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Introduction 

Le GEMMA est le second outil méthode créé par l’AFCET (Association Française pour la
Cybernétique É conomique et Technique). Le mot GEMMA est l’acronyme de Guide d’Étude des
Modes de Marches et d’Arrêts.

I-Définition :
Le Guide d'étude des modes de marche et d'arrêt (GEMMA) est en ‘’automatisme ‘’ un outil
graphique permettant une approche structurée d'un système automatisé. Cette approche
permettra de prendre en compte la plupart des états rencontrés par un système automatisé lors
de son fonctionnement. On parle également Guide des modes de marche et d'arrêt (GMMA) pour
les graphiques validés, lorsque les études ont été réalisées.

Le GEMMA fournit une approche fonctionnelle d'un processus automatisé. Il permet de


répondre à plusieurs critères .

 Partie Commande (PC) hors énergie et Partie Commande sous énergie ;


 Production et hors production ;
 Procédures de fonctionnement, d'arrêt et en en cas de défaillance de la Partie
Opérative (PO)

II-Les concepts de base du gemma :


Comme le montre le schéma ci-dessous, le GEMMA est composé de deux grandes parties :

 Partie commande hors énergie : Cette zone du GEMMMA, située à l’extrême gauche,
correspond à l’état inopérant de la partie commande. Elle ne figure que pour la forme. Dans cet
état, la partie opérative n’est pas sous le contrô le de la partie commande. La partie opérative
peut être en énergie ou hors énergie. La sécurité est garantie par les choix technologiques, la
procédure de mise en énergie de la partie opérative, …

 Partie commande en énergie et active : cette zone permet de décrire ce qui se passe
lorsque la partie commande (P.C.) fonctionne normalement. Elle couvre la quasi-totalité du
guide graphique. Cette partie va nous permettre de définir les différents modes de marches et
d’arrêt de notre machine ainsi que les conditions de passage d’un mode à l’autre. Elle est
subdivisée en trois zones ou en trois familles de procédures :

 Famille A : Procédures d’arrêt et de remise en route de la partie opérative : une


installation ne peut fonctionner indéfiniment. Il s'avère nécessaire de l'arrêter (à
partir du pupitre de commande) de temps à autre pour des raisons normales
indépendantes du système :
- Fin de journée,
- Pause,
- Manque d'approvisionnement ...
 Famille D : Procédures de défaillance de la partie opérative : il est rare qu’un
système fonctionne sans incident durant toute sa vie. Il faut envisager qu’il aura
des défaillances prévisibles ou imprévisibles. On regroupera dans cette famille
tous les modes conduisant à un état d’arrêt du système pour des raisons
intérieures au système, autrement dit, à cause de défaillances de la partie
opérative. Les procédures de la famille D ont pour objectif de limiter au
maximum les conséquences ou risques pour le personnel ou matériel.
 Famille F : Procédures de fonctionnement : on regroupe dans cette famille tous
les modes ou états qui sont indispensable à l’obtention de la valeur ajoutée.
Notons que l’on ne produit pas forcément dans tous les modes de cette famille. Il
peut s'agir de : - Procédures préparatoire à la production de la valeur ajoutée -
réglages, tests ... qui sont néanmoins indispensables à la production de la valeur
ajoutée.

Figure I :les familles et sous familles de procédure

-Une distinction supplémentaire est faite parmi ces trois familles de procédures. On
distingue la zone de production de la zone hors production par un double encadrement de la
zone de production en pointillés. La zone de production de trouve à cheval sur les trois types de
procédures.

III-Les « rectangles-états » :
Sur le guide graphique GEMMA (voir page suivante), chaque mode de marche ou de
procédure en défaillance peut être décrit à l’intérieur d’une case du GEMMA appelée
rectangle-état prévus à cette fin. Ce dernier traduit un état du système à un moment
donné de son évolution. La position d’un rectangle-état sur le guide graphique définit :
 Son appartenance à l’une des 3 familles, procédure de fonctionnement, d’arrêt ou
de défaillance.
 Le fait qu’il soit « en »ou « hors production ».
Figure 2 Représentation d’un rectangle-état.

D’autre part, le but d’une machine étant de produire de la valeur ajoutée, on


distingue, à l’intérieure de ces trois familles de procédures, la zone de production de la zone de
non production. Cette zone est à cheval sur les trois familles de procédures. Chaque zone est
subdivisée en rectangles d’états ou procédures (voir feuille GEMMA).
IV- La mise en œuvre du GEMMA
 Mise en contexte

Dans la pratique courante, la sélection des modes de marches, d’arrêts et de défaillances


se fait souvent de façon non méthodique. Il se produit souvent que des gens oublient de penser
à certains modes et ne les intègrent par dans le GRAFCET final de la machine. Lorsque la
machine est installée chez le client, les surprises apparaissent et on découvre rapidement que
certains modes ont été oubliés. Cela entraîne un mauvais vécu de la machine par le client et des
modifications qui peuvent être longues et pénibles.

Pour nous éviter de se retrouver dans une telle situation, l’AFCET a recommandé une
approche méthodique de l’analyse des spécifications d’un automatisme.

Étape 1 :

- É tude du processus d’action et définition du cycle de production normal.


 Définition des fonctions, des informations et des actions nécessaires au bon
fonctionnement de l’automatisme.
- Cela mène au GRAFCET de niveau 1.
Étape 2 :
 Définition de la Partie Opérative et des capteurs.
- Choix de la technologie des actionneurs et des capteurs.

 Cela mène au GRAFCET de niveau 2.


- Ce GRAFCET est le GRAFCET opérationnel de base.

Étape 3 :

- Mise en œuvre du GEMMA pour la sélection des modes de marches, d’arrêt et les
procédures de défaillance avec la mise en évidence de l’évolution entre ces modes.

Étape 4 :

- Définition à l’aide du GEMMA des conditions d’évolution entre les états de marches
et d’arrêts.
- Définition des fonctions du pupitre de commande.
- Etablissement du GRAFCET final.

Étape 5 :

- Choix de la technologie de la Partie Commande.


 Mise en œuvre des Techno guides.

Étape 6 :

- Conception du schéma ou du programme de commande dans la technologie


choisie.
- Donc la mise en œuvre du GEMMA a lieu après que les spécifications
fonctionnelles ont été analysées par les GRAFCET. Ces spécifications
fonctionnelles ne concernent que le fonctionnement normal. Le GEMMA
s’attarde sur les spécifications opérationnelles qui envisage les différents modes
de marches et d’arrêts, ainsi que les divers cas de défaillance.

V-onditions d'évolution entre modes de marches et d'arrêts  :


Les modes de marches et d'arrêts ayant été sélectionnés et explicités, il convient de
préciser le passage d'un état à l'autre.

L'élaboration de ces conditions de passage rend possible la conception du pupitre de commande


(action de l’opérateur) et de prévoir éventuellement des capteurs supplémentaires sur la
machine, de compléter le grafcet, etc.

Le passage d'un état à un autre s'effectue de deux façons :

- soit avec une condition d'évolution : la condition peut être liée à l’action sur un bouton du
pupitre de commande, ou à l’actionnement d’un capteur situé sur la machine.

- soit sans condition d'évolution : dans certains évolutions entre états, l’écriture d’une condition
n’apporterait aucune information utile : c’est le cas lorsque celle-ci est évidente (exemple,
passage de A2 à A1), ou parce que l’état atteint dépend de l’intervenant.
On se demande d’abord quelle évolution suivre lors du démarrage. Le choix est :

-A1  F1 :

Démarrage sans marche de préparation ;

- A1  F2  F1:

Démarrage avec marche de préparation.

Ce qui permet de répondre à la question suivante : « une marche de préparation est-


elle nécessaire ? »

Ensuite, on se demande quelle évolution suivre lors de l’arrêt normal de production. Le


choix est alors :

-F1  A2  A1:

Arrêt en fin de cycle sans marche de clô ture ;

-F1  F3  A1:

Arrêt avec une marche de clô ture ;

-F1  A3  A4:

Arrêt dans un état autre que la condition initiale.

Ce qui permet de répondre aux questions suivantes :

-« Une marche de clô ture est-elle nécessaire ? »

-« Un arrêt dans un état autre que la condition initiale est-il nécessaire ? »

Puis, on se demande quelle évolution suivre lors d’une défaillance de l’automatisme. Un grand
nombre de choix est disponible :

-F1  D3 :

Défaillance légère permettant une marche de production tout de même ;

-D1  D2  A5  A7  A4  D3:

Arrêt d’urgence puis évolution pour production tout de même (défaillance légère impliquant
l’arrêt d’un poste) ;

-D1  A5  A6  A1:

Arrêt d’urgence puis évolution pour un arrêt en condition initiale (défaillance majeure) ;

-D1  A5  A7  A4:

Arrêt d’urgence puis évolution pour un arrêt dans le même état que lors de l’apparition de
l’arrêt d’urgence (défaillance mineure) ;
-D1  D2  A5  A6  A1:

Arrêt d’urgence avec diagnostic et traitement, puis évolution pour un arrêt en condition
initiale (défaillance majeure) ;

-D1  D2  A5  A7  A4:

Arrêt d’urgence avec diagnostic et traitement, puis évolution pour un arrêt dans le même
état que lors de l’arrêt d’urgence (défaillance mineure)

Ce qui permet de répondre aux questions suivantes :

« Quel genre de défaillance peut affecter l’automatisme ? »

« Y-a-t-il des défaillances pour lesquelles on peut réussir de produire tout de même de façon
sécuritaire ? »

« Qu’elle doit être le comportement de la machine en arrêt d’urgence ? »

« La machine est-elle suffisamment compliquée pour exiger un diagnostic élaboré ? »

« Suite à une défaillance, la machine doit-elle être retournée en condition initiale ? »

« Suite à une défaillance, la machine peut elle être remise en marche en repartant de l’état
ou elle était lors de l’apparition de l’arrêt d’urgence ? »

VI-Exemples des principales boucles du GEMMA  :


Pour monter la mise en œuvre du GEMMA, nous montrons ici diverses configurations
typiques. Un GEMMA réel peut être la combinaison de plusieurs de ces configurations.

GEMMA d’une machine avec arrêt d’urgence :


Dans le cas où un arrêt d’urgence causé par une défaillance grave est envisagé, il faut
pouvoir aller au rectangle-état D1 lorsque cet arrêt d’urgence se produit. Et cela, quel que soit le
rectangle-état ou la machine se situe. Pour éviter d’encombrer le GEMMA, on met simplement
en évidence l’évolution de F1 vers D1 et on ajoute un symbole de regroupement avec la mention
« Depuis tout état ».

Après l’arrêt d’urgence, il faut préparer la machine à sa remise en route en la nettoyant


ou en dégageant les pièces coincées (F5), puis remettre la partie opérative en condition initiale
de façon manuelle ou par une initialisation automatisée (F6). La machine sera alors prête à être
redémarrée.

Conclusion
Nous savons définir et donne les concepts généraux de l’outille gemma, ce outille qui est
important dans le domaine l’automatisme, nous donne ainsi les base les plus importante dans ce
outille et les fonctions principale

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