Guide d'Accréditation en Métrologie des Masses
Guide d'Accréditation en Métrologie des Masses
Comité Français d’Accréditation - 52 rue Jacques Hillairet, 75012 Paris - Site internet : [Link]
Guide Technique d’accréditation : Métrologie des Masses
8.6
8.5.2
R O
Présentation du bilan des incertitudes ....................................................................................... 20
PRESENTATION DES RAPPORTS............................................................................................................. 21
8.6.1
C T
Rappel de quelques règles d’écriture dans la présentation des résultats : ............................... 21
8.7
8.6.2
L E
Déclaration de conformité .......................................................................................................... 22
ASSURER LA VALIDITE DES RESULTATS .................................................................................................. 24
8.7.1
E
Généralités................................................................................................................................. 24
8.7.2
N
Suivi des étalons de masse par carte de contrôle ..................................................................... 24
8.7.3
8.7.4 I O
Suivi des instruments de pesage par carte de contrôle ............................................................ 25
Analyse des résultats des comparaisons interlaboratoires ....................................................... 26
8.8
R S
RISQUES ET OPPORTUNITES ................................................................................................................. 27
V E
ANNEXE 1 : CALCUL DE L’INCERTITUDE SUR LA CORRECTION DIFFERENTIELLE DE POUSSEE DE
L’AIR.................................................................................................................................................................. 28
LA
ANNEXE 2 : EXEMPLE D’ESTIMATION D’EFFET PARASITE SUR LA REPRODUCTIBILITE DANS LE
CAS D’UNE COMPARAISON INTER-OPERATEURS .................................................................................... 33
ANNEXE 3 : EXEMPLE D’APPLICATION NUMERIQUE DE DETERMINATION DES COMPOSANTES
D’INCERTITUDE ............................................................................................................................................... 35
ANNEXE 4 : EXEMPLE D’APPLICATION DE L’EMPLOI DE L’ECART NORMALISE ................................. 36
ANNEXE 5 : EXEMPLES D’ANALYSE DES RISQUES ET OPPORTUNITES TECHNIQUES ...................... 39
1 OBJET DU DOCUMENT
La norme NF EN ISO/IEC 17025 définit les exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d'étalonnages et d'essais. Le présent Guide Technique d'Accréditation (GTA) établit les
recommandations résultant de l'application de cette norme aux domaines de compétences recensés
au chapitre correspondant. Ces recommandations, que le laboratoire est libre d'appliquer, sont celles
reconnues comme étant les plus appropriées par le Cofrac pour répondre notamment aux exigences
du document LAB REF 02 et de la norme NF EN ISO/IEC 17025. Dans tous les cas, le laboratoire
doit démontrer que les dispositions prises permettent de satisfaire pleinement le référentiel
d’accréditation.
2 REFERENCES ET DEFINITIONS
I
FO
2.1 Références
Le présent document s’appuie et se réfère aux textes suivants :
I T
Textes normatifs
FA
• Norme NF EN ISO/IEC 17025:2017 : « Exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d’étalonnages et d’essais » ;
U E
• JCGM 100 (GUM) : « Evaluation des données de mesure - Guide pour l’expression de
l’incertitude de mesure » ;
I Q
N
• JCGM 101 : « Évaluation des données de mesure — Supplément 1 du “Guide pour l’expression
R O
de l’incertitude de mesure” — Propagation de distributions par une méthode de Monte Carlo » ;
• JCGM 106 « Évaluation des données de mesure – Le rôle de l’incertitude de mesure dans
l’évaluation de la conformité » ;
C T
• JCGM 200 (VIM) : « Vocabulaire International de Métrologie Concepts fondamentaux et
généraux et termes associés » ;
L E
E
• NF ISO/CEI GUIDE 98-4 : « Incertitude de mesure - Partie 4 : rôle de l'incertitude de mesure
N
dans l'évaluation de la conformité » ;
I O
• FD X 07-039 : « Rôle de l'incertitude de mesure dans l'évaluation de la conformité - Mise en
œuvre de la norme NF ISO/IEC Guide 98-4 - Illustration au travers d'études de cas industriels » ;
R S
• FD X 07-023 : « Métrologie - Évaluation de l'incertitude de mesure par la méthode Monte Carlo -
V E
Principes et mise en œuvre du supplément 1 au GUM » ;
• FD X 02-003 : « Normes fondamentales - Principes de l'écriture des nombres, des grandeurs,
LA
des unités et des symboles » ;
• Norme NF ISO 13528 : « Méthodes statistiques utilisées dans les essais d’aptitude par
comparaison interlaboratoires » ;
• Normes NF ISO 5725-1 à 6 : « Application de la statistique -Exactitude (justesse et fidélité) des
résultats et méthodes de mesure ».
Textes à caractère réglementaire
• Recommandation OIML R111 (édition 2004) « Poids des classes E1, E2, F1, F2, M1, M1-2, M2,
M2-3, M3 » Partie 1 : Exigences métrologiques et techniques et Partie 2 : Format du rapport
d’essai,
• Décision n°[Link].1 du 28 juin 2010 relative aux étalons dans le domaine du pesage,
• OIML D28 :2004(E) : Conventional value of the result of weighing in air.
U E
indications prescrites correspondant à des valeurs données des grandeurs à mesurer
Application à la métrologie des masses2 : Un poids ou une masse-étalon de valeur nominale
I Q
donnée, m0, est ajusté de telle manière que la masse conventionnelle du résultat de la pesée,
N
mc, de ce poids ou cette masse-étalon dans l'air est égale à la valeur nominale donnée, dans les
limites des erreurs maximales tolérées, m, fixées pour la classe d’exactitude à laquelle le poids
O
ou la masse-étalon appartient. Après ajustage, le poids ou la masse-étalon doit être réétalonné.
R
C T
• Echelon réel (d) : terme de métrologie légale correspondant à la valeur exprimée en unités de
masse de la différence entre les valeurs correspondant à deux repères consécutifs, pour une
numérique.
L E
indication analogique ou de la différence entre deux indications consécutives, pour une indication
E
NOTE : Pour un instrument numérique, l'échelon réel (d) peut être supérieur à la résolution de
l’instrument de pesage (voir résolution).
N
I O
• Echelon de vérification (e) : Valeur exprimée en unités de masse utilisée en métrologie légale
pour la classification et la vérification d’un instrument de pesage.
R S
• Erreur maximale tolérée1 (EMT) : valeur extrême de l'erreur de mesure, par rapport à une valeur
V E
de référence connue, qui est tolérée par les spécifications ou règlements pour un mesurage, un
instrument de mesure ou un système de mesure donné.
LA
Application à la métrologie des masses2 : la recommandation OIML R111 donne le tableau des
EMT (m) en fonction des classes des poids et masses-étalons.
• Etalon de masse : objet matériel dont la masse, d’une grande stabilité, a été déterminée de
manière traçable au SI avec une incertitude associée et qui est utilisé comme référence de masse
en rapport avec son exactitude.
• Etalon de référence1 : étalon conçu pour l’étalonnage d’autres étalons de grandeurs de même
nature dans une organisation donnée ou en un lieu donné.
Application à la métrologie des masses : Etalons de masse raccordés au système international
d’unités (SI) en interne ou en externe à partir d’étalons eux-mêmes raccordés au SI et utilisés
pour étalonner les étalons de travail du laboratoire.
• Etalon de travail1 : étalon qui est utilisé couramment pour étalonner ou contrôler des instruments
de mesure ou des systèmes de mesure.
-
C T
« miroir » du type ABBA ou BAAB, voire dans certains cas, ABA ou BAB.
Détermination : résultat d’un ensemble de pesées mis en œuvre selon un schéma de
l’étalon A.
L E
substitution défini, permettant d’obtenir une valeur moyenne de l’écart de la masse B et de
E
• Poids et masse-étalon : Termes désignant les étalons en masse conventionnelle, dans le cadre
de la métrologie légale.
N
I O
• Résolution : Valeur exprimée en unités de masse de la différence entre les valeurs
R S
correspondant à deux repères consécutifs, pour une indication analogique, ou de la différence
entre deux indications consécutives, pour une indication numérique. La résolution de l’instrument
V E
peut être meilleure que la résolution du dispositif afficheur.
• Vérification1 : fourniture de preuves tangibles qu'une entité donnée satisfait à des exigences
LA
spécifiées
Application à la métrologie des masses2 : La vérification périodique des poids et masses-étalons
consiste à vérifier selon la recommandation OIML R111 que :
- leur masse conventionnelle, mc (déterminée avec une incertitude élargie, U) ne s'écarte pas
de leur valeur nominale, m0, de plus que l'erreur maximale tolérée, m, moins l'incertitude
élargie.
- la qualité de leur état de surface (inspection visuelle seulement) satisfait aux exigences de
leur classe d’exactitude.
Les symboles ci-dessous sont utilisés tout au long de ce document :
a, b, c, d constantes
niveau de confiance
Ca facteur sans dimension de correction de poussée de l’air
Ci correction
En écart normalisé
d échelon réel de l’instrument de pesage
f variable virtuelle
h numéro de l’objet de condition particulière de reproductibilité (laboratoire, opérateur...)
k facteur d’élargissement
t périodicité de raccordement I
m
ma
écart de masse
FO
m
correction différentielle de poussée de l’air
I T
m
erreur maximale tolérée (EMT)
masse d’un corps
F A
masse conventionnelle d’un corps
mc
m0 valeur nominale du poids ou de la masse étalon
U E
mR
mr
masse conventionnelle de l’étalon
masse de l’étalon I Q
N
N
estimateur du paramètre de position (moyenne)
nombre total de déterminations
R O
Nétal
Ndigit
nombre d’étalons ustilisés de même masse nominale
C T
nombre entier d’échelons réels donné par l’indication numérique d’un instrument de pesage
n, q nombre de déterminations
L E
nh
p E
nombre de déterminations réalisées par le laboratoire
pression atmosphérique
h
LA
ss limite de surveillance de l’écart-type de répétabilité de l’instrument de pesage
sx écart-type d’échantillon obtenu à partir de q déterminations
sh écart-type d’échantillon obtenu à partir des déterminations effectuées par le laboratoire ou l’opérateur h
SE écart-type de l’effet d’un opérateur ou d’un laboratoire sur la reproductibilité du processus
SR estimateur de l’écart-type de reproductibilité
Sr estimateur de l’écart-type de répétabilité
Sh estimateur de l’écart-type sur la moyenne
estimateur du paramètre de dispersion (écart-type)
t température de l’air
ux incertitude-type de répétabilité sur une détermination
uw1 incertitude-type de répétabilité sur la moyenne des déterminations
uw2 incertitude-type de reproductibilité du processus d’étalonnage
F A
X moyenne générale des résultats des déterminations
U E
3 DOMAINE D’APPLICATION
I Q
N
Ce guide, résultat d’un travail collaboratif, s’applique aux domaines de la métrologie des masses. Il
s'adresse :
R O
C T
• aux laboratoires d’étalonnage accrédités ou candidats à l'accréditation dans le domaine des
masses et ainsi qu'aux laboratoires d'essais accrédités réalisant des prestations d’étalonnage
L E
dans ce domaine pour leur propre usage dans le cadre de leur métrologie interne ;
• aux évaluateurs du Cofrac, il constitue en outre une base d'harmonisation à leur usage ;
E
• aux membres des instances décisionnelles du Cofrac (Comité de Section, Commission
N
d'Accréditation "Physique-Mécanique") ;
I O
• aux membres de la structure permanente du Cofrac ;
R S
• aux clients des laboratoires accrédités dans ce domaine.
4
E
V D’APPLICATION
MODALITES
LA
Ce document est applicable à compter du 1er septembre 2021.
Le terme « doit » est utilisé pour exprimer une exigence. Les exigences correspondent à la
retranscription des exigences de la norme d’accréditation, du prescripteur ou de la réglementation,
ou relèvent des règles d’évaluation et d’accréditation du Cofrac. Ainsi, dès lors que le texte reprend
des exigences, elles sont surlignées en gris.
Plusieurs annexes ont été rajoutées afin de fournir des exemples d’application des recommandations
indiquées dans ce guide.
Les principaux changements concernent :
• la prise en compte des évolutions normatives ;
• la mise à jour de l’expression des portées d’accréditations dans ce domaine ;
• des précisions et des ajouts de recommandations des domaines techniques ;
• l’ajout de paragraphes relatifs à l’assurance de la qualité des résultats et aux risques et
opportunités ;
• l’intégration de cinq annexes illustrant, par des exemples, le calcul de la correction de la poussée
de l’air, le calcul de la reproductibilité, la détermination des composantes d’incertitude, l’utilisation
de l’écart normalisé dans le cadre de comparaisons et une approche rudimentaire de l’analyse
I
FO
des risques techniques.
C T Classement/Vérification des
poids
Masse
Masse
conventionnelle
Méthode
L E
1 mg 2 µg
Site Raccordement via les masses
Et/Ou Masse
interne XXX
E ou laboratoire de travail/référence
N Principe de la méthode si
nécessaire
I O
Tableau A : Exemple de portée d’accréditation
R S
Les incertitudes de la portée d’accréditation d’un laboratoire (CMC) doivent respecter les exigences
de l’ILAC P14. Cette valeur de CMC doit correspondre à une valeur réaliste des capacités du
laboratoire.
V E
Celle-ci doit correspondre à une valeur « atteignable » dans des conditions d’étalonnage d’une masse
LA
client soumise à étalonnage.
7 TRACABILITE
Généralement, un laboratoire d’étalonnage de masse dispose d’étalons de référence et/ou
d’étalons de travail (voir figure 1).
L’étalonnage des masses se fait de masse à masse pour chaque valeur ponctuelle de masse
nominale. De manière exceptionnelle, quelques rares laboratoires de haut niveau métrologique
peuvent réaliser l’étalonnage de leurs étalons de travail en série fermée à partir d’un étalon de
référence.
Les étalons de référence ont pour vocation de n’être utilisés que dans le laboratoire pour raccorder
les étalons de travail mis en œuvre pour étalonner des masses client.
Le raccordement de ces étalons de travail au Système International d’unités est assuré par le certificat
d’étalonnage émis en interne (cf. la politique définie dans le document Cofrac GEN REF 10).
I
FO
En termes de masse conventionnelle, en suivant les prescriptions de la recommandation R111 de
l’OIML, les laboratoires devraient utiliser des étalons de référence de classe d’exactitude supérieure
à celle de leurs étalons de travail, eux-mêmes étant de classe supérieure à celle des masses client
qu’ils étalonnent. I T
Il appartient au laboratoire qui ne dispose pas d’un étalon de travail intermédiaire entre son étalon de
référence et la masse client, d’établir des dispositions particulières et de s’équiper des moyens F A
appropriés pour pouvoir assurer la stabilité de son étalon de référence entre deux raccordements
successifs.
U E
I Q
N
Réalisation primaire du kilogramme
R O
Références nationales de 1 mg à 5 tonnes
C T
E
Laboratoire A
Étalons de référence
E L Étalons de travail
N
IO
Laboratoire B
Étalons de référence
R S Étalons de travail
VE
Étalonnage du laboratoire vers le client
Laboratoire C
Étalons de référence
Étalonnage interne du laboratoire
LA
Étalons de travail
Utilisateurs
Vérificateurs d’instrument de pesage
Laboratoires d’étalonnage et d’essais (force, pression, dureté…) Masses, poids, masses étalons
Contrôles de processus industriels
…
F A
Vérification de la validité du statut métrologique des équipements et de la qualification du
personnel (opérateur habilité, balance qualifiée et opérationnelle, étalon de masse raccordé
-
et valide, conditions ambiantes dans les limites prédéfinies…).
U E
Précautions à prendre (manipulation des étalons et de l’objet à étalonner, mise en température
route…). I Q
des masses, horizontalité et mise en charge de la balance, cycle de pesées de mise en
N
En particulier :
R O
o Choix des moyens de préhension adaptés selon la classe des masses client ;
C T
o Choix d’une procédure adaptée à la prévention de la contamination des instruments de
pesage et étalons du laboratoire par les masses client (voir Annexe 5).
• Déroulement de l’étalonnage :
L E
-
chaque étape…).
E
Description du schéma de substitution à exécuter (séquence des pesées, temporisation pour
N
I O
o Le schéma de substitution préconisé est ABBA ou BAAB. Pour les masses de valeur nominale
supérieure ou égale à 100 kg, un autre schéma de substitution pourrait être utilisé sous
R S
réserve de justification.
o L’ensemble des pesées mises en œuvre dans le schéma de substitution, permettant d’obtenir
V E
une valeur de l’écart de la masse et de l’étalon, constitue une « détermination ».
o Les emplacements des masses A et B sur la table de l’instrument de pesage (étalonnage
LA
manuel) ou sur un échangeur automatique (étalonnage robotisé) devraient être
systématiquement définis pour éviter tout risque de confusion et d’inversion entre l’étalon du
laboratoire et la masse client.
- Nombre de répétition du schéma de substitution en fonction de l’exactitude recherchée.
o La répétition n fois du schéma de substitution permet d’obtenir n déterminations.
o Une valeur aberrante ne devrait pas être retirée du jeu de données sans que la cause n’ait
été identifiée et seulement si l’apparition de cette cause est exceptionnelle et de courte durée.
o Examen de cohérence sur les valeurs brutes successives pour chacune des deux masses
(dérives entre les valeurs successives de pesée de la masse A par rapport à celle de la masse
B, inversion ponctuelle entre A et B sur l’une des déterminations, erreur ponctuelle de saisie…)
obtenues selon le schéma de substitution.
- Détermination du résultat de mesure.
o Le résultat de l’étalonnage est alors donné par la moyenne de ces n déterminations :
o Avec, le cas échéant, le calcul de la correction différentielle de poussée de l’air (voir annexe
1) ;
o L’édition de l’expression du résultat de mesure en masse ou en masse conventionnelle
associé à son incertitude composée élargie.
I
FO
- Éventuellement, une déclaration de conformité à la classe d’exactitude de la masse étalonnée.
Lorsque le laboratoire utilise une balance pilotée par ordinateur (échangeur automatique de masse,
I T
robot…), il devrait également spécifier les opérations à effectuer avant la mise en route du système
(installation des masses, préréglage des paramètres du système…), décrire les opérations effectuées
F A
automatiquement par le système (tarage, centrage, cycle d’essai…) et préciser les moyens de
contrôle et d’intervention sur le déroulement de l’étalonnage mis à disposition de l’opérateur.
I Q
8.2 Cas particulier des étalonnages sur site
N
R
Recommandations
O
C T
Avant Intervention
L E
Demander à avoir sur site un local approprié à l’étalonnage des masses.
E
Prendre soin de la protection des étalons de masse et des comparateurs pour le transport.
N Pendant l’intervention
S IO
Le local devrait être qualifié, c’est à dire sécurisé, sans perturbation (vibrations et
R
ventilation), équipé de tables prévues pour recevoir des instruments de pesage et de
VE
Local moyens de levage pour les fortes valeurs nominales, avec une température du local
stable en s’appuyant sur l’annexe C de l’OIML R111, et permettre le stockage des
étalons sans risque d’altération.
LA
Instruments de Les instruments de pesage doivent être requalifiés sur site après stabilisation
pesage thermique.
Il est recommandé que les étalons de masses soient stabilisés thermiquement avant
l’étalonnage en suivant les recommandations de l’annexe C de l’OIML R111.
Etalons de Si le laboratoire ne peut pas respecter une durée d’attente de 24 h de stabilisation, le
Masse laboratoire doit maitriser la température des étalons durant le transport des masses.
Le laboratoire doit mettre en place un moyen de surveillance sur les étalons de masse
pour identifier les éventuelles anomalies durant le transport.
Masses à Il est recommandé que les masses à étalonner soient stabilisées thermiquement avant
étalonner l’étalonnage en suivant les recommandations de l’annexe C de l’OIML R111.
C T
• maîtriser les dispositifs de compensation disponibles sur les instruments de pesage modernes
DeltaRange…) ;
L E
(adaptateur de vibration, adaptateur de répétabilité, paramétrage de processus, DeltaTrac,
E
• s’assurer que le paramétrage de l’instrument est bien adapté à l’utilisation et qu’en particulier, un
N
retour aux paramétrages par défaut (configuration d’usine) ne se fasse pas de manière inopinée
I O
(par exemple : la fonction zéro suiveur ou celle de calibrage déclenchée automatiquement sur
une variation de température donnée).
R S
Il est recommandé que le laboratoire garde à l’esprit que les instruments de pesage utilisés pour
V E
l’étalonnage de très grande exactitude sont sensibles à différents phénomènes parasites dont il faut
les protéger autant que possible. Le tableau C donne quelques exemples de sources de perturbation
et de moyens de protection possibles.
LA
Sources de
perturbation
Exemples de protections préconisées
- Installation de l’instrument de pesage dans un local propre et régulièrement nettoyé.
- Port de vêtements propres par l’opérateur (blouse, gants, surchaussures …).
Poussières
- Vérification de la propreté des masses avant mise sur le récepteur de charge pour
ne pas contaminer celui-ci.
- Climatisation du local.
- Éloignement de l’instrument de pesage de toute source de chaleur (ordinateur,
Variations de radiateur, éclairage « chaud » …).
température
- Écran de protection contre tout rayonnement thermique (opérateur maintenu à
distance, local si possible sans fenêtre …).
Sources de
Exemples de protections préconisées
perturbation
- Réduction autant que possible du temps d’ouverture du pare-brise pour les balances
qui en sont dotés.
- Mise sous cage si nécessaire de l’instrument de pesage, loin de tout système de
Mouvements d’air ventilation …
- Pause de déflecteur ou de toile diffusante devant les bouches de soufflage de la
climatisation pour dévier ou atténuer le flux d’air ou éloigner les instruments de
pesage de ces dernières.
- Installation de l’instrument de pesage sur une table antivibratoire indépendante et
sans influence sur les réglages d’horizontalité.
Vibrations - Intervention « en douceur » de l’opérateur sur l’instrument de pesage.
I
- Éloignement de toute source de vibrations (moteurs, autres activités à proximité du
FO
laboratoire…).
- Pas de port de vêtements par l’opérateur faits de certains tissus synthétiques
(attention au choix des blouses et des gants).
I T
simple frottement des semelles.
F A
- Pas de revêtements de sol faits en matières synthétiques pouvant se charger par
Charges
électrostatiques E
- Pas de pesée, si possible, des objets en matériau isolant (matière plastique, verre,
quartz …) qui peuvent porter des charges électrostatiques.
U
I Q
- Si le laboratoire s’autorise à effectuer des étalonnages dans un air sec (taux
d’humidité inférieur à 30%), nécessité d’améliorer la mise à la terre de l’instrument
N
de pesage et d’ajouter éventuellement un blindage métallique sous la balance
-
R O
(plaque de cuivre reliée à la terre).
Pas de pesée d’objets magnétisés ou magnétisables tels que les matériaux
Champs
ferromagnétiques.
C T
Sinon → mise de l’objet sur une cale amagnétique d’une hauteur suffisante pour
magnétiques
E
atténuer l’influence du champ magnétique sur le résultat de pesée.
L
- Eloigner les sources de champ magnétique (téléphone mobile, écran cathodique…).
E
Tableau C : Exemples de sources de perturbation et de moyens de protection possibles
N
I O
8.4.2 Instruments de mesure des facteurs d’influence
R S
Les masses sont soumises à la poussée de l’air, force verticale dirigée vers le haut, proportionnelle
à la masse volumique de l’air qui dépend de la température, de la pression et de l’humidité relative
de l’air ambiant.
V E
Le laboratoire peut choisir d’appliquer ou non une correction différentielle de poussée de l’air. Dans
LA
des conditions ambiantes suffisamment stables durant le processus de mesure, le facteur de
correction de poussée de l’air Ca (sans dimension) peut s’exprimer comme suit :
En masse :
1 1
𝐶𝑎 = 𝜌𝑎 [𝜌 − 𝜌 ] (1)
𝐵 𝐴
En masse conventionnelle :
1 1
𝐶𝑎 = (𝜌𝑎 − 𝜌𝑎0 ) [𝜌 − 𝜌 ] (2)
𝐵 𝐴
Pour déterminer cette correction, il est alors nécessaire d’avoir des informations sur les valeurs de A
et de B.
La masse volumique de l’air a que le laboratoire détermine, en général, par méthode indirecte en
mesurant la température de l’air t, la pression atmosphérique p et le taux d’humidité relative H et en
utilisant l’expression approchée de la formule du CIPM (a exprimée en kg m-3) suivante :
a×𝑝−b×𝐻×exp(c×𝑡)
𝜌𝑎 = (3)
d+𝑡
Constantes :
a = 0,34 848 (kg m-3) (hPa-1 °C)
I T
b = 0,009
c = 0,061
(kg m-3) (°C %-1)
(°C-1)
F A
d = 273,15 (°C)
U E
L’utilisation de l’expression (3), formule approchée de la masse volumique de l’air, entraine une erreur
I Q
qui introduit une incertitude relative de 2×10-4 dans les limites des paramètres environnementaux
suivantes :
N
900 hPa < p < 1100 hPa ;
R O
10°C < t < 30 °C ;
H < 80 % HR.
C T
L E
Cas 1 : le laboratoire applique la correction de poussée de l’air :
E
Les instruments (thermomètre, baromètre et hygromètre) doivent être étalonnés périodiquement et
N
traçables au SI. Les éventuelles valeurs de correction de justesse fournies dans les certificats
I O
d’étalonnage de ces instruments devraient systématiquement être appliquées aux valeurs mesurées.
Le laboratoire peut ne pas prendre en compte ces valeurs de correction sur les mesures de
R S
paramètres environnementaux, si l’EMT de ces instruments est compatible avec le niveau
d’incertitude recherché sur la correction de poussée de l’air.
V E
Cas 2 : le laboratoire n’applique pas la correction de poussée de l’air :
C’est souvent le cas pour l’étalonnage en masse conventionnelle. On peut s’appuyer, de manière
LA
générale, sur le document OIML D28 qui présente la méthode d’étalonnage dans l’air de poids et
masses-étalons en masse conventionnelle. En particulier, ce document OIML donne un critère pour
déterminer s’il faut ou non appliquer une correction de poussée de l’air. Ainsi la correction de poussée
de l’air est négligeable et il n’est pas utile de l’appliquer si :
𝑈
|𝐶𝑎 | ≤ (4)
3𝑚0
• Les valeurs limites de masse volumique B de l’objet à étalonner. Le laboratoire peut se référer à
la recommandation OIML R111 donnant, entre autres, les limites de masse volumique du matériau
constituant le poids ou la masse-étalon en fonction de sa masse nominale et de sa classe
d’exactitude.
I Q
Le laboratoire doit mettre en œuvre les moyens nécessaires pour déterminer ces paramètres au
N
moment de l’étalonnage et pour vérifier que leur valeur reste à l’intérieur des limites définies.
N
l'expression de l'incertitude de mesure" (« GUM » ou JCGM 100 ou NF ISO/CEI GUIDE 98-3).
I O
Nota bene : Un laboratoire qui dispose d’un logiciel de calcul statistique basé sur la méthode de
simulation de Monte Carlo peut appliquer cette méthode numérique de propagation des distributions
R S
pour l’étalonnage de masses (voir GUM-S1 ou JCGM 101 et fascicule de documentation FD X 07-
023). Un exemple d’application de cette méthode est donné en annexe 1 dans le cas où le laboratoire
E
applique une correction de poussée de l’air.
V
Lors de la détermination du budget des incertitudes, le laboratoire doit évaluer tous les paramètres
LA
pouvant avoir une influence sur les performances métrologiques du processus d’étalonnage. Les
principales contributions à l’incertitude sont précisées ci-après (il est évident qu’en fonction des
technologies mises en œuvre, d’autres causes peuvent apparaître, comme les perturbations
électromagnétiques par exemple) :
1
∑𝑖(𝑥𝑖 − ∑𝑖 𝑥𝑖 )²
𝑠𝑥 = √ 𝑞
𝑞−1
(5)
Pour chaque instrument de pesage, on peut définir des domaines dans lesquels la répétabilité peut
être considérée comme constante et choisir une masse représentative par domaine. Une bonne
pratique consiste à déterminer cette composante lors des raccordements internes des étalons de
travail.
L’ensemble des pesées mises en œuvre dans une substitution, permettant d’obtenir une valeur de
l’écart de masse entre celle de l’étalon et celle de la masse à étalonner, constitue une détermination
(xi). La répétition n fois du schéma de substitution permet d’obtenir n déterminations supposées
indépendantes. Le résultat de l’étalonnage est alors donné par la moyenne de ces n déterminations :
x =
1
n
x
i
i (6)
L’écart-type de répétabilité uw1 pour l’étalonnage d’une masse client avec n déterminations est
donnée par l’expression suivante : I
𝑢𝑤1 =
𝑠𝑥
(7) FO
√𝑛
I T
FA
Nota Bene : L’estimateur sx obtenu lors de l’étalonnage des étalons de travail par rapport aux étalons
de référence du laboratoire à partir de q déterminations (avec généralement q ≥ n) est souvent utilisé
U E
directement dans l’expression (7) pour calculer l’écart-type de répétabilité pour l’étalonnage de la
masse client. Il est rappelé que la fiabilité de l’évaluation de l’écart-type de répétabilité augmente avec
le nombre de répétitions. En conséquence, il est recommandé de déterminer l’estimateur sx avec un
nombre suffisant de répétitions (q ≥ 5).
I Q
N
R O
b) La composante d’incertitude liée à la reproductibilité du processus d’étalonnage : uw2 ;
Cette composante est caractérisée par la dispersion des résultats de mesurage du même mesurande
CT
en faisant varier les conditions de mesure (conditions environnementales, instrument de mesure,
opérateur, principe de mesure, étalonnage en laboratoire ou sur site…).
E
Par exemple, cette composante peut être importante lors de l’utilisation des instruments de pesage à
N
chargeur automatique de masse ou système robotisé. La dépose initiale des étalons sur le chargeur peut
I O
être la source de défauts de reproductibilité qui ne sont pas pris en compte lors de l’évaluation de la
R S
répétabilité du processus de comparaison. L’influence de cette dépose sur les résultats des
comparaisons devrait être évaluée.
V E
Un autre exemple de démarche pour déterminer un effet parasite sur la reproductibilité inter-opérateurs
dans le cas d’un échange manuelle des masses est donné en annexe 2 du présent document.
c)
LA
La composante d’incertitude liée à la résolution de l’instrument de pesage : ud ;
Pour les instruments à indicateur à aiguille, la résolution correspond à la plus petite subdivision entre
deux repères consécutifs de l’échelle (échelon réel), notée d, que l’opérateur est capable d’apprécier
visuellement. On se limite généralement à la demi-graduation, il convient donc de considérer que
d
l’incertitude type liée à la résolution est prise égale à .
2
Pour les instruments à indicateur numérique, la résolution est égale à la valeur d d’incrémentation de
l’affichage.
On considère que la distribution des valeurs comprises entre (Ndigit-1)×d et (Ndigit+1)×d , où Ndigit est le
nombre entier d’échelons réels fourni par l’indication numérique de l’instrument de pesage, peut être
1
approximée par un triangle isocèle de base 2d et de hauteur . La variance d’une telle distribution
d
d2
est égale à .
6
La comparaison de deux masses fait toujours intervenir la résolution deux fois, une fois lors de la
pesée de la masse B et une autre fois lors de la pesée de l’étalon A. Dans ces conditions, la
composante d’incertitude-type sur le résultat de la comparaison de deux masses, due à la résolution
du comparateur, est égale à :
𝑑2 𝑑2 𝑑
𝑢𝑑 = √ + = (8)
6 6 √3
I
FO
La répétition des déterminations (comparaison de deux masses) ne permet pas de réduire cette
composante d'incertitude : si l'on effectue n déterminations, l'incertitude ud reste égale à 𝑑⁄√3 .
Remarque : On peut faire le choix d’attribuer une loi rectangulaire pour la résolution d’un instrument
à indicateur numérique. Dans ce cas, on considère que la distribution des valeurs comprises entre I T
(Ndigit-1)×d/2 et (Ndigit+1)×d/2 est un rectangle de base d et de hauteur
1
d
. La variance d’une telle
FA
distribution est égale à
𝑑2
12
.
U E
I Q
Dans ces conditions, la composante d’incertitude-type sur le résultat de la comparaison de deux
masses, due à la résolution de l’instrument, est égale à :
N
𝑢𝑑 = √ R O 𝑑2 𝑑2 𝑑
C T + 12 12
=
√6
(9)
L E
On remarque que cette composante est minorée de 29 % par rapport au cas où on choisit une loi
triangulaire. Cette différence n’est généralement pas significative au regard des autres composantes
E
d’incertitudes de mesure et, donc, de l’incertitude-type composée d’étalonnage. La figure 2
représente les deux distributions et leur écart-type associé qui peuvent être utilisées pour
N
déterminer l’incertitude-type due à la résolution d’un instrument de pesage.
I O
R a) S 1/d
V E
LA Ndigit - d Ndigit
1/d
Ndigit + d
b)
FO
contraire, l'incertitude-type de pérennité est évaluée à partir de ce suivi.
Dans l'attente de disposer d'un historique suffisant, l'incertitude de pérennité des étalons de référence
I T
et de travail est égale à leur incertitude-type d'étalonnage. Dans tous les cas, il convient de considérer
que l’incertitude-type de pérennité d’une masse ne peut pas être inférieure à son incertitude-type
composée d’étalonnage.
F A
Concernant les masses de type OIML, dans la mesure où les bonnes pratiques en termes de
U E
conservation et d’usage sont respectées, leurs caractéristiques (forme, matière, état de surface, etc.)
ont été choisies pour garantir une stabilité au moins égale à leur incertitude d’étalonnage. De ce fait,
I Q
il convient d’adopter comme composante d’incertitude-type uinst liée à la pérennité, une valeur égale
à celle umr de leur étalonnage (umr ≤ m/6 en fonction de la classe d’exactitude) et de s’assurer à
N
chaque nouvel étalonnage que l’écart absolu entre les deux valeurs successives n’excède pas cette
valeur.
R O
C T
Dans le cas d’usage de masses de travail dans des conditions particulières (par exemple liées aux
conditions ambiantes ou à la fréquence d’utilisation) il convient alors de majorer cette composante de
E
pérennité de manière prédictive ou en s’appuyant sur l’historique d’étalonnage.
L
f)
E
La composante d’incertitude liée à la correction de la poussée de l’air : ub ;
N
Que ce soit pour les étalonnages en masse ou en masse conventionnelle, le laboratoire devrait
évaluer la composante d’incertitude liée à l’application ou non de la correction de la poussée de l’air.
I O
Cas 1 : le laboratoire effectue la correction différentielle de poussée de l'air ma :
R S
Il mesure ou évalue les paramètres suivants, température, pression, humidité de l’air, masse
V E
volumique de l’étalon et de la masse étalonnée..., estime leurs incertitudes et en déduit l'incertitude
sur la correction effectuée.
La correction différentielle de poussée de l’air ma lors de la comparaison dans l’air d’un étalon A à
LA
une masse à étalonner B de même masse nominale m0 a pour expression :
∆𝑚𝑎 = 𝑚0 𝐶𝑎 (10)
𝜕𝐶 2 𝜕𝐶 2 𝜕𝐶 2
𝑢𝑏 = 𝑢(∆𝑚𝑎 ) = 𝑚0 √[𝜕𝜌𝑎 𝑢(𝜌𝑎 )] + [𝜕𝜌𝑎 𝑢(𝜌𝐴 )] + [𝜕𝜌𝑎 𝑢(𝜌𝐵 )] (11)
𝑎 𝐴 𝐵
U E (12)
C T
Le tableau D présente une synthèse du calcul des composantes de l’incertitude d’étalonnage.
Expression générale :
L E
𝑚 = 𝑚𝑟 (1 + 𝐶𝑎 ) + 𝑥̅ + ∑ 𝐶𝑖 en masse
masse
N Composantes d’incertitude-type
IO 𝑑
Moyenne des n Résolution d de l’instrument de pesage
lors des pesées de l’étalon A 𝑢𝑑(A) =
déterminations xi 𝑑
S
Résolution d de l’instrument de pesage
R
√6
𝑑
2
𝑢𝑑 = √𝑢𝑑(A) 2
+ 𝑢𝑑(B) =
√3
x 𝑢𝑑(B) =
1 lors des pesées de la masse à
x=
VE
i étalonner B √6
n i Répétabilité du processus de mesure 𝑠𝑥
(sx écart-type d’échantillon pour une 𝑢𝑤1 =
√𝑛
LA
détermination)
Reproductibilité du processus de 𝑢𝑤2
mesure
Etalon de masse Incertitude élargie d’étalonnage Umr 𝑈𝑚𝑟
donnée par le certificat d’étalonnage 𝑢𝑚𝑟 =
en masse mr 2
en masse Pérennité de la valeur d’étalonnage 𝑢𝑖𝑛𝑠𝑡 ≥ 𝑢𝑚𝑟
conventionnelle
mR
Correction 2 2 2
𝜕𝐶𝑎 𝜕𝐶𝑎 𝜕𝐶𝑎
différentielle de 𝑢𝑏 = 𝑚0 √ [ 𝑢(𝜌𝑎 )] + [ 𝑢(𝜌𝐴 )] + [ 𝑢(𝜌𝐵 )]
poussée de l’air Application de la correction 𝜕𝜌𝑎 𝜕𝜌𝐴 𝜕𝜌𝐵
en masse (voir annexe 1) avec
1 1
𝐶𝑎 = 𝜌𝑎 [ − ] 𝜕𝜌𝑎 2 𝜕𝜌𝑎 2 𝜕𝜌𝑎 2
𝜌𝐵 𝜌𝐴 𝑢(𝜌𝑎 ) = √[ 𝑢(𝑝)] + [ 𝑢(𝐻)] + [ 𝑢(𝑡)] + 𝜌𝑎2 𝑢𝑓2
en masse 𝜕𝑝 𝜕𝐻 𝜕𝑡
conventionnelle |∆𝑚𝑎 |𝑚𝑎𝑥
1 1 Non-application de la correction 𝑢𝑏 =
𝐶𝑎 = (𝜌𝑎 − 𝜌𝑎0 ) [ − ] √3
𝜌𝐵 𝜌𝐴
Autres corrections
Ci Appliquées ou non 𝑢 (∑ 𝐶𝑖 ) = √∑ 𝑢2 (𝐶𝑖 )
Tableau D : Synthèse du calcul des composantes de l’incertitude d’étalonnage (on suppose ici que
l’instrument de pesage est à indication numérique).
U E
une incertitude-type d’étalonnage uc à un même étalon de référence, on admettra que les valeurs
d’étalonnage des Nétal étalons de travail sont entièrement corrélées et on prendra ucN = Nétal × uc
Q
comme incertitude-type d’étalonnage pour la masse composée des Nétal étalons.
I
N
• Dans le cas où un laboratoire étalonne des masses de valeur intermédiaire (exemple : étalon de
O
travail de 20 g et étalon de travail de 10 g pour l’étalonnage d’une masse client de 30 g),
l’incertitude minimale devrait être celle de la masse de valeur nominale immédiatement
R
T
supérieure (pour l’exemple donné : bien que le laboratoire soit accrédité pour les masses de 10
g et 20 g, l’incertitude d’étalonnage de la masse client de 30 g sera celle accréditée pour une
C
L E
masse de 50 g). Les valeurs nominales étant ponctuelles dans les portées accréditées, les
masses client à étalonner peuvent dans certains cas avoir une valeur nominale intermédiaire
entre deux lignes de portée du laboratoire (> 5 % de m0). Dans ce cas, il convient d’associer à la
E
valeur mesurée au moins l’incertitude d’étalonnage accréditée de la masse supérieure dans la
N
portée considérée. Une évaluation d’incertitude spécifique est à conduire en particulier si une
I O
association de masses de travail est nécessaire pour constituer l’étalon (prise en compte des
covariances, des effets d’excentration, etc...).
R S
Dans le cas des objets particuliers pour lesquels une détermination de la masse est faite, deux cas
V E
sont à distinguer :
Cas n°1 : l'objet a pour vocation à être un étalon (conservation de la grandeur masse), tel est le cas,
LA
par exemple, pour des pièces intervenant dans l'assemblage de l'équipage mobile d'un étalon de
force, de pression ou encore un panier de chargement de masse. Pour un étalonnage en masse
conventionnelle, l'objet devrait s'approcher au mieux des prescriptions de construction de l'OIML
R111 (en rapport avec l'incertitude d'étalonnage visée) mis à part, évidemment, sa forme qui reste la
plus simple possible. Il convient de s'assurer que l'écart entre l'étalon choisi et la masse de l’objet à
étalonner n'oblige pas à prendre en compte l'erreur de justesse de la balance utilisée ou que la masse
volumique de l’objet ne nécessite pas de revoir la correction de poussée d'air et son incertitude
associée, particulièrement si le mesurande est la masse plutôt que la masse conventionnelle.
Un calcul d'incertitude spécifique doit être mené en prenant en compte les problèmes liés au choix
des matières (aimantation, susceptibilité magnétique, hydrophilie, etc).
Cas n°2 : l'objet n'a pas vocation à conserver la grandeur masse (ex : contre-poids d’une machine
d’essai, filtre poreux en métal fritté …). Dans ce cas, le laboratoire devrait, avant toute décision de
réaliser ou non la prestation sous accréditation, s’enquérir de toute information qu’il jugera utile, par
exemple, en termes de forme (adaptation au récepteur de charge, position du centre de gravité,
A. Emploi de la virgule
Conformément au fascicule AFNOR FD X02-003, dans l’écriture d’un nombre comprenant une partie
I
FO
décimale, la virgule est employée pour séparer la partie entière de la partie décimale (et non pas le
point).
R
Exemples :
T
m = 99 998,943 mg avec U = 1,949 mg → arrondissage m = 99 998,9 mg avec U = 1,9
C
mg.
L E
m = 99 998,955 mg avec U = 1,951 mg → arrondissage m = 99 999,0 mg avec U = 2,0
mg
E
N
Bien que le chiffre 0 soit implicite, ainsi l’exemple précédent pourrait s’écrire : m = 99 999 mg
O
avec U = 2 mg, cette simplification d’écriture n’est pas recommandée.
I
S
Pour respecter la règle de deux chiffres significatifs sur U, un changement d’unité est préconisé
R
Exemple : V E
lorsque la valeur de U est supérieure à 99 unités.
LA
m = 100,021 471 g avec U = 350 µg s’écrit m = 100,021 47 g avec U = 0,35 mg
L’incertitude U est homogène et équivalente à la racine carrée d’une variance. Elle est donc toujours
positive et ne doit pas être précédée du signe ± quand elle est présentée sous la forme « U = ». Dans
ce cas, il est recommandé de choisir l’unité divisionnaire la mieux adaptée.
Il y a quatre manières d’exprimer l’incertitude de mesure sous la forme d’un résultat de mesure.
Exemples1 :
FO
le paragraphe 15 de la recommandation OIML R111-1) … et pour toute masse plus précise que la classe
F1, une identification du matériau utilisé pour l’ajustage.
I T
Pour ce faire, on peut s’appuyer sur le précédent certificat ayant établi la conformité ou sur les
F
certificat initial de classement peut être réclamé au détenteur de cette dernière.
A
indications du constructeur portées sur le coffret contenant la masse, en cas de doute une copie du
U E
La déclaration de conformité porte sur la comparaison, à l’erreur maximale tolérée (m), de l’erreur de
justesse (m0-mc) de la masse augmentée de son incertitude d’étalonnage élargie (U).
I Q
Des renseignements complémentaires doivent être fournis au client pour les éléments suivants :
N
• le résultat de l’étalonnage avant ajustage, dans le cas où la masse a été ajustée ;
• la valeur d’une masse qui a été remplacée ;
R O
C T
• le cas échéant, la mention de la rénovation complète sans étalonnage préalable d’une masse ou
toute intervention sur celle-ci pouvant induire une conséquence sur son suivi de traçabilité.
L E
Dans le cadre des textes réglementaires, si une masse ne peut pas être classée, le constat de
vérification doit en faire état.
E
N
B. Mentions du constat de vérification (hors textes règlementaires)
I O
Les mêmes exigences s’appliquent pour une déclaration de conformité de masse hors textes
réglementaires.
R S
V E
C. Règle sur la déclaration de conformité
Une évaluation de conformité implique la comparaison d’un résultat de mesure avec l’intervalle de
LA
tolérance correspondant aux exigences spécifiées. La recommandation OIML R111stipule que la
masse conventionnelle, mc du poids ou de la masse étalon (déterminée avec une incertitude
composée élargie, U) ne doit pas s'écarter de sa valeur nominale, m0, de plus que l'erreur maximale
tolérée, m, moins l'incertitude élargie. Ce qui est traduit par la double inégalité suivante :
Il est recommandé d'utiliser cette relation qui est appliquée au niveau européen et mondialement
reconnue.
De plus, l’incertitude d'étalonnage élargie U avec k=2 et l’erreur maximale tolérée m doivent
respecter l’inégalité suivante :
δm
𝑈 ≤ 3
(14)
Notons qu’un constat de vérification (déclaration de conformité) d’un poids ou d’une masse étalon ne
peut être établi sans étalonnage préalable en bonne et due forme et, pour rappel, qu’il ne peut être
émis que par le laboratoire l’ayant réalisé.
mc
I Q
m N m
R O U
U
C
97,7 %
T
2,3 %
L E
m0 - m E
m0 – m + U m0 m0 + m - U m0 + m
N
I O
Figure 3 : Exemple où la valeur de la masse conventionnelle mesurée mc d’un poids, déterminée avec
Nota Bene : R S
une incertitude composée élargie U, correspond à la limite inférieure m0 + m de la zone de conformité.
V E
Un laboratoire qui a un client dont il vérifie la conformité d’une même masse depuis de nombreuses
années, dispose ainsi d’un historique des valeurs d’étalonnage de cette masse qu’il peut mettre à
LA
profit pour affiner, par exemple, l’estimation des risques de mauvaise décision associés à la dernière
évaluation de conformité de la masse considérée. Cet historique lui permet de déterminer une loi de
probabilité « a priori » et le dernier étalonnage peut être associé à une loi de « vraisemblance » définie
à partir de la moyenne et de l’incertitude-type de l’étalonnage. Dans ce cas, la décision de conformité
porte sur la loi « a posteriori », qui combine la loi « a priori » et la loi de « vraisemblance » par le
théorème de Bayes. Elle permet d’estimer, entre autres, les risques spécifiques associés à la dernière
vérification de la masse en tenant compte de la connaissance des valeurs antérieures d’étalonnage.
Dans l’exemple donné par la figure 3, le risque client spécifique déterminé à partir de la loi « a
posteriori » peut, dans le cas où l’historique montre une bonne stabilité de la masse considérée,
passer d’une probabilité de 2,3 % à une probabilité quasiment nulle. Cette information sur le risque
de mauvaise décision de conformité peut être communiquée au client avec la déclaration de
conformité.
Les principaux documents de référence sur l’estimation des risques client-fournisseur sont le guide
international JCGM106-2012 et le fascicule de documentation de l’AFNOR FD X07-039.
Ce type d’approche ne peut s’appliquer qu’à une masse conservée et utilisée de la même façon
durant la période prise en compte à l’exclusion de toute situation accidentelle pouvant rompre la
corrélation avec les valeurs d’étalonnage antérieures.
La statistique applicable aux laboratoires d’étalonnage des masses est, dans la plupart des cas, la
statistique des petits nombres. Par exemple, il est fréquent qu’un résultat d’étalonnage de masses
repose sur moins de 5 déterminations ou qu’une comparaison intra ou inter-laboratoire n’implique
que 2 ou 3 participants. Une manière de rendre plus fiable les estimateurs statistiques ou les scores
de performance est d’effectuer le même processus de mesure, le plus souvent possible. Cela peut
I
être mis en œuvre, par exemple, à l’occasion du ré-étalonnage des étalons de travail tous les x mois
FO
ou de la participation à une comparaison inter-laboratoires tous les ans.
Il est possible de s’appuyer sur les normes NF ISO 5725 pour les applications statistiques et la norme
I T
NF ISO 13528 pour les comparaisons interlaboratoires. La recommandation OIML R111 donne
également dans ses annexes C et D quelques informations concernant l’évaluation de l’incertitude
F A
d’étalonnage et le contrôle statistique du processus d’étalonnage des poids et masses-étalons.
E
Dans la suite, quelques techniques statistiques simples pour la surveillance de la qualité et de la
validité des résultats d’étalonnage de masses sont présentées à titre d’exemple.
U
8.7.2 Suivi des étalons de masse par carte de contrôle
I Q
N
O
Un suivi par carte de contrôle des étalons de référence et de travail raccordés périodiquement
constitue un bon moyen pour mettre en évidence d’éventuelles dérives à long terme ou écarts
R
T
accidentels intervenus entre deux raccordements. Par exemple, on peut utiliser une carte de contrôle
avec des alarmes de seuil simplement sous forme graphique (voir exemple figure 4) pour le suivi d’un
C
L E
étalon de masse nominale et de classe d’exactitude données. Elle devrait comporter toute information
utile pour expliquer, voire anticiper le comportement de l’étalon. Le choix des seuils de contrôle
(résultat hors de l’intervalle de tolérance, étalon non utilisable) et de surveillance (résultat dans la
E
zone de doute, action à engager rapidement) est essentiel pour exploiter au mieux ce type d’outil.
N
Une action devrait être mise en œuvre à chaque fois qu’un résultat franchit l’un des seuils ou qu’une
O
succession de résultats laisse présager un franchissement de seuil à l’étalonnage suivant.
I
R S
V E
LA
m0+m
Zone de confirmation de dérive
sur le prochain résultat
m0+m-2uc
m0+m-3uc Amélioration de l’incertitude
Valeur
d’étalonnage
après ajustage
m0
temps
périodicité t
I
FO
Dérive
m0-m+3uc
m0-m+2uc
I T
m0-m F A
Valeur dans la zone d’alerte
Ré-étalonnage éventuel
et autres vérifications
Valeur hors limite
L’étalon n’est plus utilisable
U E
I Q
Figure 4 : Exemple de carte de contrôle graphique de suivi annuel d’un étalon de masse nominale m0
N
avec m l’erreur maximale tolérée et uc l’incertitude-type composée d’étalonnage.
R O
Ce suivi fournit des informations sur la stabilité des étalons de masse qui peuvent être utilisées pour
ajuster la périodicité t de raccordement des étalons.
C T
Pour les composantes d’incertitude d’étalonnage évaluées par une méthode de type A, on pourrait
L E
également appliquer une règle de surveillance de la valeur de l’écart-type de reproductibilité sur un
nombre défini (au moins 3) de résultats successifs d’étalonnage d’une masse donnée, obtenus par
différents opérateurs, par exemple. E
N
O
8.7.3 Suivi des instruments de pesage par carte de contrôle
I
R S
Les performances métrologiques d’un processus d’étalonnage liées à un instrument de pesage
peuvent être caractérisées à l’aide d’un suivi de préférence graphique. Par exemple, on peut utiliser
V E
une carte de contrôle graphique de l’écart-type de répétabilité d’étalonnage pour une masse nominale
donnée selon les conditions de répétabilité définies. On détermine au préalable des seuils d’alarme
au-delà desquels une recherche de la cause de l’anomalie est déclenchée avant une intervention sur
LA
l’instrument de pesage (voire le processus lui-même) si nécessaire.
Le suivi de l’écart-type de répétabilité (reproductibilité) est un outil efficace de surveillance du
comparateur. Il permet de révéler des usures, déréglages, déformations de croisillon, frottements, il
est une vraie garantie d’aptitude à l’usage.
Les seuils d’alarme sont définis de manière judicieuse en tenant compte de la dispersion « normale »
de l’estimateur sx, ce qui permet au laboratoire de ne pas avoir à reprendre ses calculs d’incertitudes
figurant dans sa portée d’accréditation à chaque re-détermination des écart-types de répétabilité des
comparateurs.
Essai de répétabilité
après intervention
sc
0,05 sc
ss
I
0 FO
I T temps
périodicité t
F A
U E
Figure 5 : Exemple de carte de contrôle graphique de suivi de l’écart-type de répétabilité d’un
instrument de pesage pour des essais effectués dans des conditions de répétabilité définies, pour
une valeur de masse donnée et un nombre de répétitions fixé.
I Q
Dans l’exemple de la figure 5, d représente la résolution (échelon réel) de l’instrument de pesage, sc
N
est l’écart-type de répétabilité limite fixé par le laboratoire (par exemple, à partir de l’historique des
R O
essais de répétabilité ou des données du constructeur de l’instrument), ss est le seuil d’alerte fixé par
le laboratoire (ici avec une marge de 5% par rapport au seuil limite sc). Généralement, sc correspond
T
à la valeur uw1 de l’écart-type de répétabilité prise dans le calcul d’incertitude.
C
L E
Là encore, on peut, par exemple, appliquer une règle de surveillance de la valeur de l’écart-type de
reproductibilité sur un nombre défini (au moins 3) de résultats de répétabilité successifs.
E
Comme pour le suivi des étalons de masse, cette carte de contrôle peut être gérée par un logiciel
informatique.
N
I O
8.7.4 Analyse des résultats des comparaisons interlaboratoires
R S
Parmi les nombreux moyens de surveillance de la qualité et de la validité des résultats d’étalonnage
V E
de masses à la disposition des laboratoires sous accréditation, il y a les comparaisons
interlaboratoires auxquelles ils doivent participer de manière régulière. Si le laboratoire dispose de
masses qu’il n’utilise que dans le cadre de comparaison interlaboratoires ou d’opérations justifiées
LA
de cohérence interne, il convient que ces masses soient étalonnées avec les étalons de travail.
Les laboratoires se contentent souvent d’analyser leur résultat en fonction de la valeur d’un score de
performance. Même si l’utilisation des scores de performance peut paraître simple, ces indicateurs
reposent sur des statistiques qui sont adaptées à l’objectif de surveillance visé et bien comprises par
les laboratoires.
Parmi les scores de performance disponibles (principalement Z-score et écart-normalisé En), les
laboratoires d’étalonnage de masse utilisent fréquemment l’écart normalisé En et considèrent que
leur résultat d’étalonnage est satisfaisant quand En est compris entre -1 et 1. L’annexe 4 donne un
exemple sur l’utilisation de l’écart normalisé.
Pour rappel, l’expression de l’écart normalisé du résultat fourni par un laboratoire h par rapport à une
valeur de référence s’écrit :
𝑥ℎ −𝑥𝑟é𝑓
(𝐸𝑛)ℎ = (15)
√𝑈 2 (𝑥 ℎ )+𝑈
2 (𝑥
𝑟é𝑓 )
Pour réduire les écueils liés aux interprétations des résultats, il est recommandé aux laboratoires de
porter une attention accrue au nombre et au choix des laboratoires participants, ainsi qu’au choix de
la méthode de définition de la valeur de référence, dès le début de l’organisation de la comparaison
(c’est-à-dire avant de commencer à réaliser les mesurages).
I T
de « bonnes pratiques ». Par exemple, il peut choisir une approche par objectifs, par processus ou par
tout autre item et combiner les différentes approches adaptées à la situation du moment. Un tableau en
annexe 5 présente des exemples de risques techniques et des solutions possibles.
FA
E
Les risques et opportunités techniques devraient répondre aux grandes lignes en termes de satisfaction
du client, de respect des exigences normatives et réglementaires, de traçabilité, validité et reproductibilité
U
des résultats, de conservation de l’intégrité des masses du laboratoire et du client et de protection des
I Q
données. La figure 6 donne un exemple de visualisation au moyen d’un diagramme où toute rupture ou
N
création de liaison pourrait correspondre à un risque ou à une opportunité.
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA
Figure 6 : Exemple de diagramme illustrant les liaisons sous l’aspect technique partant de l’activité
centrale d’étalonnage de masse client sous accréditation COFRAC.
T
EC
𝜕𝐶𝑎 1 1
𝜕𝜌𝑎
= [𝜌 − 𝜌 ] (1.1)
𝐵 𝐴
EL
𝜕𝐶𝑎 (𝜌𝑎 −𝜌𝑎0 )
𝜕𝜌𝐴
= 2
𝜌𝐴
(1.2)
𝜕𝐶𝑎 N
(𝜌𝑎 −𝜌𝑎0 )
𝜕𝜌𝐵
S
=−
IO 2
𝜌𝐵
(1.3)
L’incertitude-type u(a) de la masse volumique de l’air a donnée par l’expression (3) s’écrit :
R
VE
𝑢(𝜌𝑎 ) = √[
𝜕𝜌𝑎
𝜕𝑝
𝑢(𝑝)]
2
+[
𝜕𝜌𝑎
𝜕𝐻
2 𝜕𝜌
𝑢(𝐻)] + [ 𝑎 𝑢(𝑡)]
𝜕𝑡
2
+ 𝜌𝑎2 𝑢𝑓2 (1.4)
𝜕𝜌𝑎 −b×exp(c×𝑡)
𝜕𝐻
= d+𝑡
(1.6)
𝜕𝜌𝑎 b×𝐻×exp(c×𝑡)[1−c×(d+𝑡)]−a×𝑝
= (d+𝑡)2
(1.7)
𝜕𝑡
𝜕𝐶𝑎 −b×exp(c×𝑡) 1 1
𝜕𝐻
= d+𝑡
× [𝜌 −𝜌 ] (1.9)
𝐵 𝐴
𝜕𝐶𝑎 b×𝐻×exp(c×𝑡)×[1−c×(d+𝑡)]−a×𝑝 1 1
= ×[ − ] (1.10)
𝜕𝑡 (d+𝑡)2 𝜌𝐵 𝜌𝐴
I
FO
Il faut aussi tenir compte du coefficient de sensibilité relatif à l’approximation de la formule (2) où l’on
considère une variable virtuelle f sans dimension :
𝜕𝐶𝑎 1 1 I T
𝜕𝑓
= 𝜌𝑎 [𝜌 − 𝜌 ]
𝐵 𝐴
FA (1.11)
U E
Les coefficients de sensibilité de ma, donné par l’expression (10), liés aux paramètres
environnementaux se calculent simplement en multipliant par m0 les coefficients donnés par les
expressions (1.8), (1.9) et (1.10).
I Q
Le tableau 1.A présente la synthèse du calcul des composantes d’incertitude.
N
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA
Tableau 1.A : Synthèse du calcul des composantes d’incertitude sur la correction différentielle de
poussée de l’air ma lors de la comparaison dans l’air en masse conventionnelle d’un étalon A à
une masse à étalonner B de même masse nominale m0.
Cet exemple concerne l’étalonnage d’un poids de 20 kg de classe F1 dans l’air tel que les mesures
des paramètres environnementaux donnent : p = 992 hPa, t = 22,7 °C et H = 58 % HR avec les
incertitudes-types de mesure indiquées dans le tableau 1.B.
On a supposé que : A = (8010 ± 200) kg m-3 et B = (7400 ± 400) kg m-3 sans appliquer de correction
de dilatation thermique. Les écarts-types associés sont évalués à partir de fonctions de densité de
probabilité (ici, on prendra une loi uniforme).
Le calcul de la correction différentielle de poussée de l’air ma donne une valeur de –7,9 mg selon
l’expression (10) avec une incertitude-type de mesure de 3,7 mg, soit en prenant un facteur
d’élargissement de 2 :
U E (1.12)
I Q
Dans l’exemple numérique, si l’incertitude élargie accréditée U est supérieure ou égale à 24 mg, il est
inutile d’appliquer la correction différentielle de poussée de l’air. Au regard de l’erreur maximale
N
tolérée m qui vaut 100 mg pour l’étalonnage d’un poids de 20 kg de classe F1, les bornes numériques
de la double inégalité sont définies par :
R O
C T
24 mg ≤ U ≤ 33 mg.
L E
Si l’incertitude accréditée pour l’étalonnage de poids de 20 kg se situe dans cet intervalle, la
vérification de la classe de ce poids peut être réalisée et la correction différentielle de poussée de l’air
peut ne pas être appliquée.
E
variables et N composante
constantes
I O
quantité incertitude-type unité
coefficient
d'incertitude-type
d'entrée
S de sensibilité
(kg)
ER
p 992 5 hPa 2,4E-07 1,21E-06
t 22,7 0,2 °C -9,0E-07 1,79E-07
V
H 58 3 % -2,5E-08 7,50E-08
LA
a 0,34848 (kg m ) (hPa-1 °C)
-3
B. Calcul utilisant une méthode numérique basée sur la loi de propagation des
distributions :
T
(2)
Informations disponibles distribution
d’entrée
p
p = 992 hPa ; u(p) = 5
assignée
gaussienne
Variable intermédiaire de sortie
A I
Variable principale de sortie
hPa
t = 22,7 °C ; u(t) = 0,2 F
t
H
°C
H = 58 % ; u(H) = 3 %
gaussienne
gaussienne
U E
(1)
= 0 kg m-3 ; u() = 2,4
×10-4 kg m-3
gaussienne
I Q
a
0,34 848 (kg m-3) (hPa-1
constante N
RO
°C) a𝑝 − b𝐻exp(c𝑡) 1 1
b 0,009 (kg m-3) (°C %-1) constante 𝜌𝑎 = + 𝜀(𝜌𝑎 ) ∆𝑚𝑎 = 𝑚0 (𝜌𝑎 − 𝜌𝑎0 ) [ − ]
d+𝑡 𝜌𝐵 𝜌𝐴
c
d
0,061°C-1
273,15 °C
constante
constante
C T
m0
a0
20 kg
1,2 kg m-3
constante
constante
L E
A
7810 kg m-3 ≤ A ≤ 8210
kg m-3 E
uniforme
B
7000 kg m-3 ≤ B ≤ 7800 N
IO
uniforme
kg m-3
Tableau 1.C : Exemple de données d’entrée dans le cas du calcul de la correction différentielle de
poussée de l’air.
R S
VE
(1) est une variable virtuelle centrée qui suit une loi de distribution gaussienne. Elle a pour espérance mathématique 0 et pour estimateur
de sa variance (a×u )2 ≈ (a0×u)2 où u est l’incertitude-type relative due à l’approximation de la formule (1.9).
(2) Dans cet exemple, on a choisi le même cas que précédemment, c’est à dire l’étalonnage d’un poids de 20 kg par comparaison à un
LA
étalon de travail de même masse nominale.
I
par le GUM-S1).
(2) Les intervalles sont donnés ici pour un niveau de confiance à 95%. Pour la méthode de Monte Carlo, la loi de distribution sur la correction
FO
de poussée de l’air étant asymétrique, on a opté pour l’intervalle le plus court comme le préconise le GUM-S1.
V E
Ces graphiques illustrent bien la différence des résultats obtenus par ces deux méthodes. La méthode
classique de propagation des incertitudes fait l’hypothèse que le résultat suit une loi gaussienne, alors
que la méthode de simulation numérique de propagation des distributions aboutit à un résultat qui ne
LA
suit visiblement pas une loi gaussienne. Ces deux méthodes donnant des résultats légèrement
différents, c’est celui obtenu par la méthode numérique qui est retenu pour suivre la recommandation
du GUM-S1. Dans ce cas, on ne devrait retenir que le résultat suivant :
Nota bene :
- Le GUM-S1 préconise d’appliquer les 2 méthodes. Si les résultats sont comparables, la méthode
de propagation des incertitudes peut être appliquée sur le cas considéré et les futurs modèles
similaires, sinon il est préférable d’utiliser la méthode de Monte Carlo (propagation des
distributions).
- Il convient de tenir compte des corrélations éventuelles et de les définir avant la simulation pour
renseigner la matrice de corrélation ou la matrice de variance-covariance.
I T
permet de quantifier l’effet inter-opérateur sur le résultat d’étalonnage. L’effet n’est pas négligeable
en comparaison avec les écarts-types d’échantillon issus des essais de répétabilité de chaque
opérateur sh que représente graphiquement la figure 2.1.
F A
1 kg F2
k 3
U E
opérateur h 1
6,682
2
6,730
3
6,781 I Q
résultat des
6,607 6,652 6,723 N
déterminations
x hi
6,641
6,660
6,539
6,597
6,714
6,617 R O
(mg)
6,633 6,615 6,702
C T
nh
xh
5
6,645
5
6,627
L E 5
6,707
N
X
15
6,660
sh 0,028 0,071 E 0,059 Sr 2 0,0031 Sr 0,056
Sh 0,013
N
0,032 0,026 SR 2 0,0090 SR 0,095
S IO SE 2 0,0012 SE 0,034
Tableau 2.A : Extrait d’une feuille de calcul sur tableur de l’application numérique correspondant au
R
cas d’une comparaison inter-opérateurs
VE
LA
Nota Bene :
- Dans cet exemple, le laboratoire pourrait se fixer comme objectif de réduire SE en demandant
à l’opérateur 1 de former par compagnonnage les deux autres opérateurs pour améliorer leur
pratique d’étalonnage.
- Ce développement peut être fait pour tout autre comparaison intra-laboratoire, par exemple,
si le laboratoire dispose de plusieurs instruments de pesage de même résolution pour
effectuer le même étalonnage sous accréditation.
I
FO
I T
F A
U E
I Q
N
R O
C T
L E
E
N
I O
R S
V E
LA
• Etalon de classe F1 :
- CE : mR = 100 g + 0,29 mg U = 0,16 mg (k = 2) U E
-
I Q
données du fabricant : acier inoxydable de masse volumique (7900 ± 140) kg m-3.
- pas de dérive observée dans le temps. N
• Poids de classe F2 :
R O
-
C T
pas d’information donnée par le client sur la masse volumique du matériau
limites données dans la recommandation OIML R111 [6400 – 10700] kg m-3.
-
• Reproductibilité du processus : L E
- E
valeur déduite à partir d’une étude de comparaison inter-opérateurs SE = 60 µg.
• Moyenne de 3 déterminations : N
I O
- x = - 0,56 mg
R S
Masse
V E
Incertitude-type Incertitude-type Incertitude-
de répétabilité de reproductibilité type due à la
du processus du processus
Incertitude-
type
Incertitude-
type de
Incertitude-
type due à la Incertitude-
résolution de d’étalonnage pérennité de correction de type
nominale
LA
d'étalonnage, d'étalonnage l’instrument de de l’étalon l’étalon poussée de composée
pesage l’air
uw1 uw2 ud umr uinst ub uC
F A
𝑈(𝑥𝑟é𝑓 ) = 2 × √
∑𝑘
∑𝑘
2
ℎ=1(𝑛ℎ −1)𝑢ℎ
ℎ=1 𝑛ℎ −1
U E (4.2)
R O
nombre de mesures effectuées par le laboratoire h
xhi
C T
résultat de la iième mesure effectuée par le laboratoire h
uh
L E
incertitude-type associée à la moyenne des résultats de mesure du laboratoire h
E
De plus, un calcul de reproductibilité effectué sous la même forme que celle de l’exemple de l’annexe
N
2 y est inclus. Dans ce cas particulier, les xhi correspondent aux valeurs des écarts par rapport à la
masse nominale 5 kg, c’est-à-dire que les déterminations sont corrigées de l’écart de l’étalon de travail
I O
utilisé par rapport à la masse nominale.
R S
On admet que les variables sont distribuées selon une loi normale et que le facteur d’élargissement
est 2 pour les incertitudes élargies.
V E
LA
5 kg F2 m = 80 mg
k 3
laboratoire h 1 2 3
-77 -70,6 -73,6
-65 -68,9 -74,2
-76 -69,3 -75,1
résultat des -71 -67,9 -72,9
déterminations -78 -70,1 -74,3
x hi -76,1
(mg) -73,4
-74,2
-73,9
-75,2
nh 5 5 10 N 20
xh -73,4 -69,4 -74,29 X -72,35
sh 5,4 1,1 0,95 Sr2 7,6 Sr 2,8
Sh 2,4 0,47 0,30 SR 2 43,9 SR 6,6
SE 2 5,8 SE 2,4 1)
I
FO
Uh 6,0 4,0 2,0 U(x réf ) 4 2)
Dh 0,9 4,9 m 3,7 3)
l D h l < m oui non 4)
En (h )
Dh
0,14
-1,1
1,10
3,0 -1,9 m 3,9
I T
5)
6)
l D h l < m
En (h )
oui
-0,15
oui
0,54
oui
-0,45
F A 7)
8)
U
exemple de comparaison inter-laboratoires basée sur l’étalonnage d’un poids de 5 kg de classe F2,E
Tableau 4.A : Extrait d’une feuille de calcul sur tableur de l’application numérique correspondant à un
C T
• 1er cas : on calcule un critère de tolérance m = m - ׀x3l - U3 où m est l’erreur maximale tolérée
E
On constate que le critère de tolérance n’est pas respecté pour le laboratoire 2.
De plus, les résultats du laboratoire 2 ne sont pas satisfaisants selon l’indicateur En.
N
I O
• 2e cas : on considère maintenant la moyenne générale X comme valeur assignée avec
l’incertitude élargie U(xréf). On calcule un nouveau critère de tolérance m = m – ׀Xl - U(xréf).
R S
Les résultats des 3 laboratoires sont satisfaisants selon ce nouveau critère de tolérance.
De même, les résultats des 3 laboratoires sont satisfaisants selon l’indicateur En.
LA
- 65 mg
X+U(xréf)
- 70 mg
X
- 75 mg
X- U(xréf)
- 80 mg m0 - m
Figure 4.1 : Exemple de graphique présentant les résultats d’étalonnage encadrés de l’incertitude
élargie d’accréditation pour les 3 laboratoires ainsi que la moyenne générale X encadrée par
l’incertitude pondérée élargie U(xréf). La limite inférieure de l’intervalle de tolérance est également
indiquée.
Commentaires généraux :
• On voit, sur l’exemple du laboratoire 2, qu’en fonction du choix de la valeur assignée et de son
incertitude associée et sans effectuer une analyse des conditions d’obtention des résultats
d’étalonnage, En peut donner des indications de performance opposés. C’est pourquoi cet
indicateur n’a de sens que s’il est accompagné de toutes les informations nécessaires à son
interprétation.
• Dans le premier cas, la valeur assignée et le critère d’évaluation des écarts reposent sur la
confiance qu’on peut attribuer au laboratoire de référence. Au vu des résultats, le laboratoire 2
devrait engager une recherche sur les causes de l’écart observé. Ces causes peuvent être I
FO
d’origine interne au laboratoire lors de l’étalonnage (erreur sur l’étalon de travail, problème de
climatisation du laboratoire, instrument de pesage mal réglé…) ou externe venant de
I T
l’organisation même de la comparaison (boucle de circulation de la masse à étalonner entre les
laboratoires, problème lors du transport de cette masse…). Une fois la cause identifiée et
F A
corrigée, une comparaison bilatérale avec le laboratoire 3 pourrait être organisée pour confirmer
l’efficacité de la correction.
U E
• Dans le second cas, la valeur assignée et le critère d’évaluation des écarts ne sont pas
indépendants des résultats des participants. Dans cette approche, il peut y avoir des biais sur la
I Q
valeur assignée qui ne sont pas pris en compte. De plus, la traçabilité métrologique de la valeur
N
assignée peut être contestable. Il aurait été souhaitable de confirmer l’existence d’une cohérence
R O
suffisante, avant de combiner les résultats et d’utiliser une technique statistique plus robuste.
• Pour réduire les écueils liés aux interprétations contradictoires des résultats, il est recommandé
C T
aux laboratoires de porter une attention accrue au nombre et au choix des laboratoires
participants, ainsi qu’au choix de la méthode de définition de la valeur de référence, dès le début
E
de l’organisation de la comparaison (avant de commencer à réaliser les mesurages).
L
E
N
I O
R S
V E
LA
FO
masses de 20 kg.
Personnel
R O des
comparateurs de masse par
documentation technique associée.
• Nommer un référent informatique interne
de masse ont été développés
par un informaticien externe au
laboratoire.
logicielles.
C T
absence d’accès aux sources assurant un lien
l’informaticien externe.
technique avec
E conditions de transport.
• Justifier le choix du processus de
Le laboratoire utilise ses
N raccordement externe, notamment quant
Équipements
I
manque de performance de O
étalons de travail du fait du Atteinte à l’intégrité des étalons surveillance mis en œuvre.
• Définir les périodes et les délais des
ses comparateurs.
R S
N.B. : Pour des raisons de
de travail (de référence) pendant
le transport. raccordements externes et informer les
clients du calendrier de réalisation des
E
fiabilité des moyens, il est
V
déconseillé qu’un laboratoire
n’ait pas d’étalons de
Incapacité du laboratoire à
réaliser les prestations pendant
le raccordement externe de ses
prestations.
• Avoir à disposition un jeu d’étalon en double
servant de témoin permettant par
étalons.
LA
référence, mais dans ce cas comparaison d’identifier une dérive de ses
de figure, il réalise le Impossibilité de s’assurer en références
raccordement de ses étalons interne de la pérennité des • Programmer des vérifications périodiques
de travail en externe. Le étalons en cas d’atteinte à leur pour déclencher un éventuel raccordement
laboratoire a à charge de intégrité (chute, contamination externe anticiper en définissant des seuils
s’assurer du maintien de etc.) d’alerte pertinents
pérennité de ces étalons dans • Remplacer les comparateurs par des
un tel contexte. comparateurs plus performants et acquérir
des étalons de travail pour pouvoir maintenir
sa portée en ayant un schéma classique de
traçabilité (Référence-Travail-Client)
FO
échangeur de masse (usure, Impact sur l’incertitude (attention au signe)
déréglage de position) d’étalonnage des masses client • Faire intervenir le constructeur
I T
• Déplacer la position des comparateurs en
Le soufflage de la climatisation
du laboratoire est trop puissant
Dégradation de la répétabilité des
résultats de pesée. F
mouvements d’air.A
choisissant l’endroit le moins perturbé par les
N
Installations
RO
Dégradation de la répétabilité des
Instabilité thermique de la salle l’échauffement par rayonnement.
résultats de pesée.
induisant des perturbations • Renforcer l’isolation des murs.
d’affichage des comparateurs.
T
Biais systématique sur les
résultats de pesée.
C
• Créer un SAS d’accès avec une
temporisation imposée des deux portes.
LA
plateau et la masse client et que l’on pose
au-dessus de l’étalon de travail pour sa
Procédures
pesée.
Surface de la masse client
Contamination possible de • Contacter le client pour signaler l’état de sa
visuellement sale ou dégradée
l’étalon de travail et du plateau de masse.
(trace de graisse, rouille, résine
l’instrument par la masse client. • Définir une action avec le client
écaillée…)
- retour au client pour nettoyage ou remise
en état
- procédure de nettoyage ou remise en
état appliquée par le laboratoire
- refus d’étalonnage de la masse client…
I
pour étalonner des masses client en forme
de fil.
FO
• Faire des essais de pesée en intercalant des
Le résultat d’étalonnage d’une
masse client donné par le
Erreur significative sur le résultat I T
cales de différentes hauteurs, en matériau
léger et amagnétique, entre le récepteur de
comparateur de masse semble
être affecté par un effet
magnétique de la masse client.
d’étalonnage de la masse client
F A
charge et la masse client jusqu’à l’obtention
d’un résultat stable.
• Sinon, refuser de réaliser l’étalonnage de la
U E
masse client.
I O à niveau
incorrecte
R S
Horizontalité de la balance Biais possible sur les résultats de
comparaison
• Formation des opérateurs au réglage de
l’horizontalité
• Équiper l’opérateur d’un niveau à bulle
I T
conditionnement des masses avant leur
retour avec éventuellement un renforcement
R
étalons de référence de forte
travail correspondant à la plus forte valeur de
masse qu’il est possible de raccorder en
externe (étalons de 100 kg par exemple).
coût, le laboratoire ne peut pas
envoyer à étalonner ses
masses de référence
valeur.
C T
Impossibilité de participer à des
• Mettre en place un processus de cohérence
interne pour raccorder, par combinaison en
supérieures à 100 kg (cas
typique pour les laboratoires
L E
CIL pour ces valeurs d’où perte
de traçabilité et de validité pour
série fermée, les étalons de travail de valeur
plus élevée.
• Dégrader les incertitudes d’étalonnage de
des DOM-TOM).
E
les étalons en question.
ces étalons en conséquence due, en
I O
Tableau 5.A : Tableau d’analyse de risques techniques organisés par grande rubrique du processus
d’étalonnage, donnant pour chaque constat d’une situation, les risques et les actions à mettre en
œuvre pour pallier ces risques
R S
E
Le traitement des risques liés aux constats précédents peut être associé à une opportunité de
développement, d’extension, de renouvellement d’installation ou d’équipement. Des exemples sont
V
présentés dans le tableau 5.B ci-après :
LAConstat Opportunité
• Automatiser la manutention et les opérations de pesée pour améliorer l’offre
d’étalonnage en réduisant l’incertitude (extension de portée d’accréditation)
Le laboratoire ne dispose plus
(comparateur robotisé et si besoin remplacement de l’étalon).
d’opérateur pour réaliser les
• Embaucher un jeune de constitution adéquate pour manipuler des masses de 20
étalonnages manuels à 20 kg
kg
• Promouvoir le technicien handicapé à une fonction d’encadrement et.
Instabilité due au soufflage de la • Fiabiliser les étalonnages en adoptant un système de conditionnement de l’air par
climatisation plafond diffusant avec une meilleure homogénéité et stabilité de la température.
• Réduire les délais, la durée et le coût des transports en profitant de la
Incidents de transport à répétition reconstruction du laboratoire pour le réimplanter dans une zone pertinente par
rapport à la répartition géographique et aux voies d’accès des principaux clients.
Tableau 5.B : Tableau présentant des opportunités au laboratoire d’étalonnage des masses.