0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
311 vues75 pages

Introduction Generale

Ce chapitre présente une introduction aux réseaux cellulaires et au réseau LTE. Il décrit l'évolution des réseaux cellulaires des générations 1G à 4G et introduit des concepts clés comme la structure cellulaire et les composants des réseaux. Le chapitre se concentre ensuite sur les détails techniques du réseau LTE.

Transféré par

Camelia Lounes
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
311 vues75 pages

Introduction Generale

Ce chapitre présente une introduction aux réseaux cellulaires et au réseau LTE. Il décrit l'évolution des réseaux cellulaires des générations 1G à 4G et introduit des concepts clés comme la structure cellulaire et les composants des réseaux. Le chapitre se concentre ensuite sur les détails techniques du réseau LTE.

Transféré par

Camelia Lounes
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INTRODUCTION GENERALE

Introduction générale

Introduction générale

Au cours des dernières décennies, les réseaux sans fil se sont développés de façon fulgurante
avec l'introduction des smartphones, ce qui a encore accru la demande des abonnés pour plus de
bande passante. Les opérateurs sont contraints d'optimiser constamment leurs réseaux afin de
garantir la meilleure qualité de service possible à l'utilisateur.

Un tel nombre d'utilisateurs demandant plus de ressources radio nécessite une bonne
planification et un bon dimensionnement de la capacité des réseaux déployés. En effet, un problème
de capacité signifie une congestion du réseau, ce qui implique une mauvaise qualité de service pour
l'utilisateur final. Par conséquent, nous nous sommes retrouvés face à des problèmes de congestion
dus à de multiples raisons et paramètres. Pour ce faire, nous avons songé à optimiser la qualité de
service pour les utilisateurs par la détection des problèmes de congestion les plus fréquents.

Par ailleurs, les systèmes cellulaires actuels nécessitent une configuration et une gestion
manuelle des réseaux, ce qui est coûteux, long et source d'erreurs en raison de l'augmentation
exponentielle du nombre d'utilisateurs et de nœuds mobiles. Cela nous amène à introduire
l'automatisation pour une gestion optimale du réseau avec une intervention humaine minimale. Cela
devrait permettre de fournir à l'utilisateur final une meilleure qualité de service tout en réduisant les
problèmes de capacité et de congestion.

Ce mémoire sera consacré au développement d'un programme sous forme de différents


modules traitant chacun un paramètre pouvant causer un problème de capacité au sein d'un réseau,
ce qui facilitera le processus d'optimisation d'un réseau LTE. En effet, nous tenterons d'automatiser
les méthodes d'optimisation afin de faciliter la détection et la résolution des problèmes de capacité
et de congestion généralement constatés par les KPIs tels que : la capacité et le débit, l‘accessibilité
et la transmission, le problème de l’overshooting, ainsi que le problème de la répartition des charges
(Load Balancing). Nous proposerons ensuite une solution au déséquilibre de la charge.

L'objectif de ce travail est de faciliter les tâches de détection et de résolution des difficultés
déjà mentionnés en créant un programme qui traitera ces problèmes sous forme de modules, chacun
ayant sa propre fonction pour éviter que ce processus ne soit manuel. Pour atteindre cet objectif,
nous présentons notre travail en quatre chapitres :

Le premier chapitre consiste en une introduction aux réseaux cellulaires et une étude plus
détaillée sur le réseau LTE.
Le deuxième chapitre présente la partie optimisation d'un réseau LTE en introduisant les
notions fondamentales pour la compréhension de notre travail.
Le troisième chapitre est consacré à l'automatisation des notions vues dans les chapitres un et
deux et à l'explication détaillée du programme et de ses modules.

1
Introduction générale

Le dernier chapitre illustre les résultats obtenus par l'application du programme sur une base
de données du réseau LTE ainsi que la discussion de ces derniers.
Enfin, ce mémoire se termine par une conclusion générale qui résume les résultats de notre
travail.

2
CHAPITRE I : Généralités sur les
réseaux cellulaires et introduction au
réseau LTE
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau

LTE

I.1. Introduction
Le réseau mobile est un système de communication sans support matériel, conçu pour assurer
la communication entre les utilisateurs mobiles. Ce dernier a subi un long parcours de changements
et d’améliorations de technologies; plusieurs générations sont nées telles que la 1G,2G,3G,4G et
prochainement la 5G, offrant un excellent débit qui continue d'augmenter à mesure que la bande
passante devient de plus en plus large ce qui inclus une plus grande capacité.

Dans ce chapitre, nous allons dans un premier lieu présenter brièvement l’évolution des
réseaux cellulaires, plus spécifiquement la GSM, GPRS/EDGE, UMTS et le HSPA. Puis nous
allons introduire des notions fondamentales sur le réseau LTE qui seront la base pour la suite de
notre travail.

I.2. Le concept cellulaire

Au fil du temps, l'utilisation de la téléphonie mobile est devenue de plus en plus populaire et
l'idée de diviser le réseau en cellules plus nombreuses et plus petites permet une plus grande
capacité pour plus d'utilisateurs et une mobilité totale du trafic. A partir de ce concept initial,
plusieurs systèmes cellulaires ont été développés au fil du temps dans différentes régions du monde.

En réalité, Un réseau cellulaire divise la zone à couvrir, généralement en petites zones


appelées cellules sous formes et tailles très irrégulière sur tout le territoire. En effet, cela dépend :
Du nombre d’utilisateurs potentiels dans la zone, de la nature de constructions (maisons, buildings,
immeubles….) et de la localisation (rurale ou urbaine) et donc de la densité des constructions.

Et c’est pour ce faire qu’on distingue différents types de cellules : Macro (cellule à grande
couverture), micro (cellule à couverture moyenne), pico (petite cellule de quelque dizaine de
mètres).

Figure I.1 : Structure cellulaire d’un réseau réel.

3
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

I.3. Evolution des réseaux cellulaires

I.3.1. 3GPP
3GPP est un acronyme pour 3rd Generation Partnership Project. Il s’agit d’une entité
comprenant plusieurs organismes régionaux d’élaboration de normes ayant pour but de développer
des standards de communication sans fil globaux, notamment les normes de la famille GSM (Global
System for Mobile communications). L’intérêt étant de faciliter et de réduire le coût de
développement des équipements et des terminaux de communication, en plus de permettre aux
clients de voyager n’importe où tout en gardant l’accès aux services sans fil [1]. Le tableau I.1
illustre l’évolution des systèmes 3GPP :

Tableau I.1 : Evolution des systèmes 3GPP.

Génération

Caractéristiques 2G 3G 4G 5G

GSM GPRS EDGE


LTE LTE-
Acronymes GPRS UMTS HSPA N/C
Advanced
EDGE HSPA+ DC-HSPA+

Version 3GPP
97 et 98 99 et 5à8 (8 et 9) et (10à14) 15 et 16
(Release)
voix+SM voix+data+multimé voix+data+multimé voix+data+multimé
Services
S +data dia dia dia
Débit indicatif
384/64
(théorique/pratique) 42/10 Mbps 1Gbps/50Mbps 10Gbits
kbps
en bits/s

Bande passante 200 KHz 5 MHz 20 MHz 20 MHz

TDMA
Technique d'acces W-CDMA OFDM MC-CDMA CDMA BDMA
CDMA

I.3.2. GSM
Le GSM est une technologie de communication cellulaire développée par la Standards
Association ETSI Telecom (European Telecommunications Standards Institute) en 1982, Et il est
devenu public en 1991. En tant que technologie de deuxième génération, il est toujours La
technologie sans fil la plus utilisée dans le monde aujourd'hui. Le réseau GSM fournit divers
services, Cela comprend les appels téléphoniques, les messages texte, la messagerie vocale, les
conférences téléphoniques et Interopérabilité avec le réseau téléphonique fixe RTC (Réseau
Téléphonique Commuté).

4
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Les périphériques matériels qui composent le réseau sont : BTS (base station transmission
station), BSC (base station Station Controller) constitue BSS (Base Station Subsystem) et MSC
(Mobile Centre de commutation de services), VLR (registre de localisation des visiteurs), HLR
(registre de localisation de domicile), EIR (Device Identity Registration) et AuC (Authentication
Center) du formulaire NSS (Network sous-système).

Ces éléments interagissent de manière révolutionnaire et représentent La base de la


communication cellulaire. La figure I.1 suivante montre l'architecture simplifiée du réseau Global.
L'accès au réseau GSM se fait par une méthode appelée TDMA (Time Division Multiplexing).
Access), ce qui signifie que le canal radio est divisé en trames, puis chaque utilisateur se voit
Allouer une ou plusieurs tranches de temps pour chaque trame radio. [2]

Figure I.2 : Architecture simplifié du réseau GSM.

I.3.3. GPRS
Le réseau GPRS (General Packet Radio Service) communément appelé 2,5G ou 2G+, offre
une amélioration notable en matière de débit par rapport à la 2G . En effet, cette évolution permet
d’allouer un même time slot à plusieurs utilisateurs et plusieurs time slot à un utilisateur. Aussi,
cette technologie a apporté la possibilité d’interconnexion avec Internet via une infrastructure IP
(Internet Protocol).

Ce réseau présente une modification majeure au niveau du réseau cœur, il introduit


l’utilisation d’un réseau en mode commutation de paquet (comme Internet) pour le transport de
données, en parallèle du réseau en mode circuit conservé pour l’acheminement des communications
téléphonique ceci en ajoutant le nœud : SGSN (Serving GPRS Support Node) équivalent du MSC
(commutateur) dans le réseau GSM.

5
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Figure I.3 : Architecture simplifié du réseau GPRS.

I.3.4. EDGE
Evolution du GPRS, le réseau EDGE (Enhanced Data Rates for GSM Evolution), aussi appelé
2,75G a permis d'assurer la transition entre la 2G et la 3G, il a été développé dans le but d'optimiser
la partie radio du réseau mobile au niveau des données et d'améliorer les débits de téléchargements.
Ceci en ajoutant le nœud : GGSN (Gateway GPRS Support Node) équivalent du GMSC (passerelle)
dans le réseau GSM.

I.3.5. UMTS
La 3G, ou UMTS (Universal Mobile Télécommunications System), marque le passage des
systèmes de téléphonie à des systèmes tournés vers des services multimédia. L’objectif est de
débrider les débits pour enfin avoir une expérience d’Internet en mobilité similaire à celle de
l’Internet fixe.

Pour ce faire, le principe de fonctionnement dans une communication reste globalement


inchangé mais pour parvenir à franchir un cap en termes de débit, des changements ont lieu tel que :
l’utilisation de nouvelles bandes de fréquences plus larges par rapport aux précédentes, changement
au niveau des équipements BTS et BSC, ainsi que la méthode d’accès devenue par répartition de
code CDMA (Code Division Multiple Access) dans laquelle plusieurs utilisateurs peuvent utiliser
une même fréquence porteuse simultanément.

Le réseau d’accès radio est désormais appelé UTRAN (UMTS Terrestrial Radio Access
Network). L’UTRAN est composé :

 De « Node B », qui correspondent aux BTS (antennes) utilisées dans les


technologies de 2ème génération. Ils permettent de meilleures performances
(meilleurs débits) notamment via une meilleure utilisation des ressources radio

 De RNC (Radio Network Contrôler), équivalent du BSC (station de contrôle).


I.3.6. HSPA
Le HSPA (High Speed Packet Access) aussi appelé 3G+ est la combinaison de deux
protocoles HSUPA (High Speed Uplink Packet Access) et HSDPA (High Speed Downlink Packet

6
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Access) pour l’amélioration des performances obtenues en UMTS, permettant d'atteindre Haut débit
de haut en bas.

En tant que technologie cellulaire de génération 3.5G, HSPA représente la transition des
réseaux UMTS au réseau LTE de 4em génération.

1.3.7. LTE
Le LTE (Long Term Evolution) ou E-UTRAN (Evolved Universal Terrestrial Access
Network), introduit dans la 3GPP R8, est la partie accès de l'Evolved Packet System (EPS). Les
principales exigences pour le nouveau réseau d'accès sont une efficacité spectrale élevée, des débits
de données de pointe élevés, un temps d'aller-retour court ainsi qu'une flexibilité en termes de
fréquence et de bande passante.[3]

I.4. Introduction au réseau LTE


Le réseau 4G utilise une bande passante de 20 MHz pour la communication, qui peut
fonctionner sur toutes les bandes de fréquences utilisées par les technologies de communication 2G
et 3G, ainsi que par la technologie CDMA.
Il est conçu pour fournir un débit de données optimal de 100 Mbps à 1 Gbps. La technique
d'accès multiple qu'il utilise est l’Accès multiple par répartition orthogonale de la fréquence
(OFDMA).

I.4.1. Architecture globale du réseau LTE

Le LTE est principalement associé au réseau d'accès radio (RAN). L'eNodeB (eNB) est le
composant du réseau RAN LTE. Le RAN LTE fournit la liaison radio physique entre l'équipement
utilisateur (UE) et le réseau central évolué en mode paquet.
Les spécifications de l'évolution de l'architecture du système (SAE) définissent un nouveau
réseau central, appelé réseau central de paquets évolué (EPC), comprenant toutes les architectures
de réseau du protocole Internet (IP).

Figure I.4 : Architecture du réseau LTE. [4]

7
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Le réseau LTE est donc constitué de deux parties : une partie radio (eUTRAN) et un cœur de
réseau « EPC » (Evolved Packet Core).

[Link]. La partie radio eUTRAN

Le RAN se compose donc des eNode B, d’antennes locales ou distantes, de liaisons en fibres
optiques vers les antennes locales ou distantes (liaisons CPRI) et des liaisons IP reliant les eNode B
entre eux (liens X2) et avec le cœur de réseau (liens S1) via un réseau de backhaul.

 L’équipement utilisateur (UE) : L'équipement mobile comprend les modules


importants suivants :
- Terminaison Mobile (MT) : Elle gère toutes les fonctions de communication.
- Équipement terminal (TE): Elle gère les flux de données.
- Carte à Circuit Intégré Universelle (UICC) : Elle est également connue sous le nom
de carte SIM pour les équipements LTE.

 NodeB évolué (eNB) : Fournit l'interface radio LTE aux UE, l'eNB termine le plan
utilisateur (PDCP/RLC). Utilisateur (PDCP/RLC/MAC/L1) et les protocoles du plan
de contrôle (RRC). Entre autres choses, elle assure la gestion des ressources radio et la
mobilité intra-LTE pour le système d'accès évolué.
A l'interface S1 vers l'EPC, l'eNB termine le plan de contrôle (S1AP) et le plan utilisateur
(GTP-U). [5]

[Link]. La partie cœur du réseau EPC

L’EPC LTE ou (Evolved Packet Core) utilise des technologies «full IP», il permet
l’interconnexion via des routeurs avec les eNodeB distants.
L’EPC se compose principalement des équipements suivants :

 Les MMEs qui gèrent la signalisation (plan de contrôle) et donnent l’accès aux bases
de données (Les MMEs peuvent être assimilés à une « mémoire cache » régionale du
HSS).

 Les HSS (Home Subscriber Server), ayant un rôle similaire au HLR (base de données
centralisée contenant les identifiants et les droits des abonnés) avec des fonctionnalités
supplémentaires.

 Les SGW (Serving Gateways) ou Passerelles de services, qui transportent le trafic de


données (plan utilisateur) et concentrent le trafic de plusieurs eNodeB. Elles servent de
passerelles vers le réseau Internet.

 Les PGW (Packet Gateway), qui servent d’interfaces entre le réseau cœur de
l’opérateur (EPC) et Internet.

8
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

 PCRF (Policy and Charging Rules Function) Fonction de politique et de règles de


tarification, qui prend en charge les décisions de contrôle des politiques et les
fonctionnalités de contrôle de la tarification en fonction du débit.[6][5][ 3]
[Link]. Les interfaces de communication
Comme le montre la figure I.3 ci-dessus, diverses interfaces sont conçues entre les entités
SAE et EPC, notamment Uu entre l'UE et l'eNodeB, X2 entre deux eNodeB et S1 entre l'EPC et
l'eNodeB. L'eNodeB a les fonctionnalités d'un RNC et d'un NodeB, comme dans l'architecture
UMTS précédente.

- L’interface X2 est une interface logique. Elle est introduite dans le but de
permettre aux eNodeBs d’échanger des informations de signalisation durant le
Handover ou la signalisation, sans faire intervenir le réseau coeur. L'eNodeB est
relié au coeur du réseau à travers l'interface S1.

- L’interface S1 est l’interface intermédiaire entre le réseau d’accès et le réseau


coeur, et elle peut être divisée en deux interfaces élémentaires. Elle consiste en
S1-U (S1-Usager) entre l'eNodeB et le SGW, et S1-MME entre l'eNodeB et le
MME. Les eNodeBs ont offert deux qualités au réseau : la sécurité (en cas de
problème d’un relais) et le partage équitable des ressources (partage de ressource
en cas de saturation du lien principal).

- L’interface Uu est l'interface radio qui relie les UE aux eNodeBs. Il gère tous
les messages de signalisation entre l'eNodeB et le MME ainsi que le trafic de
données entre l'UE et le S-GW.

- L’interface S1-U (eNB et S-GW) permet le tunneling par porteur de plan


utilisateur et la commutation de chemin entre eNB pendant le transfert.

- L’interface S1-MME (eNB et MME) fournit un chemin de plan de contrôle


entre eNB et MME.

- L’interface S6a (MME et HSS) permet le transfert des données d’abonnement


et d’authentification pour authentifier/autoriser l’accès des utilisateurs aux
services réseau.

- L’interface S10 (MME et MME) est utilisée pour le déplacement de MME et le


transfert d’informations MME à MME.

- L’interface S11 (MME et S-GW) fournit le point de référence entre MME et S-


GW.

1.4.2. Notions de plan usager et de plan de contrôle :

L’EPC sépare les équipements qui le composent en deux rôles distincts :

9
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

 Ceux utilisés pour acheminer les données utilisateurs (vidéo, mails, …). On parle de
plan de données (Data Plane) : SGW, PGW.

 Ceux utilisés pour gérer les données de contrôle propres au fonctionnement du réseau
mobile 4G (identification de l’utilisateur, sécurité, services souscrits…) On parle de
plan de contrôle (Control Plane) : HSS, MME,
Ce découplage du plan de données et plan de contrôle va permettre de faire évoluer chacun au
rythme de ses besoins. Le plan de données va surtout évoluer pour suivre les capacités de données à
acheminer, alors que le plan de contrôle va évoluer pour l’ajout de nouvelles fonctionnalités au sein
du réseau. Cela permet de gérer le « scaling » et la consolidation de manière différente sur chacun
des deux plans.

I.4.3. Les caractéristiques fondamentales du réseau LTE

• Débit sur l’interface radio


L’interface radio E-UTRAN doit pouvoir supporter un débit maximum descendant instantané
de 100 Mbps et un débit maximum montant instantané de 50 Mbps tout en considérant une
allocation de bande de fréquence de 20 MHz pour les deux sens montant et descendant. Les
technologies utilisées sont OFDMA pour le sens descendant et SC-FDMA pour le sens montant.

• Efficacité spectrale (nombre de bit transmis par seconde par hertz)


L’efficacité spectrale dans la LTE est meilleure qu’UMTS avec une amélioration de 3 à 4 fois
dans la voie descendante (efficacité du spectre de 5 bit/s/Hz) et de 2 à 3 fois dans la voie montante
(efficacité du spectre de 2.5 bit/s/Hz), ceci est rendu possible grâce à l’utilisation de l’OFDMA.

• Largeur de bande
E-UTRAN doit pouvoir opérer dans des allocations de bande de fréquence de différentes
tailles incluant 1.25, 2.5, 5, 10, 15 et 20MHz. LTE supporte FDD et TDD.

• Interfonctionnement avec la 3G
Le handover entre E-UTRAN (LTE) et UTRAN (3G) doit être réalisé en moins de 300 ms
pour les services temps-réel et 500 ms pour les services non temps-réel. Il est clair qu’au début du
déploiement de la LTE peu de zones seront couvertes. Il s’agira pour l’opérateur de s’assurer que le
handover entre LTE et la 2G/3G est toujours possible.

• Latence
1. Latence plan de contrôle
L’objectif fixé pour le LTE est d’améliorer la latence du plan de contrôle par rapport à
l’UMTS, via un temps de transition inférieur à 100 ms entre un état de veille de l’UE et un état actif
autorisant l’établissement du plan usager.

2. Latence plan usager


La latence du plan usager est définie par le temps de transmission d’un paquet entre la couche
IP de l’UE et la couche IP d’un nœud du réseau d’accès ou inversement. En d’autres termes, la

10
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

latence du plan usager correspond au délai de transmission d’un paquet IP au sein du réseau
d’accès. Le LTE vise une latence du plan usager inférieure à 5 ms dans des conditions de faible
charge du réseau et pour des paquets IP de petite taille.

• L’agilité en fréquence
Le LTE doit pouvoir opérer sur des porteuses de différentes largeurs afin de s’adapter à des
allocations spectrales variées. Les largeurs de bande initialement requises ont par la suite été
modifiées pour devenir les suivantes : 1,4 MHz, 3 MHz, 5 MHz, 10 MHz, 15 MHz et 20 MHz 10
dans les sens montant et descendant. Notons que le débit crête est proportionnel à la largeur de
bande. Les modes de duplexage FDD et TDD doivent être pris en charge pour toutes ces largeurs de
bande.

• Connexion permanente
Principe des accès haut débit où la connectivité est permanente pour l’accès à Internet. Même
si la connexion est permanente au niveau du réseau, il est nécessaire pour le terminal de passer de
l’état IDLE à l’état ACTIF lorsqu’il s’agira d’envoyer ou recevoir du trafic. Ce changement d’état
s’opère en moins de 100 ms. Le réseau pourra recevoir le trafic de tout terminal rattaché puisque ce
dernier dispose d’une adresse IP, mettre en mémoire ce trafic, réaliser l’opération de paging afin de
localiser le terminal et lui demander de réserver des ressources afin de pouvoir lui relayer son trafic.

• Délai pour la transmission de données


Moins de 5 ms entre l’UE et l’Access Gateway, ceci dans une situation de non-charge où un
seul terminal est ACTIF sur l’interface radio. La valeur moyenne du délai devrait avoisiner les 25
ms en situation de charge moyenne de l’interface radio. Ceci permet de supporter les services temps
réel IP nativement, comme la voix sur IP et le streaming sur IP.

• Mobilité
En LTE, le handover pourra s’effectuer dans des conditions où l’usager se déplace à grande
vitesse (120 à 350km/h). La LTE ne permet que le hard handover et non pas le soft handover

• Capacité en nombre d’utilisateur simultanés


Le système doit supporter simultanément un large nombre d’utilisateurs par cellule. Il est
attendu qu’au moins 200 utilisateurs simultanés par cellule soient acceptés à l’état actif pour une
largeur de bande de 5 MHz, et au moins 400 utilisateurs pour des largeurs de bande supérieures.

I.4.4. Les technologies utilisées en LTE

I.4.4.1. Techniques d’accès (techniques de transmission et de multiplexage)

La modulation du LTE est basée essentiellement sur l’utilisation de la technologie OFDM et


des technologies d'accès associés, OFDMA/SC-FDMA.

I.[Link]. L’OFDM (orthogonal frequency-division multiplexing) est un procédé de codage


de signaux numériques par répartition en fréquences orthogonales sous forme de multiples sous-

11
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

porteuses c’est-à-dire subdiviser la bande de transmission en N sous-canaux, ce qui entraîne une


augmentation de la durée des symboles.
C'est une technique basée sur la transformée de Fourier rapide qui permet de diviser le flux de
données à transmettre en N sous-flux de données parallèle, qui seront transmis sur des sous-bandes
orthogonales différentes.
Cette technique permet de lutter contre les canaux sélectifs en fréquence ainsi qu’une grande
efficacité dans l’utilisation du spectre et de la puissance ceci en utilisant N sous-porteuses qui sont
orthogonales et très proches les unes des autres.

Figure I.5 : Répartition de fréquences Orthogonales OFDM.

I.[Link]. OFDMA pour la transmission downlink (liaison descendante)

Si l'OFDM attribue une porteuse à chaque utilisateur et permet donc la transmission de


données de plusieurs utilisateurs en même temps, l'OFDMA permet de changer la porteuse d'un
utilisateur après un certain temps, un concept emprunté de la TDMA.

Cette technique permet une meilleure protection contre le fading car si ce dernier touche une
fréquence toutes les données de l'utilisateur seront perdues, par contre avec l'OFDMA seule une
petite partie sera affectée. Cependant, le problème du PAPR (qui indique le rapport entre la
puissance de crête et la puissance moyenne de l'OFDM) se pose toujours, c'est pourquoi l'OFDMA
n'est utilisé que dans la liaison descendante, car l'eNodeB a suffisamment de puissance pour
transmettre alors que le terminal utilisateur (UE) a une autonomie limitée , ce qui a poussé le 3GPP
à utiliser une méthode d'accès différente pour la liaison montante : le SC-FDMA.

I.[Link]. SC‐FDMA pour la transmission Uplink (liaison montante)

La SC-FDMA (Single-Carrier-FDMA) c’est-à-dire à porteuse unique est mis en œuvre dans la


norme LTE en faisant précéder le modulateur OFDM d'un précodeur DFT (Transformée de Fourier
Discrète). Cette technique est connue sous le nom de "Discrete Fourier Transform-Spread
Orthogonal Frequency Division Multiplexing" (DFTS-OFDM).

12
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

La caractéristique distinctive de la transmission SC-FDM est que chaque symbole de données


est essentiellement étalé sur toute la largeur de bande allouée.
Tandis que l'OFDMA transmet plusieurs symboles en parallèle sur plusieurs sous-porteuses
espacées de 15Khz, ce qui donne un symbole OFDMA d'une durée de 66,7s, le SC-FDMA ne
transmet qu'un seul symbole à la fois (en série) mais qui est distribué sur l'ensemble des porteuses
donnant ainsi un symbole de largeur M × 15Khz mais toujours d'une durée de 66,7s, réellement
chaque sous-porteuse transporte "un sous-symbole" mais visuellement c'est comme s'il n'y avait
qu'une seule porteuse qui était utilisée, d'où son nom.
L'avantage est que le problème relatif au PAPR élevé disparaît car c'est la transmission
parallèle de plusieurs symboles qui en est la cause, alors qu'avec le SC-FDMA la transmission est
sérielle, ce qui est certes plus lent mais assure un faible PAPR qui permet à l'amplificateur RF du
mobile de consommer moins d'énergie, c'est pourquoi il a été adopté pour la liaison montante.[7]

Figure I.6 : OFDMA pour le Downlik et SC-FDMA pour l’Uplink. [3]

I.[Link]. La différence entre l’OFDMA et le SC-FDMA

La différence majeure entre elles, réside dans le fait que l’OFDMA est une technique de
transmission multi-porteuse tandis que la SC-FDMA est une technique mono-porteuse.

Figure I.7 : Différence entre l’OFDMA et SC-FDMA.

13
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

I.4.4.2. La technologie MIMO (Multiple Input Multiple Output)

Multiple-Input Multiple-Output ou MIMO (« entrées multiples, sorties multiples ») est une


technique de multiplexage utilisée dans : les radars, les réseaux sans fil ou les réseaux mobiles, cette
technique permet des transferts de données à plus longue portée avec un débit encore plus élevé
qu’avec des antennes utilisant les techniques de multiplexage précédentes tel que SISO (Single-
Input Single-Output). A à l’inverse des anciens réseaux standards GSM ou Wi-Fi qui utilisait une
seule antenne émettrice et une autre réceptrice, la technique MIMO utilise plusieurs antennes tant
au niveau de l'émetteur que du récepteur.

Figure I.8 : Différents types de technologie MIMO.

Variantes/Modes

Il existe plusieurs implémentations de MIMO qui diffèrent par la façon dont les données sont
envoyées et par le nombre d'antennes utilisées au niveau de l'émetteur ou du récepteur.

 2x2

 4x4 (R8/9)

 8x8 (R10)
Principes :

Les technologies MIMO utilisent des réseaux d'antennes à l'émission et/ou à la réception afin
d'améliorer la qualité du rapport signal sur bruit (SNR) et / ou le débit de transmission. Cela permet
aussi de pouvoir diminuer le niveau d'émission des signaux radio afin de réduire la pollution
électromagnétique environnante, mais aussi de prolonger l'autonomie des batteries dans le cas d'un
télé[Link] peut considérer trois catégories principales de MIMO :

• la diversité spatiale MIMO : Transmission simultanée d’un même message par multiples
antennes d’émission. Les signaux reçus par chaque antenne réceptrice sont alors remis en phase et
sommés de façon cohérente. Il existe une version simplifié qui utilise que le meilleur signal reçu

14
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

d’une antenne. Ceci permet d’améliorer le SNR de la transmission grâce au gain de diversité ainsi
que compenser l'évanouissement du signal, diminuer le BER sans pour autant modifier la puissance
du signal de réception. Pour que cette technique soit efficace, il faut que les sous-canaux MIMO
soient indépendants les uns des autres c’est-à-dire décarrelés.

• le multiplexage spatial MIMO : Transmission simultanée de sous-messages sur chacune


des antennes émettrices. Puis ces sous-messages (signaux reçus) seront réassemblés en réception
pour reconstituer le message d’origine. Les sous-canaux de propagation doivent être décorrélés. Le
multiplexage MIMO permet d'augmenter les débits de transmission grâce au gain de multiplexage.
Les techniques de diversité et de multiplexage MIMO peuvent être appliquées conjointement.

Par exemple pour un système MIMO 5 x 5, on peut configurer un sous-système MIMO 2 x 2


pour faire du multiplexage et un sous-système MIMO 3 x 3 pour faire de la diversité MIMO.

• le MIMO - Beamforming : on utilise le réseau d'antenne MIMO pour orienter et contrôler


le faisceau d'onde radio (amplitude et phase du faisceau). On peut ainsi créer des lobes constructifs /
destructifs et optimiser une transmission entre l'émetteur et la cible. Les techniques de beamforming
permettent à la fois d'étendre une couverture radio (d'une station de base ou d'un point d'accès par
exemple) et de limiter les interférences entre utilisateurs et la pollution électromagnétique
environnante (en ciblant le récepteur visé).

I.4.5. Modulation et codage adaptatifs (AMC)

L’AMC (Adaptive Modulation and Coding) sont utilisés pour augmenter la capacité du réseau
ou les débits de données en liaison descendante. Grâce au retour d'informations sur la station de
canal du récepteur mobile à l'émetteur de la station de base.

La modulation et le codage adaptatifs peuvent être appliqués pour s'adapter à la condition des
canaux mobiles sans fil afin d'augmenter l'efficacité spectrale sans augmenter le taux d'erreur
binaire dans les canaux bruyants.

Le codage d'une séquence de bits sur le signal porteur est obtenu en ajustant ses paramètres,
c'est ce qu'on appelle la modulation. On distingue quatre schémas de modulation dans le LTE :

 BPSK : un bit est envoyé à la fois, en utilisant deux symboles qui peuvent être
interprétés soit comme des phases initiales de 0 et 180◦ ou comme des amplitudes de
signal de +1 et -1.

 QPSK : Les symboles ont la même amplitude et ont des phases initiales de 45◦,
135◦, 225◦, et 315◦ qui correspondent respectivement aux combinaisons de bits 00, 10,
11, et 01.

 16-QAM : quatre bits sont envoyés à la fois en utilisant 16 symboles ayant des
amplitudes et des phases différentes.

15
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

 64-QAM : six bits sont envoyés à la fois en utilisant 64 symboles qui ont des
amplitudes et des phases différentes.
A noter que :

- Les modulations Downlink sont : QPSK, 16QAM et 64QAM.


- Les modulations Uplink sont : QPSK et 16QAM.

La figure ci-dessous représente ces quatre schémas de modulation dans un diagramme de


constellation où l'amplitude de l'onde transmise est représentée par la distance de chaque symbole
par rapport à l'origine et la phase initiale par l'angle mesuré dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre à partir de l'axe des x.

Figure I.9 : Modulation QPSK et QAM.

I.4.6. HARQ

I.4.6.1. ARQ

L’Automatic Repeat reQuest ou ARQ est une méthode de contrôle d'erreur pour la
transmission de données. Elle utilise des acquittements et des timeouts pour parvenir à une
transmission efficace de l'information.

• Un acquittement est un message envoyé par le récepteur vers l'émetteur afin de lui montrer
que la trame (ou le paquet) de données émise a été correctement reçue.

• Un timeout est un instant précis situé après l'instant d'émission et dont l'écart avec ce dernier
est égal à une durée spécifique ; si l'émetteur ne reçoit pas d'acquittement avant le timeout, il
retransmet la trame ou le paquet jusqu'à recevoir un acquittement ou dépasser un nombre prédéfini
de retransmissions.[8]

Donc l’ARQ fait référence à la demande de répétition automatique, c'est-à-dire que si


l'expéditeur ne reçoit pas d'accusé de réception (ACK) avant la fin du délai, le récepteur rejette le

16
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

mauvais paquet et l'expéditeur doit retransmettre le paquet. La procédure ARQ est illustrée ci-
dessous :

Figure I.10 : Automatic Repeat Request (ARQ).

[Link]. HARQ

Le Hybrid ARQ (HARQ) est une variante de l'ARQ possédant de meilleures performances, en
particulier lors des transmissions sans fil, au prix d'une complexité accrue.

C’est une technologie qui permet la transmission fiable de données sur un canal de
communication qui peut engendrer des erreurs de transmission. Elle combine les principes de la
retransmission, Automatic Repeat Request (ARQ), et de la correction d'erreurs, Forward Error
Correction (FEC). [8]

HARQ = ARQ + FEC (Forward Error Correction)/Soft Combining.

Le soft combining est une technique de correction d'erreur dans laquelle les mauvais paquets
ne sont pas rejetés mais stockés dans un tampon. L'idée de base est que 2 ou plusieurs paquets reçus
avec des informations insuffisantes peuvent être combinés ensemble de manière à ce que le signal
total puisse être décodé. La procédure HARQ est la suivante :

Figure I.11: Hybrid Automatic Repeat Request (HARQ).

17
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

HARQ est utilisé dans la téléphonie mobile, par exemple en 3G HSDPA et HSPA+ et plus
récemment dans les réseaux mobiles LTE associé à des turbos codes pour la correction d'erreurs.

1.4.7. Channel Scheduling et Fast Scheduling

Scheduling ou l’ordonnancement est un processus par lequel l'eNodeB décide quels UE


doivent recevoir des ressources, combien de blocs de ressources (RB) doivent être donnés pour
envoyer ou recevoir des données afin d'assurer la meilleure transmission sur le canal et de
maximiser le débit du système. Dans le LTE, l'ordonnancement est entièrement contrôlé par les
eNode-Bs, les instances de contrôle du réseau radio de la couche supérieure ayant été supprimées de
la conception globale du réseau. Cela permet au réseau de réagir à l'évolution des conditions radio
de chaque utilisateur, d'optimiser le débit global et de garantir la qualité de service pour chaque
utilisateur, tout en permettant de gérer les situations de surcharge.

Nous distinguons trois types d'ordonnanceurs :

 Round Robin : Le planificateur RR sélectionne et planifie les UEs de manière round-


robin (c’est une répartition de charge (load balancing) équitable entre serveurs d'un
même cluster. Chaque serveur traite le même nombre de requêtes. Cela nécessite un
cluster de serveurs homogènes en capacité de traitement), créant ainsi un partage égal
des ressources.
L'inconvénient de cette approche est que les UE dont l'IQC n'est pas optimal peuvent
se voir attribuer des ressources radio physiques (PRB), ce qui réduit le débit global de
la cellule.

 Max CQI : Le planificateur max-CQI (Channel Quality Indicator) sélectionne les UE


programmables sur la base du CQI expérimenté. Les UEs ayant le CQI le plus élevé,
par conséquent, deviennent des candidats à l'ordonnancement, ce qui augmente le
débit global de la cellule.
L'inconvénient de cette approche est que les UE avec un CQI inférieur se voient
refuser des instances d'ordonnancement, ce qui les prive de débit et entraîne une
dégradation de l'expérience utilisateur.

 Proportional fair (L'équité proportionnelle) : Le PFS est censé trouver un équilibre


entre l'ordonnanceur traditionnel Round Robin (RR) et le max-CQI.
L'ordonnanceur PFS fonctionne de manière à de manière à prendre en compte l'équité
des ressources et à maximiser le débit des cellules (en plus d'autres mesures de
performance possibles).
Le Fast scheduling signifie l'ordonnancement de paquets et un service rapide.

18
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

I.4.8. Les canaux radios


On distingue trois grandes catégories de canaux : les canaux physiques, les canaux logiques
ainsi que les canaux de transport. Qui sont décrite dans [7]

I.4.8.1. Les canaux logiques

Un canal logique est caractérisé par le type d'information qu'il transporte, et non pas par
comment ces données vont être véhiculées.
Il existe 2 types de canaux logiques qui permettent de scinder/ véhiculer les informations de 2
grands types distincts, les informations dit du plan de contrôle et les informations dit du plan usage.
Les informations du plan de contrôle sont toutes les informations échangées par réseau
d'accès (interne, vers le mobile ou vers le coeur de réseau) permettant son fonctionnement propre
(authentifier un mobile, établir un appel etc...).
Les informations du plan usager sont toutes les informations échangées par l'usager via le
réseau d'accès. Les canaux logiques fournis par la couche MAC sont :

 BCCH (Broadcast Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de diffuser les informations de base d'une cellule permettant l'accès, comme son
identifiant, la largeur de bande à utiliser, la liste des cellules voisines LTE 3G ou GSM
etc...

 PCCH (Paging Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet de
diffuser des notifications d'appel. Lorsque que quelqu'un cherche à joindre un mobile,
un message de paging par le coeur de réseau vers le réseau d'accès. Toutes les cellules
de la zone à laquelle le mobile est supposé appartenir vont alors diffuser l'information
qu'on cherche à le joindre. Ce type d'information transite donc par ce canal logique.

 CCCH (Common Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de véhiculer toute la signalisation d'appel quand un canal dédié au mobile n'existe pas.
Toute la messagerie du début d'un scénario d'appel passe par ce canal.

 DCCH (Dedicated Control CHannel) : c'est un canal logique de contrôle qui permet
de véhiculer toute la signalisation d'appel quand un canal dédié au mobile existe. Par
exemple, le reconfiguration d'une connection ou un handover se font en utilisant ce
canal.

 DTCH (Dedicated Traffic CHannel) : c'est un canal logique du plan usager qui
permet de véhiculer toutes les informations usager. Par exemple, si vous être en train
de regarder une vidéo, c'est par ce canal que les informations vont transiter.
I.4.8.2. Les canaux de transport

Les canaux de transport définissent comment et avec quel type de caractéristiques les données
sont transférées à la couche physique. Les données et les messages de signalisation sont transportés
sur des canaux de transport entre le MAC et la couche physique.

19
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

I.[Link]. Canaux de transport de liaison descendante : le LTE dispose de 4 canaux


logiques de liaison descendante.

 BCH (Broadcast CHannel) ou Canal de diffusion : Ce canal de transport LTE


correspond au canal de contrôle de diffusion (BCCH) et transporte des informations
telles que celles utilisées pour la MIB et envoie des informations au canal de diffusion
physique (PBCH). Le message broadcasté contient toutes les informations nécessaires
pour que le mobile puisse reconnaitre le réseau d'accès et s'attacher sur la cellule.

 DL-SCH (Downlink Shared Channel) : Ce canal de transport est le principal canal de


transfert de données en liaison descendante. Il est utilisé par de nombreux canaux
logiques comme BCCH, CCCH, DCCH DTCH, MCCH, MTCH et envoie ses
informations au canal physique partagé de la liaison descendante (PDSCH).
L'information transportée par ce canal est SIB, transfert de données.

 PCH (Pagging CHannel) ou Canal de radiomessagerie: pour transmettre les


informations PCCH et les mapper sur le canal physique partagé de la liaison
descendante (PDSCH) et transporter les informations de radiomessagerie.

 MCH (Multicast Channel) : Ce canal de transport est utilisé pour transmettre les
informations MCCH afin d'établir des transmissions multicast. Ce canal est mappé sur
le canal physique de multidiffusion (PMCH) et est essentiellement utilisé pour les
services MBMS.
[Link].2. Canaux de transport de la liaison montante : Le LTE dispose de deux canaux :

 UL-SCH (Uplink Shared Channel) : ce canal de transport est le principal canal de


transmission de données dédiées (contrôle ou usager) en uplink. Ce canal va donc
porter des canaux logiques DCCH, DTCH, ou CCCH.

 RACH (Random Access Channel) ou canal d'accès aléatoire: Ce canal sert


uniquement à gérer l'accès initial du mobile ou lors d'un Handover sur une cellule.
I.4.8.3. Les canaux physiques

Le canal physique est un canal de la couche physique qui fournit le moyen de transmettre par
radio les données issues de la couche transport. il va donc correspondre à un sous ensemble
constitué d'éléments de la ressource radio disponible. Généralement, on lui associe certaines
caractéristiques radios particulières.

I.[Link]. Les canaux physiques Downlink

 PDSCH (Physical Downlink Shared Channel) : sert à la transmission des canaux de


transport DL-SCH & PCH
 PBCH (Physical Broadcast Channel) : sert à la transmission des canaux de transport
BCH

20
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

 PCFICH (Physical Control Format Indicator Channel) : indique le nombre de


symboles OFDM utilisés pour la transmission du PDCCH dans une sous-trame

 PDCCH (Physical Downlink Control Channel) : sert à la transmission d'information


de contrôle, schéma de modulation, codage, allocation des ressources pour le DL-SCH
et le PCH en downlink, allocation de ressources HARQ pour le UL-SCH en uplink,
etc...

 PHICH (Physical Hybrid ARQ Indicator Channel) : sert à la transmission des


acquittements HARQ

 MBSFN (Multicast/Braodcast for a Single Frequency Network) : canal de broadcast


pour du traffic usager, mais pas encore utilisé commercialement en Release 8 (le sera
sur la release 10 normalement).
I.[Link]. Les canaux physiques Uplink

 PUSCH (Physical Uplink Shared Channel) : sert à la transmission du canal de


transport UL-SCH

 PUCCH (Physical Uplink Control Channel) : sert à la transmission des


acquittements HARQ et à l'allocation de ressources

 PRACH (Physical Radom Access Channel) : sert à la transmission du RACH.


Au niveau de la couche physique, il existe également des signaux physiques servant
principalement à la synchronisation entre le eNodeB et le mobile, ainsi qu'aux mesures permettant
de caractériser la qualité du lien radio.
La structure du mapping dans un réseau LTE est illustré dans la figure I.11 et I.12 ci-dessous :

Figure I.12 : Structure du mapping des canaux LTE en Downlink.

21
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Figure I.13 : Structure du mapping des canaux LTE en Uplink.

I.4.9. System information

SI : Les informations système sont essentielles et sont diffusées par l'eNB LTE sur le canal
logique BCCH. Ces informations de canal logique sont ensuite transportées sur le canal de transport
BCH ou transportées par DL-SCH.

Il y a deux parties dans le SI : la partie statique et la partie dynamique.

I.4.9.1 La partie statique est appelée MIB et est transmise par BCH et transportée par
PBCH une fois toutes les 40 ms. Le MIB contient des informations utiles, notamment la largeur de
bande du canal, les détails de configuration du PHICH, la puissance d'émission, le nombre
d'antennes et les informations de programmation du SIB transmises avec d'autres informations sur
le DL-SCH.

I.4.9.2 La partie dynamique est appelée SIB et est mappée sur les messages SI RRC (SI-1,
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11) sur DL-SCH et transmise en utilisant PDSCH à intervalles périodiques.
Le SI-1 est transmis toutes les 80 ms, le SI-2 toutes les 160 ms et le SI-3 toutes les 320 ms.[9]et [8]

I.4.10. Structure de la trame LTE

L'unité de mesure dans un réseau LTE est définit par trames LTE. Ces trames sont composées
de plusieurs blocs de ressources, selon la bande de fréquence utilisée.

Il existe deux structures de trames pour la synchronisation entre l’eNodeB et l’UE. Ces
structures diffèrent entre les modes de duplexage TDD et FDD :

I.4.10.1. Trame LTE de type1 (FDD)

En mode FDD, les voies montantes et descendantes opèrent sur deux fréquences porteuses
séparées par une bande de garde.

22
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

Une trame LTE dure 10ms. Elle est découpée en 10 sous trames d’une durée de 1ms. Chaque
sous trame est divisée en deux slots de 0,5ms. Un time slot dure donc 0,5ms, durée pendant laquelle
est transmis 7 symboles par bande OFDM. Or, nous avons vu qu’il y avait 12 sous porteuses. Par
conséquent, 7 symboles*12 porteuses=84 symboles sont transmis en 0,5ms, ce temps représente un
bloc de ressources.

Figure I.14 : Structure de la trame LTE en mode FDD.

I.4.10.2. Trame LTE de type2 (TDD)

En mode TDD, les voies montantes et descendantes opèrent sur une même fréquence.

Figure I.15 : Structure de la trame LTE en mode TDD.

I.4.11. Concept de blocs de ressource en LTE

Les stations de base LTE permettent l’accès simultané de plusieurs centaines d’abonnés actifs
à chaque cellule du réseau mobile, en utilisant à la fois les multiplexages en fréquence (FDMA) et
temporel (TDMA), en émission et en réception pour partager la ressource radio entre les
utilisateurs. L’unité de base attribuée à un abonné est le « Resource Block » RB.
Le bloc de ressource RB est le plus petit élément qui constitue les ressources physiques en LTE, il
est composé par des éléments de ressource RE et est constitué de 12 sous porteuses de fréquence
consécutives et orthogonal, de largeurs de 15KHz et de 7 symboles temporels ayant une durée totale

23
Chapitre I : Généralités sur les réseaux cellulaires et introduction au réseau LTE

de 0.5ms. Un nombre variable de bloc ressource peut être attribué chaque seconde à un même
terminal mobile en fonction du débit qu’il requiert et des ressources radio disponibles. La figure
I.15 schématise le concept des ressources bloc :

Figure I.16 : Bloc de ressources.

I.5. Conclusion

Ce chapitre s’occupe de la présentation brève des réseaux mobiles précédant le réseau 4G ou


LTE, ainsi que les principes fondamentaux du réseau LTE nécessaire à la compréhension de notre
travail à citer : l’architecture générale du réseau, les caractéristiques du réseau, les technologies
utilisées ainsi que des définitions de base. En effet, une bonne connaissance des technologies
utilisées dans un réseau quel qu’il soit permet aux planificateurs de mieux gérer les ressources, de
faciliter l'évolution du réseau en intégrant des technologies plus performantes qui permettront de
fournir en même temps des services de bonne qualité.

24
CHAPITRE II : Optimisation d’un
réseau LTE
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.1. Introduction
Le LTE (Long Term Evolution) fournit une mobilité mondiale et une large gamme de services
incluant la voix, les données et la vidéo pour les abonnés, ainsi que de nouvelles sources de revenus
et des économies pour les opérateurs. Cependant, afin d'obtenir une meilleure performance et une
efficacité accrue du réseau LTE, le fonctionnement de ce dernier nécessite d'être surveillé et
optimisé en permanence.

Dans ce deuxième chapitre, nous traiterons des notions d’optimisation, de qualité de service,
de capacité et de congestion d’un réseau LTE, tout en présentant les paramètres principaux influant
sur la capacité en se basant sur les KPIs majeur de cette dernière tels que : l’intégrité, la
disponibilité et la mobilité. Des notions d’overshooting et de répartition des charges auront un rôle à
tenir dans la suite de notre travail.

II.2. Optimisation d’un réseau LTE


Optimiser le réseau radio cellulaire et le réseau de transmission numérique inclut l'audit du
réseau existant en prêtant attention aux caractéristiques des équipements et dispositifs du réseau
existant. Les données relevées après l’étude permettent d'établir la couverture radio fournie par le
réseau dans sa configuration actuelle. Cela permet une identification et une correction infinies des
erreurs pour atteindre les objectifs de performance requis (qualité de service, capacité, taux de
réussite des accès, handover et couverture radio).

II.2.1. Objectif de l’optimisation d’un réseau

Afin de satisfaire au mieux leurs clients, les opérateurs s'efforcent d'assurer la continuité de
services fournis avec la meilleure qualité.
Une fois le réseau actif, l’opérateur doit veiller sur son bon fonctionnement. Il est nécessaire de
surveiller la qualité de service et d'adapter le réseau aux diverses fluctuations afin d'améliorer et
d'étendre le réseau. Par conséquent, les objectifs d'optimisation sont résumés comme suit :

 L'amélioration de la qualité du service (QoS) offert aux utilisateurs.

 Augmenter le volume du trafic transmis par le réseau avec les équipements


existants.

 Trouver et corriger les problèmes existants après la mise en œuvre et l'intégration


des sites.

 Satisfaire la couverture des objectifs pour divers services.


 Maximiser la capacité du réseau.

 Minimiser le coût lié à la mise en œuvre de la solution [5]

25
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.2.2. Processus d’optimisation d’un réseau LTE

L'optimisation du réseau sans fil fait référence à l'amélioration des performances du réseau
d'accès via les méthodes suivantes Utiliser les ressources existantes. Il s'agit d'un processus à travers
les étapes suivantes :

 Collecte et vérification des données : via des tests de conduite, des statistiques de
trafic et Les plaintes des clients;

 Analyse des données : utiliser un logiciel spécifique pour comparer différents


indicateurs Performance et seuil fixé par l'opérateur Ajustement des paramètres et
des matériaux ;

 Ajustement des paramètres et des matériaux ;

 Confirmer les résultats d'optimisation et préparer un rapport ;


L'objectif est d'augmenter l'utilisation des ressources du réseau et de résoudre les problèmes
Systèmes existants et solutions possibles pour améliorer les performances du réseau. Le processus
d'optimisation radio du réseau se compose de deux parties principales : la pré-optimisation et
l'optimisation continue qui peuvent être résumé dans la Figure II.1 qui suit:

Figure II.1: Processus d’optimisation d’un réseau LTE

Donc le processus d’optimisation du réseau LTE se divise en 3 étapes de réglage différentes :

II.2.2.A. Pré-optimisation

La pré-optimisation se produit lors de l'installation du réseau, afin de préparer le lancement du


réseau. Le but étant de garantir les objectifs souhaités de couverture, de qualité et de performance
du service. Ces objectifs sont souvent définis comme des valeurs cibles pour les configurations des

26
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

principaux indicateurs de performance (KPI), qui mesurent la performance du réseau et la qualité


des services de bout en bout. Pour ce faire on divise cette phase en deux étapes de réglage bien
définis :

 II.2.2.A.1. Réglage initial : Les principales activités de cette étape sont le test de
fonctionnalité de cellule unique (SCFT) basé sur un test statique ainsi que des tests
d'entraînement pour vérifier les paramètres LTE pour chaque cellule unique d'un site
LTE, c'est-à-dire RSRP, RSRQ, SINR, débit maximal ou débit de données, temps
d'interruption du handover, latence du ping, etc. Ainsi tous les problèmes liés aux
paramètres ou aux seuils KPI doivent être résolus lors de l'optimisation initiale.

 II.2.2.A.2. Réglage du cluster : Une fois que le SCFT pour chaque cellule du
réseau a été effectué jusqu'au niveau souhaité de QOS, les sites/eNodeB sont
regroupés en clusters. L'objectif de l'optimisation au niveau des clusters est de
vérifier toutes les routes importantes (les routes de transit, l’autoroute...) afin
d'obtenir un niveau optimal de performances LTE au sein de ces clusters.
II.2.2.B. L’optimisation continue

Elle fait partie intégrante du fonctionnement du réseau en particulier de nos jours où les
réseaux évoluent continuellement, elle consiste en un processus cyclique basé sur la récupération et
l’analyse des données.

 II.2.2.B.1. Réglage du réseau : L'optimisation du réseau est une continuation de


l'optimisation des clusters, qui vise à affiner les performances inter-clusters et à
résoudre les problèmes de couverture et de performances qui ne peuvent pas être
résolus dans le processus d'optimisation des clusters. Ce processus se définit à
travers les étapes suivantes :
• Collecte et vérification des données : Réussir les tests routiers, les statistiques de
trafic et les réclamations clients.
• Analyse des données : en utilisant des logiciels spécifique et en comparant les KPI
avec les thresholds fixés par l’opérateur.
• Ajustement des paramètres et du matériel.
• Confirmer les résultats d'optimisation et préparer des rapports.

II.3. La qualité du service dans le réseau LTE :

La Qualité de Service (QoS) est la capacité à transmettre un certain nombre de paquets dans
de bonnes conditions et dans la connexion entre l'émetteur et le récepteur. Elle peut s'exprimer en
plusieurs termes, tels que : disponibilité, débit, délais de transmission et taux de perte de paquets.
Par conséquent, la qualité de service est définie comme l'effet global de la performance du service,
qui détermine le degré de satisfaction de l'utilisateur avec le service.

27
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.3.1. Le but de la qualité du service

Le but de la QoS est donc d’optimiser les ressources du réseau et de garantir de bonnes
performances aux applications. La qualité de service sur les réseaux permet d’offrir aux utilisateurs
des débits et des temps de réponse différenciés par application suivant les protocoles mis en œuvre
au niveau de la couche réseau. [13]

II.3.2. Les critères de la qualité du service

 Le débit (Troughput) : L’interface radio E-UTRAN doit pouvoir supporter un


débit maximum descendant instantané de 100 Mbps et un débit maximum montant
instantané de 50 Mbps tout en considérant une allocation de bande de fréquence de
20 MHz pour les deux sens montant et descendant. Les technologies utilisées sont
OFDMA pour le sens descendant et SC-FDMA pour le sens montant. Le débit de
cellule doit être atteignable au moins par 95% des utilisateurs de la cellule.

 La perte de paquets (packet loss) : Elle correspond aux octets perdus lors de la
transmission des paquets. Elle s'exprime en taux de perte. Elle correspond au
nombre de paquets de donnés qui n’ont pas étaient reçu par la destination lors d’une
communication. Cela peut être causé par plusieurs facteurs, la plupart du temps due
à un encombrement du réseau. [13]

 Le délai de transit (la latence) : La latence peut être définie comme le délai entre la
cause et l'effet d'un changement physique dans le système observé. D'un point de
vue technique, nous pouvons dire que la latence est le temps mis par un bit pour
aller de l'émetteur au récepteur ou à la destination. C’est la capacité à réagir
rapidement à des demandes d’utilisateurs ou de services. [14]

 La mobilité : La gestion du changement de cellule lors du mouvement des


terminaux est nécessaire afin de garantir un réseau mobile optimal. L'objectif de
l'optimisation de la mobilité est d'ajuster les paramètres de transfert et de permettre
aux zones de transfert d'être plus raisonnables. En LTE, le handover pourra
s’effectuer dans des conditions où l’usager se déplace à grande vitesse (120 à
350km/h). La LTE ne permet que le hard handover et non pas le soft handover.

II.4. la capacité

Etant donné que l’amélioration du QoS est la priorité de tous les opérateurs, la vérification et
l’optimisation en continue de cette dernière est un atout majeur. En effet, pour satisfaire les trafics
des abonnées dans une zone donnée, une étude de dimensionnement de capacité est nécessaire afin
de déterminer le nombre de sites tout en assurant une bonne qualité de service en termes de débit.
Une bonne capacité signifie une qualité de service optimale assurée.

Il existe de multiples paramètres qui peuvent affecter la qualité de la capacité au sein d’un
réseau LTE, nous allons donc nous intéresser qu’aux paramètres principaux qu’il faut aux
ingénieurs vérifier en premier lieu lors de la rencontre des problèmes de congestion, et ce sont ces

28
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

mêmes paramètres que nous allons utiliser dans notre cas d’étude pour vérifier et corriger les
problèmes de congestion :
 Le débit de cellule

 Le PRB Usage (%)

 Nombre d’utilisateurs

 Les conditions radio (CQI)

 La disponibilité (availability)

 Qualité de transmission (perte de paquets)

 L’overshooting des eNodeB

 Le load balancing (traffic load)


Capacité de cellule, PRB Usage et Nombre d’utilisateurs :

La capacité de cellule représente un débit de trafic estimé lorsque toutes les ressources
disponibles sont censées être pleinement utilisées dans la cellule. La capacité de la cellule est
calculée à partir du débit binaire moyen divisé par le degré moyen d'utilisation, où le degré
d'utilisation indique combien de PRB sont utilisés parmi les PRB disponibles.

Si le facteur d’utilisation de PRB (PRB Usage %) est compris entre 85% et 97% ceci est
synonyme de haut trafic dans la cellule, Il y a deux raisons principales pour l’utilisation élevée des
PRB :
1- La demande des utilisateurs (UEs).
2- Mauvaises conditions RF.

1. Le (PRB Usage %) devrait être en corrélation avec le Nombre maximum d’utilisateurs c’est-à-
dire quand :
- PRB Usage % élevé et un faible Nombre d’utilisateurs  Les UE en service
bénéficient d'un débit presque très satisfaisant par rapport au signal 4G LTE.
- PRB Usage % élevé et Nombre d’utilisateurs élevé  Les UE en service ont une
expérience de débit insatisfaisante/mauvaise.
2. PRB Usage % et l’efficacité spectrale :
- PRB Usage % élevé et une faible efficacité spectral en DL  les UEs consomment
plus de PRB à cause du mauvais DL-SNR, DL-CQI et DL-MSC, d’où un PRB
Usage % élevé et une latence en DL élevée.  Mauvais débit DL dû au mauvais
CQI dû à de mauvais signaux de chevauchement/overshooting du PSRP/PSRQ, ce
qui demande des interventions ou actions physiques pour l’amélioration du débit.
- PRB Usage % élevé et une efficacité spectrale en DL élevée  les UEs sont des
utilisateurs cell-centre avec de bons DL-SNR, DL-CQI et DL-MCS, donc une
utilisation élevée de PRB et une latence faible/moyenne du DL  Mauvais débit

29
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

DL en raison d’un mauvais CQI dû à une charge élevée, ce qui nécessite une
augmentation de la bande passante ou des actions d’offload (décharge).
Congestion
Il existe multiples paramètres qui peuvent affecter la capacité dans une cellule et entrainer une
congestion au sein de cette dernière. A noter que la congestion est synonyme d’un PRB Usage %
élevé avec un faible Débit qui peut être dû à un grand nombre d’utilisateurs dans la même cellule ou
un nombre d’utilisateurs faible mais utilisant des services à haut trafic comme le téléchargement.

Une faible capacité (détérioration des paramètres cités en dessus) entraine toujours des
problèmes de congestion et de latence au sein du réseau et donc une dégradation significative de la
qualité de service fournie à l’utilisateur. Et c’est dans ce cadre que portera notre travail.

SINR (Signal to Interference & Noise Ratio)


le rapport signal/interférence plus bruit SINR est une quantité utilisée pour donner des limites
supérieures théoriques à la capacité du canal (ou au taux de transfert d'informations). le SINR est
défini comme la puissance d'un certain signal d'intérêt divisée par la somme de la puissance
d'interférence et de la puissance d'un certain bruit de fond. La valeur SINR est mesurée en dB (dB).
Plus la valeur est élevée, meilleure est la qualité du signal.[15]

RSRP (Reference Signal Received Power)


RSRP est la mesure la plus basique réalisée par la couche physique du UE, permettant
d’obtenir une valeur moyenne de la puissance reçue du signal de référence (RS).émise par la station
de base. La mesure s’exprime en Watt ou en dBm. La valeur est comprise entre -140 dBm à -44
dBm par pas de 1db.[14]

RSRQ (Reference Signal Received Quality)


Bien que le RSRP soit une mesure importante, il ne donne aucune information sur la qualité
de la transmission. La mesure RSRQ est une métrique de qualité de signal spécifique à la cellule, on
l’utilise principalement pour fournir le classement entre les différents candidats eNodeB en fonction
de la force du signal et de sa qualité. Le RSRQ peut être utilisée comme input (entrée) dans la prise
de décisions de re-sélection de cellule et de transfert intercellulaire par exemple dans des scénarios
où les mesures RSRP ne sont pas suffisantes pour prendre des décisions. Le RSRQ mesuré varie
entre -19,5dB à -3dB par pas de 0.5dB. Le RSRQ n’est utile uniquement lors des communications,
c’est-à-dire lors de l’état connecté.[15]

Débit de la cellule

Le débit de cellule est une moyenne sur les débits de tous les utilisateurs dans la cellule. Chaque
opérateur a sa valeur minimale de débit et généralement elle est à 2Mbit/s pour chaque cellule.

30
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.5. Indicateurs clés de performance KPIs

Les KPIs (key perdormance indocators) sont des éléments chiffrés qui doivent être déterminés
avant le lancement d'une action, afin d'en évaluer les retombées. L'analyse prend en compte
plusieurs KPI pour estimer principalement les paramètres liés aux canaux de voix et de données ou
les performances du réseau tel que la couverture, capacité et qualité.
Les données des KPIs fournissent des informations candidates nécessaires à une planification
efficace du réseau, à l'analyse des performances et à l'optimisation. Ils peuvent être utilisés pour les
tâches suivantes :

 Contrôler et optimiser les performances du réseau radio afin de fournir une


meilleure qualité aux abonnés (QoS) ou d'obtenir une meilleure utilisation des
ressources réseau installées.

 Détecter immédiatement les problèmes inacceptables liés à la performance du réseau


cellulaire. Cela permettra à l'opérateur de prendre des mesures rapides afin de
préserver la qualité des services du réseau existant.

 Fournir aux planificateurs de fréquences radio des informations détaillées. Cela les
aidera à configurer les paramètres du réseau pour une utilisation optimale.
Les KPIs sont les résultats d'une formule qui est appliquée aux compteurs (appelés les
indicateurs de performance PI) :
 Les PI (Performance Indicator) : De nombreux PI peuvent être basés sur des
compteurs et peuvent également se présenter sous la forme de métriques qui
montrent les performances de certaines parties d'un système. Ces PI n'ont pas
nécessairement un impact sur les KPI. La majorité des données sont
fondamentalement mesurées au niveau de la cellule et avec une granularité ROP de
15 minutes. L'opérateur peut calculer le PI sur plusieurs cellules ou des intervalles
de temps plus longs.[16]

 Compteur KPI : un compteur est un mécanisme de mesure des performances du


réseau radio, de collecte et de stockage des données statistiques des éléments du
réseau, afin de détecter les zones à problèmes ou de surveiller le comportement du
réseau chaque jour pour favoriser la croissance et l'optimisation future.
Les compteurs clés sont utilisés pour générer les indicateurs clés de performance
(KPI) du réseau, qui sont définis sur l'OMC, et ces compteurs sont prédéfinis et
initialisés dès le démarrage de l'eNB. L'optimisation des KPIs est toujours importante
en LTE.

 Formule de calcul : Une formule signifie une combinaison mathématique des


compteurs qui a comme conséquence un indicateur significatif.
Il y a quelques KPIs qui vont déterminer l'expérience de l'utilisateur final si l'un de ces
indicateurs est sous-performant. Il est donc essentiel de surveiller de près les performances de ces

31
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

principaux indicateurs. On peut diviser les KPIs en 5 familles ou sous-catégories comme illustré
dans la figure II.2 ci-dessous :

Figure II.2 : Sous-catégories des KPIs.

II.5.1. Les types des indicateurs clés de performance LTE :

Le but est de vérifier la performance du réseau. Nous avons des catégories de KPI et des
nombres de KPI pour chaque catégorie. Dans le processus d'optimisation, nous devons vérifier la
valeur des KPI pour surveiller et optimiser les performances du réseau radio afin de fournir une
meilleure qualité aux abonnés ou de faire un meilleur usage des ressources réseau installées. En
général, les KPI peuvent être classés dans les sous-catégories décrites dans le tableau II.1 suivant :

Tableau II.1: Sous-categorie des KPIs et leurs indicateurs.

LTE KPI Définition Indicateurs

Ces KPI mesurent la probabilité d'obtenir -RRC setup success rate


le service dans des tolérances strictes et -ERAB setup success rate
d'autres conditions à la demande de -Call Setup Success Rate
l'utilisateur. En d'autres termes, il s'agit de
Accessibility
la capacité à rejoindre le réseau. Les
KPI
opérateurs doivent surveiller le taux de
réussite de l'établissement de l'appel, le
taux de réussite du processus de recherche
de personnes et la probabilité de blocage.

32
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

Sont utilisés pour mesurer comment le -Call drop rate


réseau maintient la possession de -Service Call drop rate
l'utilisateur ou est capable de maintenir et
de fournir les services aux utilisateurs.
Retainability
c'est donc la capacité d'un utilisateur à
KPI
conserver l'E-RAB une fois connecté
pendant la durée souhaitée, qui comporte
des indicateurs clés de performance
indiquant la capacité à maintenir l'appel.
-Intra-Frequency Handover Out
Sont utilisés pour mesurer les
Success Rate
performances d'un réseau capable de
-Inter-Frequency Handover Out
Mobility KPI gérer le déplacement des utilisateurs tout
Success Rate
en conservant le service pour l'utilisateur,
-Inter-RAT Handover Out Success
comme le Handover.
Rate (LTE to WCDMA)
indiquent l'impact d'E-UTRAN sur la -E-UTRAN IP Throughput
qualité de service fourni à l'utilisateur IP Throughput in DL
Integrity KPI final : débit et délai fournis. Il représente -E-UTRAN IP Latency
la qualité ressentie par l'utilisateur lors
d'un appel ou d'une conversation.
Sont utilisés pour mesurer comment le -E-UTRAN Cell Availability
réseau garde la possession de l'utilisateur -Partial cell availability (node
Availability KPI
ou est capable de garder et de fournir les restarts excluded)
services aux utilisateurs.

Parmi les sous-catégories de KPIs cités ci-dessus, certaines permettent de mesurer la qualité
de service du réseau LTE. En effet, certains KPIs sont en relation direct avec la capacité permettant
la détection de son état et des problèmes de congestion, nous citons : Availability (Disponibilité %
et Packet Loss %), integrity (Débit, CQI et PRB Usage %) et mobility (handovers).

[Link] : ces KPI indiquent l’état du canal et la latence de délivrance des données
mesurées par l’UE en UL

 Indicateur de qualité de canal CQI


Dans le système LTE, le CQI (Channel Quality Indicator) est un indicateur utilisé par l’UE
pour indiquer la qualité du canal de communication à l'eNB. La valeur signalée de l'IQC est
comprise entre 0 et 15. Elle indique le niveau de modulation et de codage que l'UE peut utiliser. Le
tableau II.2 ci-dessous indique les valeurs du CQI, modulation et MCS associés à ses valeurs :

33
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

Tableau II.2 : Valeurs de CQI et modulation associées.

 Average CQI : Indique la valeur moyenne de la qualité du signal radio, c’est cette
valeur qui est utilisé pour connaitre la qualité du canal de communication.

 Average Latency : Dans un eNB ce KPI indique le délai de réception du premier


paquet de la couche PDCP SDU à travers l‘interface UU.

 RLC PDU Re-transmission Rate DL or UL : donne le rapport de retransmission


HARQ pour un RLC PDU, dans la voie montante ou descendante.

II.5.1.2. Availability : La disponibilité de la cellule mesure le rapport temps en service /


temps de granularité des mesures. L'heure en service indique l'intervalle de temps entre
l'établissement de la cellule et sa suppression. En comptant le temps en service de la cellule, cet
indicateur constitue la base de L‘analyse des défaillances du système et de la mesure de la stabilité
du système. Nous utilisons le paramètre Packet loss % et Availability % pour définir l’état de la
transmission et la disponibilité dans le réseau LTE.

II.5.1.3. Mobility : C‘est le processus qui permet à un nœud mobile de changer son point
d‘attachement, tout en conservant le service pour l'utilisateur, c’est-à-dire les Handovers. On peut
caractériser un handover à partir de la technologie d’accès radio et la fréquence respective des
cellules source et cible. Nous citons ci-dessous les définitions et types de handover les plus
importants :

 Intra-frequency HO : signifie la mobilité en mode connecté entre deux cellules


différentes, mais au sein de la même fréquence LTE.

 Inter-frequency HO : signifie la mobilité en mode connecté entre deux cellules


différentes et différentes fréquences LTE.

34
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

 Handover intra-eNode B : de nouvelles ressources radio (resource blocks) sont


attribuées au terminal mobile dans une autre cellule radio (une autre bande de
fréquence) ou un autre « secteur » gérés par le même eNode B.

 Handover inter-eNode B : de nouvelles ressources radio (resource blocks) sont


attribuées au terminal dans une cellule gérée par un autre eNode B. le dialogue entre
les 2 eNode B se fait par les liens X2 du réseau EUTRAN de l'opérateur mobile.

Les types de handovers les plus utilisés dans un réseau LTE sont :

 Intra-eNodeB Intra-Frequency HO: signifie la mobilité en mode connecté entre


deux cellules de même fréquence sur la même eNodeB.

 Intra-eNodeB Inter-Frequency HO: signifie la mobilité en mode connecté entre


deux cellules de fréquences différentes sur la même eNodeB.

 Inter-eNodeB Intra-Frequency HO: signifie la mobilité en mode connecté entre


deux cellules de même fréquence de deux eNodeB différentes.

 Inter-eNodeB Inter-Frequency HO: signifie la mobilité en mode connecté entre


deux cellules de différentes fréquences de deux eNodeB différentes.
Les compteurs de handovers :

Il existe multiple compteurs de calcul de tout type de handovers, par exemple il y en a ceux
qui calcule le nombre de handovers réussis vers la cellule voisine, ceux qui calcule le nombre de
tentatives de handover dues à une mauvaise qualité de la liaison descendante ou montante, …etc.
Parmi ces compteurs on cite :

 pmHoExeSuccLteInterF : ce compteur calcul le nombre de transferts (HO) intra


LTE inter-frequency sortants réussis.

 pmHoExeSuccLteInterFLb : ce compteur calcul le nombre de transferts (HO)


sortants réussis intra LTE inter-frequency effectués pour des raisons d'équilibrage de
charge.
Handover Executed
Le HO executed désigne le nombre de handovers réussis (requête + réponse de handover), par
exemple si une eNodeB envoie 10 demandes (request) de Handover à une autre eNodeB adjacente
et qu’il y aura 2 réposes, on dit qu’il y a eu : 10 HO attempt, 8 HO failure et 2 executed HO.

II.6. L’Overshooting

Dans la conception des réseaux cellulaires, la planification des cellules est la phase primaire et
la plus importante avant le déploiement de l'infrastructure du réseau. La planification des cellules
vise à déterminer le meilleur emplacement des stations de base (BS) dans une zone donnée, afin de

35
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

répondre aux exigences de trafic et de couverture, et de minimiser le dépassement (l’overshooting)


qui peut affecter les équipements des UE.
L’Overshooting consiste en un signal d'une cellule donnée formant une zone de couverture
discontinue dans une autre cellule adjacente.

Figure II.3 : Illustration du phénomène d’overshooting.[17]

II.6.1. Causes et conséquences de l’overshooting

Le phénomène de dépassement se produit très souvent dans les réseaux mobiles et peut
réduire considérablement la qualité d'un réseau, en particulier dans la zone où il se produit.
L'overshooting est l'existence de plusieurs zones dans lesquelles une cellule est dominante
(meilleure serveur), mais qui se trouve en dehors de la zone de couverture normale. Il est
principalement causé par des antennes situées dans des zones plus hautes et plus basses mais aussi
par des réflexions dans l'environnement. Ce phénomène entraîne une dégradation importante de la
qualité du signal ainsi qu'une augmentation des interférences avec les cellules voisines qui, elles
aussi, se trouvent dans la zone de couverture, ce qui augmente également les handovers.

II.6.2. Timing Advance (TA)

Le Timing Advance est un décalage négatif, au niveau de l'UE, entre le début d'une sous-
trame de liaison descendante reçue et d'une sous-trame de liaison montante transmise. Ce décalage
au niveau de l'UE est nécessaire pour garantir que les sous-trames de la liaison descendante et de la
liaison montante sont synchronisées au niveau de l'eNodeB. En effent le TA est un paramètre utilisé
pour contrôler la synchronisation de transmission du signal de la liaison montante. L'eNodeB
mesurera le temps de réception de PUSCH/PUCCH/SRS et enverra une commande «Timing
Advance» à l'UE pour modifier la transmission de PUSCH/PUCCH afin de mieux l'aligner sur la
synchronisation de la sous-trame. Si le PUSCH/PUCCH/SRS arrive trop tôt, l'eNodeB envoie la
commande Timing Advance à l'UE pour envoyer le signal un peu plus tard. Si le
PUSCH/PUCCH/SRS arrive trop tard sur le réseau, l'eNodeB envoie une commande Timing
Advance à l'UE et l'UE transmet le signal un peu plus tôt. De plus, nous pouvons utiliser Timing
Advance comme un outil pour la détection des overshootings.

36
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.6.3. La solution du tilt (l’inclinaison)

Le tilt ou l'inclinaison, comme son nom l'indique, correspond à l'inclinaison donnée à une
antenne par rapport à son axe. Sa valeur peut être donnée en degrés ou en gain. Il existe deux types
de tilt, le tilt électrique et le tilt mécanique, étant nécessaire de distinguer sa mise en œuvre et son
impact sur la couverture d'un émetteur. La figure II.6 présente ces deux types de Tilts
(d'inclinaisons).

Figure II.4 : Tilt mécanique et tilt électrique.

L'inclinaison mécanique correspond au changement physique de l'axe de l'antenne, l'inclinant


dans la direction souhaitée, et modifiant les directions de propagation du signal. L'inclinaison
électrique n'implique pas de changement de l'antenne physique, mais le changement de la phase du
signal, modifiant ainsi le diagramme de rayonnement de l'antenne.[11]

II.7. Le Load Balancing (Répartition des charges) dans le réseau LTE

Dans les réseaux LTE, la demande de trafic de certaines cellules peut être beaucoup plus
élevée que le niveau acceptable, tandis que d’autres cellules peuvent avoir assez de ressources pour
servir plus d’utilisateurs, ce qui entrainerait un déséquilibre de charge et l’insatisfaction des
utilisateurs.

L’équilibrage de charge entre deux cellules (2 couches) consiste tout d’abord en la


vérification qu’une des deux cellules est surchargé tandis que l’autre a suffisamment de ressources
disponibles pour accepter et prendre en charge l’excès de trafic de l’autre. Puis le basculement de
cet excès de charges (utilisateurs) de la cellule surchargée à la cellule ayant les ressources requises
pour supporter ces utilisateurs.

37
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

II.8. L’Inter-Frequency Load Balancing (IFLB)

II.8.1. l’objectif de l’IFLB

Le but de l'équilibrage de charge inter-fréquence est de gérer la distribution inégale de la


charge de trafic entre les différentes fréquences porteuses. Il permet une utilisation efficace des
ressources du réseau sur plusieurs fréquences porteuses, et offre une expérience utilisateur similaire,
quelle que soit la porteuse utilisée. L'équilibrage de la charge est réalisé par l'équipement de
l'utilisateur (UE) en mode connecté est déplacé vers des porteuses qui sont sous-utilisées par
rapport à la porteuse utilisée.

Figure II.5 : Trafic se déplaçant entre des cellules inter fréquences couvrant une zone géographique commune en
raison de l'équilibrage des charges.

II.8.2. Dépendances des fonctions du système

L’activation de la fonctionnalité IFBL dans le réseau est en dépendance mutuelle avec


certaines fonctions du réseau. Le tableau II.3 ci-dessous décrit brièvement chacune de ces
fonctions :

Tableau II.3 : Dépendances des fonctions du système.[18]

Fonction Description
Inter-frequency Le nombre de mesures inter-fréquence augmente lorsque l'IFLB
measurements est activée.
L'augmentation dépend du nombre de transferts inter-fréquences
nécessaires pour maintenir l'équilibre de la charge de trafic.

Inter-frequency handover Le nombre de transferts inter-fréquence augmente lorsque l'IFLB


est activée.
L'augmentation dépend du nombre de transferts inter-fréquences
nécessaires pour maintenir l'équilibre de la charge de trafic.

38
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

X2 signaling La signalisation X2 est nécessaire pour l'échange d'informations


sur la charge du trafic si la fonction IFLB est appliquée entre des
cellules situées à des endroits différents (nœuds distincts).

Added E-RAB Establishment Lorsque l'IFLB est activée, le taux de réussite de l'accessibilité
Success Rate (accessibility success rate) peut légèrement diminuer pour les
services d'utilisateur final. Ceci est pris en charge par les ERAB
inclus dans la procédure de configuration de l'E-RAB.

II.8.3. Fonctionnalité de l’Inter-Frequency Load Balancing

La fonctionnalité d'équilibrage de la charge inter-fréquence est un processus continu qui tente


d'équilibrer la charge de trafic entre les fréquences porteuses. Les relations d'équilibrage de charge
sont configurées entre les cellules inter-fréquences qui se chevauchent. Les cellules communiquent
des informations sur la charge de trafic et les utilisent pour réguler l'algorithme d'équilibrage de la
charge. Cela permet à la fonction de fonctionner de manière autonome dans chaque cellule sans
nœud central. Ceci est bénéfique pour l'évolutivité de la fonction.[18]

Figure II.6 : Diagramme de la séquence des opérations de la fonction.

II.8.4. Estimation de la capacité de cellule

La Cell Capacity Estimation (CCE) représente le taux de trafic estimé lorsque toutes les
ressources disponibles sont censées être entièrement utilisées dans la cellule.[19] En mesurant
périodiquement et synchroniquement dans les cellules les trois paramètres : Bit rate, Used PRB et
Available PRBs. Comme indique la formule ci-dessous :

39
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE



- L’Average bit rate : indique le débit binaire utilisé parmi le nombre d’échantillons.
- L’Average degree of users : indique combien de PRBs sont utilisés parmi les PRB
disponibles.

II.8.5. Étapes du processus ou cycle du load balancing

Le cycle d'équilibrage de la charge est l'intervalle de temps entre deux évaluations successives
de l'état d'équilibrage de la charge du trafic. Il s'agit de l'intervalle de temps pour les actions qui
tentent de rétablir l'équilibre de la charge du trafic.

L'équilibrage de la charge entre les cellules s'effectue de manière répétée, par cycles
successifs de 15 secondes.

1. Load measurement (Mesure de la charge)


La charge de chaque cellule est estimée.
2. Load information exchange (Échange d'informations sur la charge)
Les informations sur la charge sont échangées entre les cellules source et les cellules
cibles. Pour l'échange de charge inter-eNodeB, les messages X2 sont utilisés.
3. Load balancing action magnitude (Ampleur de l'action d'équilibrage de la
charge)
L'ampleur du délestage (offloading) nécessaire pour gérer la charge entre les cellules
est déterminée. Les cellules les plus chargées sélectionnent certains UE comme
candidats à l'équilibrage de la charge. Les UE sélectionnés sont configurés pour
l'événement A5 de mesure inter-fréquence.

Figure II.7 : Schématisation du Load balancing Action.

4. UE Selection for load balancing action (Sélection des UE pour l'action


d'équilibrage de charge)

40
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

Les UEs appropriés pour l'équilibrage de charge sont sélectionnés. Les UE


appropriés sont ceux qui ont signalé à la cellule source qu'ils ont détecté une
couverture suffisante dans une cellule cible. Ils sont déplacés vers les cellules cibles
détectées par transfert inter-fréquence.
II.8.6. Impact de l'Inter-Frequency Load Balancing sur le reseau

II.8.6.1. Capacité et performances

L’IFLB permet d'ajuster la répartition inégale de la charge de trafic entre les fréquences
porteuses. La capacité d'utiliser pleinement la capacité de trafic sur toutes les fréquences porteuses
disponibles est améliorée. Cette fonction est bénéfique pour le débit du système et le nombre d'UE
et d'E-RAB que le RAN LTE peut gérer. Elle permet à la capacité du système d'augmenter
proportionnellement lorsque de nouvelles fréquences porteuses sont ajoutées et que le spectre RF
disponible augmente.

La fonction s'appuie sur les mesures inter-fréquences des UE pour identifier les UE qui
conviennent à une action d'équilibrage de charge. La signalisation RRC associée aux mesures inter-
fréquence et la signalisation liée au transfert peuvent augmenter. En régime permanent, lorsque la
charge de trafic est presque équilibrée, l'augmentation est faible par rapport à d'autres signaux de
même nature.[18]

II.8.6.2. Mobilité

L’IFLB redistribue les utilisateurs en mode connecté entre les cellules inter-fréquence au
moyen d'une charge de trafic inter-fréquence déclenchée par la charge de trafic. Le nombre de
transferts inter-fréquences augmente avec cette fonction. Le transfert est généralement effectué dans
de bonnes conditions radio.

II.8.7. KPIs associés à l’Inter-Frequency Load Balancing

L’indicateur clé de performance principal associé à la fonction IFBL est le ‘Mobility succes
rate’, l'impact attendu de celui-ci est décrit comme suit :

1. Inter frequency HO
2. DL user throughput
3. PRB usage
4. DL PDCP Volume : représente la somme sur la quantité de données fournies par
l’eNodeB aux utilisateurs.
5. Mean RRC Connected User : représente la moyenne sur les utilisateurs connectés
simultanément (actifs).

41
Chapitre II : Optimisation d’un réseau LTE

6. Mobility succes rate : L'indicateur clé de succès de la mobilité comprend à la fois


la préparation des ressources de la cellule cible et le déplacement de la cellule
source à la cellule cible.

II.9. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons décrit le processus de l’optimisation d’un réseau LTE ainsi que
son objectif au sein de ce dernier, puis nous avons définit l’importance de la qualité de service pour
l’opérateur et l’utilisateur ainsi que son rapport avec la capacité du réseau tout en citant les
paramètres majeurs qui causent la congestion dans les réseaux LTE et principalement ceux que nous
allons utiliser dans notre programme en chapitre III.
Puis, nous avons défini et expliqué des notions fondamentales qui feront l’objet des modules
d’optimisation dans notre programme telle que : l’overshooting et le load balancing.

42
CHAPITRE III : Création de
routines automatisées d’optimisation
du réseau LTE
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

III.1. Introduction
L’automatisation des tâches et des fonctions quotidiennes du réseau avec le contrôle et la
gestion automatiques des processus répétitifs sont devenues nécessaires à l’amélioration et au
développement de la disponibilité des services du réseau. En effet, nous allons nous intéresser de
plus près à l’automatisation des réseaux pour permette une optimisation rapide et efficace au sein de
celui-ci.
Ce chapitre sera dédié au développement d’un programme qui permettra de faciliter le
processus de l’optimisation d’un réseau LTE. En effet, nous allons essayer d‘automatiser les
méthodes d‘optimisation afin de faciliter la détection et la résolution des problèmes de capacité et
de congestion généralement trouvés par les KPIs tel que : la capacité et le débit, l‘accessibilité et la
transmission, problème de l’overshooting, ainsi que le problème de la répartition des charges (Load
Balancing).
Ce programme est composé d’un ensemble de cinq modules traitant chacun un des problèmes
déjà cités, dont quatre module de détection et un dernier pour la résolution du problème de la
répartition des charges. Ces modules permettront de faciliter le processus de la détection en premier
lieu puis la résolution de ces problèmes souvent rencontrés par les ingénieurs d’optimisation. Pour
ce faire, nous avons choisi le langage python pour la réalisation et la conception de notre
application.

III.2. Automatisation d’un réseau LTE

L'automatisation des réseaux s'appuie sur une logique programmable qui permet de gérer les
ressources et les services des réseaux. Elle permet aux équipes d'exploitation réseau de configurer,
mettre à l'échelle, protéger et intégrer l'infrastructure réseau et les services d'applications plus
rapidement que si ces tâches étaient effectuées manuellement par les utilisateurs. Donc elle
correspond à l'utilisation de technologies telle que l’informatique pour effectuer certaines tâches
avec une intervention humaine réduite.

L'automatisation informatique consiste à utiliser des logiciels pour créer des instructions et
des processus reproductibles cela permettra de supprimer les étapes manuelles de la gestion des
réseaux, telles que la connexion aux routeurs, commutateurs, modules d'équilibrage de charge et
pare-feu pour changer les configurations avant la déconnexion. L'automatisation des réseaux
s'appuie sur des chaînes de scripts programmées au niveau de l'interface en ligne de commande d'un
système d'exploitation ou d'un logiciel d'automatisation intégré.

III.2.1. Objectif de l’automatisation d’un réseau

La gestion des réseaux continue de stagner depuis des décennies malgré l’évolution des
technologies. Les réseaux sont généralement conçus, exploités et entretenus manuellement.
Toutefois, les approches traditionnelles et manuelles adoptées jusqu'ici pour configurer et mettre à

43
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

jour les réseaux sont lentes et propices aux erreurs. Elles ne permettent donc pas de satisfaire
efficacement les exigences des charges de travail qui évoluent en permanence. L'automatisation des
ressources et de la gestion des services du réseau permet aux équipes d'exploitation réseau de
gagner en agilité et en flexibilité, tout en répondant efficacement aux demandes des entreprises
modernes.[10]

III.3. langage de développement


Un langage de programmation est une notation conventionnelle destinée à formuler des
algorithmes et produire des programmes informatiques qui les appliquent. Pour mettre en place
notre application, nous avons choisi un langage orienté objet qui possède plusieurs fonctionnalités,
le langage Python.

III.3.1. langage Python


Python est un langage de programmation inventé par Guido van Rossum. La première version
de python est sortie en 1991. C’est un langage de programmation très simple, puissant et l'un des
langages de programmation les plus intéressants du moment.
C’est un langage de programmation interprété, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire de le
compiler avant de l'exécuter. Il est idéal pour les scripts et le développement rapide des
applications, souvent utilisé dans le développement Web l'informatique scientifique et
mathématique pour les interfaces utilisateur graphiques de bureau.

III.4. Présentation de l’ensemble du programme


Cette application est composée de cinq modules, leurs données d‘entrée sont dans un fichier
Inputs sous format Excel fournit par multiples outils d’Ericsson, les données de sortie quant à eux
sont dans un fichier Outputs aussi sous format Excel contenant les résultats finals de chaque
module. L’organigramme global du système est représenté dans la figure III.1 ci-dessous :

44
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

Figure III.1 : Organigramme global du système.

Ce programme a pour but principal de faciliter aux ingénieurs d’optimisation la vérification


de la capacité au sein du réseau et donc la détection des problèmes de congestion qui sont dues à
plusieurs facteurs (exprimés en données d’entrée). Ces données d’entrée seront traitées en plusieurs
étapes (5 modules) ce qui permettra par la suite de détecter lequel des paramètres a causé la
congestion et de ce fait cela permettra de régler le problème le plus rapidement et efficacement

45
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

possible au lieu de passer par la méthode de vérification manuelle. L’application du programme


permettra une meilleur fiabilité et rapidité aux ingénieurs d’optimisation afin de garantir une bonne
qualité de service à l’utilisateur.

III.5 Présentation et description des modules du programme

III.5.1. Module 1 « Capacity & Troughput check module » : Détection des problèmes de
capacité et de débit :
Pour faciliter les tâches aux ingénieurs on propose en premier lieu un programme qui réalise
la détection des cellules posant un problème de congestion lié à la capacité et/ou conditions radio.
Ceci en vérifiant le débit et la capacité de chaque cellule par le biais du module 1 « Capacity &
Troughput check module » vu que c’est le point de départ de toute congestion, si le programme ne
détecte pas d’anomalies au niveau du débit ou de la capacité cela indique qu’il n y a pas de
problème de congestion à ce niveau, de ce fait il passera directement à la vérification d’un nouveau
site. Sinon, si le site présente une anomalie, il continue sa vérification en passant par les autres
modules jusqu’à la détection de la source du problème (dans les données d’entrées). La figure III.2
ci-dessous illustre l’organigramme de ce premier module :

Figure III.2 : Organigramme du module 1 : Capacity & Troughput check module.

III.5.1.1. Débit : Chaque opérateur a sa valeur minimale de débit et généralement elle est à
2Mbit/s pour chaque cellule. Si la valeur est en dessous de cette valeur cela est synonyme de
problème de capacité où la cellule présente un faible débit ce qui indique une détérioration au
niveau delà qualité de service fournie aux utilisateurs.

46
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

III.5.1.2. La capacité de cellule représente un débit de trafic estimé lorsque toutes les
ressources disponibles sont censées être pleinement utilisées dans la cellule. Elle est calculée à
partir du débit binaire moyen divisé par le degré moyen d'utilisation, où le degré d'utilisation
indique combien de PRB sont utilisés parmi les PRB disponibles. Il y a deux paramètres : UL PRBs
et DL PRBs et le CQI qui est un indicateur qui donne la valeur moyenne de la qualité de signal
radio.

III.5.1.3. Average CQI : Indique la valeur moyenne de la qualité du signal radio, la valeur de
CQI devrait être supérieur (autour de 7 peut être acceptable, autour de 8 peut être considéré comme
bonne, une valeur supérieur à 9 est considérée comme excellente).

 Les entrées : Import des émetteurs : Débit, DL PRB Usage % et CQI qui sont inclus
dans un fichier sous format Excel.

 Les sorties : Ficher sous format Excel contenant : cellules avec congestion +cellules
avec mauvaises condition radio.

Le programme parcourt toutes les cellules/émetteurs dans le fichier input, détecte les cellules
qui présentent un problème de débit c’est-à-dire les cellules ayant un débit inférieur à 2Mbps. Le
script vérifie alors la valeur du PRB Usage % de ces mêmes cellules, si cette dernière est supérieure
à 80% cela veut dire qu’on est en présence de congestion. Cette congestion peut être due à une
mauvaise condition radio, pour cela il faut vérifier la valeur du CQI de ces cellules, si la valeur du
CQI est supérieure à 7 cela indique que la congestion est due à la forte utilisation des PRB dans le
réseau (nombre d’utilisateur élevé) sinon si la valeur du CQI est inférieur à 8 cela indique alors
qu’on est en présence de mauvaises conditions radio d’où un faible débit.

Le script va pouvoir indiquer à la sortie (dans les outputs) une liste des cellules avec
congestion, et une autre des cellules avec mauvaises conditions radio.

III.5.2. Module 2 : « Availability & Packet loss check module » Détection des problèmes de
disponibilité et de transmission :
Pour faciliter la détection des problèmes d’instabilités et de défaillances de transmission d’un
system de communication au quotidien, on propose comme solution un programme qui réalise la
vérification des cellules impactées de chaque jour en peu de temps sous forme d’un deuxième
module : « Availability & Packet loss check module » qui va s’occuper de vérifier s’il y a un
problème de disponibilité ou de transmission sur le secteur en question (cellules et ses voisines), si
oui alors on en déduit que le problème est un problème de congestion temporaire sinon, le
programme passera à la vérification d’autres paramètres (données d’entrées) par le biais d’un
troisième module. La figure III.3 ci-dessous illustre l’organigramme de ce deuxième module :

47
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

Figure III.3 : Organigramme du module 2 : Availability & Packet loss check module.

• Les entrées : Import les émetteurs, Availibilty% et Packet loss %.qui sont inclus dans un
fichier de format Excel.

• Les sorties : Fichier sous format Excel qui contient : une liste des cellules présentant des
problèmes de transmission et une deuxième liste des cellules présentant un problème d’accessibilité.

III.5.2.1. Disponibilité
En premier lieu nous nous somme basé sur disponibilité, en se basant sur les KPIs
d’Availability qui sont utilisés pour mesurer comment le réseau garde la possession de l'utilisateur
ou est capable de garder et de fournir les services aux utilisateurs, ces KPIs sont considéré comme
très important pour une bonne qualité de service. Sous un certain seuil, les ingénieurs considèrent
que l’availability est atteinte et présente un problème de disponibilité qu’il ne faut surtout pas
négliger. C’est pour cette raison qu’on a créé un script qui parcourt toutes les cellules/émetteurs
dans le fichier input et détecte les cellules qui ont une valeur inférieur à 95% d’availability, puis
finalement les affiche sur le fichier output ce qui facilitera leur détection et évitera d’avoir recours à
le faire manuellement à chaque fois.

III.5.2.2. Transmission
En second lieu nous avons pris en considération les problèmes de transmission : Lors de
l’accès à Internet ou à tout autre réseau, de petites unités de données, appelées paquets, sont

48
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

envoyées et reçues. Lorsqu’un ou plusieurs de ces paquets n’atteignent pas leur destination prévue,
on parle de perte de paquets. Pour les utilisateurs, la perte de paquets se traduit par une perturbation
du réseau, un ralentissement du service et pouvant aller jusqu’à une perte totale de connectivité au
réseau, un pourcentage de 10% de perte de paquets est considéré comme nuisant à la transmission et
à la communication. Sur cette base nous avons créé un script qui va servir à détecter les émetteurs
(Cellules) qui ont plus de 10% de pertes, le Script parcourt les émetteurs et vérifie si la valeur de
‘packet loss’ est supérieure à 10%, et les affiches dans une liste output dans un fichier sous format
Excel.

III.5.3. Module 3 « Overshooting check module » : Détection du problème


d’Overshooting :

L’Overshooting est l’un des soucis majeur que rencontre les ingénieurs de planification et
d’optimisation car sa détection nécessite souvent des vérifications et des interventions manuelles
lentes et lassantes pour ces derniers, surtout quand il s’agit d’un nombre important de cellules.

Quand un site dépasse sa zone de couverture et couvre en plus une zone voisine, sa capacité
se voit impactée ce qui est synonyme de congestion (il s’attribut plus de trafic donc il sera sujet à la
congestion). C’est pour cette raison que nous avons pensé à rajouter un troisième module
«Overshooting check module » qui traite de ce problème, il servira donc à la détection automatique
des cellules susceptible de présenter un overshoot. Ce module va vérifier si la congestion est due à
un problème d’overshooting des cellules dans le site (les cellules qui overshoot ont un trafic plus
élevé que ceux qui ne le sont pas donc elles sont congestionnées). Si oui il classe ces cellules après
leur détection dans la liste des cellules présentant un overshoot et nécessitant un downtilt. Sinon s’il
n y a pas de cellules qui overshoot il passe à la vérification de la répartition des charges dans un
quatrième module. . La figure III.4 ci-dessous illustre l’organigramme de ce troisième module :

49
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

Figure III.4: Organigramme du module 3: Overshooting check module.

50
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

• Les entrées : Import des émetteurs: Timing Advance (TA), HO Execussion succes,
coordonnées géographiques des sites (coordonnées GPS), qui sont inclus dans un fichier sous
format Excel.

• Les sorties : Ficher de format Excel qui contient : les cellules avec overshoot potentiel.

Le script détecte d’éventuels over shoots au niveau d’une cellule parmi une liste de cellules
fournies par Ericsson. Pour chacune de ces cellules et de ses voisines, le programme recueille la
longitude et la latitude puis calcule la distance entre la cellule source et la cellule cible dans une
liste incluant le nombre de HO. A la fin de cette première étape, le script classe les HO de la liste
recueillit par ordre décroissant, et en tire les cellules voisines ayant un nombre de handover
supérieur à un seuil de handover préalablement définit et calcul la distance maximum de cette liste
(cellules). Si la somme des Timing Advance à partir de la distance max est supérieur à une somme
TA seuil donc on conclue que la cellule est potentiellement en overshoot.

Les cellules potentiellement en overshoot vont être mises dans un fichier Excel avec leurs
valeurs correspondantes du fichier des KPIs ainsi que trois autres colonnes qui peuvent être
importantes à considérer par l’ingénieur. La première et la deuxième de ces colonnes sont le
maximum de distance à la cellule voisine avec les HO supérieur au seuil et la cellule voisine en
question et la troisième colonne est le maximum de distance à la cellule la plus lointaine où il y a un
HO.

III.5.4. Module 4 « Load Balancing check module » : Détection du problème de


répartition des charges :

Ce quatrième module « load balancing check module » va vérifier la répartition des charges
ou le traffic balance sur les deux bandes de fréquence 1800 et 2100 MHz sur une durée de temps
déterminée (daily ), s’il y a une différence remarquable entre ces deux couches cela implique que
l’une présente une surcharge et donc une congestion. La détection de ce déséquilibrage de charges
entre les couches (1800 et 2100 MHz) nécessite souvent des vérifications et des interventions
manuelles lentes et lassantes pour ces derniers, surtout quand il s’agit d’un nombre important de
cellules. C’est pour cette raison que nous avons mis en place un module qui s’occupe de détecter les
cellules qui ont un trafic déséquilibré et les classes dans une liste en sortie pour faciliter la
correction de ce problème par la suite par le biais d’un cinquième module. La figure III.5 ci-dessous
illustre l’organigramme de ce quatrième module :

51
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

Figure III.5: Organigramme du module 4: Load Balancing check module.

 Les entrées : Import des émetteurs : Débit, DL PRB Usage %.

 Les sorties : Fichier sous format Excel qui contient : une liste des cellules
(déséquilibrées et congestionnées) qui ont besoin d’un équilibrage de charge.
Le script va parcourir toutes les cellules sources inputs en recueillant leur traffic estimé et il
va faire de même pour les cellules targets, c’est-à-dire qu’il va vérifier le trafic sur la couche 1800
et sur la couche 2100 MHz pour chacune, puis il va calculer la différence entre ces deux dernières.
Si la valeur de la différence est supérieure à un Threshold cela implique que le site est déséquilibré
et congestionné, et nous devons donc opter pour un équilibrage de charge. De ce fait on rajoute aux
cellules atteintes par ce déséquilibre un flag « Need Load Balance » pour procéder à un équilibrage
de charge dans un cinquième module.

52
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

III.5.5. Module 5 «Load Balancing feature activation module» : Activation de la


fonctionnalité IFLB (rééquilibrage de charges)

Parmi les problèmes de capacité que rencontrent les ingénieurs d’optimisation du réseau LTE,
on voit souvent le problème du déséquilibrage de charge (unbalanced load) qui cause de la
congestion dans le réseau. Ce cinquième module « Load Balancing feature activation module » va
procéder à l’équilibrage de charge (offload) des cellules déséquilibrées détectées auparavant par le
quatrième module en activant l’Inter-Frequency Load Balancing (IFBL) en utilisant les KPIs
nécessaires et en se basant sur les handovers intra eNodeB inter-frequency. La figure III.6 ci-
dessous illustre l’organigramme de ce cinquième module :

Figure III.6 : Organigramme du module 5: Load Balancing feature activation module.

 Les entrées : Liste des cellules déséquilibrés, HO

53
Chapitre III : Création de routines automatisées d’optimisation du réseau LTE

 Les sorties : Liste des cellules targets


Le programme va importer la liste de cellules résultante du quatrième module, il importe à
chaque cellule ayant besoin d’un Load Balancing (cellule source) ses 3 cellules voisines (secteur1,
secteur2, secteur3) en se basant sur l’Intra eNodeB Inter-Frequency Handover (c’est-à-dire si on est
sur une cellule 1800MHz on importe les 3 cellules 2100MHz de la même eNodeB ou inversement)
ainsi que leurs KPIs, puis le programme calcule pour chaque cellule voisine l’estimation de capacité
en appliquant la formule :


Apres avoir calculé la capacité sur chacun des trois secteurs de la cellule source, le programme
choisis la cellule cible à qui on doit envoyer les UEs parmi ces trois cellules ceci en sélectionnant la
cellule ayant la meilleure capacité c’est-à-dire la moins chargée et donc elle est prête à recevoir le
surplus d’UEs.

III.6. Conclusion
Dans ce troisième chapitre nous avons mis au point un programme qui permet en premier lieu
de vérifier la présence de congestion dans un réseau LTE (en vérifiant le débit, PRB Usage% et la
valeur du CQI sur un premier module), puis de trouver la source de ce problème de congestion via
une recherche basée sur les principaux KPIs liées à la capacité qui sont :

Problème de disponibilité ou de transmission (availability%, packet loss%) ; problème


d’overshooting (T.A, HO Execution succes, C-GPS); problème de la répartition des charges
(Troughput, PRB Usage%). Chaque problème cité a été traité sur son propre module.

Enfin nous avons réalisé un cinquième module pour l’activation de la fonctionnalité IFLB sur
le réseau en guise de solution au déséquilibre de charges en se basant sur les HO executed liés au
load balancing.

Ceci en vue d’optimiser la gestion du réseau LTE en minimisant l’intervention manuelle, ce


programme permettra à l’utilisateur final de bénéficier d'une meilleure qualité de service tout en
réduisant les problèmes liés à la capacité et à la congestion.

54
CHAPITRE IV : Présentation et
discussion des résultats des résultats
de l’implémentation du programme
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du

programme

IV.1. Introduction
Ce dernier chapitre sera consacré à la présentation et à la discussion des résultats de
l'application du programme. Il sera présenté en trois parties, la première partie sera consacrée à la
présentation de la base de données utilisée comme inputs fournie par l'entreprise Ericsson, dans la
deuxième partie nous appliquerons le programme afin d'analyser les données de sortie, et enfin,
nous terminerons par la troisième partie qui comprendra la discussion des résultats de notre travail.

IV.2. Implémentation du programme


Pour tester notre programme, nous avons décidé de l’appliquer sur la région d’Alger car elle
présente souvent des problèmes de congestion. De ce fait nous allons essayer d’optimiser la qualité
de service sur cette région en appliquant notre programme qui détectera la source de ces problèmes
de congestion. Nous avons pris les données fournies par Ericsson (paramètres et KPIs des sites
déployés dans la région) puis appliqué le programme sur ces derniers.

IV.3. Présentation de la base de données (Inputs)

Nous allons présenter ci-dessous la base de données utilisée pour tester notre programme
c’est-à-dire tous les données d’entrées de chaque module (Inputs).

1. Présentation des données d’entrée du premier module «Capacity & Troughput check
module»:

Les entrées représentent toutes les cellules avec leurs valeurs des KPIs : PRB usage, CQI et
débit.

 Débit  perf_User DL IP Throughput (Mbps)

 PRB Usage %  [FDD] DL PRB Utilization Rate

 Average CQI [LTE] Average CQI

55
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

…..

Figure IV.1 : Présentation des données d’entrée du module 1.

2. Présentation des données d’entrée du deuxième module «Availability & Packet loss check
module»:

Les entrées représentent l’ensemble des cellules avec leurs valeurs de disponibilité ainsi que
la valeur de leur des paquets perdus.

 Availability %  [FDD] Cell Availability

 Packet loss %  Packet Loss Rate

….

Figure IV.2 : Présentation des données d’entrée du module 2.

3. Présentation des données d’entrée du troisième module « Overshooting check module » :

Les entrées représentent toutes les cellules avec leurs cellules voisines ainsi que les différentes
valeurs du Timing Advance à différents endroits, les coordonnées géographiques pour chaque
cellule et le nombre de succès du HO sortant inter-eNoddeB intra-fréquence exécuté.

 Timing Advance (TA)  les multiples TA

56
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

….

Figure IV.3 : Présentation des valeurs d’entrée « Timing Advance ».

 Site data base (coordonnées GPS)  Longitude et Latitude

….

Figure IV.4 : Présentation des valeurs d’entrée « Longitude et Latitude ».

57
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

 HO Execution succes  Number of Successful Outgoing inter-eNB (via X2) intra-


frequency Handover Execution

Figure IV.5 : Présentation des valeurs d’entrée du Handover.

4. Présentation des données d’entrée du quatrième module 4 «Load Balancing check


module» :

 Débit  perf_User DL IP Throughput (Mbps)

 PRB Usage %  [FDD] DL PRB Utilization Rate


Les entrées représentent les valeurs du débit des utilisateurs en liaison descendante et les
valeurs du pourcentage d’utilisation des PRBs en liaison descendante.

58
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Figure IV.6 : Présentation des valeurs d’entrée « PRB Usage % & Troughput ».

IV.4. Présentation et discussion des résultats (données de sortie Outputs)

IV.4.1. Présentation des résultats (Outputs)


Nous allons présenter ci-dessous les données résultants du test de notre programme c’est-à-
dire tous les données des sorties de chaque module (Outputs).

1. Présentation des données de sortie du premier module «Capacity & Troughput check
module»:

Les données de sortie représentent la liste des cellules ayant un problème de capacité
(congestionnées) et la liste des cellules présentant une mauvaise condition radio.

Figure IV.7 : Liste des cellules congestionnées.

59
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Figure IV.8 : Liste des cellules avec mauvaises conditions radio.

2. Présentation des données de sortie du deuxième module «Availability & Packet loss check
module»:

Les données de sortie représentent la liste de cellules présentant un problème de disponibilité


ou un problème de transmission.

Figure IV.9 : Liste des cellules avec problèmes hardware.

3. Présentation des données de sortie du troisième module «Overshooting check module» :

Les données de sortie représentent la liste des cellules présentant un potentiel overshoot.

60
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Figure IV.10 : Liste des cellules présentant un overshoot.

4. Présentation des données de sortie du quatrième module 4 «Load Balancing check


module» :

Les données de sortie représentent la liste des cellules présentant un problème d’équilibrage
de charges et ayant besoin d’un offload.

Figure IV.11 : Liste des cellules avec déséquilibre de charges.

IV.4.2. Discussion des résultats (Outputs)


1. Module 1 «Capacity & Troughput check module»

Après exécution du programme nous avons réussis à détecter 1079 cellules congestionnées
parmi 6213 cellules au total. Ce qui représente environ un sixième des sites déployés dans la région.

Ainsi que 356 cellules parmi 6213 avec mauvaises conditions radio (environ 30% des cellules
congestionnées et 6% des cellules totales présente dans la région)

61
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Rapport des Cellules Congestionnées

Cellules Congestionnées Reste

Figure IV.12 : Rapport des cellules congestionnées.

Rapport des Cellules avec Mauvaises Conditions


Radio

Cellules avec mauvaise conditions radio Reste

Figure IV.13 : Rapport des cellules avec mauvaises conditions radio.

2. Module 2 « Availability & Packet loss check module »

Apres cette expérience, nous avons pu détecter 6 cellules parmi 6213 qui présentent un
problème d’accessibilité et de transmission. Les résultats seront transmis aux ingénieurs pour
pouvoir résoudre ces problèmes (ce qui représente environ 0.5% des cellules congestionnées et
0.1% des cellules totales déployés dans la région).

Rapport de Cellules Avec Hardware Issues

Cellule Avec Problèmes du Hardware Reste

Figure IV.14 : Rapport des cellules avec hardware issues.

62
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

3. Module 3 «Overshooting check module»

Nous avons pu détecter, grâce à ce programme 44 cellules pouvant être sujette à


l’overshooting parmi 6213 cellules. Ce qui représente 4% des cellules congestionnées et 0.7%
des cellules totales déployés dans la région. Nous proposons de faire appel au tilt électrique
pour résoudre ce problème.

Rapport de Cellules avec Overshoot

Cellule Avec Overshoot Reste

Figure IV.15 : Rapport des cellules qui overshoot.

4. Module 4 «Load Balancing check module»

Grace à ce module nous avons pu détecter parmi 6213 cellules, 217 cellules qui présentent un
déséquilibre de charges. Ce qui représente 20% des cellules congestionnées et 3.5% des cellules
totales.

Rapport de Cellules nécessitant un Load Balancing

Cellule qui Nécessitent un Load Balancing Reste

Figure IV.16 : Rapport de cellules nécessitant un Load Balancing.

D’après les résultats obtenus de l’exécution du programme nous avons constaté qu’il y a un
nombre important de sites qui sont en congestion (environ un sixième du nombre total des sites), un
chiffre aussi important nécessite plus de recherche, c’est pour cette raison qu’on a mis en place
plusieurs modules traitant chacun un problème en se basant sur les différents KPIs liés à la capacité.

63
Chapitre IV : Présentation et discussion des résultats de l’implémentation du programme

Nous constatons que la congestion du réseau LTE est principalement dû aux mauvaises
conditions radio et au déséquilibre de charges avec 30% et 20% respectivement du nombre total des
cellules congestionnées, ensuite vient la congestion avec 4% causé par les sites qui overshoot et
finalement vient les cellules dégradées hardware avec un taux négligeable de 0.5%. la résolution
d’un de ces problèmes ne fera qu’améliorer la qualité de service finale fournie à l’utilisateur.

En effet, nous avons créé un programme qui s’exécute chaque 15min automatisant des
méthodes d’optimisation en détectant les problèmes déjà mentionnés, facilitant ainsi la gestion,
configuration et l’optimisation du réseau LTE. Ce programme aide à garantir une meilleure qualité
de service avec un minimum d’actions physiques et interventions manuelles.

III.5. Conclusion
Ce chapitre donne un aperçu sur les nouvelles approches d’automatisation de l’optimisation
utilisé désormais dans un réseau LTE. L’automatisation simplifie et facilite les tâches aux
ingénieurs au quotidien en améliorant les performances du réseau ainsi que ses différents
paramètres en général et donc garantit une meilleure qualité de service.

C’est dans cette optique que nous avons implémenté un programme composé de plusieurs
modules qui servira à la détection d’anomalies dans le réseau LTE et participera de ce fait à leur
correction avec un minimum d’interventions manuelles.

En effet avec ce programme réalisé à l’aide du langage Python, nous avons pu détecter les
cellules congestionnées sur le réseau, et nous avons proposé l’activation de la fonctionnalité Inter-
Frequency Load Balancing qui règlera le problème du déséquilibre de charges au sein du réseau.

64
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

Au cours de ce travail, nous avons pu constater que les générations de la téléphonie mobile
ont été développées pour assurer de meilleures performances, notamment la qualité des services,
tout en apportant de nouvelles techniques d'accès, de nouveaux services, et une meilleure gestion
des ressources.

La 4G a fait ses preuves et est connue comme la génération la plus utilisée de nos jours, le
réseau LTE avec ses caractéristiques intéressantes permet un très haut débit ainsi qu'une
interopérabilité avec les autres réseaux d'ancienne génération (2G, 3G) et offre une multitude de
nouveaux services. Pour compléter nos connaissances nous avons réalisé une étude d'optimisation
de la capacité afin de minimiser la congestion des cellules et assurer la continuité et la qualité du
service.

Dans notre étude, nous avons réalisé une nouvelle méthode d'optimisation automatisée au sein
de la société Ericsson afin de faciliter les tâches quotidiennes et de trouver des solutions plus
rapides et plus efficaces avec un minimum d’actions physiques.

Dans un premier temps, nous avons fait une brève introduction aux générations de réseaux
cellulaires antérieures au LTE (2G, 3G), puis nous avons fait une étude plus détaillée sur le réseau
LTE, à savoir son architecture et ses caractéristiques les plus fondamentales. Nous avons ensuite
présenté l'optimisation d'un réseau radio, tout en introduisant les notions de KPIs, d’overshooting,
d'équilibrage de charge…etc. Nous nous sommes retrouvés face à la difficulté de détecter différents
paramètres source de congestion, et c'est dans cette optique que nous nous sommes intéressés de
plus près à plus de détails sur ces problèmes afin de trouver une solution optimale.

Nous avons donc présenté un programme qui se compose de plusieurs modules, à savoir la
capacité et le débit, la disponibilité et la transmission, l’overshooting, et le load balancing, ainsi
qu’une proposition de solution pour ce dernier. Puis nous avons exécuté le script et obtenu des
résultats que nous avons analysés et interprétés.

La réalisation de ce programme a pour but de détecter et d’améliorer les performances du


réseau afin de faciliter les tâches quotidiennes à l'équipe d'optimisation en moins de temps avec plus
d'efficacité et moins d'interventions manuelles.

Durant ce stage, le travail que nous avons réalisé nous a permis d’obtenir énormément de
connaissances sur ce sujet, notamment par notre intégration dans le milieu professionnel en
côtoyant des ingénieurs qui nous ont permis de bénéficier de leurs expériences et de leurs
compétences en mettant à notre disposition les commodités nécessaires. Enfin, nous espérons que
notre travail servira de référence aux futurs étudiants pour d’éventuelles améliorations.

65
Conclusion générale

Il faut noter que l'évolution technologique est toujours en cours, la quantité d'objets connectés
ne cesse aujourd'hui d'augmenter et les besoins en haut débit avec, le réseau LTE ne pourra pas
contenir tout cela, la congestion au niveau des différentes ressources est un problème majeur, la
LTE devra se trouver rapidement un successeur, il s’agit du plus ambitieux projet de réseau de
communication sans fil jamais réalisé : la 5G qui devra répondre aux attentes d’un marché de masse
en satisfaisant les besoins en très débit pour tous les utilisateurs à travers tout le pays .

66
Bibliographie

Bibliographie

[1] : [Link]

[2] : J. Eberspächer, H.J. Vögel, C. Bettstetter, and C. Hartmann. GSM - Architecture, Protocols
and Services. Wiley, 2008.

[3] : [Link]

[4] : E. K. Henrybless, "quality of experience (QOE) of mobile network subscribers in student


crowded environment," 2018.]

[5] : Zhang, Xincheng. LTE Optimization Engineering Handbook. 1re éd., Wiley-IEEE Press, 2018.

[6] : D. SERET et all, « RESEAUX et TELECOMMUNICATIONS », cours Licence3

[7 ]: Bouguen, Yannick et al. LTE et Les Réseaux 4G (Blanche) (French Edition). EYROLLES,
Eyrolles Group, 2012.

[8] : [Link]

[9 ]: [Link]

[10] :The Age of Telecom Network Automation,Automating Engineering and Network Operation
RAN Processes ,Telecom Engineering Centre of Excellence (TEE).

[11] : F. Athley, Martin N. Johansson, Impact of Electrical and Mechanical Antenna Tilt on LTE
Downlink System Performance, Vehicular Technology Conference, Taipei, IEEE, 2010.

[12] : H. Kaaranen, A. Ahtiainen, L. Laitinen, S. Naghian, V. Niemi, UMTS Networks, Chichester:


John Wiley & Sons, Ltd, 2005.

[13] : D. Chahrazed et T. Chafia, «Contribution à l'optimisation d'un réseau LTE: Adpatation du


Handover,» Universty M'hamed Bougara, Boumerdes, Algeria, 2017.

[14] : A. R. Mishra, Fundamentals of Network Planning and Optimisation 2G/3G/4G: Evolution to


5G, 2nd Edition, Hoboken, New Jersey, United States: Wiley, 2018.

[15] : LTE RSRQ to SINR. (2018, 18 janvier). CableFree. 04 aout 2021 [en ligne]. Available :
[Link]

[16] : Ericsson, «Key Performance Indicators,» Ericsson, Stockholm, 2013.

[17] : Ouamri, Mohamed Amine et Mohamed Azni. « New optimisation method to minimise
overshooting problem in LTE using genetic algorithms based on Laplace crossover ». International
Bibliographie

Journal of Ultra Wideband Communications and Systems, vol. 4, no 2, 2020, p. 49. Crossref,
doi:10.1504/ijuwbcs.2020.10032790.

[18] : Ericsson, «Inter-Frequency Load Balancing Feature Description,» Ericsson, 2016.

[19] : Ericsson « Automated Cell Capacity EstimationFeature Description,» Ericsson, 2016.

[20] : Prasenjit-Mahapatra. « Inter-Frequency Load Balancing ». [Link], 12 décembre 2015,


[Link]/documents/[Link].
‫ملخص‬
‫ تتيخ األتًتت انًطبمت عهى‬.ٌ‫يتكىٌ هزا انًششوع يٍ إَشاء إجشاءاث يؤتًتت تذعى تذسيٍ انشبكت داخم ششكت إسيكسى‬
‫ يهذف إنى تبسيط انًهاو انتشغيهيت بفضم لذسته عهى اكتشاف‬.‫انشبكاث انخهىيت تذسيٍ أَشطت انتشغيم واإلداسة وانصياَت‬
‫ يتًثم يبذأ هزا انًششوع في تذميك‬.‫ وبانتاني دم يشاكم االصدداو وتذسيٍ جىدة انخذيت‬، ‫انذاالث انشارة ودهها تهمائيًا‬
‫بشَايج أتًتت نطشق تذسيٍ انشبكت في شكم ودذاث نتسهيم انًهاو انيىييت نهًهُذسيٍ واكتشاف يشكالث أداء انشبكت انًعمذة‬
ً ‫ سُمتشح أخي ًشا‬.‫ ويىاصَت األدًال‬، ‫ وانتجاوصاث‬، ‫ واإلَتاجيت‬، ‫ وانسعت‬، ‫ وانُمم‬، ‫ إيكاَيت انىصىل‬:‫ وهي‬،
‫دال الختالل‬
‫تىاصٌ انذًم‬.

‫ تجاوص‬،‫ اإلَتاجيت‬،‫ انُمم‬،‫ انتىفش‬،‫ إيكاَيت انىصىل‬،‫ اإلَتاجيت‬،‫ االصدداو‬،‫ انسعت‬،‫ انتشغيم اآلني‬،ٍ‫ انتذسي‬:‫الكلمات الرئيسية‬
‫ يىاصَت انتذًيم‬،‫انذذ األلصى‬, ‫ استخذاو‬PRB, KPI, CCE, IFLB.

Résumé

Ce projet consiste en la création de routines automatisées supportant l'optimisation d'un


réseau LTE au sein de la société Ericsson. L'automatisation appliquée aux réseaux cellulaires
permet d’améliorer les activités d'exploitation, de gestion et de maintenance. Elle vise à
simplifier les tâches opérationnelles grâce à sa capacité à détecter les anomalies et à les
résoudre automatiquement, permettant ainsi de résoudre les problèmes de congestion et
d’optimiser la qualité de service (QoS). Le principe de ce projet est de réaliser un programme
d'automatisation des méthodes d'optimisation des réseaux LTE sous forme de modules afin de
faciliter les tâches quotidiennes des ingénieurs et de détecter les problèmes complexes liés à la
performance des réseaux, à savoir : Accessibilité, Transmission, capacité, débit, overshooting
et répartition des charges. Nous proposerons finalement une solution au déséquilibre de
charge.

Mots clés : Optimisation, Automatisation, capacité, congestion, PRB Usage, Accessibilité,


Disponibilité, Transmission, Débit, KPI, Overshooting, load balancing, CCE, IFLB.

Abstract

This project consists in the creation of automated routines supporting the optimization
of an LTE network within the Ericsson company. Automation applied to cellular networks
allows to improve operation, management and maintenance activities. It aims to simplify
operational tasks thanks to its ability to detect anomalies and resolve them automatically, thus
solving congestion problems and optimizing quality of service (QoS). The principle of this
project is to realize an automation program for LTE network optimization methods in the
form of modules to facilitate the daily tasks of engineers and detect complex network
performance issues, namely: Accessibility, Transmission, Capacity, Throughput,
Overshooting and Load Balancing. We will finally propose a solution to the load imbalance.

Keywords: Optimization, Automation, Capacity, Congestion, Throughput, PRB Usage,


Accessibility, Availability, Transmission, KPI, Overshooting, Load Balancing, CCE, IFLB.

Vous aimerez peut-être aussi