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Electronique 2020-2021 (Sup)

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Essentiel du cours

ELECTRONIQUE
Essentiel de cours, agencé thématiquement,
destiné aux sections MPSI, PCSI, TSI-1
Proposé par M. AAZIZI. CPGE Béni Mellal
Année scolaire 2020-2021

PLAN
1- Généralités
2- Sources
3- Composants usuels
4- Lois de l’électronique
5- Régime transitoire
6- Régime sinusoïdal établi
7- Filtrage analogique linéaire
8- Quelques circuits analogiques usuels

1
1- Généralités
L’électronique (EN) est la science du traitement de signal de faible puissance : où l’on
produit, analyse et modifie les courants et les tensions électriques de puissance d’environ 1W.
En électrotechnique les signaux ont des puissances beaucoup plus grandes.

Ordre de grandeurs
Courant Tension Puissance
Électronique 100 mA 1V 1W
Électrotechnique 1 A à 100 A 1kV 1 kW à 1 MW

1.1. Les deux branches de l’électronique


L’électronique se scinde en deux branches :
 L’électronique analogique : Où les signaux sont continus dans le temps
(variables ou stationnaires).
 L’électronique numérique : Où l’on traite les signaux discrets décomposable
en codes binaires, dits digits : 0 et 1.
U(t) U(t) 0011 0101
0111 0010 0111 0010

t t

1001 0010 1000 0110

Tension analogique Tension numérique

1.2. Notion de masse électrique


Pour se renseigner de l’état thermique (chaud ou froid), d’un corps, on évalue sa température
T en °C ; Ainsi après la mesure de T, en °C par exemple, la valeur obtenue est implicitement
comptée par rapport à la référence TF (température de fusion de la glace, sous 1bar) : ainsi
20°C est donc 20 ° au-dessus de TF et -50°C et 50° en dessous de TF.
Pareillement, en électricité, et ce dans le but d’énumérer l’état électrique, d’un point
quelconque d’un circuit électronique, on utilise la notion de potentiel électrique V ;
 
lié au champ électrique local par la relation : E   grad V . Le potentiel électrique
n’étant défini qu’à une constante additive près, et n’est donc pas directement accessible
à la mesure, que l’on est amené à introduire la notion mesurable de différence de potentiel
(ou tension) u =V-V0 quantifiant l’écart électrique V du point étudié du circuit, par rapport
à un potentiel de référence V0 associé à un conducteur dit masse.
La masse électrique est donc un conducteur électrique d’un circuit donné, choisi comme
référence du potentiel électrique, de valeur nulle par convention.

2
On distingue deux types de masse :

Masse signal La terre


Branche du circuit choisit comme référence Branche reliée à la terre servant
de potentiel. de référence du potentiel.
Symbole : balais ou piquet ou trait en gras Symbole :

La capacité électrique de la terre étant


Cette branche ayant souvent une capacité immense, que le potentiel V0 ≈ cte en
électrique finie ; son potentiel V0 peut plus qu’elle protège les utilisateurs des
varier au cours temps. éventuelles surtensions qui surgiraient
Cette variation est généralement négligée. en cas de défaut d’isolation des circuits.
Exemples de masses électriques :
 La terre pour les circuits domestiques et industriels.
 La carcasse d’un mobile (isolé du sol) : voiture, avion etc.

1.3. Signal stationnaire- signal variable-valeur moyenne et valeur efficace :


 Un signal stationnaire (statique ou permanent) est tout signal qui garde une valeur
constante cours du temps.
 Un signal T-périodique est un signal variable, qui se répète identiquement
1
à lui-même au bout de durées égales notées T dite période (de fréquence f 
T
2
et de pulsation w   2 . f ).
T
 Valeur moyenne d’un signal s(t) :
t T
1 0
 T-périodique : S moy   s   .  s(t ).dt où t0 est un instant approprié.
T t0
t
1 2
t2  t1 t1
 Non périodique, de domaine de définition [t1,t2] : Smoy s  . s(t ).dt

Si la valeur moyenne est nulle le signal est dit alternatif.

 Valeur efficace d’un signal s(t) : S eff   s 2  : elle est utile pour exprimer
la puissance d’un signal s(t).

3
Exemple de signaux électroniques :
 « Signal » constant : s (t )  S a
s(t)

Sa
0
t
Smoy  S a et Seff  Sa

 Signal sinusoïdal alternatif : s ( t )  S a .cos( w.t   )


s(t)

Spp ou SCC Sa
0
t

Sa
Smoy  0 et Seff 
2

 Signal carré alternatif : s (t )   S a

s(t)

Sa
0 t

Smoy  0 et Seff  Sa

4
 Signal triangulaire alternatif :

s(t)

Sa
0 t

Sa
Smoy  0 et Seff 
3
 Signal non alternatif non périodique :

s(t) et s alt (t) s(t) = Smoy + salt (t)

Smoy
salt (t)

0 t

Seff  S 2
moy  S alt eff 2

1.4. Dipôle électronique : A i B


Dipôle
C’est un composant élémentaire (ou ensemble
de composants élémentaires) relié (s) au reste u
du circuit par deux bornes.
Dipôle électrique
Dipôle linéaire : en convention récepteur
Un dipôle électronique est linéaire :

 Si et seulement s’il satisfait le principe de superposition, càd que :


si l’on lui impose une tension u = u 1 , il débite un courant i = i 1
et si l’on lui impose une tension u = u 2 , il débite un courant i = i 2 ,
alors si l’on lui impose une tension u = .u 1 + u2 où ∈IR, il débite i = .i 1 + i 2

5
 Si et seulement si l’équation différentielle qui relie la tension u à ses bornes
et le courant i qui le traverse est linéaire à coefficients ne dépendant ni de i et ni de u :
du ( t ) di ( t )
a 0 .u ( t )  a1 .  ...  b0 .i ( t )  b1 .  ...
dt dt
NB. Les coefficients ( a 0 , a1 , ..., b0 , b1 , ... ) peuvent dépendre du temps.

Exemples de dipôle linéaire : R (Résistor) , L (Bobine), C (Capacitor).


Exemples de dipôle non linéaire : Diodes, Générateur de tension, Générateur
de courant, Varistance R(V), Tube fluorescent, etc.
Vérification expérimentale de la linéarité d’un dipôle :
Pour tester la linéarité d’un dipôle électronique, on lui applique une tension u (t) sinusoïdale.
S’il est linéaire, il débitera un courant i(t) sinusoïdale de même fréquence que la tension u(t).
Tension appliquée i1
i2
i3
Le dipôle 1 est linéaire.
Par contre les dipôles
t 2 et 3 ne sont pas linéaires

Puissance reçue par un dipôle électronique :


La puissance électrique instantanée, reçue (algébriquement dans le cadre de la convention
thermodynamique) par un dipôle électronique est, par définition, égale à : p (t )  u .i ,
en convention récepteur.
La puissance se mesure en Watt (W), mais parfois en Volt.Ampère.
 Pour un générateur : p ( t )  0 ; l’appareil perd effectivement de la puissance
électrique à l’avantage du reste du circuit.
 Pour un récepteur : p ( t )  0 ; le composant gagne sûrement de la puissance
électrique au détriment du reste du circuit.

1.5. L’approximation des régimes quasistationnaires (ARQS) :


C’est le carde dans lequel les signaux (tension et courant) varient lentement
c
dans le temps ; Soit pour lesquels les fréquences satisfont la condition : f 
L
Où : c = 3.108 m.s-1 la célérité de la lumière dans le vide (qui est impliqué ici, car elle
correspond à la vitesse de propagation de l’onde électromagnétique dans les circuits
électroniques) et L : la longueur maximale d’un tour complet dans le circuit.

6
Pour les circuits électroniques habituels :
c
L ~ 1 m d’où f   300 M Hz
L
On peut alors attester, en bonne
approximation, que le domaine de validité
L
de l’ARQS en électronique est celui
des signaux aux fréquences f , telle que :

f  [ 0 , 10 M Hz ]
Remarque :
Pour les signaux variables non sinusoïdaux, la théorie de Fourier postule que l’on
peut les écrire sous la forme de la somme de signaux sinusoïdaux (dits composantes
harmoniques).
c
L’ARQS sera donc satisfaite si f max  où f max est la plus haute des fréquences
L
des harmoniques dominants constitutifs du signal étudié.
1.6. Courant électrique-Loi des nœuds : i2 '
Soit un nœud où se raccordent par exemple Nœud
3 branches d’un circuit donné. i1
La conservation de la charge électrique
implique qu’en régime permanent,
Si l’on note dq1 la charge qui s’infiltre i3 '
dans le nœud en (1), entre t et t+dt, dq 2 et dq 3
les charge qui quittent le nœud en (2) et (3), alors :
dq1 dq 2 dq 3
dq1  dq 2  dq 3  i1     i2 ' i3 '  (  i2 )  (  i3 )
dt dt dt
D’où la loi des nœuds pour les courants entrants i1  i2  i3  0
Que l’on généralise en :


entrants
ik  0

7
2- Sources électroniques
Une source électronique est tout dispositif qui fournit de l’énergie électrique au circuit sous
sa charge (en imposant un courant ou une tension). L’origine de cette énergie est très variée
et peut être : électrique, chimique, solaire, pneumatique, thermique etc.

Source (ou générateur) de tension Source (ou générateur) de courant


Symbole Symbole 
e
N i
N i P P
r
u
g
e : force électromotrice (fém), u
s’évaluant en Volt (V).  : courant électromotrice (cém),
r : résistance interne, en  s’évaluant en Ampère (A).
g : la conductance interne, en Siemens
u = e - r.i (1S = 1–1)
i =  - g.u
Exemples : Exemples :
 Piles électrochimiques  Photopile
 GBF : générateur basse fréquence  Photodiode
(de 0 à environ 10 MHz)  Alimentation stabilité (mode courant)
 Alimentation stabilité (mode tension)
Source de tension idéale ssi r = 0 Source de courant idéale ssi g = 0
Les GBF usuels ont des résistances Les sources de courants usuelles
internes de 50 pour assurer l’adaptation ont des conductances internes très
d’impédance avec les fiches coaxiales faibles.
(ou connecteurs) BNC (Bayonet : Neill,
Carl et Octavio) à leurs sorties.
Une source de tension idéale (r = 0) Une source de courant idéale (g = 0)
éteinte (e = 0) est équivalente à un fil. éteinte ( = 0) est  à un coupe circuit.

Alimentation stabilisée
i R>RC e
u R  RC 

+
Mode tension
e R<RC
u Résistance
AS R
de charge
- Mode courant
i
0 

Générateur de fonction (GBF) Alimentations stabilisées

8
Caractéristique courant-tension d’une source de tension :
e
N i P
r
u

u
Source idéale (r=0)
e
iCC : Courant de court-circuit i (u = 0)
Source e : fém ou tension à vide u (i = 0)
réelle
i
iCC  e / r
Signification physique de la force électromotrice fém :
C’est le travail par unité de charge que fournit le générateur aux électrons mobiles du circuit.
N.B. Pour les piles et accumulateurs, la fém diminue légèrement au cours
du temps par perte progressive d’énergie à cause de l’utilisation.

Caractéristique courant-tension d’une source de tension :



N i
P

g
u

u
 Source
uCO 
g idéale uCO : tension de circuit ouvert u (i=0)
Source (g=0)  : courant électromoteur (cém).
réelle

i

Signification physique du courant électromoteur cém :
C’est le débit de charges que le générateur impose au reste de circuit.

9
Point de fonctionnement
Si l’on relie, par exemple, une source réelle de tension et un dipôle de caractéristique
courant-tension fournie, l’état de fonctionnement correspond au point d’intersection des
deux caractéristiques, dit : "point de fonctionnement".
u
e Point de
r fonctionnement
Dipôle
e
i
iCC  e / r
Source liée :
C’est toute source (de tension ou de courant) dont la force électromotrice ou le courant
électromoteur dépend d’un paramètre (tension ou courant) du circuit.
Exemples : Amplificateur linéaire intégré :

Schéma équivalent
Source de tension liée R
S
+ +
 S   RE µd .
S

uS

10
3- Composants usuels
3.1-Conducteur ohmique 3.2-Condensateur 3.3-Bobine
Ou résistor Ou capacitor Ou par abus : inductance
Dans le jargon : résistance Dans le jargon : capacité Ou : self (de l’anglais)

Symbole i R i C i (L,r)
q -q
u u
u
Exemple de Dépôt de couche de Conçue de feuillets d’Al Enroulement d’un fil de
technique carbone sur support en ou Zinc séparées par du Cu ou Al sur un support
de céramique, enrobé d’une papier ciré puis enroulé magnétique ou non
Fabrication laque (résine) protectrice en spirale
Caractéristi Résistance : R () Capacité : C (F) Inductance : L (H)
ques De 0  à qlq M de qlq pF à qlq 1000F du µH à qlq H
1 C se définit par : r ~ 10 
Conductance : G(S )  q q 
R C  L
propre
Vq  Vq u (SPE)
S : Siemens = – 1 i
Lois Lois d’Ohm (1827) : q  C.u di di
 globale : u  Ri. u  L  r.i  L
  i
dq dt dt
 locale : j   E (SPE) dt si r est négligeable
Linéaire Linéaire Linéaire
Regroup- 1 1
ements En série : Réq   Rk En série :  En série : Léq   Lk
Céq Ck
En parallèle : Géq   Gk En parallèle : Céq  Ck En parallèle:
1

1
Léq Lk
Impédance ZR 1 Z  jLw
Z
jCw
Admittance 1 1
Y Y  jCw Y
R jLw
Energie 1 1
reçue We   R.i 2 .dt We  C .u 2 W e  L .i 2
2 2
en Joule (J)
Puissance Pe  u.i  R.i 2 dWe dWe
en Watt (W) Pe  u.i  Pe  u.i 
P emoy  R.Ieff2  P eactive ; dt dt
P e  0  P eactive
moy
P e  0  P eactive
moy

Propriétés Effet Joule (1840) : La tension entre les Le courant traversant


diverses Production de chaleur par bornes d’un (cds) est une bobine est continu
passage d’un courant continue dans le temps. dans le temps.
dans un conducteur En basses fréquences : En basses fréquences :
ohmique : Un cds est  à un coupe Une bobine est  à un
PJ  Pe  R.i 2
circuit fil
En hautes fréquences : En hautes fréquences :
Un cds est  à un fil Une bobine est  à un
coupe circuit

11
Résistor Capacitors Bobines

5 mm 40 cm
5 mm
5 mm

Applications : Applications : Applications :


Pour protéger d’autres Blocage de courants continus Créer de hautes impulsions
composants (par Stockage d’énergie (démarrage de voitures
limitation du courant) Elévation de facteur de puissance et amorçage des lampes
En filtrage Stabiliser des tensions à décharge)
En oscillateurs, etc. En filtrage ; En oscillateurs, etc. En filtrage, oscillateurs, etc.

Montrons qu’un condensateur n’admet pas de discontinuité de la tension à ses bornes :


La puissance emmagasinée à l’instant t dans le cds est : C
2  2 
i
d 1  1 u (t )  u (t )
PC (t )   .C.u 2
(t )   .C. q
dt  2  2 t  t
u
Supposons que la tension est discontinue à un instant t,
Ce qui implique que u (t  )  u (t  ) et comme t   t   0 d’où : PC (t )  
Ce qui n’est pas physiquement possible ; car un condensateur ne peut pas emmagasiner
une puissance infinie. L’hypothèse initiale est donc fausse.
Même raisonnement est faisable pour une bobine.
3.4-La diode simple (diode à jonction ou diode signal)

C’est un dipôle EN analogique non linéaire, qui est conçue par l’union de deux semi-
conducteurs différemment dopés (N : cathode) et (P : anode).
5 mm u
cm
A N
C A i C
Anode Cathode
1µm
Caractéristiques de la diode simple

i
i
(2) (1)

0 Useuil
-IF u 0 u
Useuil
e.u Caractéristiques idéalisées 1 et 2
i ( u )  I F .[exp( )  1]
n.k B .T
Useuil ~ 0,6 V, n ~ 1 et IF ~ 1 pA  u  U seuil , i  0 : diode bloquée
(1) 
Caractéristique réelle  i  0 , u  U seuil : diode passante

12
Autres types de diodes :

o ZENER
o Photodiode
o Varicap (Diode simple tel qu’en inverse elle est équivalente à une capacité variable)
o Schottky (Diode simple à faible tension seuil et grande rapidité)
o Electroluminescente (LED) Light Emitting Diode (Diode simple de tension
seuil plus grande-autour de 3V- qui émet de la lumière une fois conductrice).

Diode ZENER Photodiode


Conçue pour fonctionner en inverse C’est une diode conçue pour
où : u = - UZ transformer un rayonnement optique
(UZ pouvant aller de 1 V à 200 V) en courant électrique.
i E
i
u
i u

i
-UZ u u
0 Useuil 0

-Iph
Utilité :
limitation de la tension aux bornes e.u
i ( u )  I F .[exp( )  1]  I ph
d’autres composants à u = -UZ n .k B .T
i0
Pour u = 0, i (u  0)   I ph  0 ;
la photodiode se comporte alors en source
de courant de cém   I ph  0
U0 U
I ph   .E ~ 1 mA ;
i Où E est l’éclairement incident

 Si U ∈ [-UZ, USeuil ], i = 0 : la diode


ZENER semble être absente (i = 0).
 Si U tend à sortir de la zone [-UZ, Utilisations :
USeuil ], la diode ZENER intervient
en laissant passer à son travers un  Générateur de courant électrique
courant suffisant pour maintenir U à partir de la lumière
à -UZ si i0 > 0 ou à Useuil si i0 < 0  Détecteur lumineux

13
3.5- L’amplificateur linéaire intégré (ALI)
Un ALI est un composant EN analogique type circuit intégré (impression micrométrique
de trentaine de composants élémentaires (transistors, résistances diodes et capacités)
sur un substrat semi-conducteur en Si, AsGa etc) de qlq mm3 possédant 8 pattes :

 Les pattes 1 et 5 : sont les offsets. Elles servent à compenser la tension de décalage Vd.
 Les pattes 2 et 3 : sont les entrées : 2 entrée inverseuse (-) et 3 entrée non inverseuse (+).
 Les pattes 4 et 7 : sont les pattes d’alimentation (4 pour -VCC et 7 pour +VCC) : VCC
(courant continu) est la tension d’alimentation pouvant aller de 8 V à 18 V.
 La patte 6 : est la sortie.
 La patte 8 : non utilisée; il s’agit en fait d’un bout de métal fixée au substrat, faisant
office d’une patte, qui rend le composant symétrique (4 pattes de chaque
côté), propriété requise pour la bonne fixation du composant aussi bien
pendant la fabrication qu’au cours de l’utilisation).

Aperçu historique :
Historiquement le premier ALI qui fut commercialisé est le µA709 en 1965. Depuis lors
plusieurs marques apparurent telles que le µA741, le TL081 et le LM7171.
Symboles du composant dans les schémas électroniques :

i- V- i-
V- -
- iS iS
 VS  VS
+ S + S
V+ i+ V+ i+

NORMALISÉ ANGLO-SAXON

 V() V() est la tension différentielle.


Le petit triangle dans le symbole universel, montre le sens d’effet dans l’ALI :
c’est-à-dire que ce sont les entrées (+) et (-) qui imposeront la sortie et non pas l’inverse.

14
Fonctionnement linéaire d’un ALI
Le comportement d’un ALI branché dans un circuit électrique alimenté par des signaux
de basses fréquences est décrit par l’équation différentielle suivante :

dVS 1
.  VS  µd .(  Vd )  .µmc .(V( )  V( ) )
dt 2
Où :
  est le temps de relaxation du composant (de l’ordre 10–2 s).
 µd est le gain différentiel (de valeur allant de 105 à 107 : selon les marques).
 Vd est la tension de décalage (de valeur allant de 0,1 mV à 10 mV).
 µmc est le gain en mode commun (de l’ordre de 10).
Le terme en µmc dans l’équation précédente est très souvent négligeable.

En régime stationnaire ou très faiblement variable, l’équation devient :

VS  µd .( Vd )

D’où la caractéristique dite statique de l’ALI :


VS
Vsat + Saturation haute
Régime linéaire

0 
 Vd
- µd .Vd
Saturation basse Vsat –

 Un ALI fonctionne en régime linéaire lorsqu’il réunit les trois conditions :


Limitations de la tension : Vsat VS Vsat
 

 Limitations du courant : isat   iSA  isat 


 dVS
Limitations de la dynamique :    
dt

Ordre de grandeurs :
 Tensions de saturation : Vsat  Vsat Vsat Vcc  1
 

 Courant de saturation : Isat  Isat  20 à 25 mA


 

 Vitesse de balayage :     de 1 à 4000 V / µs


 

Les limitations en tension et en courant sont imposées par le constructeur


afin de protéger l’ALI des tensions et courants intenses.
Par contre la limitation en dynamique est due aux temps de réponse non nuls
des composants constitutifs de l’ALI.

15
Bouclage :
Un ALI non bouclé du tout ou bouclé sur la borne + (non inverseuse), fonctionne
nécessairement en mode saturé : VS  Vsat ou Vsat (selon le signe de la tension ).
Tandis qu’il fonctionne en mode linéaire lorsqu’il est bouclé sur la borne -, pour peu que
les trois limitations (en tension, en courant et en fréquence) ne soient pas atteintes.

Caractéristique d’un ALI idéal


Pour simplifier l’étude du comportement d’un ALI dans un circuit donné,
on utilise des modélisations simplificatrices dont la plus courante est la suivante :

i– Vd Ip–
- RS VS
iSA
 Re  i=0 µd .( Vd )

i+ + 1
Ip+ .µmc.(V() V())
2

Un ALI idéal ne présente pas de défauts, il se caractérise alors par :


1- i+ = 0 (du 50 pA à 50nA en réalité)
2- i– = 0 (du 50 pA à 50nA en réalité)
3- Vd = 0 (tension de décalage) ; (de 0,01 mV à 10 mV en réalité)
4- µmc = 0 (de l’ordre de 10 en réalité)
5- RS = 0 (de l’ordre de 100 en réalité)
6-  = 0 (de l’ordre de 10 ms en réalité)
7- µd  ∞ (de l’ordre de 105 à 107 en réalité)
8- Re  ∞ (de l’ordre de 1M en réalité)
9-   ∞ (vitesse de balayage) ; (de l’ordre de 1 à 4000V/µs en réalité)

Attention : Un ALI idéal présente toujours les limitations en tension et en courant.


VS
Vsat + Saturation haute
Régime linéaire

0 

+
Si  > 0 alors VS  Vsat
Si  < 0 alors VS  Vsat
Saturation basse 
Vsat –
En régime linéaire :  = 0

16
3.5-Le multiplieur (ou multiplicateur)

C’est un composant EN analogique non linéaire, type circuit intégré ; il a pour rôle
de multiplier deux signaux électriques et éventuellement d’additionner une tension.
Il possède 8 pattes :
Index de 8 7
 1, 2, 3 et 4 : les entrées, 6
repérage
7 5
 5 et 8 : les alimentations (5 : -VCC et 8 : +VCC )
VCC pouvant aller de 8 V à 18 V.
 6 : entrée optionnelle de potentiel noté : Z. 1 2 3
Symbole : 4
E1 i1
iS
VS
S
E2 i2
Loi de fonctionnement : V S  k  u 1  u2  Z
Où : u 1V1 V2 ; u 2 V3 V4 et k une constante de multiplication caractéristique
du composant d’unité : V–1
Si les pattes 2,3 et 6 sont reliées à la masse on obtient : V S  k  V 1  V2

Caractéristiques :
 Coefficient d’amplification : k de l’ordre de 0,1 V –1,
 Résistance d’entrée : de l’ordre de 10 M,
 Bande passante : de l’ordre de [ 10 Hz à 500 MHz ],
 Vitesse de balayage : de l’ordre de 20 V/µs,
 Excursion des tensions d’entrée : de l’ordre de  10 V.

Remarque :
Le multiplieur est à l’évidence non linéaire car il effectue une multiplication.
On peut tout de même, montrer ceci par vérification du principe de superposition :
 aux entrées V 1 et V2 il donne la réponse V S  k  V 1  V2
 aux entrées V 1' et V2 ' il donne la réponse V S'  k  V 1'  V2 '
 aux entrées .V 1V 1' et .V 2V 2' il donne la réponse :
V S "  k  (.V1 V1 ')  (.V2 V 2 ')
 k  ( 2 .V1.V2   .V1.V 2 '  .V1 '.V2  V '1 .V 2 ')
  .VS  VS '  k  ( .V1.V2  V '1 .V 2 ')
Confirmant le comportement non linéaire du composant.

17
4- Lois de l’électronique
Les lois suivantes sont valables aussi bien en régime stationnaire que dans l’ARQS.
Pour les circuits linéaires, en régime sinusoïdal établi, on exprime ces lois en utilisant
la notation complexe.

4.1. Les lois de Kirchhoff (1845)


Editées par le physicien Allemand Gustav KIRCHHOFF.
Il s’agit de la loi des nœuds et de la loi des mailles :

Loi des nœuds Loi des mailles

I k 0 U
maille
k 0
entrants

U1
IA
A
 
IB N B

IC U3 U2
ID

C
IA  IB  IC  (ID )  0 U 1  (U 2 )  U 3  0

4.2. Théorème de Thévenin (1883)


Introduit par l’Allemand Herman Helmholtz en 1853 puis par le Français
Léon Charles THEVENIN en 1883.
Toute partie dipolaire d’un circuit électronique linéaire est équivalente à un générateur
de tension de fém ETh et de résistance RTh telles que :

u AB
ETh  uAB iAB 0
RTh 
; iAB sources autonomes éteintes

iAB iAB
Circuit A RTh A

dipolaire uAB ETh uAB


linéaire B B

uAB  ETh  RTh .iAB

18
4.3. Théorème de Norton (1926)
Introduit par l’ingénieur Américain Edward Lawry NORTON.
Toute partie dipolaire d’un circuit linéaire est équivalente
à un générateur de courant de cém IN et de résistance RN tels que :

u AB
IN  iAB uAB  0
RN 
; iAB sources autonomes éteintes

iAB iAB
Circuit A A
IN
dipolaire uAB RN uAB
linéaire B 
B
uAB
iAB  IN 
RN

Equivalence Thévenin- Norton :


On a : iAB  IN  uAB / RN  uAB  RN .I N  RN .iAB
Comme : uAB  ETh  RTh .iAB
Alors :
ETh  RN .I N et RTh  RN
Cette équivalente permet de faciliter la détermination de la résistance de Thévenin
et de réaliser des transformations Th-N et N-Th dans les circuits de forme " bifilaire ".

4.4. Théorème de Millman en régime continu (1841)


Publié par l’électronicien Américain Jacob MILLMAN
Il s’agit d’une formulation en termes de potentiel électrique de la loi des nœuds

B RB RA  A
VA VB
  IC  (I D )
R RB N
VN  A 
1 1
 IC
RA RB ID

19
4.5. Théorème de Pouillet (1927)
Introduit par le français Claude POUILLET E1 EN
Le courant qui circule dans un circuit

à une seule maille vaut :
R1
E   E
fém
i
fcém
j ' I ...
I 
R p
RM

E1 ' E 'K
Les fcém E j ' sont les forces contre-électromotrices des récepteurs de tension
(dipôles alimentés par le circuit où l’énergie électrique y est transformée en une autre
forme d’énergie), exemples : électrolyseur, batterie en charge etc.

4.6. Lois du diviseur de tension et du diviseur de courant

Diviseur de tension Diviseur de courant

RN I

.. I1
U . RN
R1

R1 U 1
G k
Ik  I
Rk G 1 ...  G N
Uk  U
R 1  ...  R N pour k  {1,..., N }
pour k  {1,..., N }
1
Gk est la conductance
Rk
du résistor (k).

20
5- Régime transitoire H(t)
E
Echelon de Heaviside
 0 ; t  0
t
H (t )   0
 E ; t  0
La marche de Heaviside correspond par exemple à la fermeture d’un interrupteur
reliant un dipôle à une source idéale de tension.

5.1. Réponse d’un circuit de 1er ordre à un échelon de tension


Cas du circuit RC : R i(t)
On considère le dipôle RC, ci-joint,
alimenté par une tension e(t) = H(t) uR
e(t) C uC
où H est l’échelon de Heaviside.
L’équation différentielle (pour t ≥ 0) est :
R
duC u E
e  uC  u R   C 
dt  
Condition initiale :
uC (0 )  uC (0 )  0 (continuité de la tension entre les bornes d’un condensateur).
dq du E t / 
D’où : uC (t )  E .(1  e  t /  ) soit i (t )   C. C  .e
dt dt R
Limites :
 u C (0 )  0 , i ( 0 )  0
 


 E
 u C (0 )  0 , i ( 0 ) 
 

 R
 u C (t   )  E , i ( t  )  0

Où   R .C : temps de relaxation du dipôle RC ; il représente physiquement
un ordre de grandeur de la durée du régime transitoire, qui vaut, d’ailleurs, à moins
E  uC (5. ) 1 1
de 1% près :  t RT  5. car :  e 5    1%
E 148 100
On constate que le courant est discontinu à t = 0.
E  uC
 e 5 
1 i
Portrait de phase
E 148 E
E
R t 0
E uC
R
i t 

t 0 q
0  5. C .E

21
Approche énergétique :
L’énergie fournie par le générateur, pendant la durée de charge du condensateur est :
  
du
0
 0
dt 
W g  E .i .dt  E .C . C .dt   E .C .du
0
C  E .C .(uC   uC 0 )  C .E 2

1 2 2 1 2
L’énergie emmagasinée dans le condensateur vaut : WC  C .(uC   uC 0 )  C .E
2 2
D’où l’énergie dissipée par effet Joule dans la résistance :
1
 Méthode 1 : W J  W g  WC  .C .E 2 (bilan d’énergie)
2
 Méthode 2 (plus onéreuse) :
 
E2 E2  1
 
2
WJ  R.i (t ).dt  . e 2t /  .dt  .  .C .E 2
0
R 0 R 2 2
Commentaire :
Seule la moitié de l’énergie fournie par le générateur est stockée dans le condensateur ;
l’autre moitié est perdue par effet Joule dans la résistance.
La résistance R ne figurant pas dans le bilan énergique précédent, on peut donc
la remplacer par un fil (de résistance nulle) ; mais le bilan reste le même, la moitié
de l’énergie fournie par le générateur est stockée dans le condensateur, l’autre moitié
est perdu par rayonnement électromagnétique à l’instant initiale du branchement
du seul condensateur au générateur ayant délivré l’échelon de Heaviside.

Cas du circuit RL :
On considère le dipôle RL alimenté par R i(t)
une tension e(t) = H(t) où H est l’échelon
de Heaviside.
uR
L’équation différentielle régi par le courant e(t) L uL
i dans le circuit est (pour t ≥ 0) : R
di i E L
  ; Où  
dt  L R
Condition initiale :
i (0  )  i (0  )  0 ; grâce à la continuité du courant à travers la bobine.
E di
D’où : i (t )  .(1  e  t /  ) soit u L (t )  L  E .e  t / 
R dt
Limites :
 u L (0  )  0 , i (0  )  0

 u L (0  )  E , i (0  )  0

 u L (t   )  0 , i(t   )  E / R

22
5.2. Réponse d’un circuit de deuxième ordre à un échelon de tension
On alimente par un échelon de Heaviside le dipôle RLC suivant :

R L i(t)
uR uL
e(t) C uC
R

Conditions aux limites :


A t  0 : i (0  )  0 et uC (0  )  0
duC
A t →∞ (régime établi permanent) : i()  C. ()  0 et uC ()  E  uR()  uL()
dt
 R  u E
Equation différentielle (pour t ≥ 0) : uC  uC  C 
L L .C L .C
On introduit les paramètre m, Q et w0 tel que :
 1
 w 0  L .C
 1 
  w 20  1 L
L .C  Q  .
R w  R C
  0  2.m .w 0 
 L Q  R C 1
m  . 
 2 L 2Q
w0 : pulsation propre
Q : facteur de qualité ou sélectivité ou degré de résonance
m : facteur d’amortissement.
Attention : ces expressions de m, Q et w0 ne sont valables que pour ce circuit
et peuvent changer d’un circuit à un autre.
 w0 
L’équation s’écrit alors sous la forme normalisée : uC  u C  w 02 .uC  w 02 .E
Q
Une solution particulière est : uCp  E
 w0 
L’équation homogène est : u C  u C  w 02 .uC  0
Q
w
d’équation caractéristique : r 2  0 r  w 02  0
Q

2 1
dont le discriminent vaut :   b  4a .c  w 20 .( 2  4)
Q

23
1
 Cas 1 :   0  Q   m  1 (régime apériodique)
2
w0  -w 0 .(1  1  (2.Q )2 ) 
1
    2Q
Q 1
r1,2   
2  -w 0 .(1  1  (2.Q )2 ) 
1
 2Q 2

  = 2Q . 1
 1 w
 0 (1  1  (2.Q )2 )
où 
  2 = 2Q . 1
 1
 w 0 (1  1  (2.Q )2 )

2Q 1
La durée caractéristique du régime transitoire est : 2 = .
w0 (1  1  (2.Q)2 )

t /  1
La solution homogène est de forme : uCh  A.e  B .e t /  2
Par suite : uC (t )  E  A.e  t /  1  B .e  t /  2

dq du   A t /  1 B  t /  2 
D’où : i (t )   C . C C .  .e  .e 
dt dt 
 1  2 
uC (0)  0  E  A  B

Conditions initiales :  A B
 i (0)  0    
 1 2

A   1.E
  2  1  1e t /  1   2 .e t /  2

Soit :   uC (t )  E .[1  ]
 B   2 .E 2  1
  2  1
1
 Cas 2 : 0  Q   m  1 (régime critique)
2
1
r1,2  w0  ; D’où : uC (t )  E  (At  B ).e t / C
C
1
Le temps caractéristique du régime transitoire est : C =
w0
L’expression du courant i dans le circuit s’obtient par :
dq du B
i (t )   C . C  e  t / C .(A  )
dt dt C

24
uC (0)  0  E  B

Conditions initiales :  B
 i (0)  0  A  
 C

A   E t

Soit :  C  uC (t )  E .[1  (  1).e t / C ]
B   E C

Montrons que C   2 (du cas m > 1 ; Q <1/2 ) :
C
On a :  m  m2  1
2
Par absurde : Supposons l’inverse C   2
Alors m  m2  1  1  m  1  m2  1
 (m  1)2  m 2  1  m 2  2.m  1  m 2  1
 2.m  2  m  1 contredisant la condition m  1
du régime apériodique.
L’hypothèse de ce raisonnement est donc fausse d’où C   2
Le régime critique est donc plus court que le régime apériodique.
1
 Cas 3 : 0  Q  m  1 (régime pseudopériodique)
2
w  1
r1,2   0  j    j .w
2.Q 2 
1
w 20 .(4  )
2Q  Q2 1
où  = et w = = = w0. 1 
w0 2 2 (2Q)2
2Q 1
La durée caractéristique du régime transitoire est :  =   C
w0 w0
Le régime critique est également plus court que le régime pseudopériodique.

d’où : uC (t )  E  e  t /  .[A cos(wt)  B . sin(wt)]

duC -A B
et : i(t )  C .C .e t / [(  B.w). cos(wt) - (  A.w).sin(wt)]
dt  
 uC (0)  0  E  A  A  -E
 
Conditions initiales :  -A   -E
i (0)  0   B .w B 
    .w
1
Soit : uC (t )  E .  1  e t /  .[cos(wt)  sin(wt)] 
  .w 

25
Variations temporelles Portraits de phase
uC
Q  0.5
 Q  0.5
uC
E
Q  0.5
Q  0.5
Q  0.5

Q  0.5 0 uC
E

Les trois courbes temporelles tendent plus au moins rapidement vers la limite E
du régime établi stationnaire ici. Le régime critique est plus rapide.

Les trois portraits de phase convergent vers le point attracteur ( uC  E ; uC  0 )
correspondant au régime établi du circuit qui est atteint pour t → ∞.

Bilan énergétique :
di 2 di
E  R .i  L .  uC  E .i  R .i  L .i .
 uC .i
dt dt
2 d 1 2  d 1 2 
 E .i  R .i   .L .i    .C .uC 
dt  2  dt  2 
D’où : p g (t )  pJ (t )  p L (t )  pC (t ) loi qui traduit la conservation d’énergie
En intégrant chaque terme entre t = 0 et t →∞ , on obtient :
 
Wg   p (t ).dt   E .i(t ).dt  E . q
0
g
0
  q 0   C .E . uC   qC 0   C .E 2
 
d 1 1
WL  
0
p L (t ).dt  
0
( L .i 2 (t )).dt  L (i2  i 02 )  0
dt 2 2
 
d 1 1 C .E 2
p 
2 2 2
WC  C (t ).dt  ( C .uC (t )).dt  C (uC   uC 0 ) 
0 0
dt 2 2 2
C .E 2
D’où : WJ  W g  W L  WC 
2
Ainsi l’énergie totale fournie par le générateur est scindée en deux parties égales :
une moitié est emmagasinée dans le condensateur et l’autre est perdue dans la résistance
par effet Joule.

26
6- Régime sinusoïdal établi

6.1. Représentation complexe


A toute grandeur sinusoïdale a(t)  A.cos(w.t  0 ) on associe le complexe
. j (w .t  0 )  A.e jw .t
a (t )  Ae tel que : . j0 est l’amplitude complexe de a(t) .
A  Ae

A  A  a (t )

Soit : 
  0  arg(A)

Désignations :
 A : amplitude réelle de a (t )

 A : amplitude complexe de a (t )

 w .t   0 : phase instantanée de a (t )
  0 : phase à l ' origine des temps de a (t )

da (t )
. j (w .t 0 )  jw .a (t ) la dérivée correspond à la multiplication par jw
 jw .Ae
dt
1
 a (t )dt   Ae.
j (w .t  0 )
dt  .a (t ) la primitive correspond à la division par jw
jw

6.2. Construction de Fresnel M


Dans la représentation de Fresnel,
toute grandeur sinusoïdale A
a (t )  A. cos(w .t   0 )
w .t   0
est représentée par le vecteur
ORIGINE
 O DES PHASES
OM de norme A et d’angle
(t )  w.t  0 compté par rapport à
l’origine des phases :  =0 (axe des x).

Remarque : M
Lorsque toutes les grandeurs à représenter
A
sont isochrones (càd ont même pulsation w),
on établit les représentations de Fresnel à t = 0. 0
=0
O

27
Application : L
R i(t)
Soit le dipôle RLC suivant,
alimenté par la tension :
ue (t ) C
ue (t )  U em . cos(w .t  e )
R
Qui débite le courant :
et i(t )  I m . cos(w .t  i ) .
On a :
u R (t )  R.i(t )  R.I m . cos(w .t  i )
di(t ) 
u L (t )  L.  L.w .I m . sin(w .t  i )  L.w .I m . cos(w .t  i  )
dt 2
q 1 1 I 
uC (t ) 
C C 
 . i(t ).dt 
C .w
I m .sin(w.t  i )  m . cos(w.t  i  )
C .w 2
ue (t )  uR (t )  u L (t )  uC (t )
Im
C .w
M

L.w.Im
Uem
i

e R.Im
i
O
=0

1
L .w 
2 Im 2 C .w
U em  (R.I m )2  (L.w .I m  ) et tan  
C .w R

 L .w  1 
U em  
Im        arctan 
C .w

1 2 et e i
R
R 2  (L .w  )  
C .w  

28
6.3. Régime sinusoïdal établi d’un circuit du 2ème ordre
R L i(t)
Le dipôle RLC représenté à coté R q
est excité par la tension sinusoïdale : uR uL
ue (t)  Uem .cos(w.t  e ) ue (t ) C R uC
L’équation différentielle suivie par uC est :

 w0 
uC  . u C  w 02 .uC  w 02 .U em . cos(w.t  e )
Q

De solution : uC  u h  u p
La solution homogène u h est déjà traitée en 5.2 et s’annule, quel que soit Q, après un
régime transitoire. Par conséquent, en régime établi la tension uC se réduit à la seule
solution particulière : uC  u p

Courbes de variations de ue (t ) et uC (t ) depuis t = 0 dans le cas où Q>1/2 :


uC (t ) ue (t )

Régime transitoire Régime établi

La solution particulière possède la forme du second membre, soit :


uC  u p  U Cm . cos(w.t  C )  U Cm . cos(w.t    e )
  C  e est le déphasage de la tension uC par rapport à la tension ue
On utilise la notation complexe en cherchant la solution sous la forme :
u C  U Cm . e j (w.t   e )  U Cm . e j (w.t e ) où U Cm  U Cm . e j 

u C est solution de l’équation :


 w 
u C  0 . u C  w 02 .u C  w 02 .U em  w 20 .U em .e j ( w.t  e )
Q

j (w.t  e ) w 20 .U em .e j (w.t e ) w 20 .U em


 U Cm .e  w  U Cm  w0
w 20  w 2  0 . j .w w 20  w2  j .w.
Q Q
w
Soit en notant : u  (pulsation réduite) :
w0

29
U em  jU em
U Cm   u
j .u  j (u 2  1)
1  u2  Q
Q

U em  u2  1
U Cm (u )  et     arctan( u )
u 2
(1  u 2 )2  ( )2
Q Q

Variation du déphasage  en fonction de la pulsation réduite u :


 (u )
1
0 u

 /2 1
Q
2
1
Q
2
1
 Q 
2
Commentaire : Quel que soit la pulsation su signal d’entrée appliqué, Il y a toujours
retard de phase de la tension de sortie par rapport à la tension d’entrée.
Variation de l’amplitude U Cm en fonction de la pulsation réduite u :

U Cm (u )
1
ur  1  2m 2  1 
1 2.Q 2
Q
2 U em
UCm (max) 
2.m 1  m 2
1
U em Q
2

1
Q
2
u
0 ur
Commentaire : Il y a résonance de la tension de sortie uCm lorsque le facteur
1
de qualité est plus grand que :
2
30
Remarque :
On peut trouver l’expression de la solution particulière de l’équation d’état du circuit :
 w0 
uC  . u C  w 02 .uC  w 02 .U em . cos(w.t  e ) en utilisant la notation réelle.
Q
(Mais cette méthode est à éviter).
Cherchant uC (t ) sous la forme : uC  U Cm . cos(w.t    e )
w
Notons : p  w.t  e et u
w0
u
d’où : (1  u 2 ).U Cm . cos(p   )  .UCm . sin(p   )  U em . cos(p)
Q
soit :
u
(1  u 2 ).UCm .(cos p. cos   sin p. sin )  .UCm .(sin p.cos   cos p. sin )
Q
 Uem .cos(p)
(1  u2 ).U .cos   u .U .sin  U u
Cm Cm em
 Q Q
  u  tan  
 (1  u2 ).sin   .cos   0 (1  u 2 )
 Q

u
Et (1  u 2 )2 .UCm . cos   .UCm . sin .(1  u 2 )  U em .(1  u 2 )
Q
 u 
 UCm . cos . (1  u 2 )2  ( )2   Uem .(1  u 2 )
 Q 
Soit en tout :
u
2
1u Q
UCm . cos   u .U em et UCm . sin   u .Uem
(1  u 2 )2  ( )2 (1  u 2 )2  ( )2
Q Q
Il en provient :

u
(1  u 2 )2  ( )2
2 2 Q Uem 2
UCm  Uem . 2  u
 2 2 u 2 (1  u 2 )2  ( )2
 (1  u )  (Q )  Q
 
Qui implique que :
Uem
UCm 
u
(1  u 2 )2  ( )2
Q

31
6.4. Analogie électromécanique

h 
Soit l’oscillateur mécanique F
représenté dans la figure à coté, excité G
par la force : F (t )  Fm . cos(w.t  e )
L’amortisseur applique sur le solide la (K,l0)
x
force de frottement visqueux :
 
f   .v où  est une constante positive dite coefficient de frottement visqueux.
     
Le PFD : m .a  
Fapp  P  R  f  F
 
implique (en projection sur l’axe Ox) : m . x  K (l  l 0 )   . x  Fm . cos(w .t  e )
  1 U
équation analogue à : L . u S  R . u S  .u S  em . cos(w.t   e )
C C
d’où le tableau des analogies suivant :

Mécanique Electrique
Masse : m Inductance : L
Coefficient de frottement :  Résistance : R
1
Constante de raideur : K Inverse de la capacité :
C
Déplacement : u  x  h  l 0 Tension : uC
  duC 1 dq i
Vitesse : u  x Courant sur capacité :  
dt C dt C

32
7- Filtrage analogique linéaire
Décomposition de Fourier :
On verra en SPE (tp-cous de décomposition en séries de Fourier) que tout signal
2
s(t) , T-périodique de pulsation w  , est décomposable en somme de fonctions
T
sinusoïdales dites : " composantes harmoniques de s(t) " .
Exemple : signal carré

S0 + Sm

S0
s(t)
S0 - Sm t
0
4.Sm  sin(3w.t ) sin(5w.t ) 
On montre que : s(t )  S0  .  sin(w.t )    ... 
  3 5 
Vérification graphique :
4.S m 4.S m  sin(3w .t ) 
a1 (t )  S 0  . sin(w .t ) et a 3 (t )  S 0  .  sin(w .t )  
   3 
a1
a3 s 4.S m
S0 
S0 + Sm 

S0

S0 - Sm 4.S m
S0 

0 t
4.S m  sin(3w .t ) sin(31.w .t ) 
a 31 (t )  S 0  .  sin(w .t )   ...  
  3 31 
S0 + Sm
a 31
S0

S0 - Sm
t
0
Commentaire :
Plus on rajoute d’harmoniques plus la somme tend vers le signal décomposé s.
Ce résultat est généralisable pour tous les signaux périodiques.

33
Phénomène de Gibbs (1898) :
On remarque la présence de pics dans la somme non infinie c (limité ici aux
harmoniques : 0,1,3, …,31), aux points de discontinuité du signal s. Il s’agit du
« phénomène de Gibbs » ; et est dû à l’absence des termes supérieurs (à 31 de la série
arrêtée ici à n=31) et disparait en rajoutant suffisamment d’harmoniques.

Présentation du filtrage :
Le filtrage analogique linéaire consiste à agir sur les amplitudes et les phases des
composantes harmoniques d’un signal analogique par utilisation de circuits linéaires.
On en distingue cinq types :
 Passe bas
 Passe haut
 Passe bande
 Coupe bande (ou réjecteur de bande)
 Déphaseur (ou passe tout)
Intérêt du filtrage :
 Elimination des bruits.
 Adaptation d’un signal à un traitement ou une utilisation ultérieurs bien précis.
Notion de quadripôle :
On représente très souvent un filtre par un quadripôle : partie d’un circuit électronique
communiquant avec le reste du circuit via quatre bornes. Le quadripôle sert de pont qui
raccorde la partie amant (alimentation : qui délivre un signal à traiter) et la partie aval
(nommée charge ou utilisation) où l’on exploite le résultat du filtrage ainsi réalisé.

iE iS

Alimentation uE Quadripôle uS Charge

En régime sinusoïdal établi on peut écrire :


uE (t )  U Em . cos(w.t  E ) de correspondant complexe : u E (t )  U Em .e j (w.t E )
uS (t )  U Sm . cos(w.t  S ) de correspondant complexe : u S (t )  U Sm .e j (w.t S )
iE (t )  I Em . cos(w.t   'E ) de correspondant complexe : iE (t )  I Em .e j (w.t  'E )
iS (t )  I Sm . cos(w.t   'S ) de correspondant complexe : i S (t )  I Sm .e j (w.t  'S )

uE
Impédance d’entrée (PSI) : ZE 
iE
u S
Impédance de sortie (PSI) : ZS 
iS u E 0

34
7.1. Fonctions de transfert
La fonction de transfert (ou transmittance) d’un filtre est la fraction complexe :
u S (t ) U Sm j (S E ) j
H ( jw )   .e  G .e
u E (t ) U Em

U Sm
Où G  H ( jw )  est le gain linéaire du filtre
U Em
et   S  E est le déphase de la sortie par rapport à l’entrée, grandeur que
l’on ramène souvent à l’intervalle ]   ,  ] .
Mesurable par les oscilloscopes modernes (en appuyant sur le bouton mesure → puis
phase), mais aussi par les anciens oscilloscopes par deux méthodes : XY ou balayage.

En mode balayage (dit également mode bicourbe) :


uE (t )  U Em . cos(w.t  E ) est maximale aux instants t n tq w.tn  E  2n ; n∈ℤ
uS (t )  U Sm . cos(w.t  S ) est maximale aux instants t ' k tq w.t 'k  S  2k  ; k∈ℤ
E  S 2  2
 tn  t 'k   (n  k )  tn  t 'k   (k  n )
w w w w
En notant t l’avance algébrique de uS par rapport à uE ; évaluant l’écart entre t n et t ' k
 t
les plus proches (k = n), on obtient : t  tn  t 'n  soit :   2 .
w T
t'n tn

t T
uE
uS
t

En mode XY (ou Lissajous) :


uE (t)
cos(w.t  E )   cos   X  cos .sin   X.sin 
UEm
uS (t)
cos(w.t  S )  cos(w.t  E  )  cos(  )   cos .cos   sin .sin   Y
USm
 sin .sin   cos .cos  Y  sin .sin   X.cos  Y

35
2 2 2
D’où : (cos .sin )  (sin .sin )  sin   (X . sin  )2  (X . cos   Y )2

 (X . sin  )2  (X . cos  )2  2XY . cos   Y 2

 X 2  2XY . cos   Y 2  sin 2 


2 2
 u E (t )  u E (t ) u S (t )  u (t ) 
   2 . . cos    S   sin 2 
 U Em  U Em U Sm  U Sm 
Equation d’une ellipse modulée par le rectangle centré en O et d’arêtes : 2UEm , 2USm .
uS

D' uSm

C' Si sin <0

-uEm A uEm
uE
B O C D
Si sin >0
B'
-uSm A'

2
 u E (t )  2
Aux instants où uS (t )  0 :    sin   u E (t )   U Em . sin 
 U Em 
BC
Correspondant aux points B et C d’où : sin  
AD
2
 u S (t )  2
Aux instants où uE (t )  0 :    sin   uS (t )   U Sm . sin 
 U Sm 
B 'C '
Correspondant aux points B’ et C' d’où sin  
A'D '
Le signe de  se détermine par le mode bicourbe.

36
Exemple de valeurs du déphasage :

uE
uS
uS
0 uE uS  uE
t


  : uS est en AVANCE (quadrature) par rapport à uE.
2

uS uE
uS
uE
0
t uS  uE

   : uS et uE sont en OPPOSITION DE PHASE.

uE
uS
uS
0
t uE  uE
uS

  : uS est en RETARD (quadrature) par rapport à uE.
2

37
Gain en décibel :
GdB
GdB  20 log H ( jw )  20 log G  G  10 20

Diagramme de Bode en gain :


C’est la représentation graphique du gain en dB : GdB en fonction de w, de log w
w
ou de log où w0 est une pulsation caractéristique du filtre.
w0
Utilité du tracé logarithmique :
Il sert à rendre plus compact, l’intervalle des fréquences ;
Par exemple si w varié 10– 6 à 10 6 , alors log(w) varie de -6 à 6.
Diagramme de Bode en phase :
C’est la représentation graphique du déphasage  en fonction de w, de log w
w
ou de log .
w0
Fréquence de coupure à -3dB :
Gmax
C’est la fréquence pour laquelle : GdB  GdB (max)  3  G 
2
En effet :
GdB GdB (max) 3 GdB (max) 3
Gmax
G  10 20  10 20  10 20 .10 20 
2
3
1
Car : 10 20  0, 708 
2
Fréquence de coupure à -NdB :
G max
C’est la fréquence pour laquelle : GdB  GdB (max)  N ssi G  N /3
2
Autres transmittances :
i S (t )
 La transmittance en courant : H ( jw ) 
i E (t )
u S (t )
 La transimpédance : Z ( jw ) 
i E (t )
i S (t )
 La transadmittance : Y ( jw ) 
u E (t )

38
Expression polynomiale de la fonction de transfert en tension :
Pour un quadripôle linéaire, l’équation différentielle reliant par exemple uE et uS est :

du S d nu S du E d muE
a 0 .u S  a1 .  ...  a n .  b0 .u E  b1 .  ...  bm .
dt dt n dt dt m
D’où en notation complexe :
a 0 .u S  a1 .( jw ).u S  ...  a n .( jw ) n .u S  b0 .u E  b1 .( jw ).u E  ...  bm .( jw ) m .u E
Soit : u S .  a 0  a1 .( jw )  ...  a n .( jw )   u E .  b0  b1 .( jw )  ...  bm .( jw ) 
n m

D’où la fonction de transfert :


u S (t ) b0  b1 .( jw )  ...  bm .( jw ) m N ( jw )
H ( jw )   
u E ( t ) a 0  a1 .( jw )  ...  a n .( jw ) n
D ( jw )
Les zéros du numérateur N ( jw) sont également les zéro de H ( jw)
Les zéros du dénominateur D( jw) sont nommés pôles de H ( jw)
L’ordre de la fonction de transfert H ( jw) est égal à sup (n,m).
L’ordre du filtre :
Par définition, l’ordre d’un filtre est l’ordre de l’équation différentielle
reliant les signaux d’entrée et sortie.
Si le nombre de capacités et bobines (non associables) est égal à l’ordre
de la fonction de transfert, alors l’ordre du filtre est égal l’ordre de la
fonction de transfert.

7.2. Stabilité :
Par définition, un filtre est stable si à toute excitation E ( t ) borné il donne une réponse
S ( t ) également bornée.
Première condition de stabilité :
 bm
 a si m  n
bm  n
lim H ( jw )  lim .( jw ) m  n   0 si m  n
w  w  an   si m  n


Pour que le filtre soit stable il faut donc au moins que : m ≤ n

39
Deuxième condition de stabilité :
b0  b1 .( jw )
 Filtre de premier ordre : H ( jw )  ; a1  0
a 0  a1 .( jw )
 
L’équation différentielle de ce filtre est : a0 .u S  a1 . u S  b0 .u E  b1 . u E
De solution : u S  u Sh  u Sp
La solution particulière u Sp est sinusoïdale de frome : uSp  U Sm .cos( w.t   S )
du S
Tandis que, la solution de l’équation homogène a 0 .u S  a1 . 0 ;
dt
(d’équation caractéristique a 0  a1 .r  0 de solution r   a 0 / a1 )
a 
  0 t
 a1 
est u S h ( t )  A .e qui ne diverge pas dans le seul cas où a 0 / a1  0 .
Par suite :
Un filtre de premier ordre est stable :
 lorsque les coefficients du dénominateur ont même signe.
 Ou lorsque le pôle de la fonction de transfert est négatif.
b0  b1 .( jw )  b2 .( jw ) 2
 Filtre du second ordre : H ( jw )  ; a2  0
a 0  a1 .( jw )  a 2 .( jw ) 2
   
L’équation différentielle est : a0 .u S  a1 . u S  a 2 . u S  b0 .u E  b1 . u E  b2 . u E
u S  u Sh  u Sp où u Sp  U Sm .cos( w.t   S )
 
L’équation homogène est : a0 .u S  a1 . u S  a 2 . u S  0
d’équation caractéristique : a 2 r  a1 .r  a 0  0 ;   a1 2  4.a 0 .a 2 ;
2

 Si   0 ; a1  4.a 0 .a 2
2

1 a1 a .a
r1,2  (  a1  )  (  1  1  4. 0 2 2 )
2.a 2 2.a 2 a1

 a1 a .a
 r1  (  1  1  4. 0 2 2 )
 2.a 2 a1

 r  a1 (  1  1  4. a 0 .a 2 )
 2 2.a a1 2
 2

D’où la solution : u Sh ( t )  A .e  B .e
r1 .t r2 .t

40
Si a1 .a 2  0 et a 0 .a 2  0 ( a 0 , a1 et a 2 ont même signe)
alors r1,2  0  u S  0 Filtre STABLE
t

Si a1 .a 2  0 et a 0 .a 2  0 ( a 0 , a1 et a 2 n’ont pas même signe)


alors r1  0 et r2  0  u S   Filtre INSTABLE
t

Si a1 .a 2  0 et a 0 .a 2  0 ( a 0 , a1 et a 2 n’ont pas même signe)


alors r1,2  0  uS   Filtre INSTABLE
t

Si a1 .a 2  0 et a 0 .a 2  0 ( a 0 , a1 et a 2 n’ont pas même signe)


alors r1  0 et r2  0  u S   Filtre INSTABLE
t

Le filtre est stable seulement si a 0 , a 1 e t a 2 ont même signe.

 Si   0 ; a1  4.a 0 .a 2
2
( a 0 et a 2 ont nécessairement même signe)
a1
r1,2   Soit : u S  ( A.t  B ).e
r .t
2 a2
Si a1 , a 2 et a 0 ont même signe ( r  0 ) alors u S  0 Filtre STABLE
t

Si a1 , a2 et a0 n’ont pas même signe ( r  0 ) alors uS  Filtre INSTABLE


t

 Si   0 ; a1  4.a 0 .a 2 ( a 0 et a 2 ont nécessairement même signe)


2

 a .t
1 a a 1

r1,2  ( 1  j  )   1  jw Soit u S  e 2.a2 A.cos( wt   )


2 a2 2.a2
a1
Si a1 , a2 et a0 ont même signe (  0 ) alors u S  0 Filtre STABLE
2.a2 t

a
Si a1 , a2 et a0 n’ont pas même signe ( 1  0 ) alors uS  Filtre INSTABLE
2.a2 t

Un filtre de second ordre est stable :


 Lorsque les coefficients du dénominateur ont même signe.
 Ou lorsque les pôles de la transmittance ont des parties réels négatives

Conclusion

Un filtre est stable si :


 Le degré du numérateur est inférieur ou égale au degré du dénominateur
 et les pôles de la transmittance ont des parties réelles négatives.

Dans le cas particulier des filtres de premier et deuxième ordre :


Il y a stabilité si le degré( Numérateur )  degré( Dénoménateur )
et les coefficients du dénominateur ont même signe.

41
7.3. Etude d’un exemple : R iS ≈ 0

uE C uS
Soit le filtre RC (à sortie ouverte) suivant :

On réalise la condition de sortie ouverte en intercalant un suiveur entre le filtre


et la charge : " adaptation d’impédance".
Cette méthode empêche la charge d’influencer le filtre ; mais elle implique
les limitations de l’amplificateur linéaire intégré.

Signal R iS ≈ 0 -
à filtrer +

uE C uS Charge
Pont
Suiveur

Comportement asymptotique :
R iS ≈ 0
En basses fréquences (BF) :
Le filtre est équivalent au montage à droite.
Dans ce montage : u E  R.i  uS  uS uE C uS
car le condensateur coupe les basses fréquences.
Les basses fréquences passent.
En hautes fréquences (HF) :
R iS ≈ 0
Le filtre est équivalent au montage à droite.
uS  0 car le condensateur est équivalent à un fil.
Les hautes fréquences ne passent pas. uE C uS
Leur énergie est en fait absorbée par la résistance.
En somme :
Le filtre RC est un passe bas.
et vu qu’il ne comporte que des composants passifs, il est dit filtre passif et est du
premier ordre car ne comporte qu’un seul condensateur.

Fonction de transfert :
uS 1/ jCw 1
Par la formule du diviseur de tension on a : H ( jw)   
u E R  1/ jCw 1  jRC w
Filtre STABLE car les coefficient du dénominateur sont 1 et RC tous deux positifs.
1
lim H ( jw)  lim  1 les basses fréquences passent.
w 0 w 0 1  jRC w

1
lim H ( jw)  lim  0 les hautes fréquences sont bloquées.
w w 1  jRC w

42
Gain linéaire-Gain en décibel et phase :
 1
1 G 
H ( jw)    1  ( RC w) 2 et GdB  20.log 1  ( RC w) 2
1  jRC w     arctan( RC w)

Fréquence de coupure à -3dB :
1
On a : G  donc Gmax  1
1  ( RC w) 2
Gmax 1 1 1
G ( wC )     RC w = 1  wC 
2 1  ( RC wC ) 2
2 R.C
2
 w
Digramme de Bode en gain : GdB  20.log 1   
 wC 

GdB GdB
log  w / wC 
w Suiveur 0 1
0 ou moyenneur
-3

-20
Intégrateur

Pente de -20dB/décade

Décade : Une décade est une multiplication de la fréquence par 10.


 w
Digramme de Bode en phase :    arctan  
 wC 
 
log  w / wC 
w 0 1
0

- / 4
- / 4

- / 2 - / 2

43
Application : Effet de ce filtre sur un signal composé

Pour R = 10 k, C = 22 nF , calculer f C .


Déterminer la réponse de ce filtre au signal :
u E (t )  U 0  U1.cos(2 .50.t   / 3)  U 2 .cos(2 .104.t )

1
Solution : fC   723 Hz
2 .R.C

uS (t )  uS ,0  uS ,1 (t )  uS ,2 (t ) ;
u S ,k (t )  H (wk )  u E ,k (t )  G( wk )e j ( wk )  u E ,k (t )

 Pour : U 0 : u S ,0 (t )  G(wk  0)e j ( wk 0)  U0  U0  uS ,0 (t )  U0

 Pour : U1.cos(2 .50.t   / 3) :

u S ,1 (t )  G( f1 ).e j ( f1 )  U1.e j (2 .50.t  /3)


1
  e  j .arctan( f1 / f0 ) . U1.e j (2 .50.t  / 3)
1  ( f1 / f0 ) 2

 e j . U1.e j (2 .50.t  / 3) =  U1.e j (2 .50.t  / 30,069)

 u S ,1 (t )  U1.cos  2 .50.t  1

 Pour : U 2 .cos(2 .104.t ) :


4
u S ,2 (t )  G( f 2 ).e j ( f2 )  U1.e j (2 .10 )
1 4
  e j .arctan( f2 / f0 ) . U1.e j (2 .10 .t )
1  ( f 2 / f0 )2

 e j . U1.e j (2 .50.t  / 3) =  U1.e j (2 .50.t  / 30,069)

 
uS ,2 (t )  U 2 .0, 072.cos 2 .10 4.t   / 2 
D’où : uS (t )  uS ,0  uS ,1 (t )  uS ,2 (t )
 U 0  U 1 .cos  2 .50.t  1 en bonne approximation.

Commentaire :
Les composantes de fréquences appartenant à la bande passante [0,wC] du filtre
passent avec légère atténuation.
Les composantes hors la bande passante sont atténuées, voire éliminées.

44
7.4. Formes canoniques :
Les formes canoniques des transmittances des filtres analogiques linéaires sont les
expressions normalisées des fonctions de transfert ; chaque forme concerne un type
de filtre bien déterminé : selon son ordre et la fonction qu’il effectue.
Elles servent à faciliter la détermination des caractéristiques des filtres.

H0 , w0 et Q sont des constantes caractéristiques du filtre,


w
w la pulsation du signal traité et x = la pulsation réduite.
w0
BF HF

FILTRES D’ORDRE-1 ( 1 ------ j.x )

Passe-BAS Passe-HAUT DEPHASEUR


1 j .x 1  j .x
H ( j .x )  H 0 . H ( j .x )  H 0 . H ( j .x )  
1  j .x 1  j .x 1  j .x

BF MF HF
Q
FILTRES D’ORDRE-2 ( ----- 1 ------ j.Q.x )
j. x

Q Q
j.x j. x
Passe-BAS H  j.x  = H 0. = H 0.
Q 1  j .Q ( x  1 / x )
 1  j .Q . x
j.x

j .Q . x j . x .Q
Passe-HAUT H  j.x  = H 0. = H 0.
Q  1
 1  j .Q . x 1  j .Q  x  
j. x  x
1 1
H  j.x  = H 0. = H 0.
Q  1
PASSE-Bande  1  j .Q . x 1  j .Q  x  
j. x  x
Q  1
 j .Q . x j .Q  x  
j.x  x
H  j.x  = H 0. = H 0.
COUPE-Bande Q
 1  j .Q . x  1
1  j .Q  x  
j. x  x

x
 j (x 2  1)
Q
DEPHASEUR H  j .x    x
 j (x 2  1)
Q

45
7.5. Filtres analogiques linéaires d’ordre 1 et 2

1 w
Passe-bas d’ordre 1 : H  j. x   H 0 . . x 
1  j.x w Coupure

G dB  20 log H 0  20 . log 1  x 2 et   Arg ( H 0 )  Arctan ( x ) .


GdB - 20 log H 0
Moyeneur "Amplificateur" 0 log(x)
 3 dB

Intégrateur

-20dB/décade

0  - Arg ( H 0 ) log(x)

-  /4

-/2

j. x w
Passe-haut d’ordre 1 : H  j.x   H 0 . . x 
1  j. x w Coupure

G dB  20 log H 0  20. log 1  1 / x 2 et   Arg(H0 )  / 2  Arctan (x)

GdB - 20 log H 0
0 Moyeneur "Amplificateur"

 3 dB log(x)

+20dB/décade

Dérivateur

 - Arg ( H 0 )
+/2
arg( H 0 ) -  / 2
+/4
log(x)
0

46
Q /( jx ) w
Passe-bas d’ordre 2 : H  j .x   H 0 . . x 
1  j .Q .(x  1 / x ) w0
 Q /x 
GdB  20 log H 0  20 log   et   Arg(H0 )  / 2  Arctan (Q.(x 1/x))
 1  Q 2 .(x  1/ x )2 
 

GdB - 20 log H 0

Moyenneur Q  1/ 2
log(x)
"Amplificateur"

Q  1/ 2 - 40 dB/décade
Q  1/ 2 Double intégrateur

 - Arg ( H 0 ) log(x)
0
Q  1/ 2

Q  1/ 2
-/2
Q  1/ 2

-

jQ .x w
Passe-haut d’ordre 2 : H  j .x   H 0 . . x 
1  j .Q .(x  1 / x ) w0
 Q.x 
GdB  20 log H 0  20 log   et   Arg(H0)   /2  Arctan (Q.(x 1/x))
 1  Q 2 .(x  1/ x )2 
 

GdB - 20 log H 0

Q  1/ 2
Moyenneur
Q  1/ 2 log(x)
"Amplificateur"
Q  1/ 2

Double
dérivateur - 40 dB/décade

47
 - Arg ( H 0 )


Q  1/ 2
Q  1/ 2
+/2 Q  1/ 2

log(x)
0

1
Passe-BANDE d’ordre 2 : H  j .x   H 0 . .
1  j .Q (x  1 / x )

G dB  20 log H 0  20. log 1  Q 2 ( x  1 / x ) 2 et   Arg(H0 ) -Arctan [ Q ( x  1 / x ) ]

GdB- 20 log H 0 log(x)


Pulsations de coupure à -3dB
  1 
2
1 
w 1,2 
 w0. 1    
  2.Q  2.Q 
 
Q  1/ 2

Q  1/ 2
Q  1/ 2 + 40 dB/décade - 40 dB/décade
Double intégrateur
Double dérivateur

 - Arg ( H 0 )
+/2
Q  1/ 2
Q  1/ 2 log(x)

Q  1/ 2 0

-/2 -/2

48
j .Q (x  1 / x ) 1
COUPE-bande d’ordre2 : H  j .x   H 0 .  H 0.
j
.
1  j .Q (x  1 / x ) 1
Q (x  1 / x )

1  1 
GdB  20 log H 0  20. log 1  et   Arg(H0 ) +Arctan  
[Q(x  1/ x )]2  Q( x  1 / x) 

Moyenneur GdB- 20 log H 0 Moyenneur


log(x)
Q  1/ 2
Q  1/ 2
Pulsations de coupure à -3dB
Q  1/ 2   1 
2
1 
w 1,2 
 w0. 1    
  2.Q  2.Q 
 

q  1/ 2 +/2  - Arg ( H 0 )
q  1/ 2
- 40 dB/décades log(x)
q  1/ 2 0
Q  1/ 2
Q  1/ 2
Q  1/ 2 -/2

1  j. x
DEPHASEUR de premier ordre : H  j.x    .
1  j. x

G dB  0 et   Arg(1) ± Arctan(x)

4 2 

3 +

2 log(x)
0
1
-

49
8- Quelques circuits analogiques usuels

Pont suiveur Filtre à structure Z-Z’


Z '
H  Z’
Z

Ve Vs
Ve Vs
VS = Ve ; Re  1M ; RS  10

Soustracteur = Discriminateur
Sommateur = Additionneur = Amplificateur différentiel

V2 R3 R3
 R2 V2
- S  R2 - S
 R1  
V1 +  R1 +
uS V1 uS
R0

V V  R3  R0 R2  R3 
uS  R3 .  1  2  uS  . . .V1 V2 
 R1 R2  R2  R3 R1  R0 

Amplificateur inverseur Amplificateur Non inverseur


R2 R2
E
 R1 - S R1 - S
 
uE + E +
uS uS
uE

R2 R2
uS  .uE uS  (1  ).u E
R1 R1

50
Amplificateur d’instrumentation
Convertisseur
courant → tension + R3 R4
-
R R1
-
i UE RG +
 - S US
 R2
+ -
uS + R3 R4
 R  RG  R2  R4
US    1 . .U E
 RG  3R
u S  R.i
Avantage : résistance d’entrée très grande
finie
Amplificateur logarithmique Amplificateur exponentiel
i R
VE VE i
 R - S
 - S
 
uE + uE +
uS uS

e .Vd e .Vd eV
.d e.uE
u u
i  E  I F .(e n .kB .T  1)  I F .e n .kB .T i  S  IF .(e n.kB .T  1)  IF .en.kB .T
R R
n .k B .T  u  e .uE
uS  Vd  . ln  E 
e  R.I F  uS  R.I F .e n .kB .T

INTEGRATEUR à Ampli-Op DERIVATEUR à Ampli-Op


R' R
C
C R'
R

Ve Vs
Ve Vs

R' élimine le phénomène de DERIVE


causé par Vd (tension de décalage) et IP– R' élimine l’effet des bruits qui
(courant de polarisation) s’entremêlent avec le signal de sortie.
Il y a intégration si : w.R'.C ≫ 1. Il y a dérivation pour w.R'.C ≪ 1.

51
COMPARATEUR à hystérésis ASTABLE compact
R

C Vs
Ve Ve
R2 Vs
R1 R1 R2

R1 VS est une tension carrée de période :


Il compare Ve à  V SAT
R1  R 2 T  2.R .C . ln 1  2.R 1 / R 2 

Filtre à structure de RAUCH


Passe bas
Y4 1, 3, 4  Rk
YB
2, B  C k
Y1 Y3
Passe haut
Y2 1, 3, 4  C k
Ve
Vs 2, B  Rk

Passe bande
Y1.Y3 1, 3, B  Rk
H 
Y3 .Y4  YB .(Y1  Y2  Y3  Y4 ) 2, 4  C k

Filtre à structure de SALLEN et KEY


PASSE BAS
Z2 1, 3  Rk
Z1 Z3 2, 4  C k

PASSE HAUT
Ve Z4
VS 1, 3  C k
Rb Ra 2, 4  Rk

.Z2.Z4 PASSE BANDE


H
Z2.(Z1  Z3  Z4 )  Z1.(Z3  (1   ).Z4 ) 1, 2  Rk
3 C
Ra
Où   1  4  C // R
Rb

52

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