Electronique 2020-2021 (Sup)
Electronique 2020-2021 (Sup)
ELECTRONIQUE
Essentiel de cours, agencé thématiquement,
destiné aux sections MPSI, PCSI, TSI-1
Proposé par M. AAZIZI. CPGE Béni Mellal
Année scolaire 2020-2021
PLAN
1- Généralités
2- Sources
3- Composants usuels
4- Lois de l’électronique
5- Régime transitoire
6- Régime sinusoïdal établi
7- Filtrage analogique linéaire
8- Quelques circuits analogiques usuels
1
1- Généralités
L’électronique (EN) est la science du traitement de signal de faible puissance : où l’on
produit, analyse et modifie les courants et les tensions électriques de puissance d’environ 1W.
En électrotechnique les signaux ont des puissances beaucoup plus grandes.
Ordre de grandeurs
Courant Tension Puissance
Électronique 100 mA 1V 1W
Électrotechnique 1 A à 100 A 1kV 1 kW à 1 MW
t t
2
On distingue deux types de masse :
Valeur efficace d’un signal s(t) : S eff s 2 : elle est utile pour exprimer
la puissance d’un signal s(t).
3
Exemple de signaux électroniques :
« Signal » constant : s (t ) S a
s(t)
Sa
0
t
Smoy S a et Seff Sa
Spp ou SCC Sa
0
t
Sa
Smoy 0 et Seff
2
s(t)
Sa
0 t
Smoy 0 et Seff Sa
4
Signal triangulaire alternatif :
s(t)
Sa
0 t
Sa
Smoy 0 et Seff
3
Signal non alternatif non périodique :
Smoy
salt (t)
0 t
Seff S 2
moy S alt eff 2
5
Si et seulement si l’équation différentielle qui relie la tension u à ses bornes
et le courant i qui le traverse est linéaire à coefficients ne dépendant ni de i et ni de u :
du ( t ) di ( t )
a 0 .u ( t ) a1 . ... b0 .i ( t ) b1 . ...
dt dt
NB. Les coefficients ( a 0 , a1 , ..., b0 , b1 , ... ) peuvent dépendre du temps.
6
Pour les circuits électroniques habituels :
c
L ~ 1 m d’où f 300 M Hz
L
On peut alors attester, en bonne
approximation, que le domaine de validité
L
de l’ARQS en électronique est celui
des signaux aux fréquences f , telle que :
f [ 0 , 10 M Hz ]
Remarque :
Pour les signaux variables non sinusoïdaux, la théorie de Fourier postule que l’on
peut les écrire sous la forme de la somme de signaux sinusoïdaux (dits composantes
harmoniques).
c
L’ARQS sera donc satisfaite si f max où f max est la plus haute des fréquences
L
des harmoniques dominants constitutifs du signal étudié.
1.6. Courant électrique-Loi des nœuds : i2 '
Soit un nœud où se raccordent par exemple Nœud
3 branches d’un circuit donné. i1
La conservation de la charge électrique
implique qu’en régime permanent,
Si l’on note dq1 la charge qui s’infiltre i3 '
dans le nœud en (1), entre t et t+dt, dq 2 et dq 3
les charge qui quittent le nœud en (2) et (3), alors :
dq1 dq 2 dq 3
dq1 dq 2 dq 3 i1 i2 ' i3 ' ( i2 ) ( i3 )
dt dt dt
D’où la loi des nœuds pour les courants entrants i1 i2 i3 0
Que l’on généralise en :
entrants
ik 0
7
2- Sources électroniques
Une source électronique est tout dispositif qui fournit de l’énergie électrique au circuit sous
sa charge (en imposant un courant ou une tension). L’origine de cette énergie est très variée
et peut être : électrique, chimique, solaire, pneumatique, thermique etc.
Alimentation stabilisée
i R>RC e
u R RC
+
Mode tension
e R<RC
u Résistance
AS R
de charge
- Mode courant
i
0
8
Caractéristique courant-tension d’une source de tension :
e
N i P
r
u
u
Source idéale (r=0)
e
iCC : Courant de court-circuit i (u = 0)
Source e : fém ou tension à vide u (i = 0)
réelle
i
iCC e / r
Signification physique de la force électromotrice fém :
C’est le travail par unité de charge que fournit le générateur aux électrons mobiles du circuit.
N.B. Pour les piles et accumulateurs, la fém diminue légèrement au cours
du temps par perte progressive d’énergie à cause de l’utilisation.
g
u
u
Source
uCO
g idéale uCO : tension de circuit ouvert u (i=0)
Source (g=0) : courant électromoteur (cém).
réelle
i
Signification physique du courant électromoteur cém :
C’est le débit de charges que le générateur impose au reste de circuit.
9
Point de fonctionnement
Si l’on relie, par exemple, une source réelle de tension et un dipôle de caractéristique
courant-tension fournie, l’état de fonctionnement correspond au point d’intersection des
deux caractéristiques, dit : "point de fonctionnement".
u
e Point de
r fonctionnement
Dipôle
e
i
iCC e / r
Source liée :
C’est toute source (de tension ou de courant) dont la force électromotrice ou le courant
électromoteur dépend d’un paramètre (tension ou courant) du circuit.
Exemples : Amplificateur linéaire intégré :
Schéma équivalent
Source de tension liée R
S
+ +
S RE µd .
S
uS
10
3- Composants usuels
3.1-Conducteur ohmique 3.2-Condensateur 3.3-Bobine
Ou résistor Ou capacitor Ou par abus : inductance
Dans le jargon : résistance Dans le jargon : capacité Ou : self (de l’anglais)
Symbole i R i C i (L,r)
q -q
u u
u
Exemple de Dépôt de couche de Conçue de feuillets d’Al Enroulement d’un fil de
technique carbone sur support en ou Zinc séparées par du Cu ou Al sur un support
de céramique, enrobé d’une papier ciré puis enroulé magnétique ou non
Fabrication laque (résine) protectrice en spirale
Caractéristi Résistance : R () Capacité : C (F) Inductance : L (H)
ques De 0 à qlq M de qlq pF à qlq 1000F du µH à qlq H
1 C se définit par : r ~ 10
Conductance : G(S ) q q
R C L
propre
Vq Vq u (SPE)
S : Siemens = – 1 i
Lois Lois d’Ohm (1827) : q C.u di di
globale : u Ri. u L r.i L
i
dq dt dt
locale : j E (SPE) dt si r est négligeable
Linéaire Linéaire Linéaire
Regroup- 1 1
ements En série : Réq Rk En série : En série : Léq Lk
Céq Ck
En parallèle : Géq Gk En parallèle : Céq Ck En parallèle:
1
1
Léq Lk
Impédance ZR 1 Z jLw
Z
jCw
Admittance 1 1
Y Y jCw Y
R jLw
Energie 1 1
reçue We R.i 2 .dt We C .u 2 W e L .i 2
2 2
en Joule (J)
Puissance Pe u.i R.i 2 dWe dWe
en Watt (W) Pe u.i Pe u.i
P emoy R.Ieff2 P eactive ; dt dt
P e 0 P eactive
moy
P e 0 P eactive
moy
11
Résistor Capacitors Bobines
5 mm 40 cm
5 mm
5 mm
C’est un dipôle EN analogique non linéaire, qui est conçue par l’union de deux semi-
conducteurs différemment dopés (N : cathode) et (P : anode).
5 mm u
cm
A N
C A i C
Anode Cathode
1µm
Caractéristiques de la diode simple
i
i
(2) (1)
0 Useuil
-IF u 0 u
Useuil
e.u Caractéristiques idéalisées 1 et 2
i ( u ) I F .[exp( ) 1]
n.k B .T
Useuil ~ 0,6 V, n ~ 1 et IF ~ 1 pA u U seuil , i 0 : diode bloquée
(1)
Caractéristique réelle i 0 , u U seuil : diode passante
12
Autres types de diodes :
o ZENER
o Photodiode
o Varicap (Diode simple tel qu’en inverse elle est équivalente à une capacité variable)
o Schottky (Diode simple à faible tension seuil et grande rapidité)
o Electroluminescente (LED) Light Emitting Diode (Diode simple de tension
seuil plus grande-autour de 3V- qui émet de la lumière une fois conductrice).
i
-UZ u u
0 Useuil 0
-Iph
Utilité :
limitation de la tension aux bornes e.u
i ( u ) I F .[exp( ) 1] I ph
d’autres composants à u = -UZ n .k B .T
i0
Pour u = 0, i (u 0) I ph 0 ;
la photodiode se comporte alors en source
de courant de cém I ph 0
U0 U
I ph .E ~ 1 mA ;
i Où E est l’éclairement incident
13
3.5- L’amplificateur linéaire intégré (ALI)
Un ALI est un composant EN analogique type circuit intégré (impression micrométrique
de trentaine de composants élémentaires (transistors, résistances diodes et capacités)
sur un substrat semi-conducteur en Si, AsGa etc) de qlq mm3 possédant 8 pattes :
Les pattes 1 et 5 : sont les offsets. Elles servent à compenser la tension de décalage Vd.
Les pattes 2 et 3 : sont les entrées : 2 entrée inverseuse (-) et 3 entrée non inverseuse (+).
Les pattes 4 et 7 : sont les pattes d’alimentation (4 pour -VCC et 7 pour +VCC) : VCC
(courant continu) est la tension d’alimentation pouvant aller de 8 V à 18 V.
La patte 6 : est la sortie.
La patte 8 : non utilisée; il s’agit en fait d’un bout de métal fixée au substrat, faisant
office d’une patte, qui rend le composant symétrique (4 pattes de chaque
côté), propriété requise pour la bonne fixation du composant aussi bien
pendant la fabrication qu’au cours de l’utilisation).
Aperçu historique :
Historiquement le premier ALI qui fut commercialisé est le µA709 en 1965. Depuis lors
plusieurs marques apparurent telles que le µA741, le TL081 et le LM7171.
Symboles du composant dans les schémas électroniques :
i- V- i-
V- -
- iS iS
VS VS
+ S + S
V+ i+ V+ i+
NORMALISÉ ANGLO-SAXON
14
Fonctionnement linéaire d’un ALI
Le comportement d’un ALI branché dans un circuit électrique alimenté par des signaux
de basses fréquences est décrit par l’équation différentielle suivante :
dVS 1
. VS µd .( Vd ) .µmc .(V( ) V( ) )
dt 2
Où :
est le temps de relaxation du composant (de l’ordre 10–2 s).
µd est le gain différentiel (de valeur allant de 105 à 107 : selon les marques).
Vd est la tension de décalage (de valeur allant de 0,1 mV à 10 mV).
µmc est le gain en mode commun (de l’ordre de 10).
Le terme en µmc dans l’équation précédente est très souvent négligeable.
VS µd .( Vd )
0
Vd
- µd .Vd
Saturation basse Vsat –
Ordre de grandeurs :
Tensions de saturation : Vsat Vsat Vsat Vcc 1
15
Bouclage :
Un ALI non bouclé du tout ou bouclé sur la borne + (non inverseuse), fonctionne
nécessairement en mode saturé : VS Vsat ou Vsat (selon le signe de la tension ).
Tandis qu’il fonctionne en mode linéaire lorsqu’il est bouclé sur la borne -, pour peu que
les trois limitations (en tension, en courant et en fréquence) ne soient pas atteintes.
i– Vd Ip–
- RS VS
iSA
Re i=0 µd .( Vd )
i+ + 1
Ip+ .µmc.(V() V())
2
0
+
Si > 0 alors VS Vsat
Si < 0 alors VS Vsat
Saturation basse
Vsat –
En régime linéaire : = 0
16
3.5-Le multiplieur (ou multiplicateur)
C’est un composant EN analogique non linéaire, type circuit intégré ; il a pour rôle
de multiplier deux signaux électriques et éventuellement d’additionner une tension.
Il possède 8 pattes :
Index de 8 7
1, 2, 3 et 4 : les entrées, 6
repérage
7 5
5 et 8 : les alimentations (5 : -VCC et 8 : +VCC )
VCC pouvant aller de 8 V à 18 V.
6 : entrée optionnelle de potentiel noté : Z. 1 2 3
Symbole : 4
E1 i1
iS
VS
S
E2 i2
Loi de fonctionnement : V S k u 1 u2 Z
Où : u 1V1 V2 ; u 2 V3 V4 et k une constante de multiplication caractéristique
du composant d’unité : V–1
Si les pattes 2,3 et 6 sont reliées à la masse on obtient : V S k V 1 V2
Caractéristiques :
Coefficient d’amplification : k de l’ordre de 0,1 V –1,
Résistance d’entrée : de l’ordre de 10 M,
Bande passante : de l’ordre de [ 10 Hz à 500 MHz ],
Vitesse de balayage : de l’ordre de 20 V/µs,
Excursion des tensions d’entrée : de l’ordre de 10 V.
Remarque :
Le multiplieur est à l’évidence non linéaire car il effectue une multiplication.
On peut tout de même, montrer ceci par vérification du principe de superposition :
aux entrées V 1 et V2 il donne la réponse V S k V 1 V2
aux entrées V 1' et V2 ' il donne la réponse V S' k V 1' V2 '
aux entrées .V 1V 1' et .V 2V 2' il donne la réponse :
V S " k (.V1 V1 ') (.V2 V 2 ')
k ( 2 .V1.V2 .V1.V 2 ' .V1 '.V2 V '1 .V 2 ')
.VS VS ' k ( .V1.V2 V '1 .V 2 ')
Confirmant le comportement non linéaire du composant.
17
4- Lois de l’électronique
Les lois suivantes sont valables aussi bien en régime stationnaire que dans l’ARQS.
Pour les circuits linéaires, en régime sinusoïdal établi, on exprime ces lois en utilisant
la notation complexe.
I k 0 U
maille
k 0
entrants
U1
IA
A
IB N B
IC U3 U2
ID
C
IA IB IC (ID ) 0 U 1 (U 2 ) U 3 0
u AB
ETh uAB iAB 0
RTh
; iAB sources autonomes éteintes
iAB iAB
Circuit A RTh A
18
4.3. Théorème de Norton (1926)
Introduit par l’ingénieur Américain Edward Lawry NORTON.
Toute partie dipolaire d’un circuit linéaire est équivalente
à un générateur de courant de cém IN et de résistance RN tels que :
u AB
IN iAB uAB 0
RN
; iAB sources autonomes éteintes
iAB iAB
Circuit A A
IN
dipolaire uAB RN uAB
linéaire B
B
uAB
iAB IN
RN
B RB RA A
VA VB
IC (I D )
R RB N
VN A
1 1
IC
RA RB ID
19
4.5. Théorème de Pouillet (1927)
Introduit par le français Claude POUILLET E1 EN
Le courant qui circule dans un circuit
…
à une seule maille vaut :
R1
E E
fém
i
fcém
j ' I ...
I
R p
RM
…
E1 ' E 'K
Les fcém E j ' sont les forces contre-électromotrices des récepteurs de tension
(dipôles alimentés par le circuit où l’énergie électrique y est transformée en une autre
forme d’énergie), exemples : électrolyseur, batterie en charge etc.
RN I
…
.. I1
U . RN
R1
…
R1 U 1
G k
Ik I
Rk G 1 ... G N
Uk U
R 1 ... R N pour k {1,..., N }
pour k {1,..., N }
1
Gk est la conductance
Rk
du résistor (k).
20
5- Régime transitoire H(t)
E
Echelon de Heaviside
0 ; t 0
t
H (t ) 0
E ; t 0
La marche de Heaviside correspond par exemple à la fermeture d’un interrupteur
reliant un dipôle à une source idéale de tension.
E
u C (0 ) 0 , i ( 0 )
R
u C (t ) E , i ( t ) 0
Où R .C : temps de relaxation du dipôle RC ; il représente physiquement
un ordre de grandeur de la durée du régime transitoire, qui vaut, d’ailleurs, à moins
E uC (5. ) 1 1
de 1% près : t RT 5. car : e 5 1%
E 148 100
On constate que le courant est discontinu à t = 0.
E uC
e 5
1 i
Portrait de phase
E 148 E
E
R t 0
E uC
R
i t
t 0 q
0 5. C .E
21
Approche énergétique :
L’énergie fournie par le générateur, pendant la durée de charge du condensateur est :
du
0
0
dt
W g E .i .dt E .C . C .dt E .C .du
0
C E .C .(uC uC 0 ) C .E 2
1 2 2 1 2
L’énergie emmagasinée dans le condensateur vaut : WC C .(uC uC 0 ) C .E
2 2
D’où l’énergie dissipée par effet Joule dans la résistance :
1
Méthode 1 : W J W g WC .C .E 2 (bilan d’énergie)
2
Méthode 2 (plus onéreuse) :
E2 E2 1
2
WJ R.i (t ).dt . e 2t / .dt . .C .E 2
0
R 0 R 2 2
Commentaire :
Seule la moitié de l’énergie fournie par le générateur est stockée dans le condensateur ;
l’autre moitié est perdue par effet Joule dans la résistance.
La résistance R ne figurant pas dans le bilan énergique précédent, on peut donc
la remplacer par un fil (de résistance nulle) ; mais le bilan reste le même, la moitié
de l’énergie fournie par le générateur est stockée dans le condensateur, l’autre moitié
est perdu par rayonnement électromagnétique à l’instant initiale du branchement
du seul condensateur au générateur ayant délivré l’échelon de Heaviside.
Cas du circuit RL :
On considère le dipôle RL alimenté par R i(t)
une tension e(t) = H(t) où H est l’échelon
de Heaviside.
uR
L’équation différentielle régi par le courant e(t) L uL
i dans le circuit est (pour t ≥ 0) : R
di i E L
; Où
dt L R
Condition initiale :
i (0 ) i (0 ) 0 ; grâce à la continuité du courant à travers la bobine.
E di
D’où : i (t ) .(1 e t / ) soit u L (t ) L E .e t /
R dt
Limites :
u L (0 ) 0 , i (0 ) 0
u L (0 ) E , i (0 ) 0
u L (t ) 0 , i(t ) E / R
22
5.2. Réponse d’un circuit de deuxième ordre à un échelon de tension
On alimente par un échelon de Heaviside le dipôle RLC suivant :
R L i(t)
uR uL
e(t) C uC
R
2 1
dont le discriminent vaut : b 4a .c w 20 .( 2 4)
Q
23
1
Cas 1 : 0 Q m 1 (régime apériodique)
2
w0 -w 0 .(1 1 (2.Q )2 )
1
2Q
Q 1
r1,2
2 -w 0 .(1 1 (2.Q )2 )
1
2Q 2
= 2Q . 1
1 w
0 (1 1 (2.Q )2 )
où
2 = 2Q . 1
1
w 0 (1 1 (2.Q )2 )
2Q 1
La durée caractéristique du régime transitoire est : 2 = .
w0 (1 1 (2.Q)2 )
t / 1
La solution homogène est de forme : uCh A.e B .e t / 2
Par suite : uC (t ) E A.e t / 1 B .e t / 2
dq du A t / 1 B t / 2
D’où : i (t ) C . C C . .e .e
dt dt
1 2
uC (0) 0 E A B
Conditions initiales : A B
i (0) 0
1 2
A 1.E
2 1 1e t / 1 2 .e t / 2
Soit : uC (t ) E .[1 ]
B 2 .E 2 1
2 1
1
Cas 2 : 0 Q m 1 (régime critique)
2
1
r1,2 w0 ; D’où : uC (t ) E (At B ).e t / C
C
1
Le temps caractéristique du régime transitoire est : C =
w0
L’expression du courant i dans le circuit s’obtient par :
dq du B
i (t ) C . C e t / C .(A )
dt dt C
24
uC (0) 0 E B
Conditions initiales : B
i (0) 0 A
C
A E t
Soit : C uC (t ) E .[1 ( 1).e t / C ]
B E C
Montrons que C 2 (du cas m > 1 ; Q <1/2 ) :
C
On a : m m2 1
2
Par absurde : Supposons l’inverse C 2
Alors m m2 1 1 m 1 m2 1
(m 1)2 m 2 1 m 2 2.m 1 m 2 1
2.m 2 m 1 contredisant la condition m 1
du régime apériodique.
L’hypothèse de ce raisonnement est donc fausse d’où C 2
Le régime critique est donc plus court que le régime apériodique.
1
Cas 3 : 0 Q m 1 (régime pseudopériodique)
2
w 1
r1,2 0 j j .w
2.Q 2
1
w 20 .(4 )
2Q Q2 1
où = et w = = = w0. 1
w0 2 2 (2Q)2
2Q 1
La durée caractéristique du régime transitoire est : = C
w0 w0
Le régime critique est également plus court que le régime pseudopériodique.
duC -A B
et : i(t ) C .C .e t / [( B.w). cos(wt) - ( A.w).sin(wt)]
dt
uC (0) 0 E A A -E
Conditions initiales : -A -E
i (0) 0 B .w B
.w
1
Soit : uC (t ) E . 1 e t / .[cos(wt) sin(wt)]
.w
25
Variations temporelles Portraits de phase
uC
Q 0.5
Q 0.5
uC
E
Q 0.5
Q 0.5
Q 0.5
Q 0.5 0 uC
E
Les trois courbes temporelles tendent plus au moins rapidement vers la limite E
du régime établi stationnaire ici. Le régime critique est plus rapide.
Les trois portraits de phase convergent vers le point attracteur ( uC E ; uC 0 )
correspondant au régime établi du circuit qui est atteint pour t → ∞.
Bilan énergétique :
di 2 di
E R .i L . uC E .i R .i L .i .
uC .i
dt dt
2 d 1 2 d 1 2
E .i R .i .L .i .C .uC
dt 2 dt 2
D’où : p g (t ) pJ (t ) p L (t ) pC (t ) loi qui traduit la conservation d’énergie
En intégrant chaque terme entre t = 0 et t →∞ , on obtient :
Wg p (t ).dt E .i(t ).dt E . q
0
g
0
q 0 C .E . uC qC 0 C .E 2
d 1 1
WL
0
p L (t ).dt
0
( L .i 2 (t )).dt L (i2 i 02 ) 0
dt 2 2
d 1 1 C .E 2
p
2 2 2
WC C (t ).dt ( C .uC (t )).dt C (uC uC 0 )
0 0
dt 2 2 2
C .E 2
D’où : WJ W g W L WC
2
Ainsi l’énergie totale fournie par le générateur est scindée en deux parties égales :
une moitié est emmagasinée dans le condensateur et l’autre est perdue dans la résistance
par effet Joule.
26
6- Régime sinusoïdal établi
A A a (t )
Soit :
0 arg(A)
Désignations :
A : amplitude réelle de a (t )
A : amplitude complexe de a (t )
w .t 0 : phase instantanée de a (t )
0 : phase à l ' origine des temps de a (t )
da (t )
. j (w .t 0 ) jw .a (t ) la dérivée correspond à la multiplication par jw
jw .Ae
dt
1
a (t )dt Ae.
j (w .t 0 )
dt .a (t ) la primitive correspond à la division par jw
jw
Remarque : M
Lorsque toutes les grandeurs à représenter
A
sont isochrones (càd ont même pulsation w),
on établit les représentations de Fresnel à t = 0. 0
=0
O
27
Application : L
R i(t)
Soit le dipôle RLC suivant,
alimenté par la tension :
ue (t ) C
ue (t ) U em . cos(w .t e )
R
Qui débite le courant :
et i(t ) I m . cos(w .t i ) .
On a :
u R (t ) R.i(t ) R.I m . cos(w .t i )
di(t )
u L (t ) L. L.w .I m . sin(w .t i ) L.w .I m . cos(w .t i )
dt 2
q 1 1 I
uC (t )
C C
. i(t ).dt
C .w
I m .sin(w.t i ) m . cos(w.t i )
C .w 2
ue (t ) uR (t ) u L (t ) uC (t )
Im
C .w
M
L.w.Im
Uem
i
e R.Im
i
O
=0
1
L .w
2 Im 2 C .w
U em (R.I m )2 (L.w .I m ) et tan
C .w R
L .w 1
U em
Im arctan
C .w
1 2 et e i
R
R 2 (L .w )
C .w
28
6.3. Régime sinusoïdal établi d’un circuit du 2ème ordre
R L i(t)
Le dipôle RLC représenté à coté R q
est excité par la tension sinusoïdale : uR uL
ue (t) Uem .cos(w.t e ) ue (t ) C R uC
L’équation différentielle suivie par uC est :
w0
uC . u C w 02 .uC w 02 .U em . cos(w.t e )
Q
De solution : uC u h u p
La solution homogène u h est déjà traitée en 5.2 et s’annule, quel que soit Q, après un
régime transitoire. Par conséquent, en régime établi la tension uC se réduit à la seule
solution particulière : uC u p
29
U em jU em
U Cm u
j .u j (u 2 1)
1 u2 Q
Q
U em u2 1
U Cm (u ) et arctan( u )
u 2
(1 u 2 )2 ( )2
Q Q
/2 1
Q
2
1
Q
2
1
Q
2
Commentaire : Quel que soit la pulsation su signal d’entrée appliqué, Il y a toujours
retard de phase de la tension de sortie par rapport à la tension d’entrée.
Variation de l’amplitude U Cm en fonction de la pulsation réduite u :
U Cm (u )
1
ur 1 2m 2 1
1 2.Q 2
Q
2 U em
UCm (max)
2.m 1 m 2
1
U em Q
2
1
Q
2
u
0 ur
Commentaire : Il y a résonance de la tension de sortie uCm lorsque le facteur
1
de qualité est plus grand que :
2
30
Remarque :
On peut trouver l’expression de la solution particulière de l’équation d’état du circuit :
w0
uC . u C w 02 .uC w 02 .U em . cos(w.t e ) en utilisant la notation réelle.
Q
(Mais cette méthode est à éviter).
Cherchant uC (t ) sous la forme : uC U Cm . cos(w.t e )
w
Notons : p w.t e et u
w0
u
d’où : (1 u 2 ).U Cm . cos(p ) .UCm . sin(p ) U em . cos(p)
Q
soit :
u
(1 u 2 ).UCm .(cos p. cos sin p. sin ) .UCm .(sin p.cos cos p. sin )
Q
Uem .cos(p)
(1 u2 ).U .cos u .U .sin U u
Cm Cm em
Q Q
u tan
(1 u2 ).sin .cos 0 (1 u 2 )
Q
u
Et (1 u 2 )2 .UCm . cos .UCm . sin .(1 u 2 ) U em .(1 u 2 )
Q
u
UCm . cos . (1 u 2 )2 ( )2 Uem .(1 u 2 )
Q
Soit en tout :
u
2
1u Q
UCm . cos u .U em et UCm . sin u .Uem
(1 u 2 )2 ( )2 (1 u 2 )2 ( )2
Q Q
Il en provient :
u
(1 u 2 )2 ( )2
2 2 Q Uem 2
UCm Uem . 2 u
2 2 u 2 (1 u 2 )2 ( )2
(1 u ) (Q ) Q
Qui implique que :
Uem
UCm
u
(1 u 2 )2 ( )2
Q
31
6.4. Analogie électromécanique
h
Soit l’oscillateur mécanique F
représenté dans la figure à coté, excité G
par la force : F (t ) Fm . cos(w.t e )
L’amortisseur applique sur le solide la (K,l0)
x
force de frottement visqueux :
f .v où est une constante positive dite coefficient de frottement visqueux.
Le PFD : m .a
Fapp P R f F
implique (en projection sur l’axe Ox) : m . x K (l l 0 ) . x Fm . cos(w .t e )
1 U
équation analogue à : L . u S R . u S .u S em . cos(w.t e )
C C
d’où le tableau des analogies suivant :
Mécanique Electrique
Masse : m Inductance : L
Coefficient de frottement : Résistance : R
1
Constante de raideur : K Inverse de la capacité :
C
Déplacement : u x h l 0 Tension : uC
duC 1 dq i
Vitesse : u x Courant sur capacité :
dt C dt C
32
7- Filtrage analogique linéaire
Décomposition de Fourier :
On verra en SPE (tp-cous de décomposition en séries de Fourier) que tout signal
2
s(t) , T-périodique de pulsation w , est décomposable en somme de fonctions
T
sinusoïdales dites : " composantes harmoniques de s(t) " .
Exemple : signal carré
S0 + Sm
S0
s(t)
S0 - Sm t
0
4.Sm sin(3w.t ) sin(5w.t )
On montre que : s(t ) S0 . sin(w.t ) ...
3 5
Vérification graphique :
4.S m 4.S m sin(3w .t )
a1 (t ) S 0 . sin(w .t ) et a 3 (t ) S 0 . sin(w .t )
3
a1
a3 s 4.S m
S0
S0 + Sm
S0
S0 - Sm 4.S m
S0
0 t
4.S m sin(3w .t ) sin(31.w .t )
a 31 (t ) S 0 . sin(w .t ) ...
3 31
S0 + Sm
a 31
S0
S0 - Sm
t
0
Commentaire :
Plus on rajoute d’harmoniques plus la somme tend vers le signal décomposé s.
Ce résultat est généralisable pour tous les signaux périodiques.
33
Phénomène de Gibbs (1898) :
On remarque la présence de pics dans la somme non infinie c (limité ici aux
harmoniques : 0,1,3, …,31), aux points de discontinuité du signal s. Il s’agit du
« phénomène de Gibbs » ; et est dû à l’absence des termes supérieurs (à 31 de la série
arrêtée ici à n=31) et disparait en rajoutant suffisamment d’harmoniques.
Présentation du filtrage :
Le filtrage analogique linéaire consiste à agir sur les amplitudes et les phases des
composantes harmoniques d’un signal analogique par utilisation de circuits linéaires.
On en distingue cinq types :
Passe bas
Passe haut
Passe bande
Coupe bande (ou réjecteur de bande)
Déphaseur (ou passe tout)
Intérêt du filtrage :
Elimination des bruits.
Adaptation d’un signal à un traitement ou une utilisation ultérieurs bien précis.
Notion de quadripôle :
On représente très souvent un filtre par un quadripôle : partie d’un circuit électronique
communiquant avec le reste du circuit via quatre bornes. Le quadripôle sert de pont qui
raccorde la partie amant (alimentation : qui délivre un signal à traiter) et la partie aval
(nommée charge ou utilisation) où l’on exploite le résultat du filtrage ainsi réalisé.
iE iS
uE
Impédance d’entrée (PSI) : ZE
iE
u S
Impédance de sortie (PSI) : ZS
iS u E 0
34
7.1. Fonctions de transfert
La fonction de transfert (ou transmittance) d’un filtre est la fraction complexe :
u S (t ) U Sm j (S E ) j
H ( jw ) .e G .e
u E (t ) U Em
U Sm
Où G H ( jw ) est le gain linéaire du filtre
U Em
et S E est le déphase de la sortie par rapport à l’entrée, grandeur que
l’on ramène souvent à l’intervalle ] , ] .
Mesurable par les oscilloscopes modernes (en appuyant sur le bouton mesure → puis
phase), mais aussi par les anciens oscilloscopes par deux méthodes : XY ou balayage.
t T
uE
uS
t
35
2 2 2
D’où : (cos .sin ) (sin .sin ) sin (X . sin )2 (X . cos Y )2
D' uSm
-uEm A uEm
uE
B O C D
Si sin >0
B'
-uSm A'
2
u E (t ) 2
Aux instants où uS (t ) 0 : sin u E (t ) U Em . sin
U Em
BC
Correspondant aux points B et C d’où : sin
AD
2
u S (t ) 2
Aux instants où uE (t ) 0 : sin uS (t ) U Sm . sin
U Sm
B 'C '
Correspondant aux points B’ et C' d’où sin
A'D '
Le signe de se détermine par le mode bicourbe.
36
Exemple de valeurs du déphasage :
uE
uS
uS
0 uE uS uE
t
: uS est en AVANCE (quadrature) par rapport à uE.
2
uS uE
uS
uE
0
t uS uE
uE
uS
uS
0
t uE uE
uS
: uS est en RETARD (quadrature) par rapport à uE.
2
37
Gain en décibel :
GdB
GdB 20 log H ( jw ) 20 log G G 10 20
38
Expression polynomiale de la fonction de transfert en tension :
Pour un quadripôle linéaire, l’équation différentielle reliant par exemple uE et uS est :
du S d nu S du E d muE
a 0 .u S a1 . ... a n . b0 .u E b1 . ... bm .
dt dt n dt dt m
D’où en notation complexe :
a 0 .u S a1 .( jw ).u S ... a n .( jw ) n .u S b0 .u E b1 .( jw ).u E ... bm .( jw ) m .u E
Soit : u S . a 0 a1 .( jw ) ... a n .( jw ) u E . b0 b1 .( jw ) ... bm .( jw )
n m
7.2. Stabilité :
Par définition, un filtre est stable si à toute excitation E ( t ) borné il donne une réponse
S ( t ) également bornée.
Première condition de stabilité :
bm
a si m n
bm n
lim H ( jw ) lim .( jw ) m n 0 si m n
w w an si m n
Pour que le filtre soit stable il faut donc au moins que : m ≤ n
39
Deuxième condition de stabilité :
b0 b1 .( jw )
Filtre de premier ordre : H ( jw ) ; a1 0
a 0 a1 .( jw )
L’équation différentielle de ce filtre est : a0 .u S a1 . u S b0 .u E b1 . u E
De solution : u S u Sh u Sp
La solution particulière u Sp est sinusoïdale de frome : uSp U Sm .cos( w.t S )
du S
Tandis que, la solution de l’équation homogène a 0 .u S a1 . 0 ;
dt
(d’équation caractéristique a 0 a1 .r 0 de solution r a 0 / a1 )
a
0 t
a1
est u S h ( t ) A .e qui ne diverge pas dans le seul cas où a 0 / a1 0 .
Par suite :
Un filtre de premier ordre est stable :
lorsque les coefficients du dénominateur ont même signe.
Ou lorsque le pôle de la fonction de transfert est négatif.
b0 b1 .( jw ) b2 .( jw ) 2
Filtre du second ordre : H ( jw ) ; a2 0
a 0 a1 .( jw ) a 2 .( jw ) 2
L’équation différentielle est : a0 .u S a1 . u S a 2 . u S b0 .u E b1 . u E b2 . u E
u S u Sh u Sp où u Sp U Sm .cos( w.t S )
L’équation homogène est : a0 .u S a1 . u S a 2 . u S 0
d’équation caractéristique : a 2 r a1 .r a 0 0 ; a1 2 4.a 0 .a 2 ;
2
Si 0 ; a1 4.a 0 .a 2
2
1 a1 a .a
r1,2 ( a1 ) ( 1 1 4. 0 2 2 )
2.a 2 2.a 2 a1
a1 a .a
r1 ( 1 1 4. 0 2 2 )
2.a 2 a1
r a1 ( 1 1 4. a 0 .a 2 )
2 2.a a1 2
2
D’où la solution : u Sh ( t ) A .e B .e
r1 .t r2 .t
40
Si a1 .a 2 0 et a 0 .a 2 0 ( a 0 , a1 et a 2 ont même signe)
alors r1,2 0 u S 0 Filtre STABLE
t
Si 0 ; a1 4.a 0 .a 2
2
( a 0 et a 2 ont nécessairement même signe)
a1
r1,2 Soit : u S ( A.t B ).e
r .t
2 a2
Si a1 , a 2 et a 0 ont même signe ( r 0 ) alors u S 0 Filtre STABLE
t
a .t
1 a a 1
a
Si a1 , a2 et a0 n’ont pas même signe ( 1 0 ) alors uS Filtre INSTABLE
2.a2 t
Conclusion
41
7.3. Etude d’un exemple : R iS ≈ 0
uE C uS
Soit le filtre RC (à sortie ouverte) suivant :
Signal R iS ≈ 0 -
à filtrer +
uE C uS Charge
Pont
Suiveur
Comportement asymptotique :
R iS ≈ 0
En basses fréquences (BF) :
Le filtre est équivalent au montage à droite.
Dans ce montage : u E R.i uS uS uE C uS
car le condensateur coupe les basses fréquences.
Les basses fréquences passent.
En hautes fréquences (HF) :
R iS ≈ 0
Le filtre est équivalent au montage à droite.
uS 0 car le condensateur est équivalent à un fil.
Les hautes fréquences ne passent pas. uE C uS
Leur énergie est en fait absorbée par la résistance.
En somme :
Le filtre RC est un passe bas.
et vu qu’il ne comporte que des composants passifs, il est dit filtre passif et est du
premier ordre car ne comporte qu’un seul condensateur.
Fonction de transfert :
uS 1/ jCw 1
Par la formule du diviseur de tension on a : H ( jw)
u E R 1/ jCw 1 jRC w
Filtre STABLE car les coefficient du dénominateur sont 1 et RC tous deux positifs.
1
lim H ( jw) lim 1 les basses fréquences passent.
w 0 w 0 1 jRC w
1
lim H ( jw) lim 0 les hautes fréquences sont bloquées.
w w 1 jRC w
42
Gain linéaire-Gain en décibel et phase :
1
1 G
H ( jw) 1 ( RC w) 2 et GdB 20.log 1 ( RC w) 2
1 jRC w arctan( RC w)
Fréquence de coupure à -3dB :
1
On a : G donc Gmax 1
1 ( RC w) 2
Gmax 1 1 1
G ( wC ) RC w = 1 wC
2 1 ( RC wC ) 2
2 R.C
2
w
Digramme de Bode en gain : GdB 20.log 1
wC
GdB GdB
log w / wC
w Suiveur 0 1
0 ou moyenneur
-3
-20
Intégrateur
Pente de -20dB/décade
- / 4
- / 4
- / 2 - / 2
43
Application : Effet de ce filtre sur un signal composé
1
Solution : fC 723 Hz
2 .R.C
uS (t ) uS ,0 uS ,1 (t ) uS ,2 (t ) ;
u S ,k (t ) H (wk ) u E ,k (t ) G( wk )e j ( wk ) u E ,k (t )
u S ,1 (t ) U1.cos 2 .50.t 1
uS ,2 (t ) U 2 .0, 072.cos 2 .10 4.t / 2
D’où : uS (t ) uS ,0 uS ,1 (t ) uS ,2 (t )
U 0 U 1 .cos 2 .50.t 1 en bonne approximation.
Commentaire :
Les composantes de fréquences appartenant à la bande passante [0,wC] du filtre
passent avec légère atténuation.
Les composantes hors la bande passante sont atténuées, voire éliminées.
44
7.4. Formes canoniques :
Les formes canoniques des transmittances des filtres analogiques linéaires sont les
expressions normalisées des fonctions de transfert ; chaque forme concerne un type
de filtre bien déterminé : selon son ordre et la fonction qu’il effectue.
Elles servent à faciliter la détermination des caractéristiques des filtres.
BF MF HF
Q
FILTRES D’ORDRE-2 ( ----- 1 ------ j.Q.x )
j. x
Q Q
j.x j. x
Passe-BAS H j.x = H 0. = H 0.
Q 1 j .Q ( x 1 / x )
1 j .Q . x
j.x
j .Q . x j . x .Q
Passe-HAUT H j.x = H 0. = H 0.
Q 1
1 j .Q . x 1 j .Q x
j. x x
1 1
H j.x = H 0. = H 0.
Q 1
PASSE-Bande 1 j .Q . x 1 j .Q x
j. x x
Q 1
j .Q . x j .Q x
j.x x
H j.x = H 0. = H 0.
COUPE-Bande Q
1 j .Q . x 1
1 j .Q x
j. x x
x
j (x 2 1)
Q
DEPHASEUR H j .x x
j (x 2 1)
Q
45
7.5. Filtres analogiques linéaires d’ordre 1 et 2
1 w
Passe-bas d’ordre 1 : H j. x H 0 . . x
1 j.x w Coupure
Intégrateur
-20dB/décade
0 - Arg ( H 0 ) log(x)
- /4
-/2
j. x w
Passe-haut d’ordre 1 : H j.x H 0 . . x
1 j. x w Coupure
GdB - 20 log H 0
0 Moyeneur "Amplificateur"
3 dB log(x)
+20dB/décade
Dérivateur
- Arg ( H 0 )
+/2
arg( H 0 ) - / 2
+/4
log(x)
0
46
Q /( jx ) w
Passe-bas d’ordre 2 : H j .x H 0 . . x
1 j .Q .(x 1 / x ) w0
Q /x
GdB 20 log H 0 20 log et Arg(H0 ) / 2 Arctan (Q.(x 1/x))
1 Q 2 .(x 1/ x )2
GdB - 20 log H 0
Moyenneur Q 1/ 2
log(x)
"Amplificateur"
Q 1/ 2 - 40 dB/décade
Q 1/ 2 Double intégrateur
- Arg ( H 0 ) log(x)
0
Q 1/ 2
Q 1/ 2
-/2
Q 1/ 2
-
jQ .x w
Passe-haut d’ordre 2 : H j .x H 0 . . x
1 j .Q .(x 1 / x ) w0
Q.x
GdB 20 log H 0 20 log et Arg(H0) /2 Arctan (Q.(x 1/x))
1 Q 2 .(x 1/ x )2
GdB - 20 log H 0
Q 1/ 2
Moyenneur
Q 1/ 2 log(x)
"Amplificateur"
Q 1/ 2
Double
dérivateur - 40 dB/décade
47
- Arg ( H 0 )
Q 1/ 2
Q 1/ 2
+/2 Q 1/ 2
log(x)
0
1
Passe-BANDE d’ordre 2 : H j .x H 0 . .
1 j .Q (x 1 / x )
Q 1/ 2
Q 1/ 2 + 40 dB/décade - 40 dB/décade
Double intégrateur
Double dérivateur
- Arg ( H 0 )
+/2
Q 1/ 2
Q 1/ 2 log(x)
Q 1/ 2 0
-/2 -/2
48
j .Q (x 1 / x ) 1
COUPE-bande d’ordre2 : H j .x H 0 . H 0.
j
.
1 j .Q (x 1 / x ) 1
Q (x 1 / x )
1 1
GdB 20 log H 0 20. log 1 et Arg(H0 ) +Arctan
[Q(x 1/ x )]2 Q( x 1 / x)
q 1/ 2 +/2 - Arg ( H 0 )
q 1/ 2
- 40 dB/décades log(x)
q 1/ 2 0
Q 1/ 2
Q 1/ 2
Q 1/ 2 -/2
1 j. x
DEPHASEUR de premier ordre : H j.x .
1 j. x
G dB 0 et Arg(1) ± Arctan(x)
4 2
3 +
2 log(x)
0
1
-
49
8- Quelques circuits analogiques usuels
Ve Vs
Ve Vs
VS = Ve ; Re 1M ; RS 10
Soustracteur = Discriminateur
Sommateur = Additionneur = Amplificateur différentiel
V2 R3 R3
R2 V2
- S R2 - S
R1
V1 + R1 +
uS V1 uS
R0
V V R3 R0 R2 R3
uS R3 . 1 2 uS . . .V1 V2
R1 R2 R2 R3 R1 R0
R2 R2
uS .uE uS (1 ).u E
R1 R1
50
Amplificateur d’instrumentation
Convertisseur
courant → tension + R3 R4
-
R R1
-
i UE RG +
- S US
R2
+ -
uS + R3 R4
R RG R2 R4
US 1 . .U E
RG 3R
u S R.i
Avantage : résistance d’entrée très grande
finie
Amplificateur logarithmique Amplificateur exponentiel
i R
VE VE i
R - S
- S
uE + uE +
uS uS
e .Vd e .Vd eV
.d e.uE
u u
i E I F .(e n .kB .T 1) I F .e n .kB .T i S IF .(e n.kB .T 1) IF .en.kB .T
R R
n .k B .T u e .uE
uS Vd . ln E
e R.I F uS R.I F .e n .kB .T
Ve Vs
Ve Vs
51
COMPARATEUR à hystérésis ASTABLE compact
R
C Vs
Ve Ve
R2 Vs
R1 R1 R2
Passe bande
Y1.Y3 1, 3, B Rk
H
Y3 .Y4 YB .(Y1 Y2 Y3 Y4 ) 2, 4 C k
PASSE HAUT
Ve Z4
VS 1, 3 C k
Rb Ra 2, 4 Rk
52