INSTRUMENTATION
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Contrôle des procédés industriels
I Procédé et processus industriels
1. Entreprise industrielle
Une entreprise industrielle est une unité économique de production ayant pour objet la
transformation de matières premières ou l’exploitation de sources d’énergie. Les produits
réalisés doivent être conformes à un cahier des charges stipulant les qualités exigées par le
client ou établies par la réglementation. Elle est organisée en trois activités étroitement liées ;
production, maintenance et gestion technique et financière.
Figure 1.1 Entreprise industrielle
1.1. Procédé industriel
Un procédé industriel est la méthode à suivre pour élaborer un produit conforme au cahier des
charges, comprenant un texte explicite accompagné de schémas détaillés. Comme dans une
recette de cuisine, on y indique les matières premières, les moyens matériels nécessaires, les
différentes étapes, et les conditions telles que température ou humidité à respecter dans le but
d’obtenir le produit final.
1.2. Processus industriel
Le processus industriel comprend l’installation de production avec tout le matériel nécessaire à
la transformation des matières premières, et l’ensemble descriptif de toutes les opérations
détaillées pour aboutir au produit fini selon un procédé fixé.
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1.3. Procédé continu et discontinu
Le procédé est continu lorsque le fonctionnement normal de l’installation n’est jamais
interrompu pour fabriquer un produit.
Exemple de procédé continu Un four de verrerie, fabriquant des bouteilles de Champagne,
contenant 300 tonnes de verre fondu à 1 500 °C fonctionne 24 h sur 24, et tous les jours de
l’année. Son démarrage est en effet à la fois complexe et long et il n’est donc prévu de l’arrêter
tous les 4 à 5 ans que pour le changement complet des briques réfractaires usées par le verre
très abrasive
Le procédé est discontinu ou « batch » quand le produit fini est obtenu par une fabrication de
type continu mais en une quantité prédéterminée (lot ou batch) pour un cycle. C’est-à-dire que
la même unité de fabrication est fréquemment (jusqu’à plusieurs fois par jour) amenée à
changer de type de produit. Les procédés batch sont très répandus dans les industries des
cosmétiques et pharmaceutiques.
II Contrôle industriel
Pour garantir les qualités et les quantités du produit fabriqué, il est nécessaire de déployer des
moyens d’observation, de réflexion et d’action sur le procédé ; c’est le rôle du contrôle industriel
englobant les domaines de l’instrumentation et de la régulation.
Figure 1.2 Contrôle industriel
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1. Instrumentation
L’instrumentation est un domaine comprenant les méthodes d’implantation, de réglages et
d’exploitation de tous les appareils de mesure, de calcul et d’action nécessaires à la maîtrise du
processus industriel, y compris les aspects de protection et de sécurité.
L’instrumentation liée à l’observation est assurée par les capteurs, transmetteurs et indicateurs
qui fournissent les mesures continues et les détecteurs délivrant une information binaire.
L’instrumentation permettant l’action concerne les organes de réglage tels que les vannes
régulatrices, les ventilateurs, les pompes, les résistances de puissance électrique, et les pré-
actionneurs comme les convertisseurs de signaux, les positionneurs, et les variateurs de vitesse.
Toutes les cartes d’entrées et de sorties des régulateurs et des automates programmables
industriels (API) font partie de l’instrumentation.
III Norme de représentation symbolique
1. Norme Afnor E 04-203
La Norme Française expérimentale, Afnor E 04-203 publiée en août 1987, est titrée : «
Fonctions de régulation, de mesure et d’automatisme des processus industriels Représentation
symbolique » Elle a des correspondances internationales (ISO 3511/1-1977), allemande (DIN 19
227 blatt 1-1973), ou encore américaine (ISA-S5.1-1984) traitant du même sujet.
Elle est articulée en quatre parties:
• E 04-203-1: Principes de base,
• E 04-203-2: Capteurs, signaux, dispositifs réglants,
• E 04-203-3: Transducteurs et dispositifs de traitement des signaux,
• E 04-203-4: Symboles détaillés complémentaires pour les schémas d’interconnexion
d’instruments
IV Plan de Circulation des Fluides
Le Plan de Circulation des Fluides (PCF, ou bien PFS: Process Flow Sheet) est un schéma de
représentation symbolique avec:
– les cuves, les réacteurs chimiques, les échangeurs thermiques;
– les conduites, représentées par un trait continu épais;
– la nature, gaz ou liquide, et le sens d’écoulement des fluides;
– les organes de puissance tels que pompes, agitateurs, résistances de chauffage;
– l’indication des grandeurs physiques utiles : débit, pression, température...
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Figure 2.5 PCF de la figure 2.1 Figure 2.6 Plan PCF, régulations incluses
V Plan de Tuyauterie et d’Instrumentation
a) Présentation
Le plan de Tuyauterie et d’Instrumentation (TI, ou bien PID: Piping and Instrument Diagram)
complète le plan de circulation des fluides en lui ajoutant:
– les appareils de mesure; capteurs, transmetteurs, indicateurs;
– les appareils de contrôle; régulateurs et opérateurs de calcul;
– les actionneurs comme les vannes de réglage;
– les liaisons d’information entre ces appareils.
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Exemple
Figure 2.7 Plan de Tuyauterie et d’Instrumentation du procédé de la figure 2.1
Les instruments 101 forment une boucle de régulation de niveau, et ceux notés 201 une boucle
de régulation de température. L’instrument 301 est un indicateur de débit.
V. Principes de base
Point de mesure: le symbole est un trait fin
relié à une ligne (canalisation) ou au contour
d’une unité du procédé.
Instrument: le symbole comprend un cercle
dessiné en trait fin d’une dizaine de
millimètres de diamètre et d’un codet
indiquant la propriété mesurée et la fonction
(voir tableau extrait de la norme).
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Signaux : (a) le symbole général est une
liaison avec traits fins inclinés à environ 60°.
La liaison matérialise le transfert d’information
mais pas le support matériel. Des symboles
particuliers à la nature de la liaison sont
décrits dans la partie 2 de la norme, par
exemple : signal pneumatique analogique (b) ;
signal pneumatique binaire (c) ; signal
électrique analogique (b) ; bus numérique (e)
Exemples:
Signal pneumatique standard
200 – 1000 mbar
400 – 2000 mbar
200 – 1000 hPa
0,2 – 1 bar
0,4 – 2 bar
3 – 15 psi
6 – 30 psi
Signal électrique standard
4 – 20 mA
1–5V
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VI. Codets
Extrait de la norme E 04-203-1 concernant les codets
1. Codets d’instrumentation
La fonction de l’instrumentation doit être identifiée par les codets du tableau suivant (tableau 2.1.)
inscrits à l’intérieur du cercle symbolisant l’instrument : ces cercles doivent êtres inscrits selon les
règles suivantes :
Le premier codet désignant la variable mesurée ou initiale est choisi conformément aux signifiants
de la colonne 2. S’il est nécessaire de le compléter, lui adjoindre un codet correspondant aux
signifiants de la colonne 3. Les codets supplémentaires seront choisis parmi les signifiants de la
colonne 4.
Exemple
Exemples de codets :
Transmetteur indicateur d'humidité Commande manuelle de régulation avec indicateur
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Alarme très haute sur un niveau
Lorsque plusieurs codets sont ajoutés, ils doivent être placés l’un à la suite de l’autre dans l’ordre
I, R, C, T, Q, S, Z, A (cela ne s’applique pas aux codets correspondant à la colonne 3).
Les Codets qualitatifs Lorsqu’il est nécessaire d’indiquer Haut(e) ou Bas(se), Très Haut(e) ou Très
Bas(se), ... les codets qualificatifs H ou L, HH ou LL... peuvent être associés au symbole de
l’instrument.
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1. Que signifient les codets suivants : TE, TAL, FIZ, PDT, AIC ?
2. Donner les codets des instruments suivants : un indicateur de différence de température, un
thermostat, un variateur de vitesse de pompe, une sécurité de débit très bas, un transmetteur de
niveau.
I Vocabulaire international
La norme NF X 02-001 est à la base des définitions suivantes. La normalisation française tient
compte dans l’élaboration de ses normes d’une indispensable approche européenne, voire
mondiale.
1. Grandeur physique
On appelle grandeur physique tout attribut d’un phénomène, d’un corps ou d’une substance
susceptible d’être distingué qualitativement et déterminé quantitativement. Les grandeurs qui
peuvent se comparer mutuellement forment des ensembles. Les niveaux, les hauteurs, les
diamètres, les épaisseurs, les longueurs d’ondes par exemple font partie d’un même ensemble.
Le symbole d’une telle grandeur est écrit en italique : une hauteur h.
2. Unité de mesure
Dans un ensemble de grandeurs, on appelle unité de mesure, une grandeur particulière choisie
comme grandeur de référence. Le symbole d’une unité est écrit en caractère droit, pour le mètre:
m.
3. Valeur numérique d’une grandeur physique
La valeur d’une grandeur appartenant à un ensemble donné de grandeurs peut être exprimée par
le produit de l’unité par un nombre. Ce nombre est appelé la valeur numérique de la grandeur
exprimée avec cette unité.
N.B: La valeur numérique est la mesure de la grandeur considérée et elle n’a de sens que si l’on
indique l’unité choisie. À savoir que le produit de la valeur numérique par l’unité est toujours
indépendant de l’unité.
Exemple:
la pression atmosphérique normale est: p0 = 101325 Pa. p0 est le symbole de la grandeur
physique: pression, 101325 est la valeur numérique de la pression exprimée en pascal, et Pa est
le symbole de l’unité de longueur: le pascal. En changeant d’unité, le météorologue en annonçant
une pression atmosphérique en hecto-pascal modifie la valeur numérique de cette grandeur
physique: p0 = 1013,25 hPa.
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Remarques: le symbole du pascal n’a pas de majuscule car c’est un nom commun provenant de la
transformation du nom de Blaise Pascal. Attention à l’exception à la règle grammaticale du pluriel
des noms en « al »; on ne dit pas « des pascaux »!
4. Grandeurs de base ou fondamentales
Les grandeurs physiques sont liées entre elles par des équations exprimant des lois physiques. Il
est donc possible de décrire le monde physique par un système de grandeurs et d’équations entre
ces grandeurs. Certaines grandeurs sont considérées comme indépendantes les unes des autres :
ce sont les grandeurs de base ou fondamentales à partir desquelles on peut définir d’autres
grandeurs au moyen d’équations. Les grandeurs de base de la norme ISO 31 (série de normes NF X
02-200) sont au nombre de 7: longueur, masse, temps, courant électrique, température, quantité
de matière et intensité lumineuse.
5. Grandeur dérivée
Une grandeur dérivée est une grandeur définie, dans un système de grandeurs, par une équation
en fonction de grandeurs de base.
Exemple:
Le débit-volume qv est une grandeur dérivée définie comme le quotient du volume v par un temps
t. Le volume v est aussi une grandeur dérivée puisqu’il s’exprime en m3. L’unité du débit-volume qv
est donc m3 · s−1
VII Système International d’unités
Le choix d’un système d’unités est a priori arbitraire, cependant, pour un système donné de
grandeurs et d’équations, il est préférable de choisir un système d’unités dans lequel les équations
entre valeurs numériques ont exactement la même forme que les équations entre grandeurs. Un
système d’unités défini de cette manière est dit cohérent par rapport au système de grandeurs et
d’équations considéré. Le Système International d’unités, appelé SI, est un système cohérent
d’unités, adopté par la 11e Conférence générale des poids et mesures (CGPM) en 1960. Le SI
comprend des unités de base et des unités dérivées, y compris les unités supplémentaires.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
La loi du 4 juillet 1837 rend obligatoire le « système métrique » en France, et le décret n° 61-501
du 3 mai 1961 modifié (pris en application de Directives européennes) définit comme unités légales
les unités du Système International, et définit chacune de ces unités.
1. Unités dérivées
Les unités dérivées du SI sont généralement exprimées en fonction des unités de base. Certaines
unités dérivées possèdent un nom et un symbole spécial. Celles-ci peuvent à leur tour être utilisées
pour exprimer d’autres unités dérivées.
Exemple:
la pression est le quotient de la force par l’aire. Le pascal (Pa), unité de pression, correspond à un
newton (N) par mètre carré (m2). On écrit: 1 Pa = 1 N · m2. Le newton est aussi une unité
dérivée. Lien entre unités SI et celles employées dans d’autres pays (UK, USA) Les unités d’origine
étrangère, notamment anglo-saxonne, sont interdites en France, mais il est souvent utile de les
connaître car elles sont encore présentes dans de nombreux pays.
Le psi (pound-force per square inch) est une unité de pression encore très utilisée dans le monde
anglo-saxon. À la station-service, par exemple, le manomètre du compresseur d’air comprimé
indique la pression sur deux échelles ; le bar et le psi. Le psi corresponds à une pression engendrée
par une force, développée par une masse de 1 livre anglaise (453,6 g), appliquée sur une superficie
de 1 pouce (25,4 mm) au carré soit 645,16 mm2. 1 psi = 1 lbf·in−2 (livre-force par pouce carré) =
6 894,76 Pa
2. Dimension Les grandeurs
A et B sont dites homogènes s’il existe un réel α tel que A = α · B. Ces grandeurs ont alors même
dimension. À chaque grandeur de base du système ISO 31, on associe une dimension de base.
Pour trouver la dimension d’une grandeur dérivée, on exprime la relation de cette grandeur en
fonction de grandeurs de base. La dimension de la grandeur dérivée est un produit des dimensions
des grandeurs de base.
Exemple:
Pour obtenir la dimension d’une puissance Ph hydraulique, on exprime la relation de la puissance
par le produit de grandeurs dérivées que sont ici la masse-volumique ρ, le débit-volume qv et la
pression p, qui elles-mêmes peuvent s’exprimer par des grandeurs de base: dim (Ph) = dim (ρ · qv
· p) = dim(ρ) · dim(qv) · dim(p) dim (Ph) = L2 · M · T−3 , signifiant que 1 watt (W) est égal à 1
m2 · kg · s−3
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Grandeur Définition Equation aux dimensions
Longueur Dimension linéaire, ce qui sépare deux L
points
Surface Ce qui sépare un corps de l'espace S = L x L = L²
environnant
Volume Partie de l'espace occupée par un corps V = L x Lx L = L³
Masse Quantité de matière d'un corps M
Temps Durée d'un phénomène, intervalle entre T
deux
Vitesse Distance parcourue pendant l'unité de V =L/T = LT⁻¹
temps
Accélération Accroissement de la vitesse pendant l'unité γ = L/T/T = LT⁻²
de temps
Force Cause qui modifie l'état de repos ou de F = Mx γ = M LT⁻²
mouvement
Travail Produit d'une force par un déplacement τ = F x L = MLT⁻²xL = ML²T⁻²
Puissance Travail par unité de temps P = τ/T = ML²T⁻²/T = ML²T⁻³
Pression Quotient d'une force par la surface P = F/S = MLT⁻²/L² = ML⁻¹
d'application T⁻²
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Métrologie
La métrologie, sciences des mesures, est l’ensemble des techniques et des savoir-faire qui
permettent d’effectuer des mesures et d’avoir une confiance suffisante dans leurs résultats. La
mesure est nécessaire à toute connaissance, à toute prise de décision et à toute action.
I Chaîne de mesurage
La grandeur physique à objet de la mesure (température, pression...) est désignée comme le
mesurande. L’ensemble des opérations expérimentales qui concourent à la connaissance de la
valeur numérique du mesurande constitue son mesurage. La chaîne de mesurage est constituée
de l’ensemble des dispositifs, y compris le capteur, rendant possible dans les meilleures conditions
la détermination précise de la valeur du mesurande.
II Erreurs d’une chaîne de mesure
1. Erreur de mesure
La valeur d’un mesurande ne peut être évaluée que par la chaîne de mesurage. L’erreur de
mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la valeur de référence.
2. Erreur systématique
Des mesurages répétés, pour une même valeur du mesurande, peuvent entraîner un décalage
constant entre la valeur de référence et la valeur mesurée. Ce décalage constant ou à variation
prévisible est l’erreur systématique.
3. Erreur aléatoire
Des mesurages répétés, pour une même valeur d’un mesurande, conduisent à des écarts entre la
valeur de référence et la valeur mesurée. Ces écarts sont considérés comme des erreurs
aléatoires car variant de façon imprévisible.
4. Erreur aberrante
Au cours d’un étalonnage, il arrive qu’une mesure s’écarte notablement de la valeur de référence
et conduise à une erreur aberrante. Une habitude classique consiste à supprimer cette valeur en
la considérant comme aberrante, or il peut être dommageable de le faire sans vérification
préalable. Le bon réflexe est d’essayer de retrouver la cause de cette valeur aberrante qui peut
provenir, par exemple, d’une erreur de lecture ou de manipulation.
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III Qualité d’une chaîne de mesurage
La qualité d’une chaîne de mesurage est évaluée par la précision regroupant la fidélité et la
justesse. Pour déterminer cette précision un grand nombre de mesures d’une même valeur d’un
mesurande, dite valeur vraie, est effectuée. La justesse de mesure est la qualité d’une chaîne de
mesurage dont les erreurs systématiques sont faibles.
Figure 4.1 Justesse
La fidélité de mesure est la qualité d’une chaîne de mesurage dont les erreurs aléatoires sont
faibles.
Figure 4.2 Fidélité
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
La précision de mesure est donnée par l’erreur de précision qui délimite l’intervalle autour de la
valeur mesurée dans lequel on est assuré d’avoir la valeur vraie.
Figure 4.3 Précision
IV Étalonnage d’un instrument
La norme NF X07-001 définit l’étalonnage comme l’ensemble des opérations établissant, dans les
conditions spécifiées, la relation entre les valeurs de la grandeur indiquée par un appareil de
mesure ou un système de mesure, et les valeurs correspondantes de la grandeur réalisée par les
étalons. Lors de l’étalonnage d’un instrument il faut tenir compte de tous les paramètres
additionnels susceptibles de modifier la réponse de l’instrument. Ces paramètres additionnels
peuvent être :
• des grandeurs physiques liées au mesurande et auxquelles l’instrument est sensible (sens et
vitesse de variation du mesurande),
• des grandeurs physiques, indépendantes du mesurande, auxquelles l’instrument est soumis
pendant son utilisation et qui peuvent modifier sa réponse (température, humidité, tension
d’alimentation).
Etalonner = Simuler ; Régler ; mesurer et contrôler le fonctionnement de
l’instrument.
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Caractéristiques métrologiques des instruments de mesure
La connaissance des caractéristiques métrologiques est indispensable au technicien pour choisir et
exploiter avec pertinence les instruments de mesure.
a) Rappel: le mesurande désigne la grandeur physique soumise au mesurage.
I Étendue d’échelle
L’échelle de mesure est donnée par la limite inférieure de mesure et la limite supérieure de
mesure de l’instrument. L’étendue d’échelle (EE) est la différence algébrique entre les valeurs
extrêmes du mesurande qui peuvent être appliquées à l’instrument, et pour laquelle les
caractéristiques métrologiques sont garanties. Le terme usuel d’étendue d’échelle correspondant
au terme normalisé d’intervalle de mesure.
Exemple d’étendue d’échelle Débitmètre : échelle de 1 m3·h–1 à 10 m3·h–1. EE = 9 m3·h–
1. Sonde de température : échelle de – 100 °C à 300 °C. EE = 400 °C.
Transmetteur de pression différentielle : échelle de – 20 hPa à 40 hPa. EE = 60 hPa.
II Étendue de mesure
L’étendue de mesure (EM) est la différence algébrique entre les valeurs limites réglées par
l’instrumentiste du mesurande qui peuvent être appliquées à l’instrument, et pour laquelle les
caractéristiques métrologiques sont garanties.
Exemple d’étendue de mesure Débitmètre réglé de 1 m3·h–1 à 5 m3·h–1. EM = 4 m3·h–1.
Sonde de température réglée de – 50 °C à 0 °C. EM = 50 °C.
Transmetteur de pression différentielle réglé de – 20 hPa à 20 hPa. EM = 40 hPa.
III Zéro de mesure
Le zéro de mesure est la valeur prise comme origine de l’information délivrée par l’instrument. Le
zéro des transmetteurs industriels actuels est réglable par configuration.
Le décalage de zéro est dit positif si la valeur de l’étendue de mesure est supérieure à la valeur
maximale. Le décalage de zéro est dit négatif si la valeur de l’étendue de mesure est inférieure à
la valeur maximale.
Exemple Caractéristiques obtenues par deux réglages d’un transmetteur de température
d’échelle – 100 °C à 300 °C délivrant un signal de mesure normalisé 4-20 mA proportionnel à la
température.
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IV Rangeabilité
La rangeabilité R d’un instrument s’exprime comme le quotient de l’étendue de mesure maximale
réglable par l’étendue de mesure minimale réglable.
EMmaxi
R = —————
EMmini
V Précision d’instrument
a) Calibre
Le calibre d’un instrument est la valeur de la grandeur à mesurer qui correspond à la limite
supérieure de l’étendue de mesure. Pour une configuration donnée d’un voltmètre la limite
supérieure indiquée est de 10 V: son calibre est alors de 10 V.
b) Classe d’exactitude ou classe de précision
Un instrument de mesure est caractérisé au moyen d’un nombre, appelé indice de classe
d’exactitude. Celui-ci représente la limite supérieure de l’erreur absolue intrinsèque exprimée en
centièmes de la plus grande indication que peut donner l’instrument. À partir de la valeur de la
classe Cl, pour le calibre Ca d’un instrument, la valeur absolue de l’erreur maximale εmaxi que l’on
peut commettre en effectuant un mesurage est:
C1. Ca
Ԑ maxi =—————
100%
VI Sensibilité
La sensibilité Se est le quotient de l’accroissement du signal de sortie S de instrument par
l’accroissement du signal d’entrée E correspondant obtenu en régime permanent.
N.B: Elle s’exprime en unité de la grandeur de sortie par unité de la grandeur d’entrée. Lorsqu’un
instrument est linéaire, la sensibilité indiquée est la pente de la droite qui est la meilleure
approximation de la courbe d’étalonnage
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
VII Linéarité
Un instrument est dit linéaire dans une plage déterminée du mesurande si sa sensibilité y est
indépendante de la valeur du mesurande. L’écart de linéarité est la spécification qui permet
d’apprécier la plus ou moins bonne linéarité d’une courbe d’étalonnage. Il est défini à partir de
l’écart maximal entre la courbe d’étalonnage et la meilleure droite, et il est exprimé en
pourcentage de la valeur maximale de la grandeur de sortie dans l’étendue de mesure considérée.
VIII La correspondanced’échelle :
Cette notion consiste à maitriser la correspondance entre les fonctions d’entrées et de sorties
des instruments suivants :
Formule : ΔS = KΔM ou ΔS = KΔE
Om Xm Ym Zm Em
Os Xs Ys Zs Es
Em – Os Xm - Om
———— = ————
Es - Os Xs - Os
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MESURE DE PRESSION
1. Pressions :
La pression P (Pa) est une grandeur physique représentant une force F (N) par unité
de surface S (m2) s’exerçant à l’intérieur d’un fluide : P = F/S.
La pression ne dépend pas de l’orientation de la surface sur laquelle elle s’exerce.
Pression atmosphérique : Référence variable en fonction de l’altitude.
Pression atmosphérique de référence : fixée à 101 325 Pa (en pression absolue).
Pression absolue : pression exprimée par rapport au vide absolu, référence à 0 Pa
abs. En physique, par exemple en thermodynamique, toutes les pressions doivent être
exprimées en pressions absolues (Pa abs).
Pression relative: pression exprimée par rapport à la pression atmosphérique.
Pression différentielle: différence entre deux pressions relatives ou deux absolues.
2. Hydrostatique
❖ Principe des vases communicants
Lorsqu’un liquide homogène relie sans discontinuité plusieurs surfaces libres soumises à
la même pression, elles sont à la même altitude C quelle que soit la forme des vases ou
récipients.
L’interface entre un liquide et un gaz s’appelle surface libre; elle est toujours plane si on
néglige les effets de tension superficielle.
❖ Pression hydrostatique
La pression hydrostatique P de la masse exercée par une colonne, de section S
quelconque et de hauteur H, de fluide homogène de masse volumique ρ est :
F m.g ρ. V. g ρ. H. S. g
P= — = —— = ———— = ————— soit P = ρ. g. H et P = h.d
S S S S
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Conversion des unités de Pression
[Link] et techniques de la mesure de pression :
La mesure de la pression est réalisée par des capteurs. Un capteur est un organe de
prélèvement d’informations qui élabore à partir d’une grandeur physique, une autre
grandeur physique de nature différente appelée signal. Les capteurs sont aussi appelés
éléments primaires qui constituent les instruments.
La mesure de la pression peut aussi être réalisée par:
- Les colonnes de liquide, ils détectent la mesure en appliquant le principe des vases
communicants. L’usage de ces types d’appareils est beaucoup sollicité pour des
mesures des pression faibles.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Exemple :
*Le tube en U:
Figure 1: Principe du manomètre à tube en U
*Les colonnes inclinées :
Figure 2: Manomètre à Tube Incliné
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Remarque : De nos jours, les colonnes de liquide sont de moins en moins utilisées sur le
process à cause de la pollution ; on les rencontre beaucoup plus dans les locaux.
-Les capteurs de pression :
Ils détectent la mesure par déformation ou déplacement traduisant ainsi une indication ou
un signal. Chaque capteur a sa pression maximale de service (PMS) et son domaine de
pression (DP). Il existe plusieurs types de capteurs parmi lesquels on a :
*Le tube de Bourdon :
C’est un tube en forme de C qui détecte la mesure par déformation. Son DP est compris
entre 0,5 et 5000 bars.
1. Organe moteur, tube de Bourdon.
2. Support de tube.
3. Capuchon du tube.
4. Secteur denté.
5. Biellette.
6. Engrenage.
7. Aiguille.
8. Cadran.
*Le soufflet :
C’est un capteur de pression constitué d’une enveloppe synthétique ou métallique, dans
lequel se trouve un ressort ; il détecte la mesure par déformation ou déplacement.
Son DP = ]0 bar absolu; 25 bars]
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Figure 3: Manomètre à soufflet
*La membrane :
Elle est faite de matière synthétique ou métallique ; puis elle détecte la mesure par
déformation ou déplacement. Son DP = ]0 bar absolu ; 25 bars]
Figure 4: Manomètre à membrane
*La cellule différentielle :
C’est un capteur de pression différentielle ; elle est constituée de deux chambres dans
lesquelles se trouvent deux membranes montées face à face.
Son DP = ]0 bar absolu; 30 bars]
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*La cellule capacitive :
C’est un capteur constitué des membranes et d’une cellule électrique. Elle peut etre utilise
pour faire la mesure d’une pression ou d’une différence de pression, selon qu’elle est
constituée d’une ou de deux chambres. La cellule capacitive est beaucoup plus utilisée
dans les instruments qui délivrent un signal électrique, elle est également constituée d’une
ou de deux membranes protectrices, d’une membrane détectrice logée à l’intérieur d’une
capsule ou est stocké un liquide appelé Silicone. Ce capteur détecte la mesure puis la
convertie en un signal électrique par la loi d’OHM :
U = RI, soit U = ZI
1 1
Or Z = ——— avec U = ——× 1 D’où : I = U Cꞷ
Cꞷ C
Figure 5: Cellule capacitive
*Le détendeur :
L’air ou le gaz au travers d’un orifice dont l’ouverture est commandée par un clapet, vient
agir sur l’une des faces d’une membrane déformable dont l’autre face est soumise à
l’action d’un ressort.
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La tension de ce ressort est réglage à l’aide d’une vis et va déterminer la pression de
sortie d’air qui sera en général de 1,4 bar relatif.
Figure 6: Filtre Détendeur
*Pressostat :
Les appellations en « stat » (pressostat, thermostat, etc…) désignent des appareils
déclenchant un contact à une valeur préréglée de la grandeur mesurée.
C’est un appareil qui ne sert pas en régulation mais en sécurité ou alarme.
Figure 7: Exemple de pressostat
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Figure 8: Descriptif du pressostat
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LES INSTRUMENTS DE TRANSMISSION
I. Généralité :
a. Définition :
Lorsqu’on parle des instruments de transmission, on fait allusion aux transmetteurs. Ils
sont définis comme étant des instruments qui convertissent la mesure industrielle en une
grandeur de sortie pneumatique ou électrique proportionnelle à l’entrée.
Mesure TRANSMETTEUR Signal
(G.E) (G.S)
GS Correspond à la grandeur de sortie et GE la grandeur d’entrée, d’où ∆S = K∆M
b. Les différents types de transmetteurs du point de vue signal:
On distingue deux types de transmetteurs qui sont définis à partir du signal qu’ils
délivrent.
b.1 Le transmetteur pneumatique
Mesure T —//————//—— Signal { 200 – 1000 mbar ;400 – 2000 mbar
200 – 1000 hPa ;0,2 – 1 bar ;0,4 – 2
bar ;3 – 15 psi ;6 – 30 psi}
[Link] transmetteur électronique :
Mesure T - - - - - - - - - - - - - 4 – 20 mA
c. Schéma fonctionnel et principe :
Le transmetteur est un instrument actif comprenant :
- Une entrée (E) qui est la grandeur physique mesurée sur le process.
- Une sortie (S) qui est le signal standard de transmission.
- Une alimentation qui est l’énergie nécessaire au traitement de la mesure en signal.
Mesure Capteur Transmetteur Signal
Le transmetteur électronique est constitué comme tout instrument, d’un capteur qui
dépend de la grandeur physique mesuré sur le process et d’un traducteur.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
d. Exploitation:
Il est utilisé sur le process pour diverses applications et pour toutes les grandeurs
physiques industrielles. Par contre il peut y avoir similitude entre deux transmetteurs de
mesure de grandeurs différentes, ils différent tous les par leurs applications.
Nous distinguons du point de vue grandeur physique, quatre sortes de transmetteurs (PT ;
FT ; TT ; LT).
e. Calcul sur les transmetteurs :
Le transmetteur délivre un signal proportionnel à la mesure sur le process, par la relation
entrée – sortie suivant : ∆S = K∆E avec K comme facteur de proportionnalité.
∆E K ∆S
N.B : Les calculs réalisés dans les transmetteurs sont du genre de ceux effectués sur la
correspondance d’échelle. Pour certaines applications de mesure de débit, le transmetteur
est équipé d’un extracteur de racine carrée.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
LE TRANSMETTEUR PNEUMATIQUE
[Link] fonctionnel :
Le transmetteur pneumatique fonctionne suivant le principe d’équilibre de force à
asservissement mécanique ; son fonctionnement est résumé en trois phases.
Figure 10: Représentation capteur pneumatique
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*La mesure :
Elle est faite par les capteurs, qui détectent la grandeur physique et transmet l’information
au traducteur.
*La traduction :
La mesure est transformée en un signal de nature différente, durant cette opération, il y a
la participation des éléments suivants :
❖ Le comparateur détermine le sens de variation du signal par rapport à la mesure.
❖ Le détecteur a pour rôle de transformer des faibles déplacements des éléments
asservis en d’importantes variations du signal : c’est le système buse-palette.
❖ D’un soufflet de contre réaction à la mesure.
*Le conditionnement :
C’est l’étape de la mise en forme de l’info signal par la participation des éléments asservis.
[Link] :
Figure 11: Le Transmetteur pneumatique
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Le système buse-palette :
C’est un ensemble formé d’une buse et de la palette. La buse est un orifice calibré à fluite
continu, et la palette est une plaque mince perpendiculaire à l’axe de la buse l’obstruant
plus ou moins suite à l’asservissement mécanique.
Figure 12: Système bus palette
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
.
Lerelaisd’amplification :
Le relais d’amplification est un dispositif qui permet de délivrer suffisamment d’air pour la
transmission de la pression modulée à la sortie du système buse-palette. La pression
modulée est une pression qui varie de façon linéaire et en fonction de la variation de la
mesure.
Il existe trois types de relais d’amplification :
❖ Le relais à fuite continue
❖ Le relais à fuite discontinue
❖ Le relais tiroir
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Implantationd’unPT
Etalonnage :
L’étalonnage du transmetteur pneumatique se résume sur le réglage du zéro ; de l’échelle
et le contrôle de la linéarité. Il est monté sur un ressort antagoniste au soufflet pour créer
le décalage de zéro. Pour un transmetteur de pression différentielle, il faut mettre la
chambre Bp à l’atmosphère et on simule la mesure à la Hp suivant le banc d’étalonnage ci-
dessous :
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
BANC D’ETALONNAGE
Molette
réglage
échelle +
Vis
Réglage
Zéro
Repère rouge qui indique
l’étendue d’échelle choisie
Alimentation 1,4bar
Le générateur de pression nous
permet d’appliquer une pression de
1 bar sur le transmetteur.
900mbar
1000
mbar
Pression
Atmosphérique
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LE TRANSMETTEUR ELECTRONIQUE
I. Généralité :
Le transmetteur électronique est un instrument qui convertit une mesure industrielle du
process en un signal électronique de l’ordre de 4-20 mA. Il est constitué d’un capteur qui
dépend de la grandeur physique mesuré dans le process. Par exemple pour le cas de la
pression, on a un capteur à déplacement ∆X avec détection électrique ; cette détection
peut se faire par inductance ; par résistance ou par capacitance.
Mesure Capteur Détection Signal 4-20 mA
[Link] et fonctionnement :
Il existe deux types de transmetteurs électroniques parmi lesquels on a les transmetteurs
analogiques (non intelligents) et les transmetteurs numériques (intelligents). Les deux
types de transmetteurs ont la même technologie, leur différence réside sur l’option de
configuration; le transmetteur non intelligent s’étalonne en utilisant les vis de réglage du
zéro et de l’échelle ou une programmation.
Le transmetteur électronique est composé de deux parties essentielles qui sont le capteur
et le traducteur (ampliateur électronique).
*Capteur :
C’est l’élément primaire ou élément sensible de l’instrument, il dépend de la grandeur
physique mesurée dans le process, elle contient au centre une membrane
détectrice(interne) qui a pour principe de se déformer afin de varier la capacité du
condensateur.
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*Le traducteur ou amplificateur électronique :
C’est un ensemble électronique composé de plusieurs étages tels que: L’oscillateur, le
démodulateur le régulateur de tension et d’intensité, les limiteurs d’intensité et les
potentiomètres.
*L’oscillateur :
C’est un dispositif qui fourni l’excitation mécanique au détecteur (capteur), l’ordre de
fréquence est 4-200Khz. Il est utilisé comme circuit de contrôle de contre réaction.
Alimentation Oscillateur Détecteur
Dans la technologie, il est composé des éléments suivants :
Q1 : Transistor
C1 : Condensateur
T1 : Transfo
IC1 : Amplificateur
*Le démodulateur :
C’est l’étage électronique qui transforme le signal alternatif en continue de façon
proportionnelle, c’est donc un redresseur à travers le PONT DE GREAT.
*Le régulateur de tension :
Ce dispositif maintient constante la tension interne nécessaire pour les amplifications IC1
et IC2, cette tension est de l’ordre de 6,4 - 7 V DC. Il est esseulement constitué d’une
diode de ZENER D1, d’un transistor et d’une résistance R3.
*Les potentiomètre :
Ce sont des résistances variables utilisées pour régler le zéro et l’échelle
*Le régulateur d’intensité :
Il est essentiellement constitué d’un amplificateur de régulation IC2, qui génère un
courant nécessaire à la contre réaction ; il est également équipé des résistances reliées R5
– R7 et R6 – R9 – R11.
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*Leslimiteursd’intensité :
Ils ont pour rôle d’empêcher l’intense du signal de dépasser 35 mA dans les cas de
surpression ou de dépassement du seuil de la mesure. Il est essentiellement
constitué d’une diode de ZENER D2, d’une résistance R18 et d’un transistor Q2.
N.B : Pour éviter la défection du transmetteur sur les inversions de polarité ; on
l’équipe de deux diodes de protection D5 et D6.
[Link] :
Le transmetteur électronique s’étalonne en trois phases :
❖ Le réglage du zéro
❖ Le réglage de l’échelle
❖ Le contrôle de la linéarité
Banc d’étalonnage d’un transmetteur non intélligent
Avec le transmetteur électronique intelligent, l’étalonnage peut se faire avec ou sans le
générateur de pression suivant le banc d’étalonnage ci-dessous, car la configuration est
réalisée avec une console de programmation (Pocket).
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Banc d’étalonnage d’un transmetteur intelligent :
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MESURE DE NIVEAU
1.Définition :
En instrumentation, le therme niveau désigne une surface de séparation entre un liquide
et un autre corps qui peut-être un liquide, un gaz ou un solide. Dans certaines mesures le
niveau représente la hauteur (niveau positif) et dans d’autres la profondeur (le niveau
négatif)
2. Unités :
L’unité du système international du niveau est le mètre(m), son unité pratique est le
millimètre(mm) ; l’unité Anglo-Saxonne est le pouce (1’’=25,4mm).
[Link] expérimentales :
a. Le théorème de Pascal :
Figure 1 : Niveau d'un liquide « à ciel ouvert »
Cette méthode nous permet de déterminer le niveau d’un liquide dans une capacité
connaissant la pression hydrostatique qui s’exerce au fond de cette capacité .
P = hg h = P / (.g)
b. Lapousséed’Archimède :
Le niveau est déduit de la poussée que subit un corps immergé, par la relation :
P = vg Or v= sh P = shg
Alors h = P /sg
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3. Principes et techniques de mesure de niveau :
a. Mesuredeniveauparlatransmissionmécaniqued’unflotteur :
Le niveau est détecté par la position de l’index qui est entrainé par le flotteur ; sur la règle
graduée montée à proximité de la capacité à déterminer le niveau.
Figure 2 : Schéma de principe du niveau à flotteur
b. Mesure de niveau par détection magnétique :
La mesure du niveau est déterminée par la position de l’index qui reçoit l’induction
magnétique du flotteur, cette technique est utilisée pour déterminer le niveau des liquides
sales.
Figure 3 :Exempled’Indicateuràpalettesmagnétique
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
c. Mesure de niveau par principe des vases communiquant :
La technique consiste à mettre en communication la capacité à déterminer le niveau avec
un tube en verre appelé Niveau à glace ou Niveau visuel (LG) ; c’est une technique
utilisée pour déterminer le niveau dans les capacités opaques.
Figure 4 : Niveau visual
d. Mesure de niveau par câble lesté :
C’est une technique qui consiste à enrouler un câble sur un treuil qui est asservit par un
moteur électrique. A l’extrémité du câble est monté un palpeur et sur le treuil un dispositif
de comptage pouvant indiquer la distance parcourue par le câble. C’est un système qui est
utilisé pour déterminer la profondeur des puits.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
e. Mesure de niveau par la pige :
La méthode consiste à plonger une règle ou un ruban gradué dans la capacité à
déterminer le niveau ; et la lecture de la mesure se fera sur la partie mouillée de la règle
ou du ruban.
Figure 6 : Exemples de pige à ruban
d. Mesure de niveau par un plongeur :
Le cas présent nous permet de déterminer le niveau à partir de la poussée que subit un
corps immergé(plongeur). Cette poussée est alors convertie en un mouvement de
translation, puis en mouvement de rotation par le tube et le bras de torsion de
l’instrument ; ce mouvement est traité au niveau du traducteur qui élabore un signal
proportionnellement à la poussée.
D’où : ∆H = ∆Pa = ∆Signal
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Figure 7 : Exemples de pige à ruban
g. Mesure de niveau par bullage :
La technique de bullage consiste à mesurer le niveau en utilisant une canne d’injection
d’air dans la capacité à déterminer le niveau.
Le dispositif est constitué d’un transmetteur de débit (FT), d’un régulateur de débit (FIC)
et d’une vanne régulatrice de débit d’air de bullage (FCV). Le principe consiste à
déterminer le niveau a partir de la variation de la pression d’air de bullage.
Figure 8 : Principe du « bulle à bulle »
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
h. Mesure de niveau interface :
Le niveau interface désigne une surface de séparation entre deux liquides non mixibles
(exemple l’eau et l’huile)
Figure 9 : Principe du « bulle à bulle »
H = H1 + H2
PH = PH1 + PH2 or PH1 = H11g et PH2 = H22g
Alors : PH1 = H11g + H22g
H11g = PH1 - H22g
PH1 - H22g
H1 = ————————
1g
i. Mesure de niveau par ondes acoustiques (ondes sonores ou ultrasonores) :
En mesure continue, la mesure de niveau par ondes acoustique est une méthode qui
consiste a émettre un train d’ondes sonores ou ultra sonores, vers le liquide à déterminer
le niveau ; et le niveau est obtenu en déterminant la position de celui-ci par le calcul du
temps entre l’émission et la réception du train d’onde. L’instrument utilisé pour cette
mesure, est dans ce cas équipé d’un émetteur et d’un récepteur de signaux micro-ondes.
En fonctionnement normal, l’onde réfléchit à la surface du fluide à déterminer le niveau ;
ce signal réfléchi est donc reçu par le récepteur à partir de son antenne avec une
temporisation correspondante au temps parcouru par l’onde. Ce temps est fonction du
niveau et peut-être déterminé par la relation ci-dessous :
H : Hauteur ou niveau du fluide
D : Ecart ou distance entre l’émetteur et le récepteur
∆t = t – t0 : Variation du temps entre l’émission et la réception
C =3.10⁸ m/s : la célérité
∆t
H = D - ——
C
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
j. Mesure de niveau par sonde capacitive :
C’est une technique qui utilise la capacité d’un condensateur formé par deux électrodes
cylindriques. Dans certains cas, la deuxième électrode constitue la paroi de la capacité si
elle est métallique.
La sonde capacitive est alimentée en basse tension de l’ordre de 10 Vdc ; la variation du
niveau dans la capacité fait varie la capacité du condensateur fournie par les deux
électrodes, et il se fait une détection du niveau par la relation.
∆C = ∆H
Le condensateur est caractérisé électriquement par sa capacité C dont la relation la liant à
ses caractéristiques géométriques est donnée ci-dessous.
Le diélectrique peut être le vide, l'air sec, un solide isolant, un liquide isolant tel que
l'essence ou tout autre hydrocarbure, ou même de l'eau parfaitement pure.
C=.S/e
C : capacité du condensateur en Farads (F)
S : surface des armatures (en m2). Ci-dessus S = L x l
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
e : distance entre armatures (en m)
: constante du diélectrique, avec = 0. r
0 est la permittivité du vide (0 = Cte = 8,85.10-12 F/m)
r est la permittivité relative du diélectrique par rapport au vide. r=1 pour le vide ou l'air
et r>1 pour les liquides isolants.
Retenir simplement que cette capacité C est proportionnel à la surface S des armatures
(donc à la hauteur l pour une longueur L donnée) et inversement proportionnelle à la
distance e entre ces armatures.
Cas d'un condensateur cylindrique
Dans ce cas, la capacité du condensateur est donnée par la relation
C = e. 2p . l / ln (r1 / r2)
l est la hauteur du condensateur (en m),
ln est le logarithme népérien,
r1 est le rayon intérieur de l'armature extérieure (tube métallique),
r2 est le rayon de l'armature intérieure (tige cylindrique métallique pleine),
e=[Link] est la constante du diélectrique définie précédemment.
Figure 38 : Réservoir non métallique (par exemple en PVC ou en béton)
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Figure 37 : Exemple réservoir métallique (devient conducteur)
k. Mesure de niveau a l’aide de la pression hydrostatique :
*Casd’unecapacitéouvertàl’atmosphère :
Pour une capacité ouverte à l’atmosphère ; la mesure de niveau est obtenue en montrant
à la base d’une capacité à déterminer le niveau, un manomètre ou un transmetteur de
pression relative, et on calcule le niveau à partir de la pression hydrostatique du liquide
process par la relation :
P
P = Hg alors H = ——
g
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
H
HP BP
Prise d’impulsion
*Cas d’unecapacitéfermée :
Dans une capacité fermée, le niveau peut être déterminé à partir de la mesure réalisée par
un transmetteur de pression utilisé comme LT, qui détermine le niveau à partir de la
différence de pression.
Figure 19 : Exemple de mesure de niveau sur un bac à ciel fermée
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
∆P = P1 – P2 or P1 = PH – PG et P2 = PG
∆P = PH + PG– PG
∆P = PH or PH = Hg alors ∆P = Hg
∆P
d’ou H = ———
g
*Mesure de niveau avec décalage de zéro :
En mesure de niveau, l’usage du transmetteur de pression différentielle est très répondu,
car elle résout beaucoup de problème, tel que l’encombrement… Le LT peut être installé
en importe quel point au voisinage de la capacité à déterminer le niveau, tout en tenant
compte des systèmes d’aiguillage tel que le décalage de zéro.
*Le décalage positif :
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
H = H 2 – H1
Dans ce type de montage, le liquide contenu dans le capillaire exerce en permanence une
pression PH1 = H11g dans la chambre HP, qu’il faut ajouter de temps en temps à la
mesure.
Le niveau est déduit par LT à partir de la ∆P comme définit ci-dessous :
Nous savons que :
∆P = P1 – P2 or P1 = PH + PH1 + PG et P2 = PG
∆P = PH + PH1 + PG – PG
∆P = PH + PH1 or P = Hg et PH = H11g
∆P = Hg + H11g
Hg = ∆P - H11g
∆P - H11g
H =—————————
g
*Décalage négatif :
Dans ce type de montage, le liquide contenu dans la colonne H1 exerce en permanence
une pression PH1 = H11g, qu’il soustraire à la mesure.
Le niveau est déterminé à partir de la variation de la pression(∆P) comme définit ci-
dessous :
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
D’où ∆P = P1 – P2 or P1 = PH2 + PG et P2 = PG
∆P = PH2 + PG – PG
∆P = PH2 or PH2 = PH - PH1
∆P = PH - PH1 or P = Hg et PH = H11g
∆P = Hg + H11g
∆P + H11g
H =—————————
g
*Mesure de niveau avec colonne de référence :
Le montage ci-dessous représente l’utilisation d’un transmetteur de pression différentielle
e mesure de niveau avec colonne de référence à la chambre BP.
Ce type de montage est souvent utilisé pour mesurer le niveau des liquides dont la
température de fonctionnement voisine à sa température de vaporisation ; d’où le risque
de formation des vapeurs. Pour éviter le dépôt de condensats dans la chambre BP, on
prévoit alors l’utilisation d’une colonne de référence (colonne liquide) dans laquelle on
place un liquide tampon.
Ce liquide doit répondre à certaines propriétés telles qu’avoir une haute température de
vaporisation et une densité supérieure à celle du liquide process.
Cette technique est aussi utilisée pour prévoir les cas de débordement du liquide dans la
chambre BP ; sur le montage, le liquide tampon exerce en permanence une pression
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
constante dans la chambre BP, le niveau est donc déterminé à partir de la différence de
pression détectée par un transmetteur.
D’où ∆P = P1 – P2 or P1 = PH + PG et P2 = PHc + PG
∆P = PH + PG - PHc – PG
∆P = PH – PHc or PH = Hg et PHc= HcCg
∆P = Hg - Hccg
∆P + Hccg
H =—————————
g
ETUDE DU TRANSMETTEUR DE NIVEAU A PLONGEUR
I. Généralité :
Le transmetteur de niveau à plongeur est un instrument qui convertit la mesure en un
signal standard d’instrumentation. Il peut être utilisé pour détecter le niveau d’un liquide
homogène ou de deux liquides non mixibles (niveau interface).
[Link]ésentation :
[Link] :
Du point de vue signal et alimentation, il existe deux sortes de transmetteur de niveau à
plongeur (le LT pneumatique et l’électronique).
a. Le transmetteur pneumatique :
Ce transmetteur est essentiellement constitué : le capteur, le mécanisme de transmission
et le traducteur pneumatique.
- Le capteur: C’est un plongeur de forme cylindrique, qui est suspendu par une tige de
suspense;
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Il est caractérisé par son poids (poids réel) qui est une force dirigée vers le bas. Les
plongeurs ont des dimensions standards choisies en fonction du niveau à contrôler et de la
capacité.
*Le mécanisme de transmission :
C’est la partie qui convertie les mouvements linéaires rectilignes du plongeur dus à la
variation du poids apparent en mouvements de rotation à travers le bras de torsion,
le tube de torsion et l’axe de transmission.
*Le traducteur :
Il est composé d’un tube de Bourdon relié à l’axe de transmission, et également solidaire
au système buse-palette ; le traducteur contient également un soufflet de contre
réaction ; d’un ressort de zéro avec vise de réglage, puis un relais pneumatique.
b. Le transmetteur électronique :
Le transmetteur électronique se différentie du transmetteur pneumatique par un détecteur
et don traducteur électronique. Dans la majorité des cas, il est constitué d’un détecteur à
variation d’inductance et d’un amplificateur électronique qui génère un signal par la
relation suivante :
I = f(L) avec U = ZI
Or Z = Lꞷ alors U = Lꞷ
U
D’où : I = ———
Lꞷ
[Link] :
Le niveau du liquide est déterminé par l’application d’ARCHIMEDE, à partir du point
apparent du plongeur solidaire au mécanisme de traduction de l’instrument : Pa = Pr – P.
Les mouvements verticaux rectilignes du plongeur sont convertis à un mouvement de
rotation de l’ensemble de transmission. Le couple de rotation proportionnel à la poussée
actionne le système buse-palette à travers le tube de Bourdon, qui convertie sa rotation
en une pression modulée proportionnelle à la mesure (cas des transmetteurs
pneumatiques).
Pour les transmetteurs électroniques, le couple de rotation agit sur le détecteur à
induction, qui à son tour déclenche le process de traitement par la relation : I = f(L)
Schéma de principe
Poussée Couple de rotation Traitement Signal
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
[Link] :
Le transmetteur de niveau à plongeur peut être installé directement sur la capacité à
déterminer le niveau ou à travers un stand pipe.
a. Etalonnage àl’atelier :
L’étalonnage à l’atelier est réalisé de façon simple, en utilisant des masses étalons ; de
l’eau ou le liquide process pour simuler la mesure.
Cet étalonnage est effectué en continue, c’est-à-dire de 0 à 100%, et suivant la
procédure ci-dessous :
Pour étalonner un transmetteur de niveau à plongeur, il faut :
- Lire sur la plaque signalétique de l’instrument, les caractéristiques de son
fonctionnement (Alimentation ; signal ; échelle ; la masse apparente ; le diamètre
et la hauteur du plongeur…)
- Réaliser le banc d’étalonnage suivant que l’instrument est électronique ou
pneumatique.
- Calculer le poids apparent ou la masse apparente du plongeur à partir de la relation
de la poussée d’Archimède.
Pa = Pr – P or P = mg et P = Vg
Alors : ma.g = mr.g - Vg
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
D’où : ma = mr - V
*Réglage du zéro :
Pour régler le zéro, il faut simuler le 0% de la mesure, soit en accrochant directement le
plongeur sur la tige de suspension, ou en utilisant une masse étalon de masse identique à
celle du plongeur. Dans ces conditions ; l’appareil de contrôle affiche 4 mA ou 3 PSI.
Si la sortie ne correspond pas au 0% du signal, agissez sur la vis de réglage du zéro,
jusqu’à obtenir le résultat.
*Réglagedel’échelle :
Pour simuler le zéro, il faut simuler les 100% de la mesure, en accrochant sur la tige de
suspension, une masse étalon ma = mr - V . Dans ces condition, l’appareil de contrôle,
affiche 20 mA ou 15 PSI. Si la sortie ne correspond pas au 100% du signal ; il faut agir sur
la vis da réglage de l’échelle jusqu’à obtenir le résultat.
TABLEAUD’ETALONNAGE
Echelle 0% 25% 50% 75% 100% Unités
mr mr mr mr mr mr g
MESURE V 0 1/4 V 1/2 V 3/4 V V g
ma mr mr -1/4 V mr-1/2 V mr-3/4 V mr- V g
SIGNAL Elect 4 8 12 16 20 mA
Pneum 3 6 9 12 15 PSI
b. Etalonnage sur site :
C’est une technique qui consiste à monter un tube transparent au voisinage du stand pipe,
puis on fait des simulations en utilisant le liquide process ou un liquide dont la densité
voisine a celle du liquide process, avec l’application de la loi des vases communiquant.
*Réglage du zéro :
Pour régler le zéro, il faut :
Isoler le stand pipe, en fermant les vannes d’isolement, ensuite purger le stand pipe, pour
simuler la mesure à 0%. Car H = 0 et la poussée est nulle P = 0
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Alors le signal du transmetteur devient 4 mA ou 3 PSI. Si la sortie ne correspond pas au
signal, agissez sur la vis de réglage du zéro jusqu’à obtenir le résultat.
*Réglagedel’échelle :
Pour régler l’échelle, il faut :
Fermer la vanne de purge, simuler les 100% de la mesure, en remplissant le tube
transparent au maximum, avec un liquide de même ou de densité voisine à celle du liquide
process. Par principe de vase communicant, on a le niveau dans le stand pipe ; dans ces
conditions H = maximum et P = Vg alors la sortie est à 100%, soit S = 20 mA ou
15 PSI.
Si la sortie ne correspond pas au 100% du signal, agissez sur la vis de réglage de l’échelle
jusqu’à obtenir le résultat.
TABLEAUD’ETALONNAGE
ECHELLE 0% 25% 50% 75% 100% UNITES
MESURE 0 1/4H 1/2H 3/4H H mm
SIGNAL Elect 8 12 16 20 mA
Pneum 6 9 12 15 PSI
[Link] transmetteur de niveau interface (LDT) :
En mesure de niveau interface, la mesure est détectée à partir de la poussée que subit le
plongeur dans le liquide 1 et 2. Pendant l’étalonnage, il faut au préalable calculer la masse
apparente.
Pa = Pr – (P1 + P2) or P1 = V11g et P2 = V22g avec Pa = mag et Pr = mrg
Alors ; mag = mrg – (V11g + V22g )
mag = mrg – g (V11 + V22)
ma = mr – (V11 + V22)
a. Etalonnage :
Cet étalonnage se fait la même manière que sur le transmetteur de niveau homogène.
*Réglage du zéro :
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Pour régler le zéro, il faut simuler les 100% du liquide le moins dense ; car à 0% de
l’échelle, P1 = 0 et P2 = maximum ; alors la masse apparente devient : ma = mr – V22
Cette simulation se fait en accrochant une masse étalon de valeur : ma = mr - V22 sur la
tige de suspension ; dans ces condition l’appareil de contrôle affiche un signal de 4 mA ou
3 PSI.
Si la sortie ne correspond pas au signal, il faut agir sur la vis de réglage du zéro jusqu’à
obtenir le résultat.
*Réglagedel’échelle :
Pour régler l’échelle, il faut :
Simuler les 100% du liquide le plus dense ; car à 100% de l’échelle, P1 = maximum et
P2 = 0 ; alors la masse apparente devient : : ma = mr – V11 sur la tige de suspension ;
dans ces condition l’appareil de contrôle affiche un signal de 20 mA ou 15 PSI.
Si la sortie ne correspond pas au 100% du signal, il faut agir sur la vis de réglage de
l’échelle jusqu’à obtenir le résultat.
Apres la simulation il est indispensable de faire le contrôle de la linéarité en simulant la
mesure à 25% ; 50% ; et 75% et contrôler les valeurs de sortie.
TABLEAUD’ETALONNAGE
Echelle 0% 25% 50% 75% 100%
mr mr mr mr mr mr
MESURE M2 M2 3/4 M2 1/2 M2 1/4 M2 0
M1 0 1/4 M1 1/2 M1 3/4 M1 M1
ma mr –M2 mr –3/4 M2-1/4 mr –1/2 M2 - mr –1/4 M2 - mr –
M1 1/2 M1 3/4 M1 M1
SIGNAL Elect 4 8 12 16 20 mA
Pneum 3 6 9 12 15 PSI
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
LE CONTACTEUR DE NIVEAU
1.Définition :
C’est un instrument de détection de seuil de niveau.
[Link] :
Le contacteur de niveau est essentiellement constitué :
- D’un capteur, qui peut être un flotteur de forme cylindrique ou sphérique, une sonde
capacitive ou une sonde à détection électromagnétique. De nos jours on rencontre
des capteurs à lames vibrantes et à ondes
acoustiques.
- D’un axe de liaison, qui transmet le mouvement
du capteur au traducteur.
- D’un traducteur qui peut être un distributeur
pneumatique, un contact électrique où
un traducteur électronique.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
[Link] de fonctionnement :
C’est un instrument qui fonctionne instantanément, c’est-à-dire le changement d’état du
traducteur dépend de la détection du niveau haut ou bas.
La présence ou non du niveau dans la capacité, entraine le flotteur dans un sens, qui a
son tour va communiquer son mouvement au traducteur, pour changer l’état du switch
(contact). Pour le cas des détecteurs à lames vibrantes, le principe de fonctionnement est
simple, en ce sens que la sonde du détecteur de niveau soit constituée de 2 ou 3 lames
couplées entre elles, qui se comportent comme un résonateur unique. L’excitation du
résonateur est assurée électromagnétiquement par l’oscillateur. La détection est obtenue
par effet piézo-électrique. Lorsque les lames de la sonde sont en contact avec le produit,
leur masse effective augmente, ce qui a pour effet d’abaisser la fréquence du résonateur.
La variation de fréquence est analysée par le détecteur de fréquence. EN dessous d’un
seuil de fréquence déterminé, le système commute en ‘‘ alarme ou en défaut ’’.
Figure 52 : Principe Détection par Lames Vibrantes
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MESURE DE DEBIT
1.Définition :
Le débit est la quantité de fluide qui s’écoule ou qui est fournie par unité de temps. Il
existe deux types de débit : le débit volumétrique (Qv) et le débit massique (QM) ; les
normes françaises représentent le débit par la lettre Q, mais dans la représentation des
instruments de mesure de débit, on utilise la lettre F qui vient de l’anglais FLOW = débit.
D’où les relations suivantes :
V m
Qv = —— ou QM = ——
t t
m
On sait que : = —— Alors m = v
V
m v
Or QM = —— = —— d’où QM = Q v
t t
D’autre part, le débit exprime la vitesse d’écoulement d’un fluide sur une surface.
D’où Qv = VS
QM : kg/s
Qv: m³/s
m: kg
v: m³
t: s
S : m²
[Link]é de mesure de débit :
Le débit est exprimé en diverses unités, parmi lesquelles nous avons le m³/s comme unité
du système international ; toute fois il peut être exprimé en m³/h ; m³/mn ; l/mn ; gpmn
(gallon par minute) ; bbl/h (baril par heure) ; T/mn (tonne par minute) ; kg/mn ; g/l...
1gpmn = 3,78541 l/mn
1bbl/h = 160.10-³ m³/h
1bbl = 158,99 l
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[Link] viscosité :
C’est une grandeur qui caractérise la force à exercer sur les molécules d’un fluide pour
déplacer les particules les unes les autres. Il existe deux types de viscosité ; une est dite
viscosité dynamique ou absolue et l’autre appelée viscosité cinématique.
Exemple :
L’eau est moins visqueuse que l’huile.
a. La viscosité dynamique ou absolue :
C’est la propriété qui exprime la résistance des molécules du fluide à une force qui est
tangentielle. On le désigne par êta (η)
F H
η = —— × ——
S V
F = Force tangentielle en N
S = Surface de la conduite en m²
H = Niveau du fluide en m
V = Vitesse de l’écoulement en m/s
η = Viscosité dynamique en pascal seconde(Pa.s), cette unité était anciennement appelée
Poiseuille
1 POISE = 0,1 Pa. S
b. Viscosité cinématique :
C’est une grandeur qui caractérise l’écoulement laminaire ; c’est aussi le rapport entre la
viscosité absolue et la masse volumique. On le désigne par nu (µ)
η
µ = ——
La viscosité cinématique s’exprime en m²/s ; cette unité était anciennement appelée
STOKE(St) ou CENTISTOKE (CSt).
1m²/s = 10⁴ St = 10⁶ CSt
4. L’écoulement:
C’est le déplacement des molécules du fluide dans la conduite ; ce déplacement peut se
faire de façon agitée(turbulente) ou plus calme. C’est ainsi qu’on distingue deux types
d’écoulement :
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*L’écoulementlaminaire :
On parle de l’écoulement laminaire lorsque les particules du fluide suivent un trajet
parallèle à la paroi de la conduite.
*L’écoulementturbulent :
On parle d’écoulement turbulent lorsque les particules du fluide ont un mouvement plus
ou moins désordonné(tourbillons).
a. Le régimed’écoulement :
Le calcul du débit tient compte du régime d’écoulement, celui-ci est définie à partir d’un
paramètre appelé Nombre de Reynold (Re).
VD Q
Re = ——— Ou Re = 1,273 ———
µ Dµ
N.B : Le nombre de Reynold est une grandeur sans unité.
5. Les principes et techniques de la mesure de débit :
Plusieurs méthodes sont utilisées pour déterminer le débit, parmi lesquelles on a :
Le principe de la perte de charge ou d’énergie et les techniques de détection de la
quantité volumétrique ou massique du fluide en écoulement.
a. Mesure de débit par perte de charge :
En observant l’écoulement du fluide du point A au point B, on constate que l’énergie de A
est différente à celle de B ; cette différence d’énergie est appelée Perte de charge, une
perte de charge est une perte d’énergie exprimée par une différence de pression amant et
aval.
∆P = P1 – P2
N.B :
❖ Un écoulement crée une perte de charge, puisqu’il y a toujours perte d’énergie.
❖ Une perte de charge crée un écoulement, puisque le fluide se déplace toujours de la
haute vers la basse pression.
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b) Les organes déprimogènes
Les organes déprimogènes sont des obstacles placés sur les lignes d’écoulement des
fluides pour créer une différence de pression.
Le débit est proportionnel à la racine carrée de la différence de pression mesurée entre
l’amant et l’aval de l’organe déprimogène.
D’où :
En dynamique, la pression est égale à
P = 1/2v² ; alors ∆P = 1/2v²
Or Qv = VS alors
N.B :
La pression est une grandeur linéaire, elle est représentée par une ligne droite, par contre
le débit est une grandeur quadratique, car sa représentation graphique est une hyperbole.
Les deux grandeurs varient de 0 à 100%, par contre sur le débit il y a une extraction de la
racine carrée.
*Lesdifférentstypesd’organesd’déprimogènes :
Il existe plusieurs types d’organes déprimogènes, parmi lesquels on a :
Les diaphragme ou plaque à orifice :
C’est une plaque mince percée au centre d’un orifice de diamètre précis(d) avec l’axe de la
canalisation(D).
1. Principe de fonctionnement :
Lors du passage à travers une restriction, un fluide est soumis à une accélération. A
l'augmentation de l'énergie cinétique qui en résulte, correspond une diminution de la
pression (DP) C'est le phénomène physique mis en œuvre dans la mesure des débits par
organes déprimogènes (et en particulier par diaphragme). Le débit est mesuré à l'aide
d'un diaphragme placé en aval de la tuyère. La relation liant le débit au gradient de
pression mesuré au niveau du diaphragme est :
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d = diamètre de la veine liquide à son étranglement maximal, en mètre,
∆P = P1 – P2
P1 = prise de pression amont (avant étranglement),
P2 = prise de pression aval (niveau de l'étranglement maximal)
= Coefficient de débit de l’appareil déprimogène. Il tient compte de la contraction de la
veine fluide, des pertes de charge et des sections amont et aval.
= masse volumique du fluide dans les conditions réelles d'écoulement, en kg/m3.
Figure 1 : Principe de fonctionnement du diaphragme
La tuyère :
Elle a le même profile qu’un diaphragme, mais se termine par un cylindre. La ∆P
occasionnée par une tuyère est faible par rapport a celle crée par un diaphragme.
Figure 2 : Schéma de Principe de la Tuyère
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Le tube de venturi :
Il se comporte d’un cylindre d’entré suivi d’un tronc de cône convergent, d’un col
cylindrique et d'un tronc de cône divergent. La pression diminue lorsque la section de la
conduite diminue, tandis que la vitesse du fluide augmente
Figure 3 : Schéma de Principe du Venturi
N.B : En dehors de ceux cités précédemment, il y a aussi le tube de Pitot qui fait partie
des organes déprimogènes.
b. Mesure de débit volumétrique ou massique :
La mesure de débit volumétrique ou massique est illustrée dans l’étude d’un certain
nombre de débitmètre(compteur).
Les compteurs volumétriques :
Ces compteurs sont constitués d’un corps dans lequel se trouve un rotor ou roue formée
par des palettes, qui tourne en permanence en fonction du débit écoulé et entraine le
totalisateur.
*Le compteur à turbine :
Ce compteur est équipé de part et d’autre d’un tranquilisateur ou redresseur et d’une
turbine placée au centre du corps du débitmètre. Cette turbine est composée d’un corps
dans lequel se trouve deux cloisons (amant et aval) et d’une hélice. Sur le corps du
compteur on trouve un ou deux boitiers de connections dans lequel se trouve la bobine et
un pré ampli.
Le fluide en mouvement transmet au rotor(turbine) une vitesse de rotation, qui est
proportionnelle et palpable au débit. Ce mouvement de rotation est détecté par un
système de détection qui peut etre mécanique, optique, magnétique ou électrique. Cette
vitèsse est traduite par la relation :
Qv = Kꞷ avec K comme facteur de proportionnalité
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Figure4:Descriptiond’undébitmètreàturbine
*Le débitmètre électromagnétique :
Ce débitmètre utilise le principe de la loi de Faraday, c’est-à-dire que le passage du fluide
dans le débitmètre crée un champ magnétique, qui donne naissance à une force
électromagnétique. Ce champ magnétique engendre une tension entre les bornes des
bobines d’induction qui est linéairement proportionnelle à la vitesse de passage du fluide.
D’où la relation suivante :
U = BDV Et Qv = KV Avec K = 3,14D²/4
Qv : Débit du fluide
U : Tension induite
B : Induction magnétique
D : Diamètre du corps du débitmètre ou écart en électrodes
V : Vitesse d’écoulement du fluide
K : Constance de proportionnalité
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Figure 5: Principe du débitmètre électromagnétique
Figure 6 : Détail du débitmètre électromagnétique
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*Débitmètre à effet Vortex :
On appelle Vortex, une veine de fluide tourbillonnant sur elle-même.
Ce type de débitmètre utilise le principe de l’effet Karman, c’est-à-dire on exploite la
fréquence de déclenchement des tourbillons derrière l’obstacle placé sur la ligne
d’écoulement. Apres l’obstacle, il se produit une alternance des zones de pression et
dépression que l’on va exploiter la vitesse pour le débit.
V
f = Sh× ——
D
f : Fréquence des oscillations vortex
Sh : Le nombre de Strouhal(constante)
V : Vitesse de l’écoulement
D : Diamètre de l’obstacle
La fréquence des oscillations vortex est directement proportionnelle au débit :
f = [Link]
Sh
Avec K = la constante ; soit K = ———
D.S
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Figure 7 : Principe du débitmètre à effet vortex
*Débitmètre ultrasonique :
Ce débitmètre est constitué d’un émetteur et d’un récepteur d’ondes ultrasoniques ou
acoustiques fixés sur la tuyauterie ou le corps du compteur. La durée de parcours d’une
onde sonore qui se propage d’un point fixe(A) à un autre(B), dans le sens d’écoulement
du fluide est inférieur à celle de l’onde se déplaçant en sens inverse. Un émetteur
ultrasonique émet des traits d’ondes ; la mesure du temps mis par le signal pour parcourir
la distance L nous permet de connaitre la vitesse du fluide. Ce temps mis par l’onde
ultrasonique pour aller de l’émetteur vers le récepteur est :
L 1
t = —————— Et ∆f = ———
C + Vcos () tA-B
2Vcos ()
Puis : Qv = K.∆f Avec K = —————
L
L : Ecart entre l’émetteur et récepteur
: Angle formé par le train d’onde et le plan de la canalisation
C : Célérité ou vitesse de propagation du son dans le vide C = 3.10⁸ m/s
V : Vitesse du fluide en écoulement
∆f : Variation de la fréquence
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Figure 8: Débitmètre Ultra-Son
*Le débitmètre à effet Doppler :
Ce débitmètre utilise le principe de l’effet Doppler, c’est-à-dire on exploite l’altération de la
fréquence sonore lorsque l’émetteur et le récepteur sont en mouvement de rotation. Ce
principe est utilisé pour modifier la fréquence de la vitesse des particules en émission (en
suspension) dans le fluide, donc au dédit passant dans la conduite.
C’est une technique qui utilise les radars à macro ondes où source laser.
*Le débitmètre massique :
Dans le cas des débitmètres massique thermique, le débitmètre utilise le principe, qui
consiste à maintenir un écart de température constant entre un bobinage mesure et un
bobinage de référence pour déterminer le débit.
Le débitmètre à effet Coriolis, applique le principe de l’effet Coriolis, ou le débit est donc
similaire à une force exercée sur une masse de fluide soumis à une accélération gamma
qui est :
Cette force est une force d’inertie résultant de l’écoulement d’un fluide dans un tube mis
en oscillation par un système électromagnétique. F étant perpendiculaire à la direction du
fluide, est de sens différent dans chacune des branches du tube, du fait que le fluide
s’éloigne ou se rapproche de l’axe de rotation. Le couple crée provoque la torsion du tube,
qui est mesurée par des détecteurs magnétiques pour déterminer le débit.
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Figure 9 : Exemple de débitmètre massique thermique
FORMATEUR : Joyce MOUTOU
Principe :
Dans un débitmètre, une bobine excitatrice placée au centre du compteur, soumet le
tube de mesure à un mouvement oscillant autour de l’axe de repos.
En l’absence de débit, aucune force de Coriolis n’est produite.
Lorsque les particules du fluide se déplacent avec la vitesse v, elles provoquent des
forces de Coriolis qui agissent sur les deux moitiés du tube, dans des sens opposés.
Le fluide retarde l’oscillation lorsqu’il doit lui-même en acquérir le mouvement entre
l’entrée et le centre du compteur et l’accélère, lorsqu’il restitue l’énergie prélevée, entre le
centre et la sortie du compteur. Il en découle une distorsion du tube très faible,
entrainant un mouvement total, qui est mesuré à l’aide de capteurs inductifs placés de
chaque côté
du tube.
En effet, le fluide retarde l’oscillation lorsqu’il doit lui-même en acquérir le mouvement
(entre A et C) et l’accélère lorsqu’il restitue l’énergie prélevée (entre C et B). Il en
découle une distorsion du tube très faible qui se superpose à l’oscillation de base du
tube.
Le mouvement total est mesuré à l’aide de capteurs inductifs placés en A et B. Ainsi en
présence de débit, un retard de phase ∆ɸ est observé entre l’oscillation en A et
l’oscillation en B.
Déphasage auquel correspond un intervalle de temps ∆t directement proportionnel au
débit masse Q, f étant la fréquence d’oscillation et k une constante.
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Débitmètre à tube de Pitot :
Le principe consiste à déterminer, le volume instantané qui s’écoule à partir d’un tube
monté sur la ligne d’écoulement du fluide, pour déterminer le débit.
∆P = 1/2V² et
Débitmètre à cible :
Ce débitmètre est constitué d’un disque(cible), centré dans une conduite. La surface de la
cible est placée à 90° par rapport à l’écoulement du fluide. La force exercée par le fluide
sur la cible permet une mesure directe du débit de fluide.
Comme précédemment, le signal de sortie est une pression différentielle, un calculateur
est nécessaire pour l’obtention d’un signal proportionnel au débit.
- Domaine d’utilisation : fluides chargés ou corrosifs.
- Diamètre de canalisation : 15 à 1800 mm.
- Précision : 1 à 2% de la valeur réelle.
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Débitmètre à section variable :
Les débitmètres à section variable (également appelés rotamètres) sont habituellement
constitués d’un tube en verre conique, disposé verticalement dans l’écoulement du fluide.
Un flotteur de même diamètre que la base du tube en verre s’élève en fonction de
l’importation du débit.
Le diamètre du tube en verre étant plus important en haut qu’en bas, le flotteur reste en
suspension au point où la différence de pression entre les surfaces supérieures et
inferieures en équilibre le poids.
Dans la plupart des utilisations des rotamètres, le débit est affiché directement sur une
échelle graduée, sur le verre. Dans certains cas, un système de détection automatique
mesure le niveau du flotteur et transmet un signal de débit.
Ces rotamètre transmetteurs sont souvent réalisés en acier inoxydable ou autres
matériaux permettant de les utiliser aves différents fluides et à des pressions élevées. Les
rotamètres existent en diamètre de 6 mm à 150 mm.
Ils mesurent une gamme de débits plus important (10 à 1) qu’un diaphragme, avec une
incertitude de plus ou moins 2% et une pression de service maximale de 20 bars, pour les
modèles en verre. On utilise souvent des rotamètres pour les niveaux des débits de purge.
Figure 11 : Divers Rotamètres
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DETECTEUR DE DEBIT
1. Généralité :
En mesure de débit, on utilise des détecteurs de vitesse d’écoulement du fluide, qui ont
pour rôle de détecter la présence ou non du débit dans une conduite d’écoulement.
[Link] :
C’est un instrument essentiellement constitué de :
- D’un capteur, qui est une plaque mince souple à axe mobile, appelée palpeur ou
palette.
- D’un ressort de rappel
- D’un traducteur pneumatique(distributeur), électrique(switch) ou électronique.
N.B :
Les détecteurs de débit électronique sont équipés d’un capteur électromagnétique et d’un
traducteur électronique capable d’interpréter le message de la mesure.
[Link] :
Le fluide en écoulement, exerce une force sur le palpeur, qui va le déplacer d’un angle .
Cette inclinaison entraine l’axe de transmission, qui transmettra à son tour le mouvement
au traducteur. Le détecteur de débit est un instrument qui fonctionne suivant une logique
programmée (NO ou NF).
4.Désignation :
Le détecteur de débit est un instrument qui devient actif quand il y a la présence ou pas
du débit dans une conduite d’écoulement, il est représenté en fonction du rôle qu’il joue
sur le process en régulation ou en sécurité.
Lorsque le produit entrave la rotation des palettes, le couple résistant augmente. Un
dispositif mécanique ou électrique détecte cette variation du couple et actionne un
contact.
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[Link] :
Le détecteur de débit est installé sur toutes les tuyauteries d’écoulement de fluide ou l’on
veut déterminer la présence ou non du débit d’écoulement. Les dimensions de la palette
dépendent du diamètre de la tuyauterie, et la position de montage est indiquée par une
flèche précisant le sens de l’écoulement.
6.Réglage et ajustage :
C’est une opération qui consiste à régler le point de communication du traducteur, afin
d’augmenter ou diminuer sa sensibilité quand il y a présence ou non du débit dans la
tuyauterie. Sur les détecteurs électroniques, un potentiomètre est prévu pour le réglage
de la sensibilité. Pendant cette opération, l’instrument peut être monté sur un banc d’essai
équipé :
- D’une capacité contenant le fluide
- D’une machine génératrice de débit (pompe)
- D’un instrument indicateur de débit (rotamètre)
- Puis un instrument à contrôler
Le principe consiste à générer le débit à contrôler, puis agir sur le point de réglage de la
sensibilité jusqu’à obtenir le changement d’état du traducteur.
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MESURE DE TEMPERATURE
1.Définition:
La température est la manifestation physique d’un corps due à l’agitation moléculaire de
ce corps suite à effet calorifique. Cela nous permet de la température peut exprimer la
chaleur (température positive) ou le froid (température négative).
[Link]és de mesure:
La température est une grandeur physique qui s’exprime en diverses unités, parmi
lesquelles on a: le degré Kevin comme unité du système international; le degré Celsius et
degré Fahrenheit comme unité Anglo-Saxon. Elle est aussi exprimée en degré Rankine au
moyen orient.
Ces différentes unités se correspondent les unes des autres à travers une table tirée à
partir du zéro absolu qui est égal au 0°K = -273,15 (température absolue)
Soit :
point point
Zéro congélation ébullition
absolue de l’eau de l’eau
0 273, 16 373, 16 Kelvin (K)
- 273, 16 0 100 Celsius (°C)
-459, 69 32 212 Fahrenheit (°C)
0 491, 69 673, 6 Rankine (°R)
Figure 1: Exemple Détecteur à Palette Rotative
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I. Relation entre les unités
Celsius Kelvin Fahrenheit Rankine
°C 1 °C + 273 1,8 °C + 32 1,8 °C + 491
K K – 273 1 1,8 K – 459 1,8 K
°F (°F – 32) / 1,8 (°F + 459) / 1,8 1 °F + 459
°R (°R – 491) / 1,8 °R / 1,8 °R - 459 1
Relations entre les unités de température
NB: L’échelle absolue correspondant à l’échelle Celsius est l’échelle KELVIN et le degré
correspondant est le KELVIN (K).
1 °C = 1 K
0 °C = 273 K
0 K = - 273 °C
L’échelle absolue correspondant à l’échelle Fahrenheit est l’échelle RANKINE et le degré
correspondant est le degré RANKINE (°R)
1 °F = 1 °R
0 °F = 459 °R
0 °R = - 459 °F
[Link] et techniques de mesure de température:
a. La dilatation:
C’est la variation du volume pour les liquides, de la longueur pour les solides et de la
pression pour les gaz suite à une variation de la température. Il existe deux types de
dilatation; la dilatation cubique des liquides, des gaz et linéaire des solides.
*La dilatation cubique des liquides:
Ce principe consiste à déterminer à partir de la variation de la pression subie par le fluide
capteur suite a une variation de la température. Cette variation de la pression est détectée
par un capteur de pression situé au niveau du traducteur de l’instrument pour faire la
mesure de la température : c’est l’application directe de la loi de charles d’où :
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V = Vo(1+T)
Vo = Volume du liquide à 0°C
V = Volume du liquide à la température T
= Coefficient de dilatation (/°C)
Figure 2: Exemple Thermomètre à dilatation de liquide
N.B: Le liquide capteur de température doit nécessairement satisfaire aux conditions de
stabilité et de faible tension de vapeur aux valeurs d’utilisation. On appelle tension de
vapeur, la pression sous laquelle ce liquide est en équilibre thermodynamique avec sa
phase de vapeur ; cette tension dépend de la température d’un liquide donné et
correspond à une pression de vapeur fixe. Les principaux liquides utilisés sont :
• Le mercure (Hg):
- De -35°C à +200°C, capillaire vide d’air
- De -35°C à +350°C, capillaire rempli de gaz inerte sous pression de 1 bar
- De -35°C à +600°C, capillaire rempli de gaz inerte sous pression de 20 bars.
- De -35°C à +750°C, capillaire rempli de gaz inerte sous pression de 70 bars
• L’alcool: de -80°C à +70°C
• Le Toluène: de -80°C à +100°C
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• Le Pentane: de -200°C à +30°C
• L’alliage de Galium: de 0°C à 1050°C (enveloppe en quartz fondu)
*La dilatation cubique des gaz:
C’est l’application de la loi de Charles, ici la mesure de la température est déduite de la
variation de la vaporisation. D’où les relations ci-dessous:
P = P0 (1+T)
Ou par la relation des gaz parfaits:
PV = nRT
P: Pression du gaz à la température T
P0: Pression du gaz à la température T = 0°C
: Coefficient de dilatation
V: Volume du gaz
n: Nombre de mole du gaz
R: Constante de dilatation R = 8,31 J/mol/°K
• Hélium: - 267,8 °C à 500
• Hydrogène: - 239,9 °C à 500
• Azote: - 147,1 °C à 500
• Gaz carbonique: - 31,1 °C à 500
Figure 3: Détail du Thermomètre à dilatation de Gaz
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*Dilatation linéaire des solides:
On mesure la température à partir de la variation de la longueur d’un bilame, suite à
une variation de la température. L’application la plus courante de la dilatation linéaire
des solides est le principe des bilames.
L = Lo(1+T)
Expérience :
En chauffant deux lames d’alliage soudées à leur base, on constate que les lames
s’incurvent différemment sous l’effet de la chaleur par ce que les coefficients de
dilatation diffèrent d’un métal à l’autre.
Pour le Nickel et Cuivre (alliage Fe+36%) = 2.10⁻⁶ ; plusieurs alliages sont
utilisés parmi lesquels on a :
-Fe + Ni + M,
-Fe + Ni + Cr
- Mn + Cu + Ni
Ces alliages ont pour domaine de température DT = 0 à 600°C
*La bilame:
Un bilame thermique est constitué de deux bandes d'alliage dont les coefficients de
dilatation sont très différents, soudées à plat sur toute leur surface. Lorsqu'une telle
bande est soumise à une variation de température, les dilatations différentes des deux
faces provoquent des tensions, il en résulte une incurvation de l'ensemble.
La soudure des deux constituants doit être suffisamment intime pour que la zone
de jonction soit mécaniquement aussi résistante que chacune des deux lames.
Figure 4: Principe du bilame à contacts
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Résistances thermoélectriques ou RTD
Le sigle RTD est l’abréviation de Resistance Temperature Detector et s’applique à tout
capteur de température par variation de résistance ohmique. Le terme RTD correspond à
une résistance thermoélectrique, celui de PTRD précise qu’elle est en platine.
I Les différents RTD
1. Principe
La température d’un conducteur électrique est liée à sa résistance ohmique par une
fonction généralement non linéaire et dépendant du matériau employé. Les capteurs de
températures RTD les plus connus sont les thermistances et les résistances
thermoélectriques métalliques.
2. Les thermistances
Les thermistances sont des composants semi-conducteurs constitués d’un aggloméré de
poudres d’oxydes métalliques. Leur forte sensibilité thermique limite leur emploi à une
étendue de mesure de l’ordre de 50 °C dans une gamme comprise entre –100 °C et 250
°C. Les thermistances permettent des mesures ponctuelles de température, et possèdent
un temps de réponse qui peut avoisiner l’ordre du centième de seconde. En revanche, elles
résistent mal aux vibrations et aux chocs, et leur tolérance d’interchangeabilité est entre ±
1 % et ± 10 %. Les caractéristiques des thermistances ne sont pas adaptées aux mesures
de température des procédés industriels.
Figure 5 Thermistance. Transistek
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3. Les résistances thermoélectriques métalliques
Dans les mesures de température de procédés industriels, les résistances thermoélectriques
métalliques sont réalisées en cuivre, en nickel ou en platine.
Températures d’utilisation des RTD métalliques
Les résistances thermoélectriques en cuivre et en nickel sont de plus en plus délaissées au
profit des sondes en platine, plus fiables, plus précises et possédant une plus grande
étendue de mesure. La fabrication en plus grande série des sondes en platine conduit à une
diminution de leur coût, principal inconvénient par rapport aux autres sondes en cuivre et
en nickel.
Selon la norme CEI 751, la relation de la résistance de platine R(T ) avec la température T,
qui permet de définir sa température à moins de 0,1 °C, est :
Pour une plage de –200 °C à 0 °C: R (T) /R (0 °C) = 1+A·T +B·T²+C· (T −100) · T³
Pour une plage de 0 °C à 850 °C: R (T)/ R (0 °C) = 1 + A·T + B · T²
La valeur de la résistance normalisée Pt100 est 100 à 0 °C, soit R (0 °C) = 100 Ω.
Les coefficients A, B et C sont déterminés par l’étalonnage.
Pour les sondes industrielles, la valeur des coefficients est:
A = 3,90802 × 10 ̄ ³ °C ̄ ¹;
B = −5,80195 × 10−7 °C−2;
C = −4,27350 × 10−12 °C−4
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
4. Coefficient de température
Le coefficient de température ou intervalle fondamental α définit la valeur moyenne de la
variation de la résistance entre 0 °C et 100 °C:
α = R (100 ◦C) − R (0 ◦C) 100 · R (0 ◦C)
L’intervalle fondamental, selon la norme européenne, est α = 0,00385055 ◦C−1.
Il existe d’autres valeurs pour α, notamment celle de la norme américaine qui annonce :
α = 0,003916 °C–1.
5. Résistance nominale
La résistance nominale est la valeur de la résistance à 100 °C, soit pour une sonde Pt100:
R(100 °C) = 138,51 .D’autres valeurs de résistance nominale sont proposées, plus rares :
10 , 25 , 500 et 1000 . Leur appellation respective est Pt10, Pt25, Pt500 et Pt1000. Les
valeurs élevées permettent de conserver une bonne sensibilité et trouvent leur application
aux très basses températures.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Relation température-résistance d’une sonde Pt100. Échelle Internationale de
Température 1990 (EIT 90)
Exemple : valeur ohmique d’une sonde Pt100 Le tableau permet de lire pour T = 335 °C ;
R(335 °C) = 224,45 Ω et pour T = −20 ◦C ; R(−20 ◦C) = 90,16 Ω.
6. Classe de précision
La norme NF EN 60751 indique les tolérances d’interchangeabilité des résistances
thermoélectrique de platine Pt100, à coefficient α = 0,00385055 ◦C−1, pour deux classes de
précision A et B. Les relations des tolérances en température sont linéaires, celles des
tolérances en résistance ohmique ne le sont pas.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Exemple: vérification d’une sonde Pt100 Une sonde Pt100 à vérifier est soumise à T = 300
◦C. On mesure la valeur de sa résistance: R (300 ◦C) = 211,71 Ω. La valeur théorique est R
(300 ◦C) = 212,05 Ω.
Cas d’une sonde Pt100 classe A: la tolérance est ± 0,27 Ω à 300 ◦C. On constate que la
valeur mesurée 211,71 Ω n’est pas dans l’intervalle [212,05 Ω − 0,27 Ω: 212,05 + 0,27 Ω]:
la sonde n’est pas conforme.
Cas d’une sonde Pt100 classe B: la tolérance est ± 0,64 Ω à 300 °C. On constate que la
valeur mesurée 211,71 Ω est dans l’intervalle [212,05 Ω − 0,64 Ω: 212,05 Ω + 0,64 Ω]: la
sonde est donc conforme.
III Constitution technique
Le diamètre de l’élément sensible est de l’ordre de quelques dizaines de micromètres et la
longueur de fil d’environ une dizaine de centimètres. Après bobinage autour d’un mandrin
en verre (–200 à 350 °C) ou en céramique (–200 à 650 °C) la longueur de la sonde est de
l’ordre de quelques centimètres. L’élément en platine est placé par compactage minéral
dans une gaine de protection cylindrique métallique, déformable ou rigide appelée canne
thermométrique. La nature de l’acier de cette protection détermine la température
maximale d’utilisation.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Figure 6: Canne thermométrique Pt100
IV Câblage des sondes
1. Importance du câblage
La sonde Pt100 est connectée à l’instrument de mesure (transmetteur, régulateur ou
automate) par des fils dont la résistance ohmique influence la valeur de la mesure de
température. Pour ne pas générer une erreur de mesure inacceptable, la résistance
ohmique du câblage doit être inférieure à la valeur de la tolérance de la sonde Pt100
utilisée. La connaissance de ce problème de câblage permet de choisir parmi les sondes
disponibles : à deux, trois ou quatre fils de raccordement.
2. Sonde Pt100 à 2 fils
Dans le cas le plus simple d’une sonde à deux fils, il est impossible de distinguer les
résistances parasites dues au raccordement avec la résistance de la sonde, et la précision
de la chaîne de mesurage est dégradée. Pour maintenir une précision satisfaisante, lorsque
la longueur de câblage est importante, la solution consiste à mettre le transmetteur dans la
tête de raccordement de la sonde.
3. Sonde Pt100 à 3 fils
La résistance créée entre les conducteurs 1 et 2, est soustraite, par le circuit électronique
de l’appareil, de la valeur ohmique obtenue entre les conducteurs 1 et 3. La résistance des
fils de raccordement est limitée, mais la résistance des contacts de connexion n’est pas
supprimée. Une longueur de câblage de l’ordre de 100 m n’influence pas la précision de la
chaîne de mesurage qui reste pratiquement celle de la précision intrinsèque de la sonde
Pt100. Le besoin d’une meilleure précision dans les mesures industrielles de température
incite de plus en plus les fabricants à proposer des sondes Pt100 à 3 fils en version
standard.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Figure 7: Câblage d’une sonde Pt100 à 3 fils
4. Sonde Pt100 à 4 fils
La résistance des fils de raccordement et la résistance des contacts de connexion
n’interviennent plus dans la mesure; c’est une sonde réservée à l’étalonnage. Les sondes
Pt100 à 4 fils ont une précision intrinsèque dix fois supérieure aux autres sondes Pt100.
Attention: les automates et les régulateurs n’ont pas d’entrées « Pt100 à 4 fils ».
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Thermocouples
I Principe d’un thermocouple
Un thermocouple est un circuit électrique fermé, constitué par deux métaux différents A et
B, dont les jonctions sont soumises à un gradient de température. La conversion d’énergie
thermique crée un déplacement d’électrons et génère une force électromotrice (f.é.m.) de
Seebeck , qui dépend de la nature des deux métaux et de la différence des températures au
niveau des jonctions
Figure 8: Constitution d’un circuit thermoélectrique ou thermocouple
Dans la désignation d’un thermocouple A/B, le métal A est le conducteur positif et le métal
B le négatif. La jonction de mesure est soumise à la température Tc à mesurer, et la
jonction de référence, reliant les bornes de l’instrument de mesure, est à une température
Tf connue. La f.é.m. de Seebeck, notée
est positive lorsque la température Tc est supérieure à la température Tf. Elle est négative
dans le cas inverse, et nulle si les températures Tc et Tf sont égales. En fonction des
métaux A et B employés, la f.é.m. varie de 5 à 70 μV par °C de différence entre les deux
températures Tc et Tf des jonctions
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
II Principes pratiques généraux
1. Loi des températures successives
Cette loi permet de déterminer la température Tc de la jonction de mesure à partir de la
f.é.m. mesurée à la jonction de référence lorsque la température Tf est différente de 0 °C
pour un thermocouple A/B.
On a:
2. Table de référence normalisée
La relation entre la température et la f.é.m. étant une fonction polynomiale complexe, c’est-
à-dire non linéaire, il est d’usage d’utiliser des tables de conversion. Pour chaque type de
thermocouple, le report de la f.é.m. lue à la jonction de référence dans une table de
référence normalisée (norme CEI 584.1) permet d’obtenir la valeur de la température de la
soudure chaude. Il existe huit mocouple normalisé codifiés par une lettre : K, J, T, N, E, S,
R, et B. Le tableau 9.1 donne la correspondance entre la température Tc (par pas de 10 °C)
et ETc ,0 °C K pour le thermocouple type K.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Table de référence basée sur l’Échelle Internationale de Température 1990 (EIT
90) pour thermocouple Nickel-Chrome / Nickel-Aluminium (type K) F.é.m. en
microvolts, jonction de référence à 0 °C
III Compensation de soudure froide
La connaissance de la température de la soudure froide est indispensable pour déterminer
la température de la soudure chaude. Deux cas pratiques se présentent.
• Température de soudure froide constante à 0 °C Lorsque la soudure froide est à 0 °C, la
mesure de la f.é.m. permet de connaître directement la température de la soudure chaude
à l’aide des tables de référence. Dans ce cas idéal, les conducteurs de la soudure froide
doivent être insérés dans un milieu thermostaté à 0 °C avec une précision meilleure que
celle du thermocouple. À utiliser uniquement pour un étalonnage en laboratoire.
• Température de soudure froide variable Industriellement, c’est un circuit électronique qui
mesure automatiquement la température de la soudure froide, à partir d’une thermistance
de la jonction de référence, et ajoute la f.é.m. correspondante ETc ,0 °C A/B à la f.é.m. de
mesure ETc ,Tf A/B . La tension exploitée est ETc ,0 °C A/B et correspond à la température
mesurée. Ce circuit est appelé circuit de compensation de soudure froide, souvent noté CSF,
et intégré dans l’instrument de mesure (transmetteur, régulateur ou automate). La CSF doit
être validée dans la configuration de cet instrument.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Figure 9. Compensation de soudure froide
Le circuit de CSF mesure la température de soudure froide avec une incertitude négligeable
dans le cas de variations de cette température inférieures à 50 °C.
IV Câbles d’extension ou de compensation
Industriellement, comme la distance est éloignée entre la jonction de mesure et la jonction
de référence, on emploie soit des câbles d’extension soit des câbles de compensation. Leurs
caractéristiques, telles que le domaine de température d’utilisation, la tolérance ou le
repérage par couleurs, sont données par la norme NF C 42-324.
a) Câbles d’extension
Les câbles d’extension sont des fils de même nature que ceux du thermocouple et sont
employés pour le relier jusqu’à la jonction de référence. C’est la meilleure solution au point
de vue précision, mais la moins économique.
b) Câbles de compensation
Les câbles de compensation sont des fils de nature différente de ceux du thermocouple
mais dont les propriétés thermoélectriques sont équivalentes dans un domaine restreint de
température d’environ 100 °C à 200 °C entre Tr et Tf. C’est une solution économique, mais
moins précise qu’avec l’emploi des câbles d’extension.
Exemples:
Pour un thermocouple Nickel-Chrome/Cuivre-Nickel (type E) relié avec des câbles
d’extension la tolérance est de ± 1,5 °C, et, avec des câbles de compensation la tolérance
est de ± 2,5 °C, dans les deux cas pour une variation de température de câble entre – 25
°C et 200 °C (température maximale). Pour un thermocouple Platine-10 % Rhodium/Platine
(type S) relié avec des câbles de compensation, les tolérances sont de ± 2,5 °C pour une
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variation de température de câble entre 0 °C et 100 °C (température maximale), ou de ± 5
°C pour une variation de température de câble entre 0 °C et 200 °C (température
maximale).
V Protection d’un thermocouple
Lorsqu’ils ne sont pas protégés, les conducteurs utilisés ne doivent pas réagir chimiquement
avec l’atmosphère environnante. Il existe trois possibilités:
– Le thermocouple nu dont la soudure chaude est non isolée, chaque conducteur étant isolé
électriquement par un revêtement en PVC, en Téflon ou en soie de verre.
– Le thermocouple chemisé est un ensemble constitué par les éléments du thermocouple
insérés dans une poudre minérale comprimée isolante dans une gaine déformable en acier.
Trois options sont possible: à soudure isolée, à la masse ou à soudure exposée. Le choix se
fait en tenant compte de l’atmosphère dans laquelle est placé l’ensemble et du temps de
réponse désiré.
– La canne pyrométrique comprend le thermocouple chemisé surmonté d’une tête de
raccordement étanche protégeant le bornier de connexion et, en option, le transmetteur. Un
raccord fileté est prévu pour fixer la canne sur le procédé
Figure 10 Canne pyrométrique à thermocouple
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
LE THERMOMETRE
1.Définition:
C’est l’instrument d’indication de la température. Il est désigné par les sigles :
TI = indicateur de température et TG = gauge de température.
[Link]:
Il existe plusieurs types de thermomètre parmi lesquels, on peut citer:
• Le thermomètre à tube gradué.
• Le thermomètre à bilame.
• Le thermomètre à cadran gradué.
Le thermomètre à tube gradué:
Le thermomètre à tube gradué est constitué d’un capteur qui est une sonde composée
d’un bulbe et d’un capillaire, puis un tube gradué qui représente son traducteur et son
indication.
Figure 11: Thermomètre à tube gradué
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
Le thermomètre à cadran gradué:
Le thermomètre à cadran gradué est constitué d’un capteur composé:
• D’un bulbe et d’un capillaire.
• D’un capteur de pression (membre ; soufflet ; bourdon…) situé la base du cadran
gradué.
Figure 12: Thermomètre à cadran gradué
N.B: La sonde est remplie d’un fluide capteur (gaz ou liquide capteur) qui se dilate en
fonction de la température.
[Link]:
Le TI à tube ou à cadran, applique le principe de la dilatation cubique des gaz ou des
liquides.
La température favorise la dilatation du fluide capteur ou des liquides. Cette manifestation
engendre une variation de la pression, qui va déformer le capteur de pression, celui-ci à
son tour communique ses mouvements au mécanisme pour indiquer la variation de la
température.
[Link]:
Le TI est monté sur le process à travers un puit thermométrique (doigt de gant), à toutes
les positions sur les machines; les capacités ou tuyauterie.
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[Link]:
Les thermomètres à bilame et à tube gradué ne s’étalonnent pas, ils sont réglés depuis
l’usine ; par contre à cadran gradué sont étalonnés suivant le principe d’étalonnage des
manomètres ; en trois points qui sont : le zéro, l’échelle et le contrôle de la linéarité. Pour
ce type d’instrument, le simulateur utilisé peut être un four, un bain thermométrique, une
plaque chauffante ou de la glace.
Figure 13: Exemple de Four d’étalonnage
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LE THERMOSTAT
1.Définition :
C’est un instrument de détection de seuil de la mesure de température ; c’est donc un
instrument qui fonctionne en logique (instrument T.O.R). Il existe deux types de
thermostats :
Le thermostat pneumatique et le thermostat électrique ou électronique.
[Link] :
Le thermostat est un instrument essentiellement constitué de deux parties : le capteur et
le traducteur (pneumatique ou électrique).
*Le capteur :
C’est une sonde à dilatation cubique formé d’un bulbe et d’un capillaire ou une sonde à
dilatation linéaire des solides, qui est constitué d’un métal ou d’un alliage des métaux
reliés en une soudure, qui est capable de se déformer et entrainer le traducteur. Pour les
sondes à dilatation cubique, le capillaire est relié à un capteur de pression (soufflet,
membrane…) situé à la base du traducteur.
*Le traducteur :
Il peut être pneumatique(distributeur) ou électrique (contact électrique), ou encore un
traducteur électronique. Le traducteur est constitué :
❖ D’un axe de transmission équipé
❖ D’un ressort de contre réaction
❖ D’une vis ou écrou de réglage
❖ D’un contact électrique(switch) pour le cas des traducteurs électrique ou un
distributeur pour le cas des traducteurs pneumatique.
[Link] de fonctionnement :
Ce type de thermostat applique le principe de la dilatation cubique des gaz ou des liquides
et de l’équilibre de forces entre la force due à la pression du fluide capteur (Fe) et celle du
ressort de contre réaction (Fr). La sonde contenant le fluide capteur est monté sur le
process à travers un puit thermométrique appelé doigt de gant. Par la loi de charles, la
pression de fluide augmente suite à l’élévation de la température, et va être détecté par le
capteur de pression, qui à son tour va changer l’état du traducteur si et seulement si Fe
est supérieur ou inferieur à Fr suivant le rôle fonctionnel de l’instrument sur le process.
FORMATEUR: Joyce MOUTOU
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