Ministère de l’Enseignement
supérieur et
De la recherche scientifique
*****************
Université kasdi Merbah Ouargla
*************
Faculté de carburante énergie renouvelable
science de la terre l’univers
LA POROSITE
GROUP:02
Réalisé par:
Khatra Mohammed Ikbal
Bouteraa Nour Elislam
Bouchefa Abderraouf
Sous la poursuite : Mr.DJEBBAS
1
INTRODUCTION :
Une roche , est constituée par une matrice ou squelette constitué de grains d’une nature
donnée ces grains sont soudés par un ciment d’une nature donnée la disposition de ces grains
donne existence à des pores, remplis par un
fluide (gaz, huile , ou eau)
POROSITE DES ROCHES - Définition de la
porosité :
La prosité est définie comme une propriété
d’une roche de comporter des vides (les
pores) , ces vides sont interstitiels peut étre
connectés entre eux ou non.Elle est exprimé par
le rapport entre le volume des pores au volume
totale du milieu :
( − )
∅= ∗ 100 = ∗ 100
Φ : porosité [%]
- Vt : volume total (ou apparent) de l’échantillon [m3]
- Vp : volume des vides (ou volume des pores) entre les grains solides [m3]
- Vs : volume réel des grains [m3]
Les différents types de porosité :
La porosité utile (ou connectée ou effective) de l’échantillon est le rapport du volume des
pores qui sont reliés entre eux au volume total de l’échantillon . Il peut exister des pores qui
ne communiquent pas entre eux. On peut ainsi définir une porosité résiduelle (ou occluse)
due aux seuls pores non reliés. Il peut s’agir soit de vides intracristallins (inclusions fluides ou
gazeuses par exemple), soit intercristallins mais reliés au reste du réseau poreux par des accès
trop étroits. La porosité totale (utile + résiduelle) est celle qui est mesurée par les procédés de
diagraphies électriques.
La porosité primaire inclut tous les espaces poreux présents immédiatement après le dépôt
final.
La porosité secondaire désigne ceux crées après le dépôt final (Choquette et Pray, 1970).
Ces deux termes dépendent uniquement du moment où le pore est créé ; leurs définitions sont
indépendantes du mode d’origine du pore et de l’état de lithification.
Conformément à ces définitions, si des pores primaires sont remplis et des processus plus
tardifs développent des ouvertures sur le lieu de ces pores, la nouvelle porosité sera classée
comme secondaire ou post-dépositionnelle
2
Facteurs contrôlant et modifiants la porosité :
La complexité de la taille et de la forme des pores dans les roches carbonatées est induite par
beaucoup de facteurs. Premièrement, elle est reliée en partie à la large gamme de taille et de
forme des particules carbonatées, lesquels créent les pores par leur assemblage ou leur
dissolution, de plus elle est aussi reliée en partie à la variation de taille et de forme des pores
intragranulaires.
La complexité physique au sein d’une roche carbonatée augmente grandement avec les
processus de dissolution. Morphologiquement et quantitativement, la porosité est
extrêmement variable d’une roche à l’autre.
On a longtemps considéré que l’essentiel de la porosité des roches sédimentaires carbonatées
était post-dépositionnelle. C’est ainsi qu’une attention toute particulière a été donnée aux
processus de dissolution et de dolomitisation. En revanche, l’oblitération systématique de la
porosité primaire et secondaire qui se produit dans la majorité des carbonates anciens a suscité
moins d’attention. Ainsi les sédiments carbonatés récemment déposés ont communément des
porosités de l’ordre de 40 à 70 % alors les carbonates anciens n’en possèdent plus que
quelques pourcents.
Diagenèse et porosité
L’influence de la diagenèse sur la porosité est majeure. En effet, elle peut en créer
(dissolution, fracture, …), l’oblitérer (recristallisation, cimentation, …) ou alors
complètement la transformer.
3
Tous les types de porosité sont particulièrement susceptibles de subir l’altération diagénétique
depuis leur temps de formation. La plupart des roches carbonatées révèlent une histoire
complexe de l’évolution de leur porosité. La porosité préexistante peut être augmentée par de
la dissolution, de la dolomitisation ou de la fracturation. Cependant, la plupart des processus
diagénétiques favorisent fortement la réduction ou l’occlusion total des pores. Ces processus
sont par exemple l’infiltration de boue, la recristallisation, la compaction physique et
chimique ou encore la cimentation partielle ou complète par de l’aragonite, de la calcite, de la
dolomite, …
Les deux changements diagénétiques majeurs qui se produisent lors du passage d’un sédiment
carbonaté récemment déposé à une roche ancienne sont (Land et al., 1967) :
-la grande diminution de porosité,
- le passage d’un assemblage minéral contenant des formes instables à un assemblage stable.
Classification de la porosité
0 à 5 % médicore
5 à 10 % faible
10 à 15 % moyenne
15 à 20 % bonne
> 20 % trés bonne
Classification de la porosité selon Choquette et Pray ;
Classification de la porosité selon Choquette et Pray
4
-Porosité intercristalline (intercrystal) : Porosité entre les cristaux. La porosité
intercristalline peut être une porosité primaire ou secondaire.
-Porosité intracristalline (intracrystal) : Porosité à l’intérieur d’un cristal, pores dans les
grands cristaux d’échinodermes, et inclusions fluides forme la plus grande partie de cette
catégorie de porosité.
-Porosité interparticulaire (interparticle) : Porosité entre les particules. La porosité
interparticulaire donne une information sur la position et non sur son origine génétique.La
porosité interparticulaire est le type de porosité dominant dans la plupart des sédiments
carbonatés.
- Porosité intraparticulaire (intraparticle) : Porosité à l’intérieur d’une particule ou d’un
grain. La porosité intraparticulaire donne une information sur la position et non sur son
origine génétique. Elle est abondante dans les sédiments carbonatés et peut être une partie
importante de la porosité préservée dans les roches carbonatées. L’essentiel de la porosité
intraparticulaire dans les carbonates correspond à des chambres internes ou d’autres
ouvertures à l’intérieur d’un squelette d’organisme colonial ou individuel. Cependant, une
quantité appréciable de porosité intraparticulaire dans les sédiments carbonatés consiste en
des espaces poreux à l’intérieur de pellets, d’intraclastes, ooïdes et autres grains non
squelettiques.
- Porosité intergranulaire (intergrain) : Porosité entre les grains. « Intergranulaire » est le
terme le plus commun pour la porosité située entre les grains dans les grès et les carbonates.
Occasionnellement mais malheureusement, ce terme fut considéré synonyme avec porosité
primaire, comme dans la classification de Fraser (1935).
Cependant, il semble préférable d’employer « intergranulaire » pour désigner seulement la
position de la porosité en respectant les grains indépendamment du temps de sa formation. La
porosité intergranulaire est utilisée plus couramment que le terme plus large de porosité
interparticulaire. La limite inférieure de la taille des grains s’échelonne de 0,004 à 0,06 mm
dans la majeure partie des classifications des carbonates.
- Porosité intragranulaire (intragrain) : Porosité à l’intérieur d’un grain.
- Porosité vacuolaire (vug) : C’est probablement le terme décrivant une porosité dans les
carbonates le plus utilisé. C’est aussi celui qui a la large variété de définition et d’usage.
- Porosité de fracture (fracture) : Porosité formée par fracturation. La porosité de fracture est
employée généralement pour la porosité le long des cassures dans un sédiment ou dans un
corps rocheux où il a eu un déplacement du bloc opposant.
- Porosité moldique (mouldic) : Un pore moldique est un pore formé par une oblitération
sélective, normalement par dissolution d’un ancien constituant du sédiment ou de la roche
comme une coquille ou une oolite. La porosité résultante est dite moldique. Les pores
moldiques sont très abondants dans beaucoup de roches carbonatées poreuses.