الجـمـهوريـــــة الجـزائريـــــة الديمقراطيـــــة الشـعـبيـــــة
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieure de la Recherche Scientifique وزارة التعليـم العــالي والبحـث العلمـي
Université Frères Mentouri Constantine 1
1جامعـة اإلخوة منتوري قسنطـينة
Faculté des Sciences de la Technologie
كليــة عــلوم التكنولوجيا
Département: Electrotechnique.
الكتروتقني: قسم
TP1 Elp avancée :
Nouvelle structures de convertisseurs
M1 Electrotechnique industrielle:
BOULABIZA Mohammed.
ABID Yahia.
ZEGHDOUD MEBAREK
Badreddine.
Objectif du TP :
L’analyse du fonctionnement des onduleurs à commande MLI (PWM).
Partie théorique :
1. Généralité sur le convertisseur DC-AC :
Les convertisseurs DC-AC appelé aussi des onduleurs permettent de transformer
une source de tension continue en une source de tension alternative. Cette
transformation est basée sur des dispositifs de commandes (semi-conducteurs)
rapides et robustes. C'est la fonction inverse d'un redresseur.
Il existe de nombreux types d'onduleurs, les deux principales catégories à bien
différencier sont les onduleurs monophasés des onduleurs triphasés. C'est-à-dire
que la première catégorie permet de transformer une tension continue (fournie par
une batterie ou à la sortie d'un redresseur par exemple) en une tension sinusoïdale.
Le second type, fonctionne de la même manière mais au lieu de transformer la
tension en un seul sinus, il en génère trois déphasés chacun entre eux de 120°.
La tension en sortie du convertisseur continu/alternatif prend les caractéristiques
suivantes :
• N’est pas sinusoïdale. En effet, les semi-conducteurs travaillant en
commutation,
• La tension de sortie est sous forme un créneau.
Définition des harmoniques : La présence d'harmoniques dans les systèmes
électriques signifie que le courant et la tension sont déformés et s'écartent de
formes d'ondes sinusoïdales.
Les courants harmoniques sont causés par des charges non linéaires connectées au
système de distribution. Une charge est dite non linéaire lorsque le courant qu'elle
absorbe n'a pas la même forme d'onde que la tension d'alimentation. La circulation
de courants harmoniques dans les impédances du réseau crée ensuite des
harmoniques de tension, qui déforment la tension d'alimentation.
Sur la Figure 1, sont représentées des ondes de courant typiques pour des charges
non linéaires monophasées (en haut) et triphasées (en bas).
Figure 1 : Exemples de formes d'onde de courant déformé
Le théorème de Fourier indique que toutes les fonctions périodiques non
sinusoïdales peuvent être représentées comme la somme des termes (i.e. une série)
constituée de :
Un terme sinusoïdal à la fréquence fondamentale,
Des termes sinusoïdaux (harmoniques) dont les fréquences sont des
multiples entiers de la fréquence fondamentale,
Une composante continue, le cas échéant.
L'harmonique de rang h (communément appelé "harmonique h") d'un signal est la
composante sinusoïdale dont la fréquence est h fois la fréquence fondamentale.
L'équation de la décomposition harmonique d'une fonction périodique y(t) est
présentée ci-dessous :
Où :
Y0 : valeur de la composante continue généralement nulle et considérée
comme telle ci-après,
Yh : valeur efficace de l'harmonique de rang h,
ω : vitesse angulaire de la fréquence fondamentale,
Φh : phase de la composante harmonique à t = 0.
La Figure 2 représente un exemple d'une onde de courant affectée par la distorsion
harmonique sur un système de distribution électrique à 50 Hz. Le signal déformé
est la somme de composantes harmoniques superposées :
La valeur de la fréquence fondamentale (ou harmonique de rang 1) est de 50
Hz,
L’harmonique de rang 3 a une fréquence de 150 Hz,
L’harmonique de rang 5 a une fréquence de 250 Hz,
Figure 1 : Exemple d'un courant contenant des harmoniques
Le Taux de distorsion harmonique (THD) : est un indicateur de la qualité du
traitement du signal dans un appareil, il est généralement exprimé en pourcentage,
THD est le rapport entre la valeur efficace de toutes les composantes harmoniques
du signal Y, ramenée à la composante fondamentale Y1.
Pour réguler la question et limiter les niveaux de distorsion de tension, on utilise
la technique de modulation.
2. Techniques de modulation (commande d’onduleur) :
La modulation désigne l’ensemble des techniques qui permettent de générer un
signal quantifié, image du signal de référence continu. La modulation a pour
objectif de générer la représentation la plus proche du signal de référence à partir
d’un nombre de niveaux de tensions fixé. Elle ne nécessite pas la connaissance de
la topologie du convertisseur qui va appliquer cette représentation à la charge, au
contraire de la commande qui applique la représentation obtenue au convertisseur,
et ce qui nécessite la connaissance précise de la topologie et de son fonctionnement.
Le signal de référence est l’image du signal qu’il faudrait idéalement appliquer au
convertisseur. Le signal modulé est l’image du signal le plus proche que le
convertisseur est capable d’imposer grâce à sa structure. Différentes commandes
sont recensées dans la littérature.
On peut citer la commande MLI (Modulation par Largeur d'Impulsion) et la
commande par hystérésis,
Modulation de largeur d’impulsion MLI (PWM) :
La modulation de largeur d’impulsion consiste à comparer le signal de référence
avec un ensemble de porteuses (signal triangulaire ou en dents de scie). Le nombre
de porteuses est inférieur d’une unité par rapport au nombre de niveaux souhaités.
La comparaison permet de produire un signal modulé qui servira à déterminer les
signaux de gâchettes des interrupteurs. En effet chaque niveau du signal modulé
correspond à un niveau de tension de sortie et sera obtenu avec un chemin de
courant bien précis découlant de l’état des interrupteurs du convertisseur.
Principe de commande des courants par MLI
Commande par hystérésis
La commande par hystérésis, appelée aussi commande en tout ou rien, est une
commande non linéaire qui utilise l’erreur existant entre le courant de référence et
le courant produit par l’onduleur. L’erreur est comparée à un gabarit appelé bande
d’hystérésis. Dès que l’erreur atteinte la bande inférieure ou supérieure, un ordre
de commande est envoyé de manière à rester à l’intérieur de la bande. La simplicité
de la mise en œuvre, comme le montre la Figure, est le principal atout de cette
technique.
Principe de commande des courants par hystérésis
Partie pratique :
I. La commande MLI :
Le circuit de commande
- Vm : amplitude 0.8 V, fréquence Fm=50 Hz
- Vp : valeur crête à crête = 1V, DC offset = -1, fréquence fp=1500 Hz
I. Préparation TP : À partir de l’implémentation du circuit précédent dans le
logiciel de simulation on complète le chronogramme suivant :
Vp Vm
0.5
-0.5
-1
Commande MLI
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018
Time (s)
Comparaison entre le signal de référence et le signal triangulaire (commande MLI)
II. Simulation :
1. L’étude d’un onduleur monophasé en pont H à base d’IGBT par la commande
MLI
E=100 V, R=12 Ω, L=40 mH
Chronogrammes de la tension de sortie et du courant 𝑽ch, 𝒊ch :
Vch
100
50
-50
-100
-150
Ich
-2
-4
-6
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012 0.014 0.016 0.018 0.02
Time (s)
2. En utilisant la fonction FFT pour visualiser et relever les spectres de Vch et Ich :
Vch
100
80
60
40
20
Ich
0 500 1000 1500 2000
Frequency (Hz)
Vch : TDH = 3.34%,
Fondamental : Amp = 80, fréquence = 50 Hz
Harmoniques : Amp = 22.11, fréquence = 1400 Hz et 1600 Hz
Ich : TDH = 1.13%,
Fondamental : Amp = 4.62, fréquence = 50 Hz
Harmoniques : Amp = 9.81×10-2, fréquence = 1400 Hz et 1500 Hz
Remarques :
- Depuis le spectre d’amplitude de tension : On remarque que les harmoniques
sont au tour de la fréquence porteuse fp (1500 Hz), donc ils sont très éloignés
du fondamental (50 Hz). On peut dire aussi que le spectre possède mois
d’harmonique de basse fréquence.
- Depuis le spectre d’amplitude de courant : On peut observer que les
harmoniques sont très atténuées (ont été filtrées), le fondamental et alors
fortement prépondérant.
3. Onduleur triphasé à commande MLI (décalées de 120°) :
Chronogrammes des tensions Vm1, Vm2, Vm3
Vm1 Vm2 Vm 3
0.5
-0.5
-1
0 0.01 0.02 0.03 0.04
T i m e (s)
Vm1 Vp
0.5
-0.5
-1
V1
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.01 0.02 0.03 0.04
Vm2 Vp
Time (s)
1
0.5
-0.5
-1
V2
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.01 0.02 0.03 0.04
Vm3 Vp Time (s)
La comparaison chaque tension avec la porteuse (MLI) :
0.5
-0.5
-1
V3
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.01 0.02 0.03 0.04
T i me (s)
Chronogrammes des tensions de sortie et des courants :
- Les tensions Vch1, Vch2, Vch3
Vch1
100
50
-50
-100
0Vch2 0.01 0.02 0.03 0.04
Time (s)
100
50
-50
-100
0Vch3 0.01 0.02 0.03 0.04
Time (s)
100
50
-50
-100
0 0.01 0.02 0.03 0.04
Time (s)
- Les courants Ich1, Ich2, Ich3
Ich1 Ich2 Ich3
-1
-2
-3
0 0.01 0.02 0.03 0.04
Time (s)
- En utilisant la fonction FFT
Vch1 Vch2 Vch3
40
30
20
10
Ich1 Ich2 Ich3
2.5
1.5
0.5
0 500 1000 1500 2000
Frequency (Hz)
Vch : TDH = 0.92%,
Fondamental : Amp = 39, fréquence = 50 Hz
Harmoniques : Amp = 10.63, fréquence = 1400 Hz et 1600 Hz
Ich : TDH = 0.023%,
Fondamental : Amp = 2.25, fréquence = 50 Hz
Harmoniques : Amp = 0.03, fréquence = 1400 Hz et 1500 Hz
Remarques :
Depuis les spectres des tensions et courants : On remarque que les harmoniques
sont plus atténuées par rapport à l’onduleur monophasé.
II. La commande par hystérésis :
Le circuit de commande
Vupper Vlower
0.5
-0.5
-1
Vref
1.5
0.5
-0.5
-1
-1.5
V33 V34
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.01 0.02 0.03 0.04
Time (s)
Simulation :
1. L’étude d’un onduleur monophasé en pont H à base d’IGBT par la commande à
hystérésis :
Chronogrammes de la tension de sortie et du courant 𝑽ch, 𝒊ch :
- Vch :
Vch2
100
50
-50
-100
-150
0 0.01 0.02 0.03 0.04
T ime (s)
- Ich :
Ich2
0.5
-0.5
-1
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
T i me (s)
2. En utilisant la fonction FFT pour visualiser et relever les spectres de Vch et Ich :
Vch2
80
60
40
20
Ich2
0.8
0.6
0.4
0.2
0 5000 10000 15000 20000
Frequency (Hz)
- Vch : THD = 14.2%,
Fondamental : Amp = 13.11, fréquence = 50 Hz
Les premiers Harmoniques : H5(f5=4.9 KHz), H7(f7=9.8 KHz), H9(f9=14.9 KHz),
H11(f11=19.71 KHz).
Ich : THD = 0.99%,
Fondamental : Amp = 0.8, fréquence = 50 Hz
Les premiers Harmoniques : fréquence = 4.94 KHz
Conclusion :
La commande hystérésis a l’avantage d’être simple et facile à mettre en œuvre.
Elle possède un bon temps de réponse en régime dynamique, une bonne stabilité et
une bonne précision. Le seul paramètre de régulation dans cette commande est la
largeur de la bande d'hystérésis qui détermine l'erreur sur les courants et la
fréquence de commutation.
À l’opposition de la technique de modulation MLI, celle-ci, a l’inconvénient
de fonctionner à des fréquences de commutation variables et non contrôlables.