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Le document décrit les procédures à suivre en cas de sinistre automobile, notamment la déclaration du sinistre, les délais et supports de déclaration. Il aborde également l'enregistrement du sinistre et l'ouverture du dossier sinistre.

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Le document décrit les procédures à suivre en cas de sinistre automobile, notamment la déclaration du sinistre, les délais et supports de déclaration. Il aborde également l'enregistrement du sinistre et l'ouverture du dossier sinistre.

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INTRODUCTION

Le sinistre automobile, qui touche un assuré en moyenne tous les 3 ou 4 ans, est un
moment de vérité pour l’assureur, attendu au tournant en termes d’indemnisation et,
surtout d’accompagnement. Ainsi, la gestion des sinistres apparaît comme une occasion
unique pour les assureurs d'instaurer les conditions nécessaires au développement des
relations positives avec leurs assurés. La gestion d'un dossier sinistre en assurance ne
s'improvise pas ! Elle répond à un ensemble de règles juridiques et techniques que tout
collaborateur d'un organisme d'assurance se doit de connaître en détails. Nous allons
donc parcourir tout au long de notre exposé les Operations à effectuer en cas de sinistre
dans un premier plan, puis l’étude du dossier d’un sinistre dans un second plan et en fin
le règlement des dommages à l’issu de cet incident.

I-) OPERATIONS A EFFECTUER EN CAS DE SINISTRE AUTOMOBILE


Il y a sinistre lorsqu’un risque garanti par le contrat se réalise dans des conditions qui
entrainent pour l’assureur l’obligation de faire jouer sa garantie.

A-) DECLARATION DU SINISTRE

Elle est d’une importance capitale étant donné qu’elle constitue le point de départ de
l’instruction du dossier, grâce aux informations qu’elle procure à l’assureur.

1. L’OBLIGATION DE DECLARATION

L’obligation pour l’assuré de déclarer le sinistre à l’assureur se justifie par le fait que
c’est ce dernier qui supporte en dernier ressort le règlement du sinistre. Cette
déclaration doit être faite le plus tôt possible pour permettre à l’assureur d’organiser la
défense de ses intérêts et de ceux de son client.

a. L’objet de la déclaration

Le législateur n’a pas imposé un contenu précis à la déclaration de sinistre. Cette


dernière doit cependant pour être opérationnelle, apporter à l’assureur un minimum
d’informations parmi lesquelles : La date, l’heure et le lieu de l’accident ; ses
circonstances ; la nature des dommages ; l’identification des victimes et de leurs
véhicules ; l’identification de l’hôpital où elles ont été transportées ; les noms et les
adresses des témoins.

b. Les délais de déclaration

L’assuré est obligé de déclarer à l’assureur dès qu’il en a connaissance et dans un délai
de cinq (5) jours tout sinistre de nature à entraîner sa garantie (Art. 12, 4ème alinéa du
code CIMA).Ce délai constitue un minimum qui ne peut être réduit par les parties. Par
contre, il leur est loisible de le prolonger. Ce délai court à partir du lendemain à zéro
heure du jour où l’assuré a eu connaissance du sinistre et expire le 5 ème jour à minuit. Le
délai ci-dessus n’est cependant pas valable en cas de vol du véhicule Le code CIMA fixe le
délai de déclaration à 48 heures dans ce cas, à compter du moment où l’assuré à
connaissance du vol. Les polices d’assurance prévoient généralement l’obligation de
déclarer le vol à l’assureur et à la police, pour leur donner le maximum de chance de
retrouver les voleurs. Il est généralement aussi prévu dans ces cas que l’assuré doit
déposer une auprès du parquet. En cas du non- respect du délai de déclaration par
l’assuré, l’assureur a le droit de lui opposer la déchéance, en d’autres termes, la perte de
tout droit à la garantie du fait du non – respect de ses obligations à l’occasion du sinistre.
La notion de déchéance suppose donc que l’assuré aurait eu droit à la garantie, n’eût-ce
été le non –respect de ses obligations en cas de sinistre. Elle suppose donc notamment
qu’il n’y ait initialement eu ni une exclusion de risque, ni une suspension régulière de la
garantie pour défaut de paiement de la prime, ni une nullité pour déclaration inexacte
de mauvaise foi du risque par exemple. Il convient de noter que la déchéance sanctionne
de la même manière les retards de déclaration de bonne ou de mauvaise foi, ce qui est
quelque peu sévère pour les assurés de bonne foi. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour
lesquelles les assureurs ne l’appliquent que très rarement. Il est précisé toutefois que :

a) la déchéance n’est pas applicable dans le cas où l’assuré justifie qu’il a été mis
dans l’impossibilité de faire la déclaration par suite de cas fortuit ou de force
majeure (Art. 20 du code CIMA), par exemple s’il a été grièvement blessé et
hospitalisé à la suite de l’accident et si cette hospitalisation s’est prolongée au-
delà du délai de déclaration.

b) Cette déchéance n’est pas opposable aux victimes de telle sorte que l’assureur
est ténu de les indemniser, quitte à se retourner éventuellement par la suite
contre l’assuré pour recouvrer le montant qu’il a payé.

c) La déchéance n’est pas opposable non plus à l’assuré qui au moment du sinistre
n’était qu’en possession d’une note de couverture et qui ignorait ses obligations
en cas de sinistre.

d) Elle n’est pas applicable non plus, si l’assuré n’a pas eu connaissance du fait qu’il
a causé un dommage à la victime au moment de l’accident.

e) la déchéance n’est opposable à l’assuré que si l’assureur établit qu’il a eu un


préjudice du fait de la déclaration tardive du sinistre (Art. 20, dernier alinéa du
Code CIMA).

2. LES SUPPORTS DE LA DECLARATION

Le législateur, n’ayant imposé aucune forme pour la déclaration du sinistre, l’assuré peut
user de divers moyens pour la faire, notamment la lettre, le téléphone, le télégramme, la
déclaration verbale etc. Cependant il est d’une nécessité pour l’assuré de détenir la
preuve de sa déclaration. Il est de même nécessaire pour les assureurs de réunir
rapidement toutes les informations dont ils ont besoin pour traiter les dossiers ; ceci dit,
les assureurs sont amenés à mettre à la disposition de leurs clients, soit des constats
amiables, soit des formulaires de déclaration de sinistre pré-imprimés pour recueillir
leurs déclarations.

a. Le constat amiable

C’est un formulaire conçu par les assureurs pour faciliter le recueil d’information
destinés à permettre l’instruction du sinistre et pour éviter aux antagonistes l’attente
souvent longue de l’arrivée des agents de police devant effectuer les constats
d’accidents. Les constats amiables ne sont généralement valables que pour des sinistres
peu importants, notamment ceux qui n’entrainent que des dommages matériels, le
constat de police ou de gendarmerie reste nécessaire en cas de préjudice corporel.

Le constat amiables est rempli et signé par chacune des parties ; il est donc
contradictoire. Dans le cas où il est rempli par l’un des antagonistes pour le compte des
autres, ceux qui ne l’ont pas rempli de leurs propres mains doivent faire précéder leurs
signatures de la mention « LU ET APPROUVE ».

b. L’imprimé de déclaration de sinistre

Elle se présente sous la forme d’un imprimé au moyen duquel l’assuré fournit à
l’assureur les informatioGns dont il a besoin pour l’instruction du dossier sinistre.

La déclaration du sinistre doit être remplie par l’assuré et remise à l’assureur nonobstant
le constat amiable, le constat de police ou de gendarmerie. En effet elle permet à
l’assureur :

- De vérifier l’effectivité de l’accident et du fait que le véhicule assuré y est


effectivement mis en cause. L’assureur peut par ce moyen se protéger contre des
sinistres fictifs ou des sinistres effectifs, mais dans lesquels le véhicule assuré n’a
été mis en cause ;

- vérifier le caractère véridique des informations contenu dans la déclaration de


sinistre et le constat d’accident, en confrontant le contenu de ces différents
documents ;

- de vérifier si la garantie du contrat d’assurance est applicable.

Les déclarations de sinistres comprennent un questionnaire qui permet généralement de


recueillir les informations suivantes :
- Le nom et l’adresse du propriétaire ;

- les informations suivantes relatives au conducteur du véhicule au moment de


l’accident :

 son nom et son adresse ;

 le numéro de sa carte nationale d’identités

 les caractéristiques de son permis de conduire

- la possession effective du certificat de capacité pour les chauffeurs de taxis


notamment et ses références ;

- l’existence et la période de validité du certificat de visite technique ;

- le numéro de la police d’assurance ;

- la marque et le type de véhicule assuré ;

- son usage au moment de l’accident ;

- le nom et l’adresse des personnes transportées au moment de l’accident ainsi


que les conditions de leur transport (gratuit ou payant) ;

- la date, l’heure et le lieu de l’accident ;

- ses circonstances ;

- les dommages éprouvés par le véhicule assuré ;

- le lieu où ce véhicule est visible ;

- les informations relatives à l’adversaire :

 Noms, prénoms et adresse du propriétaire du véhicule adverse ;


 noms, prénoms et adresse du conducteur
 nature des dommages éprouvés par le véhicule adverse ;
 lieu où ce véhicule est visible ;
 le nom de la compagnie d’assurance adverse
 nom de l’institution ayant procédé au constat (police ou gendarmerie)
 l’indication de l’existence ou de l’inexistence d’un constat amiable ;
Par ailleurs, l’on prévoit généralement sur la déclaration, un endroit pour le tracé du
croquis de la position des véhicules au moment de l’accident.

B-) exploitation de la déclaration du sinistre

Elle consiste en l’enregistrement du sinistre et en l’ouverture du dossier sinistre.

1. L’ENREGISTREMENT DU SINISTRE

Il se fait sur la base de la déclaration du sinistre rempli par l’assuré ou la personne


conduisant le véhicule au moment de l’accident. L’enregistrement du sinistre peut se
faire également sur la base d’une mise en cause des victimes ou de leurs assureurs ou
sur la base du procès-verbal de constat d’accident envoyé par la police ou la
gendarmerie à la compagnie d’assurance, lorsque l’assuré ou le conducteur du véhicule
assuré ne lui ont pas préalablement déclaré le sinistre. Dans ces cas, l’assureur après
avoir enregistré le sinistre, adresse une lettre à son client pour l’inviter à venir le
déclarer. L’enregistrement du sinistre se fait sur le registre des sinistres automobiles. Ce
registre se présente souvent sous la forme d’un cahier d’un cahier de dimension
suivante. Cet enregistrement se fait conformément aux dispositions de l’article 415 du
code CIMA. Les informations à porter dans le registre sont les suivantes :

- Date ; nom de l’assuré ; numéro de police ; numéro du sinistre ; nom de


l’adversaire et celui de son assureur ;Etc… Lorsque la gestion des sinistres est
informatisée, ces informations sont consignées sur des fiches de saisie, puis
introduites dans le fichier des sinistres.

2. L’OUVERTURE DU DOSSIER SINISTRE

Elle se fait par le remplissage de la chemise de ce dossier. Cette dernière se présente soit
sous la forme d’une chemise ordinaire, soit pour le mieux, sous la forme d’une chemise
pré imprimée destinée à recevoir certaines informations sur le sinistre. Il s’agit outre
certaines informations extraites de la déclaration du sinistre, de celles ayant trait aux
éléments suivants :

 La confirmation du règlement de la prime au contrat ;


 l’indication de l’existence ou non d’une possibilité de recours et des personnes
physiques ou morales à l’encontre desquelles le recours s’exerce.
 L’estimation détaillée des dommages et l’indication de l’évolution de cette
estimation avec le temps.
3- L’établissement du mandat d’expertise ou « ODS »
Pour expertiser les dommages subis, le gestionnaire des sinistres est tenu de
mandater un expert automobile, conventionné avec l’entreprise. A cet effet, un
ordre de service (ODS) devra être rédigé ou édité, en deux (2) exemplaires signés
par le gestionnaire des sinistres dûment autorisé.L’original de l’ODS (mandat
d’expertise) et une copie de la déclaration de sinistre
doivent être remis au client pour lui permettre de se présenter à l’expert choisi.
Le deuxième exemplaire doit être versé dans le dossier sinistre avec la
déclaration.
4 - Rangement provisoire du dossier sinistre
Le gestionnaire sinistres et tenu de renseigner soigneusement la chemise du
dossier sinistre, avec signature et griffe du vérificateur de garanties, le porter sur
le registre des sinistres matériels déclarés, prévu au niveau de l’agence et en fin
procéder au rangement par ordre numérique, d’exercice de survenance,
compagnies adverses avec les dossiers sinistres en suspens. En cas de non
couverture, le ranger dans le compartiment des dossiers sinistres
classés sans suite.
5-L’expertise
l’assuré ne peut prétendre au
remboursement d’un sinistre qu’après avoir soumis le véhicule endommagé à
l’expertise. L’expertise fait part à l’assureur dans un délai maximum de 07 jours à
compter du jour de réception de la déclaration de sinistre. L’expert désigné, devra
après évaluation des dommages, établir un PV d’expertise
(rapport d’expertise) et le transmettre, dans les plus brefs délais, à l’agence
gestionnaire, accompagné des photos.
6- Le rapport d’expertise
Le rapport d’expertise constitue le document de base servant au règlement
éventuel du sinistre ;
il doit être rédigé de la manière la plus claire possible et doit contenir toutes les
informations susceptibles d’aider l’assureur dans l’instruction du dossier.
7- L’additif à l’expertise
Dans le cas où le coût réel des pièces rechange endommagées, à la suite de
l’accident, dépasserait le montant préalablement fixé par l’expert, un délai de 03
mois à compter de la date d’établissement du PV initial est accordé à l’assuré,
pour demander un additif à l’expertise initiale (faite par écrit), sous réserve de la
présentation des factures d’achats(pièces justificatives) ;Passé ce délai, aucun
additif ne peut être établi
8- La contre-expertise
Dans le cas où l’expertise initiale réalisée par l’expert mandaté par l’assureur est
contestée par l’assuré, ce dernier a la faculté de procéder à une contre-expertise
A ce titre, l’assuré doit désigner un expert de son choix et à ses propres frais.
9- La tierce expertise
La mise en œuvre de la tierce expertise résulte d’un commun accord entre les
parties,
sur la désignation d’un troisième expert, pour trancher sur le montant des
dommages,
lorsqu’un écart est constaté entre l’expertise initiale et la contre-expertise.
Les frais de la tierce expertise seront partagés entre les deux parties

II-) ETUDE DU DOSSIER D’UN SINISTRE

A. L’ASSEMBLAGE DES PIECES NECESSAIRES

L’on distingue les pièces nécessaires pour le traitement des sinistres de tous genres
et celles qui ne sont nécessaires que pour les sinistres ayant entrainés des dommages
matériels ou ceux s’étant soldés par des préjudices corporels.

1. Les pièces nécessaires pour les traitements des sinistres automobiles de tous
genres

a. La déclaration de sinistre

Apres un accident, un dommage ou encore un vol, il est important d’agir vite en


prévenant votre assurance. Une déclaration de sinistre a votre compagnie d’assurance
dans les meilleures délais permet un traitement rapide des dossiers

b. Le PV de constat d’accident

C’est un document qui rend compte des circonstances de l’accident et dont les juges
s’inspirent largement pour rendre leurs jugements.

Les constats d’accidents sont effectués et les PV de constats préparés par les
brigades des accidents des services de la police pour les accidents survenant en zones
urbaines et par la gendarmerie pour des accidents survenant en dehors du périmètre
urbain. Les PV de constats d’accidents fournissent généralement les informations sur
les éléments suivants :

- La date, l’heure et le lieu de l’accident ,ses circonstances,les noms des victimes et


la nature de leurs préjudices corporels (blessures, décès),la description des
véhicules mis en cause dans l’accident et la nature de leurs,dommages,l’état de la
chaussée (largeur, visibilité, état d’entretien,

- les déclarations des témoins.

Selon l’article 230 du code CIMA, les officiers ou agents de la police qui ont constaté
un accident corporel de la circulation, doivent en transmettre une copie du PV de
constat de manière automatique à chacun des assureurs concernés, dans un délai de
trois (3) mois à compter de sa date de survenance. Ces PV sont harmonisés quant à
la forme dans l’ensemble des pays membres de la CIMA (art. 230 2ème alinéa).

c- Le permis de conduire

Sa présentation est exigée pour le traitement du dossier sinistre en raison du fait que les
accidents survenant alors que le conducteur n’en est pas titulaire sont exclus du champ
de la garantie ou donnent lieu à un recours subrogatoire de l’assureur.

d) Le certificat de capacité

Il peut être exigé au conducteur lorsque le véhicule conduit est un taxi.


e) Le certificat de visite technique
Il peut être requis pour les différents types de véhicules automobiles.

2) LES PIECES SPECIFIQUES AUX DIFFERENTS TYPES DE SINISTRES


Elles diffèrent selon que l’on est en présence de sinistres n’ayant entrainé que des
dommages matériels ou corporels.
2-1) Les pièces requises pour les dossiers exclusivement matériels
Il s’agit des pièces suivantes :
a) Le constat amiable, le constat d’huissier, l’attestation de dépôt de plainte contre
l’inconnu, L’attestation d’opposition auprès du service de transport, l’attestation
de non-retrouvaille, le devis de repartions, la facture de réparation
2-2) Les pièces requises pour les dossiers exclusivement corporels
Il s’agit des pièces suivantes :Les certificats médicaux,Le certificat médical initial,Le
certificat médical de prorogation,Le certificat de décès et bien d’autres.

III-) REGLEMENT DES DOMMAGES

A- INDEMNISATION DES PREJUDICES MATERIELS

1-La nature des dommages


Il s’agit des préjudices liés aux véhicules automobiles et des dommages causés à
d’autres [Link] facteures determinent ou influencent le montant des
dommages eprouvé[Link] avons :
a) La valeur du véhicule
Elle est prise en considération dans l’évaluation du montant du préjudice subi
par le propriétaire du véhicule endommagé. Il s’agit plus précisément de la valeur
de remplacement du véhicule, en d’autres termes de la somme nécessaire pour
permettre à son propriétaire d’acquérir un véhicule de marque, de type et d’âge
identiques se trouvant dans un état d’entretien équivalent.

b) La vétusté des pièces à remplacer


Les assureurs n’appliquent que les réductions retenues par l’Expert automobile
dans son rapport, ces réductions ne portant généralement elles-mêmes que sur
les pièces à usure rapide telles que les pneus, les roulements, etc.

 La détermination de la base d’indemnisation des


dommages éprouvés.
Elle s’effectue différemment selon que le véhicule est irréparable ou reste
réparable.

1. Cas des véhicules hors d’usage


L’irréparabilité du véhicule s’apprécie sur la base des considérations techniques
ou é[Link] avons
 Les véhicules techniquement irréparables
(Il s’agit de véhicules non reconstructibles notamment) :
. C’est le cas par exemple d’un véhicule totalement calciné après un incendie.
 Les véhicules non économiquement réparables
Il s’agit des véhicules réparables, mais à des conditions non économiques, dans la
mesure où le coût de leur réparation excède leur valeur avant le sinistre. Ils
peuvent donc en définitive être réparés ou ne pas l’être. Dans tous les cas
l’indemnisation se fait de la même manière que pour un véhicule techniquement
irréparable, c’est-à-dire, selon la différence de valeurs ou la valeur de
remplacement selon que le propriétaire ne cède pas ou cède l’épave à l’assureur.
 Les véhicules économiquement réparables

Il s’agit de ceux dont le coût de réparation ne dépasse pas leur valeur de remplacement
avant le sinistre. Dans ce cas, le montant de l’indemnité se détermine sur la base du
montant des dommages à dire d’expert, tel que consigner sur le rapport d’expertise.
L’assureur prend en compte le cas échéant le montant de la franchise et de la règle
proportionnelle.

C-) la depreciation du vehicule

Nous avons, la privation de jouissance et les frais de dépannage du véhicule, de même


que le coût de la vignette et celui de la carte grise.C’est un préjudice résidant dans le fait
que malgré les réparations, le véhicule reste déprécié et n’a plus la même qualité ou la
valeur qu’avant sa détérioration, de telle sorte que si l’on envisageait par exemple sa
vente, cette dernière deviendrait plus difficile ou moins rémunératrice. C’est le cas par
exemple lorsque les réparations sont portées sur une partie essentielle du véhicule (le
châssis ou les longerons) ou, lorsqu’un véhicule de luxe flambant neuf fait l’objet de
grosse réparations. Dans ce cas l’indemnité peut être majorée d’un montant destiné à
couvrir cette dépréciation.

 La privation de jouissance
Elle peut être définie comme le préjudice causé par l’immobilisation du véhicule
accidenté pendant le temps nécessaire pour la constatation des dommages et
l’exécution des travaux de réparation.. Le montant de la privation de jouissance
dépend de l’usage du véhicule et de la fonction de la victime. Au Cameroun,
l’indemnité est journalière en fonction des usages et de la catégorie socio
professionnelle :
-500 Fcfa par jour pour les véhicules de tourisme.
- 250 FCFA pour les véhicules à deux ou trois roues
- 1000 FCFA par jour pour le taxi
-600 FCFA par tonne et par jour pour les véhicules de transports publics de
marchandises.

2- LE PROCESSUS DE DECOMPTE DE L’INDEMNITE

Il diffère selon qu’il résulte d’un règlement entrainé par une garantie « dommage »
ou résultant de la mise en jeu de la responsabilité de l’assuré.

2-1. Le cas des règlements résultant d’une garantie dommage.

.Dans ces cas, le montant de l’indemnité s’obtient en appliquant s’il y a lieu à la


différence des valeurs ou au montant des réparations figurant dans le rapport
d’expertise, la franchise ou la règle proportionnelle des capitaux ou des primes.

2.2 Les règlements résultant de la mise en jeu de la garantie de la responsabilité


civile

Dans ces cas, l’assureur prend en charge la différence de valeur ou le montant des
réparations à dire d’expert augmenté le cas échéant des dommages consécutifs,
proportionnellement au degré de responsabilité de son assuré. En d’autres termes,
l’indemnité est donnée par la formule :

I = (D1 + D2 ) x P

où :

D1 = Différence de valeur ou montant des réparations

D2 = Dommages consécutifs et P = pourcentage de responsabilité de l’assuré.

Compte tenu du principe de la réparation intégrale, la franchise et la règle


proportionnelle ne sont pas appliquées en RC. De même, le dommage consécutif est
appliqué ici en principe de la réparation intégrale. Mais les dommages consécutifs ne
sont pas appliqués en garantie dommages (sauf extension de garantie).

C .LES REGLEMENTS S’EFFECTUANT DANS LE CADRE DE CONVENTIONS


PROFESSIONNELLES D’INDEMNISATION

1. Le but des conventions professionnelles d’indemnisation


Les sociétés d’assurances peuvent conclure entre elles des conventions
d’indemnisation ayant pour but d’accélérer l’indemnisation des personnes assurées
exclusivement en responsabilité civile auprès de leurs services, en leur évitant
notamment d’attendre préalablement l’aboutissement du recours exercé contre
l’assureur du responsable de l’accident.

2. Quelques types de conventions d’indemnisation

Il ne s’agit ici que des conventions concernant le règlement des sinistres automobiles.

En France, il existe plusieurs notamment :

- La convention d’expertise

- La convention « Renonciation à recours »

- La convention I.D.A. (Indemnisation Directe des Assurés)

Au Cameroun, depuis le début de l’année 2017, la convention IDA est mise en


application. Le but de cette convention est d’accélérer le règlement des petits
dommages matériels consécutifs à des accidents de la circulation. En d’autres
termes, en cas de partage de responsabilité, chacun des assureurs adhérant à la
convention indemnise directement son assuré proportionnellement à la
responsabilité de son adversaire.

L’exercice du recours ne se fait que dans la limite des sommes réglées, le montant
restant à payer à la victime après qu’elle a été indemnisée par son assureur
dommage.

B- L’INDEMNISATION DES PREJUDICES CORPORELS

LA PROCEDURE OBLIGATOIRE D’OFFRE DE TRANSACTION

Nous parlerons de l’initiative de la procédure d’offre de transaction, du contenu de la


lettre d’offre de transaction, des délais dans lesquels cette procédure doit être
menée, de même que des sanctions du non-respect des prescriptions y afférents.

1) L’initiative de la procédure d’offre de transaction

1.1. La détermination du meneur de la procédure d’offre de transaction


1.1.1. La victime est l’un des conducteurs mis en cause dans l’accident

Dans ce cas, la procédure de transaction incombe tant pour les préjudices corporels
que matériels :

a) A l’assureur désigné par le barème de responsabilité lorsque la collision


survient entre deux véhicules (Art. 269, 2e alinéa du code CIMA)

b) A l’assureur du véhicule dont le numéro de la plaque d’immatriculation


est le plus faible, lorsque la collision survient entre plus de deux véhicules
(art. 269, 3e Alinéa du code CIMA).

1.1.2) Cas où la victime n’a pas le statut de conducteur

Ici, la détermination du meneur de l’offre de transaction varie selon que l’accident


met en cause un ou plusieurs véhicules.

a) Lorsqu’un seul véhicule est mis en cause dans l’accident :

Dans ce cas, l’initiative de la procédure incombe à l’assureur de la responsabilité du


véhicule concerné, que la victime fût transportée dans ce véhicule ou heurté en se
déplaçant hors de lui (Art. 267, 1er alinéa du code CIMA).

b) Lorsque l’accident est provoqué par plusieurs véhicules

Si la victime était transportée dans l’un des véhicules au moment de l’accident,


l’initiative de l’offre de transaction appartient à l’assureur de responsabilité civile du
véhicule à l’intérieur duquel la victime a pris place (Art. 2e alinéa du code CIMA).Il en
résulte que chaque assureur couvrant l’un quelconque des véhicules mis en cause
dans l’accident doit indépendamment de toute considération de responsabilité,
initier la procédure d’offre en vue de l’indemnisation des victimes qui se trouvaient
dans le véhicule assuré en RC auprès de ses services. L’article 268 Alinéa 4, estime
cependant que malgré le principe selon lequel l’initiative de l’offre de transaction
appartient à l’assureur de responsabilité civile du véhicule dans lequel les victimes
ont pris place, Tout assureur qui estimerait que la responsabilité de son client est
prépondérante dans l’accident peut revendiquer la gestion du dossier sinistre, et
donc la conduite de la procédure d’offre de transaction.
Si la victime n’est pas transportée par l’un quelconque des véhicules
au moment de l’accident (s’il s’agit par exemple d’un piéton, d’un cycliste, d’un
motocycliste, d’un cavalier, etc), l’initiative de la procédure d’offre de transaction
incombe à l’assureur du véhicule qui a heurté la victime. Cependant si le véhicule
n’est pas identifié, l’offre de transaction doit être faite par l’assureur dont le numéro
de la plaque d’immatriculation est le plus faible (art 268, alinéa 4 du code).

Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables aux victimes à qui l’accident
n’a occasionné que les préjudices matériels.

1.1) La responsabilité du meneur d’offre

L’assureur à qui incombe l’initiative de l’offre de transaction jouit de la qualité de


mandataire vis-à-vis des assureurs pour le compte desquels il intervient. Il reçoit
légalement mandat pour agir en leur nom, comme s’il s’agissait de ses propres
intérêts (Art. 270, alinéa 1er du code CIMA).

A cet effet, il peut procéder au règlement du sinistre, quitte à exercer un recours en


contribution contre les autres assureurs, étant précisé d’ailleurs que les règlements
qu’il effectue dans le respect des dispositions du code CIMA ne peuvent donner
aucunement lieu à contestation de leur part (Art.273 du code CIMA), les éventuels
intérêts de retards restant seuls à sa charge (Art. 270, Alinéa 2). Il est important
cependant compte tenu de sa qualité de mandataire, qu’il tienne les autres assureurs
au courant de tout fait marquant. Malgré sa liberté, il doit leur fournir le plus
rapidement possible tout élément d’appréciation du sinistre. Par ailleurs si le
montant du sinistre est important, il doit prendre des dispositions de nature à éviter
des litiges lors de l’exercice de son recours. C’est ainsi par exemple qu’il est indiqué
dans de tels cas :

- qu’il demande leur point de vue avant le choix d’un médecin expert ;

- qu’il invite les assureurs concernés à se faire représenter à l’expertise médicale de


la victime ;

- qu’il ne présente pas l’offre de transaction à la victime sans avoir préalablement


recueilli leur avis sur cette offre.

1) LE CONTENU DE LA LETTRE D’OFFRE DE TRANSACTION


La lettre d’offre d’indemnisation doit contenir :

a) Tous les éléments du préjudice pour lesquels une indemnisation est prévue, y
compris ceux relatifs à l’indemnisation au titre des dommages aux biens
lorsqu’elle n’a pas encore était effectuée (Art. 231, 3eme alinéa du code CIMA).En
d’autre terme, l’offre de transaction ne se limite aux seuls préjudices corporels
qu’en cas d’absence de préjudices matériels ou lorsqu’une indemnisation est déjà
survenue au titre de ces derniers.

b) Une mention informant la victime du fait qu’elle peut obtenir de la part de la


compagnie d’assurance sur simple demande et sans frais, une copie du PV
d’enquête de la force publique et une autre mention lui rappelant le fait qu’elle
peut à son libre choix, se faire assister à ses propres frais, du conseil de son choix.
ces mentions sont nécessaires à peine de nullité relative de la transaction qui
pourrait intervenir par la suite.

c) Une mention informant la victime du fait qu’elle peut dénoncer la transaction


survenue entre l’assureur et elle dans un délais de 15 jours à compter de sa
conclusion par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, si elle
estime que cette transaction n’est pas respectueuse des dispositions du code
CIMA (Art. 235 du code , 2ème alinéa).

d) L’évaluation du montant global de chaque chef de préjudice et le montant qui


revient au bénéficiaire (art.243, Alinéa 1er). L’offre de transaction doit par ailleurs
indiquer les limitations ou les exclusions d’indemnisation et les justifier (Art. 243,
2eme alinéa).

2) LE DELAIS DE L’OFFRE DE TRANSACTION

Selon l’article 231, l’offre d’indemnisation doit être faite par l’assureur à la victime
dans un délai de 12 mois à compter de l’accident. Cette offre doit être faite dans ces
délais, que les intéressés aient présentés une réclamation à l’assureur ou pas. En cas
de décès de la victime, l’offre doit être faite à ses ayants droit dans les huit mois du
décès (Art. 231, 1er alinéa du code CIMA). L’absence de présentation d’offre dans les
délais susmentionnés, est passible des sanctions administratives prononcées par la
commission (article 231, 2ème alinéa du Code CIMA). Aucune saisine des tribunaux
n’est possible avant l’expiration de ce dé[Link] présentation tardive de l’offre de
transaction entraine des pénalités pour l’assureur. En effet, selon les termes de
l’article 233, 1er alinéa du code CIMA, lorsque l’offre n’a pas été faite ou a été faite
en violation des délais impartis à l’article 231, le montant de l’indemnité produit de
plein droit un intérêt de retard égal à 5 % par mois de retard à compter de
l’expiration du délai et jusqu’au jour de l’offre devenue définitive.

1) LES PREJUDICES CONSECUTIFS A DES BLESSURES NON VOLONTAIRES

Ils se subdivisent en préjudices patrimoniaux et en préjudices extrapatrimoniaux. Selon


le 2è alinéa de l’article 260 du code CIMA, le préjudice économique causé par
l’incapacité permanente ne donne lieu à l’indemnisation que lorsque le taux de cette
incapacité se chiffre à 50 % au moins.

1-1) Les préjudices patrimoniaux

Ils présentent la caractéristique d’être directement liés aux blessures de la victime.

Rentrent dans cette catégorie, l’incapacité permanente, l’incapacité temporaire et les


frais de traitements.

1.1.1) L’incapacité permanente

L’incapacité permanente est la réduction du potentiel physique ou intellectuel dont


reste atteinte une victime après la consolidation de son état. Ce préjudice comprend une
composante physiologique ou fonctionnelle et une composante économique. Certaines
incapacités permanentes ont des répercutions professionnelles contrairement à
d’autres, tout dépendant du métier exercé par la victime avant l’accident. C’est ainsi par
exemple qu’une perte de l’acuité visuelle de l’ordre de 25 % à 30 % contraint un pilote à
changer de profession, cependant qu’elle peut ne pas constituer une entrave à la
poursuite de l’exercice du métier de facteur. De la même manière la perte de
l’auriculaire de la main gauche sera sans influence professionnelle importante pour la
pianiste.

a) La détermination du taux d’invalidité permanente

Le code CIMA distingue la composante physiologique de la composante économique du


préjudice d’invalidité permanente.

b) Détermination de la composante physiologique du préjudice d’invalidité


permanente.
Selon le 1er, le 2ème et le 3ème alinéa de l’article 260 du code CIMA, le montant de ce
préjudice s’obtient en faisant le produit de la valeur du point d’incapacité exprimée en
pourcentage du SMIG annuel conformément au tableau ci-après, par le nombre de point
d’incapacité.

b) La détermination du taux d’invalidité permanente

Le code CIMA distingue la composante physiologique de la composante économique du


préjudice d’invalidité permanente.

Détermination de la composante physiologique du préjudice d’invalidité permanente.

Selon le 1er, le 2ème et le 3ème alinéa de l’article 260 du code CIMA, le montant de ce
préjudice s’obtient en faisant le produit de la valeur du point d’incapacité exprimée en
pourcentage du SMIG annuel conformément au tableau ci-après, par le nombre de point
d’incapacité.

Détermination de la composante économique du préjudice d’invalidité permanente


L’indemnité allouée à ce titre est alors calculée :

- Pour les salariés sur la base de la perte réelle et justifiée

- Pour les personnes actives non salariées, en fonction de la perte de revenu établis
et justifié.

- Pour les actifs non-salariés ne pouvant justifier de revenu, sur la base du SMIG
annuel.

Cette indemnité s’obtient en multipliant le montant du préjudice annuel de la victime


par le prix du franc de rente temporaire arrêté à l’âge de sa consolidation fixé en
fonction de son âge de départ à la retraite.

Conclusion
En somme ,L’assurance est un moyen permettant à l'assuré de gérer les risques et de
bénéficier du secours de l’assureur en cas de survenance d’un sinistre. En souscrivant
une assurance, on transfère le coût d’une perte potentielle à une compagnie
d’assurance en échange d’une somme d’argent appelée « prime » ou « cotisation » que
l’assuré est tenu de verser selon les conditions et termes du contrat. Le préjudice que ce
soit matériel ou bien corporelle ouvre droit à une indemnisation
par trois étapes principales :
 La déclaration ;
 L’étude de dossier et l’expertise ;
 Le règlement.

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