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Réalisé par
Siham ALI
E nc ad ré Pa r
A mon père et ma mère vous êtes pour moi une source de vie car sans
vos sacrifices, votre tendresse et votre affection je ne pourrais arriver
jusqu’au [Link] me réjouis de cet amour filial. Que dieu vous garde
afin que votre regard puisse suivre ma destinée.
A mes frères et ma sœur qui ont été toujours présent pour moi.
A mes amis avec qui j’ai partagé des moments des plus agréable.
A tous ceux qui sont chères, proches de mon cœur, et tous ceux qui
m’aiment et qui aurait voulu partager ma joie.
i
Remerciements
Mes vifs remerciements s’adressent également aux membres du jury pour m’avoir
honoré en acceptant de juger ce travail. Ainsi que tout le corps professoral de FSJES, ici le
témoignage de respect le plus profond.
ii
Sommaire
Dédicace ............................................................................................................................................i
Remerciements ................................................................................................................................. ii
Résumé.............................................................................................................................................. v
Abstract ............................................................................................................................................. v
Annexes ..........................................................................................................................................51
iii
Bibliographie ..................................................................................................................................66
Webgraphie .....................................................................................................................................66
iv
Liste des abréviations
AM : autonome maintenance.
v
Résumé
Abstract
The choice of autonomous maintenance the first pillar of the TPM approach for this
project, aims at excellence in everyday life, so it is necessary to adopt management policies
that are both technically efficient and economically profitable. In this perspective, Nestlé has
set a strategy oriented toward its productive performance which is based on the availability of
its production facilities on one hand and the strengthening of the men-power and the cohesion
of the team-work on the other hand while respecting the security of the individual.
Accordance with these objectives, and given the crucial role of autonomous maintenance the
first pillar of the TPM, Our final project study focuses on the implementation of this approach
at the workshop of line « ALBRO ».
Indeed, to lead this project. We started with an initial cleanup that includes a 5S audit process,
risk mapping, anomaly detection and a list of removal of the causes of forced degradations.
Then we developed standards with checks-list to improve the man-machine relationship.
Keyword : the ALBRO line— AM—Continuous improvement—5S— Standard CI
vi
Introduction générale
Face à cette évolution des techniques de production, qui se dirigent de plus en plus vers le
juste à temps, la maintenance n’a pas pu rester en arrière, et le conflit éternel entre agents de
maintenance et agents de production doit être dépassé pour le bien de l’entreprise.
C’est ici qu’entre en jeu la maintenance productive.
La TPM qui est une abréviation de Total Productive Maintenance c’est une démarche globale
d'amélioration des ressources de production qui vise la performance économique de
l'entreprise, basée sur des travaux de groupe. Elle est exécutée grâce à la participation à la fois
par tous les départements et par tous les niveaux du haut en bas de la hiérarchie.
A cet égard, dans le cadre de notre stage réalisé au sein de Nestlé 1 qui opère dans le domaine
agroalimentaire, ladite est parmi les industries qui ont une préoccupation d’intégrer les
méthodes d’amélioration continue, car ses produits sont consommés continuellement dans le
marché par des clients de plus en plus exigeants qui demande un produit de qualité à moindre
coût.
Dans ce but, et afin d’atteindre l’excellence industrielle, Nestlé est convaincu de l’intérêt des
dites méthodes pour la maîtrise et l’optimisation des systèmes de production.
Notre projet de fin d’étude s’inscrit dans cette perceptive d’amélioration, il s’articule autour
de l’implantation du pilier maintenance autonome de la démarche TPM qui a pour objet
1
Le stage est de 4 mois, il s’est déroulé entre le 01/02/2019 et 31/05/2019
1
d’augmenter le niveau des connaissances et de l’engagement, la transformation de l’espace de
travail et le progrès et l’amélioration des résultats.
Dans ce sens, nous avons opté pour une problématique fondée sur les questions suivantes :
- Comment peut-on améliorer la disponibilité opérationnelle des équipements ?
- Comment peut-on impliquer l’ensemble du personnel de la ligne dans le maintien de la
fiabilité des équipements ?
Afin de répondre aux questions de notre problématique, nous avons organisé notre travail en
deux parties :
La première partie (chapitre 1 et 2) sera consacrée aux aspects théoriques de la démarche
TPM ainsi que son 2eme pilier « la maintenance autonome ».
La deuxième partie (chapitre 1) sera divisée en 2 chapitres, le 1er aborde la présentation de
l’entreprise et du cadre de stage alors que le 2ème chapitre sera dédié à la méthodologie de
recherche et à la mise en œuvre de la maintenance autonome.
2
Partie I
Introduction
3
Chapitre1 : Généralités sur la démarche TPM
[Link] de la TPM 3
La Maintenance Totale Productive ou TPM (Total Productive Maintenance) a pour finalité
d’assurer que chaque machine de production est toujours en état d’accomplir la tâche à
laquelle elle est destinée. Pour cela, elle cherche à :
Construire une culture d’entreprise qui mesure et améliore l’efficience du processus
de production.
Aboutir à zéro accident, zéro panne, supprimer les pertes et gaspillages pour arriver à
un zéro défaut.
Impliquer le top management jusqu’aux opérateurs.
Au niveau des points positifs, la TPM :
Totale :S’appuie sur la participation des employés à tous niveaux : managers, opérateurs,
experts méthodes, experts qualité...
2
[Link]
3
Dies, Agnès ,Vérilhac, Thierry (2017) « La démarche Lean », Librairie Eyrolles – Paris.
4
Les opérateurs ont la responsabilité des opérations d’entretien de routine dans les
projets d’amélioration des équipements et dans les réparations mineures : par
exemple, les nettoyages, les inspections générales des équipements.
Productive :
La TPM cible l’amélioration de la productivité en se concentrant sur les causes
majeures qui affectent les équipements, telles que: les pannes, les temps de
changements, les micro-arrêts, les vitesses réduites, les non-conformités et les
retouches.
Ainsi, les équipes TPM s’attaquent aux pertes dues :
- au manque de fiabilité des équipements qui se concrétisent par des arrêts : micro-arrêts,
rebuts, arrêts programmés…
Aux carences de l’organisation : temps de changements, manutentions…
Aux méthodes et procédés : rendement énergétique, surconsommation d’outillages…
Maintenance :
La TPM cherche à étendre la durée de vie des équipements en ajustant les règles
d’entretien, afin d’éviter les pannes.
Au niveau des opportunités, la TPM :
Totale :
Améliore les méthodes et les conditions de travail.
Valorise la fonction « opérateur sur machine » et améliore l’état.
D’esprit (autonomie).
Productive :
Augmente la productivité des machines (taux de rendement
Synthétique) et s’oriente vers l’automatisation.
Réduit les coûts de maintenance.
Rentabilise rapidement les investissements.
Maintenance :
Diminue les situations d’urgence.
Ne tolère ni les pannes, ni les produits non conformes.
Fiabilise les machines en améliorant la santé des équipements.
5
[Link] de la TPM4
3.1 Valoriser et améliorer les ressources humaines
• retrouver les conditions normales d’exploitation des ressources de production.
• étudier et supprimer les causes réelles d’inefficacité dues à l’Aujourd’hui encore, l’obtention
des objectifs de productivité et de qualité dépend de manière cruciale de l’expérience, du
savoir-faire et de la dextérité des salariés.
La TPM a pour objectifs d’utiliser et de mettre en valeur l’expérience et le savoir-faire de
chacun. Ce qui réclame :
• de savoir écouter, de faire participer les opérateurs et les techniciens de maintenance.
• d’admettre que les bonnes idées peuvent venir d’eux et de reconnaître leurs apports.
• d’améliorer leur expérience (même si celle-ci s’acquiert dans le temps, elle peut être
partagée entre les individus).
• d’améliorer leur savoir-faire et leur connaissance du process et des équipements.
3.2 Améliorer le système de production
La TPM souhaite supprimer les pertes dues à l’organisation, aux méthodes et procédés, à la
fiabilité des équipements, à leur inadéquation aux produits fabriqués. Ce sont ces
améliorations qui seront les plus bénéfiques.
Mais pour détecter les vrais problèmes il faut être sûr que le système étudié est dans ses
conditions normales (état standard et conditions pour lesquelles il a été conçu).
Il faut donc mener simultanément deux actions qui expliquent le déroulement de la démarche
TPM :
système (management, organisation, politique budgétaire, d’investissement, de gestion des
ressources humaines).
Sans cela les problèmes sont masqués, les solutions souvent palliatives résultent d’un renvoi
de responsabilité et de luttes d’influence entre services production et maintenance, méthodes,
produits, conception, etc.
3.3 créer l’exigence de rigueur
Dans la TPM il y a un enjeu essentiel qui n’apparaît qu’au fur et à mesure que l’on progresse
dans la démarche. C’est apprendre à tous (je ne sais pas qui, dans l’entreprise, en a le plus
4
Bufferne, Jean (2011) « Le guide de la TPM » ,2eme édition, paris.
6
besoin) à aller sur le terrain pour détecter les vrais problèmes, les « tuer » en faisant preuve
de :
• rigueur : examiner toutes les causes, les vérifier,
• modestie : ne pas vouloir tout faire du premier coup,
• ténacité : s’assurer des résultats obtenus et continuer à progresser
La TPM utilise l’expérience et le savoir-faire des opérateurs pour améliorer les équipements,
les méthodes et les conditions de travail mais elle développe une méthodologie et un outil de
mesure, le TRG, qui lui permet de détecter et de mesurer les vrais problèmes.
C’est une démarche obligatoire qui s’intègre dans la mission des opérateurs. Elle permet
d’éviter le piège dans lequel sont tombés les cercles de qualité et qu’a révélé DEMING.
Ces cercles ont travaillé sur les causes spéciales : donc sur 6 % des causes de
dysfonctionnement. Ils ont atteint après quelques années leur limite d’efficacité. Les
problèmes restant à résoudre étaient ceux incombant au management.
On dit souvent que dans la TPM il y a du travail pour tous. Il faut donc que chaque membre
de l’entreprise assume la tâche qui lui revient.
7
Respecter les étapes des piliers et des outils.
Choisir le bon outil.
Dimensionner l'activité TPM en fonction des ressources qui lui seraient affectées.
La figure suivante illustre les conditions de la réussite de la démarche TPM suivant
diagramme cause-effet :
-organisation
Equipe autonome. -Suivre des actions
Des progrès
Organisation et
Amélioration
management
continue
[Link] 5 Principes5
N° 1- Atteindre l’efficacité maximum des ressources (pilier1)
Respecter les conditions de base d'utilisation des équipements :
5
[Link]
collaborateurs/
8
Supprimer toutes les causes de pertes chroniques et de dégradations forcées Ceci concerne
principalement les Hommes de production (Plus les opérateurs seront proches de
l’équipement et plus ils seront à même de détecter au plus tôt les prémices d’anomalies sur
celui-ci).
Supprimer les causes de pertes de rendement dues à l’organisation :
C’est bien entendu cette action qui apportera les gains financiers.
Prévenir les défaillances naturelles :
Respecter les conditions de base pour prévenir les défaillances naturelles dues à l’usure et
détecter/rechercher les améliorations possibles concernant la maintenabilité et la fiabilité.
Améliorer les connaissances et le savoir-faire des opérateurs et des techniciens de
maintenance:
La mise en œuvre des principes cités auparavant nécessite l’amélioration des connaissances
et le savoir-faire des opérateurs des techniciens ainsi que des encadrant.
Principe N° 2 : Démarrer le plus rapidement possible les nouveaux produits et les
nouveaux équipements (pilier5)
La maîtrise des ressources de production permettra aux responsables production et
maintenance de travailler efficacement avec les services développements et ingénierie pour
concevoir des produits faciles à fabriquer et des équipements faciles à utiliser et faciles à
entretenir.
Principe N°3 : stabiliser les 5M à un haut niveau (pilier6)
C’est à dire obtenir zéro panne, zéro défaut, TRG maximum
Maintenir à un haut niveau les 5M.
Principe N°4 : Obtenir l’efficacité maximale des services fonctionnels (pilier 7)
Les services techniques et administratifs doivent améliorer la compétitivité de la production
en diminuant et en simplifiant des tâches administratives ainsi que les procédures.
Principe N°5 : Maitriser la sécurité, les conditions de travail et le respect de
l’enivrement (pilier8)
La performance des ressources de production, c’est également l’utilisation de certification
environnementale comme la norme ISO 14001, la sécurité, les conditions de travail (moins
pénible, moins salissant, moins dangereux).
[Link] 8 piliers :
Les 5 principes précédents expliquent les 8 piliers sur lesquels s'appuie la démarche TPM.
Chaque pilier a sa propre stratégie qui implique une démarche spécifique ainsi que l'utilisation
d'outils particuliers.
9
La TPM peut être considéré comme un bâtiment avec des fondations et 8 piliers qui sont
répartis en deux familles de 4.
10
Pilier 1 : Améliorations au cas par cas – Kobetsu Kaizen.
Le JIPM a intégré dans le système TPM le même principe du Kaizen, l’amélioration à petit
pas. Par le biais d’action de progrès, l’enjeu de ce pilier est de pouvoir éliminer les causes
racines des problèmes pour éviter les pertes.
Pilier 2 : Maintenance Autonome – Jishu Hozen.
Le premier pilier vise à augmenter l’autonomie du personnel vis à vis de la maintenance des
équipements. Ce pilier caractérise véritablement le terme de « Total » établi en 1971. Les
opérationnels sont donc formés à l’entretien « courant » de maintenance tel que le nettoyage
ou l’inspection.
Pilier 3 : Maintenance planifiée.
Dans l’état d’esprit de la TPM, la Qualité fait partie intégrante dans recherche de l’efficience
de l’équipement. Elle doit chercher à éliminer systématiquement les causes racines et à
résoudre les problème qualité.
Pilier 7 : Efficience des services connexes ou « TPM dans les bureaux ».
Dans un état d’esprit de « Total », la TPM vise aussi à intégrer l’ensemble des services
supports de l’entreprise dans la démarche TPM. En effet, leur « mauvaise » performance
pourrait également affecter la performance de production et un travail d’optimisation doit être
fait à ce titre.
11
Pilier 8 : Sécurité et environnement.
[Link] de la TPM
Les 16 causes de pertes de rendement
Ces 16 causes de pertes peuvent être classées en 3 grandes familles :
•les pertes dues au manque de fiabilité des équipements,
• les pertes dues aux carences de l'organisation,
• les pertes dues aux méthodes et procédés utilisés.
Pertes dues au manque de fiabilité des équipements
Ces pertes concernent les arrêts dus aux
• pannes - disparition ou dégradation de la fonction,
• réglages - ajustages en cours de série qui ne devraient pas exister si le procédé utilisé était
capable et stable.
• pertes aux démarrages - temps de préchauffage de la machine, pièces perdues avant
stabilisation du procédé.
• micro-arrêts et marche à vide - les entreprises ont pris l'habitude de nommer ainsi tous les
arrêts inférieurs à 5 ou 10 mn. Mais il y a d'autres arrêts beaucoup plus courts, pas toujours
détectables et qui méritent vraiment l'appellation de micro-arrêts. Ils sont souvent à l'origine
des défaillances chroniques devant lesquelles les services maintenance ont très souvent
abdiqué. Ils représentent les causes principales de problèmes rencontrés par les Opérateurs, ce
sont eux qui empêchent le fonctionnement automatique des équipements.
• sous-vitesses - baisse volontaire de vitesse, parce qu'à la vitesse nominale on rencontre des
problèmes de fiabilité ou de qualité.
• rebuts et retouches - l'équipement a été utilisé pour rien (rebuts) ou plus longtemps que
nécessaire (retouches).
• aux arrêts programmés - arrêts de l'équipement pour des actions que l'on pourrait qualifier
d'incontournables dans une bonne exploitation des ressources de production. Ce sont les arrêts
pour nettoyage, pour maintenance préventive, pour inspections, les temps de réunion
(réunions 5 minutes ou réunions en bout de ligne). En général ces temps sont déduits de
l'horaire de travail pour obtenir le temps d'ouverture qui sert de base au calcul du TRG. Mais
12
ce n'est pas parce que l'on a qualifié d'incontournables ces arrêts qu'il ne faut pas les mesurer
et chercher à les diminuer.
Pertes dues aux carences de l'organisation
Ce sont toutes les pertes générées par les carences du management telles que :
• temps de changements de fabrication – temps qui s’écoule entre l’obtention de la dernière
pièce bonne de la série qui se termine jusqu’à l’obtention de la première pièce bonne de la
série suivante.
• Activité Opérateurs – manque d’habileté, de formation, de savoir-faire, d’efficacité de
l’Opérateur.
• Déplacements et manutentions – temps passé par les Opérateurs à la manutention de
produits ou de matières suite à la défaillance des équipements.
• Organisation du poste – retards dans l’enchaînement de tâches dus à des déplacements ou à
des problèmes divers.
• Défauts de logistique – manque matière, manque outillage, manque personnel.
• Excès de mesures – pertes dues à une mauvaise organisation du contrôle, à un manque de
confiance dans le procédé, à des attentes de diagnostic qualité.
Pertes dues aux méthodes et procédés
Ces pertes ne peuvent pas toujours entrer directement dans le calcul du TRG; elles
correspondent:
• au rendement des matériaux
• au rendement énergétique
• aux sur-consommations d'outillages et d'accessoires - dépenses supplémentaires de
remplacement des outillages et accessoires usés ou cassés. Les sur-consommations d'huile
rentrent aussi dans cette catégorie. Retour au sommaire.
13
Déploiement - lancement : faire comprendre au personnel l’ensemble du
programme TPM.
- identification et élimination des causes d’aléas mise en place de
la maintenance préventive.
Consolidation -Mise en place d’un système d’audit pour vérifier que ledispositif
prévu dans le programme TPM est bien compris, appliqué et reste
efficace.
-évolution des standards de conception : retour d’expérience à
faire envers les concepteurs de machine pour intégrer les solutions
efficaces aux standards de conception.
14
Chapitre2 : Présentation du pilier maintenance autonome
Section1 : Généralités sur la maintenance
1.Définition de la maintenance 6
Ensemble de toutes les actions techniques, administratives et de management durant le cycle de
vie d’un bien, destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir
la fonction requise.
Cette définition explique la maintenance à l’aide du mot « management », tandis que le
management de la maintenance est défini à l’aide du mot « maintenance » (voir définition
ci-dessous).
2.Définition du management de la maintenance 7
Toutes les activités des instances de direction qui déterminent les objectifs, la stratégie et les
responsabilités concernant la maintenance et qui les mettent en application par des moyens tels
que la planification, la maîtrise et le contrôle de la maintenance, l’amélioration des méthodes
dans l’entreprise y compris dans les aspects économiques.
À la lecture de cette définition, on peut se demander ce que l’on entend par
« instances de direction ». La définition a probablement été rédigée ainsi car cela dépend
de l’organisation de l’entreprise.
On peut également se demander ce qu’il en est :
– de la définition de la politique de maintenance (dont sont issus les objectifs et la
stratégie) ;
– des achats ;
– de l’amélioration de la qualité ;
– de la sécurité ;
Il n’est pas possible de faire tenir dans une définition toute l’étendue du management de la
maintenance. Par contre, il est possible de se référer à un référentiel de management,
applicable qui plus est dans toute entreprise (carre connue de tous).
Les référentiels de management apparaissent donc comme un complément incontournable
des normes de maintenance, dans la mesure où ils apportent des réponses à ces questions
et contradictions.
6
Lal oux, G ui l l a ume (2009) « Ma n a gem en t de l a ma in t en an ce sel on l ' ISO
9001:2008 », AFNO R Edition s.
7
Lal oux, G ui l l a ume (2009) « Ma n a gem en t de l a ma in t en an ce sel on l ' ISO
9001:2008 », AFNO R Editi on s.
15
[Link] de Maintenance8:
1. La maintenance regroupe toutes les actions de dépannage et de réparation, de réglage, de
révision, de contrôle et de vérification des équipements matériels (machines, véhicules, objets
manufacturés, etc.) ou même immatériels (logiciels).
2. Le service de la maintenance peut être amené à participer à des études d’amélioration du
processus, et doit comme de nombreux services de l’entreprise, prendre en considération de
nombreuses contraintes comme la qualité, la sécurité et l’environnement, etc.
3. La maintenance est l’ensemble de toutes les actions techniques, administratives et de
management effectues durant le cycle de vie d’un bien et destinées à le maintenir ou à le
rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction requise.
8
[Link]
OUNI SABRI)-[Link]
9
[Link]
16
3. La réparation : Ce sont les actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise
d'un bien en panne.
4. Le dépannage : Ce sont les actions physiques exécutées pour permettre à un bien en
panne d'accomplir sa fonction requise pendant une durée limitée
5. L'amélioration : Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion,
destinées à améliorer la sûreté de fonctionnement d'un bien sans changer sa fonction requise.
6. La modification : Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion,
destinées à changer la fonction d'un bien.
7. La révision : Ensemble complet d'examens et d'actions réalisés afin de maintenir le niveau
requis de disponibilité et de sécurité.
8. La reconstruction : L'objectif de la reconstruction est normalement de donner à un bien
une vie utile qui peut être plus longue que celle du bien d'origine.
Le JIPM utilise le terme de Maintenance Autonome pour ce pilier, en fait il vise à la Gestion
Autonome (GA) des équipements par les opérateurs. Ce qui renforce la notion de groupes
autonomes ou unités élémentaires de production (UEP) développés dans certaines entreprises.
Ces deux objectifs ne signent pas qu’ils répareront leurs machines mais qu’ils doivent :
10
[Link]
productive-maintenance
17
Respecter strictement les conditions de base et les conditions opératoires.
Améliorer leurs compétences et leur savoir-faire relatifs aux modes opératoires, aux
techniques d’inspection, de montage et de réglage
Cela correspond au changement de culture imposé par le TPM. Le JIPM résume sa démarche
en disant :
-Les connaissances de base (ce qu’il faut savoir pour avoir envie de …)
La justification des améliorations apportées aux équipements ou aux modes
opératoires (expliquer les améliorations engagées).
La prévention des dysfonctionnements (empêcher le renouvellement d’une
défaillance).
-Une aide pour construire et diffuser la formation.
-Un mode d’auto apprentissage : les opérateurs sont sollicités par leurs responsables
pour qu’ils décrivent eux-mêmes les améliorations, les méthodes de réglages ou
d’inspections à appliquer.
18
4. Organisation des groupes de maintenance autonome
Le groupe maintenance autonome est constitué d’opérateurs de la même équipe postée
travaillant sur l’équipement et est animé par le hiérarchique direct des opérateurs que l’on
nomme souvent « Pilote ou Leader de groupe maintenance autonome » ou plus simplement «
Pilote TPM » (chef d’équipe, responsable unité de travail, etc.)
À ces groupes sont associés des « correspondants » maintenance, méthodes, qualité, outillage.
Ils sont invités de manière organisée par les pilotes.
Les techniciens associés à ces groupes doivent avoir une certaine autonomie
pour répondre aux besoins des opérateurs. Ils aideront ceux-ci à :
-Détecter, valider les anomalies et traiter les étiquettes.
-Trouver les solutions techniques relatives aux salissures et aux
difficultés d’accès.
-Établir les standards provisoires,
-Mieux connaître les équipements (rédaction de leçons ponctuelles)
-Disposer des informations relatives à l’avancement des travaux de
suppression des anomalies ou de traitement des améliorations.
Dans la mesure du possible les correspondants maintenance traiteront les étiquettes rouges
relatives à leur chantier.
La maintenance autonome étant basée sur l’appropriation des équipements par les opérateurs, il
est indispensable de mettre à leur disposition.
11 11
Bufferne, Jean (2011) « Le guide de la TPM » ,2eme édition, paris.
19
Mesures correctives contre Suppression des sources de salissures et de petits
les sources de salissures et déchets, prévention des projections et amélioration
2
les accès difficiles des accès difficiles pour nettoyer et graisser afin de
réduire le temps nécessaire du nettoyage et du
graissage.
Les normes d’actions sont établies pour que le
3
Établissement des standards nettoyage, le graissage et le resserrage soient
de nettoyage et de graissage effectués sûrement (il est important d’indiquer le
temps réservé quotidiennement pour ces actions).
Formation aux techniques d’inspection avec
4
Inspection générale et l’utilisation du manuel d’inspection ; énumération
Formation des défauts mineurs de l’équipement par
l’inspection générale et la remise en état.
Établissement des fichiers de vérification de
5
Inspection autonome l’inspection autonome et leur mise en pratique.
Conclusion :
Dans cette partie, nous avons définis la démarche utilisée, ses objectifs, ses principes, et ses
piliers ainsi que son deuxième pilier « la maintenance autonome » qui fait l’objet de notre
stage.
La partie suivante portera sur le déploiement de la maintenance autonome à la ligne de
conditionnement « ALBRO ».
20
Partie II
Introduction
Cette 2eme partie comprend deux chapitre (le 1er chapitre) est dédié à la présentation de Nestlé allant
de sa mission jusqu’à une description complète de ses départements, ainsi que ce chapitre montre une
vue globale sur le déroulement de stage. Alors que le 2eme chapitre on traite la méthodologie de
recherche et on s'ingénie à améliorer la disponibilité opérationnelle des équipements de la ligne de
conditionnement « ALBRO ».
21
Chapitre 1 : Présentation de l’entreprise.
Section 1 : Présentation de Nestlé.
1. Historique 12
Nestlé S.A. a été fondée en 1866 par le chimiste suisse Henri Nestlé qui a mis au point et
commercialisé une farine lactée à base de blé rôti et du lait de vache ; premier aliment pour
nourrissons au monde ; dans le but de lutter contre une mortalité infantile élevée.
Henri Nestlé fait figure d’exemple, à la fois comme pionnier dans le domaine des produits
alimentaires nutritionnels et comme homme d’affaires entreprenant. Ses principes sont
toujours suivis à ce jour, 150 ans plus tard.
Dès ses débuts à Vevey, Nestlé a combiné ses connaissances scientifiques, sa technologie et
l’attractivité de ses marques pour répondre à un besoin fondamental de l’homme : une
alimentation saine et agréable.
A la même époque, son fondateur créa le symbole « Nid » traduction graphique de Nestlé qui
personnifie l’entreprise. Le symbole dans le sens universel évoque à la fois la sécurité, la
maternité et l’attention active, la nature et la nourriture, la famille et la tradition. Ce symbole
constitue aujourd’hui la partie centrale de l’identité de Nestlé en tant que société.
La création de Nestlé coïncide avec l’ouverture de la première fabrique européenne de lait
concentré à Cham (Suisse), en 1866. Le groupe Nestlé proprement parler, est issu de la fusion
en 1905, de deux sociétés à savoir Anglo-Swiss Condensed Milk Company et Nestlé suisse.
Nestlé a séparé entre les activités industrielles, commerciales et recherche et développement
et créa deux sociétés anonymes :
La société Nestlé S.A : chargée de la fabrication et de la vente des produits Nestlé.
12
[Link]
22
1985 : Acquisition de Carnation ;
1988 : Acquisition de Buitoni-Perugina et Rowntree ;
1992 : Acquisition de Perrier ;
1998 : Acquisition de Sanpelle Grino et Spillers Petfoods ;
2000 : Acquisition de Power Bar ;
2001 : Acquisition Ralston Purina ;
2002 : Acquisition de Scholler et chef America.
[Link] de l’entreprise
La fabrique d’El Jadida a fait ses débuts en décembre 1992, cette usine a démarré dont le but
de produire une gamme de produit dont la matière première est disponible dans la région de
Doukkala.
La fabrique Nestlé a démarré initialement avec la production de lait, produit à l’origine de la
création du groupe Nestlé.
La fabrique d’El Jadida produit 2 types de produits qu’on peut classer en 2 catégories.
3.L’organigramme de la société :
La fabrique d’EL Jadida est constituée d’un ensemble de départements et de services qui
participent tous dans l’évolution et la réussite de l’entreprise.
23
Figure 4: L’organigramme de Nestlé
4.Départements et services :
D’après l’organigramme ci-dessus, les départements et les services de NESTLE s’organisent
de façon à assurer le bon déroulement de la production. Il s’agit de :
Service Agricole : Ce service s’occupe des relations de partenariat privilégié entre la
société NESTLE et les éleveurs locaux (coopératives).
Département de production : Fabrication Café, Conditionnement Café. Fabrication Lait,
Conditionnement Lait.
Département Assurance qualité : Le suivi et contrôle des produits en vue d’honorer les
normes internationales de qualité, et pour respecter la sécurité alimentaire des
consommateurs.
Département Ressources Humaines : il s’intéresse à tout ce qui est en rapport avec le
personnel de l’entreprise, autrement dit c’est le collaborateur -entre les différents
départements de la fabrique.
Département Technique : Son rôle est la gestion de la maintenance, le contrôle et
l’amélioration des procédés de fabrication, l’étude et réalisation des extensions et des
nouveaux projets, protection de l’environnement.
Département Administratif : Ce département travaille en coordination avec le
département finance et comptabilité du siège à Casablanca. Ce département entre autres du
contrôle des opérations et transactions faites au sein de la fabrique
Département Supply Chain : Il joue un rôle primordial dans la société, il se compose de
trois services : Service Achat, Programmation de la production, Magasin Général.
24
[Link] d’activité :
Nestlé est une multinationale suisse et l'un des principaux acteurs de l’industrie
agroalimentaire de la planète. Avec un chiffre d’affaires de CHF 89,8 milliards en 2016 5, elle
est la première entreprise agroalimentaire du monde6 et la plus grande entreprise laitière du
monde7. Elle transforme et commercialise un large éventail de produits et de boissons pour
l'alimentation humaine et animale. Elle se veut l'un des principaux innovateurs en la matière
en Europe, avec notamment le café soluble Nescafé, les plats lyophilisés Bolino ou
les surgelés.
ui
RECEPTION LAIT
FRAIS
STOCKAGE
STANDARISATION
PASTEURISATION
25
EVAPORATION
SECHAGE
Dépalettiseur : Un dépalettiseur est une machine qui permet le déchargement des boites qui
se trouvent dans une palette. C’est une machine de manutention prévu pour les lignes de
26
hautes cadences. Il s’agit dans cette ligne d’un dépalettiseur automatique entrée basse et sortie
haute, prévu pour décharger les boites en début de ligne de conditionnement. La palette est
tout d’abord placée sur un convoyeur à chaînes motorisés.
Ensuite, l’opérateur enlève le film plastique qui entoure la palette à la main. Une fois la
palette est prête à être dépalettisée, elle est automatiquement introduite dans la machine par le
convoyeur à chaînes motorisées. La montée des couches s’effectue mécaniquement par un
système d’élévation par table élévatrice. Celles-ci sont alors évacuées sur une table
d’accumulation. L’opérateur enlève les intercalaires manuellement et assure au même temps
un contrôle visuel de la qualité des boîtes.
Station de versage : Au niveau de la station de versage, l’opérateur charge le conteneur
métallique par un chariot élévateur sur l’embase. Ensuite, il évacue le chariot élévateur et
libère la zone. Finalement, il ouvre la vanne de vidange pour l’écoulement du lait en poudre
vers la machine de remplissage des boîtes.
Remplisseuse : Un système des convoyeurs transportent les boites vides vers la machine
remplisseuse ALBRO où elles vont être remplies avec le lait en poudre provenant des tôt-bin.
Chaque boite entrante est prise par une tête, remplie et ensuite déplacer vers la sortie de la
remplisseuse. Une balance est disponible à la sortie de la machine de remplissage pour la
variation du poids spécifiques (la densité) du lait en poudre.
Clincheuse : Apres le remplissage des boites par le produit, la boite passe pour être clinchée.
Le clinchage est la première étape de sertissage ; L’opération qui permet l’assemblage du
fond (Peel off) au corps de la boîte par accrochage du bord de la boite au bord du font. Au
niveau de cette machine se fait l’opération de première passe qui est aussi appelée l’opération
de roulage car elle permet d’enrouler le bord du fond autour du bord du corps de ma boite.
Pour ce faire, on utilise une molette qui tourne autour de la boite pour effectuer un pré-
sertissage. La première passe sera correcte si les conditions suivantes sont remplies : Bonne
hauteur de la tête de sertissage (distance entre la surface supérieure du plateau et la partie
inférieure du mandrin) /Force de compression adéquate/Alignement correct des molettes de
sertissage avec le mandrin/Serrage adéquat de la molette de première passe. C’est une étape
très importante car elle affecte de façon directe la qualité du gazage, à savoir la quantité
nécessaire du mélange CO2/N2 le pourcentage résiduel de l’oxygène dans la boîte.
Station de gazage : La station de gazage se compose de deux chambres. Chaque chambre
peut contenir jusqu’au 36 boites pour les petits formats et 23boites pour les grands formats.
L’air ambiant naturel dans les boites est remplacé par un mélange gazeux. On chasse
l’oxygène O2 contenu dans l’emballage car il crée les conditions idéales pour le
27
développement microbien et on injecte l’azote N2 et le dioxyde de carbone CO2 afin de
préserver la qualité du lait en poudre sur une plus longue période et prolonger la durée de
conservation ainsi éviter les problèmes d’oxydation de la matière grasse.
Sertisseuse : les boîtes passent dans une sertisseuse qui assemble les boîtes et leurs fonds. On
effectue le second passe grâce aux deux molettes ; C’est le serrage. La boite ensuite se dirige
vers la capsuleuse.
Capsuleuse : Alimenter par la machine trieuse des capsules, la capsuleuse permet de poser
des capsules en plastique sur les boites afin de les recouvrir et les conserver.
Encartonneuse : Cette machine automatique permet d’encaisser six boites dans une caisse
(carton). La préparation des cartons est faite par un opérateur. L’encartonneuse est réglable
pour encaisser plusieurs types de format.
Strapex : Elle assure la mise en forme et la fermeture du fonds des caisses par application
automatisée du ruban adhésif afin d’assurer plus de protection de produit finis.
2.l’organigramme du service production lait :
Chef de département
Chef de l’atelier de
conditionnement
Opérateurs Opérateurs
28
Section 2 : Déroulement du stage
Ce stage s’inscrit dans le cadre du projet de fin d’études pour obtenir le diplôme du Master
spécialisé : Ingénierie et management de la qualité.
L’objectif principal derrière ce travail, est d’intégrer le monde professionnel par la réalisation
d’un projet réel dans une société, afin de développer les atouts acquis lors de la formation
pédagogique.
[Link] du problème
Comment Analyser l’état actuel et mettre en place le 2eme pilier «la maintenance
autonome »
Pourquoi -Pour améliorer la disponibilité opérationnelle des équipements.
-Pour impliquer l’ensemble du personnel de la ligne dans le maintien de la
fiabilité des équipements.
[Link] du projet
Maître d’ouvrage : Le département production de Nestlé Maroc S.A – El
Jadida,représenté par le chef de production Lait M. Hassoune Jaouad.
Maître d’oeuvre : La filière ingénierie et management de la qualité de la fsjes d’El
jadida, représentée par l’étudiante Mlle. ALI Siham.
Tuteur pédagogique : M. Driss Ennesraoui professeur à Faculté des Sciences
Juridiques, Economiques et Sociales d'El-Jadida
[Link] tâches effectuées durant le stage
Réalisation d’un processus d’audit de la démarche 5S.
Création d’une cartographie de la sécurité.
29
Détection des anomalies.
Création d’une liste de Suppression des causes de dégradations forcée.
Etablissement des standards (CIL).
Formation et coaching.
Etablissement des check- List.
[Link] acquis
Ce stage est une expérience qui m'a permis d'être en contact direct avec l'environnement
professionnel et de découvrir le monde de travail dans lequel nous entamerons notre future
[Link] m’a permis aussi de briser les barrières de timidité, d'adapter et d'améliorer mes
connaissances théoriques, De même il m'a servi de mise en œuvre des connaissances
théoriques apprises dans mon programme de formation universitaire .
[Link] recommandations
Suite aux différentes actions menées pendant ce stage, on suggère ces quelques
recommandations afin qu’ils puissent apporter des solutions à la bonne marche de leurs
activités.
-Sectorialiser l’équipement pour que la chasse aux anomalies soit radicale.
-Les formations, notamment celles des opérateurs, doivent avoir lieu sur l’équipement lui-
même.
-Les tableaux d’affichage doivent toujours contenir le passé, le présent, et le futur.
30
Chapitre 2 : Déploiement de la maintenance autonome à la ligne
de conditionnement « ALBRO » : Cas de Nestlé (Partie pratique).
Section1 : Méthodologie de recherche
Nous s’intéresserons dans cette partie de la méthodologie de recherche utilisée dans notre
étude, il s’agit de l’ensemble des techniques, méthodes et procédures adoptés afin d’aboutir
aux résultats obtenus.
La méthodologie de l’étude inclut différents outils tant quantitatifs que qualitatifs.
Ainsi, l’implantation de la maintenance autonome s’est réalisée à l’aide d’un modèle
d’analyse théorique ainsi que des outils de collecte de données bien choisis pour achever les
objectifs visés, tout cela sera présenté ci-dessous.
1.1 L’observation
Cette phase nous a permis d’évaluer la situation de la ligne à travers un processus d’audit de
la démarche 5S ainsi elle nous a permis d’identifier les risques et détecter les anomalies qui se
trouve au niveau de la ligne.
Ces observations nous ont donné aussi l’occasion d’appréhender le rythme de travail au sein
de Nestlé.
1.2 L’entretien
L’entretien est un outil important de la collecte de donnée, en effet, il s’agit d’une conversation
plus ou moins dirigée entre deux ou plusieurs personnes. La relation directe entre les intervenants
lui diffère d’un simple questionnaire ou la relation est anonyme, à l’intérieur de l’entretien des
relations humaines se jouent.
L’entretien présente plusieurs avantages tels que :
L’analyse du sens que les acteurs donnent à leur pratique et aux événements auxquels ils
sont confrontés ;
L’analyse d’un problème précis : ses données, ses enjeux, les parties présentes, les
relations, …
Le rétablissement d’un processus d’action, d’expériences ou d’événement du passé.
Par ailleurs, nous avons choisis cet outil grâce à son efficacité au niveau de collecte de donnée, en
effet, entretenir le personnel facilite le recueil des données sans laissée penser au questionné qu’il
perdrait du temps à remplir un questionnaire.
31
Ainsi, les personnes visées par ces interviews sont ceux qui ont une relation directe avec la ligne
de conditionnement « ALBRO », à savoir :
Le chef d’atelier.
Les contres maîtres.
Les opérateurs.
1.3 Brainstorming
Dans une entreprise, le brainstorming est une technique qui consiste à réunir un groupe de
collaborateurs afin qu'ils produisent collectivement un maximum d'idées nouvelles sur un
thème donné. "Un brainstorming peut être organisé à chaque fois qu'il manque une solution
satisfaisante et toute faite à un problème",
Alors dans notre cas, cette méthode nous a permis à travers une réunion organisée avec les
participants de récolter un maximum des idées afin d’élaborer les actions de nettoyage et
d’inspection crée dans les standards CIL.
Cette méthode nous a permis de prioriser les étiquettes entre les machines afin de décider quel
type d’action qu’il faut mener, car les anomalies de classe A doivent être résolues dans 2 jours
maximum, mais une action immédiate doit être prise pour alléger le risque .et concernant les
anomalies de la classe B doivent être résolues dans 2 jours, mais une action à court terme pour
alléger le risque est applicable , Alors que ceux de la classe C ayant un impact faible sur les
résultats de la ligne de production.
32
[Link]éparation et nettoyage initial
Le nettoyage initial est la première activité à mener pour restaurer les conditions de base de
l’équipement. Alors lors de démarrage de ce pilier à la ligne de conditionnement Nous avons
constaté que la ligne n’est pas confrontée à des grands problèmes de propreté dans l’espace de
travail, notamment de rangement des outils de production et la standardisation des opérations
5S.
Pour vérifier et valider cette atmosphère où le désir de bien faire se manifeste nous allons
auditer la situation de la ligne.
Cet audit est composé de cinq parties, chaque partie traite une des 5S (Supprimer, Mettre à
l’ordre, Nettoyer, Maintenir, Suivre). Dans chaque partie nous avons évalué la situation de la
Ligne selon dix questions pertinentes qui touchent tous les aspects relatifs à chaque S.
L’objectif est de comptabiliser le score de chaque partie pour obtenir le résultat final de
L’audit qui est jugé selon la règle d’acceptation suivante :
Moins de 35 pts, audit refusé.
De 35 à 44 pts, audit accepté mais amélioration nécessaire.
De 45 à 50 pts, audit accepté.
Le tableau suivant résume le score de l’audit réalisé sur le premier S « Débarrasser »
ID S1=Seiri=Débarrasser Note
3 Y a-t-il des objets dans la zone qui ne sont pas nécessaires à l'exécution du 1
travail ?
4 La zone de travail contient-elle des restes ou des rebuts ? 1
8 Y a-t-il des outils non utilisés qui traînent dans les environs ? 1
Score 10
Source : Document interne
Tableau 1:Audit 5S (Débarrasser)
33
Le tableau 2, résume le score de l’audit réalisé sur le deuxième S « ranger
ID S2=Seiton=ranger Note
ID S3=Seiso=nettoyer Note
34
10 Les opérateurs font- ils le nettoyage spontanément ? 1
Score 10
Source : Document interne
Tableau 3: Audit 5S (nettoyer)
35
8 Le contrôle des stocks est-il intégré dans les procédures ? 1
Score 9
Source : Document interne
Tableau 5: Audit 5S (suivre)
Résultat de l’audit :
Ci-dessous le tableau qui résume le résultat du cet audit 5S :
D’après la règle d’acceptation d’audit, citée au début de cette partie, cet audit initial est
accepté avec un taux de succès de 90%.
36
[Link]éation d’une cartographie de sécurité :
La SHE MAP est une base pour la prédiction des risques permet à :
Accroitre la sensibilisation des employés sur les risques sur la ligne.
Former les nouveaux employés.
Former les employés des changements sécurité au niveau du poste.
Documenter et contrôler directement le risque sur la ligne
37
Source : Elaboré par nous même
38
3.Détection des anomalies :
Nous avons adopté dans cette partie un outil visuel simple et efficace pour l’identification des
anomalies, il y a une moyenne très simple de les déclarer c’est l’étiquette.
Elles sont constituées de 2 feuillets autocopiants. Le premier feuillet est utilisé pour la gestion
de l’anomalie au niveau du tableau d’affichage Maintenance autonome.
Le deuxième feuillet cartonne est accroche sur la machine, au plus proche de l’anomalie
constatée. Il y restera tant que l’anomalie ne sera pas supprimée.
On a utilisé dans cette étape 2 couleurs pour les étiquettes, les rouges servent à déclarer une
anomalie de fonctionnement (fuite d’huile, usure d’une pièce décentrage de la bande) si
l’opérateur répare lui-même, il fait une étiquette bleue a condition de déclarer ce qu’il a fait au
responsable dans le but d’avoir si ce problème est récurrent sinon si l’opération nécessite une
grande technicité il fait une étiquette rouge.
Cela permet de distinguer les anomalies qui nécessitent l’intervention des techniciens de
maintenance, outillage, méthodes (étiquettes rouges) de celles qui peuvent être traitées par les
opérateurs (étiquettes bleu).
Ces anomalies peuvent être classées selon les types suivants :
Source de contamination
Condition de base
Sécurité
Qualité
Les figures suivantes illustrent un modèle d’étiquette :
39
Figure 11: étiquette bleue
Détailler l’anomalie
Mettre le nom sur l’étiquette pour contacter en cas de besoin
Mentionner date de détection de l’anomalie
Lors de la visite de la ligne, on a mis des étiquettes sur tout ce qui parait anormal, le constat
d’anomalies trouvées sur les différents équipements de la ligne « ALBRO » est comme suit :
40
Type d’anomalies
Totale Source de Petite Condition Sécurité Qualité
contamination défaillance de base
Lesétiquettes 41 6 4 14 17 -
rouges
Les étiquettes 48 46 - - - 2
Bleues
Après avoir identifié les anomalies, on a utilisé la classification ABC afin de prioriser les
étiquettes.
13
Document interne de Nestlé (2015) « AM Pillar basic training », France/suisse
41
potentiel à moyen terme sur la disponibilité de la ligne
production. (Doivent être résolues dans 2 jours, mais une
action à court terme pour alléger le risque est applicable).
C Faible
Autre anomalie mineure avec un impact faible sur les
résultats de la ligne de production.
Après la classification des anomalies ona obtenu les résultats présentés dans les figures
suivante :
-51% des anomalies appartiennent à la classe A, ce qui a obligé les techniciens de mener des
actions immédiates.
- les 34% de la classe B exige des actions à court terme.
- Alors que 15% des anomalies concernent la classe C.
42
Pour les étiquettes bleues:
D’après cette classification, on a constaté que juste 6% des anomalies qui font partie de la
classe A par contre tout le reste appartient à la classe B.
[Link] tableau d’affichage de la maintenance autonome
La maintenance autonome étant basée sur l’appropriation des équipements par les opérateurs,
il est indispensable de mettre à leur disposition un tableau d’affichage (Voir figure12) pour :
Montrer les résultats qu’ils ont obtenus et valoriser leur travail.
Afficher les standards CIL (cleaning, inspection, lubrification).
Afficher les checks-list.
43
5. Suppression des causes de dégradations forcées
Après avoir validé l’audit de la démarche 5S, nous entamons l’étape relative à la suppression
des sources des dégradations forcées. En fait, la mission de la maintenance autonome n’est
pas restreinte au nettoyage extérieur. En effet, la finalité du nettoyage que nous avons conduit
est de créer une opportunité pour détecter l'origine, ou la source des fuites, dégradations,
salissures … etc.
Station de versage
Remplisseuse
Correction de
Fuite de poids des boites Table, Garvens, sol, Confidentielle
4 poudre manuellement chemin de câble.
(par cuillère).
Moteur électrique
(D’entrainement
5 Fuite d’huile Sol, Support
de la chaine de la Confidentielle
table)
Moteur de Confidentielle
6 Fuite d’huile Sol
remplisseuse
Fuite de Tête (chute de Distributeur, les tables Confidentielle
7
poudre poudre lors de de boites, le support et
44
remplissage de sol
boites).
Confidentielle
8 Fuite d’huile Pompe à vide Support, sol
Joint de Confidentielle
Fuite de Plate-forme,
9 couvercle de la
Poudre environnement
tour
10 Poudre noir Bande pvc Sol Confidentielle
Source : Elaboré par nous même
Clincheuse
Type de Equipment
No Equipment contaminé Photo
salissure contaminant
11 Poudre noir Bande pvc Sol Confidentielle
Bande
magnétique Confidentielle
12 Débrit Sol
(alimentation
Peel-off)
Source : Elaboré par nous même
Station de gazage
Type de Equipment
No Equipment contaminé Photo
salissure contaminant
45
Sertisseuse
Confidentielle
17 L’huile Les mandrins Plexiglace
Débrit de
18 Les guides Le sol, convoyeurs Confidentielle
Boite
Encartonneuse
Type de Equipment
No Equipment contaminé Photo
salissure contaminant
Confidentielle
19 Débrit Les caisses Le sol, strapex
46
que la fréquence, les actions à réaliser, et les EPI à utiliser durant l’exécution de ces
standards(voir annexes).
7.1 formations
D’après la collaboration avec le service RH, maintenance et production, nous avons réalisé
une formation sur les standards CIL pour les personnes de la ligne ALBRO sous forme d’une
réunion sur terrain à la fin de chaque shift d’une durée de 30 min et en présence de deux
techniciens de maintenance
47
7.3 Audit du respect du CIL :
Après avoir remplir les checks-list par les opérateurs, on a calculé l’adhérence aux standards
qui devait atteindre un objectif de 75% afin de suivre l’efficacité du maintien des conditions
de base des machines qui se trouvent au niveau de la ligne « ALBRO ».
Et pour calculer l’adhérence on a suivi la formule suivante :
Y=X - Non ok
Source interne
Dans notre cas on a pris l’exemple de notre check-list pour calculer l’adhérence au CIL.
Application numérique :
X=9–0 X=9
Y=9–1 Y=8
Alors : Y/X*100 8/9 *100 = 88,88 %
48
D’après le calcule d’adhérence on a constaté que les opérateurs ont respecté l’applications des
standards CIL avec un moyen de 81,48%.
Conclusion
Dans cette partie nous avons traité deux chapitres, Dans le premier chapitre nous avons
présenté l’organisme d’accueil ainsi que le déroulement de stage. Alors que dans le deuxième
chapitre nous avons parlé de la méthodologie de recherche et également nous avons mis le
point sur le deuxième pilier de la TPM « La maintenance autonome ».
49
Conclusion générale
Comme impression générale, ce projet de fin d’étude au sein de Nestlé était pour moi une
occasion pour contribuer à la résolution d’un problème très important dans la gestion
industrielle qui est la mise en place du 2eme pilier de la démarche TPM (Total Productive
Maintenance ou Maintenance Productive Totale).
Ce projet a représenté aussi pour moi une occasion pour tisser des relations fructueuses avec
le personnel de l’entreprise et parfois avec ses sous-traitants.
Ce projet a commencé par une phase d’intégration au sein de Nestlé et une phase
d’implantation du 2eme pilier de la démarche TPM dans la ligne de conditionnement
« ALBRO ».
Le travail réalisé dans ce projet de fin d’étude a concerné le 2eme pilier « autonome
maintenance » de la démarche TPM et les résultats obtenus sont hiérarchisé comme suit :
-Pour cet objectif nous avons élaboré un ensemble des questions pour auditer la démarche 5S.
-Nous avons produit à ce niveau des standards, une liste des sources de contaminations des,
check-lists d’inspection et un tableau d’affichage TPM.
Comme un projet TPM signifie de nouvelles méthodes de travail et une nouvelle répartition
des responsabilités entre les services, la réussite de sa mise en place est conditionnée par un
soutien continu de la Direction pendant plusieurs années : il ne suffit pas de l’appuyer lors du
lancement de la démarche, mais il faut opérer un suivi continu à moyen, voir à long terme. De
plus il est nécessaire de conduire cette démarche de façon stricte et rigoureuse, au moyen
d’étapes structurées.
50
Annexes
Annexe 1
51
Annexes 2
52
53
54
55
Annexe 3
56
57
Annexes 4
58
59
Annexe 5
60
Annexe6
61
62
63
Annexes 7
64
Annexe 8
65
Bibliographie
Dies, Agnès ,Vérilhac, Thierry (2017) « La démarche Lean », Librairie Eyrolles – Paris.
édition, E d it io n s d ' o r g a n i s a t io n .
L a l o u x, G u i l l a u m e ( 2 0 0 9 ) « M a na g e m e nt d e l a m a i nt e n a nc e s e lo n l ' I S O
9 0 0 1 : 2 0 0 8 » , A F N O R E d it io n s .
Webgraphie
[Link]
[Link]
de-total-productive-maintenance
[Link]
[Link]
collaborateurs/
[Link]
[Link]
[Link]
ENANCE_(_ZITOUNI_SABRI)-[Link]
66
Liste des figures
67
Liste des tableaux
68
Table des matières
Dédicace ............................................................................................................................................i
Remerciements ................................................................................................................................. ii
Résumée ............................................................................................................................................ v
Abstract ............................................................................................................................................. v
Introduction ........................................................................................................................... .3
[Link] .....................................................................................................................4
1. pertes de la TPM........................................................................................................ 12
69
3. Fonction de Maintenance .......................................................................................... 16
Conclusion .....................................................................................................................................20
Introduction ....................................................................................................................................21
1. Historique .................................................................................................................. 22
70
5. Les problèmes rencontrés .......................................................................................... 30
Conclusion ......................................................................................................................................49
Annexes ..........................................................................................................................................51
Bibliographie ..................................................................................................................................66
Webgraphie .....................................................................................................................................66
71
Table des matières ..........................................................................................................................70
72