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GENERALITES
Depuis le 18ème siècle, plusieurs constructions en métal ont vu le
jour, on peut citer :
Le pont en arc en Angleterre (1777-1779) construit en fonte,
Les éléments tendus de la comédie française (1786),
Les planchers d'usines (1796)... etc.....
Mais ce n'est qu'en 1849 que la construction métallique a fait un
grand pas en avant avec le laminage en double T, ce qui a permis la
réalisation de couvertures des grandes surfaces, et c'est d'ailleurs en cette
période que la tour Eiffel (entièrement en fer) fut construite.
L'introduction de la soudure pour les assemblages au début du 20ème
siècle a marqué une nouvelle étape dans l'évolution de la construction en
métal. Dès lors, les améliorations dans les procédés d'élaboration du métal
se sont succédées et ont permis d'étendre l'utilisation du métal aux types
de constructions les plus diverses.
1- Applications de la construction métallique.
Les ouvrages métalliques peuvent être de conceptions très
différentes, mais on peut les scinder en deux grandes parties :
Systèmes de construction formés par des barres assemblées entre
elles formant soit :
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Les charpentes métalliques,
Les ossatures des immeubles tours (I.G.H.),
Les ponts rails, passerelles,
Les pavillons d'exposition...etc.
Constructions formées par un système de coques (réservoirs de
fluides, silos de stockage de matériaux, pipes lines...etc.
2- Avantages et inconvénients
2-1- Avantages
La grande résistance à la traction, compression et flexion du métal
lui permettent de supporter des charges élevées avec des sections faibles,
ce qui donne des structures relativement légères même si la densité du
métal est relativement élevée. Les structures sont faciles à manœuvrer et à
transporter,
L'imperméabilité aux fluides permet l'exécution d'ouvrage pour
lesquels l’étanchéité est exigée,
Le délai d'exécution est réduit grâce à une industrialisation très
poussée, et ce en réalisant les éléments en usine et en les assemblant sur
chantier,
La démontabilité et l'interchangeabilité des éléments facilitent le
renforcement des structures, le remplacement de certaines parties et
parfois même le déplacement,
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La possibilité de récupérer le matériau d'une construction mise hors
service,
Pour les alliages légers (à base d'Aluminium), on a d'autres
avantages tels que le poids réduit et la bonne tenue à la corrosion.
2-2- Inconvénients
La corrosion : La corrodabilité du métal nécessite la réalisation de
protection,
La sensibilité au feu : Bien que les métaux soient non
inflammables, leurs propriétés mécaniques chutent avec la température.
La résistance de l'acier décroît rapidement au-dessus de 150°C et celle des
aciers pour une température variant de 100 à 150°C,
Le coût élevé de la main d'œuvre qui est dû à la nécessité d'une
main d'œuvre qualifiée.
3- Les matériaux métalliques
3-1- Métaux ferreux
3-1-1- Fonte
Les fontes sont des alliages fer-carbone dont la teneur en carbone se
situe entre 2 % et 5 %. Elles sont obtenues par fusion de minerai de fer
dans des hauts fourneaux.
La fonte fut très utilisée au 19ème siècle pour la réalisation des
pièces comprimées pour colonnes. En dépit de sa faible résistance au choc
et à la traction (limite de rupture de 14 kg/m2), l'usage de la fonte n'a pas
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complètement disparu, car elle présente d'intéressantes qualité au moulage
et résista à la corrosion.
On l'utilise pour la réalisation de construction en forme complexes
principalement soumises à la compression, telles que les appareils
d'appuis dans les ponts.
Pour palier à la faible résistance à la traction, on utilise la fonte à
graphite sphéroïdal (fonte + 2% de manganèse) qui est une fonte plus
ductile, mois onéreuse et facile à exécuter.
3-1-2- Fer industriel
De teneur en carbone inférieure à 0.1%, le fer n'est plus utilisé en
construction métallique. Ce matériau ductile, obtenu par décarbonatation
de la fonte, était très utilisé au 19ème siècle pour les éléments tendus et
fléchis. De nos jours, il n'est plus utilisé mais plusieurs ouvrages existent
encore (tour Eiffel). Sa résistance à la corrosion est supérieure à celle des
aciers.
3-1-3- Acier
Alliage usuellement ductile de fer et de carbone, de teneur en carbone
comprise entre 0.1% et 2% et quelques métalloïdes, l'acier a de multiples
propriétés non atteintes par aucun autre matériau.
Issu jadis du fer carboné, il est actuellement élaboré directement à
partir de la fonte blanche. Ce métal a supplanté le fer et la fonte pour ses
principaux avantages tels que la résistance et la ductilité.
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3-2- Alliages légers
Métaux dont le principal constituant est l'aluminium, ils sont de plus
en plus utilisés, on les rencontre en menuiserie, en couverture, comme
panneaux muraux, ossatures légères soit toutes les constructions dont le
poids propre et la corrosion sont déterminants.
Les alliages légers sont ductiles, maniables à une température
comprise entre 100 et 150°C, soudables et contrairement aux matériaux
ferreux, ils sont particulièrement légers, résistent très bien à la corrosion
sauf en atmosphère marine.
Les alliages légers présentent actuellement des résistances
comparables à celles des aciers courants mais leurs principaux
inconvénients restent leur manque de rigidité (ils sont trois fois plus
déformables que les aciers) et leur prix élevé.
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L'ACIER
1- Elaboration de l'acier
L'acier se fabrique surtout à partir de la fonte blanche. De nos jours,
on utilise de plus en plus de ferrailles et des déchets d'aciers dits riblons.
La conversion ou l’affinage de la fonte se fait dans des fours
réduisant le pourcentage du carbone et des autres métalloïdes (silicium,
manganèse, phosphore et soufre), qui sont nuisibles aux qualités de l'acier,
soit par oxydation ou par réduction.
L'oxydation a lieu suivant les procédés par l'oxygène de l'air,
l'oxygène pur ou l'oxygène contenu dans les oxydes de fer se trouvant
dans les riblons.
Ces procédés permettent également la réalisation d'un acier de
composition chimique donnée en ajoutant en fin d'affinage certains
éléments dans des proportions bien déterminées afin de conférer à l'acier
certaines qualités.
1-1- Procédés de fabrication
1-1-1- Procédé de BESSEMER et THOMAS
a- Procédé BESSEMER
Le procédé bessemer (1855) ou procédé acide a pour principe de
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faire traverser le bain par un courant d'air froid, oxydant un grand
pourcentage d'impureté.
La fonte est introduite liquide à 1250°C dans le convertisseur, on y
souffle l'air froid oxydant les impuretés et entraînant une élévation de
température qui maintient le métal à l'état liquide.
L'élaboration de l'acier par affinage au vent, comporte deux phases
successives :
L'oxydation permettant le départ de :
Silicium : s'oxydant dès le début et forme une scorie de silicate de fer
et de manganèse montant à la surface. C'est surtout cette oxydation
qui provoque l'élévation de température, la teneur de la fonte en
silice doit être importante. La scorie très riche en silice (SiO
anhydride silicique qui est un acide fort) impose la même nature
chimique du revêtement intérieur du convertisseur pour éviter son
attaque par cet acide par voie chimique,
Manganèse : s'oxydant également dès le début pour donner de
l'oxyde de manganèse, mais brûle moins vite que la silice,
Carbone : brûle rapidement en quelques minutes donnant de l'oxyde
de carbone et du dioxyde de carbone,
Phosphore : ne peut pas s'éliminer car on n'ajoute pas de la chaux
dont la présence est incompatible avec la nature du revêtement
intérieur, on est donc obligé de n'utiliser que des fontes peu riches en
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phosphore,
Fer : dont la teneur devrait normalement augmenter, est oxydé en
partie et le bain renferme de FeO et FE2O3.
La réduction permettant le départ du soufre, la désoxygénation de
l'oxyde ferreux restant à la fin de l'opération de l'oxydation, la
désulfuration est impossible car la scorie ne contient pas de chaux et
exige une température élevée.
b- Procédé THOMAS
Le procédé THOMAS ou procédé basique est un procédé d'affinage par vent, le
revêtement de l'appareil est à base de dolomie (carbonate de calcium et magnésium)
qui est basique. On introduit la chaux vive avec la fonte liquide et on y souffle de l'air
froid qui oxyde les impuretés :
Silicium : disparaît très vite, la silice formée s'unit aux oxydes de fer et de
manganèse puis à la chaux donnant des silicates très fluides, éliminés rapidement
par décantation hors du métal. La silice étant un acide fort, il peut attaquer le
revêtement basique, la fonte riche en silicium est à éviter,
Manganèse : s'élimine rapidement en formant de l'oxyde de manganèse,
Carbone : disparaît plus vite que dans le procédé bessemer car le silicium
est peu abondant,
Phosphore : brûle lentement au début, le départ ne se fait que vers la fin.
La désoxygénation de l'acier se fait comme dans le procédé bessemer, le
soufre s'élimine légèrement pendant l'oxydation sous forme de sulfure de
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calcium. La teneur en soufre n'est que sensiblement modifiée dans la période de
la réduction, la nuance de l'acier à laquelle aboutit cet acier est l'acier doux dont la
limite d'élasticité varie de 22 à 36MPa.
1-1-2- Procédé à l'oxygène
L'acier est obtenu par affinage de la fonte par l'action de l'oxygène pur,
suivant le même principe que les procédés BESSEMER et THOMAS. Les réactions
sont les mêmes, les différences essentielles portent sur :
L'emploi exclusif de l'oxygène pur entraîne une diminution du
vieillissement (absence d'azote),
Le soufflage se fait à la surface du bain et non par le fond du creuset, à
l'aide d'une lance métallique refroidie à l'eau.
1-1-3- Procédé martin
Dans ce procédé, on mélange dans le four la fonte et les riblons, l'élévation
de température se fait grâce à un combustible (gaz ou fuel). La source de chaleur
principale ne réside plus dans les éléments thermogènes, l'apport se fait au moyen
de brûleurs ce qui permet une grande souplesse : on peut à la fois utiliser des fontes
peu thermogènes et des masses de ferrailles importantes dans des proportions très
variables en fonction des possibilités d'approvisionnement. L'affinage se fait dans un
four à sol rectangulaire, la capacité du four est d'environ 400 tonnes.
1-1-4- Procédé électrique
L'acier électrique est élaboré dans un four chauffé avec du courant
électrique. A part cette différence du mode de chauffage, ce procédé est le
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même que le procédé MARTIN.
1-2- Valeurs comparatives
Le procédé d'affinage par le vent permet une grande production à un prix
de revient relativement bas et l'utilisation d'appareils simples sans combustibles.
Par contre la qualité de l'acier est relativement quelconques par suite de la trop
grande rapidité des opérations, les essais de contrôles sont sommaires et ne
permettent pas la détermination exacte des additions à faire pour obtenir, à coup
sûr, un métal de composition déterminée. A teneur en carbone égale, les
caractéristiques mécaniques de cet acier sont plus faibles que celles de l'acier
martin.
Le principe de ce procédé exige des fontes dont les compositions ne
peuvent varier que dans des limites très étroites,
Le procédé à l'oxygène permet d'obtenir un acier de qualité similaire à
celles de l'acier martin mais à un prix de revient plus faible, ce qui explique son
développement très rapide.
A teneur en carbone égale, les aciers à oxygène ont des caractéristiques
plus faibles à cause de leur haut degré de pureté, mais présentent une ductilité et
une Résistance au vieillissement bien meilleure, ils sont par conséquent
recommandé pour les usages demandant une grande capacité de déformation ou
bonne soudabilité,
Le procédé martin est beaucoup plus souple quant à la qualité et la quantité
des fontes utilisées, on peut utiliser toutes sortes de fonte et la capacité des fours,
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très variables, peut être facilement adaptée au besoin de l'industrie. Cependant,
bien qu'il permette l'utilisation en toutes proportions de ferrailles, le procédé
martin est plus coûteux vu les frais d'installation et ceux du combustible.
Le procédé électrique est le procédé le plus coûteux et le plus souple quant
à la composition chimique de l'acier fabriqué, dont on peut faire varier, avec une
très grande précision, la teneur en carbone ou en éléments alliés grâce à la
dissolution rapide des additions, c'est le seul procédé permettant de fondre des
aciers difficilement fusibles comme ceux riches en tungstène. De même que la
capacité des appareils étant très variable, s'adapte facilement aux besoins d'une
usine quelle que soit son importance.
L'évolution de ces procédés dans chaque pays est tributaire des facteurs
entrant dans le prix de revient.
2- Caractéristiques mécaniques de l'acier
Les caractéristiques mécaniques sont fondamentales à connaître pour la
conception et l'étude de résistance des éléments de construction. Elles sont les
résultats d'essais divers correspondants aux états en service des constructions.
On distingue plusieurs types d'essais mécaniques :
Essais à sollicitation non périodiques,
Essais statiques de courte durée : traction, pliage, dureté,
Essais statiques de longue durée : fluage,
Essais dynamiques de courte durée : choc
Essais à sollicitations périodiques : fatigue.
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2-1- Essai de traction - Essai de compression
C'est l'essai mécanique le plus répandu et est souvent choisi comme essai
type pouvant donner une idée sur le comportement du matériau sous d'autres types
de sollicitations et fournir les valeurs caractéristiques usuelles en C.M.
L'essai de traction est réalisé soit sur un barreau brut, pour les aciers, pour
béton armé, soit sur une éprouvette normalisée.
Figure 1 : éprouvette de traction
L'éprouvette est soumise à un effort de traction progressif, croissant de zéro à
la rupture. Un enregistrement graphique mesure l'allongement de l'éprouvette en
fonction de l'effort de traction appliqué (ou de la contrainte), on obtient le
diagramme effort/déformation, selon la figure n°2.
Ce diagramme se décompose en quatre phases :
Phase OA : zone rectiligne pour laquelle les allongements sont
proportionnels aux efforts appliqués. C'est la zone élastique, qui est
réversible, c'est à dire si l'on supprime l'effort de traction, la barre revient à sa
longueur initiale.
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Figure2 : courbe effort/ déformation (éprouvette soumise à la traction).
Phase AA' : palier horizontal, qui traduit un allongement sous charge
constante, soit un écoulement du matériau. C'est la zone plastique. A partir du
point A (en M par exemple), si on supprime l'effort de traction, le retour à
l'équilibre Se fait selon la droite MM' parallèle à OA et la pièce conserve un
allongement résiduel OM'.
Phase A'B : la charge croit de nouveau avec les allongements.
Phase BC : l'allongement continue bien que la charge soit décroissante,
jusqu'au point C, qui correspond à la rupture. Dans cette dernière phase, la
déformation plastique est localisée dans une faible portion de l'éprouvette et n'est
plus homogène, on striction.
Cette courbe permet de mesurer :
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Re ou σe : limite d'élasticité de l'acier qui est la contrainte à partir de
laquelle les allongements deviennent permanents, elle correspond sensiblement
au seuil à partir du quel il n’y a plus proportionnalité entre contrainte et
déformation. Pour certains aciers (tels que les aciers écrouis) et pour les alliages
d'aluminium, la courbe ne présente pas de palier de plasticité, on défini alors une
limite d'élasticité apparente R0.2 ou σe correspondant à un allongement résiduel
de 0.2% (voir la figure n°3).
Rr ou r : la contrainte de rupture à la traction (Pmax / S0).
A : allongement à la rupture ((L - L0) / L0).
E : Module d'élasticité longitudinale ou module de YOUNG
E = tg = /(AL/L)
St : striction ((S - S0) / S0).
: coefficient de POISSON
Aa/a = -(AL/L)
G : module d'élasticité transversale.
G= E/2(1+)
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Figure 3 : Courbe effort/déformation pour acier
2-2- Matériau ductile – Matériau raide
Le palier de plasticité AA' (figure n°2) est particulièrement important
en C.M., car il représente une réserve de sécurité. Les règles de calcul fixent
comme contrainte maximale à ne pas dépasser Re mais il peut arriver que
localement, des pièces soient sollicitées au-delà de cette limite, elles disposent,
dans ce cas, de ce palier pour se décharger dans des zones avoisinantes. Mais
tous les types d'acier ne disposent pas de ce palier dit de ductilité.
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2-2-1- Matériau ductile
Un matériau est dit ductile s'il est susceptible de supporter
d'importantes déformations (de 10 à 30 % et même plus) avant la rupture.
Parmi les matériaux ductiles on peut citer l'acier doux et les alliages
d'aluminium.
a- Essai de traction ductile
(Voir paragraphe 2-1-)
b- Essai de compression ductile
Dans le domaine élastique et le palier d'étirage (figure n°4), la courbe
est similaire à celle obtenue après traction, les caractéristiques restent les
mêmes: R'e = Re ; R'P = Rp et E' = E.
Dans le domaine des grandes déformations, les contraintes augmentent
indéfiniment avec le raccourcissement et il n'est plus possible d'obtenir la rupture.
L'éprouvette s'écrase plastiquement en gonflant latéralement jusqu'à prendre la
forme d'une galette.
Figure 4 : courbe effort/déformation (éprouvette sous compression)
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Figure.5. : comportement de l'acier ductile sous compression
c- Ecrouissage
Si l'on reprend l'essai de traction initial et l'on décharge l'éprouvette
après avoir dépassé le seuil des contraintes réversibles et on procède au
chargement, on notera (voir figures n°6 et n°7) :
Absence du palier plastique,
Augmentation de la limite d'élasticité (R'e > Re) en traction,
La limite de rupture reste non modifiée,
Diminution de l'allongement à la rupture (A1 < A),
En compression, la limite d'élasticité est diminuée (R'p2 <R'P )
Un examen plus poussé montre qu'on obtient une diminution de la
résilience et une sensibilité à la corrosion.
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Figure 6 : courbe effort/déformation d’un acier tendu écroui
Figure 7 : Courbe effort /déformation d'un acier comprimé écroui
L'écrouissage élève la limite d'élasticité dans la direction de 1'effort au
détriment de la ductilité.
Si l'écrouissage a le mérite d'augmenter la limite d'élasticité, il
présente en revanche plusieurs inconvénients tels que :
Diminuer la .ductilité au point de gêner l'usinage ultérieur,
Diminuer la résilience défavorable à la soudure,
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Supprimer le palier des aciers doux,
Aucune sécurité vis-à-vis de la rupture tant que la contrainte à la
rupture reste non modifiée,
Diminution de la limite élastique dans l'autre sens, ce qui est
dangereux en cas de changement du sens de l'.effort,
Sensibiliser le matériau à la corrosion.
L'écrouissage, résultat presque inévitable du façonnage à froid
(température inférieure à 700°C) et même du travail à chaud, est par
conséquent nuisible et on s'efforce d'en limiter les effets par des
traitements thermiques et en prenant des précautions lors de l'usinage
(ex. Poinçonner les trous à un diamètre inférieur au diamètre définitif et
terminer par alésage). Cependant, on écrouit volontairement les fils
minces destinés aux câbles des ponts suspendus pour lesquels aucun
changement du sens de l'effort n'est à craindre et qui ne subiront aucun
usinage ultérieur.
d- Vieillissement
Pour certains aciers, au lieu d'effectuer immédiatement le 2ème essai, on
conserve pendant quelques jours l'échantillon écroui à la température
ambiante. Le diagramme de la mise en charge devient KLMQS (voir
figure n°8), on notera :
Une augmentation de la limite d'élasticité (R2 e > R!e > Re),
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Rétablissement, partiel, du palier de plasticité,
Augmentation de la limite de rupture (R2 r > Rr),
La ductilité est considérablement réduite (A2 < a1< A),
La résilience est également diminuée.
Figure 8 : Courbe effort /déformation d'un acier tendu vieilli
L'ampleur de ces modification dépend de la durée de l'interruption
(durée maximale 2 mois de repos) et de la température de conservation (à
200°C on obtient un effet immédiat). Ce phénomène est attribué à l'instabilité
atomique de l'état écroui, il est logique qu'une augmentation de la température
l'accélère.
On élabore des aciers insensibles au vieillissement en leu incorporant le
silicium, l'aluminium et le titane pour avoir des aciers calmés.
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2-2-2- Matériau raide
Un matériau raide est un matériau dont les déformations avant rupture ne
peuvent dépasser 5%.
Dans la traction raide on a :
L'allongement à la rupture est faible (< 5%),
La rupture survient brusquement (CI < OC),
On n'a pas de striction,
La limite d'élasticité est prise conventionnellement égale à R0.2,
La rupture survient par séparation effective.
En compression raide, le graphique est similaire à celui de la traction. Il existe
cette fois-ci une limite de rupture et la rupture se produit par éclatement suivant un
plan incliné.
Figure 9. : Compression raide
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Figure 10. : a- éprouvette en compression raide
b- éprouvette en compression ductile
2-3- Dureté
La dureté d'un corps est la résistance qu'il oppose à toute pénétration.
C'est une caractéristique très importante pour certains aciers principalement
ceux destinés à la fabrication des machines outils, elle est déterminée par
plusieurs essais et ce par la mesure de l'effort nécessaire pour imprimer sur la
surface du matériau une certaine trace dont la forme peut être sphérique (essai
BRINELL ou ROCK WELL B), conique (ROCK WELL C) ou pyramidale (essai VICKERS).
Dans les essais conventionnels, l'effort exercé est en général constant, la surface
de l'empreinte sert alors de critère de mesure.
2-3-1- Essai brinell
C'est l'essai le plus classique, il consiste à comprimer dans le métal une
bille en acier trempé très dur de diamètre D = 10 mm sous une charge P
constante de 3000 kg jusqu'à l'équilibre.
Par définition, la dureté BRINELL, notée HB, est le quotient de la charge P par
la surface de l'empreinte (calotte sphérique limitée par la sphère de diamètre D
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et par le cercle de diamètre d).
HB = 2 P / [π D (D-(D2 - d2)1/2)]
On relie de façon approchée la résistance à la rupture et la résistance à la
dureté :
Pour les aciers ductiles : Rr = 0.34 HB (HB > 175),
Rr = 0.36 HB(HB< 175),
2-3-2- Essai vickers
On utilise une pointe de diamant en forme de pyramide droite à base carrée
dont l'angle entre faces opposées vaut 136°. La surface de l'empreinte S se
déduit de la longueur moyenne des diamètres di mesurés au microscope. La
dureté VICKERS est donnée par : Hv = P / S = 1.854 P / d2
2-3-3- Essai rock well
Pour cet essai, l'élément de poinçonnement est soit un cône de
diamètre d'angle au sommet égal à 120° (dureté HRC), soit une bille en acier
trempé de 1.59mm de diamètre (dureté HRB). La charge d'essai est faible,
l'empreinte est très petite. On ne mesure plus son diamètre mais sa profondeur.
En pratique, on lit directement la dureté ROCK WELL sur le cadran des machines
d'essai avec une échelle variant de 0 à 100 pour HRC et de 0 à 130 pour HRB.
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La mesure de dureté est non destructive et présente une corrélation
intéressante avec les caractéristiques mécaniques.
2-4- Résilience - Ténacité
Elles mesurent la capacité du métal à l'absorption de l'énergie
mécanique, soit la résistance au choc.
Pour les charges axiales, ces quantités peuvent être obtenues
directement à partir du diagramme effort-déformation.
La résilience mesure l'absorption de l'énergie élastique maximale par
unité de volume, et qui correspond à l'aire délimitée par la droite de HOOKE,
La ténacité qui est l'énergie totale (élastique et plastique) absorbée par
unité de volume et qui correspond à l'aire délimitée par la courbe effort-
déformation.
Etant donné que les contraintes axiales sont rares, la mesure pratique de
la résilience est déterminée à partir d'un essai qui consiste à déterminer le
travail mécanique nécessaire pour briser par chocs une éprouvette de forme et
de dimension déterminée.
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La résilience est le nombre de kg m nécessaire par cm2 de section réelle de
l'éprouvette dans le plan de l'entaille (w / S où W est le travail fournit par la chute
d'un pendule).
Ce nombre permet seulement de classer les métaux selon leur aptitude
plus ou moins grande à résister au choc.
L'essai de résilience est employé pour des efforts élevés par choc à basse
température dans le cas de constructions présentant des raccords brusques.
2-5- Fluage - Relaxation
L'essai de fluage (traction à chaud) n'est pratiquement utilisé que pour l'étude
des propriétés de l'acier à hautes température, où sous contraintes
constante, la déformation croît avec le temps jusqu'à la
rupture. L'acier présente alors- un comportement viscoplastique irréversible.
La relaxation est le phénomène inverse du fluage, à déformation
imposée constante, la contrainte diminue. Ce comportement intéresse surtout la
boulonnerie et les câbles de précontrainte.
2-6- fatigue
L’essai de fatigue consiste à soumettre des échantillons d'acier à des
contraintes alternées (-, +), on porte pour chaque valeur de , le nombre de
cycles nécessaires N pour obtenir la rupture.
3- Traitements thermiques
Les caractéristiques mécaniques des aciers sont fortement influencées par
les modifications de la structure micrographique et de l'arrangement cristallin
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de l'alliage fer-carbone. Ces modifications peuvent être obtenues par des
traitements thermiques sans aucun changement de la composition chimique
élémentaire, dans le but de conférer à l'acier de base des propriétés
particulières nécessitées par l'utilisation.
3-1- La trempe
Ce traitement consiste à refroidir rapidement le métal après l'avoir porté à
une température très élevée (780°C - 8800C). On obtient ainsi (voir figure n° 11):
une élévation de la limite élastique,
une élévation de la limite à la rupture,
une élévation de la dureté et de la fragilité,
une sérieuse réduction de la ductilité,
et la disparition du palier plastique.
L'excès de fragilité et le manque de ductilité nécessite presque toujours
un revenu. Il est possible de doser les effets de la trempe en agissant sur la
vitesse de refroidissement (trempe à l'air, à l'eau ou à l'huile).
3-2- Le revenu
C'est l'opération qui suit presque toujours la trempe. Il s'agit du
réchauffage entre 100°C - 600°C (selon la teneur en carbone) suivi d'un
refroidissement lent d'un acier trempé on obtient (voir figure n°l1) :
Une diminution des limites élastique et de rupture,
Une amélioration de la ductilité et de la résilience.
Son but est donc d'atténuer ou même de supprimer les contraintes
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résiduelles de la trempe, d'homogénéiser en profondeur et de modifier certaines
propriétés de l'acier trempé pour le rendre plus apte à l'emploi.
Les propriétés mécaniques sont plus aisément dosées par une trempe suivie
d'un revenu, que par une trempe plus douce.
3-3- Le recuit
On refroidit lentement le métal après l'avoir chauffé à une température
voisine de celle de la trempe s'il s'agit d'une pièce vierge ou à une température
légèrement supérieure dans le cas contraire. Le recuit supprime les effets de la
trempe et de l’écrouissage et élimine aussi les contraintes résiduelles.
3-4- Détente de stabilisation
Cette opération s'effectue sans modification de la structure cristalline (max =
700°C) vise à réduire considérablement les contraintes résiduelles de la soudure.
3-5- Utilisation de traitement thermique dans la C.M.
Si la trempe est utilisée dans la construction de machine, elle est
indésirable en C.M. à cause de son effet fragilisant, mais peut survenir
accidentellement lors de refroidissement après soudure par exemple, c'est pourquoi
on pratique souvent des revenus et parfois même des recuits de détente. L'usage
du recuit et du revenu est limité par la taille des pièces et le coût des opérations.
La trempe suivie d'un revenu est utilisée dans certains pays pour produire
des aciers à hautes résistances, soudables et pour durcir les fils destinés aux câbles
de ponts suspendus.
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Figure.11 : courbes effort/déformation
4- Influence de la composition chimique
4-1- Influence de la teneur en carbone
La quantité de carbone présente dans l'acier revêt une importance
primordiale (voir figure n° 12) :
Plus elle est élevée et plus les limites d'élasticité et de rupture sont
élevées,
La ductilité augmente en diminuant la teneur en carbone,
L'augmentation de la teneur en carbone entraîne une sensibilisation aux
effets de la trempe, une diminution de la résilience et de la soudabilité.
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Figure l2 : Influence de la teneur en carbone
4-2- Influence de la présence des éléments nuisibles
Certains éléments, présents dans l'acier, sont nuisibles surtout pour la
soudure, on peut en citer :
Soufre : nuisible à la soudabilité et à la ductilité, sa teneur limite est de
0.006%,
Silicium : nuit à la soudabilité mais est utilisé comme éléments calmant,
sa teneur doit être comprise entre 0.15% et 0.35%,
Azote : fragilisant et à éliminer pour les aciers calmés,
Phosphore : améliore nettement la résistance à la corrosion, mais il est
fragilisant. La teneur est limitée à 0.08%.
4-3- Eléments pour alliages
Manganèse : utilisé pour augmenter la résistance, élastique ou à la
rupture, la dureté, la trempabilité et la résistance à l'usure, cependant sa
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présence à forte teneur entraîne une diminution de la plasticité et peut nuire à la
soudabilité, il est donc limité à une teneur de 1.5%,
Aluminium : sa teneur maximale est de 0.04%,
Cuivre : améliore la résistance à la corrosion, les résistances mécaniques
et rend l'acier fragile. Sa teneur est comprise entre 0.3% et 0.5%;
Chrome : augmente les résistances mécaniques (Re et Rr), la dureté, la
résistance à l'usure, la résilience et la trempabilité. Le chrome est destiné aux
éléments exposés à une corrosion atmosphérique très importante. La teneur
admissible est de 13%, en atmosphère marine la teneur en chrome peut
atteindre 18 à 20%,
Nickel : augmente les résistances mécaniques, améliore la résilience, la
ductilité et la résistance à la corrosion. La teneur ne dépasse pas 0.3% mais
peut atteindre 18% pour des aciers spéciaux,
Molybdène : augmente la trempabilité et les résistances mécaniques,
diminue fortement le palier plastique. A 5% on a Re = 170 kg/mm2 ; A 0.4%
on a Re = 70 kg/mm2.
Vanadium, titane, niobium : éléments désoxydants, ont un pouvoir
carbogène, leur addition permet donc une réduction de la teneur en carbone et
de réduire la dureté.
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LES ELEMENTS EN ACIER DESTINES A LA
CONSTRUCTION METALLIQUE
1- Mise en forme
L'acier est fourni par la sidérurgie en forme de lingots, leur transformation
en produits commerciaux utilise plusieurs procédé, nous n'examinerons que ceux
qui intéressent la construction métallique.
1-1- Le laminage (rolling)
II consiste à écraser le métal chauffé au four (800°C - 1100°C) entre une
suite de cylindres lisses ou cannelés appelés laminoirs, tournant en sens inverse
pour produire des pièces prismatiques rectilignes (profilés) ou des produits plats.
Les pièces résistent à tous les types de sollicitations et dans tous les sens. Ce
procédé est le plus économique pour la fabrication en grande série, les profilés et
les tôles épaisses sont laminés à chaud (hot rolling). Les tôles fines sont laminées
à froid à partir de tôles plus épaisses. Principalement, on lamine des aciers doux
et mi-durs (E24 - E26) et aussi des nuances de résistances plus élevées et les
aciers auto-patinables.
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Figure 1. : Le laminoir rouleur
1-2- Le moulage
Cette opération consiste à couler le métal en fusion dans un moule et à
laisser durcir par refroidissement. Ce procédé est utilisé pour réaliser des pièces
non prismatiques ou de formes compliquées (appareils d'appui des ponts, nœuds
d'assemblages complexes....). Les pièces moulées sont parfois utilisées brutes,
mais sont le plus souvent parachevées par usinage. Bien qu'il exige moins
d'investissement que le laminage, le moulage ne permet pas un prix de revient
aussi faible, étant donné que c’est un procédé de moyenne série.
La nuance la plus utilisée en fonderie présente une limite supérieure à
50daN/mm2 et un allongement supérieur à 12%. En comparaison aux produits
laminés, les produits moulés présentent l'avantage d'être nettement moins
oxydables par contre leurs inconvénients sont nombreux :
La fragilité qui nécessite toujours un recuit,
Le manque d'homogénéité (discontinuité, imperfection de surface, ...),
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Contraintes résiduelles thermiques dues au refroidissement non uniforme,
de sorte qu'il est souvent nécessaire, pour une même nuance, d'adopter des
caractéristiques mécaniques inférieures à celles des pièces laminées ou des
traitements thermiques spécifiques.
1-3- Le forgeage
C'est un procédé de mise en forme à chaud (650°C - 950°C) par pression au
moyen de presses hydrauliques dont la puissance peut atteindre 14 mille tonnes
ou par choc avec marteaux à air comprimé. La forge produit des ébauches
fibreuses pouvant être mises à dimension par usinage. Toutes les nuances
peuvent être forgées, mais on utilise principalement des aciers mi-durs.
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Figure 2. : Forgeage
1- Presse verticale 2- Presse horizontale
3- Presse portique 4- Dresseuse à galets
Le forgeage permet de réaliser, en moyenne série, les mêmes pièces que le
moulage, mais avec des qualités plus élevées du fait de la plus grande
homogénéité, on réalise ainsi des axes de rotules, des ébauches de boulons,...etc.
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1-4- L'étirage, tréfilage à froid
1-4-1- Etirage
II consiste à parfaire la forme prismatique des barres de 4 à 8mm de diamètre
provenant du laminage en les tirant après décapage et lubrification par
l'intermédiaire d'un chariot à travers des filières présentant la forme désirée, son
but est donc la correction de forme.
1-4-2- Tréfilage
C'est un procédé qui vise à réduire le diamètre ou le changement de la
section, le matériau de départ est un fil de 5 à 25mm de diamètre, on obtient des
fils de 0.3 à 6mm de diamètre. Le tréfilage est un étirage par passes successives.
L'étirage permet la réalisation de tube, de barres destinées à la fabrication de
boulons.
Les plus courantes nuances ont après étirage une limite d'élasticité comprise
entre 50 et 100 daN/mm2 et une limite de rupture comprise entre 80 et 400
daN/mm2.
Par suite de la diminution de l'épaisseur, l'écrouissage à froid élève la limite
d'élasticité et réduit la ductilité d'où la nécessité d'un recuit.
1-5- Le filage à la presse ou extrusion
Ce procédé, utilisé principalement pour les alliages légers de diamètres
inférieurs à 880mm, est analogue à l'étirage mais l'ébauche, enfermée dans le
conteneur, est poussée à chaud par presse à travers la filière au lieu d'être étirée.
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Figure 3. : Etirage à froid
Figure 4. : Filage à froid
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1-6- Le formage à froid
II consiste à déformer, à température ambiante et sans modification de la
section transversale, des tôles et des feuillards (0.3 à 25mm) issus du laminage à
chaud, pour obtenir des profilés prismatiques de formes complexes dont
l'inertie est importante (El) relativement à leurs faibles poids. Le formage offre
la possibilité d'obtenir, en petite série, la forme la plus adaptée à son problème,
c'est d'ailleurs le plus grand avantage de ce procédé.
1-6-1- Pliage par machines à bras pivotantes
La tôle, à faible épaisseur (e < 25"™), est serrée entre deux machines fixes,
pendant qu'un bras pivotant réalise le pliage. Ce procédé permet la réalisation de
pièces de faibles longuet
1-6-2- Pliage à la presse classique avec des matrices
La tôle dont l'épaisseur peut atteindre 25mm et même plus, est
enfoncée par poinçon dans une matrice fixe. Ce procédé convient pour des
longueurs de l'ordre de 12m.
1-6-3- Profilage à machines à galets
C'est un procédé de pliage progressif, continu à partir de coïls
(bobines de tôles). Il exige un investissement moyen, mais permet la
moyenne et la grande série pour des profilés de formes complexes,
éventuellement fermés, à une cadence rapide (20 à 50m/mn) et des
longueurs quelconques (6 à 15m). La précision des dimensions obtenues est plus
élevée que pour les deux autres procédés.
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Après formage à froid, les aciers n'ont plus de palier de plasticité, la limite
d'élasticité est comprise entre 18 et 38 kg/mm2 et la limite de rupture est
comprise entre 30 et 50 kg/mm2. L'écrouissage est très important dans les
plis et les propriétés mécaniques sont très inégalement distribuées à travers la
section.
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Figure 5. : Formage à froid
Le pliage augmente la fragilité et provoque les contraintes résiduelles, mais
on peut les réduire par un revenu. Ces contraintes sont localisées aux environs
des pliures pour les deux premiers procédés et mieux réparties dans le profilage à
galets.
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2- Classification et utilisation des pièces métalliques
En fonction de la section transversale des produits obtenus, on distingue
cinq séries :
Les aciers marchands,
Les produits plats,
Les profilés à section ouverte laminés à chaud,
Les profilés creux,
Les profilés formés à froid.
A l'exception des aciers marchands et des profilés formés à froid, les
dimensions de toutes ces séries sont normalisées.
2-1- Les aciers marchands
Ce sont des éléments laminés à chaud dans une seule direction :
Les ronds : ronds pour béton, tirants, boulons, gardes corps... etc. Leurs
diamètres varient de 5 à 250mm,
Les carrés : gardes corps et grillages, leurs diamètres varient de 5 à l50mn,
Les plats : leurs épaisseurs varient de 3 à 60mm leurs largeurs varient de
10 à 150mm.
Les plats d'épaisseur inférieure à 8mm sont dits feuillards,
Les polygones réguliers convexes, les demi-ronds,
Les profilés en U et I de hauteur inférieure à 80mm (menuiserie, gardes
corps, éléments non chargés),
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2-2- Les produits plats
Ce sont des produits qui se présentent sous forme de bandes plates.
2-2-1- Les larges plats
Ce sont des bandes laminées à chaud longitudinalement.
La largeur b varie de 150 à 600mm
La longueur L varie de 2 à 18m
L'épaisseur e varie de 6 à 120mm
La désignation des larges plats est : b x e
Ils conviennent à la transmission des efforts normaux dans la direction du
laminage. Ils sont utilisés pour les goussets et les semelles de poutres. Ils sont
préférés à chaque fois que des qualités de résistance transversales ne sont pas
exigées.
2-2-2- Les tôles
Ce sont des plaques rectangulaires livrées en feuilles ou en bobines. La
largeur b varie de 600 à 4000mm.
La longueur L varie de 3 à 30mm
Les tôles sont laminées suivant les deux directions orthogonales, elles
conviennent particulièrement pour le cisaillement et les sollicitations bi-axiales.
Elles sont utilisées pour les goussets des nœuds, les âmes des poutres composées.
La désignation des tôles est : T b / e
Les tôles minces : (0,25mm < e < 3mm), laminées à chaud ou à
froid, elles sont destinées au pliage à froid,
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Les tôles moyennes et fortes : (3mm < e < 100mm), laminées à chaud,
elles sont les plus utilisées en construction métallique,
Les tôles lamées : elles sont utilisées pour le platelage des passerelles
industrielles.
2-3- Les profilés à section ouverte laminés à chaud
Ce sont des produits prismatiques sous des formes variées qui conviennent
particulièrement à certains types de sollicitations (flexion planes, flexion gauche,
compression etc.) les plus fréquemment rencontrées en construction métallique.
2-3-1- Les cornières
La désignation des cornières est : L b x b' x e
Cornières à aigles égales : leurs dimensions varient de L20/20/3 à
L200/200/200. les plus utilisées sont les cornières a u l /10 ( e = l/1 0b ) ,
Cornières à aigles inégales : leurs dimensions varient de L45/30/4 à
L200/100/10, mais sont moins courantes que les cornières à ailes égales,
Cornières à angles vifs qui sont plus convenables pour la soudure, mais
leurs utilisations sont rares.
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Les utilisations courantes des cornières sont les barres de triangulation et
les éléments d'assemblages (supports de pannes).
2-3-2- Les profilés U normaux
Les profilés ont la forme en U aux angles droits, dont les parties latérales
(ailes) parallèles sont plus courtes et plus épaisses que la partie centrale (l'âme).
Les faces intérieures des ailes sont inclinées de 8% par rapport aux faces
extérieures.
Parmi les utilisations des profilés en U, on a les barres des treillis, les
contreventements et les poteaux en caisson.
2-3-3- Les profilés en T
Ce sont des profilés de petites tailles, laminés et qui sont utilisés en vitrerie.
Les plus grandes sont obtenues en découpant les double T.
La désignation des profilés en T est : T h x S x e
Leurs utilisations usuelles sont la vitrerie et les barres des treillis.
2-3-4- Les poutrelles I. H ou double T
L'idée clef de ces profilés est d'éloigner la matrice du centre de gravité
pour former des semelles liées par l'âme qui est relativement mince, ce qui
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augmente considérablement le moment d'inertie maximal par rapport à la section.
a- Les profilés I normaux
Ils se caractérisent par :
Une inclinaison des faces internes des ailes par rapport aux faces
extérieures de 14%, ce qui complique les assemblages,
Une faible valeur du rapport largeur / hauteur (< 0.5).
La désignation de ces profilés est : IPN h.
La hauteur h varie de : 80mn < h < 550mm
La longueur commerciale de livraison varie de 3 à 12m et pour une hauteur
h>140, la longueur peut atteindre les 15m et sur commande.
L'utilisation des IPN est de plus en plus abandonnée au profit des IPE.
b- Les profilés européens IPE
Ce sont des profilés qui sont caractérisés par :
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Figure 6. : Différents types de profilés métalliques
Des surfaces intérieures et extérieures des ailes sont parallèles,
Des angles extérieurs vifs,
Un rapport hauteur / largeur (h / b) légèrement supérieur à celui des IPN,
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IPE 80 à l80: b/h>0.5,
IPE 200 à 300: b/h = 0.5,
IPE 330 à 600: b/h>0.5.
La hauteur h varie de 80 à 600mm,
La longueur varie de 3 à 12m (h > 140mm, L = 15m).
On lamine généralement des profilés dissymétriques pour les
constructions mixtes, les chemins de roulement, ils sont rares et sont limités aux
profilés de : IPE 160y à IPE270y.
c- Les profilés à larges ailes parallèles HE
Ce sont des profilés analogues aux profilés type IPE, mais ils ont des rapports
b / h de l'ordre de :
b/h=1 pour h<300mm
1<b/h<0.3 pour h > 300mm
La série européenne est désignée par HE suivi d'un nombre et d'une lettre
A (économique), B (normale) et M (renforcé). Le nombre suivant HE exprime :
à peu près la largeur b si b<300mm
à peu près la hauteur h si h>300mm.
Il existe une série de profilés spéciaux pour colonnes désignés par HD.
d- Comparaison entre les profilés I et H
En comparant les IPN et les IPE, on notera que le parallélisme des faces des
ailes facilite l'assemblage (les cales ne sont plus nécessaires et les têtes des rivets
ne sont plus sollicitées à l'arrachement), il est possible de placer des tôles
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d'assemblages ou de renfort à l'intérieur des ailes. A égale résistance, la plus
grande hauteur disponible sur l'âme des IPE, facilite l'assemblage âme sur
âme. Les angles vifs des IPE facilitent le soudage des bords en laissant la place
pour les cordons d'angles,
Figure 7 Assemblages sur âme et semelles
• avec cale pour les EPN
• sans cale pour les EPE
En flexion plane, il convient à poids égal de comparer des modules de
flexion (I / v) pour la résistance et le moment d'inertie pour la rigidité.
En flexion gauche, on examine, à poids égal, le coefficient de forme
(f=Wmin/Wmax). Plus ce coefficient est proche de 1, meilleure est la forme.
En compression on compare les valeurs du moment d'inertie minimal.
Et pour l'encombrement en flexion plane, on trace les courbes de
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variation du module de flexion I / v et du rendement ((I / v) / poids) avec la
dimension h.
Figure 8 : Comparaison, à poids égal, du moment
Figure 9 : Comparaison, à poids égal, de I / v
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Figure 10 : Comparaison, à poids égal, du coefficient de forme
Figure 11 : Comparaison, à poids égal, du moment d’inertie minimal
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Figure 12 : Etude de l'encombrement en flexion plane
L'examen des courbes, reportées sur les figures n°8, 9, 10, 11 et 12, montre
que :
Les EPN sont en tous les points de vue inférieurs aux EPE (sauf pour
l'encombrement en flexion plane),
Les LPE conviennent le mieux à la flexion plane, aussi bien à la résistance
qu'à la rigidité. Ils peuvent être utilisés en flexion légèrement plane (pannes). Ils
sont utilisés comme poutre de portique, de planchers, de couvertures et comme
pannes. Ils sont légèrement plus encombrants et plus coûteux que les IPN (à
poids égal),
Les H qui présentent un minimum d'encombrement sont particulièrement
intéressants en flexion gauche et en flambement. Les HEA sont meilleurs pour la
flexion plane, les HEM sont les moins encombrants et les meilleurs pour la
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flexion gauche. Les HD résistent mieux au flambement. Les H sont utilisées pour
les colonnes, les barres des treillis importants et pour les poutres où
l'encombrement est déterminant ou lorsque les sollicitations sont particulièrement
importantes.
2-3-5- Les profilés creux
a- Profilés creux à section circulaire
Les tubes circulaires : ils sont formés en continu, à chaud (Ø ˃ 168,3mm)
ou à froid (Ø ˃ 168,3mm) à partir de plats ou de tôles. La soudure est
longitudinale,
Tubes circulaires sans soudure : ils ont une épaisseur supérieure à celle
des précédents. Ils sont obtenus en discontinu à partir d'un produit plein
transformé à chaud en une ébauche creuse par perçage ou filage à la presse.
Selon que leur usinage est achevé à chaud ou à froid, ils sont ou ne sont écrouis
ou couverts de calamine.
La désignation est. O D /e
D : diamètre extérieur (mm)
e : épaisseur (mm)
b- Profilés creux rectangulaires ou carrés
Ils sont obtenus à partir de tubes circulaires remodelés par formage chaud ou
par étirage à froid
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c- Profilés hexagonaux
On les rencontre dans les structures spatiales.
Leur désignation est : O a / b / e
d- Avantageâmes profilés creux
Ils sont mieux adaptés à torsion et au flambement (ils sont utilisés pour les
barres comprimées des treillis et pour les colonnes peu chargées),
Ils sont utilisés comme colonnes remplies de béton ou pouvant permettre
la circulation interne de l'eau ou abriter des descentes d’eau,
Ils permettent le passage des fluides (revêtement intérieur en bitume ou
galvanisation),
Ils peuvent contenir un câble de précontrainte,
Ils sont adaptés à la flexion gauche en cas de danger de déversement,
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L'assemblage par soudure est aisé, il est rarement nécessaire d'ajouter des
goussets,
Si les extrémités sont hermétiquement obturées, l'épaisseur minimale
exigée est plus faible,
Les surfaces à peindre sont inférieures à celles des profilés ouverts (la
réduction est d'environ 30 à 40%),
L'aspect net sans arêtes vives et l'absence de goussets améliore
l'esthétique,
Les profilés circulaires et hexagonaux offrent une meilleure
aérodynamique et une fréquence propre de vibration plus élevée ce qui est très
intéressant pour les constructions aériennes (tours, pylônes) et hydrauliques.
Ils sont utilisés pour les échafaudages démontables.
2-3-6- Les profilés formés à froid
Ce sont des produits prismatiques de faibles épaisseurs formés à froid,
généralement par profilage à galets, sous des formes très diverses. Leur longueur
courante est de 6m (parfois elle peut atteindre 15m).
Leurs qualités résultent plus d'une distribution judicieuse de la matière
que de sa qualité. Quant à leur coût, il est une fonction de l'épaisseur, de la
complexité de la section, du poids au mètre linéaire et de la qualité d'exemplaires
produits.
a- Intérêt des profilés formés à froid
Le procédé permet une très grande liberté de forme qui correspond à chaque
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fonction architecturale ou structurale.
Leur rendement et leur rigidité en flexion plane dépassent ceux des petits IPE.
Ceci est particulièrement intéressant pour les éléments pour lesquels la rigidité
prime sur la résistance.
De ce fait, les profilés en Ω. et Z sont très utilisés comme pannes. Ils possible
d'obtenir par une forme appropriée une bonne résistance au flambement.
Lors du formage aux galets, l'écrouissage bi-directionnel résultant du
pliage à froid relève les limites d'élasticité et de rupture d'une manière assez
uniforme.
Les creux réservés dans ces profilés peuvent contenir des canalisations et
l'isolation thermique. La diminution d'arêtes vives leur confère un aspect plus
esthétique que celui des laminés à chaud.
En définitif, ils sont plus indiqués pour la construction légère où la grande
souplesse d'adaptation, leur faible poids et leur rapidité de montage sont
appréciés.
b- Inconvénients des profilés formés à froid
Ils proviennent principalement de leur faible épaisseur et du travail à froid :
La faible épaisseur accroît le risque d'instabilité globale, principalement
par flambement par torsion. On peut y remédier en adoptant des sections très
rigides,
L'instabilité locale par voilement des parois est à craindre,
On peut redouter la présence des contraintes résiduelles de pliage et la
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distribution très variable de la limite d'élasticité à travers la section, problème
rencontré également dans le cas des profilés laminés à chaud. Pour des épaisseurs
inférieures à 8mm, les risques de fragilité n'excèdent pas ceux présentés par les
profilés laminés à chaud si on prend la précaution d'utiliser des aciers très ductiles
qui conservent, après profilage, un allongement à la rupture supérieur à 8%.
Figure 13 : Comparaison du rendement et de la rigidité
En définitif, ils sont plus indiqués pour la construction légère où la grande
souplesse d'adaptation, leur faible poids et leur rapidité de montage sont
appréciés.
L'usage de ces profilés exige l'utilisation de règles de calcul spécifiques,
Les risques de corrosion sont amplifiés par la faible valeur de l'épaisseur,
A poids égal, le prix est nettement plus élevé que celui des laminés à
chaud.
c- Utilisations des profilés formés à froid
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On peut les utiliser comme revêtement (couvertures, bardages), en
éléments secondaires (solives, chevrons), en menuiserie et en ossatures pour des
charges faibles et des portées modérées (hangar).
2-4- Les catalogues
Ce sont des documents qui contiennent les caractéristiques des
différents produits destinés à la construction métalliques normalisée ou courante.
Ils sont distribués à titre publicitaire par les marchands des produits
métallurgiques, vendus par certains éditeurs ou diffusés par les organismes
destinés à promouvoir l'utilisation de l'acier.
On peut en citer : C.B.L.T.A., O.T. V.A., C.S.F.T.A.
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Figure 14 : Utilisation des profilés formés à froid
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LA CORROSION
1- Définition du phénomène
La corrosion est une suite de réactions chimiques qui sont la synthèse
de Fer, d'oxygène et d'hydrogène donnant de l'hydroxyde de Fer (Fe
(OH)2 : rouille claire et Fe (OH)3: rouille foncée). La rouille claire
constitue une pellicule, la rouille foncée forme des lamelles ou des écailles
détachées du métal, cette couche est poreuse et hygroscopique. Elle se
propage assez vite en augmentant de volume et en se séparant du métal.
Les facteurs intervenant dans la corrosion sont relatifs :
à l'agent corrodant (chimique, température, .. .etc..),
à l'acier corrodé (nuance, structure, impuretés, .. .etc.),
aux conditions d'emploi (état de surface, contraintes internes,
hygrométrie, zone de contact acier - béton - air, .. .etc.).
2- Les diverses formes de la corrosion
2-1- La corrosion atmosphérique
Elle se développe si l'humidité de l'air dépasse 60%, la corrosion est
plus ou moins activée selon les conditions hygrométriques et de
température. Ainsi, si l'air est sec, pur ou chaud, la corrosion est très lente
à négligeable, et si l'air est humide elle est intense. Elle est également
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intense en présence de gaz agressif (C14, SO4,... etc.).
2-2- La corrosion par l'eau
Elle est peu fréquente et ne concerne que les structures directement en
contact avec l'eau (ex. Soutènements de quai portuaire). Ce type de corrosion
est le plus difficile à combattre. Il faut prévoir des protections très coûteuses et
souvent d'une efficacité limitée.
2-3- La corrosion dans le sol
Elle est présente dans les conduites et les canalisations enterrées et
également dans les parties des constructions qui se trouvent
accidentellement enterrées. L'agressivité du sol dépend de sa composition
chimique.
2-4- La corrosion de contact galvanique
Deux métaux différents se comportent de façon différente vis-à-vis de la
corrosion. En effet, des métaux, dits nobles, au contact de d'autres métaux ne
se corrodent pas et se comportent comme la cathode d'une macro-pile, les
autres métaux tenant le rôle de l'anode se corrodent.
Ex. L'acier est plus noble que l'Aluminium, le Zinc et le Cuivre. 3-; 3-.
La protection contre la corrosion
Afin d'assurer une protection efficace de l'acier, il faut veiller à
l'application de dispositions constructives de base avant de s'intéresser aux
procédés de protection proprement dits. Ces dispositions consistent :
à éviter au maximum l'accès de l'eau et des agents corrosifs divers
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(principalement pour béton armé et béton précontraint) par des mesures
d'enrobage suffisant et de limitation de fissuration, par des méthodes de
mise en œuvre assurant de meilleure compacité et un dosage suffisant en
ciment,
à prévoir l'écoulement et le drainage des eaux pluviales et de
condensation (tuyaux enterrés, charpentes .. .etc.),
3-1 L'utilisation d'aciers spéciaux
Dans des cas particuliers, le constructeur peut avoir recours à des
matériaux spéciaux tels que :
Les aciers ailiers au Nickel, Chrome et Cuivre et dont la
Composition rend inoxydables,
Les alliages légers (plus déformables et moins résistants),
Les aciers autopatinables qui, après un certain temps (quelques
semaines), deviennent de couleur grisâtre et n'exigent aucune protection,
l'oxydation s'étant stabilisée,
3-2- Epaisseurs des éléments
Pour une meilleure protection contre la corrosion, des épaisseurs
minimales doivent être adoptées et ce suivant les règles de bonnes
pratiques:
Conditions d'exposition Deux faces exposées Une face exposée
Normale ou interne 6mm 3mm
Forte ou externe 5mm à 6mm 4mm
Forte et externe 8mm 5mm à 6mm
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3-3- Conception correcte des assemblages
Les assemblages constituent des zones particulières plus fragiles
que les zones courantes des pièces, car les sections sont réduites du fait du
perçage ou la nature de l'acier est affaiblie par la chauffe du soudage. C'est
pourquoi il faut être vigilant dans la conception des assemblages.
La forme et la position des éléments doivent permettre l'évacuation
de l'eau et éviter l'accumulation des poussières, dans le cas contraire, il
faut prévoir des orifices,
II faut isoler les deux éléments assemblés pour éviter la corrosion de
contact,
Si le matériau de joint est différent de celui des pièces assemblées, il
faut qu'il soit d'un métal plus noble.
3-4- La protection par revêtement
Le revêtement peut être soit :
Un enrobage en béton,
Une métallisation (par projection de Zinc ou galvanisation),
Une plastification (P.V.C),
Un enrobage au bitume pour les ouvrages enterrés,
L'application de couches de peintures.
3-5- La protection cathodique
Le mécanisme électrochimique de la corrosion peut être amorcé lorsque
le potentiel augment (voir le diagramme de POURBAIX ci-dessous). Il y a
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formation d'une pile électrique entre l'anode, constituée par la pièce en acier
(oxydation) et la cathode constituée par le milieu agressif environnant (réduction).
Le principe de la protection cathodique consiste à immerger ce
mécanisme et en faire jouer le rôle de la cathode à l'acier à protéger. Pour
cela, on maintient un potentiel inférieur à la limite d'immunité, soit par un
couplage avec un métal anodique, soit par utilisation d'une source électrique
auxiliaire.
3-6- La préparation des surfaces
La qualité de la protection est d'autant plus meilleure que les surfaces
à protéger sont bien préparées. Elles doivent être propres.
Cette protection se fait par :
Décalaminage : brassage, picage, sablage ou décapage par l'acide,
Dérouillage : idem que pour le décalaminage,
Dégraissage : consiste à enlever la graisse par un solvant,
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Séchage : pour une meilleure adhérence de la peinture.
3-7- Les principes généraux de la mise en œuvre de la peinture
Sur une surface préalablement préparée, la peinture est appliquée en une ou
plusieurs couches :
II faut peindre par temps clair et chaud sur une surface propre et
sèche,
Chaque couche doit être complètement sèche avant de passer à la
suivante,
L'état des couches anti-rouille doit être contrôlé et les
endommagements doivent être retouchés,
Les peintures doivent être renouvelées périodiquement après avoir
enlevé les anciennes couches (< 10 ans).
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SOLLICITATIONS SUR LES CONSTRUCTIONS
1- Généralités
Les constructions sont sollicitées par des charges et surcharges
extérieures et sont conçues et calculées pour y résister.
Ces charges et surcharges sont en fonction des conditions d'environnement
(climat, sol) et d'exploitation (charges utilitaires). Ces conditions sont en
général à préciser par le client dans le cahier des charges ou le cahier des
prescriptions techniques.
Le mode de calcul des charges, des intensités maximales des
surcharges est fixé par des normes officielles dans chaque pays (I.B.N. en
Belgique, A.F.N.O.R. en France, D.I.N. en Allemagne, N.M au Maroc...etc.
L'estimation des charges et surcharges doit être suffisamment précise.
Les intensités ne doivent pas être sous estimées, mais la surestimation est
inutile et même coûteuse quoi que sécuritaire; la sécurité étant déjà prévue
dans les règles de calcul des résistances.
Les différentes sollicitations qui peuvent agir sur les constructions sont
Les charges permanentes,
Les surcharges d'exploitation,
Les surcharges de montages et de transport,
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Les surcharges climatiques (neige, vent et température),
Les surcharges sismiques.
Les surcharges (autres que- sismiques) peuvent agir de façon statique
ou de façon dynamique. Ce qui donne lieu à des effets dynamiques sur la
construction tels que :
Effets de choc,
Forces centrifuges,
Forces de freinage,
Effets de lacets.
Il existe aussi des sollicitations donnant lieu, à des efforts secondaires
liés à une fonction particulière de l’élément en question dans la
construction ou à des hypothèses simplificatrices par exemple.
2- Les charges permanentes
Les charges permanentes constituent le poids des éléments de la
construction et des objets permanents de cette construction. Ils résultent
de :
poids propre des matériaux de la structure porteuse (ossature),
poids mort des matériaux d'achèvement (second œuvre),
poids des matériaux stockés de façon permanente (réservoirs, silos ...etc.),
la poussée du sol (mur de soutènement),
la force de précontrainte ... etc.
Les charges permanentes sont calculées à partir des dimensions réelles
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de la construction, en utilisant les poids spécifiques des matériaux qui la
composent. Cependant, les dimensions ne sont pas, en général, connues à
l'avance, elles sont donc estimées à priori puis vérifiées après
dimensionnement.
3- Les surcharges d'exploitation
3-1- Les surcharges statiques
Toutes les charges agissant par gravité sur la structure en service, et
dont l'intensité et la position sont variables, sont appelées surcharges
d'exploitations. Elles sont constituées par les personnes occupant les
locaux, les équipements mobiles, les véhicules et tous les biens stockés.
La détermination de ces surcharges étant très difficile, les valeurs à
retenir pour le calcul des constructions sont prescrites par des normes
spécifiques à chaque pays. Ces valeurs sont empiriques et sécuritaires et
sont plus basées sur l'expérience et le sens pratique que sur un calcul précis.
Elles sont données en fonction de chaque type de construction et de son
utilisation future.
En général, c'est le client qui fixe les surcharges d'exploitation dans le
cahier des charges ou le cahier des prescriptions spéciales (C.P.S.), à
défaut, le projeteur se conformera aux prescriptions fixées par les normes
en vigueur (C.P.C.).
Le positionnement et la distribution des surcharges d'exploitation
doivent être faits de façon à ce que leur effet soit le plus défavorable. Pour
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les constructions courantes à plusieurs niveaux simultanément, la
probabilité d'avoir la surcharge totale sur tous les niveaux est pratiquement
nulle. C'est ce que reconnaissent les normes en autorisant des réductions
croissantes à partir de l'étage supérieur (le dégrèvement des charges).
Ainsi, pour le calcul des points d'appuis de constructions à usage
d'habitations ou de bureaux par exemple, les normes préconisent :
Toit : 100%
1er étage sous toit : 100%
2ème étage sous toit : 95%
3éme étage sous toit : 90
4ème étage sous toit : 85 %
nème étage sous toit : (3 + n) / 2n % pour n > 5
Si la surcharge uniforme est la même pour tous les niveaux, on prend
en compte :
Toit : 100%
1er étage sous toit : 100%
2ème étage sous toit : 90%
3éme étage sous toit : 80
nème étage sous toit : 50% pour n > 6
La réduction n'est pas applicable pour :
Les bâtiments industriels,
Les bâtiments scolaires,
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Les magasins de commerce,
Les salles de spectacles,
Les hôpitaux,
Les locaux servant d'archives et bibliothèques,
Les entrepôts et garages.
Pour les valeurs des surcharges, il faut se référer au texte des normes:
en vigueur (normes marocaines), et à défaut, à l'aide mémoire de béton
armé de Victor Davidovice édition Dunod.
3-2- Les surcharges dynamiques
Une surcharge appliquée brusquement ou avec choc donne lieu à des
contraintes beaucoup plus élevées que la même surcharge appliquée de
façon statique et ce à causé de l'effet de choc. On peut citer par exemple les
surcharges dues:
aux véhicules sur un pont,
aux engins de manutention : ponts roulants, grues,
à une foule en mouvement rapide : passerelles, tribunes.
Dans la pratique, l'effet dynamique des surcharges est pris en compte
par des majorations forfaitaires de valeurs statiques et ce en les multipliant
par un chiffre, , dit coefficient dynamique ou d'impact.
dyn = sat
dyn: contrainte dynamique,
sat : contrainte statique.
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Le coefficient dynamique est appliqué uniquement dans le calcul des
résistances et non dans le calcul des déformations.
3-3- Les forces horizontales liées aux surcharges mobiles
3-3-1- Les forces centrifuges
Elles sont prises en considération pour les ponts de chemin de fer
courbes (négligeables pour les ponts routes).
L'effet de la force centrifuge est traduit par une force horizontale
agissant perpendiculairement à l'axe de la voie à 2m du niveau supérieur des
rails au droit de chaque essieu. Cette force a pour valeur :
Fc = Pv2 / (127R)
Où:
P : charge statique d'un essieu (T),
v : vitesse de base (Km / h),
R : rayon de courbure.
A défaut de renseignements ou de données précises, Fc est prise égale
à 13% de la surcharge mobile.
La force centrifuge est à majorer du coefficient de majoration
dynamique.
3-3-2- La force de freinage
On la prend en considération en introduisant une force horizontale
longitudinale, agissant dans le sens du mouvement, égale à :
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1/7 du poids propre des essieux pour les ponts rails dont la portée ne
dépasse pas les 100m,
1/10 du poids propre des essieux pour les ponts rails dont la portée
dépasse les 300m,
1/20 du poids propre des essieux pour les ponts routes,
1/5 de la force de pression du moteur pour les chemins de roulement.
3-3-3- Effet de lacet
L'effet de lacet est prendre en compte pour les ponts rails et les
chemins de roulement.
Il est dû au fait que les rails ne sont pas souvent parfaitement
rectilignes, et par conséquent, les surcharges mobiles subissent des
soubresauts horizontaux transversaux (perpendiculaires à la voie) qui sont
repris par les rails et transmis à la structure.
L'effet de lacet est pris en compte par une force horizontale
transversale et orthogonale aux rails. Pour les ponts rails, elles a pour
valeur 6 tonnes, positionnée de façon à produire l'effet le plus défavorable.
4- La variation de température
Les variations de températures auxquelles la construction est soumise
durant sa vie conduisent le plus souvent à des efforts dans l'ossature et
particulièrement si elle est hyperstatique.
Le coefficient de dilatation thermique pour l'acier est 11 E-6 /°C.
= t
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La variation de température maximale est fixée les normes en vigueur
(Afrique du nord ± 3 6°C).
Les contraintes dues aux variations de températures peuvent être
suffisamment importantes pour être prise en considération dans le calcul
des résistances.
Indépendamment du calcul des résistances, la dilatation thermique
doit être prise en considération si elle peut :
provoquer des déformations excessives dans la structure,
produire des dégâts dans les dispositions d'appuis, les murs, les
cloisons et les vitrages solidaires de l'ossature,
nuire au fonctionnement normal de la structure.
On peut se passer de certaines mesures sécuritaires spéciales au
niveau de la conception de la structure telles que :
un système isostatique,
des appuis parfaitement ou presque glissants,
des joints de dilatation.
4-1- Dispositions des appuis glissants
les effets se cumulent sur toute la longueur, d'où un effort normal
important,
la dilatation est libre, l'effort normal est éliminé par les appuis
glissants,
la dilatation se cumule, le déplacement est donc plus important
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4-2- Les joints de dilatation
Si la structure a une grande portée, on peut se passer du calcul de
l'effort de dilatation si on la divise en blocs séparés par des joints assurant
la libre dilatation.
Pour les constructions courantes, la norme autorise une portée
maximale de 50m, mais les règles de bonnes pratiques montrent que la
protée ne doit dépasser les 30m.
4-3- Importance des efforts de dilatation
Dans une structure ou la dilatation est empêchée, la déformation
relative est :
= t = 11 E-6 x 36 = 0,0004
La contrainte correspondante est : = E = 21 000 x 0.0004
=8.4daN/ mm2 = e / 3
Pour les structures où la dilatation est libre, on a :
Cas d'une poutre sur appuis
Cas de poutre sur poteaux encastrés au sol
Contreventement à l'extrémité
Contreventement au milieu
La dilatation est répartie entre Ll et L2. Celles-ci étant très faibles, les
déformations et les moments dans les poteaux le sont aussi.
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5- l’action du vent
Toutes les constructions sont soumises à l'action du vent au cours de
leur existence. Mais seules les constructions hautes (plus de trois niveaux),
les constructions légères et les ponts de grandes portées sont sensibles à
cette action du vent.
Pour, les constructions courantes à paroi plane, le vent exerce des
pressions sur la face exposée au vent et des succions sur les faces opposées.
Conformément au théorème de BERNOUlLLi, la pression dynamique
du vent sur une paroi est :
q = l/2 v2(daN/m2)
v : vitesse du vent (m/s)
: densité de l'aire ( = 1.225 kg /m3 à 15 °C et à la pression
atmosphérique normale).
q = v2/16.3(daN/m2)
Dans la pratique du calcul, cette pression dynamique est convertie en
pression statique équivalente par multiplication par certains coefficients
tenant compte de la situation géographique, du site, des conditions locales
et des dimensions d'ensemble de la structure.
Devant le caractère aléatoire de ces actions du vent, il est nécessaire
que des règles ou des nonnes fixent le mode de calcul et les conditions
d'application des surcharges dues au vent (les règles N.V.65).
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6- L’action de la neige
L'action de la neige résulte de son accumulation sur les toitures et les
terrasses, c'est donc le poids de la neige accumulée.
Dans la pratique des calculs, les surcharges prises en compte sont
celles fixées par les normes, ce sont des surcharges uniformes dont la
valeur est en fonction des chutes de neige dans la région (voir règles
N.V.65). Ces valeurs varient de 35 à 55 kg / m2 (surcharges normales) et de
60 à 90 kg / m2 (surcharges extrêmes).
7- L'action du séisme
Le séisme peut être résumé en un mouvement horizontal et vertical
sous les constructions. En général, la composante verticale du mouvement
est faible devant la composante horizontale, c'est pourquoi elle est très
souvent négligée.
Quant le sol a un brusque mouvement sous une construction ayant une
certaine masse, l'inertie de cette masse tend à résister au mouvement, il
s'ensuit un effort tranchant entre le sol et la construction.
La vérification au séisme peut être faite soit :
par calcul dynamique direct: à partir des données réelles connues
selon des méthodes scientifiques valables,
par calcul statique équivalent dont les principes sont fixés par les
normes parasismiques.
Les normes parasismiques fixent la valeur nominale de la force
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horizontale du séisme en fonction de la région, de la période propre de
vibration de la structure et de la ductilité du matériau.
Les actions du séisme ne sont pas à combiner avec les surcharges
climatiques.
8- La surcharge de montage et transport
Chaque élément porteur doit être vérifié sous l'action d'une force
concentrée de 100 kg (poids de l'ouvrier avec ses outils),
Dans le ces où la surcharge d'exploitation n'existe pas (toiture et
terrasse non accessible) et où on ne tient pas compte de la neige, il est
d'usage de calculer la structure sous une surcharge de 20 kg/m2 et qui est
horizontale,
Les éléments de la structure doivent être vérifiés en tenant compte
des conditions de transport et de manutention sous leur poids propre.
9- Les efforts secondaires
9-1- Elément assurant la stabilité au flambement ou au
déversement
Pour les éléments qui ont pour fonction unique d'empêcher le
dérobement des pièces comprimées, les normes préconisent leur
dimensionnement en traction ou en compression au 1/100 de l'effort de
compression de la pièce,
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La barre (2), barre secondaire, permet de réduire de moitié la longueur de
flambement de la barre (1),
Pour les entretoises placées pour contrer le déversement des poutres
fléchies, on recommande de les vérifier :
à 2% de la force de compression dans la semelle comprimée pour le
cas d'entretoise continue de part et d'autre de la semelle comprimée,
à 0.02 % de cet effort si l'entretoise est d'un seul côté.
9-2- Efforts secondaires
Ce sont des efforts d'origines diverses :
Hypothèses simplificatrices de calcul (ex. nœuds des treillis supposés
articulés, alors qu'ils sont en réalité rigides),
Excentricité des assemblages,
Mouvement des appuis des systèmes hyperstatiques.
Ces efforts secondaires sont le plus souvent négligés. Mais parfois leur
calcul peut être nécessaire, ne serait-ce que pour apprécier leur importance.
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LA SECURITE DANS LES CONSTRUCTIONS
EN ACIER
1- La conception de la sécurité
1-1- La conception Classique
Dans la théorie élastique linéaire, la ruine correspond aux charges
pour les quelles la contrainte dans le matériau dépasse la limite élastique
e pour un matériau ductile ou 0,2 pour un matériau raide.
Dans les conditions normales d'exploitation, la condition de
résistance imposée à la construction est que les contraintes provoquées
par les charges et les surcharges ne doivent jamais dépasser une certaine
valeur dite contrainte admissible. Cette contrainte admissible est prise
égale à une fraction de la résistance de l'acier ou :
a = e / s ou a = 0,2 / s
Où s est le coefficient de sécurité de la construction.
Pour les aciers s = 1.5
Ceci signifie que les sollicitations peuvent croître de 1 à s sans que
la ruine apparaisse.;
s est un coefficient qui tient compte de :
la dispersion statistique des qualités mécaniques des matériaux,
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l'incertitude sur la grandeur et le mode d'action des forces
extérieures,
l’incertitude sur les dimensions,
l'usage d'hypothèses simplificatrices,
l'incertitude sur le comportement des fondations (ouvrages
hyperstatiques).
1-2- Critique de la conception classique
Elle n'est applicable avantageusement que pour les charges de
compression et traction des matériaux raides. En cas de flexion ou de
torsion pour matériau ductile, cette méthode est trop sécuritaire. En lus,
on peut lui reprocher :
l'hypothèse de la ruine est mal définie,
l’hypothèse de l’état initial non contraint : les matériaux ont
toujours des contraintes résiduelles dues au mode de fabrication,
l'hypothèse d'une majoration proportionnelle simultanée de toutes
les charges : la sécurité ne doit pas être chiffrée par un nombre unique.
1-3- La méthode des états limites
Un état limite est atteint si la construction ou une partie clé celle-ci
cesse de satisfaire aux conditions d'exploitation. Ainsi on distingue :
1-3-1- L'état limite ultime
Cet état est atteint lorsqu'il y a :
perte d'équilibre de l'ensemble,
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transformation de l'ensemble ou d'une partie en un mécanisme,
instabilité de forme,
rupture d'un élément (assemblage),
des déformations plastiques excessives,
cumul des déformations sous charges répétées.
1-3-2- L'état limite de service
L'état limite de service ou d'utilisation est atteint lorsque la structure
ne peut plus remplir les fonctions pour lesquelles elle a été conçue ou
lorsque les déformations excessives provoquent une interruption du
service normal ou des désordres inacceptables d'éléments non structuraux
(fissuration des couvertures, bardages, cloisons ... etc.).
1-3-3- La conception aux états limites
La conception, le dimensionnement et la réalisation d'une
construction doivent être tels que la probabilité de ruine soit acceptable
(en général une probabilité de 10-6). On doit donc veiller à ce que :
La contrainte provoquée par les charges et surcharges ne doit pas
dépasser e ou 0,2.
Les charges et les surcharges caractéristiques (fixées par les normes
et C.P.C.) peuvent varier entre certaines limites. De plus la charge
permanente varie moins que la surcharge.
Il paraît donc logique d'introduire des coefficients de sécurité
différents suivant la nature de la sollicitation. Ces coefficients sont dits
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coefficients de pondération.
En résumé, la structure ou un élément de la structure est
dimensionné comme suit :
Vis à vis de l'état limite ultime pour résister à la combinaison des
sollicitations pondérées : c'est la condition de résistance,
Vis à vis de l'état limite d'exploitation (déformations) sous l'action
des sollicitations non pondérées.
1-4- La conception globale de la sécurité.
Les facteurs d'insécurité étant aléatoires, la sécurité absolue n'existe
pas, on cherchera donc une sécurité probable. Ce qui revient à assurer que
la probabilité de ruine soit inférieure à une certaine valeur qui dépend des
conditions de mises en œuvre des matériaux, du contrôle de l'exécution et
du risque de voir les sollicitations extrêmes, atteintes.
Pour résumer, la sécurité globale porte sur deux groupes de facteurs
d'insécurité :
Pour résumer, la sécurité globale porte sur deux groupes de facteurs
d'insécurité :
Sécurité sur la qualité et les dimensions des matériaux,
Valeurs caractéristiques adoptées inférieurs à la moyenne
suivant la dispersion,
Adoption de coefficients de sécurité tenant compte des
conditions de mise en œuvre.
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Sécurités sur les charges et les surcharges.
Pondération des charges,
Choix judicieux des coefficients de pondération de façon à
produire l'effet le plus défavorable.
2- Vérification de la sécurité dans les règles C.M.66
2-1- Contraintes caractéristiques
La contrainte caractéristique est la contrainte de référence c à
comparer avec la limite élastique pour exprimer la condition de plasticité.
Elle est une fonction de l'état de contrainte au point considéré. La
contrainte vis-à-vis de la ruine est donc :
c = f( x, y, z) < e
Les règles C.M.66 ne considèrent pour les constructions courantes
que les sollicitations simples :
pour la traction et la compression, la contrainte caractéristique est
égale à la contrainte de traction ou de compression pondérée : c = < e
pour le cisaillement simple : c = 100/65 < e
Quant aux sollicitations multiples, elles ne sont pas prises en compte
et la vérification s'effectue sur les valeurs maximales des contraintes
tangentielles pondérées, calculées séparément (par les formules classiques
de la R.D.M.) et prises comme étant des sollicitations simples.
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RESISTANCE DES SECTIONS
TRANSVERSALES
Après un bref rappel des notions de section brute et section nette, nous
étudions successivement la résistance des sections transversales lorsqu'elles
sont soumises à des sollicitations provoquées par les actions suivantes :
- effort axial de traction,
- effort axial de compression,
- moment fléchissant,
- effort tranchant,
- moment fléchissant et effort tranchant,
- moment fléchissant et effort axial,
- moment fléchissant, effort tranchant et effort axial.
1 – GÉNÉRALITÉS
II est à noter que toutes les classes de sections peuvent être vérifiées
vis-à-vis de leur résistance élastique (à condition de prendre en compte les
propriétés de la section efficace pour la Classe 4).
Pour une vérification en élasticité, le critère limite suivant peut être
utilisé au point critique de la section transversale, sauf si d'autres formules
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d'interaction s'appliquent (cas des § 5.2, 7 et 8 du présent document) :
2 2 1 1 2
𝜎𝑥,𝐸𝑑 𝜎𝑧,𝐸𝑑 𝜎𝑥,𝐸𝑑 𝜎𝑧,𝐸𝑑 𝜏𝐸𝑑
+ − × + 3 ≤1
𝑓𝑦 𝑓𝑦 𝑓𝑦 𝑓𝑦 𝑓𝑦
𝛾𝑀0 𝛾𝑀0 𝛾𝑀0 𝛾𝑀0 𝛾𝑀0
Si :
x,Ed : est la valeur de calcul de la contrainte longitudinale locale au
point considéré,
Ce type de vérification place généralement en sécurité puisqu'il ne
prend pas en compte une distribution plastique partielle des contraintes mais
il ne conduit pas à un dimensionnement économique.
Comme approximation plaçant en sécurité pour toutes les classes de
sections transversales, on peut également utiliser une sommation linéaire des
rapports « Sollicitation / Résistance » propres à chaque sollicitation
agissante du type :
𝑁𝐸𝑑 𝑀𝑦,𝐸𝑑 𝑀𝑧,𝐸𝑑
+ + ≤1
𝑁𝑅𝑑 𝑀𝑦,𝑅𝑑 𝑀𝑧,𝑅𝑑
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Si : NRd , My,Rd et Mz,Rd sont respectivement les valeurs de calcul de
la résistance axiale et en flexion selon les deux axes,
NEd , My,Ed et Mz,Ed sont respectivement les valeurs de calcul de
l'effort normal et des moments fléchissants selon les deux axes.
2 - caractéristiques des sections transversales
2.1 - Aire brute
L'aire brute est calculée à partir des dimensions nominales des pièces
sans déduire les trous pratiqués pour les fixations. Elle est notée A.
2.2 - Aire nette
L'aire nette est égale à l'aire brute diminuée des aires des trous et
autres ouvertures. Elle est notée Anet.
Lorsque les trous sont en quinconce, l'aire à déduire est la plus grande
des valeurs suivantes :
aire des trous qui ne sont pas en quinconce dans n'importe quelle
section transversale perpendiculaire à l'axe de la barre,
𝑠2
𝑡 𝑛 𝑑0 − Σ
4𝑝
Si :
s est le pas en quiconque ou l'entraxe de deux trous consécutifs dans
la ligne, mesuré perpendiculairement à l'axe de la barre (figure 1),
p est l'entraxe de deux mêmes trous mesuré perpendiculairement à
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l'axe de la barre
t est l'épaisseur,
n est le nombre de trous situés sur toute ligne diagonale ou en zigzag
s'étendant sur la largeur de la barre ou partie de barre,
d0 est le diamètre du trou.
Figure 1 : Calcul de la section nette
Cette valeur forfaitaire s2t/(4p) est issue des travaux de Cochrane. Elle
présente l'avantage d'une formulation simple en sachant que l'erreur commise
comparativement à une théorie plus fine ne dépasse pas 10 à 15 %.
3 - effort axial de traction
La valeur de calcul de l'effort de traction NEd dans chaque section
transversale doit vérifier la condition : NEd < Nt,Rd si Nt,Rd est la résistance
de calcul de la section à la traction.
Cette dernière est, en général, égale à la plus petite des deux valeurs :
𝐴𝑓𝑦
𝑁𝑝𝑙 ,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
𝐴𝑛𝑒𝑡 𝑓𝑢
𝑁𝑢,𝑅𝑑 = 0,9
𝛾𝑀2
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La première expression correspond à la résistance plastique de calcul de la
section brute et la seconde à la résistance ultime de calcul de la section
nette au droit des trous de fixation.
Les notations fy et fu correspondent respectivement à la limite
d'élasticité et à la résistance à la traction de l'acier considéré.
Il est à noter que, dans le cas d'assemblages de catégorie C, c'est-à-
dire pour les assemblages par boulons HR précontraints pour lesquels aucun
glissement n'est autorisé à l'état limite ultime, une troisième expression doit être
vérifiée :
𝐴𝑛𝑒𝑡 𝑓𝑦
𝑁𝑛𝑒𝑡 ,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
Lorsqu'un comportement ductile est nécessaire, c'est-à-dire lorsque la
section brute doit se plastifier avant rupture de la section nette
(dimensionnement en capacité), il convient de vérifier une condition
supplémentaire :
𝑁𝑝𝑙 ,𝑅𝑑 ≤ 𝑁𝑢,𝑅𝑑
de manière à ce que l'assemblage ne constitue pas une zone de rupture
potentielle. Cette condition peut encore s'écrire :
𝐴 𝑓𝑦 𝐴𝑛𝑒𝑡 𝑓𝑢
≤ 0,9
𝛾𝑀0 𝛾𝑀2
Ou encore :
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𝐴𝑛𝑒𝑡 𝛾𝑀2 𝑓𝑦
0,9 ≥
𝐴 𝛾𝑀0 𝑓𝑢
et on peut remarquer que si
𝐴 𝛾𝑀2 𝑓𝑦
𝐴𝑛𝑒𝑡 <
0,9 𝛾𝑀0 𝑓𝑢
relation qui ne dépend que de caractéristiques géométriques, mécaniques et
de coefficients partiels, la condition ne peut pas être vérifiée. C'est le cas de
certaines cornières par exemple.
4 - effort axial de compression
La valeur de calcul de l'effort de compression NEd dans chaque section
transversale doit satisfaire la condition : NEd < NRd si Nc,Rd est la résistance de
calcul à la compression de la section transversale.
Pour les sections transversales de Classe 1, 2 ou 3, Nc,Rd est égal à
l'effort de résistance plastique de calcul, soit :
𝐴𝑓𝑦
𝑁𝑐,𝑅𝑑 = 𝑁𝑝𝑙 ,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
Ainsi, à la différence de la traction, il n'y a pas lieu de déduire les trous
de fixation pour vérifier une section comprimée. L'aire de calcul est donc
celle de la section brute. Toutefois, si des trous oblongs ou surdimensionnés
existent, il convient de diminuer l'aire de section résistante en conséquence.
Pour les sections de Classe 4, elle devient :
𝐴𝑒𝑓𝑓 𝑓𝑦
𝑁𝑐,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
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Si Aeff est l'aire efficace de la section transversale (pour prendre en compte
les effets de voilement local).
Il est important de souligner que cette vérification des sections
comprimées n'est que rarement déterminante car elle ne s'applique qu'aux
barres à très faible élancement (pour lesquels le flambement n'est pas à
craindre).
En effet, si la condition
−
𝜆 ≤ 0,2
Où :
− 𝜆 𝑓𝑦
𝜆 ≤
𝜋 𝐸
(Si est l'élancement de la barre : lc / i, avec lc longueur critique
de flambement et i rayon de giration) n'est pas vérifiée, il convient de
s'assurer de la résistance de la barre vis-à-vis du flambement. Dans ce cas,
un coefficient vient réduire la capacité portante de la barre et le facteur
partiel à prendre en compte n'est plus M0 mais M1.
La vérification de la section transversale à la compression est donc
limitée au cas des poteaux courts ou trapus.
5 - moment fléchissant
Nous nous limitons ici aux vérifications à effectuer dans le cas de
sollicitations de flexion simple ou déviée. Il importe toutefois de rappeler
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que la flexion peut induire du déversement. Si cette instabilité risque de se
produire, la démarche de vérification est plus complexe. Elle est indiquée
dans la deuxième partie de ce document car elle concerne alors la
vérification de la barre concernée.
La valeur de calcul du moment fléchissant MEd dans chaque section
transversale doit satisfaire la condition : MEd < Mc,Rd où Mc,Rd est la
résistance de calcul de la section transversale à la flexion. Attention, Mc,Rd
est déterminé en prenant en compte les trous de fixation éventuels.
5.1 - Flexion simple
5.1.1 - Sections sans trous de fixation
En l'absence d'effort tranchant, la résistance de calcul d'une section
sans trous de fixation est égale aux expressions suivantes (fonction de la
Classe de la section transversale) :
Section de classe 1 ou 2 :
𝑤𝑝𝑙 𝑓𝑦
𝑁𝑐,𝑅𝑑 = 𝑁𝑝𝑙 ,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
Moment de résistance plastique de calcul de la section brute,
Section de classe 3 :
Moment de résistance élastique de calcul de la section brute,
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Section de classe 4 :
𝑤𝑒𝑓𝑓 ,𝑚𝑖𝑛 𝑓𝑦
𝑁𝑐,𝑅𝑑 = 𝑁0,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀0
Moment de résistance de calcul de la section brute ou voilement local
Les notations Wpl et Wel,min correspondent respectivement au module
plastique et au module élastique minimal de la section brute alors que
Weff,min correspond au module élastique minimal de la section efficace.
Pour le lecteur intéressé, il est bon de signaler que la référence
contient des rappels concernant la détermination du module plastique des
sections courantes.
5.1.2 - Sections avec trous de fixation
Dans certains cas, lorsque la section comporte des trous de fixation,
le calcul est mené, pour une section réduite.
Si la condition :
𝐴𝑓.𝑛𝑒𝑡 𝐴𝑓 𝑓𝑦
0,9 𝑓𝑢 ≥
𝛾𝑀2 𝛾𝑀0
est vérifiée, le calcul peut être mené en section brute sans tenir compte
des trous de fixation (Anet est la section nette de la semelle tendue et Af sa
section brute).
Dans le cas contraire, on adopte pour la semelle tendue, une aire
réduite qui respecte cette condition.
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5.2 - Flexion déviée
Attention, cette vérification n'apparaît pas explicitement dans l'EN
1993-1-1 mais elle est intégrée à la Clause concernant la combinaison «
Flexion et effort normal ». Pour vérifier une section en flexion déviée, en
l'absence d'effort tranchant, il suffit donc de déterminer les différentes
valeurs de calcul correspondant au cas où l'effort normal est nul.
5.2.1 - Sections transversales de classe 1 ou 2
Pour vérifier la résistance à la flexion déviée des sections de Classe 1
ou 2, il faut, en premier lieu, évaluer la résistance plastique suivant les deux
directions y et z, soit Mpl,y,Rd et Mpl,z,Rd.
La vérification est alors la suivante :
𝛼 𝛽
𝑀𝑦,𝐸𝑑 𝑀𝑧,𝐸𝑑
+ ≤1
𝑀𝑝𝑙 ,𝑦,𝑅𝑑 𝑀𝑝𝑙 ,𝑧,𝑅𝑑
Où et dépendent de la nature des éléments étudiés :
sections en I ou en H : = 2 et = 1
profils creux circulaires : = = 2
profils creux rectangulaires : = = 1,66
barres rectangulaires et plats : = = 1,73
5.2.2- Sections transversales de classe 3
Pour ces sections, il convient que la contrainte longitudinale maximale
satisfasse le critère suivant :
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𝑓𝑦
𝜎𝑥,𝐸𝑑 ≤
𝛾𝑀0
si x,Ed est la valeur de calcul de la contrainte longitudinale locale due à la
combinaison des moments suivants les deux axes principaux y et z en
prenant en compte les trous de fixation éventuels.
Ceci peut encore s'écrire :
𝑀𝑦,𝐸𝑑 𝑀𝑧,𝐸𝑑 𝑓𝑦
+ ≤
𝑤𝑒𝑙,𝑦 ,𝑚𝑖𝑛 𝑤𝑒𝑙,𝑧,𝑚𝑖𝑛 𝛾𝑀0
5.2.3 - Sections transversales de classe 4
Pour ces sections, la vérification consiste à s'assurer que la contrainte
longitudinale maximale x,Ed calculée en utilisant les largeurs efficaces des
parois comprimées remplit la condition :
𝑓𝑦
𝜎𝑥,𝐸𝑑 ≤
𝛾𝑀0
ce qui peut encore s'écrire :
𝑀𝑦,𝐸𝑑 𝑀𝑧,𝐸𝑑 𝑓𝑦
+ ≤
𝑤𝑒𝑓𝑓 ,𝑦,𝑚𝑖𝑛 𝑤𝑒𝑓𝑓 ,𝑧,𝑚𝑖𝑛 𝛾𝑀0
avec Weff,min , module élastique minimal de la section efficace, la section
transversale étant supposée uniquement soumise à un moment fléchissant
suivant l'axe considéré (y ou z ).
6 - cisaillement
La valeur de calcul de l'effort tranchant VEd dans chaque section
transversale doit satisfaire la condition : VEd < Vc,Rd où Vc,Rd est la valeur de
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calcul de la résistance au cisaillement.
Par un calcul plastique, Vc,Rd = Vpl,Rd. Pour un calcul élastique, Vc,Rd est la
valeur de calcul de la résistance élastique au cisaillement.
6.1 - Calcul plastique
En l'absence de torsion, la résistance de calcul Vpl,Rd est égale à la valeur :
𝑓𝑦
3
𝑉𝑝𝑙 ,𝑅𝑑 = 𝐴𝑣
𝛾𝑀0
si Av est l'aire de cisaillement.
On retrouve donc ici le critère de plasticité de Von Misés :
𝑓𝑦
𝜏𝑦 =
3
Figure 2 : Notation
Pour les sections courantes, et en utilisant les notations de la figure 2,
l'aire de cisaillement Av peut être déterminée par les relations suivantes :
sections laminées en I ou en H, fléchies dans le plan de l'âme :
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Figure 3 : Aire de cisaillement pour les profilés en I ou en H fléchis autour de
l'axe fort
Cette aire, représentée à la figure 3, ne doit pas être inférieure à h hw tw
si hw est la hauteur de l'âme (hw=h-2tf). La valeur h = 1 est conseillée mais
l'EN 1993-1-1 renvoie à l'EN 1993-1-5 (plaques planes) pour plus de
renseignements
sections laminées en U fléchies dans le plan de l'âme
sections soudées en I, en H ou en caisson fléchies dans le plan de l'âme :
sections soudées en I, en H ou en caisson, fléchies dans un plan
perpendiculaire à l'âme:
sections creuses rectangulaires laminées d'épaisseur uniforme fléchies
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dans un plan parallèle à la hauteur :
sections creuses rectangulaires laminées d'épaisseur uniforme fléchies
dans un plan perpendiculaire à la hauteur :
sections creuses circulaires d'épaisseur uniforme :
Pour les autres types de sections, la détermination de l'aire de
cisaillement Av doit être déterminée par analogie.
6.2 - Calcul élastique
Pour un calcul élastique et en l'absence de risque de voilement (voir §
suivant), le critère suivant peut être utilisé pour un point critique de la section
transversale :
Si :
VEd est la valeur de l'effort tranchant de calcul,
S est le moment statique de l'aire, quel que soit le côté du point considéré,
I est le moment d'inertie de flexion de la section transversale considérée,
t est l'épaisseur au point considéré.
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Pour les sections en I ou en H, l'expression précédente peut être
approchée par la relation suivante :
Avec :
Af aire d'une semelle,
Aw aire de l'âme (Aw=hw tw, voir figure 3).
6.3 - Résistance au voilement par cisaillement
L'instabilité relative aux actions de cisaillement est le voilement.
Bien qu'il ne soit pas étudié dans ce document, il convient de souligner
que pour une âme non raidie, le voilement n'est pas à craindre si l'élancement
de cette âme est tel que :
où peut être pris égal à 1 en se plaçant du côté de la sécurité et où = (235/
fy)1/2
Dans tous les autres cas, il convient de se référer à l'EN 1993-1-5.
7 - Moment fléchissant et effort tranchant
Dans le cas, le plus fréquent, où le moment fléchissant qui agit sur une
section transversale est associé à un effort tranchant, la combinaison de ces
deux sollicitations dépend de leur intensité relative. En effet, pour les petites
valeurs de l'effort tranchant, la réduction de la capacité portante de la section
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est si faible qu'elle est compensée par l'écrouissage du matériau et qu'elle peut
donc être négligée.
Si la valeur de calcul de l'effort tranchant ne dépasse pas 50 % de la
résistance plastique de calcul au cisaillement Vpl,Rd, alors seul l'effet du
moment fléchissant est pris en compte.
Dans le cas contraire, la valeur de résistance à la flexion de la section
transversale MV,Rd est réduite de la manière suivante :
pour les sections transversales à semelles égales fléchies dans le plan
de l'âme :
avec :
pour les autres cas, MV,Rd est pris égal au moment de résistance
plastique de la section transversale déterminé en utilisant une limite
d'élasticité réduite : (1-)fy pour l'aire de cisaillement sans dépasser Mc,Rd.
8 - Moment fléchissant et effort axial
II convient de ne pas oublier que la combinaison moment fléchissant et
effort axial peut induire des instabilités de flambement et de déversement. Il
est donc très important d'effectuer également ces vérifications qui sont
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explicitées dans la seconde partie de ce document.
8.1 - Flexion composée
8.1.1 - Sections transversales de Classe 1 ou 2
En l'absence d'effort tranchant, la vérification à effectuer est la suivante :
avec MN,Rd moment de résistance plastique de calcul réduit par la prise en
compte de l'effort normal.
Pour les sections comportant des semelles, l'Eurocode 3 considère que la
réduction du moment plastique, due à la présence d'un effort normal faible, est
compensée par l'écrouissage de l'acier et peut ainsi être négligée. Lorsque
l'effet de l'effort normal mobilise la moitié de la résistance plastique de l'âme à
la traction ou le quart de celle de la section transversale complète, il n'est plus
possible de faire cette hypothèse et la section doit être vérifiée en flexion
composée. Ces hypothèses sont mises en évidence par les courbes réelles
d'interaction données à la figure 4. Elles sont démontrées dans l'Annexe 1 du
présent document.
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Figure 4-1 - Interaction Effort normal - Moment fléchissant / axe y-y
Figure 4-2- Interaction Effort normal – Moment fléchissant / axe z-z
En posant le rapport de l'effort normal de calcul sur la résistance
plastique de calcul
et en posant également a le rapport de l'aire de l'âme sur l'aire totale
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du profilé avec la condition a inférieure ou égale à 0,5
On obtient les expressions suivantes :
pour un plat sans trou de fixation, on retrouve l'expression bien
connue :
La vérification s'écrit alors :
pour les sections transversales de profilés laminés en I ou en H :
Flexion d'axe fort :
Cette condition est représentée sur le diagramme de la figure 5. On
remarque que d'après la condition précédente, l'influence de l'effort
normal est négligée tant que :
Soit :
Soit :
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Ou encore :
Ce qui s’écrit finalement :
Figure 5 - Diagramme simplifié retenu pour les sections en l ou en H
fléchies selon l'axe fort
Flexion d'axe faible, si > a :
Flexion d'axe faible, si < a :
Pour les profils creux rectangulaires à épaisseur uniforme, ces
relations s’écrivent :
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Et :
Avec :
Et :
8.1.2- Section transversales de classe 3
En l’absence d’effort tranchant, il s’agit de vérifier que la contrainte
longitudinale remplit la condition :
Soit encore :
qui correspond, bien sûr, à une vérification en élasticité.
8.1.2 - Section transversales de classe 4
En absence d’effort tranchant et comme précédemment, il s’agit de
vérifier que la contrainte longitudinale
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Calculée en utilisant les largeurs efficaces des parois comprimées.
Soit la condition :
Où : eN est le décalage d'axe neutre selon l'axe de flexion considéré en
supposant la section transversale soumise à la seule compression.
8.2 - Flexion composée déviée
Dans le cas d'une flexion bi-axiale avec effort normal, la vérification
prend la forme :
où et dépendent de la nature des éléments étudiés.
Pour se placer en sécurité, les termes et peuvent être pris égaux à
1 mais, pour un calcul plus précis, les valeurs suivantes peuvent être
avantageusement utilisées :
sections en I ou en H : = 2 et = 5 mais avec >1 (ou égale à1)
profils creux circulaires : = = 2
profils creux rectangulaires : = = 1,66/1-1,13 et en
respectant: < 6 et < 6 (ou égale à 6 dans les cas)
Où dans tous les cas :
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9 - moment fléchissant, effort tranchant et effort axial
Si VEd < 0,5Vpl,Rd (soit 50 % de la résistance plastique au
cisaillement), on peut négliger son influence pour la combinaison effort
axial - moment fléchissant. On est alors ramené au cas précédent.
Si VEd >0,5Vpl,Rd, on ne peut plus négliger son influence et il convient
d'utiliser une limite d'élasticité réduite (1 - )fy
Avec :
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