Cours de Physique Tle D
Cours de Physique Tle D
Sommaire
N° CHAPITRES Pages
MÉCANIQUE
M1 Cinématique 2
M2 Mouvement du centre d’inertie d’un système matériel 13
M3 Mouvement dans un champ uniforme 21
M4 Interaction gravitationnelle 26
M5 Oscillation mécanique libre 35
ÉLECTRICITÉ
E1 Champ magnétique 43
E2 Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique uniforme 50
E3 Loi de Laplace 59
E4 Induction électromagnétique 66
E5 L’auto-induction 72
E6 Montage dérivateur et intégrateur 78
E7 Oscillations électriques libres dans un circuit LC 83
E8 Circuit RLC en régime sinusoïdale forcé 93
RÉACTIONS NUCLÉAIRES
R1 Réactions nucléaires spontanées 105
R2 Réactions nucléaires provoquées 109
CINÉMATIQUE DU POINT
La cinématique est l’étude du mouvement d’un point par rapport à un référentiel
donné
I. DEFINITIONS
1. Référentiel et Repère
1.1 Référentiel
Le référentiel est l’ensemble des repères R(O, i, j, ⃗k ) liés à un solide considéré immobile.
Pour l’étude des mouvements de courtes durées au voisinage de la terre, le référentiel
terrestre suffit : c’est tout repère (O, i, j, ⃗k ) dont l’origine O est un point de la terre.
1.2 Repère
a. repère d’espace
Un repère d’espace est l’association d’un point fixe O lié au référentiel (origine du
repère) et d’une base composée de vecteurs unitaires (O, i, j, ⃗k ).
Exemples
Le repère cartésien R (O, 𝐢, 𝐣, 𝐤 )
j
i
⃗k
Le repère de Frenet (A ,𝛕 ⃗ ,𝛈
⃗)
NB : La base liée au repère de Frenet est mobile et il est utilisé pour des trajectoires
planes.
⃗
𝛕
trajectoire
⃗
𝛈
Sens du mvt
b. Repère de temps
Un repère de temps ou de dates nécessite la donnée d’une origine des temps liée à un
événement précis et d’un appareil permettant de comptabiliser le temps
(chronomètre...)
défilement du temps
𝐭 𝟎= 0 t > 𝐭 𝟎= 0
O x i
z
⃗
k
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝟎𝐌 = x 𝐢 + y 𝐣⃗ + z 𝐤 : les coordonnées x, y et z du point M, dépendent du paramètre du
temps. On a dont les équations horaires ou paramétriques du mouvement du point M.
3. vecteur vitesse
Le vecteur vitesse à un instant t donné est égal à la dérivée par rapport au temps du
vecteur position de ce point.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒅𝑶𝑴 𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛
⃗⃗ =
𝑽 ; alors (Vx = = 𝒙̇ ) ; (Vy = = 𝒚̇ ) ; ( Vz = = 𝒛̇ )
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
𝒅𝒙 𝒅𝒚 𝒅𝒛
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ =
𝑽(𝒕) = Vx 𝒊 + Vy 𝒋 + Vz 𝒌 𝒊 + 𝒋 + ⃗ = 𝒙̇ 𝒊 + 𝒚̇ 𝒋 + 𝒛̇ 𝒊
𝒌
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕
4. vecteur accélération
a. définition
Le vecteur accélération est égal à la dérivée par rapport au temps du vecteur vitesse.
𝒅𝑽𝒙
(ax = = d2x/d2t = 𝒙̈ )
𝒅𝒕
⃗
𝒅𝑽 𝒅 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴
⃗ =
𝒂 = (d ) = d2 (ay =
𝒅𝑽𝒚
= d2y/d2t = 𝒚̈ )
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕𝟐 𝒅𝒕
𝒅𝑽𝒛
(ay = = d2z/d2t = 𝒛̈ )
𝒅𝒕
Finalement : 𝐚
⃗ = 𝐱̈ 𝐢 + 𝐲̈ 𝐣 + 𝐳̈ 𝐤
M 𝐕𝟐
an = = R.ω2 : accélération normale
⃗
𝛈 𝐑
⃗
𝛕 𝐝𝐕
⃗𝛈
𝐚 at = = accélération tangentielle
𝐚⃗ ⃗𝛕
𝐚 𝐝𝐭
C
𝒅𝒗 𝒗𝟐
⃗ = at 𝝉
𝒂 ⃗ + an 𝜼
⃗ = ⃗ +
𝝉 ⃗
𝜼
𝒅𝒕 𝑹
avec 𝜂 : vecteur unitaire normal et 𝜏: vecteur unitaire tangentiel
O i 𝐌𝟎 M
x
( 𝐱𝟎 ,𝐭 𝟎 ) ( 𝐱 ,t)
A tout instant la position x du mobile est repérée par l’équation horaire suivante :
x(t) = v(t– 𝒕𝟎 ) + 𝒙𝟎 ;
Si la date (t 0 = 0) et x0 est l’abscisse à la date (t=0) on a :
x(t) = v.t + 𝒙𝟎
O i 𝐌𝟎 M
x
( 𝐯𝟎 ,𝐭 𝟎 ) (𝐯𝐱 ,t)
A tout instant la vitesse v du mobile est repérée par l’équation horaire suivante :
v(t) = a(t – 𝒕𝟎 ) + 𝒗𝟎
Si la date (t 0 = 0) et v0 est la vitesse à la date (t=0) on a :
v(t) = a.t + 𝒗𝟎
c. vitesse angulaire
La vitesse angulaire à un instant t est égale à la dérivée par rapport au temps de
l’abscisse angulaire :
𝐝𝛉(𝐭)
ω(t) = = 𝛉̇(t) ω(rad); θ (rad) ; t(s)
𝐝𝐭
d. vitesse linéaire
La vitesse linéaire de M à un instant t est égale au produit du rayon de courbure R par la
vitesse angulaire ѡ.
𝐝𝛉(𝐭)
v = Rω = R. = R𝛉̇ v = R×𝝎 v(m/s) ; R(m) ; ѡ(rad/s)
𝐝𝐭
e. expression de l’accélération
𝒅𝒗 𝒗𝟐
⃗ = at 𝝉
𝒂 ⃗ + an 𝜼
⃗ = ⃗ +
𝝉 ⃗
𝜼
𝒅𝒕 𝑹 𝑣2
Si le mouvement circulaire est uniforme alors son 𝑣3
accélération tangentielle est nulle et sa vitesse angulaire 𝑎3
𝒅𝒗 𝑎2
est constante :(ω = 𝜽̇= cte ; alors = at = 0) on a :
𝒅𝒕
𝐕𝟐 𝑎1
an = = R.𝛚2
𝐑
L’accélération est centripète.
Remarque : 𝑣1
Le vecteur vitesse change d’orientation à chaque
instant, mais sa norme reste constante.
Le vecteur accélération centripète a⃗ change d’orientation, mais sa norme reste
constante.
𝟐𝛑
T=
𝛚
Exemple
Une voiture a une vitesse initiale de 10m.s-1. Elle est en train de rouler sur une route
rectiligne avec une accélération constante de 0,8 m.s-2.
1. calculer sa vitesse au bout de 10 s.
2. calculer la distance parcourue entre t1 = 2s et t2 = 5 s
3. calculer la vitesse de la voiture après un parcours de 50 m.
Résolution
1. sa vitesse au bout de 10s est :
v = a.t +v0 = 0,8×10+10 = 18m.s-1
2. la distance parcourue entre les dates t1 =2s et t2 = 5s
1
x1 = at12 + v0t1 = 0,44×4+10×2 = 21,6 m
2
1
x2 = at 22 + v0t2 = 0,44×25 +10×5 = 60 m
2
Δx = x2 – x1 = 38,4 m
3. calcul de la vitesse après un parcours de 50 m.
v 2 −v02 = [Link]
v = √100 + 1,6 × 50 = 13,4 m.s-1
Exercice 1
Un mobile M aborde le tronçon circulaire d’un mouvement uniforme de vitesse
v= 10m.s-1.
Le rayon du tronçon est R=10cm. O
1. exprimer et calculer la vitesse angulaire ѡ du mobile
sur ce tronçon. 𝛉
R
2. établir les lois horaires de l’abscisse angulaire θ=f(t) et
de l’abscisse curviligne s=g(t) du mobile sur le
tronçon. A
On précisera qu’a t=0, le mobile est au point A.
Résolution détaillée
1. Expression et calcul de la vitesse angulaire.
V
v=Rѡ, donc ѡ = R et le calcul donne ѡ = 100rad.s-1
2. Equations horaires θ=f(t) et s=g(t)
Nous avons un mouvement circulaire uniforme.
Donc, θ=ѡ.t+θ0 ; avec, θ0=0 car le mobile démarre en A.
Finalement, θ=100.t
Aussi, s = R.θ, donc s = 10.t
Exercice 2
Un mobile aborde une piste circulaire BC de centre O et de rayon r=10m, avec une
vitesse angulaire constante ω = 0,1rad.s-1.
Déterminer : O
1. la vitesse linéaire. C
2. L’équation horaire θ(t) du mouvement θ
du mobile (t=0s lorsque le mobile est
en B). A B
3. l’instant où le mobile atteint le point C.
Sachant que l’angle (BOC) = 30°
Résolution détaillée
1. vitesse linéaire
v = Rω = 0,1×10 = 1m.s-1
2. équation horaire
θ(t) = ωt +θ0 ; θ0 = 0 où θ(t) = 0,1t
3. l’instant d’arrivé en C
𝛉(𝐭) 𝛑
t= = où t = 5,23s
𝛚 𝟔𝛚
EXERCICES D’APPLICATIONS
Exercice 1
Dans un repère orthonormé (O,i,j,k ⃗ ) un vecteur position mobile M donnée à la date par :
⃗ )t2+ (4k
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =( j -2k
OM ⃗ -2j )t + 4i +5k
⃗
Les unités de mesures sont celles du système international.
1. Donner l’expression ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ )
OM = f(t) dans la base ( i ,j ,k
2. En déduire x(t) ;y(t) ;z(t)
3. Montrer que le mouvement du mobile est plan puis préciser le plan dans lequel il
se déroule.
a. Déterminer les expressions du vecteur vitesse v ⃗ et du vecteur accélération a⃗
du mobile M.
b. Que peut-on dire du vecteur accélération ?
4. Etablir l’équation cartésienne de la trajectoire de M et préciser sa nature.
Résolution détaillée
1. OM⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 4i +(t2 -2t)j +(4t -2t2+5)k ⃗
2.
x(t) = 4
{ y(t) = t 2 − 2t
z(t) = 4t − 2t 2 + 5
3. x(t) = 4 = cte donc le mouvement du mobile M est plan et il se déroule dans le
plan (y4z) ou le plan (yoz) parallèle à la droite d’équation x=4
dOM⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ x =̇ 0
a. v ⃗ = ; v ⃗ = { ẏ = 2t − 2 ⃗
⃗ =(2t-2)j +(-4+4t)k
v
dt
ż = −4t + 4
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ẍ = 0
dv⃗ OM
b. a⃗ = dt = d 2 = { y ̈
2 =2 ⃗
a⃗ =2j -4k
dt
z = ̈ −4
donc a⃗ est un vecteur constant car il est indépendant du temps.
4. équation de la trajectoire
y(t) = t2-2t or z(t) = -2t2+4t+5 = -2(t2-2t)+5 = -2(y)+5 finalement
z = -2y +5
Exercice 2
On considère une montre comportant trois aiguilles : l’aiguille des heures, l’aiguille des
minutes et des secondes ou (trotteuse).
1. déterminer la vitesse angulaire de chacune des aiguilles.
2. La trotteuse a une longueur de 13 mm
a. Quel est le vecteur vitesse de son extrémité
b. Quel est le vecteur accélération de son extrémité.
Résolution détaillée
2×π×trs
1. vitesse angulaire de l’aiguille des heures : ѡ =
t(s)
2π×1
L’aiguille des heures fait 1tours en 12 heures : ω = = 1,45.10-4 rad/s
12×3600
2π×1
L’aiguille des minutes fait 1tours en 60 minutes : ω = = 1,74.10-3 rad/s
60×60
2π×1
L’aiguille des secondes fait 1 tours en 60 secondes : ω = = 1,05.10-1
60
rad/s.
2. déterminons la vitesse et l’accélération
La vitesse linéaire : v = R.Ѡ = 13.10-3×1,05.10-1 = 1,36.10-3m/s
L’accélération : 1,05.10-1× 1,36.10-3= 1,43.10-4ms-2
Exercice 3
A- un mobile décrit dans le repère (O,i) une trajectoire rectiligne d’un mouvement
uniforme.
Il part à l’instant t =0s de l’abscisse x= -5m dans le sens positif avec la vitesse
+3m.s-1.
Établir l’équation horaire du mouvement ?
B- un mobile décrit dans le repère (O ;i), une trajectoire rectiligne d’un mouvement
uniforme. A l’instant t = 1s, l’abscisse du mobile est 8m. A l’instant t =3s, son
abscisse est -4m.
Établir les équations horaires x(t) et v(t) du mobile M.
C- un mobile ponctuel est animé d’un mouvement rectiligne uniformément varié sur
une trajectoire (x’x) munie du repère (O ;i).
A la date t =0s, il est à l’abscisse x0= -1m.
A la date t =4s, il est à l’abscisse x1= 2m.
A la date t =3s, il est à l’abscisse x2= 4m.
Établir les équations horaires x(t) et v(t) du mobile M.
D- un mobile ponctuel M est animé d’un mouvement rectiligne uniformément varié
sur une trajectoire (x’x) munie du repère (O ;i).
A la date t=0, son abscisse est -1m et sa vitesse 3m.s-1.
A la date t=1s, il passe par l’origine des abscisses.
1- Établir l’équation horaire x(t) du mouvement de M.
2- Déterminer les intervalles de temps sur lesquels, le mouvement de M est soit
retardé, soit accéléré. Signalons que la date t est comprise entre 0 et 2s.
E- un mobile M est animé d’un mouvement rectiligne uniformément varié sur un axe
(x’x) munie du repère (O ;i).
A l’instant t=0s, son abscisse est -1m, puis aux instants t=2s et t=6s, ses vitesses
sont respectivement 4m.s-1 et 8m.s-1.
1- Établir les équations horaires x(t) et de la vitesse v(t) du point M.
2- Calculer l’abscisse et la vitesse au bout de t=20s.
Résolution détaillée
A- l’équation horaire est : x(t) = vt + x0 (x0=-5m et v0=3m.s-1)
x(t) = 3t-5
B- l’équation horaire est : x(t)= v0t+x0
8 = v0 t + x0 a t = 1s
{
−4 = v0 t + x0 a t = 3s
8 = v0 + x0
{
−4 = 3v0 + x0
finalement v0 =-6m et x0=14m ; l’équation horaire est donc : x(t) = -6t+14
𝟏
C- l’équation horaire est : x(t) = 𝒂𝒕𝟐 + 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎
𝟐
1 1
x1 = 2 at12 + v0 t1 + x0 2 = 2 a(4)2 + 4v0 − 1
{ 1 ;{ 1
x2 = 2 at 22 + v0 t 2 + x0 4 = 2 a(3)2 + 3v0 − 1
2 = 8a + 4v0 − 1
{
4 = 4,5a + 3v0 − 1
2−8a+1
alors v0 = = 0,5-2a+0,25 = 0,75-2a
4
v0 = 0,75 − 2a
{
4 = 4,5a + 3 × (0,75 − 2a) − 1
Finalement a=1,83m.s-2 et v0=4,41m.s-1
L’équation horaire est : x(t)= − 0,915t2 + 4,41t-1
L’équation horaire de la vitesse est : v(t) = −1,83t + 4,41
D- l’équation horaire est :
à t=0 ; x0=-1m ; v0=3m.s-1
à t=1 ; x0=0
𝟏
x(t)= 𝟐 𝒂𝒕𝟐 + 𝒗𝟎 𝒕 + 𝒙𝟎
𝟏
x(t=1)= 𝟐 𝒂 + 𝟑 − 𝟏 alors a = - 4m.s-1
L’équation horaire du mouvement est : x(t) = −2t 2 +3t−1
L’équation horaire de la vitesse est : v(t)= −4t+3
On étudiera le mouvement du mobile sur l’intervalle t є [0; 2]
L’accélération a = -2m.s-2 < 0
𝟑
La vitesse s’annule à la date t = 𝟒s = 0,75s
Les racines de la position de x sont : x1 = 0,5m et x2 = 1m
t 0 0,5 0,75 1 2
a − −
v + 0 −
x 0 −1 0
v.a − +
mvt retardé 0 mvt accéléré
MOUVEMENT DU CENTRE
D’INERTIE D’UN SYSTEME MATÉRIEL
I. LES RÉFÉRENTIELS GALILÉENS
1. Rappels
1.1 Notion de force
a. définition
Une force est une action mécanique exercée sur un système, capable éventuellement de
le déformer, de le maintenir en équilibre, d’amorcer ou de modifier son mouvement.
La force s’exprime en newton (N) et peut être mesuré grâce à un dynamomètre.
b. caractéristiques d’une force
Une force est une grandeur vectorielle caractérisée par :
Une direction
Un sens
Un point d’application
Un module exprimé en newton (N)
b. cas particuliers
∑ ⃗𝑭𝒆𝒙𝒕 = ⃗𝟎
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0 alors ⃗a = ⃗0
⃗ = ⃗0 le système est immobile
v
{
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∶ le mouvement est uniforme
⃗ = cste
v
C’est le principe de l’inertie(∑ ⃗𝑭𝒆𝒙𝒕 = ⃗𝟎) : 1ère loi de newton
∑𝑭 ⃗ 𝒆𝒙𝒕 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒄𝒔𝒕𝒆
⃗
dv
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ma⃗ ⟹ a⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
cste or = a⃗ ⟹ 𝒗
⃗ = at+v0
dt
Si a⃗ et v
⃗ sont colinéaires alors le mouvement est rectiligne uniformément varié.
Si a⃗ et v
⃗ ne sont pas colinéaires alors le mouvement est parabolique (prochain chapitre).
b. énoncé du théorème
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide entre deux
instants, est égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces s’exerçant sur
le solide pendant cette durée de la variation.
⃗⃗⃗⃗ 𝐴→𝐵
𝜟𝑬𝑪𝑨→𝑩 = ∑ 𝑾(𝐹)
Exercices d’applications
Application N°1
Un solide de masse m, glisse sans vitesse initiale selon la ligne de plus grande pente d’un
plan incliné faisant un angle α avec l’horizontale. Nous admettrons que le solide est en
translation. Les forces de frottements sont équivalentes à une force unique f.
1. déterminer l’expression de l’accélération a du solide. En déduire la nature du
mouvement.
2. donner l’expression de la vitesse pour une distance l parcourue.
Application N°2
Un solide ponctuel (S) de masse m=100g, abandonné sans vitesse initiale, glisse sur un
plan incliné d’un angle α=20° par rapport au plan horizontal.
(S) A
𝑖
B α
1. on considère les frottements négligeables.
1.1 établir l’expression littérale de l’accélération du mouvement du solide en
fonction de g et α.
en déduire la nature du mouvement de S.
1.2 établir l’équation horaire du solide en prennent comme origine des abscisses
la position A à laquelle le solide est abandonnée et pour origine des dates,
l’instant de l’abandon.
1.3 déterminer l’instant de passage du solide en B sachant que AB=2m.
en déduire la durée du parcours AB.
Application N°3
Un solide de masse m assimilable à un point matériel est placé au sommet A d’une
sphère de rayon r. Le solide S glisse sans frottement le long de la sphère. Sa vitesse
initiale est VA=0. La position de S est déterminée par l’angle θ.
1. déterminer l’expression de la réaction R de la sphère sur le solide et en déduire la
position où le solide S quitte la sphère
2. Quelle est sa vitesse au moment où elle quitte la sphère ?
Application N°4
Un corps A de masse mA=70g entraine dans sa chute un corps B de masse mB=80g qui
glisse sur un plan incliné d’un angle α=30°. A et B sont reliés par l’intermédiaire d’un fil
inextensible qui passe par la gorge d’une poulie dont-on néglige la masse.
Calculer en négligeant tous les frottements, l’accélération et la tension du fil (g=10m.s-1)
RÉSOLUTIONS
Application N°1
1. Donnons la nature du mouvement
Système : le solide y
Repère : (O,i)
⃗RN x’
Référentiel terrestre supposé galiléen f
Bilan des forces extérieures :
P ⃗ : le poids du solide a⃗
α y’
⃗R N : la réaction normale α
x
f : les forces de frottements ⃗P
Appliquons le théorème du centre d’inertie :
∑F⃗ ext = ma⃗ soit P
⃗ +f+R
⃗ N = ma⃗
𝒇
suivant l’axe (xx’) : Psinα+0-f=ma soit a = gsinα −
𝒎
g, α, m et f sont constantes alors a=cste et la trajectoire est une droite : le mouvement est
donc rectiligne uniformément varié.
2. donnons l’expression de la vitesse pour une distance l parcourue
appliquons le théorème de l’énergie cinétique : ∑ 𝑊(𝐹) ⃗⃗⃗⃗ 𝐴→𝐵 = 𝛥𝐸𝐶
𝐴→𝐵
EC - EC = W(P ⃗ )+W(R
⃗ )+W(f) or W(R⃗ ) =0 car R
⃗ est perpendiculaire à la vitesse 𝑣
B A
Application N°2
1. calcul de l’accélération
Système : le solide
Repère : (O,i) y
Référentiel terrestre supposé galiléen
⃗N
R x’
Bilan des forces extérieures :
⃗P : le poids du solide
⃗ N : la réaction normale
R a⃗
α y’
Appliquons le théorème du centre d’inertie : α
x
∑ ⃗Fext = ma⃗ soit ⃗P + f + ⃗R N = ma⃗ ⃗
P
suivant l’axe (xx’) : Psinα+0-f=ma soit a = gsinα
g, α et m sont constantes alors a=cste et la trajectoire est une droite : le mouvement est
donc rectiligne uniformément varié.
2. équation horaire du mobile
1
MRUV : donc x(t)= 2 at 2 +v0 t+x0
(Sachant que 𝒂𝒙 = a = gsinα ; 𝒗𝟎𝒙 = 𝒗𝟎 =0) car v0 =√(v0x
2
) = v0x idem pour
l’accélération a.
1
x(t) = 2 (gsinα).t2 d’où x(t)=1,7t2
3. instant de passage en B
A origine alors xA = 0 ; AB = xB −xA = xB
1 [Link] 2×2
xB = [Link]αt 2B d’où tB = √[Link]α = √10×sin20° = 1,1s
Le parcours dure Δt=tB-tA=1,1s car le solide démarre à l’origine des dates tA=0s
Application N°3
1. déterminons la réaction R de la sphère x’
Système : le solide S
⃗R
Repère de Frenet (S, τ⃗, η
⃗) y’
Référentiel terrestre supposé galiléen τ⃗
y
Bilan des forces extérieures :
⃗
η
⃗P : le poids du solide θ
⃗R N : la réaction normale ⃗P
x
Appliquons le théorème du centre d’inertie :
∑F⃗ ext = ma⃗ soit P
⃗ +R
⃗ N = ma⃗
dv
P = Pcosθ aτ = dt
⃗ { τ
Projetons suivant les axes P ; ⃗ { R τ = 0 et a⃗ {
R
Pη = Psinθ R n = −R v2
aη =
r
mv2
soit R=mgsinθ - ; le solide S quitte la sphère si et seulement si son contact avec cette
r
mv2
derniere est rompu c'est-à-dire pour R=0 ce qui implique mgsinθ - = 0 (1)
r
2. déterminons l’expression de la vitesse v.
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique : ∑ 𝑊(𝐹)
⃗⃗⃗⃗ 𝐴→𝐵 = 𝛥𝐸𝐶
𝐴→𝐵
⃗ ⃗ ⃗ ⃗
EC - EC = W(P)+W(R) or W(R) =0 car R est perpendiculaire à la vitesse 𝑣
B A
1
⃗ ) = mgh avec h=r(1−sinθ) soit
W(P mv2 = mgr(1−sinθ) d’où v 2 = 2gr(1−sinθ) (2)
2
2
en portant 2 dans 1, on aboutit sinθ = 3 soit θ = 41,81°
3. sa vitesse au moment où elle quitte la sphère
2
En remplaçant la valeur de sinθ =3 dans l’expression (2) on obtient :
𝟐
v = √𝟑 𝒈𝒓
Application N°4
Système : corps B
x
Référentiel : terrestre supposé galiléen y
⃗ B, T
Bilan des forces : P ⃗ B et R
⃗
TCI : ⃗PB + ⃗TB + ⃗R = mB a⃗ projetons la relation ⃗R
⃗B
T ⃗A
T
vectorielle sur l’axe (Ox)
−PB sinα + TB = mB a d’où TB = mB (a+gsinα) (1)
Système : corps A
Référentiel : terrestre supposé galiléen x’ y’
α ⃗PB
Bilan des forces : ⃗PA , ⃗TA ⃗A
P
z
TCI : ⃗PA + ⃗TA = mB a⃗ projetons la relation
vectorielle sur l’axe (Oz)
PA - TA = mA a ⟹ TA = mA (g−α) (2)
La tension du fil inextensible est partout la même : 𝐓𝐀 = 𝐓𝐁
𝐦𝐀 −𝐦𝐁 𝐬𝐢𝐧𝛂
mA (g−α) = mB (a+gsinα) d’où a = g ; A.N: a= 2m.s-2
𝐦𝐀 +𝐦𝐁
la tension des fils : TA = TB =mA (g−α)=0,56N
INTERACTION GRAVITATIONNELLE
I. CHAMP DE GRAVITATION
1. définition
Tous les corps ayant une masse non-nulle exercent des forces les uns sur les autres.
Considérons deux corps A et B, de masse mA et mB, séparés par une distance r.
A exerce une force sur B et B exerce une force sur A : les deux corps s’attirent
mutuellement en créent une force d’attraction gravitationnelle.
Les caractéristiques de ces forces d’attraction gravitationnelle sont :
𝐅B/A 𝐅A/B ⃗
u
A (mA) B (mB)
r
⃗FA/B = − 𝐅B/A
2. Champ de gravitation
a. définition
Lorsque, en amenant un corps de masse m en un point et que celle-ci est soumise à une
⃗ alors, il existe un champ de gravitation en ce point de l’espace
force gravitationnelle F
notée G.
En un point A où existe un champ gravitationnel G, une masse ponctuelle m est soumise
à une force gravitationnelle ⃗F .
b. vecteur champ de gravitation
En un point M d’un espace champ gravitationnelle le champ est caractérisé par un
vecteur appelé vecteur champ gravitationnel ⃗G proportionnel à la force de gravitation ⃗F.
𝐅
⃗ =
𝐆
𝐦
⃗
Caractéristiques du vecteur 𝐆
Direction : même direction que le vecteur ⃗F
⃗
Sens : même sens que le vecteur F
𝐅
Module ou intensité : G = ; G ([Link]-1 ou m.s-2) et m (kg)
𝐦
N.B : le champ de gravitation G est une grandeur positive
Point d’application : M (particule supposée ponctuelle)
P (m)
⃗G
⃗F
G.M
⃗G = − ⃗
.u
r2
⃗
u
M
O
Remarque :
Le vecteur champ de gravitation crée par un ⃗P
G P
solide à répartition sphérique de masse M à la
même expression. Il est centripète car ile est A
⃗A
G
dirigée vers le centre O du solide.
⃗ A = G.M
G ⃗
u
r2 O
La vitesse est indépendante de la masse du satellite. Elle n’est fonction que de son
altitude h.
𝐯 𝐯
Remarque : la vitesse angulaire du satellite est ω (rad.s-1) = 𝐫 = (𝐑 + 𝐡)
𝐓
3. période du mouvement des satellites
La période est le temps d’un tour du satellite (t = T, pour 2π)
Le mouvement du satellite est circulaire uniforme ; son abscisse curviligne est
s = vt avec s = 2πr = v.T (1)
MT
On a : v = √G. ; avec (r = RT+h) ⟹ en élevant les deux membres de (1) au carré on a :
r
[Link] g0
4π2(RT+h)2 = . T2 et MT = R2T ; finalement on obtient :
r G
(𝐑+𝐡)𝟑 𝟐𝛑
T = 2π√ aussi T = 𝐑 (RT+h)3/2
𝐆.𝐌𝐓 𝐓 √𝐠 𝟎
MT MT MT
v = √G. d’où 2πr = √G. .T ⇒ (4π2r2 = G. .T2) ⇒ 4π2r3 = [Link].T2
r r r
𝐓𝟐 𝟒𝛑𝟐
On obtient finalement : = = cte
𝐫𝟑 𝐆.𝐌𝐓
Autour d’un astre les carrés de la période de révolution des satellites en orbite
circulaire sont proportionnels aux cubes des rayons des orbites.
Application
4π2 r3 T2 4π2
T2 = avec M = masse de astre ⇒ =
G.M r3 G.M
On a : 𝟒𝛑𝟐 𝐫𝟑
M= .
𝐆 𝐓𝟐
1. ETUDE DYNAMIQUE
z
⃗
𝐠
𝑣0
𝑘⃗ α
0
𝑖 x
a) Système
Le projectile de masse m
b) Référentiel
Référentiel terrestre supposé galiléen lié au repère orthonormé (O, i , j)
2. ETUDE CINEMATIQUE
2.1. équation horaire du mouvement
a = g = 9,8 m.s2 est une constante donc le mouvement est uniformément varié. On a
alors l’équation horaire :
⃗⃗⃗⃗⃗ du centre d’inertie G du projectile
de la position OG
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝟏 𝐠
𝐎𝐆 ⃗ .t2 + 𝐕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 0 car 𝐚
⃗ 0.t + 𝐎𝐆 ⃗ =𝐠
⃗
𝟐
et celle de la vitesse ⃗VG de son centre d’inertie G,
⃗ =𝐠
𝐕 ⃗ 0 car 𝐚⃗ = 𝐠
⃗ .t + 𝐕 ⃗
À l’instant initial t = 0 on a :
𝐚𝐱 = 𝟎 𝐯𝐨𝐱 = 𝐯𝟎 𝐜𝐨𝐬𝛂 𝐱𝟎 = 𝟎
⃗ {
𝐚 𝐚𝐲 = 𝟎 ; ⃗0 {
𝐕 𝐯𝐨𝐲 = 𝟎 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐎𝐆0 { 𝐲𝟎 = 𝟎
𝐚𝐳 = −𝐚 = −𝐠 𝐯𝐨𝐳 = 𝐯𝟎 𝐬𝐢𝐧𝛂 𝐳𝟎 = 𝟎
𝐱(𝐭) = 𝐯𝟎 𝐜𝐨𝐬𝛂. 𝐭
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ {
𝐎𝐆 𝐲(𝐭) = 𝟎
𝟏
𝐳(𝐭) = − 𝟐 . 𝐠𝐭 𝟐 + 𝐯𝟎 𝐬𝐢𝐧𝛂. 𝐭
On obtient celui de la vitesse en dérivant par le temps t
À l’instant t ≠ 0 ; l’équation horaire de la vitesse est ;
𝐯𝐱 (𝐭) = 𝐯𝟎 𝐜𝐨𝐬𝛂
⃗ {
𝐕 𝐯𝐲 (𝐭) = 𝟎
𝐯𝐳 (𝐭) = −𝐠. 𝐭 + 𝐯𝟎 𝐬𝐢𝐧𝛂.
Le mouvement du projectile se déroule dans le plan perpendiculaire à (oy) donc le plan (xoz) car
y = 0.
2.2. Étude de la trajectoire
a. équation cartésienne de la trajectoire
L’équation de la trajectoire s’obtient comme suit :
𝐱
x = v0cosα.t alors t = et en remplaçant la valeur de t dans z on a ce qui suit :
𝐯𝟎 𝐜𝐨𝐬𝛂
−𝐠 𝛑
z= x2 + [Link]α pour 0 < α <
𝟐𝐯𝟎𝟐 𝐜𝐨𝐬𝛂𝟐 𝟐
b. la flèche H
C’est la hauteur maximale atteinte par le projectile par rapport au plan horizontal
passant par l’origine de tir O.
Elle s’obtient comme suit : z
Au sommet la coordonnée de vitesse selon l’axe (oz) est nulle ⃗S
S V
dz Z
Vz = 0 d’où Vz = dt = −[Link] + [Link]α = 0 S
v0 sinα ⃗0
V
alors tS = et en remplaçant tS dans l’expression de
g H
l’équation horaire selon : z(tS) ⃗
k
α
0 P
On a : 𝐯𝟎𝟐 𝐬𝐢𝐧𝛂𝟐 XS x
H= i
𝟐𝐠
OP = d
𝛑
d’où α = 𝟐 (tir vertical)
Exercice de maison
Déterminer l’abscisse XS au sommet
c. la portée d
La portée horizontale OP = d = xd du tir est l’intersection de la trajectoire du projectile
avec le plan horizontal passant par l’origine.
−𝐠
en P ; z = 0 alors z = f(x) = 0 ; 𝐱 𝐩𝟐 + xp. tanα = 0
𝟐𝐯𝟎𝟐 𝐜𝐨𝐬𝛂𝟐
𝐕𝟎𝟐 𝐬𝐢𝐧𝟐𝛂
d=
𝐠
3. ÉTUDE ÉNERGETIQUE
Il ya conservation de l’énergie mécanique sur tout le parcours du projectile. Soit A et B
deux positions du projectile, on a :
EmA = EmB alors EpA + ECA = EpB + ECB
1
mgzA + 1/2m.vA2 = mgzB + 1/2m.vB2 d’où mg(zA – zB) = 2 m(vB2 −vA2 )
Exercice d’application
Un projectile est lancé dans le champ de pesanteur avec une vitesse v0 = 200 m.s-1.
Calculer, pour une portée horizontale d = 2500 m :
a) les angles de tir possibles ;
b) la flèche ;
c) la durée du tir, l’impact se produisant sur le sol, plan horizontal qui contient le
point de lancement ;
d) la vitesse lors de l’impact.
On prendra g = 9,8 m.s-2.
Résolution détaillée
a) les angles possibles sont
gd 9,8×2500
sin2α = = = 0,6125 d’où 2α1 = 37,8° soit α1 = 18,9°
v20 2002
π
et α2 = 2 – α1 = 71,1°
b) la flèche
v20 sinα2
nous avons h = d’où
2g
avec α1 = 18,9°, h = 214 m (tir tendu)
avec α2 = 71,1°, h = 1825 m (tir en cloche)
1
c) l’équation horaire selon la verticale est : z(t) = - 2g.t2 + (v0sinα)t
1
le projectile heurte le sol en C tel que : zC = 0 = t(- 2g.t + v0sinα) = 0
2v0 sinα
d’où t =
g
soit, avec α1 ; t1 = 13,2 s et avec α2 ; t2 = 38,6 s
d) des équations donnant les cordonnées du vecteur vitesse en fonction du temps,
nous tirons :
ẋ c = v0 cosα
{ ẏ c = 0 d’où vc = √ẋ c 2 + ż C 2 = v0 = 200 m.s-1
ż c = −v0 sinα
la norme du vecteur vitesse v ⃗ C est égale à v0 et sa direction est symétrique de celle du
vecteur v⃗ 0 par rapport à l’axe (O, ⃗k). Ce dernier résultat peut être déduit directement des
propriétés de symétrie de la parabole.
Application
Dans chacun des cas de figure suivant, déterminer :
1. Les équations horaires du mouvement
2. En déduire les équations cartésiennes de leur trajectoire.
y 1 𝑖 x 2
O
⃗g
⃗0
𝒗 𝑘⃗
A ⃗0
𝒗 ⃗g
𝑗
O x
𝑖 z
z 3 z 4
⃗0
𝒗 ⃗g
⃗g
A
⃗0
𝒗
𝑘⃗ 𝑘⃗
O 0
x 𝑖 x
𝑖
z 5 𝑖 𝒗
⃗0 x 6
O
⃗g 𝑗
⃗g
⃗0
𝒗
𝑘⃗
α
O y
𝑖 A x
𝑖 x 7 z 8
O
𝑘⃗ ⃗g
A ⃗g
𝑘⃗
⃗0
𝒗 ⃗0
O 𝒗
z 𝑖 x
y
y 9 ⃗g 10
⃗0
𝒗 ⃗g
O’ ⃗0
𝒗
A α B
𝑗 𝑗
0
𝑖 x O
𝑖 A x
Ahouman Hubert Lobognon |Professeur de Lycée 30
Cours de Physique Terminale Scientifique 2015-2016
++++++++++++++++A
d ⃗
E UAB ⃗⃗⃗⃗⃗ = E×d
⃗ .AB
UAB = VA − VB = E
−−−−−−−−−−−−−−−−B
b) référentiel
du laboratoire considéré comme galiléen lié au repère orthonormé (O, i , j).
S Y
𝑗 ⃗
F
𝑣0 α
d O 𝑖 I O’ x
⃗E
−
l
D
⃗
𝐪𝐄
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝟏 𝐚⃗.t2 + 𝐕
𝐎𝐌 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 0 ; 𝐚
⃗ 0.t + 𝐎𝐌 ⃗ = (q = −e <0)
𝟐 𝐦
𝐚𝐱 = 𝟎 𝐯𝐨𝐱 = 𝐯𝟎 𝐱𝟎 = 𝟎
−𝐪𝐄
⃗ {𝐚 𝐲 = 𝐦 ;
𝐚 ⃗ 0 { 𝐯𝐨𝐲 = 𝟎 ;
𝐕 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 0 { 𝐲𝟎 = 𝟎
𝐎𝐆
𝐚𝐲 = 𝟎 𝐯𝐨𝐳 = 𝟎 𝐳𝟎 = 𝟎
⃗ , 𝐣) d’où (α = 𝐪 )
⃗ .𝐣 = E × j × cos(𝐄
NB : ay = α𝐄 𝐦
𝐱(𝐭) = 𝐯𝟎 𝐭 𝐱(𝐭) = 𝐯𝟎 𝐭
−𝐪𝐄 2 𝐞𝐄
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ {𝐲(𝐭) =
𝐎𝐌 t ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ { 𝐲(𝐭) =
ou (q = −e) 𝐎𝐌 t2
𝟐𝐦 𝟐𝐦
𝐳(𝐭) = 𝟎 𝐳(𝐭) = 𝟎
On obtient celui de la vitesse en dérivant par le temps t
𝐯𝐱 (𝐭) = 𝐯𝟎 𝐭
⃗ { 𝐯𝐲 (𝐭) = 𝐞𝐄 𝐭
𝐕 𝐦
𝐯𝐳 (𝐭) = 𝟎
𝐞𝐄
y= x2
𝟐𝐦𝐕𝟎𝟐
𝒙𝑺 = 𝒍
Coordonnées de sortie {𝒚 = 𝒆𝑬
𝑺 𝒍𝟐
𝟐𝒎𝑽𝟐𝟎
b) Déflexion électrostatique
Définition
C’est la distance entre l’axe (O, x) porté le vecteur vitesse 𝑣0 et le point d’impact de la
particule sur l’écran (E) : (Y = O’P).
𝟏
qUAB = 𝟐
m(𝐯𝐁𝟐 − 𝐯𝐀𝟐 )
⃗RN
à l’équilibre
⃗
P ⃗RN ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑮𝟎 𝑮 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑮 = x.𝒊
⃗
𝒂
⃗
T en mouvement
𝑖
⃗
P
x
G0 G
a. système
Le dispositif solide-ressort de masse (m)
b. référentiel
terrestre considéré comme galiléen
c. bilan des forces extérieures
⃗P : le poids du solide de masse (m)
⃗RN: la réaction normal de l’axe de coulissement
⃗ : la tension du ressort
T
d. équation différentielle du mouvement
TCI : ∑ ⃗Fext = m.a⃗ ; ⃗P + ⃗T + ⃗RN = m.a⃗
projection sur l’axe (x’x) : Px + Tx + Rx = [Link] or Tx = −k.x
− k.x = m.ẍ finalement 𝐤
𝐱̈ + 𝐦 x = 0
2. étude cinématique
2.1. solution de l’équation différentielle
𝐤
Cette équation différentielle 𝐱̈ + 𝐦x = 0 a pour solution la fonction sinusoïdale dont
l’équation horaire est de la forme :
Xm : amplitude en (m) généralement choisie positive
ou élongation maximale.
x(t) = Xmcos(ω0.t + φ) φ : phase à l’origine des dates (t = 0), s’exprime en (rad)
ω 0 : pulsation propre (rad.s-1).
(ω0.t + φ) : phase à un instant de date t en (rad).
Xm et φ dépendent uniquement des conditions initiales.
Le mouvement du centre d’inertie de l’oscillateur est rectiligne sinusoïdale.
𝐤
ω02 = √𝐦
b) Déflexion électrostatique
Définition
C’est la distance entre l’axe (O, x) porté le vecteur vitesse 𝑣0 et le point d’impact de la
particule sur l’écran (E) : (Y = O’P).
𝟏
qUAB = 𝟐
m(𝐯𝐁𝟐 − 𝐯𝐀𝟐 )
⃗RN
à l’équilibre
⃗
P ⃗RN ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑮𝟎 𝑮 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑮 = x.𝒊
⃗
𝒂
⃗
T en mouvement
𝑖
⃗
P
x
G0 G
a. système
Le dispositif solide-ressort de masse (m)
b. référentiel
terrestre considéré comme galiléen
c. bilan des forces extérieures
⃗P : le poids du solide de masse (m)
⃗RN: la réaction normal de l’axe de coulissement
⃗ : la tension du ressort
T
d. équation différentielle du mouvement
TCI : ∑ ⃗Fext = m.a⃗ ; ⃗P + ⃗T + ⃗RN = m.a⃗
projection sur l’axe (x’x) : Px + Tx + Rx = [Link] or Tx = −k.x
− k.x = m.ẍ finalement 𝐤
𝐱̈ + 𝐦 x = 0
𝟏
Em = k.𝐗 𝟐𝐦 = constante
𝟐
L’énergie mécanique totale d’un oscillateur non amorti est donc constante.
COURBE D’ENERGIE
Énergies
1
E = 2 k.A2
EC 1
Ep = k.x2
2
E
Ep
x
−A 0 +A
Application N°1
On considère un ressort de raideur k. On place un solide de masse m à l’extrémité libre
d’un ressort. Le solide peut glisser sans frottement le long d’une tige horizontale.
X’ O 𝑖 G X
x
1- Étude dynamique
1.1- Faire le bilan des forces extérieures qui s’exercent sur le solide et les
représenter.
1.2- En appliquant le théorème du centre d’inertie, établir l’équation
différentielle du mouvement du solide.
2- Étude cinématique
2.1- Montrer que x = Xmcos(ω0t+φ) est solution de l’équation différentielle ;
2.2- Déterminer les expressions de la pulsation propre ω0, de la période propre
T0 et de la fréquence propre N0.
3- Étude énergétique
3.1- Donner les expressions de l’énergie potentielle élastique, de l’énergie
cinétique et de l’énergie mécanique du système en fonction du temps
3.2- Montrer que l’énergie mécanique du système se conserve
3.3- Retrouver l’équation différentielle du mouvement à partir de la
conservation de l’énergie mécanique.
Résolution détaillée
1- Étude dynamique
1.1- bilan des forces ⃗
R
⃗ : le poids du solide de masse (m)
P ⃗
T x
⃗T : la tension du ressort
⃗ : la réaction de l’axe
R ⃗
P
1.2- équation différentielle
TCI : ⃗P + ⃗R + ⃗T = m.a⃗
d2 x
sur (x’x) : -T + 0 + 0 = [Link] or T = - kx ; ax = dt2 = ẍ
k
- k.x = m.ẍ alors ẍ + m.x = 0
2- Étude cinématique
2.1- montrons que x = Xmcos(ω0t+φ) est solution
𝐤
posons : 𝛚𝟐𝟎 = 𝐦
3- étude énergétique
3.1 Expressions des énergies :
1 1
Expression de l’énergie potentielle élastique Epe = 2 k.x2 = 2 kXm
2
cos2(ω0t + φ)
1 1
Expression de l’énergie cinétique EC = 2 m.v2 = 2 m.ω20 .Xm
2
sin2(ω0t + φ)
Expression de l’énergie mécanique
1 1 1 1
EM = Epe + EC = 2 k.x2 + 2 m.v2 = 2 kXm
2
cos2(ω0t + φ) + 2 m.ω20 .Xm
2
sin2(ω0t + φ)
3.2 montrons que l’énergie mécanique se conserve
1 1
Em = m.ẋ 2 + 2 k.x2
2
1 1
Em = 2 m.ω20 Xm
2
sin2(ω0t + φ) + 2 [Link]
2
cos2(ω0t + φ)
1 1
Em = 2 [Link]
2
sin2(ω0t + φ) + 2 [Link]
2
cos2(ω0t + φ)
1 1
Em = 2 [Link]
2
⦋(sin2 (ω0 t + φ) + cos 2 (ω0 t + φ)⦌ donc : Em =
⏟ [Link]
2
= constante
2
b. période propre T0
C’est la durée d’une oscillation et s’exprime en seconde (s)
𝟐𝛑 m
T0 = = 2π√ k ; finalement 𝐦
𝛚𝟎 T0 = 2π√ 𝐤
c. fréquence propre N0
C’est le nombre d’oscillations par seconde, il s’exprime en Hertz (Hz)
𝟏 𝟏 𝐤
N0 = = 𝟐𝛑 √𝐦 ; finalement 𝟏 𝐤
𝐓𝟎 N0 = √
𝟐𝛑 𝐦
N.B : On parle de pulsation, période, et fréquence propres, car une fois le système lâché,
plus aucun agent extérieur ne vient le modifier, dissiper ou lui apporter
de l’énergie.
d. représentation graphique :
position : x(t) = Acosω0t
x(t)
T
A
0
t(s)
−A
ω0 A
T
0
t(s)
- ω0A
ω20 A
T
0
t(s)
- ω20 A
⃗𝐁
⃗𝐇
Sud horizontale
D
⃗𝐁𝐕 ⃗𝐁
⃗𝐓
Nord
verticale
⃗⃗ T = 𝐁
𝐁 ⃗ H+𝐁
⃗ V avec D = (𝐁
⃗ H,𝐁
⃗ T) ; l’inclinaison est égal à environ 60°en France
BH = BTcos60° = 2.10-6 T
Nord magnétique
N
S
aiguille aimantée
N
S
⃗⃗
𝐁 ⃗
𝐁
Sud magnétique S N
Pour un aimant droit les lignes de champ sortent du pôle nord et entrent par le pôle
sud ; seul la ligne de champ passant par l’axe est rectiligne.
b. aimant en U
Entre deux branches d’un aimant en U les lignes de champ sont parallèles. Le champ
magnétique y est uniforme.
c. solénoïde
A l’intérieur d’un solénoïde (bobine) les lignes de champ sont parallèles et orientées du
Sud vers le nord. Le champ crée à l’intérieur du solénoïde est uniforme.
I(A) 1 2 3 4
B1(T) 6.10-4 12.10-4 18.10-4 24.10-4
B1/I
1-1. Compléter le tableau.
1-2. En déduire une relation entre B1 et I.
Résolution détaillée
1.1) remplissage du tableau
I(A) 1 2 3 4
B1(T) 6.10-4 12.10-4 18.10-4 24.10-4
B1/I 6.10-4 6.10-4 6.10-4 6.10-4
Résolution détaillée
1. le graphe B = f(I) est une droite passant par l’origine des axes donc l’intensité I du
courant est proportionnelle à B ou vis versa.
On peut écrire pour cela : B = k.I
2. déterminons la constante k.
N N
B = μ0.n.I = μ0 I = k.I ; alors k = μ0×
l l
(échelle : 1cm = 1A et 4cm = 1mT)
𝚫𝐁 (3,3−0,4).10−3
k= = = 6,44.10-4 T/A
𝚫𝐈 5−0,5
𝐤.𝐥 0,4×6,44.10−4
N= ; A.N : N = = 204,99 soit 205 spires.
𝛍𝟎 4π.10−7
⃗𝑭 = q.𝒗
⃗ 𝟎 ⋀ ⃗𝑩
⃗
⃗
2. caractéristiques de la force magnétique F
a. direction : perpendiculaire au plan formé par le vecteur vitesse 𝑣 et
le vecteur champ magnétique ⃗B.
b. Sens : son sens est tel que le trièdre (q.𝒗 ⃗⃗ , 𝑭
⃗ ,𝑩 ⃗ ) soit direct et il est
déterminé par l’observateur d’ampère ou la règle des trois doigts de la main droite.
c. point d’application : la particule supposée ponctuelle.
⃗ , ⃗B)
d. Intensité : F = |q|.v.B. sin .(q.v
F : Newton (N)
⃗ on a : F = |𝐪|.v.B
pour 𝑣 perpendiculaire à 𝐵 v : mètre /seconde (m/s)
B : en Testla (T)
q : en coulomb (C)
II- TRAJECTOIRE D’UNE PARTICULE CHARGÉE DANS UN CHAMP
MAGNÉTIQUE UNIFORME
Problème
⃗⃗
cas d’où la vitesse initiale 𝒗𝟎 est perpendiculaire au champ magnétique 𝑩
À l’instant initiale (t = 0) une particule de charge (q > 0) et de masse m pénètre avec une
vitesse 𝑣0 par un point O dans une région de l’espace où règne un champ magnétique ⃗B
uniforme. On chosit 𝒗
⃗ 𝟎 = 𝒗𝟎 .𝒊 , 𝑩 ⃗
⃗⃗ = B.𝒌
τ⃗ ⃗𝑴
𝒗 particule de charge q > 0
orientation de la Mt>0
et de masse m
trajectoire
η
⃗
a⃗ ⃗𝟎
𝒗
⃗
𝐁 τ⃗
𝐤
O
C 𝐅 a⃗ η
⃗ t=0
Champ magnétique
Ahouman Hubert Lobognon |Professeur de Lycée 50
Cours de Physique Terminale Scientifique 2015-2016
2. étude du mouvement
2.1. une trajectoire plane
𝐝𝐕𝐤
ak = ⃗.
= 0 alors 𝑣𝑘 = 𝑣0𝑘 = constante ; Donc il n’y a pas de mouvement suivant k
𝐝𝐭
Le mouvement de la particule est plan et il s’effectue dans le plan (xoy) perpendiculaire
⃗ puis contenant la vitesse initiale 𝒗
àB ⃗ 𝟎.
Cas particuliers
|𝒒|.𝑩.𝒓
𝒗𝟎 =
𝒎
b. vitesse angulaire w
𝒗
La vitesse angulaire est reliée à la vitesse linéaire par ⍵ =
𝒓
|𝐪|.𝐁
ω=
𝐦
c. la période T
La période de révolution est le temps mis par la particule pour effectuer un tour)
𝟐𝝅
T= ce qui donne 𝒎
𝒘 T = 2π
|𝒒|.𝑩
d. la fréquence f
𝟏
La fréquence est reliée à la période par f = ce qui donne
𝐓
𝟏 𝒎
f=
𝟐𝝅 |𝒒|.𝑩
⃗𝟎
O 𝒗 ⃗𝐁
ions positifs
chambre chambre
d’ionisation d’accélération R1
C1 chambre
C2 de déviation
R2
détecteur de champ
particules magnétique
Conclusion
On arrive ainsi à recueillir sur le détecteur des particules de même masse ; la
position du détecteur permet de déterminer le rayon R de la trajectoire.
Connaissant la charge q, on détermine la masse m de la particule.
Ces particules sont accélérés vers le ‘’dé’’ supérieur, où elles arrivent en A1 avec une
vitesse VA1. Elles décrivent alors avec la vitesse VA1 constante un demi-cercle. Au
moment précis où elles s’apprêtent à sortir du dé (point B1), la tension appliquée entre
les deux ‘’dés’’ a changé de signe : les particules sont accélérés vers le ‘’dé’’ inférieur
(entre B1 et C1) : sa nouvelle vitesse est VC1 > VA1 . Dans le ‘’dé’’ inférieur les particules
décrivent aussi un demi-cercle, de rayon supérieur au précédent, avec la vitesse VC1
constante. Lorsqu’elles s sortent (point D1) la polarité des ‘’dés’’ a encore changé : les
particules sont accélères vers le ‘’dé’’ supérieur (entre D1 et A2) et entrent dans ce ‘’dé’’
avec la vitesse VA2 > VC1.
A chaque traversée de l’intervalle entre les ‘’dés’’, la tension appliquée accélère les
particules. Lorsque les particules sont à l’intérieur des ‘’dés’’, elles décrivent des demi-
Ahouman Hubert Lobognon |Professeur de Lycée 53
Cours de Physique Terminale Scientifique 2015-2016
cercles avec des vitesses de plus en plus grandes et donc avec des rayons de plus en plus
grands.
La durée de parcours des demi-cercles est constante, égale à la demi-période :
𝐓 𝐦
= π |𝐪|.𝐁
𝟐
La fréquence du générateur doit donc correspondre exactement à la fréquence
constante des particules en mouvement circulaire. (On néglige les durées du
parcours entre les dés)
Après avoir tourné quelques centaines de tours, les particules arrivent à la périphérie
des ‘’dés’’ (rayon R) et sortent tangentiellement à la trajectoire avec une vitesse v. Elles
peuvent alors être utilisées comme projectiles corpusculaire de haute énergie.
|𝐪|𝐁.𝐑 1 𝟏 𝐪𝟐 𝐁 𝟐 𝐑𝟐
V= et l’énergie cinétique des particules : EC = 2 m.v2 =
𝐦 𝟐 𝐦
Générateur de
tension
alternative
P2 P1
⃗𝐁
⃗ ⃗𝟎
𝒗 ⃗𝐁
⃗
trajectoire
des particules q > 0
⃗𝟎
𝒗
𝐑𝟐 O
𝐑𝟏
B A
⃗ 𝟏= - 𝒗
𝒗 ⃗𝟎
𝐏𝟐′ 𝐏𝟏′
dés
m.v0 m.v0
1. a) déterminons le rayon R1 =
|q|.B
=
e.B
𝒅 𝐝é𝐦𝐢 𝐩é𝐫𝐢𝐦è𝐭𝐫𝐞 𝝅.𝑹𝟏 𝝅.𝒎.𝒗𝟎 𝛑.𝐦
b) la durée t1 du trajet : t1 = = = = =
𝒗𝟎 𝐯𝟎 𝒗𝟎 𝒆.𝑩.𝒗𝟎 𝐞.𝐁
2. vecteur vitesse 𝑣1
⃗ 𝟏=−𝒗
𝒗 ⃗𝟎
- signe de U
UP1P2 = U = VP1 – VP2 > 0
- vitesse du proton en D2
Système : proton
Référentiel : terrestre supposé galiléen
Bilan des forces est :
- force électrostatique F⃗e
- le poids négligeable
1 1 𝟐.𝒆.𝑼
m.v22 − 2 m.v02 = e.U d’où 𝒗𝟐𝟐 = + 𝒗𝟐𝟎
2 𝒎
2- calcul du rayon R2
m.v2
R2 =
e.B
3- la durée t2 du trajet
𝝅.𝑹𝟐 𝝅.𝒎.𝒗𝟐 𝛑.𝐦
t2 = = =
𝒗𝟐 𝒆.𝑩.𝒗𝟐 𝐞.𝐁
4- Signe de U = UP1P2
VP1−VP2 < 0
- période
𝟐.𝛑.𝐦
T = t1 + t2 =
𝐞.𝐁
- fréquence
1 𝐞.𝐁
f=T=
𝟐.𝛑.𝐦
- vitesse maximale
𝒎.𝑽𝒎𝒂𝒙 𝐑 𝐃 .𝐞.𝐁
RD = alors Vmax =
𝒆.𝑩 𝐦
- énergie
𝟏
ECmax = 𝟐 m.𝒗𝟐𝒎𝒂𝒙
L
𝓵 Écran
⃗𝟎I
𝒗
O A
α
S
H
R D
α ⃗𝐁
C A’
a. définition
La déflexion magnétique D est la distance entre le point d’impact de la particule sur
l’écran E et l’axe perpendiculaire à l’écran porté par 𝑣0 .
b. expression
𝐻𝑆 𝓵
⃗⃗⃗⃗⃗ , CS
soit α = (CO ⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ) = (IA IA′ ) : la déviation angulaire et sinα = =
𝐶𝑆 𝑹
𝑨𝑨′ 𝑫 ℓ 𝓵 𝑫
On a tanα = = ; (pour α très petit sinα = tanα ; et L - = L) ; d’où =𝑳
𝑰𝑨 𝑳 2 𝑹
𝑳×𝓵 𝒎.𝒗𝟎
La déflexion magnétique est donc : D = or R =
𝑹 |𝒒|.𝑩
|q|
D= ×B.L.𝓵
m.v0
𝐪
N.B : la mesure de la déflexion magnétique D permet de calculer la charge massique
𝐦
ACTIVITE 1
⃗,𝐵
Sur les schémas ci-dessous doivent figurer 𝑉 ⃗ et 𝐹 (force de Lorentz), Sachant que ⃗V
est orthogonal à ⃗B.
Représenter le vecteur manquant et déterminer le signe de la charge q si elle n’est pas
donnée.
⃗
Représentation de 𝑭 Signe de la charge q ⃗⃗
Représentation de 𝑩 ⃗
Représentation de 𝑽
q>0 q<0 q<0
⃗
𝑉
⃗
𝑉 𝐹
⃗
𝑉
⃗
𝐵
⃗
𝐵 ⃗
𝐵
𝐹
q ………..
⃗
𝐵 𝐹 𝐹
⃗
𝐵
q …………
𝐹 𝐹
⃗
𝑉 ⃗
𝐵
⃗
𝑉
⃗
𝐵
q ………...
Activité 2
Un faisceau homocinétique d’électrons de vecteur vitesse 𝑣0 pénètre en un point O dans
une région où règne un champ magnétique uniforme B ⃗ . Dans cette région de largeur ℓ,
leur trajectoire est circulaire de centre O et de rayon R. Les électrons sortent de cette
région en un point S.
1- Préciser l’orientation du vecteur ⃗B
2-
2.1- Représenter la trajectoire des électrons dans le champ 𝐵 ⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ ) = α. Montrer que sinα = ℓ . (ℓ<<R)
⃗⃗⃗⃗ , CD
2.2- On considère que l’angle (CS R
3- Quelle est la nature du mouvement des électrons une fois sortis du champ
magnétique ?
4- Les électrons heurtent en un point I, un écran situé à la distance L du point O. On
suppose que ℓ<<L.
4.1- Représenter la trajectoire des électrons entre les points S et I.
4.2- Exprimer tanα en fonction de la déflexion magnétique D et de L.
5- On suppose que tanα est petit.
5.1- Exprimer alors la déflexion D en fonction de q, m, 𝑣0 , B, ℓ et L.
5.2- Calculer la valeur de D.
Données : masse d’un électron m = 9,1.10-31kg ; charge d’un électron q = -e = -1,6.10-19C ;
B = 3,2.10-4T ; ℓ = 2cm ; L = 30cm ; 𝒗𝟎 = 2,1.107 m.s-1.
L
ℓ
𝑣0
O O’
C ⃗
𝐵
I
Écran
LOI DE LAPLACE
I. MISE EN EVIDENCE
1. expérience
On utilise les rails de Laplace constitués de deux tiges métalliques parallèles et
horizontales ; d’une tige de cuivre AA’ vertical et normal aux deux tiges.
A T
⃗⃗
𝐁
I déplacement de la tige
A’ T’
Vue de dessus
Observations
La tige se déplace dans le sens indiqué par la figure, elle est alors soumise à une force.
changeons le sens de I
- la tige se déplace dans l’autre sens d’où la force change de sens
changeons le sens de ⃗𝑩 ⃗
- la tige se deplace dans l’autre sens d’où la force change de sens
2. Loi de Laplace
a. énoncé de la loi
Un conducteur de longueur l parcouru par un courant i et placé dans un magnétique B ⃗
est soumis à une force électromagnétique ⃗F (Force de Laplace) appliquée au milieu du
conducteur.
⃗𝑭 = I ⃗𝓵 ⋀ ⃗𝑩
⃗
𝐅 Direction : le conducteur 𝓵
⃗𝐁
⃗ ⃗ℓ Sens : celui de I
l
Intensité : longueur placée dans le circuit
II. APPLICATIONS
1- le conducteur pendule (tige de Laplace)
Il est constitué d’une tige de cuivre libre en rotation autour d’un axe horizontale passant
par O dont l’une des extrémités est plongé dans du mercure. Cette tige traversée par un
courant I et plongée dans un champ uniforme ⃗B sur une longueur l est soumise à une
⃗ qui l’incline d’un angle Ɵ.
force F
Système : proton
Référentiel : terrestre supposé galiléen
Bilan des forces est :
- force électrostatique F⃗e
- le poids négligeable
1 1 𝟐.𝒆.𝑼
m.v22 − 2 m.v02 = e.U d’où 𝒗𝟐𝟐 = + 𝒗𝟐𝟎
2 𝒎
2- calcul du rayon R2
m.v2
R2 =
e.B
3- la durée t2 du trajet
𝝅.𝑹𝟐 𝝅.𝒎.𝒗𝟐 𝛑.𝐦
t2 = = =
𝒗𝟐 𝒆.𝑩.𝒗𝟐 𝐞.𝐁
4- Signe de U = UP1P2
VP1−VP2 < 0
- période
𝟐.𝛑.𝐦
T = t1 + t2 =
𝐞.𝐁
- fréquence
1 𝐞.𝐁
f=T=
𝟐.𝛑.𝐦
- vitesse maximale
𝒎.𝑽𝒎𝒂𝒙 𝐑 𝐃 .𝐞.𝐁
RD = alors Vmax =
𝒆.𝑩 𝐦
- énergie
𝟏
ECmax = 𝟐 m.𝒗𝟐𝒎𝒂𝒙
L
𝓵 Écran
⃗𝟎I
𝒗
O A
α
S
H
R D
α ⃗𝐁
C A’
⃗P : le poids de la tige en I
⃗R : la réaction de la tige en A et en A’
⃗ : la Force de Laplace en I.
F
⃗RA
A T’
x’ ⃗RA’ I ⃗
F x a⃗
⃗
B
⃗
P T
A’
⃗
R
a⃗ x
⃗
B
⃗
F
x’ α
⃗P
⃗ +R
Appliquons [Link] suivant l’axe (xx’) : F ⃗ +P
⃗ = m.a⃗ d’où Px + Rx +Fx = [Link]
−[Link]α + Fcosα = m.a ; or F = [Link]’.B
d’où
𝑰.𝑨𝑨′ .𝑩.𝒄𝒐𝒔𝜶
a=
𝒎
– [Link]α
3- Quelle est la nature du mouvement des électrons une fois sortis du champ
magnétique ?
4- Les électrons heurtent en un point I, un écran situé à la distance L du point O. On
suppose que ℓ<<L.
4.1- Représenter la trajectoire des électrons entre les points S et I.
4.2- Exprimer tanα en fonction de la déflexion magnétique D et de L.
5- On suppose que tanα est petit.
5.1- Exprimer alors la déflexion D en fonction de q, m, 𝑣0 , B, ℓ et L.
5.2- Calculer la valeur de D.
Données : masse d’un électron m = 9,1.10-31kg ; charge d’un électron q = -e = -1,6.10-19C ;
B = 3,2.10-4T ; ℓ = 2cm ; L = 30cm ; 𝒗𝟎 = 2,1.107 m.s-1.
L
ℓ
𝑣0
O O’
C ⃗
𝐵
I
Écran
3- Roue de Barlow
I
⃗B R
O
⃗F (Δ) I
I
mercure (Hg)
F ⃗⃗⃗⃗ ⋀ B
⃗ = I.dℓ ⃗ = I.R
⃗ ⋀B
⃗ or B
⃗ est perpendiculaire à R
⃗ donc F = I.R.B
2
⃗ ) = MΔ (F
P(F ⃗ ) = F×R = I.R .B
⃗ ).⍵ ; avec = MΔ (F
2 2
⃗ ) = 1 .I.R2 .B.⍵ ; or ⍵ = 2π.N avec N = fréquence de rotation de la roue
P(F 2
ACTIVITE 1
Une tige de cuivre OA, de masse m = 8,3g, homogène, de O
longueur L=30cm, peut se mouvoir dans un plan vertical
autour de l’axe Δ perpendiculaire au plan de la figure, passant
par O. L’extrémité A plonge dans une cuve à mercure qui
assure le contact électrique avec le reste du circuit. Sur une h G ⃗
𝐁
hauteur h = 3cm, la partie centrale de la tige est placée dans un
champ magnétique B ⃗ uniforme et parallèle à (Δ), pointant vers
le lecteur. A K
1. Que se passe-t-il quand l’interrupteur K est ouvert ?
2. Que se passe-t-il quand l’interrupteur K est fermé ?
3. Quand I=10A, la tige déviée de Ɵ = 5° et reste en équilibre. Faire le schéma.
En déduire la valeur de ⃗B. Comment peut-on réaliser expérimentalement un tel
champ magnétique ?
Résolution détaillée ⃗𝐑
⃗
1. K ouvert : I =0 A. Puisque I =0, il n’y a pas de force Laplace. O
2. K fermé : I≠0 et circule de A vers O et la tige est déviée.
𝐅
𝓀 I𝒽.B
3. F = IℓB avec ℓ = cosƟ ⇒ F =
cosƟ G
⃗ )+MΔ(R
La tige est en équilibre: MΔ(P ⃗ )+MΔ(F
⃗ )= 0
−mgLsinƟ F.L
on a : + = 0 d’où F = mgsinƟ (1) ⃗ I
𝐏
2 2
I.h.B mgsin2Ɵ 8,3.10−3 ×9,8×sin(2×5) A
= [Link]Ɵ d’où B = =
cosƟ 2Ih 2×10×3.10−2
B = 2,3.10-2 T
INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
I. NOTION DE FLUX MAGNÉTIQUE
1. vecteur surface
Soit une surface S délimité par un cercle ; on choisit un sens de parcours sur
le cercle et on définit le vecteur 𝑛⃗ unitaire normale à la surface avec la règle
de la main droite.
On peut également définir le vecteur ⃗𝑺 = S.𝒏 ⃗⃗
Pour une bobine parcourue par un courant, le sens de parcours sera donné
par le sens du courant. Et donc 𝑛⃗ est orienté comme le champ magnétique
génère par la bobine (𝑛⃗ pointe vers la face NORD de la bobine)
2. Le flux magnétique
Le flux magnétique représente la quantité de champ magnétique « vu » à travers les
spires d’un enroulement (une bobine). Le flux change selon l’orientation de la bobine
par rapport au champ magnétique.
Le flux magnétique ϕ à travers un circuit est le produit du champ magnétique par la
surface apparente que lui présente le circuit.
- l’unité du flux est le Weber (Wb)
ϕ = ⃗𝐁.𝐒 = ⃗𝐁.𝐧
⃗ .S = B×S×cosƟ - Ɵ (rad) est l’angle entre la normale 𝒏⃗ à
la surface et le champ magnétique 𝑩 ⃗⃗
⃗ .S⃗
Remarque : Pour une bobine comportant N spires on a : ϕ = N.B
Variation du flux
2ème cas : ⃗𝑩
⃗ est perpendiculaire à l’axe (xx’)
⃗R a⃗
x ⃗
B ⃗
F
⃗ ⃗F
B
x’ α
⃗
P
⃗ +R
Appliquons [Link] suivant l’axe (xx’) : F ⃗ +P
⃗ = m.a⃗ d’où Px + Rx +Fx = [Link]
[Link]’.B + [Link]α = m.a alors
𝑰.𝑨𝑨′ .𝑩
a=
𝒎
– [Link]α
[Link]′ .B
N.B : à l’équilibre (a = 0) sinα =
mg
3- Balance de Cotton
Les portions AA’ et CC’ sont des portions d’arc de cercle, les forces de Laplace sur ces
deux portions de cercle ont un moment nul.
D’apres le théorème des moments appliqués à la balance.
MΔ(P⃗)+MΔ(R ⃗ )+MΔ(F⃗ ) = 0 ; on a : MΔ(R
⃗ ) = 0 et MΔ(P
⃗ ) = 0;
MΔ(mg⃗) = −m.g..l’ et MΔ(F⃗) = F.l
mg.ℓ′
F.ℓ – mg.ℓ’ = 0 ; F = avec F = [Link].B et finalement
ℓ
𝐦𝐠 𝓵′
B= .
𝐈.𝐀𝐂 𝓵
on choisit : ℓ = ℓ’ ; alors
𝐦𝐠
B=
𝐈.𝐀𝐂
Résolution détaillée ⃗𝐑
⃗
1. K ouvert : I =0 A. Puisque I =0, il n’y a pas de force Laplace. O
2. K fermé : I≠0 et circule de A vers O et la tige est déviée.
𝐅
𝓀 I𝒽.B
3. F = IℓB avec ℓ = cosƟ ⇒ F =
cosƟ G
⃗ )+MΔ(R
La tige est en équilibre: MΔ(P ⃗ )+MΔ(F
⃗ )= 0
−mgLsinƟ F.L
on a : + = 0 d’où F = mgsinƟ (1) ⃗ I
𝐏
2 2
I.h.B mgsin2Ɵ 8,3.10−3 ×9,8×sin(2×5) A
= [Link]Ɵ d’où B = =
cosƟ 2Ih 2×10×3.10−2
B = 2,3.10-2 T
INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
I. NOTION DE FLUX MAGNÉTIQUE
1. vecteur surface
Soit une surface S délimité par un cercle ; on choisit un sens de parcours sur
le cercle et on définit le vecteur 𝑛⃗ unitaire normale à la surface avec la règle
de la main droite.
On peut également définir le vecteur ⃗𝑺 = S.𝒏 ⃗⃗
Pour une bobine parcourue par un courant, le sens de parcours sera donné
par le sens du courant. Et donc 𝑛⃗ est orienté comme le champ magnétique
génère par la bobine (𝑛⃗ pointe vers la face NORD de la bobine)
2. Le flux magnétique
Le flux magnétique représente la quantité de champ magnétique « vu » à travers les
spires d’un enroulement (une bobine). Le flux change selon l’orientation de la bobine
par rapport au champ magnétique.
Le flux magnétique ϕ à travers un circuit est le produit du champ magnétique par la
surface apparente que lui présente le circuit.
- l’unité du flux est le Weber (Wb)
ϕ = ⃗𝐁.𝐒 = ⃗𝐁.𝐧
⃗ .S = B×S×cosƟ - Ɵ (rad) est l’angle entre la normale 𝒏⃗ à
la surface et le champ magnétique 𝑩 ⃗⃗
⃗ .S⃗
Remarque : Pour une bobine comportant N spires on a : ϕ = N.B
Variation du flux
3- Le courant de Foucault
EXERCICES D’APPLICATIONS
Exercice 1
Une bobine comporte N = 100 spires de B(T)
rayon moyen r = 4cm. Elle est placée dans
un champ magnétique parallèle à son axe ⃗
B 0,04
et qui varie linéairement de 0,04 T à 0,00 +
T en 0,1s (voir figure). Calculer le f.é.m S⃗
d’induction qui apparait aux bornes de la t(s)
bobine. 0,1
Résolution détaillée
Flux ϕ à travers la bobine
⃗ .S⃗ = [Link](0) = N.B.S
ϕ = N.B
f.é.m induite, seul B est fonction du temps
dϕ d(N.B.S) dB dB
e=− =− = − NS. = − N.π.r 2 .
dt dt dt dt
B varie linéairement, donc son expression est de la forme B = a.t + b.
dB
= a, coefficient directeur de B(t).
dt
dB 0−0,04
= = 0,4 T.s-1
dt 0,1−0
e = -100×3,14×(0,04)2× (-0,4) = 0,2 V ; d’où e = 0,2 V (e est positif)
Si la bobine est en circuit fermé, le courant passe donc dans le sens positif.
Exercice 2
Une tige MN, homogène de masse m peut glisser sans
frottement le long des rails métalliques AC et A’C’
séparées d’une distance l et placées sur un plan
horizontal où règne un champ magnétique B ⃗ sortant. La
tige est perpendiculaire aux rails. (Voir figure 1).
La résistance de la longueur l de la tige est r = 0,5Ω. Les
deux rails sont reliés par un conducteur ohmique de résistance R. On déplace la tige à
vitesse constante V=10m.s-1 de AA’ vers CC’.
1. préciser en le justifiant le sens du courant induit.
2. exprimer la f.é.m induite en fonction de B, V, l. la calculer numériquement.
3. Calculer l’intensité du courant induit.
4. Montrer qu’une force électromagnétique est créée et donner ses caractéristiques.
On donne : B = 1T, R = 0,5Ω, l = 20cm
Résolution détaillée
1. précisons le sens du courant induit
v.t
A M
l ⃗
B +
A’ N
soit n
⃗ le vecteur unitaire normal à la surface S décrite par AMNA’. Le flux à travers cette
⃗ .𝑆 = S.𝐵
surface est ϕ = 𝐵 ⃗ .𝑛⃗ = [Link](B
⃗ ,n
⃗)
l’orientation positive arbitrairement choisie est telle que ⃗B et n
⃗ parallèles de sens
opposés cos(B ⃗ ,n
⃗ ) = -1 d’où ϕ = −B.S
dϕ d(−B.S) dS dS
e=− =− = B. dt ; S croit alors dt > 0
dt dt
dS
B dt > 0 d’où la f.é.m induite e >0
Le courant induit circule dans le sens positif arbitrairement choisit de M vers N.
AUTO INDUCTION
I. NOTION DE FLUX MAGNÉTIQUE
1- vecteur surface
Considérons un circuit fermé plan orienté (on choisit un sens positif pour le contour de
la surface). On appelle vecteur surface 𝑆 = S.𝑛⃗ caractérisé par :
son point d’application : le centre de la surface
direction : perpendiculaire à la surface
sens : déterminé par la règle de la main droite : les doigts courbés indiquent le
sens + et le pouce indique le sens de ⃗S.
norme : la valeur S de la surface (en m2)
⃗ .S
𝒏 ⃗ .S
𝒏 ⃗
𝒏
⃗
𝒏
Champ uniforme
⃗𝐁
⃗
+ 𝐒 𝐒
+ α
𝐒 α ⃗𝐁 + ⃗⃗
𝐁
⃗𝐁
Remarque :
Si le champ magnétique B ⃗ est ∥ à n
⃗ S alors ϕ = B.S
et si la surface est délimitée par un circuit bobiné comportant N spires
la surface totale vaut N fois la surface d’une spire, et : ϕ = N.B.S
b. Observations
Lorsqu’on ferme l’interrupteur K la lampe L2 s’allume instantanément mais L1 s’allume
progressivement puis fini par avoir le même éclat que L2.
Lorsqu’on ouvre K, la lampe L2 s’éteint très tôt alors que L1 s’éteint progressivement.
c. interprétation
À la fermeture ou à l’ouverture de K, les deux lampes L1 et L2 ne sont pas traversées par
les mêmes intensités de courants.
d. conclusion
La bobine est donc la cause du retard à l’établissement et à l’annulation du courant dans
la branche 2.
Y2
I A
la voie Y1 visualise les variations de UBM aux bornes
du conducteur Ohmique, donc de l’intensité du
courant
b. visualisation
UAM
t(s)
0
𝑛⃗
d
⃗B
ℓ
I
I
La bobine est constituée de N spires, le flux du champ magnétique à travers cette bobine
est son flux propre.
ϕP = N.B.S
2. inductance d’une bobine
On montre que le flux propre d’une bobine est proportionnel à l’intensité I du courant
qui le traverse. ϕP = L.I (L est l’inductance de la bobine, une grandeur caractéristique
propre à chaque bobine)
4. courant d’auto-induction
Dans un circuit fermé de résistance R l’intensité du courant d’auto-induction est :
𝐞 dϕ
i= ; e=− d’où 𝟏 𝐝𝛟
𝐑 dt i=−
𝐑 𝐝𝐭
uAB > 0
𝒅𝒊
uAB = ri – e ; soit uAB = ri + L
𝒅𝒕
Remarque :
Dans le cas où la bobine est une inductance pure, sa résistance est nulle et
𝒅𝒊
la tension à ses bornes s’écrit : uAB = L
𝒅𝒕
En régime permanent, le courant est constant (i =cte), la tension aux
bornes de la bobine s’écrit uAB = ri : la bobine se comporte comme un
conducteur Ohmique.
2. Énergie emmagasinée
1
L’énergie emmagasiné dans une bobine est : E = ri2 t + L𝑖 2 mais pour une bobine
2
d’inductance pure (r =0) on a :
𝑑𝑖 𝑑 1 𝑑𝐸 1
𝑃𝑚 = Li = ( L𝑖 2 ) = ; par analogie E = L𝑖 2
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2
Remarque :
𝟏
Lorsque le courant s’établit, la bobine emmagasine de l’énergie E = L𝒊𝟐 > 0 : ceci
𝟐
crée un retard à l’établissement du courant.
Quand il ya rupture du courant, la bobine restitue l’énergie emmagasinée
𝟏
E = L𝒊𝟐 < 0 : ceci entraine un retard à l’annulation du courant.
𝟐
3. étincelle de rupture
Lorsqu’on ouvre l’interrupteur d’un circuit contenant une bobine l’energie magnétique
libérée par celle-ci se reporte aux bornes de l’interrupteur et fait apparaitre de
l’étincelle.
L’étincelle peut détériorer les contacts et l’isolation de cette interrupteur. Pour prévenir
ce desagrément, on réalise des dérivations qui n’interviennent pas dans le
fonctionnement normal du circuit.
K K
C
(L, r) (E, r) (L, r)
(E, r)
R
À l’ouverture du circuit, l’énergie libérée par À l’ouverture du circuit, l’énergie libérée par
la bobine est stockée par le condensateur C la bobine est dissipée par la résistance R
ACTIVITÉ
Un solénoide de longueur ℓ = 50cm et de diametre d = 5cm, comporte N = 1000 spires
jointives.
1- Calculer l’inductance L du solénoide.
2- le solénoide est parcourue par un courant d’intensité I = 2A.
2.1- Déterminer l’intensité du champ magnétique à l’intérieur du solénoide.
2.2- Quelle est l’énergie magnetique emmagasinée dans le solénoide ?
3- Le solenoide est maintenant parcouru par un courant variable d’intensité
i = -10t+0,2.
3.1- calculer la f.é.m auto-induite dans le solénoide.
3.2- la résistance de la bobine est r = 2Ω.
3.2.1- Exprimer en fonction du temps la tension aux bornes du solénoide.
3.2.2- Calculer sa valeur pour t = 5ms.
résolution détaillée
N2 d
1- L = μ0 = π.r 2 avec r = 2
ℓ
(1000)2 0,052
L = 4π.10-7× ×π×( ) = 4,93.10-3 H
0,5 2
2-
2.1- intensité de ⃗B
N 1000
B = μ0n.I = μ0 I = 4π.10-7× ×2 d’où B = 5mT
ℓ 0,5
2.2- énergie magnétique
1
E = 2Li2 = 0,5×4,93.10-3×22 d’où E = 9,96.10-3 J
Ahouman Hubert Lobognon |Professeur de Lycée 76
Cours de Physique Terminale Scientifique 2015-2016
3-
3.1- f.é.m d’auto induction
di
e = -Ldt or (i = -10t+0,2) ; e = 10L = 10×4,93.10-3 = 4,93.10-2V
e = 4,93.10-2V
3.2-
3.2.1- tension aux bornes du solénoide
u = r.i – e = 2(-10t+0,2) – 4,93.10-2
u = -20t + 0,45
3.2.2- valeur de u à t = 5ms
u = -20×5.10-3 + 0,45
u = 0,35V
b. propriétés
L’amplificateur opérationnel a deux modes de fonctionnement :
fonctionnement linéaire
- Dans ce régime les courants d’entrées (i+ et i− ) sont négligeables donc supposés
nuls, on écrit : 𝒊+ = 𝒊− = 0.
- La différence de potentielle entre l’entrée inverseuse E − et l’entrée non
inverseuse E + est nulle, car ils sont pratiquement au même potentiel, on écrit :
ε = 𝑽𝑬 + − 𝑽𝑬 − = 0
- La tension de sortie est toujours inferieure à la tension de saturation de l’A.O, on
écrit : |US | < Vsat ce qui donne ; − 𝑽𝒔𝒂𝒕 < 𝑼𝑺 < + 𝑽𝒔𝒂𝒕
fonctionnement saturé
En régime saturé (ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− est différent de zéro). L’amplificateur opérationnel est
utilisé simplement comme comparateur c'est-à-dire :
Pour ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− > 0 alors 𝐔𝐒 = + 𝐕𝐬𝐚𝐭
Pour ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− < 0 alors 𝐔𝐒 = − 𝐕𝐬𝐚𝐭
Conclusion
Les applications que nous allons utiliser dans ce chapitre concernent uniquement le
régime linéaire.
2. le condensateur
a. présentation
Un condensateur est constitué de deux plaques métalliques appelées armatures séparés
par un isolant appelée diélectrique. Il est caractérisé par sa capacité C et est exprimé en
Farad (F). C
A B
- son symbole :
UAB > 0
b. propriétés
Un condensateur est un réservoir d’énergie. Lorsqu’il est monté avec un générateur,
il se charge on a alors :
C
IAB +q -q
𝒅𝒒𝑨 𝒅𝒒
A B iAB = =+
𝒅𝒕 𝒅𝒕
UAB > 0
M M
𝒅𝒒
Le condensateur se charge donc : i =
𝒅𝒕
d 𝐝𝐔𝐞
d’après (I) ; i = dt([Link]) = C.
𝐝𝐭 𝒅𝑼𝒆 (𝒕)
𝐝𝐔𝐞 US = − R.C
𝒅𝒕
et d’après (II) ; US = −R.C finalement on a :
𝐝𝐭
3. conclusion
La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée par rapport au temps de la tension
d’entrée. Ce montage dérive à la sortie la tension d’entrée Ue.
Dans la pratique on l’utilise pour obtenir une tension en créneau à partir d’une tension
en dent de scie.
A I
R 𝒊− = 0
− −
E S
ε=0 +
UC +
Ue E + 𝒊+ = 0 US
+ +
M M
𝟏 𝒕
US = − 𝑹𝑪 ∫𝟎 𝑼𝒆 dt
3. conclusion
La tension de sortie US est proportionnelle à la primitive de la tension d’entrée Ue . Ce
montage intègre la tension d’entrée à la sortie. C’est un montage intégrateur.
Dans la pratique, on l’utilise pour transformer une tension en créneau en une tension en
dent de scie.
4. visualisation de US et Ue à l’oscilloscope
a. montage intégrateur
On applique à l’entrée de l’A.O une tension d’entrée Ue périodique en dents de scie à
l’aide d’un générateur GBF et on visualise les tensions Ue et US sur l’écran d’un
oscilloscope.
I
R
Y1
Y2 Voie Y1 : tension d’entrée Ue
− (dents de scies)
+ S
+ Voie Y2 : tension de sortie US
Ue US (en créneau)
12 US
11
10
9 Ue
8
0 t(ms)
6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 x
Lorsque Ue décroit, US est constante et positive et lorsque Ue croit US est constante et
négative. La réponse à une tension d’entrée Ue triangulaire est une tension de sortie US
rectangulaire.
b. montage intégrateur
On applique à l’entrée de l’A.O une tension d’entrée Ue périodique en dents créneau à
l’aide d’un générateur GBF et on visualise les tensions Ue et US sur l’écran d’un
oscilloscope.
I C
Y1 Voie Y1 : tension d’entrée Ue
Y2 (dents de scies)
R −
+ S
Voie Y2 : tension de sortie US
+
Ue US (en créneau)
12
Ue
11
10
7
0 US t(ms)
6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 x
Lorsque Ue est constant et positif, US est décroit et lorsque Ue est constant et négatif US
croit. La réponse à une tension d’entrée Ue rectangulaire est une tension de sortie US
triangulaire.
C YB
M
B
UC YA : Voie A mesure la tension en créneau aux
bornes du générateur
(L, r )
GBF UG YB : Voie B : mesure la tension aux bornes du
condensateur
Réq = R+r : résistance équivalente du circuit
R R
A
YA
Lorsque le GBF délivre une tension u = E, le courant établit dans le circuit permet la
charge du condensateur et lorsqu’on annule cette tension u = 0V aucun courant ne
circule dans le circuit ; le condensateur chargée se comporte comme un générateur et se
décharge dans la bobine.
2. interprétation et visualisation
Étudions le mouvement sur une période c'est-à-dire de l’intervalle[0, T].
À l’établissement du courant, le générateur délivre une tension UG qui passe de 0 à E sur
T
l’intervalle [0, 2] ; de même, le condensateur se charge.
T
À la rupture, la tension passe de E à 0 sur l’intervalle[2 , T], au même instant le
condensateur se décharge dans la bobine.
UG
E
UG (voie) YA
0 t(s)
T/2 T 3T/2 2T
E
Uc (voie) YB
t(s)
0
Remarque :
Il existe une valeur particulière RC de la
résistance électrique R du circuit qui
délimite ces deux régimes de
fonctionnement. Cette résistance est
appelée résistance critique et est telle que
L
RC = 2√C
R R < RC R = RC R > RC
Régime pseudo-périodique critique apériodique
4. conclusion
Dans le cas où Réq = R+r n’est pas nulle ; La tension UC aux bornes du condensateur n’est
pas périodique ; On dit que les oscillations sont amorties.
Dans le cas où Réq = R+r = 0 ; alors on a des oscillations non amorties et une tension
périodique aux bornes du condensateur (c’est le cas que nous étudierons dans ce
chapitre)
C UC UL L
3.1 détermination de Qm et de φ
q(t=0) = Qm équivaut à [Link]φ = Qm > 0 et i = 0
Nous avons Qmcosφ = +Qm ce qui entraine cosφ = +1, soit φ = 0
Ainsi : q = Qmcos⍵0t
4. courant d’auto-induction
Dans un circuit fermé de résistance R l’intensité du courant d’auto-induction est :
𝐞 dϕ
i= ; e=− d’où 𝟏 𝐝𝛟
𝐑 dt i=−
𝐑 𝐝𝐭
uAB > 0
𝒅𝒊
uAB = ri – e ; soit uAB = ri + L
𝒅𝒕
Remarque :
Dans le cas où la bobine est une inductance pure, sa résistance est nulle et
𝒅𝒊
la tension à ses bornes s’écrit : uAB = L
𝒅𝒕
En régime permanent, le courant est constant (i =cte), la tension aux
bornes de la bobine s’écrit uAB = ri : la bobine se comporte comme un
conducteur Ohmique.
2. Énergie emmagasinée
1
L’énergie emmagasiné dans une bobine est : E = ri2 t + L𝑖 2 mais pour une bobine
2
d’inductance pure (r =0) on a :
𝑑𝑖 𝑑 1 𝑑𝐸 1
𝑃𝑚 = Li = ( L𝑖 2 ) = ; par analogie E = L𝑖 2
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 2
Remarque :
𝟏
Lorsque le courant s’établit, la bobine emmagasine de l’énergie E = L𝒊𝟐 > 0 : ceci
𝟐
crée un retard à l’établissement du courant.
Quand il ya rupture du courant, la bobine restitue l’énergie emmagasinée
𝟏
E = L𝒊𝟐 < 0 : ceci entraine un retard à l’annulation du courant.
𝟐
b. propriétés
L’amplificateur opérationnel a deux modes de fonctionnement :
fonctionnement linéaire
- Dans ce régime les courants d’entrées (i+ et i− ) sont négligeables donc supposés
nuls, on écrit : 𝒊+ = 𝒊− = 0.
- La différence de potentielle entre l’entrée inverseuse E − et l’entrée non
inverseuse E + est nulle, car ils sont pratiquement au même potentiel, on écrit :
ε = 𝑽𝑬 + − 𝑽𝑬 − = 0
- La tension de sortie est toujours inferieure à la tension de saturation de l’A.O, on
écrit : |US | < Vsat ce qui donne ; − 𝑽𝒔𝒂𝒕 < 𝑼𝑺 < + 𝑽𝒔𝒂𝒕
fonctionnement saturé
En régime saturé (ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− est différent de zéro). L’amplificateur opérationnel est
utilisé simplement comme comparateur c'est-à-dire :
Pour ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− > 0 alors 𝐔𝐒 = + 𝐕𝐬𝐚𝐭
Pour ε = 𝑽𝑬+ − 𝑽𝑬− < 0 alors 𝐔𝐒 = − 𝐕𝐬𝐚𝐭
Conclusion
Les applications que nous allons utiliser dans ce chapitre concernent uniquement le
régime linéaire.
2. le condensateur
a. présentation
Un condensateur est constitué de deux plaques métalliques appelées armatures séparés
par un isolant appelée diélectrique. Il est caractérisé par sa capacité C et est exprimé en
Farad (F). C
A B
- son symbole :
UAB > 0
𝒅𝒒
Le condensateur se charge donc : i =
𝒅𝒕
d 𝐝𝐔𝐞
d’après (I) ; i = dt([Link]) = C.
𝐝𝐭 𝒅𝑼𝒆 (𝒕)
𝐝𝐔𝐞 US = − R.C
𝒅𝒕
et d’après (II) ; US = −R.C finalement on a :
𝐝𝐭
3. conclusion
La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée par rapport au temps de la tension
d’entrée. Ce montage dérive à la sortie la tension d’entrée Ue.
Dans la pratique on l’utilise pour obtenir une tension en créneau à partir d’une tension
en dent de scie.
A I
R 𝒊− = 0
− −
E S
ε=0 +
UC +
Ue E + 𝒊+ = 0 US
+ +
M M
𝟏 𝒕
US = − 𝑹𝑪 ∫𝟎 𝑼𝒆 dt
3. conclusion
La tension de sortie US est proportionnelle à la primitive de la tension d’entrée Ue . Ce
montage intègre la tension d’entrée à la sortie. C’est un montage intégrateur.
Dans la pratique, on l’utilise pour transformer une tension en créneau en une tension en
dent de scie.
4. visualisation de US et Ue à l’oscilloscope
a. montage intégrateur
On applique à l’entrée de l’A.O une tension d’entrée Ue périodique en dents de scie à
l’aide d’un générateur GBF et on visualise les tensions Ue et US sur l’écran d’un
oscilloscope.
I
R
Y1
Y2 Voie Y1 : tension d’entrée Ue
− (dents de scies)
+ S
+ Voie Y2 : tension de sortie US
Ue US (en créneau)
12 US
11
10
9 Ue
8
0 t(ms)
6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 x
Lorsque Ue décroit, US est constante et positive et lorsque Ue croit US est constante et
négative. La réponse à une tension d’entrée Ue triangulaire est une tension de sortie US
rectangulaire.
b. montage intégrateur
On applique à l’entrée de l’A.O une tension d’entrée Ue périodique en dents créneau à
l’aide d’un générateur GBF et on visualise les tensions Ue et US sur l’écran d’un
oscilloscope.
I C
Y1 Voie Y1 : tension d’entrée Ue
Y2 (dents de scies)
R −
+ S
Voie Y2 : tension de sortie US
+
Ue US (en créneau)
12
Ue
11
10
7
0 US t(ms)
6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 x
Lorsque Ue est constant et positif, US est décroit et lorsque Ue est constant et négatif US
croit. La réponse à une tension d’entrée Ue rectangulaire est une tension de sortie US
triangulaire.
C YB
M
B
UC YA : Voie A mesure la tension en créneau aux
bornes du générateur
(L, r )
GBF UG YB : Voie B : mesure la tension aux bornes du
condensateur
Réq = R+r : résistance équivalente du circuit
R R
A
YA
Lorsque le GBF délivre une tension u = E, le courant établit dans le circuit permet la
charge du condensateur et lorsqu’on annule cette tension u = 0V aucun courant ne
circule dans le circuit ; le condensateur chargée se comporte comme un générateur et se
décharge dans la bobine.
2. interprétation et visualisation
Étudions le mouvement sur une période c'est-à-dire de l’intervalle[0, T].
À l’établissement du courant, le générateur délivre une tension UG qui passe de 0 à E sur
T
l’intervalle [0, 2] ; de même, le condensateur se charge.
T
À la rupture, la tension passe de E à 0 sur l’intervalle[2 , T], au même instant le
condensateur se décharge dans la bobine.
UG
E
UG (voie) YA
0 t(s)
T/2 T 3T/2 2T
E
Uc (voie) YB
t(s)
0
Remarque :
Il existe une valeur particulière RC de la
résistance électrique R du circuit qui
délimite ces deux régimes de
fonctionnement. Cette résistance est
appelée résistance critique et est telle que
L
RC = 2√C
R R < RC R = RC R > RC
Régime pseudo-périodique critique apériodique
3- conclusion
Lorsqu’on attaque un circuit (R, L, C) série par un générateur délivrant à ses bornes une
tension alternative sinusoïdale, le circuit R, L, C répond à cette sollicitation, en laissant
circuler en son sein, un courant alternatif sinusoïdale de même fréquence que celle
imposée par le générateur.
𝟐𝛑.𝚫𝐭
u est en avance sur i ; on définie la phase u sur i par φ =
𝐓
uR uB uC
i
A R B
L, r
C
uAB = u
L’étude expérimentale nous a montré que la tension u aux bornes du circuit et l’intensité
i qui le traverse sont des fonctions sinusoïdales de même fréquence (donc de même
pulsation ou de même période) qui présentent entre elles, un décalage Δt non nul (ce qui
induit que la phase de u par rapport à i est non nulle).
b- Construction de Fresnel
u = [Link](ω.t + φ) Um ω.t + φ φ
𝝅 𝝅 𝝅
uL = L.ω.Im cos(ω.t + ) L.ω.Im ω.t + +
𝟐 𝟐 𝟐
𝑰𝒎 𝝅 𝑰𝒎 𝝅 𝝅
uC = cos(ω.t − ) ω.t − −
𝑪.𝝎 𝟐 𝑪. 𝝎 𝟐 𝟐
𝟏
1ère Cas : Lω < ou LC.ω2 < 1 (l’effet de capacité l’emporte sur l’effet d’inductance :
𝐂.𝛚
φ < 0 et ω < ω0 ), la tension u est en retard sur l’intensité i. Le circuit est dit capacitif
LωIm
u
𝑰𝒎
𝑪. 𝝎 i
(R+r)Im 0 1 x
𝛗
Um
𝟏
2ème Cas : Lω > ou LC.ω2 > 1 (l’effet d’inductance l’emporte sur l’effet de capacité :
𝐂.𝛚
φ > 0 et ω > ω0 ) , la tension u est en avance sur l’intensité i. Le circuit est dit inductif.
𝑰𝒎 LωIm
u
𝑪. 𝝎 i
Um 0 1 x
𝛗
(R+r)Im
4. conclusion
Dans le cas où Réq = R+r n’est pas nulle ; La tension UC aux bornes du condensateur n’est
pas périodique ; On dit que les oscillations sont amorties.
Dans le cas où Réq = R+r = 0 ; alors on a des oscillations non amorties et une tension
périodique aux bornes du condensateur (c’est le cas que nous étudierons dans ce
chapitre)
C UC UL L
3.1 détermination de Qm et de φ
q(t=0) = Qm équivaut à [Link]φ = Qm > 0 et i = 0
Nous avons Qmcosφ = +Qm ce qui entraine cosφ = +1, soit φ = 0
Ainsi : q = Qmcos⍵0t
LωIm u
i
𝑰𝒎
𝑪. 𝝎
Um
(R+r)Im
3. étude expérimentale
3.1. expérience
Un circuit comprenant en série un conducteur ohmique de résistance R, une inductance
pure L, un condensateur de capacité C, est alimenté sous une tension alternative
sinusoïdale, de valeur efficace U et de fréquence réglable.
On donne U = 2V ; R = 28Ω ; L = 69,6mH ; C = 10μF. La valeur efficace U de la tension
d’alimentation est maintenue constante. Pour des fréquences variant de 90Hz à 300Hz,
on relève les valeurs correspondantes de l’intensité efficace du courant. On obtient le
tableau suivant :
N(Hz) 90 120 150 160 170 180 185 190 195 200 210 250 300
I(mA) 14,9 22,8 38,5 60,4 83,2 116,3 132,7 142,5 141,7 135,4 93,5 40,9 25,7
Remarque :
- Lorsque R est faible, la résonance est aigue, on dit qu’elle atteint son acuité.
- Lorsque R est grand la résonance devient floue.
b. détermination graphique
𝐈𝟎
= 0,1007A = 100,7 mA
√𝟐
Pour I = 100,7 mA, on trouve : N1 = 176Hz et N2 = 240Hz d’où
∆N = 240-176 = 64Hz ; et en vérifiant avec la formule on a :
𝐑 28
∆N = = = 64,027Hz
𝟐𝛑𝐋 2π×69,6.10−3
𝐋𝛚𝟎 𝟏 𝐔𝐛 𝐔𝐂
Q= = = =
𝐑 𝐑𝐂𝛚𝟎 𝐔 𝐔
b. détermination graphique
ω0 N0 190 190
Q= = = = = 2,96875 ≈ 3 et en vérifiant avec la formule on a :
∆ω ∆N 240−176 64
Lω0 2π×N0 ×L 69,6.10−3 ×2π×190
Q= = = = 2,967 ≈ 3
R R 28
1 1 1
Q= = = = 2,99 ≈ 3
RCω0 R×C×2π×N0 28×10×10−6 ×2π×190
𝓅 = [Link](ωt).cos(ωt+φ)
2. puissance apparente
La puissance apparente est le produit U×I en courant alternatif.
Pa = U.I
N.B : Cette puissance s’exprime en volt-ampère (V.A) parce qu’elle ne correspond pas
une puissance électrique réelle
𝐔𝟐
Remarque : Pmoy = [Link]φ = R.I2 =
𝐑
(La puissance moyenne dissipée par un dipôle RLC l’est uniquement par effet joule)
Lorsque le dipôle est un condensateur parfait ou une bobine sans résistance alors :
Pmoy = 0
EXERCICES D’APPLICATIONS
Application N°1
Un circuit est constitué d’un conducteur ohmique de résistance R = 200Ω, d’une bobine
d’inductance L = 0,1H et de résistance négligeable et d’un condensateur de capacité
C = 1μF placé en série. Il est alimenté par un générateur BF qui délivre entre ses bornes
une tension alternative sinusoïdale u de fréquence N = 250Hz et de valeur U = 5V.
1- Déterminer les impédances :
1.1- Z du circuit RLC série.
1.2- ZR du conducteur ohmique.
1.3- Zb de la bobine.
1.4- ZC du condensateur.
2- Calculer l’intensité efficace I du courant qui traverse le circuit.
3- Calculer les tensions efficaces :
3.1- UR aux bornes du conducteur ohmique.
3.2- Ub aux bornes de la bobine.
3.3- UC aux bornes du condensateur.
4-
4.1- Représenter le diagramme de Fresnel (échelle : 1,5 cm pour 1V)
4.2- Déterminer graphiquement la phase φ entre la tension et le courant.
Retrouver le résultat par le calcul.
4.3- Le circuit est-il globalement inductif ou capacitif ?
5- Pour quelle valeur de la fréquence la tension aux bornes du GBF et le courant
sont-ils en phase ? Quel phénomène observe-t-on ?
RÉSOLUTION DÉTAILLÉE
1-
1.1- Calcul de l’impédance Z du circuit
1 1
Z = √R2 − (Lω − Cω)2 = √R2 − (2πN. L − 2πN.C)2
AN : Z = 519,58Ω
1.2- impédance aux bornes du conducteur Ohmique
ZR = R = 200Ω
1.3- impédance aux bornes de la bobine
Zb = Lω = 2πN.L = 157,07Ω
1.4- impédance aux bornes du condensateur
1 1
ZC = Cω = 2πN.C = 636,62Ω
Ub
échelle : 1V = 1,5 cm
UR
𝛗 - UR = 2,9 cm
- Ub = 2,3 cm
UC - UC = 9,2 cm
- U = 7,5 cm
U
Application N°2
Une bobine de résistance r et d’inductance L est montée en série avec un condensateur
de capacité C et un résistor de résistance R = 100Ω.
Cet ensemble constitue un circuit alimenté par un générateur de basses fréquences
délivrant une tension sinusoïdale de fréquence N réglable et de valeur efficace U = 1V
(voir schéma ci-dessous)
(L, r)
y2 mA
GBF C
R y1
N(Hz) 300 500 600 650 677 700 735 780 796 850 900 1000
I(mA) 0,74 1,90 3,47 5,20 6,61 8,05 9,35 7,48 6,61 4,50 3,44 2,40
Application N°3
On considère un dipôle (R, L, C) aux bornes duquel est appliquée une tension sinusoidale
de valeur efficace U = 24V.
Déterminer pour la fréquence de résonance d’intensité f0 et pour la fréquence f de 50Hz :
a) l’intensité efficace du courant ;
b) la puissance apparente ;
c) la puissance moyenne consommée.
Données : R = 20Ω ; L = 0,5H ; C = 5μF
RÉSOLUTION DÉTAILLÉE
I. RAPPELS
1. Structure de la matière
La matière est fait à partir d’atomes, chaque atomes comprend au centre un noyau chargé (+) autour
duquel gravitent des électrons chargés (-). L’atome est électriquement neutre.
2. Composition du noyau
a. les nucléons
Le noyau d’un atome est constitué de particules appelées nucléons. Leur nombre est le nombre de
masse et se note A. Ils sont de deux types : les protons et les neutrons.
les protons sont charges (+) et leur nombre appelé charge ou numéro atomique se note Z.
les neutrons ont une charge nulle et leur nombre se note (A-Z).
b. l’élément chimique
Un élément chimique est l’ensemble d’entités chimique qui ont le même Z, il se note : ZX.
c. un nucléide
Un nucléide est un type de noyau caractérisé par A et Z, ile se note : AZX.
d. isotope
On appelle isotope des nucléides qui ont la même valeur de Z et des valeurs de A différents. Ils
appartiennent au même élément chimique.
e. l’unité de masse atomique
L’unité de masse atomique noté u est par convention le 1⁄2 de la masse d’atome d’isotope 12 du
carbone. Elle a pour valeur u = 1,66.10-27 kg.
u = 931,5 MeV/c2 avec c = 3.108 m/s.
f. la masse du noyau
La masse d’un nucléide AZX a pour expression : mX = [Link] + (A-Z)mN avec mp = mN : (respectivement la
masse d’un proton et d’un neutron).
Remarque : Si mp = mN = u, alors mX = Amp = Au
g. la masse volumique du noyau
4
Le noyau est assimilable à une sphère de rayon R, son volume est alors : V = πR3.
3
m 3m
Sa masse volumique est donc : ρ = = 4πR3.
V
II. LA RADIOACTIVITÉ
1. définition
La radioactivité est le fait que certains nucléides naturels ou artificiels se décomposent de façon
spontanée pour donner d’autres nucléides avec émission d’une ou plusieurs particules appelées
rayonnement.
2. Émission radioactive
Cette décomposition est une réaction nucléaire spontanées ou désintégration ou émission
radioactive.
3. les différents types de radioactivité
Suivant la nature du rayonnement émis, on distingue trois (03) types de radioactivité résumé dans le
tableau ci-dessous.
radioactivité Particule émise Nom de la particule Symbole de la particule
Radioactivité α Particule α Noyau d’hélium 4
2He
Particule β- 0 −
Électron −1e
Radioactivité β
Positon 0 +
Particule β+ −1e
(antiélectron)
Radioactivité γ Particule γ 0
Photon 0γ
Exercice d’application
Le polonium se désintègre spontanément en donnant un nucléide inconnu X et en émettant des
particules α.
1) Donner la composition du noyau du polonium. ( 210 84Po)
2) Écrire l’équation de cette désintégration.
3) A l’aide du tableau de classification périodique, donner le nom du nucléide X.
Résolution
L’élément X est le plomb
b. la radioactivité β-
C’est l’émission d’un électron selon l’équation.
A A 0
ZX Z+1Y + +1e
Exercice d’application
Les désintégrations du bismuth et du sodium Y sont β-.
1) Écrire les équations de ces désintégrations.
2) Donner le nom du noyau fils dans chaque cas.
Résolution
209
83Bi → 84Y + +1e et 11Na → 12Y + +10e
209 0 23 23
X = 84Po ; Y = 12Mg
c. la radioactivité β+
C’est l’émission d’un positon selon l’équation.
A A 0
ZX Z−1Y + 1e
Exercice
La désintégration β+ d’un nucléide inconnu X donne le néon.
1) Écrire son équation de désintégration
2) Donner le nom du noyau père X
Résolution
22 22 0
11X → 10Ne + 1e
d. la radioactivité γ
C’est le passage d’un nucléide de l’état excité à l’état fondamental avec émission d’un photon. Le
bilan de la désintégration s’écrit.
A ∗ A 0
ZX ZX + 0γ
dN N N
-dN = λNdt d’où = -λdt ; [lnN]N t
N0 = -λ[t]t0 =0 ⟹ lnN - lnN0 = ln = -λt ⟹ = e−λt ;
N N0 N0
Finalement on obtient : N = N0.e-λt
Le nombre dN < 0 car il ya diminution du nombre de noyaux.
-dN est le nombre de noyaux désintégrés pendant la durée dt, il est proportionnel à N et à dt.
238 4 235
92U 2He + 90Th
56 24 0
27Co 56Cr + 1e + γ
140 140 0
54Xe + γ
55Cs + −1e
Exercice 2
Le Thorium 227
90Ti est radioactif émetteur α.
1) Écrire l’équation bilan de sa désintégration radioactive sachant qu’elle conduit au radium.
2) La période (demie vie) du thorium 227 est T = 18,3 jours. Calculer l’activité radioactive A0
d’un échantillon de masse 1mg de thorium 227 23 -1
90Th (N = 6,02.10 mol ).
3) Quelle masse de thorium de l’échantillon considéré a disparu au bout de 36h ?
4) Quelle est alors l’activité de l’échantillon ?
Exercice 3
Le phosphore 32 -
15P est radioactif β .
1) Écrire l’équation bilan de sa désintégration (le noyau fils est du soufre).
2) La période radioactive du phosphore 32 est égale à T = 14,3 jours.
a. qu’appelle-t-on période d’un nucléide radioactif ?
b. calculer la constante radioactive du phosphore 32.
168
235
92U + 10n 57La + 85 1
35Y + 3 ( 0n)
3. conclusion
Les réactions de fissions sont très énergétiques :
1g d’uranium libèrent autant d’énergie que 2 tonnes de pétrole ; si la réaction en chaine n’est pas
contrôlé, une énergie énorme est libérée en quelques secondes et produisant une explosion.
Exercice d’application
L’uranium bombardé par un neutron produit du Xénon, autre noyau inconnu Y et deux neutrons.
1) écrire l’équation bilan de la réaction de fission.
2) Déterminer le nom du noyau inconnu Y.
V. LA FUSION
1. définition
On appelle réaction de fusion, une réaction nucléaire provoquée au cours de laquelle des noyaux
légers s’assemblent pour donner un noyau plus lourd.
2. exemple de réaction de fusion
1
1H + 11H 2
1La + ( 01e)
2
1H + 11H 3
2He
3. conclusion
Les réactions de fusion sont plus énergétiques que les réactions de fissions.
Exercice d’application
Deux isotopes de l’hydrogène dont le deutérium s’assemblent pour donner le noyau d’hélium et un
neutron.
1) Écrire l’équation bilan de la réaction de fusion.
2) Déterminer le symbole chimique et le nom de l’autre isotope.
235 A 95
92U+ 10n 1
54Xe + ZSr + 2 ( 0n)
235 148 A′
92U+ 10n 1
57La + Z′Br + 3 ( 0n)
235 144 A′′
92U+ 10n 1
Z′′La + Z′′X + 4 ( 0n)
1) Déterminer A, Z, A’, Z’, A’’ et Z’’.
2) Déterminer la nature de X.
Exercice 3
Soit la transmutation suivante :
1 7 4 4
1H + 3Li 2He + 2He
1) Déterminer le bilan énergétique de cette réaction nucléaire.
2) Déterminer l’énergie libérée par la réaction :
2
1H + 21H 3
2He + 10n
Exercice 4
Le polonium 210
84Po est un noyau instable qui donne par désintégration α, un noyau de plomb avec
émission de rayonnement γ.
1) Quelle est la signification des nombres placés à gauche du symbole Po ? En déduire la
composition du noyau de polonium.
2) Calculer en MeV, l’énergie de liaison par nucléons pour le noyau de polonium.
3) Écrire l’équation de désintégration du noyau de polonium.
4) Calculer l’énergie libérée au cours de cette désintégration.
5) Les particules α émises servent à bombarder des noyaux d’aluminium 27 13Al qui se
30
transforment en un isotope radioactif du phosphore 15P avec émission d’une particule.
Le noyau 30 30
15P, se transforme, à son tour, en noyau stable de silicium 14Si.
5.a- Écrire l’équation de ces transformations successives.
5.b- Donner les caractéristiques des particules émises dans chaque cas.
On donne : 𝑚𝑃𝑜 = 210,0482u ; 𝑚𝑃𝑏 = 206,0385u ; 𝑚𝛼 = 4,0015u.