Introduction Generale
Introduction Generale
Introduction générale
Introduction générale
Au cours des dernières décennies, les réseaux sans fil se sont développés de façon fulgurante
avec l'introduction des smartphones, ce qui a encore accru la demande des abonnés pour plus de
bande passante. Les opérateurs sont contraints d'optimiser constamment leurs réseaux afin de
garantir la meilleure qualité de service possible à l'utilisateur.
Un tel nombre d'utilisateurs demandant plus de ressources radio nécessite une bonne
planification et un bon dimensionnement de la capacité des réseaux déployés. En effet, un problème
de capacité signifie une congestion du réseau, ce qui implique une mauvaise qualité de service pour
l'utilisateur final. Par conséquent, nous nous sommes retrouvés face à des problèmes de congestion
dus à de multiples raisons et paramètres. Pour ce faire, nous avons songé à optimiser la qualité de
service pour les utilisateurs par la détection des problèmes de congestion les plus fréquents.
Par ailleurs, les systèmes cellulaires actuels nécessitent une configuration et une gestion
manuelle des réseaux, ce qui est coûteux, long et source d'erreurs en raison de l'augmentation
exponentielle du nombre d'utilisateurs et de nœuds mobiles. Cela nous amène à introduire
l'automatisation pour une gestion optimale du réseau avec une intervention humaine minimale. Cela
devrait permettre de fournir à l'utilisateur final une meilleure qualité de service tout en réduisant les
problèmes de capacité et de congestion.
L'objectif de ce travail est de faciliter les tâches de détection et de résolution des difficultés
déjà mentionnés en créant un programme qui traitera ces problèmes sous forme de modules, chacun
ayant sa propre fonction pour éviter que ce processus ne soit manuel. Pour atteindre cet objectif,
nous présentons notre travail en quatre chapitres :
Le premier chapitre consiste en une introduction aux réseaux cellulaires et une étude plus
détaillée sur le réseau LTE.
Le deuxième chapitre présente la partie optimisation d'un réseau LTE en introduisant les
notions fondamentales pour la compréhension de notre travail.
Le troisième chapitre est consacré à l'automatisation des notions vues dans les chapitres un et
deux et à l'explication détaillée du programme et de ses modules.
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Introduction générale
Le dernier chapitre illustre les résultats obtenus par l'application du programme sur une base
de données du réseau LTE ainsi que la discussion de ces derniers.
Enfin, ce mémoire se termine par une conclusion générale qui résume les résultats de notre
travail.
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CHAPITRE I : Généralités sur les
réseaux cellulaires et introduction au
réseau LTE
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
LTE
I.1. Introduction
Le réseau mobile est un système de communication sans support matériel, conçu pour assurer
la communication entre les utilisateurs mobiles. Ce dernier a subi un long parcours de changements
et d’améliorations de technologies; plusieurs générations sont nées telles que la 1G,2G,3G,4G et
prochainement la 5G, offrant un excellent débit qui continue d'augmenter à mesure que la bande
passante devient de plus en plus large ce qui inclus une plus grande capacité.
Dans ce chapitre, nous allons dans un premier lieu présenter brièvement l’évolution des
réseaux cellulaires, plus spécifiquement la GSM, GPRS/EDGE, UMTS et le HSPA. Puis nous
allons introduire des notions fondamentales sur le réseau LTE qui seront la base pour la suite de
notre travail.
Au fil du temps, l'utilisation de la téléphonie mobile est devenue de plus en plus populaire et
l'idée de diviser le réseau en cellules plus nombreuses et plus petites permet une plus grande
capacité pour plus d'utilisateurs et une mobilité totale du trafic. A partir de ce concept initial,
plusieurs systèmes cellulaires ont été développés au fil du temps dans différentes régions du monde.
Et c’est pour ce faire qu’on distingue différents types de cellules : Macro (cellule à grande
couverture), micro (cellule à couverture moyenne), pico (petite cellule de quelque dizaine de
mètres).
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
I.3.1. 3GPP
3GPP est un acronyme pour 3rd Generation Partnership Project. Il s’agit d’une entité
comprenant plusieurs organismes régionaux d’élaboration de normes ayant pour but de développer
des standards de communication sans fil globaux, notamment les normes de la famille GSM (Global
System for Mobile communications). L’intérêt étant de faciliter et de réduire le coût de
développement des équipements et des terminaux de communication, en plus de permettre aux
clients de voyager n’importe où tout en gardant l’accès aux services sans fil [1]. Le tableau I.1
illustre l’évolution des systèmes 3GPP :
Génération
Caractéristiques 2G 3G 4G 5G
Version 3GPP
97 et 98 99 et 5à8 (8 et 9) et (10à14) 15 et 16
(Release)
voix+SM voix+data+multimé voix+data+multimé voix+data+multimé
Services
S +data dia dia dia
Débit indicatif
384/64
(théorique/pratique) 42/10 Mbps 1Gbps/50Mbps 10Gbits
kbps
en bits/s
TDMA
Technique d'acces W-CDMA OFDM MC-CDMA CDMA BDMA
CDMA
I.3.2. GSM
Le GSM est une technologie de communication cellulaire développée par la Standards
Association ETSI Telecom (European Telecommunications Standards Institute) en 1982, Et il est
devenu public en 1991. En tant que technologie de deuxième génération, il est toujours La
technologie sans fil la plus utilisée dans le monde aujourd'hui. Le réseau GSM fournit divers
services, Cela comprend les appels téléphoniques, les messages texte, la messagerie vocale, les
conférences téléphoniques et Interopérabilité avec le réseau téléphonique fixe RTC (Réseau
Téléphonique Commuté).
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Les périphériques matériels qui composent le réseau sont : BTS (base station transmission
station), BSC (base station Station Controller) constitue BSS (Base Station Subsystem) et MSC
(Mobile Centre de commutation de services), VLR (registre de localisation des visiteurs), HLR
(registre de localisation de domicile), EIR (Device Identity Registration) et AuC (Authentication
Center) du formulaire NSS (Network sous-système).
I.3.3. GPRS
Le réseau GPRS (General Packet Radio Service) communément appelé 2,5G ou 2G+, offre
une amélioration notable en matière de débit par rapport à la 2G . En effet, cette évolution permet
d’allouer un même time slot à plusieurs utilisateurs et plusieurs time slot à un utilisateur. Aussi,
cette technologie a apporté la possibilité d’interconnexion avec Internet via une infrastructure IP
(Internet Protocol).
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
I.3.4. EDGE
Evolution du GPRS, le réseau EDGE (Enhanced Data Rates for GSM Evolution), aussi appelé
2,75G a permis d'assurer la transition entre la 2G et la 3G, il a été développé dans le but d'optimiser
la partie radio du réseau mobile au niveau des données et d'améliorer les débits de téléchargements.
Ceci en ajoutant le nœud : GGSN (Gateway GPRS Support Node) équivalent du GMSC (passerelle)
dans le réseau GSM.
I.3.5. UMTS
La 3G, ou UMTS (Universal Mobile Télécommunications System), marque le passage des
systèmes de téléphonie à des systèmes tournés vers des services multimédia. L’objectif est de
débrider les débits pour enfin avoir une expérience d’Internet en mobilité similaire à celle de
l’Internet fixe.
Le réseau d’accès radio est désormais appelé UTRAN (UMTS Terrestrial Radio Access
Network). L’UTRAN est composé :
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Access) pour l’amélioration des performances obtenues en UMTS, permettant d'atteindre Haut débit
de haut en bas.
En tant que technologie cellulaire de génération 3.5G, HSPA représente la transition des
réseaux UMTS au réseau LTE de 4em génération.
1.3.7. LTE
Le LTE (Long Term Evolution) ou E-UTRAN (Evolved Universal Terrestrial Access
Network), introduit dans la 3GPP R8, est la partie accès de l'Evolved Packet System (EPS). Les
principales exigences pour le nouveau réseau d'accès sont une efficacité spectrale élevée, des débits
de données de pointe élevés, un temps d'aller-retour court ainsi qu'une flexibilité en termes de
fréquence et de bande passante.[3]
Le LTE est principalement associé au réseau d'accès radio (RAN). L'eNodeB (eNB) est le
composant du réseau RAN LTE. Le RAN LTE fournit la liaison radio physique entre l'équipement
utilisateur (UE) et le réseau central évolué en mode paquet.
Les spécifications de l'évolution de l'architecture du système (SAE) définissent un nouveau
réseau central, appelé réseau central de paquets évolué (EPC), comprenant toutes les architectures
de réseau du protocole Internet (IP).
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Le réseau LTE est donc constitué de deux parties : une partie radio (eUTRAN) et un cœur de
réseau « EPC » (Evolved Packet Core).
Le RAN se compose donc des eNode B, d’antennes locales ou distantes, de liaisons en fibres
optiques vers les antennes locales ou distantes (liaisons CPRI) et des liaisons IP reliant les eNode B
entre eux (liens X2) et avec le cœur de réseau (liens S1) via un réseau de backhaul.
NodeB évolué (eNB) : Fournit l'interface radio LTE aux UE, l'eNB termine le plan
utilisateur (PDCP/RLC). Utilisateur (PDCP/RLC/MAC/L1) et les protocoles du plan
de contrôle (RRC). Entre autres choses, elle assure la gestion des ressources radio et la
mobilité intra-LTE pour le système d'accès évolué.
A l'interface S1 vers l'EPC, l'eNB termine le plan de contrôle (S1AP) et le plan utilisateur
(GTP-U). [5]
L’EPC LTE ou (Evolved Packet Core) utilise des technologies «full IP», il permet
l’interconnexion via des routeurs avec les eNodeB distants.
L’EPC se compose principalement des équipements suivants :
Les MMEs qui gèrent la signalisation (plan de contrôle) et donnent l’accès aux bases
de données (Les MMEs peuvent être assimilés à une « mémoire cache » régionale du
HSS).
Les HSS (Home Subscriber Server), ayant un rôle similaire au HLR (base de données
centralisée contenant les identifiants et les droits des abonnés) avec des fonctionnalités
supplémentaires.
Les PGW (Packet Gateway), qui servent d’interfaces entre le réseau cœur de
l’opérateur (EPC) et Internet.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
- L’interface X2 est une interface logique. Elle est introduite dans le but de
permettre aux eNodeBs d’échanger des informations de signalisation durant le
Handover ou la signalisation, sans faire intervenir le réseau coeur. L'eNodeB est
relié au coeur du réseau à travers l'interface S1.
- L’interface Uu est l'interface radio qui relie les UE aux eNodeBs. Il gère tous
les messages de signalisation entre l'eNodeB et le MME ainsi que le trafic de
données entre l'UE et le S-GW.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Ceux utilisés pour acheminer les données utilisateurs (vidéo, mails, …). On parle de
plan de données (Data Plane) : SGW, PGW.
Ceux utilisés pour gérer les données de contrôle propres au fonctionnement du réseau
mobile 4G (identification de l’utilisateur, sécurité, services souscrits…) On parle de
plan de contrôle (Control Plane) : HSS, MME,
Ce découplage du plan de données et plan de contrôle va permettre de faire évoluer chacun au
rythme de ses besoins. Le plan de données va surtout évoluer pour suivre les capacités de données à
acheminer, alors que le plan de contrôle va évoluer pour l’ajout de nouvelles fonctionnalités au sein
du réseau. Cela permet de gérer le « scaling » et la consolidation de manière différente sur chacun
des deux plans.
• Largeur de bande
E-UTRAN doit pouvoir opérer dans des allocations de bande de fréquence de différentes
tailles incluant 1.25, 2.5, 5, 10, 15 et 20MHz. LTE supporte FDD et TDD.
• Interfonctionnement avec la 3G
Le handover entre E-UTRAN (LTE) et UTRAN (3G) doit être réalisé en moins de 300 ms
pour les services temps-réel et 500 ms pour les services non temps-réel. Il est clair qu’au début du
déploiement de la LTE peu de zones seront couvertes. Il s’agira pour l’opérateur de s’assurer que le
handover entre LTE et la 2G/3G est toujours possible.
• Latence
1. Latence plan de contrôle
L’objectif fixé pour le LTE est d’améliorer la latence du plan de contrôle par rapport à
l’UMTS, via un temps de transition inférieur à 100 ms entre un état de veille de l’UE et un état actif
autorisant l’établissement du plan usager.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
latence du plan usager correspond au délai de transmission d’un paquet IP au sein du réseau
d’accès. Le LTE vise une latence du plan usager inférieure à 5 ms dans des conditions de faible
charge du réseau et pour des paquets IP de petite taille.
• L’agilité en fréquence
Le LTE doit pouvoir opérer sur des porteuses de différentes largeurs afin de s’adapter à des
allocations spectrales variées. Les largeurs de bande initialement requises ont par la suite été
modifiées pour devenir les suivantes : 1,4 MHz, 3 MHz, 5 MHz, 10 MHz, 15 MHz et 20 MHz 10
dans les sens montant et descendant. Notons que le débit crête est proportionnel à la largeur de
bande. Les modes de duplexage FDD et TDD doivent être pris en charge pour toutes ces largeurs de
bande.
• Connexion permanente
Principe des accès haut débit où la connectivité est permanente pour l’accès à Internet. Même
si la connexion est permanente au niveau du réseau, il est nécessaire pour le terminal de passer de
l’état IDLE à l’état ACTIF lorsqu’il s’agira d’envoyer ou recevoir du trafic. Ce changement d’état
s’opère en moins de 100 ms. Le réseau pourra recevoir le trafic de tout terminal rattaché puisque ce
dernier dispose d’une adresse IP, mettre en mémoire ce trafic, réaliser l’opération de paging afin de
localiser le terminal et lui demander de réserver des ressources afin de pouvoir lui relayer son trafic.
• Mobilité
En LTE, le handover pourra s’effectuer dans des conditions où l’usager se déplace à grande
vitesse (120 à 350km/h). La LTE ne permet que le hard handover et non pas le soft handover
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Cette technique permet une meilleure protection contre le fading car si ce dernier touche une
fréquence toutes les données de l'utilisateur seront perdues, par contre avec l'OFDMA seule une
petite partie sera affectée. Cependant, le problème du PAPR (qui indique le rapport entre la
puissance de crête et la puissance moyenne de l'OFDM) se pose toujours, c'est pourquoi l'OFDMA
n'est utilisé que dans la liaison descendante, car l'eNodeB a suffisamment de puissance pour
transmettre alors que le terminal utilisateur (UE) a une autonomie limitée , ce qui a poussé le 3GPP
à utiliser une méthode d'accès différente pour la liaison montante : le SC-FDMA.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
La différence majeure entre elles, réside dans le fait que l’OFDMA est une technique de
transmission multi-porteuse tandis que la SC-FDMA est une technique mono-porteuse.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Variantes/Modes
Il existe plusieurs implémentations de MIMO qui diffèrent par la façon dont les données sont
envoyées et par le nombre d'antennes utilisées au niveau de l'émetteur ou du récepteur.
2x2
4x4 (R8/9)
8x8 (R10)
Principes :
Les technologies MIMO utilisent des réseaux d'antennes à l'émission et/ou à la réception afin
d'améliorer la qualité du rapport signal sur bruit (SNR) et / ou le débit de transmission. Cela permet
aussi de pouvoir diminuer le niveau d'émission des signaux radio afin de réduire la pollution
électromagnétique environnante, mais aussi de prolonger l'autonomie des batteries dans le cas d'un
télé[Link] peut considérer trois catégories principales de MIMO :
• la diversité spatiale MIMO : Transmission simultanée d’un même message par multiples
antennes d’émission. Les signaux reçus par chaque antenne réceptrice sont alors remis en phase et
sommés de façon cohérente. Il existe une version simplifié qui utilise que le meilleur signal reçu
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
d’une antenne. Ceci permet d’améliorer le SNR de la transmission grâce au gain de diversité ainsi
que compenser l'évanouissement du signal, diminuer le BER sans pour autant modifier la puissance
du signal de réception. Pour que cette technique soit efficace, il faut que les sous-canaux MIMO
soient indépendants les uns des autres c’est-à-dire décarrelés.
L’AMC (Adaptive Modulation and Coding) sont utilisés pour augmenter la capacité du réseau
ou les débits de données en liaison descendante. Grâce au retour d'informations sur la station de
canal du récepteur mobile à l'émetteur de la station de base.
La modulation et le codage adaptatifs peuvent être appliqués pour s'adapter à la condition des
canaux mobiles sans fil afin d'augmenter l'efficacité spectrale sans augmenter le taux d'erreur
binaire dans les canaux bruyants.
Le codage d'une séquence de bits sur le signal porteur est obtenu en ajustant ses paramètres,
c'est ce qu'on appelle la modulation. On distingue quatre schémas de modulation dans le LTE :
BPSK : un bit est envoyé à la fois, en utilisant deux symboles qui peuvent être
interprétés soit comme des phases initiales de 0 et 180◦ ou comme des amplitudes de
signal de +1 et -1.
QPSK : Les symboles ont la même amplitude et ont des phases initiales de 45◦,
135◦, 225◦, et 315◦ qui correspondent respectivement aux combinaisons de bits 00, 10,
11, et 01.
16-QAM : quatre bits sont envoyés à la fois en utilisant 16 symboles ayant des
amplitudes et des phases différentes.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
64-QAM : six bits sont envoyés à la fois en utilisant 64 symboles qui ont des
amplitudes et des phases différentes.
A noter que :
I.4.6. HARQ
I.4.6.1. ARQ
L’Automatic Repeat reQuest ou ARQ est une méthode de contrôle d'erreur pour la
transmission de données. Elle utilise des acquittements et des timeouts pour parvenir à une
transmission efficace de l'information.
• Un acquittement est un message envoyé par le récepteur vers l'émetteur afin de lui montrer
que la trame (ou le paquet) de données émise a été correctement reçue.
• Un timeout est un instant précis situé après l'instant d'émission et dont l'écart avec ce dernier
est égal à une durée spécifique ; si l'émetteur ne reçoit pas d'acquittement avant le timeout, il
retransmet la trame ou le paquet jusqu'à recevoir un acquittement ou dépasser un nombre prédéfini
de retransmissions.[8]
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
mauvais paquet et l'expéditeur doit retransmettre le paquet. La procédure ARQ est illustrée ci-
dessous :
[Link]. HARQ
Le Hybrid ARQ (HARQ) est une variante de l'ARQ possédant de meilleures performances, en
particulier lors des transmissions sans fil, au prix d'une complexité accrue.
C’est une technologie qui permet la transmission fiable de données sur un canal de
communication qui peut engendrer des erreurs de transmission. Elle combine les principes de la
retransmission, Automatic Repeat Request (ARQ), et de la correction d'erreurs, Forward Error
Correction (FEC). [8]
Le soft combining est une technique de correction d'erreur dans laquelle les mauvais paquets
ne sont pas rejetés mais stockés dans un tampon. L'idée de base est que 2 ou plusieurs paquets reçus
avec des informations insuffisantes peuvent être combinés ensemble de manière à ce que le signal
total puisse être décodé. La procédure HARQ est la suivante :
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
HARQ est utilisé dans la téléphonie mobile, par exemple en 3G HSDPA et HSPA+ et plus
récemment dans les réseaux mobiles LTE associé à des turbos codes pour la correction d'erreurs.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Un canal logique est caractérisé par le type d'information qu'il transporte, et non pas par
comment ces données vont être véhiculées.
Il existe 2 types de canaux logiques qui permettent de scinder/ véhiculer les informations de 2
grands types distincts, les informations dit du plan de contrôle et les informations dit du plan usage.
Les informations du plan de contrôle sont toutes les informations échangées par réseau
d'accès (interne, vers le mobile ou vers le coeur de réseau) permettant son fonctionnement propre
(authentifier un mobile, établir un appel etc...).
Les informations du plan usager sont toutes les informations échangées par l'usager via le
réseau d'accès. Les canaux logiques fournis par la couche MAC sont :
BCCH (Broadcast Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de diffuser les informations de base d'une cellule permettant l'accès, comme son
identifiant, la largeur de bande à utiliser, la liste des cellules voisines LTE 3G ou GSM
etc...
PCCH (Paging Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet de
diffuser des notifications d'appel. Lorsque que quelqu'un cherche à joindre un mobile,
un message de paging par le coeur de réseau vers le réseau d'accès. Toutes les cellules
de la zone à laquelle le mobile est supposé appartenir vont alors diffuser l'information
qu'on cherche à le joindre. Ce type d'information transite donc par ce canal logique.
CCCH (Common Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de véhiculer toute la signalisation d'appel quand un canal dédié au mobile n'existe pas.
Toute la messagerie du début d'un scénario d'appel passe par ce canal.
DCCH (Dedicated Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de véhiculer toute la signalisation d'appel quand un canal dédié au mobile existe. Par
exemple, le reconfiguration d'une connection ou un handover se font en utilisant ce
canal.
DTCH (Dedicated Traffic CHannel) : c'est un canal logique du plan usager qui
permet de véhiculer toutes les informations usager. Par exemple, si vous être en train
de regarder une vidéo, c'est par ce canal que les informations vont transiter.
I.4.8.2. Les canaux de transport
Les canaux de transport définissent comment et avec quel type de caractéristiques les données
sont transférées à la couche physique. Les données et les messages de signalisation sont transportés
sur des canaux de transport entre le MAC et la couche physique.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
MCH (Multicast Channel) : Ce canal de transport est utilisé pour transmettre les
informations MCCH afin d'établir des transmissions multicast. Ce canal est mappé sur
le canal physique de multidiffusion (PMCH) et est essentiellement utilisé pour les
services MBMS.
[Link].2. Canaux de transport de la liaison montante : Le LTE dispose de deux canaux :
Le canal physique est un canal de la couche physique qui fournit le moyen de transmettre par
radio les données issues de la couche transport. il va donc correspondre à un sous ensemble
constitué d'éléments de la ressource radio disponible. Généralement, on lui associe certaines
caractéristiques radios particulières.
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Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
21
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
SI : Les informations système sont essentielles et sont diffusées par l'eNB LTE sur le canal
logique BCCH. Ces informations de canal logique sont ensuite transportées sur le canal de transport
BCH ou transportées par DL-SCH.
I.4.9.1 La partie statique est appelée MIB et est transmise par BCH et transportée par
PBCH une fois toutes les 40 ms. Le MIB contient des informations utiles, notamment la largeur de
bande du canal, les détails de configuration du PHICH, la puissance d'émission, le nombre
d'antennes et les informations de programmation du SIB transmises avec d'autres informations sur
le DL-SCH.
I.4.9.2 La partie dynamique est appelée SIB et est mappée sur les messages SI RRC (SI-1,
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) sur DL-SCH et transmise en utilisant PDSCH à intervalles périodiques.
Le SI-1 est transmis toutes les 80 ms, le SI-2 toutes les 160 ms et le SI-3 toutes les 320 ms.[9]et [8]
L'unité de mesure dans un réseau LTE est définit par trames LTE. Ces trames sont composées
de plusieurs blocs de ressources, selon la bande de fréquence utilisée.
Il existe deux structures de trames pour la synchronisation entre l’eNodeB et l’UE. Ces
structures diffèrent entre les modes de duplexage TDD et FDD :
En mode FDD, les voies montantes et descendantes opèrent sur deux fréquences porteuses
séparées par une bande de garde.
22
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
Une trame LTE dure 10ms. Elle est découpée en 10 sous trames d’une durée de 1ms. Chaque
sous trame est divisée en deux slots de 0,5ms. Un time slot dure donc 0,5ms, durée pendant laquelle
est transmis 7 symboles par bande OFDM. Or, nous avons vu qu’il y avait 12 sous porteuses. Par
conséquent, 7 symboles*12 porteuses=84 symboles sont transmis en 0,5ms, ce temps représente un
bloc de ressources.
En mode TDD, les voies montantes et descendantes opèrent sur une même fréquence.
Les stations de base LTE permettent l’accès simultané de plusieurs centaines d’abonnés actifs
à chaque cellule du réseau mobile, en utilisant à la fois les multiplexages en fréquence (FDMA) et
temporel (TDMA), en émission et en réception pour partager la ressource radio entre les
utilisateurs. L’unité de base attribuée à un abonné est le « Resource Block » RB.
Le bloc de ressource RB est le plus petit élément qui constitue les ressources physiques en LTE, il
est composé par des éléments de ressource RE et est constitué de 12 sous porteuses de fréquence
consécutives et orthogonal, de largeurs de 15KHz et de 7 symboles temporels ayant une durée totale
23
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE
de 0.5ms. Un nombre variable de bloc ressource peut être attribué chaque seconde à un même
terminal mobile en fonction du débit qu’il requiert et des ressources radio disponibles. La figure
I.15 schématise le concept des ressources bloc :
I.5. Conclusion
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CHAPITRE II : Optimisation d’un
réseau LTE
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
II.1. Introduction
Le LTE (Long Term Evolution) fournit une mobilité mondiale et une large gamme de services
incluant la voix, les données et la vidéo pour les abonnés, ainsi que de nouvelles sources de revenus
et des économies pour les opérateurs. Cependant, afin d'obtenir une meilleure performance et une
efficacité accrue du réseau LTE, le fonctionnement de ce dernier nécessite d'être surveillé et
optimisé en permanence.
Dans ce deuxième chapitre, nous traiterons des notions d’optimisation, de qualité de service,
de capacité et de congestion d’un réseau LTE, tout en présentant les paramètres principaux influant
sur la capacité en se basant sur les KPIs majeur de cette dernière tels que : l’intégrité, la
disponibilité et la mobilité. Des notions d’overshooting et de répartition des charges auront un rôle à
tenir dans la suite de notre travail.
Afin de satisfaire au mieux leurs clients, les opérateurs s'efforcent d'assurer la continuité de
services fournis avec la meilleure qualité.
Une fois le réseau actif, l’opérateur doit veiller sur son bon fonctionnement. Il est nécessaire de
surveiller la qualité de service et d'adapter le réseau aux diverses fluctuations afin d'améliorer et
d'étendre le réseau. Par conséquent, les objectifs d'optimisation sont résumés comme suit :
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Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
L'optimisation du réseau sans fil fait référence à l'amélioration des performances du réseau
d'accès via les méthodes suivantes Utiliser les ressources existantes. Il s'agit d'un processus à travers
les étapes suivantes :
Collecte et vérification des données : via des tests de conduite, des statistiques de
trafic et Les plaintes des clients;
II.2.2.A. Pré-optimisation
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Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
II.2.2.A.1. Réglage initial : Les principales activités de cette étape sont le test de
fonctionnalité de cellule unique (SCFT) basé sur un test statique ainsi que des tests
d'entraînement pour vérifier les paramètres LTE pour chaque cellule unique d'un site
LTE, c'est-à-dire RSRP, RSRQ, SINR, débit maximal ou débit de données, temps
d'interruption du handover, latence du ping, etc. Ainsi tous les problèmes liés aux
paramètres ou aux seuils KPI doivent être résolus lors de l'optimisation initiale.
II.2.2.A.2. Réglage du cluster : Une fois que le SCFT pour chaque cellule du
réseau a été effectué jusqu'au niveau souhaité de QOS, les sites/eNodeB sont
regroupés en clusters. L'objectif de l'optimisation au niveau des clusters est de
vérifier toutes les routes importantes (les routes de transit, l’autoroute...) afin
d'obtenir un niveau optimal de performances LTE au sein de ces clusters.
II.2.2.B. L’optimisation continue
Elle fait partie intégrante du fonctionnement du réseau en particulier de nos jours où les
réseaux évoluent continuellement, elle consiste en un processus cyclique basé sur la récupération et
l’analyse des données.
La Qualité de Service (QoS) est la capacité à transmettre un certain nombre de paquets dans
de bonnes conditions et dans la connexion entre l'émetteur et le récepteur. Elle peut s'exprimer en
plusieurs termes, tels que : disponibilité, débit, délais de transmission et taux de perte de paquets.
Par conséquent, la qualité de service est définie comme l'effet global de la performance du service,
qui détermine le degré de satisfaction de l'utilisateur avec le service.
27
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Le but de la QoS est donc d’optimiser les ressources du réseau et de garantir de bonnes
performances aux applications. La qualité de service sur les réseaux permet d’offrir aux utilisateurs
des débits et des temps de réponse différenciés par application suivant les protocoles mis en œuvre
au niveau de la couche réseau. [13]
La perte de paquets (packet loss) : Elle correspond aux octets perdus lors de la
transmission des paquets. Elle s'exprime en taux de perte. Elle correspond au
nombre de paquets de donnés qui n’ont pas étaient reçu par la destination lors d’une
communication. Cela peut être causé par plusieurs facteurs, la plupart du temps due
à un encombrement du réseau. [13]
Le délai de transit (la latence) : La latence peut être définie comme le délai entre la
cause et l'effet d'un changement physique dans le système observé. D'un point de
vue technique, nous pouvons dire que la latence est le temps mis par un bit pour
aller de l'émetteur au récepteur ou à la destination. C’est la capacité à réagir
rapidement à des demandes d’utilisateurs ou de services. [14]
II.4. la capacité
Etant donné que l’amélioration du QoS est la priorité de tous les opérateurs, la vérification et
l’optimisation en continue de cette dernière est un atout majeur. En effet, pour satisfaire les trafics
des abonnées dans une zone donnée, une étude de dimensionnement de capacité est nécessaire afin
de déterminer le nombre de sites tout en assurant une bonne qualité de service en termes de débit.
Une bonne capacité signifie une qualité de service optimale assurée.
Il existe de multiples paramètres qui peuvent affecter la qualité de la capacité au sein d’un
réseau LTE, nous allons donc nous intéresser qu’aux paramètres principaux qu’il faut aux
ingénieurs vérifier en premier lieu lors de la rencontre des problèmes de congestion, et ce sont ces
28
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
mêmes paramètres que nous allons utiliser dans notre cas d’étude pour vérifier et corriger les
problèmes de congestion :
Le débit de cellule
Nombre d’utilisateurs
La disponibilité (availability)
La capacité de cellule représente un débit de trafic estimé lorsque toutes les ressources
disponibles sont censées être pleinement utilisées dans la cellule. La capacité de la cellule est
calculée à partir du débit binaire moyen divisé par le degré moyen d'utilisation, où le degré
d'utilisation indique combien de PRB sont utilisés parmi les PRB disponibles.
Si le facteur d’utilisation de PRB (PRB Usage %) est compris entre 85% et 97% ceci est
synonyme de haut trafic dans la cellule, Il y a deux raisons principales pour l’utilisation élevée des
PRB :
1- La demande des utilisateurs (UEs).
2- Mauvaises conditions RF.
1. Le (PRB Usage %) devrait être en corrélation avec le Nombre maximum d’utilisateurs c’est-à-
dire quand :
- PRB Usage % élevé et un faible Nombre d’utilisateurs Les UE en service
bénéficient d'un débit presque très satisfaisant par rapport au signal 4G LTE.
- PRB Usage % élevé et Nombre d’utilisateurs élevé Les UE en service ont une
expérience de débit insatisfaisante/mauvaise.
2. PRB Usage % et l’efficacité spectrale :
- PRB Usage % élevé et une faible efficacité spectral en DL les UEs consomment
plus de PRB à cause du mauvais DL-SNR, DL-CQI et DL-MSC, d’où un PRB
Usage % élevé et une latence en DL élevée. Mauvais débit DL dû au mauvais
CQI dû à de mauvais signaux de chevauchement/overshooting du PSRP/PSRQ, ce
qui demande des interventions ou actions physiques pour l’amélioration du débit.
- PRB Usage % élevé et une efficacité spectrale en DL élevée les UEs sont des
utilisateurs cell-centre avec de bons DL-SNR, DL-CQI et DL-MCS, donc une
utilisation élevée de PRB et une latence faible/moyenne du DL Mauvais débit
29
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
DL en raison d’un mauvais CQI dû à une charge élevée, ce qui nécessite une
augmentation de la bande passante ou des actions d’offload (décharge).
Congestion
Il existe multiples paramètres qui peuvent affecter la capacité dans une cellule et entrainer une
congestion au sein de cette dernière. A noter que la congestion est synonyme d’un PRB Usage %
élevé avec un faible Débit qui peut être dû à un grand nombre d’utilisateurs dans la même cellule ou
un nombre d’utilisateurs faible mais utilisant des services à haut trafic comme le téléchargement.
Une faible capacité (détérioration des paramètres cités en dessus) entraine toujours des
problèmes de congestion et de latence au sein du réseau et donc une dégradation significative de la
qualité de service fournie à l’utilisateur. Et c’est dans ce cadre que portera notre travail.
Débit de la cellule
Le débit de cellule est une moyenne sur les débits de tous les utilisateurs dans la cellule. Chaque
opérateur a sa valeur minimale de débit et généralement elle est à 2Mbit/s pour chaque cellule.
30
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Les KPIs (key perdormance indocators) sont des éléments chiffrés qui doivent être déterminés
avant le lancement d'une action, afin d'en évaluer les retombées. L'analyse prend en compte
plusieurs KPI pour estimer principalement les paramètres liés aux canaux de voix et de données ou
les performances du réseau tel que la couverture, capacité et qualité.
Les données des KPIs fournissent des informations candidates nécessaires à une planification
efficace du réseau, à l'analyse des performances et à l'optimisation. Ils peuvent être utilisés pour les
tâches suivantes :
Fournir aux planificateurs de fréquences radio des informations détaillées. Cela les
aidera à configurer les paramètres du réseau pour une utilisation optimale.
Les KPIs sont les résultats d'une formule qui est appliquée aux compteurs (appelés les
indicateurs de performance PI) :
Les PI (Performance Indicator) : De nombreux PI peuvent être basés sur des
compteurs et peuvent également se présenter sous la forme de métriques qui
montrent les performances de certaines parties d'un système. Ces PI n'ont pas
nécessairement un impact sur les KPI. La majorité des données sont
fondamentalement mesurées au niveau de la cellule et avec une granularité ROP de
15 minutes. L'opérateur peut calculer le PI sur plusieurs cellules ou des intervalles
de temps plus longs.[16]
31
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
principaux indicateurs. On peut diviser les KPIs en 5 familles ou sous-catégories comme illustré
dans la figure II.2 ci-dessous :
Le but est de vérifier la performance du réseau. Nous avons des catégories de KPI et des
nombres de KPI pour chaque catégorie. Dans le processus d'optimisation, nous devons vérifier la
valeur des KPI pour surveiller et optimiser les performances du réseau radio afin de fournir une
meilleure qualité aux abonnés ou de faire un meilleur usage des ressources réseau installées. En
général, les KPI peuvent être classés dans les sous-catégories décrites dans le tableau II.1 suivant :
32
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Parmi les sous-catégories de KPIs cités ci-dessus, certaines permettent de mesurer la qualité
de service du réseau LTE. En effet, certains KPIs sont en relation direct avec la capacité permettant
la détection de son état et des problèmes de congestion, nous citons : Availability (Disponibilité %
et Packet Loss %), integrity (Débit, CQI et PRB Usage %) et mobility (handovers).
[Link] : ces KPI indiquent l’état du canal et la latence de délivrance des données
mesurées par l’UE en UL
33
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Average CQI : Indique la valeur moyenne de la qualité du signal radio, c’est cette
valeur qui est utilisé pour connaitre la qualité du canal de communication.
II.5.1.3. Mobility : C‘est le processus qui permet à un nœud mobile de changer son point
d‘attachement, tout en conservant le service pour l'utilisateur, c’est-à-dire les Handovers. On peut
caractériser un handover à partir de la technologie d’accès radio et la fréquence respective des
cellules source et cible. Nous citons ci-dessous les définitions et types de handover les plus
importants :
34
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Les types de handovers les plus utilisés dans un réseau LTE sont :
Il existe multiple compteurs de calcul de tout type de handovers, par exemple il y en a ceux
qui calcule le nombre de handovers réussis vers la cellule voisine, ceux qui calcule le nombre de
tentatives de handover dues à une mauvaise qualité de la liaison descendante ou montante, …etc.
Parmi ces compteurs on cite :
II.6. L’Overshooting
Dans la conception des réseaux cellulaires, la planification des cellules est la phase primaire et
la plus importante avant le déploiement de l'infrastructure du réseau. La planification des cellules
vise à déterminer le meilleur emplacement des stations de base (BS) dans une zone donnée, afin de
35
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Le phénomène de dépassement se produit très souvent dans les réseaux mobiles et peut
réduire considérablement la qualité d'un réseau, en particulier dans la zone où il se produit.
L'overshooting est l'existence de plusieurs zones dans lesquelles une cellule est dominante
(meilleure serveur), mais qui se trouve en dehors de la zone de couverture normale. Il est
principalement causé par des antennes situées dans des zones plus hautes et plus basses mais aussi
par des réflexions dans l'environnement. Ce phénomène entraîne une dégradation importante de la
qualité du signal ainsi qu'une augmentation des interférences avec les cellules voisines qui, elles
aussi, se trouvent dans la zone de couverture, ce qui augmente également les handovers.
Le Timing Advance est un décalage négatif, au niveau de l'UE, entre le début d'une sous-
trame de liaison descendante reçue et d'une sous-trame de liaison montante transmise. Ce décalage
au niveau de l'UE est nécessaire pour garantir que les sous-trames de la liaison descendante et de la
liaison montante sont synchronisées au niveau de l'eNodeB. En effent le TA est un paramètre utilisé
pour contrôler la synchronisation de transmission du signal de la liaison montante. L'eNodeB
mesurera le temps de réception de PUSCH/PUCCH/SRS et enverra une commande «Timing
Advance» à l'UE pour modifier la transmission de PUSCH/PUCCH afin de mieux l'aligner sur la
synchronisation de la sous-trame. Si le PUSCH/PUCCH/SRS arrive trop tôt, l'eNodeB envoie la
commande Timing Advance à l'UE pour envoyer le signal un peu plus tard. Si le
PUSCH/PUCCH/SRS arrive trop tard sur le réseau, l'eNodeB envoie une commande Timing
Advance à l'UE et l'UE transmet le signal un peu plus tôt. De plus, nous pouvons utiliser Timing
Advance comme un outil pour la détection des overshootings.
36
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Le tilt ou l'inclinaison, comme son nom l'indique, correspond à l'inclinaison donnée à une
antenne par rapport à son axe. Sa valeur peut être donnée en degrés ou en gain. Il existe deux types
de tilt, le tilt électrique et le tilt mécanique, étant nécessaire de distinguer sa mise en œuvre et son
impact sur la couverture d'un émetteur. La figure II.6 présente ces deux types de Tilts
(d'inclinaisons).
Dans les réseaux LTE, la demande de trafic de certaines cellules peut être beaucoup plus
élevée que le niveau acceptable, tandis que d’autres cellules peuvent avoir assez de ressources pour
servir plus d’utilisateurs, ce qui entrainerait un déséquilibre de charge et l’insatisfaction des
utilisateurs.
37
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Figure II.5 : Trafic se déplaçant entre des cellules inter fréquences couvrant une zone géographique commune en
raison de l'équilibrage des charges.
Fonction Description
Inter-frequency Le nombre de mesures inter-fréquence augmente lorsque l'IFLB
measurements est activée.
L'augmentation dépend du nombre de transferts inter-fréquences
nécessaires pour maintenir l'équilibre de la charge de trafic.
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Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
Added E-RAB Establishment Lorsque l'IFLB est activée, le taux de réussite de l'accessibilité
Success Rate (accessibility success rate) peut légèrement diminuer pour les
services d'utilisateur final. Ceci est pris en charge par les ERAB
inclus dans la procédure de configuration de l'E-RAB.
La Cell Capacity Estimation (CCE) représente le taux de trafic estimé lorsque toutes les
ressources disponibles sont censées être entièrement utilisées dans la cellule.[19] En mesurant
périodiquement et synchroniquement dans les cellules les trois paramètres : Bit rate, Used PRB et
Available PRBs. Comme indique la formule ci-dessous :
39
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
∑
∑
- L’Average bit rate : indique le débit binaire utilisé parmi le nombre d’échantillons.
- L’Average degree of users : indique combien de PRBs sont utilisés parmi les PRB
disponibles.
Le cycle d'équilibrage de la charge est l'intervalle de temps entre deux évaluations successives
de l'état d'équilibrage de la charge du trafic. Il s'agit de l'intervalle de temps pour les actions qui
tentent de rétablir l'équilibre de la charge du trafic.
L'équilibrage de la charge entre les cellules s'effectue de manière répétée, par cycles
successifs de 15 secondes.
40
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
L’IFLB permet d'ajuster la répartition inégale de la charge de trafic entre les fréquences
porteuses. La capacité d'utiliser pleinement la capacité de trafic sur toutes les fréquences porteuses
disponibles est améliorée. Cette fonction est bénéfique pour le débit du système et le nombre d'UE
et d'E-RAB que le RAN LTE peut gérer. Elle permet à la capacité du système d'augmenter
proportionnellement lorsque de nouvelles fréquences porteuses sont ajoutées et que le spectre RF
disponible augmente.
La fonction s'appuie sur les mesures inter-fréquences des UE pour identifier les UE qui
conviennent à une action d'équilibrage de charge. La signalisation RRC associée aux mesures inter-
fréquence et la signalisation liée au transfert peuvent augmenter. En régime permanent, lorsque la
charge de trafic est presque équilibrée, l'augmentation est faible par rapport à d'autres signaux de
même nature.[18]
II.8.6.2. Mobilité
L’IFLB redistribue les utilisateurs en mode connecté entre les cellules inter-fréquence au
moyen d'une charge de trafic inter-fréquence déclenchée par la charge de trafic. Le nombre de
transferts inter-fréquences augmente avec cette fonction. Le transfert est généralement effectué dans
de bonnes conditions radio.
L’indicateur clé de performance principal associé à la fonction IFBL est le ‘Mobility succes
rate’, l'impact attendu de celui-ci est décrit comme suit :
1. Inter frequency HO
2. DL user throughput
3. PRB usage
4. DL PDCP Volume : représente la somme sur la quantité de données fournies par
l’eNodeB aux utilisateurs.
5. Mean RRC Connected User : représente la moyenne sur les utilisateurs connectés
simultanément (actifs).
41
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE
II.9. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons décrit le processus de l’optimisation d’un réseau LTE ainsi que
son objectif au sein de ce dernier, puis nous avons définit l’importance de la qualité de service pour
l’opérateur et l’utilisateur ainsi que son rapport avec la capacité du réseau tout en citant les
paramètres majeurs qui causent la congestion dans les réseaux LTE et principalement ceux que nous
allons utiliser dans notre programme en chapitre III.
Puis, nous avons défini et expliqué des notions fondamentales qui feront l’objet des modules
d’optimisation dans notre programme telle que : l’overshooting et le load balancing.
42
CHAPITRE III : Création de
routines automatisées d’optimisation
du réseau LTE
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
III.1. Introduction
L’automatisation des tâches et des fonctions quotidiennes du réseau avec le contrôle et la
gestion automatiques des processus répétitifs sont devenues nécessaires à l’amélioration et au
développement de la disponibilité des services du réseau. En effet, nous allons nous intéresser de
plus près à l’automatisation des réseaux pour permette une optimisation rapide et efficace au sein de
celui-ci.
Ce chapitre sera dédié au développement d’un programme qui permettra de faciliter le
processus de l’optimisation d’un réseau LTE. En effet, nous allons essayer d‘automatiser les
méthodes d‘optimisation afin de faciliter la détection et la résolution des problèmes de capacité et
de congestion généralement trouvés par les KPIs tel que : la capacité et le débit, l‘accessibilité et la
transmission, problème de l’overshooting, ainsi que le problème de la répartition des charges (Load
Balancing).
Ce programme est composé d’un ensemble de cinq modules traitant chacun un des problèmes
déjà cités, dont quatre module de détection et un dernier pour la résolution du problème de la
répartition des charges. Ces modules permettront de faciliter le processus de la détection en premier
lieu puis la résolution de ces problèmes souvent rencontrés par les ingénieurs d’optimisation. Pour
ce faire, nous avons choisi le langage python pour la réalisation et la conception de notre
application.
L'automatisation des réseaux s'appuie sur une logique programmable qui permet de gérer les
ressources et les services des réseaux. Elle permet aux équipes d'exploitation réseau de configurer,
mettre à l'échelle, protéger et intégrer l'infrastructure réseau et les services d'applications plus
rapidement que si ces tâches étaient effectuées manuellement par les utilisateurs. Donc elle
correspond à l'utilisation de technologies telle que l’informatique pour effectuer certaines tâches
avec une intervention humaine réduite.
L'automatisation informatique consiste à utiliser des logiciels pour créer des instructions et
des processus reproductibles cela permettra de supprimer les étapes manuelles de la gestion des
réseaux, telles que la connexion aux routeurs, commutateurs, modules d'équilibrage de charge et
pare-feu pour changer les configurations avant la déconnexion. L'automatisation des réseaux
s'appuie sur des chaînes de scripts programmées au niveau de l'interface en ligne de commande d'un
système d'exploitation ou d'un logiciel d'automatisation intégré.
La gestion des réseaux continue de stagner depuis des décennies malgré l’évolution des
technologies. Les réseaux sont généralement conçus, exploités et entretenus manuellement.
Toutefois, les approches traditionnelles et manuelles adoptées jusqu'ici pour configurer et mettre à
43
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
jour les réseaux sont lentes et propices aux erreurs. Elles ne permettent donc pas de satisfaire
efficacement les exigences des charges de travail qui évoluent en permanence. L'automatisation des
ressources et de la gestion des services du réseau permet aux équipes d'exploitation réseau de
gagner en agilité et en flexibilité, tout en répondant efficacement aux demandes des entreprises
modernes.[10]
44
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
45
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
III.5.1. Module 1 « Capacity & Troughput check module » : Détection des problèmes de
capacité et de débit :
Pour faciliter les tâches aux ingénieurs on propose en premier lieu un programme qui réalise
la détection des cellules posant un problème de congestion lié à la capacité et/ou conditions radio.
Ceci en vérifiant le débit et la capacité de chaque cellule par le biais du module 1 « Capacity &
Troughput check module » vu que c’est le point de départ de toute congestion, si le programme ne
détecte pas d’anomalies au niveau du débit ou de la capacité cela indique qu’il n y a pas de
problème de congestion à ce niveau, de ce fait il passera directement à la vérification d’un nouveau
site. Sinon, si le site présente une anomalie, il continue sa vérification en passant par les autres
modules jusqu’à la détection de la source du problème (dans les données d’entrées). La figure III.2
ci-dessous illustre l’organigramme de ce premier module :
III.5.1.1. Débit : Chaque opérateur a sa valeur minimale de débit et généralement elle est à
2Mbit/s pour chaque cellule. Si la valeur est en dessous de cette valeur cela est synonyme de
problème de capacité où la cellule présente un faible débit ce qui indique une détérioration au
niveau delà qualité de service fournie aux utilisateurs.
46
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
III.5.1.2. La capacité de cellule représente un débit de trafic estimé lorsque toutes les
ressources disponibles sont censées être pleinement utilisées dans la cellule. Elle est calculée à
partir du débit binaire moyen divisé par le degré moyen d'utilisation, où le degré d'utilisation
indique combien de PRB sont utilisés parmi les PRB disponibles. Il y a deux paramètres : UL PRBs
et DL PRBs et le CQI qui est un indicateur qui donne la valeur moyenne de la qualité de signal
radio.
III.5.1.3. Average CQI : Indique la valeur moyenne de la qualité du signal radio, la valeur de
CQI devrait être supérieur (autour de 7 peut être acceptable, autour de 8 peut être considéré comme
bonne, une valeur supérieur à 9 est considérée comme excellente).
Les entrées : Import des émetteurs : Débit, DL PRB Usage % et CQI qui sont inclus
dans un fichier sous format Excel.
Les sorties : Ficher sous format Excel contenant : cellules avec congestion +cellules
avec mauvaises condition radio.
Le programme parcourt toutes les cellules/émetteurs dans le fichier input, détecte les cellules
qui présentent un problème de débit c’est-à-dire les cellules ayant un débit inférieur à 2Mbps. Le
script vérifie alors la valeur du PRB Usage % de ces mêmes cellules, si cette dernière est supérieure
à 80% cela veut dire qu’on est en présence de congestion. Cette congestion peut être due à une
mauvaise condition radio, pour cela il faut vérifier la valeur du CQI de ces cellules, si la valeur du
CQI est supérieure à 7 cela indique que la congestion est due à la forte utilisation des PRB dans le
réseau (nombre d’utilisateur élevé) sinon si la valeur du CQI est inférieur à 8 cela indique alors
qu’on est en présence de mauvaises conditions radio d’où un faible débit.
Le script va pouvoir indiquer à la sortie (dans les outputs) une liste des cellules avec
congestion, et une autre des cellules avec mauvaises conditions radio.
III.5.2. Module 2 : « Availability & Packet loss check module » Détection des problèmes de
disponibilité et de transmission :
Pour faciliter la détection des problèmes d’instabilités et de défaillances de transmission d’un
system de communication au quotidien, on propose comme solution un programme qui réalise la
vérification des cellules impactées de chaque jour en peu de temps sous forme d’un deuxième
module : « Availability & Packet loss check module » qui va s’occuper de vérifier s’il y a un
problème de disponibilité ou de transmission sur le secteur en question (cellules et ses voisines), si
oui alors on en déduit que le problème est un problème de congestion temporaire sinon, le
programme passera à la vérification d’autres paramètres (données d’entrées) par le biais d’un
troisième module. La figure III.3 ci-dessous illustre l’organigramme de ce deuxième module :
47
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
Figure III.3 : Organigramme du module 2 : Availability & Packet loss check module.
• Les entrées : Import les émetteurs, Availibilty% et Packet loss %.qui sont inclus dans un
fichier de format Excel.
• Les sorties : Fichier sous format Excel qui contient : une liste des cellules présentant des
problèmes de transmission et une deuxième liste des cellules présentant un problème d’accessibilité.
III.5.2.1. Disponibilité
En premier lieu nous nous somme basé sur disponibilité, en se basant sur les KPIs
d’Availability qui sont utilisés pour mesurer comment le réseau garde la possession de l'utilisateur
ou est capable de garder et de fournir les services aux utilisateurs, ces KPIs sont considéré comme
très important pour une bonne qualité de service. Sous un certain seuil, les ingénieurs considèrent
que l’availability est atteinte et présente un problème de disponibilité qu’il ne faut surtout pas
négliger. C’est pour cette raison qu’on a créé un script qui parcourt toutes les cellules/émetteurs
dans le fichier input et détecte les cellules qui ont une valeur inférieur à 95% d’availability, puis
finalement les affiche sur le fichier output ce qui facilitera leur détection et évitera d’avoir recours à
le faire manuellement à chaque fois.
III.5.2.2. Transmission
En second lieu nous avons pris en considération les problèmes de transmission : Lors de
l’accès à Internet ou à tout autre réseau, de petites unités de données, appelées paquets, sont
48
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
envoyées et reçues. Lorsqu’un ou plusieurs de ces paquets n’atteignent pas leur destination prévue,
on parle de perte de paquets. Pour les utilisateurs, la perte de paquets se traduit par une perturbation
du réseau, un ralentissement du service et pouvant aller jusqu’à une perte totale de connectivité au
réseau, un pourcentage de 10% de perte de paquets est considéré comme nuisant à la transmission et
à la communication. Sur cette base nous avons créé un script qui va servir à détecter les émetteurs
(Cellules) qui ont plus de 10% de pertes, le Script parcourt les émetteurs et vérifie si la valeur de
‘packet loss’ est supérieure à 10%, et les affiches dans une liste output dans un fichier sous format
Excel.
L’Overshooting est l’un des soucis majeur que rencontre les ingénieurs de planification et
d’optimisation car sa détection nécessite souvent des vérifications et des interventions manuelles
lentes et lassantes pour ces derniers, surtout quand il s’agit d’un nombre important de cellules.
Quand un site dépasse sa zone de couverture et couvre en plus une zone voisine, sa capacité
se voit impactée ce qui est synonyme de congestion (il s’attribut plus de trafic donc il sera sujet à la
congestion). C’est pour cette raison que nous avons pensé à rajouter un troisième module
«Overshooting check module » qui traite de ce problème, il servira donc à la détection automatique
des cellules susceptible de présenter un overshoot. Ce module va vérifier si la congestion est due à
un problème d’overshooting des cellules dans le site (les cellules qui overshoot ont un trafic plus
élevé que ceux qui ne le sont pas donc elles sont congestionnées). Si oui il classe ces cellules après
leur détection dans la liste des cellules présentant un overshoot et nécessitant un downtilt. Sinon s’il
n y a pas de cellules qui overshoot il passe à la vérification de la répartition des charges dans un
quatrième module. . La figure III.4 ci-dessous illustre l’organigramme de ce troisième module :
49
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
50
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
• Les entrées : Import des émetteurs: Timing Advance (TA), HO Execussion succes,
coordonnées géographiques des sites (coordonnées GPS), qui sont inclus dans un fichier sous
format Excel.
• Les sorties : Ficher de format Excel qui contient : les cellules avec overshoot potentiel.
Le script détecte d’éventuels over shoots au niveau d’une cellule parmi une liste de cellules
fournies par Ericsson. Pour chacune de ces cellules et de ses voisines, le programme recueille la
longitude et la latitude puis calcule la distance entre la cellule source et la cellule cible dans une
liste incluant le nombre de HO. A la fin de cette première étape, le script classe les HO de la liste
recueillit par ordre décroissant, et en tire les cellules voisines ayant un nombre de handover
supérieur à un seuil de handover préalablement définit et calcul la distance maximum de cette liste
(cellules). Si la somme des Timing Advance à partir de la distance max est supérieur à une somme
TA seuil donc on conclue que la cellule est potentiellement en overshoot.
Les cellules potentiellement en overshoot vont être mises dans un fichier Excel avec leurs
valeurs correspondantes du fichier des KPIs ainsi que trois autres colonnes qui peuvent être
importantes à considérer par l’ingénieur. La première et la deuxième de ces colonnes sont le
maximum de distance à la cellule voisine avec les HO supérieur au seuil et la cellule voisine en
question et la troisième colonne est le maximum de distance à la cellule la plus lointaine où il y a un
HO.
Ce quatrième module « load balancing check module » va vérifier la répartition des charges
ou le traffic balance sur les deux bandes de fréquence 1800 et 2100 MHz sur une durée de temps
déterminée (daily ), s’il y a une différence remarquable entre ces deux couches cela implique que
l’une présente une surcharge et donc une congestion. La détection de ce déséquilibrage de charges
entre les couches (1800 et 2100 MHz) nécessite souvent des vérifications et des interventions
manuelles lentes et lassantes pour ces derniers, surtout quand il s’agit d’un nombre important de
cellules. C’est pour cette raison que nous avons mis en place un module qui s’occupe de détecter les
cellules qui ont un trafic déséquilibré et les classes dans une liste en sortie pour faciliter la
correction de ce problème par la suite par le biais d’un cinquième module. La figure III.5 ci-dessous
illustre l’organigramme de ce quatrième module :
51
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
Les sorties : Fichier sous format Excel qui contient : une liste des cellules
(déséquilibrées et congestionnées) qui ont besoin d’un équilibrage de charge.
Le script va parcourir toutes les cellules sources inputs en recueillant leur traffic estimé et il
va faire de même pour les cellules targets, c’est-à-dire qu’il va vérifier le trafic sur la couche 1800
et sur la couche 2100 MHz pour chacune, puis il va calculer la différence entre ces deux dernières.
Si la valeur de la différence est supérieure à un Threshold cela implique que le site est déséquilibré
et congestionné, et nous devons donc opter pour un équilibrage de charge. De ce fait on rajoute aux
cellules atteintes par ce déséquilibre un flag « Need Load Balance » pour procéder à un équilibrage
de charge dans un cinquième module.
52
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
Parmi les problèmes de capacité que rencontrent les ingénieurs d’optimisation du réseau LTE,
on voit souvent le problème du déséquilibrage de charge (unbalanced load) qui cause de la
congestion dans le réseau. Ce cinquième module « Load Balancing feature activation module » va
procéder à l’équilibrage de charge (offload) des cellules déséquilibrées détectées auparavant par le
quatrième module en activant l’Inter-Frequency Load Balancing (IFBL) en utilisant les KPIs
nécessaires et en se basant sur les handovers intra eNodeB inter-frequency. La figure III.6 ci-
dessous illustre l’organigramme de ce cinquième module :
53
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE
∑
∑
Apres avoir calculé la capacité sur chacun des trois secteurs de la cellule source, le programme
choisis la cellule cible à qui on doit envoyer les UEs parmi ces trois cellules ceci en sélectionnant la
cellule ayant la meilleure capacité c’est-à-dire la moins chargée et donc elle est prête à recevoir le
surplus d’UEs.
III.6. Conclusion
Dans ce troisième chapitre nous avons mis au point un programme qui permet en premier lieu
de vérifier la présence de congestion dans un réseau LTE (en vérifiant le débit, PRB Usage% et la
valeur du CQI sur un premier module), puis de trouver la source de ce problème de congestion via
une recherche basée sur les principaux KPIs liées à la capacité qui sont :
Enfin nous avons réalisé un cinquième module pour l’activation de la fonctionnalité IFLB sur
le réseau en guise de solution au déséquilibre de charges en se basant sur les HO executed liés au
load balancing.
54
CHAPITRE IV : Présentation et
discussion des résultats des résultats
de l’implémentation du programme
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
programme
IV.1. Introduction
Ce dernier chapitre sera consacré à la présentation et à la discussion des résultats de
l'application du programme. Il sera présenté en trois parties, la première partie sera consacrée à la
présentation de la base de données utilisée comme inputs fournie par l'entreprise Ericsson, dans la
deuxième partie nous appliquerons le programme afin d'analyser les données de sortie, et enfin,
nous terminerons par la troisième partie qui comprendra la discussion des résultats de notre travail.
Nous allons présenter ci-dessous la base de données utilisée pour tester notre programme
c’est-à-dire tous les données d’entrées de chaque module (Inputs).
1. Présentation des données d’entrée du premier module «Capacity & Troughput check
module»:
Les entrées représentent toutes les cellules avec leurs valeurs des KPIs : PRB usage, CQI et
débit.
55
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
…..
2. Présentation des données d’entrée du deuxième module «Availability & Packet loss check
module»:
Les entrées représentent l’ensemble des cellules avec leurs valeurs de disponibilité ainsi que
la valeur de leur des paquets perdus.
….
Les entrées représentent toutes les cellules avec leurs cellules voisines ainsi que les différentes
valeurs du Timing Advance à différents endroits, les coordonnées géographiques pour chaque
cellule et le nombre de succès du HO sortant inter-eNoddeB intra-fréquence exécuté.
56
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
….
….
57
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
58
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
Figure IV.6 : Présentation des valeurs d’entrée « PRB Usage % & Troughput ».
1. Présentation des données de sortie du premier module «Capacity & Troughput check
module»:
Les données de sortie représentent la liste des cellules ayant un problème de capacité
(congestionnées) et la liste des cellules présentant une mauvaise condition radio.
59
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
2. Présentation des données de sortie du deuxième module «Availability & Packet loss check
module»:
Les données de sortie représentent la liste des cellules présentant un potentiel overshoot.
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Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
Les données de sortie représentent la liste des cellules présentant un problème d’équilibrage
de charges et ayant besoin d’un offload.
Après exécution du programme nous avons réussis à détecter 1079 cellules congestionnées
parmi 6213 cellules au total. Ce qui représente environ un sixième des sites déployés dans la région.
Ainsi que 356 cellules parmi 6213 avec mauvaises conditions radio (environ 30% des cellules
congestionnées et 6% des cellules totales présente dans la région)
61
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
Apres cette expérience, nous avons pu détecter 6 cellules parmi 6213 qui présentent un
problème d’accessibilité et de transmission. Les résultats seront transmis aux ingénieurs pour
pouvoir résoudre ces problèmes (ce qui représente environ 0.5% des cellules congestionnées et
0.1% des cellules totales déployés dans la région).
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Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
Grace à ce module nous avons pu détecter parmi 6213 cellules, 217 cellules qui présentent un
déséquilibre de charges. Ce qui représente 20% des cellules congestionnées et 3.5% des cellules
totales.
D’après les résultats obtenus de l’exécution du programme nous avons constaté qu’il y a un
nombre important de sites qui sont en congestion (environ un sixième du nombre total des sites), un
chiffre aussi important nécessite plus de recherche, c’est pour cette raison qu’on a mis en place
plusieurs modules traitant chacun un problème en se basant sur les différents KPIs liés à la capacité.
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Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme
Nous constatons que la congestion du réseau LTE est principalement dû aux mauvaises
conditions radio et au déséquilibre de charges avec 30% et 20% respectivement du nombre total des
cellules congestionnées, ensuite vient la congestion avec 4% causé par les sites qui overshoot et
finalement vient les cellules dégradées hardware avec un taux négligeable de 0.5%. la résolution
d’un de ces problèmes ne fera qu’améliorer la qualité de service finale fournie à l’utilisateur.
En effet, nous avons créé un programme qui s’exécute chaque 15min automatisant des
méthodes d’optimisation en détectant les problèmes déjà mentionnés, facilitant ainsi la gestion,
configuration et l’optimisation du réseau LTE. Ce programme aide à garantir une meilleure qualité
de service avec un minimum d’actions physiques et interventions manuelles.
III.5. Conclusion
Ce chapitre donne un aperçu sur les nouvelles approches d’automatisation de l’optimisation
utilisé désormais dans un réseau LTE. L’automatisation simplifie et facilite les tâches aux
ingénieurs au quotidien en améliorant les performances du réseau ainsi que ses différents
paramètres en général et donc garantit une meilleure qualité de service.
C’est dans cette optique que nous avons implémenté un programme composé de plusieurs
modules qui servira à la détection d’anomalies dans le réseau LTE et participera de ce fait à leur
correction avec un minimum d’interventions manuelles.
En effet avec ce programme réalisé à l’aide du langage Python, nous avons pu détecter les
cellules congestionnées sur le réseau, et nous avons proposé l’activation de la fonctionnalité Inter-
Frequency Load Balancing qui règlera le problème du déséquilibre de charges au sein du réseau.
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CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Au cours de ce travail, nous avons pu constater que les générations de la téléphonie mobile
ont été développées pour assurer de meilleures performances, notamment la qualité des services,
tout en apportant de nouvelles techniques d'accès, de nouveaux services, et une meilleure gestion
des ressources.
La 4G a fait ses preuves et est connue comme la génération la plus utilisée de nos jours, le
réseau LTE avec ses caractéristiques intéressantes permet un très haut débit ainsi qu'une
interopérabilité avec les autres réseaux d'ancienne génération (2G, 3G) et offre une multitude de
nouveaux services. Pour compléter nos connaissances nous avons réalisé une étude d'optimisation
de la capacité afin de minimiser la congestion des cellules et assurer la continuité et la qualité du
service.
Dans notre étude, nous avons réalisé une nouvelle méthode d'optimisation automatisée au sein
de la société Ericsson afin de faciliter les tâches quotidiennes et de trouver des solutions plus
rapides et plus efficaces avec un minimum d’actions physiques.
Dans un premier temps, nous avons fait une brève introduction aux générations de réseaux
cellulaires antérieures au LTE (2G, 3G), puis nous avons fait une étude plus détaillée sur le réseau
LTE, à savoir son architecture et ses caractéristiques les plus fondamentales. Nous avons ensuite
présenté l'optimisation d'un réseau radio, tout en introduisant les notions de KPIs, d’overshooting,
d'équilibrage de charge…etc. Nous nous sommes retrouvés face à la difficulté de détecter différents
paramètres source de congestion, et c'est dans cette optique que nous nous sommes intéressés de
plus près à plus de détails sur ces problèmes afin de trouver une solution optimale.
Nous avons donc présenté un programme qui se compose de plusieurs modules, à savoir la
capacité et le débit, la disponibilité et la transmission, l’overshooting, et le load balancing, ainsi
qu’une proposition de solution pour ce dernier. Puis nous avons exécuté le script et obtenu des
résultats que nous avons analysés et interprétés.
Durant ce stage, le travail que nous avons réalisé nous a permis d’obtenir énormément de
connaissances sur ce sujet, notamment par notre intégration dans le milieu professionnel en
côtoyant des ingénieurs qui nous ont permis de bénéficier de leurs expériences et de leurs
compétences en mettant à notre disposition les commodités nécessaires. Enfin, nous espérons que
notre travail servira de référence aux futurs étudiants pour d’éventuelles améliorations.
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Conclusion générale
Il faut noter que l'évolution technologique est toujours en cours, la quantité d'objets connectés
ne cesse aujourd'hui d'augmenter et les besoins en haut débit avec, le réseau LTE ne pourra pas
contenir tout cela, la congestion au niveau des différentes ressources est un problème majeur, la
LTE devra se trouver rapidement un successeur, il s’agit du plus ambitieux projet de réseau de
communication sans fil jamais réalisé : la 5G qui devra répondre aux attentes d’un marché de masse
en satisfaisant les besoins en très débit pour tous les utilisateurs à travers tout le pays .
66
Bibliographie
Bibliographie
[1] : [Link]
[2] : J. Eberspächer, H.J. Vögel, C. Bettstetter, and C. Hartmann. GSM - Architecture, Protocols
and Services. Wiley, 2008.
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[5] : Zhang, Xincheng. LTE Optimization Engineering Handbook. 1re éd., Wiley-IEEE Press, 2018.
[7 ]: Bouguen, Yannick et al. LTE et Les Réseaux 4G (Blanche) (French Edition). EYROLLES,
Eyrolles Group, 2012.
[8] : [Link]
[9 ]: [Link]
[10] :The Age of Telecom Network Automation,Automating Engineering and Network Operation
RAN Processes ,Telecom Engineering Centre of Excellence (TEE).
[11] : F. Athley, Martin N. Johansson, Impact of Electrical and Mechanical Antenna Tilt on LTE
Downlink System Performance, Vehicular Technology Conference, Taipei, IEEE, 2010.
[15] : LTE RSRQ to SINR. (2018, 18 janvier). CableFree. 04 aout 2021 [en ligne]. Available :
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overshooting problem in LTE using genetic algorithms based on Laplace crossover ». International
Bibliographie
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doi:10.1504/ijuwbcs.2020.10032790.
تجاوص، اإلَتاجيت، انُمم، انتىفش، إيكاَيت انىصىل، اإلَتاجيت، االصدداو، انسعت، انتشغيم اآلني،ٍ انتذسي:الكلمات الرئيسية
يىاصَت انتذًيم،انذذ األلصى, استخذاوPRB, KPI, CCE, IFLB.
Résumé
Abstract
This project consists in the creation of automated routines supporting the optimization
of an LTE network within the Ericsson company. Automation applied to cellular networks
allows to improve operation, management and maintenance activities. It aims to simplify
operational tasks thanks to its ability to detect anomalies and resolve them automatically, thus
solving congestion problems and optimizing quality of service (QoS). The principle of this
project is to realize an automation program for LTE network optimization methods in the
form of modules to facilitate the daily tasks of engineers and detect complex network
performance issues, namely: Accessibility, Transmission, Capacity, Throughput,
Overshooting and Load Balancing. We will finally propose a solution to the load imbalance.