < dk les diviseurs positifs de m (avec d1 = 1 et
dk = m) et d01 < . . . < d0k les diviseurs positifs de n (avec d01 = 1 et d0k = n), alors d0i = di + 1 pour tout
entier i tel que 2 6 i 6 k − 1.
Solution de l’exercice 8 Tout d’abord notons que les plus petits diviseurs strictement plus grands que
1 de m et n sont d2 et d2 +1 qui sont donc forcément premiers. Or ces deux nombres étant consécutifs,
l’un d’entre eux est pair donc vaut 2. Si d2 + 1 = 2, d2 = 1 ce qui contredit l’énoncé. On a donc d2 = 2
et d2 + 1 = 3.
Si k = 3 le seul diviseur strict de m vaut 2 donc m = 4, le seul diviseur strict de m valant 3 on a
forcément n = 9. Récirproquement, comme le seul diviseur strict de 4 vaut 2 et le seul diviseur strict
de 9 vaut 3, le couple (4, 9, 3) convient.
Supposons k > 4. Comme le plus petit diviseur strict de m vaut 3, m n’est pas divisible par 2, il est
donc impair. On a donc forcément d3 + 1 impair, donc d3 est pair. Posons d3 = 2l, comme d3 > d2 = 2,
on a l > 1 donc l > 2. Si l > 4 alors l divise d3 donc l divise m et l 6= m car 2l divise m. En particulier
comme l < 2l est un diviseur de m cela contredit l’énoncé. On a donc forcément l = 2 donc d3 = 4.
On en déduit que d3 + 1 = 5. Si k = 4 les diviseurs stricts de m étant 2 et 4, on a m = 8 et comme les
diviseurs stricts de n sont 3 et 5 on a n = 15. Réciproquement, les seuls diviseurs stricts de 8 valant
2 et 4 et ceux de 15 valant 3 et 5, (8, 15, 4) vérifie l’énoncé.
Si k > 5, comme 3 et 5 divisent n, 15 divise n. Comme k > 3 on ne peut pas avoir n = 15 sinon
n n’a que 2 diviseurs stricts. En particulier, 15 est un diviseur strict de n donc 15 − 1 = 14 est un
diviseur strict de m. En particulier, 7 + 1 = 8 est un diviseur strict de n donc n est pair, on obtient
une contradiction.
En particulier pour k > 5 il n’y a pas de solutions, les seules solutions sont donc (4, 9, 3) et (8, 15, 4)

Solution alternative n◦ 1 De la même manière que dans la solution précédente, on obtient que d2 = 2.
Si m est divisible par un nombre impair l, celui-ci est un diviseur strict car m est divisible par 2 donc
il est pair. En particulier l + 1 est pair et divise n, donc 2 divise n ce qui contredit le fait que d2 + 1
est le plus petit diviseur de n. En particulier m est forcément une puissance de 2. Si m > 16, alors 8
et 4 sont des diviseurs stricts de m. Ainsi 9 et 5 divisent n, donc 45 divise n. En particulier 15 est un
facteur strict de n donc 15 − 1 = 14 est un facteur strict de m. Ainsi m est divisible par 7, cela contedit
le fait que m est une puissance de 2.
Ainsi, m est une puissance de 2 vérifiant m < 16 et 2 est un facteur strict de m. On a donc m = 4
ou m = 8. Si m = 4, le seul diviseur strict de 4 est 2 donc le seul diviseur strict de n est 3 donc
n = 9. Comme le seul diviseur strict de 4 vaut 2 et le seul diviseur strict de 9 vaut 3, le couple (4, 9, 3)
convient.
Si m = 8, m a pour diviseurs stricts 2 et 4, n a pour diviseurs stricts 3 et 5 donc n =
15.Réciproquement, les seuls diviseurs stricts de 8 valant 2 et 4 et ceux de 15 valant 3 et 5, (8, 15, 4)
vérifie l’énoncé.
Les triplets solutions sont donc (4, 9, 3) et (8, 15, 4).

Commentaire des correcteurs L’exercice était difficile, mais un bon nombre d’élèves a réussi à avancer
de façon significative sur l’exercice. Attention quand on regarde les parités possibles pour m et n à
bien traiter tous les cas. Aussi, il faut bien penser à vérifier les solutions obtenues !

14
Exercices lycéens
Exercice 9. On dispose d’un jeu contenant 52 cartes. Chaque carte comporte une valeur parmi « 1, 2,
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, valet, dame, roi » ainsi qu’une couleur parmi « cœur, carreau, pique, trèfle », de telle
sorte que, pour chaque valeur et chaque couleur, le jeu contient une unique carte comportant cette
valeur et ayant cette couleur. Une main de 5 cartes est un choix de 5 cartes de ce jeu, sans se soucier
de l’ordre dans lequel on choisit les cartes. Combien existe-t-il de mains de 5 cartes qui contiennent
quatre cartes ayant la même valeur ?
Seule une réponse numérique est attendue ici.
Solution de l’exercice 9 Pour choisir un main de 5 cartes dont 4 cartes ont la même valeur, il faut
d’abord choisir la valeur en question. Il y a pour cela 13 choix puisqu’il y a 13 valeur. Il y a alors 48
choix pour la cinquième carte. On a donc en tout 13 × 48 = 624 mains possibles.

Commentaire des correcteurs L’exercice a été réussi par une majorité d’élèves. Les erreurs principales
résident dans l’oubli de la couleur de la dernière carte (pour ceux qui trouvent 156), voire carrément
l’oubli de la dernière carte (pour ceux qui trouvent 13). Certains ont mal compris l’énoncé, en cher-
chant à compter le nombre de mains possibles simultanément. Enfin, plusieurs se trompent dans le
calcul final de 13 × 48, ce qui est dommage.

15
Exercice [Link] ABC un triangle isocèle en A. La bissectrice de l’angle ABC
[ coupe le côté [AC] en
D. On suppose que BD = DA. Déterminer les angles du triangle ABC.
Solution de l’exercice 10

C B

Appelons α = ABD.\ Examinons les différents angles de la figure et essayons de la exprimer en


fonction de α. Puisque la droite (BD) est la bissectrice de l’angle CBA,
[ on sait que ABD
\ = DBC \
et donc ABC
[ = 2ABD \ = 2α. Puisque DB = DA, le triangle ADB est isocèle au point D, ce qui
se traduit par le fait que BAD
\ = ABD\ donc BAC [ = DAB \ = α. Enfin, le triangle ABC est isocèle
au point A, ce qui signifie que ACB
[ = ABC[ = 2ABD \ = 2α. Puisque la somme des angles dans le
triangle ABC vaut 180◦ , on trouve

180◦ = ABC
[ + ACB
[ + BAC
[ = 2α + 2α + α = 5α
180◦
Ainsi, α = 5
= 36◦ . Cela signifie que ABC [ = 72◦ et BAC
[ = ACB [ = 36◦ .

Commentaire des correcteurs L’exercice reposait sur le fait que les angles à la base d’un triangle iso-
cèle sont égaux. Une très large majorité d’élèves a résolu complètement l’exercice. Malgré tout, un
nombre non négligeable a commis des erreurs comme confondre bissectrice et hauteur, bissectrice et
médiane ou encore se tromper de sommet de la bissectrice. On notera qu’un grand nombre d’élèves
n’a pas rendu de figure avec l’exercice. Nous tenons à rappeler l’importance de la figure dans un
problème de géométrie, il s’agit du principal support de travail ! Certains élèves auraient sans doute
pu éviter quelques erreurs en faisant une figure propre.

16
Exercice 11.
1) Alice désire colorier les entiers entre 2 et 8 (inclus) en utilisant k couleurs. Elle souhaite que, si m
et n sont des entiers entre 2 et 8 tels que m est un multiple de n et m 6= n, alors m et n sont de
couleurs différentes. Déterminer le plus petit entier k pour lequel Alice peut colorier les entiers
2, 3, . . . , 8 en utilisant k couleurs.
2) Alice désire colorier les entiers entre 2 et 31 (inclus) en utilisant k couleurs. Elle souhaite que, si
m et n sont des entiers entre 2 et 31 tels que m est un multiple de n et m 6= n, alors m et n sont de
couleurs différentes. Déterminer le plus petit entier k pour lequel Alice peut colorier les entiers
2, 3, . . . , 31 en utilisant k couleurs.

Solution de l’exercice 11 Dans ce problème, on cherche le plus petit entier k satisfaisant une certaine
propriété. Supposons que l’on veuille montrer que le plus petit entier recherché est l’entier c. Il y
aura alors deux parties dans la démonstration. D’une part il faut montrer que si un entier k satisfait
la propriété, alors k > c, d’autre part il faut montrer que l’on peut effectivement trouver un coloriage
des entiers avec c couleurs.
1) Tout d’abord, essayons de colorier les entiers au fur et à mesure de façon naïve :
. On colorie 2 de la première couleur
. On colorie 3 aussi de la première couleur (c’est possible car 2 ne divise pas 3).
. 4 est divisible par 2 donc on ne peut pas le colorier de la même couleur que 2, on le colorie
donc d’une autre couleur (la deuxième couleur).
. On peut colorier 5 de la première couleur.
. 6 étant divisible par 2 et 3 on le colorie de la deuxième couleur.
. On peut colorier 7 de la première couleur.
. Par contre 8 est divisible par 2 et 4, il faut donc le colorier d’une troisième couleur.
On a donc obtenu un coloriage avec 3 couleurs des entiers de 2 à 8. Il faut maintenant vérifier qu’il
faut forcément 3 couleurs dans un coloriage satisfaisant la propriété de l’énoncé. Dans la construc-
tion précédente, le problème était de colorier 8. En effet, 8 est un multiple de 4 et 2 et 4 est un multiple
de 2. Ainsi 4 ne peut avoir la même couleur que 2 et 8 ne peut avoir la même couleur que 2 ou 4. Il
faut donc au moins 3 couleurs différentes pour colorier 2, 4, 8, donc le plus petit nombre de couleurs
nécessaires est k = 3.
2) Ici inspirons nous de la première question. On a vu que 2, 4, 8 étaient les nombres apportant une
contrainte dans le coloriage. On remarque qu’il s’agit de puissances de 2. On peut donc conjecturer
que les puissances de 2 jouent un rôle important dans le problème. Parmi les entiers de 2 à 32 il y a
5 puissances de 2 : 2, 4, 8 et 16 Comme 2 divise 4, 8, 16, 2 est forcément d’une couleur différente des 3
autres. Comme 4 divise 8, 16, 4 est forcément d’une couleur différente des 2 autres. De même comme
8 divise 16 donc 2, 4, 8, 16 ont forcément des couleurs différentes deux à deux. Il faut donc au moins
4 couleurs différentes.
Réciproquement, on cherche un coloriage des entiers de 2 à 32 utilisant exactement 4 couleurs. On
peut en fait continuer le coloriage précédent en coloriant chaque entier au fur et à mesure avec la
plus petite couleur possible. On obtient le coloriage suivant :
1. Les nombres coloriés avec la couleur 1 sont 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31
2. Les nombres coloriés avec la couleur 2 sont 4, 6, 9, 10, 14, 15, 21, 22, 25, 26
3. Les nombres coloriés avec la couleur 3 sont 8, 12, 18, 20, 27, 28, 30
4. Les nombres coloriés avec la couleur 4 sont 16, 24
On a bien un coloriage correct avec 4 couleurs donc le nombre minimal de couleur est 4.

17
Solution alternative n◦ 1 On montre comme dans le cas précédent que pour la première question il
faut au moins 3 couleurs et au moins 4 dans la seconde.
On propose ici de généraliser le coloriage précédent : on construit un coloriage avec le nombre
optimal de couleurs pour colorier les entiers de 2 à r, avec r > 2. Soit n > 2, posons n = pa11 × · · · × pakk
sa décomposition en facteurs premiers. On va colorier n avec la couleur a1 + · · · + ak (notons que
comme n > 2, on a bien a1 + · · · + ak > 1). Montrons que ce coloriage est correct : soit m 6= n deux
entiers tels que m divise n. Posons n = pa11 ×· · ·×pakk sa décomposition en facteurs premiers. m s’écrit
nécessairement sous la forme m = pb11 × · · · × pbkk avec b1 6 a1 , . . . bk 6 ak . Comme m 6= n, il existe
forcément i tel que ai 6= bi donc ai > bi . Ainsi on a forcément a1 + · · · + ak > b1 + · · · + bk donc m et n
sont bien de couleur différente.
Si n 6 8 et n = pa11 × · · · × pakk alors 23 = 8 > n > 2a1 +···+ak donc a1 + · · · + ak 6 3, le coloriage utilise
au plus 3 couleurs pour les entiers de 2 à 8 donc pour la première question le k minimal vaut 3.
Si n 6 31 et n = pa11 × · · · × pakk alors 25 = 32 > n > 2a1 +···+ak donc a1 + · · · + ak < 5 et comme
a1 + · · · + ak est entier, on a a1 + · · · + ak 6 4, le coloriage utilise au plus 4 couleurs pour les entiers
de 2 à 31 donc pour la deuxième question le k minimal vaut 4.

Solution alternative n◦ 2 On montre comme dans le cas précédent que pour la première question il
faut au moins 3 couleurs et au moins 4 dans la seconde.
On propose ici une généralisation de la construction d’un coloriage avec le nombre optimal de cou-
leurs pour colorier les entiers de 2 à n, où n est un entier strictement positif quelconque supérieur à
2. Soit k le plus grand entier tel que 2k 6 n, on a donc 2k+1 > n. Soit j un entier vérifiant 2 6 j 6 n.
Notons l le plus grand entier tel que 2l 6 j et de même 2l+1 > j. Comme 2 6 j 6 n < 2k+1 , on a
1 6 l < k + 1, donc 1 6 l 6 k. On va colorier j de la couleur l.
Notons que comme 1 6 l 6 k, ce coloriage utilise au plus k couleurs. Comme 2 6 2 6 4 6 · · · 6 2k 6
n, les 2j pour 1 6 j 6 k sont entre 2 et n, et comme 2j est colorié de la couleur j, le coloriage utilise
exactement j couleur.
Ce coloriage vérifie de plus la propriété de l’énoncé : soit m, n tels que m divise n et m 6= n. Notons
j la couleur de m, on a m > 2j . Comme m divise n et m 6= n, n > 2m > 2j+1 donc n ne peut être
colorié avec la couleur j, car sinon on aurait n < 2j+1 .
En particulier pour n = 8, comme 23 = 8 < 24 , le coloriage proposé utilise 3 couleurs et pour n = 31,
comme 24 6 n < 25 , le coloriage utilise 4 couleurs. Ainsi pour la première question le k minimal
vaut 3, pour la seconde il vaut 4.

Commentaire des correcteurs Dans cet exercice, chaque question contenait deux parties. Par exemple
pour la question 2), il fallait d’une part montrer qu’on peut colorier les entiers avec 4 couleurs,
d’autre part il faut montrer que, quelque soit le coloriage, il utilise toujours au moins 4 couleurs.
Beaucoup d’élèves n’ont traité qu’une des deux parties et n’ont donc pas eu le score maximal. Néan-
moins, la plupart des élèves ont bien trouvé un coloriage qui convient. Pour montrer qu’un coloriage
des entiers contient au moins 3 (respectivement 4) couleurs, les explications ont parfois été très la-
borieuses.

18
Exercice 12. Soit x1 , . . . , xn et y1 , . . . , yn deux listes de réels telles que min xi > max yi . On pose
16i6n 16i6n
alors P = max (xi − yi ) et G = max xi − min yi . Démontrer que P 6 G 6 2P .
16i6n 16i6n 16i6n

Étant donnés des réels a1 , a2 , . . . , an , le nombre min ai désigne le plus petit réel parmi les nombres
16i6n
a1 , a2 , . . . , an . Le nombre max ai désigne le plus grand réel parmi les nombres a1 , a2 , . . . , an .
16i6n

Solution de l’exercice 12 1) Montrons d’abord que G > P : Soit j un entier tel que P = xj − yj . On a
P = xj − yj et xj 6 max xi et yj > min yi . En particulier P = xj − yj 6 max xi − min yi = G.
16i6n 16i6n 16i6n 16i6n

2) Montrons maintenant que G 6 2P . Soit j un entier tel que xj = max xi et k tel que yk = min16i6n yi .
16i6n
Comme yj 6 xk , on a :

G = xj − yk = xj − yj + yj − yk 6 (xj − yj ) + (xk − yk ) 6 2P

Commentaire des correcteurs Pour résoudre ce problème il fallait procéder en deux étapes : montrer
que P 6 G puis montrer G 6 2P : peu d’élèves ont résolu le problème dans sa globalité, et beaucoup
ont juste montré que P 6 G. De nombreux raisonnement contenaient des erreurs, parmi lesquelles
il y avait :
. Considérer que max{xi − yi } = max{xi } − max{yi } ou bien max{xi − yi } = max{xi } − min{yi }.
. Considérer qu’on pouvait supposer les listes dans un certain ordre, ce qui n’est pas le cas
puisqu’en réordonnant les listes on change la valeur de P .

19
Exercice 13. Pour tout entier n > 0, on nomme s(n) la somme des chiffres de n. Déterminer tous
les entiers n > 0 tels que n 6 2s(n).
Solution de l’exercice 13 Soit n un entier naturel et soit ad ad−1 . . . a1 a0 son écriture décimale, c’est-à-
dire que a0 est le chiffre des unités, a1 le chiffre des dizaines etc. . .
Tout d’abord, si n n’a qu’un chiffre, alors n = a0 6 2a0 donc n est solution de l’exercice et les nombres
0, 1, 2, . . . , 9 sont solutions.
On suppose désormais que n a au moins deux chiffres.
Alors n = ad · 10d + ad−1 · 10d−1 + . . . a1 · 101 + a0 · 100 et s(n) = ad + . . . + a1 + a0 . Si d > 2, alors pour tout
1 6 i 6 d−1, ai ·10i > ai ·2 et puisque ad est non nul, ad ·10d = 2ad +(10d −2)·ad > 2ad +10d −2 > 2ad +a0
car a0 < 10. Ainsi

n = ad · 10d + ad−1 · 10d−1 + . . . a1 · 101 + a0 · 100 > 2ad + a0 + 2ad−1 + . . . + 2a1 + a0 = 2s(n)
Donc si n a trois chiffres ou plus, n n’est pas solution.
On suppose que n possède deux chiffres. Si a1 > 2, alors

n = a1 · 10 + a0 = 2a1 + a0 + 8 · a1 > 2a1 + a0 + 8 · 2 > 2a1 + a0 + a0 = 2s(n)


donc n n’est pas solution du problème. On déduit que a1 = 1. On peut alors aisément tester tous
les nombres entre 10 et 19 pour voir lesquels vérifie le problème. Ou alors, on peut remarquer que
l’inégalité n 6 2s(n) se réécrit 10 · 1 + a0 6 2(1 + a0 ) soit a0 > 8 donc les seuls entiers possibles à deux
chiffres vérifiant l’énoncé sont 18 et 19. Réciproquement, on a bien 18 6 2(1 + 8) et 19 6 2(1 + 9).
Les solutions recherchées sont donc 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 18, et 19.

Solution alternative n◦ 1 Soit a le chiffre des unités de n et b = bn/10c. Alors a et b sont des entiers tels
que 0 6 a 6 9, 0 6 b, n = a + 10b, et s(n) = a + s(b). Si n 6 2s(n), cela signifie en particulier que

a + 10b = n 6 2s(n) = 2a + 2s(b) 6 2a + 2b,

donc que 8b 6 a. On en déduit que soit b = 0, soit b = 1 et a ∈ {8, 9}.


Réciproquement, dans ces cas-là, on a bien s(b) = b, de sorte que 2s(n) = 2(a + b) > a + 10b = n. En
conclusion, les solutions recherchées sont donc 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 18, et 19.

Commentaire des correcteurs Le problème est bien compris ; les élèves ont vite une intuition du ré-
sultat et du raisonnement à faire, mais il est plus difficile de le mettre en place rigoureusement. La
majoration de s(n) était une bonne idée. Il faut éviter de parachuter des résultats, même corrects,
lorsqu’ils ne sont pas immédiats : en l’occurrence, démontrer que 18k < 10k−1 pour tout k > 3 était
une des difficultés principales de l’exercice, et une preuve de ce résultat était donc attendue. Enfin,
beaucoup d’élèves oublient que 0 est une solution.

20
Exercice 14. Déterminer les entiers m > 2, n > 2 et k > 3 ayant la propriété suivante : m et n ont
chacun k diviseurs positifs et, si l’on note d1 < . . . < dk les diviseurs positifs de m (avec d1 = 1 et
dk = m) et d01 < . . . < d0k les diviseurs positifs de n (avec d01 = 1 et d0k = n), alors d0i = di + 1 pour tout
entier i tel que 2 6 i 6 k − 1.
Solution de l’exercice 14 Tout d’abord notons que les plus petits diviseurs strictement plus grands
que 1 de m et n sont d2 et d2 + 1 qui sont donc forcément premiers. Or ces deux nombres étant
consécutifs, l’un d’entre eux est pair donc vaut 2. Si d2 + 1 = 2, d2 = 1 ce qui contredit l’énoncé. On
a donc d2 = 2 et d2 + 1 = 3.
Si k = 3 le seul diviseur strict de m vaut 2 donc m = 4, le seul diviseur strict de m valant 3 on a
forcément n = 9. Récirproquement, comme le seul diviseur strict de 4 vaut 2 et le seul diviseur strict
de 9 vaut 3, le couple (4, 9, 3) convient.
Supposons k > 4. Comme le plus petit diviseur strict de m vaut 3, m n’est pas divisible par 2, il est
donc impair. On a donc forcément d3 + 1 impair, donc d3 est pair. Posons d3 = 2l, comme d3 > d2 = 2,
on a l > 1 donc l > 2. Si l > 4 alors l divise d3 donc l divise m et l 6= m car 2l divise m. En particulier
comme l < 2l est un diviseur de m cela contredit l’énoncé. On a donc forcément l = 2 donc d3 = 4.
On en déduit que d3 + 1 = 5. Si k = 4 les diviseurs stricts de m étant 2 et 4, on a m = 8 et comme les
diviseurs stricts de n sont 3 et 5 on a n = 15. Réciproquement, les seuls diviseurs stricts de 8 valant
2 et 4 et ceux de 15 valant 3 et 5, (8, 15, 4) vérifie l’énoncé.
Si k > 5, comme 3 et 5 divisent n, 15 divise n. Comme k > 3 on ne peut pas avoir n = 15 sinon
n n’a que 2 diviseurs stricts. En particulier, 15 est un diviseur strict de n donc 15 − 1 = 14 est un
diviseur strict de m. En particulier, 7 + 1 = 8 est un diviseur strict de n donc n est pair, on obtient
une contradiction.
En particulier pour k > 5 il n’y a pas de solutions, les seules solutions sont donc (4, 9, 3) et (8, 15, 4)

Solution alternative n◦ 1 De la même manière que dans la solution précédente, on obtient que d2 = 2.
Si m est divisible par un nombre impair l, celui-ci est un diviseur strict car m est divisible par 2 donc
il est pair. En particulier l + 1 est pair et divise n, donc 2 divise n ce qui contredit le fait que d2 + 1
est le plus petit diviseur de n. En particulier m est forcément une puissance de 2. Si m > 16, alors 8
et 4 sont des diviseurs stricts de m. Ainsi 9 et 5 divisent n, donc 45 divise n. En particulier 15 est un
facteur strict de n donc 15 − 1 = 14 est un facteur strict de m. Ainsi m est divisible par 7, cela contedit
le fait que m est une puissance de 2.
Ainsi, m est une puissance de 2 vérifiant m < 16 et 2 est un facteur strict de m. On a donc m = 4
ou m = 8. Si m = 4, le seul diviseur strict de 4 est 2 donc le seul diviseur strict de n est 3 donc
n = 9. Comme le seul diviseur strict de 4 vaut 2 et le seul diviseur strict de 9 vaut 3, le couple (4, 9, 3)
convient.
Si m = 8, m a pour diviseurs stricts 2 et 4, n a pour diviseurs stricts 3 et 5 donc n =
15.Réciproquement, les seuls diviseurs stricts de 8 valant 2 et 4 et ceux de 15 valant 3 et 5, (8, 15, 4)
vérifie l’énoncé.
Les triplets solutions sont donc (4, 9, 3) et (8, 15, 4).

Commentaire des correcteurs Ce problème de théorie des nombres a été plutôt bien réussi, avec près
d’un élève sur deux rendant une copie qui a obtenu 6 ou 7 points. Il y avait de très nombreuses so-
lutions : même si la plupart des élèves résolvant le problème utilisent l’une des solutions du corrigé,
certains en ont trouvé d’autres plus originales. Par exemple, certains ont remarqué que si k > 5, on a
d2 dk−1 = d3 dk−2 = m et d02 d0k−1 = d03 d0k−2 = n puis que cela impliquait comme d02 = d2 +1 et d03 = d3 +1,
que d2 + dk−1 = d3 + dk−2 donc en particulier d2 = d3 , ce qui fournissait la contradiction. D’autres
ont très justement remarqué que si k > 4, on a d2 = 2, d3 = 4, donc d02 = 3, d03 = 5, pour aboutir au
système des deux équations m2 + 1 = n3 , et m4 + 1 = n5 Nous attirons néanmoins l’attention des élèves
sur les quelques points problématiques ou erreurs ci-dessous :
. Certains élèves ont des preuves quasi-complètes, mais oublient à la fin de vérifier si les triplets

21
trouvés sont effectivement tous solutions, ce qui conduit parfois à l’obtention de quelques
triplets supplémentaires. A contrario, d’autres oublient l’un des deux triplets solutions, en ne
traitant pas ce qui se passe lorsque k = 3.
. Un grand nombre d’élèves ont des intuitions fondées (parfois même intuitent les deux seuls
triplets solutions), mais ne justifient pas leurs affirmations. Nous rappelons que tout résultat
énoncé dans les copies doit être au moins justifié par une phrase. Typiquement, même si l’ex-
plication de ce fait est très simple, seulement dire que n ne peut pas être pair n’est pas suffisant
pour avoir les points correspondants. Écrire une copie lisible et précise permet non seulement
au correcteur de savoir que vous avez compris, mais cela vous permet aussi de vérifier et d’être
vous-même convaincus de vos affirmations.
. Les disjonctions de cas pouvaient être nombreuses dans certaines solutions du problème et
manquaient parfois de rigueur. Certains élèves affirment qu’un entier qui a 4 diviseurs est
nécessairement le cube d’un nombre premier, mais en réalité il peut aussi être un produit de
deux nombres premiers distincts. D’autre part, certains donnent un argument valable pour
obtenir une contradiction dès que k > 7 (l’argument qui consiste à dire que 33 diviserait n mais
11 n’est pas dans la liste de ses diviseurs). Dans ce cas, il faut bien veiller à traiter explicitement
les cas k = 6 et k = 5 séparément.
. Quelques remarques plus techniques. Effectivement l’énoncé implique que m ou n est impair.
Mais on perd évidemment de la généralité en ne traitant que le cas où m est pair, puisque
l’énoncé n’est pas symétrique en m et n. Par ailleurs, s’il est vrai que d02 = d2 + 1 et d2 sont
premiers et divisent respectivement n et m, il n’est pas correct de dire que si p premier divise
m alors p+1 est aussi un nombre premier qui divise n. Enfin, la mauvaise utilisation des termes
« multiples » et « diviseurs » rend certaines preuves confuses.

22
E xercice 15. Soit ABCD un carré et soit S un point à l’extérieur du carré ABCD tel que le triangle
BCS soit équilatéral. On note N le milieu du segment [AS] et H le milieu du segment [CD]. Soit P
le milieu du segment [BS].

1) Calculer l’angle BP
\ N.
2) Calculer l’angle N
\ HC.

Solution de l’exercice 15

D H C

N P

A B

1) Puisque le point N est le milieu du segment [AS] et que le point P est le milieu du segment [BC],
d’après le théorème de Thalès les droite (N P ) et (AB) sont parallèles. On déduit que N[P S = ABS.
[
Puisque le quadrilatère ABCD est un carré, ABC [ = 90◦ . Puisque le triangle SBC est équilatéral,
[ = 60◦ . Ainsi, ABS
SBC [ = 90◦ + 60◦ = 150◦ .
On déduit que

BP
\ N = 180◦ − N
[ P S = 180◦ − ABS
[ = 180◦ − 150◦ = 30◦

2) On utilise à nouveau le fait que les droites (N P ) et (AB) sont parallèles. Puisque les côtés [AB] et
[CD] sont parallèles, les droites (N P ) et (CD) sont également parallèles. De plus, d’après le théorème
de Thalès, N P = 21 AB et puisque le quadrilatère ABCD est un carré, AB = CD. Ainsi, N P = 12 CD =
HC puisque le point H est le milieu du segment [CD].
Le quadrilatère HCP N à deux côtés opposés égaux et parallèles, il s’agit donc d’un parallélo-
gramme. Ses angles opposés sont égaux, on a donc que N \ HC = N\ P C.
Puisque le point P est le milieu du segment [BS] et que le triangle BCS est équilatéral, la droite
(CP ) est la hauteur issue du sommet C dans le triangle BCS. On a donc CP [ S = 90◦ . On a établi à la
question précédente que N [ P S = 150◦ . Ainsi, N
\ PC = N [P S − CP
[ S = 150◦ − 90◦ = 60◦
On a donc N \ HC = 60◦ .

23
Commentaire des correcteurs Le problème était composé de deux questions. La première question a
été résolue par une large majorité d’élèves. La deuxième question, plus difficile, a tout de même
été résolue entièrement par un nombre significatif d’élèves. Plusieurs approches étaient possibles.
La plus élégante consistait à utiliser des résultats de géométrie élémentaire tels que le théorème de
Thalès et d’identifier le quadrilatère CP N H comme un parallélogramme. Plusieurs élèves ont tenté,
avec un succès variable, une approche analytique. Cela a parfois amené à des réponses impliquant
des cosinus ou des tangentes. De tels résultats, souvent facilement simplifiable, ne pouvaient pas
rapporter la totalité des points. Enfin, quelques élèves ont malheureusement mal lu l’énoncé et ont
mal placé le point S. Si la suite de leur raisonnement était souvent correcte par rapport à leur figure,
ils ne pouvaient pas pour autant obtenir tous les points de l’exercice.

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E xercice 16. La somme de certains entiers positifs (pas forcément distincts) inférieurs ou égaux à 10
vaut S. Trouver toutes les valeurs de S telles que, quels que soient ces entiers, ils peuvent toujours
être partitionnés en deux groupes, chacun de somme inférieure ou égale à 70.
Solution de l’exercice 16
Notons déjà que s’il est possible de partitionner les entiers en deux groupes, chacun de somme au
plus 70, la somme totale vaut au plus 140 : on a donc forcément S 6 140. On peut ensuite essayer de
tester quelques cas avec S 6 140 et essayer de voir s’il est possible ou non de les partitionner en deux
groupes. A priori les cas contraignants semblent être ceux avec des grands nombres : si les entiers
valent tous 10 et qu’on en prend 14, on peut les diviser en deux groupes de 7, dont la somme vaudra
70, on ne gagne donc pas d’information. Par contre si on ne prend que des 9 et qu’on en prend 15,
on a S = 15 × 9 = 135. Si on sépare ces entiers en deux groupes, alors on aura forcément un groupe
contenant 8 fois le nombre 9, donc de somme valant au moins 72. En particulier, on en déduit que
S = 135 ne vérifie pas l’énoncé. De plus en rajoutant de 1 à 4 fois le nombre 1, on obtient les sommes
entre 136 et 139 et l’argument précédent reste valable, donc ces valeurs ne conviennent pas non plus.
En fait, en considérant 14 fois le nombre 9 et 1 fois le nombre 8, la somme vaut 9 × 14 + 8 = 134. Si on
sépare ces entiers en deux groupes, alors on aura forcément un groupe contenant 8 nombres, donc
de somme valant au moins 7 × 9 + 8 = 71. En particulier, on en déduit que S = 134 ne vérifie pas
l’énoncé.
Montrons que pour tout ensemble d’entiers naturels inférieurs à 10 de somme totale inférieure à 133,
on peut répartir ces entiers dans deux groupes de somme inférieure à 70.
Pour cela, on considère un ensemble d’entiers naturels inférieurs à 10 dont la somme est inférieure
ou égale à 133. On répartit arbitrairement certains entiers dans le premier groupe, jusqu’à ce qu’on
ne puisse plus ajouter d’entier à ce premier groupe sans que la somme des éléments dépasse 70.
Après cette première opération, on dispose de deux ensembles A et B partitionnant les entiers dont
on dispose, de telle sorte que la somme des éléments de A ne dépasse pas 70 et pour tout entier a de
B, la somme des éléments de A ajoutée à a dépasse 70. Autrement dit, si on note SA la somme des
éléments de A, alors 61 6 SA 6 70 et pour tout a de B, SA + a > 71.
Notons que si SA > 63, alors les éléments de B ont une somme inférieure à 133 − 63 = 70 donc on a
obtenu une partition des entiers en deux groupes de somme inférieure à 70. On se place donc dans
le cas où 61 6 SA 6 62. Posons d = 62 − SA . Cela signifie que tout élément de B est supérieur ou
égal à 9 + d. Si on dispose de moins de 7 entiers dans le groupe B, alors leur somme est inférieure à
70 donc on peut les répartir dans un groupe de somme inférieure à 70.
Si l’on dispose de plus de 7 entiers dans B, comme chaque entier de B vaut au moins 9 + d, la somme
totale vaut

S = SA + (S − SA ) > 62 − d + 8(9 + d) = 134 + 7d > 133


ce qui est contraire à l’hypothèse.
On peut donc répartir les entiers en deux groupes de somme au plus 70.

Solution alternative n◦ 1 On montre de même que si S > 135, S ne vérifie pas l’énoncé.
On a donc obtenu S 6 134, mais il faudrait trouver une procédure efficace pour des S plus petits
pour répartir les entiers en deux groupes distincts de somme au plus 70. Si S 6 70 il est assez clair
que S vérifie l’énoncé car il suffit de mettre tous les entiers dans le même groupe. Sinon on aimerait
bien répartir les entiers deux groupes A et B et pour avoir deux sommes valant au plus 70, on
aimerait que le groupe A ait la plus grande somme possible valant au plus 70.
Notons donc x1 , . . . xn les entiers de somme S, on prend I ⊂ {1, . . . , n} tel que la somme des xi pour
i dans I vaut au plus 70, et elle est maximale c’est-à-dire qu’on ne peut trouver I 0 ⊂ {1, . . . , n} tel
que la somme des xi pour i dans I 0 vaut au plus 70 et soit strictement plus grand que celle des xi
pour i dans [Link] S 0 la somme des xi pour i dans I. Si S > 70, on a forcément S 0 > 61. En effet

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supposons S 0 6 60, comme S > S 0 il existe j dans {1, . . . , n} privé de I tel que xj > 0. Comme
xj 6 10 on a S 0 + xj 6 6 + 10 = 70, cela contredit la maximalité de I. En particulier on a donc S 0 > 61.
Posons S 00 la somme des xi pour i n’appartenant pas à I, on a donc S 00 + S 0 = S sont S > 61 + S 00 .
En particulier S 00 6 S − 61. Ceci prouve que si S 6 131, alors S 00 6 70 on peut donc bien répartir les
entiers en deux groupes de sommes au plus 70.
Il reste donc trois cas à traiter S = 132, 133, 134. On peut essayer de voir si on peut affiner le raison-
nement précédent.
Supposons S = 132. Si S 0 > 62, alors S 00 = S − S 0 6 70 et les entiers peuvent bien être répartis en
deux groupes de somme au plus 70. Comme on a prouvé S 0 > 61, il reste à voir ce qu’il se passe
si S 0 = 61. Dans ce cas intéressons nous aux xj pour j pas dans I. Si xj 6 9, alors S 0 + xj 6 70 ce
qui contredit la maximalité de S. En particulier tous les xj restants valent 10. Il existe donc un entier
positif k tel que S 00 = 10k, on a donc S = 61 + 10k donc 10k = 71 ce qui est impossible car 10k est
pair mais pas 71. En particulier S = 132 vérifie l’énoncé.
Supposons S = 133 et essayons d’adapter l’argument précédent. Si S 0 > 63, alors S 00 = S − S 0 6 70
et les entiers peuvent bien être répartis en deux groupes de somme au plus 70. Comme on a prouvé
S 0 > 61, il reste à voir ce qu’il se passe si S 0 = 62 ou 61. Dans ce cas intéressons nous aux xj pour j
pas dans I. Si xj 6 8, alors S 0 + xj 6 70 ce qui contredit la maximalité de S. En particulier tous les xj
restants valent 9 ou 10. De plus S 00 = S − S 0 vaut 71 ou 72. Or il existe k, l des entiers positifs tels que
9k + 10l = S 00 . On a forcément S 00 < 80 donc l < 8. En testant les différentes valeurs de l possibles,
c’est-à-dire 1, . . . , 7, on obtient que forcément S 00 = 72, l = 0 et k = 8. Or comme il y a au moins 7 fois
le nombre neuf et que 7 × 9 = 63 > S 0 on a une contradiction. En particulier S = 133 vérifie l’énoncé.
Maintenant on peut essayer de faire de même avec 134. Si S 0 > 64, alors S 00 = S − S 0 6 70 et
les entiers peuvent bien être répartis en deux groupes de somme au plus 70. Comme on a prouvé
S 0 > 61, il reste à voir ce qu’il se passe si S 0 = 62 ou 61 ou 63. Dans ce cas intéressons nous aux xj
pour j pas dans I. Si xj 6 7, alors S 0 + xj 6 70 ce qui contredit la maximalité de S. En particulier
tous les xj restants valent 8 9 ou 10. On a de même que précédemment forcément S 00 = 71, 72, 73 et
S 00 = 8k+9l+10m pour k, l, m des entiers positifs. On cherche donc les valeurs de k, l, m convenables.
Après quelques calculs on peut remarquer que l = 7, k = 1 convient, dans ce cas S 00 = 73 donc
S 0 = S − S 00 = 63. Comme 7 × 9 = 63, on peut donc regarder le cas où on a 7 + 7 = 14 fois le
nombre 9 et une fois le 8. Dans ce cas on a bien S = 14 × 9 + 8 = 134. Supposons qu’on peut répartir
ces éléments en deux groupes de sommes au plus 70 : dans ce cas on aura forcément 8 éléments
parmi les 15 dans le même groupe, donc la somme de ses éléments vaudra au moins 9 × 7 + 8 = 71
contradiction. En particulier 134 ne convient pas.
Les valeurs de S vérifiant l’énoncé sont donc les entiers positifs inférieurs ou égaux à 133.

Commentaire des correcteurs Le problème était vraiment difficile et peu sont ceux qui ont obtenus
de réelles avancées. Certains ont constaté qu’il fallait S 6 140 et que si S > 70 ou S 6 80, S véri-
fiait l’énoncé. Même si cela ne valait pas de points, cela permettait de commencer à voir les cas un
peu plus complexes se dessiner. Par contre en aucun cas cela permettait d’affirmer que tous les S
inférieurs ou égaux à 140 conviennent. Certains ont affirmé sans justification qu’on ne pouvait pas
répartir 14 fois 9 et une fois 8 en deux groupes de somme au plus 70 : certes c’est vrai, mais comme
tout énoncé mathématique cela mérite une preuve ! Il n’est pas suffisant de dire que la répartition
"optimale" consiste à mettre sept 9 d’un côté et le reste de l’autre : il faut le prouver. Attention aussi à
l’énoncé : certains ont mal compris l’énoncé et ont cherché les valeurs de S pour lesquels il existe des
nombres de somme S qu’on peut répartir en deux ensembles de somme au plus 70. D’autres ont cru
qu’il fallait que ce soit le cas pour toute partition en deux et les énoncés devenaient beaucoup plus
faciles et très différents de l’énoncé initial. Nous recommandons de bien lire et comprendre l’énoncé
avant de se lancer tête baissée dans le problème.

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Exercice 17. Soit k > 1 un entier positif. Déterminer le plus petit entier n pour lequel on peut
colorier certaines cases d’un tableau n × n en noir de telle sorte que deux cases noires n’aient pas
de côté ou de sommet en commun et chaque ligne et chaque colonne possède exactement k cases
noires.
Solution de l’exercice 17 Dans ce problème, on cherche le plus petit entier n satisfaisant une certaine
propriété. Supposons que l’on veuille montrer que le plus petit entier recherché est l’entier c. Pour
montrer que c’est bien le plus petit entier, on doit d’une part montrer que si un entier n satisfait
la propriété, alors n > c et on doit montrer d’autre part que l’on peut trouver un tableau n × n
satisfaisant la propriété de l’énoncé.
Commençons par déterminer la valeur minimale que peut prendre l’entier n. Soit donc n un entier
vérifiant la propriété de l’énoncé.
Considérons un carré quelconque de taille 2 × 2 à l’intérieur du tableau. Si un tel carré contenait
2 cases noires, ces deux cases auraient un côté ou un sommet en commun, ce qui est contraire à
l’hypothèse de l’énoncé. Ainsi, un quelconque carré de taille 2 × 2 contenu dans le tableau n × n ne
peut contenir au plus qu’une case noire.
Regardons maintenant 2 lignes consécutives du tableau. On découpe ces deux lignes en carrés de
tailles 2 × 2 en partant de la gauche (la colonne située à l’extrémité droite peut éventuellement
n’appartenir à aucun carré 2 × 2 si n est un entier impair). Chaque carré contient au plus une case
noire, et la rangée constituée de deux lignes consécutives doit contenir exactement 2k cases noires
car chaque ligne contient exactement k cases noires. La colonne située à l’extrémité droite contient
au plus 1 case noire, ce qui signifie qu’il y a au moins 2k − 1 cases noires réparties dans les carrés de
taille 2 × 2. Il y a donc au moins 2k − 1 tels carrés de taille 2 × 2. Ainsi, la longueur n des deux lignes
vérifie n > 2(2k − 1) + 1 = 4k − 1.

Nous avons démontré que n était forcément supérieur à un certaine expression dépendant de k. On
est alors tenté de penser qu’il s’agit là de la valeur optimale et pour le montrer, on entreprend de
construire un tableau (4k − 1) × (4k − 1) satisfaisant la propriété. Pour trouver un tel tableau dans le
cas général, on commence d’abord par trouver un tableau fonctionnel pour les petites valeurs de k.
Par exemple, on essaye de trouver un tableau 7 × 7 vérifiant la propriété pour k = 2. Après plusieurs
essais, on s’aperçoit qu’un tel tableau n’existe pas, signifiant que 4k − 1 n’est pas la valeur optimale
désirée.
On entreprend désormais de démontrer qu’un entier n vérifiant la propriété vérifie n > 4k. Pour
cela, il nous suffit de démontrer que n ne peut valoir 4k − 1.
Supposons par l’absurde qu’il soit possible de colorier certaines cases d’un tableau de taille (4k −
1) × (4k − 1) de telle sorte que chaque ligne et chaque colonne possède exactement k cases noires.
On a vu dans le raisonnement précédent que pour deux lignes consécutives, il y avait au plus 2k − 1
cases noires contenues dans les 4k − 2 première colonnes (les colonnes les plus à gauche). Donc la
dernière colonne contient forcément exactement une case noire. Cela signifie que les deux cases de
la deuxième colonne en partant de la droite sont toutes les deux blanches. Comme ce raisonnement
est valable pour n’importe quelles deux lignes consécutives, cela signifie que la deuxième colonne
en partant de la droite ne contient aucune case noire, ce qui est contraire à l’hypothèse.

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On a donc montré que n ne pouvait valoir 4k − 1. Ainsi, n > 4k.
Réciproquement, on peut bien construire un tableau 4k × 4k satisfaisant la propriété de l’énoncé.
Pour trouver une telle construction, on essaye bien sûr de trouver une construction pour des petites
valeurs de k. Voici un construction dans le cas général : on découpe le tableau 4k × 4k en 4 carrés
de côté 2k × 2k. Le carré 2k × 2k du coin supérieur gauche est appelé SG, le carré 2k × 2k du coin
inférieur gauche est appelé SD, le carré 2k × 2k du coin supérieur droit est appelé IG et le carré
2k × 2k du coin inférieur droit est appelé ID.
On quadrille le carré SG avec des petits carrés 2 × 2. Dans chaque carré 2 × 2, on colorie en noir la
case située dans le coin supérieur droit.
On quadrille le carré SD avec des petits carrés 2 × 2. Dans chaque carré 2 × 2, on colorie en noir la
case située dans le coin inférieur droit.
On quadrille le carré IG avec des petits carrés 2 × 2. Dans chaque carré 2 × 2, on colorie en noir la
case située dans le coin supérieur gauche.
On quadrille le carré ID avec des petits carrés 2 × 2. Dans chaque carré 2 × 2, on colorie en noir la
case située dans le coin inférieur gauche.
On a représenté ici un configuration vérifiant la propriété pour k = 3.

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Commentaire des correcteurs Ce problème était très difficile et très peu d’élèves ont réussi à trouver
des résultats significatifs. Certains ont trouvé une construction pour n = 5k, mais rarement pour
n = 4k. Une majorité d’élèves n’ont pas compris l’énoncé du problème, et croyaient qu’il fallait
trouver une construction avec n minimal tel qu’il existe k > 1 pour que la construction fonctionne.
Cependant, la plupart de ces élèves n’ont pas réussi à trouver la construction avec n = 8 et k = 2.

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