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Examen Mathématiques PC 2016

Ce document traite de plusieurs sujets liés aux mathématiques. Il présente la fonction Gamma d'Euler, une transformée de Fourier et des notions de probabilités et de lois de Poisson. Le document est divisé en trois parties indépendantes abordant chacun de ces sujets.

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Examen Mathématiques PC 2016

Ce document traite de plusieurs sujets liés aux mathématiques. Il présente la fonction Gamma d'Euler, une transformée de Fourier et des notions de probabilités et de lois de Poisson. Le document est divisé en trois parties indépendantes abordant chacun de ces sujets.

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Mathématiques 1

2016
PC
4 heures Calculatrices autorisées
On utilise la fonction Gamma d’Euler Γ (partie I) pour calculer, en partie II, une intégrale dépendant d’un
paramètre. En partie III, en liaison avec des variables aléatoires suivant une loi de Poisson, on détermine
l’équivalent, quand 𝑛 → +∞, de sommes dépendant d’un paramètre entier 𝑛. Les trois parties sont largement
indépendantes.

I Autour de la fonction Gamma d’Euler


+∞

Pour 𝑥 ∈ ℝ, on pose, lorsque cela a un sens, Γ(𝑥) = ∫ 𝑡u�−1 e−u� d𝑡.


0

I.A –
I.A.1) Quel est le domaine de définition 𝒟 de la fonction Γ ?
I.A.2) Pour tout 𝑥 ∈ 𝒟, exprimer Γ(𝑥 + 1) en fonction de 𝑥 et de Γ(𝑥).
En déduire, pour tout 𝑥 ∈ 𝒟 et tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , une expression de Γ(𝑥 + 𝑛) en fonction de 𝑥, 𝑛 et Γ(𝑥), ainsi que
la valeur de Γ(𝑛) pour tout 𝑛 ⩾ 1.
+∞ +∞

I.A.3) Montrer l’existence des deux intégrales ∫ e −u�2


d𝑡 et ∫ e−u� d𝑡 et les exprimer à l’aide de Γ.
4

0 0

I.B –
I.B.1) Soit 𝑎 et 𝑏 deux réels tels que 0 < 𝑎 < 𝑏. Montrer que, pour tout 𝑡 > 0 et tout 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏],

𝑡u� ⩽ max(𝑡u� , 𝑡u� ) ⩽ 𝑡u� + 𝑡u�

I.B.2) Montrer que Γ est de classe 𝒞∞ sur 𝒟.


Soit 𝑘 ∈ ℕ∗ et 𝑥 ∈ 𝒟. Exprimer Γ(u�) (𝑥), dérivée 𝑘-ième de Γ au point 𝑥, sous forme d’une intégrale.

I.C –
I.C.1) Montrer que Γ′ s’annule en un unique réel 𝜉 dont on déterminera la partie entière.
I.C.2) En déduire les variations de Γ sur 𝒟. Préciser en particulier les limites de Γ en 0 et en +∞. Préciser
également les limites de Γ′ en 0 et en +∞. Esquisser le graphe de Γ.

II Une transformée de Fourier


+∞

Pour 𝑥 ∈ ℝ, on pose 𝐹 (𝑥) = ∫ e−u� 𝑡−3/4 eiu�u� d𝑡, où i désigne le nombre complexe de module 1 et d’argument 𝜋/2.
0

ℝ→ℂ
II.A – Montrer que la fonction 𝐹 : est définie et de classe 𝒞∞ sur ℝ.
𝑥 ↦ 𝐹 (𝑥)
Soit 𝑘 un entier naturel non nul et soit 𝑥 un réel. Donner une expression intégrale de 𝐹 (u�) (𝑥), dérivée 𝑘-ième de
𝐹 en 𝑥. Préciser 𝐹 (0).

II.B –
II.B.1) Montrer qu’au voisinage de 𝑥 = 0, la fonction 𝐹 peut s’écrire sous la forme
+∞
(i𝑥)u�
𝐹 (𝑥) = ∑ 𝑐u� (𝑆)
u�=0
𝑛!

où 𝑐u� est la valeur de Gamma en un point à préciser. On exprimera 𝑐u� en fonction de 𝑛 et de 𝑐0 .

2016-02-10 [Link] Page 1/3


Quel est le rayon de convergence de la série entière qui apparaît au second membre de (𝑆) ?

II.B.2) On admet que Γ(𝑥) ∼ 2𝜋 𝑥(u�−1/2) e−u� .
u�→+∞
Étudier si la série du second membre de (𝑆) converge absolument lorsque |𝑥| = 𝑅.
II.B.3) Soit 𝑅(𝑥) la partie réelle et 𝐼(𝑥) la partie imaginaire de 𝐹 (𝑥).
Déterminer, au voisinage de 0, le développement limité de 𝑅(𝑥) à l’ordre 3 et de 𝐼(𝑥) à l’ordre 4.

II.C –
II.C.1) Prouver que 𝐹 vérifie sur ℝ une équation différentielle de la forme 𝐹 ′ + 𝐴 𝐹 = 0, où 𝐴 est une fonction
à préciser.
II.C.2) En déduire une expression de 𝐹 (𝑥).
1 i
On pourra commencer par dériver la fonction 𝑥 ↦ − ln(1 + 𝑥2 ) + arctan 𝑥.
8 4

III Autour de la loi de Poisson


Dans cette partie, 𝜆 désigne un réel strictement positif.
On rappelle qu’une variable aléatoire 𝑋, à valeurs dans ℕ, suit la loi de Poisson 𝒫(𝜆) de paramètre 𝜆 si, pour
tout 𝑛 ∈ ℕ :
u�
P(𝑋 = 𝑛) = 𝜆 e−u�
𝑛!
Pour tout sous-ensemble 𝐴 de ℝ, P(𝑋 ∈ 𝐴) désigne la probabilité de l’événement 𝑋 −1 (𝐴).

On note 𝐺u� (𝑡) = E(𝑡u� ) = ∑ P(𝑋 = 𝑘)𝑡u� (série génératrice de la variable aléatoire 𝑋).
u�=0

III.A – Soit 𝑋 une variable aléatoire qui suit la loi de Poisson 𝒫(𝜆).
III.A.1) Déterminer 𝐺u� (𝑡).
III.A.2) Calculer l’espérance E(𝑋), la variance 𝑉 (𝑋) et l’écart type de 𝑋.
III.A.3) Soit 𝜇 un réel strictement positif. Soit 𝑌 une variable aléatoire suivant la loi de Poisson 𝒫(𝜇) et telle
que 𝑋 et 𝑌 soient indépendantes. Déterminer la loi de 𝑋 + 𝑌 .

III.B – Soit (𝑋u� )u�⩾1 une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes, de loi 𝒫(𝜆). On rappelle
que, quels que soient les entiers 1 ⩽ 𝑖1 < 𝑖2 < ⋯ < 𝑖u� et les intervalles 𝐼1 , 𝐼2 ,…𝐼u� de ℝ
u�=u�
P(𝑋u�1 ∈ 𝐼1 , 𝑋u�2 ∈ 𝐼2 , …, 𝑋u�u� ∈ 𝐼u� ) = ∏ P(𝑋u�u� ∈ 𝐼u� )
u�=1

III.B.1) Pour tout entier 𝑛 ⩾ 1, déterminer la loi de 𝑆u� = 𝑋1 + 𝑋2 + ⋯ + 𝑋u� .


𝑆u� − 𝑛𝜆
III.B.2) Déterminer l’espérance et l’écart type des variables aléatoires 𝑆u� et 𝑇u� = √ .
𝑛𝜆
III.B.3) Montrer que, pour tout 𝜀 > 0, il existe un réel 𝑐(𝜀) tel que, si 𝑐 ⩾ 𝑐(𝜀) et 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a P(|𝑇u� | ⩾ 𝑐) ⩽ 𝜀.

III.C – Dans cette sous-partie, on fixe deux réels 𝑎 et 𝑏 tels que 𝑎 < 𝑏.

Pour tout entier 𝑛 ⩾ 1 tel que 𝑎 + 𝑛𝜆 > 0, on pose
√ √
𝐼u� = {𝑘 ∈ ℕ| 𝑛𝜆 + 𝑎 𝑛𝜆 ⩽ 𝑘 ⩽ 𝑛𝜆 + 𝑏 𝑛𝜆}
𝑘 − 𝑛𝜆
Pour 𝑘 ∈ ℤ, on pose 𝑥u�,u� = √ .
𝑛𝜆
On considère enfin la fonction 𝑓 : ℝ → ℝ définie par 𝑓(𝑥) = e− 2 u� pour tout 𝑥 ∈ ℝ.
1 2

III.C.1) Montrer qu’il existe un réel 𝑀 > 0 tel que 𝑓 soit une fonction 𝑀 -lipschitzienne.
III.C.2)
u�+ℎ
ℎ2
a) Montrer que, si 𝑥, ℎ ∈ ℝ et ℎ > 0, alors |ℎ𝑓(𝑥) − ∫ 𝑓(𝑡) d𝑡| ⩽ 𝑀 .
2
u�

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b) En déduire, lorsque 𝐼u� est non vide, une majoration de
u�u�+1,u�

∣ √1 ∑ 𝑓(𝑥u�,u� ) − ∫ 𝑓(𝑡) d𝑡∣


𝑛𝜆 u�∈u�u�
u�u�,u�

où 𝑝 est le plus petit élément de 𝐼u� et 𝑞 est le plus grand.


c) Montrer que
u�

lim √1 ∑ 𝑓(𝑥u�,u� ) = ∫ 𝑓(𝑥) d𝑥


u�→+∞ 𝑛𝜆 u�∈u�u�
u�

𝑥u�,u� √ √ u�
III.C.3) Pour tout 𝑘 ∈ 𝐼u� , on note 𝑦u�,u� = (1 − 𝑛𝜆) exp(𝑥u�,u� 𝑛𝜆).
𝑘
Soit 𝜀 > 0. Démontrer l’existence d’un entier 𝑁 (𝜀) tel que, pour tout 𝑛 ⩾ 𝑁 (𝜀) et tout 𝑘 ∈ 𝐼u� , les inégalités
suivantes soient satisfaites :
1−𝜀 1 (𝑛𝜆)u� 1+𝜀 1
a) √ √ 𝑦u�,u� ⩽ e−u�u� ⩽ √ √ 𝑦u�,u� ;
2𝜋 𝑛𝜆 𝑘! 2𝜋 𝑛𝜆
√ 𝑛 u�
On utilisera la formule de Stirling 𝑛! ∼ 2𝜋𝑛 ( ) .
u�→+∞ e
b) (1 − 𝜀)𝑓(𝑥u�,u� ) ⩽ 𝑦u�,u� ⩽ (1 + 𝜀)𝑓(𝑥u�,u� ).
(𝑛𝜆)u� −u�
III.C.4) Exprimer, sous forme d’intégrale, lim ∑ e .
u�→+∞
u�∈u�u�
𝑘!
III.C.5) Comparer P(𝑎 ⩽ 𝑇u� ⩽ 𝑏) et ∑ P(𝑆u� = 𝑘), où 𝑆u� et 𝑇u� sont définies en III.B.
u�∈u�u�

III.C.6) Déterminer les limites, quand 𝑛 → +∞, de

P(𝑇u� ⩾ 𝑎), P(𝑇u� = 𝑎), P(𝑇u� > 𝑎) et P(𝑇u� ⩽ 𝑏)

III.D –
+∞

III.D.1) Déduire de la question III.C.6) la valeur de ∫ 𝑓(𝑥) d𝑥.


−∞
III.D.2) Déterminer un équivalent, lorsque 𝑛 → +∞, de
⌊u�u�⌋ +∞
(𝑛𝜆)u� (𝑛𝜆)u�
𝐴u� = ∑ et 𝐵u� = ∑
u�=0
𝑘! 𝑘!
⌊u�u�⌋

où ⌊𝑡⌋ désigne la partie entière du réel 𝑡.


On interprétera e−u�u� 𝐴u� comme la probabilité d’un événement lié à 𝑆u� et donc à 𝑇u� .
u� +∞
(𝑛𝜆)u� (𝑛𝜆)u�
III.D.3) Pour 𝜆 ≠ 1, on note 𝐶u� = ∑ et 𝐷u� = ∑ .
u�=0
𝑘! u�=u�+1
𝑘!
Déterminer lim e−u�u� 𝐶u� si 𝜆 < 1 et lim e−u�u� 𝐷u� si 𝜆 > 1.
u�→+∞ u�→+∞

III.E – On suppose 𝜆 < 1.


u�u�

III.E.1) Déterminer lim ⎛ ⎜(𝑛𝜆)−u� ∫ (𝑛𝜆 − 𝑡)u� eu� d𝑡⎞


⎟.
u�→+∞
⎝ 0 ⎠
III.E.2) En utilisant la formule de Taylor avec reste intégral, en déduire un équivalent de 𝐷u� quand 𝑛 → +∞.

III.F – Si 𝜆 > 1, déterminer un équivalent de 𝐶u� lorsque 𝑛 → +∞.


0
1
Considérer l’intégrale ∫ (𝑟 − 𝑡)u� eu� d𝑡 et choisir convenablement le réel 𝑟.
𝑛!
−∞

• • • FIN • • •

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