CONSTITUTI
ON
DE
L’EPC
LIVRE I :
LA FORME
DE
GOUVERNEMENT
DE
L’EPC
CHAPITRE I : PRINCIPES PRELIMINAITRES
1. Dieu seul est le Seigneur de la conscience. Et il l’a laissée libre à l’égard des
doctrines et des commandements des hommes qui sont contraires à sa parole, ou,
quand ils sont hors d’elle en matière de la foi et de l’adoration. Par conséquent, l’EPC
considère le droit universel inaliénable. C’est pour cette raison qu’elle ne souhaite
voir aucune Constitution religieuse aidée par le pouvoir civil, sauf dans le cas où cela
est nécessaire pour la protection et la sécurité des citoyens et en même temps, cette
mesure doit être également appliquée à toutes les confessions religieuses sans aucune
exception.
2. Dans un parfait accord avec le principe de droit commun énoncé ci-dessus, chaque
Eglise chrétienne, union ou association particulière d’Eglise a le droit de fixer les
clauses d’admission dans sa communauté, les qualifications de ses pasteurs et de ces
membres, tout autant que le système entier de son gouvernement intérieur que le
Christ lui a donné. Dans l’exercice de ce droit, elle peut errer en fixant les clauses de
la communion trop serrées : même dans ce cas elle ne doit pas violer la liberté ou les
droits des autres, ou en abuser.
3. Notre sauveur béni, pour l’édification de l’Eglise visible, qui est son corps, a
désigné des officiers non seulement pour prêcher l’évangile et administrer les
sacrements, mais aussi pour exercer la discipline pour la préservation de ma vérité et
du devoir. Il incombe à ces officiers et à toute l’Eglise au nom de laquelle ils agissent,
de censurer ou d’exclure les faux et les scandaleux, en observant dans tous les cas,
les règles contenues dans la parole de Dieu.
4. La vérité s’accorde avec la bonté, la grande pierre de touche de la vérité ; sa
tendance est de promouvoir la sainteté selon la règle de notre Seigneur : «vous les
reconnaîtrez par les fruits». Aucune opinion ne peut être plus pernicieuse ou plus
absurde que celle qui ramènerait la vérité et le faux au même pied d’égalité et les
présenterait comme n’ayant aucune conséquence sur l’opinion des hommes. Tout au
contraire, les hommes sont persuadés qu’il y aune liaison étroite entre la foi et la
pratique, la vérité et le devoir. Si non, il n’y a plus aucune conséquence à découvrir la
vérité ou à l’embrasser.
5. Fondé sur la conviction aux principes énoncés ci-dessus, nous pensons que tous
ceux qui sont admis comme enseignants doivent être éprouvés dans leur foi ; nous
croyons aussi qu’il y a des vérités et des formes où les gens de bon caractère peuvent
différer des principes ; nous pensons également que c’est le devoir des chrétiens en
privé ou en société, d’exercer une patience naturelle les uns envers les autres.
6. Les Saintes Ecritures indiquent le caractère, les qualifications et l’autorité des
officiers dignes d’être investis et installés dans les charges de l’Eglise. Cependant,
l’élection de ces personnes pour exercer cette autorité dans cette société pa rticulière
se fait dans cette société, et jamais en dehors.
7. Nous croyons que tout pouvoir de l’Eglise, qu’il soit exercé par tout le corps de
l’Eglise en général, ou par délégation de pouvoir, est seulement ministériel et
déclaratif. Ce qui signifie que les Saintes Ecritures sont la seule règle de foi et de
comportement. Aucune juridiction de l’Eglise n’a le droit de prétendre bâtir des lois
pour assujettir les consciences en vertu de sa propre autorité. A ce titre toutes les
décisions doivent se fonder sur la volonté révélée de Dieu. Ainsi ; il est facile
d’admettre que les Synodes et les Conciles peuvent errer, à cause de la faiblesse liée
à la nature humaine.
8. Cependant, il y a un plus grand danger pour celui qui usurpe le droit d’établir des
lois que pour celui qui juge selon les lois établies. Tous ceux qui confessent l’Evangile
savent, après tout que ce droit tel que la nécessité l’exige dans notre situation
présente, est exercé par des hommes faillibles.
CHAPITRE II : DE L’EGLISE
1. Jésus-Christ, qui est à présent élevé au dessus de toute principauté et de toute
puissance, a érigé dans ce monde un Royaume qui est son Eglise. C’est la seule Eglise
Universelle à travers tous les âges.
2. L’Eglise Universelle comprend toutes les personnes de toutes les nations avec leurs
enfants, qui confessent la sainte Religion de Christ et qui se soumettent à ses lois.
3. Comme cette immense multitude ne peut se réunir en une seule place pour la
communion, ou pour l’adoration de Dieu, il est raisonnable et autorisé par les
Ecritures qu’elle soit divisée en plusieurs Eglises particulières appelées
«PAROISSES».
4. Une paroisse ou Eglise particulière comprend un nombre de chrétiens professant,
avec leurs enfants, volontairement associés pour l’adoration divine dans une vie de
dévotion selon les Saintes Ecritures, et dépendent d’un consistoire ; ils sont soumis
à une certaine forme de gouvernement.
5. Le but principal de l’Eglise est la proclamation de l’Evangile de Jésus-Christ pour
le salut des hommes, l’asile, la nourriture, et la communion spirituelle des enfants de
Dieu, le maintien de l’adoration divine ; la promotion de la justice sociale et
l’exaltation du Royaume des Cieux sur terre.
6. Les communautés et les paroisses doivent coopérer dans la mesure du possible
pour exprimer leur unité en Jésus-Christ dans son corps : l’Eglise œcuménique et
catholique.
CHAPITRE III : DES OFFICIERS
1. Notre Seigneur béni a premièrement rassemblé son Eglise des différentes nations
et l’a formée en un seul corps par la mission des hommes doués des dons miraculeux
et surnaturels.
2. Les officiers ordinaires et perpétuels de l’Eglise mentionnés dans le Nouveau
Testament sont : les Evêques ou les Ministres, les Anciens, et les Diacres.
CHAPITRE IV : DES MINISTRES OU PASTEURS
1. Comme notre Seigneur a accordé des dons différents aux Ministres de la parole,
et leur a confié différentes tâches à exécuter, l’Eglise est autorisée à les appeler et à
leur assigner la tâche de Pasteur, d’Enseignant, d’Evangéliste, et d’autres tâches
encore selon les besoins de l’Eglise, et conformément aux dons dans lesquels ils
excellent.
2. Le service du ministère est le premier dans l’Eglise, en dignité et en utilité. La
personne qui accomplit ce service possède dans les Ecritures, différents noms qui
expriment ces différentes fonctions. Ayant la charge de surveiller le troupeau du
Christ, il est appelé Evêque. Ayant le devoir de nourrir les brebis de la nourriture
spirituelle, il est appelé Pasteur. Comme il sert Christ dans son Eglise, il est appelé
Ministre. Comme c’est son devoir d’être grave et prudent, un modèle pour son
troupeau et pour bien gouverner dans la maison et le Royaume de Christ, il est appelé
le Presbytre ou l’Ancien. Comme il est envoyé pour proclamer la volonté de Dieu
aux pécheurs, et pour les exhorter à se réconcilier avec Dieu dans le monde il est
appelé Ange. Enfin comme il dispense les multiples grâces de Dieu et les
ordonnances instituées par le Christ, il est l’Intendant des mystères de Dieu.
3. Quand un Ministre est appelé à travailler comme Pasteur, sa tâche est de prier pour
et avec le troupeau ; de nourrir le troupeau par la lecture, l’interprétation,
l’enseignement, et la prédication de la parole de Dieu ; d’administrer les sacrements ;
d’instruire les enfants et la jeunesse ; d’aider l’Eglise dans son programme
d’éducation ; de rendre visite aux gens ; d’accorder une attention particulière aux
pauvres, aux affligés, aux malades, et aux mourants ; d’exercer avec le collège des
Anciens le pouvoir de gouvernement de l’Eglise.
4. Il y a des responsabilités qui incombent au Ministre en tant que Pasteur et qui ne
sont pas soumise à l’autorité de la session (ou du Conseil paroissial), mais qui doivent
être soumises seulement à l’autorité constitutionnelle du Consistoire ; ce sont : la
sélection des hymnes et psaumes qui doivent être lus à chaque service, la conduite
des gens dans la prière, la prière et la prédication et la prédication des sermons.
5. Tous les Ministres ordonnés de cette Eglise ont l’autorité d’administrer les deux
sacrements (baptême, et sainte cène) ordinairement sur l’autorité de la session, et
régulièrement avec l’autorité des juridictions supérieures.
Les aumôniers chargés des forces de défense ont l’autorité d’administrer les deux
sacrements au nom de toute l’Eglise. Il leur est demandé, en liaison avec le sacrement
de baptême, de prendre des dispositions pour que le nouveau membre baptisé soit
reçu et enrôlé sous les soins d’une paroisse.
Les aumôniers desservant les hôpitaux et toute autre juridiction peuvent, après
appréciation de leur travail par le Consistoire, se voir accorder l’autorité permanente
d’administrer les sacrements dans les conditions que le Consistoire aura déterminées.
Ces conditions doivent être déterminées par le Consistoire pour permettre à
l’aumônier de servir le plus efficacement possible en étendant son rayon d’action sur
des personnes d’autres communautés ou traditions. Bien entendu, cette permission
ne devra pas contredire le sens des sacrements selon la réforme.
S’il est demandé aux Ministres de cette Eglise de célébrer ou de participer à la
célébration d’un service cultuel inter dénominationnel ou œcuménique organisé à
l’occasion des conférences, des stages d’éducation ou d’une assemblée, il est autorisé
de le faire, avec possibilité de décider pour eux même et pour les autres degrés de
leur participation qui sera en harmonie avec leur compréhension sur les sacrements.
Pareillement les Ministres de cette Eglise lui sont invités à célébrer ou à participer à
la célébration de la sainte cène et à l’administration du sacrement de baptême dans
les mêmes conditions que ci-dessus évoquées, peuvent le faire avec des personnes,
corps ou Eglises avec lesquels l’Assemblée Générale est en relation.
6. Les Ministres ordonnés de cette Eglise ont le droit et la responsabilité de décider
sous la confession de foi et le gouvernement de l’Eglise des mariages qu’ils peuvent
bénir.
Le Ministre doit garder le registre de tous les mariages pour persuader tous ceux qui
y seraient concernés. Un duplicata du registre doit demeurer en permanence dans la
paroisse.
7. Quand un Ministre est désigné comme aumônier pour donner un enseignement
dans une institution de formation théologique, dans un collège ou à l’université, son
devoir est de prendre soin de ceux dont il a la charge et d’être diligent en semant la
Parole de Dieu.
8. Lorsqu’un Ministre est désigné pour être Missionnaire, ou Evangéliste, son devoir
est d’accomplir la tâche qui lui est confiée dans l’esprit d’un Ministre du Christ, qui
exerce son autorité telle qu’elle lui a été conférée par la juridiction sous laquelle il
travaille.
9. Quand un Ministre est appelé à assurer les responsabilités administratives de
l’Eglise, ou à être écrivain ou éditeur, ou à accomplir n’importe quelle autre tâche
nécessaire, il incombe à ce Ministre de donner des preuves de sa participation au
Saint Ministère en propageant l’Evangile de Jésus-Christ pour l’édification de l’Eglise.
CHAPITRE V : DES ANCIENS DE L’EGLISE
Les Anciens de l’Eglise qui gouvernent sont les représentants immédiats du peuple
et sont choisis par lui, afin qu’associés aux Pasteurs ou aux Ministres, ils puissent
exercer le gouvernement et la discipline, et prendre soin des intérêts spirituels d’une
Eglise particulière (Paroisse), et l’Eglise en général.
CHAPITRE VI : LES DIACRES
1. Les Saintes Ecritures font clairement ressortir la diaconie comme un office distinct
dans l’Eglise. Cet office est basé sur la sympathie et le service, à l’exemple de notre
Seigneur Jésus.
2. A cet office de Diacre seront choisies des personnes remplies d’Esprit, menant
une vie exemplaire, présentant un esprit de fraternité, et intègres dans leur jugement.
3. Quand la communauté le désire, la paroisse peut mettre sur pied un conseil des
Diacres. Le conseil des Diacres comprendra : le Pasteur de la paroisse, et ses Diacres
actifs. Quand cependant plus d’un Ministre desservent une paroisse, la session peut
nommer annuellement, avec le consentement du Pasteur un ou plusieurs de ses
Ministres pour être membres du conseil des Diacres à la place du Pasteur titulaire,
ou les ajouter à lui. (Voir règlement intérieur).
CHAPITRE VII : LES ORDONNANCES DE L’EGLISE
Les ordonnances établies par le Christ, la tête dans une paroisse sont : la prière ; les
chants de louange ; la lecture ; l’interprétation et la prédication de la parole de Dieu ;
l’administration des sacrements de Baptême et de la Sainte Cène ; les actions de
grâces ; la catéchèse ; les collectes pour les pauvres et pour les autres buts de piété ;
l’exercice de la discipline ; et la bénédiction du peuple.
CHAPITRE VIII : DU GOUVERNEMENT DE L’EPC
1. Il est absolument nécessaire que le gouvernement de l’Eglise soit exercé sous une
forme définie. Et nous tenons que cela soit un expédiant, conforme aux Saintes
Ecritures et à la pratique des premiers chrétiens, que l’Eglise soit gouvernée par les
sessions, les Consistoires, les Synodes, et les Assemblées Générales. Dans une pleine
consistance avec la foi, nous embrassons, dans un esprit de charité, ces chrétiens qui
sont différents de nous, en opinion ou en pratique, sur ces sujets.
2. Ces juridictions ne doivent pas posséder un pouvoir civil, ou imposer quelque
pénalité civile. Leur pouvoir est entièrement moral, spirituel, et surtout ministériel et
déclaratif. Ces juridictions ont le droit d’exiger l’obéissance aux lois du Christ, et le
pouvoir d’exclure les désobéissants et les désordonnés des privilèges de l’Eglise. De
rendre efficace quoiqu’il arrive cette autorité nécessaire des Saintes Ecritures. Ces
juridictions possèdent les pouvoirs requis pour obtenir les évidences et infliger les
sanctions.
Elles peuvent en effet convoquer devant elles tout contrevenant à l’ordre et au
gouvernement de l’Eglise ; elles peuvent exiger aux membres de leur propre société
de comparaître et de témoigner devant elles. Mais la plus grande sanction qu’elles
peuvent infliger est l’exclusion des rebelles et des impénitents de la communauté des
croyants.
3. Dans les réunions des juridictions et des congrégations, seuls les membres
communiants réguliers et présents personnellement ont le droit de voter.
CHAPITRE IX : DE LA SESSION D’UNE PAROISSE
1. La session d’une paroisse comprend : le Pasteur (ou les Co-Pasteurs) et les Anciens
qui gouvernent en service actif.
2. Pour cette juridiction, deux Anciens, s’ils sont nombreux, avec le Pasteur seront
nécessaires pour constituer le quorum. A moins que le nombre d’Anciens soit de
neuf ou plus, alors, un tiers du nombre d’Anciens et le Pasteur seront nécessaires
pour constituer le quorum.
3. Le Pasteur de la paroisse sera le Modérateur de la session. Quand pour des raisons
de prudence, il paraît convenable qu’un autre Ministre soit invité à présider les
travaux de la session, le Pasteur Modérateur doit, avec le concours les autres
membres du conseil paroissial, inviter un autre Ministre appartenant au même
consistoire pour présider les travaux. En cas de maladie ou d’absence du Modérateur,
cette même procédure doit être adoptée ; cependant la session peut se réunir après
l’accord du pasteur Modérateur de la paroisse. Dans ce cas, elle aura à désigner en
son sein un Ancien de l’Eglise pour présider aux travaux ; cette mesure ne saurait
être activée lorsque la session doit se pencher sur les dossiers juridiques, car ces cas
nécessitent la présence d’un Ministre appartenant au même consistoire.
4. Il est convenable qu’à chaque réunion de la session, qu’un Ministre soit présent.
Mais quand une paroisse est sans Pasteur, le Modérateur de la session sera : soit un
Ministre désigné à cet effet par le Consistoire, soit un Ministre du même Consistoire
invité par le Conseil Paroissial, après consultation du comité des relations
ministérielles du Consistoire qui prendra soin de préciser l’ensemble des tâches que
le Ministre désigné aura à accomplir.
Quand il sera impossible d’obtenir l’assistance d’un tel Modérateur, la session de cette
paroisse sans Pasteur peut élire un membre en son sein pour présider les travaux,
excepté dans les cas judicaires, car dans ce cas un autre Ministre appartenant au même
Consistoire devrait être désigné par le Consistoire.
5. Dans les congrégations où il y a deux ou plusieurs Pasteurs, (ce qui est différent
des Pasteurs associés ou des Pasteurs assistants) ils doivent quand ils sont présents
présider alternativement la session.
6. La session est chargée du maintien du gouvernement spirituel de la communauté.
A ce titre elle a le pouvoir : d’examiner et de connaître la conduite chrétienne des
membres de la paroisse, d’appeler à comparaître devant elle les délinquants et les
témoins membres de la communauté, d’introduire d’autres témoins partout où
besoin se fait sentir dans la but de mettre en lumière la vérité des faits, d’introduire
des parents membres communiants pour qu’ils présentent leurs enfants au baptême,
de décider de ceux qui doivent être membre de l’Eglise, et de les recevoir dans la
communauté de l’Eglise sur la confession de leur foi en Jésus-Christ, sur présentation
d’un certificat attestant qu’ils sont membre communiant de l’Eglise, ou à défaut d’un
tel certificat pour des personnes venant d’une autre paroisse, les admettre en
procédure de réaffirmation de leur foi en Jésus-Christ ; de délivrer des certificat de
transfert vers d’autres paroisses dans lesquelles, quand ils sont donnés aux parents,
seront toujours inclus les noms des baptisés. Lorsque ces certificats de transfert
seront délivrés à un ancien de l’Eglise ou à un Diacre, ils devront porter les références
de leur ordination ;
La session a aussi le pouvoir d’exhorter, de réprimander, de suspendre ou
d’exclure des sacrements, ceux qui méritent ces sanctions ; de promouvoir les intérêts
spirituels de la communauté ; de superviser l’école de l’Eglise, le service des Diacres,
les intendants, et toutes les associations ou agences de la communauté paroissiale ;
de participer avec le Ministre à l’examen, à l’ordination, et à l’installation des Anciens
de l’Eglise et des Diacres, suite à leur élection par la congrégation et de désigner ses
représentants aux juridictions supérieures de l’Eglise.
7. Soumises aux prévisions de direction de l’adoration pratiquée au sein de la
congrégation, y compris le service musical, et doit fixer les temps et les lieux de la
prédication de la parole de Dieu, ainsi que d’autres services religieux ; elle a aussi une
autorité exclusive sur l’usage des édifices et propriétés de l’Eglise ; a ce titre elle peut
temporairement déléguer la détermination de cet usage à l’autorité supérieure et
direction de la session.
8. La session tiendra des réunions convoquées. Le Pasteur a le pouvoir de convoquer
la session quand il le juge nécessaire. Il devra la convoquer impérativement à la
demande d’au moins deux Anciens de l’Eglise de la paroisse. La session sera
également convoquée chaque fois que le consistoire l’exigera. L’usage habituel de la
session sera d’ouvrir et clore ses travaux par la prière.
9. Chaque session devra garder ses registres lisibles et propres. Ces minutes seront
au moins une fois l’an, soumises à l’inspection du consistoire.
10. Chaque session doit conserver les registres ou listes des membres admis à prendre
part à la sainte cène ou suspendus de la sainte cène ; elle doit tenir en outre un registre
des décès, et les autres pour tous les mouvements et déplacements des membres. Les
noms de tous les membres sanctionnés (admission dans l’Eglise ou mise sous
discipline, sur décision de la session en accord avec les dispositions du livre de
discipline de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise. La session doit aussi conserver
soigneusement un registre des baptêmes des enfants, tout en prenant soin d’y
mentionner les dates des enfants baptisés.
La session conservera également un registre des Anciens de l’Eglise et celui des
Diacres, avec le nom des paroisses ils ont reçu leur ordination, la date de cette
ordination, et le mandat de leur fonction, et éventuellement la date de leur décès, de
leur exclusion, ou de toute autre forme de départ de la communauté.
11. La session de la paroisse a autorité sur toutes les affaires et activités de la paroisse,
excepté les domaines dans lesquels notre forme de gouvernement accorde
spécialement ces pouvoirs au Pasteur, à la communauté ou une juridiction supérieure.
La session doit déléguer de temps en temps ses responsabilités administratives de la
garde et de la gérance des propriétés de l’Eglise, ainsi que ses questions financières
aux Diacres ou au comité des finances. Elle peut ajouter à ces comités des chrétiens
en raison de leur expertise et de leur expérience. Elle a aussi le droit d’instituer des
comités spéciaux et d’en confier la responsabilité à des membres communiants.
12. A cause des implications spirituelles qui incombent à l’autorité administrative de
la session lorsqu’elle embauche des employés laïcs sur la base de leurs capacités, ces
employés doivent constituer un corps dont le Modérateur de la session sera reconnu
comme la tête ; ainsi toutes les directives touchant la conduite, ou les devoirs de ces
employés devront être préparées en consultation avec le Modérateur, et devront être
agrées par la session qui les consignera entièrement dans les minutes.
[Link]’un différent surgit entre la session et n’importe quel conseil ou association
de la paroisse, il incombe à chacune des deux parties de considérer le point de vue
de l’autre (son argumentaire) avec bienveillance et respect, et de s’investir en vue de
parvenir à une conclusion acceptable par les protagonistes. S’ils sont incapables d’y
arriver, alors la position de la session en tant que corps ayant la responsabilité
supérieure, et pour le bien être et le programme de l’Eglise devra l’emporter, à moins
que cela ne soit remis en cause par une juridiction supérieure.
14. L’adoration de Dieu par les offrandes doit aussi se faire sous l’autorité de la
session, elle doit organiser de telles offrandes pour des buts de charité jugés sages et
en rapport avec les budgets de bienfaisance et des politiques recommandées par les
juridictions supérieures. Le devoir de la session est aussi de développer le don de
libéralité parmi les membres de l’Eglise. Ce devoir doit être exécuté par la session
elle-même ou par les Diacres désignés spécialement à cet effet ou bien par d’autres
corps de l’Eglise désignés pour ce but. Les offrandes reçues doivent être réparties
aux agences de la paroisse et ou à d’autres buts de charité chrétienne. Cette répartition
se fera sous la supervision de la session dans les propositions, plan et temps
déterminés. Cependant la volonté d’un donateur qui destine ses fonds à telle ou telle
cause doit toujours être respectée et soigneusement exécutée. Les offrandes destinées
à l’école du dimanche ou à d’autres associations et agences de l’Eglise doivent faire
l’objet d’un rapport régulier présenté à la session pour adoption.
CHAPITRE X : DU CONSISTOIRE
1. Le consistoire comprend tous les pasteurs, leur nombre ne doit pas être inférieur
à cinq, et un Ancien de l’Eglise délégué par chaque paroisse du consistoire. Chaque
consistoire doit comprendre en son sein au moins cinq paroisses. Dans les cas
exceptionnels, là où se trouvent des membres ou des cultures différentes, le Synode
territorialement compétent peut ériger un nouveau consistoire à l’intérieure du
ressort d’un autre consistoire sont remplis ; de toutes les façons, rien ne peut se faire
si les membres concernés ne se prononcent pas favorablement.
2. Chaque communauté qui possède un pasteur, a le droit d’être représenté au
consistoire par un Ancien de l’Eglise. Et chaque communauté qui possède deux ou
plus de pasteurs (Co-Modérateurs ou pasteurs associés), a le droit de se faire
représenter par autant d’Anciens de l’Eglise qu’il y a des pasteurs installés ou associés.
3. Chaque paroisse régulièrement organisée mais sans pasteur pourra se faire
représenter au consistoire par un Ancien de l’Eglise.
4. Chaque Ancien de l’Eglise que le consistoire ne connaît pas, doit présenter un
certificat de la session qui l’a désigné comme délégué au consistoire.
5. Quatre Anciens de l’Eglise avec autant de pasteurs présents en temps et lieu
indiqués venant de plusieurs paroisses qui appartiennent à un même consistoire,
constituent le quorum compétent, habilité à procéder aux travaux du consistoire.
6. Le consistoire a le droit de recevoir et de décider des appels, plaintes et des
références qui lui sont soumises selon les procédures prévues, et de manière
ordonnée.
Le consistoire assumera l’autorité de la juridiction d’origine, pour les cas où la session
ne peut pas exercer son autorité, pourvu que ces cas soient transmis à la commission
juridique, suivant les dispositions prévues dans le livre de discipline de l’EPC. Le
consistoire a le pouvoir de recevoir sous sa protection des candidats aux fonctions
de pasteur et d’en libérer les candidats qui le demandent. Le consistoire a le pouvoir
d’ordonner, d’installer, d’expulser et de juger les Ministres de culte ; il a aussi le
pouvoir de désigner, de commissionner et de superviser le travail des laïcs tel que
cela est prévu dans la constitution de l’Eglise ; le consistoire a le pouvoir d’élire des
Diacres et des membres communiants non ordonnés dans les programmes et comités
ainsi distincts des comités ecclésiastiques et judiciaire avec la prévision que le
président d’un tel comité devra être un délégué statutaire au consistoire (pasteur ou
Ancien de l’Eglise) ; en tout état de cause, la majorité des membres dans chacun de
ces comités devra être constituée par les Anciens de l’Eglise et les Pasteurs du
Consistoire. Le consistoire a le pouvoir d’examiner et d’approuver les registres de
minutes venant des sessions des paroisses de son ressort, d’en exiger les corrections
éventuelles, en redressant tout ce qui y a été fait contrairement à la norme, et de
veiller à ce que les dispositions en vigueur dans la constitution de l’Eglise soient
effectivement respectées. Le consistoire a le pouvoir d’établir des relations pastorales,
de les dissoudre à la demande de l’une des deux parties impliquées ou à sa propre
initiative. Il a le pouvoir d’exiger que les pasteurs se dévouent de manière diligente à
leur appel sacré et de discipliner les délinquants, de contrôler que les injonctions des
juridictions supérieures sont obéies ; le consistoire a le pouvoir de résoudre les
questions de doctrine ou de discipline sérieusement et raisonnablement soulevées ;
elle a le pouvoir de condamner les opinions erronées qui fond injure à la pureté et à
la paix de l’Eglise, de rendre visite aux paroisses dans le but de se renseigner et de
corriger les maux qui peuvent y surgir ; le consistoire a le pouvoir de fusionner ou de
scinder les paroisses, à la demande, ou avec le consentement de leurs membres,
d’ériger et de recevoir les nouvelles paroisses ; le consistoire a le pouvoir de se
concerter avec les autres pour rechercher des mesures à prendre en vue de
l’élargissement de l’Eglise hors de ses frontières ; il est chargé de mettre de l’ordre en
général, sur tout ce qui concerne le bien-$être spirituel des paroisses, sous la
responsabilité, et de désigner ses délégués au synode et à l’Assemblée Générale ; le
consistoire a le pouvoir de proposer au Synode et à l’Assemblée Générale des
mesures qui pourraient être bénéfiques à toute l’Eglise.
7. Le Consistoire peut élire un conseil général en accord avec les dispositions de la
forme de gouvernement de l’Eglise, (chapitre 26) pourvu que tous les cas judiciaires
soient référés seulement aux commissions juridiques compétentes.
8. Le Consistoire gardera les minutes complètes et exactes de ses actions, et les
enverra au synode une fois par an pour révision. Chaque années, le consistoire
rapportera au synode l’état et les progrès de la religion en son sein durant l’année, et
tous les changements importants qui auraient en lieu (autorisations de prêcher,
ordinations, admissions des nouveaux membres, radiations aussi bien pour cause de
sanction que pour tout autre causes, fusions, partitions et fermetures de paroisses ;
créations de nouvelles paroisses).
9. Le consistoire se réunira suivant son propre ajournement, ou quand il sera
spécialement convoqué. Lorsqu’une urgence exigera qu’une réunion soit tenue avant
la date de l’ajournement prévue, le Modérateur du consistoire, sur sa demande, ou
avec le concours de deux Ministres et de deux Anciens de l’Eglise délégués
paroissiaux au consistoire, aura le pouvoir de convoquer une réunion spéciale du
consistoire ; (ces deux anciens ne doivent pas être originaires de la même paroisse).
Si le Modérateur pour une raison ou une autre se trouve dans l’impossibilité de
convoquer une réunion spéciale du consistoire, le secrétaire exécutif pourra selon les
mêmes exigences constitutionnelles, convoquer la réunion. Si tous deux sont dans
l’impossibilité de convoquer la réunion spéciale du consistoire, trois Pasteurs et deux
Anciens et deux Anciens quelconques appartenant à des paroisses différentes, auront
le pouvoir de convoquer la réunion spéciale du consistoire. Un avis (correspondance)
concernant une réunion spéciale du consistoire devra alors être envoyé dix (10) jours
avant à chaque pasteur, et aux sessions paroissiales de tout le consistoire. Dans cet
avis, l’objet de la réunion doit être présenté, et aucun autre sujet différent de celui
présenté ne devra être examiné.
10. Chaque fois que le consistoire se réunit, il convient que quelqu’un fasse un culte
et prêche la parole de Dieu. Toujours est-il que chaque réunion du consistoire devra
s’ouvrir et se clôturer par la prière.
11. Les Ministres réguliers d’autres consistoires, ou venant de n’importe quelle Eglise
en relation avec l’Assemblée Générale de notre Eglise peuvent, s’ils sont présents à
la réunion du consistoire, être invité à siéger comme membres correspondants.
12. Lorsque deux consistoires se réunissent pour désigner un pasteur afin qu’il
travaille dans une de leur paroisses sans pasteur, ce dernier devra s’acquitter de tous
les offices pastoraux dans une paroisse située à l’intérieur des limites territoriales des
consistoires qui l’ont désigné, lorsqu’il est autorisé par le consistoire dans lequel il
agit, mais dont il n’est pas membre.
13. Afin que le bien-être des paroisses et des pasteurs soit assuré, chaque consistoire
devra instituer un comité appelé COMITE DES RELATIONS
MINISTERIELLES. Ce comité, composé de plus de deux membres, s’occupera de
tous les problèmes relatifs aux appels des pasteurs venant des paroisses, ainsi que des
affectations des ministres. En effet, tous les pasteurs et Anciens de l’Eglise du
consistoire pourront aller soumettre à ce comité toutes les questions relatives au bien-
être spirituel et temporel des pasteurs et des paroisses sous leur responsabilité ; le
consistoire confiera également à ce comité la gestion des paroisses vacantes qui se
trouvent en son sein.
Quand une paroisse voudra procéder à l’appel d’un pasteur ou bien qu’un conseil
paroissial sollicitera un pasteur assistant ou un «Stated Supply», les délégués pour
présenter cette question au consistoire devront d’abord passer au COMITE DES
RELATIONS MINISTERIELLES qui devra donner son avis au consistoire.
CHAPITRE XI : DU SYNODE
1. Comme un consistoire se compose des Pasteurs et des Anciens de l’Eglise d’un
district, de même un Synode comprend des pasteurs et des Anciens de l’Eglise d’au
moins trois consistoires d’une région géographique donnée. Le synode peut être
composé selon son propre choix et avec l’approbation de la majorité de ses
consistoires, de délégations égales de pasteurs et d’Anciens de l’Eglise, élus sur la
base d’un pourcentage déterminé par le synode lui-même et ses consistoires, ou de
tous les pasteurs et d’un Ancien par paroisse dans sa juridiction, avec les mêmes
modifications que pour le consistoire.
2. Si sept Pasteurs et un certain nombre d’Anciens de l’Eglise issus de consistoires
différents du synode se réunissent au lieu et date fixés, ils constituent le quorum
permettant le déroulement des travaux.
3. La même règle concernant les membres correspondants au consistoire sera
également appliquée au Synode.
4. Le synode a le pouvoir de recevoir et de décider des appels, plaintes et références
qui lui sont régulièrement présentés par les consistoires de leur ressort de
compétence. Il a le pouvoir de décider finalement dans tel cas de toutes les questions
qui ne touchent pas à la doctrine ou à l’interprétation de la constitution de l’Eglise.
Ici tous les cas judiciaires doivent être référés à la commission juridique, selon les
dispositions du livre de discipline de l’EPC.
Le synode peut à sa discrétion référer un cas, quelque soit sa nature, à l’Assemblée
Générale de l’EPC, pour qu’elle donne son jugement final. Chaque fois qu’un synode
constatera qu’un dossier touche la doctrine de l’Eglise, il prononcera ses conclusions
en deux volets : d’une part, la décision sur toute question de doctrine, celle relative à
l’interprétation de la constitution de l’Eglise d’autre part.
Le Synode a également le pouvoir de recevoir et d’approuver les minutes des
consistoires de son ressort de compétence, de demander leur correction, de remettre
de l’ordre là où le consistoire concerné s’en serait écarté, de prendre réellement acte
de ce que les consistoires observent la constitution de l’Eglise, de fusionner ou de
scinder les consistoires après l’approbation de l’Assemblée Générale ; le synode a le
pouvoir de nommer les Pasteurs pour des tâches conformes à leur ministère, et de
suivre généralement les consistoires, les paroisses et les personnes placées sous sa
responsabilité, en accord avec la parole de Dieu et les règles établies (celles qui
recherchent l’édification de l’Eglise ; le synode a le pouvoir d’envisager des mesures
propres à promouvoir le développement de l’Eglise dans ses frontières et de les
présenter à l’Assemblée Générale en vue de leur réification lorsqu’elles sont d’intérêt
général pour l’Eglise.
5. Le Synode se réunira une fois par an, une prédication ou une allocut ion sera
délivrée le jour de l’ouverture par le Modérateur, celui là même qui a convoqué la
réunion, ou par un autre délégué au Synode désigné par le Secrétaire du Synode.
Toutes les réunions du Synode s’ouvrent et sont clôturées par la prière.
6. Il est du devoir du Synode d’enregistrer et de garder précieusement toutes ses
décisions, et de les soumettre annuellement à la vérification et à l’approbation de
l’Assemblée Générale, en lui signifiant tous les changements importants survenus à
l’intérieur de ses limites au cours de l’année.
7. Afin que le bien-être spirituel et matériel des paroisses et des pasteurs soit assuré,
chaque Synode instituera un comité des relations ministérielles. Ce comité des
relations ministérielles constitué de sept (7) membres s’occupera des relations entre
les pasteurs et les paroisses. Le Synode confiera à ce comité le soin des paroisses
vacantes dans ses limites, mais il n’empêchera pas au Consistoire d’y exercer son
pouvoir.
8. Le Synode peut élire un conseil général en accord avec les dispositions prévues par
la forme de gouvernement de l’Eglise chapitre XXXVI, sachant que tous les cas
judiciaires seront référés à la commission juridique.
CHAPITRE XII : DE L’ASSEMBLEE GENERALE
1. L’Assemblée Générale est la plus haute autorité de l’Eglise. Elle représente en une
seule instance toutes les paroisses. Son nom est l’Assemblée Générale de l’Eglise
Presbytérienne Camerounaise.
2. L’Assemblée Générale se tient une fois par an. Le Modérateur de la dernière
Assemblée Générale, membre avec tous ses droits et privilèges de délégué s’il est
présent au lieu et date prévus pour la rencontre, procèdera à l’ouverture des travaux
au cours d’un culte solennel d’ouverture ; il devra présider les travaux jusqu’à
l’élection d’un nouveau Modérateur.
Si le Modérateur est absent pour quelques raisons que ce soit, un autre délégué
pasteur ou Ancien de l’Eglise, sera désigné par le secrétaire Général, pour remplir les
fonctions mentionnées ci-dessus. Aucun délégué n’aura le droit d’intervenir ou de
voter à l’Assemblée Générale avant que son nom n’ait été enregistré par le Secrétaire
Général, et sa délégation examinée et remplie dans les documents de l’Assemblée
Générale.
3. Une Assemblée Générale spéciale peut être convoquée uniquement à un moment
d’extrême nécessité, et de la manière suivante : c’est le Conseil général convoqué qui,
par un vote affirmatif de deux tiers de ses membres, approuve la convocation d’une
Assemblée Générale. Alors le Modérateur ou, en cas d’impossibilité, le Secrétaire
Général, par une correspondance ou tout autre moyen, précisera les motifs, lieu, date
et heure de cette réunion spéciale, convoquera les délégués. En effet les délégués de
cette Assemblée Générale spéciale seront ceux de la réunion ordinaire précédente,
ou leurs suppléants. Un Consistoire cependant aura le droit de choisir un délégué ou
un suppléant à la place d’un autre qui serait décédé ou aurait changé son affiliation
comme membre depuis la dernière réunion d’Assemblée Générale ordinaire. La
convocation pour une Assemblée Générale spéciale sera envoyée au moins soixante
jours à l’avance à chaque délégué et au Secrétaire de chaque Consistoire et de chaque
Synode.
4. l’Assemblée Générale comprendra une délégation égale de Pasteurs et d’Anciens
de l’Eglise de chaque Consistoire, dans les proportions suivantes : chaque Consistoire
élira la moitié de tous ses pasteurs, et élira le même nombre d’Anciens de l’Eglise.
Ces délégués seront appelés délégués commissionnaires à l’Assemblée Générale, tel
que l’indique le chapitre XXII, section I de la forme de gouvernement de l’Eglise.
5. Les délégués commissionnaires à l’Assemblée Générale étant arrivés à la date, lieu
et heure fixés par la correspondance convoquant une l’Assemblée Générale spéciale,
si deux tiers (2/3) de tous les délégués, ou plus (Pasteurs et Anciens de l’Eglise) se
réunissent, le quorum est suffisant pour le démarrage des travaux de l’Assemblée
Générale spéciale.
6. l’Assemblée Générale recevra les requêtes, les plaintes, et les appels qui lui sont
régulièrement soumis par les juridictions inférieures, ainsi que toutes les questions de
doctrine et celles relatives à l’interprétation de la constitut ion de l’Eglise.
L’Assemblée Générale peut, elle-même se prononcer sur ces cas, ou bien les référer
d’abord aux comités appropriés de cette Assemblée Générale, pour une étude et
propositions ; les conclusions des travaux en comité sont vérifiées et approuvées par
l’Assemblée Générale, conformément au livre de discipline.
Elle recevra les procès verbaux (minutes) de tous les Synodes pour examen et
approbation. S’il y a lieu elle relève les exceptions, donne les instructions. Dans tous
les cas, en accord avec la constitution de l’Eglise, l’Assemblée Générale devra être le
lien d’union, de paix, de relation et de confiance mutuelle entre toutes les paroisses
qui constituent cette Eglise.
7.C’est aussi à l’Assemblée Générale qu’appartiennent le pouvoir de décision dans
toutes les controverses relatives à la doctrine et à l’interprétation de la constitution
de l’Eglise, le pouvoir de reprendre, de prévenir, de témoigner contre l’erreur sa
doctrine et l’immoralité dans la pratique d’une session, d’un Consistoire, ou d’un
Synode ; d’ériger par partition et/ou fusion (total ou partiel) les juridictions de niveau
inférieur, si cela est nécessaire et conforme à la procédure constitutionnelle. Elle
approuve les fusions, les partitions, ou la création des nouveaux Consistoires réalisées
par les Synodes. Elle autorise les Synodes ou les Consistoires à recevoir sous leur
juridiction respective une instance acceptable pour devenir une partie constituante
de ladite juridiction (lorsqu’elle se trouve à l’intérieur de ces limites géographiques,
ou culturelles).
L’Assemblée Générale a le pouvoir de s’unir à d’autres corps ecclésiastiques, une telle
union s’accomplissant selon la procédure définie par la forme de gouvernement de
l’Eglise ; elle a le pouvoir de diriger et d’entendre les préoccupations de l’Eglise,
d’échanger des correspondances avec d’autres Eglises en des termes agrées par
l’Assemblée Générale et les instances parallèles, de réduire les tendances
schismatiques et les disputes en son sein, et de façon générale de recommander et de
viser la réforme des mœurs et le développement de la charité, de la vérité, de la
sainteté au sein des paroisses qui dépendent d’elle.
8. l’Assemblée Générale s’ouvrira et se clôturera toujours par une prière. Les travaux
de l’Assemblée Générale étant terminés, et la motion de séparation étant adopté par
un vote, le Modérateur de l’Assemblée Générale déclarera du haut de la tribune «en
vertu de l’autorité qui m’est conférée par l’Eglise, je déclare que cette Assemblée
Générale, ayant achevé ses travaux, soit clôturée maintenant jusqu’à la prochaine
rencontre à _____________ le __________ ».
Après cela, il prononcera pour ceux qui sont présents, la bénédiction apostolique.
Quand le Modérateur est un Ancien de l’Eglise, il désignera un pasteur délégué
commissionnaire de l’Assemblée Générale pour prononcer la bénédiction
apostolique.
9. l’Assemblée Générale nommera un conseil général en respect des dispositions
pertinentes de la forme de gouvernement de l’Eglise, chapitre XXVI, pourvu que
tous les cas judiciaires soient référés à la commission juridique.
10. Les documents et tous les autres rapports officiels de l’Assemblée Générale sont
la propriété de l’Assemblée Générale, et le Secrétaire Général est le responsable de
leur préservation, selon la forme de gouvernement de l’Eglise.
CHAPITRE XIII : DE L’ELECTION ET DE L’ORDINATION DES
ANCIENS ET DIACRES
1. Le gouvernement de l’EPC est représentatif et le droit du peuple de Dieu d’élire
ses responsables est indéniable. Toute fois, aucun homme ne peut se placer comme
autorité dans cette Eglise, sans se soumettre au choix électif des membres de cette
Eglise. En effet, ceux qui ont été appelés et élus aux fonctions de pasteur, Ancien de
l’Eglise, Diacre devront être installé par ordination. Et personne ne devra être
ordonné si ce n’est pour l’accomplissement d’une tâche précise. Ici nous allons
montrer comment l’on procède à l’ordination d’un Diacre ou d’un Ancien de l’Eglise.
2. Chaque communauté paroissiale élira des personnes (hommes ou femmes) parmi
ses membres réguliers, à la fonction d’Ancien de l’Eglise ou de Diacre, selon l’usage
reconnu dans cette paroisse. Mais ceux-ci doivent être membres communiants de la
paroisse lorsqu’ils reçoivent leurs charges.
3. Après l’élection de cette personne à la fonction d’Ancien de l’Eglise ou de Diacre,
et cette personne ayant accepté de prendre cette charge, l’on l’installera de la manière
suivante :
4. Au cours d’un culte normal, après la déclamation de la parole de Dieu (sermon),
si c’est possible, le pasteur qui préside indiquera, de façon précise le manda de
l’Ancien de l’Eglise ou de Diacre, la nature sa fonction, le caractère propre à et les
devoirs à accomplir. Ceci étant fait en présence de la communauté, il posera au
candidat les questions suivantes :
a-Crois-tu en un seul Dieu manifesté en trois personnes : le père, le fils, et le
Saint-Esprit, et confesses-tu à nouveau le seigneur Jésus-Christ, comme le chef
de l’Eglise qui sert son corps?
b-Crois-tu que les écritures (bible) ancien et nouveau testament, sont la parole
de Dieu, la seule règle infaillible de la foi et du service?
c-Accepteras-tu pour toi, et considères-tu que la confession de foi et les
catéchismes de cette église sont conformes à la doctrine enseignée dans les
saintes écritures?
d-Acceptes-tu le forme de gouvernement et la discipline de l’Eglise
Presbytérienne camerounaise?
e-Acceptes-tu prendre la charge d’Ancien de l’Eglise (ou de Diacre) dans cette
église ; et promets-tu d’accomplir les devoirs et d’essayer par la grâce de te
couvrir de l’évangile, d’être un exemple, pour la paroisse dans laquelle Dieu t’a
fait responsable?
f-Promets-tu la soumission à tes frères dans la foi au Seigneur Jésus-Christ?
g-Promets-tu d’être un artisan de paix, d’unité et de pureté dans l’Eglise?
Si les réponses sont affirmatives, le pasteur déclare alors : « Dieu te voit, et il entend
tes paroles d’engagement!»
Puis il posera la question suivante à la communauté paroissiale toute entière réunie :
«Vous, membres de cette paroisse…. Reconnaissez-vous, et recevez-vous ce frère
(cette sœur) dans la foi comme ancien de l’Eglise (ou Diacre de l’Eglise de Jésus-
Christ), promettez-vous l’encourager, de reconnaître son autorité dans le Seigneur,
honneur lié à sa charge, selon la parole de Dieu et la constitution de l’Eglise?».
Les membres ayant répondu à cette question, la main levée en signe affirmatif, le
pasteur poursuivra le service de la consécration par la prière et l’imposition ds mains,
l’élu demeurant à genoux. Après cette prière de consécration, le pasteur dire :
«Au nom du Seigneur Jésus-Christ chef suprême de l’Eglise, et en considérant la
puissance qui m’avait été transmise par l’imposition des mains du consistoire, je te
déclare maintenant dûment ordonné et mis à part pour le saint service d’Ancien de
l’Eglise (de Diacre). Tu as reçu une portion admirable de l’Esprit-Saint!».
5. Ensuite, les membres de la session ou les Diacres salueront et recevront l’Ancien
de l4eglise ou le Diacre nouvellement ordonné avec la main droite en disant : «je te
tends ma main droite d’amitié et de collaboration t’invitant à prendre part à notre
service parmi nous».
6. L’office d’Ancien de l’Eglise et celui de Diacre sont tous deux perpétuels, et ils ne
peuvent pas être mis de côté par plaisir ou caprice. Nul ne peut être dépouillé de l’un
de ces offices, si ce n’est par déposition. Cependant un Ancien de l’Eglise ou un
Diacre peut, à cause de l’âge ou d’une infirmité, devenir incapable d’accomplir les
devoirs de son office ; par ailleurs, un Ancien de l’Eglise ou un Diacre, bien que
n’étant pas frappé d’accusation d’hérésie ou d’immoralité, peut devenir indésirable à
cause de son caractère officiel, par le vote de la majorité des membres de la
communauté à laquelle il appartient. Dans ce cas comme cela arrive souvent au
Ministre, doit cessé d’être actif.
7. Quand un Ancien de l’Eglise ou un Diacre ne peut plus accomplir son service soit
à cause de la faiblesse physique, soit parce que la communauté n’accepte plus son
service, mais n’étant pas coupable d’un péché, le conseil paroissial doit vérifier et tout
écrire dans les minutes. Toute fois une telle mise à l’écart ou cessation de service ne
peut se faire, sans consentement de l’intéressé, à moins que le consistoire ne décide
autrement.
8. Si une paroisse décide d’élire les Ancien de l’Eglise et les Diacres avec des mandats
limités, cela peut se faire, mais avec un terme ne dépassant pas trois ans, renouvelable
une seule fois. Le conseil paroissial organisera les anciens et les diacres en trois
classes :
Les mandats seront toujours de trois ans, une classe achevant son mandat chaque
année.
Dans ces conditions, des mandats plus courts peuvent être aménagés afin d’équilibrer
le nombre d’Anciens ou de Diacres dans un groupe qui présente des places vacantes.
Un Ancien de l’Eglise ou un Diacre mis en trêve, reste ancien ou Diacre ; à ce titre il
peut être désigné délégué au consistoire, au synode, ou à l’Assemblée Générale.
9. Les Diacres de sexe féminin (Diaconesses) seront élues et installées de la même
manière que les Diacres. Elles sont sous l’autorité du conseil paroissial, qui leur
distribuera aussi des responsabilités et des devoirs.
CHAPITRE XIV : A-DES CANDIDATS AU MINISTRE DE
L’EVANGILE
1. Les Saintes Ecritures demandent qu’une certaine preuve soit requise de ceux qui
seront ordonnés au Ministère de l’Evangile ; que cette fonction ne perde pas sa
dignité en étant confiée à des hommes faibles ou indignes ; et que les paroisses
puissent avoir la possibilité de jugement des talents de ceux par qui elles seront
instruites et dirigées. Suivant ce but, les consistoires peuvent recevoir et diriger
comme candidats à l’ordination ceux qui selon leur appréciation, semblent valables
pour cette sainte fonction. Ceux-ci après une formation, subiront des épreuves qui
sanctionneront leurs talents (I Timothée 3, 1-7 ; 12 ; II Timothée 2, 2 ; III Jean 12).
2. Un candidat au ministère pastoral doit être membre régulier d’une paroisse. Il doit
ressentir un appel au service de l’évangile de Jésus-Christ. Le consistoire sous
l’autorité duquel est enrôlée la paroisse dont il est membre, l’inscrira comme candidat.
Sous la direction du consistoire, ce candidat poursuivra ses études et sa formation
pratique pour préparer à recevoir l’ordination du consistoire.
3. L’étudiant pour le Ministère Pastoral sera reçu au consistoire qui a autorité sur la
paroisse où est inscrit son nom comme membre communiant.
4. Quiconque cherchant à être pris sous la tutelle d’un consistoire en tant que
candidat au ministère pastoral devra être membre communiant d’une paroisse sous
la direction dudit consistoire, pendant une période d’au moins six mois avant la date
de l’introduction de sa demande au consistoire, ceci par l’intermédiaire de la session
de sa paroisse. La session transmettra sa demande au secrétaire du consistoire,
accompagné de son avis propre, trois mois au moins avant la date de la réunion du
consistoire pour la considération de la requête. Le secrétaire du consistoire
acheminera rapidement cette demande à un comité approprié qui procèdera à un
examen minutieux du candidat, (enquête de moralité dégageant sa conduite ; son
caractère ; ses capacités intellectuelles, physiques, et émotionnelles ; son niveau
académique ; son engagement spirituel ainsi que les raisons qui l’ont orienté vers le
saint ministère). Le comité dans son évaluation des éléments ci-dessus mentionnés,
devra utiliser tous les services d’orientation et de conseil dont dispose l’Eglise. Le
compte rendu au consistoire par ce comité devra contenir toutes les évidences et
preuves que l’examen de qualification du candidat a été minutieusement mené, ceci
dans tous les domaines pouvant avoir une incidence sur l’exercice du ministère
pastoral.
Ce compte rendu devra contenir spécifiquement la recommandation précisant si le
candidat doit ou non être accepté sous tutelle du consistoire. Il est exigé au comité
qu’il recommande au consistoire toute disposition concernant chaque demande qui
lui est présentée. S’il arrive que le candidat échoue pour un certain motif, et que le
consistoire ait l’intention de l’accepter, cette juridiction peut statuer en faveur du
candidat à condition qu’il se prononce par un vote au trois quarts de ses délégués, et
mention explicite sera faite dans les minutes à présenter au synode.
5. Comme suite au compte rendu du comité qui recommande l’admission sous tutelle
du candidat, et avant que le rôle sur cette question ait lieu, le candidat se présentera
personnellement devant le consistoire qui l’interrogera sur son expérience chrétienne,
les formes de services chrétiens dans lesquels il est engagé, et les motivations à sa
candidature au ministère pastoral. Si les qualifications et les réponses présentées par
le candidat sont jugées satisfaisantes, le consistoire le recevra sous sa tutelle comme
candidat après ce qui suit :
Le modérateur posera la question suivante :
a. Croyez-vous du fond du cœur être appelé au ministère de l’évangile?
b. Promettez-vous, en vous remettant à la grâce de Dieu, de garder une attitude
et une conduite chrétienne, d’être diligent et fidèle dans votre préparation à
ce ministère?
c. Promettez-vous d’être soumis aux exigences du consistoire comme candidat
au ministère pastoral dans l’Eglise Presbytérienne Camerounaise?
d. Souhaitez-vous être reçu par ce consistoire comme candidat au ministère
pastoral dans l’Eglise Presbytérienne Camerounaise?
Si les réponses à toutes ces questions sont affirmatives, le modérateur ou la
personne désignée par lui, s’adressera au candidat en lui donnant quelques
exhortations, et la prière clôturera la cérémonie. Le nom du candidat devra
alors être enregistré sur la liste des candidats du consistoire pour l’ordination.
6. Le candidat demeure membre communiant de sa paroisse d’origine sous l’autorité
de la session. Il reste sujet à la discipline ecclésiastique de la session. Mais en ce qui
concerne sa formation au ministère, il sera sous la supervision du consistoire et ne
pourra transférer son appartenance à aucune autre paroisse sous l’autorité d’un
consistoire, sans l’approbation du consistoire dans lequel ce candidat est inscrit.
Il est du devoir du consistoire de montrer au candidat un intérêt attentif et une grande
sollicitude, et de le guider fidèlement dans ses études, sa formation pratique et les
lieux de sa formation où il doit entrer. En aucun cas, un candidat ne pourra éviter ou
éliminer un cours ou une matière prescrit dans la forme de gouvernement sans avoir
obtenu l’accord du consistoire. Cet accord doit être écrit dans les minutes du
consistoire.
7. Pour permettre au candidat de croître et de se fortifier en sagesse, en stature, et en
grâce devant Dieu et devant les hommes, pour le service qu’il pourra rendre, et pour
une formation effective. Le consistoire l’aidera à participer au service de l’Eglise ; et
après une année d’étude au séminaire, il devrait être encouragé par le consistoire, à
conduire des services cultuels, et à mener des études bibliques, des enseignements
adressés aux publics de plus en plus larges et variés. Un étudiant en théologie ne peut
en aucun cas, être Modérateur d’un conseil paroissial (Stated Supply) à moins que le
consistoire lui confère spécialement ce pouvoir. Toutes fois il ne pourra, dans ces
conditions, administrer les sacrements, ou procéder aux célébrations des mariages
religieux.
8. Le consistoire exigera du candidat un rapport annuel relatif à l’évolution de ses
études et de son service au sein de l’Eglise. Le consistoire recevra également un
rapport annuel de l’institution qui assure la formation du candidat aux charges de
ministre, relatif à sa conduite, son assiduité et au progrès dans les études et la
formation.
9. Si un candidat veut quitter un consistoire et intégrer un autre, le consistoire
d’origine, s’il approuve ce transfert, produira un certificat de transfert qu’il enverra
au consistoire sollicité. De même la session de la paroisse à laquelle il appartient, lui
délivrera un certificat de radiation pour admission dans une autre paroisse. Le
candidat peut à sa demande, être autorisé à se dégager de la tutelle du consistoire ; si
le consistoire le juge raisonnable, il peut aussi rayer le nom de ce candidat de ses
listes. Mais dans ce cas, il devra préciser les motifs de sa décision à la session de la
paroisse et à l’institution de formation qui l’accueillent pendant la durée de la
formation. Et il notifiera le candidat lui-même.
B. DE LA CONSECRATION DES LICENTIATES
1. Le consistoire donnera au candidat l’autorisation de prêcher la parole de Dieu,
pour vouloir s’assurer qu’il aime et accepte le ministère pastoral, avant de recevoir
l’ordination. En effet, avant d’être ordonné pasteur, le candidat demeure membre
communiant d’une paroisse et avant de recevoir la consécration de Licentiate, il reste
sous l’autorité du consistoire pendant au moins un an. Si le consistoire préfère
raccourcir cette durée, il peut le faire si trois quarts (3/4) des délégués de ce
consistoire l’approuvent. La décision ainsi prise devra être mentionnée dans les
minutes du consistoire.
2. Un candidat qui, après ses études de théologie, veut être consacré Licentiate, sera
examiné par son consistoire. Mais s’il préfère aller travailler dans un autre consistoire,
son consistoire d’origine devrait lui délivrer un certificat de transfert vers cet autre
consistoire, qui le consacrera finalement Licentiate.
3. Parce qu’il est bien réprobateur à la religion, et dangereux pour l’Eglise de confier
le saint ministère aux hommes faibles et ignorants, le consistoire demandera à chaque
candidat de présenter les références qui attestent qu’il a acquit suffisamment des
connaissances générales. Il montrera, preuves à l’appui, qu’il a suivi avec succès des
études de théologie pendant une durée d’au moins deux ans. Le consistoire
l’examinera dans sa connaissance de la Bible, de sa langue, de la théologie et de
l’histoire de l’Eglise. Si quelques délégués du consistoire trouvent que le candidat n’a
pas bien abordé l’épreuve relative à la maîtrise des connaissances théologiques, ils
peuvent demander au consistoire de la réexaminer. Cette seconde épreuve sera écrite,
les questions seront consignées dans les minutes du consistoire.
4. Pour bien s’assurer que le candidat peut être consacré Licentiate, et qu’il peut
garder sa foi en l’évangile de Jésus-Christ, le consistoire lui demandera :
a) D’écrire une étude sur un sujet de théologie ;
b) D’interpréter (explication, commentaire, discussion) quelques versets bibliques ;
c) De prononcer un sermon (déclamation de la parole de Dieu).
Si le consistoire le veut, il peut demander au candidat de prononcer ce sermon au
cours d’une cérémonie culturelle publique. Personne ne pourra être consacré
Licentiate, sans s’être soumis au préalable soumis à cette épreuve. Mais, si le
consistoire veut qu’un candidat évite certains points de ceux qui viennent d’être
énumérés ci-dessus, cela ne pourrait se faire que si les trois quarts (3/4) des délégués
du consistoire présents l’approuvent, et toutes les raisons se rapportant à ce sujet
devront être consignées dans les minutes du consistoire.
5. Les mesures les plus efficaces doivent être prises pour prévenir l’admission au saint
ministère de toute personne peu ou mal préparé. Si donc le consistoire pense qu’un
candidat doit être consacré Licentiate bien qu’il ne satisfasse pas aux qualifications
éducationnelles requises, le consistoire consultera le synode sous la juridiction duquel
il se trouve, ou au comité dûment autorisé et habilité ; si le synode donne son
approbation, le consistoire accorde la consécration de Licentiate au candidat. Si le
synode rejette l’idée, il le signifiera au consistoire par écrit en mentionnant les raisons
qui ont motivés ce rejet. Lorsqu’elles seront reçues par le consistoire concerné, elles
devraient être lues en totalité, et étudiée avec tous les soins nécessaires ; le consistoire
pourra, avec l’accord des trois quarts des délégués présents décider de consacrer le
candidat aux fonctions de Licentiate. Le consistoire est tenu de consigner
entièrement et explicitement dans ses minutes la position exprimée par le synode à
ce sujet ; ici devrait apparaître les avis qui sont contre l’autorisation de consécration
d’un Licentiate, y compris la réaction officielle du consistoire.
6. Si le consistoire a déjà examiné le candidat et a trouvé qu’il présente le profil de la
tâche, il le consacrera Licentiate suivant la procédure ci-après établie :
Le consistoire lui posera les questions suivantes :
a)Croyez-vous en un seul Dieu et qui s’est révélé au monde comme Père, Fils, et
Saint-Esprit, et confessez-vous à nouveau Jésus-Christ comme votre Seigneur et
votre Sauveur ; le reconnaissez-vous au dessus de toutes chose, comme le chef (tête)
de l’Eglise qui est son corps?
b) Croyez-vous que l’Ecriture (ancien et nouveau testament) est la parole de Dieu, la
seule règle infaillible de foi et de service?
c)Acceptez-vous et faites-vous la profession de foi et les catéchismes de l’EPC,
comme conformes à l’enseignement de l’Ecriture Saintes?
d) Acceptez-vous être un artisan de paix, d’unité et de pureté dans l’Eglise de Jésus-
Christ?
e)Promettez-vous obéissance à ce consistoire ou à un autre, partout où l’on pourra
vous affecter.
7. Après les réponses affirmatives du candidat, le modérateur du consistoire dira une
prière de circonstance ; puis il s’adressera au candidat en disant ;
«Au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par le pouvoir dont il a lui-même investi son
Eglise, en vue du progrès de son œuvre, nous vous donnons l’autorisation, la licence
d’annoncer l’Evangile partout où Dieu vous enverra en tant que candidat au saint
Ministère. Nous implorons que la bénédiction divine soit sur vous, et que le Saint-
Esprit remplisse votre cœur».
Pour tous les actes de consécration seront minutieusement consignés par écrit, tels
qu’ils se sont déroulés suivant la formulation suivante :
«Lieu…………………….., date ………………………
Le consistoire de ………………….. a reçu un bon témoignage se rapportant à …….
(nom du Licentiate)…………………. ; homme juste et paisible. Il a reçu une
formation suffisante. Le consistoire l’a déjà éprouvé pour sa consécration comme
Licentiate, et puisqu’il a déjà répondu affirmativement à toutes les questions, le
consistoire consacre …………. (Nom du candidat)……………Licentiate et accepte
qu’il proclame la parole de Dieu dans ce consistoire, comme candidat au ministère
pastoral, partout où il lui sera demandé de travailler».
8. Lorsque celui qui veut être consacré Licentiate quitte son consistoire pour un autre
avant d’arriver à la fin des épreuves, cet autre consistoire pourra continuer à
l’examiner à partir du niveau où s’était arrêté le premier consistoire.
9. La durée de service d’un Licentiate est de quatre ans. Mais si le consistoire le désire,
il peut rallonger cette durée d’un an pour qu’elle aille jusqu’à cinq ans. Si le Licentiate,
de sa propre initiative, exerce un autre service qui est incompatible avec le service de
l’évangile, le consistoire doit le destituer de son rang de Licentiate. Mais quoiqu’il en
soit, un Licentiate n’est pas autorisé à administrer les sacrements, de même il ne peut
célébrer les mariages.
10. Avant d’être ordonné pasteur, le Licentiate doit au préalable recevoir l’ap pel d’une
paroisse, ou alors le consistoire lui confiera une responsabilité qui convient à un
pasteur ; il devra pour ainsi l’accomplir ce que prévoit le chapitre XXI paragraphe 4
de la forme de gouvernement de l’EPC.
CHAPITRE XV : DE L’APPEL DES PASTEURS
1. Chaque paroisse doit être sous la supervision d’un pasteur. Et lorsqu’une paroisse
est vacante, elle doit rapidement procéder à l’élection d’un pasteur de la manière
suivante :
La session convoquera une assemblée générale qui se tiendra au lieu habituel de culte,
afin d’élire un comité de nomination représentant la communauté. Sa fonction sera
de proposer à l’élection de la congrégation, la candidature d’un ministre de culte
comme pasteur. L’annonce publique de la date, lieu et objet de l’assemblée, sera faite
au moins une semaine avant quelle ne se tienne. Le comité de nomination
rencontrera le comité des relations ministérielles du consistoire tel que prévu dans la
forme de gouvernement de l’EPC chapitre XV…
Dès que ce comité est prêt à présenter son rapport, il préviendra la session, qui
convoquera l’assemblée paroissiale au lieu habituel de culte dans le but de prendre
une décision en fonction du rapport de ce comité de nomination. L’annonce publique
quant aux lieux, date et objet de la rencontre, sera faite au moins une semaine avant
l’évènement. Le même processus sera suivi pour l’élection d’un pasteur associé.
DE LA RELATION ENTRE UN PASTEUR ET UNE PAROISSE :
La relation entre un ministre et une paroisse peut être en tant que : Pasteur, Pasteur
associé, Pasteur assistant, ou «Stated Supply» (pasteur qui est un suppléant
temporaire). Tous devront être des pasteurs ordonnés, sauf dans les cas
exceptionnels où le consistoire pourra affecter dans les paroisses des Licentiates,
candidats au Ministère de pasteur, ou même en cas d’urgence des Anciens de l’Eglise
comme suppléants temporaires.
Un pasteur ou un pasteur associé sera élu par un vote de la congrégation ; et l’appel
se fera selon la forme de gouvernement de l’EPC ; les termes de l’appel qui précisent
les relations mutuelles établies par le consistoire. La demande d’examen d’un tel
changement par un consistoire doit être faite, soit par le pasteur appelé, so it par la
paroisse en suivant la décision qui aura été prise au cours de l’assemblée générale de
la paroisse. Le statut de pasteur associé n’est pas affecté par le décès ou la démission
du pasteur. Les liens de pasteur ou de pasteur associé sont établis pa r un acte
d’installation du consistoire, et ne peuvent être remis en cause que par un autre acte
du consistoire, conformément aux dispositions pertinentes de la forme de
gouvernement de l’EPC.
Un pasteur associé sera guidé dans sont travail par le pasteur Modérateur de la
paroisse en relation avec la session.
Un pasteur assistant est un Ministre du culte proposé par le pasteur appelé de la
paroisse, et invité par la session pour assister le modérateur dans ses diverses tâches.
La session et le consistoire établiront la relation entre le modérateur et son assistant.
Tout changement dans cette relation doit être approuvé par le consistoire. Aucun
appel formel ne sera fait par la congrégation, encore moins une installation.
Un pasteur désigné «stated supply» est un Ministre désigné par la session et nommé
ou affecté par le consistoire pour assumer les fonctions de pasteur d’une paroisse. Ce
type de relation sera uniquement établi avec la permission du consistoire,
conformément à la forme de gouvernement de l’EPC, et s’étendra sur une période
ne dépassant pas une année. Aucun appel formel de la congrégation ne sera fait, et
aucune installation ne sera nécessaire. Le «stated supply» qui est membre du
consistoire pourra, avec l’accord de ce dernier, assumer la fonction de Modérateur
de la session.
Un suppléant temporaire peut être un Ministre du culte, un Licentiate, un candidat à
la charge de pasteur, ou en cas d’urgence, un Ancien de l’Eglise fourni par la session
pour conduire les services lorsqu’une paroisse est sans pasteur, ou lorsqu’un pasteur
est incapable d’assumer ses fonctions.
2. Quand une communauté paroissiale est convoquée pour l’élection d’un pasteur,
ou d’un pasteur associé, le modérateur de la session ou un autre pasteur du même
consistoire, désigné à cet effet, présidera cette réunion, le secrétaire de la session
assurera le secrétariat de séance. Seuls les membres communiants dûment reconnus,
ont le droit de vote, et personne d’autre.
Les membres électeurs étant rassemblés, une prière invoquant la présence,
l’assistance et l’inspiration du saint esprit de Dieu doit être dite par le président de
séance. Le modérateur demandera alors que le rapport du comité de nomination soit
publié ; il posera ensuite la question suivante aux membres communiants (collège
électoral) : «êtes-vous prêts à procéder à l’élection du pasteur (pasteur associé)?». S’ils
répondent par l’affirmative, le modérateur soumettra le nom présenté par le comité
de nomination à l’élection. Le choix du comité doit au préalable être présenté au
comité des relations ministérielles du consistoire. Le modérateur demandera aussi si
les membres de la communauté paroissiale ont le nom d’un autre ministre de culte
qu’ils voudraient présenter à l’élection. Le vote se fera à bulletins secrets. Dans les
cas, une majorité de voix sera nécessaire pour être élu.
3. En ce qui concerne l’élection d’un pasteur, s’il apparaît qu’une forte minorité
s’oppose au candidat qui a bénéficié de la majorité des voix, le modérateur s’efforcera
de dissuader cette majorité de maintenir sa position. Mais si cette majorité insiste sur
ses droits d’appeler le pasteur, le modérateur préparera un rapport d’appel en bonne
et due forme, en précisant par écrit : le nombre de votants, le nombre de voix
favorables à l’appel du pasteur, le nombre de voix contre cet appel, tous les détails
sur le déroulement du vote, toutes les démarches entreprises pour permettre au
consistoire d’être clairement informé en étudiant cet appel. Le conseil paroissial lui-
même adressera au consistoire une lettre d’appel précisant les circonstances dans les
quelles le choix a été fait.
4. La lettre d’appel sera rédigée dans les termes suivants : EPC paroisse de …. , ayant
des données suffisantes et étant satisfaite quant à vous M. …. Et quand à vos
qualifications pour les fonctions pastorales, et ayant confiance en vous, sur la base
de ce que nous connaissons de vous, croyons que votre service pour l’évangile sera
bénéfique à nos besoins spirituels, et en toute vérité, nous vous faisons appe l et
souhaitons que vous deveniez le pasteur de notre communauté, vous promettant,
dans l’exercice de votre fonction toute l’aide nécessaire, des encouragements et
l’obéissance dans le seigneur afin que vous soyez dégagés des soucis et des ennuis
matériels, nous, de notre côté, promettons et nous engageons à vous payer la somme
de …. Francs CFA chaque mois, régulièrement et pendant la durée de votre fonction
comme pasteur dans notre paroisse, ceci ajouté à l’utilisation gratuite du presbytère ;
d’une période de … pour les vacances annuelles. Nous acceptons de payer le
pourcentage, suivant la décision de l’Assemblée Générale de l’EPC. Nous nous
engageons également à voir annuellement avec vous si cette compensation est
suffisante, ceci avant l’adoption du budget paroissial.
En foi de quoi nous opposons nos signatures ici ce jour.
Date….. Lieu….
Signatures
«Je soussigné…… ayant été Modérateur de l’Assemblée Générale paroissiale de …..
, qui a fait appel au Révérend…. Pour ses services pastoraux, certifie que l’appel a été
fait conformément aux dispositions de la forme de gouvernement de l’EPC, et que
les signataires du présent appel étaient mandatés par un vote de la communauté
paroissiale.
Le Modérateur de l’Assemblée Paroissiale»
5. Un ou plusieurs délégués peuvent être désignés par la paroisse, pour présenter et
défendre l’appel devant le consistoire. Ces délégués devront présenter au consistoire,
une lettre qui atteste qu’ils sont mandatés par leur paroisse.
6. Il est du droit de la paroisse de déléguer une ou plusieurs personnes pour la
poursuite et le soutien de cet appel au consistoire.
7. Ce ou ces délégués présenteront leur appel au consistoire, en retenant le nom de
celui qu’ils appellent. Si le consistoire estime que cet appel s’est fait dans l’intérêt de
l’Eglise en général, et pour le progrès de l’évangile au sein de cette paroisse en
particulier, il transmet l’appel à ce pasteur. Mais aucun pasteur, ni Licentiate, ni
candidat au ministère pastoral ne pourra recevoir un appel par un aut re moyen.
8. Lorsqu’une paroisse a appelé un Pasteur ou un Licentiate, ou un candidat au
ministère pastoral, et que ce dernier a accepté l’appel, ceci signifie une demande de
son installation dans ses fonctions de pasteur. Lorsqu’un Licentiate reçoit don c un
appel, approuvé par son consistoire, il sera ordonné pasteur sans autre examen. Le
consistoire procèdera également à son installation comme pasteur de la paroisse ce
même jour si cela est possible.
9. Si l’appel s’adressait à un Ministre, un candidat à la charge pasteur, ou un Licentiate
d’un autre consistoire, les délégués devront d’abord présenter ce dossier leur propre
consistoire. Ce consistoire pourra transmettre cet appel au consistoire d’origine de
ce Pasteur, s’il estime que la procédure est normale et légale.
10. Lorsqu’une paroisse appelle un Ministre, ou un Licentiate, ou un Candidat à la
charge Pasteur d’un autre consistoire, les délégués qui suivent et défendent cet appel
devront présenter au consistoire les raisons pour les quelle cet appel est adressé à ce
Pasteur. Après une étude minutieuse du problème sous tous ses aspects, le
consistoire peut :
a)le transmettre à l’intéressé, s’il le juge nécessaire pour la gloire de Dieu et la paix
dans son Eglise ;
b) Refuser cet appel, s’il estime que la paix et l’édification de l’Eglise sont menacées ;
c)Référer tout le dossier au synode.
Toutefois, un pasteur ne pourra être transféré d’une paroisse à une autre sans son
consentement. Si un tel sujet suscite une querelle entre pasteur et sa paroisse, le
consistoire leur enverra une convocation écrite afin de se présenter devant lui à la
prochaine rencontre. Cette convocation sera lue du haut de la chaire, dans un temple,
au moins deux semaines avant la réunion.
11. Si une paroisse appelle un Pasteur d’un autre consistoire, et qu’il accepte cet appel,
son consistoire d’origine lui délivrera un certificat de radiation à présenter au
consistoire où il va.
CHAPITRE XVI : DE L’ORDINATION ET DE L’INSTALLATION DE
PASTEUR DANS UNE PAROISSE
1. Aucun pasteur ou Licentiate ne recevra un appel venant d’une paroisse sans
l’accord préalable de son consistoire. Lorsque le consistoire a reçu la lettre d’appel,
s’il estime que cela est légitime, et s’il pense que c’est un acte qui pourrait aider
l’Eglise, il la transmet à celui que la paroisse veut appeler.
2. Quand un Licentiate a reçu et accepté un appel à être pasteur, ou pasteur associé,
approuvé par le consistoire qui lui a transmis cette lettre d’appel, ce consistoire doit
alors vite préparer les moyens de son orientation.
3. Un consistoire ne peut pas ordonner un Licentiate qui a l’intention d’aller travailler
dans les limites d’un autre consistoire, à moins que cet autre consistoire ne le
demande. Cependant, son consistoire doit lui délivrer un certificat de radiation, le
remettant au consistoire où il va.
4. Si un candidat doit recevoir l’ordination par un autre consistoire qui n’est pas celui
qui l’a consacré Licentiate, cet autre consistoire devra vérifier sa moralité et sa
conduite, et bien s’assurer de sa formation générale théologique, de sa position sur la
doctrine des sacrements, ainsi que sur la forme de gouvernement et la discipline de
l’Eglise. Il devra également prêcherdevant le consistoire. Quand un candidat reçoit
l’ordination du consistoire qui l’a consacré Licentiate, ce dernier devra s’assurer de sa
conduite et ses connaissances intellectuelles. Mais on ne lui posera plus de question
comme lorsqu’il recevait l’autorisation de prêcher l’évangile (ordination de
Licentiate), tel que cela est mentionné au chapitre XIV de la forme de gouvernement
de l’Eglise.
Lorsqu’un consistoire a accepté de procéder à l’ordination à un Licentiate, il devra
alors fixer la date de cette cérémonie. Si c’est possible, il pourra être ordonné dans la
paroisse où il va travailler.
5. Le jour de l’ordination étant arrivé, le consistoire ou la commission désignée à cet
effet fera une prédication adaptée à la circonstance. Le modérateur du consistoire ou
le vice modérateur, ou un autre pasteur du même consistoire désigné par le
modérateur lira ensuite brièvement du haut de la chaire, l’ordre du service
d’ordination établie par le consistoire. Il soulignera l’importance, la signification et la
nature de l’ordination, afin que l’assistance soit pénétrée par un réel sentiment de
solennité de l’évènement. Puis, s’adressant au candidat, il lui posera les questions
suivantes :
a)Croyez-vous en un seul Dieu et qui s’est révélé au monde comme «Père, Fils, et
Saint-Esprit», et confessez-vous à nouveau Jésus-Christ comme votre Seigneur et
votre sauveur ; le reconnaissez-vous au dessus de toutes choses, comme le chef (tête)
de l’Eglise qui est sont corps?
b) Croyez-vous que l’Ecriture (Ancien et Nouveau Testament) est la parole de Dieu,
la seule règle infaillible de foi et de service?
c)Acceptez-vous et faites-vous votre la profession de foi et les catéchismes de l’EPC,
comme conformes à l’enseignement de l’Ecriture sainte?
D) Acceptez-vous la forme de gouvernement et la discipline de l’EPC?
e)Promettez-vous obéissance à vos frères dans la foi?
f) Conformément à votre conscience personnelle, est-ce que vous reconnaissez avoir
été conduit à chercher la charge du Saint Ministère par l’amour de Dieu et un désire
sincère de proclamer sa gloire par l’Evangile de son fils Jésus-Christ?
g) Promettez-vous d’être zélé et fidèle dans le maintien de la vérité de l’évangile, la
pureté et la paix de l’Eglise, quelles que puissent être les persécutions et l’opposition
qui pourraient l’entraver?
h) Vous engagez-vous à être fidèle et appliqué en tant que chrétien et ministre de
l’Evangile dans l’exercice de tous vos devoirs, qu’ils soient personnels ou ceux envers
les autres, en privé ou en public, et à vous efforcer par la grâce de Dieu à honorer
l’exerce de l’Evangile dans votre façon de vivre, et de marcher devant le troupeau
dont Dieu vous fait gardien, avec une piété exemplaire?
i) Voulez-vous entreprendre le service de pasteur dans cette Eglise suivant votre
acceptation faite lorsqu’elle vous avait appelé, et permettez-vous de vous appuyer sur
Dieu pour être fort, fidèle dans l’accomplissement de tous les devoirs qui vous
incombent en tant que ministre de l’Evangile du Seigneur Jésus-Christ?
6. Le Licentiate ayant répondu affirmativement à ces questions, le président de cette
réunion posera les questions suivantes à la communauté rassemblée :
a)Vous, communauté chrétienne de cette paroisse, maintenez-vous le désir de
recevoir …… (Nom du pasteur appelé) …… que vous avez appelé comme votre
pasteur (ou votre pasteur associé)?
b) Promettez-vous de recevoir la parole de vérité qui sortira de sa bouche, avec
humilité et amour, et de vous soumettre à lui dans l’exercice fidèle de la discipline?
c)Promettez-vous de l’encourager dans sa tâche et de l’assister dans ses efforts pour
votre instruction et édification spirituelle?
d) Vous engagez-vous à lui fournir, tant qu’il restera votre pasteur ce soutien matériel
suffisant que vous jugerez nécessaire pour l’honneur de la religion et pour son bien -
être parmi vous?
7. La communauté ayant répondu affirmativement, aux questions en levant la main
droite, le Licentiate s’agenouillera, et le pasteur qui préside la cérémonie élèvera une
prière, ce pendant que les autres pasteurs présents à la cérémonie et appartenant au
même consistoire imposeront la main droite sur la tête du candidat (ou des candidats
s’ils sont plusieurs), selon l’exemple apostolique. C’est la mise à part solennelle pour
le maintien du ministère de l’Evangile. La prière terminée, le consacré est invité à se
lever ; le célébrant puis tous donneront la main droite en déclarant chacun :
«Je donne la main droite de collaboration pour prendre part avec nous à ce
ministère».
Après cet acte des pasteurs, le célébrant principal (ici le Modérateur) dira alors :
«Je déclare maintenant que …….. (Nom du candidat)……. Ayant déjà régulièrement
reçu l’ordination et l’installation comme pasteur de cette Eglise ; conformément à la
parole de Dieu et selon la constitution de notre Eglise, à ce titre il a le droit de recevoir
toute aide, encouragement, honneur et obéissance dans le Seigneur au nom du Père,
du Fils, et du Saint Esprit, amen.»
Après tout cela ; le pasteur qui préside ou tout autre pasteur désigné dans ce but par
le consistoire, ou bien les pasteurs désignés par le consistoire pour ce service,
confèreront solennellement la mission au pasteur et à l’Eglise de persévérer dans
l’accomplissement de leurs taches réciproques ; après la prière et le chant (psaumes
ou cantique) la communauté se dispersera, non sans avoir reçu la bénédiction de la
part de Dieu, dite par le pasteur nouvellement ordonné et installé. Le consistoire
enregistrera soigneusement la manifestation.
8. L’installation terminée, les officiers et les membres de cette paroisse devront
s’avancer vers leur pasteur pour lui donner la main droite en signe de réception
cordiale et d’affectueuse attention.
9. Dans le cas de l’installation d’un Ministre antérieurement ordonné, il ne lui sera
posé que les questions suivantes :
a)Désirez-vous maintenant prendre la charge de cette paroisse en tant que pasteur,
conformément à votre déclaration lorsque vous avez accepté l’appel?
b) En toute conscience, dans la mesure où vous vous connaissez vous-même, croyez-
vous et déclarez-vous, en acceptant cette charge, que vous êtes conduit par le désir
sincère de promouvoir la gloire de Dieu et le bien-être de cette Eglise?
c)Promettez-vous solennellement que, avec l’aide et la grâce de Dieu, vous vous
efforcerez de servir fidèlement cette communauté sous la session, et maintiendrez
avec prudence le comportement honorable d’un serviteur du Christ, conformément
aux engagements faits lors de votre ordination?
10. Lorsqu’il s’agit de l’ordination pastorale des Licentiates qui ne sont pas encore
appelés par des paroisses, les questions qui leur seront posées, seront identiques à
celles posées à un pasteur qu’on ordonne et installe dans une paroisse, à la seule
différence que la huitième question devra être formulée de la manière suivante :
«Maintenant, acceptez-vous entreprendre le ministère pastoral sans charge pastorale,
et promettez-vous vous appuyer sur la puissance de Dieu, pour être fort, fidèle,
comme un pasteur de la bonne nouvelle de notre Seigneur Jésus-Christ?» (Question
(h) de la page 49).
CHAPITRE XVII : LA DISSOLUTION DES RELATIONS
PASTORALES
1. Quand un pasteur présentera la démission de sa charge pastorale au consistoire,
il demandera à cette paroisse (sa paroisse) de se présenter par l’intermédiaire de
ses délégués, afin de montrer s’il est nécessaire que le consistoire rejette cette
décision. Si la paroisse n’est pas représentée, ou si les raisons pour garder ce
pasteur dans cette paroisse sont jugées insuffisantes, sa démission pourra être
acceptée et la relation dissoute.
Si une paroisse souhaite dissoudre les relations pastorales avec son pasteur, une
procédure similaire sera suivie. Mais lorsque le pasteur et la paroisse prennent
ensemble l’initiative pour la dissolution de la relation pastorale, une réunion de la
communauté paroissiale devra être convoquée, et elle sera conduite de la même
façon que l’appel d’un pasteur.
2. Quand un pasteur posera sa démission pour des raisons d’âge ou d’incapacité
pour un service efficace, et que la communauté poussée par une attention affective
pour sa personne et de reconnaissance son œuvre en son sein, pourra souhaiter
qu’il continue à être associé à titre honoraire. Une réunion régulière devra être
convoquée, pour que la communauté paroissiale élise (élève) ce pasteur au rang
de PASTEUR EMERITE avec ou sans salaire, suivant la décision de la
communauté, mais il n’aura plus ni d’autorité, ni de devoir pastoral. Cette mesure
devra d’abord être approuvée par le consistoire et ne prendra effet que lorsque le
consistoire aura prononcé la dissolution des relations entre ce pasteur et sa
paroisse.
CHAPITRE XVIII : DES MISSIONS
Lorsque plusieurs paroisses d’un consistoire se trouvent sans pasteur, et qu’elles ne
recevront plus que difficilement la parole de Dieu et les sacrements, il est nécessaire
que ce consistoire (ou même la paroisse) demande à un autre consistoire, ou synode,
ou assemblée générale de leur envoyer l’aide suffisante pour palier à ces absences
dans la mesure de leurs possibilités. Toute paroisse qui fera une telle demande devra
d’abord passer par son consistoire. En effet, si le consistoire accepte de leur envoyer
des pasteurs, ou des laïcs autorisés, il remettra à ces missionnaires, des attestations
qu’ils devront présenter là où ils auront été affectés, pour qu’ils soient bien accueillis.
L’Assemblée Générale peut également envoyer des missionnaires dans un consistoire
pour l’érection des paroisses, ou pour aider les paroisses sans pasteur. C’est pourquoi
l’Assemblée peut demander à un consistoire d’ordonner des pasteurs de l’Evangile
de Jésus-Christ ; ces derniers seront sans paroisse : ce sont des évangélistes. Des
pareilles missions ne se créent qu’avec l’approbation de ceux qui sont qualifiés pour
cela. Et il faut retenir que ce sont les juridictions seules qui envoient ces
missionnaires, et qui décident des questions de leur salaire et de toute aide que
pourraient recevoir ceux qui y vont.
CHAPITRE XIX : DES MODERATEURS
1. Il est bien nécessaire dans les juridictions de l’Eglise, comme dans les autres
réunions, d’avoir un modérateur ou un président, dont la fonction sera de conduire
avec ordre et diligence.
2. Le Modérateur, qui est membre de l’instance qu’il est sensé diriger, doit être
considéré comme possédant, par délégation de l’ensemble, toute l’autorité nécessaire
pour le maintien de l’ordre, pour convoquer ou ajourner les corps délibérants, et
diriger leurs opérations selon les règles de l’Eglise. Il est proposé aux instances tout
sujettes de délibération qui se présente. Il peut proposer ce qui lui semble être la
procédure la plus régulière et rapide. Il veillera à ce que les membres ne
s’interrompent pas et exigera d’eux, que leurs interventions s’adressent au président.
Il préviendra toute déviation hors du sujet, et tout usage de réflexions personnelles.
Il imposera le silence à ceux qui refusent d’obtempérer. Il exigera que ceux qui
désirent quitter l’instance délibérante obtiennent une permission préalable. Il saura
proposer au moment opportun (quand les délibérations sont terminées) la mise aux
voix. Si la juridiction est divisée de moitié, sa voix sera alors prépondérante. S’il ne
veut pas trancher, il devra alors remettre la question aux voix une nouvelle fois, si la
division par moitié persiste et qu’il refuse d’utiliser sa voix, le modérateur a le pouvoir
de retirer la question des débats. Pour toute question soumise à l’élection, le
modérateur fera une déclaration claire et concise de l’objet du vote ; et le vote ayant
eu lieu il devra annoncer le résultat de la consultation. Il aura de même le pouvoir,
en toute occasion d’urgence impérative, de convoquer la juridiction par lettre
circulaire avant la date normale prévue ; le modérateur reste en fonction jusqu’à ce
que son successeur soit installé, et assume les charges administratives telles que
précisées par la juridiction.
3. Le consistoire désigne un Modérateur chaque année ; ou à chaque rencontre, selon
ce que le consistoire estime convenable.
Le Modérateur du synode et celui de l’Assemblée Générale sont choisis à chaque
rencontre de ces juridictions ; le Modérateur ou (en cas d’absence) un délégué
statutaire désigné par le secrétaire de la juridiction, devra procéder à l’ouverture de la
prochaine rencontre par une méditation. Ce délégué dirigera la rencontre jusqu’à
l’élection du nouveau modérateur. Les Modérateurs des juridictions (consistoire,
synode, et assemblée générale) peuvent être un ancien de l’église et dans ce cas l’acte
d’ouverture d’une rencontre se réduira à une allocution et non une méditation ; mais
au niveau de la paroisse, seuls les pasteurs assument ces fonctions.
CHAPITRE XX : DES SECRETAIRES
Chaque juridiction désignera un secrétaire qui mettra sur écrit tout ce que la
juridiction a fait. La durée de son mandat sera fixée par la juridiction elle-même.
Ses fonctions comprendront : l’enregistrement et ses transactions, le soin des
dossiers et des archives sans les perdre, et il en fournit les extraits régulièrement
sollicités. Les extraits issus de la main du secrétaire seront considérés comme
preuves authentiques des faits déclarés dans une juridiction ecclésiastique, ou
dans tous les domaines de la vie de l’Eglise.
CHAPITRE XXI : DES PAROISSES VACANTES
[Link]érant la grande importance du rassemblement hebdomadaire au temple
pour adorer Dieu, et afin de parfaire leurs connaissances de la parole de vérité, de
confirmer leur habitudes dans le culte et leur désir de la bonne publique afin
d’augmenter leur respect envers le Dieu Très-Haut et de promouvoir la charité qui
unit les hommes fermement dans la société, il est recommandé que chaque
communauté sans pasteur puisse se réunir le jour du Seigneur pour prier, chanter et
lire les Saintes Ecritures, et réaliser les œuvres divines approuvées suivant la
recommandation du consistoire à l’intérieur duquel se trouve la paroisse, ainsi que
les œuvres qu’elle pourra se procurer.
Que anciens de l’Eglise et les Diacres soient les personnes qui président et cherchent
les passages bibliques et autres ouvrages à lire ainsi qu’à voir si l’ensemble est conduit
de manière digne et convenable.
2. La charge des paroisses sans pasteur sera confiée par chaque consistoire à son
comité des relations ministérielles. Ce comité, en consultation avec la session
proposera au consistoire un modérateur à cette session. Il sera appelé «Stated
Supply», chargé du culte. Ce comité, toujours en consultation avec session,
s’occupera de la recherche d’un pasteur pour cette paroisse, tel que prévu dans «la
forme de gouvernement de l’Eglise, CHAPITRE XXVII ;
3. seuls les Ministres et les Licentiates des consistoires de cette Eglise seront les
personnes à employer comme «Stated Supply», dans les paroisses sans pasteur,
excepté dans les paroisses fédérées. Il sera du pouvoir des ministres non engagés
dans un service d’Eglise régulier, d’aider les paroisses sans pasteur dans les limites de
leur consistoire respectif, à moins que le consistoire l’en ait exempté.
4. Si une paroisse reste plus d’une année sans pasteur, les Ministres qui s’en
occuperont ne seront que ceux qui sont choisis par le consistoire, jusqu’au moment
où la communauté de cette paroisse aura choisi un pasteur, et que le consistoire l’aura
installé dans cette paroisse.
5. Chaque synode nommera un comité qui gardera (s’occupera) les paroisses vacantes
de son territoire. Ce comité des relations ministérielles assistera les comités des
relations ministérielles des consistoires ; toute fois, ce comité du synode n’empêchera
pas le consistoire d’agir dans ce domaine.
CHAPITRE XXII : DES DELEGUES A L’ASSEMBLE GENERALE
1. Les délégués à l’Assemblée Générale de l’EPC seront toujours désignés par les
consistoires. Ces délégués seront choisis au cours d’une réunion ordinaire précédent
immédiatement celle de l’Assemblée Générale. Il devra en être ainsi, pour permettre
aux délégués de partir de leur paroisse respective, et d’arriver à temps au lieu où se
tient l’Assemblée Générale. Seulement le choix des délégués ne doit pas s’effectuer
plus de huit mois avant la tenue de l’Assemblée Générale. Il est souhaitable que
chaque délégué ait un suppléant qui puisse le remplacer en cas d’empêchement.
2. Avant son enregistrement comme membre de l’Assemblée Générale, chaque
délégué devra présenter une attestation de son consistoire, contenant le nom et la
signature du modérateur, et celle du secrétaire de ce consistoire, rédigée de la manière
suivante :
Le consistoire de …………………….
S’étant réuni à ……………………….. Le ………………………………,
A dûment désigné M. …………………………………….
Pasteur ou Ancien de l’Eglise pour être délégué représentant son consistoire à la
prochaine réunion de l’Assemblée Générale de l’EPC qui se tiendra à
………………., le ……………………., ou quelque soit les lieu et temps de cette
instance au cours de cette année. Nous lui octroyons de ce fait le pouvoir de voter,
de consulter, de délibérer en toutes choses qui pourront être portées devant cette
assemblée, suivant les principes de la constitution de notre Eglise et la parole de Dieu.
Nous lui laissons le soin de nous présenter un compte rendu à son retour.
Signé par ordre du consistoire,
……………………………
Le Modérateur
……..
Le secrétaire du consistoire
…………………………
Cette désignation doit être enregistrée dans les minutes du consistoire.
1. Afin d’avoir dans la mesure du possible une délégation complète pour chaque
juridiction, il est normal que les frais de déplacement des pasteurs et des Anciens de
l’Eglise nécessaires pour leur participation aux travaux de l’Assemblée Générale,
soient pris en charge par les instances qui les ont choisis ou qui les reçoivent.
CHAPITRE XXIII : DES ORGANISATIONS DE L’EGLISE : LEURS
DROITS ET DEVOIRS
1. Les membres d’une paroisse ou quelques paroisses peuvent se regrouper pour
s’associer, sous des formes régulières d’association, dans le but d’accomplir un
service spécial, pour des raisons missionnaires ou d’entraides, ou dans un but
d’éducation religieuse et d’accompagnement spirituel.
2. Dans le cas où de telles organisations existent dans une paroisse elles seront
sous le contrôle direct, la supervision, et la direction de la session (conseil
paroissial). Si elles couvrent le territoire compris dans les limites d’un consistoire
ou d’un synode, elles seront responsables vis-à-vis de cette juridiction ; si elles
couvrent une superficie plus grande qu’un synode, elles seront responsables vis -
à-vis de l’Assemblée Générale.
3. Les noms et titre de telles organisations spéciales peuvent être choisis par les
membres de ces associations. Elles ont le pouvoir d’adopter chacune ses propres
statuts et élire ses propres responsables, soumis toujours au pouvoir de révision et
de contrôle confié par la constitution aux différentes instances de l’Eglise.
4. Chaque fois que ces organisations spéciales voudront collecter ou dépenser de
l’argent pour des œuvres de bienfaisance, cela devra toujours être soumis au
pouvoir de supervision, et de direction confié par la consultation aux sessions et
aux juridictions supérieures.
CHAPITRE XXIV : DES MODIFICATIONS ET AMENDEMENTS
La constitution de l’EPC se compose de ses symboles doctrinaux, embrassés dans la
confession de foi, le grand et le petit catéchisme ; la direction de l’adoration ; la forme
de gouvernement et le livre de discipline.
A. Les modifications et les amendements à la confession de foi et aux catéchismes
ne peuvent se faire que de la manière suivante :
1. Les amendements ou modifications de la confession de foi et aux catéchismes
(grand et petit catéchisme) peuvent être proposés par l’Assemblée Générale ; mais ils
ne peuvent pas être imposés obligatoirement à l’église, à moins qu’ils ne soient
approuvé par les 2/3 des délégués à l’Assemblée Générale issus des consistoires qui
se prononceront par écrit.
Une fois la modification ou l’amendement adopté, l’acte ainsi pris doit être
promulgué par l’Assemblée Générale suivante. A cette occasion tous les papiers de
vote des consistoires devraient être ramenés, contrôlés et examinés.
2. Avant de transmettre aux consistoires les amendements ou les modifications de la
confession de foi, ou des catéchismes par l’Assemblée Générale, cette dernière
constituera d’abord, pour étudier ce sujet, un comité composé de Ministres et
d’Anciens de l’Eglise, d’au moins quinze membres. Pas plus de deux membres de
comité ne devraient être issus d’un même consistoire ; ce comité devrait présenter
ses recommandations lors de l’Assemblée Générale suivante pour qu’elles rentrent
en application.
B. Les modifications et amendements à la direction de l’adoration, à la forme de
gouvernement et au livre de discipline peuvent être faits de la manière suivante :
1. L’approbation d’un amendement proposé par l’Assemblée Générale mérite d’être
considéré comme faisant désormais partie intégrante de la constitution, et de fait doit
être appliqué par les consistoires.
2. Pour cela, un vote affirmatif par écrit la majorité de tous les consistoires doit être
fait.
3. Quand il apparaît à l’Assemblée Générale que tous les amendements ou
modifications proposés, relatifs soit au livre de discipline, soit à la forme de
gouvernement, soit à la direction de l’adoration, ont obtenus une majorité de votants
de tous les consistoires, l’Assemblée Générale déclarera que ces amendements ou
modifications sont adoptés, et deviennent de ce fait immédiatement applicables.
[Link] altération des clauses contenues dans ce chapitre pour amender ou
modifier la confession de foi, les grand et petit catéchisme, ou la forme de
gouvernement de l’Eglise, ne pourra se faire sans l’ouverture de l’Assemblée
Générale, soumettant ces propositions (projets) à tous les consistoires pour :
*Soit les approuver par écrit à la majorité de la 2/3 des membres présents ;
*Soit les adopter.
Ce n’est qu’au bout de ce processus que la modification ou l’amendement est
promulgué.
Il sera obligatoire à l’Assemblée Générale de soumettre à tous les consistoires, pour
approbation, des ouvertures se rapportant aux modifications de la direction de
l’adoration, ou à la forme de gouvernement, ou au livre de discipline de l’Eglise,
lesquels seront soumis à cette même Assemblée Générale par 1/3 des consistoires
qui la composent. C’est alors que l’ouverture sera formulée et transmise par
l’Assemblée Générale aux consistoires pour leur action conformément aux
dispositions constitutionnelles des premières sections.
CHAPITRE XXV : DE L’ASSOCIATION DES DIACRES
1. L’association des Diacres comprend : le pasteur ou les pasteurs de la paroisse et
les Diacres en service actif.
2. Pour cette association, deux Diacres s’il y en a autant, plus le pasteur, constituent
le quorum. Si l’association compte plus de neuf membres statutaires, 1/3 des
membres constituent le quorum à atteindre pour pouvoir siéger et délibérer
valablement.
3. Le Modérateur de l’association sera le pasteur ; si ce dernier est empêché, il devrait
désigner un Diacre pour le faire en ses lieu et place. Toute fois, l’association elle -
même désigne démocratiquement son secrétaire et son trésorier.
4. L’association des Diacres doit s’occuper des pauvres, des malades des délaissés,
des œuvres de bienfaisance, en accord avec les devoirs que les saintes écritures
mentionnent pour cet office. Certaines responsabilités spécifiques ayant trait au
développement de la grâce et de la libéralité parmi les membres de l’Eglise, peuvent
être confiées à l’association des diacres par la session de la paroisse. Elle rend compte
à la session de tous ses actes dans la gestion des biens.
5. L’association des Diacres pourra tenir des réunions publiques et spéciales toutes
les fois que cela sera demandé par deux de ces membres, par la session ou par le
pasteur. L’association tiendra les minutes de ses délibérations et de tous les fonds mis
à sa disposition ainsi que leur distribution. Elle soumettra ces minutes à la session de
la paroisse pour examen, vérification et approbation au moins une fois par an, et
chaque fois que la session paroissiale l’exige.
6. L’association des Diacres peut aussi s’occuper des finances et des biens, meubles
et immeubles de leur paroisse. En le faisant elle rend compte de tous ses actes, une
fois par an. Cependant, il faut dire qu’au sujet de la gestion du patrimoine de la
paroisse, la session paroissiale doit toujours respecter la décision du consistoire.
CHAPITRE XXVI : DU CONSEIL GENERAL ET DE L’ASSEMBLEE
GENERALE
I- Le Conseil Général est établi et chargé de l’autorité et des devoirs ainsi
spécifiés : il s’appelle Conseil Général de l’EPC
II- Le Conseil Général de l’EPC est sous l’autorité de l’Assemblée Générale et
aura les devoirs suivants :
A. Devoirs spécifiques :
1) Cultiver et promouvoir le bien être spirituel de l’Eglise toute entière.
2) Superviser les intérêts spirituels et matériels des conseils et départements de
l’Eglise.
3) Correspondre avec, donner des conseils et orienter les conseils généraux des
synodes et des consistoires.
4) Préparer les budgets et les soumettre à l’adoption de l’Assemblée Générale,
préparer le travail des nouveaux champs des missions à savoir :
*Celui des aides et des œuvres de bienfaisance,
*Celui du conseil général
*Ceux du bureau de l’Assemblée Générale (budget), et les différents
départements.
5) Considérer les cas d’embarras sérieux pendant les intersessions de l’Assemblée
Générale, ou les urgences relatives au service de bienfaisance et celui
missionnaire de l’Eglise, pouvoir de méthodes d’assistance.
6) Vérifier le travail du bureau de l’Assemblée Générale et ses départements, en
consultation avec le secrétariat général de l’Eglise.
7) Coordonner et encourager les programmes unifié de bienfaisance et
missionnaire de l’Eglise, tels que proposés par les bureaux et les conseils généraux
des différents services de l’Eglise approuvés par l’Assemblée Générale.
III- Le Conseil Général, sous l’autorité de l’Assemblée Générale, cherche les
voies et moyens pour s’acquitter des devoirs tels que :
1) La promotion de la charité et de l’intendance chrétienne à travers toute l’Eglise,
et la culture d’une saine gestion des finances dans l’Eglise ;
2) La promotion des relations publiques de l’Eglise ;
3) La publicité de l’Eglise, comprenant entre autres l’usage des médiats écrits et /
ou audiovisuels ;
4) La promotion et le développement des publications officielles de l’Eglise ;
5) Le développement des associations des hommes, des femmes, et des jeunes de
l’Eglise ;
6) La planification à long terme du programme des stratégies de l’Eglise ;
IV- Le Conseil Général accomplira tous les autres devoirs tels que l’Assemblée
Générale le lui demandera et le lui autorisera, de temps en temps.
V- Le Conseil Général de l’Assemblée Générale sera composé des membres
suivants :
-Le Modérateur de l’Assemblée Générale,
-Le Modérateur sortant de l’Assemblée Générale,
-Le Secrétaire Général de l’Assemblée Générale,
Le Trésorier Général de l’EPC,
Tous les Secrétaires Exécutifs des Synodes,
-Un délégué par consistoire,
-Tous les Directeurs des institutions de l’Eglise,
-Tous les présidents nationaux des associations en activité à l’EPC (ACH-EPC,
ACF, JAPE).
Ceux qui sont membres du Conseil Général en raison de leurs responsabilités,
restent membres de ce conseil tant qu’ils sont en place.
Le mandat de délégué de consistoire est de trois ans renouvelable une fois. Si le
délégué de consistoire au Conseil Général travaille pendant deux mandats
consécutifs, (six années de suite) il ne peut à nouveau être désigné comme délégué
du consistoire qu’après avoir observé une trêve de deux ans. Les délégués de
consistoire peuvent être des pasteurs ou des Anciens de l’Eglise.
VI-Le Modérateur entrant de l’Assemblée Générale de l’EPC assume les
fonctions de Président du Conseil Général de l’Eglise. Il entre en fonction à la fin
des travaux de l’Assemblée Générale qui l’aura élu Modérateur. Le Conseil
Général élit, à sa première réunion après l’Assemblée Générale, un Vice-président
qui servira pendant toute une année. Le président conduit toutes les réunions du
conseil, et il désigne (choisit) les présidents des comités du conseil : les fonctions
de président et de Vice-président sont bénévoles ; le Conseil Général de l’Eglise
se compose des pasteurs ou des Anciens de l’Eglise.
VII-Le Conseil Général désigne son secrétaire par élection ; son mandat, et ses
attributions, sont déterminés par le conseil lui-même, sous réserve de
l’approbation de l’Assemblée Générale. Le conseil général tiendra les minutes de
tous ses actes et les soumettra une fois l’an à l’Assemblée Générale, pour
approbation de toutes les actions accomplies.
VIII-Le Conseil Général adopte son règlement intérieur ; ce dernier ne doit pas
être en contradiction avec les textes fondateurs de l’Eglise.
DES CONSEILS GENERAUX DES SYNODE ET CONSISTOIRE
IX-Un consistoire ou un synode peut élire ses Ministres et des Anciens de l’Eglise,
hommes et femmes sous sa juridiction, comme membre de son conseil général.
Le conseil général d’un consistoire se composera d’au moins cinq (5) membres,
et celui du synode d’au moins sept (7) membres. La moitié de ces membres devra
être des Ministres de culte, l’autre moitié sera composée des Anciens de l’Eglise.
Les places vacantes peuvent être pourvues par le Modérateur du Conseil, jusqu’à
la prochaine assise de cette juridiction. Le mandat d’un membre du Conseil
Général a une durée de trois ans. Pour assurer la continuité les membres du
Conseil Général doivent être divisés en trois classes. Le quorum pour un conseil
général de consistoire sera atteint si le collège réunit au moins trois ministres et
quelques Anciens de l’Eglise ne provenant pas d’une même paroisse. Au niveau
du synode, le quorum sera constitué dès que quatre ministres au moins et quelques
Anciens de l’Eglise sont présents. Si le quorum n’est pas atteint, la réunion de la
juridiction devra être renvoyée à une date ultérieure.
X-Un consistoire ou un synode élira le Président de son Conseil Général, et le
secrétaire de la juridiction qui est élu sera le secrétaire du Conseil Général.
XI-Ces Conseils Généraux ne s’occuperont que des activités pour lesquelles ils
ont été élus, telles que mentionnées ci-dessus. Ils n’ont pas le pouvoir d’initier les
actions qui ne sont pas mentionnées ici. Ils ne sont pas autorisés à traiter des
problèmes d’ordre judiciaire.
XII- Le Conseil Général se déroulera conformément à la constitution et aux
règlements de l’Eglise. Le Conseil Général lui-même siège en privé, à moins que
cela ne soit décidé autrement.
XIII-Les pouvoirs d’un Conseil Général de consistoire peuvent se présenter
comme suit, quand le consistoire l’a décidé :
1) Préparer le «doc ket» pour les travaux de la réunion du consistoire, avec
l’assistance du secrétaire Exécutif du consistoire ;
2) Considérer et rapporter toutes les propositions et toutes les demandes
concernant les finances ;
3) Etre en correspondance avec les conseils généraux du synode et de l’Assemblée
Générale, présenter aux paroisses le budget adopté par l’Assemblée Générale pour
les champs missionnaires, les causes de bienfaisance, et les agences ou
institutions.
Le Conseil Général de consistoire peut aussi avoir les pouvoirs suivants si le
consistoire le décide :
1) Recevoir ou admettre les démissions des Ministres en règle qui n’ont pas de
charges pastorales, dans l’intervalle des réunions ordinaires du consistoire ;
2) Recevoir les Licentiates et les candidats pour le Saint-Ministère aux autres
consistoires, conformément au rapport du comité des candidats ;
3) Transférer les Licentiates et les candidats pour le Saint-Ministère aux autres
consistoires, conformément au rapport du comité des candidats ;
4) Installer les Ministres, ériger ou fermer les paroisses, résoudre les problèmes
qui se posent dans les paroisses, suivant l’accord du consistoire ;
Le Conseil Général du consistoire rapportera à chaque réunion régulière du
consistoire, tous les détails du travail accompli en son sein. Ses dispositions seront
exécutées chaque fois que ce pouvoir lui sera conféré, sachant tout de même
qu’elles seront revues, et pourront être changées par le consistoire.
XIV- Le Conseil Général d’un synode peut avoir les pouvoirs ci-après, quand ils
sont spécialement votés par le synode qui l’a établi :
1) Préparer le «doc ket» des travaux du synode, avec l’assistance du secrétaire
exécutif du synode ;
2) Correspondre avec les conseils généraux des consistoires, celui de l’Assemblée
Générale ;
3) Transmettre les directives du synode en regard aux consistoires, aux sessions
et au peuple de Dieu sous la responsabilité du synode ;
4) S’informer sur tout ce qui se passe dans chaque consistoire ;
5) Cependant, il ne recevra point le pouvoir d’ériger, d’unir, ou diviser les
consistoires ;
6) Encourager la réalisation du budget de bienfaisance, des causes missionnaires,
et des institutions qui se trouvent dans la juridiction. Il le fera en consultation avec
les conseils généraux des consistoires.
Le Conseil Général du synode présentera un rapport à chaque réunion
ordinaire du synode. Ses décisions seront exécutées où ce pouvoir lui a été
conféré, mais elles seront revues, et peuvent être reconsidérées par le synode.
XV- les conseils généraux des consistoires se réunissent et se clôturent
selon leur propre convenance, et la convocation de la juridiction qui les a élus.
Mais ils ne devront pas se réunir pendant les sessions ordinaires de ces
juridictions ; à moins que cela soit spécialement autorisé par cette juridiction. Les
minutes de ces juridictions seront annuellement soumises à la juridiction qui les
avait constitués pour révision ; et, si c’est nécessaire, elles seront référées, pour
ce but au comité de correspondance, ou autres comités similaires. Les dépenses
des conseils généraux seront pourvues par les juridictions qui les ont établis.
XVI-Rien dans ce chapitre n’empêchera ni le consistoire, ni le synode d’élire, à
sa discrétion, des commissions spéciales pour des buts administratifs et exécutifs,
lesquels seront soumis aux limitations et régulations selon les pouvoirs contenus
dans ce chapitre, ces commissions doivent travailler en accord avec la constitution
de notre Eglise. Elles devront également les rapporter là où les juridictions qui les
ont établies le demandent.
CHAPITRE XXVII : DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
1. La personnalité de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise est représentée par son
Conseil d’Administration nommé en application de l’article 2 du décret du 28 février
1926.
2. Ce Conseil d’Administration est composé :
-Du Modérateur de l’Assemblée Générale (président),
-Du Secrétaire Général de l’Assemblée Générale (Secrétaire),
-Du Trésorier Général de l’EPC (trésorier),
-Des secrétaires des synodes (membres),
-Du représentant de la commission de New-York (ex-officio).
3. Les attributions du Conseil d’Administration sont les suivantes :
a)Il représente la personnalité civile de l’EPC ;
b) Il est l’agent de liaison entre l’Eglise et le gouvernement Camerounais ;
c)Il gère les biens meubles et immeubles de l’EPC, et contrôle les fonds de
construction provenant des églises sœurs et des subventions de l’Etat et autres ;
d) Il reçoit, vérifie et transmet les dossiers de demande de subventions de l’Etat et
autres ;
e) Le Conseil d’Administration, en tant que personnalité civile de l’EPC, pe ut
acquérir, conserver ou aliéner toutes propriétés et bâtiments appartenant à l’EPC
étant entendu que :
Pour toute vente de propriété, l’accord préalable du Conseil Général doit être obtenu,
et à toute décision d’ordre domanial ou immobilier concernant les paroisses, l’accord
préalable des juridictions concernées doit être obtenu.
f)Dès l’institution de l’Assemblée Générale de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise
marquant, d’une part sa souveraineté, et la dissolution de la mission protestante
américaine «the west africa mission» d’autre part, tous les biens meubles et immeubles
de celle-ci appartiennent à de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise qui en dispose
pour promouvoir l’œuvre évangélique conformément aux accords pris à la
conférence représentative tenue à Elat (Ebolowa) en juillet 1957 entre de l’Eglise
Presbytérienne Camerounaise et la mission protestante américaine.
4. Le Conseil d’Administration rend compte de ses différentes activités au Conseil
Général de l’Assemblée Générale de l’EPC.
5. Le Modérateur de l’Assemblée Générale, Secrétaire Général de l’Assemblée
Générale et le Trésorier Général de l’EPC signent tous trois les contrats approuvés
par le Conseil d’Administration.
CHAPITRE XXVIII : DES TRAVAILLEURS DELEGUES POUR
L’EGLISE
[Link] CANDIDATS AU TRAVAIL DE L’EGLISE
1. En établissant la fonction de collaborateur ecclésiastique, l’Eglise reconnaît les
dons et services d’hommes et femmes qui sont appelés à toutes tâches saintes autres
que le Ministère ordonné (I Corinthiens 12, 1-7 ; Ephésiens 4, 11-12). Un candidat à
cette fonction doit être un membre communiant à l’intérieur de l’Eglise qui, se
sachant appeler à une vocation à l’Eglise, est engagé par un consistoire sous la
direction duquel il poursuit un enseignement et une fonction pratique pour sa
vocation.
2. Les consistoires peuvent recevoir et engager comme candidats, en tant que
travailleurs ecclésiastiques, des hommes et des femmes qui selon leur appréciation
donnent des garanties de leur utilité dans cette fonction après avoir répondu
positivement aux épreuves concernant leurs talents et leurs capacités par rapport à
cette fonction. Les candidats pourront être investis par le consistoire.
3. Chaque candidat à cette fonction sera sous la tutelle du consistoire dans lequel se
trouve la paroisse dont il est membre.
4. Ce candidat devra être un membre communiant d’une paroisse de ce consistoire
et depuis d’au moins six mois avant.
5. Ce candidat devra être un membre communiant régulier d’une paroisse. Une
demande sera remplie auprès du secrétaire du consistoire à travers la session de la
paroisse avec son approbation. Il sera soumis au moins avant toute considération,
pendant ce laps de temps, à un examen particulier et minutieux des caractères et de
comportement ; il en sera fait de même pour ses qualités physiques, mentale et sa
formation intellectuelle, ainsi que les motifs qui ont influencés son désir. Tout ceci
conduit par le comité approprié du consistoire. Le compte rendu de ce comité devra
obligatoirement contenir de manière précise, la recommandation du comité, à savoir,
si le candidat est ou non sous la tutelle du consistoire, afin d’être revu par le synode.
6. Après le rapport du synode concernant la réception du postulant, ce dernier se
présentera personnellement devant le consistoire pour être examiné sur son
expérience religieuse et sur les motivations de son choix. Si les témoignages et
l’examen sont jugés satisfaisants, le consistoire le recevra sous sa tutelle de la façon
suivant :
Le Modérateur du consistoire lui posera les questions suivantes :
a)Croyez-vous dans la mesure où vous vous connaissez vous-même, être appelé à la
fonction de collaborateur ecclésiastique?
b) Promettez-vous, en vous appuyant sur la grâce de Dieu, de garder un caractère et
une conduite chrétienne, d’être appliqué et fidèle durant toute votre préparation pour
cette charge?
c)Promettez-vous de vous conformer à la supervision du consistoire pour toutes les
questions qui concernent votre préparation à cette charge?
d) Désirez-vous maintenant être reçu par le consistoire comme candidat à la fonction
de collaborateur ecclésiastique de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise?
Si ces questions ont reçu une réponse affirmative, le modérateur ou quelqu’un
désigné par lui, donnera une brève adresse au candidat, et terminera par une prière.
Le nom du candidat sera enregistré dans le registre du consistoire comme travailleur
que l’Eglise pourra employer.
7. Quoique étant ainsi enregistré par le consistoire, le candidat reste membre
communiant d’une paroisse et soumis à la juridiction de sa session. Mais le consistoire
l’aidera, lui donnera des conseils et l’orientation en ce qui concerne ses études.
8. Le consistoire devra l’encourager à entreprendre certaines formes de services
chrétiens pour lesquels il se sent appelé pendant les congés.
9. Le consistoire devra exiger de son candidat, un rapport sur son comportement,
l’application et les progrès dans ses études une fois par an au moins.
10. Pour des raisons suffisantes, le consistoire peut rayer le nom d’un candidat de ses
registres. Dans ce cas, il notifiera les raisons de sa décision à la session de la paroisse,
et à l’institution où il poursuit ses études.
[Link] MANDATEMENT DES TRAVAILLEURS ECCLESIASTIQUES
1. Avant d’être mandaté, le candidat devra d’abord rester sous la tutelle du consistoire
pendant au moins une année.
2. Le consistoire sous lequel est resté le candidat est celui qui devra procéder à son
mandatement. Mais s’il reçoit une invitation formelle à travailler à l’intérieur d’un
autre consistoire, son propre consistoire peut le libérer afin d’être mandaté ailleurs.
Et sa paroisse d’origine doit transférer son nom à la paroisse où il va travailler.
3. Le consistoire où il va travailler doit prendre connaissance de son parcours scolaire,
et des diplômes qu’il a obtenus. S’il le juge utile, il peut décider de soumettre ce
candidat à un autre examen, afin de s’assurer de ses compétences et de ses
qualifications.
4. Si le consistoire est satisfait par ces examens du candidat, le modérateur continuera
à lui poser les questions suivantes :
a)Croyez-vous en un seul Dieu : Père, Fils, et Saint-Esprit, et confessez-vous à
nouveau le Seigneur Jésus-Christ comme votre Seigneur et Sauveur, et le
reconnaissez-vous au dessus de toutes choses, comme le chef de l’Eglise qui est son
corps?
b) Croyez-vous que les Ecritures, Ancien et Nouveau Testament, sont la parole de
Dieu, la seule règle infaillible de la foi et du service?
c)Acceptez-vous, et faites-vous vôtre la confession de foi, et les catéchismes de notre
Eglise, comme étant conformes à l’enseignement de la bible?
d) Approuvez-vous la forme de gouvernement de l’Eglise Presbytérienne
Camerounaise?
e)Conformément à votre conscience personnelle, est-ce que vous reconnaissez avoir
été conduit à chercher la fonction de travailleur ecclésiastique mandaté, de votre
amour pour Dieu et un désir sincère de proclamer sa gloire dans l’Evangile de son
Fils?
f) Promettez-vous sincèrement d’assurer tous les devoirs d’un travailleur
ecclésiastique mandaté et d’être un ouvrier de paix, d’unité et de pureté de l’Eglise?
g) Promettez-vous de vous soumettre sans le Seigneur au gouvernement du
consistoire?
5. Le candidat ayant répondu à ses questions par l’affirmative, le modérateur dira une
prière de circonstance et s’adressera ainsi au candidat :
«Au nom du Seigneur Jésus-Christ, chef suprême de l’Eglise, je déclare maintenant
par l’autorité du consistoire, que vous êtes mandaté travailleur ecclésiastique, et
demande que votre nom soit consigné dans les registres de ce consistoire».
6. Un travailleur ecclésiastique mandaté ne pourra pas administrer les sacrements de
baptême, ni présider aux cérémonies de mariage ; il ne peut être modérateur dans les
réunions de la session de la paroisse où il est affecté.
7. Aucun travailleur ecclésiastique ne peut entreprendre un service au sein d’une
paroisse sans autorisation. L’appel d’un travailleur ecclésiastique doit être transmis
par son consistoire, et reçu par ce même consistoire dans lequel il va travailler. Son
transfert doit aussi s’effectuer de la même manière par les sessions.
8. Le mandatement sera valable aussi longtemps que le consistoire dans lequel va le
travailleur ecclésiastique en sera satisfait. Ceci tenant de l’observation de son travail,
des rapports fournis par l’institution où il travaille montrant qu’il est activement
engagé dans la forme de service pour laquelle il est mandaté.
Le consistoire peut révoquer un travailleur ecclésiastique mandaté, si ce dernier
abandonne sa fonction principale pour une activité secondaire ou autre. Dans ce cas,
le consistoire enregistrera les motifs de la révocation et fera un rapport sur sa
décision. Il notifiera le travailleur et la session de la paroisse dont est membre. Le
mandatement peut aussi être supprimé sur la demande du travailleur lui-même.
9. Un consistoire ou une session peut libérer un travailleur afin qu’il soit affilié à un
autre consistoire et à une paroisse. A ce niveau, il sera reçu comme membre affilié.
Mais il doit renouveler ce certificat d’affiliation, tous les deux ans, et la demande du
renouvellement de l’affiliation lui sera fournie par la session de sa paroisse d’origine.
TABLE DES MATIERES
SECTIONS OU TITRES PAGES
CHAPITRES
STATUTS DE L’EPC 1
SECTION I : FORMATION 2
SECTION II : OBJET 3
SECTION III : PERSONNEL RESPONSABLE 4
SECTION IV : RAPPORTS AVEC LES COLLABORATEURS 5
SECTION V : ORGANISATION 6
SECTION VI : LE CONSEIL GENERAL 7
SECTION VII : LE CONSEIL D’ADMINISTRATION 8
SECTION VIII : SIEGE SOCIAL 10
SECTION IX : GESTION DES FONDS 11
SECTION X : MODIFICATION 12
SECTION XI : DUREE 13
LA FORME DE GOUVERNEMENT DE L’EPC 14
CHAPITRE I : PRINCIPES PRELIMINAITRES 15
CHAPITRE II : DE L’EGLISE 17
CHAPITRE III : DES OFFICIERS 18
CHAPITRE IV : DES MINISTRES (PASTEURS) 19
CHAPITRE V : DES ANCIENS DE L’EGLISE 21
CHAPITRE VI : LES DIACRES 22
CHAPITRE VII : LES ORDONNANCES DE L’EGLISE 23
CHAPITRE VIII : DU GOUVERNEMENT DE L’EGLISE 24
CHAPITRE IX : DE LA SESSION D’UNE PAROISSE 25
CHAPITRE X : DU CONSISTOIRE 29
CHAPITRE XI : DU SYNODE 32
CHAPITRE XII : DE L’ASSEMBLEE GENERALE 34
CHAPITRE XIII : DE L’ELECTION ET DE L’ORDINATION DES ANCIENS ET 37
DIACRES
CHAPITRE XIV : DES CANDIDATS AU MINISTRE DE L’EVANGILE 40
CHAPITRE XV : DE L’APPEL DES PASTEURS 46
CHAPITRE XVI : DE L’ORDINATION ET DE L’INSTALLATION DE PASTEUR DANS UNE PAROISSE 50
CHAPITRE XVII : LA DISSOLUTION DES RELATIONS PASTORALES 54
CHAPITRE DES MISSIONS 55
XVIII :
CHAPITRE XIX : DES MODERATEURS 56
CHAPITRE XX : DES SECRETAIRES 57
CHAPITRE XXI : DES PAROISSES VACANTES 58
CHAPITRE XXII : DES DELEGUES A L’ASSEMBLE GENERALE 59
CHAPITRE DES ORGANISATIONS DE L’EGLISE : LEURS DROITS ET 60
XXIII : DEVOIRS
CHAPITRE DES MODIFICATIONS ET AMENDEMENTS 61
XXIV :
CHAPITRE XXV : DE L’ASSOCIATION DES DIACRES 63
CHAPITRE XVI : DES CONSEIL GENERAUX DES SYNODES ET 64
CONSISTOIRES
CHAPITRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION 69
XXVII :
CHAPITRE DES TRAVAILLEURS DELEGUES POUR L’EGLISE 71
XXVIII :
INDEXE / TABLE DES MATIERES 75
LES
STATUTS
DE
L’EGLISE
PRESBYTERIE
NNE
CAMEROUNAI
SE
TITRE 1 : CREATION, DENOMINATION, BUTS
Article 1 : A la suite des activités d’évangélisation du Cameroun par la Mission
Presbytérienne Américaine depuis 1856 ; il a été créée par les nationaux en 1957, le
11 Décembre, une Eglise Chrétienne réformée dénommée Eglise Presbytérienne
Camerounaise en abréviation EPC.
Eglise Presbytérienne Camerounaise fait partie de la Fédération des Eglises et
missions Evangéliques du Cameroun (FEMEC), de la Conférence des Eglises de
toute l’Afrique (CETA), l’Alliance Réformée Mondiale (ARM) et du Conseil
Œcuménique des Eglises (COE).
Article 2 : Eglise Presbytérienne Camerounaise a reçu de son Chef et Sauveur Jésus-
Christ, la tâche de transmettre à toute créature humaine, le message du Royaume de
dieu. Elle affirme, avec toutes les Eglises de la Réforme, l’autorité souveraine des
Saintes Ecritures et trouve en elles la règle de la foi et de la vie. L’expression de sa
foi est la Bible.
Elle proclame le salut par la grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ.
La prédication de la parole et l’Administration des Sacrements (le baptême et la sainte
cène) sont les signes par lesquels on le reconnaît. L’EPC poursuit également
l’accomplissement, de sa tâche par l’enseignement de la Doctrine, la cure d’âme, les
œuvres médicale, scolaire et agricole, les mouvements particuliers notamment parmi
les jeunes, les femmes et les hommes, l’envoi des messagers vers ceux qui n’ont pas
encore entendu parler de l’Evangile de christ, où qu’ils soient, et par tout autre moyen
que Dieu lui inspirera. Elle croit et affirme que le monde pour lequel Jésus-Christ est
mort est le notre aujourd’hui, concret et présent.
Article 3 : Siège social
Le siège social de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise est fixé à Djoungolo-
Yaoundé BP. : 519. Le siège de son Conseil d’Administration y est également. Ce
siège peut être transféré dans une autre localité sur proposition de l’Assemblée
Générale et par décision à la majorité des 2/3 des consistoires.
TITRE II : MEMBRES
Article 4 : Est membre de l’EPC, toute personne, homme ou femme qui confesse
Jésus-Christ comme son Sauveur et son Seigneur et reçoit le sacrement de baptême
au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, des mains d’un Pasteur régulier et qui
déclare se conformer aux présents statuts, à la constitution de l’EPC et à tous les
autres textes régissant l’Eglise Presbytérienne Camerounaise.
Les membres venant d’une Eglise Réformée sont intégrés au sein de l’EPC sur simple
présentation des lettres de transfert et ceux venant de l’Eglise Catholique Romaine,
le sont par réaffirmation de leur foi chrétienne.
Article 5 : La qualité de membre se perd par exclusion ou démission.
Article 6 : Personnel responsable.
L’Eglise Presbytérienne Camerounaise comprend les pasteurs, les Anciens de l’Eglise
et les diacres. Les Anciens représentent les fidèles qui les élisent pour un mandat de
trois ans. Les Diacres sont également élus pour assumer la charge des œuvres de
bienfaisances. Les pasteurs ou ministres de culte sont responsables du Saint Ministère
qui est la plus haute charge ecclésiastique en dignité et en utilité. Tous les Pasteurs
sont égaux. Le pasteur est membre d’un Consistoire mais «Pasteur de l’EPC».
TITRE III : STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT DE L’EPC
Article 7 : La paroisse est la structure de base de l’EPC. C’est la cellule représentant
la présence réelle et concrète de l’EPC dans une région bien délimitée. Elle est dirigée
par le Conseil Paroissial. C’est en son sein qu’exercent tous les actes pastoraux et
ecclésiastiques. Pour faciliter et coordonner le travail de la paroisse et pour rendre
opérationnel le témoignage de l’EPC, l’organisation suivante est ainsi composé : les
Conseils paroissiaux ou Presbytéraux, les Consistoires, les Synodes et l’Assemblée
Générale.
Article 8 :Le Conseil Paroissial comprend le pasteur, Modérateur de la Paroisse et
tous les Anciens de l’Eglise de ladite Paroisse en activité. Le quorum n’est pas atteint
qu’avec au moins deux Anciens et si tous les membres du Conseil ont été
régulièrement convoqués. Le mandat d’Ancien est de trois (03) ans et rééligibles,
maximum 6 ans. Après cette période, un Ancien de l’Eglise ne peut reprendre ses
activités d’Ancien qu’après une trêve de service d’au moins une année. Le conseil
Paroissial est toujours présidé par un Pasteur. Il rend compte au Consistoire qui
contrôle ses actions. Il se réunit sur convocation de son Président ou sur demande
de deux Anciens.
Article 9 : Le consistoire est un organe composé des pasteurs d’une circonscription
donnée et d’Anciens délégués, chacun par son Conseil Paroissial de même ressort. Il
est présidé par un des membres (Pasteur ou Ancien) qui prend le titre de modérateur
du consistoire élu à la réunion ordinaire de l’année pour une durée d’un an. Les
Pasteurs sont des membres à part entière du Consistoire. Les Anciens ont un mandat
d’un an rééligible. Le Consistoire exerce l’autorité sur ses Pasteurs et ses paroisses.
La circonscription est délimitée par le Synode après l’approbation de l’Assemblée
Générale de l’EPC. Le Consistoire rend compte au Synode qui contrôle ses activités.
Toute fois le Consistoire peut s’adresser directement à l’Assemblée Générale.
Le Consistoire tient des réunions ordinaires de fin d’année pour des questions
ordinaires et non urgentes, pour des questions urgentes, il tient des réunions
extraordinaires sur convocation de son Modérateur conformément à la constitution.
Article 10 : Le synode est un organe où assemblée composé de tous les Pasteurs de
sa circonscription et d’Anciens en nombre égal. Tous les Pasteurs et les Anciens sont
délégués par les Consistoires de leur ressort. Le Synode est directement supérieur au
Consistoire. Il rend compte à l’Assemblée Générale qui contrôle ses actions. Il se
réunit une fois l’an et ne peut tenir des réunions extraordinaires que sur demande
explicite de l’Assemblée Générale.
Article 11 : L’Assemblée Générale
L’Assemblée Générale est la Cour Suprême de l’EPC. Ses décisions ne peuvent
souffrir d’aucune contestation à tous les niveaux st sur tous les domaines concernant
l’Eglise Presbytérienne Camerounaise. L’Assemblée Générale est nantie d’autorité
sur l’ensemble de l’Eglise. Cette autorité, elle l’exerce sur toutes les paroisses et toutes
les institutions de l’EPC. Elle fixe les statuts, les règlements intérieurs et tous les écrits
en vigueur élaborés dans nos livres en vigueur. Elle se réunit une fois l’an. Elle
nomme le Conseil d’Administration de l’EPC, le Conseil Général de l’EPC, ses
comités et ses commissions permanents dont elle ratifie les décisions. Les séances de
l’Assemblée Générale sont présidées par l’un des Délégués élu pour un an par ses
pairs. Elle est composée de la moitié des pasteurs de chaque Consistoire et d’un
nombre égal d’Anciens de l’Eglise.
Article 12 : Les Modérateurs
Au niveau de tous les organes de l’EPC, le Modérateur préside toutes les séances de
l’Assemblée qui l’a élu. Il maintient l’ordre dans les débats. Il oriente les débats,
prononce les résultats des votes qui deviennent ainsi les décisions de l’assemblée. Il
est toujours aidé dans ses fonctions par un vice nommé par lui-même. Le Modérateur
du Conseil Paroissial n’a pas de vice. Le Vice Modérateur de l’Assemblée Générale
doit ressortir d’un autre Synode que celui du Modérateur.
Article 13 : Sauf pour le Conseil Presbytéral où le pasteur est président et exécutif, le
Consistoire, le Synode et l’Assemblée Générale élisent chacun parmi ses membres
un Secrétaire Exécutif pour une durée allant de trois à cinq ans. Ils sont rééligibles
suivant que leur travail plait aux assemblées qui les ont élus, dans les cas contraire
leurs mandats peuvent être écourtés. Tout en bien gardant les minutes et les archives
ils sont appelés à exécuter les décisions de leurs assemblées respectives.
Article 14 : Le Secrétaire Général de l’EPC
Le Secrétaire Général de l’EPC est en même temps Secrétaire, de l’Assemblée
Générale. Le secrétaire Général peut déléguer ses pouvoirs à son Assistant, ou à un
pasteur de la localité concerné pour un cas déterminé. Il est ordonna teur de toutes
les dépenses du Secrétariat Général, le fondé de pouvoir de l’EPC sauf en cas de
décisions spéciales du conseil Général. Il représente officiellement l’Eglise dans des
manifestations importantes à caractère ecclésiastique et public. Il veille au bon
fonctionnement de rouages administratifs de l’ensemble de l’Eglise. Il est assisté d’un
Assistant, Directeur du Personnel de l’EPC élu par l’Assemblée Générale et d’un,
Trésorier Général nommé par l’Assemblée Générale. Tous ces trois officiers forment
le comité Exécutif de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise et doivent toujours
provenir de Synodes différents.
TITRE IV : DES MOUVEMENTS CHRETIENS
De l’Organisation féminine, du mouvement des hommes et de l’ACTE/EBK.
Article 15 :
Il est constitué comme organisation annexe de l’EPC :
Une organisation des femmes chrétiennes en abréviation (ACF) ;
Une organisation de la jeunesse chrétienne en abréviation la JAPE ;
Une organisation des hommes chrétiens (ACH) ;
Un mouvement de bienfaisance (ACTE/EBK).
Article 16 : Le but de ces mouvements est la mobilisation de différents groupes en
vue de l’accomplissement d’une action plus dynamique dans l’évangélisation. Dans
différents échelons de l’Eglise des organisations annexes sont placées sous la tutelle
des juridictions correspondantes de l’EPC. La qualité de membre de ces différentes
organisations annexes se trouve par la possession de la carte correspondante.
Article 17 : Les organes de base de ces organisations correspondent aux juridictions
de l’EPC : Conseil Paroissial, Consistorial, Synodal et Assemblée Générale
conformément à la constitution.
TITRE V : ORGANISATION DES ŒUVRES SOCIALES DE L’EPC
CHAPITRE 1er : ORGANISATION DE LA FONDATION
Article 18 : Il est constitué au sein de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise,
différentes œuvres sociales
Œuvres scolaire dirigée par un Secrétaire à l’Education ;
Œuvre médicale dirigée par un Directeur Administratif et Financier ;
Œuvre agrile dirigée par un Directeur Administratif ;
Les foyers d’assistant évangélique dirigés par leurs Directeurs respectifs ;
Une imprimerie dirigée par un Directeur.
Article 19 : Le personnel technique cadre et subalterne utilisé par ses œuvres est régi
par le Code de Travail conformément aux textes et règlements en vigueur dans la
République Unie du Cameroun.
Article 20 : L’accès aux emplois dans nos œuvres est ouvert tous ceux, sans
distinction de sexe, qui manifestent la vocation de sa vie d’une manière spéciale, sous
réserve des conditions d’aptitudes physiques, mentales, spirituelles et morales.
Article 21 : Le personnel utilisé par nos œuvres est tenu de servir les intérêts de l’EPC
dans l’accomplissement de sa vocation prophétique avec efficacité, probité, sens
d’initiative et respect de la chose commune.
Il doit participer activement au développement de tout l’homme (économique, social,
culturel et spirituel).
Article 22 :
Le personnel de l’EPC est classé en catégorie correspondant à leur niveau de
recrutement.
Il existe quatre catégories désignées dans l’ordre hiérarchique décroissant :
Les officiers de l’EPC (élus et nommés de l’assemblée Générale,
Administrateurs et cadres Techniques). Les emplois de cette catégorie,
correspondent aux fonctions de direction, de conception et de contrôle ;
Les agents de maîtrise (les adjoints servant dans toutes nos œuvres niveau
minimum requis baccalauréat). Les emplois de cette catégorie correspondent
aux fonctions d’élaboration et d’application à un huit niveau ;
Personnel d’exécution (les fonctionnaires de l’EPC). Ces emplois
correspondent à des tâches d’exécution spécialisées ;
Personnel subalterne (sans CEPE) les emplois de cette catégorie
correspondent à des tâches d’exécution courantes.
CHAPITRE 2 : ORGANE DE GESTION DU PERSONNEL
Article 23 : Les Conseils Généraux
Le consistoire, le Synode, l’Assemblée Générale, élisent chacun dans son sein un
Conseil Général dont le nombre des membres est déterminé par la constitution de
l’EPC travaillant à l’intervalle des sessions ordinaires et ne s’occupent que des
questions socio-économiques des cas juridiques ne relevant que de la seule
compétence des juridictions. Ils sont présidés par les Modérateurs des juridictions
correspondantes.
Article 24 : Le conseil Général de l’Assemblée Générale
Le Conseil général de l’Assemblée Générale se réunit à l’intervalle des sessions de
l’Assemblée Générale. Il est convoqué par le Secrétaire Général et ses séances sont
présidées par le Modérateur de l’Assemblée Générale. Il élit son Secrétaire, lui donne
un mandat et fixe ses indemnités. Il est composé des représentants des Synodes, des
Consistoires et des institutions, du Modérateur de l’assemblée Générale, du Secrétaire
Général de l’EPC, de son Assistant, et enfin du Trésorier Général de l’EPC. Il se
tient trois fois l’an au moins. Il est en rapport avec les comités et commissions
permanentes socio-économiques.
Article 25 : Toutes nominations ou promotion qui n’a pas comme but de pourvoir
régulièrement à une vacance d’emploi est interdite.
Article 26 : La première réunion du Conseil Général est une séance budgétaire et
partant vote les budgets de toutes les institutions. Elle convoque tous les
responsables d’institutions qui viennent défendre leur budget mais qui ne
représentent que des voix consultatives.
La première réunion du Conseil général contrôle la réalisation des budgets votés en
début d’années.
Article 27 : La Direction du Personnel
La Direction du Personnel est placée auprès du secrétariat Général et l’Assistant en
assure la présidence.
Article 28 : La Direction du Personnel est saisie pour avis ou suggestion des
problèmes d’intérêt général concernant la manière de servir du personnel de toute
l’Eglise en rapport avec le Code du Travail et autres textes en vigueur dans la
République du Cameroun.
Article 29 : La Direction du Personnel comprend :
Un service du contentieux ;
Un conseil de discipline ;
Un service d’organisation chargé de bourses, stages et planification.
Article 30 : Le Conseil de discipline se compose de neuf membres : le Directeur du
personnel, président, le directeur et le chef du personnel de l’OMEPC ; le secrétaire
et le secrétaire adjoint à l’éducation, le chef du personnel de l’OAEPC, l’avocat
conseil de l’EPC et le secrétaire général de l’EPC.
Article 31 : Les fonctions du membre du conseil de discipline sont gratuites.
Eventuellement à l’occasion des sessions du conseil, les frais de transport et de séjour
sont à la charge des institutions.
Article 32 : Les litiges du personnel culte (Pasteurs, Catéchistes) n’intéressent pas le
conseil de discipline mais plutôt les consistoires ou paroisses. Néanmoins, ce
personnel est classé dans l’ordre d’enseignants et bénéficie de tous les droits et
prérogatives afférents.
Article 33 : L’EPC à travers sa direction du personnel a le devoir d’assurer au
personnel, la protection contre les menaces, outrages, violences, voies de fait, injures
ou diffamation dont il peut être l’objet dans, en raison ou à l’occasion de l’exercice
de ses fonctions.
Article 34 : La responsabilité civile de l’EPC se substitue de plein droit à celle du
personnel condamné pour faute personnelle commise dans l’exercice ou à l’occasion
de l’exercice de ses fonctions. L’Eglise a donc intérêt d’assurer son personnel.
Article 35 : Le personnel dans le cadre de sa protection a droit à l’existence d’un
dossier professionnel.
Ce dossier comprend : une demande d’emploi indiquant toutes références
professionnelles, diplômes universitaires précisant si l’intéressé à travailler et où, s’il
sortait directement de l’école et quelle école?
Copie acte de naissance ;
Copie du dernier diplôme ou équivalence ;
Extrait de casier judiciaire ;
Contrat.
Article 36 : Tout le personnel a droit après service fait, à une rémunération
conformément aux textes en vigueur de la R.C. Il est inscrit à la CNPS et bénéficie
de tous les droits et prérogatives des allocataires.
Article 37 : Tout personnel servant dans l’EPC a le devoir d’être présent à son poste
de travail et d’assurer par lui-même les tâches qui lui sont confiées. Il en a outre le
devoir d’accorder entière obéissance aux ordres individuels ou généraux donnés par
les supérieurs hiérarchiques dans les cadres de ses attributions.
TITRE VI : RESSOURCES ET GESTION FINANCIAIRES
Article 38 : Les ressources de l’EPC proviennent des dons volontaires, legs, produits
des institutions sociales, subventions du Gouvernement intérieures et extérieures et
toute exploitation conforme à notre règle de foi.
Article 39 : Les fonds de l’EPC sont destinés aux divers frais de fonctionnement de
l’EPC. Et ils sont gérés par des comités de gestion au nom du Conseil
d’Administration pour les buts non lucratifs.
Article 40 : Le Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration représente la personnalité civile de l’EPC, il est nommé
en application de l’Article 2 du décret du 28 février 1926. Il est composé du
Modérateur de l’Assemblée Générale (président), du Secrétaire Général (Secrétaire),
du Directeur du personnel, du Trésorier Général de l’EPC, des Secrétaires des
Synodes, des Anciens de l’Eglise, des Délégués des Synodes pour un mandat d’un an
(1 par Synode) et de l’avocat conseil de l’EPC.
Article 41 : Les attributions du Conseil d’Administration.
Il est l’agent de liaison entre l’Eglise et le gouvernement de la République du
Cameroun. Il gère les biens mobiliers et immobiliers de l’EPC et contrôle les fonds
de construction provenant des Eglises sœurs et des subventions de l’Etat. Il peut
acquérir, conserver au aliéner toutes les propriétés et les bâtiments appartenant à
l’EPC étant entendu que :
Lors de toute vente de propriétés l’accord préalable du Conseil Général doit être
obtenu et que pour toute décision d’ordre domanial ou immobilier concernant les
Paroisses, Consistoires ou Synodes, l’avis préalable des organes intéressés doit être
également obtenu.
Depuis que l’Assemblée Générale a été instituée. La souveraineté de l’EPC s’est
affirmée et la Mission Presbytérienne Américaine s’est dissoute laissant à l’EPC tout
son legs matériel, bien meubles et immeubles.
L’EPC dispose dès lors de ce legs pour la promotion de l’œuvre évangélique, et
conformément aux accords pris à la conférence représentative (planning conférence)
tenue à ELAT EBOLOWA en juillet 1957 entre L’Eglise Presbytérienne
Camerounaise et la Mission Presbytérienne Américaine.
Le Conseil d’Administration rend compte de ses différentes activités à l’Assemblée
Générale de l’EPC.
Article 42 : Le Conseil d’Administration peut déléguer tout ou une partie de ses
pouvoirs au Secrétaire Général et au Directeur du Personnel (dans le cas de
poursuites judiciaires).
Article 43 : Le Conseil Paroissial, le Consistoire, le Synode, l’Assemblée Générale et
toutes les institutions de l’EPC, gère chacun, au nom du Conseil d’Administration,
les fonds qui lui sont propres provenant des cotisations, des quêtes, des collectes et
des dons spéciaux faits par des organismes de bienfaisance, conformément à l’article
12 du décret du 28 mars 1933.
A cet effet, ces organes de l’Eglise nomment des comités qui en rendent compte aux
assemblées respectives pour approbation.
Article 44 : Concernant les comptes bancaires, le Secrétaire Général de l’EPC est
chargé au nom du Conseil d’Administration.
De l’ouverture des comptes de tous les organes de l’EPC ;
De l’information aux banques des signatures desdits comptes conformément
aux décisions des différents organes de l’EPC ;
De la fermeture et de la réouverture des mêmes comptes en cas de besoin.
TITRE VII : DISCIPLINE
Article 45 : Tout personnel exerçant dans l’Eglise et ses institutions est tenu de se
conformer à la discipline et à la déontologie de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise.
Article 46 : Les infractions relatives à la déontologie connaissent les sanctions
suivantes :
Conseil ;
Blâme public ;
Sous discipline ;
Suspension ;
Déposition ;
Excommunication.
Article 47 : Les infractions relatives aux fautes professionnelles ou
extraprofessionnelles connaissent les sanctions suivantes :
Avertissement écrit ;
Blâme avec inscription au dossier ;
Exclusion temporaire du service ;
Retard à l’avancement ;
Abaissement d’échelon ;
Licenciement ;
Traduction en justice civile.
Article 48 : Les décisions prises par le bureau de chaque organe peuvent être frappées
d’appel au bureau de l’organe immédiatement supérieur.
Article 49 : Pour le personnel régi par le Code de Travail seul le conseil de discipline
peut décider des sanctions d, e, et f. La sanction g est prise par le conseil général (Art.
7).
TITRE VIII : MODIFICATION
Article 50 : Toute proposition de modification aux présents statuts devra être
présentée à l’Assemblée Générale par un ou plusieurs Consistoires n’entrera en
vigueur qu’après un vote positif à la majorité de deux tiers des membres de
l’Assemblée Générale.
TITRE IX : DUREE
Article 51 : La durée de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise est illimitée. Sa
dissolution ne pourra être prononcée que par une Assemblée Générale extraordinaire
composée de membres spécialement mandatés à cet effet, et à la majorité des deux
tiers. Si la dissolution est prononcée, la dévolution des biens sera effectuée par cette
Assemblée Générale extraordinaire en faveur d’une autre dénomination de même
croyance réformée.
LIVRE III
DE LA
DISCIPLINE DE
L’EGLISE
PRESBYTERIENNE
CAMEROUNAISE
Traduction de la constitution de la PCC / USA de 1962-1963
Texte original en Anglais traduit en Français par le Rév. Bolivar ONDO OBIANG
Professeur de Droit ecclésiastique
Lu et approuvé par la 45è Assemblée Générale de l’Eglise Presbytérienne
Camerounaise
Janvier 2002
CHAPITRE I
DE LA DISCIPLINE : SA NATURE, SON BUT ET SES SUJETS
1.Définition : La discipline est l’exercice ordonné de cette autorité, et l’application de
ces principes et lois que l’Eglise de notre Seigneur Jésus-Christ a tirés de la parole de
Dieu, et qu’il a désignés pour l’instruction, l’éducation, et le contrôle de ses membres,
officiers, congrégations et Juridictions.
2. Comment l’exercer : La discipline est exercée à travers les juridictions établies de
l’Eglise, elle peut être employée, soit au sens général d’une discipline administrative,
soit au sens strict d’une discipline judiciaire.
3. Object de la discipline administrative : La discipline administrative est l’exercice
général et ordonné de l’autorité ecclésiastique pour la préservation et l’application de
tout le système du gouvernement de l’Eglise.
4. La discipline administrative
La discipline administrative a pour objet la préservation de tout le gouvernement de
l’Eglise afin de maintenir sa pureté, sa croissance et son influence spirituelle par le
propre exercice de son autorité, et par la protection des droits de ses membres,
officiers et juridictions.
5. La discipline judiciaire : La discipline judiciaire est l’exercice spécial et ordonné de
cette autorité dont Jésus-Christ a investi son Eglise pour la prévention et la correction
des offenses.
6. Object de la discipline judiciaire : Le but de La discipline judiciaire est de défendre
l’autorité et l’honneur de Jésus-Christ, dans l’esprit de Christ, par le maintien de la
vérité, par la suppression d’un scandale, par la censure des offenses, pour la
promotion de la pureté et l’édification de l’Eglise et pour le bien spirituel des
offenseurs. Pour que cet objectif soit atteint, son exercice demande beaucoup de
prudence et de discrétion.
Le pouvoir que Christ a donné à l’Eglise est pour l’édification et non pour la
destruction, et il doit être exercé comme sous une dispensation de miséricorde et non
de courroux. L’Eglise doit agir selon l’esprit d’un père qui corrige ses enfants pour
leur bien ; pour que chacun d’entre eux soit présenté sans faute au jour de Christ.
7. Sujets de discipline : Toutes les personnes baptisées, étant membres de l’alliance
dans l’Eglise et sous ses soins, doivent se soumettre à ceux qui sont déjà admis
comme membres communiants et qui sont chargés d’une offense.
8. Offense : Une offense est toute action en doctrine, en principes, ou en pratiques
d’un membre de l’Eglise, officier, ou juridiction, qui est contraire à la parole de Dieu
ou aux expositions des enseignements relatifs à la foi et à la pratique contenus dans
la Constitution de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise.
9. Différents cas : Tout cas dans lequel se trouve une charge d’une offense contre un
membre de l’Eglise ou un officier, est un sujet d’une discipline judiciaire et doit être
connu dans ses étapes originales et d’appel comme cas judiciaire. Tout autre cas doit
être sujet d’une discipline administrative, et doit être connu dans ses étapes originales
et d’appel comme cas non-judiciaire ou administratif.
CHAPITRE II : DE LA JURIDICTION
1. Juridictions d’origines : Les différentes cours de justices exercent à l’intérieur de
leur juridiction d’origine respective. Mais quand une cour inférieure néglige ou bien
est incapable d’exercer sa propre discipline dans un cas administratif particulier, la
cour directement supérieure assumera la juridiction de ce cas, ou bien elle donnera
des instructions à la cour inférieure pour sa disposition, ou conclure elle-même cette
affaire.
La juridiction d’origine relative aux Ministres est le Consistoire (Presbytérie) ; celle
relative à toutes les autres personnes est le Conseil paroissial (Session).
2. Membres transférés : Tout membre qui a reçu un certificat de transfert restera
soumis à la Juridiction du Conseil Paroissial qui lui a délivré ce certificat jusqu’à ce
qu’il soit reçu par une autre paroisse, mais sans plus aucun droit de libération ni de
vote dans une réunion de la paroisse qu’il quitte, ni d’exercer les fonctions d’un office.
Si ce membre retourne ce certificat au cours de cette même année, le Conseil
Paroissial doit enregistrer ce fait dans les minutes, mais ne pourra pas admettre ce
membre à l’exercice des fonctions de quelque office préalablement tenu dans cette
paroisse. Aussitôt qu’un certificat de transfert est reçu par un Conseil Paroissial, ce
dernier doit notifier le Conseil Paroissial qui l’a émis.
3. Ministre transféré : Un Ministre transféré d’un Consistoire à un autre, restera
soumis à sa juridiction d’origine jusqu’à ce qu’il devienne membre de cet autre
Consistoire. La délivrance d’une lettre d’une lettre de transfert à un Ministre met fin
à ses droits de délibérer et de voter comme membre du Consistoire qui l’a transféré,
et ne sera plus compté après cela comme Délégué de ce Consistoire à l’Assemblée
Générale. S’il retourne ce certificat de transfert au cours de la même année, le
Consistoire enregistrera ce fait dans ses Minutes, et lui restituera tous ses privilèges
de Ministre membre de ce Consistoire.
4. Le certificat sera spécifique : Un certificat de transfert délivré par un Conseil
Paroissial à un membre ou par un Consistoire à un Ministre, Licentiate ou candidat
au Saint Ministère, doit spécifier le corps particulier auquel la personne est
recommandée. Dans le cas d’un Ministre, Licentiate ou candidat au Saint Ministère,
aucun autre Consistoire ne peut le recevoir si ce n’est celui qui est mentionné. Dans
le cas d’un membre, aucun autre Conseil Paroissial que celui qui est mentionné ne
peut le recevoir.
5. Lorsqu’une paroisse est dissoute : Lorsqu’une paroisse est dissoute, le Consistoire
auquel elle était liée prendra ses documents et aura pouvoir sur ses membres, et il
leur délivrera des lettres de transfert. Il tranchera aussi quelque cas de discipline initié
et non conclu par le Conseil Paroissial.
6. Lorsqu’un consistoire est dissout : Lorsqu’un consistoire est dissout ? LE Synode
auquel il était lié, aura le pouvoir direct sur ses paroisses et membres, et peut les
transférer aux autres Consistoires à l’intérieur de ses limites. Il doit aussi trancher les
cas de discipline que ce Consistoire a initiés mais pas conclus.
7. Membres affiliés : Quand un fidèle quitte une communauté dans laquelle se trouve
une paroisse dont il est membre, pour aller faire ses études, ou pour un service à la
Nation l’empêchant de s’établir dans sa résidence locale légale, le Conseil de sa
paroisse doit lui délivrer un certificat de membre régulier. Ceci lui permettra de
s’affilier dans une communauté ecclésiale, où il aura une résidence temporaire comme
membre affilié, sans toutefois être enrôlé comme membre régulier. Ce certificat sera
valable pour deux ans renouvelables. Le Conseil Paroissial qui a délivré ce certificat
doit certifier ce fait au pasteur de la nouvelle paroisse où le nom est retenu, amis sa
paroisse d’origine retiendra le nom de ce membre dans on registre.
CHAPITRE III : DETAILS PRELIMINAIRES DE PROCES
JUDICIAIRE EN DISCIPLE JUDICAIRE
1. Définition : Un procès judiciaire est une succession de poursuites légales, en accord
avec les principes et règles qui ont été établis par l’Eglise pour la conduite d’un cas
judiciaire.
2. Base d’un procès judiciaire : Un procès judiciaire contre un offenseur allégué ne
pourra jamais être institué sans qu’il y ait une personne responsable se trouvant sous
l’autorité d’une juridiction de l’Eglise Presbytérienne qui s’engage à soutenir cette
charge ; ou à moins qu’une juridiction trouve nécessaire pour le but d’une discipline
judiciaire d’enquêter sur l’offense alléguée.
Si une offense a été commise dans de telles circonstances qu’il est impossible pour
l’offenseur d’être poursuivi à conviction, le procès judiciaire ne devra pas être intenté
jusqu’à ce que Dieu, dans sa juste providence donne plus de lumière.
3. Justification personnelle : Une personne qui se considère avoir été injuriée par une
rumeur plus ou moins courante peut demander qu’une investigation soit faite pour
sa propre justification. Si la cour trouve propre d’accorder une enquête ce dernier
dressera un rapport écrit. Un tel rapport peut conclure l’affaire.
4. Parties originales : Les parties originales dans un cas de procès sont connues
comme : Accusateur ou Plaignant et Accusé ou défenseur.
La poursuite doit toujours être initiée par une juridiction au nom de l’Eglise dont
l’honneur et la pureté doivent être maintenus. Le procureur devra toujours être le
représentant de l’Eglise, et tels sont tous ses droits pour ce cas. Dans les juridictions
d’appel, les parties sont reconnues comme appelant et appelé.
5. Le dialogue prive avec l’accuse : Dans tous les cas de procès judiciaire, un effort
devra être fait à travers un dialogue privé avec l’accusé afin d’éviter, si possible, la
nécessité d’un éventuel procès judiciaire.
6. Comite de poursuite : Lorsque le procès judiciaire est intenté, la juridiction devra
alors nommer un ou plusieurs de ses propres membres dans un comité pour conduire
la poursuite à travers toutes les étapes dans n’importe quelle cour jusqu’à la fin du
procès ; à condition qu’une cour d’appel devant laquelle le cas est porté nomme, si
le comité de poursuite le désire, un ou plusieurs de ses propres membres, pour
assister au procès sur décision du comité de poursuite lui-même.
7. Caractère de l’accusateur : Une grande attention devra être faite en recevant des
accusations venant d’une personne reconnue être prise d’un esprit méchant contre
l’accusé, ou qui n’est pas d’un bon caractère, ou qu’elle-même, étant sous une censure
ou un procès judiciaire ou qui est personnellement intéressée en quelque sorte dans
la condamnation de l’accusé ou qui est reconnue être litigieuse, impétueuse, ou
hautement imprudente.
8. Limites du temps : La poursuite pour une offense prétendue devra commencer au
cours d’une année à partir de la date où elle est rapportée à la cour à laquelle
appartient la juridiction.
9. Le comite juridique : Dans tout procès judiciaire, si cela semble expédient par la
juridiction, un comité devra être institué : il sera appelé comité juridique. Il sera du
devoir de ce comité, sans entrer dans les mérites du cas : d’examiner tous les papiers,
documents et minutes qui lui sont soumis et de vérifier si toutes les étapes exigées
ont été respectées (livre de discipline) et s’il y a dans tout cela une base d’accusation :
de décider si les accusations formulées sur la base des papiers, documents et minutes
sont fondées, elles peuvent constituer alors une offense pouvant entrainer la mise
sous discipline de l’accusé ; de s’assurer de la responsabilité, de la crédibilité des
témoins dont les moyens se trouvent dans les papiers, les documents, et les minutes :
de recevoir les charges et les spécifications quand elles sont présentées de telle sorte
que leur forme soit en stricte conformité avec les provisions du «Livre de discipline»
(chapitre IV, section I).
CHAPITRE IV : DES PLAINTES ET SPECIFICATION
1. Forme de plainte : Toute plainte doit être présentée sous la forme écrite à la
juridiction et elle doit exposer l’offense alléguée avec spécifications des faits de
preuve pour soutenir les charges. Chaque spécification devra déclarer autant que
possible le temps, le lieu et les circonstances dans lesquels l’offense allégée a été
commise. Et elle devra être accompagnée des noms des témoins, des titres des
registres et des documents qui devront être cités en appui.
2. Quand il y a plus d’une charge : Une plainte ne doit pas porter plus d’une offense.
Plusieurs plainte contre une même personne, cependant avec des spécifications sous
chacune d’elle peuvent être présentées à la juridiction à la fois et au même moment,
et peuvent à la discrétion de la juridiction, être jugées ensemble. Mais au cas où
plusieurs plaintes (ou charges) sont traitées au même moment, un vote pour chaque
charge doit être fait séparément.
CHAPITRE V : LE PROCES EN GENERAL
1. Le procès : Avant d’entrer dans un procès, la juridiction devra décider si elle-même
doit juger le cas judiciaire, à l’écoute et décision d’une Commission Juridique établie
par elle.
2. Annonce par le Président (Modérateur) : Lorsque le procès va commencer, soit
dans une juridiction, soit dans une Commission Juridique, le Président devra
annoncer solennellement que la juridiction ou Commission Juridique est sur le point
de passer à la considération de l’affaire assignée pour jugement, et elle devra ordonner
aux membres de se rappeler et de considérer leur haut caractère de juge dans une
juridiction de l’Eglise de Jésus-Christ, et le solennel devoir dans lequel ils agissent.
Cette annonce devra aussi être faite pendant le cours du procès et au commencement
de chaque séance de la juridiction ou de la Commission Juridique.
3. Bases de la récusation : Aucun membre d’une juridiction ou Commission Juridique
ne devra siéger pour juger un cas s’il est étroitement lié à l’une ou l’autre partie ; s’il
est personnellement intéressé par l’issue de cette affaire ; s’il a été actif, pour ou
contre une partie d’un cas judiciaire englobé dans cette affaire, s’il est en désaccord
personnellement avec l’une ou l’autre partie ou bien s’il a des préjugés sur ce cas.
Tout membre peut être récusé par une partie, pourvu que cette récusation soit faite
à la première réunion de la juridiction ou Commission Juridique, et la permission de
récuser doit être déterminée par tous les autres membres restés de la juridiction ou
Commission Juridique.
4. Plainte présentée et citation distribuées : Lorsqu’une juridiction ou Commission
Juridique entre à la considération d’une offense alléguée, la plainte et ses
spécifications devront pour la forme être présentées et lues. Rien d’autre ne sera fait
dans cette réunion, à moins que les deux parties ne soient d’accord pour fournir à
l’accusé une copie de la plainte avec les spécifications, ainsi que les noms de tous les
témoins alors connus, et les titres des minutes et documents qui peuvent être donnés,
pour appuyer chaque spécification et pour citer tous les intéressés à comparaitre à la
prochaine réunion de la juridiction ou Commission Juridique, qui devra se tenir au
moins dix jours après le service de citations. Ces citations devront être signées au
nom de la juridiction ou Commission Juridique par le président, et le Secrétaire de
cette instance, qui doit aussi fournir des citations pour les témoins que chacune des
parties pourra solliciter. Les citations ne seront données qu’aux membres de cette
paroisse, il ne doit pas être demandé à l’accusé de dévoiler les noms des témoins.
5. Témoins venant d’autres juridictions : Lorsqu’il est nécessaire dans un procès, de
citer les témoins qui sont sous l’autorité d’une autre juridiction de l’Eglise, cette autre
juridiction devra, sur la demande de la juridiction qui juge le cas, fournir une citation
à ces témoins à comparaitre au lieu du jugement et donner l’évidence qui lui sera
demandée. Un témoin ainsi cité a le droit de recevoir de la partie qui l’appelle, tous
les frais nécessaires engagés pour atteindre le lieu du jugement.
6. Service de citation : Les citations doivent être servies personnellement, à moins
que la personne citée ne puisse être trouvée. Dans ce cas, la citation devra être
envoyée à sa dernière résidence connue par une lettre de recommandation.
Avant de procéder au jugement, il faut vérifier si les citations ont été distribuées.
7. Secondes citations : Si une personne accusée ou un témoin, membre de l’Eglise
manque d’obéir à une citation une seconde devra lui être envoyée, accompagnée
d’une notification qui dit que, s’il ne comparaît pas au temps fixé, excepté en cas
d’empêche ment providentiel, il sera considéré comme coupable de désobéissance
ou de mépris et sera par conséquent censuré par la juridiction ou Commission
Juridique. Dans ce cas, la juridiction ou commission juridique peut procéder à
l’examen et au jugement en son absence. Le temps autorisé pour la comparution sur
une citation subséquente à la première devra être déterminé par la juridiction ou
Commission Juridique en considérant toutes les circonstances.
8. Refus d’un témoin de comparaitre : Un membre de cette Eglise convoqué comme
témoin, mais refuse de comparaître ou bien, comparaît mais refuse de témoigner,
devra être sanctionné suivant les circonstances du cas, pour sa contumace.
9. CONSEILS : Chacune des parties dans un cas judiciaire a le droit de comparaître
ou de se faire représenter par un Conseil. Cependant, personne ne peut être éligible
comme conseil n’étant ni Ministre de la Parole ni Ancien de l’Eglise dans l’Eglise
Presbytérienne Camerounaise. Une personne ayant agi comme conseil dans un cas
judiciaire devra être un comité de poursuite, autorisé à être nommé par le Livre de
Discipline, chapitre III, section 6, et ce sont ces personnes qui peuvent être nommées
pour assister au comité de poursuite dans une juridiction d’appel ou sa Commission
Juridique. Personne ne devra accepter, ni un pourboire ni tout autre émolument pour
avoir rendu un service comme conseil.
10. Objectifs et défenses : Dans la réunion, quand les citations sont retournables,
l’accusé comparaître, ou bien s’il est incapable de se présenter personnellement. Il
pourra comparaître par un conseil. Il peut déposer ses objectifs et être entendu sur
la régularité de l’organisation, sur l’autorité de la juridiction ou Commission Juridique,
sur le droit de chaque membre de siéger au procès, sur la suffisance des charges et
des spécifications en forme ou en effet légal ou toute autre objection substantielle
affectant l’ordre ou la régularité de la procédure. La juridiction ou Commission
Juridique déterminera toutes les objections préliminaires. Elle peut rejeter le cas, ou
permettre, pour l’avancement de la justice, des amendements aux spécifications ou
charges qui ne changent pas leur nature générale. Si les procédures se trouvent en
ordre, les charges et leurs spécifications considérées suffisantes pour permettre à
l’accusé de se défendre, il sera appelé pour plaider «coupable» ou «non coupable», de
même, toute intervention devra être enregistrée dans les Minutes. Si l’accusé est
«coupable», la juridiction procèdera au jugement ; mais si l’accusé est «non coupable»,
ou s’il refuse de répondre, une défense de «non coupable» entrera dans le procès-
verbal, et le procès se poursuivra.
11. Présentation de témoins, des arguments et l’interprétation du jugement : Les
témoins seront contrôlés en présence de l’accusé, excepté dans les cas ou l’accusé
manque de comparaître après une citation. Chaque partie aura le droit de contre-
contrôler les témoins de l’autre ; après cela, de nouveaux témoins et toute autre
évidence, en réfutation seulement, peuvent être introduits par chacune des parties.
Une évidence découverte pendant l’avancement du procès peut être admise, en
accord avec chacune des parties, tant pour la notification des noms des témoins, que
pour la nature d’une preuve, telle que la juridiction estimera raisonnable et
convenable. Lorsque le témoignage est clos, les parties elles-mêmes seront
entendues. La juridiction ou Commission Juridique se retirera alors en session privée
(huis clos) ; les parties, leur conseil et toutes les autres personnes non membres du
corps juridique étant exclues. Alors, après de soigneuses délibérations, la juridiction
ou Commission Juridique procèdera au vote sur chaque spécification et sur chaque
charge séparément, et le jugement sera rendu en conséquence.
12. Qui peut voter? Aucun membre d’une juridiction ou Commission Juridique qui
n’a pas été présent durant tout le procès, ne sera autorisé à voter sur une question
posée dans ou sur un jugement final, excepté les cas de consentement unanime de la
juridiction ou Commission Juridique et des parties. Quand un procès est en cours, le
rôle doit être appelé sur le rassemblement, après chaque recréation ou ajournement,
et les noms des absents seront notés.
13. Annonce du verdict : A la conclusion du procès, le président (Modérateur) de la
juridiction ou Commission Juridique annoncera formellement le verdict pour chaque
charge séparément ; et si le défenseur est jugé coupable, il annoncera aux parties de
ce cas, le degré de sanction à appliquer. Il peut publier cette annonce, comme la
juridiction ou Commission Juridique pourrait ordonner. Il est de règle que tout juste
après, dans toute juridiction, exceptée à la cour suprême, l’une ou l’autre partie peut
donner une notification d’appel, s’il y a lieu.
14. Minutes d’un cas judiciaire : Les charges, les spécifications, la défense, et le
jugement seront enregistrés dans les Minutes de la juridiction ou Commission
Juridique. Les minutes présenteront aussi toutes les actions et tous les ordres de la
juridiction ou Commission Juridique liés au cas, ainsi que ses raisons, avec la
notification d’appel, y compris les motifs, s’ils ont été déposés et légalisés. Tout cela
avec l’évidence du cas dûment déposé et authentifié par le Secrétaire de la juridiction
ou Commission Juridique constituera les Minutes du cas ; et lorsqu’il s’agit de la
disposition de ce cas pour l’appel, la juridiction inférieure soumettra ses minutes à la
cour supérieure, excepté ce qui est prévu dans le Livre de Discipline, chapitre VIII,
section 14.
15. Copies des minutes : Les parties devront recevoir les copies des Minutes à leurs
propres frais : et, sur la disposition finale d’un cas à la cour supérieure, les minutes
de ce cas, avec le jugement, seront transmis à la juridiction d’origine.
16. Les exceptions : Les exceptions peuvent être relevées par chacune des parties
originales d’un procès sur les règles ou procédures, excepté dans la juridiction du
dernier ressort ; et elles seront enregistrées dans les minutes.
17. Questions concernant la procédure : Les questions qui concernent l’ordre ou
l’évidence soulevées au cours du procès, après que les parties aient eu l’opportunité
d’être entendues par le Modérateur, seront objets d’un appel à la juridiction ou
Commission Juridique, pour être déterminées sans débats ; toutes ces décisions
devront entrer dans les minutes du cas.
18. Sessions a huit clos : Dans tous les cas de procès judiciaire, la juridiction ou
Commission Juridique, peut, à un certain degré du procès, décider par un vote des
deux tiers des membres présents, de siéger les portes fermées.
19. Suspension temporaire : Une juridiction ou Commission Juridique peut, si
l’édification de l’Eglise le demande, exiger qu’une personne accusée s’abstienne de
s’approcher de la Sainte-Cène ou d’exercer un office, ou les deux, jusqu’à l’action
finale de son cas ; pourvu que, dans tous les cas, une investigation ou jugement se
fasse rapidement.
CHAPITRE VI : REGLES SPECIALES EN PROCES JUDICIAIRE
CONTRE UN MINISTRE
1. Nécessite de fidélité : Comme l’honneur et le succès de l’évangile dépendent en
grande partie du caractère de ses Ministres, chaque Consistoire devra surveiller leur
conduite personnelle et professionnelle avec un grand soin et impartialité, afin qu’ils
ne soient pas dissimulés des mains de la justice et tiennent leurs offenses légèrement
censurées, ni permette que leur procès judiciaire ne soit institué contre eux sur des
cas insignifiants.
2. parties au divorce
a). Si un Ministre est partie prenante dans un procès de divorce, ou bien s’il se marie
avec une femme divorcée, le Consistoire auquel il appartient devra faire une
investigation des faits de ce cas, y compris les procès-verbaux de la cour ou des cours
civiles, et les recherches du Consistoire seront enregistrées dans ses minutes. Ces
investigations devront être faites par un comité spécial d’investigation. S’il se révèle
que les charges sont lourdes contre le Ministre, le comité d’investigation préparera
les charges et les spécifications pour les présenter au Consistoire, qui devra décider
en conséquence.
b). Aucun Ministre qui est devenu partie prenante dans un divorce, ne se remariera,
ni ne s’engagera dans un remariage avec une femme divorcée ; il ne pourra non plus
se remarier qu’après une période d’un (1) an au moins, à partir de la date de
l’autorisation de divorce délivrée par son Consistoire (Digest P. 44, C).
3. Investigations de rumeurs contre le caractère : Un Ministre contre lequel les
rumeurs de caractère sont en circulation, ne devra pas recevoir un certificat de
radiation de son Consistoire, jusqu’à ce qu’une complète investigation de ces rumeurs
ait été faite, et sa culpabilité établie.
4. Offenses privées : Si quelqu’un sait qu’un Ministre est coupable d’une offense
privée, il doit mettre ce Ministre en garde en privé. Mais si l’offense persiste ou
devient publique, celui-ci devra porter ce cas à l’attention d’un autre Ministre du
Consistoire pour avis.
[Link] inconnue a son consistoire : Quand un Ministre est accusé d’une offense,
à une telle distance de son Consistoire qu’il ne semble pas possible à ce dernier d’en
prendre connaissance, il sera du devoir du Consistoire à l’intérieur duquel l’offense
avait été commise, s’il est satisfait qu’il y a une base probable pour un procès
judiciaire, de notifier son Consistoire de ce cas, et de la nature de cette offense, et
son Consistoire, après avoir reçu cette notification devra, s’il constate que l’honneur
de la religion l’exige, procéder au jugement du cas.
[Link] : Si un Ministre accusé d’une offense refuse de comparaître
personnellement ou par conseil, après avoir été deux fois dûment cité, il devra, pour
sa contumace, être suspendu de son office ; et si, après une autre citation, il refuse
encore de comparaître personnellement ou par un conseil, il sera déposé comme un
rebelle, et suspendu ou même excommunié, les minutes seront faites du jugement et
des charges sous lesquelles le procès judiciaire avait été institué contre lui. Et la
censure devra être prononcée publiquement.
7. Hérésie et schisme : L’hérésie et le schisme peuvent être de nature à provoquer
une déposition ; mais les erreurs devront être attentivement considérées, si elles
touchent les points vitaux de la religion et sont industrieusement répandues ou bien,
si elles dérivent de la faiblesse de compréhension humaine, et ne semble pas pouvoir
causer beaucoup d’injures.
8. Actes d’infirmités : Si le Consistoire ou Commission Juridique trouve, en jugement
que l’affaire dont on se plaint ne vient que de tels actes d’infirmité qui peuvent être
corrigés et satisfaisant ainsi le peuple, il n’y a plus rien qui empêcherait l’offenseur de
servir, il faudra cependant prendre toutes les mesures prudentes pour effacer ce mal.
CHAPITRE VII : CAS SANS PLEIN PROCES
1. Jugement sans plein procès judiciaire : Si une personne commet une offense en
présence d’une juridiction, ou vient devant elle pour s’accuser et confesser son
offense, la juridiction peut procéder au jugement sans plein procès judiciaire, en
donnant au défenseur une opportunité d’être entendu ; et dans ce premier cas
mentionné, il peut demander un délai de dix (10) jours avant le jugement. Les minutes
doivent montrer la nature de l’offense aussi bien que le jugement, et ses raisons ; mais
un appel peut être fait du jugement ; dans ce cas la juridiction devient une partie
originale, et devra alors choisir un ou plusieurs de ses membres, ou d’autres
personnes sous sa juridiction, pour défendre son action à la juridiction supérieure.
2. Rayage de nom
a). Membre de l’Eglise
Quand un membre de l’Eglise dont aucune charge ne se trouve encore en instance,
informera le Conseil paroissial qu’il est pleinement persuadé, en donnant les raisons,
qu’il n’a pas le droit de venir à la table du seigneur ; le Conseil paroissial peut
s’entretenir avec lui sur ce sujet ; s’il persiste dans le même esprit, et si les autres
moyens de grâce sont réguliers, il peut être accusé de prendre le repas du Seigneur ;
Et après, étant pleinement satisfait que son jugement n’est pas un résultat de fausses
vues, ils devront (les membres du conseil) rayer son nom du rôle des communiants,
et devront mentionner ce cas dans les minutes. Si un membre de l’Eglise renonce à
la communion de l’Eglise en joignant un autre corps religieux, sans avoir posé une
démission régulière, malgré le fait qu’une telle conduite est désordonnée, le Conseil
paroissial ne peut prendre aucune autre action concernant ce cas, que d’écrire ce fait
dans les minutes, afin que son nom soit rayé du rôle. Quand un membre de l’Eglise
quitte ainsi les limites de la paroisse dont il est membre de l’Eglise, si le Conseil
Paroissial est incapable de s’assurer du lieu de sa résidence, après une recherche
convenable et diligente, après un an d’une telle absence, le Conseil paroissial peut
rayer son nom du rôle des communiants actif de l’Eglise. Le Conseil Paroissial peut
réintégrer un tel nom rayé du rôle des membres communiants quand il est pleinement
convaincu qu’une telle action est justifiée.
b). Ministres
Quand un Ministre, non chargé d’une offense, renonce à la juridiction de cette Eglise,
il sera du devoir du Consistoire dont il est membre de le déposer de son rôle de son
office et de rayer son nom du rôle des Ministres. Si un Ministre qui non chargé d’une
offense, s’absente des séances du Consistoire dont il est membre pendant une
période de trois ans et néglige de rapporter au dit Consistoire ce qui le concerne, où
il se trouve et son travail ; et le Consistoire, après une recherche convenable et
diligente, se trouvant dans l’incapacité de s’assurer du lieu de sa résidence, il devra
alors avoir autorité, sans autre action, et sans préjudice, de rayer son nom du rôle. Le
consistoire peut cependant le restaurer quand il est pleinement satisfait qu’une telle
action est justifiée.
[Link] pour membres non-résidents de la paroisse : Lorsqu’un membre d’une
paroisse quittera la résidence au-delà des limites de la paroisse dont il est membre, de
manière qu’il ne puisse plus remplir ses services, il sera de son devoir de demander
le transfert de sa qualité de membre, à la paroisse qu’il veut intégrer en présentant le
certificat de radiation du Conseil de la paroisse dont il est membre et qu’il quitte.
Lorsqu’un membre d’une paroisse quittera sa résidence au-delà des limites de la
paroisse dont il est membre, pour entrer dans les limites d’une paroisse, il sera du
devoir du Conseil de la Paroisse dont il est membre de continuer à assurer la
surveillance pastorale sur lui et de l’informer que, selon l’enseignement de la
constitution de l’Eglise, il est de son devoir de transférer sa qualité de membre
aussitôt que possible à la paroisse dans laquelle il entre de prendre la surveillance de
ce nouveau membre. Son nom devra alors être inscrit sur le rôle spécial des membres
non-résidents de l’Eglise pour une période d’un an.
En effet, si une personne dont le nom a été inscrit pour un an sur la rôle des membres
non-résidents de l’Eglise, a manqué de demander un certificat régulier de transfert de
son nom, sans une autre notice, elle sera suspendue de la communion de l’Eglise
jusqu’à ce qu’elle satisfasse le Conseil Paroissial pour sa restauration.
[Link] pour membres résidents de l’Eglise : Un membre de l’Eglise qui
s’absente avec persistance des ordonnances de l’Eglise pendant deux (2) ans de
manière à être considéré comme une injure à la cause de la religion, devra après un
diligent effort accomplir par le Conseil Paroissial pour le rétablir à l’accomplissement
actif de sa qualité de membre, être suspendu de la communion de l’Eglise jusqu’à ce
qu’il satisfasse le Conseil Paroissial de la convenance de sa réintégration.
5. Démission du ministre : Si un ministre en règle, demandera à être déchargé de
l’office pastoral, il devra à la discrétion du Consistoire, être mis en liberté surveillée.
L’action de son application peut être différée d’au moins un an, afin de s’assurer de
ses motifs et raisons pour telle renonciation. Et si, à la fin de cette période, le
Consistoire est satisfait qu’il ne peut pas être utile et heureux dans l’exercice de son
ministère, il peut lui permettre de démissionner de son office, et retourner à la
condition d’un simple membre laïc dans l’Eglise, en rayant son nom du rôle du
Consistoire, et en lui délivrant une lettre pour toute l’Eglise évangélique à laquelle il
désire s’unir.
Un ministre qui a démissionné du ministère, si et quand il est restauré, il doit être
consacré une nouvelle fois par le Consistoire qui lui accorde la démission.
6. Union avec un corps hérétique : Lorsqu’un Ministre renonce à la juridiction
(pouvoir) de cette Eglise, en s’unissant à un autre corps religieux jugé hérétique ou
schismatique, il devra être déposé ou excommunié.
CHAPITRE VIII : DE L’EVIDENCE
1. Espèces d’évidences
Une évidence peut être directe ou circonstancielle, elle peut être orale, écrite ou
imprimée. Une grande précaution doit toujours être prise par la juridiction ou la
commission juridique, pour admettre une évidence circonstancielle, spécialement en
l’absence d’une évidence, au moins d’un témoin digne de foi.
2. Réception d’un témoignage
Les juridictions et commissions juridiques devront être très attentives et impartiales
en recevant un témoignage. Ce n’est pas toute personne qui est compétente, et, non
plus, toute personne compétente qui est digne de foi, pour être citée comme témoin.
3. Compétence des témoins
Toutes personnes, les parties incluses, peuvent être des témoins compétents, excepté
celles qui ne croient pas à l’existence de Dieu, ou à l’état futur de récompenses et
punitions, ou qui n’ont pas une intelligence suffisante pour comprendre l’obligation
d’une affirmation ou d’un serment.
Mais chacune des parties peut récuser un témoin pour incompétence, et la juridiction
ou commission juridique devra décider de la question. Un mari ou sa femme peut
être un témoin compétent pour ou contre l’autre, mais ne devra pas être contraint de
témoigner.
4. Crédibilité des témoins
La crédibilité d’un témoin, ou le degré de crédit dû à son témoignage, peut être affecté
par la parenté de chacune des parties ; par un intérêt dans le résultat du jugement ;
par le manque d’un âge mûr ; par faiblesse de compréhension ; par infamie ou la
malignité de caractère ; par la condition de membre sous sanction de l’Eglise ; par
imprudence ou indiscrétion ou par toutes autres circonstances qui semblent affecter
sa véracité, connaissance, ou intérêt dans le cas.
5. Preuves de la charge
Une preuve d’une charge peut être établie par un témoignage oral, par des matières
des minutes, ou par tous autres documents dûment prouvés. Le témoignage de deux
témoins, ou le témoignage d’un témoin accompagné d’une preuve à l’appui de
circonstances égales à un second témoin devra être nécessaire afin d’établir une
charge.
6. Examen sépare
Aucun témoin ne doit être examiné en présence de l’autre, excepté un membre de la
juridiction ou commission juridique, si l’une des parties fait objection.
7. Examen des témoins
Des témoins devront être examinés premièrement par la partie qui les a introduits ;
puis être contre examinés par la partie opposée ; après quoi chaque membre de la
juridiction ou commission juridique ou chaque chacune des parties peut faire des
interrogations additionnelles. Des questions hors de cause de frivoles ne devront pas
être admises, ni des questions suggérant la réponse par les parties qui ont introduit
un témoin, excepté par la permission de la juridiction ou commission juridique,
comme nécessaire pour découvrir la vérité.
8. Serment ou affirmation
Le serment d’un témoin devra être administré par le Modérateur (Président) dans les
termes suivants :
«Est-ce que vous promettez solennellement en présence de Dieu, omniscient et qui
sonde les cœurs, que vous allez déclarer la vérité, et rien que la vérité, selon le meilleur
de votre connaissance de l’affaire pour laquelle vous êtes appelé à témoigner, tel que
vous devrez répondre au grand juge des vivants et des morts?»
Si un témoin a des scrupules consciencieux de prêter serment, il devra s’affirmer dans
la forme suivante :
«Est-ce que vous affirmez solennellement que vous êtes que vous allez déclarer la
vérité, toute la vérité et rien que la vérité dans l’affaire pour laquelle vous êtes appelés
à témoigner?»
9. Minutes du témoignage
Le témoignage donné par un témoin devra être fidèlement enregistré sous forme de
question et réponse, et lorsqu’il a été enregistré, il devra être lu au témoin en présence
de la juridiction ou commission juridique, pour son approbation et sa signature, si
cela est exigé par l’une des parties et estimé nécessaire par la juridiction ou
commission juridique.
10. Minutes d’une juridiction
Les minutes d’une juridiction ou commission juridique, ou une partie d’elles, soit
l’original ou une copie, si elle est régulièrement authentifiée par le Modérateur ou le
Secrétaire, seront estimées comme une bonne et suffisante évidence dans toute autre
juridiction ou commission juridique. Le témoignage pris par une autre juridiction ou
commission juridique, et régulièrement certifié, devra être reçu par une autre
juridiction ou commission juridique, comme valide et comme s’il avait été pris par
elle-même.
I. Témoignage pris par une commission
Toute juridiction ou commission juridique, devant laquelle un cas peut être en
instance, aura le pouvoir, partout où la nécessité des parties ou témoins l’exigera, sur
la demande d’une partie, une commission de Ministres ou d’Anciens ou les deux, qui
examineront les témoins de toutes les parties ; une telle commission, si le cas l’exige,
peut être composée des personnes de l’intérieur de la juridiction d’une autre
juridiction. Les commissionnaires ainsi établis, devront prendre les témoignages tels
qu’ils leurs seront donnés par chacune des parties. Les témoignages devront être pris
selon les règles qui dirigent cette juridiction ou commission juridique, oralement ou
par écrit, en interrogatoires et contre-interrogatoire, dûment établis par la juridiction
ou commission. Une notice ayant été donnée pour une date, aux temps et lieux où
les témoins seront examinés. Toutes les questions relatives au rapport ou à la
compétence du témoignage ainsi pris, devront être déterminées par la juridiction ou
commission juridique. Le témoignage proprement authentifié par les signatures des
commissionnaires, devra être transmis en temps convenable, au Secrétaire de la
juridiction ou commission juridique devant laquelle le cas est en instance.
12. Un membre de la juridiction comme témoin
Un membre de la juridiction ou commission juridique peut être appelé à témoigner
dans un cas qui est en instance devant elle, mais il ne devra plus siéger comme juge
pour ce cas, si une des parties fait objection, à moins que la juridiction ou commission
juridique détermine autrement.
13. Nouvelle évidence
Toute personne convaincue d’une offense peut, s’il n’y a pas eu appel, demander un
nouveau procès sur la base d’une évidence nouvellement découverte, et la juridiction
ou commission juridique, si elle est convaincue que l’évidence donnée est hautement
importante, et qu’elle ne pouvait pas, avec une diligence raisonnable, être présentée
sitôt, peut accorder la demande.
14. Nouvelle évidence en appel
Si, dans la poursuite d’un appel une nouvelle évidence est offerte qui dans le jugement
de la juridiction d’appel ou commission juridique, a une portée importante sur le cas,
elle devra, ou bien référer tout le cas à la juridiction inférieure pour un nouveau
jugement ou bien avec le consentement des parties admettre l’évidence et procéder
à entendre et décider du cas.
CHAPITRE IX : DE L’ADMINISTRATION DES SANCTIONS DE
L’EGLISE
1. Degré de la sanction de l’Eglise
Dans la discipline judiciaire, il y a cinq degrés de sanction de l’Eglise sont :
avertissement (admonition), blâme (reproche), suspension, déposition et
excommunication.
Quand l’une de ces sanctions est à appliquer, le jugement devra être proclamé par le
Modérateur (Président) de la juridiction, au nom et en présence de la juridiction.
2. Exécution du jugement
Lorsqu’une juridiction aura achevé le procès d’un offenseur allégé et l’aura jugé
coupable et que le jugement aura été prononcé ou lorsqu’une juridiction aura reçu la
décision d’une commission juridique élue par elle, dans laquelle un offenseur allégué
est jugé coupable, cette juridiction, à moins qu’elle n’ait reçu une notice d’appel écrite
dans les dix (10) jours après que le jugement a été reçu, procèdera à l’exécution du
jugement.
3. Sanction impose en absence
Si une personne jugée coupable refuse ou manque de se présenter, la juridiction
procèdera à la proclamation de la sanction avec notification au concerné. Le refus
d’une personne coupable de se présenter pour la sanction doit considérer comme
une offense supplémentaire.
4. Proclamation du jugement
L’administration d’une sanction particulière devra toujours être présentée par une
proclamation de jugement général dans la forme ou langage similaire au cas suivant :
«Attendu que vous ………………………………………………………………,
avez, après un procès de jugement convenable, été convaincu par cette juridiction du
péché de ………………………………………………………………………, le
jugement de cette juridiction est que vous méritez la pénalité……………………
C’est pourquoi, maintenant, pour le bien de votre âme, la pureté et la paix de l’Eglise
de Jésus-Christ, vous êtes prié de vous lever et de recevoir la proclamation de cette
pénalité».
5. Avertissement
L’avertissement est le plus bas degré de sanction. Il consiste en un tendre reproche à
l’offenseur, en le mettant en garde de sa culpabilité et du danger, et en l’exhortant à
être plus attentif à l’avenir.
6. Forme de l’avertissement
L’avertissement devra être proclamé dans la forme suivante :
«Attendu que vous ……………………………………………………………….
Avez été convaincu par des preuves suffisantes (ou êtes coupable par votre propre
confession) du péché de …………………………………………………………..
et par ce péché, vous vous êtes fait perturbateur de la paix et de la pureté de l’Eglise
de Jésus-Christ, et vous vous êtes exposé au danger d’être conduit encore plus loin
dans le péché, c’est pourquoi, nous, le Consistoire (ou le Conseil Paroissial) de …...
Au nom et par le pouvoir du Seigneur Jésus-Christ, nous vous avertissons
solennellement d’enlever le mal de vos actions, de veiller et de prier afin que vous
n’entriez pas en tentation, évitiez la vraie apparition du mal pour votre plus solide
sauvegarde contre votre future transgression, vous êtes aussi averti d’être ferme et
ardent dans le service du seigneur, qu’il n’y ait plus l’opportunité pour le péché d’avoir
la domination sur vous».
Après cet avertissement, une prière sera adressée au Dieu Tout-Puissant, implorant
que sa bénédiction suive cet acte.
7. Blâme
Le blâme est un degré de sanction supérieur pour une offense plus grande. Et il
consiste à démontrer le caractère de l’offense, avec un reproche adéquat.
8. Forme de blâme
Le blâme devra être prononcé de la manière suivante :
«Attendu que vous ……………………………………………………………….
Avez été convaincu par des preuves suffisantes (ou êtes coupable par votre propre
confession) du péché de …………………………………………………………..
et par ce péché que vous avez commis, vous avez solennellement brisé vos vœux au
Christ, vous avez apporté des reproches sur votre profession chrétienne, et incité les
ennemis de votre Maître à se moquer de sa sainte religion ;
C’est pourquoi nous, le Consistoire (ou le Conseil paroissial) de …………………..
Au nom et par le pouvoir du seigneur Jésus-Christ, nous exprimons notre
condamnation de votre péché et nous vous reprochons par conséquent, comme une
personne surprise dans un délit, nous vous recommandons d’être plus attentif à
l’avenir contre votre abandon du chemin de fidélité à votre divin Seigneur,
d’employer diligemment les moyens de grâce comme votre sauvegarde, et votre
sincère repentance».
La prière de clôture sera adressée au Dieu Tout-Puissant, pour la bénédiction de cet
acte.
9. Nature de l’avertissement et du blâme
Les sanctions d’avertissement et de blâme se terminent dès qu’elles sont infligées, et
l’offenseur ne se trouve plus dès lors sous aucune menace ni incapacité, étant
redevenu régulier dans sa relation dans sa relation avec l’Eglise (ou Paroisse) à
laquelle il appartient.
10. Suspension (3ème degré)
La suspension relative aux membres de l’Eglise, est leur exclusion temporaire des
ordonnances scellées ; pour les officiers de l’Eglise, elle est leur exclusion temporaire
de l’exercice de leur office, et à la discrétion de la juridiction, ainsi que des
ordonnances scellées. Elle devra être définie ou indéfinie, quant à sa durée.
La suspension définie est administrée lorsque le crédit de la religion, l’honneur du
Christ et le bien-être du coupable l’exigent, même si l’offenseur pouvait avoir donné
satisfaction à la juridiction.
La suspension indéfinie est l’exclusion d’un offenseur des ordonnances scellées ou
de son office, ou des deux, jusqu’à ce qu’il manifeste des signes de sa repentance ; ou
bien jusqu’au moment où par sa conduite, la nécessité de la plus haute sanction soit
rendue manifeste.
11. Forme de suspension (3 ème degré)
Lorsque la juridiction a résolu de passer la sanction de suspension, le Modérateur
devra prononcer la sentence de la manière suivante :
«Attendu que vous ……………………………………………………………….
Avez été convaincu par des preuves suffisantes (ou êtes coupable par votre propre
confession) du péché de …………………………………………………………..
Au nom et par le pouvoir du seigneur Jésus-Christ, nous vous déclarons maintenant
suspendu de la communion de l’Eglise (et de l’exercice de votre office)».
A ceci seront ajoutés, conseils, avertissements ou exhortations, comme il sera jugé
nécessaire, et tout cela sera clôturé par une prière au Dieu Tout-Puissant, pour qu’il
suive cet acte de discipline avec sa bénédiction. En général, une telle sanction devra
être infligée en présence de la juridiction seulement : mais, si la juridiction juge
expédient de suspendre l’offenseur publiquement, cette suspension solennelle peut
être faite en présence de la congrégation.
12. Le manque de repentance d’une personne suspendue
Lorsqu’une personne suspendue a manqué de manifester sa repentance pour une
offense, et a continué dans son impénitence obstinée pendant une année au moins,
il sera alors du devoir de la juridiction de l’excommunier sans autre forme de procès.
13. Un pasteur suspendu
Lorsqu’un Pasteur est suspendu de l’office, le Consistoire devra, si aucun appel de la
sanction de suspension n’est fait, déclarer sa chaire vacante. Mais s’il y a appel, ce
Pasteur est encore lié à sa paroisse. Et il revient à cette paroisse d’inviter un autre
Ministre à venir accomplir les actes pastoraux, jusqu’au jugement final de la
juridiction supérieure.
14. Déposition (4ème degré)
La déposition est la sanction par laquelle l’ordinateur d’un officier de l’Eglise est mis
de côté, et il est ainsi relevé de son office (révoqué).
15. Forme de déposition
La déposition devra être prononcée de la manière suivante :
«Attendu que vous ………………………………………………………………,
avez, après un procès de jugement convenable, été convaincu par cette juridiction du
péché de ………………………………………………………………………,
Et par votre péché et votre infidélité, vous avez apporté du reproche sur la cause de
votre Maître,
C’est pourquoi nous, le Consistoire (ou le Conseil Paroissial) de ………………….,
Agissant sous l’autorité de Jésus-Christ, nous vous déposons et vous excluons de
l’office de Ministre de l’Evangile (ou d’Ancien ou de diacre) : et nous vous interdisons
d’exercer désormais quelque pouvoir et devoir que ce soit de cet office».
16. Effet de la déposition sur un ministre
Lorsqu’un Ministre est déposé sans être excommunié, le Consistoire devra lui délivrer
une lettre à présenter à la paroisse dans laquelle il désirera se faire membre, et où sa
relation exacte avec l’Eglise sera déclarée. S’il est un Pasteur, la relation pastorale avec
cette paroisse est alors dissoute, et la chaire devra être déclarée vacante.
17. Notification de la déposition
Dès que la déposition du Ministre prend effet, le Consistoire doit immédiatement
envoyer une notification de cet acte à tous les autres Consistoires de l’Eglise.
18. excommunication (3 ème degré)
L’excommunication est l’excision d’un offenseur de la communion de l’Eglise. Cette
sanction ne devra être exécutée que pour de telles erreurs ou violations de la loi de
Dieu grossièrement incompatibles avec la profession chrétienne, ou pour une
persistance obstinée d’offenses graves, lorsque toutes les mesures propres ont
manqué pour récupérer l’offenseur. Le but de l’excommunication est de provoquer
chez l’offenseur, une occasion de le récupérer, de délivrer l’Eglise du scandale de son
offense, et pour impressionner tout autre éventuel offenseur par l’exemple de sa
punition.
19. Forme d’excommunication
Lorsqu’un jugement d’excommunication doit être exécuté, avec ou sans une
suspension préalable, il est nécessaire que la semence soit publiquement prononcée
contre l’offenseur dans ce cas, le Modérateur de la juridiction devra, dans une réunion
régulière, faire un bref exposé des multiples pas qui ont été faits, pour le respect de
l’offenseur ; mais il a été trouvé nécessaire de l’excommunier. Le Modérateur
commencera par montrer le pouvoir de l’Eglise de jeter dehors les membres indignes
(Matthieu 18, 15-18 ; I Corinthiens 5, 1-5) et devra brièvement expliquer la nature,
l’usage et les conséquences de cette sanction. Alors, il prononcera la sentence de la
manière suivante :
«Attendu que vous ………………………………………………………………,
avez, après un procès de jugement convenable, été convaincu par cette juridiction du
péché de ………………………………………………………………………,
Et après beaucoup d’avertissements et de prières, vous avez refusé d’obéir à l’Eglise,
et n’avez manifesté aucune évidence de repentance ;
C’est pourquoi au nom et par le pouvoir du Seigneur Jésus-Christ, nous, le
Consistoire (ou Conseil Paroissial) de ……………………………………………..,
Vous déclarons exclu de la communion de cette Eglise».
Une prière devra être faite pour la repentance et la récupération de la personne
excommuniée, et pour l’établissement de tous les vrais croyants.
La juridiction peut omettre la publication de l’excommunication, si elle juge qu’il y a
une raison fondamentale pour une telle omission.
CHAPITRE X : DE LA REHABILITATION DE CEUX QUI SONT SOUS
DISCIPLINE
1. Réhabilitation après repentance
Les personnes sous la discipline de suspension, de déposition ou d’excommunication
peuvent être réhabilitées à leurs droits et privilèges antérieurs dans l’Eglise, sur
l’évidence satisfaisante de repentance et de réformation, constatée par la juridiction
coordonnée, mais sur l’avis et le consentement de la juridiction d’origine.
2. Réhabilitation par une juridiction supérieure
Lorsqu’une juridiction supérieure entend et décide sur l’appel d’une personne jugée
«coupable» par une juridiction inférieure, et renverse ce jugement, la personne
accusée est par cet acte, automatiquement réhabilitée à une bonne et régulière
position dans l’Eglise. La déclaration de cet acte devra être faite dans la juridiction
inférieure.
3. Apres une suspension définie
Dans le cas d’une suspension définie, au cours de laquelle la conduite de l’offenseur
a été exemplaire dans l’intervalle prescrit, et l’honneur de la religion le permettant, la
juridiction procèdera immédiatement, à l’expiation de la période de sanction, à sa
réhabilitation.
4. Apres une suspension indéfinie
Lorsqu’une juridiction sera pleinement satisfaite de la réalité de repentance d’une
personne sous discipline de suspension indéfinie, cette personne devra être autorisée
à professer sa repentance, et à être réhabilitée dans ses droits et privilèges antérieurs
dans l’Eglise.
5. Forme de réhabilitation après suspension
La forme de réhabilitation de l’offenseur, par le Modérateur, en présence de la
juridiction, sera faite de la manière suivante :
«Attendu que vous ………………………………………………………………,
Vous avez été interdit de la communion de l’Eglise, (ou dans le cas d’un officier de
l’Eglise, l’office de Ministre de l’évangile, ou de la qualité d’Ancien ou de Diacre),
mais maintenant, vous avez manifesté une telle repentance qui satisfait l’Eglise,
Nous, le Consistoire (ou le Conseil Paroissial) de …………………………………,
Au nom et par le pouvoir du Seigneur Jésus-Christ, nous vous absolvons de la
sentence de suspension et vous réhabilitons à la pleine communion de l’Eglise (et à
l’exercice de votre office et toutes vos fonctions)».
Après quoi, il faudra procéder à la prière d’adoration et de remerciements à Dieu.
6. Forme de réhabilitation après excommunication
Lorsqu’une personne excommuniée sera affectée par son état et être amenée à la
repentance, manifestant ainsi son désir à être réadmise aux privilèges de l’Eglise, la
juridiction qui l’avait excommuniée, ayant obtenu et enregistré dans les Minutes, une
évidence suffisante de sa sincère repentance et profonde contrition, procèdera à sa
restauration, rapportant en termes explicites, les raisons pour lesquelles cette
conclusion a été prise. A la réunion régulière de la juridiction, le Modérateur appellera
la personne excommuniée et lui posera en présence de la juridiction les questions
suivantes :
«Question : voulez-vous, eu égard à la reconnaissance profonde de votre grande
méchanceté confesser votre péché, et voulez-vous reconnaître que vous avez été
exclu de la communion de l’Eglise dans la justice et la miséricorde?
Réponse : oui, je confesse!
Question : voulez-vous maintenant et volontairement professer votre sincère
repentance et contrition pour votre péché et votre obstination ; et voulez-vous
humblement demander le pardon de Dieu et de son Eglise?
Réponse : ou je professe et demande pardon.
Question : voulez-vous sincèrement promettre par la grâce divine de vivre en toute
humilité d’esprit et circonspection. Et de vous efforcer à parer par une vie sainte la
doctrine de Dieu, notre sauveur?
Réponse : oui je le promet.»
«Attendu que vous avez été exclu de la communion de l’Eglise, mais maintenant que
vous avez donné une évidence satisfaisante de repentance ;
Au nom du seigneur Jésus-Christ, et par son autorité, nous, le Consistoire (ou le
Conseil paroissial) de……………………………………………………………...,
Vous déclarons absout de la sanction d’excommunication dernièrement prononcée
contre vous ; et vous réhabilitons à la communion de l’Eglise, afin que vous puissiez
être participant de tous les bienfaits du Seigneur Jésus-Christ, pour votre salut
Eternel»!
Après quoi, il sera recommandé à Dieu dans la prière.
1. Réhabilitation après la déposition
Un Ministre, un Ancien de l’Eglise ou un Diacre déposé pour une conduite immorale
ne sera réhabilité, même ayant une profonde tristesse pour son péché, qu’après un
temps considérable d’une conduite remarquable, exemplaire, humble et édifiante, et
en aucun cas, il ne sera réhabilité, que s’il se remarque clairement que la réhabilitation
peut être effectuée sans injure à la cause de la religion.
2. Forme de réhabilitation après déposition
La réhabilitation d’un Ministre, d’un Ancien de l’Eglise ou d’un Diacre déposé, après
une confession publique similaire à celle prescrite dans le cas de suppression de
sanction d’une personne excommuniée, sera prononce par le Modérateur dans la
forme suivant :
«Attendu, -------------------------------------------------------------------------------------,
Autrefois Ministre de ce Consistoire (ou Ancien de l’Eglise, Diacre), avez été déposé
de votre office, mais maintenant que vous avez manifesté une telle repentance qui
satisfait l’Eglise ;
Au nom du seigneur Jésus-Christ, et par son autorité, Nous, le Consistoire (ou
Conseil Paroissial) de ---------------------------------------------
De l’EPC, ici vous déclarons absout de la sanction de déposition autrefois prononcée
contre vous ; et nous vous réhabilitons à votre office, et à l’exercice de toutes les
fonctions y relatives, partout où vous serez régulièrement appelé pour cela!»
Après quoi, l’acte de consécration aura lieu, suivi par la prière et les actes d’action de
grâce ; et les membres de la juridiction lui tendront la main droite de collaboration.
3. Réordination après déposition
Lorsqu’un Ministre, Ancien de l’Eglise ou Diacre déposé a été absout, à moins que
ce jugement soit renversé sur appel, il ne peut pas reprendre son office antérieur dans
l’Eglise sans réordination.
CHAPITRE XI : DES DISSENTIMENTS ET PROTESTATIONS
1. Dissentiments
Un dissentiment est une déclaration par laquelle un ou plusieurs membres expriment
leur désaccord avec une action ou une décision d’une juridiction. Il doit être
manifesté au cours d’une séance particulière de la juridiction, au sein de laquelle
l’action ou la décision objet de désaccord a été prise, et il devra figurer dans les
Minutes de la juridiction.
2. Protestations
Une protestation est une déclaration plus formelle, faite par un ou plusieurs membres
d’une juridiction portant témoignage contre une procédure, décision ou jugement
irrégulier ou erroné, accompagné des raisons de cet acte. Elle devra intervenir au
cours d’une séance particulière de la juridiction pendant laquelle l’acte protesté a été
pris ; et les raisons sur lesquelles elle est fondée devront être transmises au Secrétariat
de la Juridiction intéressées dans l’intervalle de dix (10) jours, excepté dans la plus
haute juridiction, où les raisons devront être présentées avant l’ajournement final de
la juridiction.
3. Protestation dans les minutes
Si une protestation est rédigée dans un langage bienséant respectueux et est sans
réflexions ou insinuations offensantes contre la juridiction, elle sera enregistrée dans
les Minutes.
4. Réponse à la protestation
Une juridiction contre laquelle l’action protestée est prise doit préparer une réponse
à cette protestation qui lui impute des principes ou raisonnements dont l’action
n’importe pas, laquelle réponse devra être enregistrée dans les Minutes. La
permission peut être donnée pour cela à la personne ou aux personnes qui protestent.
Si elles le désirent, de modifier leurs protestations ; et la réponse de la juridiction peut
aussi en conséquence, être modifiée. Ceci devra clôturer l’affaire.
5. Ce que cela implique
L’admission d’une protestation par une juridiction, ne justifie pas la personne qui
proteste dans la désobéissance et la non soumission, mais elle n’implique rien de plus
qu’une reconnaissance à son droit pour satisfaire la conscience.
6. Qui peut protester ou manifester son dissentiment?
Personne ne devra être autorisé à manifester son dissentiment ou à protester s’il n’a
pas le droit de voter sur la question qui se pose, et s’il n’a pas voté contre la décision
prise ; sauf dans le cas où la décision a été prise par une Commission Juridique. Alors,
un membre de la juridiction à laquelle le cas est rapporté peut faire entrer son
dissentiment ou sa protestation, lui-même et s’il avait voté pour cela ; et pourvu que
ce cas ait été décidé par une Commission Juridique qui siège dans l’intervalle de deux
séances de la Juridiction qui l’avait élue, un membre d’une telle juridiction ou
Commission Juridique, peut dans l’intervalle de dix (10) jours, après l’intervention du
jugement par la Commission, introduire son dissentiment ou sa protestation contre
le jugement au Secrétaire de la Commission, et celle-ci ou un membre peut dans les
vingt jours qui suivent l’interprétation du jugement, introduire pareillement une
réponse à une protestation et le secrétaire de la Commission devra enregistrer tous
les dissentiments, protestations et leurs réponses dans les Minutes dans les Minutes ;
ou devra les remettre au Secrétaire de la Juridiction qui l’a élue pour les faire
enregistrer par lui dans les Minutes.
CHAPITRE XII : MODE PAR LESQUELS LES PROCES DES
JURIDICTIONS INFERIEURES ARRIVENT A LA SUPERVISION DE
JURIDICTIONS SUPERIEURES
1. Modes
Toute action ou décision d’une juridiction ou Commission Juridique, agissant pour
la juridiction, excepté la plus haute, devra être soumise à la discipline administrative
ou judiciaire et elle peut être apportée devant une juridiction supérieure par l’un des
moyens suivants :
Révision générale et contrôle, ou plainte lorsque la discipline administrative doit être
exercée, et référence ou appel, lorsque la discipline judiciaire doit être exercée.
2. Droits des membres d’une juridiction inférieure
Lorsque l’action ou décision d’une juridiction inférieure ou d’une Commission
Juridique est présentée à la juridiction supérieure, les membres de cette juridiction
inférieure ne devront plus siéger ni pour délibérer ni pour voter sur ce cas.
3. Publicité
Aucune partie dans un cas de discipline administrative ou judiciaire par devant une
juridiction supérieure ne devra distribuer ou faire circuler parmi les membres de la
juridiction, un écrit, ou des arguments imprimés ou des dossiers relatifs à l’affaire en
question, avant la disposition de la question par la juridiction qui doit l’entendre. Sauf
sur la demande ou l’orientation de cette juridiction.
Discipline administrative
A-Révision générale et contrôle
4. Révision générale
Tous les actes de la paroisse devront être rapportés et ou être révisés par le Conseil
paroissial, et par son ordre, être incorporés dans ses minutes. Toute juridiction devra
réviser, au moins une fois par an, les Minutes des travaux de la Juridiction
directement inférieure. Et, si une juridiction inférieure manquera d’envoyer ses
minutes pour ce but, la juridiction supérieure ordonnera de les produire,
immédiatement ou à un temps spécifique, comme les circonstances peuvent
déterminer. Une juridiction supérieure peut aussi, à un moment donné, demander à
la juridiction directement inférieure, de produire ses minutes, rôles, ou documents
officiels.
5. Matière de révision
En révisant les Minutes d’une juridiction inférieure, la juridiction devra examiner,
premièrement si les actes ont été correctement écrits ; deuxièmement, s’ils ont été
réguliers, et en accord avec la Constitution ; et troisièmement, s’ils ont été sages,
équitables et pour l’édification de l’Eglise.
6. Actes irréguliers
Dans la plupart des cas, la juridiction supérieure peut accomplir son devoir en
écrivant simplement dans ses propres actes et dans ceux qui sont sous sa révision,
une approbation, des approbations, ou une correction qu’elle peut relever. Mais si les
actes irréguliers sont trouvés très déshonorants et injurieux exigeant la correction, il
sera demandé à la juridiction inférieure de prendre cet acte à corriger et de le
rapporter dans le temps spécifié pour son obéissance à l’ordre : pourvu cependant
qu’aucune décision en cas administratif ou judiciaire ne soit renversée, à moins qu’il
soit régulièrement saisi par plainte ou appel.
7. Notification des actes irréguliers
Si une juridiction supérieure est, à n’importe quel moment, bien avisée des actes non
constitutionnels ou de négligence de devoir à l’égard d’une juridiction inférieure, elle
peut prendre connaissance de cela comme il semble nécessaire, mais elle notifie la
juridiction inférieure.
B-Plaintes
8. Définition
Une plainte est une représentation écrite par une ou plusieurs personnes soumises à
la juridiction d’une cour inférieure à la cour directement supérieure contre un délit
particulier, action, ou décision d’une cour inférieure dans l’exercice d’une discipline
administrative a été jugé par une Commission Juridique d’une cour inférieure, qui
siège dans l’intervalle de deux réunions d’une cour, une plainte contre la décision de
cette Commission Juridique peut être introduite et étudiée par-devant une cour
supérieure de la même manière que si la décision avait été rendue par la cour
inférieure.
9. Notification de la plainte écrite
Une notification de la plainte écrite sera donnée, dans l’intervalle de dix (10) jours
après que l’action a été prise au Secrétaire, ou, en ca de mort, d’absence ou
d’incapacité, au Modérateur de la cour inférieure.
10. Plainte présentée à la cour inférieure
Le plaignant portera plainte ainsi que ses raisons au Secrétaire de la cour supérieure
dans l’intervalle de trente (30) jours après que la notification de plainte écrite a été
donnée à la cour inférieure. Sur demande, le secrétaire de la cour supérieure, est
autorisé à fournir les copies de la plainte aux parties concernées, qui devront en
supporter les dépenses.
11. Devoir de la cour inférieure
Dans les trente jours qui suivent la réception d’une notification de plain te écrite, le
Secrétaire de la cour inférieure devra la transmettre avec les Minutes et tous les
documents relatifs au cas, au Secrétaire de la cour supérieure. A défaut de faire ceci,
la cour inférieure sera sanctionnée par la cour supérieure, qui aura le pouvoir de
donner des ordres concernent la production des Minutes et des papiers, et la
détermination de la plainte. Pour la nécessité de préserver les droits de toutes les
parties.
12. Devoirs de la cour supérieure
Quand la cour supérieure trouve qu’une plainte est en règle et les raisons suffisantes
pour procéder à sa détermination ont été assignées, la Juridiction ou la Commission
Juridique dûment élue par elle, adoptera la procédure suivante :
a. La plainte et ses raisons seront lues
b. Les Minutes de l’acte contre lequel la plainte est faite, les Minutes de la cour
inférieure peuvent être lues.
c. Les parties seront entendues, les plaignants ayant le droit d’ouvrir et clore le
plaidoyer.
d. L’L’opportunité sera donnée aux membres de la cour supérieure ou
Commission Juridique d’être entendus.
e. Le vote sera fait sans débats et séparément à chaque raison assignée dans la
plainte.
13. Effets d’une plainte
L’effet d’une plainte si elle est soutenue, peut être, le renouvellement, en entier ou en
partie, de l’acte ou décision, objet de la plainte. Lorsqu’une plainte est soutenue, la
cour inférieure sera conseillée d’engager une autre procédure pour ce cas.
14. Parties
Les parties à une plainte seront connues dans les juridictions supérieures comme :
PLAIGNANTS ET DEFENDEURS. Chacune d’elles peut être assistée par un
Conseil.
*Personne ne doit accepter un pourboire ou tout autre émolument pour un service
rendu comme conseil. Personne ne sera éligible pour agir conseil, qui ne soit pas un
Ministre ou Ancien de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise.
15. Sursis d’une exécution
Lorsqu’une plainte est introduite par un tiers au moins des membres inscrits présents
au moment où la décision avait été prise, ou par un tiers de tous les membres de la
juridiction, ou par un tiers des membres de la Commission Juridique contre une
décision rendue par elle dans un cas administratif dans l’intervalle des réunions
régulières de la juridiction qui l’avait élue, l’exécution de ladite décision sera différée
jusqu’à l’issue finale du cas à la cour supérieure.
*Minutes en cas de plainte
Les minutes dans un cas de plainte consisteront en :
La notification de la plainte à la cour supérieure, la plainte, ses motivations et une
copie certifiée conforme des minutes de la cour inférieure, qui montrent tout de l’acte
pour lequel la plainte est faite, ainsi que tous les documents de la cour inférieure, y
compris les minutes de son acte. Rien de ce qui ne se trouve pas dans les minutes ne
sera pris en considération par la cour supérieure. Dans le cas d’une plainte contre une
cour supérieure pour un acte qu’elle a pris, toutes les minutes, du début seront
transmises à la juridiction auprès de laquelle la plainte a été déposée.
I. En discipline judiciaire
A-Référence
16. Définition
Une référence est une représentation écrite, faite par une juridiction inférieure à celle
qui lui est directement supérieure pour avis ou jugement ultime et décision d’un cas
judiciaire encore non jugé. Cependant généralement, il est plus favorable pour le bien
public que chaque juridiction puisse accomplir son devoir d’exercer pour son propre
jugement.
17. Sujets propres
Les sujets propres de référence sont les cas judiciaires qui sont nouveaux, importants,
difficiles, de délicatesse particulière, les décisions desquelles on peut établir des
principes ou des précédents d’une influence considérable, sur lesquelles la cour
inférieure est énormément divisée, ou dans lesquelles, pour une raison quelconque,
il est souhaitable qu’une cour supérieure décide d’abord.
18. Effets de référence
Si la référence et faite pour avis, elle diffère purement et simplement de la décision
d’une cour inférieure ; si c’est pour un procès, elle soumet tout le cas judiciaire au
jugement final de la juridiction supérieure.
19. Devoirs de la cour inférieure
Toutes les minutes des actes dans un cas judiciaire seront promptement transmises à
la cour supérieure, et si la référence est acceptée, les parties sont entendues.
20. Devoir d’une cour supérieure
Lorsqu’une cour supérieure sera saisie pour répondre à une référence pour avis, elle
pourra refuser d’y donner un jugement final, et pourra remettre tout le cas judiciaire
avec ou sans avis, à la cour inférieure.
B-Appels
21. Définition
Un appel est l’action d’adresser par une représentation écrite à la juridiction
directement supérieure, un cas judiciaire dans lequel un jugement a été rendu par une
cour inférieure, et peut être pris seulement par une des parties originales. Quand un
cas judiciaire a été décidé par une Commission Juridique d’une cour inférieure, qui
siège pendant l’intervalle de deux réunions de la cour qui l’a élue, un appel du
jugement d’une telle Commission peut être reçu et mis en étude par-devant une cour
supérieure de la même manière que si le jugement avait été rendu par la cour
inférieure elle-même.
22. Fondements d’appel
Les fondements d’appel peuvent être tels que :
-Irrégularité dans la procédure ;
-Refus d’indulgence raisonnable à la partie en procès ;
-Réception impropre ou déclinatoire de recevoir un témoignage propre ;
-Empressement à prendre une décision avant d’avoir pleinement pris le témoignage ;
-Manifestement de préjudice dans la conduite du cas ;
-Faute ou injustice dans la décision ;
-Sévérité exagérée de la sanction.
23. Notification écrite d’appel
La notification écrite d’appel sera remise au secrétaire ; en cas de mort, d’absence ou
d’incapacité de ce dernier, elle est remise au Modérateur de la juridiction inférieure
où est pris le jugement d’appel, dans l’intervalle de dix jours, après que le jugement a
été rendu.
24. Suspension du jugement
Lorsque le jugement demande un avertissement ou un blâme, la notification
suspendra toutes les autres procédures ; mais en cas de suspension, de déposition ou
d’excommunication, il sera demandé à la personne contre laquelle le jugement a été
prononcé de s’abstenir de s’approcher de la table Sainte du Seigneur, et de l’exercice
de son office, jusqu’à ce que l’appel soit finalement décidé.
25. Appel présenté à la juridiction supérieure
Dans l’intervalle de trente jours, après la date de classement de la notification d’appel,
l’appelant interjette son appel énonçant la spécification des erreurs alléguées, auprès
du secrétaire de la juridiction supérieure qui le notifiera promptement de la date à
laquelle il comparaîtra en personne ou par un Conseil devant la juridiction devant la
juridiction supérieure, pour soutenir son appel. A défaut de répondre à cette
notification, à moins qu’il puisse montrer à la satisfaction de la juridiction supérieure
qu’il était inévitablement empêché de la faire ; si non son absence sera considérée
comme un abandon de son appel, et le jugement sera arrêté.
26. Devoirs de la juridiction inférieure
Dans les trente jours qui suivent la réception d’une notification écrite d’appel, le
Secrétaire de la juridiction inférieure la remettre avec les minutes, et tous les
documents se rapportant au cas judiciaire, au Secrétaire de la juridiction supérieure.
A défaut de faire cela, la juridiction inférieure sera sanctionnée par la juridiction
supérieure, et le jugement dont l’appel est fait, sera suspendu, jusqu’à ce que les
Minutes sur lesquelles le cas judiciaire pourra être équitablement jugé soient
produites.
27. Procédure dans la juridiction supérieure
Quand une juridiction supérieure a décidé qu’un appel est en ordre, et devra être reçu
par la cour, et quand la juridiction ou Commission Juridique élue par elle est prête à
juger un cas, la procédure suivante sera adoptée :
1). L’appel et les spécifications alléguées seront lus ;
2). Le document qui contient ce cas au commencement sera lu.
3). Les parties seront entendues ; l’appelant ayant le droit d’ouvrir et de clore
l’argumentation.
4). L’opportunité sera donnée aux membres de la juridiction supérieure Commission
Juridique pour être entendus.
5). Le vote sera alors effectué sans débats séparément sur chaque spécification d’une
erreur alléguée, la question devra être prise sous la forme suivante :
«La spécification d’erreur alléguée, sera-t-elle soutenue?»
Si aucune des spécifications n’est soutenue, et aucune erreur n’est trouvée, le
jugement de la cour inférieure sera confirmé. Mais si un ou plusieurs erreurs sont
trouvées, la juridiction déterminera si le jugement de la cour inférieure devra être
renversé ou modifié, ou alors devra renvoyer le cas pour un nouveau jugement : et la
décision, accompagnée d’une présentation de l’erreur ou des erreurs trouvées, seront
enregistrées dans les minutes. Si la juridiction supérieure l’estime sage, des Minutes
explicatives peuvent être adoptées, lesquelles devront être en partie les Minutes de ce
cas.
CHAPITRE XIII : DES COMMISSION JURIDIQUE
A. Des Consistoires et Synode
1. Election
Chaque Consistoire ou Synode peut élire parmi ses Ministres et Anciens de l’Eglise
appartenant à sa juridiction, une Commission Juridique Permanente qui sera
composée non moins de sept (7) membres pour le Consistoire, dont quatre (4)
Ministres et trois (3) Anciens ; et non moins de onze (11) membres pour le synode,
dont six (6) Ministres et cinq (5) Anciens. Le terme d’office pour chaque membre
dans la Commission Juridique Permanente sera de six (6) ans. Pour la première année,
les membres seront élus en trois classes, plus d’une moitié des membres doivent être
d’une classe. La première servira pendant deux années, la seconde pour quatre années
et la troisième pour six années.
Rien dans cette section ne sera motivé pour empêcher un Consistoire ou un synode
d’élire à sa propre discrétion, des Commissions Juridiques Spéciales qui seront
soumises aux mêmes règles que celles qui sont jusqu’à présent appliquées par la
Commission Juridique Permanente. A chaque Commission Juridique Spéciale, la
juridiction qui l’élit peut transmettre un cas de discipline administrative ou judiciaire
pour audition et décision.
2. Pouvoir
La Commission Juridique élira de ses membres, un Président et un Secrétaire ; dans
chaque cas qui lui est transmis, elle aura des pouvoirs prescrits par, et conduira ses
procédures selon la Constitution et les règles qui gouvernent le jugement de tels cas
devant la juridiction élective. Une fois que la Commission Juridique a organisé et
accepté un cas judiciaire pour jugement, elle n’aura plus d’autres communications
avec la juridiction élective que lorsqu’elle rapportera sa disposition du cas et sa
déclaration pour l’exécution de sa décision.
3. Quorum
Le quorum de la Commission Juridique consistera aux deux tiers (2/3) au moins des
membres élus pour cela. Pourvu que la moitié des membres du quorum soit des
Ministres.
4. Absence du quorum
Si par une cause d’inhabilité ou d’incapacité, un nombre suffisant de membres d’une
Commission Juridique n’est pas présent pour constituer le quorum, la Commission
Juridique devra être ajournée jusqu’à ce que le quorum puisse être atteint, et, s’il se
trouve que le quorum d’une Commission Juridique ne peut être obtenu, la
Commission Juridique rapportera à la juridiction qui l’avait élue, son inhabilité à
conclure le jugement ; sur quoi la juridiction entrera dans le procès de jugement
comme pour un nouveau cas, ou bien référer tout le cas à la juridiction supérieure
pour audition et décision.
5). Réunions
Les réunions d’une Commission Juridique seront tenues aux lieux et dates que la
juridiction aura indiqués, ou, si aucune indication n’a été donnée, alors aux dates et
lieux que la Commission Juridique déterminera.
6). Jugement final
La décision de la Commission Juridique se réunissant pour un cas, au même moment
que la juridiction qui l’avait élue, devra être promptement donnée à la juridiction par
son Secrétaire, et après l’audition de ce rapport, être tenue comme jugement final de
la juridiction. La décision de la Commission ayant siégé dans l’intervalle des réunions
de la juridiction qui l’avait élue sera tenue après la déclaration de cette décision aux
parties, pour jugement final de la juridiction, elle sera alors transmise au Secrétaire de
la juridiction qui enfin la rapportera à la session de la juridiction.
7). Minutes de la procédure
Le Secrétaire de la Commission Juridique gardera les minutes complètes et correctes
du procès et décisions de la Commission Juridique ; il devra avec le président, certifier
par écrit que ces Minutes sont complètes et correctes, il devra ensuite transmettre
une copie certifiée de la décision à chaque partie du cas, et remettre les Minutes
certifiées au secrétaire de la juridiction qui a élu ladite Commission. Ceci deviendra
une partie des minutes à envoyer à la juridiction supérieure pour révision.
8). Devoirs du Secrétaire
Après avoir reçu la copie certifiée des Minutes du secrétaire d’une Commission, et la
décision finale d’un cas, le secrétaire de la Juridiction qui avait institué cette
Commission, donnera promptement le même rapport à la juridiction ; si elle siège au
même moment, dans la Session ; mais si elle n’est pas en Session, il le donnera à la
juridiction au cours de sa prochaine réunion ajournée, annoncée ou appelée pour ce
propos ; et il devra le préserver comme une partie des Minutes à envoyer à la
prochaine juridiction supérieure pour révision.
B-Dans l’Assemblée
9). Election
L’Assemblée générale élira une Commission Juridique qui sera appelée «Commission
Juridique Permanente de l’Assemblée générale». Elle sera composée de huit (8)
Ministres et sept (7) Anciens n’appartenant pas à un même Consistoire. Une
personne ayant servi dans la Commission Juridique Permanente pour un terme plein
de six années ne pourra plus être rééligible, et nul ne sera éligible en qualité de
membre de la Commission Juridique Permanente qui est en même temps membre
d’une autre Commission, comité ou agence de l’Assemblée Générale, avant la fin de
son mandat. Une vacance due à une résignation, à la mort, ou pour une autre cause
quelconque, peut être comblée par l’Assemblée générale à sa réunion pour l’élection
d’une personne pour le terme non expiré. L’Assemblée Générale peut transmettre à
cette Commission des cas de discipline administrative ou judiciaire pour audition et
décision.
10). Commission Juridique Spéciales
Rien ne devra empêcher l’Assemblée Générale d’élire à sa propre discrétion, des
Commissions Spéciales, qui seront soumises aux mêmes règles que celles qui, jusqu’à
présent, s’appliquent à la Commission Juridique Permanente.
11). Pouvoirs
Commission Juridique Permanente élira annuellement parmi ses membres un
Président et un secrétaire ; dans les cas qui lui sont transmis, elle aura des pouvoirs
prescrits par, et conduira ses procès selon la Constitution et les Règles qui gouvernent
le procès de tels cas par-devant l’Assemblée Générale, à laquelle aussi, elle fera des
rapports.
12). Les dépenses nécessaires de la Commission Juridique Permanente seront
pourvues par l’Assemblée Générale.
13). Quorum
Le quorum de la Commission Juridique Permanente sera d’au moins onze membres,
dont au moins six (6) seront des Ministres.
14). Réunions
Les réunions des Commissions Juridiques Permanentes devront se tenir aux dates et
lieux suivant la décision de l’Assemblée Générale. Cependant, la Commission
Juridique Permanente se réunira toujours le matin, un jour avant l’ouverture de
l’Assemblée générale qui l’a instituée pour préparer et apprêter le rapport qu’elle
présentera à l’Assemblée Générale au second jour du déroulement de ses travaux.
15). Jugements préliminaires
La décision de la Commission Juridique Permanente pour chaque cas qui lui est
soumis, sera tenue comme jugement préliminaire, et ce dernier devra être appliqué
sur chacune des parties, jusqu’à ce que l’Assemblée Générale l’aura, soit confirmé,
soit rejeté.
16). Minutes
Le Secrétaire de la Commission Juridique Permanente gardera complètes et correctes
les Minutes du jugement préliminaire de la Commission pour chaque cas qui lui est
transmis ; avec le président. Il certifiera par écrit complètes et correctes de telles
Minutes ; remettra ensuite une copie ainsi certifiée du jugement préliminaire ainsi que
les Minutes au secrétaire général de l’Assemblée Générale. Ce dernier devra alors
transmettre à chaque partie du cas, une copie certifiée du jugement comme étant
confirmé par l’Assemblée Générale, et la préserver comme une partie des Minutes
de l’Assemblée Générale elle-même.
17). Opinions de dissentiment
Immédiatement après la présentation du jugement préliminaire d’un cas, un ou
plusieurs membres de la commission auront le droit de lire et de donner une ou des
opinions de dissentiments ; pourvu cependant que chaque opinion de dissentiment,
avant présentation ait été lue en entier à la Commission Juridique Permanente, et
qu’il ait été demandé à la majorité des membres de ladite Commission de ne rien
introduire qui ne soit contenu dans les Minutes du cas comme une base de son
argument, et pourvu aussi que l’opinion de dissentiment ne soit pas considérée
comme un petit rapport, ni traitée comme tel soit par l’Assemblée, soit par la
Commission Juridique Permanente.
18). Présentation du jugement préliminaire à l’Assemblée Générale
La procédure de la présentation à l’Assemblée Générale du jugement préliminaire
de la Commission Juridique Permanente et d’une ou des opinions de dissentiments,
s’il y en a, devra être la suivante :
a-Lorsque le Président, annoncera que l’Assemblée Générale est en train de siéger en
session judiciaire, il déclarera que seuls les membres de la Commission présents en
ce moment pourront voter à propos des jugements préliminaires présentés. Il
ordonnera alors, que tous ceux qui ne sont pas membres de la Commission, officiers
de l’Assemblée Générale ou membres de la Commission Juridique, quittent l’enceinte
et le plancher de l’Assemblée Générale ; que des mesures efficaces soient prises, pour
que, durant la présentation du rapport de la Commission Juridique Permanente,
personne n’entre dans l’enceinte ou plate-forme, ou n’en sorte.
b-Le jugement préliminaire de la Commission Juridique Permanente, et l’opinion ou
les opinions de dissentiment s’il y en a, seront lus à l’Assemblée Générale.
c-Aucun membre de la Commission Juridique Permanente n’argumentera pour ou
contre quelque jugement de la Commission, ni pour ni contre une opinion de
dissentiment d’un cas, ni d’une certaine manière participer aux débats de l’Assemblée
Générale se rapportant à ce cas.
d-Le Modérateur de l’Assemblée Générale, immédiatement après la lecture du
jugement préliminaire de la commission et la lecture de l’opinion ou des opinions de
dissentiment, s’il y en a, posera la question comme suit :
«Est-ce que le jugement préliminaire de la Commission Juridique Permanente devient
le jugement final de l’Assemblée Générale?»
Si oui, sans débats, manifestez-le en levant la main droite.
e-Si la majorité des Délégués de l’Assemblée Générale vote pour confirmer, le
Modérateur déclarera alors que le jugement préliminaire de la Commission Juridique
Permanente est désormais le jugement final de l’assemblée générale. Avec cette
déclaration le cas sera clos.
19). Procédure à suivre lorsque le jugement préliminaire est rejeté
Lorsque l’Assemblée Générale manquera de confirmer par une majorité un jugement
préliminaire de la Commission Juridique Permanente, le cas sera immédiatement
renvoyé à la Commission, pour une nouvelle audience, et l’Assemblée Générale
établira un comité constitué d’au moins cinq membres pour la représenter dans la
Commission pour la considération supplémentaire du cas. Si un second jugement de
la Commission est de même rejeté, le cas sera revu un an plus tard, sans plus autre
action, et la prochaine Assemblée Générale déterminera au second jour de ses
sessions, si on doit référer le cas à la Commission Juridique Permanente ou soumettre
ce cas à une Commission Juridique Spéciale, ou examinera le cas, elle-même siégeant
en session judiciaire.
CHAPITRE XIV : DIFFERENDS ENTRE JURIDICTIONS
1. Présentation d’un mémorial
Une juridiction qui estime avoir été lésée par l’action d’une autre juridiction du même
rang peut présenter un mémorial o la juridiction immédiatement supérieure, à la
juridiction chargée de ce grief, et à la juridiction supérieure à laquelle appartient celle-
ci. Après la manière prescrite et contenue dans le «Livre de discipline» (Chapitre XII,
section 8-15) sauf si seulement ce qui concerne la limitation de temps, la notification
dudit mémorial sera adressée aux secrétaires, à celui de la juridiction chargée du grief
et à celui de sa juridiction immédiatement supérieure, au cours de l’année à partir de
la date à laquelle le grief allégué a été perpétré.
2. Nomination d’un comité
Lorsqu’une juridiction estime être lésée par une autre juridiction et décide de
présenter un mémorial comme prévu dans la section précédente elle devra nommer
un comité pour conduire le cas à tous les niveaux, dans n’importe qu’elle juridiction,
jusqu’à l’issue finale de l’affaire.
3. Devoirs de la juridiction supérieure
La juridiction où le mémorial est logé, si elle soutient cela, peut renverser tout ou
partie su sujet du grief, et devra orienter la juridiction inférieure comment elle doit
disposer du cas, et peut renforcer ses idées. L’une des parties peut porter plainte à la
juridiction immédiatement supérieure, excepté comme il est limité dans «la forme de
gouvernement» chapitre XI section 4.
CHAPITRE XV : ORDRE-FORMES
A-Ordre de procédure dans les cas judiciaires
1. Préliminaire dans l’initiation d’un cas judiciaire
Par une cour dont les faits d’une nature sérieuse et susceptible d’introduire une
procédure judiciaire ont été présentés.
1)- Nomination d’un Comité Juridique par la juridiction, si elle le désire. (Chapitre
III, section 9)
2)- Une conférence privée entre le Comité Juridique, s’il est institué, avec l’offenseur
allégué (Chapitre III, section 5),
3)- Rapport du Comité Juridique à la juridiction (Chapitre III, section 9),
4)- Nomination d’un Comité de poursuite (Chapitre III, section 6)
2. Ordre d’un procès judiciaire dans la juridiction inférieure
a). Détails préliminaires
- Décision par la juridiction, si elle-même devra examiner un cas pour audience dans
sa capacité judiciaire, ou référer le cas pour audience et décision par une Commission
élue par elle (Chapitre XIII, section 1)
- Si la décision d’élire une Commission Juridique, l’élection d’une Commission
Juridique et la transmission auprès d’elle du cas judiciaire (Chapitre XIII, section 1).
b). Première réunion
- Annonce du Modérateur (Chapitre V, section 3)
- Présentation de récusation (Chapitre V, section 3)
- Présentation des charges et spécifications (Chapitre V, section 4)
- Fournir à l’accusé une copie des charges et des spécifications, avec les noms de tous
les témoins (Chapitre V, section 4)
- Questions de référence d’un cas judiciaire à la juridiction directement supérieure
(Chapitre XII, section 17)
- Ordre pour des citations aux parties et témoins (Chapitre V, section 4)
- Appel des membres et ajournement (Chapitre V, section 12)
c). Seconde réunion
_ Annonce du Modérateur (Chapitre V, section 2)
_ Preuves que les citations ont été distribuées (Chapitre V, section 6)
_ Annonce d’un Conseil (Chapitre V, section 9)
_ Classement et audience des objections (Chapitre V, section 10)
_ Décision de renvoyer le cas pour raisons suffisantes (Chapitre V, section 10)
_ Si le cas n’est pas renvoyé, et si c’est nécessaire, amendements aux charges et
spécification peuvent être faits (Chapitre V, section 10)
_ Défense de l’accusé (Chapitre V, section 10)
_ L’introduction de la défense dans les minutes (Chapitre V, section 10)
_ Appel des membres et ajournement si les parties le désirent, pour une autre réunion
(Chapitre V, section 12)
d). Troisième réunion, et autres réunions, si elles sont nécessaires
- Annonce du Modérateur (Chapitre V, section 2)
- Adresse du comité de poursuite
- Vérification des témoins (Chapitre V, section 11)
- Nomination d’une Commission, si c’est nécessaire, si c’est nécessaire pour prendre
le témoignage à un lieu distant (Chapitre VIII, section 11)
- Introduction de nouveaux témoins (Chapitre V, section 11)
- Audition des parties (Chapitre V, section 11)
- Sessions privées (Chapitre V, section 11)
- Délibération sur le cas (Chapitre V, section 11)
- Vote sur les charges et les spécifications (Chapitre V, section 11)
- Formulation et adoption du jugement dans le cas (Chapitre V, section 11)
- Annonce de la sanction à l’accusé (Chapitre V, section 13)
- Exception au jugement (Chapitre V, section 16)
- Notification d’appel, s’il y en a, pour être classée avec les raisons annexées (Chapitre
XII, section 24)
- Entrée des charges, spécifications, exceptions, défenses, jugement, faits et ordres
de la juridiction et appel, s’il est fait, dans les Minutes de la Juridiction (Chapitre V,
section 14)
- Authentification et classement de l’évidence (Chapitre V, section 14)
- Ajournement final
3. Pas préliminaires en classant un appel à la juridiction supérieure
a)-Par l’appelant
* Classement d’une notification d’appel (Chapitre XII, section 24)
* Classement d’appel (Chapitre XII, section 26)
b)- par l’appelé
Acquérir une familiarité avec les spécifications d’erreurs alléguées dans l’appel afin
de bien défendre le jugement de la juridiction inférieure.
c)- Par la juridiction inférieure
La transmission par le Secrétaire de la juridiction inférieure au Secrétaire de la
juridiction supérieure de la notification d’appel écrite, avec les spécifications d’erreurs
alléguées, les procès-verbaux et tous les papiers appartenant au cas judiciaire
(Chapitre XII, section 27)
4. Procédures dans l’audience d’un appel par la juridiction
Rapport à la juridiction supérieure par son Secrétaire des documents et papiers
relatifs à l’appel, qui sont entre ses mains.
Réception par la juridiction supérieure de tous les documents et papiers qui
sont entre les mains de son Secrétaire.
La nomination d’un comité juridique si cela est désiré (Chapitre III, section 9)
Rapport du comité juridique (Chapitre III, section 9)
L’élection d’une Commission Juridique, pour entendre et décider le cas
judiciaire (Chapitre XIII, section 1)
1). Election d’un Président et d’un Secrétaire de la Commission (Chapitre III, section
2)
2). Annonce du Président (Chapitre V, section 9)
3). Lecture des Minutes dans un cas judiciaire (Chapitre XII, section 27)
4). L’audience des parties (Chapitre XIII, section 27)
5). L’appel des membres (Chapitre V, section 12)
6). La prise des votes (Chapitre XII, section 27)
7). La formulation du jugement (Chapitre XII, section 27)
8). Le rapport à la juridiction supérieure
B. Formes en discipline administrative
1-Forme de plainte
Dans l’affaire de l’action du ………………………………………….
Consistoire, Synode ou Commission Juridique de ……………………….
Concernant (l’affaire) ……………………………………………………
Le soussigné, par ce moyen, porte plainte à ………………….. (Juridiction
directement supérieure) de l’action de ……………………..
Consistoire, Synode ou Commission Juridique dans l’affaire ci-dessus mentionné, et
les raisons de cette plainte sont les …………………. (Mentionnez ici les motifs de
la plainte, en langage clair, simple et en ordre consécutif).
Signature du Plaignant
Date ……………………………..
A ……………………………………. (Secrétaire de la juridiction supérieure à
laquelle la plainte est adressée.
2- Forme de la notice de plainte
Dans l’affaire de l’action du Consistoire ………………………………………….
Concernant (Mentionner ici l’action) …………………………………………….
Le soussigné ici présent, donne la notice de son intention de porter plainte contre
(La juridiction hiérarchiquement supérieure) selon l’action ci-dessus mentionnée.
A ……………………….. Secrétaire (Modérateur) de (Consistoire, Synode ou
Commission, étant la juridiction contre laquelle la plainte a été faite).
C. Formes en discipline judiciaire
1. Forme de charges et spécifications
L’Eglise Presbytérienne Camerounaise, le Procureur, charge …………………….
Membre de cette Eglise de ……………………………………………
Du péché de ……………………………………………………………..
Contraire aux Saintes Ecritures et les Règles et règlement de notre Eglise, sur lesquels
elle est fondée (voir Romains 13, 13)
Spécifications 1 : Que le ……………………… ledit (nom de l’accusé), a été vu dans
des conditions d’ivresse sur la route, à côté de la maison de ……………….. dans la
ville de ……………….
Témoins : C.B et L.M
Spécifications 2 : Le ………………. Vers ………………. Heures
Vous, J.B, vous avez été trouvé en état d’ébriété sur la route allant de ……………..
à ………………….
Témoins C.G et P.D
2. Formes de citations
a)- Au comité de poursuite (ou plaignant lui-même)
A Monsieur A.B
Vous êtes par ceci, cité d’être présent et de paraître devant la Commission Juridique
du Consistoire de …………………………….
Qui se réunira le …………………….. au temple de la paroisse de ……………….
Le ……………….. à ……………….heures du matin, alors et là pour poursuivre
l’accusation contre C.D présentée par vous au Consistoire, le ……………….., afin
que cette affaire puisse être entièrement entendue et décidée.
Par ordre du Consistoire de ………….
Le Modérateur ……………………….
Le Secrétaire …………………………
Donnée le …………………..
b)- A la personne accusée
A monsieur F.B
Vous êtes cité d’être présent et de paraître devant la Commission Juridique du
Consistoire de …………………………………………………….
Qui se réunira à …………………………. Paroisse EPC de …………………….
Mardi le ……………………… à onze heures.
Alors et là pour répondre à la charge initiée contre vous à cette Eglise, par (Nom de
l’accusateur) …………………………………
Une copie contenant la charge, les spécifications et les noms des témoins annexée,
vous a été remise le ……………………………………………… ;
Afin que cette affaire soit entièrement entendue et décidée.
Par ordre du Consistoire :
………………. Modérateur
………………. Secrétaire
Fait le …………………….
c)- Aux témoins
A Monsieur R.S
Vous êtes par la présente, cité pour être présent et comparaître devant la Commission
Juridique du Consistoire de ………………………….
Se réunissant à …………………….. Mardi matin le ……………………………
A onze heures, alors et là vous aller donner témoignage au sujet des matières chargées
contre Mr. C.D à l’Eglise, par ……………………………
Par ordre du Consistoire
………………. Modérateur
………………. Secrétaire
Remis le …………………….
2. Forme de référence
a). Pour avis
Le Consistoire de ……………………………………
Respectivement, réfère la question suivante au Synode de ……………………..
Pour son avis en ce qui concerne la manière de la décider.
Le livre de Discipline permet-il (Mentionner ici explicitement la question qui est
référée).
b). Pour un jugement et décision ultimes
Le Consistoire de …………………. Respectivement présente au Synode de
………………
Que dans le cas de (Mentionner ici le cas) ………………………..
En conséquence de (Mentionner ici les raisons), il apparaît hautement souhaitable
d’enlever cette affaire de la juridiction du Consistoire, pour celle du Synode. La
propriété de ce courant sera plus clairement comprise dans les Minutes du
Consistoire, une copie certifiée est présentée ci-joint.
C’est pourquoi, le Consistoire demande une permission d’abandonner totalement la
décision, et de soumette tout le cas au jugement final du Synode.
3. Forme d’appel : dans un cas judiciaire dans l’EPC
Le ………….. (Jour, mois, année),
Mois …………… (L’appelant),
Contre ………………. (Le défendeur)
Fais appel à …………………. (Juridiction en jugement) dont le cas ci-dessus
mentionné vient, et par ceci l’appel est logé au ……………. (Le Secrétaire de la
juridiction supérieure) de …………….. Jour ……………… Année …………….
Et pour le fondement de cet appel, il est mentionné et établi ce qui suit :
……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………
(Mentionner ici en langage clair et par chronologique, les fondements de l’appel et
les erreurs alléguées qui ont été commises par la juridiction inférieure en jugement,
desquels sont établies dans le Livre de discipline (Chapitre XII, Section 22).
(Signature de l’Appelant)
Date ……………………………………..
A ………………….. ; Secrétaire de la juridiction supérieure auprès de laquelle
l’appel est pris.
1. Forme de notice d’appel dans un cas judiciaire de l’EPC
(Le Procureur) contre …………………………….
Défendeur ………………………………………
(L’appelant) par ceci donne la notice de son intention à l’appel à
……………………. La juridiction directement supérieure) du jugement final de
………….. (la juridiction en jugement), l’appel dans le cas ci-dessus intitulé.
……………….. Signature de l’appelant
Date …………………….
A ………………….. Secrétaire (Modérateur)
Juridiction dont le jugement est appelé.
INDEX
Signe * : Partie du texte original en Anglais, mais n’ayant pas été retenue par le texte
Constitutionnel en Bulu.
(ù) : UPC / USA : United Presbyterian Church / United Stated States of America
TABLE DES MATIERES
CHAPITRES TITRES PAGES
I De la Discipline
II De la Juridiction
III Détails préliminaires de procès judiciaire en discipline
judiciaire
IV Plaintes et spécifications
V Le procès en général
VI Règles spéciales en procès judiciaire contre un Ministre
VII Cas sans plein procès judiciaire
VIII De l’évidence
IX De l’admission des sanctions de l’Eglise
X De la restauration de ceux qui sont sous discipline
XI Des dissentiments et protestations
XII Mode par lesquels les procès des juridictions inférieures
arrivent à la supervision de juridictions supérieures
XIII Des commissions juridiques
XIV Différends entre juridictions
XV Ordres – Formes
Index
Table des matières
LIVRE IV :
LOIS
PARLEMEN
TAIRES
I. OUVERTURE DES SESSIONS
1) La réunion doit être ouverte par la prière
Le Modérateur prendra la chaire précisément à l’heure convenue à laquelle la
juridiction siégeant levait sa dernière séance, il procèdera à l’appel des membres,
constatera que le quorum est atteint, et ouvrira la réunion par la prière.
2) Procédure à suivre en l’absence du Modérateur
Si le quorum est atteint à l’heure convenue et que le Modérateur soit absent, le
dernier Modérateur présent, s’il est l’un des délégués, ou s’il n’y a en a pas, le membre
le plus âgé de la réunion sera sollicité à prendre la chaire immédiatement jusqu’à une
nouvelle élection.
3) Procédure quand il n’y a pas de quorum
Si le quorum n’est pas atteint à l’heure convenue, la décision de deux membres suffira
pour ajourner de temps en temps la réunion, afin que la condition du quorum soit
satisfaite.
II. AU SUJET DU MODERATEUR
4) Le Modérateur est membre de la juridiction
Le Modérateur devra être membre de la juridiction d’où il est choisi pour présider.
5) Autorité du Modérateur
Le Modérateur sera considéré comme possédant par délégation de tout le corps ainsi
réuni, toute l’autorité nécessaire pour le maintien de l’ordre, pour la convocation et
l’ajournement de la juridiction, de même pour la direction de ses travaux selon les
règles de l’Eglise.
6). Le Modérateur doit préserver l’ordre et accélérer les travaux
Le Modérateur se fera le devoir en tout temps, de maintenir l’ordre, de conduire tous
les travaux devant la juridiction pour un résultat à la fois rapide et concret.
7). Le Modérateur respecte l’ordre du jour adopté
Le Modérateur se fera le devoir de prendre soigneusement note des différents sujets
des travaux qui devront être élaborés à des moments prévus. Il les soumettra en
temps opportun.
8) Du Vice Modérateur
Le Modérateur devra désigner un Vice Modérateur. Ce dernier occupera la chaire
quand il le lui demandera, il l’assistera permanemment dans l’exercice de ses
fonctions.
9) Temporairement
Le Modérateur pourra désigner un membre à la chaire pour présider à sa place.
10) Des comités
Le Modérateur nomme tous les comités sauf dans le cas où la juridiction décidera
autrement.
11) Introduction aux débats
Le Modérateur proposera à la juridiction chaque sujet de délibération dans l’ordre
chronologique figurant au docket.
12) Le Modérateur pose la question et annonce la
décision En introduisant chaque point (ou
chaque question posée) le Modérateur fera une introduction claire et concise du sujet
à voter, et les débats sur une question débattue au vote selon les règles de la majorité.
13) Du droit d’intervention des membres
Le Modérateur annoncera toujours les noms des membres à qui il accorde le droit de
prendre la parole. Ces derniers ne devront pas être interrompus par l’intervention
des autres membres. Chaque membre qui sollicite une intervention devra s’adresser
au Modérateur qui préalablement la lui accorde ou pas.
14) Points d’ordre
Le Modérateur présentera les points d’ordre aux autres membres, il restera debout,
et décidera sans débat, des questions d’ordre soumises à la juridiction, de préférence
sur proposition présentée et secondée par deux membres différents.
15) Vote du Modérateur
Quand un vote est exécuté au scrutin secret dans une juridiction, le Modérateur
prendra part au vote. Dans un autre cas, il ne pourra prendre part au vote ; dans le
cas où il y a égalité des voix, il pourra décider dans un cas ou dans un autre, mais s’il
n’est pas disposé à décider, il mettra la question au vote une seconde fois, et si l’égalité
des voix persiste, il déclinera de donner son vote et alors la question tombera, c’est
dire déclarée nulle et retirée du débat.
16) Du droit d’appel et de la décision du Modérateur
Si un membre se considère lésé par une décision du Modérateur, il bénéficiera du
privilège de faire appel à la juridiction supérieure ; l’introduction d’appel sera acceptée
sans débat.
17) De la continuité
Le Modérateur exercera ses fonctions jusqu’à ce que son successeur ait été
régulièrement installé ; et le nouveau Modérateur devra remplir toutes les formalités
administratives exigées par la juridiction, et ce avant son installation.
III- DU SECRETAIRE
18). Liste des délégués à la Session de la juridiction
Sitôt après l’ouverture de la session de la juridiction, le premier devoir du secrétaire
est de dresser la liste complète de tous les membres présents, et de la remettre à la
disposition du Modérateur. Au fur et à mesure que de nouveaux membres arrivent,
il complètera cette liste en enregistrant leurs noms.
19). Devoirs du Secrétaire comité de correspondance
Le Secrétaire aura pour tâche de classer sans délais toute la correspondance dans
l’ordre où elle sera lue, avec des émargements ou des endos propres, et de les classer
dans l’ordre. Le Secrétaire recevra toutes les ouvertures, les requêtes et divers autres
documents adressés à la juridiction. Il les enregistrera et les soumettra au comité de
correspondance pour la juridiction ou la référence appropriée.
IV- CHRONOLOGIE DES TRAVAUX
20). Les minutes de la dernière réunion
Les minutes de la dernière réunion de la juridiction seront présentées en début des
travaux de la session suivante, où elles seront lues, corrigées et adoptées.
21). Du comité de correspondance
Le comité de correspondance aura le droit de parole dès le rassemblement de la
juridiction après chaque repos et ajournement. Il devra soumettre ses projets de
recommandations ainsi que ses différentes affectations de travail et diffusions des
documents qui lui auraient été remis, ce droit du comité sera prioritaire dans
l’exécution de l’ordre du jour. Ce comité annoncera aussi bien les documents détenus
par lui que ceux recommandés pour référence à d’autres comités, et aucun comité ne
rapportera les questions qui ne lui ont pas été référées par la juridiction.
22). Du travail inachevé
Tout travail laissé inachevé lors de la dernière séance doit être entamé en priorité à la
reprise de la séance suivante.
V- DES COMITES
23). Nomination
Quand un comité est nommé pour délibérer sur un sujet, il est de règle de désigner
des membres ayant des points de vue différents. Quand un comité est nommé pour
rapporter une décision de la juridiction, il est d’usage de ne désigner que ceux qui
peuvent appuyer l’action prise.
24). Du président de comité
La première personne enregistrée dans la liste des membres d’un comité sera
considérée comme son président. Son devoir sera de convoquer le comité et de
présider ; en cas de son absence ou de son incapacité de travailler, le second membre
enregistré prendra sa place et remplira ses fonctions.
25). Le président d’un comité prend part au vote
Il peut également y travailler comme secrétaire.
26). Quorum d’un comité
En pratique, la majorité des membres.
27). De l’absence autorisée
Les comités peuvent être autorisés à se retirer pour la poursuite de leurs travaux
pendant que la juridiction siège.
28). De la cessation de leurs fonctions
Les comités des juridictions cessent de fonctionner dès la réception de leur rapport.
Les comités permanents de l’Assemblée Générale cessent leurs fonctions à la session
finale par le vote de l’Assemblée Générale. Des comités spéciaux de l’Assemblée
Générale cessent leur fonction avec l’ajournement de l’Assemblée à moins qu’ils aient
pour mandat de continuer une action spécifique.
29). Du rapport des comités
Le rapport d’un comité de juridiction, écrit et signé par son président et rapporteur,
quand il est reçu ou accepté par la juridiction, devient la propriété de cette juridiction.
De ce fait, ce rapport est remis au secrétaire de la juridiction avec toute la
documentation l’accompagnant.
Les termes «reçu» ou accepté utilisés en conclusion des rapports n’impliquent pas
leur adoption.
La minorité des membres d’un comité peut soumettre leurs points de divergence par
écrit, soit tous ensemble, soit tout individuellement, mais un contre rapport d’une
minorité d’un comité ne peut être considéré et exploité que comme une notion de
substitution pour le rapport de ce comité.
IV- DES MOTIONS
30). Motions secondées, répétées, lues et écrites
Pour être débattue, une motion doit être secondée, ensuite répétée ou encore lue par
le Modérateur avant qu’elle soit débattue. La rédaction de chaque motion écrite à la
demande du Modérateur ou d’un membre quelconque sera concise.
31). De l’auteur de la motion
L’auteur d’une motion a droit à la parole s’il le désire, après que le Modérateur aura
spécifié la question.
32). Du retrait d’une motion
Tout auteur d’une motion a le droit de la maintenir ou de la retirer, mais avec le
consentement de celui qui l’a secondé et ce, avant que le débat sur cette motion ne
soit engagé.
33). Motion divisée
Si une motion en débat contient plusieurs parties, quelques membres peuvent
proposer de la diviser en parties indépendantes, chacune d’elles étant débattue
séparément.
34). Des privilèges
Certaines motions possèdent des privilèges tels que :
1. La date de la prochaine rencontre
2. L’ajournement
3. Les questions de privilège
4. La considération des ordres spéciaux.
35). Des motions prioritaires
Quand une question est en débat, aucune motion ne peut être reçue, sauf pour
ajourner, insérer à l’ordre du jour, poser sur la table, remettre à plus tard, remettre à
un jour déterminé, renvoyer devant une commission, amender, au cas où il y a aurait
plusieurs motions prioritaires, elles seront débattues sans l’ordre où elles étaient
présentées, toutefois, la motion d’ajournement reste super prioritaire.
36). De la notion de poser sur la table
Une distinction doit être faite entre une notion de poser sur la table pour le moment,
et poser sur la table inconditionnellement.
La motion de poser sur la table pour le moment sera reçue et débattue
immédiatement, et si elle aboutit à un vote favorable, l’action qui suit sera d’insérer
le sujet dans l’ordre du jour préalablement arrêté pour qu’il soit ultérieurement
débattu.
Dans le cas d’une motion de poser sur la table inconditionnellement aboutissant à un
vote favorable, il n’est pas de règle de prendre le sujet y relatif pendant la même
séance de la juridiction, à moins de recourir à un vote de reconsidération.
37). Question devant l’Assemblée
a). Quand un membre soulève avec insistance une question, le Modérateur, sans
débat, mettra la question aux voix et demandera «l’Assemblée est-elle prête pour faire
face à cette question posée?» Si la majorité est favorable, alors le vote sur la question
posée suivra immédiatement sans débat
préalable. b).
La question préalable sera posée sous la forme suivante «est-ce que la principale
question doit être posée?» en cas de vote majoritaire, l’action immédiate sera de
mettre la question préalable aux voix sans débat ;
38). De la motion de reconsidération
Une question ne sera reconsidérée (débattue une seconde fois) à la même session de
la juridiction où elle a été décidée à moins que les deux tiers des membres qui étaient
présents lors de la précédente décision le consentent d’une part, et que d’autre part,
la motion de reconsidération soit faite et secondée par des membres faisant partie de
la précédente majorité.
Une question ne sera pas à nouveau évoquée ou «reconsidérée» à une rencontre d’une
juridiction consécutive à celle qui l’avait décidée, à moins qu’une «Notice» ait été
donnée aux membres de la juridiction par l’intermédiaire de la secrétaire dix jours au
moins dans le cas de la session ou de la presbytery, et une «Notice» de «Trente jours»
au moins dans le cas de Synode. En cas de la disparition ou de l’incapacité du
Secrétaire par l’intermédiaire du Modérateur de la juridiction, la motion de
reconsidération sera rédigée en termes précis, suivie d’une action consécutive
proposée (au cas où la motion était votée), par exemple un amendement, un
abrogation, une suppression, une excision ou révocation.
La reconsidération et l’action consécutive proposée.
Exemple : amendement, abrogation, suppression, excision, révocation,
conformément à la procédure ci-dessus peut, quand la juridiction est convoquée, être
proposée et secondée par un membre de la juridiction. Ainsi la motion de
reconsidération et son action consécutive seront sanctionnées par un vote.
39). Ajournement indéterminé
Un sujet qui a été ajourné pour une durée indéterminée, soit pour la mise à exécution
de la question préalable, soit par une motion pour un ajournement indéterminé, ne
sera pas reconsidéré pendant les mêmes assises de la juridiction, à moins que les trois
quarts des membres qui étaient présents à la décision le consentent.
40). Amendement et substituts
Un amendement, et aussi un amendement d’un amendement peut être soulevé par
une motion, mais une motion d’amender un amendement d’un amendement ne sera
pas de règle. Une action sur des amendements précèdera une action sur la motion
originale.
Une substitution sera considérée comme un amendement.
41). Amendement poser sur la table
Un amendement peut être posé sur la table sans que cela affecte un autre
amendement ou la motion originale.
VII-DES NOMINATIONS
42). Nominations
Une motion peut être faite pour clore des nominations d’un service, chaque fois
qu’un temps suffisant a été donné pour la présentation des noms. Il relève de la
compétence de l’Assemblée Générale qu’après qu’un vote ait été procédé sans
résultat pour un service donné, de rouvrir les nominations déjà votées, et de proposer
des nouvelles candidatures à l’Assemblée Générale.
VIII- DES ORATEURS
43). Les orateurs s’adressent au Modérateur avec respect et
dignité Tout membre qui prendra la parole s’adressera au
Modérateur ; à l’endroit des autres membres et plus spécialement au Modérateur, il
observera respect et dignité.
44). Si plusieurs membres sollicitent la parole en même temps, en levant la main
Le membre qui est le plus éloigné de la chaire prendra la parole en premier et le plus
proche en dernier.
45). Si plus d’un membre se lève en même temps pour parler devant l’assemblée
Le Modérateur demandera à tous de rejoindre leur place, et n’accordera la parole qu’à
un seul de ces membres.
46). Les parties opposées présentent alternativement leur point de vue
Dans tout débat où les prises de position sont partagées, il est de règle que la parole
soit donnée alternativement aux représentants des différentes parties sur chaque
point en conflit.
47). Ne pas interrompre l’orateur
Seul le Modérateur a le droit d’interrompre un orateur. Au cas où ce dernier s’écartait
du sujet en débat, ce serait fait pour corriger des erreurs d’interprétation ou de
maladresse de langage.
48). Rappel à l’ordre
Le Modérateur peut à tout moment retirer momentanément ou définitivement la
parole à un orateur pour question d’ordre et de discipline du déroulement des débats.
Un membre appelé à l’ordre n’abandonnera pas son droit à la parole, il reprendra sa
place d’orateur dès que la question d’ordre aura trouvé une issue favorable. Une
seconde question d’ordre ne peut être soulevée que lorsque la première a été résolue.
49). Céder sa parole à un autre membre
Tout membre a le droit de céder sa parole pour un but quelconque, et de la reprendre
dès la reprise de la question en débat faisant l’objet de son intervention.
IX-LIMITATION DE DEBATS
50). Motions sans débats
Les motions sans débats
Les motions suivantes ne seront suivies d’aucun débat :
. Poser sur la table
. Insérer à l’ordre du jour
. Prendre le travail
. Reconsidération
. Ajournement
. Fixer la date de la prochaine session
. Appel pour la question préalable
D’un autre côté, il ne sera pas de règle pour un membre de soulever un débat en
proposant la motion de poser sur la table, ou la question préalable à la fin de ces
remarques, sauf si le Modérateur estime cette intervention nécessaire.
51). Du nombre d’interventions par motion
Aucun membre n’interviendra plus d’une fois sur les motions suivantes question,
ajournement, renvoi à une commission. Pour les autres cas, il serait de règle de
n’intervenir qu’une seule fois, à moins d’être sollicité par le Modérateur.
52). Le dernier orateur
Le membre qui présente une motion ou qui donne un rapport, a le droit de conclure
son intervention, et au Modérateur de faire la synthèse pour clôturer le débat.
X- DU VOTE
53). Engagement du vote
Quand le Modérateur a déjà engagé la procédure du vote, aucun débat ni remarques
ne sont plus autorisés, à moins qu’il y ait eu erreur et dans ce cas, elle est corrigée
sans délais et le Modérateur reprend la procédure normale de vote.
54). Durée du vote Dans
le cas où l’assemblée devait être saisie d’une motion favorable de «voter sur un cas à
un instant donné» les débats explicatifs seront limités dix minutes. Supposons que
l’heure pour l’ajournement ou la récréation arrive pendant que le vote se déroule,
alors cette heure sera automatiquement reportée afin de terminer les opérations de
vote.
Dans un cas de force majeure décidé par la majorité, celle-ci se prononcera pour
l’ajournement. Ainsi le vote se déroulera dès la reprise des travaux de la session.
55). Décompte des voix
Le nombre de oui, aussi bien celui de non résultant d’un vote ne sera pas enregistré,
à moins qu’un tiers de membres votant l’exigent. Dans ce cas, on procèdera à un vote
à mains levées sans dénombrement. Si à nouveau il ne sera pas possible de définir
quelle tendance l’emporte sur l’autre ou qu’il soit indispensable de dégager une
majorité numérique alors le vote à mains levées sera repris ; et des rapporteurs seront
désignés. Ils passeront entre les sièges pour décompter les mains levées, et donneront
au Modérateur le nombre de voix de chaque partie.
«Signalons enfin le vote secret où chaque électeur exprime son choix sur une feuille
préalablement authentifiée par le Modérateur. L’ensemble de ces feuilles anonymes
ne portant que le choix de l’électeur sont remises au Modérateur qui procède
immédiatement au dépouillement et proclame les résultats séance tenante».
56). Notion pour remplir les vides (signalée pour mémoire)
57). Abstentionnisme
Les membres ne doivent pas, sans raison majeure, décliner le vote, une telle pratique
pourrait laisser la décision des questions d’importance vitale à une fraction
minoritaire de la juridiction. Comme préalable, il y a aurait lieu de préciser que tout
membre qui s’abstient au vote (de même en ce qui concerne les absen ts), sont
considérés comme consentant avec la majorité.
58). Membre votant excuse
Tout membre ne désirant pas prendre part au vote doit le faire savoir immédiatement
après les débats, et jamais après le vote.
59). Les membre ne votent pas sur des cas affectant leurs intérêts personnels.
60). Vote de la majorité
En matière d’élection, il est demandé une majorité des votes exprimés pour être élu.
61). Vote sur appel de la chaire
Cet appel est introduit de la façon suivante : «acceptez-vous que la décision de la
chaire soit la décision de l’assemblée générale?»
Un vote favorable soutient la chaire.
62). Le vote est annulé automatiquement en cas de faute constatée ou de mésentente
entre les rapporteurs.
XI- QUESTIONS DE PRIVILEGES
63). Leur priorité
Les questions de privilèges sont des questions sur des sujets qui affectent les droits
et autorité de l’Assemblée Générale ou ceux des membres, réclamant ainsi un examen
immédiat. Elles bénéficient de ce fait une priorité absolue sur toutes les autres
questions, sauf celles de «fixer la date de la prochaine rencontre» et celle d’ajourner.
Il appartient au Modérateur de décider l’ordre prioritaire où elles doivent être traitées.
64). Le comportement privé qui n’engage pas de l’assemblée ne bénéficie pas de droit
de privilège.
XII-DE LA DIGNITE DES MEMBRES
65). Juridiction sur les membres
Chaque corps législatif a le droit de demander à ses membres de lui rendre compte
de leur comportement répréhensible, et les sanctionner en conséquence.
66). Du sérieux dans les actes
Il est impératif que les membres des juridictions gardent le sérieux et la dignité
pendant toute la durée de la juridiction qui les avait convoqués, qu’ils participent aux
débats et évitent des interventions fastidieuses et sans suite dans le but de plaire. S’il
leur arrive de s’écarter du sujet, n’importe quel membre au privilège, et c’est du devoir
du Modérateur de le ramener à l’ordre.
67). Réflexions et attaques personnelles
Aucun membre, au cours de débat, ne sera permis de s’abandonner à ses réflexions
personnelles, ou à des attaques personnelles contre un autre membre. Aussi le
Modérateur préviendra l’orateur de ne pas s’écarter du sujet.
68). Conversations privées
Aucun membre de la juridiction, pendant le cours des travaux, n’engagera de
conversation privée, ni les membres ne s’adresseront les uns aux autres ni à une
personne quelconque, sinon à travers le Modérateur.
69). Membre désordonnés
Si un membre agit, en toute conscience, de façon désordonnée, tout autre membre
ou le Modérateur a le devoir de l’appeler à l’ordre.
70). Permission d’absence
Aucun membre ne sortira de la salle des délibérations sans la permission du
Modérateur, et ne sortira pas non plus pour se rendre chez lui sans le consentement
de la juridiction.
XIII-SESSION A HUIS-CLOS
71). Toutes les juridictions ont le droit de siéger à huis-clos pour des travaux qui,
dans leur jugement, ne doivent pas être l’affaire des spéculations publiques.
XIV-COMITE COMPLET
72). Chaque juridiction a le droit de se transformer en comité complet, et tenir ce
qu’on appelle communément rencontres interlocutoires dans lesquelles le membre
peut converser librement ensemble sans les formalités nécessaires qu’imposent les
procédures règlementaires.
Dans de tels cas, le Modérateur nommera le membre qui présidera la rencontre. Si le
comité ne peut l’accepter, une motion sera faite que le comité lève la séance, et à
l’adoption d’une telle motion, le Modérateur reprendra la chaire et le président du
comité rapportera ce qui a été fait.
Il demandera que le comité soit déchargé, lequel était permis, l’affaire tombera. Si le
comité acceptera que le rapport soit présenté, et qu’il ait abouti tout de même à un
progrès malgré le fait de n’avoir pas abouti à une conclusion, le comité peut lever la
séance, rapporter ce qui a été fait et si les circonstances l’exigent, demander la
permission de siéger nouveau, à moins d’être dissout. Et dans ce cas, la juridiction
reprendra ses travaux dans l’ordre habituel.
XV-DES FONCTIONS JUDICIAIRES
73). Séance à capacité juridique
Chaque fois qu’une juridiction se réunit en capacité juridique, le Modérateur se fera
le devoir d’annoncer solennellement du haut de la chaire, que la cour va prendre en
considération les travaux qui lui sont confiés pour un jugement, et demander aux
membres de se rappeler et de considérer leur haute personnalité comme juges de la
cour de Jésus-Christ, et le devoir solennel dans lequel ils vont agir.
74). Comité juridique
Il est avantageux que Synodes et Consistoires établissent un comité permanent
dénommé comité des affaires judiciaires : comité auquel seront référés tous les
documents et questions à caractère juridique, et dont le devoir sera de recommander
à la juridiction les réponses aux questions juridiques et les ordres de procédure dans
tous les cas judiciaires. Les membres du comité des affaires juridiques ne sont pas
dispensés d’assister et de voter comme membre de la juridiction.
75). Question de procédure
Chaque fois qu’un cas doit être soumis d’une juridiction inférieure à l’Assemblée
Générale, le Secrétaire de la juridiction inférieure enverra au Secrétaire Général de
l’Assemblée Générale au moins vingt jours avant les assises de cette dernière une
notice concernant telle ou tel cas.
Le Secrétaire Général de l’Assemblée Générale notifiera sur le champ le président de
la commission juridique permanente à moins que l’Assemblée Générale ne décide
autrement que les services de la commission seront sollicités à l’approche de
l’Assemblée Générale. Par contre, au cas où le Secrétaire Général de l’Assemblée
Générale ne recevait pas une telle notice, il notifiera expressément le président de la
commission juridique permanente que les services de la commission juridique
permanente ne seront pas sollicités à l’approche de l’Assemblée Générale.
XVI-DES MEMBRES CORRESPONDANTS
76). Les officiers permanents d’une juridiction jouiront des droits de membres
correspondants dans les affaires touchant leurs multiples offices.
XVII-DES MINUTES
77). Leur approbation
Les minutes doivent être approuvées après une motion dûment adoptée.
78). Leur correction
Les minutes peuvent être supprimées par un vote unanime. Les minutes peuvent être
corrigées par une majorité.
XVIII-AJOURNEMENTS ET REPOS
79). Ajournement
La motion d’ajournement n’est pas de règle lorsqu’un membre a encore la parole.
La motion d’ajourner, quand elle est faite à la fin de la séance de la journée, doit
toujours inclure la date et heure de la prochaine rencontre.
Le travail interrompu au moment de l’ajournement ou repos est le premier à
entreprendre lors de la reprise de la séance suivante, à moins qu’il y ait un impératif
commandé par l’ordre du jour.
La motion d’ajournement ne fait pas l’objet d’un débat.
80). Le repos
A la fin d’une séance et à condition qu’une autre séance se poursuive le même jour,
il est d’usage de mettre aux voix qu’un repos soit pris.
XIX-CLOTURE DES SESSIONS
81). Session finale
Le Modérateur de chaque juridiction supérieur à la Session, au terme de ses travaux,
en plus de la prière, peut faire chanter un psaume ou un hymne approprié, puis
prononcera la bénédiction apostolique.
XX-CAS IMPREVUS
Tous les cas qui peuvent survenir et qui ne sont pas évoqués par les règles
précédentes seront résolus sur la base des principes généraux de la loi parlementaire.
XXI-SUSPENSION DES REGLES
Les règles ci-dessus établies et adoptées, peuvent néanmoins être suspendues par un
vote de deux tiers des membres de la juridiction, sur une motion expressément
rédigée et adoptée.
LIVRE V :
CONFESSION
DE
FOI
ATTESTATION
Parce que le Conseil Général a lu et approuvé cette traduction, le Secrétaire général,
Président du Conseil d’Administration, atteste que le présente Constitution, qui
renferme le Livre de Doctrine, doit être acceptée par tout membre de notre Eglise
comme faisant autorité en tant que Constitution de l’Eglise Presbytérienne
Camerounaise
Rév. François AKOA
Secrétaire Général de l’EPC
Yaoundé, le 11 août 1958
INTRODUCTION
La Doctrine et le Catéchisme qui sont contenus dans la présente constitution ont été
approuvées en 1 729 par le Synode Général, au moment où l’Eglise Presbytérienne
d’Amérique était encore une. Et en 1 788, un autre Synode Général a ajouté les
chapitres XX, XXIII et XXX, et a approuvé le Livre de Forme de Gouvernement, le
Livre de Discipline et le Livre d’Adoration comme textes réglementant les dogmes,
l’administration, la discipline et l’adoration dans l’Eglise.
Au cours des années et jusqu’en 1 933, des rajouts et des modifications ont été faits.
En 1 797, un premier comité a été institué en vue d’opérer certains rectificatifs. Un
second comité fut chargé en 1 888 d’achever le travail du premier. Tout le travail
ainsi accompli fut approuvé par l’Assemblée Générale de 1 894.
Lorsqu’en 1 957 il faut question d’installer une Assemblée Générale au Cameroun,
l’Eglise locale ayant acquis son indépendance, l’Eglise-mère d’Amérique nous a
demandé de réaménager le constitution et de l’adapter à nos réalités. Nous n’avons
pas voulu retoucher le Livre de Doctrine et le Catéchisme de Westminster et nous
les avons adoptés tels que le Docteur Good les avait traduits auparavant. Le Docteur
L.K. Anderson a traduit le Livre de Forme de Gouvernement, le Pasteur François
AKOA a traduit le Livre de Discipline et le Livre des Règlements.
Parce que ce travail a été fait dans la précipitation, il y a eu certaines omissions que
l’Assemblée Générale a demandé de réintégrer. Par ailleurs, ayant relevé des contre
sens et des coquilles, le Pasteur François ABOMO a traduit les trois chapitres XXVI,
XXVII et XXVIII restants du Livre de Forme de Gouvernement et a rectifié ces
contre sens et coquilles. Mais il ne s’est pas préoccupé de l’orthographe des mots
telle que la langue «Bulu» la pratique aujourd’hui. Nous pensons qu’un travail
approfondi mérite encore d’être fait dans ce sens.
S’agissant du Conseil d’Administration, après de nombreuses discussions,
l’Assemblée Générale de 1 957 a décidé d’en faire un chapitre à part qui est le chapitre
XXVII du Livre de Forme de gouvernement. Quant au chapitre XXV, en ce qui
concerne la propriété domaniale de l’Eglise et parallèlement à la règlementation
américaine, l’Etat a pris une décision en 1 926, réitérée le 16 janvier 1 939, autorisant
l’Eglise disposer de biens domaniaux pour son œuvre. Selon cette décision, toutes
les Eglises d’Afrique et partant du Cameroun doivent avoir des personnes
nommément désignées qui seront responsables de ces biens et agiront au nom et
conformément aux lois de l’Eglise chapitre XXV a été rédigé à cet effet.
Nous pensons qu’au fur et à mesure que les années passent, il y aura nécessitée
d’opérer des rajouts et des réaménagements dans cette Constitution, tant à partir de
ce que nous n’avons pas adopté de notre Eglise-mère que de ce qui apparaîtra par la
suite de nos pratiques, surtout s’agissant de l’administration, de l’adoration et de la
pratique du culte.
CHAPITRE I: DES SAINTES ECRITURES
Article 1. Toute la création, les choses qui existent dans ce monde et la manière dont
dieu les dirige et les commande, tout cela témoigne de la grâce de Dieu, de sa sagesse
et de sa puissance, en sorte que les hommes en soient convaincus (a). Cependant,
cela n’est pas suffisant pour montrer la sagesse et la volonté de dieu, nécessaire pour
le salut de l’homme (b). C’est pourquoi Dieu a trouvé bon de se révéler et de montrer
à son Eglise sa volonté en tous temps et de différentes manières (c). Après cela, il a
tout écrit dans un Livre, afin que sa vérité soit gardée et conservée, afin de donner
autorité et force à l’Eglise pour qu’elle puisse lutter contre les forces du mal, là où
Satan et ce monde voudront la détruire (d). Tout cela montre que les Saintes Ecritures
sont indispensables aux hommes (e), parce que les voies dont dieu s’est d’abord
servies pour révéler aux siens sa volonté n’existent plus aujourd’hui (f).
1. a) Ps 19 : 1-4 ; Rm 1 : 32 ; 2 : 1 ; 1 : 19, 20.
b) 1 Co 1 : 21 ; 2 :: 13, 14.
c) He 1 :1, 2.
d) Lc 1 : 3, 4. Rm 15 : 4. Mt 4 : 4, 7, 10. Es 8 : 20.
e) 2 Tm 3 15, 2 Pi : 19.
f) He 1 : 1, 2.
Article 2. Ce sont tous les Livres qui sont actuellement contenus dans l’Ancien
Testament et dans le Nouveau Testament que nous appelons les Saintes Ecritures, la
parole de Dieu écrite.
Ces livres sont :
Dans l’Ancien Testament
Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Esdras, Néhémie, Esther, Job, Joël, Amos,
Abdias, Jonas, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, I Samuel, II Samuel, I Rois, II Rois,
I Chroniques, II Chroniques, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des
Cantiques, EsaÏe, Jérémie, Lamentations de Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Osée, Michée,
Nahum, Habacuc, Sophonie, Agée, Zacharie, Malachie.
Dans le Nouveau Testament :
Evangile selon Matthieu, Evangile selon Marc, Evangile selon Luc, Evangile selon
Jean, Actes des Apôtres, Epître de Paul aux Romains, 1 ère épître de Paul aux
Corinthiens, 2è épître de Paul aux Corinthiens, Epître de Paul aux Galates, Epître
de Paul aux Ephésiens, Epître de Paul aux Philippiens, Epître de Paul aux
Colossiens, 1ère épître de Paul aux Thessaloniciens, 2è épître de Paul aux
Thessaloniciens, 1ère épître de Paul aux Timothée, Seconde épître de Paul aux
Timothée.
Tous ces livres ont été donnés aux hommes sous l’inspiration de Dieu pour redresser
leur foi et leur conduite (a).
2. Ep. 2 : 20 ; Ap. 22 : 18, 19 ; 2 Tm 3 : 16 ; Mt 11 : 27.
Article 3. Les autres livres, qu’on appelle les livres apocryphes, parce qu’ils ne sont
pas inspirés de Dieu, n’entrent pas dans les Vrais Ecrits. Pour cela, ils n’ont pas
autorité dans l’Eglise de dieu, tant pour être acceptés que pour être utilisés plus que
tout autre écrit de l’homme (a).
3. a) Lc 24 27, 44. Rm 3 : 2. 2 P 1 : 21
Article 4. L’autorité des Saintes Ecritures, dans le sens qu’elles commandent et que
les hommes leur doivent respect et obéissance, émane, non de la prescription d’une
personne ou d’une Eglise quelconque, mais de dieu seul qui est la Vérité et qui les a
faites. C’est pourquoi ces écrits sont acceptés comme Parole de dieu (a).
4. a) 2 Tm 3 16. 1 Jn 5 9. 1 Th 2 13.
Article 5. Le récit de la vie de l’Eglise peut nous pousser à respecter les Saintes
Ecritures et à adopter une attitude d’adoration (a). Et parce que ces écrits parlent du
Ciel, parce que leur enseignement agit en nous, parce qu’ils révèlent la gloire de dieu,
parce que tous rendent un seul et unique témoignage, par leur contenu qui nous
montre la seule voie du salut, toutes les autres choses précieuses qui y sont contenues,
toute leur magnificence, tout cela constitue des preuves que ces paroles sont la Parole
de Dieu. Cependant, la fermeté de notre foi, la vraie connaissance de la vérité et la
confirmation de leur authenticité viennent de Dieu et constituent l’œuvre du Saint -
Esprit qui en est le garant et qui la maintient vivante dans nos cœurs (b).
5. a) 1 Tm 3 : 15
b) 1 Jn 2 : 20, 27. Jn 16 : 13, 14. 1 Co 2 : 10-12
Article 6. Toute la sagesse que Dieu a voulue pour nous concernant sa glorification,
le salut des hommes, la foi, la vie ici-bas, se trouve dans les Ecritures : et l’homme
peut y découvrir les bienfaits qui en sont liés et qui se réalisent sans faille. Rien ne
saurait être ajouté à ces enseignements, ni ce qui vient des nouvelles révélations des
esprits, ni ce qui émane des traditions (a). Par ailleurs, il est admis que nous ne
pouvons pas connaître les choses révélées dans la parole de Dieu par nous-mêmes,
mais par la lumière de l’Esprit de Dieu qui éclaire nos cœurs (b). Cependant, les
enseignements concernant l’adoration de dieu et le Gouvernement de l’Eglise tel que
les hommes et les autorités les pratiquent doivent prendre en considération d’une
part la sagesse humaine, mêlée au respect des chrétiens et d’autre part les instructions
de la parole de dieu à laquelle on doit toujours se référer (c).
6. a) 2 Tm 3 : 15-17. Gal : 8. 2 Th. 2 : 2.
b) Jn 6 : 45. 1 Co 2 : 9, 10, 12.
c) 1 Co 11 : 13. 14. 1 Co 14 : 26, 40
Article 7. Tout ce qui est contenu dans les Ecritures n’est pas facile à interpréter et à
bien comprendre pour tout le monde (a). Mais ce que les hommes doivent connaître,
croire et garder pour leur salut est écrit quelque part de manière claire et
compréhensible dans les Ecritures, en sorte que pas seulement les instruits, mais aussi
les ignorants peuvent le comprendre s’ils les sondent intelligemment (b).
7. a) 2 P 3 : 16. B) Ps 119 : 105, 130.
Article 8. L’Ancien Testament a été écrit en Hébreu : c’était la langue maternelle des
premiers croyants ; Le Nouveau testament a été écrit en Grec : c’était la langue de
travail des intellectuels de l’époque de sa création. Dieu lui-même a inspiré l’écriture
de ces livres. Il les a protégés et conservés ; Il les a gardés sans erreur jusqu’à nos
jours ; C’est pourquoi nous admettons qu’ils sont les écrits de dieu (a). De même,
chaque fois qu’il y aura des disputes au sujet de la doctrine, l’Eglise les prendra
comme juge (b). Parce que tous les croyants, qui doivent posséder les Ecritures et en
faire partie de leur patrimoine, ne connaissent pas ces langues anciennes, mais
doivent lire les Ecritures et les méditer, avec la crainte de Dieu (c), celles-ci doivent
être traduites dans la langue de chacun (d), en sorte que tous entendent la patience et
le réconfort que donnent les Ecritures (f).
8. a) Mt 5 : 18
c) Es 8 : 20, Ac 15 : 15, Jn 5 : 48. 2 Tm 3 14, 15. Ac 17 : 11
d) 1 Co 14 : 6, 9, 11, 12, 24, 27, 28. Col 3 18. F) Rm 15 : 4.
Article 9. Le seul moyen honnête par lequel un homme peut interpréter les Ecritures,
ce sont les Ecritures elles-mêmes. C’est pourquoi, lorsqu’il y aura problème au sujet
d’un passage des Ecritures, concernant son contenu ou son sens, parce que les Ecrits
s’accordent sur tout, on aura recours à d’autres passages plus clairs et plus explicites
(a).
9. a) Ac 15 : 5. Jn 5 : 46. 2 Pi : 20, 21.
Article 10. Le plus grand juge, celui qui tranchera toutes les disputes au sujet de la
doctrine, qui sanctionnera toutes les décisions prises par les assemblées de chrétiens,
toutes les pensées des écrits du passé, les enseignements des hommes, le
comportement de certains, et dont le juge mérite d’être accepté par tous, ne peut être
personne d’autre que l’Esprit Saint qui parle dans les Ecritures (a).
10. a) Mt 22 : 29, 31. Ac 28 : 25, Ga 1 : 10, 1 Jn 4 : 1-6.
CHAPITRE II : DU DIEU SAINT, TRINITAIRE
Article 1. Il n’y a qu’un Dieu vivant (a), unique (b). Son essence et sa grandeur (c)
sont sans limite. Il est Esprit (d), invisible (e), sans corps et sans structure, immatériel
(f), ses pensées ne sont pas les pensées des hommes (g), il est immuable (h),
incommensurable (i), éternel (j), insondable (k), omnipotent (l) et omniscient (m),
très saint (n) et souverainement (o) élevé (p). Il se manifeste selon sa sagesse et sa
volonté (q), immuable dans la totale intégrité de sa justice pour sa gloire ®. Il est
amour (s), miséricordieux, lent à la colère, grand en bonté et en vérité. Il pardonne
l’iniquité, la transgression et le péché (t), il est la rétribution de ceux qui le cherchent
avec persévérance (u) ; il est aussi juste et terrible dans ses jugements (v). Il déteste
le mal (w) et ne tient aucunement pour innocent celui qui en est coupable (x).
1. a) 1 Th 1 : 9. Jr 10 : 10
b) Dt 6 : 4. 1 Co 8 4, 6.
c) Jb 11 7-9 ; Jb 26 14.
d) Jn 4 : 24. E) 1 Tm 1 17.
f) Dt 4 : 15, 16. Lc 24 39.
g) Ac 14 : 11, 15.
h) Jc 1 : 17. Mt 3 : 6.
i) 1 R 8 : 27. Jr 23 : 23, 24.
j) Ps 90 : 2. 1 Tm 1 : 17.
k) Ps 145 3. L) Gn 17 : 1.
m) Rm 16 : 27.
Article 2. Dieu est la source de toute vie (a), de toute gloire (b), de tout bien (c) et de
toute joie (d). Tout vient de lui. Il se suffit à lui-même et son service ne demande rien
de la part des choses qu’il a créées (e). Mais il manifeste sa gloire au sein, au mo yen
et à l’endroit de sa création (f). Source de tout ce qui existe, tout commence, vit et
finit par lui. Il décide et agit souverainement sur tout, pour tout et en tout selon sa
volonté propre (h). Toutes choses sont nues et à découvert à ces yeux (i). Son
intelligence est sans borne, ses connaissances insondables et ses jugements sans
erreur. Il est sans collégialité (j) aucune avec ses créatures dans ses décisions et dans
ses actions, et celles-ci sont toutes connues de lui. Il est saint et sage dans toutes ses
actions et ses voies (k). Toute adoration, toute œuvre et obéissance qu’il trouve bon
de solliciter de sa création, il doit les obtenir des anges, des hommes et de toutes les
choses qu’il a créées (l).
2. a). Jn 5 : 26.
b). Ac 7 : 2.
c) Ps 119 68.
d) 1 Tm 6 : 15. Rm 9 : 5.
e) Ac 17 : 24, 25.
f) Ps 50 12.
Article 3. Les trois personnes de la trinité sont de nature unique, de puissance unique
et d’éternité unique : Dieu Père, Fils et Saint Esprit (a). Le Père n’est ni créé, ni issu
de quelque chose qui existe. Le Fils est engendré du Père depuis l’éternité (b). Le
Saint Esprit procède du Père par le Fils (c).
3. a) Mt 3 : 16, 17, 28 : 19, 2 Co 13 : 13.
b) Jn 1 : 14, 18.
c) Jn 15 : 26. Ga 4 : 6.
CHAPITRE III : DE LA PREDESTINATION
Article 1. Depuis l’éternité, Dieu, dans sa sagesse incommensurable et de sa
souveraine volonté, a tout prévu selon une prédestination irréversible (a). Toutefois,
Dieu n’est pas à l’origine du mal (b). Par ailleurs, cette prédestination n’entrave pas
la volonté des choses créées, n’enlève pas aux créatures la possibilité de réaliser leur
dessein et n’empêche pas à celles-ci d’agir selon leur volonté, en sorte que leurs actes
en sont plus responsables (c).
1. a) Es 45 : 6, 7. Ep 1 : 11. Rm 11 : 33. He 6 : 17.
b) Ps 5 : 4. Je 1 : 13, 14. 1 Jn 1 : 5.
c) Mt 17 : 12/ Jn 19 : 11. Ac 2 : 23, 4 ; 27, 28 ; 27 : 23, 24, 34.
Article 2.- Quoique Dieu connaisse tout ce qui peut arriver et de quelle manière, toute
chose peut se produire (a), il n’a décrété aucune action par le seul fait de l’avoir
connue d’avance ou de l’avoir entrevue dans son intelligence prospective (b).
2. a) Ac 15 : 18. Pr 16 : 33. 1 S 23 : 11, 12. Mt 11 : 21, 29.
b) Rm 9 : 11, 13, 15, 16, 18.
Article 3. Dieu, pour manifester sa gloire, a choisi certains hommes et certains anges
(a) pour la vie éternelle (b).
3. a) 1 Tm 5 : 21. Mc 8 : 38. Jude 6. Mt 25 : 31, 41. B) Pr 16 : 4. Rm 9 : 22, 29.
Ep 1 : 5, 6.
Article 4. Ces anges et ces hommes sont prédestinés et choisis d’avance, désignés de
manière irrévocable (a), et leur nombre reste immuable.
4- a) Jn 10 : 14-16, 27, 28 ; 13 : 18 ; 17 : 2, 6, 9-12. 2 Tm 2 : 19.
Article 5. : Ceux qui sont prédestinés au salut, Dieu, avant la création de toutes
choses, selon sa souveraineté éternelle et immuable, et son ineffable sagesse, les a
élus en Christ à la gloire éternelle (a). Dans sa miséricorde insondable, il n’a considéré
d’avance ni leur foi, ni leurs bonnes œuvres, ni leur persévérance, ni aucune action
qui soutienne leur foi (b). Tout cela concourt à le glorifier pour sa miséricorde (c).
5.a) Ep 1 : 4, 9, 11. Rm 8 : 30. 2 Tm 1 : 9. 1 Th 5 : 9.
b) Rm 9 : 11, 13, 15, 16. Ep 1 : 9 ; 2 : 8, 9.
c) Ep 1 : 6, 12.
Article 6. De même Dieu a choisi les prédestinés pour la gloire, de même, par sa
souveraineté éternelle et la liberté qui provient de sa volonté, il a planifié leur destin
avant leur existence (a). Ainsi, ceux-ci, tout en étant déchus en Adam, ont le salut par
Christ (b) ; et ils sont appelés chrétiens par l’Esprit du Christ qui opère quand il faut ;
ils sont appelés, reçus comme fils, justifiés (c) et préservés afin de rester croyants
jusqu’à l’avènement (d). Et Christ n’a délivré, ni appelé, ni préservé, ni adopté comme
fils, ni sanctifié, ni justifié que ceux qui sont ainsi prédestinés (c).
6.a) 1 Pi : 2 Ep 1 : 4 ; 2 : 10. 2 Th 2 : 13.
b) 1 Th 5 : 9, 10. Tt 2 : 14
Article 7. Pour les autres hommes, Dieu, par sa volonté insondable, par laquelle il
dispense sa miséricorde comme il veut, pour glorifier sa puissance, a trouvé bon de
ne pas les appeler, et les a livrés à l’opprobre à cause de leurs iniquités, pour louer sa
justice de gloire (a).
7.a) Mt 11 : 25, 26, Rm 9 : 17, 18, 21, 22, 2 Tm 2 : 20. Jude 4. 1 P 2 : 8.
Article 8. L’enseignement de ce mystère de la prédestination sera assuré avec sagesse
et crainte (a), afin que ceux qui respectent la volonté de Dieu ainsi qu’elle est révélée
par sa parole, et qui y obéissent, prendront conscience de leur élection depuis
l’éternité, parce qu’ils connaîtront la vérité de leur appel (b). Ainsi cet enseignement
suscitera la louange, la glorification et le respect de Dieu (c). Il en résultera aussi
l’humilité, la persévérance et la consolation de la part de tous ceux qui reçoivent la
Bonne Nouvelle de tout leur cœur (d).
8.a) Rm 9 : 20 : 11 : 33. Dt 29, b) 2 P 1 : 10, c) Ep 1 : 6. d) Rm 11 : 5, 6, 20 ; Rm 8 :
33. Lc 10: 20.
CHAPITRE IV: DE LA CREATION
Article1. Dieu Père, Fils et Saint Esprit (a), afin de manifester la gloire de sa puissance
éternelle, ainsi que sa sagesse et son intelligence (b), a trouvé bon dès le
commencement de créer à partir du néant la terre et tout ce qui s’y trouve, ce qui est
visible et ce qui est invisible. Il a tout créé en six jours, et il a vu que tout cela était
bon (c).
1-a) Rm 11 : 36, 1 Co 8 : 6. He 1 : 2. Jn 1 : 2, 3. Gn 1 : 2.
b) Rm 1 : 20. Ps 104 : 24. Jr 10 : 12. Gn 1 : 1-31.
c) Ac 17 : 24. Col 1 : 16. Ex 20 : 11. Gn 1 : 31.
Article 2. Après avoir créé toutes les choses qui existent, Dieu a créé l’Homme, mâle
et femelle (a), doté d’un esprit de discernement et d’une âme immortelle (b), ainsi que
d’intelligence et de justice, de sainteté et créé à l’image de Dieu (c). La loi de Dieu est
inscrite dans son cœur (d) et il a le pouvoir de la respecter (e). Toutefois, l’Homme a
aussi le pouvoir de transgresser cette loi, car Dieu l’a établi libre dans sa conscience
qui peut choisir (f). En plus de cette loi gravée dans son cœur, l’Homme avait
interdiction de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, de
sorte que, tant qu’il l’a observée, il a joui de la communion avec Dieu (g), et il a
soumis toutes les créatures (h).
2-a) Gn 1 : 27.
b) Gn 2 : 7. Ps 8 : 5. Eccl 12 : 7. Mt 10 : 28.
c) Gn 1 : 26.
d) Rm 2 : 14, 15.
CHAPITRE V : DE LA PROVIDENCE
Article 1. Dieu le créateur de toutes choses, les garde (a), les dirige, les répartit, et
commande à toute créature, à toute entreprise à toute action (b), des plus grandes
aux plus petites (c). Sa protection est faite de sagesse et de sainteté (d), selon son
intelligence prospective qui ne peut pas se tromper (e) ; et aussi selon sa volonté dans
sa liberté et sans l’ombre de variation (f), afin de glorifier son ineffable sagesse, sa
puissance, sa justice, sa bonté et sa miséricorde (g).
1.a) Ne 9 : 6. Ps 145 : 14-16.
b) Dn 4 : 34, 35. Ps 135 : 6
c) Mt 10 : 29-31.
d) Pr 15 : 3. 2 Ch 16 : 9.
Article 2. Parce que toutes les choses se réalisent immanquablement (a), selon
l’intelligence prospective de Dieu, et selon son jugement, cause première de tout, par
la protection qu’il accorde à toutes choses, il a jugé bon que les évènements se
produisent en corrélation les uns avec les autres, ou autrement, selon son ordonnance
fortuite (b).
2.a) Jr 32 : 19. Ac 2. 23.
b) Gn 8 : 22. Jr 31 : 35. Es 10 : 6, 7.
Article 3. Dieu, dans sa providence, utilise les choses qu’il a créées pour réaliser ses
desseins (a). Toutefois, il reste libre de ne pas s’en servir (b), d’ignorer leur existence
(c), d’agir contre elles, selon sa volonté (d).
3.a) Ac 27 24, 31. Es 55 : 10, 11.
b) Os 1 : 7.
c) Rm 4 : 20, 21.
d) Dn 3: 2-7.
Article 4. La toute puissance de Dieu, sa sagesse insondable et sa bonté infinie se
démontrent dans sa providence en ce sens que malgré le péché original de l’homme
et les iniquités des anges et des homes (a), non seulement Dieu a continue de les
agréer, mais aussi il contribue à les garder sous sa ferme protection (b), par tous les
moyens qu’il trouve bon de les protéger et de les commander, afin de les orienter
dans ses voies, selon la crainte finalité de ses desseins (c), en sorte qu’il en ressort que
le mal provient de ce qui a été créé et non de Dieu qui reste Saint et Juste, sans être
à l’origine du mal ni l’admettre, ni s’en accommoder de quelque manière que ce soit
(d).
4-a) Es 45 : 7. Rm 11 : 32-34. Ac 4 : 27, 28.
b) Ps 76 : 10. 2 R 19 : 28. Ac 14 : 16.
c) Gn 1 : 20. Es 10 : 12.
d) 1 Jn 2 : 16. Jc 1 : 17.
Article 5. Dieu, qui est d’une infinie sagesse, juste et miséricordieux, admet à certaines
occasions que ses enfants rencontrent des tentations, à cause de l’iniquité de leur
cœur, afin de les châtier pour leurs péchés passés, ou de leur révéler les penchants
coupables de leur cœur pour qu’ils s’humilient (a), et afin qu’ils restent unis à lui et
ne s’en séparent plus, mais qu’il s’appuient à lui pour trouver secours, et afin qu’ils
veillent et ne tombent plus dans le péché. Il utilise pour cela des moyens divers
conduisant à sa justice et à sa sainteté (b).
5-a) 2 Ch 32 : 25, 28, 31. 2 S 24 : 1, 25. Lc 22 : 31, 32.
b) 2 Co 12 : 7-9.
Article 6 : S’agissant des pécheurs qui méprisent Dieu, et envers lesquels il reste
cependant le juste juge, Dieu les rend aveugles et endurcit leurs cœurs à cause de
leurs péchés passés (a). Dieu ne les protège pas toujours par sa grâce, qui illumine les
ténèbres de leur ignorance, afin qu’ils reprennent conscience (b). Mais parfois aussi
il leur retire les dons de sa grâce (c) et les rejette afin qu’ils ressentent les effets de
leurs exactions (d). Par ailleurs, il les laisse sans moyens de lutte face à leurs fun estes
désirs, aux tentations du monde et au pouvoir de Satan (e). Le résultat en est que ces
hommes deviennent insensibles même lorsqu’ils ont à leur disposition les moyens
utilisés par dieu pour attendrir d’autres hommes (f).
6-a) Rm 1 : 24, 25, 28 ; 11, 7, 9.
b) Dt 29 : 4. Me 4 : 11, 12.
c) Mt 13 : 12 ; 25 : 29.
d) 2 R 8 : 12, 13.
e) Ps 81 : 11, 12. 2 Th 2 : 10-12. 2 Co 2 : 11 ; 11 : 3.
f) Ex 8 : 15, 28. 2 Co 2 : 15, 16. Es 8 : 14.
Article 7.- De même la providence couvre toutes les choses que Dieu a créées lorsque
celles-ci respectent sa suprématie, de même, par des moyens plus puissants, Dieu
protège son Eglise et régule tout pour son bien-être (a).
7.-a) Am 9 : 8, 9. Mt 16 : 18, Rm 8 : 28. 1 Tm 4 : 10.
CHAPITRE VI : DE LA CHUTE DE L’HOMME ET DE SES
CONSEQUENCES
Article 1. Nos premiers parents, parce qu’ils ont été trompés par les ruses et les
tentations de Satan, ont péché en mangeant du fruit défendu (a). Dieu, dans sa
sagesse incommensurable, véritable et sainte, a trouvé bon de permettre que cela se
produise afin que par cela il soit glorifié (b).
1.a) Gn 3 : 13. 2 Co 11 : 3.
b) Rm 11 : 32. 5 : 20, 21.
Article 2. Par ce péché, ils ont été déchus de la place de justes qui était la leur et perdu
leur communion avec Dieu (a), sont devenus morts au péché (b) et corrompus tant
dans la chair qu’en esprit (e).
2.a) Gn 3 : 6-8. Rm 3 : 23.
b) Gn 2 : 17. Ep 2 : 1-3. Rm 5 : 12.
c) Gn 6 : 5. Jr 17 : 9. Tt 1 : 15.
Article 3. Parce qu’ils sont les géniteurs de tous les hommes, la condamnation due au
péché est transmise à tous les hommes (a) et la nature de péché qu’ils ont acquise a
été communiquée en héritage.
3.a) Ac 17 : 26. Gn 2 : 17. Rm 5 : 12 ; 15-19. 1 Co 15 : 21, 22, 45, 49.
Article 4. Par cette corruption originelle, l’homme a acquis la nature de péché, n’est
plus attiré à faire le bien, est devenu faible, n’a plus la force de faire le bien, l’a en
inimitié (a), s’adonne au mal (b), comportement qui est à l’origine de tout désordre
(c).
4.a) Rm 7 : 14, 17, 18, 21-23. 1 Jn 1 : 8, 10. Ps 20, 9. Eccl 7 : 20.
b) Rm 7 : 7, 8, 25. Ga 5 : 17.
Article 5 : Cette nature de péché innée en l’homme, persiste même chez qui sont nés
de nouveau (a). Et quoiqu’elle soit pardonnée et absolue par le Christ, cette nature et
ses effets constituent en eux-mêmes le péché (b).
5.a) Rm 7 : 14, 17, 18, 21-23. 1 Jn 1 : 8, 10. Pr 20 : 9. Eccl 7 : 20.
b) Rm 7 : 7, 8 ; 25. Ga 5 : 17.
Article 6 : Tout péché, qu’il soit originel ou actuel, parce qu’il est une transgression
de la loi de Dieu, et par le fait qu’il s’oppose à celle-ci de par sa nature (a), entraîne la
condamnation du pécheur (b), la colère de dieu (c), la malédiction de la loi (d). le
pécheur est ainsi soumis à la mort et à des conséquences malheureuses tant dans son
cœur (f) que dans sa chair (g), dans l’éternité.
6.a) 1 Jn 3 : 4. b) Rm 2 : 15 ; 3 : 9, 19. c) Ep 2: 3. D) Ga 3: 10.
e) Rm 6: 23. f) Ep 4 : 18. Lm 3 : 39. G) Mt 25 : 41. 1 Th 1 : 9.
CHAPITRE VII : DE L’ALLIANCE
Article 1. La distance qui sépare Dieu de ses créatures est énorme. A cause de cela,
et quoique les créatures dotées d’intelligence se doivent de lui obéir comme leur
créateur, celles-ci ne peuvent pas par elles-mêmes percevoir un phénomène émanant
de Dieu, en fait de bénédiction ou de dotation, sans que Dieu le veuille ainsi et trouve
cela bon de par l’alliance qu’il a de lui-même établie (a).
1.a) Jb 9 : 32, 33. Ps 113 : 5, 6. Ac 17 : 24, 25. Lc 17 : 10.
Article 2. La première alliance qui a été faite était basée sur les œuvres (a), en ce sens
qu’il était établi qu’Adam et sa descendance auront le salut par elle (b), s’ils accordent
à Dieu toute l’obéissance que l’homme lui doit, sans restriction (c).
2.a) Ga 3 : 12. B) Rm 10 : 5 ; 5 : 12-14. c) Gn 2 : 17. Gn 3 : 10.
Article 3. Par la chute de l’homme, laquelle l’a rendu incapable d’obtenir son salut
par cette alliance (a), le Seigneur a trouvé bon d’instituer une seconde alliance qu’on
appelle Alliance de la grâce, par laquelle il accorde aux pécheurs la vie (b) et le salut
gracieusement par Jésus-Christ. Et ce que le Seigneur recherche en eux, c’est qu’ils
croient en Lui afin qu’ils aient la vie. Et il promet de donner à tous ceux que Dieu a
destinés à la vie éternelle son Esprit saint par lequel ils auront la volonté et la force
de croire (c).
3.a) Ga 3 : 21. Rm 8 : 3 ; 3 : 20. Es 42 : 6. Gn 3 : 15.
b) Mt 28 : 18-28. Jn 3 : 16. Rm 1 : 16-17 ; 10 : 6-9.
c) Ac 19 : 48. Ez 36 : 26, 27. Jn 6 : 37, 44, 45. Lc 11 : 13. Ga 3 : 14.
Article 4. Cette alliance de la grâce est citée à plusieurs reprises dans les Ecritures et
on l’appelle le Livre du Testament, car on rappelle la mort de Jésus-Christ, le
testateur, et le legs de l’éternité et tout ce qui s’y rattache comme émanation de cet
héritage (a).
4.a) He 9 : 15-17.
Article 5. Cette alliance n’était pas de même forme au temps de la loi comme au
temps de la Bonne nouvelle. Au temps du gouvernement de la loi, elle a agi par des
prescriptions, des prophéties, des sacrifices, la circoncision, l’agneau de la pâque et
d’autres ordonnances faites aux Juifs, préfigurant la venue du Christ, et qui
convenaient pour ce temps-là. Ils ont agi, par l’Esprit, pour instruire les élus et les
fortifier dans la croyance du Messie à venir, par lequel ils avaient le réel pardon de
leurs péchés et le salut éternel. Cette alliance s’appelle l’Ancien Testament.
5.a) 2 Co 3 : 6-9.
b) Rm 4 : 11. Col 2 : 11, 12. 1 Co 5 : 7.
c) 2 Co 10 : 1-4. He 11 : 13. Jn 8 : 56.
d) Ga 3 : 7-9, 14.
Article 6. En ce temps de la Bonne Nouvelle, au moment où Christ, la réalité de
l’Alliance (a) s’est déjà manifesté, les pratiques de cette Alliance sont la proclamation
de la Parole de Dieu et l’administration des sacrements du baptême et de la Sainte
Cène (b). Ces choses, même si elles paraissent peu en nombre, facilement
administrées et sans manifestation externe, démontrent cette alliance à toutes les
nations, tant aux Juifs qu’aux Gentils (c), de la meilleure manière qui soit, par la
meilleure expression qui soit, par l’action de l’Esprit (d), laquelle Alliance porte le
nom de Nouveau Testament. Ainsi, deux alliances de grâce distinctes par leurs
actions n’existent pas, mais une seule Alliance établie pour tous les temps (f).
6.a) Col 2 : 17.
b) Mt 28 : 19-20. 1 Co 11 : 23-25.
c) Lc 2 : 32. Ac 10 : 34, 33. EP 2 : 15-19.
d) He 12 : 22-24. 2 Co 3 : 9-11
e) Lc 22 : 20.
f) Ga 3 : 14, 16. Ac 15 : 11. Rm 9 : 21, 22, 30 ; 4 : 16, 17, 29, 24. He 1 : 1, 2.
CHAPITRE VIII : DU CHRIST, LE MEDIATEUR
Article 1. Dieu a trouvé bon, par sa décision éternelle, de choisir le Seigneur Jésus,
son Fils unique, comme Médiateur entre dieu et les hommes (a). Il est prophètes (b),
prêtre (c), roi (d) ; il est la Tête et le sauveur de son Eglise (e) ; il est héritier de toutes
choses (f) et le Juge de la terre. C’est à lui que Dieu a donné le peuple des hommes
pour qu’il lui appartienne depuis l’éternité, afin qu’il le sauve, l’appelle, le protège, le
sanctifie et le glorifie lorsque les temps seront accomplis (i).
1a) Es 42 : 1. 1 P 1 : 19, 20. 1 Tm 2 : 5. Jn 3 : 16.
b) Dt 18 : 15. Ac 3 : 20-22.
c) He 5 : 5, 6.
d) Ps 2 : 6. Es 9: 6, 7. Lc 1 : 33.
e) Ep 5 : 23.
f) He 1 : 2.
g) Ac 17: 31. 2 Co 5: 10.
h) Jn 17: 6. Ps 22: 30. Es 53 : 10. Ep 1 : 4.
i) 1 Tm 2 : 5, 6. Es 55 : 4, 5. 1 Co 37. 1 : 30. Rm 8 : 30.
Article 2. Le Fils, deuxième personne du Dieu trinitaire, est vrai Dieu et Dieu éternel,
uni au Père, égal à lui. Et quand les temps ont été accomplis, il s’est incarné (a) ; il a
connu la condition humaine, la faiblesse humaine, mais il n’a point péché (b). Il a été
conçu par la force de l’Esprit saint en la vierge Marie (c). Ainsi deux natures,
véritablement entières chacune pour sa part, sans aucune altération, se sont unies en
une seule personne de manière inséparable. Et cette union n’a ni transformé ces deux
natures, ni y créé quelque chose de nouveau, ni rien détruit (d), de sorte que cet être
est pleinement Dieu et pleinement Homme : Christ unique, seul Médiateur entre
Dieu et les hommes (e).
2.a) Jn 1 : 1, 14. 1 Jn 5 : 20. Ph 2 : 6. Ga 4 : 4.
b) He 2 : 14, 17 ; 4 : 15.
c) Lc 1 : 27, 31, 35.
d) Mt 16: 16. Col 2: 9. Rm 9 : 25.
e) Rm 1 : 3, 4. 1 Tm 2 : 5.
Article 3 : Le Seigneur Jésus, être humain ainsi uni à l’Etre divin, a été sanctifié par le
Saint Esprit dont il a été oint sans mesure (a) ; il détenait tous les mystères de la
sagesse et de la science (b). Le Père a trouvé bon que toute la plénitude habitât en lui
(c) afin que, comme il est saint, doux, inoffensif, sans péché, plein de vérité (d), il
puisse pleinement être Médiateur et Prêtre (e). Il ne s’est pas attribué cette dignité
par sa propre force, mais son Père l’y a appelé (f) car lui seul peut conférer tout
pouvoir et tout jugement, et permettre de les exercer (g).
3.a) Ps 45 : 7. Jn 3 : 34. He 1 : 8, 9.
b) Col 2 : 3. Col 1 : 19.
c) He 7 : 26. Jn 1 14.
d) Ac 10 : 38. He 12 : 24 ; 7 : 22.
e) He 5 : 4-5.
f) Jn 5 : 22, 27. Mt 28 : 18.
Article 4. Le Seigneur Jésus a volontairement accepté cette dignité (a), sous le
gouvernement de la loi (b) ; et l’a exercée en accomplissant toutes les exigences de la
loi, sans restriction (c). il a enduré de pénibles angoisses (d) et d’atroces souffrances
(e). Il a été crucifié ; il est mort (f), a été enseveli et a supporté pendant un temps de
la domination de la mort, mais sans connaître la corruption (g). Le troisième jour, il
est ressuscité des morts (h) avec le corps même qui a enduré la souffrance et qui est
monté au Ciel pour s’asseoir à la droite de son Père (i), d’où il intercède pour les
hommes (k). Il reviendra pour juger les hommes et les anges, à la fin du monde (l).
4.a) Ps 40 : 7, 8. He 10 : 5, 7. Jn 4 : 34. Ph 2 : 8.
b) Ga 4 : 4.
c) Mt 3 : 15 ; 5 : 17.
d) Mt 26 : 37, 38. Lc 22 : 44. Mt 27 : 46.
e) Mt 26 à 27. f) Ph 2 : 8.
g) Mt 27 : 60. Ac 2 : 24-27 ; 13 : 37.
h) 1 Co 15 : 4. i) Jn 20 : 25-27.
j) Lc 24 : 50, 51. 1 P 3 : 22. Rm 8 : 34.
k) Rm 8 : 34. He 7 : 25.
l) Rm 14 : 10. Ac 1 : 11. Jn 5 28, 29. Mt 13 : 40-42. Jude 6.
Article 5. Le Seigneur Jésus, par son obéissance et son sacrifice, par lequel il s’est
offert une fois pour toutes en victime propitiatoire, a payé tout le prix qu’exigeait la
justice de son Père (a). Il racheté tous ceux que le Père lui avait donnés, non pour la
seule réconciliation entre Dieu et les hommes, mais aussi pour l’héritage éternel du
Royaume des Cieux (b).
5.a) Rm 5 19 ; 3 : 25, 26. He 10 : 14.
b) Ep 1 : 11, 14. Col 1 : 20. 2 Co 5 : 18, 20. Jn 17 : 2. He 9 12, 15.
Article 6. Cependant, Christ n’a pas limité la rédemption seulement à l’incarnation ;
mais les avantages liés à celle-ci, sa force et les bienfaits qui émanant ont été transmis
aux élus de tous les temps, c’est-à-dire ses promesses, ses conséquences, les
résolutions qui en découlent et les résultats de celle-ci ; autant qu’il a été dit et révélé
que c’est la postérité de la femme qui écrasera la tête du serpent, et que le Christ est
l’Agneau qui s’est offert depuis la fondation du monde, parce qu’il est le même hier,
aujourd’hui et éternellement (a).
6.a) Ga 4 : 4, 5. Gn 3 : 15. He 13 8.
Article 7. Christ reste dans sa double nature, lorsqu’il intercède et lorsqu’il s’agit selon
sa véritable nature divine (a). mais parce que ces deux natures sont unies en une
même personne, elles deviennent un seul et même être. Les Ecritures montrent que
cet être est unique (b).
7.a) Jn 10 : 17, 18. 1 P 3 : 18. He 9 : 14. B) Ac 20 : 28. Jn 3 : 13
Article 8. Tous ceux que le Christ a rachetés par son sacrifice, il les garde dans son
salut et le leur communique (a). Il prie Dieu pour eux (b), leur fait connaître le
mystère de sa volonté dans la Parole de Dieu ; et par l’action de celle-ci (c), il les attire
à lui par son Esprit afin qu’ils croient et qu’ils obéissent ; il commande à leur cœur
par sa Parole et son Esprit (d) ; il triomphe de tous leurs ennemis par sa toute-
puissance et sa sagesse, par les moyens et les voies conformes à sa force
incommensurable (c).
8.a) Jn 6 : 37, 39 ; 10 : 15, 16, 27, 28.
b) 1 Jn 2 : 1. Rm 8 : 34.
c) Jn 15 : 15. Ep 1 : 9. Jn 17 : 6.
d) 2 Co 4 : 13. Rm 8 : 9, 14 ; 15 : 18, 19. Jn 17 : 17.
e) Ps 110 : 1. 1 Co 15 : 25, 26. Col 2 : 15. Lc 10 : 19.
CHAPITRE IX : DU LIBRE ARBITRE
Article 1. Dieu a donné à tout homme une volonté libre afin que chacun juge ce qu’il
trouve bon. Ce jugement n’est ni une contrainte, ni une obligation de faire le bien ou
le mal (a).
1.a) Jc 1 : 14. Dt 30 : 19. Jn 5 : 40. Mt 17 : 12. Ac 7 : 52. Jc 4 : 7.
Article 2. Au temps où l’homme ne connaissait pas encore me mal, il était libre et
fort pour penser au bien, à ce que Dieu trouve bon, et pour agir selon le bien (a).
Malgré cela, il avait en lui le pouvoir d’agir autrement et de faillir (b).
2.a) Eccl 7 : 29. Gn 1 : 26. Col 3 : 10.
b) Gn 2 : 16, 17 ; 3 : 6.
Article 3. A cause de la chute de l’homme, le pouvoir de vouloir le bien que donne
l’Esprit et qui chemine avec le salut a disparu en lui (a). Ainsi, l’homme issu de ce
monde, parce qu’il a vraiment haï le bien (b) et qu’il est mort dans le péché (c), ne
peut pas se convertir de lui-même, ni se purifier par lui-même (d).
3.a) Rm 5 : 6 ; 8 : 7, 8. Jn 15 : 5.
b) Rm 3 : 9, 10, 12, 23.
c) Ep 2 : 1, 5. Col 2 : 13.
d) Jn 6 : 44, 65. 1 Co 2 : 14. Tt 3 : 3-5.
Article 4. Lorsque Dieu a provoqué la conversion du pécheur, lui a fait grâce et l’a
libéré de la servitude du péché à laquelle tout homme est soumis (a), par sa seule
miséricorde, il lui donne le pouvoir d’être libre de penser aux bonnes œuvres de
l’Esprit, et de les réaliser (b). mais parce que le désir du péché reste ancré en lui, il ne
peut pas faire le bien à la perfection, ni ne vouloir que le bien, mais il continue à
vouloir aussi le mal (c).
4-a) Col 1 : 13. Jn 8 : 34, 36. B) Ph 2 : 13. Rm 6 : 18, 22. c) Ga 5 : 17.
Rm 7 : 15, 21-23. 1 Jn : 8, 10.
Article 5. La volonté de l’homme ne devient vraiment libre de ne vouloir que le bien
et de ne pas s’en détourner que dans la gloire des Cieux (a).
5-a) Ep 4 : 23. Jude 24. 1 Jn 3 : 2.
CHAPITRE X : DE LA VRAIE VOCATION
Article 1. Tous ceux que Dieu a destinés à la vie éternelle, et ceux-là seulement, au
moment fixé par lui, il leur adresse un véritable appel (a), par sa parole et son Esprit
(b), et les délivre de la nature de péché et de la mort dont ils héritent à la naissance
afin qu’ils obtiennent grâce et salut par Jésus-Christ (c). Dieu illumine leur cœur afin
qu’ils comprennent la révélation de Dieu (d). Il enlève leur cœur insensible de pierre
et leur donne un cœur réceptif de chair (e). Il transforme leur pensée, et par sa toute
puissance, les destine aux bonnes œuvres (f). Il les ramène véritablement à Jésus-
Christ –g), non de force, mais par leur propre volonté, selon l’action de sa grâce (h).
1-a) Jn 15 : 16. Ac 13 : 48. Rm 8 : 28, 30 ; 11 : 7. Ep 1 : 15, 10. 1 Th 5 : 9.
b) 2 Th 2 : 13, 14. 2 Co 3 : 6. Jc 1 : 18. 1 Co 2 : 12. Ep 1 : 17, 18. 2 Co 4 : 6. Ez 36 :
26. 1 Co 2 : 12.
c) Rm 8 : 2. 2 Tm 1 : 9, 10
d) Ac 26 : 18.
e) Ez 11 : 19. Dt 30 : 6. Jn 3 : 5. Ga 6 : 15. Tt 3 : 5. 1 P 1 : 23.
f) Jn 6 : 44, 45. H) Ps 110 : 3. Jn 6 : 37. Mt 11 : 28. Ap 22 : 17.
Article 2. Cette vocation n’émane que de la seule grâce de Dieu, elle est offerte
gratuitement. Elle est aussi un don de force non conditionné par les œuvres (a), qui
n’agit qu’au moment où l’Esprit Saint le ravive et le renouvelle (b). Et c’est à ce
moment que l’on peut répondre à l’appel de Dieu, que l’on reçoit la grâce qui y est
rattachée et qui est transmise par lui (e).
2.a) 2 Tm 1 : 9. Tt 3 : 4, 5. Rm 9 : 11.
b) 1 Co 2 : 14. Rm 8 : 7-9. Ep 2 : 5.
c) Jn 6 : 37. Ez 36 : 27. Jn 5 : 25.
Article 3. Les nouveau-nés qui sont prédestinés, s’ils meurent à l’âge de nourrissons,
Christ les fait naître de nouveau et les sauve par l’Esprit (a), qui agit quand il veut, là
où il veut et comme il veut (b). Il en est de même de tous les autres prédestinés qui
ne peuvent être appelés par la prédication de la Bonne Nouvelle (c).
3.a) Gn 17 : 7. Ps 105 : 8-10. Ez 16 : 20, 21. Lc 18 : 15, 16. Ac 2 : 39.
Ga 3 : 29. b) Jn 16 : 7, 8. 1 Jn 5 : 12. Ac 4 : 12.
Article 4. Les autres hommes qui ne sont pas prédestinés, même s’ils entendent
l’appel par la prédication de la Parole de Dieu (a), et même s’ils réalisent des œuvres
de l’Esprit (b), ne peuvent pas venir à Christ et n’auront pas la vie éternelle (c). A
plus forte raison, ceux qui ne croient pas en Christ ne peuvent avoir le salut par un
autre moyen, même s’ils s’améliorent selon la pensée de leur cœur et le respect des
lois de leur religion (d). Et celui qui affirme que ces gens-là auront la vie éternelle
commet une faute grave, à laquelle il faut s’opposer (e).
4-a) Mt 13 : 14, 15. Ac 28 : 24. Mt 22 14.
b) Mt 13 : 20, 21. He 6 : 4, 5.
c) Jn 6 : 64, 66 ; 8 : 24.
d) Ac 4 : 12. Jn 17 : 3. Ep 2 : 12, 13.
e) 2 Jn 10, 12. Ga 1 : 8. 1 Co 16 : 22.
CHAPITRE XI : DE LA JUSTIFICATION
Article 1. Ceux que Dieu a vraiment appelés, ce sont ceux-là aussi qu’il justifie (a),
non en sanctifiant leur volonté, mais en pardonnant leurs péchés et en les rendant
justes devant sa face. Il les considère comme tel, non parce que leur cœur a été
transformé ou à cause de leurs bonnes œuvres, mais par le seul nom de Jésus ; non à
cause de leur obéissance, mais par l’œuvre de la Bonne Nouvelle. Ils sont rendus
justes, grâce à l’obéissance du Christ et à son sacrifice de propitiation qui ag issent en
leur faveur (b). Ils acceptent Christ et s’appuient sur lui et sur sa justice par la foi,
laquelle ne vient pas d’eux, mais est un don de Dieu (c).
1-a) Rm 8 : 30 ; 3 : 24.
b) Rm 3 : 22, 24, 25, 27, 28. 2 Co 5 : 19, 21. Tite 3 : 5, 7. Ep 1 : 7. Jn 23 : 6.
c) Jn 1 : 12. Ac 10 : 43, 44. Ph 1 : 29 ; 3 : 9. Ep 2 : 8.
Article 2. La foi qui accepte Christ et s’appuie sur lui et sa justice est la seule cause
de la justification (a). Elle n’est pas la seule vertu du justifié et elle s’accompagne
d’autres facultés favorables au salut. Et cette foi ne reste pas inactive, mais elle agit
par l’amour (b).
2-a) Jn 3 : 16, 18, 36. Rm 3 : 28 ; 5 : 1. b) Je 2 : 17, 22, 26. Ga 5 : 6.
Article 3. Christ par son obéissance et sa mort, a payé tout le prix. De même, il a
donné la rançon afin que tous les justifiés soient rendus propices devant les exigences
de la justice de son Père. Cette propitiation est la seule qu’il fallait ; elle est la vraie
propitiation (a). Ainsi, parce que le Père l’a livré pour eux (b), son obéissance et son
sacrifice ont été pris à leur compte (c). Dieu a admis tout cela par sa propre volonté,
non pas qu’il ait trouvé en eux quelque chose de juste, mais afin que leur justification
vienne de sa bienveillance grâce (d) et qu’ainsi le jugement et la grâce de Dieu soient
glorifiés lorsqu’il justifie les pécheurs (e).
3.a) Rm 5 : 8, 9, 18. 1 Tm 2 : 5, 6. He 10 : 10, 14. b) Rm 8 : 32.
c) 2 C0 5 : 28. Mt 3 : 17. Ep 5 : 2. d) Rm : 3 : 24. Ep 1 : 7.
e) Rm 3 : 26. Ep 2 : 7.
Article 4. Avant la création du monde, Dieu a décidé de justifier tous les élus (a). Et
quand est venu l’accomplissement des temps, Christ est mort pour leurs péchés, et il
est ressuscité pour leur justification (b). Toutefois, la justification ne s’est pleinement
opérée que lorsque le saint Esprit les a offerts à Christ, au moment favorable (c).
4-a) Ga 3 : 8. 1 Pi : 2, 19, 20. b) Ga 4 : 4. 1 Tm 2 : 6. Rm 4 : 25. 1 Pi : 21. c) Col 1 :
21, 22. Tite 3 : 4-7.
Article 5. Dieu continue à pardonner les péchés des élus quoiqu’ils ne puissent plus
chuter au point de perdre le salut. Cependant, leurs péchés suscitent la colère de Dieu
qui s’irrite comme un Père, et cesse de leur accorder l’éclairage de sa face jusqu’à ce
qu’ils s’humilient, se rependent de leurs péchés, demandent pardon et renouvellent
leur foi par la conversion.
5-a) … 3 : 12. 1 Jn 1 : 7, 9 ; 2 : 1, 2. b) Lc 22 : 32. Jn 10 : 28.
He 10 : 14. c) Ps 89 : 31-33 ; 32 : 5. Mt 26 : 75.
Article 6. La justification des croyants de l’Ancienne Alliance était de la même nature
et sous la même forme que celle des croyants de la Nouvelle Alliance (a).
6. (a) Ga 3 : 9, 13, 14. Rm 4 : 22-24.
CHAPITRE XII : DE L’ADOPTION
Article 1. Tous ceux qui sont justifiés, Dieu les accepte et les fait frères entre eux et
enfants de Dieu par la grâce et au nom de Jésus-Christ son Fils unique (a). par cette
acceptation, ils deviennent enfants de Dieu et bénéficie du privilège de communier
aux œuvres de liberté et de tous les avantages qui y sont rattachés (b) : son nom est
appelé en eux ; ils obtiennent l’Esprit en tant qu’enfants (c) ; la voie de parvenir au
trône de grâce s’ouvre à eux (e) ; ils peuvent appeler Dieu Abba, Père (f), Dieu leur
accorde sa pitié (g), les protège (h) et les comble de ses bienfaits (i) ; il les conseille
comme un père (j).
A cause de cela, Dieu ne les rejette point (k), mais il les préserve jusqu’au jour de la
délivrance (i) et ils deviennent les bénéficiaires des promesses de dieu (m) et de la vie
éternelle (n).
1-a) Ep 1 : 5, Ga 4 : 4, 5. b) Rm 8 : 17. Jn 1 : 12. c) Jr 14 : 9. 2 C0 6 : 18. Ap 3 : 12. d)
Rm 8 : 15. e) Ep 3 : 12. He 4 : 16. F) Ga 4 : 6.
g) Ps 103 : 13. Pr 14 : 26. i) Mt 6 : 30, 32. 1 P 5 : 7. j) He 12 : 6.
k) Lm 3 : 31, 32. l) Ep 4 : 30. m) He 6 : 12. n) 1 P 1: 3, 4. He 1: 14.
CHAPITRE XIII: DE LA SANCTIFICATION
Article 1: Ceux qui ont vraiment reçu un appel, qui sont nés de nouveau, se
perfectionnent et se purifient par la grâce de la mort et de la résurrection du Christ
(a). Et parce que sa parole et son Esprit habitent en eux (b), le pouvoir du mal qui
les dominait les quitte (c) ; les mauvais désirs diminuent progressivement et
disparaissent (d) ; ils se réveillent pour les bonnes œuvres qui contribuent au salut et
s’y attèlent €. Ainsi, ils s’attachent à mener une vie sans laquelle nul ne verra le
Seigneur (f).
1-a) 1 Co 1 : 30. Ac 20 : 32. Ph 3 : 10. Rm 6 : 5, 6.
b) Jn 17 : 17, 19. Ep 5 : 26. 2 Th 2 : 13. C) Rm 6 : 6, 14.
d) Ga 5 : 24. Rm 8 : 13.
e) Col 1 : 10, 11. Ep 3 : 16-19. F) 2 Co 7 : 1. Col 1 : 28 ; 4 : 12. He 12 : 14.
Article 2. Cette purification, qui pénètre l’homme entièrement (a), ne se réalise pas
pleinement ici-bas. Les résidus du mal persistent dans tout le corps (b). Ainsi, un
antagonisme intérieur qu’il est difficile de faire cesser demeure, parce que la chair, en
ses désires, s’oppose à l’Esprit et l’Esprit à la chair (c).
2. a) 2 Th 5 : 23. B) 1 Jn 1 : 10. Ph 3 : 12. C) Ga 5 : 17.
Article 3. De cet antagonisme, quoique des séquelles puissent persister pendant un
temps (a), mais parce qu’une force nouvelle émane chaque jour de l’Esprit du Christ
qui purifie, la partie qui est née de nouveau triomphera (b). C’est ainsi que les saints
croissent dans la grâce (c) et s’efforcent d’être parfaitement saints en vivant dans la
crainte de Dieu (d).
3-a) Rm 7 : 23. B) Rm 6 : 14. 1 Jn 5 : 4. Ep 4 : 15, 16.
c) 2 P 3 : 18. 2 Co 3 : 18. D) 2 Co 7 : 1.
XIV : DE LA FOI QUI SAUVE
Article 1. Le don de la foi dont bénéficient les élus pour le salut de leur âme est
l’œuvre que l’Esprit de Christ opère dans leur cœur. La foi résulte aussi de l’annonce
de la parole de Dieu. Par la même voie et par l’administration des sacrements et la
prière, elle augmente et se fortifie.
1-a) He 10 : 39. B) 2 Co 4 : 13. Ep 1 : 17-20 ; 2 : 8.
c) Mt 28 : 19, 20. Rm 10, 14, 17. 1 Co 1 : 21. D) 1 P 2 : 2. Rm 1 : 16, 17. Lc 22, 19.
Jn 6 : 54, 56. Rm 4 : 11. Lc 17 : 5 ; 22 : 32.
Article 2. Par la foi, le Chrétien croit que tout ce qui est révélé dans la Parole de Dieu
est la vérité car c’est la Puissance de Dieu qui s’y exprime (a) ; il se comporte selon
ce que cette Parole lui dicte ; il respecte les commandements de Dieu (b) ; il écoute
les oracles (c) ; il s’approprie les promesses de Dieu pour cette vie et pour la vie à
venir (d). mais les premières qualités de la foi qui sauve sont : la réception, la croyance
et la confiance en Christ seul comme celui qui sauve, qui purifie et qui donne la vie
éternelle par son alliance de grâce (e).
2. a) Jn 4 : 42. 1 Th 2 13. 1 Jn 5 : 10. Ac 24 : 14. B) Mt 22 : 37-40. Rm 16 : 26.
c) Es 66 : 2. D) He 11 : 13. 1 Tm 4 : 8. E) Jn 1 : 12. Ac 16 : 31. Ga 2 : 20. Ac 15 : 4.
Article 3. Cette foi est à différents degrés, faible ou forte (a). A maintes reprises, elle
rencontre des oppositions et peut faiblir, mais elle finit par vaincre (b). Elle grandit
en l’homme et parvient à la vraie connaissance de Christ (c) qui est le point de départ
et la consommation de notre foi (d).
3.a) Rm 4 : 19, 20. Mt 6 : 30 ; 8 : 10. B) Ep 6 : 16. 1 Jn 5 : 4, 5.
c) He 6 : 11, 12 ; 10 : 22. D) He 12, 12.
CHAPITRE XV : DE LA REPENTANCE QUI DONNE LA VIE
Article 1. La repentance qui donne la vie est un acte de grâce résultant d e la Bonne
Nouvelle (a). C’est cet enseignement que tout pasteur de la Bonne Nouvelle doit
donner dans la prédication de la Parole de Dieu, avec l’appel de croire au Christ (b).
1.a) Ac 11 : 18 ; b) Lc 24 : 27 ; Mc 1 : 15 ; Ac 20 : 21.
Article 2. Par là, le pécheur, parce que non seulement il a perçu la gravité de ses
péchés, mais aussi la compris que ceux-ci sont horrible, admis qu’ils sont en
abomination aux yeux de Dieu et accepté que Dieu fait grâce par Christ à ceux qui
se repentent de leurs péchés, s’écœure de ses fautes, les déteste, les abandonne et se
tourne vers Dieu (a), se décide à marcher dans ses voies, conformément à ses
commandements et s’efforce de se comporter comme tel (b).
2.a) EZ 18 : 30, 31 ; 36, 31. Ps 51 : 4. Jr 31 : 18, 19. 2 Co 7 : 11.
b) Ps 119 : 6, 59, 106. Mt 21 : 28, 29. Lc 1 : 6.
Article 3. Quoiqu’il ne faille pas penser que la repentance remet le péché ni le
pardonne (a), mais résulte de la grâce de Dieu par Christ (b), la repentance reste un
acte que tout pécheur se doit de s’approprier, car personne ne doit penser obtenir le
pardon sans la repentance (c).
3.a) EZ 36 : 31, 32 ; 18 : 63. Os 14 : 24. B) Rm 3 : 24. Ep 1 : 7.
c) Lc 13 : 3, 5. Ac 17 : 30, 31.
Article 4. De même qu’aucune faute n’est petite au point de ne pas mener à la
perdition (a), de même aucun péché n’est aussi grand au point de ne pas permettre
le pardon de celui qui se repent réellement (b).
4.a) Rm 6 : 23. Mt 12 : 36. B) Es 55 : 7. Rm 6 : 1. Es 1 : 18.
Article 5. Les gens ne doivent pas se contenter de s’être repenti d’une certaine
manière de leurs péchés, mais ce que chacun doit viser, c’est qu’il se repente
effectivement de tous ses péchés (a).
5.a) Ps 19 : 13. Lc 19 : 8. 1 Tm 1 : 13, 15.
Article 6. De même que tout homme a la promesse que s’il confesse ses fautes devant
Dieu en secret et prie pour obtenir le pardon (a), et ce faisant cesse de faire le mal, il
lui sera fait miséricorde, de même celui qui ridiculise son prochain ou l’Eglise du
Christ doit avouer devant ceux qui ont été ainsi offensés qu’il s’est repenti d’une
repentance secrète ou publique et prouvé qu’il regrette sa faute (c). Ainsi, ces
personnes reviendront à lui et lui témoignent leur amour (d).
6.a) Ps 32 : 5, 6. Ps 51. B) Pr. 28 : 13. 1 Jn 1 : 9.
c) Jc 5 : 16. Lc 17 : 3, 4. Jos 7 : 19. D) 2 Co 2 : 8.
CHAPITRE XVI : DES BONNES ŒUVRES
Article 1. Les bonnes œuvres sont uniquement celles que Dieu a prescrites dans les
Saintes Ecritures (a), et non celles que les hommes décident ainsi par leurs traditions
irréfléchies ou les jugent bonnes, mais ne figurent pas dans la Parole de Dieu (b).
1.a) Mt 6 : 8. Rm 12 : 2. He 13 : 21. B) Mt 15 : 9. Es 29 : 13. 1 P 1 : 18.
Jn 18 : 2. Rm 10 : 22. I S 15 : 22. Dt 10 : 12, 13. Col 2 : 16, 17, 20-23.
Article 2. Ces bonnes œuvres sont réalisées par respect de la loi de Dieu. Elles sont
le fruit d’une foi bien vivante et de ses manifestations –a), par lesquelles les croyants
montrent comment ils rendent grâce à Dieu (b) et s’affirment dans la croyance qu’ils
seront sauvés (c), s’entraident en frères (d), préparent avec soin leur prédication de
la Bonne Nouvelle (c), réduisent au silence les ennemis (f), glorifient Dieu et restent
son œuvre (h). Ainsi, parce qu’ils obtiennent les fruits de leurs bonnes actions en
Dieu, ils en verront l’accomplissement, c’est-à-dire la vie éternelle (i).
2.a) Jc 2 : 18, 22. B) Ps 116 : 12, 13. 1 P 2 : 9. C) 1 Jn 2 : 3, 5. 2 P 1 : 5-10. D) 2 Co
9 : 1. Mt 5, 6. 1 Tm 4 : 12. E) Tt 2 : 5, 9-12. 1 Tm 6 : 1. F) 1 P 2 : 15. G) 1 P 2 : 12.
Ph 1 : 11. H) Ep 2 : 10. I) Rm 6 : 22.
Article 3. Le pouvoir de réaliser les bonnes œuvres n’émane pas des croyants eux -
mêmes, mais de l’Esprit du Christ (a). Ainsi, pour qu’ils les accomplissent (b), le
soutien du Saint-Esprit est nécessaire, sans compter les bonnes prédispositions de
cœur qu’ils ont déjà reçues, pour qu’ils prétendent aux œuvres agréables à Dieu et les
accomplissent (b). Ils éviteront alors toute paresse, comme s’il leur manquait le zèle
de réaliser tout ce qui est nécessaire, sauf s’ils sont mus par l’Esprit. Ils s’efforceront
ainsi d’animer la grâce de Dieu qui est en eux (c).
3.a) Jn 15 : 4, 6. Lc 11 : 13. B) Ph 2 : 13 ; 4 : 13. 2 Co 3 : 5. Ep 3 : 18. C) Ph 2 : 12.
He 8 : 11, 12. Es 64 : 7.
Article 4. Ceux qui atteignent en ce monde l’extrême obéissance à laquelle un homme
peut parvenir sont encore loin de réaliser ce que Dieu leur ordonne, mais ils
s’épuisent et ne parviennent pas à la perfection (a).
4.a) Lc 17 : 10. Ga 5 : 17.
Article 5. Nous ne pouvons pas être de ceux qui méritent le pardon de leurs péchés,
ni la vie éternelle en Dieu, même si nos œuvres sont parfaites, parce que celles-ci
diffèrent énormément de la gloire des choses «à venir», parce qu’une distance énorme
nous sépare de Dieu ; parce que nous ne pouvons pas le satisfaire par ces œuvres, ni
payer le prix qu’exige l’acquittement de la dette de nos péchés (a). Et lorsque nous
avons accompli ce dont nous sommes capables, nous n’avons fait que notre devoir
et nous sommes de mauvais serviteurs (b). Par ailleurs, parce que ces œuvres sont
bonnes, elles proviennent de l’Esprit de Dieu (c). D’autre part, elles sont impures et
mêlées à nos faiblesses et à nos erreurs parce qu’elles émanent de nous, en sorte
qu’elles ne pourront pas supporter la sévérité du jugement de Dieu (d).
5.a) Rm 3 : 20 ; 4 : 2, 4, 6. Ep 2 : 8, 9. B) Lc 17 : 10. C) Ga 5 : 22, 29. D) Es 64 : 6. Ps
143 : 2 ; 136 : 3.
Article 6. Malgré cela, parce que les croyants sont justifiés par le Christ, leur bonnes
œuvres sont également justifiées en lui (a) ; pas en tant qu’actions irréprochables en
cette vie aux yeux de Dieu (b), mais parce que, les regardant par son Fils, Dieu accepte
de recevoir ce qui est fait d’un cœur sincère, le rétribue, même si cela est mêlé aux
faiblesses et aux erreurs (c).
6.a) Ep 1 : 6. 1 P 2 : 5. B) Ps 143 : 2. C) 2 Co 8 : 12. He 6 : 10. Mt 25 : 20, 23.
Article 7. Les œuvres de ceux qui ne sont pas nés de nouveau, même si elles
respectent les prescriptions divines et qu’elles sont louables et utiles, parce qu’elles
relèvent du péché et que Dieu ne les trouve pas agréables à ses yeux (a), parce qu’elles
n’émanent pas d’un cœur purifié par la foi (b), parce qu’elles ne visent pas le bien,
c'est-à-dire la gloire de Dieu (d), n’atteignent pas les exigences de Dieu et ne disposent
personne à recevoir sa grâce.
7.a) 2 R 10 : 30, 31. Ph 1 : 15, 16, 18.
b) He 11 : 4, 6.
c) Mc 10 : 20, 21. 1 Co 13: 3. Es 1 : 12.
d) Mt 6 : 2, 5, 16.
e) Ag 2 : 14. Am 5 : 21, 22. Mc 7 : 6, 7. Ps 14 : 4 ; 36 : 3. Mt 25 : 41-45 ; 23 : 23.
CHAPITRE XVII : DE LA PERSEVERANCE DES CROYANTS
Article 1. Ceux que Dieu a adoptés par celui qu’il aime, ceux qui ont reçu le vrai appel
de son Esprit, il purifie leurs cœurs, de sorte qu’ils ne peuvent pas chuter au point de
perdre les privilèges de la grâce, ou d’en être privés ; mais ils persévèreront jusqu’à la
fin, et jouiront du salut pour l’éternité (a).
1.a) Ph 1 : 6. Jn 10 : 28, 29. 1 P 1 : 5, 9.
Article 2. Cette persévérance des croyants n’émane pas de leur liberté d’agir, mais de
la décision que Dieu a prise de les élire, laquelle est irréversible et résulte de l’amour
de Dieu le Père, libre et sans l’ombre de variation. Elle provient aussi de notre
pouvoir d’action issu de la justice du Christ qui le protège en intercédant pour nous.
Elle résulte de la présence de l’Esprit dans nos cœurs. Elle est le fruit de l’alliance de
grâce. Tout cela démontre que cette persévérance est et survivra, indubitablement
(a).
2.a) 2 Tm 2 : 19. Jr 31 : 9. Jn 17 : 11, 24. He 7 : 25. Lc 22 : 32.
Rm 3 : 33, 34, 38, 39. Jn 14 : 13, 17. 1 Jn 2 : 27 ; 3 : 9 ; Jr 32 : 40. 2 Th 3 : 3. 1 Jn 2 :
19. Jn 10 : 28.
Article 3. Malgré cela, à cause de la tentation du diable et de ce monde, et par la
nature de péché qui persiste en eux, ils se lasseront de préserver les vertus qui les
protègent ; ils pourront faillir et demeurer pendant un temps dans le péché, irritant
ainsi Dieu et attristant le Saint-Esprit ; ils perdront une partie des vertus qui étaient
les leurs et du soutien dont ils bénéficiaient ; leurs cœurs s’endurciront, leurs
consciences s’en trouveront blessées ; ils irriteront et déshonoreront d’autres
personnes, attirant à eux le jugement du monde (a).
3.a) Ps Ps 51 : 14. Mt 26 : 70, 72, 74 ; 2 S 12, 9, 13. Es 64 : 7, 9. 2 S 11 : 27. Ep 4 : 30.
Ps 51 : 8, 10, 12. Ap 2 : 4. Es 63 : 17. Mc 6 : 52. Ps 32 : 3, 4. 2 S 12 : 14. Ps 89 : 31. 1
Co 11 : 32.
CHAPITRE XVIII : DE LA GRACE ET DU SALUT
Article 1. Certaines personnes qui vivent dans l’infidélité vis-à-vis de Dieu et d’autres
qui ne sont pas nées de nouveau se trompent en croyant que Dieu les sauvera, quand
bien même il ne leur aura pas pardonné. Leur espoir s’avèrera vain. Mais celles qui
croient fermement au Seigneur Jésus, qui l’aiment du fond de leur cœur et qui
essayent de vivre sans reproche peuvent avoir la ferme assurance qu’elles sont sous
la grâce et se réjouir de vivre dans l’espérance de la gloire de Dieu. Et cette espérance
ne les décevra pas (a).
1.a) Dt 29 : 19. Mi 3 : 11. Jn 8 : 41. Mt 7 : 22, 23. 1 Jn 2 : 3 ; 5 : 13.
Rm 5 : 15. 2 Tm 4 : 7, 8.
Article 2. Cette espérance du salut n’est pas une simple imagination, ni une idée qu’on
se fait de quelque chose qui pourrait exister, mais une assurance ferme basée sur les
promesses de salut de Dieu, sur des signes évidents, sur la communion de l’Esprit
Saint qui nous révèle notre nature de fils de Dieu. C’est cet Esprit qui est les prémices
de notre héritage et c’est par lui que nous sommes scellés jusqu’au jour du salut (a).
2.a) He 6 : 11, 19 ; 6 : 17, 18. 1 Pi : 4, 5, 10, 11. 1 Jn 3 : 14.
Rm 8 : 15, 16. Ep 1 : 13, 14 ; 4 : 30. 2 Co 1 : 21, 22.
Article 3. Cette assurance ferme n’est cependant pas une part du salut. Mais elle
permet au chrétien d’espérer, de supporter les souffrances dans la mesure où l’Esprit
lui fait connaître les dons gratuits de Dieu. Il peut ainsi avoir cette assurance, non
comme une révélation descendue du ciel et la manifester par une conduite exemplaire
dans la vie de tous les jours. C’est pourquoi tout homme doit s’appliquer à rendre
manifeste sa vocation et le choix que Dieu a fait de lui, en sorte que sa foi grandisse
dans la joie de l’Esprit Saint, qu’il agisse selon la volonté de Dieu sans rechigner, ce
qui est la preuve de cette assurance qui renforce notre zèle (a).
3.a) Jn 5 : 13. 1 Co 2 : 12. 1 Jn 4 : 13. He 6 : 11, 12. 2 Pi : 10.
Rm 5 : 1, 2, 5, ; 4 : 17 ; 15 : 13. Ps 119 : 32. Rm 6 : 1, 2. Tt 2 : 11, 12, 14. 2 Co 7 : 1.
Rm 8 : 1, 2. 1 Jn 3 : 2, 3 ; 1 : 6, 7.
Article 4. Les chrétiens accomplis peuvent voir leur assurance du salut chanceler dans
certaines circonstances, ou faiblir, ou même disparaître pour un temps, tel qu’au
moment où ils n’arrivent pas à la maintenir, ou celui pendant lequel ils tombent dans
le péché, blessant ainsi leur conscience et attristant le Saint Esprit ; ou au moment de
la tentation ; ou au moment où Dieu leur retire son éclairage et laisse cheminer dans
les ténèbres mêmes ceux qui le craignent. Mais malgré cela, ils ne cessent d’être ni
enfants de Dieu, ni chrétiens et continuent de bénéficier de l’amour de Christ et des
autres chrétiens, et de garder la conscience des bonnes œuvres. Et par l’action de
l’Esprit, leur assurance du salut renaîtra de toutes ces incertitudes et l’Esprit les
relèvera en sorte qu’ils n’atteindront pas l’anéantissement (a).
4.a) Ps 51 : 8, 12, 14. Ep 4 : 30. Ps 31 : 22. 1 Jn 3 : 9. Lc 22 : 32.
Mi 7 : 7-9. Jr 32 : 40. 2 Co 4 : 8-10.
CHAPITRE XIX : DES COMMANDEMENTS DE DIEU
Article 1. Dieu a donné un commandement à Adam. Selon ce commandement,
l’Alliance que Dieu a établie avec lui et sa descendance consistait à obéir à l’Eternel ;
une obéissance faite de respect à sa loi, de respect total et perpétuel à tout ce qui lui
a été respect. Dieu a rattaché la vie éternelle au respect de celle-ci. Il a aussi donné à
Adam la force et la sagesse de respecter cette loi (a).
1-a) Gn 1 : 26 ; 2 : 17. Ep 4 : 24. Rm 2 : 14, 15 ; 10 : 5 ; 5 : 12, 19.
Article 2. Après la chute de l’homme, cette loi est devenue un moyen de
redressement. C’est dans ce sens que, sur le mont Sinaï, Dieu l’a prescrite sous la
forme des dix commandements, divisés en deux parties : les quatre premiers rapports
se rapportant à notre relation avec Dieu, les six autres à notre relation avec les autres
hommes (a).
2-a) JC 1 : 25 ; 2 : 8-10. Rm 3 : 19. Dt 5 : 32 ; 10 : 4. Mt 22 : 37-40.
Article 3. Dieu a donné ces commandements aux enfants d’Israël comme une
prescription éthique. Et parce qu’il s’agissait d’une Assemblée de Dieu naissante,
cette loi prescrivait des rites cérémoniels constitués d’ordonnances mineurs tenant
lie de symboles et destinés à l’adoration, rites qui préfiguraient le Christ, ses œuvres
de grâce, sa douleur, sa bénédiction ; et des ordonnances sous forme d’enseignements
de divers ordres et visant aux bonnes mœurs. Ces dernières ordonnances sont
maintenant abolies, en ces temps de la Nouvelle Alliance (a).
3.a) He 10 : 1. Ga 4 : 1-3. Col 2 : 27. Ap 12 : 14. 1 Co 5 : 7. 2 Co 6 : 17. Col 2 : 14,
16, 17. Ep 2 : 15, 16.
Article 4. Dieu a aussi donné aux enfants d’Israël des lois pour juger, car ils sont
devenus un peuple royal. Mais ces lois ont été abolies lorsque ce peuple a perdu ce
privilège en sorte qu’elles ne commandent plus que dans le sens du code éthique
qu’on peut leur reconnaître (a).
4.a) Gn 49 : 10. Mt 5 : 38, 39.
Article 5. La loi morale commande à tous les hommes, ceux qui sont sauvés et ceux
qui ne le sont pas ; et tous doivent la respecter. Sa force réside non seulement dans
les termes de la loi, mais aussi dans le pouvoir que le Dieu créateur lui a donné. Et
Christ n’a pas supprimé cette loi, il l’a plutôt renforcée (a).
5-a) 1 Jn 2 : 3, 4, 7. Rm 6 : 15. Jc 2 : 8, 10, 11. Rm 3 : 19. Mt 5 : 18, 19. Rm 3 : 31.
Article 6. Même si les vrais chrétiens ne sont pas soumis à la loi (a), celle-ci les aide,
autant que les hommes, en leur permettant d’améliorer leur conduite. Elle leur dit la
volonté de dieu et ce qu’ils doivent faire ; elle les conseille et les oriente dans les voies
de Dieu (b). Elle leur révèle leurs iniquités, celles qui sont innées et celles qui ont pris
place dans leur cœur et dans leur vie (c). Ainsi, s’ils s’examinent, ils prendront
conscience de leur état de péché, s’humilieront et détesteront le mal (d). Ils seront
renforcés dans la conviction qu’ils doivent posséder Christ et lui obéir €. Cette loi
sert aussi aux nouveaux convertis en les protégeant de la perversion et en leur
conseillant d’éviter le mal (f). Et la sévérité de la loi leur montre la sanction qui y est
liée, la peine qui en résulte dans la vie présente, quoiqu’ils en soient exemptés (g). De
même, les promesses liées à cette loi montrent comment Dieu apprécie l’obéissance
et à quoi l’homme doit s’attendre s’il obéit à Dieu (h), même quand la loi selon les
œuvres ne fait pas de promesse (i). Ainsi, lorsqu’un homme agit en bien, il se préserve
du péché, car la loi l’encourage d’une part et le protège d’autre part. Cela veut dire
que c’est la loi qui le commande et qu’il n’est pas sous la grâce (j).
6-a) Rm 6 : 14 ; 8 : 1. Ga 3 : 13. B) Rm 7 : 12, 22, 25. Ps 119 : 5. I Co 7 : 19. C) Rm
7 : 7 ; 3 : 20. D) Jc 1 : 23, 25. Rm 7 : 9, 14, 24 ; e) Ga 3 : 24. Rm 8 : 3, 4 ; 7 : 24, 25.
F) Jc 2 : 11. Ps 119 : 128. G) Esd 9 : 13, 14. Ps 89 : 30-34. H) Ps 37 : 11. I) Ga 2 : 16.
Lc 17 : 10. J) Rm 6 : 12, 14. He 12 : 28, 29. 1 P 3 : 8-12. Ps 34 : 12-16.
Article 7. Par ailleurs, les voies citées ci-dessus par lesquelles la loi aide le chrétien ne
vont pas à l’encontre de la grâce, mais s’allient agréablement à elle (a). Ce que l’Esprit
du Christ commande à la volonté de l’homme, et ce qui lui donne la force d’accomplir
de son gré et avec joie, voilà la volonté de dieu que dicte la loi (b).
7-a) Ga 3 : 21. Ez 36 : 27. He 6 : 10.
CHAPITRE XX : DE LA LIBERTE DU CHRETIEN ET DE LA LIBERTE
DE CONSCIENCE
Article 1. La liberté que Christ accorde à ceux qui croient en lui, en ces temps de
l’Evangile, signifie qu’ils sont affranchis du joug de leurs péchés, de la colère du
jugement de Dieu, de la malédiction et des reproches de la morale (a). Ils se
retrouvent ainsi délivrés de ce monde, de la domination de Satan et du règne du mal
(b) ; ainsi que des tribulations et de la souffrance, de l’aiguillon et de l’empire de la
mort, du châtiment éternel (c). Ce rachat est aussi l’ouverture de la voie qui conduit
à Dieu (d) ; et on lui doit obéissance, non comme asservi par sa propre volonté €.
Ces privilèges étaient déjà acquis par des croyants des temps de la loi (f) ; mais en ces
temps de la Nouvelle Alliance, ils sont accrus pour les chrétiens en ce sens que ceux-
ci sont exemptés du cérémonial qu’imposait la loi et auquel la croyance juive était
soumise (g). les chrétiens ont par ailleurs un regain d’assurance lorsqu’ils
s’approchent du trône de grâce (h) ; de même la communication de l’Esprit Saint leur
est plus assurée qu’aux temps de la loi (i).
1-a) Tite 2 : 14. 1 Th 1 : 10. Ga 3 : 13. Rm 8 : 1. B) Gal : 4. Ac 16 : 18. Rm 6 : 14. 1
Jn 1 : 7. C) Ps 119 : 71. Rm 8 : 28. 1 Co 15 : 54-57.
d) Rm 5 : 1, 2. Ep 2 : 18 ; 3 : 12. He 10 : 19. E) Rm 8 : 14, 15. Ga 4 : 6. 1 Jn 4 : 18. F)
Ga 3 : 9, 14. G) Ga 5 : 1. Ac 15 : 10. H) He 4 : 14, 16 ; 10 : 19-22.
Article 2. C’est Dieu seul qui commande à la conscience de l’homme (a). Et il la
délivre de l’influence des autres hommes et de leurs règles si celles-ci sont contraires
à sa Parole, ou la déforme dans les domaines de la foi et de l’adoration (b). Ainsi,
celui qui pense que l’on peut croire sans réfléchir ou obéir à l’aveuglette détruit la
liberté de la conscience et par là même s’oppose à la sagesse (d).
2-a) Rm 14 : 4, 10. Jc 4 : 12. B)Ac 4 : 19 ; 5 : 29. Mt 28 : 8-10. C) Col 2 : 20, 22, 23.
Ga 1 : 10 ; 2 : 4, 5 : 1. D) Rm 14 : 23. Es 8 : 20.
Ac 17 : 11, Jn 4 : 22. Jr 8 : 9. 1 P 3 : 15.
Article 3. Ceux qui commettent certains péchés, ou entretiennent certains désirs
coupables en se référant à la liberté de conscience du chrétien, détruisent cette liberté
par ces actes mêmes. Or, la liberté de conscience veut que, étant libérés du pouvoir
de nos ennemis, nous puissions servir le Père sans crainte que nous soyons saints et
justes devant lui pendant tout notre séjour terrestre (a).
3-a) Lc 1 : 74, 75. Rm 6 : 15. Ga 5 : 13. 1 P 2 : 16. 2 P 3 : 15.
Article 4. Le pouvoir de décider que Dieu a donné à l’homme, et la liberté que ce
dernier a acquise par le Christ, Dieu ne veut pas que l’un détruise l’autre, mais que
les deux soient complémentaires, l’un aidant l’autre et l’un gardant l’autre. Ainsi ceux
qui combattent les ordonnances de la loi ou ne les respectent pas, qu’ils détiennent
leur pouvoir de ce monde ou de l’Eglise, en pensant agir conformément à leur liberté
de conscience, combattent la parole de Dieu (a). Et parce qu’ils propagent de telles
idées, qui vont à l’encontre de l’illumination instinctive que Dieu accorde à l’homme
dès la naissance ; qui combattent les enseignements du Christ tel que les hommes les
ont reçus, tant du point de vue de la loi que de l’adoration et de la conduite ou de la
pratique des bonnes œuvres ; qui commettent le péché par leurs actes ou leurs
paroles, ils détruisent l’harmonie entre les hommes et les lois qui régissent la vie en
communauté que le Christ a donnée à l’Eglise. Il est judicieux que ces hommes soient
jugés et sanctionnés selon les lois de l’Eglise (b).
4-a) 1 P 2 : 13, 14, 16. Hc 13 : 17. B) Mt 18 : 15-17. 2 Th 3 : 14.
Tite 3 : 14 ; 3 : 10. 1 Co 5 : 11-13. Rm 16 : 17. 2 Th 3 : 6.
CHAPITRE XXI : DU JOUR D’ADORATION ET DU SABBAT
Article 1. L’intelligence innée de l’homme lui apprend qu’il y a un Etre Suprême,
Dieu Transcendant, Créateur et Roi de toutes choses qui existent, Juste. Ainsi, tout
homme doit le craindre, l’aimer et l’adorer, faire appel à lui et se fier à lui, le servir de
tout cœur, de toute sa force (a). Mais c’est Dieu lui-même qui inspire à l’homme le
culte qui doit lui être rendu, en sorte que l’homme ne l’adore pas selon sa sagesse, ni
selon les instructions de Satan fondées sur une chose visible ou des pratiques qui ne
figurent pas dans les Saintes Ecritures (b).
1-a) Rm 1 : 20. Ps 119 : 68. Jr 10 : 7. Ps 31 : 33. Ac 14 : 17.
b) Dt 12 : 32. Mt 15 : 9 ; 4 ; 4 ; 9, 10. Jn 4 : 3, 24. Ex 20 : 26.
Article 2. L’homme doit adorer Dieu : Père, Fils et saint Esprit. Il ne doit adorer que
Dieu seul (a). Il n’adorera ni les anges, ni les saints, ni toute autre créature (b). Par
ailleurs, à cause de sa nature de péché dû à sa chute, l’homme n’écartera pas de son
adoration l’action médiatrice du Christ et n’y introduira pas une autre m édiation. Il
ne respectera que la seule médiation du Christ (c).
2-a) jn 5 : 23. Mt 28 : 19. B) 1 Tm 2 : 5. Ep 2 : 18. C) Col 3 : 17. Ac 4 : 12.
Article 3. Par le fait que la prière et les actions de grâce sont des actes d’adoration (a).
Dieu les exige de tous les hommes (b). Ainsi, cette adoration se fera au nom du Fils
(c), avec l’aide de son Esprit (d), selon la volonté de Dieu €, dans la sagesse, le respect,
la crainte, la ferveur, la foi, l’amour, la persévérance (f). Et si cette est audible, elle
doit se faire dans une langue que l’auditoire comprend (g).
3-a) Ph 4 : 6. 1 Tm 2 : 1. Col 4 : 2. B) Ps 65 : 2 ; 67 : 3. 1 Th 5 : 17, 18. C) Jn 14 : 13,
14. 1 P 2 : 5. D) Rm 8 : 26. Ep 6 : 18. E) 1 Jn 5 : 14. F) Ps 47 : 7. He 12 : 28. Gn 18 :
27. Jc 5 : 16. Ep 6 : 18. G) 1 Co 14 : 14.
Article 4 : La prière se fera dans le respect de la volonté de Dieu (a), pour des êtres
vivants ou à naître (b), et non pour les morts (c), ni pour ceux dont le péché mène
inexorablement à la mort (d).
4-a) Mt 26 : 42. B) 1 Tm 2 : 1, 2. Jn 17 : 20. 2 S 7 : 29. C) 2 S 12 : 21-23.
Lc 16 : 25 ; 26. D) 1 Jn 5 : 16.
Article 5. La lecture des Saintes Ecritures dans la crainte de Dieu –a) ; la juste
transmission de la parole (b), la bonne audition et le respect de celle-ci, dans la
sagesse, la foi et la soumission (c) ; l’exécution de tout cœur des Psaumes (d),
l’administration conforme des sacrements institués par le Christ ; tout cela concourt
à l’adoration de l’Eternel (e). Il en est de même des serments prononcés au nom de
Dieu (f) de toutes les promesses qu’on lui fait (g), des jeûnes (h), des fêtes d’action
de grâce (i), tout cela se fera dans la sainteté et la louange, au moment favorable (j).
5-a) Ac 15 : 21. Ap 1 : 3. B) 2 Tm 4 : 2. C) Jc 1 : 22. Ac 10 : 33. He 4 : 2.
d) Col 3 : 16. Ep 5 : 19. Jc 5 : 13. Ac 16 : 25. E) Mt 28 : 19. Ac 2 : 42.
f) Dt 6 : 13. Ne 10 : 29. G) Eccl 5 : 4, 5. H) JI 2 : 12. Mt 9 : 15. I) Ps 107. Ne 12 : 31-
43. J) He 12 : 28.
Article 6. En cette période de grâce qu’accorde l’Evangile, ni la prière, ni aucun autre
acte d’adoration ne seront liés à un lieu précis, ni appelés à n’être exécutés qu’à un
lieu fixe, ni retenus pour n’être exécutés que dans un lieu prévu à cet effet (a), mais
on adorera Dieu en tout lieu (b), en esprit et en vérité (c) ; en tout temps (d) ; dans
les maisons €, dans l’intimité (f), il en sera de même pour les cultes en communauté
qui en seront ni abandonnés, ni négligés, car dieu invite tout le monde à l’écoute de
sa Parole (g).
6.a) Jn 4 : 21. B) Mt 1 : 11. 1 Tm 2 : 8. C) Jn 4 : 23. D) Mt 6 : 11. E) Jr 10 : 25. Jb 1 :
5. 2 S 6 : 18, 20. Dt 6 : 6. G) Es 56 : 7. He 10. 25 ; Pr 8 : 34. Ac 2 : 42.
Article 7. Tel que le montrent les intimes aspirations de l’homme, il est normal qu’un
temps soit réservé à l’adoration de l’Eternel. Ainsi, selon la loi irréfutable contenue
dans les Ecritures, qui enseigne et qui a été donnée aux hommes de toutes les
générations, Dieu a choisi un jour parmi les sept et il en a fait le jour de sabbat, saint
(a) et ainsi réservé depuis la création du monde jusqu’à la résurrection du Christ, et
qui est le dernier jour de la semaine. Mais depuis la résurrection du Christ, ce jour est
devenu le premier jour de la semaine (b) que les Ecritures appellent le jour du
Seigneur (c), et qui, jusqu’à l’accomplissement des temps, continuera d’être le Sabbat
des chrétiens.
7-a) Ex 20 : 8-11. B) Gn 2 : 3. 1 Co 16 : 1, 2. Ac 20, 7. C) Ap 1 : 10. D) Ac 5 : 17, 18.
Article 8. C’est pourquoi les hommes consacrent le jour du Sabbat au Seigneur, en
laissant leurs occupations habituelles, et en prenant un repas qui consiste à renoncer
à leurs travaux, autres activités et réjouissances (a), mais aussi en l’adoration sous
forme de méditation personnelle, de culte en communauté et des œuvres de
bienfaisance (b).
8-a) Ex 16 : 23, 25, 26, 29, 30, 31 : 15, 16. Es 58 : 13.
CHAPITRE XXII : DES SERMENTS ET DES VŒUX
Article 1. Un serment prêté selon les règles contribue à l’adoration de Dieu (a). Celui
qui prête serment, s’il le fait au moment favorable, invoque Dieu pour qu’il soit
témoin de sa promesse, et Dieu le jugera selon qu’il aura respecté son serment ou
non (b).
1-a) Dt 10 : 20.b)EX 20 : 7. Lv 19 : 12. 2 Co 1 : 23. 2 Ch 22, 23.
Article 2. On ne jurera qu’au nom du seul vrai Dieu. On le fera avec respect (a). Ainsi,
celui qui jurera en ce nom saint de manière insensée, ou qui jurera en tout autre nom
aura commis une faute grave (b). Et parce que la Nouvelle Alliance, autant que
l’Ancienne, autorise le serment dans certaines circonstances (c), celui-ci sera fait selon
les règles, au moment où les autorités établies l’exigent (d).
2-a) Dt 6 : 13. B) Jr 5 : 7. Mt 5 : 34, 37. Jc 5 : 12. C) He 6 : 16. Es 65 : 16. D) 1 R 8 :
31. Esd 10 : 5.
Article 3. L’homme qui prête serment doit bien savoir à quoi il s’engage ; et il ne
jugera que sur ce qu’il tient pour vrai (a). Par ailleurs, l’homme ne jurera que s’il trouve
cela bon et juste, s’il est sûr de pouvoir accomplir sa promesse et sur la chose qu’il
s’engage à accomplir (b).
3-a) Jr 4 : 2. B) Gn 24 : 2, 3, 9. Ne 5 : 12.
Article 4 : On prêtera serment en des termes bien compréhensibles, de la manière
dont les gens utilisent habituellement ces termes, sans tournure de style (a). Un
serment ne doit pas entraîner au péché ; et si le serment a été fait dans les normes,
l’assermenté y est astreint, même si cela lui porte préjudice (b). Il n’abolira pas son
serment, quant bien même celui-ci aura été fait devant des hérétiques et des non
croyants (c).
4-a) Ps 24 : 4. B) Ps 15 : 4. EZ 17 : 16, 18
Article 5. Le vœu que l’on fait au sujet d’une chose est de même nature que le
serment. Il doit être tenu selon le respect qu’on doit à Dieu, sans manquement (a).
5-a) Es 19 : 21. Eccl 5, 4-6 ; Ps 66 : 13, 14.
Article 6. On ne fera pas de vœu au nom d’une créature, mais au nom de Dieu seul,
de préférence sur l’initiative de celui qui le fait lui-même, sur la base de sa propre
conviction, sans contrainte. On fera des vœux ou comme action de grâce, ou à cause
d’un désir quelconque ; de sorte qu’on sera engagé à accomplir son vœu et on
s’efforcera d’y tenir dans la mesure de ses possibilités (b).
6-a) Ps 76 : 12. B) Dt 23 : 21, 23. Ps 132 : 2-5. I S 1 : 11.
Article 7. Personne ne s’engagera par vœu à faire le contraire de ce que prescrivent
les Saintes Ecritures, ni à empêcher de le faire, ni à faire ce qui n’est pas dans ses
possibilités (a). C’est pourquoi le vœu de chasteté prescrit par la papauté, ainsi que
les vœux de pauvreté et d’obéissance perpétuels qui sont prétendus être pour le bien
ne le sont pas, mais constituent des pièges d’un dogme dépassé et impie dans lesquels
aucun chrétien ne doit tomber (b).
7-a) Ac 23, 12 ; Mc 6 : 26. B) 1 Co 7 : 2, 9. Ep 4 : 28. 1 Th 4 : 11, 12. 1 Co 7 : 23.
CHAPITRE XXIII : DES AUTORITES HUMAINES
Article 1. Dieu, le Père Suprême et le Roi de toute la terre, a placé sous lui les autorités
de ce monde afin qu’elles gouvernent la terre. Par la force du bras de Dieu, ces
autorités protègent les hommes de bien et punissent ceux qui font le mal (a).
1 a) Rm 13 : 1-4. 1 P 2 : 13, 14.
Article 2. Il est bon que des chrétiens acceptent des postes d’autorité et exercent
l’autorité lorsqu’ils y sont appelés (a). Ils le feront en se soumettant à Dieu, dans la
justice, la paix et au respect des lois de leurs pays (b). En considération de cela, les
temps de la Nouvelle Alliance que nous vivons donnent droit aux chrétiens de faire
la guerre si la cause est juste et si les lois de leur pays les y autorisent (c).
2-a) Ps 8 : 15, 16. B) Ps 82 : 3, 4. 2 S 23 : 3. C) Lc 3 : 14. Mt 8 : 9, 10. Rm 13 : 14.
Article 3. Les autorités de ce monde ne doivent pas s’arroger le droit d’administrer
des sacrements (a), ni celui de gardien des vérités secrètes de Dieu (b), ni se mêler de
religion, à quelque degré que ce soit (c). Mais parce qu’elles exercent les fonctions de
gardien du troupeau, les autorités doivent protéger l’Eglise de Dieu dans son
ensemble, sans privilégier une fraction ; en sorte que tous ceux qui exercent dans
l’Eglise le feront librement, sans crainte, sans opposition, sans avoir à rendre compte
aux autorités humaines (d). Par ailleurs, puisque Jésus-Christ a lui-même établi les
principes qui gouvernent son Eglise, aucune loi d’un pays ne doit détruire ni
condamner la manière dont l’Eglise administre les chrétiens si celle-ci est conforme
à la doctrine et au règlement de l’Eglise €. Le devoir des autorités de ce monde est la
protection des hommes, de leur honneur, en sorte qu’aucun ne d oive déshonorer
l’autre, ni le terroriser, ni le persécuter, ni lui porter préjudice à cause de ses croyances
religieuses. Les autorités veilleront à ce que le culte soit rendu à Dieu dans le calme,
sans trouble d’origine externe (f).
3-a) He 5, 4. 2 Ch 26 : 18. B) Mt 16 : 19. 2 Co 4 : 1, 2. C) Jn 18 : 36. Ac 5 : 29. Ep 4 :
11, 12. D) Es 49 : 23. E) Ps 105 : 15. F) 2 S 23 : 3.
Article 4. Les hommes doivent prier pour les autorités établies (a). Ils doivent les
respecter (b). Ils doivent payer leurs impôts et les taxes (c). Ils doivent se soumettre
aux autorités par devoir de conscience (d). L’autorité doit être respectée même quand
celui qui l’exerce est non croyant ou d’une autre dénomination religieuse, car il tient
son pouvoir de l’autorité qu’il exerce (e); et même ceux qui exercent dans l’Eglise lui
sont soumis à ce titre (f), le Pape n’a par conséquent aucun pouvoir sur les autorités
humaines établies au point de les installer ou de mettre fin à leur fonction, pour
quelque raison que ce soit (g).
4-a) 1 Tm 2 : 1-3. B) 1 P 2 : 17. C) Mt 22 : 21. Rm 13 : 6, 7. D) Rm 13 : 5. Tt 3 : 1.
E) 1 P 2 : 13, 14, 16. F) Rm 13 : 1. Ac 25 : 10, 11. G) 2 Tm 2 : 24. 1 P 5 : 3.
CHAPITRE XXIV : DU MARIAGE ET DU DIVORCE
Article 1. Le mariage se fera entre un homme et une femme. Et la loi n’autorise pas
qu’un homme ait au même moment son épouse et une femme, ni qu’une femme ait
ensemble son époux et un autre homme (a).
1-a) Gn 2 : 21. Mt 19 : 4-6.
Article 2. Le mariage a été créé pour que le mari ait de l’aide en sa femme, et que la
femme ait de l’aide en son mari (a) ; et que les hommes procréent par des mariages
légitimes ; et que l’Eglise se multiple à partir d’une semence sainte (b), afin d’éviter
toute souillure (c).
2-a) Gn 2 : 18. B) Gn 9 : 1. Mi 2 : 15. C) I Co 7 : 2, 9.
Article 3. La loi n’interdit pas à deux personnes de se marier si elles y consentent de
tout leur cœur (a). mais ce que les chrétiens doivent rechercher est de se marier entre
eux (b). C’est pourquoi ceux qui acceptent la doctrine de la réformation ne doivent
se marier avec les incroyants, ni avec les adeptes du Pape, ni avec les idolâtres. De
même les hommes qui sont de Dieu ne doivent pas se lier à ceux que dominent le
péché et ceux dont l’hérésie mène à la perdition (c).
3-a) He 5 : 4. 2 Ch 26 : 18. B) Mt 16 : 19. 2 Co 4 : 1, 2. C) Jn 18 : 36. Ac 5 : 29. Ep
4 : 11, 12. D) Es 49 : 23. E) Ps 105 : 15. F) 2 S 23 : 3.
Article 4. Les hommes doivent prier pour les autorités établies (a). Ils doivent les
respecter –b). Ils doivent payer leurs impôts et les taxes (c). Ils doivent se soumettre
aux autorités par devoir de conscience (d). L’autorité doit être respectée même quand
celui qui l’exerce est non croyant ou d’une autre dénomination religieuse, car il tient
son pouvoir de l’autorité qu’il exerce (e); et même ceux qui exercent dans l’Eglise lui
sont soumis à ce titre (f), le Pape n’a par conséquent aucun pouvoir sur les autorités
humaines établies au point de les installer ou de mettre fin à leur fonction, pour
quelque raison que ce soit (g).
4-a) 1 Tm 2 : 1-3. B) 1 P 2 : 17. C) Mt 22 : 21. Rm 13 : 6, 7. D) Rm 13 : 5. Tt 3 : 1/
e) 1 P 2 : 13, 14, 16. F) Rm 13 : 1. Ac 25 : 10, 11. G) 2 Tm 2 : 24. 1 P 5 : 3.
CHAPITRE XXIV : DU MARIAGE ET DU DIVORCE
Article 1. Le mariage se fera entre un homme et une femme. Et la loi n’autorise pas
qu’un homme ait au même moment son épouse et une autre femme, ni qu’une femme
ait ensemble son époux et un autre homme (a).
1-a) Gn 2 : 21. Mt 19 : 4-6.
Article 2. Le mariage a été créé pour que le mari ait de l’aide en sa femme, et que la
femme ait de l’aide en son mari (a) ; et que les hommes procréent par des mariages
légitimes ; et que l’Eglise se multiplie à partir d’une semence sainte (b), afin d’éviter
toute souillure (c).
2-a) gn 2 : 18. B) Gn 9 : 1. Mi 2 : 15. C) I Co 7 : 2, 9.
Article 3. La loi n’interdit pas à deux personnes de se marier si elles y consentent de
tout leur cœur (a). Mais ce que les chrétiens doivent rechercher est de se marier entre
eux (b). C’est pourquoi ceux qui acceptent la doctrine de la réformation ne doivent
pas se marier avec les incroyants, ni avec les adeptes du Pape, ni avec les idolâtres.
De même les hommes qui sont de Dieu ne doivent pas se lier à ceux que dominent
le péché et ceux dont l’hérésie mène à la perdition (c).
3-a) He 13 : 4. I Tm 4 : 3. Gn 24 : 57, 58. B) I Co 7 : 39. C) 2 Co 6 : 14. Dt 7 : 3, 4. 1
R 11 : 4. Ne 13 : 25-27.
Article 4. Il n’y aura pas mariage entre des personnes que la parole de Dieu déclare
parents ou descendants proches (a). La loi interdit de tels mariages, même si les
coutumes des hommes ou le consentement des prétendants autorisent ceux-ci à vivre
ensemble (b).
4-a) Lv 18. I Co 5 : 1. B) Mc 6 : 18. Lv 18 : 24-28.
Article 5. L’infidélité d’une personne, constatée après la déclaration des fiançailles
avec une autre, autorise la personne innocente à rompre ces fiançailles (a). Si cela
survient après le mariage, elle peut demander l’annulation du mariage (b). Et lorsque
le premier mariage est dissout, cette personne se remarie comme si son conjoint était
décédé (c).
5-a) Mt 1 : 18-20. B) Mt 5 : 31, 32. C) Mt 19, 9.
Article 6. Même si la méchanceté de l’homme le pousse à séparer ceux que Dieu a
unis par les liens du mariage, rien n’autorise à rompre un mariage excepté l’adultère
ou le mauvais traitement infligé par un conjoint à l’autre et que l’Eglise et l’autorité
de ce monde n’arrivent à juguler (a). On le fera alors connaître à tous, conformément
à la loi. Et il ne sera pas permis aux deux conjoints de ne suivre que leur propre
volonté (b).
6-a) mt 19 : 8. I Co 7 : 15. Mt 19 : 6. B) Dt 24 : 1-4. Esd 10 : 3.
CHAPITRE XXV : DE L’EGLISE
Article 1. L’Eglise invisible, qui comprend tous les croyants et qui est universelle,
renferme tous les élus, unis en un seul corps dans le passé, dans le présent et dans le
futur, avec le Christ comme Tête, l’Eglise est aussi l’épouse, le corps, et entière par
celui par celui qui l’emplit et qui en assure la plénitude (a).
1-a) Ep 1 : 10, 22, 23. Col 1 : 18.
Article 2 : L’Eglise visible, qui comprend tous les croyants et qui est universelle, n’est
pas l’Eglise d’un peuple comme aux temps de la loi. Mais en ces temps de la Bonne
Nouvelle, elle renferme tous les hommes de la terre qui croient fermement (a) et leurs
enfants (b). Elle est sous le pouvoir de notre Seigneur Jésus-Christ, la maison de Dieu
et le peuple de Dieu, et il n’y a pas d’autre voie de salut (e).
2-a) 1 Co 1 : 2 ; 12 : 12, 13. Ps 2 : 8. B) 1 Co 7 : 14. Ac 2 : 39. Gn 17 : 7. Rm 11 : 16.
C) Mt 13 : 31. Col 1 : 13. D) Ep 2 : 19 ; 3 : 15. E) Mt 10 : 32, 33. Ac 2 : 47
Article 3. Dans l’Eglise qui rassemble tous les croyants, Dieu a institué le ministère
de pasteurs, la révélation des mystères, des lois pour l’œuvre de Dieu afin de
rassembler les croyants, de les sanctifier dans leur vie actuelle et jusqu’à la fin des
temps. Par tout cela, il donne la force de se mettre au service de l’Eglise par le fait
que lui-même y réside, et par la présence de l’Esprit, comme il l’a promis (a).
3-a) Ep 4 : 11-13. Es 59 : 21. Mt 28 : 19, 20.
Article 4. Cette Eglise, formée de tous les croyants, a l’habitude de bien paraître à
certains moments, mais aussi de s’éclipser à certains autres (a). C’est aussi ainsi que
certaines assemblées, membres de l’Eglise du Christ sont saintes, ou pas assez saintes,
dans leur façon d’enseigner la Bonne Nouvelle ou de la recevoir, d’assurer leurs
divers services et d’adorer Dieu, plus ou moins saintement (b).
4-a) Rm 11 : 3, 4. B) Ac 2 : 41, 42. 1 Co 5 : 6, 7.
Article 5. Les assemblées de ce monde qui paraissent vraiment saintes, peuvent avoir
des imperfections (a) ; et d’autres peuvent connaître des égarements au point de ne
plus être une assemblée de Christ, mais de Satan. Malgré cela, l’Eglise survivra pour
adorer Dieu selon sa volonté (b).
5-a) 1 Co 1 : 2 ; 13 : 12. Mt 13 : 24-30, 47. B) Rm 11 : 20-22. Ap 2 : 9. C) Mt 16 : 18.
Article 6. Le Seigneur Jésus-Christ est le seul chef de l’Eglise (a), et toute déclaration
par laquelle une personne peut se dire légat du Christ et le chef de l’Eglise ne vient
pas des Saintes Ecritures et n’est pas la vérité ; elle est plutôt une prétention qui
revendique la place du Seigneur Jésus-Christ et porte atteinte à sa gloire.
6-a) Co 1 : 18. Ep 1 : 22. B) Mt 23 : 8-10. 1 P 5 : 2-4. 2 Th 2 : 3, 4.
CHAPITRE XXVI : DE LA COMMUNION DES CHRETIENS
Article 1. Tous les croyants sont unis à Jésus-Christ, leur Chef, par le Saint-Esprit et
par leur foi. Ils communient avec lui dans les œuvres de sa grâce, dans ses douleurs,
sa mort, sa résurrection, sa glorification (a). Et par l’amour qui existe entre eux, ils
sont unis par leurs offrandes et leurs bonnes œuvres (b) ; ils sont encouragés dans
leur entretien mutuel, manifestement ou discrètement, intérieurement ou visiblement
(c).
1-a) 1 Jn 1 : 3. Ep 3 : 16, 17. Jn 1 : 16. Ph 3 : 10. Rm 6 : 5, 6 ; 8 : 17. B) Ep 4 : 15, 16.
C) 1 Th 5 : 11, 14. Ga 6 : 10.
Article 2. Par leur foi, les croyants ont la promesse qu’ils sont unis d’une communion
sainte quand ils adorent Dieu et quand ils accomplissent d’autres religieux qui font
avancer leurs propres intérêts. Pour cela, ils doivent s’entraider de toute leur force.
Ainsi autant que Dieu leur permet de le faire, ils doivent rester unis avec tous ceux
qui partout invoquent le nom du Seigneur Jésus (a).
2-a) 1 Jn 3 : 17. Ac 11 : 29, 30.
Article 3. Cette communion, par laquelle les croyants sont unis à Christ, ne leur
donne pas part à sa nature divine, et ne fait pas d’eux les égaux du Christ ; et celui
qui parle ainsi blasphème et méprise Dieu (a). De même, la communion qui s’installe
entre des hommes par le fait qu’ils sont devenus croyants n’enlève pas le droit qu’à
chacun de s’enrichir et de jouir de ses biens (b).
3-a) Col 1 : 18. 1 Co 8 : 6. 1 Tm 6 : 15, 16. B) Ac 5 : 4.
CHAPITRE XXVII : DES SACREMENTS
Article 1. Les sacrements sont des signes saints qui scellent l’Alliance de grâce (a).
Leur institution pour manifester de Christ et de la miséricorde qui émane de lui n’a
pas été immédiate (b), et nous a scellés à lui (c). Les sacrements manquent aussi la
différence entre ceux qui sont dans l’Eglise et ceux qui sont de ce monde, de la
manière dont les hommes peuvent le voir (d) ; et engagent de manière formelle à
servir Dieu en Christ, selon sa Parole (e).
1-a) Rm 4 : 11. Gn 17/ 7, 10. B) Mt 28 : 19. 1 Co 11 : 23. C) 1 Co 10 : 16 ; 11 : 25,
26. Ga 3 : 27. D) Ex 12 : 48. 1 Co 10 : 21. E) Rm 6 : 3, 4. 1 Co 10 : 2, 16.
Article 2. Tout sacrement témoigne d’une alliance avec Dieu. Et s’il y a alliance du
fait du sacrement, celle-ci se situe entre le symbole et ce que ce symbole représente.
C’est pourquoi le nom et le pouvoir du signifié sont évoqués dans ceux du signifiant
(a).
2-a) Gn 17 : 10. Mt 26 : 27, 28. Tt 3 : 5.
Article 3. La grâce qui transparaît dans les sacrements, ou celle que ceux-ci
manifestent lorsqu’ils sont administrés de manière convenable, n’émane pas des
vertus du signifiant. De même, la conformité d’un sacrement n’émane pas de celui
qui l’administre, ni de sa décision de l’administrer (a), mais de l’esprit (b), et de la
formule de consécration dans laquelle se trouve la promesse d’aider ceux qui le
reçoivent de manière convenable et en association avec la prescription de
l’administrer (c).
3.a) Rm 2 : 28, 29. 1 P 3 : 21. B) Mt 3 : 11. 1 Co 12 : 13. C) Lc 22 : 19, 20. 1 Co 11 :
26.
Article 4. Les sacrements institués par Christ notre Seigneur dans l’Evangile sont au
nombre de deux : le baptême et la Sainte Cène. Seul ne peut les administrer qu’un
prêtre consacré selon les règles (a).
4.-a) Mt 28 : 19. 1 Co 11 : 20-23 ; 4 : 1. He 5 : 4.
Article 5. Les sacrements de l’Ancienne Alliance, en ce qu’ils étaient les signes de la
grâce de dieu et qu’ils la manifestaient, étaient de même nature que ceux de la
Nouvelle Alliance (a).
5.-a) 1 Co 10 : 1-4.
CHAPITRE XXVIII : DU BAPTEME
Article 1. Le Baptême est un sacrement de la Nouvelle Alliance, institué par Jésus-
Christ (a), non seulement pour montrer de manière formelle que celui qui le reçoit
est reçu dans l’Eglise visible (b), mais cela prouve aussi qu’il est marqué de l’Alliance
de grâce (c) ; et montre également qu’il est unis à Christ (d), né de nouveau (e),
pardonné (f), offert à Dieu pour une vie nouvelle en Jésus-Christ (g). Et
l’administration du Baptême sera perpétuée par l’Eglise jusqu’à la fin du monde, selon
la prescription de christ (h).
1-a) Mt 28 : 19. B) 1 Co 12 : 13. C) Rm 4 : 11. Col 2 : 11, 12. D) Ga 3 : 27. Rm 6 : 5.
E) Tt 3 : 5. F) Mc 1 : 4. Ac 2 : 28. G) Rm 6 : 3, 4. H) Mt 28 : 19, 20.
Article 2. L’élément visible du baptême est l’eau. C’est avec elle que l’on est baptisé
au nom du père, du Fils et du Saint-Esprit. Le prêtre de la Nouvelle Alliance le fait
avec le pouvoir reçu par une ordination faite selon les règles (a).
2-a) Ac 10 : 47 ; 8 : 36, 38. Mt 28 : 19.
Article 3. Le baptême par immersion n’est pas la seule forme. Et le baptême conserve
toute sa valeur s’il est fait par aspersion (a).
3-a) Ac 2 : 41 ; 10 : 46 : 33. 1 Co 10 : 2.
Article 4. Ce ne sont pas seuls ceux qui confessent leur foi en Christ et promettent
de lui obéir qui recevront le sacrement du Baptême (a) ; mais aussi les nouveaux nés,
si l’un des parents au moins est chrétien (b) ;
4-a) Ac 9 : 18. B) Gn 17 : 7, 9. Ga 3 : 9, 14. Rm 4 : 11, 12. Ac 2 : 38, 39.
Article 5. Si quelqu’un méprise cet acte, ou hésite et le néglige, il commet une faute
grave (a). Cependant, le Baptême n’est pas associé à la grâce et au salut au point de
les rendre impossible sans lui, de sorte qu’on ne puisse pas avoir le salut sans lui (b)
et que tout baptisé soit automatiquement né de nouveau (c).
5-a) Lc 7 : 30. Ex 4 : 24-26. Dt 28 : 9. B) Rm 4 : 11. C) Ac 8 : 13, 23.
Article 6. La puissance du Baptême ne dure pas uniquement le temps de son
administration (a). mais lorsque le Baptême est administré convenablement, la grâce
qui y est rattachée se manifeste et perdure, car l’Esprit saint la transmet à ceux qui le
méritent (adultes ou enfants), selon la volonté de dieu et le moment qu’il trouve
propice (b).
6.a) Jn 3 : 5, 8. B) Ga 3 : 27. Ep 5 : 25-26.
Article 7. Le sacrement du Baptême ne sera administré à une personne qu’une seule
fois dans dans sa vie (a).
7.a) Tt 3 : 5.
CHAPITRE XXIX : DE LA SAINTE CENE
Article 1. Notre Seigneur jésus, la nuit où il fut livré, institua le sacrement de son
corps et de son sang et qu’on appelle la Sainte Cène, en sorte que son Eglise l’observe
jusqu’à la fin du monde, se souvienne ainsi du don qu’il a fait de lui-même en sacrifice
par sa mort, conforte les vrais chrétiens dans les bénédictions qui s’y rattachent, leur
donne la nourriture de l’Esprit, afin qu’ils croissent en lui, les garde unis en lui, les
réaffirme dans leurs devoirs pour lui, et les scelle dans la communion de cœur avec
lui et avec les autres chrétiens comme membres de son corps.
1.a) 1 Co 11 : 23-26 ; 10 : 16, 17, 21 ; 12 : 13.
Article 2. Au moment où s’administre ce sacrement, Christ ne s’offre pas à son Père
et rien n’est sacrifié pour absoudre les péchés ni des vivants, ni des morts (a). C’est
tout simplement un acte en souvenir du don qu’il a fait de lui-même en s’offrant sur
la croix une seule fois pour tous les hommes. C’est aussi un don spirituel, qui
démontre la suprême adoration qu’un homme puisse offrir à Dieu (b). Ainsi, la
pratique de l’eucharistie prescrite par le pape, qui pense renouveler le sacrifice du
Christ, annihile l’offre que Christ a faite de lui-même une fois pour toutes et qui fut
le sacrifice suprême pour le péché des élus (c).
2-a) He 9 : 22, 25, 26, 28. B) Mt 26 : 26, 27. Lc 22 : 19, 20. C) He 7 : 23, 24, 27 ; 10 :
11, 12, 14, 18.
Article 3. C’est un Sacrement ainsi administré que le seigneur Jésus a prescrit à ses
serviteurs : qu’ils répètent les paroles d’institution de cet acte ; qu’ils prient et
bénissent les éléments utilisés (le pain et le vin) en les consacrant afin qu’ils ne servent
plus à leur usage habituel : qu’ils prennent le pain et le rompent ; qu’ils prennent aussi
la coupe de vin ; qu’ils offrent aux communiants ces deux éléments qu’ils prennent
eux-mêmes (a) ; et qu’ils ne les donnent pas aux personnes absentes (b).
3-Mt 26 : 26-28. Mc 14 : 22-24. Lc 22 : 19-20. 1 Co 11 : 23-27. B) Ac 20 : 7. 1 Co 11 :
20.
Article 4. La messe en cachette, la communion des mains d’un prêtre ou d’une autre
personne en solitaire (a), le refus de donner le vin à tout le monde (b), l’adoration des
éléments constituants la cène, leur élévation, le fait de leur accorder un respect outre
nature et de les destiner à un autre usage religieux, tout cela diffère de ce que ce
sacrement est et du but pour lequel Christ l’a institué (c).
4.a) 1 Tm 1 : 3, 4. B) 1 Co 11 : 25-29. C) mt 15 : 9.
Article 5. Les éléments visibles de ce Sacrement, lorsqu’on les a réunis dans le sens
prescrit par le Christ, entrent en relation avec le Christ crucifié en sorte qu’on peut
les appeler par le nom des objets qu’ils symbolisent et cette appellation a un sens vrai
et ne reste valable que pour ce sacrement : ces objets sont le corps et le sang du Christ
(a). Malgré cela, ces éléments ne changent pas dans leur substance et restent le pain
et le vin qu’ils étaient auparavant (b).
5-a) Mt 26 : 26-28. B) 1 Co 11 : 26-28.
Article 6. L’enseignement qui dit que le pain et le vin deviennent le corps et le sang
de Christ par l’action du prêtre, phénomène qu’on appelle Transsubstantiation,
méprise non seulement les Ecritures, mais aussi la connaissance et la sagesse
humaine. Il détruit le sens du sacrifice. Il a été et continue d’être à l’origine des
croyances diverses, menant jusqu’à l’idolâtrie (a).
6. a) Ac 3 : 12. 1 Co 11 : 24-26. Lc 24 : 6, 39.
Article 7. Les bons communiants sont ceux qui communient matériellement (a) et
dans leur cœur par la foi ; cette communion étant sincère et différente d’un repas
ordinaire, mais un repas spirituel où le chrétien prend le christ crucifié et s’approprie
les grâces émanant de sa mort. Le corps et le sang ne sont ni dans le pain et le vin, ni
à côté, ni en dessous du fait qu’on les assimile à eux, mais ils s’y trouvent par l’esprit,
par la foi des chrétiens qui les prennent et ressentent en leur corps le contact avec
ces éléments (b).
7. a) 1 Co 11 : 28. B) 1 Co 10 : 16.
Article 8. Si ceux qui en ignorent le sens ou les indignes prennent les éléments de ce
Sacrement, ils ne bénéficient pas de ce que celui-ci représente. Mais à cause de leur
indignité, ils reçoivent la malédiction du corps et du sang du Seigneur et se détruisent
eux-mêmes. Ainsi les ignorants et les incroyants, de même qu’ils sont indignes de
s’asseoir à sa table. Et ils pèchent contre le Christ lorsqu’étant ainsi ils s’associent à
ses mystères saints (a) et s’arrogent le pouvoir de les pénétrer (b).
8. a) 1 Co 11 : 27, 29. 2 Co 6 : 14-16. 1 Co 10 : 21. B) 1 Co 5 : 6, 13. 2 Th 3 : 6, 14,
15. Mt 7 : 6.
CHAPITRE XXX : DE LA DISCIPLINE DANS L’EGLISE
Article 1. Le Seigneur Jésus, le Chef et la Tête de son Eglise, a donné aux autorités
de l’Eglise le pouvoir de l’administrer. Ces autorités sont différentes des autorités de
ce monde (a).
1.a) Es 9 : 6, 7. 1 Tm 5 : 17. 1 Th 5 : 12. Ac 20 : 17-28. 1 Co 12 : 28.
Article 2. Christ a donné à ces autorités les clés du Royaume des Cieux. Par cela, elles
ont le pouvoir de ne pas pardonner ou de pardonner ; celui d’exclure de ce Royaume
les incroyants par leurs paroles et au moyen de la sanction ; et celui d’y admettre pour
l’œuvre de l’Evangile les convertis et ceux qui étaient sous sanction, quand cela
convient (a).
2.a) Mt 16 : 19, 18 ; 18 : 17, 18. Jn 20 : 21-23. 2 Co 2 : 6-8.
Article 3. L’Eglise doit sanctionner dans le but de corriger les frères coupables, afin
de les reprendre ; de dissuader ceux qui seraient tentés de commettre les mêmes
fautes ; d’enlever le levain qui fermenterait toute la pâte ; de préserver la Gloire de
christ devant les hommes pour la sainte œuvre de la proclamation de l’Evangile ;
d’éviter la colère de Dieu qui viendrait dans l’Eglise si on laisse les pécheurs se
glorifier de leurs mauvaises œuvres, détruire l’alliance avec dieu et ses sceaux (a).
3.a) 1 Tm 5 : 20 ; 1 : 20. Jude 23.
Article 4. Afin d’agir en toute objectivité, les autorités de l’Eglise procèderont par des
conseils prodigués oralement, la privation temporaire du sacrement de la Sainte Cène,
l’excommunication, selon la gravité de la faute (a).
4.a) Mt 18 : 17. 1 Th 5 : 12. 2 Th 3 : 14, 15. 1 Co 5 : 4, 5.
CHAPITRE XXXI : DES SYNODES ET DES ASSEMBLEES
Article 1. Pour le bon fonctionnement de l’Eglise et dans le but d’assurer son
avancement, il faut instituer des réunions tels que les Synodes et autres assemblées.
Les gardiens de paroisse et d’autres responsables se réuniront ainsi pour se concerter
et favoriser l’avancement de leurs actions au sein de l’Eglise, et non le contraire. Ces
réunions seront programmées aussi souvent que nécessaire pour la bonne marche de
l’Eglise.
1.a) Ac 15 : 2, 4, 6. B) Ac 20 : 17.
Article 2. Les synodes et les assemblées, lorsqu’ils fonctionnent comme organismes
de l’Eglise, ont pour rôle de statuer sur la doctrine et les questions de conscience ;
d’ordonner et de juger pour que l’adoration de dieu se fasse d’une manière digne de
son Eglise ; de recevoir des plaintes et de juger fermement. Les décisions prises lors
de telles assises, si elles respectent la Parole de Dieu, doivent être exécutées avec
respect et obéissance, non seulement pour leur conformité avec la Parole de dieu,
mais aussi pour l’autorité dont celle-ci les revêt (a).
2.a) Ac 16 : 4 ; 15 : 15, 19, 24, 27-31. Mt 18 : 17-19, 29.
Article 3. Depuis les temps des apôtres, les synodes et les assemblées, même lorsqu’ils
réunissent une partie ou la totalité des fidèles, se sont parfois trompé. C’est pourquoi
leurs décisions ne doivent pas être prises pour des lois et des dogmes, mais pour des
actes qui soutiennent les unes et les autres (a).
3.a) Ac 17 : 11. 1 Co 2 : 5. 2 Co 1 : 24.
Article 4. Les synodes et les assemblées ne statueront que sur les questions qui
concernent l’Eglise. Ils ne jugeront pas les affaires qui sont du ressort des autorités
de ce monde et ne se mêleront pas à celles-ci, sauf sur leur demande et en cas de
nécessité ou pour calmer les consciences, si celles-ci les sollicitent (a).
5.a) Lc 12 : 13, 14. Jn 18 : 36. Mt 22 : 21.
CHAPITRE XXXII : DE L’ETAT DE L’HOMME APRES LA MORT ET
DE LA RESURRECTION
Article 1. Après la mort, le corps de l’homme retourne à la poussière et pourrit (a).
Et l’esprit, parce qu’il ne meurt, ni ne sommeille, et qu’il est revêtu de l’immortalité,
retourne à Dieu qui l’a donné (b). L’âme du juste, parce qu’elle a été sanctifiée est
reçue dans les Cieux des Cieux, où elle voit la face de Dieu dans la lumière et la gloire,
en attendant la délivrance de son corps (c). Mais l’âme du méchant est jetée dans la
géhenne et reste dans la souffrance et les ténèbres, en attendant le grand Jour du
Jugement (d). Les Saintes Ecritures ne montrent pas que les âmes qui se sont séparées
de leurs corps soient ailleurs, en dehors de ces deux endroits.
1.a) Gn 3 : 19. Ac 13 : 36. B) Lc 23 : 43. Eccl 12 : 7. C) Ap 7 : 4, 15. 2 Co 5 : 1, 8. Ph
1 : 23. Ac 3 : 21. Ep 4 : 10. Rm 8 : 38. D) Lc 16 : 23, 24.
Article 2. le Jour du Jugement dernier, les vivants ne mourront pas, mais ils seront
transformés (a). Et Dieu ressuscitera les morts revêtus des corps mêmes qu’ils avaient
avant la mort, même si ces corps seront d’une autre nature ; et ces corps s’associeront
à leur esprit pour l’éternité (b).
2.a) 2 Th 1 : 17. 1 Co 15 : 51, 52. B) 1 Co 15 : 42-44.
Article 3. Dieu ressuscitera les corps des méchants pour l’opprobre, par la puissance
de Christ. Il ressuscitera les corps des justes pour la gloire, par son Esprit, avec la
ressemblance à son corps de gloire (a).
3.a) Ac 24 : 15. Jn 5 : 28, 29. Ph 3 : 21.
CHAPITRE XXXIII : DU JUGEMENT DERNIER
Article 1. Dieu a décidé du jour où il jugera les hommes de la terre en toute justice,
avec comme juge Jésus-Christ (a), à qui le Père a donné tout pouvoir et tout jugement
(b). Ce jour là, ne seront pas jugés seulement les anges déchus (c), mais aussi tous les
hommes de la terre, qui comparaîtront devant le trône de Christ pour être jugés pour
leurs pensées, leurs paroles, leurs actes ; et recevront la sanction de leurs œuvres
d’hommes, bonnes ou mauvaises (d).
1.-a) Ac 17 : 31. B) Jn 5 : 22, 27. C) Jude 6. 2 P 2 : 4. D) 2 Co 5 : 10. Eccl 12 : 14. Rm
2 : 16 ; 14 : 10, 12. Mt 12 : 36, 37.
Article 2. Le dessein de Dieu pour ce jour là est de manifester la gloire de sa grâce en
sauvant les élus (a) et montrer sa justice en punissant les méchants, pécheurs et
désobéissants (b). Alors les justes hériteront de la vie éternelle et jouiront de la joie
et de la paix émanant du père (c). Mais les pécheurs, ceux qui ne connaissent pas
Dieu, qui n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle du Christ, seront jetés dans le feu
éternel et seront punis à la destruction et à disparaître devant Dieu et sa gloire (d).
2.a) Rm 9 : 23. Mt 25 : 21. B) Rm 2 : 5, 6. 2 Th 1 : 7, 8. Mt 25 : 31-34. Ac 3 : 19. C) 2
Th 1 : 7. 1 Th 1 : 9. D) Ac 25 : 41, 46. Mc 9 : 48.
Article 3. Christ veut que nous sachions qu’un jour nous serons jugés afin que nous
évitions le péché, et afin de consoler les croyants qui subissent la souffrance (a). De
même, il a voulu que les hommes ne connaissent pas ce jour là de peur qu’ils ne
pensent que rien ne leur arrivera, mais qu’ils veillent car ils ignorent quel jour le
Seigneur viendra ; et ils seront disposés à dire tous les jours : Viens Seigneur, viens
vite (b). Amen.
2.a) 2 P 3 : 11, 14. B) Mt 24 : 42-44, 36.
CHAPITRE XXXIV : DU SAINT ESPRIT
Article 1. Le Saint Esprit, troisième personne du Dieu trinitaire, procède du Père et
du Fils. Il est une seule et même entité qu’eux, avec le même pouvoir et la même
gloire et mérite que les hommes croient en lui, l’aiment, l’écoutent et l’adorent en
tous temps avec le Père et le Fils.
Article 2. Le Saint Esprit est Seigneur et Pourvoyeur de vie. Il est présent partout
dans le monde ; il est Source de toute bonne et saine pensée et de toute volonté sainte
qui puissent émaner de l’homme. C’est lui qui a incité les prophètes pour qu’ils
transmettent la Parole de dieu et inspiré tous ceux qui ont rédigés les Saintes Ecritures
afin qu’ils écrivent selon la sagesse et la volonté de Dieu, sans se tromper. L’action
de la Bonne Nouvelle est l’œuvre de l’Esprit Saint ; il lui prépare la voie, lui donne la
force de toucher les cœurs, confère aux paroles de l’ardeur pour émouvoir la sagesse
et la conscience des hommes. Ainsi, ceux qui refusent cette révélation de grâce ne
peuvent pas se justifier et se condamnent pour avoir refusé le Saint Esprit.
Article 3. Le Saint Esprit, que le Père est disposé en tout temps à donner à ceux qui
le lui demandent, seul peut transmettre le salut. Il convainc du péché, incite à la
conversion, fait naître de nouveau par la grâce, exhorte à recevoir Jésus-Christ par la
foi et donne la force d’agir ainsi. Il unit tous les chrétiens à Christ, demeure dans
leurs cœurs comme Consolateur et Sanctificateur, donne la conscience d’Enfant de
Dieu et l’esprit de prière, réalise toutes œuvres de grâce, actions par lesquelles les
chrétiens se purifient et restent scellés jusqu’au jour de la délivrance.
Article 4. Parce que le Saint esprit demeure dans leur cœur, les chrétiens sont unis à
Christ qui est la Tête, d’une union qui donne la vie ; et de ce fait ils sont eux-mêmes
unis dans l’Eglise qui est le corps du Christ. Il adresse aux pasteurs la vocation
d’entrer dans le saint ministère, les purifie et donne à tous ceux qui exercent dans
l’Eglise la force de le faire, et octroie aux différents membres des dons divers. Il
donne de la vigueur à la Parole de Dieu et fortifie l’action de la Bonne nouvelle.
Grâce à lui, l’Eglise se maintiendra et s’agrandira jusqu’à couvrir toute la terre, se
purifiera et au temps de la fin, sera sainte pour Dieu.
CHAPITRE XXXV : DE L’AMOUR DE DIEU ET DE L’ŒUVRE
MISSIONNAIRE
Article 1. Dieu, par son immense et juste miséricorde, en faisant une alliance de grâce
qui ouvre la voie à la vie et au salut, par la médiation du Seigneur Jésus-Christ qui
s’est offert lui-même en victime propitiatoire par tout le genre humain, témoigne de
son salut par la Bonne Nouvelle.
Article 2. Par la Bonne Nouvelle, Dieu proclame son amour pour tous les hommes
de la terre et sa volonté de les sauver. Il révèle aussi de manière irréfutable la seule
voie par laquelle les hommes peuvent trouver le salut. Il promet la vie éternelle à tous
ceux qui se convertissent effectivement et qui croient en Christ. Il appelle tous les
hommes et les invite à prendre part à sa grande miséricorde. Et parce que son Esprit
demeure dans sa Parole, Dieu les exhorte à accepter son appel de grâce.
Article 3. Tout homme qui entend la Bonne Nouvelle doit accepter les voies de grâce
qui s’y trouvent, et consentir de s’y conformer. Et ceux qui s’obstinent dans leurs
péchés et refusent de croire attirent à eux la condamnation et périssent de leur propre
faute.
Article 4. Parce qu’il n’y a pas d’autre voie qui mènent au salut en dehors de celle
révélée dans la Bonne nouvelle, et parce que le chemin de la grâce que Dieu a offert
et que les hommes suivent, est que la foi vient de l’écoute de la Parole de Dieu, Christ
a prescrit à son Eglise d’aller auprès des hommes de toutes les nations et de faire
d’eux ses disciples. C’est pourquoi tous les chrétiens doivent observer tous les actes
de foi qui leur ont été prescrits pour permettre au pouvoir de Christ de s’étendre et
de couvrir toute la terre au moyen de la prière, de leurs dons et de leur propre action.
ADDENDUM
Parce que les Prêtres, les Anciens qui administrent et les Diacres ont l’obligation
d’accepter le Livre de Doctrine et le considérer comme seul dispensateur de
l’enseignement contenu dans les Saintes Ecritures au moment de leur consécration,
tel que l’exige le Livre de Gouvernement ;
Parce que certaines personnes souhaitent que l’Eglise réfute certaines idées que
d’aucuns prétendent émaner de l’enseignement contenu dans le Livre de Doctrine ;
Et aussi parce qu’il est nécessaire de bien faire faire comprendre l’interprétation qui
est faite de la vérité qui nous a été révélée et qui mérite d’être bien éclaircie de nos
jours, l’Eglise Presbytérienne Camerounaise proclame avec force ce qui suit :
1. S’agissant du chapitre III du Livre de Doctrine :
Quant à ceux qui reçoivent la vie en Christ, nous croyons que l’enseignement sur
l’arrêt que Dieu a pris avant la création du monde sur le sens des évènements ne
combat pas l’enseignement au sujet de l’amour de Dieu pour tous les hommes, du
don qu’il a fait de son Fils pour qu’il devienne victime propitiatoire pour les péchés
de tous les hommes, et sa décision de manifester se miséricorde pour le salut de tous
les hommes qui le recherchent. Quant à ceux qui périssent, nous croyons que cet
enseignement ne contredit pas celui selon lequel Dieu ne veut de la mort d’aucun
pécheur, mais il a préparé la vie en Christ pour tous les hommes et la Bonne
Nouvelle, la proclame gratuite pour tous les hommes ; et tout homme est responsable
de l’accueil qu’il réserve à la grâce de Dieu. Cet arrêt de Dieu n’empêche à personne
de recevoir cette révélation et aucun homme ne sera condamné en dehors des péchés
dont il est lui-même responsable.
2. S’agissant du chapitre X article 3 du Livre de Doctrine :
Nous ne devons pas penser qu’il y soit enseigné que certains nouveau-nés périssent.
Nous croyons que tous les nourrissons sont en état de grâce et Christ les enfante à
nouveau et les sauve par l’Esprit qui agit quand il veut, là où il veut, comme il veut.
ANNEXE I: LES REGLES
GENERALES DES
JURIDICTIONS
I-LES JURIDICTIONS ET LEURS DEMEMBREMENTS
1. Les juridictions proprement dites
Les principales juridictions de base de l’EP sont par ordre croissant d’importance. –
La Session (Conseil de Paroisse) ; Le Consistoire ; Le Synode ; l’Assemblée Générale.
Chaque juridiction peut servir de Cour d’Appel pour les décisions prises par la
juridiction immédiatement inférieure.
En dehors du Conseil de Paroisse, les juridictions se réunissent en session normale
une fois par an.
2. Les démembrements des juridictions
Les Associations : ACH, ACF, JAPE, Amicale des Anciens, ACTE/EBK ;
Les comités permanents ou ad hoc ;
Les commissions permanentes ou spéciales
Pour étudier ou débattre de certaines questions, chaque juridiction de base peut
constituer des comités ou commissions nommés par son Modérateur.
Le Conseil Général :
Les juridictions qui se réunissent en une session normale annuelle disposent en leur
sein d’un Conseil Général qui règle tous les problèmes à l’intersession.
Le Conseil d’Administration
Il représente la personnalité civile de l’EPC.
Il gère les biens mobiliers immobiliers et contrôle les fonds.
Il peut acquérir, conserver ou aliéner toutes les propriétés et bâtiments appartenant
à l’EPC, étant entendu que lors de toute vente de propriété, l’accord préalable du
Conseil Général doit être obtenu, et que pour toutes décisions d’ordre domanial ou
immobilier concernant les Eglises locales, l’accord préalable des juridictions
intéressées doit être également obtenu.
Il rend compte de ses activités au Conseil Général de l’Assemblée Générale.
II- OUVERTURE DES SESSIONS
3. La réunion doit être ouverte par la prière
Le Modérateur prendra la Chaire précisément à l’heure convenue à laquelle la
juridiction siégeant levait sa dernière séance, il procèdera à l’appel des membres,
constatera que le quorum est atteint, et ouvrira la réunion par la prière.
4. Procédure à suivre en l’absence du Modérateur
Si le quorum est atteint à l’heure convenue et que le Modérateur soit absent le dernier
Modérateur présent, s’il est l’un des Délégués, ou s’il n’y en a pas, le membre le plus
âgé de la réunion sera sollicité à prendre la chaire immédiatement jusqu’à une
nouvelle élection.
5. Procédure quand il n’y a pas de quorum
Si le quorum n’est pas atteint à l’heure convenue, la décision de deux membres suffira
pour ajourner de temps en temps la réunion, afin que la condition du quorum so it
satisfaite.
III- AU SUJET DU MODERATEUR
6. Le Modérateur est membre de la juridiction
Le Modérateur devra être membre de la juridiction d’où il est choisi pour présider.
7. Autorité du Modérateur
Le Modérateur sera considéré comme possédant par délégation de tout le corps ainsi
réuni, toute l’autorité nécessaire pour le maintien de l’ordre pour la convocation et
l’ajournement de la juridiction, de même pour la direction de ses travaux selon les
règles de l’Eglise.
8. Le Modérateur doit préserver l’ordre et accélérer les travaux
Le Modérateur se fera le devoir en tout temps, de maintenir l’ordre, de conduire tous
les travaux devant la juridiction pour un résultat à la fois rapide et concret.
9. Le Modérateur respecte l’ordre du jour adopté
Le Modérateur se fera le devoir de prendre soigneusement note des différents sujets
des travaux qui devront être élaborés à des moments prévus. Il les soumettra en
temps opportun.
10. Du Vice-Modérateur
Le Modérateur devra désigner un Vice-Modérateur. Ce dernier occupera la chaire
quand il le lui demandera, il l’assistera permanemment dans l’exercice de ses
fonctions.
11. Temporairement
Le Modérateur pourra désigner un membre à la chaire pour présider à sa place.
12. Des comités
Le Modérateur nomme tous les Comités sauf dans le cas où la juridiction déciderait
autrement.
13. Introduction aux débats
Le modérateur proposera à la juridiction chaque sujet de délibération dans l’ordre
chronologique figurant au Docket.
14. Le Modérateur pose la question et annonce la décision
En introduisant chaque point (ou chaque question posée) le Modérateur fera une
introduction claire et concise du sujet à voter, et les débats sur une question étant
terminés, il soumettra la question débattue aux voix. Après ce vote, le Modérateur
déclarera la décision du vote selon les règles de la majorité.
15. Du droit d’intervention des membres
Le Modérateur annoncera toujours les noms des membres à qui il accorde le droit de
prendre la parole. Ces derniers ne devront pas être interrompus par l’intervention
des autres membres. Chaque membre qui sollicite une intervention devra s’adresser
au Modérateur qui préalablement la lui accorde.
16. Points d’ordre
Le Modérateur présentera les points d’ordre aux autres membres, il restera debout,
et décidera sans débat, des questions d’ordre soumises à la juridiction, de préférence
sur proposition présentée et secondée par deux membres différents.
17. Vote du Modérateur
Quand un vote est exécuté au scrutin secret dans une juridiction, le Modérateur
prendra part au vote ; dans le cas où il y a égalité des voix, il pourra décider, il mettra
la question au vote une seconde fois, et si l’égalité des voix persiste, il déclinera de
donner son vote et alors la question tombera, c'est-à-dire déclarée nulle et retirée du
débat.
18. Du droit d’appel de la décision du Modérateur
Si un membre se considère lésé par une décision du Modérateur, il bénéficiera du
privilège de faire appel à la juridiction supérieure ; l’introduction d’appel sera acceptée
sans débat.
19. De la continuité
Le Modérateur exercera ses fonctions jusqu’à ce que son successeur ait été
régulièrement installé ; et le nouveau Modérateur devra remplir toutes les formalités
administratives exigées par la juridiction, et ce avant son installation.
IV- DU SECRETAIRE
20. Liste des Délégués la Session de la juridiction
Sitôt après l’ouverture de la Session de la juridiction, le premier devoir du Secrétariat
est de dresser la liste complète de tous les membres présents, et de la remettre à la
disposition du Modérateur. Au fur et à mesure que de nouveaux membres arrivent,
il complètera cette liste en enregistrant leurs noms.
21. Devoir du Secrétaire du Comité de Correspondance
Le Secrétaire aura pour tâche de classer sans délais toute correspondance dans l’ordre
où elle sera lue, avec des émargements ou des endos propres, et de les classer dans
l’ordre. Le Secrétaire recevra les ouvertures, les requêtes et divers autres documents
adressés la juridiction. Il les enregistrera et les soumettra au Comité de
correspondance pour la juridiction ou la référence appropriée.
V- CHRONOLOGIE DES TRAVAUX
22. Les Minutes de la dernière réunion
Les minutes de la dernière réunion de la juridiction seront présentées en début des
travaux de la Session suivante, où elles seront lues, corrigées et adoptées.
23. Du Comité de correspondance
Le Comité de Correspondance aura le droit de parole dès le rassemblement de la
juridiction après chaque repos et ajournement. Il devra soumettre ses projets de
recommandations ainsi que ses différentes affectations de travail et diffusions des
documents qui lui auraient été remis, ce droit du Comité sera prioritaire dans
l’exécution de l’ordre du jour. Ce Comité annoncera aussi bien les documents détenus
par lui que ceux recommandés pour référence à d’autres Comités, et aucun comité
ne rapportera les questions qui ne lui ont pas été référées par la juridiction.
24. Du travail inachevé
Tout travail inachevé lors de la dernière séance doit être entamé en priorité à la reprise
de la séance suivante.
VI- DES COMMISSIONS
25. De la nomination
Une Commission peut être constituée pour étudier un problème donné.
26. Des membres
La Commission comprend un président, un rapporteur, des membres.
27. De la cessation de leurs fonctions
Les fonctions des Commissions cessent dès la réception de leur rapport.
28. Du rapport des Commissions
Le rapport d’une Commission, écrit et signé par son Président et son Rapporteur est
reçu par la juridiction qui l’a constituée.
Les Commissions des juridictions cessent de fonctionner dès la réception.
Ce rapport, tous ses annexes et documents joints sont dès lors remis au Secrétaire de
la juridiction concernée.
«Reçu» ou «Accepté» ne signifie pas adopté. Un rapport peut être classé ou utilisé
pour éclairer une juridiction dans sa prise de décision.
VII- DES COMITES
29. Nomination
Quand un Comité est nommé pour délibérer sur un sujet, il est de règle de désigner
des membres ayant des points de vue différents. Quand un comité est nommé pour
rapporter une décision de la juridiction, il est d’usage de ne désigner que ceux qui
peuvent appuyer l’action prise.
30. Du Président du comité
La première personne enregistrée dans la liste des membres d’un Comité sera
considérée comme son Président. Son devoir sera de convoquer le Comité et le
présider ; en cas de son absence ou de son incapacité de travailler, le second membre
enregistré prendra sa place et remplira ses fonctions.
31. Le Président du Comité prend part au vote
Il peut également y travailler comme Secrétaire.
32. Quorum d’un Comité
En pratique, la majorité des membres.
33. De l’absence autorisée
Les Comités peuvent être autorisés à se retirer pour la poursuite de leurs travaux
pendant que la juridiction siège.
34. De la cessation de leurs fonctions
Les Comités des juridictions cessent de fonctionner dès la réception de leur rapport.
Les Comités Permanents de l’Assemblée Générale cessent leurs fonctions à la
Session finale par le vote de l’Assemblée Générale. Des comités Spéciaux de
l’Assemblée Générale cessent leur fonction avec l’ajournement de l’Assemblée à
moins qu’ils aient pour mandat de continuer une action spécifique.
35. Du rapport des Comités
Le rapport d’un Comité de juridiction, écrit et signé par son Président et rapporteur,
quand il est reçu ou accepté par la juridiction, devient la propriété de cette juridiction.
De ce fait, ce rapport est remis au Secrétaire de la juridiction avec toute la
documentation l’accompagnant.
Les termes «Reçu» ou «Accepté» utilisés en conclusions des rapports n’impliquent
pas leur adoption.
La minorité des membres d’un Comité peur soumettre leurs points de divergence par
écrit, soit tous ensemble, soit individuellement ; mais un contre-rapport d’une
minorité d’un Comité ne peut être considérée et exploité que comme motion de
substitution pour le rapport de ce Comité.
VIII- DES MOTIONS
36. Motions secondées, répétées, lues et écrites
Pour être débattue, une motion doit être secondée, ensuite répétée ou encore lue par
le Modérateur avant qu’elle ne soit débattue. La rédaction de chaque motion écrite à
la demande du Modérateur ou d’un membre quelconque sera concise.
37. L’auteur de la Motion
L’auteur d’une motion a droit à la parole s’il le désire, après que le modérateur aura
spécifié la question.
38. Du retrait d’une Motion
Tout auteur d’une motion a le droit de la maintenir ou de le retirer, mais avec le
consentement de celui qui l’a secondée et ce, avant que le débat sur cette motion ne
soit engagé.
39. Motion divisée
Si une motion en débat contient plusieurs parties, quelques membres peuvent
proposer de la diviser en parties indépendantes, chacune d’elles étant débattue
séparément.
40. Des privilèges
Certaines motions possèdent des privilèges tels que
1. La date de la prochaine rencontre
2. L’ajournement
3. Les questions de privilège
4. La considération des ordres spéciaux
41. Des Motions prioritaires
Quand une question est en débat, aucune Motion ne peut être reçue, sauf pour
ajourner, insérer à l’ordre du jour, poser sur la table, remettre à plus tard, remettre à
un jour déterminer, renvoyer devant une commission, amender, au cas où il aurait
plusieurs motions prioritaires, elles seront débattues dans l’ordre où elles étaient
présentées, toutefois, la motion d’ajournement reste super-prioritaire.
42. De la Motion de POSER SUR LA TABLE
Une distinction doit être faite entre une motion de poser sur la table pour le moment,
et poser sur la table inconditionnellement.
Une motion de poser sur la table POUR LE MOMENT sera reçue et débattue
immédiatement, et si elle aboutit à un vote favorable, l’action qui suit sera d’insérer
le sujet dans l’ordre du jour préalablement arrêté, pour qu’il soit ultérieurement
débattu.
Dans le cas d’une motion de poser sur la table inconditionnellement aboutissant à un
vote favorable, il n’est pas de règle de prendre le sujet y relatif pendant la même
séance de la juridiction, à moins de recouvrir à un vote de reconsidération.
43. Question devant l’Assemblée
a. Quand un membre soulève avec insistance une question, le Modérateur, sans
débat, mettra la question aux voix et demandera : «l’Assemblée est-elle prête
pour faire face à cette question posée?» Si la majorité est favorable, alors le
vote sur la question posée suivra immédiatement sans débat préalable.
b. La question préalable sera posée sous la forme suivante «Est-ce que la
principale question doit être posée?» En cas de votre majoritaire, l’action
immédiate sera de mettre la question préalable aux voix sans débat.
44. De la motion de reconsidération
Une question ne sera pas reconsidérée (débattue une seconde fois) à la même Session
de la juridiction où elle a été décidée à moins que les deux tiers des membres qui
étaient présents lors de la précédente décision le consentent d’une part, et que d’autre
part, la motion de reconsidération soit faite et secondée par des membres faisant
partie de la précédente majorité.
Une question ne sera pas à nouveau évoquée ou «Reconsidérée» à une rencontre
d’une juridiction consécutive à celle qui l’avait décidée, à moins qu’une «NOTICE»
ait été donnée aux membres de la juridiction pour l’intermédiaire de la Secrétaire DIX
JOURS au moins dans le cas de la Session ou de la Presbytery, et une «NOTICE» de
«TRENTE JOURS» au moins dans le cas de synode. En cas de disparition ou de
l’incapacité du Secrétaire par l’intermédiaire du Modérateur de la juridiction, la
motion de reconsidération sera rédigée en termes précis, suivie d’une action
consécutive proposée (au cas où la motion était votée), par exemple un amendement,
une abrogation, une suppression, une excision ou une révocation.
La reconsidération et l’action consécutive proposée.
Exemple : Amendement, abrogation, suppression, excision, révocation,
conformément à la procédure ci-dessus peut, quand la juridiction est convoquée, être
proposée et secondée par un membre de la juridiction. Ainsi, la motion de
reconsidération et son action consécutive seront sanctionnées par un vote.
45. Ajournement indéterminé.
Un jour qui a été ajourné pour une durée indéterminée, soit pour la mise à exécution
de la question préalable, soit par une motion pour un ajournement indéterminé, ne
sera pas reconsidéré pendant les mêmes assises de la juridiction, à moins que les trois
quarts des membres qui étaient présents la décision le consentent.
46. Amendements et substituts
Un amendement, et aussi un amendement d’un amendement peut être soulevé par
une motion, mais une motion d’amender un amendement d’un amendement ne sera
pas de règle. Une action sur des amendements précèdera une action sur la motion
originale.
Une substitution sera considérée comme un amendement.
47. Amendement à poser sur la table
Un amendement peut être posé sur la table sans que cela affecte un autre
amendement ou la motion originale.
IX- DES NOMINATIONS
48. Nominations
Une motion peut être faite pour clore des nominations d’un service, chaque fois
qu’un temps suffisant aura été donné pour la représentation des noms. Il relève de la
compétence de l’Assemblée Générale qu’après qu’un vote ait été procédé sans
résultat pour un service donné, de rouvrir les nominations déjà votées, et de proposer
des nouvelles candidatures à l’Assemblée Générale.
X- DES ORATEURS
49. Les orateurs s’adressent au Modérateur avec respect et dignité.
Tout membre qui prendra la parole s’adressera au Modérateur ; à l’endroit des autres
membres et plus spécialement au Modérateur, il observera respect et dignité.
50. Si plusieurs membres sollicitent la parole en même temps, en
levant la main.
Le membre qui est le plus éloigné de la chaire prendra la parole en premier et le plus
proche en dernier.
51. Si plus d’un membre se lèvent en même temps pour parler
devant l’Assemblée.
Le Modérateur demandera à tous de rejoindre leur place, et n’accordera la parole qu’à
un seul de ces membres.
52. Les parties opposées présentement alternativement leur point
de vue.
Dans tout débat où les prises de position sont partagées, il est de règle que la parole
soit donnée alternativement aux représentants des différentes parties sur chaque
point en conflit.
53. Ne pas interrompre l’Orateur
Seul le Modérateur a le droit d’interrompre un orateur. Au cas où ce dernier s’écartait
du sujet en débat, ce serait fait pour corriger des erreurs d’interprétation ou de
maladresse de langage.
54. Rappel à l’ordre
Le Modérateur peut à tout moment retirer momentanément ou définitivement la
parole à un orateur pour question d’ordre et de discipline du déroulement des débats.
Un membre appelé à l’ordre n’abandonnera pas son droit à la parole, il reprendra sa
place d’orateur dès que la question d’ordre aura trouvé une issue favorable.
Une seconde question d’ordre ne peut être soulevée que lorsque la première a été
résolue.
55. Céder sa parole à un autre membre
Tout membre a le droit de céder sa parole pour un but quelconque et de la reprendre
dès la reprise de la question en débat faisant l’objet de son intervention.
XI- LIMITATION DES DEBATS
56. Motions sans débat
Les motions suivantes ne seront suivies d’aucun débat : POSER SUR LA TABLE –
INSERER A L’ORDRE DU JOUR – PRENDRE LE TRAVAIL –
RECONSIDERATION – AJOURNEMENT – FIXER LA DATE DE LA
PROCHAINE SESSION – APPEL POUR LA QUESTION PREALABLE.
D’un autre côté, il ne sera pas de règle pour un membre de soulever un débat en
proposant la motion de poser sur la table, ou la question préalable à la fin de ces
remarques, sauf si le modérateur estime cette intervention nécessaire.
57. Du nombre d’interventions par motion
Aucun membre n’interviendra plus d’une fois sur les motions suivantes question
d’ordre, ajournement, renvoi à une commission. Pour les autres cas, il serait de règle
de n’intervenir qu’une seule fois, à moins d’être sollicité par le Modérateur.
58. Le dernier orateur
Le membre qui présente une motion ou qui donne un rapport, a le droit de conclure
son intervention, et au Modérateur de faire la synthèse pour clôturer le débat.
XII- DU VOTE
59. Engagement du vote
Quand le Modérateur a déjà engagé la procédure du vote, aucun débat ni remarques
ne sont plus autorisés, à moins qu’il y ait eu erreur et dans ce cas, elle est corrigée
sans délais et le Modérateur reprend la procédure normale du vote.
60. Durée du vote
Dans le cas où l’Assemblée devait être saisie d’une motion favorable de «voter sur un
cas à un instant donné» les débats explicatifs seront limités à dix minutes. Supposons
que l’heure pour l’ajournement ou la récréation arrive pendant que le vote se déroule,
alors cette heure sera automatiquement reportée afin de terminer les opérations de
vote.
Dans un cas de force majeure décidé par la majorité, celle-ci se prononcera pour
l’ajournement. Ainsi le vote se déroulera dès la reprise des travaux de la session.
61. Décompte des voix
Le nombre de Oui, aussi bien que celui de Non résultant d’un vote ne sera pas
enregistré, à moins qu’un tiers de membres votants l’exigent. Dans ce cas, on
procèdera à un vote à mains levées sans dénombrement. Si à nouveau il ne sera pas
possible de définir quelle tendance l’emporte sur l’autre ou qu’il soit indispensable de
dégager une majorité numérique alors le vote à mains levées sera repris ; et des
rapporteurs seront désignés. Ils passeront entre les sièges pour décompter les mains
levées, et donneront au Modérateur le nombre de voix de chaque.
«Signalons enfin le vote Secret où chaque éleveur exprime son choix sur une feuille
préalablement authentifiée par le Modérateur. L’ensemble de ces feuilles anonymes
ne portant que le choix de l’électeur sont remises au Modérateur qui procède
immédiatement au dépouillement et proclame les résultats séance tenante».
62. Abstentionnisme
Les membres ne doivent pas, sans raison majeure, décliner le vote, une telle pratique
pourrait laisser la décision des questions d’importance vitale à une fraction
minoritaire de la juridiction. Comme préalable, il y aurait lieu de préciser que tout
membre qui s’abstient au vote (de même en ce qui concerne les absents), sont
considérés comme consentant avec la Majorité.
63. Membre votant excuse
Tout membre ne désirant pas prendre part au vote doit le faire savoir immédiatement
après les débats, et jamais après le vote.
64. Les membres ne votent pas sur des cas affectant leurs intérêts
personnels
65. Vote de la majorité
En matière d’élection, il est demandé une majorité des votes exprimés pour être élu.
66. Vote sur appel de la Chaire
Cet appel est introduit de la façon suivante : «Acceptez-vous que la décision de la
chaire soit la décision de l’Assemblée Générale?».
Un vote favorable soutient la chaire.
67. Le vote est annulé automatiquement en cas de faute constatée ou de mésentente
entre les Rapporteurs.
XIII- QUESTIONS DE PRIVILEGES
[Link] priorité
Les questions de privilège sont des questions sur des sujets qui affectent les droits et
autorité de l’Assemblée Générale ou ceux des membres, réclamant ainsi un examen
immédiat. Elles bénéficient de ce fait une priorité absolue sur toutes les autres
questions, sauf, celles de «fixer la date de la prochaine rencontre» et celle d’ajourner
il appartient au Modérateur de décider l’ordre prioritaire où elles doivent être traitées.
[Link] comportement privé qui n’engage pas l’Assemblée ne bénéficie pas du droit de
privilège.
XIV- DE LA DIGNITE DES MEMBRES
67. Juridiction sur les membres ;
Chaque corps législatif a le droit de demander à ses membres de lui rendre compte
de leur comportement répréhensible, et les sanctionner en conséquence.
68. Du sérieux dans les actes
Il est impératif que les membres des juridictions gardent le sérieux et la dignité
pendant toute la durée de la juridiction qui les avait convoqués, qu’ils participent aux
débats et évitent des interventions fastidieuses et sans suite dans le but de plaire. S’il
leur arrive de s’écarter du sujet, n’importe quel membre a le privilège, et c’est du
devoir du Modérateur de le ramener à l’ordre.
69. Réflexions et attaques personnelles
Aucun membre, au cours de débat, ne sera permis de s’abandonner à ses réflexions
personnelles, ou à des attaques personnelles contre un autre membre. Aussi le
Modérateur préviendra l’orateur de ne pas s’écarter du sujet.
70. Conversation privée
Aucun membre de la juridiction, pendant le cours des travaux, n’engagera de
conservation privée, ni les membres ne s’adresseront les uns aux autres ni à une
personne quelconque, sinon à travers le Modérateur.
71. Membres désordonnés
Si un membre agit, en toute conscience, de façon désordonnée, tout autre membre
ou le Modérateur a le devoir de l’appeler à l’ordre.
72. Permission d’absence
Aucun membre ne sortira de la salle des délibérations sans la permission du
Modérateur, et ne sortira pas non plus pour se rendre chez lui sans le consentement
de la juridiction.
XV- SESSION A HUIS-CLOS
[Link] les juridictions ont le droit de siéger à huis-clos pour des travaux qui, dans
leur jugement, ne doivent pas être l’affaire des spéculations publiques.
XVI- COMITE COMPLET
77. Chaque juridiction a le droit de se transformer en Comité complet, et tenir ce
qu’on appelle communément : Rencontres interlocutoires dans lesquelles les
membres peuvent converser librement ensemble sans les formalités nécessaires
qu’imposent les procédures réglementaires. Dans de tels cas, le Modérateur nommera
le membre qui présidera la rencontre. Si le Comité ne peut l’accepter, une motion
sera faite que le Comité lève la séance, et à l’adoption d’une telle motion, le
Modérateur reprendra la chaire et le Président du Comité rapportera ce qui a été fait.
Il demandera que le Comité soit déchargé, lequel étant permis, l’affaire tombera. Si
le comité acceptera que le rapport soit présenté, et qu’il ait abouti tout de même à un
progrès malgré le fait de n’avoir pas abouti à une conclusion, le Comité peut lever la
séance, rapporter ce qui a été fait et si les circonstances l’exigent, demander la
permission d siéger à nouveau, à moins d’être dissout. Et dans ce cas, la juridiction
reprendra ses travaux dans l’ordre habituel.
XVII- DES FONCTIONS JUDICIAIRES
73. Séance à capacité juridique
Chaque fois qu’une juridiction se réunit en capacité juridique, le Modérateur se fera
le devoir d’annoncer solennellement du haut de la chaire, que le Cour va prendre en
considération les travaux qui lui sont confiés pour un jugement, et demander aux
membres de se rappeler et de considérer leur haute personnalité comme juges de la
Cour de Jésus-Christ, et le devoir solennel dans lequel ils vont agir.
74. Comité juridique
Il est avantageux que Synodes et Consistoires établissent un Comité Permanemment
dénommé Comité des Affaires Judiciaires Comité auquel seront référés tous les
documents et questions à caractère juridique, et dont le devoir sera de recommander
à la juridiction les réponses aux questions juridiques et les ordres de procédure dans
tous les cas judiciaires. Les membres du Comité des Affaires Juridiques ne sont pas
dispensés d’assister et de voter comme membres de la juridiction.
75. Question de procédure
Chaque fois qu’un cas doit être soumis d’une juridiction inférieure à l’Assemblée
Générale, le Secrétaire de la Juridiction inférieure enverra au Secrétaire Général de
l’Assemblée Générale, au moins vingt jours avant les assises de cette dernière, une
NOTICE concernant tel ou tel cas. Le Secrétaire Général de l’Assemblée Générale
notifiera sur le champ le président de la Commission Juridique Permanente : - à
moins que l’Assemblée Générale ne décide autrement – que les services de la
Commission seront sollicités à l’approche de l’Assemblée Générale. Par contre, au
cas où le secrétaire Général de l’Assemblée Générale ne recevait pas une telle
NOTICE, il notifiera expressément le Président de la Commission Juridique
Permanente que les services de la Commission Juridique Permanente ne seront pas
sollicités à l’approche de l’Assemblée Générale.
XVIII- DES MEMBRES CORRESPONDANTS
76. Les officiers permanents d’une juridiction jouiront des droits de
membres correspondants dans les affaires touchant leurs
multiples offices.
XIX- DES MINUTES
77. Leur approbation
Les minutes doivent être approuvées après une motion dûment adoptée.
78. Leur correction.
Les Minutes peuvent être supprimées par un vote unanime.
Les Minutes peuvent être corrigées par une majorité.
XX- AJOURNEMENT ET REPOS
79. Ajournement
La notion d’ajournement n’est pas de règle lorsqu’un membre a encore la parole.
La notion d’ajourner, quand elle est faite à la fin de la séance de la journée, doit
toujours inclure la date et heure de la prochaine rencontre.
Le travail interrompu au moment de l’ajournement ou repos est le premier à
entreprendre lors de la reprise de la séance suivante, à moins qu’il y ait un impératif
commandé par l’ordre du jour.
La notion d’ajournement ne fait pas l’objet d’un débat.
80. Le repos
A la fin d’une séance et à condition qu’une autre séance se poursuive le même jour,
il est d’usage de mettre aux voix qu’un repos soit pris.
XXI- CLOTURE DES SESSIONS
81. Session finale
Le Modérateur de chaque juridiction supérieure à la session, au terme de ses travaux,
en plus de la prière, peut faire chanter un psaume ou un Hymne approprié, puis
prononcera la Bénédiction Apostolique.
XXII- CAS IMPREVUS
Tous les cas qui peuvent survenir et qui ne sont pas évoqués par les règles
précédentes seront résolus sur la base des principes généraux de la loi parlementaire.
XXIII- SUSPENSION DES REGLES
82. Les règles ci-dessus établies et adoptées, peuvent néanmoins
être suspendues par un vote de deux tiers des membres de la
juridiction, sur une motion expressément rédigée et adoptée .
ANNEXE II :
LE PETIT CATECHISME
DE WESTMINSTER
(Confession de foi)
LE PETIT CATECHISME DE WESTMINSTER
1. Quel est le but principal de la vie de l’homme?
Le but principal de la vie de l’homme est de glorifier Dieu et de trouver en lui son
bonheur éternel.
2. Comment Dieu nous fait-il connaître la façon de le glorifier et de trouver notre
bonheur éternel en lui?
La Bible, Ancien et Nouveau Testaments, qui est la parole de Dieu, nous indique la
façon de le glorifier et de trouver en lui notre bonheur.
3. Quel est l’enseignement principal de la Bible?
La Bible enseigne principalement ce qu’il faut croire de dieu et ce que dieu attend de
l’homme.
I. DE DIEU
4. Qu’est ce que Dieu?
Dieu est Esprit, infini, éternel et immuable dans son être. Il est sagesse, puissance,
sainteté, justice, bonté et vérité.
5. Y a-t-il plus d’un seul Dieu?
Il n’y a qu’un seul Dieu, le Dieu vivant et vrai.
6. Combien y a-t-il de personnes en Dieu?
Il y a trois personnes en Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; et les trois sont un
seul Dieu, d’une même substance, égales en puissance et en gloire.
7. Quels sont les décrets de Dieu?
Les décrets de dieu sont son dessein éternel, selon le conseil de sa volonté, dessein
par lequel, en vue de sa propre gloire, il a réordonné tout ce qui advient au monde.
8. Comment Dieu exécute-t-il ses décrets?
Dieu exécute ses décrets dans l’œuvre de la création et dans celle de sa providence.
9. Quelle est l’œuvre de la création?
Par sa parole toute – puissante, Dieu a fait en six jours, toutes choses à partir de rien,
et tout était très bien.
10. Comment dieu a-t-il créé l’homme?
Dieu a créé l’homme – homme et femme – à sa propre image, en connaissance,
justice et sainteté, pour dominer sur toutes les autres créatures.
11. Quelles sont les œuvres de la providence de Dieu?
Les œuvres de la providence de Dieu consistent à conserver et à gouverner d’une
manière très sainte, très sage, et toute puissante chaque créature et chacun de ses
actes.
II. DE L’HOMME ET DE SON PECHE
12. Quel acte spécial, la providence a-t-elle accompli à l’égard de l’homme dans
son état original?
Quand Dieu a créé l’homme, il a fait une alliance de vie avec lui, sous la condition
qu’il y obéisse parfaitement. Il lui a interdit, sous peine de mort, de manger du fruit
de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
13. Nos premiers parents ont-ils persévérés dans leur état original?
Laissés libres d’agir selon leur propre volonté, nos premiers parents ont déchu de
leur état originel parce qu’ils ont péché contre Dieu.
14. Qu’est ce que le péché?
Toute désobéissance à la Loi de dieu, ou toute transgression de cette loi est un péché.
15. Par quel péché, nos premiers parents ont-ils déchu de leur état originel?
Nos premiers parents ont déchu de leur état originel pour avoir mangé le fruit
défendu.
16. La première désobéissance d’Adam a-t-elle conduit à la chute de l’humanité
entière?
L’alliance a été faite non seulement avec Adam, mais encore avec toute sa postérité.
Ainsi, toute l’humanité descendant d’Adam par génération ordinaire a péché en lui
et a chuté avec lui dans sa première désobéissance.
17. Dans quel état la chute a-t-elle placé l’homme?
La chute a plongé l’homme dans un état de péché et de misère.
18. En quoi consiste l’état de péché dans lequel l’homme est tombé?
Il y a deux aspects :
Le premier est ce que l’on appelle le péché originel, avec la culpabilité due au
premier péché d’Adam et accompagnée de la perte de sa justice originelle, et
de la corruption de toute sa nature.
Le second recouvre toutes les désobéissances qui découlent du péché originel.
19. Quel est donc l’état de misère dans lequel l’homme est tombé?
Par sa chute, l’humanité tout entière a perdu la communion avec Dieu, et s’est placée
sous la colère et la malédiction du seigneur. Aussi a-t-elle été assujettie à toutes les
misères de la vie présente, à la mort même et aux souffrances de l’enfer pour toujours.
III. DU CHRIST, LE REDEMPTEUR
20. Dieu a-t-il laissé périr toute l’humanité dans cet état de péché et de misère?
Dieu, selon son unique bon plaisir et toute éternité, a élu certains êtres humains à la
vie éternelle. Il a conclu avec eux une alliance de grâce afin de les délivrer de cet état
de péché et de misère, et les conduire au salut par le moyen d’un rédempteur.
21. Qui est le rédempteur des élus de Dieu?
Le Rédempteur des élus de dieu est le seigneur Jésus-Christ, le Fils éternel de dieu,
qui est devenu homme. Il a été et reste pour toujours Dieu et homme en deux natures
distinctes et une seule personne.
22. Comment Christ, le Fils de Dieu, est-il devenu homme?
Christ, le Fils de Dieu, est-il devenu homme en prenant pour lui-même un vrai corps
humain et une âme sensible. Il a été conçu dans le sein de la vierge marie par la
puissance du Saint Esprit ; il est né d’elle sans aucun péché.
23. Comment le Christ est-il notre Rédempteur?
Le Christ est notre Rédempteur en remplissant les fonctions de prophète, de prêtre
et de roi, aussi bien dans son état d’abaissement que dans sa glorification.
24. Comment le Christ est-il prophète?
Le Christ est prophète en nous révélant par sa parole et par son Esprit, la volonté de
dieu concernant notre salut.
25. Comment le Christ est-il prêtre?
Le Christ est prêtre en s’offrant lui-même une fois pour toutes pour toutes pour
satisfaire à la justice divine et nous réconcilier avec Dieu, et en intercédant
continuellement pour nous.
26. Comment le Christ est-il roi?
Le Christ est roi en ce qu’il nous soumet à lui-même, nous gouverne et nous défend ;
il réprime et vainc tous ses ennemis ainsi que tous les nôtres.
27. En quoi l’abaissement du Christ a-t-il consisté?
L’abaissement du Christ a consisté en ceci : il est né ici-bas comme un homme de
condition humble ; il a été placé sous la Loi et soumis aux misères de la vie présente,
à la colère de Dieu et à la malédiction de la mort sur la croix ; enfin, il a été enseveli
et il est demeuré quelque temps sous le pouvoir de la mort.
28. En quoi la glorification du Christ a-t-elle consisté?
La glorification du Christ a consisté dans sa résurrection d’entre les morts le troisième
jour, dans son élévation au ciel où il s’est assis à la droit de Dieu, le Père, et il viendra
de là au dernier jour pour juger le monde.
IV. L’ŒUVRE DU SAINT-ESPRIT
29. Comment participons-nous à la rédemption acquise par le Christ?
Nous participons à la rédemption acquise par le Christ si le Saint Esprit nous
l’applique d’une manière réelle et efficace.
30. Comment l’Esprit nous applique-t-il la rédemption acquise par le Christ?
L’Esprit nous applique la rédemption acquise par le Christ en faisant naître en nous
la foi et, par là, en nous unissant au Christ par la vocation efficace qu’il nous adresse.
31. Qu’est-ce que la vocation efficace?
La vocation efficace est l’œuvre de l’Esprit de dieu qui nous convainc de notre péché
et de notre misère, illumine notre esprit par la connaissance du Christ, et renouvelle
notre esprit par la connaissance du Christ, et renouvelle notre volonté ; il nous
persuade et nous rend capables d’accepter Jésus-Christ, qui nous est librement offert
dans l’Evangile.
32. A quels bienfaits participent dans cette vie ceux qui sont efficacement
appelés?
Ceux qui sont efficacement appelés participent, dans la vie présente, à la justification,
à l’adoption, à la sanctification et aux divers bienfaits qui les accompagnent ou en
découlent.
33. Qu’est ce que la justification?
La justification est un acte de la libre grâce de Dieu, par lequel il pardonne tous nos
péchés, et nous accepte comme de la justice du Christ qui nous est imputée et que
nous recevons par la foi seule.
34. Qu’est ce que l’adoption?
L’adoption est un acte de la libre grâce de Dieu, par lequel nous sommes reçus au
nombre des enfants de dieu et avons droit à tous leurs privilèges.
35. Qu’est ce que la sanctification?
La sanctification est l’œuvre de la libre grâce de Dieu, par laquelle tout notre être est
renouvelé à l’image de Dieu ; de plus, nous devenons ainsi de plus en plus capables
de mourir au péché et de vivre pour la justice.
36. Quels sont donc, dans cette vie, les bienfaits qui accompagnent la
justification, l’adoption et la sanctification?
Les bienfaits qui, dans cette vie, accompagnent la justification, l’adoption et la
sanctification, ou qui en découlent, sont l’assurance de l’amour de Dieu, la paix de la
conscience, la joie dans le Saint-Esprit, l’accroissement de la grâce et la persévérance
dans cette grâce jusqu’à la fin de notre vie.
37. Quels bienfaits le jour de leur mort, les croyants reçoivent-ils du Christ?
Au jour de leur mort, les âmes des croyants sont rendues parfaites en sainteté, et
entrent immédiatement dans la gloire. Leurs corps ne cessent pas d’être unis au
Christ, et reposent dans leurs tombes jusqu’à la résurrection.
38. Quels bienfaits les croyants recevront-ils du Christ à la résurrection?
A la résurrection, les croyants ressuscités en gloire seront publiquement reconnus et
acquittés au jour du jugement ; ils seront parfaitement heureux à jamais, se réjouissant
en Dieu.
V. NOTRE SERVICE DE DIEU
39. Qu’est ce que Dieu exige de l’homme?
Dieu exige que l’homme obéisse à sa volonté révélée.
40. Quelle règle d’obéissance Dieu a-t-il d’abord révélé à l’homme?
Dieu a d’abord révélé à l’homme la loi morale.
41. Où cette Loi morale est-elle résumée?
Cette Loi morale est résumée dans les Dix commandements.
42. Quel est le sommaire des Dix commandements?
Le sommaire des Dix commandements est : «Tu aimeras le Seigneur ton dieu de tout
ton cœur ; de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain
comme toi-même».
43. Qu’elle est la préface des Dix commandements?
La préface des Dix commandements est : «Je suis l’Eternel ton Dieu, qui t’ai fait sortir
du pays d’Egypte, de la maison de servitude».
44. Que nous enseigne cette préface?
La préface des Dix commandements nous enseigne que Dieu est le Seigneur, notre
Dieu et notre rédempteur : nous sommes tenus, d’observer tous ses
commandements.
45. Quel est le premier commandement?
Le premier commandement est «Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.»
46. Qu’exige de nous le premier commandement?
Le premier commandement exige que nous connaissions et confessions Dieu comme
le seul vrai Dieu et notre Dieu, et que nous l’adorions et le glorifions comme tel.
47. Que nous interdit le premier commandement?
Le premier commandement nous interdit de nier ou de ne pas adorer et glorifier le
vrai Dieu comme Dieu et notre Dieu. Il nous interdit aussi accorder à quiconque, ou
à quoi que ce soit, l’adoration et la gloire qui ne sont dues qu’à lui seul.
48. Que nous enseignent particulièrement ces mots «devant ma face»?
Dans le premier commandement, ces mots «devant ma face» nous enseignent que
Dieu, qui voit toutes choses, est très attentif à cette sorte de péché qui consiste à
avoir un autre dieu que lui-même ; il en est gravement offensé.
49. Quel est le second commandement?
Le second commandement est «tu ne feras pas de statue, ni de représentation
quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de
ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles,
et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux,
qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième génération
de ceux qui me haïssent, et qui use de bienveillance jusqu’à mille générations envers
ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements».
50. Qu’exige de nous le second commandement
Le second commandement exige : nous recevions et observions entièrement les
ordonnances religieuse que Dieu a édictées dans sa parole et que nous gardions pure
notre manière d’adorer Dieu.
51. Que nous interdit le second commandement?
Le second commandement nous interdit d’adorer Dieu par des images ou par tout
autre moyen qui n’est pas prescrit dans sa parole.
52. Quelles sont les raisons incluses dans les seconds commandements?
Les raisons incluses dans ce second commandement sont que Dieu exerce sa
souveraineté sur nous, que nous lui appartenons et que nous devons l’adorer lui seul.
53. Quel est le troisième commandement?
Le troisième commandement est : «Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton
Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en
vain.»
54. Qu’exige le troisième commandement?
Le troisième commandement exige un emploi saint et respectueux des noms de Dieu,
de ses titres et de ses attributs de ses commandements, de sa parole et ses œuvres.
55. Que nous interdit le troisième commandement?
Le troisième commandement interdit la profanation ou mauvais usage des choses
par lesquelles Dieu se fait.
56. Quelle est la raison incluse dans le troisième commandement?
La raison incluse est que même si les transgresseurs de ce commandement peuvent
échapper au châtiment des hommes, le Seigneur, notre Dieu ne supportera pas qu’ils
échappent à son juste jugement.
57. Quel est le quatrième commandement?
Le quatrième commandement est : «Souviens-toi du jour du repos, pour le
sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour
est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton
fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans
tes portes. Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y
est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour
du repos et l'a sanctifié.»
58. Qu’exige donc le quatrième commandement?
Le quatrième commandement exige que nous consacrions à Dieu les moments qu’il
a institués dans sa Parole, à savoir un pur entier sur sept, comme un saint sabbat en
son honneur.
59. Quel jour parmi les sept Dieu a-t-il fixé pour être le repos de la semaine?
Du commandement du monde jusqu’à la résurrection du Christ, Dieu a fixé le
septième jour de la semaine pour être le sabbat hebdomadaire ; mais depuis la
résurrection du Christ et jusqu’à la fin du monde, c’est le premier jour de la semaine
qui est devenu le sabbat chrétien.
60. Comment le sabbat doit-il être sanctifié?
Le sabbat doit être sanctifié par un repos de toute la journée. Nous devons nous
reposer même des activités et des distractions qui sont légitimes les autres jours, et
consacrer tout notre temps à l’exercice public et privé de l’adoration de Dieu, à
l’exception pourtant des instants qui doivent être accordés aux choses absolument
nécessaires et aux œuvres de miséricorde.
61. Que nous interdit le quatrième commandement?
Le quatrième commandement nous interdit d’oublier nos obligations ou de nous en
acquitter sans zèle ; de profaner ce jour par l’oisiveté, ou en faisant ce qui est en soi
répréhensible, ou encore par des pensées, des paroles et des actes superflus
concernant nos occupations ou nos distractions terrestres.
62. Quelles sont les raisons incluses dans le quatrième commandement?
Les raisons incluses dans le quatrième commandement sont :
Que Dieu nous accorde six jours de la semaine pour nos propres occupations
Que le septième jour doit lui être consacré spécialement,
Qu’il a donné l’exemple
Qu’il a béni le jour du repos.
63. Quel est le cinquième commandement?
Le cinquième commandement est : «Honore ton père et ta mère, afin que tes jours
se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.»
64. Qu’exige le cinquième commandement?
Le cinquième commandement exige que chacun soit respecté et que tous s’acquittent
des devoirs qui leur incombent dans leurs relations avec tous les hommes, qu’ils
soient supérieurs, inférieurs ou égaux, sans le rang de chacun.
65. Qu’interdit donc le cinquième commandement?
Le cinquième commandement interdit de rien faire contre l’honneur de quiconque
ou de négliger les obligations que l’on a envers chaque homme dans les relations avec
lui et selon son rang.
66. Quelle est la raison incluse dans le cinquième commandement?
La raison incluse dans le cinquième commandement est la promesse d’une longue
vie et de la prospérité, promesse faite à tous ceux qui observent ce commandement,
dans la mesure où cela servira à la gloire de Dieu et à leur propre bien.
67. Quel est le sixième commandement?
Le sixième commandement est «Tu ne tueras point.»
68. Qu’exige le sixième commandement?
Le sixième commandement exige d’entreprendre toute action légitime pour protéger
notre propre vie et celle des autres.
69. Qu’interdit le sixième commandement?
Le sixième commandement interdit de porter atteinte injustement de quelque
manière que ce soit à notre propre vie ou à celle de notre prochain.
70. Quel est le septième commandement?
Le septième commandement est «Tu ne commettras point d'adultère.»
71. Qu’est-il donc exigé dans le septième commandement?
Le septième commandement exige que nous conservions notre pureté et celle de
notre prochain, dans notre cœur ; nos paroles et toute notre conduite.
72. Qu’interdit le septième commandement?
Le septième commandement interdit toute pensée, parole ou action impure.
73. Quel est le huitième commandement?
Le huitième commandement est : «Tu ne déroberas point.»
74. Qu’exige le huitième commandement?
Le huitième commandement exige que l’acquisition de nos biens et le service de nos
intérêts ainsi que ceux des autres soient faits d’une manière parfaitement licite.
75. Qu’interdit le huitième commandement?
Le huitième commandement interdit tout ce qui peut ou pourrait nuire injustement
à nos biens ou à nos intérêts, ainsi qu’à ceux des autres.
76. Quel est le neuvième commandement?
Le neuvième commandement est : «Tu ne porteras point de faux témoignage contre
ton prochain.»
77. Qu’exige donc le neuvième commandement?
Le neuvième commandement exige que la vérité entre les hommes soit respectée et
favorisée, ainsi que notre bonne réputation et celle de notre prochain spécialement
lorsqu’il y a à rendre témoignage à son sujet.
78. Qu’interdit le neuvième commandement?
Le neuvième commandement interdit tout ce qui pourrait porter préjudice à la vérité,
ou nuire à notre réputation ou à celle de notre prochain.
79. Quel est le dixième commandement?
Le dixième commandement est : «Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain;
tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni
son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.»
80. Qu’exige donc le dixième commandement?
Le dixième commandement exige que nous soyons pleinement satisfaits de notre
propre condition, et que nous ayons d’honnêtes et loyales dispositions d’esprit à
l’égard de notre prochain et de tout ce qui lui appartient.
81. Que nous interdit le dixième commandement?
Le dixième commandement nous interdit d’être mécontents de notre condition
personnelle. Il nous défend aussi d’envier ce que notre prochain a comme bien, ou
d’éprouver quelque amertume envers lui. De même, nous ne devons avoir ni
impulsion, ni sentiments déplacés envers rien qui appartienne à notre prochain.
V. NOTRE SALUT EN JESUS CHRIST
82. Tout homme est-il capable d’observer parfaitement les commandements de
Dieu?
Nul homme depuis la chute, n’est capable, dans cette vie, d’observer parfaitement les
commandements de Dieu ; chacun les transgresse tous les jours en pensée, en parole
et en acte.
83. Les transgressions de la loi ont-elles toutes la même gravité?
En raison de leur caractère particulièrement répréhensible, certains péchés sont, en
eux-mêmes, plus odieux que d’autres au regard de Dieu.
84. Que mérite tout péché?
Tout péché mérite la colère et la malédiction de Dieu dans la vie présente et dans
celle qui est à venir.
85. Afin d’échapper à cette colère et à cette malédiction que notre péché attire
sur nous, qu’est-ce que Dieu exige de nous?
Pour échapper à la colère et à la malédiction de dieu que notre péché attire sur nous,
Dieu exige de nous la foi en Jésus-Christ, la repentance pour la vie éternelle et
l’emploi assidu de tous les moyens extérieurs par lesquels le Christ nous communique
les bienfaits de la rédemption.
86. Qu’est-ce que la foi en Jésus-Christ?
La foi en Jésus-Christ est une grâce salvatrice par laquelle nous le recevrons et nous
mettons notre confiance en lui seul pour notre salut, comme il nous l’offre dans
l’Evangile.
87. Qu’est-ce que ma repentance pour la vie éternelle?
La repentance pour la vie éternelle est une grâce salvatrice par laquelle le pécheur,
vivement touché de son péché, s’empare de la miséricorde de Dieu en Christ, et se
détourne avec douleur et haine de son péché, pour se tourner vers dieu, avec la ferme
intention de vivre dans une obéissance nouvelle et d’y persévérer.
VI. LA PAROLE ET LES SACREMENTS
88. Quels sont les moyens extérieurs par lesquels le Christ nous communique les
bienfaits de la rédemption?
Les moyens extérieurs et ordinaires par lesquels le christ nous communique les
bienfaits de la rédemption sont ses ordonnances, spécialement sa Parole, les
sacrements et la prière, qui sont toutes efficaces pour le salut des élus.
89. Comment donc la Parole est-elle efficace pour le salut?
L’Esprit de dieu fait de la lecture de la parole, et particulièrement de sa prédication,
un moyen efficace pour convaincre et pour convertir les pécheurs, et pour les
conduire à la sainteté et au bonheur, par la foi en leur salut.
90. Comment la Parole doit-elle être lue et entendue pour devenir efficace à
salut?
Pour que la Parole devienne efficace à salut, nous devons l’écouter avec assiduité,
nous y préparer, et prier pour la comprendre ; nous devons la recevoir en foi et
amour ; la garder dans nos cœurs et la mettre en pratique dans nos vies.
91. Comment les sacrements deviennent-ils de moyens efficaces de salut?
Les sacrements deviennent des moyens efficaces de salut, non par une vertu qui serait
en eux, ou en celui qui les administre, mais seulement par la bénédiction du christ et
par l’action de son Esprit en ceux qui les reçoivent par la foi.
92. Qu’est ce qu’un sacrement?
Un sacrement est une sainte institution établie par le Christ, dans laquelle Christ et
les bienfaits de la nouvelle alliance sont représentés, scellés et appliqués aux croyants,
au moyen de signes visibles.
93. Quels sont les sacrements du nouveau Testament?
Les sacrements du nouveau Testament sont le baptême et la Sainte Cène.
94. Qu’est-ce que le Baptême?
Le baptême est un sacrement dans lequel le nettoiement par l’eau, au nom du père et
du Fils, et du Saint Esprit, signifie et scelle notre incorporation au christ ; par lui nous
participons aux bienfaits de l’alliance de grâce et nous nous engageons à appartenir
au seigneur.
95. A qui le baptême doit-il être administré?
Le baptême ne doit pas être administré à quiconque en dehors de l’Eglise visible tant
qu’il n’a pas professé sa foi en Jésus-Christ et qu’il n’a pas déclaré vouloir lui obéir ;
mais les enfants de ceux qui sont membres de l’Eglise visible doivent être baptisés.
96. Qu’est-ce que la Sainte Cène?
La Sainte Cène est un sacrement par lequel, en donnant et en recevant le pain et le
vin, on proclame la mort du Christ, comme il l’a ordonné. Les communiants ayant
les dispositions d’esprit qui conviennent y sont faits participants non d’une manière
corporelle ou charnelle, mais par la foi de son corps et de son sang, ainsi que de tous
ses bienfaits ; ils deviennent plus forts spirituellement et ils croissent dans la grâce.
97. Que faut-il pour participer, dans les dispositions d’esprit qui conviennent, à
la Cène du Seigneur?
Il est demandé à ceux qui veulent participer à la Sainte Cène de s’assurer qu’ils
discernent bien le corps du seigneur, qu’ils croient que leur nourriture spirituelle est
en lui ; ils doivent s’assurer aussi de leur repentance, de leur amour et de leur
obéissance, de peur que, venant indignement à la Cène, ils ne mangent et ne boivent
un jugement contre eux.
VII. LA PIERRE
98. Qu4est-ce que la prière?
La prière est une présentation de nos désirs à Dieu, au nom du Christ, en vue de
choses agréables à sa volonté ; elle est aussi la confession de nos péchés et
l’expression d’une vive reconnaissance pour toutes ses grâces.
99. Quelle règle Dieu nous a-t-il donné pour nous guider dans la prière?
Toute la parole de dieu est utile pour nous guider dans la prière ; mais la meilleure
manière consiste à nous servir de la prière que le Christ a enseignée à ses disciples, et
que l’on appelle en général «la prière du Seigneur ou le Notre Père».
100. Que nous enseigne la préface du «Notre Père»?
La préface, qui est «Notre Père qui est aux cieux», nous enseigne à nous rapprocher
de dieu avec un saint respect et avec confiance, comme des enfants envers un père
capable de les aider et disposé à le faire ; elle nous enseigne aussi à prier avec et pour
les autres.
101. Que demandons-nous dans la Première requête?
Dans la première requête qui est : «Que ton nom soit sanctifié» nous demandons que
dieu nous rende capables, ainsi que les autres hommes, de le glorifier en tout ce par
quoi il se fait connaître, et qu’il veuille faire concourir toutes choses à sa propre gloire.
102. Que demandons-nous dans la deuxième requête?
Dans la deuxième requête, qui est «que ton règne vienne», nous demandons que le
règne de Satan soit aboli, et que progresse le règne de la grâce, dans lequel nous-
mêmes avec beaucoup d’autres nous soyons conduits et gardés ; nous demandons
aussi que soit hâtée la venue du Royaume de gloire.
103. Que demandons-nous dans la troisième requête?
Dans la troisième requête, qui est «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au
ciel», nous demandons que Dieu, par sa grâce, nous rende capables et désireux de
connaître sa volonté en toutes choses d’y obéir et de nous y soumettre, comme le
font les anges dans les cieux.
104. Que demandons-nous dans la quatrième requête?
Dans la quatrième requête, qui est : «donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour»,
nous demandons à recevoir, de la libéralité gratuite de Dieu, une part suffisante de
choses bonnes dans la vie présente et à jouir ainsi de la bénédictio n de Dieu.
105. Que demandons-nous dans la cinquième requête?
Dans la cinquième requête, qui est «Pardonne-nous nos offenses comme nous
pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés», encouragés par la grâce de dieu qui
nous rend capables de pardonner aux autres du fond du cœur, nous prions que, pour
l’amour du Christ, Dieu veuille nous pardonner gratuitement tous nos péchés.
106. Que demandons-nous dans la sixième requête?
Dans la sixième requête, qui est «Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous
du mal», nous demandons à Dieu ou bien de nous épargner d’être tentés par le mal,
ou bien de nous délivrer lorsque nous le sommes.
107. Que nous enseigne la conclusion de la prière du Seigneur?
La conclusion de la prière du Seigneur, qui est «Car c’est à toi qu’appa rtiennent le
règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen», nous enseigne à me
trouver d’encouragement dans la prière qu’en Dieu seul, et à la prière en lui
reconnaissant le règne, la puissance et la gloire. Et comme preuve de notre désir et
de notre certitude d’être entendus de lui, nous disons «Amen».
ANNEXE II : LE GUIDE
DE LITURGIE
(ADORATION)
CHAPITRE PREMIER : DE LA SANCTIFICATION DU JOUR DU
SEIGNEUR
Article premier
Toute personne a le devoir d’observer le jour du Seigneur, et de s’y préparer à
l’avance. Toutes les affaires terrestres doivent être programmées en conséquence et
temporairement abandonnées, de ce fait il n’y aura aucun obstacle nous empêchant
de sanctifier la sabbat conformément aux prescriptions des Saintes Ecritures.
Article 2 :
La journée tout entière doit être consacrée au Seigneur, et dévolue aux activités
religieuses aussi bien publiques que privées. Il est par conséquent requis de prendre
un repos sabbatique toute la journée durant en oubliant les travaux inutiles ; se
s’abstenir de toutes ces récréations qui sont autorisés tous les autres jours, et, autant
que possible, des pensées et des conversations profanes.
Article 3 :
Faites les provisions de la maison pour ce jour de manière à ce que les servants et
toutes les autres personnes puissent trouver le temps d’assister au culte public ou de
sanctifier le sabbat.
Article 4 :
Que toute personne et chaque famille, le matin, pour une prière secrète ou privé, à
sa propre intention ou à l’intention des autres, particulièrement pour que Dieu assiste
leur pasteur et bénisse son ministère par la lecture des Saintes Ecritures et par une
méditation sainte, se préparent à la communion avec Dieu dans ses services publics.
Article 5 :
Que le moment après les cérémonies religieuses publiques de la communauté soit
consacré à la lecture, à la méditation, à la récitation des sermons ; à la catéchèse, à la
conversation religieuse la prière pour la bénédiction, le chant des psaumes des
hymnes ou des spirituels, la visite des malades, l’aide aux pauvres ; ainsi qu’à des actes
de piété, de charité et de miséricorde.
CHAPITRE III : DU RASSEMBLEMENT DES FIDELES ET DE LEUR
CONDUITE PENDANT LE SERVICE DIVIN
Article premier :
Lorsqu’arrive le moment indiqué pour le culte public, que les fidèles entrent dans
l’Eglise et s’asseyent d’une manière décente, solennelle et révérencieuse.
Article :
Pendant le culte, que tous les fidèles adoptent une attitude grave et révérencieuse ;
s’abstenant de lire autre chose que ce que le pasteur lit ou cite à ce moment là ; qu’ils
s’abstiennent par ailleurs de siffloter, de saluer les personnes présentes ou qui
arrivent, de regarder à gauche, à droite, de dormir et de sourire, ou d’avoir toute autre
attitude indécente.
CHAPITRE III : DE LA LECTURE PUBLIQUE DES SAINTES ECRITURES
Article premier La lecture des Saintes Ecritures dans l’Eglise fait partie du culte public
et cette tâche revient aux pasteurs ou aux maîtres.
Article 2 : Les Saintes Ecritures : Ancien et Nouveau Testament sont lus
publiquement, dans la traduction la plus approuvée, dans une langue courante que
tous les fidèles peuvent entendre et comprendre.
Article 3 : La longueur de la lecture relève de la discrétion de chaque pasteur ;
toutefois, pour chaque service, il doit lire au moins un chapitre, et même plus lorsque
les chapitres sont courts ou par souci de cohésion, il peut, lorsqu’il le juge nécessaire,
étendre une partie du texte à lire en surveillant cependant l’heure afin que ni la lecture,
ni la prière, ni la prédication ni toute autre partie du culte ne soit disproportionnée
par rapport aux autres, ou que l’ensemble soit trop court et trop ennuyeux.
CHAPITRE IV : DU CHANT DES PSAUMES
Article premier : Il revient à tous les chrétiens de louer Dieu en chantant des psaumes,
des hymnes publiquement (à l’Eglise et aussi en privé, au sein de la famille).
Article 2 : En chantant les louanges du Seigneur, nous devons le faire avec notre
esprit et expertise, la mélodie part de nos cœurs et monte vers le Seigneur. Il im porte
également que nous apprenions quelques règles musicales afin que nous puissions
louer le Seigneur d’une manière convenable aussi bien avec nos voix qu’avec nos
cœurs.
Article 3 : Chaque fidèle doit avoir un livre de cantiques et doit prendre part à cette
partie du culte. Il est tout à fait normal de chanter sans structurer le psaume ligne par
ligne. Cette pratique qui consiste à lire le psaume ligne par ligne a été introduite au
moment de l’analphabétisation lorsque beaucoup de fidèles ne pouvaient pa s encore
lire ; il est par conséquent recommandé de l’éviter autant que possible.
Article 4 : la détermination du temps consacré aux chansons relève de la compétence
du pasteur. Il est cependant recommandable que ce côté magnifique du service divin
bénéficie aujourd’hui de beaucoup plus de temps que par le passé dans la plupart de
nos église.
CHAPITRE V : DE LA PRIERE PUBLIQUE
Article premier : Il est tout à fait convenable de commencer le culte de sanctification
par une courte prière en signe d’adoration de la majesté infinie du Dieu vivant ; pour
exprimer le sens de la distance qui nous sépare de lui en tant qu’humains et de notre
indignité en tant que pécheurs ; et implorer humblement sa présence miséricordieuse
et l’assistance du Saint Esprit dans l’exercice de cette adoration, ainsi que notre
acceptation par l’intercession des mérites de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Article 2 : Après avoir chanté un psaume ou une hymne, il convient qu’avant le
sermon, on récite une prière entière et générale dans laquelle :
Premièrement nous proclamons la gloire et les perfections de Dieu que nous
découvrons à travers les œuvres de la création, la providence et dans la révélation
claire et totale qu’il a faite de lui-même dans sa parole écrite.
Deuxièmement, nous le remercions pour toutes ses miséricordes (de toute nature)
générales et particulières, spirituelles et temporelles, communes et spéciales, et par-
dessus tout, pour Jésus-Christ, son don indicible et l’espoir pour la vie éternelle par
son intercession.
Troisièmement, nous confessons humblement nos péchés, le péché originel et les
péchés actuels reconnaissant et en essayant de convaincre l’esprit de tout croyant de
la nature tellement diabolique de tout péché, au point de le séparer de Dieu vivant ;
et aussi avoir une connaissance particulière et émouvante des diverses conséquences
qui procèdent de cette racine du mal tel que les péchés contre Dieu, contre notre
voisin ou nous-mêmes ; péchés par pensée, par parole et par action ; les péchés
secrets et présomptueux ; les péchés ponctuels et habituels. Et aussi la gravité du
péché du fait que nous en sommes conscients ou que nous en connaissons la
signification par rapport aux miséricordes spécialisés, aux privilèges de valeur, à la
rupture des vœux etc.
Quatrièmement, nous faisons des supplications ferventes en vue d’implorer le
pardon des péchés, et la paix avec Dieu par le sang de l’expiration, ainsi qu’avec tous
ses fruits importants et joyeux ; pour l’esprit de sanctification et des grâces
abondantes qui sont nécessaires à l’accomplissement de nos tâches ; pour le soutien
et le confort au moment des épreuves auxquelles nous sommes exposés de par le fait
que nous sommes des pécheurs et des mortels ; et pour tous les biens temporels
nécessaires tout au long de notre séjour dans ce monde de misère les considérer
comme venant de la source de l’amour éternel,, et destinée à soutenir la préservation
et le progrès de la vie spirituelle.
Cinquièmement, nous implorons selon les principes des Saintes Ecritures, la toute
puissance de dieu, les mérites et l’intercession de notre Sauveur, et la gloire de Dieu
pour la paix et le salut des hommes.
Sixièmement, nous demandons l’intercession des autres, y compris le monde entier,
le Royaume du Christ, ou son Eglise universelle, l’église ou les églises auxquelles nous
sommes étroitement liées, l’intérêt de la société en général, et de la communauté à
laquelle nous appartenons : toutes les choses qui sont investies de l’autorité civile, les
ministre de l’évangile, et la génération future et tout ce qui peut être particulièrement
nécessaire au adéquat pour l’intérêt de la communauté au sein de laquelle le culte est
célébré.
Article 3 : La prière après le sermon a généralement un rapport avec le sujet du
discours ; et toutes les autres prières publiques sont généralement adaptées aux
circonstances pour lesquelles elles sont dites.
Article 4 : Il est facile de percevoir que les directives qui précèdent sont d’une grande
variété et riches d’enseignement ; et il revient au bon sens et à la fidélité de l’officiant
d’insister particulièrement sur ces parties, ou d’adapter tous ou une partie de ces
aspects, selon l’orientation providentielle à la condition particulière de la
communauté dans laquelle il officie ; ou selon les dispositions de son cœur au
moment de la célébration. Toutefois, nous croyons qu’il importe de respecter ces
principes bien que nous n’acceptons pas d’imposer aux ministres des formes figées
pour la prière au moment du culte, il revient cependant à chaque pasteur, a vant de
commencer son service, de se préparer à cet aspect de son ministère comme à la
prédication. Il doit, par une lecture profonde des Saintes Ecritures, des meilleurs
auteurs sur ce sujet, par une vie de communion avec Dieu, essayé d’acquérir à la fois
l’esprit et le don de la prière. Et particulièrement, lorsqu’il doit réaliser des actes
d’adoration particuliers, il doit chercher à entrer dans un état d’esprit approprié, et
orienter ses pensées vers la prière qu’il doit réciter avec dignité et convenan ce et en
faveur de ceux qui pourraient se joindre à lui, il ne doit en aucun cas compromettre
cet important service par des effusions anormales et extravagantes.
CHAPITRE VI : DU CULTE D’OFFRANDES
Article premier : Afin de cultiver en chaque membre l’habitude de donner
systématiquement ce qu’il possède, et selon la prospérité à lui offerte par le seigneur,
de promouvoir la prédication de l’évangile dans le monde entier et à toutes les
créatures conformément au commandement du Seigneur Jésus-Christ, il convient et
il est vivement recommandé qu’une occasion soit offerte aux fidèles à cet effet
chaque dimanche, et que selon les Saintes Ecritures, la présentation de ces offrandes
soit une cérémonie solennelle de l’adoration du Dieu Tout-Puissant.
Article 2 : L’ordre du service particulier de ce jour et le moment de recueillir les
offrandes relève du pouvoir discrétionnaire du pasteur ou de la session de l’église.
Mais il peut être un acte d’adoration distinct et spécifique, avant ou immédiatement
après celui-ci, le pasteur fait une courte prière dans laquelle il demande la bénédiction
de la cérémonie par Dieu et lui consacre les offrandes.
Article 3 : Les offrandes reçues sont distribuées aux conseils de l’Eglise, aux œuvres
de bienfaisance et chrétienne, sous la supervision de la session de l’église, dans les
proportions et selon un programme général que l’on détermine de temps en temps.
Cependant, si le donneur spécifie la destination de son offrande, sa volonté doit être
respectée et exécutée en conséquence.
Article 4 : Les offrandes venant de l’école du dimanche, des diverses associations et
organisations et l’Eglise sont régulièrement soumises à la session de l’Eglise pour
appréciation, des offrandes ou des collectes autres que celle destinées à l’Eglise
Presbytérienne des Etats-Unis d’Amérique ne sont recevables que sur approbation
préalable de la session.
Article 5 : Il revient à chaque pasteur de cultiver la grâce de l’offrande volontaire au
sein de sa communauté, afin que chaque membre puisse offrir beaucoup ou peu,
selon ses capacités.
CHAPITRE VII : DE LA PREDICATION DE LA PAROLE
Article premier : La prédication de la parole étant une institution du Seigneur pour le
salut des hommes, une attention particulière doit être accordée à la manière dont elle
est pratiquée. Chaque pasteur devrait s’y appliquer avec diligence et chercher à
devenir un ouvrier qui, pour éviter de se couvrir de honte, proclame convenablement
la parole de la vérité.
Article 2 : Le thème du sermon est tiré d’un verset ou des versets de l’Evangile et son
but est soit d’expliquer, de défendre et de mettre en application une partie du système
de vérité divine ; soit de mettre en exergue la nature, les limites et les obligations
d’une tâches. Un texte n’est pas simplement une devise, mais il doit aussi contenir la
doctrine destinée à être divulguée. Il convient également que de longues parties de la
Bible soient parfois interprétées dans le sens de l’amélioration afin d’initier les fidèles
à la signification et l’utilisation des oracles sacrées.
Article 3 : La méthodologie de la prédication exige beaucoup d’études, de méditation
et de prière. Les pasteurs en général devraient préparer minutieusement leurs
sermons ; et ne devraient pas se livrer à des sermons confus et impromptus ; ni
prendre le service de Dieu pour une sinécure. Ils doivent cependant respecter la
simplicité de l’Evangile et s’exprime dans une langue conforme aux Saintes Ecritures,
qui tient compte du niveau de compréhension de son auditoire tout en prenant soin
d’éviter l’ostension soit des parties ou de l’enseignement. Ils doivent également dans
leur manière de vivre, appliquer la doctrine qu’ils enseignent et être des exemples
pour les croyants dans la parole, la conversation, la charité, l’esprit, la foi, la pureté.
Article 4 : Etant donné que l’aspect primordial des prescriptions aux fidèles est de
rendre hommage au Dieu Tout Puissant par des actions sociales, les pasteurs doivent
prendre les précautions en vue de ne pas livrer des sermons très longs qui
contiennent des digressions ou qui excluent les fonctions les plus importantes de la
prière et des louanges ; il doit plutôt s’arranger pour que la longueur de chaque partie
du culte soit justement proportionnelle aux autres.
Article 5 : Après le sermon, le pasteur dit une prière et remercie le Dieu Tout Puissant
ensuite, on chante un psaume et il donne congé à l’assemblée avec la bénédiction
apostolique.
Article 6 : Une personne ne peut prêcher dans l’une des églises de notre juridiction
que si elle reçoit l’autorisation du pasteur ou de la session de l’Eglise.
CHAPITRE VIII : DU BAPTEME
Article premier : Le baptême ne doit pas être inutilement reporté à une date
ultérieure. Il ne doit en aucun cas, être administré par un laïc, il est uniquement
administré par un ministre du Christ appelé à être l’intendant des mystères de Dieu.
Le baptême est habituellement célébré dans l’Eglise en présence de la communauté ;
et il convient qu’il soit célébré après le sermon.
La décision de célébrer ce sacrement dans un lieu autre que l’Eg lise relève de la
compétence du Pasteur.
Article 2 : Après l’avoir annoncer au pasteur, l’enfant qui doit recevoir le baptême est
présenté à l’Eglise par l’un ou les deux parents qui expriment par ce geste le désir de
voir leur enfant baptisé.
Avant de célébrer le baptême, le pasteur commence par une instruction dans laquelle
il rappelle l’institution du baptême et définit la nature, l’utilité et les objectifs de ce
commandement, tout en montrant «que le baptême a été institué par Jésus-Christ,
qui est le signe de l’alliance par la foi, que dans la Bible tous les enfants des croyants
sont appelés au baptême comme le fils d’Abraham à la circoncision ; le Christ a
demandé à toutes les nations de se baptiser ; il a béni les petits enfants en déclarant
que le royaume des cieux est à eux ; que les enfants sont par essence saint et doivent
par conséquent être baptisés ; que nous sommes par essence pécheurs, coupables et
souillés et nous avons besoin de rémission par le sang du Christ et par les influences
sanctifiantes de l’esprit de Dieu».
Le pasteur exhorte ensuite les parents à assumer judicieusement leurs responsabilités
en leur demandant : «d’apprendre à l’enfant à lire la Parole de dieu, de l’instruire sur
les principes de notre Sainte Eglise tels qu’ils sont contenus dans les Ecritures des
Anciens et Nouveau Testaments.
Nous avons un excellent résumé de ces principes dans la confession de foi de cette
église, et dans les versions complètes et abrégées des catéchismes du «Westminster
Assembly», qui leur sont recommandées dans la forme adoptée par cette Eglise,
comme guide et aide dans l’exercice de leurs importantes fonctions qu’il prient avec
et pour l’enfant : qu’ils soient un exemple de piété et de sainteté devant lui, et qu’ils
s’efforcent par tous les moyens de la grâce de Dieu à élever leur enfant dans la
nourriture et la crainte de Dieu.»
Par la suite, le pasteur prie pour la bénédiction du baptême ; appelle l’enfant et dit :
«Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit» en prononçant ces
paroles, le ministre verse ou asperge de l’eau sur la tête de l’enfant sans ajouter une
autre cérémonie et tout s’achève sur une prière.
Article 3 : Du baptême d’un adulte
Lorsqu’une personne désire être admise dans l’Eglise, elle doit normalement après
avoir donné satisfaction en ce qui concerne ses connaissances et sa piété, faire une
profession de foi publique devant toute la communauté ; c’est après cela que le
baptême est célèbre.
Avant le baptême proprement dit, le pasteur prononce un enseignement sur
l’institution, la nature, l’utilité et la finalité de ce sacrement en démontrant que : «ce
sacrement a été institué par le Christ le Seigneur a recommandé à ses disciples de
baptiser les croyants de toutes les nations, c’est un sacrement par lequel le lavement
à l’eau au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, rappelle et scelle notre
attachement au Christ et la jouissance des grâces de l’Alliance de la grâce ; ce
sacrement ne doit pas être administré à tous ceux qui ne font pas partie de l’Eglise
visible sauf s’ils confessent leur foi et l’obéissance en Jésus-Christ, ce sacrement
constitue un moyen effectif de salut, non à cause d’une vertu quelconque qu’il
contient ou inhérente à la personne qui l’administre mais à cause de la bénédiction
du Christ et des grâces du Saint Esprit sur ceux qui l’ont reçu par la foi».
«Croyez-vous que Jésus-Christ est l’unique Fils de Dieu et le seul Sauveur du péché?»
«Désirez-vous recevoir le baptême dans cette foi?»
Enfin le pasteur baptise le candidat en lui versant ou en lui aspergeant de l’eau sur la
tête en l’appelant par son nom et en prononçant les paroles suivantes» : Je te baptise
au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» l’administration du sacrement s’achève
sur une prière.
CHAPITRE IX : DE LA CELEBRATION DE LA SAINTE CENE
Article premier : Le culte de la communion ou de la Sainte Cène doit être célébré à
intervalles réguliers : cependant la périodicité est déterminée par le pasteur et le
conseil des Anciens de chaque communauté à la manière qui, selon leur jugement,
est la plus édifiante.
Article 2 : Les ignorants et les blasphémateurs ne doivent pas être admis à la Table
du Seigneur.
Article 3 : Il convient qu’une annonce soit faite à la communauté au moins un
dimanche avant l’administration de ce sacrement et que par la suite ou un autre jour
de la semaine, les fidèles soient instruits, sur sa nature et s’y préparent en conséquence
afin que tous soient convenablement prêts à célébrer cette fête sainte.
Article 4 : A la fin du sermon, le pasteur montre que : «c’est un sacrement
recommandé par le Christ, en lisant l’histoire de son institution soit dans l’un des
Evangiles soit dans I Corinthiens 11, à sa convenance, il peut expliquer les versets
ou les appliquer ; ce sacrifice doit être fait en mémoire du Christ, pour commémorer
sa mort jusqu’à son retour ; cette cérémonie est une richesse inestimable permettant
de renforcer la protection des hommes contre le péché ; de les soutenir dans leurs
malheurs ; de les encourager et de les inciter à travailler ; de leur insuffler le sens de
l’amour et du zèle ; d’affermir leur foi et d’accroître les résolutions chrétiennes ainsi
que d’engendrer une quiétude interne et l’espoir réconfortant de la vie éternelle». Le
pasteur interdit l’ignorant, le blasphémateur, et ceux qui se livrent secrètement à tout
péché connu d’approcher la table sainte. Par conte, il invite à cette table ceux qui
croient qu’en tant que pécheurs, ils sont dans une situation de perdition et de
désespoir et que l’expiation et le pardon de ce péché dépendent de Jésus-Christ et de
la connaissance de Dieu : ceux qui écoutent les enseignements de l’Evangile, qui ont
le sens de discernement du Corps du Christ, ainsi que ceux qui désirent renoncer à
leurs péchés et sont déterminés à mener une vie sainte et chrétienne.
Article 5 : la table sur laquelle sont disposée les éléments doit être décemment
couverte, le pain est mis dans des plats appropriés et le vin dans des coupes, et les
communautés d’une manière ordonnée et solennelle sont assis autour de la table (ou
à leur place avant la célébration) en présence du pasteur qui met les éléments à parts
en priant et en rendant grâce.
Le pain et le vin étant ainsi séparés par la prière et l’action de grâce, le pasteur prend
du pain, le rompt devant l’assemblée en disant «Notre Seigneur Jésus, dans la nuit où
il fut livré, il prit du pain, rendit grâces, il le rompit, le donna à ses disciples en disant :
ceci est mon Corps prenez et mangez-en tous (le pasteur distribue le pain) et
distribuez-le entre vous, faites cela en mémoire de moi». Il fit de même pour la coupe
après le repas. «Il prit la coupe, il rendit grâces, la donna à ses disciples (le pasteur
donne la coupe en prononçant ces paroles en disant : «Prenez et buvez-en tous car
cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est répandu pour beaucoup pour
la rémission des péchés. «Le pasteur lui-même fera une communication à un moment
qu’il juge opportun.
Le pasteur peut, en très peu de mots, rappeler aux communiants «la grâce de Dieu,
en Jésus-Christ, qui est ici le sacrifice unique et parfait offert, ainsi que leur obligation
à s’offrir à Dieu ; il peut également les exhorter à rester dignes de la vocation qui les
interpelle, puisqu’ils ont reçu le Seigneur Jésus-Christ, afin qu’ils marchent sur ses
pas et qu’ils se livrent aux bonnes actions». Il serait judicieux que le pasteur exhorte
également ceux qui ont assisté à la Sainte Cène en spectateurs tout en leur rappelant»
leur devoir ; en indiquant leur péché et le danger qu’ils courent en vivant dans la
désobéissance du Christ et ne négligeant ce sacrement ; et en leur demandant de se
préparer avec zèle à prendre part à la prochaine célébration de la Sainte Cène».
Ensuite, le pasteur prie pour rendre grâces à Dieu «Pour sa miséricorde, sa bonté
inestimable, qu’il leur accorde par cette sainte communion ; implore son pardon pour
les imperfections de l’ensemble du service ; pour leur propre sanctification et celle
de leurs œuvres, pour implorer l’assistance miséricordieuse du Saint-Esprit afin
qu’ayant reçu le pain et la Coupe, il nous soit donné de communier au Corps et au
Sang de notre Seigneur Jésus-Christ et afin que personne ne nous enlève notre trône
que leur conversion soit conforme aux enseignements de l’Evangile ; qu’ils garderont
toujours présent à l’esprit la mort du Seigneur Jésus-Christ, que la vie de Jésus-Christ
se manifeste dans leurs corps mortels ; et que la lumière brille en eux afin que les
autres, voyant leurs œuvres glorifient le Père qui est aux cieux».
Une collecte peut être levée pour les pauvres et pour couvrir les dépenses des
éléments de la Sainte Cène tout de suite après ou à tout autre moment convenable.
Ensuite, on chante un cantique ou un hymne et l’assemblée prend congé sur ces
paroles ou sur tout autre bénédiction de l’Evangile.
«Maintenant, que le Dieu de la paix, qui a ressuscité d’entre les morts notre Seigneur
Jésus-Christ, ce grand berger qui veille sur les troupeaux, par le sang de l’Alliance
éternelle, vous aide à conduire vos œuvres dans la perfection afin d’agir tout le temps
selon sa volonté, qu’il fasse de vous les instruments de sa volonté par Jésus-Christ, à
qui nous rendons gloire pour les siècles des siècles. Amen».
Article 6 : Il est de tradition dans certaines de nos églises d’observer une période de
jeune avant la Sainte Cène de faire un sermon le samedi et le lundi, et d’inviter trois
pasteurs à cette occasion. Etant donné que cette pratique a été accueillie
favorablement par beaucoup d’âmes, et qu’elle tend à établir des liens plus étroits
entre les pasteurs et les communautés, nous pensons qu’il convient que ceux qui ont
opté pour cette pratique continuent dans cette voie.
CHAPITRE X : DE L’ADMISSION A LA PLEINE COMMUNION DES
PERSONNES BAPTISEES DANS LEUR ENFANCE
Article premier : Les enfants, nés au sein de l’Eglise visible, et remis à Dieu par le
sacrement du baptême sont sous la supervision et le gouvernement de l’Eglise, et on
doit leur apprendre à lire et à réciter le catéchisme, le symbole des apôtres et la prière
d’adoration. Ils doivent également apprendre à prier, à avoir le péché en horreur, à
craindre Dieu et à obéir au Seigneur Jésus-Christ. Et lorsqu’ils ont atteint l’âge de
raison, s’ils ne sont coupables d’aucun blasphème, s’ils sont sobres et équilibrés, et
ont suffisamment le sens de discerner le Corps du Christ, on doit leur dire qu’ils ont
le devoir et le privilège de prendre part au Repas du Seigneur.
Article 2 : L’âge de raison des jeunes chrétiens ne peut être fixé avec précision, ceci
relève de la prudence de la session de l’église.
Article 3 : Lorsque des personnes ayant été baptisées dans leur enfance doivent être
admises à la pleine communion de l’Eglise, ils subissent un examen sur leurs
connaissances et leur piété et font, habituellement, avec l’approbation de la session,
une profession de foi publique devant l’assemblée.
CHAPITRE XI : DE LA MANIERE D’INFLIGER ET DE LEVER LES
SANCTIONS
Article premier : Le pouvoir que le Christ a donné aux dirigeants de cette Eglise sert
à son édification et non à sa destruction. Lorsqu’un communiant est reconnu
coupable d’une faute passible d’une sanction, la juridiction doit s’y prendre avec
beaucoup de modération en vue de ramener le frère inculpe à l’humilité et d’amener
les membres à mieux se comporter afin qu’ils ne succombent pas à la tentation.
La sanction doit être infligée avec beaucoup de solennité : afin de frapper l’esprit du
contrevenant en l’amenant à prendre conscience du véritable sens de son péché ; et
que, avec la bénédiction divine, il puisse le conduire au repentir.
Article 2 : Lorsque la juridiction se résout à suspendre un communiant des privilèges
de l’église, le Modérateur prononce la sentence de la manière suivante :
«Attendu que vous êtes reconnu coupable «selon votre propre confession», ou «avec
suffisamment de preuves», selon le cas du péché mentionner ici le délit en question,
nous déclarons votre suspension du sacrement du Repas du Seigneur jusqu’à ce que
nous obtenions des preuves satisfaisantes de votre repentir».
On ajoute à cela les conseils, admonestations et réprimandes jugées nécessaires ; la
cérémonie s’achève sur une prière adressée au Dieu Tout-Puissant afin que, grâce à
sa bénédiction, le blasphémateur respecte cet acte de discipline. D’une manière
générale, cette sanction est infligée en présence des membres de la juridiction
uniquement ; mais si les membres jugent nécessaire de réprimander le contrevenant
publiquement la suspension solennelle se passera en présence de tous les fidèles de
l’Eglise.
Article 3 : Après la suspension d’une personne selon la procédure ci-dessus le pasteur
et les Anciens doivent s’entretenir régulièrement avec lui et prier afin que Dieu puisse
l’aider à se repentir.
Les jours qui précèdent la suspension du Repas du Seigneur de prière de l’Eglise
doivent être offerts à ceux qui se sont soustraits de la Sainte communion.
Article 4 : Lorsque le juridiction est convaincue que le repentir d’un membre
suspendu est effectif, ce dernier est autorisé à professer son repentir et ou lui restitue
ses droits de membre en présence de la session ou de l’assemblée.
Article 5 : Lorsqu’une personne suspendue ne manifeste aucun signe de repentir pour
la faute commise, et continue à faire preuve d’une impénitence obstinée pendant au
moins un an, il revient à la juridiction de l’excommunier sans autre forme de procès.
Le but de l’excommunication est d’obliger le contrevenant à délivrer l’Eglise du
scandale provoqué par le délit commis et que cette punition serve d’exemple aux
autres fidèles en faisant naître chez ces derniers un sentiment de peur.
Article 6 : Lorsque le jugement d’excommunication doit être exécuté avec ou sans
une suspension préalable, il convient que la sentence contre le contrevenant soit
prononcé publiquement. Auquel cas, le pasteur, lors d’une réunion ordinaire de
l’Eglise, présente brièvement à l’assistance la démarche suivie vis-à-vis du
contrevenant et annonce qu’il s’est avéré nécessaire de l’excommunier. Il commence
par expliquer, (sur la base de Mat. 18 : 15, 16, 17, 18 ; I Corinthiens 5 : 1, 2, 3, 4, 5)
le pouvoir qu’à l’Eglise d’expulser les membres indignes et expliquer ensuite
brièvement la nature, l’utilité et les conséquences d’une telle sanction. Ensuite, il
prononce la sentence de la manière suivante ou d’une manière similaire. «Attendu
que A.B. a été reconnu coupable, avec preuves à l’appui, de spécifier le péché), et
après maintes admonitions et prières a refusé d’écouter l’église et n’a manifesté aucun
signe de repentir, par conséquent, au nom et par l’autorité du Seigneur Jésus-Christ,
je le déclare exclu de la communion de cette Eglise. Enfin, une prière est dite pour
persuasion de la personne excommuniée et son retour à une vie honnête, ainsi que
pour le bien de tous les véritables croyants. Mais la juridiction peut omettre de publier
l’excommunication lorsqu’elle a de bonnes raisons de le faire.
Article 7 : Lorsqu’une personne excommuniée est tellement affectée par sa situation
qu’elle est amenée à se repentir et désire recommencer à bénéficier des privilèges de
l’Eglise, la session de l’église qui l’a excommuniée, après avoir obtenu et enregistré
des preuves satisfaisantes de son repentir et d’une profonde pénitence, procède à sa
réhabilitation et note par écrit les raisons qui l’ont conduit à prendre une telle
décision. La sentence de réhabilitation est prononcée par le paste ur, lors d’un
rassemblement ordinaire de l’église le jour du Seigneur en ces termes. «Attendu que
A.B. a été exclu de la communion de l’Eglise, et attendu qu’il a aujourd’hui donné de
preuves satisfaisantes de son repentir au nom du Seigneur Jésus-Christ et par son
autorité, je le déclare absout de la sentence d’excommunication précédemment
prononcée contre lui, et je le réadmets à la communion de l’Eglise afin qu’il puisse
prendre part à tous les privilèges du Seigneur Jésus-Christ pour son salut éternels.
Après cette sentence, l’intéressé est recommandé au Seigneur par la prière.
Article 8 : Les sanctions autres que la suspension des privilèges de l’Eglise ou
l’excommunication doit être infligées selon les recommandations de la juridiction.
CHAPITRE XII : DE LA CELEBRATION DU MARIAGE
Article premier : Le mariage est une institution ordonnée par Dieu pour l’honneur et
le bonheur de l’humanité dans laquelle un homme et une femme décident de s’unir
corporellement et spirituellement, se promettant mutuellement amour, bonheur,
fidélité, tolérance et une camaraderie afin d’assurer une continuité indissoluble de
leur foyer tout au long de leur vie.
Article 2 : Le mariage n’est ni un sacrement ni une particularité propre à l’Eglise du
Christ. Il convient que chaque communauté pour le bien de la société établisse des
lois régissant le mariage ; lorsque nous les citoyens de bonne moralité sont tenus
d’observer. Mais du fait que les Ecritures exigent que les chrétiens se marient devant
Dieu, et que ceux qui contractent le mariage fassent des promesses devant Dieu, il
convient lorsque leur mariage soit célébré par un pasteur Autorisé, qu’une instruction
soit adressée aux futurs époux et qu’une prière soit offerte au moment où ils
s’unissent.
Article 3 : Au moment de l’union, les parties doivent avoir l’âge de raison afin qu’elles
soient capables de faire leur propre choix ; s’ils n’ont pas encore atteint cet âge, ou
s’ils vivent avec leurs parents, le consentement de ces derniers ou de tout autre
personne qui assure leur protection, doit être obtenue au préalable et le pasteur doit
en être informé avant de célébrer le mariage.
Article 4 : Les parents ne doivent ni obliger leurs enfants à se marier contre leur gré
ni refuser de donner leur consentement sans aucune raison valable.
Article 5 : Il est recommandé aux pasteurs d’insister sur la nécessité d’une
comptabilité spirituelle et confessionnelle dans le mariage. Le manque de cohésion
dans l’éducation que les parents donnent aux enfants lorsqu’ils ont des opinions
différentes sur l’essence de la foi compromet le bonheur d’un foyer chrétien.
Article 6 : Les enfants ont le droit divin de naître dans un bon cadre. Par conséquent,
ceux qui envisagent de se marier doivent être corporellement et spirituellement aptes
à ce genre de relation. Il revient aux parents et à l’Eglise d’éduquer leurs enfants et
leur jeunesse en vue d’une meilleure compréhension du caractère sacré du mariage
chrétien afin qu’ils puissent avant de se marier détermine judicieusement s’ils ont
raison d’espérer un mariage qui recevra constamment la bénédiction de Dieu.
Article 7 : le mariage a un caractère social. Le bien-être de la société, le bonheur des
familles et le crédit de la religion en dépendent profondément. Par conséquent, l’objet
du mariage doit être publié en temps opportun avant la célébration. Tous les pasteurs
sont tenus de s’assurer que dans cette célébration ni les lois de Dieu, ni celles de la
communauté ne sont transgressées. Pour que la paix et la tranquillité des familles ne
soient pas mises en danger et pour que le mariage ne souffre d’aucune objection, les
parties contractantes doivent être dûment déclarées auprès des pasteurs.
Article 8 : Lorsque deux personnes se présentent pour le mariage, le pasteur
prononce le discours suivant ou un discours similaire : «Mes chers frères et sœurs
nous sommes rassemblés ici en présence de Dieu pour unir cet homme et cette
femme dans les liens sacrés du mariage qui est une institution de Dieu régie par ses
commandements, bénie par notre Seigneur Jésus-Christ et qui doit être honorée par
tous les hommes. Rappelons-nous donc que Dieu a institué et sanctifié le mariage
pour le bien-être et le bonheur de l’humanité. Notre Sauveur a dit que l’homme
quittera son père et sa mère et il s’attachera à sa femme. Par ses apôtres, il a donné
des instructions à ceux qui veulent entrer dans cette relation pour vivre dans l’estime
et l’amour mutuels ; supporter les défauts et les faiblesses de l’autre, se soutenir
mutuellement dans la maladie, le désarroi et la tristesse ; avec honnêteté et zèle,
subvenir aux besoins de l’autre de leur foyer ; prier pour l’autre et l’encourager à
prendre part aux affaires de Dieu et vivre ensemble comme des héritiers de la grâce
de la vie». L’officiant s’adresse ensuite aux fiancés en ces termes : «Etant donné que
vous êtes présentés ici pour vous engager dans les liens du mariage, je vous ordonne
à tous les deux que si l’un d’entre vous a une raison pouvant compromettre ces liens,
il doit le dire maintenant parce que vous devez savoir que si deux personnes ne sont
pas unies conformément à la Parole de Dieu, leur union ne sera pas bénie par Lui».
S’il n’y a aucun obstacle, le pasteur dit ensuite «Prions». «Dieu Tout -Puissant et
Eternel, dont la présence garantit le bonheur de toute situation et dont la grâce bénit
toute relation, nous te prions d’être présent et de bénir les serviteurs, qu’ils s’unissent
sincèrement dans cet honorable sacrement qu’est le mariage. Par la providence, tu
les a mis sur le même chemin, sanctifie-les par ton esprit, donne-leur un cœur
nouveau pour leur nouvelle situation, et ouvre leur chemin maintenant à l’heure de
leurs fiançailles et tout au long de leur vie de mariés, par Jésus-Christ notre Seigneur
Amen». Ensuite, le pasteur s’adresse à l’homme : «Monsieur, acceptes-tu de prendre
cette femme pour épouse et lui promets-tu de vivre avec elle dans l’amour et
l’honneur le devoir et le service, dans la foi et la tendresse, de l’aimer conformément
aux commandements de Dieu dans les liens sacrés du mariage»? La femme répond :
«Oui je l’accepte». Le pasteur s’adresse ensuite à la femme : «Madame, acceptes-tu de
prendre cette femme pour épouse et lui promets-tu de vivre avec elle dans l’amour
et l’honneur le devoir et le service, dans la foi et la tendresse, de l’aimer
conformément aux commandements de Dieu dans les liens sacrés du mariage»?
L’homme répond: «Oui je l’accepte». Par la suite, le Pasteur demande «Qui marie
cette fille à cet homme»? Le père (le tuteur ou un ami) met la main droite de la fiancée
par la droite et dit «Moi, M… je te prends, N… comme épouse, je jure et promets
devant Dieu et ces témoins de t’aimer, de te rester fidèle, de te demeurer attaché dans
l’abondance et la pauvreté, en temps de maladie et de santé, dans les bons et dans les
mauvais jours, jusqu’à ce que la mort nous sépare» puis le fiancé laisse la main de la
fiancée qui a l’aide de sa main droite prends son fiancé par la main droite et répète
après le pasteur : «Moi, N … je te prends M… comme époux, je jure et promets
devant Dieu et ces témoins de t’aimer, de te rester fidèle, de te demeurer attaché dans
l’abondance et la pauvreté, en temps de maladie et de santé, dans les bons et dans les
mauvais jours, jusqu’à ce que la mort nous sépare». Puis, s’il y a l’anneau, l’époux la
remet à l’épouse qui la remet au pasteur qui à son tour le retourne à l’époux et l’époux
passe l’anneau au quatrième doigt de la main droite de la femme et répète après le
pasteur : «Je te donne cette alliance en signe de notre fidélité et de notre amour». Puis
le Pasteur dit «Prions». «O notre Dieu de qui procèdent toutes les familles du ciel et
de la terre toi dont la bonté est infinie, accorde à tes serviteurs la grâce de ton
approbation et la bénédiction paternelle ; accorde-leur la grâce de tenir avec une
affection pure et constante, les promesses qu’ils se sont faites mutuellement.
Accordes-leur de vivre dans le bonheur, la droiture et la paix, qu’ils t’aiment et qu’ils
te servent dans un seul cœur et un seul esprit, toute leur vie durant, qu’ils soient riches
des visitations de ta grâce éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. «Que ton
règne vienne, «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, «Donne-nous
aujourd’hui notre pain de ce jour, «Pardonne-nous nos offenses «Comme nous
pardonnons à ceux qui nous ont offensé «Et nous soumets pas à la tentation, «mais
délivre nous du mal, «Car c’est à toi qu’appartiennent «Le règne «La puissance «Et la
gloire «Pour les siècles des siècles. Amen».
Puis s’adressant à l’assemblée, le pasteur dit : «En vertu de l’autorité qui m’est
conférée comme pasteur de l’Eglise du christ, je déclare que M. et N. sont maintenant
mari et femme, conformément au commandement de Dieu et à la loi de cet Etat au
nom du père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen».
Puis invitant les deux époux à joindre leurs mains, le Pasteur prononce ces mots :
«Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni». Enfin, le pasteur prononce la
bénédiction suivante : «Que le Seigneur vous bénisse et vous garde le Seigneur fasse
resplendir sur vous sa lumière et vous accorde sa grâce : le Seigneur tourne sa face
vers vous et vous donne la paix, maintenant et toujours dans les siècles des siècles
Amen».
Article 9 : Dans chaque église, tous les pasteurs sont tenus d’utiliser le registre de
mariage fournit par l’Assemblée Générale pour y inscrire les noms des mariés et ce
registre doit faire partie des documents de l’Eglise. Tous les pasteurs doivent
également enregistrer les mariages qu’ils ont célébrés que ce soit dans une église
particulière ou au sein du Consistoire de ressort.
Article 10 : Etant donné que l’église doit veiller sur le ménage chrétien et la
permanence des liens du mariage, et en même temps servir avec sympathie toute
personne ayant échoué dans sa relation chrétienne, les pasteurs qui sont appelés à
remarier les personnes divorcées doivent s’assurer que celles-ci ont fait la pénitence
requise pour le péché ou la faute antérieure, et qu’elles ont l’intention de s’engager
avec l’aide de Dieu, et de son Eglise, dans un mariage fondé sur l’amour, l’honneur,
la tolérance, et la loyauté et qui va durer jusqu’à ce que la mort les sépare. En vue
d’appliquer l’opposition de l’église à un remariage hâtif, le pasteur ne peut célébrer le
remariage d’une personne divorcée qu’au moins un an après la pronon ciation du
divorce sauf sur approbation du Consistoire ou de son représentant légal. Dans
l’intérêt de la communauté chrétienne, il est conseillé aux pasteurs de ne pas unir par
les liens du mariage un membre d’une autre communauté chrétienne si le pasteur sait
qu’un tel mariage est interdit par les lois de l’église à laquelle appartient cette personne
sauf si le pasteur estime que son refus constituerait une injustice.
Article 11 : Etant donné que le mariage confère aux nouveaux mariés la bénédiction
de l’Eglise, sa célébration assigne par conséquent une très lourde responsabilité à
l’Eglise. Dans le cas ou l’interprétation de la loi de l’église prête à confusion, les
pasteurs ont droit à l’aide et aux conseils de leurs frères de la session et du
Consistoire. Pour cette aide et ces conseils, chaque Consistoire peut élire une
commission du mariage chrétien. Lorsqu’un Pasteur demande conseil au Consistoire
concernant la demande d’un mariage où d’un remariage, il est tenu de fournir tous
les papiers et faits relatifs au cas en étude de même que son opinion au Consistoire
ou à son représentant légal qui décidera sur la base des preuves satisfaisantes s’il y a
possibilité de mariage ou remariage conformément à l’esprit et aux enseignements de
notre Seigneur Jésus-Christ. La décision prise par le Consistoire constitue un fait à
enregistrer.
CHAPITRE XIII : DU RITUEL DE LA VISITE DU MALADE
Article premier : Lorsqu’une personne est malade, il lui revient, avant que ses forces
et son bon sens ne le lâchent, d’envoyer chercher un pasteur et de lui faire part avec
prudence de sa situation spirituelle ; ou de le consulter pour les soucis qu’il se fait
pour son âme. Il revient au pasteur de rendre visite au malade, sur la demande de ce
dernier, et de s’appliquer avec tendresse amour à administrer un bien spirituel à son
âme immortelle.
Article 2 : Il dispense un enseignement sur les Ecritures au malade, en lui disant que
sa maladie n’est pas un phénomène terrestre ou un fait du hasard ; mais qu’elle vient
directement du ciel et est envoyée par le Dieu intelligent et saint, soit pour la
pénitence de nos péchés, soit pour nous mettre à l’épreuve, soit pour affermir notre
foi ou pour tout autre but important : par conséquent, les hommes doivent travailler
pour le bien de tous ceux qui tirent de bonnes leçons de la visitation de Dieu sur la
terre, sans mépriser sa main chaste, ni défaillir sous ses reproches.
Article 3 : Si le pasteur trouve que la malade est totalement ignorante, il doit l’instruire
sur la nature de repentir et de la foi et le moyen d’être et en harmonie avec Dieu par
le canal de l’intercession et de l’expiation de Jésus-Christ.
Article 4: Il invite le malade à examiner sa conscience, à rechercher son cœur, et à
revoir les voies qu’ils suivaient en les comparants à la Parole de Dieu. Le Pasteur peut
aider le malade en mentionnant certaines manifestations évidentes et des preuves
d’une piété sincère.
Article 5 : Si la malade fait preuve de scrupules, de doute ou de tentation, le pasteur
est tenu de chercher à dissiper ces doutes et d’instruire ou de guider le malade selon
le cas.
Article 6 : S’il apparaît que le malade est un pécheur stupide, irréfléchi et invétère le
pasteur doit chercher à le sensibiliser, à éveiller sa conscience afin de le convaincre
du caractère diabolique du péché et du danger encouru ; de la malédiction prévue par
la loi ; et de la colère de Dieu pour les pécheurs, l’amener à faire preuve d’humilité et
d’un sens de pénitence pour ses iniquités ; et dire devant lui la plénitude de la grâce
et de la miséricorde de Dieu dans et par le glorieux Rédempteur ; la nécessité absolue
de la foi et du repentir afin que la malade soit intéressé par la faveur de Dieu ou par
l’obtention du bonheur éternel.
Article 7 : S’il apparaît que le malade est doté de bon sens, qu’il est de bonne foi et
qu’il a cherché à servir Dieu en toute honnêteté avec toutefois beaucoup
d’égarements et des faiblesses empreintes de péchés, ou si son esprit est affaibli par
le sens du péché ou par des appréhensions générées par le désir de la grâce divine,
alors il faudra le consoler et l’encourager en exhibant devant lui la liberté et la richesse
de la grâce divine ; la plénitude et la vertu du Christ et des promesses de l’Evangile.
Article 8 : Le Pasteur doit chercher à épargner le malade de toute promesse sans
fondement en ce qui concerne la miséricorde de Dieu, sans une union vitale avec
Christ, et de toute peur irraisonnable de la mort, et des découragements ; de la
présomption de sa propre bonté et de son propre mérite d’une part , et du désespoir
de ne jamais obtenir la miséricorde et la grâce de dieu par Jésus-Christ, d’une part.
Article 9 : En un mot, il revient au pasteur de fournir au malade instruction,
conviction, soutien, consolation ou encouragement selon le cas. A un moment
opportun, lorsqu’il retrouve son calme, le pasteur doit prier avec lui et pour lui.
Article 10 : Enfin, le pasteur peut rehausser cette occasion en exhortant ceux qui
entourent le malade à méditer sur leur moralité ; de se tourner vers Dieu et de faire
la paix avec lui, dans les moments de santé pour se préparer à la maladie, à la mort et
au jugement.
CHAPITRE XIV : DE L’ENTERREMENT DES MORTS
Article premier : Lorsqu’une personne passe de vie à trépas, que son corps soit
manipulé d’une manière décente, et qu’il soit conservé à temps opportun et
convenablement avec l’enterrement.
Article 2 : Lorsqu’arrive le moment des funérailles, que le corps soit décemment
amené à la tombe et inhume. A cette occasion solennelle, que tous ceux qui assistent
se conduisent avec toute la solennité qu’appelle cette cérémonie ; et s’appliquent à
une méditation ou une conversation sérieuse et le pasteur, s’il est présent, les exhorte
à méditer sur la vanité de la vie et l’importance d’être préparé à la mort et à l’éternité.
CHAPITRE XV : DU JEUNE ET DE L’OBSERVATION DES JOURS
D’ACTIONS DE GRACE
Article premier : L’évangile ne recommande pas qu’un jour soit réservé comme saint
excepté le jour du Seigneur qui est le sabbat chrétien.
Article 2 : Toutefois, observer les jours de jeûne et d’actions de grâce comme exercice
de la providence divine, représente à notre avis un acte scripturaire et rationnel.
Article 3 : Les jours de jeûne et d’actions de grâce peuvent être observés par chaque
chrétien, ou chaque famille en privé, par des communautés particulières, par un
certain nombre de communauté voisine, par des communautés relevant d’un même
Consistoire, ou du même Synode, ou par des communautés de notre Eglise.
Article 4 : Il convient de laisser à chaque chrétien et chaque famille le pouvoir
discrétionnaire de fixer le jour qu’il/elle consacre au jeûne ou aux actions de grâce,
et chaque session de l’Eglise celui de décider pour les communautés particulières, et
aux Consistoires ou aux Synodes celui de fixer pour des districts plus larges. Lorsqu’il
est jugé utile d’organiser un jeûne ou une cérémonie d’action de grâce générale, la
proposition est soumise à l’approbation du Synode ou de l’Assemblée Générale. Et
si à un moment, le pouvoir civil juge convenable d’organiser le jeûne ou des actions
de grâce, il incombe aux pasteurs et aux fidèles de notre communion de les observer.
Article 5 : Une annonce est faite à un moment convenable ayant le jour du jeûne ou
d’actions de grâce afin que les fidèles organisent leurs affaires temporelles de manière
à remplir convenablement les devoirs qu’appelait cette cérémonie.
Article 6 : Ce jour doit être marqué par un culte public et que des prières soient dites,
des cantiques chantés, des parties de l’évangile lues et des sermons prononcés d’une
manière tout à fait spéciale et adaptée à l’occasion.
Article 7 Les jours de jeûne, que le pasteur rappelle l’autorité et des providences qui
ont conduit à l’observation de ces jours, et qu’il passe plus de temps que d’habitude
à la prière solennelle, notamment à la confession de péchés surtout les péchés du
jour, et leurs implications qui ont entraîné les jugements célestes. Et que les chrétiens
passent ladite journée dans une profonde humiliation et des lamentations devant
Dieu.
Article 8 : Les jours d’actions de grâce, le Pasteur rappelle l’autorité et les providences
qui ont conduit à l’observation de ces jours et il passe plus de temps que d’habitude
à l’action de grâce approprié pour l’occasion, à chanter des psaumes et des cantiques.
Il revient aux hommes en ces jours de se réjouir de tout cœur des bontés divines,
mais que la méfiance soit associée à la gaieté afin d’éviter des excès et de la légèreté
qui l’accompagnent.
CHAPITRE XVI : DU CULTE PRIVE ET FAMILIAL
Article premier : A côté du culte public célébré au sein des communautés, il est
indispensable que chaque personne, seule, et en privé prie et loue Dieu.
Article 2 : Le culte privé est manifestement celui qui est le plus recommandé par
notre Dieu. A cet égard, chacun de nous, en privé doit consacrer quelque temps à la
prière, à la lecture des Saintes Ecritures à une méditation sainte et à une profonde
introspection.
Article 3 : Le culte familial qui doit se dérouler au sein de chaque famille généralement
le matin et le soir, comprend la prière, la lecture des écritures et le chant des cantiques.
Article 4 : Le chef de famille, qui conduit cet office, doit s’assurer que tous les
membres de sa maison sont dûment présents, et que personnes ne se soustrait
inutilement à une étape du culte familial, et que tout le monde abandonne ses
occupations quotidiennes lors de la lecture des écritures et la suit avec solennité, ainsi
que lors de la prière et du chant des cantiques.
Article 5 : Que le chef de famille prend soin d’enseigner les principes de la religion à
leurs servants. Toute bonne occasion doit être saisie pour conduire cette instruction.
Nous estimons cependant que les soirées du jour du sabbat après le culte public,
doivent être consacrées à cette activité. Par conséquent, nous désapprouvons
vivement les visites privées inutiles que l’on rend le jour du Seigneur ; l’admission des
étrangers dans les familles sauf lorsqu’elle est dictée par une nécessité ou un acte de
charité ; ou tout autre pratique quel que soit le prétexte invoqué à sa faveur ; si elle
est en contradiction avec le devoir important et nécessaire sus mentionné.